00:00Là, celui qui vient de passer à travers l'Egypte, vous verrez qu'il a un peu plus d'avions
00:03à bord.
00:04On le voit là. Alors là, on voit deux de ses navires d'escorte, une frégate qui s'appelle une
00:09FREM,
00:10donc qui est une multimission, qui va ouvrir la voie et derrière, c'est un ravitailleur.
00:14Et là, vous voyez les avions qui sont à bord du Charles.
00:17Il y a une vingtaine de ces Rafales, qui sont des Rafales marines.
00:20Ce sont donc des avions d'un multi-role aussi.
00:23Et l'avion qu'on voyait avec l'espèce de pizza sur la tête, c'est un neoyak, c'est
00:28un petit Hawax.
00:29Un E2 qui sert.
00:31Et donc, vous voyez bien là, l'escorte, le ravitailleur, le pétrolier ravitailleur est devant le Charles,
00:37qui est en train de sortir du canal de Suez.
00:41Didier, pour être parfaitement clair, il va où ?
00:42Alors, il va se mettre dans le golfe d'Omane.
00:45Grosso modo, il faut comprendre.
00:46Là, donc, quand il passe, vous voyez à peu près, si vous sortez de là,
00:50et que vous arrivez jusqu'au tour de Djibouti, par là, vers...
00:53Vous, c'est, allez, à la louche, on est sur 1200 nautiques.
01:00Donc, 2300, c'est un, je ne connais pas le 1000 nautiques, mais c'est qui derrière vous.
01:042300 kilomètres.
01:05On ne va pas dire de bêtises devant l'amiral.
01:06Je te laisse dans tes bêtises.
01:07Et à la louche, si on fait du 15 nœuds pour aller à peu près à la vitesse des bateaux
01:13-escorteurs,
01:13il lui faut, allez, disons, une centaine d'heures.
01:16Et là, il va se positionner.
01:18Hop, désolé.
01:19Voilà, c'est ce qu'il avait avant.
01:20On peut revenir, ça ne vous dérange pas ?
01:21On revient sur la carte.
01:22Tout le monde vous écoute.
01:23Là, il se positionne.
01:24Regardez pourquoi c'est intéressant de dire ça.
01:25C'est qu'il est vraiment, à deux, un endroit stratégique.
01:28Il n'est pas très loin de Djibouti.
01:29S'il a besoin de faire des allers-retours, s'il a besoin de faire un petit peu de ravitaillement,
01:33etc.,
01:34c'est quand même à côté d'une grosse base.
01:35On a l'habitude de le faire.
01:36C'est pas mal.
01:37Il est face au Yémen et donc au risque outil à protéger le détroit de Baber-Bandel.
01:43Il est évidemment hors de portée.
01:45Mais il est aussi très rapidement.
01:47C'est ce qu'on appelle la poignée de l'éventail.
01:48Il peut très rapidement arriver sur le détroit d'Hormuz.
01:51Quand vous dites très rapidement ?
01:5248 heures.
01:53En 48 heures, on va le laisser arriver.
01:55Le Charles de Gaulle, il est là aujourd'hui.
01:57Dans deux, trois jours, il est là.
01:58Et en deux jours, il peut être quasiment à Hormuz.
02:00Il peut très rapidement.
02:02Voilà.
02:02Il peut.
02:03Et pourquoi ?
02:04Parce que...
02:04Enfin, c'est ce qui est annoncé dans le communiqué de l'État-major des armées.
02:07Je pense pas qu'il rentre dedans directement.
02:09Il se mettra plutôt par ici.
02:11Mais l'idée étant de se positionner, vu qu'il y a une évolution diplomatique
02:18qui pourrait amener à une solution pour libérer ou ouvrir le passage maritime
02:26dans le détroit d'Hormuz, c'est pour pouvoir justement concrétiser la réunion qu'il y avait
02:31eu à Paris avec 51 pays, une quarantaine de pays avec les Britanniques, pour justement
02:35donner des moyens supplémentaires dans un cadre de droit international et non dans
02:39un cadre de guerre, mais dans un cadre de négociation qui permettrait justement d'assurer
02:44ou de donner les options négociées pour accompagner une réouverture du détroit d'Hormuz,
02:49ce qui est évidemment une demande et une envie françaises et des 40 pays de la région.
02:55Et pas uniquement françaises.
02:56Parce qu'on voit bien le poids que pèse ce blocage du détroit sur l'économie mondiale
03:03et sur notre économie.
03:04Et je reviens parce qu'on dit effectivement que c'est le Charles de Gaulle.
03:06Il n'est pas seul.
03:07Il est vraiment escorté, accompagné par des hélicoptères.
03:12Il a deux choses.
03:13En fait, il y a trois frégates.
03:14Il y a deux frégates, ce qu'on appelle les FREM, que je vous ai montré tout à l'heure,
03:17plus une frégate de défense antiaérienne.
03:18Donc, il est capable d'avoir sa propre bulle de protection en défense antiaérienne.
03:22Il y a deux de ces FREM qui font aussi de l'antimissile avec des missiles Aster.
03:26Enfin, une frème et une frégate Horizon.
03:29Donc, en fait, il y a trois frégates qui font sa protection immédiate.
03:32Il y a le PTR-O-Li-Ravitailleur.
03:34Alors, ça, c'est l'ancienne version.
03:35Maintenant, il y en a une nouvelle.
03:36Il y a un sous-marin nucléaire d'attaque qu'on ne voit jamais,
03:38mais qui est toujours là pour protéger les abords.
03:40Mais Michel, vous l'expliquez.
03:41Il y a un sous-marin qui vient de passer dans le canal de Suez ?
03:44Alors, il a bien fallu qu'il passe par quelque part et qu'il n'a pas abandonné son navire.
03:51Une vingtaine de rafales à bord, les avions de surveillance et de commandement
03:54et des hélicoptères.
03:55Alors, il y a deux hélicoptères Panthère et là, le NH90,
03:58qui permet soit de faire de l'assaut, soit surtout, pour les deux hélicoptères Panthère,
04:02de se mettre en position quand il y a les catapultages et les amérissages
04:06pour faire ce qu'on appelle le Pedro, c'est-à-dire la capacité de récupérer les pilotes en mer
04:10s'il y avait un pépin.
04:12On croise les doigts, il n'y en a pas, donc il ne devrait pas y en avoir.
04:14Mais bon, le principe dans les armées, c'est qu'on prépare partout, y compris l'impensable.
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