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  • il y a 3 mois
L'Élysée confirme que le porte-avions Charles de Gaulle a franchi le canal de Suez et qu'il se trouve en mer Rouge. Il précise que c'est un signal pour montrer que la coalition internationale est prête et capable de sécuriser le détroit d'Ormuz.  

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Transcription
00:00Là, celui qui vient de passer à travers l'Egypte, vous verrez qu'il a un peu plus d'avions
00:03à bord.
00:04On le voit là. Alors là, on voit deux de ses navires d'escorte, une frégate qui s'appelle une
00:09FREM,
00:10donc qui est une multimission, qui va ouvrir la voie et derrière, c'est un ravitailleur.
00:14Et là, vous voyez les avions qui sont à bord du Charles.
00:17Il y a une vingtaine de ces Rafales, qui sont des Rafales marines.
00:20Ce sont donc des avions d'un multi-role aussi.
00:23Et l'avion qu'on voyait avec l'espèce de pizza sur la tête, c'est un neoyak, c'est
00:28un petit Hawax.
00:29Un E2 qui sert.
00:31Et donc, vous voyez bien là, l'escorte, le ravitailleur, le pétrolier ravitailleur est devant le Charles,
00:37qui est en train de sortir du canal de Suez.
00:41Didier, pour être parfaitement clair, il va où ?
00:42Alors, il va se mettre dans le golfe d'Omane.
00:45Grosso modo, il faut comprendre.
00:46Là, donc, quand il passe, vous voyez à peu près, si vous sortez de là,
00:50et que vous arrivez jusqu'au tour de Djibouti, par là, vers...
00:53Vous, c'est, allez, à la louche, on est sur 1200 nautiques.
01:00Donc, 2300, c'est un, je ne connais pas le 1000 nautiques, mais c'est qui derrière vous.
01:042300 kilomètres.
01:05On ne va pas dire de bêtises devant l'amiral.
01:06Je te laisse dans tes bêtises.
01:07Et à la louche, si on fait du 15 nœuds pour aller à peu près à la vitesse des bateaux
01:13-escorteurs,
01:13il lui faut, allez, disons, une centaine d'heures.
01:16Et là, il va se positionner.
01:18Hop, désolé.
01:19Voilà, c'est ce qu'il avait avant.
01:20On peut revenir, ça ne vous dérange pas ?
01:21On revient sur la carte.
01:22Tout le monde vous écoute.
01:23Là, il se positionne.
01:24Regardez pourquoi c'est intéressant de dire ça.
01:25C'est qu'il est vraiment, à deux, un endroit stratégique.
01:28Il n'est pas très loin de Djibouti.
01:29S'il a besoin de faire des allers-retours, s'il a besoin de faire un petit peu de ravitaillement,
01:33etc.,
01:34c'est quand même à côté d'une grosse base.
01:35On a l'habitude de le faire.
01:36C'est pas mal.
01:37Il est face au Yémen et donc au risque outil à protéger le détroit de Baber-Bandel.
01:43Il est évidemment hors de portée.
01:45Mais il est aussi très rapidement.
01:47C'est ce qu'on appelle la poignée de l'éventail.
01:48Il peut très rapidement arriver sur le détroit d'Hormuz.
01:51Quand vous dites très rapidement ?
01:5248 heures.
01:53En 48 heures, on va le laisser arriver.
01:55Le Charles de Gaulle, il est là aujourd'hui.
01:57Dans deux, trois jours, il est là.
01:58Et en deux jours, il peut être quasiment à Hormuz.
02:00Il peut très rapidement.
02:02Voilà.
02:02Il peut.
02:03Et pourquoi ?
02:04Parce que...
02:04Enfin, c'est ce qui est annoncé dans le communiqué de l'État-major des armées.
02:07Je pense pas qu'il rentre dedans directement.
02:09Il se mettra plutôt par ici.
02:11Mais l'idée étant de se positionner, vu qu'il y a une évolution diplomatique
02:18qui pourrait amener à une solution pour libérer ou ouvrir le passage maritime
02:26dans le détroit d'Hormuz, c'est pour pouvoir justement concrétiser la réunion qu'il y avait
02:31eu à Paris avec 51 pays, une quarantaine de pays avec les Britanniques, pour justement
02:35donner des moyens supplémentaires dans un cadre de droit international et non dans
02:39un cadre de guerre, mais dans un cadre de négociation qui permettrait justement d'assurer
02:44ou de donner les options négociées pour accompagner une réouverture du détroit d'Hormuz,
02:49ce qui est évidemment une demande et une envie françaises et des 40 pays de la région.
02:55Et pas uniquement françaises.
02:56Parce qu'on voit bien le poids que pèse ce blocage du détroit sur l'économie mondiale
03:03et sur notre économie.
03:04Et je reviens parce qu'on dit effectivement que c'est le Charles de Gaulle.
03:06Il n'est pas seul.
03:07Il est vraiment escorté, accompagné par des hélicoptères.
03:12Il a deux choses.
03:13En fait, il y a trois frégates.
03:14Il y a deux frégates, ce qu'on appelle les FREM, que je vous ai montré tout à l'heure,
03:17plus une frégate de défense antiaérienne.
03:18Donc, il est capable d'avoir sa propre bulle de protection en défense antiaérienne.
03:22Il y a deux de ces FREM qui font aussi de l'antimissile avec des missiles Aster.
03:26Enfin, une frème et une frégate Horizon.
03:29Donc, en fait, il y a trois frégates qui font sa protection immédiate.
03:32Il y a le PTR-O-Li-Ravitailleur.
03:34Alors, ça, c'est l'ancienne version.
03:35Maintenant, il y en a une nouvelle.
03:36Il y a un sous-marin nucléaire d'attaque qu'on ne voit jamais,
03:38mais qui est toujours là pour protéger les abords.
03:40Mais Michel, vous l'expliquez.
03:41Il y a un sous-marin qui vient de passer dans le canal de Suez ?
03:44Alors, il a bien fallu qu'il passe par quelque part et qu'il n'a pas abandonné son navire.
03:51Une vingtaine de rafales à bord, les avions de surveillance et de commandement
03:54et des hélicoptères.
03:55Alors, il y a deux hélicoptères Panthère et là, le NH90,
03:58qui permet soit de faire de l'assaut, soit surtout, pour les deux hélicoptères Panthère,
04:02de se mettre en position quand il y a les catapultages et les amérissages
04:06pour faire ce qu'on appelle le Pedro, c'est-à-dire la capacité de récupérer les pilotes en mer
04:10s'il y avait un pépin.
04:12On croise les doigts, il n'y en a pas, donc il ne devrait pas y en avoir.
04:14Mais bon, le principe dans les armées, c'est qu'on prépare partout, y compris l'impensable.
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