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  • il y a 6 heures
Ce mercredi 11 mars, Sandra Gandoin a reçu Sébastien Gillet, directeur Général GL Events et directeur du CFIA, François Chaine, directeur du développement chez Chemdoc Water Technologies, et Ignace de Prest, président de Newheat, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.

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00:02BFM Business, la France a tout pour réussir, émission spéciale depuis le salon CFIA, Sandra Gandouin.
00:12Bonjour à tous, bonjour la France a tout pour réussir, émission spéciale à midi 30, effectivement depuis le CFIA de
00:22Rennes, le carrefour des fournisseurs de l'industrie agro-alimentaire.
00:27On va parler, on va rencontrer les acteurs du secteur évidemment dans la prochaine demi-heure, on va parler des
00:33grands enjeux aussi du secteur avec mes invités pendant ces 25 minutes.
00:38Sébastien Gillet, directeur général JL Event et directeur de ce CFIA. Bonjour Sébastien, ravi de vous retrouver, on va discuter
00:46dans un instant.
00:47Sur ce plateau également, François Chêne, directeur du développement chez Chemdoc Water Technology. Bonjour François.
00:53A vos côtés, Ignace de près, président de Newit. Bonjour Ignace, on va découvrir évidemment, on connaît ces entreprises Newit,
01:00on connaît de plus près dans un instant.
01:04Et Francis Potonier, responsable des ventes chez Sesotec, qui est une entreprise allemande qui se trouve juste à côté et
01:11qui viendra nous parler aussi de son business.
01:12Ce sera dans un instant. On commence tout de suite Sébastien Gillet, 29e édition si je ne m'abuse de
01:19ce CFIA de Rennes, le carrefour des fournisseurs de l'industrie agro-alimentaire.
01:24On va déjà dire tout de suite, c'est quoi les nouveautés cette année ?
01:26On parle d'IA, on parle de réemploi, on parle principalement d'agro-alimentaire bien sûr. On montre que l
01:31'agro-alimentaire va bien, on montre que c'est un secteur qui est dynamique, premier secteur industriel français en termes
01:36de salariés, en termes de chiffre d'affaires.
01:37Et ce grand rassemblement, de toute façon, il n'y a pas de grand rassemblement sans grande filière. Et la
01:41filière agro-alimentaire depuis 22 ans, vous l'avez dit, a son salon, sa vitrine.
01:45On parle de 2000 exposants, 24 000 visiteurs. Donc on va parler de tous les problèmes, toutes les solutions en
01:50tout cas que l'agro-alimentaire va apporter aux problèmes qu'on voit au quotidien.
01:53Et les évolutions du secteur, 3,8% du PIB agro-alimentaire et activité agricole, c'était des chiffres d
01:59'il y a un an ou deux. On est toujours sur cet ordre d'idée-là.
02:03Vous parliez d'intelligence artificielle, ça veut dire qu'aujourd'hui, les acteurs, malgré un contexte économique compliqué, une année
02:10compliquée, malgré un contexte géopolitique aussi compliqué, on est toujours dans l'innovation, dans la création pour aller de l
02:18'avant.
02:18C'est ce qui pousse l'agro-alimentaire depuis un certain nombre d'années. On innove, on innove dans la
02:22sécurité alimentaire, on innove dans l'emballage, recycler, réutilisation, réemploi.
02:26D'ailleurs, la conférence derrière nous, on parle de réemploi, c'est un vrai sujet majeur pour l'agro-alimentaire.
02:30Donc aujourd'hui, c'est un secteur qui a été en constante évolution de par, bien sûr, notre industrie, je
02:34le redis, premier secteur industriel français, de par la conjoncture, de par le contexte géopolitique et de par la concurrence.
02:40Bien sûr, la Chine, les deux gros blocs, États-Unis-Chine. Il faut que l'Europe, il faut que la
02:43France continue avec ce savoir-faire à exister et elle existe bien.
02:46Vous parlez d'innovation et vous parlez de recyclage aussi. Et c'est vrai qu'on va parler des énergies,
02:51on va parler de l'eau, on va parler des métaux dans les aliments avec mes invités tout à l
02:57'heure.
02:57Mais c'est ça qui fait la différence aujourd'hui par rapport à la concurrence pour avancer dans ce secteur
03:01-là. C'est une souveraineté, mais aussi une souveraineté, une alimentation plus propre.
03:07On a une alimentation plus propre, on a une alimentation plutôt végétale. Il y a les différentes tendances qui sortent
03:12bien sûr du Cephia, tendance végétale, tendance de mieux manger.
03:15On vit plus longtemps, donc pensons à nos seniors, à travers la praticité de l'emballage, à travers le manger
03:20plus sain, moins de sel, moins de sucre par exemple.
03:22Donc tout ça, ça sort du Cephia. Pour bien comprendre le grand public, il faut le Cephia pour pouvoir avoir
03:27un produit fini.
03:27On a un produit brut qui est toujours à travers l'espace. Si derrière vous ne le transformez pas, si
03:31derrière vous ne l'aménagez pas, il ne peut pas venir un produit fini.
03:34Donc le Cephia, c'est vraiment ce salon-là qui traduit le savoir-faire français. Une nouvelle fois, c'est
03:39un savoir-faire qui est fort, qui est reconnu mondialement.
03:41Et j'allais dire, même si dans d'autres industries, dans d'autres filières, on souffre, l'agroalimentaire tire toujours
03:45son épingle du jeu quand même.
03:46Et être particulièrement aimé aussi par la population, c'est vraiment un secteur qui est très très important chez nous.
03:53Je vais recevoir tout à l'heure Cessotec qui est un acteur allemand.
03:56Et c'est intéressant parce qu'à la fois on parle de souveraineté alimentaire française, mais à la fois face,
04:02comme vous l'avez dit, aux Etats-Unis, à l'Amérique du Sud, à la Chine.
04:06Est-ce qu'il ne faut pas parler global ? Est-ce qu'il ne faut pas parler finalement au
04:10moins européen ?
04:10On parle de plus en plus européen quand on parle d'industrie. Pendant un certain temps, on s'est mis
04:14un peu franco-français.
04:15Aujourd'hui, il faut qu'on dépasse les frontières et on sera plus fort l'Europe.
04:18Alors bien sûr, il y a des particularités, il y a des spécificités.
04:21On pense toujours aussi à nos pouvoirs publics. On a besoin de nos pouvoirs publics qui nous défendent, qui défendent
04:25les industriels à l'Europe, qui défendent les industriels français.
04:27Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il y a cette prise de conscience des politiques.
04:30On le voit à travers certains salons, ils ne sont plus présents.
04:33Mais c'est vrai qu'on a besoin de passer ce cap-là, de ne pas que des paroles, prenons
04:36des actes, protégeons nos industriels.
04:39Des nouveaux halls pour cette édition ?
04:41Moi, en arrivant ici, je suis fascinée par l'ampleur de ce qui se passe ici.
04:46C'est immense en fait, le Cephia.
04:48Vous avez créé des nouveaux pôles depuis les dernières fois ?
04:51On a créé le sécurité alimentaire, c'est un secteur important.
04:54On parle de PIFAS, on parle de l'hygiène, on parle de détecter des bactéries.
04:59Tout ça, c'est dans ce rôle-là et ça attire une nouvelle typologie de visiteurs qui ne venaient pas,
05:03les responsabilités.
05:04Donc chaque année, on essaye d'élargir le pan de nomenclature, on essaye d'apporter des nouveautés.
05:08L'IA, ça fait deux ans, la sécurité alimentaire, ça fait deux ans.
05:10Donc on continuera chaque année à apporter des solutions à des réponses.
05:13Pour terminer, ces salons-là, c'est aussi extraordinaire pour créer des vocations, voir des machines, voir des robots, voir
05:21comment marchent les chaînes de valeur dans ce secteur-là.
05:25Comment est-ce qu'il a vocation aussi à créer des vocations chez les jeunes, à leur faire découvrir ?
05:32Surtout dans une région où l'agroalimentaire est très très important, il y a vraiment énormément d'usines et de
05:38sites qui sont sur cette région.
05:3930% des salariés sont dans l'agroalimentaire.
05:41Est-ce que c'est important de faire la publicité en quelque sorte de ce secteur auprès des jeunes aujourd
05:46'hui ?
05:46Parce qu'il faut recruter pour les années qui viennent.
05:48Il faut recruter, c'est l'un des problèmes qu'on a en l'industrie.
05:50On a quand même 130 000 postes à pourvoir dans l'industrie en France, bien sûr principalement agroalimentaire.
05:54On a une animation qui s'appelle Food Talent qui accueille 1700 jeunes, de la 4e, 3e jusqu'à l
05:58'école d'Inger.
05:59Et en effet, l'attractivité des métiers dans l'industrie est l'importante.
06:02Donc donnons-leur du temps, montrons-leur un peu ce que c'est l'agroalimentaire, les différentes voies, les métiers.
06:06Et les métiers d'aujourd'hui, ils leur parlent beaucoup plus.
06:08On est beaucoup plus sur la robotisation, la digitalisation, l'IA.
06:12Et je pense que vous allez en parler avec vos différents invités.
06:13Donc ça leur parle.
06:14Exactement.
06:15Et on est aussi sur des métiers de sens parce que l'écologie, la propreté, la sobriété, tout ça, ce
06:21sont vraiment des sujets qui sont très présents au Cephia.
06:24Donc on met beaucoup plus en lumière, mais les industriels ne nous ont pas attendus, et tant mieux.
06:28Ça fait un certain nombre d'années qu'ils font attention, vous l'avez parlé de l'eau tout à
06:31l'heure, la récupération de l'eau, la réutilisation de l'eau.
06:33Donc aujourd'hui, c'est un sujet majeur dans l'agroalimentaire plus que dans d'autres filières.
06:37Donc en effet, ce sujet-là, RSE, les jeunes sont beaucoup plus sensibles à celui-là.
06:41Merci beaucoup Sébastien Gillet, directeur général de GL Even, directeur du Cephia, d'être venu dans cette émission, nous avoir
06:48présenté ce carrefour des fournisseurs de l'industrie agroalimentaire.
06:52À ma droite, il y a François Chêne, directeur du développement chez Chemdoc Water Technologies, une entreprise créée il y
06:59a 20 ans.
07:00On est ici effectivement dans la purification et le recyclage de l'eau. Que fait Chemdoc ?
07:06Alors Chemdoc, on est un concepteur fabricant d'équipements. On construit des chaînes de production d'eau pour l'industrie
07:13et pour les collectivités.
07:15Notre métier, c'est de potabiliser l'eau, d'enlever les micro-polluants et aussi de la recycler.
07:22Parce que Chemdoc, avant même d'être un concepteur fabricant, on est une entreprise à mission.
07:29Notre slogan, c'est nous construisons aujourd'hui l'eau de demain. L'eau, elle est de plus en plus
07:33rare.
07:34Et aujourd'hui, produire des unités de filtration d'eau, c'est aussi vouloir employer moins d'eau, consommer moins
07:42d'eau, moins d'énergie et moins de produits chimiques.
07:45C'est vraiment la mission que nous avons dans le cadre de notre entreprise.
07:50Donc on est ici dans des technologies, des solutions de filtration de l'eau des villes, par exemple, quand vous
07:56parlez des collectivités dans vos clients ?
07:58Tout à fait, on filtre l'eau de surface ou l'eau du sous-sol pour la mettre à disposition
08:04des usines de potabilisation avec des équipements membranaires,
08:08qui sont des équipements, je dirais, qui ont une performance depuis plus de 40 ans et qui sont très adaptés
08:15aux problématiques liées au changement climatique.
08:17C'est-à-dire l'apparition des micro-polluants en masse et la nécessité de recycler les eaux usées traitées.
08:23Pour les industriels, est-ce que c'est exactement la même mission ou c'est un petit peu différent ?
08:29Alors c'est presque la même avec des points d'attention et de vigilance.
08:36L'industriel qui embouteille de l'eau ou qui utilise l'eau comme un ingrédient dans ses produits a un
08:42risque de notoriété très important sur des problématiques liées à l'eau.
08:46Et pour lui, elle est au cœur de son process. L'eau est véritablement au cœur du process des industriels
08:53agroalimentaires avec une utilisation soit en eau ingrédient, soit aussi pour les lavages.
08:59Donc elle a besoin d'être hygiéniquement parfaite.
09:02Et d'autre part, on a besoin de réduire les consommations aujourd'hui pour avoir une industrie plus efficiente en
09:11eau.
09:11Alors c'est intéressant parce que quand on se dit on consomme de l'eau en France, on se dit
09:15l'eau, elle est nickel, elle est impeccable grâce à des procédés comme les vôtres.
09:18Pour autant, vous l'avez dit, il y a des polluants qui apparaissent. L'épiface, on en parle de plus
09:23en plus souvent.
09:24Et vous êtes venu aussi au Cephia cette année pour présenter justement une solution qui aide à les éliminer. C
09:30'est quoi ?
09:31Alors effectivement, l'épiface, c'est une vraie problématique dans l'eau.
09:36Ils sont dans des teneurs assez faibles, malgré tout assez présents.
09:41Et on a montré, nous, qu'on peut aujourd'hui traiter l'épiface pour un coût compétitif.
09:46Parce qu'on entend beaucoup de choses sur l'épiface, notamment que ça va coûter très cher et qu'il
09:50vaut mieux, entre guillemets, les laisser dans l'eau parce que sinon c'est très cher.
09:54On démontre aujourd'hui avec notre solution Piface Capture que non seulement on peut les sortir de l'eau ingrédient
10:00pour offrir à l'industriel une solution parfaitement hygiénique et sans risque d'impact sur sa notoriété.
10:09Et deuxièmement, les capter pour éviter de les remettre dans le cycle de l'eau et les sortir définitivement.
10:15Ça vous a pris combien de temps de développer cette technologie ?
10:18Les Piface, on en parle depuis quelques années, mais c'est quand même très récent.
10:21Alors en fait, on a mixé deux technologies. On n'est pas dans une technologie de rupture.
10:26On a mixé deux technologies qui fonctionnent bien, qui sont la nanofiltration et les résines.
10:31Et on les a couplées. C'est là où est l'innovation.
10:34C'est que c'est couplé sur la même unité pour permettre un fonctionnement efficace et automatisé.
10:39C'est le problème de pollution numéro un pour les populations aujourd'hui, traiter l'épiface ?
10:44Alors moi, j'aurais du mal à donner une réponse parce que les positions des ARS et de l'État
10:50français diffèrent un peu.
10:51Et en ce moment, on va dire que c'est une certaine problématique.
10:55En tout cas, des solutions existent. Elles sont assez simples à mettre en œuvre.
10:59Et chez Chemdoc, un de nos objectifs cette année, c'est de déployer des solutions de location
11:04pour permettre aux industriels ou aux collectivités de pouvoir répondre à ces problématiques dans un délai très court.
11:12En termes d'investissement, vous, au niveau de Chemdoc, ça donne quoi, un investissement comme ça,
11:17de se mettre et de se concentrer sur une technologie contre l'épiface ?
11:22Alors en termes de R&D, on a investi plus de 800 000 euros les dix dernières années.
11:29Et en termes d'équipement destiné à la location, d'unités mobiles de 5 à 100 m3,
11:35on a investi 3 millions d'euros les deux dernières années.
11:38C'est un grand chantier sur une entreprise qui a 20 ans.
11:43Je vais un peu tous vous poser la question parce qu'on est quand même sur une problématique de manger
11:48mieux,
11:49de boire mieux l'eau.
11:51En France, on a l'impression que c'est gratuit.
11:53Mais quand on va devoir la traiter comme ça à tous les niveaux,
11:57au niveau des villes, au niveau des industriels, au niveau du fait qu'elle est potable,
12:01est-ce que ça va monter son prix ?
12:04Est-ce que la population française va devoir s'habituer à payer la propreté de son eau ?
12:09Parce que de toute façon, maintenant, c'est comme ça.
12:13Oui, je crois que le vrai prix de l'eau est un peu plus cher que ce qui est effectivement
12:17payé.
12:18Lorsqu'on pose la question dans une réunion et qu'on demande aux gens combien ils payent l'eau,
12:24peu de gens savent donner le montant, alors même que c'est facile de dire combien on paye son abonnement
12:30de téléphone portable
12:31ou un abonnement de vidéo à la demande.
12:34L'eau n'est pas assez chère.
12:36En tout cas, elle est amenée à augmenter.
12:37Après, il y a la question du vrai prix de l'eau.
12:39Très souvent, on pense que le prix de l'eau, c'est juste ce qu'on paye pour son abonnement
12:43ou pour le pompage.
12:44En tout cas, pour les industriels, le vrai prix de l'eau, il est beaucoup plus important
12:48parce que l'eau est aussi un vecteur de transport de l'énergie.
12:51Et par exemple, lorsqu'on recycle de l'eau, on récupère aussi de l'énergie.
12:55Donc, le vrai prix de l'eau, il est souvent un peu plus large que ce que l'on pense.
12:58Et on va y revenir, ça évidemment.
12:59Mais c'est vrai qu'il va falloir que ça entre dans la culture
13:01parce qu'on a souvent l'impression que ça ne coûte pas grand-chose.
13:04Ignace Depré est à côté de vous, président de NewEat.
13:07Bonjour, Ignace.
13:08Nouveau président, d'ailleurs, depuis pas très longtemps.
13:10Tout à fait, depuis janvier.
13:11Depuis janvier.
13:12NewEat, ce sont des solutions de chaleur décarbonées.
13:15Leader français du solaire thermique.
13:17Il y a plusieurs activités là-dedans.
13:19Résumez-nous un petit peu l'activité de NewEat.
13:21Déjà, NewEat, on s'attaque à un enjeu énorme
13:24puisque la chaleur, déjà, c'est le premier usage de l'énergie en France.
13:28Et il faut savoir que dans l'industrie,
13:31la majorité de la consommation d'énergie,
13:34elle est pour des usages de chaleur
13:36qui servent à cuire, qui servent à transformer,
13:39qui ferment à faire sécher.
13:40Et donc, cette chaleur, pour l'industrie,
13:44c'est très principalement du gaz qui est importé.
13:48Et donc, effectivement, notre métier, NewEat,
13:51c'est vraiment d'être un fournisseur d'énergie,
13:53de chaleur renouvelable pour les grands consommateurs de chaleur
13:58qui sont des industriels ou des réseaux de chaleur urbain.
14:00Donc, par exemple, du solaire.
14:02Ça vient de la chaleur qui vient du solaire.
14:04Exactement.
14:05Notre métier, c'est de concevoir le système le plus compétitif
14:10pour produire de la chaleur sans carbone.
14:13Et donc, ça va effectivement être avec toutes les sources bas carbone.
14:17Ça va du solaire thermique aux pompes à chaleur
14:19en passant par la récupération de chaleur fatale
14:22avec un point commun sur l'ensemble de ces projets,
14:26c'est qu'il y a une brique de stockage de chaleur
14:28qu'on maîtrise parfaitement.
14:30Vous avez effectivement cette brique de stockage
14:32et c'est à destination des gros consommateurs de chaleur.
14:36On parle de quoi précisément ?
14:37Alors, on parle des consommateurs
14:38qui consomment plus de 10 gigawattheures de chaleur annuellement.
14:43Et donc, c'est effectivement principalement
14:45des grands industriels et des réseaux de chaleur urbain.
14:49Donc, on a par exemple un site qui est alimenté
14:53avec de la chaleur produite Pierre Nuit
14:55pour Lactalis dans la Meuse
14:57où on apporte de la chaleur pour leur permettre
15:00de fabriquer de la poudre de lait.
15:03Donc, ça, c'est dans la Meuse.
15:04On a un autre projet qui est dans le sud
15:09qui est pour la ville de Narbonne
15:10où on injecte de la chaleur sur leur réseau de chaleur urbain
15:14pour faire du chauffage et de l'eau chaude
15:17dans tout un quartier.
15:17J'ai lu aussi que vous étiez implanté
15:20sur un site de production de tomates.
15:23Exactement.
15:24On apporte...
15:25Alors, il y a beaucoup de maraîchers
15:26qui consomment beaucoup de chaleur.
15:29Et donc, on arrive avec des solutions sur ces sites-là
15:33pour à nouveau décarboner.
15:36Et dans ce cas-là, on a plusieurs cas d'usage.
15:39Dans ce cas-là, on apporte de la récupération
15:41de la chaleur fatale
15:42puisqu'il y a de la chaleur qui est perdue,
15:44notamment quand ils sont proches d'incinérateurs.
15:48On a du solaire thermique qu'on peut déployer.
15:50Et notre logique sur l'ensemble des projets,
15:53c'est d'avoir une démarche,
15:54une approche du système,
15:56donc une approche évolutive dans le temps.
15:57C'est-à-dire qu'on va apporter une première brique
15:59pour décarboner
16:00avec une logique de pouvoir faire évoluer le système
16:04puisqu'il y a une contrainte aujourd'hui
16:06qui est importante,
16:07c'est qu'aucun industriel en France aujourd'hui
16:09n'est prêt à payer de la chaleur plus cher
16:11parce qu'elle est décarbonée.
16:13Et donc, le cœur de notre savoir-faire,
16:15c'est vraiment de savoir designer,
16:17de savoir définir, concevoir
16:18un système de production de chaleur bas carbone
16:22qui soit compétitif avec les prix du client.
16:25Et vous vous adaptez à chaque fois
16:27au site de production sur lequel vous vous greffez ?
16:29Tout à fait.
16:30Notre savoir-faire, il va vraiment rentrer
16:32dans le cœur du process pour comprendre
16:35quel est le scénario adapté.
16:37Et finalement, notre savoir-faire,
16:38on l'a mis dans des outils,
16:40dans de la R&D qu'on a développée,
16:42avec des outils de modélisation
16:44qui sont très puissants,
16:45qui nous permettent de tester
16:45des multiples de scénarios
16:47qui vont être adaptés
16:48à chaque site particulier,
16:50avec une capacité à faire
16:52de la chaleur compétitive pour ce site
16:54dans son environnement très particulier
16:56et avec une logique d'évolutivité
16:58dans le temps.
17:00New 8 à quoi ? 10 ans ?
17:01New 8 à 10 ans.
17:03On avait commencé vraiment
17:04sur le solaire thermique
17:05et c'est à la demande de nos clients
17:07progressivement qu'on a élargi
17:08notre savoir-faire à l'ensemble
17:10des moyens de production
17:11de chaleur bas carbone
17:13et qu'on a développé un savoir-faire
17:15qui finalement est unique
17:16aujourd'hui en Europe.
17:17Est-ce que vous êtes,
17:18sur le plan financier,
17:19aidé pour finalement décarboner
17:22cette économie de la chaleur
17:24qui est si importante
17:24pour les industriels ?
17:25Alors, il y a des dispositifs
17:26qui existent en France
17:27et donc on cite en particulier
17:30l'ADEME qui est très active
17:32et avec lesquelles on travaille beaucoup.
17:34Il y a des régions aussi parfois
17:37qui aident
17:38mais notre challenge aujourd'hui
17:41c'est vraiment d'aller faire savoir
17:43à l'ensemble de ces consommateurs
17:44plus de 10 gigawatt-heure par an
17:45qu'il y a des solutions aujourd'hui
17:48qu'on est capable de leur apporter
17:50hyper concrètes
17:51et qui vont leur permettre
17:52tout en maîtrisant leur coût de chaleur
17:53de la décarboner de façon rapide.
17:55Alors, il y a la décarbonation.
17:57On voit bien évidemment
17:58que c'est l'essence du business
18:00mais les économies réalisées
18:02entre avant et après l'utilisation
18:04de vos procédés New It
18:05ça leur fait économiser quoi
18:08concrètement à vos clients ?
18:10Alors, concrètement
18:11ça leur fait économiser en fait
18:15le challenge déjà
18:17c'est d'être au même coût que le gaz
18:18ou moins cher que le gaz
18:19avec une logique à long terme
18:21sur laquelle on est quand même
18:23sur des sujets de souveraineté liés au gaz
18:25de volatilité des prix
18:27d'augmentation sur le long terme
18:28des énergies fossiles
18:30et donc effectivement
18:31sur le long terme
18:31ça fait des économies
18:32très substantielles
18:33pour les clients
18:34d'avoir cette énergie renouvelable
18:37et qui n'est pas soumise
18:38aux aléas du marché.
18:39On parle effectivement
18:40du gaz
18:41du prix du gaz
18:42dans des périodes
18:43comme celle-là
18:44mais celle-là
18:45comme en 2022
18:46avec ce qui s'est passé
18:47entre l'Ukraine et la Russie
18:49le gaz prend des proportions
18:52hallucinantes
18:53est-ce que vous
18:55ça favorise la réflexion
18:57chez vos clients
18:58ou chez d'autres clients
18:59est-ce que vous sentez
19:00que ça favorise finalement
19:01le business
19:02tout simplement
19:03et que les gens
19:03commencent à réfléchir
19:04à des solutions alternatives ?
19:07Alors nous
19:07nos clients
19:08ils ont deux contraintes
19:09ils ont des contraintes
19:10de compétitivité
19:11puisque
19:12certains sont
19:13sur des marchés
19:14de commodité
19:14avec des marges
19:15qui sont vraiment
19:15sous pression
19:17et effectivement
19:18ils sont soumis
19:18aux aléas de marché
19:19à la volatilité des marchés
19:21et donc effectivement
19:22nous
19:23l'enjeu
19:23c'est de leur apporter
19:24des solutions
19:25qui sont compétitives
19:26dès le début
19:27c'est aussi pour ça
19:27qu'on a la capacité
19:29à porter entièrement
19:30l'investissement
19:31et les financements
19:32de ces projets-là
19:33et qu'effectivement
19:35on leur apporte
19:35des solutions
19:35qui vont leur permettre
19:37de maîtriser
19:38ces coûts de la chaleur
19:39dans la durée
19:40ça s'appelle
19:40New Eat
19:41Ignace de Prêt
19:42et à ma gauche
19:43vous restez avec moi
19:44messieurs
19:45à ma gauche
19:45il y a
19:46Francis Potonier
19:47vous êtes responsable
19:48des ventes
19:49chez Sessotec
19:49bonjour Francis
19:50ravi de vous avoir
19:51sur le plateau
19:52je disais
19:53Sessotec
19:53c'est une entreprise
19:54allemande
19:54qu'est-ce que vous faites ?
19:56Sessotec
19:57effectivement
19:57est une société allemande
19:58nous existons
19:59depuis 50 ans
20:02nous développons
20:03et fabriquons
20:04donc des machines
20:05des équipements
20:07destinés
20:07à la sécurité alimentaire
20:08et plus particulièrement
20:10à la détection
20:11de contaminants
20:12physiques
20:13tels que le métal
20:15le verre
20:15le plastique
20:17où nous allons
20:19aujourd'hui
20:20de plus en plus loin
20:21dans les seuils
20:23de détection
20:23pour répondre
20:25toujours mieux
20:26et davantage
20:27aux exigences
20:28de nos clients
20:28industriels
20:29dans l'agroalimentaire
20:30notamment
20:31nous sommes challengés
20:33de plus en plus
20:34pour détecter
20:36des contaminants
20:37à faible densité
20:38donc c'est un véritable
20:39défi technologique
20:41qui s'impose à nous
20:42mais auquel nous pouvons
20:44aujourd'hui répondre
20:46vous les détectez
20:47dans tout ce qui est alimentaire
20:48quel type de produit
20:49par exemple
20:49donnez-nous des exemples
20:50tous les produits
20:51donc on peut
20:52parler des plats préparés
20:54nous pouvons parler
20:55du sucre
20:56du riz
20:57du chocolat
20:59donc vos clients
21:00ce sont ces industriels
21:01tous les industriels
21:03voilà
21:03les grands groupes
21:04internationaux
21:04comme
21:05des industriels
21:07locaux
21:08régionaux
21:08et nous sommes donc
21:10présents dans le monde
21:11entier
21:11et nous sommes aussi
21:13de plus en plus
21:14nous sommes devenus
21:15vraiment un acteur
21:17important
21:18en France
21:19puisque voilà
21:20nous sommes là
21:20à Rennes
21:21pour parler de notre marché
21:22oui vous m'avez dit
21:23que d'ailleurs
21:23vos machines
21:24spécifiquement
21:25les machines
21:26que finalement
21:26ces clients achètent
21:27pour détecter
21:28ces métaux
21:28ou tout autre type
21:30finalement
21:31de matière
21:34on n'avait pas ça
21:35en France
21:36non
21:36malheureusement
21:37il y a un acteur
21:38allemand
21:39qui domine
21:39finalement
21:40le marché européen
21:40exactement
21:41voilà
21:41quelques acteurs
21:42européens
21:43voire asiatiques
21:44qui sont spécialisés
21:45dans ce domaine
21:47vous avez ajouté
21:48de l'IA
21:49aussi
21:49dans le process
21:51de détection
21:52en plus des machines
21:53comment ça fonctionne
21:54l'IA chez vous ?
21:55Alors il faut savoir
21:56que l'IA
21:56c'est relativement récent
21:57dans ce type
21:58d'équipement
21:59de technologie
22:00puisque chaque technologie
22:02a ses limites
22:03et pour permettre
22:04à nos clients
22:05d'évoluer
22:07et de répondre
22:08aux exigences du marché
22:09pour la protection
22:10des consommateurs
22:11avant tout
22:12nous avons effectivement
22:13mis les moyens
22:15nous investissons
22:16au moins 10%
22:17de notre chiffre d'affaires
22:18dans la recherche
22:18et le développement
22:19ce qui nous permet
22:20aujourd'hui
22:21ces dernières années
22:22d'avoir été précurseur
22:23dans ce domaine
22:23en embarquant
22:24effectivement
22:25l'intelligence artificielle
22:27dans nos différentes
22:28technologies
22:28liées
22:29aux détecteurs
22:31de métaux
22:31ou aux rayons X
22:32pour effectivement
22:34les accompagner
22:35le mieux possible
22:35et répondre
22:36beaucoup mieux
22:38à ces exigences
22:40Je vais poser
22:41la même question
22:42que tout à l'heure
22:42mais ces technologies
22:44cette innovation
22:45qui est vraiment
22:47destinée
22:48à avoir
22:49des produits
22:49de plus en plus sains
22:50va-t-elle
22:51se répercuter
22:52sur le prix
22:53de l'eau
22:53le prix
22:54finalement
22:55des produits finis
22:56produits par
22:56les industriels
22:58avec toutes
22:58ces technologies
22:59est-ce que vous pensez
23:00que finalement
23:02ça va
23:03faire monter
23:04le prix
23:04des produits finis
23:05absolument pas
23:06pourquoi
23:07absolument pas
23:07pourquoi
23:08parce que
23:09en fait
23:09ce développement
23:10ces développements
23:11dont nous parlons
23:12notamment
23:12particulièrement
23:13l'intelligence artificielle
23:14c'est quelque chose
23:14qui est géré
23:15en interne
23:15chez nous
23:16voilà
23:16par rapport
23:17à nos ressources
23:17nos chercheurs
23:19et non
23:20ça n'a aucun impact
23:21pour nos clients
23:23en particulier
23:23en tout cas
23:24vraiment
23:24peu significatif
23:25je parlais tout à l'heure
23:27de souveraineté
23:28française
23:29là on a un acteur
23:31allemand
23:32est-ce que c'est
23:33important
23:33de faire bloc
23:34en tant qu'européen
23:35face à
23:37la concurrence
23:38chinoise
23:38à la concurrence
23:40américaine
23:41Ignace
23:41votre avis
23:42sur cette question-là
23:43est-ce qu'il faut
23:44penser en tant
23:44qu'européen
23:45maintenant
23:45alors pour nous
23:47c'est essentiel
23:47de penser en tant
23:48qu'européen
23:49et sur les sujets
23:50de la chaleur
23:51en particulier
23:52on a déjà
23:54nous
23:54une présence
23:55en Autriche
23:56une présence
23:57en Pologne
23:57il faut savoir
23:59qu'en Pologne
24:00on a une multitude
24:01de réseaux de chaleur
24:02qui fonctionnent
24:03aujourd'hui
24:03100% au charbon
24:04et qui vont
24:05dans les années
24:06qui viennent
24:06devoir décarboner
24:07entièrement
24:08c'est pour ça
24:09qu'on prend déjà
24:10pied aujourd'hui
24:10sur ces marchés
24:11parce que ça va être
24:12des business
24:12assez important
24:13et donc effectivement
24:15pour adresser
24:16ces marchés-là
24:17on va toujours
24:17aussi avoir
24:18des partenaires
24:19sur place
24:19et on va vraiment
24:20travailler en équipe
24:22absolument
24:22absolument essentiel
24:24d'investir
24:25évidemment
24:25ce marché européen
24:26c'est déjà
24:26la fin
24:27de ce
24:27France a tout
24:28pour réussir
24:29spécial
24:30Cephia
24:31Arène
24:32le carrefour
24:33des fournisseurs
24:33de l'industrie
24:35agroalimentaire
24:36merci beaucoup
24:37François Chêne
24:37directeur du développement
24:38chez Chemdoc
24:39Water Technologies
24:40Ignace Depré
24:41président de Newit
24:42Francis Potonier
24:43responsable des ventes
24:45chez Sessotec
24:45merci beaucoup
24:46messieurs
24:46d'être venus
24:46sur ce plateau
24:47sur BFM Business
24:48émission à retrouver
24:49bien sûr
24:49en podcast et en replay
24:51dans quelques instants
24:52sur notre appli
24:53sur notre site
24:54passez une très bonne journée
24:54sur BFM Business
24:57La France
24:58tout pour réussir
24:59sur BFM Business
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