00:00Et bonjour ma chère Aled Chabot.
00:02Bonjour.
00:02C'est le cas de le dire.
00:03Quelle drôle d'époque alors que des opérations militaires,
00:05des Américains et des Israéliens contre l'Iran se poursuivent.
00:09Et bien en réalité on a l'impression quand même de revivre 2022
00:12avec la guerre en Ukraine qui avait totalement troublé la campagne présidentielle.
00:16Nous on s'approche de la campagne,
00:18enfin on est en pleine campagne et on s'approche des élections municipales.
00:21Est-ce que vous pensez que le conflit auquel on assiste au Moyen-Orient
00:24va peser un moment sur le scrutin des municipales ?
00:27On le rappelle, c'est la semaine prochaine et la semaine suivante.
00:29Oui on est dix jours du premier tour des élections municipales
00:32et vous avez raison de rappeler à quel point la guerre en Ukraine
00:35avait gelé la campagne présidentielle et privé les Français de débats.
00:41Emmanuel Macron lui avait profité de ce qu'on appelait à l'époque
00:43l'effet drapeau, c'est-à-dire le rassemblement au fond des citoyens
00:47derrière le chef de guerre, effectivement qui protège les citoyens aussi.
00:54Alors moi je ne crois pas que ce conflit aujourd'hui au Proche-Orient
00:57pèse sur les élections municipales.
00:59Pourquoi ? Bah tout simplement, et ça me paraît une évidence,
01:02une élection présidentielle, ce n'est pas une élection municipale
01:07car les municipales sont d'abord un scrutin local
01:10où l'on parle du quotidien, de la sécurité, de la santé, des transports,
01:16préoccupations quotidiennes, même si elles renvoient évidemment
01:18à des sujets de préoccupations nationaux.
01:21Ensuite, c'est vrai que le conflit au Proche-Orient
01:23est sans doute plus lointain pour les Français que celui en Irak.
01:28Deuxième point important, les positions alors étaient,
01:31vous vous souvenez, assez clivées.
01:33La France soutenait évidemment l'Ukraine,
01:36tandis qu'on trouvait aux extrêmes, à gauche et à droite surtout,
01:41certains paris qui partaient qu'il y avait des complaisances
01:45à l'égard de l'agression russe.
01:48Aujourd'hui, la position arrêtée par Emmanuel Macron,
01:51position très équilibrée, beaucoup de subtilité
01:54où il exprime à la fois le regret que le droit international
01:57ait été bafoué, que la responsabilité du pouvoir iranien
02:01étant engagée, le retour à des négociations,
02:05c'est son souhait, la défense de nos alliés du Golfe.
02:08Et bien tout cela n'a suscité, on l'a vu, aucune polémique.
02:11Bizarrement, sans doute, Marine Le Pen n'a rien trouvé
02:14de chocorne dans les propos du Président.
02:17Et même Jean-Luc Mélenchon a regretté qu'Emmanuel Macron
02:20ne condamne pas l'agression des États-Unis et d'Israël.
02:23Mais il s'est arrêté là, il faut dire qu'en matière de dérapage,
02:26il avait fait le plein, si je puis dire, ces dernières semaines.
02:29Et puis, troisième élément, c'est celui des conséquences économiques.
02:32Il y a des menaces, elles commencent à apparaître,
02:35mais ces menaces ne sont heureusement pas encore assez fortes
02:39pour qu'on s'engage dans le grand débat du
02:41voilà ce que le gouvernement devrait faire.
02:44Seule Marine Le Pen a déjà dit qu'il faudrait évidemment réduire les taxes
02:47sur les carburants.
02:48Et ce sera d'ailleurs notre grand débat avec vous, amis auditeurs,
02:50au 0826 300 300, à partir de 8h30.
02:54Et puis, est-ce que vous pensez que tout ce que vous venez de décrire,
02:56ma chère Arlette, ça pourrait, en réalité,
02:59provoquer un désintéressement des Français
03:00par rapport au scrutin municipal ?
03:02Alors, je ne crois pas non plus, parce que vous vous souvenez
03:03qu'au dernier scrutin, c'était le Covid
03:05qui avait perturbé effectivement ces élections municipales
03:08avec un premier tour en mars et un second au mois de juin.
03:11Et puis, on le voit bien quand même, car il reste un peu de débat
03:15dans la presse, notamment dans les presses régionales.
03:18On voit bien qu'il y a des enjeux politiques très importants.
03:22D'abord, à gauche, on va tester la capacité du Parti Socialiste,
03:25comme il dit, de couper ou non ses liens avec la France insoumise.
03:30Ou bien, il va céder à la tentation du second tour de l'Alliance
03:34pour ne pas perdre une ville.
03:36Et puis, il y a des enjeux sur des grandes villes, on le sait.
03:39Paris, Marseille, Lyon, ça n'est pas rien.
03:42Et là, la tentation, elle pourrait être aussi à droite
03:45de conclure des accords avec le Rassemblement national
03:48ou l'extrême droite, même si Rachida Dati a dit hier
03:51qu'il n'y aurait aucun accord avec Sarah Knafo, par exemple.
03:55De toute façon, il y a des enjeux très importants
03:59pour ces élections municipales.
04:00L'implantation aussi du Rassemblement national.
04:04Donc, moi, je pense, je suis peut-être optimiste un peu ce matin,
04:06je pense qu'il n'y aura pas du tout de désintérêt des Français,
04:10même s'ils sont préoccupés par ce qui se passe au Proche-Orient.
04:13Ils sont préoccupés aussi par des risques, par exemple, d'attentats en France.
04:17C'est une menace qui existe.
04:19Le ministre de l'Intérieur a rappelé hier sa grande vigilance.
04:22Je pense quand même que ces élections municipales, évidemment, les intéresseront.
04:26Réponse dans 10 jours et élément de réponse,
04:28notamment sur Sud Radio à 18h30,
04:30parce que vous pourrez suivre le débat des municipales du côté de Toulouse.
04:34Ce sera présenté par Christine Bouillaud, que vous connaissez bien ici.
04:36Et ce sera, bien sûr, en partenariat avec La Dépêche du Midi.
04:40Dans un instant, on va vous expliquer dans l'actualité, en plus,
04:42avant le journal de 8h, ce qui se passe du côté européen,
04:45avec la préférence, vous savez, pour les produits européens.
04:48Est-ce qu'on va y arriver ?
04:49Certaines mauvaises langues commencent à nous expliquer
04:51que l'Allemagne est déjà en train de nous empêcher de le faire.
04:54On passerait de produits européens à produits plus ou moins européens.
04:58On vous explique ça dans une poignée de secondes.
04:59A tout de suite.
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