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  • il y a 6 mois
Les informés du soir du mercredi 11 février 2026

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00:00Victor Maté et ses invités.
00:18Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:23A la une ce soir, ce sera donc le 7 juillet, la date de la décision pour Marine Le Pen.
00:28Son procès en appel s'est achevé aujourd'hui.
00:30A-t-elle encore une chance de se présenter à la présidentielle l'an prochain ?
00:33On en débat dans un instant.
00:35Un débat sans vote, il a eu lieu cet après-midi pour les députés.
00:38La loi Duplon de retour à l'Assemblée après la pétition aux 2 millions de signatures de l'été dernier
00:44contre la réintroduction de certains pesticides en France.
00:48250 euros par mois et par enfant.
00:50L'une des propositions choc d'un rapport parlementaire pour relancer la natalité.
00:54Est-ce réalisable économiquement ?
00:56Et puis les mots ce soir de Gisèle Pellicot à une semaine de la sortie de son livre.
01:01Quel est son message ? A qui s'adresse cet ouvrage ?
01:03Pour en parler ce soir, nos informés, Elisabeth Pinault.
01:06Bonsoir Elisabeth.
01:07Bonsoir Victor.
01:08Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:12Isabelle Moreau, bonsoir.
01:13Bonsoir Victor.
01:14Directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF, spécialisée notamment en économie et en environnement.
01:19Pierrick Bonneau est avec nous.
01:20Bonsoir Pierrick.
01:21Bonsoir.
01:21Du service politique de France Info.
01:23Sylvain Courage, bonsoir.
01:25Bonsoir.
01:25Directeur adjoint de la rédaction du Nouvelle Obs, c'est Jean-Christophe Ploquin.
01:28Bonsoir et bienvenue.
01:29Bonsoir Victor.
01:30Rédacteur en chef au journal La Croix.
01:32Il aura duré un mois, le procès en appel de Marine Le Pen est désormais terminé.
01:38C'est l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front National.
01:42Marine Le Pen à nouveau jugée pour détournement de fonds publics du Parlement européen au profit de son parti.
01:48Pierrick, vous avez suivi ce procès et donc cette dernière journée d'audience.
01:50On connaît désormais donc la date à laquelle la Cour d'appel de Paris rendra sa décision cet été.
01:55Oui, ce sera le 7 juillet à mardi à 13h30.
01:58Voilà, Marine Le Pen sera fixée sur son sort, le Rassemblement National aussi ce jour-là.
02:02Et Marine Le Pen qui réagit ce soir auprès de France Info.
02:06Oui, elle nous dit, en réaction contrastée, elle nous dit
02:09« En même temps, je me réjouis que la Cour prenne le temps d'analyser les nombreux problèmes de droit que pose le dossier.
02:14Et dans le même temps, plus le délibéré est tard, nous dit Marine Le Pen, plus la campagne électorale tarde à démarrer. »
02:21Voilà sa réaction ce soir.
02:21C'est tout l'enjeu, Elisabeth Pinault, justement, ce sera dans 5 mois, le 7 juillet.
02:28Que va faire Marine Le Pen d'ici là ?
02:30Et surtout, effectivement, ce qui sera décidé ce jour-là va décider ou non de sa candidature à la présidentielle de 2027.
02:37Vous l'avez dit, 5 mois, c'est long.
02:39Et déjà, ça commence à réfléchir dans la perspective de la présidentielle.
02:46Jusqu'à présent, le discours officiel, c'est vraiment Marine Le Pen à l'Élysée, Jordan Bardella à Matignon.
02:51Mais on voit bien que c'est beaucoup plus compliqué que ça.
02:54Et déjà, Marine Le Pen a laissé entendre dans certaines déclarations ces derniers jours
02:58que s'ils vont en cassation, elle n'attendrait pas le résultat, qu'elle ne se battrait pas, qu'elle ne mettrait pas en péril la présidentielle.
03:05Autant de petites phrases qui laissent quand même penser qu'elle commence à se faire à l'idée de laisser la place à Jordan Bardella,
03:11qui, lui, à la faveur de la vente de son ouvrage, fait des signatures de livres.
03:18Il fait des réunions publiques qui ressemblent un petit peu à des meetings.
03:21Et puis, bien sûr, les premiers sondages.
03:23Un sondage la semaine dernière qui disait que les deux tiers des militants du Rassemblement national
03:27souhaitent que ce soit Jordan Bardella qui les représente à la présidentielle.
03:33Et puis, déjà des attaques de l'opposition en face qui commencent à taper sur Jordan Bardella
03:38en disant qu'il n'a pas d'expérience, qu'il a 30 ans.
03:41Donc, on voit qu'il y a déjà un mouvement vers une candidature de Jordan Bardella.
03:46De là à dire que la page Marine Le Pen est tournée, on ne va pas jusque-là.
03:51Mais néanmoins, on n'attend pas le 7 juillet pour préparer la suite.
03:55Et déjà, le débat et les interrogations sont déjà posées.
04:01Sylvain Courage, ce que tout le monde va regarder, ce qu'on va attendre le 7 juillet,
04:05c'est notamment la durée de sa peine d'inéfinité à Marine Le Pen.
04:08C'est la peine d'inéfinité, la réquisition est quand même sévère, 5 ans,
04:12même s'il n'y a pas d'exécution provisoire, la mesure qui avait fait beaucoup débattre en première instance.
04:18Et donc, c'est vraiment le quantum de la peine qui va compter.
04:21Et si jamais sa peine était ramenée à 2 ans, c'est l'hypothèse sur laquelle travaillent
04:27les partisans de Marine Le Pen et ses avocats.
04:30Dans ce cas, elle pourrait probablement se présenter.
04:33On n'est même pas sûr.
04:34À condition de considérer qu'elle redeviendrait éligible le 31 mars.
04:38Donc, il faudrait que quand même, sa candidature puisse être enregistrée alors qu'elle ne sera pas encore éligible.
04:43Donc, il y a un cas qui n'a pas de jurisprudence, qu'il va falloir analyser juridiquement si cette éventualité se produit.
04:49Avec aussi, Pierre-Ric Bonneau, une campagne probable ou possible, en tout cas sous bracelet électronique,
04:54si la peine de prison d'un an ferme, comme les réquisitions le demandaient.
04:57Et confirmer, ce qui complique aussi la tâche considérablement de Marine Le Pen.
05:01Elle a plus ou moins sous-entendu, il y a quelques jours, qu'elle ne ferait pas campagne avec un bracelet électronique.
05:06Moi, je me pose la question.
05:07Est-ce que ce ne serait pas finalement, quelque part, un atout pour cette candidate à la présidentielle,
05:12de se victimiser, un peu comme Donald Trump l'a fait aux Etats-Unis, avec ses condamnations en justice ?
05:17Est-ce qu'elle pourrait faire campagne de chez elle ?
05:20Elle pourrait également faire campagne la journée.
05:21On sait que les bracelet électroniques, il faut être rentré chez soi tard le soir,
05:26mais la journée, on fait finalement ce qu'on veut.
05:28Bref, ça pose tout un tas de questions, effectivement.
05:30Il n'y a pas de réponse sur le bracelet électronique.
05:32Est-ce qu'elle irait, est-ce qu'elle irait pas ?
05:33Voilà, ça peut aussi être un atout, d'un point de vue des électeurs,
05:36de dire, écoutez, on va élire quelqu'un qui a été injustement condamné
05:40et qui, regardez, ne peut même pas aller faire des meetings dans nos villes.
05:44Jean-Christophe Cloquin, quelle stratégie d'ici le 7 juillet, d'ici cet été,
05:47pour le Rassemblement National et pour Marine Le Pen ?
05:50Ça a été un petit petit.
05:52Il faut, à la limite, garder les deux fers au feu.
05:54Enfin, les deux candidats, en quelque sorte...
05:56En sorte de double campagne, pour l'instant.
05:57Oui, c'est ça, exactement.
05:58Et on voit bien, d'ailleurs, que sur les municipales, c'est un petit peu ce qui se passe.
06:01C'est-à-dire que Marine Le Pen a déjà fait beaucoup de meetings.
06:03Jordan Bardella commence à en faire aussi, surtout dans le Sud.
06:07Donc, voilà.
06:07En fait, pour le moment, c'est peut-être...
06:09On peut les considérer comme deux atouts, quand même, forts du Rassemblement National.
06:13Marine Le Pen, forte de sa stature de triple candidate.
06:18Et Jordan Bardella, avec la dynamique qu'il arrive à créer autour de lui.
06:22Effectivement, son livre, sa présence sur les réseaux sociaux.
06:24Bon, ça...
06:27Effectivement, la capacité qu'il a de jouer sur son image, sans trop aller vers le contenu aussi, quoi.
06:33Mais, en tout cas, pour le moment, oui, il y a toujours le ticket qui pourrait être inversé.
06:40C'est-à-dire, dans le discours du Rassemblement National, Marine Le Pen, présidente, Jordan Bardella, Premier ministre.
06:47Ou l'inverse.
06:48Bon, ça, c'est ce qu'on peut dire aujourd'hui.
06:50Ça peut changer.
06:51Ça peut imaginer, Pierre-Éric Bonneau, Marine Le Pen à Matignon ?
06:54Non, elle a clairement exclu de devenir Premier ministre.
06:56Marine Le Pen, elle ne veut pas gouverner, elle veut présider.
06:59Mais, encore une fois, effectivement, on peut s'interroger sur le rôle de Marine Le Pen.
07:03Si jamais Jordan Bardella venait à se présenter à sa place, si jamais il venait à être élu, ça fait beaucoup de si.
07:08Quel rôle jouerait-elle ?
07:10Elle a d'ores et déjà dit qu'elle jouerait un rôle.
07:12On pourrait dire qu'elle lui jette l'éponge, qu'elle disparaît complètement.
07:15Elle disparaît, mais elle a d'ores et déjà dit qu'elle l'aiderait, qu'elle serait là.
07:18Au moins pour la campagne.
07:19Au moins pour la campagne.
07:20Mais c'est vrai qu'on peut imaginer qu'elle jette l'éponge parce qu'elle s'est battue.
07:24Elle a une carrière politique de plusieurs dizaines d'années.
07:28Et chutée comme ça, à cause de la justice, à un an, d'un scrutin que les sondages, pour l'instant, donnent éventuellement gagnants pour le Rassemblement National.
07:41Évidemment, ce serait un coup très dur pour elle.
07:43Elle pourrait dire, je jette l'éponge.
07:44Mais la dosage a déjà dit qu'elle aiderait Jordan Bardella.
07:48Et ensuite, on verra.
07:49Elle peut devenir aussi une figure tutélaire.
07:51Mais enfin, on n'en est pas là.
07:52Ça peut être une aide un peu encombrante parce qu'ils ne sont pas sur la même ligne.
07:57Ça, c'est vrai.
07:58Marine Le Pen est plus sociale et elle tient, et plus aussi critique de l'Europe.
08:05Donc, elle tient à ça.
08:08Et du coup, Bardella aurait peut-être du mal à s'émanciper et aller vers une formule plus libérale,
08:13qui a l'air d'être son penchant.
08:15Donc, ce n'est pas si simple pour eux de faire campagne ensemble.
08:17Si elle était empêchée, Péric Bonneau, elle aurait du mal à laisser totalement les mains libres à Jordan Bardella
08:22sur ses positions, sur sa prise de parole ?
08:24Ça semble effectivement compliqué.
08:25Marine Le Pen, c'est 40 ans de vie politique.
08:28Jordan Bardella, elle l'a élevé là où il est aujourd'hui.
08:31C'est elle qui a choisi qu'elle devienne son numéro 2.
08:35Donc, qu'il devienne son numéro 2.
08:37Donc, c'est très compliqué.
08:39Ces scénarios-là, quand on en parle un petit peu avec elle,
08:41et quand on en a parlé un petit peu avec elle en marge de ce procès,
08:45ce scénario-là, elle ne l'envisage pas vraiment, en fait.
08:47Elle ne répond pas vraiment aux questions.
08:48Quand on lui demande, par exemple, si jamais vous êtes inégide,
08:51Madame Le Pen, est-ce que vous allez reprendre la tête du parti ?
08:54Bon, ça, elle dit non, parce qu'elle ne veut pas s'embêter avec ce genre d'affaires.
08:58Mais le reste, on ne sait pas trop.
08:59Et je pense qu'elle-même, de bonne foi, n'a pas vraiment réfléchi à ce scénario aujourd'hui.
09:02Jean-Christophe Ploquin.
09:03En fait, je pense que ce serait un séisme, la condamnation et l'empêchement de Marine Le Pen.
09:10C'est effectivement, c'est elle qui porte le parti.
09:12Ce serait déjà la première fois que l'estrême droite ne serait pas représentée par un ou une Le Pen.
09:16Exactement.
09:17Le Rassemblement National, le Front National, puis le Rassemblement National,
09:20c'est quand même l'affaire de la famille Le Pen.
09:21Et donc, que cette personnalité extrêmement forte, tout à coup, soit empêchée de jouer un rôle moteur,
09:31et laisse finalement Jordan Bardella, qui effectivement montre un certain charisme,
09:36mais qui n'a encore rien prouvé en politique.
09:39Ce serait quand même très très troublant pour le Rassemblement National.
09:43Ce serait quand même sans doute un frein puissant à sa progression.
09:47Pierre-Yves, on parlait de sondage favorable à Jordan Bardella.
09:50Quelle réaction des électeurs aussi vis-à-vis de Marine Le Pen ?
09:53On sait qu'elle est très populaire, notamment dans son fief des Nîmes Beaumont.
09:57On l'appelle par son prénom Marine.
09:58Voilà, quelle réaction possible aussi de la part des électeurs ?
10:01Les électeurs suivront sans aucun doute.
10:03Je pense qu'il n'y a pas de doute là-dessus.
10:04Les électeurs, si jamais Marine Le Pen venait à être empêchée,
10:08se tourneront automatiquement vers Jordan Bardella.
10:10On a même d'ailleurs l'impression que les électeurs ont déjà tourné la page Marine Le Pen.
10:14Le week-end dernier, Jordan Bardella était en déplacement de campagne dans l'Hérault, au Cap d'Ague.
10:19Et c'était une foule très très nombreuse.
10:23Des Jordans présidents partout dans la foule.
10:26Même s'il nie effectivement aujourd'hui que c'est potentiellement...
10:29Enfin, il nie pas que c'est potentiellement.
10:30Même s'il ne veut pas forcément revêtir les habits de candidats à la présidentielle.
10:35On sent qu'il y a au moins une grosse partie des électeurs du Rassemblement National qui n'attendent que ça.
10:40Il m'encourage.
10:41Oui, dans le registre de la politique et de l'histoire française, le rôle qu'il attend dans ce cas-là,
10:46c'est celui de la reine-mère qui doit s'effacer devant le dauphin.
10:50Et donc, ça peut être une figure rassurante, mais ça peut aussi quand même receler des tensions,
10:58notamment les entourages.
10:59Parce que si leur entente est bonne, ce qu'ils certifient,
11:03et pour l'instant, c'est vrai qu'il n'y a pas de raison d'en douter,
11:05les entourages, eux, vont avoir des stratégies divergentes.
11:10Parce que tout l'entourage de Marine Le Pen ne va pas pouvoir se recaser dans le sillage de Jordan Bardella.
11:16Et donc là, il peut y avoir des tensions.
11:18Elisabeth Pinault, vous qui travaillez pour l'agence Reuters à Matignon et à l'Elysée,
11:22comment on regarde tout cela, justement, à l'Elysée et à Matignon ?
11:26De très près, évidemment.
11:27De toute façon, l'idée, c'est la menace pour le camp d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu
11:35que le Rassemblement National arrive au pouvoir l'année prochaine.
11:39C'est quand même une perspective que l'exécutif essaye d'anticiper.
11:46Alors, on a vu, par exemple, les critiques ce matin de Marine Le Pen
11:49à l'encontre de la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes.
11:54parce qu'en disant, voilà, Emmanuel Macron commence à placer ces gens
11:59pour que rien ne bouge si le Rassemblement National arrive au pouvoir.
12:05Donc ça, on voit qu'on commence à avoir ce genre de critiques du côté du Rassemblement National.
12:11Il soupçonne Emmanuel Macron de commencer à installer ces gens au cas où
12:16et pour les empêcher de travailler au cas où.
12:18Jean-Christophe Ploguin.
12:19Oui, un des éléments aussi, c'est comment est-ce que la droite va se situer
12:23par rapport à Jordan Bardella ?
12:26Parce que, voilà, Marine Le Pen est peut-être plus clivante
12:29par rapport à une bonne partie de la droite que Jordan Bardella.
12:32Donc, selon le candidat, ça peut avoir un impact aussi.
12:36Le Rassemblement National aura besoin de la droite,
12:39aura besoin des électeurs de droite
12:40pour porter un candidat à la présidence de la République.
12:43Et donc, voilà, celui ou celle qui assumera ce statut de candidat
12:47sera un impact aussi sur cette construction ou pas d'une alliance.
12:51Pierre-Yves, on parlait d'Amélie de Montchalin.
12:53On a entendu ce matin Marine Le Pen très offensive, justement,
12:56par rapport à cette nomination à la présidence de la Cour des Comptes.
12:59Marine Le Pen, elle retrouve aussi quelque peu son rôle, on va dire,
13:03d'opposante numéro un de chef de file des députés RN,
13:05très présente dans la vie politique après ce procès.
13:07Rôle qu'elle n'a pas vraiment quitté.
13:09Elle continue à commenter la politique,
13:11pas seulement sur les réseaux sociaux, pendant ce procès.
13:14On l'a, c'est vrai, peu vu à l'Assemblée Nationale,
13:17mais elle voulait justement donner l'impression,
13:19montrer qu'elle était toujours là,
13:20que c'était toujours la chef des députés du RN
13:22et qu'elle n'allait pas pour autant lâcher la politique.
13:25C'est d'ailleurs, je pense, une des stratégies,
13:28une des postures de Marine Le Pen depuis des années,
13:30depuis qu'elle est inquiétée par ses histoires de justice,
13:32de dire que, finalement, les juges ne l'empêcheront pas
13:35de faire de la politique.
13:35Ce tweet, effectivement, ce matin ou cet après-midi,
13:38vient encore montrer ça.
13:39Pour revenir à ce procès en appel qui a duré un mois,
13:42quelle a été sa tonalité, finalement,
13:44très différente par rapport à la première instance ?
13:47Oui, très clairement.
13:49Et d'ailleurs, les avocats de la Défense,
13:50comme les procureurs généraux, l'ont tous noté.
13:54Ils ont tous salué la sérénité des débats
13:57pendant ces quatre semaines d'audience.
14:01Cette sérénité des débats,
14:02elle est essentiellement due aussi à la posture,
14:04à l'attitude de Marine Le Pen,
14:04qui n'a pas attaqué les juges du tout,
14:07comme elle l'a fait en première instance,
14:08qui n'allait pas tous les soirs devant les caméras de télévision
14:10pour déverser tout son venin
14:14à destination des juges.
14:16Donc, effectivement, la tonalité est complètement différente.
14:18Les débats ont également été différents.
14:20Les arguments, sensiblement identiques.
14:24Il n'y a pas eu de renversement de la ligne de défense.
14:27Il n'y a pas eu de changement majeur.
14:28On a beaucoup parlé de la stratégie qui avait varié.
14:30Oui, mais certes, les prévenus, les onze prévenus,
14:34ont lâché un petit peu de l'est sur certains éléments,
14:37en reconnaissant notamment des manquements, des petites erreurs.
14:39Mais dans le fond, la reconnaissance du système
14:42qui a été mise en place selon l'accusation
14:44n'a pas eu lieu pendant ce prochain appel.
14:46Et on rappelle cette date, ce sera le 7 juillet prochain,
14:49le jour où Marine Le Pen connaîtra la décision.
14:52Elle sera fixée sur sa candidature ou non à la présidentielle.
14:55Merci beaucoup, Pierrick Bonneau,
14:57du service politique de France Info,
14:58d'être venu ce soir dans les informés.
15:01Les citoyens français l'attendaient depuis l'été dernier.
15:04Le débat sur la loi Duplon,
15:06qui prévoyait la réintroduction en France de pesticides interdits.
15:10Plus de 2 millions de personnes avaient signé la pétition
15:12contre le texte sur le site de l'Assemblée nationale.
15:15Ce qui a donné lieu pour la première fois à un débat.
15:17Donc, dans l'hémicycle, cet après-midi,
15:19la députée de la France Insoumise, Aurélie Trouvé,
15:22s'est exprimée sur le fond du sujet.
15:24L'acétamipride et les pesticides, d'accord ?
15:27Néonicotinoïdes, traversent la barrière placentaire,
15:30se retrouvent dans les urines des femmes enceintes,
15:33perturbent les fœtus eux-mêmes et le cerveau des enfants.
15:37À quoi on sert, nous, députés élus de la nation,
15:39si on n'est pas là pour protéger la santé de nos enfants
15:41face à l'agrobusiness ?
15:42À quoi on sert, en fait ?
15:43À quoi servent les députés, s'interroge l'Insoumise Aurélie Trouvé,
15:47rappelons que ce débat était sans vote,
15:49donc pas de conséquences sur la loi déjà adoptée.
15:52Elisabeth Pinault, l'exercice démocratique de ce débat sans vote,
15:55il apporte quoi, selon vous ?
15:57Il fallait quand même prendre en compte
15:59ces plus de 2 millions de personnes
16:02qui ont pris la peine de signer une pétition
16:04pour montrer leur inquiétude,
16:08voire davantage,
16:09face à cette perspective de réintroduction,
16:12de pesticides,
16:13nuisibles pour la santé.
16:16C'est même prouvé scientifiquement,
16:18Madame Trouvé l'a rappelé.
16:22Dangereux aussi pour la nature,
16:25les animaux, les plantes.
16:27Et c'est évidemment deux conceptions de l'agriculture
16:30qui s'opposent.
16:32On revient dans ce débat,
16:33mais en même temps, il faut l'avoir,
16:34parce que c'est vraiment une question fondamentale
16:36pour un pays comme la France.
16:37une conception productiviste
16:40pour faire aussi du pays,
16:44pour que le pays puisse être en concurrence
16:47avec le reste du monde
16:48et nourrir la population.
16:49Et puis, ou alors, en face,
16:51une agriculture plus modeste,
16:54de fermes plus modestes.
16:56Évidemment, les agriculteurs sont à chaque fois
16:58les acteurs principaux de tout cela.
17:01J'ai posé la question à Maude Bréjon,
17:03la porte-parole du gouvernement,
17:04ce matin, après le Conseil des ministres.
17:05Et elle aussi, elle veut ménager la chèvre et le chou.
17:07Elle dit qu'on est obligé de prendre en compte
17:10ces inquiétudes venant de la population
17:14et en même temps, celles des agriculteurs.
17:16Le gouvernement essaye de faire l'entre-deux.
17:18Mais enfin là, on est sur des questions
17:21absolument fondamentales
17:22parce qu'on ne peut pas produire des produits
17:25qui provoquent des maladies.
17:27Ça semble impossible.
17:30La présidente de l'Assemblée nationale,
17:32Yaïl Braune-Pivet,
17:33dit que c'est un trait d'union, Isabelle Moreau,
17:35entre la société civile et la représentation nationale,
17:39finalement, ce débat qui a eu lieu.
17:40Alors, c'est vrai que ce débat était très attendu,
17:42vous l'avez dit.
17:43Il n'a pas eu lieu parce qu'il y a eu pas mal de navettes
17:44et le contexte ne le permettait pas.
17:46Mais les gens avaient bien prévenu
17:48qu'il ne s'agissait pas de faire un match-retour
17:49avec cette proposition de loi.
17:51Alors, c'est vrai que chacun a un peu
17:53camper ses positions.
17:54Vous avez dit que la France Insoumise
17:55défendait un petit peu son point de vue.
17:58La ministre également.
17:59Il y a une chose, en tout cas, qui est sûre,
18:01c'est qu'il y a un nouveau débat
18:02qui va démarrer sur le projet de loi
18:05d'urgence agricole
18:06et que là, le gouvernement a clairement dit
18:07qu'il n'y aurait pas du tout de mesures
18:09sur ce sujet-là dans ce texte-là.
18:12C'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu
18:13à la presse régionale ce week-end.
18:14Exactement, qui a été rappelé aussi après
18:15par Maude Bréjean.
18:16Donc, du coup, le débat a été quand même,
18:18je pense, un peu plus sain.
18:19Alors, c'est vrai que chacun est resté
18:21dans son précaré, comme je le disais.
18:22Elle a été un petit peu chahutée à un moment,
18:24la ministre de l'Agriculture,
18:27parce qu'elle a dit qu'il y avait des algorithmes
18:29qui faisaient monter un petit peu
18:30le nombre de personnes
18:32qui avaient signé la pétition.
18:33Voilà, donc c'est toujours un peu
18:35l'idée, c'était justement
18:37qu'on puisse parler de manière
18:38un petit peu plus calme de ce sujet.
18:40Et d'ailleurs, il y a une nouvelle pétition
18:41qui a été lancée.
18:42Alors, on en parlait tout à l'heure,
18:43je crois que c'est 140...
18:44Plus de 144 000 signatures pour l'instant.
18:46Voilà, on va voir un petit peu
18:47ce que ça va donner, mais c'est vrai...
18:48Deuxième pétition,
18:49car une deuxième proposition de loi,
18:50on va en reparler...
18:51Exactement, mais je voudrais quand même
18:52aussi souligner que cette proposition de loi
18:55n'est pas anodine,
18:56parce qu'on revient quand même
18:57avec ce texte
18:59dans une période de backlash écologique
19:01qu'on voit, qu'on a vu quand même
19:03beaucoup avant l'été
19:04et qui repart aussi aujourd'hui.
19:05C'est pas vraiment la préoccupation
19:07des Français.
19:08Et réintroduire deux pesticides,
19:10je pense que c'était pas forcément
19:11la bonne idée.
19:12Et c'est ce que dit d'ailleurs
19:12cette manifestante tout à l'heure
19:14devant l'Assemblée
19:15à la mi-journée,
19:16des manifestants qui se sont réunis
19:18justement parce que le sénateur
19:19Les Républicains,
19:20Laurent Duplon,
19:21a déposé une deuxième proposition
19:23de loi,
19:24toujours pour réautoriser
19:25l'acétamipride,
19:26ce pesticide de la famille
19:28de néonicotinoïdes
19:29interdits en France,
19:30on le rappelle,
19:31mais autorisés par ailleurs en Europe.
19:33On écoute cette manifestante.
19:34Ça donne l'image,
19:36une impression d'être entendue.
19:37Après, on voit bien en ce moment
19:39qu'il y a des reculades constantes
19:41sur toutes ces questions
19:42de l'agriculture,
19:44de la défense de l'environnement.
19:45C'est de l'indignation
19:46devant le piétinement
19:47de l'intérêt général
19:48et de la santé humaine.
19:50On est là,
19:50on existe,
19:51on a exprimé un désaccord,
19:53il faut absolument
19:53qu'il en soit tenu compte.
19:55Voilà quelques centaines
19:55de manifestants au total,
19:57dont des députés,
19:58des agriculteurs
19:58de la Confédération Paysanne,
20:00des militants d'attaque
20:01ou encore de Greenpeace
20:02avec cette deuxième pétition.
20:04On le disait pour l'instant,
20:04plus de 144 000 signatures.
20:07Sylvain Courage,
20:07cette initiative
20:08ou ces initiatives citoyennes
20:10avec cette deuxième pétition,
20:11elles bousculent
20:12d'une certaine manière
20:13les politiques ?
20:14Oui, on l'a vu.
20:15C'était un peu
20:16quand même une surprise.
20:18La loi Duplon
20:19était vraiment bien ficelée
20:20pour faire passer
20:22les intérêts particuliers
20:24de filières agricoles,
20:25pas de toute l'agriculture,
20:27mais de certaines filières agricoles.
20:29Et donc,
20:29que ça paraissait
20:31assez facile
20:32de la faire passer,
20:33eh bien,
20:34ce sont les citoyens français
20:35qui, par leur mobilisation,
20:37à travers cette pétition,
20:38ont mis le haut là
20:39et ont fait valoir
20:40l'intérêt général.
20:41Parce que l'intérêt général,
20:42c'est évidemment
20:42de supprimer
20:43ces intrants toxiques.
20:46Et donc,
20:47on voit très bien
20:48la situation politique.
20:49Après,
20:49pour le gouvernement,
20:50ce qui est compliqué,
20:51c'est que les intérêts particuliers
20:52des agriculteurs,
20:54ils sont toujours là.
20:56Et les filières,
20:57notamment la betterave industrielle,
20:59qui est quand même
20:59une filière importante
21:00de l'agro-industrie,
21:01sont en difficulté
21:03du fait de la suppression
21:04de ces produits.
21:06Jean-Christophe Ploquin.
21:06Ce qui a été très frappant,
21:09je trouve,
21:09lors du débat
21:10sur la loi Duplomb,
21:12donc à l'été 2025,
21:15c'est l'entrée en scène
21:16des médecins.
21:17Et là,
21:17on assiste progressivement
21:19à ce fait nouveau
21:20que,
21:21par rapport
21:22au match habituel
21:23qu'il y a entre eux,
21:24effectivement,
21:25l'agro-industrie,
21:27les défenseurs
21:27de l'environnement,
21:28qui ont chacun
21:29leur point de vue
21:29et chacun de bonnes raisons
21:31de défendre leur point de vue,
21:33là,
21:33on voit apparaître,
21:34justement,
21:34les médecins
21:35et l'Ordre des médecins,
21:37d'une part,
21:38la Fondation pour la Recherche Médicale,
21:40d'autre part,
21:40donc des institutions
21:41qui sont très représentatives
21:43des médecins
21:44que chacun consulte
21:46à longueur d'année,
21:48pas trop souvent,
21:48mais quand même,
21:49et qui,
21:50finalement,
21:51eux,
21:52estiment que,
21:53au vu d'un certain nombre
21:54d'études
21:54qu'ils ont pu faire faire
21:56ou au vu aussi
21:57du contact
21:58avec leurs patients,
21:59ils estiment que,
22:00autour des insecticides
22:02néonicotinoïdes,
22:04et notamment
22:06de l'acétimipride,
22:08il y a vraiment
22:09un doute
22:10qui n'est pas raisonnable,
22:13finalement,
22:13de laisser de côté.
22:14Et donc,
22:15il faut plutôt
22:16ne pas les réintroduire
22:18parce que
22:19ce doute existe
22:20sur leur dangerosité.
22:22Parce que,
22:23de fait,
22:23pour le moment,
22:24il n'y a pas
22:24d'études scientifiques
22:26qui établissent
22:27formellement
22:28un risque
22:29pour la santé humaine.
22:30Mais ce sera un peu
22:31un principe de précaution.
22:32Voilà,
22:32ce serait le principe
22:33de précaution,
22:34pour le moment.
22:34C'est l'argument,
22:35d'ailleurs,
22:35du Conseil constitutionnel
22:37qui a censuré
22:38cette partie
22:38de la loi Duplomb
22:40au nom du principe
22:41de précaution.
22:41Voilà,
22:42mais en même temps,
22:43le temps de la science,
22:44pour le moment,
22:45est moins rapide
22:46que le temps du politique.
22:47Et donc,
22:48on attend encore,
22:49il y a de nouvelles études
22:50qui ont été lancées
22:51pour vérifier
22:52la dangerosité
22:53de ces molécules.
22:56Mais,
22:57voilà,
22:58ce n'est pas encore
22:59tout à fait clair.
23:00Donc,
23:00on a un petit peu
23:01les médecins qui sont...
23:02Il y a plus de 600 scientifiques
23:03cet après-midi
23:04qui s'expriment aussi
23:04dans le monde.
23:05Mais l'EFSA,
23:06l'Agence européenne
23:08de sécurité alimentaire,
23:09pour le moment,
23:09dit,
23:10voilà,
23:10on a compilé
23:11toutes les études disponibles
23:12et pour le moment,
23:13on ne peut pas considérer
23:16que cette molécule
23:17est vraiment dangereuse.
23:19Ça va sans doute venir.
23:20Mais,
23:21on est dans cet entre-deux
23:22et c'est là
23:23où le poids des médecins
23:24est très important
23:25pour dire,
23:26n'attendons pas
23:27d'avoir ces études
23:28pour dire stop
23:28dès maintenant.
23:29Elisabeth Pinault.
23:29En tout cas,
23:30cette question des pesticides
23:31figure parmi les thèmes
23:34qui devront être débattus
23:35pour les prochaines échéances.
23:38Pour les élections municipales,
23:39on va parler
23:39de la qualité de l'eau,
23:41est-ce qu'on garde les haies
23:41sur le territoire
23:42d'un village ?
23:43Voilà,
23:43c'est vraiment
23:43des questions importantes.
23:44Et puis aussi,
23:45pour la présidentielle,
23:46moi,
23:46j'étais la semaine dernière
23:47au World Impact Forum
23:50où, à Paris,
23:51c'était une conférence
23:54où sont intervenus
23:56des responsables politiques
23:58potentiellement présidentiables
24:00comme Gabriel Attal,
24:02Raphaël Glucksmann
24:03et Jordan Bardella.
24:04Et déjà,
24:05il y en a été question,
24:06Jordan Bardella.
24:07L'idée du Rassemblement National,
24:09c'est de faire disparaître
24:10un maximum de normes
24:11et on sait
24:12qu'ils ont de bons scores
24:15auprès du monde paysan.
24:17Et puis,
24:18Rével Glucksmann,
24:18je me souviens par exemple,
24:19lui, il disait
24:20c'est au niveau
24:20de la politique agricole commune
24:22qu'il faut agir,
24:23décider au niveau européen.
24:25Priorité aussi d'ailleurs
24:26du gouvernement.
24:27À qui on donne l'argent ?
24:28Est-ce qu'on donne
24:28les primes
24:30aux plus grosses fermes
24:32ou est-ce qu'on choisit
24:33des fermes
24:34qui privilégient
24:34la transition écologique
24:35et l'emploi ?
24:36Voilà,
24:37c'est quand même
24:37des questions fondamentales
24:38qui vont être mises
24:40en service des citoyens
24:43pour qu'ils pourront
24:44en débattre
24:44pour les prochaines élections.
24:45Et on parlait
24:45de ce débat sans vote
24:46et de la réponse
24:47en quelque sorte
24:47pour la démocratie participative.
24:50On le rappelle,
24:50on est à un mois
24:50effectivement des municipales.
24:52Ça compte aussi ça
24:53dans la tête du gouvernement ?
24:55Oui, bien sûr.
24:55C'est vraiment des sujets
24:57de vie quotidienne
24:58sur lesquels
24:59les maires
25:00peuvent avoir
25:01leur mot à dire.
25:02C'est vraiment
25:02des choix de vie,
25:03des choix de société.
25:05C'est vraiment
25:05ce qu'on mange,
25:06les paysages.
25:08C'est vraiment
25:09des choix fondamentaux
25:10de vie quotidienne.
25:11et il y a vraiment
25:13beaucoup de citoyens,
25:14d'associations
25:15qui sont engagés
25:16sur ces questions-là
25:18partout à travers le pays
25:20sans aucun doute.
25:20Et je le disais,
25:21le sénateur LR,
25:22Laurent Duplon,
25:23a donc déposé
25:23une deuxième proposition
25:25de loi.
25:27Selon lui,
25:27tout ce débat
25:28est hypocrite.
25:29Je vous propose
25:30de l'écouter.
25:31Ces agriculteurs
25:32sont dans l'impasse technique
25:33à force d'interdire,
25:35à force de surtransposer
25:36les règles,
25:37à faire que la France
25:38joue un jeu seul
25:40par rapport
25:40au reste de l'Europe.
25:42Eh bien,
25:42on en arrive
25:42à une forme d'hypocrisie
25:43qui consiste
25:44à mettre les agriculteurs
25:45dans une injustice totale
25:46parce qu'ils n'ont pas
25:47les mêmes moyens de production
25:48que leurs premiers concurrents
25:50qui sont allemands,
25:51italiens ou espagnols.
25:52Et dans une hypocrisie
25:53phénoménale
25:53parce que finalement,
25:54quand on ne produit pas
25:55en France,
25:56eh bien,
25:56on achète malgré tout
25:57ses fruits et ses légumes
25:59et autres
25:59et on les achète
26:00à travers nos premiers concurrents
26:02qui sont de l'autre côté
26:03des frontières
26:03et qui, eux,
26:04utilisent ces méthodes
26:05que nous,
26:06on continue d'interdire.
26:07Le sénateur Les Républicains
26:08Laurent Duplomb
26:09sur France Info Télé.
26:10À la mi-journée,
26:11Isabelle Moreau
26:13sur les arguments
26:14avancés par Laurent Duplomb.
26:16Sur les arguments,
26:17c'est toujours
26:17un petit peu les mêmes.
26:18Il faut effectivement
26:19que les Français
26:20ne pâtissent pas de...
26:22que les Français
26:23n'aient pas des règles
26:24qui soient plus contraignantes
26:25que celles de leurs voisins européens.
26:26Donc, à chaque fois,
26:27on revient sur les mêmes sujets.
26:29Moi, je voulais juste insister
26:30sur un point aussi,
26:31c'est qu'on a parlé justement
26:33de ces pétitions
26:33et de la participation citoyenne.
26:35On sait aujourd'hui
26:35que pour avoir
26:36un référetum
26:38d'initiative partagée,
26:40il faut 4,8 millions
26:41de signatures.
26:42Et c'est l'occasion,
26:44encore une fois,
26:44je crois que c'est
26:45la présidente de l'Assemblée nationale
26:46qui a dit...
26:46Peut-être expliquer ce que c'est
26:47ce référendum d'initiative partagée
26:50parce que ce n'est pas
26:50la même chose.
26:51Ça a été créé
26:52sous Nicolas Sarkozy
26:53en 2008.
26:54Ça n'a jamais été appliqué
26:55effectivement parce qu'il faut
26:56un nombre assez incroyable
26:58de...
26:5810% du corps électoral en fait.
27:00Voilà, 10% du corps électoral
27:00et beaucoup de députés également.
27:03Exactement.
27:03Et l'idée, c'était de se dire
27:04est-ce qu'à la faveur
27:05de pétitions de ce type,
27:06parce que c'est vrai
27:07que je crois que c'était
27:082,1 millions de personnes
27:10qui ont signé la pétition.
27:11Là, on est encore
27:11très très bas
27:12pour la deuxième pétition.
27:16Parce que finalement,
27:18les personnes sont dans la rue.
27:19On entendait cette femme
27:20tout à l'heure dire
27:21écoutez, nous, on n'est pas d'accord.
27:23Et là, le débat,
27:24je pense qu'il est un petit peu reparti
27:25et ce serait bien
27:26peut-être de se poser la question.
27:28Alors, peut-être pas là tout de suite,
27:29mais je pense que ça pourrait
27:30être un des enjeux
27:30de la présidentielle.
27:32On va déjà enjamber
27:33les municipales.
27:33Et un mot juste à Isabelle
27:35sur cette concurrence
27:35effectivement européenne
27:37qu'évoquait Laurent Duplombe.
27:39C'est toujours un petit peu
27:40la même chose.
27:40C'est-à-dire qu'on se demande
27:42si en France,
27:43on va avoir des grandes...
27:44Comment dire ?
27:45Des grands élevages
27:48alors que d'autres pays,
27:49ce n'est pas du tout la même chose.
27:50Est-ce que nous,
27:50on peut se permettre
27:51d'interdire un certain nombre
27:52de pesticides
27:53alors que d'autres pays
27:54peuvent le faire ?
27:55C'est toujours la même chose.
27:56Est-ce que la France...
27:56Et les pesticides arrivent
27:57parce qu'on importe quand même ?
27:58Exactement.
27:58Est-ce qu'on veut être
27:59à l'avant-garde au niveau européen
28:00ou auquel cas, effectivement,
28:02on a un monde paysan
28:03qui n'est pas toujours favorable ?
28:04Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
28:05il y a une grosse colère
28:06qui s'est exprimée,
28:07on l'a vu ces derniers temps.
28:08Le gouvernement, aujourd'hui,
28:10il marche un peu sur des oeufs.
28:1120h32 sur France Info,
28:12la suite désinformée
28:14dans un instant.
28:20Juste après l'info,
28:21signé Emmanuel Langlois.
28:22De la pluie, du vent
28:23et des crues,
28:24la tempête Nils
28:25débarque ce soir sur la France.
28:2732 départements
28:28de la façade atlantique
28:29jusqu'au massif central
28:30sont placés en vigilance orange.
28:32Deux autres sont même
28:33en alerte rouge au cru.
28:34Il s'agit du Lot-et-Garonne
28:36et de la Gironde
28:37dans le sud-ouest.
28:37Donc, 7 autres en alerte
28:39pour le vent,
28:40notamment toute la Corse
28:41et 3 pour des risques
28:42d'avalanches élevées
28:43dans les Alpes.
28:44La Savoie passera même
28:45en vigilance rouge
28:46demain jeudi.
28:47Demain, où l'ensemble
28:48des établissements scolaires
28:49de l'Aude, cette fois,
28:50seront fermés pour la journée,
28:51annonce du préfet,
28:53alors que le département
28:54passera en alerte rouge
28:55pour vent violent.
28:56Même mesure annoncée
28:58dans l'après-midi
28:59dans les Pyrénées-Orientales
29:00voisines.
29:02Plus le délibéré est tard,
29:03plus la campagne électorale
29:04tarde à démarrer.
29:06Déclaration de Marine Le Pen
29:07sur France Info tout à l'heure,
29:08alors que la chef de file
29:09des députés RN
29:11sera fixée sur son sort
29:12le 7 juillet prochain.
29:14La Cour d'appel de Paris
29:14s'est en effet donnée
29:16presque 5 mois
29:17après la fin des débats,
29:18tout à l'heure,
29:18en fin d'après-midi,
29:19pour statuer dans le dossier
29:21des assistants
29:21des eurodéputés
29:22du Front National.
29:23Eux dénoncent un système
29:26mortifère.
29:27Des centaines de manifestants
29:28se sont rassemblés
29:29ce mercredi
29:29près de l'Assemblée
29:30avant un débat
29:31sur la loi Duplomb.
29:32Ils protestent
29:33contre les textes législatifs
29:35promouvant les pesticides,
29:36l'agrandissement des élevages
29:37ou encore la construction
29:39de retenues d'eau.
29:4120 ans après son assassinat,
29:43un chêne à la mémoire
29:44d'Ilan Halimi
29:45va être planté
29:46dans les jardins de l'Elysée.
29:47Une cérémonie d'hommage
29:48à ce jeune Français juif
29:50torturé à mort en 2006
29:51aura lieu vendredi.
29:54Enfin, après Madonna
29:55en 2024
29:56et Lady Gaga
29:57l'an dernier,
29:57c'est Shakira
29:58qui montera sur scène
29:59sur la plage mythique
30:00de Copacabana
30:01le 2 mai prochain
30:02à Rio
30:03pour un méga concert gratuit.
30:05Ce rendez-vous annuel
30:06vise entre autres
30:07à attirer des touristes
30:08lors de la basse saison
30:09au Brésil.
30:12France Info
30:1320h, 21h
30:16France Info
30:17Les informés
30:18Victor Matel
30:19Avec ce soir
30:20dans le studio
30:21de France Info
30:22Elisabeth Pinault
30:23grand reporter
30:23de l'agence Reuters
30:24correspondante
30:25pour Matignon
30:25et l'Elysée
30:27Isabelle Moreau
30:27directrice de la rédaction
30:28de l'agence de presse
30:30AEF
30:30Sylvain Courage
30:31directeur adjoint
30:32de la rédaction
30:33du Nouvel Obs
30:34et Jean-Christophe Plotin
30:35rédacteur en chef
30:36au journal
30:37La Croix
30:38Comment relancer
30:39la natalité
30:40en France
30:41alors qu'il y a désormais
30:42plus de décès
30:42que de naissances
30:44dans notre pays
30:45en proposant
30:45plus de places en crèche
30:46plus d'aides financières
30:47et un congé parental
30:49plus long
30:50un rapport publié aujourd'hui
30:51préconise en effet
30:52de mettre en place
30:53un congé parental
30:54de neuf mois
30:55à se répartir
30:56entre les deux parents
30:57de verser 250 euros
30:59par mois
30:59aux familles
31:00pour chaque enfant
31:01sans condition de ressources
31:02ou encore
31:03de créer
31:03un plan marchal
31:05des modes de garde
31:06des ouvertures de crèches
31:07et des créations
31:08de postes
31:08d'assistantes maternelles
31:10Constance de Pellichy
31:11députée Liot
31:11et présidente
31:13de la mission parlementaire
31:14à l'origine de ce rapport
31:15était tout à l'heure
31:15l'invité de France Info
31:16Pour les classes moyennes
31:18on se rend compte
31:19que ce sont celles
31:20qui font le moins d'enfants
31:21elles font le moins d'enfants
31:23parce que
31:23au-delà de un enfant
31:25les frais de mode de garde
31:26la chambre qui manque
31:27sont effectivement
31:28des raisons
31:29qui font que ça devient
31:30beaucoup trop compliqué
31:31de gérer financièrement
31:33l'arrivée de cet enfant
31:34et puis c'est aussi
31:35une question de confiance
31:36on ne sait plus trop
31:37de quelles aides
31:38on dispose
31:38on ne dispose pas
31:39les dispositifs sont devenus
31:41illisibles
31:42et ils changent
31:43tout le temps
31:44Isabelle Moreau
31:45ça a un sens
31:46économiquement
31:47ces mesures ?
31:48Alors économiquement
31:49effectivement
31:49ça risque de coûter
31:50très cher
31:50c'est vrai que là
31:51on sort de discussions
31:52quand même assez houleuses
31:53et très très longues
31:54sur le budget
31:55et sur le budget
31:56de la sécurité sociale
31:57puisqu'on parle là
31:58de la natalité
32:00qui touche plutôt
32:01la branche de la famille
32:02c'est vrai que ce rapport
32:04donc il est très complet
32:05il fait une trentaine
32:07je crois 37 propositions
32:08il propose un certain
32:09nombre de choses
32:10alors d'ailleurs
32:10les deux auteurs du rapport
32:12la présidente et le rapporteur
32:13ne sont pas tout à fait d'accord
32:14sur les propositions
32:16ce qu'on peut retenir
32:18effectivement
32:18c'est que ça risque
32:19de coûter très cher
32:19pourquoi ça arrive
32:20à ce moment-là
32:21puisque la mission
32:22s'est saisie
32:23qui est mission
32:25horizon et indépendant
32:26a fait des auditions
32:27ils sont allés en Suède
32:28en Allemagne
32:29en Allemagne
32:29parce qu'en fait
32:30c'est un pays
32:31qui connaissait
32:32une dénatalité
32:33plus importante que la France
32:34c'est vrai qu'ils sont mis
32:35en place un grand nombre
32:36de mesures
32:37et ils se sont dit
32:37peut-être qu'on peut en copier
32:38mais c'est vrai
32:39vous en avez listé
32:40quelques-unes
32:40et il y en a énormément
32:41que ce soit le congé universel
32:43le versement familial unique
32:44alors ça je trouve
32:45que c'est intéressant
32:46puisqu'en fait
32:46ce serait dès le premier enfant
32:47et c'est vrai
32:48que c'est un sujet
32:48qui existe depuis longtemps
32:50en France
32:50où aujourd'hui
32:51les allocations familiales
32:52sont versées à partir
32:53du deuxième enfant
32:54la première enfant
32:55est-ce que ça pourrait inciter
32:56des personnes
32:56qui ne le souhaitent pas
32:57aujourd'hui
32:57ou qui ne peuvent pas
32:59avoir d'enfants
32:59à s'engager
33:00dans cette aventure
33:02parce que c'est une aventure
33:03voilà
33:03mais aujourd'hui
33:04on est quand même
33:06assez contraints
33:06je crois que c'est
33:0810 milliards d'euros
33:08pour la nouvelle allocation
33:10a dit effectivement
33:11le député
33:12tout ça semble
33:13un petit peu compliqué
33:14on va le trouver où
33:15cet argent
33:16Jean-Christophe Ploquin ?
33:17Ah ça c'est une bonne question
33:17surtout dans le débat budgétaire
33:19après effectivement
33:20c'est vrai que dire
33:21les enfants
33:22enfin
33:23finalement
33:24permettre
33:25favoriser
33:26la naissance d'enfants
33:27ça coûte cher
33:28à ce moment-là
33:29il faut vraiment
33:30se projeter aussi
33:31sur le long terme
33:32c'est-à-dire
33:32est-ce que le fait
33:34à un moment donné
33:34quand ils auront 20 ans
33:36quand ils auront 25 ans
33:37qu'ils deviendront productifs
33:38ce sera aussi du coup
33:39des rentrées fiscales
33:41qui arriveront
33:41enfin voilà
33:42c'est vrai que
33:43l'enjeu du coût
33:45est à pondérer
33:46avec une projection
33:47beaucoup plus lointaine
33:48moi j'ai noté
33:49que l'Union Nationale
33:50des associations familiales
33:52qui est vraiment
33:53une très très grosse
33:54l'UNAF
33:55voilà
33:55qui est une très très grosse
33:56fédération d'associations
33:58qui couvre toute la France
33:59a notamment
34:00trouvé intéressant
34:02le super congé parental
34:04les mesures en faveur
34:06du logement
34:07là je pense que
34:08la députée le signalait
34:09mais c'est vrai
34:10que le logement
34:11était un problème
34:11national aujourd'hui
34:13un peu pour toute la France
34:15l'idée serait de mettre
34:16en place un prêt
34:17à taux zéro
34:18pour permettre
34:18aux familles d'acheter
34:19ou d'agrandir leur logement
34:20et donc agrandir le logement
34:21c'est ça
34:21et puis l'enjeu
34:22de la fiscalité aussi
34:23où on a un peu
34:24fait machine arrière
34:25enfin auparavant
34:26sur le fait
34:28d'intégrer
34:29la présence
34:30d'un ou plusieurs enfants
34:31dans le calcul
34:32de l'impôt
34:33sur le revenu
34:33qui sera payé
34:34donc c'est vrai
34:36que c'est un catalogue
34:37ce qu'il y a de bien
34:39dans un catalogue
34:39c'est qu'on voit
34:40qu'il y a plein
34:41de pistes possibles
34:42ensuite
34:43l'applicabilité
34:44est un sujet
34:46de façon plus large
34:47ce qu'on peut constater
34:48c'est que
34:48les études montrent
34:50que les femmes
34:50enfin que les femmes
34:51et les couples
34:52en France
34:53visent toujours
34:54leur objectif rêvé
34:58c'est entre deux
34:59et trois enfants
34:59et que très souvent
35:01ils en font moins
35:01que ce qu'ils imaginent
35:03de faire
35:03et donc
35:04est-ce que c'est
35:05parce que finalement
35:06le premier enfant
35:07c'est une entrée
35:09dans le réel
35:10et que ça dissuade
35:11d'en avoir ensuite
35:11enfin
35:12il y a toute la question
35:13aussi des représentations
35:14sur
35:15quelle est l'éducation
35:17qu'on veut donner
35:18à un enfant
35:18est-ce qu'on a des objectifs
35:20extrêmement ambitieux
35:21pour avoir
35:22enfin pour élever un enfant
35:23et qu'ensuite
35:24on trouve qu'on n'est pas
35:25à la hauteur
35:25enfin il y a énormément
35:26de facteurs
35:27c'est pas seulement
35:28des enjeux financiers
35:29elles ont une chance
35:30de passer ces mesures
35:31Elisabeth Pinot
35:31je note quand même
35:32que le président
35:33enfin l'auteur
35:35de ce rapport
35:36est du
35:36monsieur Patriaultus
35:38est de chez Horizon
35:39donc Horizon
35:40c'est le parti
35:41d'Edouard Philippe
35:42est-ce qu'Edouard Philippe
35:42reprendra quelques propositions
35:44dans ses propositions
35:45pour la présidentielle
35:48pourquoi pas
35:49après tout
35:50c'est un choix de société
35:51tout ça
35:51parce que l'un des premiers
35:53postes de dépense
35:54en France
35:55c'est les retraites
35:55alors pourquoi ne pas dépenser
35:57entre 5 et 10 milliards
35:58ce que coûterait
35:59250 euros par mois
36:00pour les parents
36:02d'enfants
36:02pendant 20 ans
36:03sans condition de ressources
36:04c'est un choix de société
36:06donc pourquoi pas
36:07c'est pas mal aussi
36:08que quelqu'un de Lyot
36:12donc c'est la rapporteure
36:13et de Horizon
36:14s'empare de cette question
36:15qui était jusqu'ici
36:16beaucoup laissée
36:17à l'extrême droite
36:17c'était un sujet
36:19par exemple
36:20qui a été beaucoup
36:20abordé par Marion Maréchal
36:22il fallait une politique familiale
36:24Emmanuel Macron
36:25s'en est aussi saisi
36:26il a parlé de réarmement
36:27démographique
36:28l'année dernière
36:29ou l'année d'avant
36:30ce qui n'avait pas été
36:31très bien vu
36:31ce qui n'a pas empêché
36:32les français
36:33de ne pas faire
36:35beaucoup d'enfants
36:36l'année dernière
36:36puisqu'il y en a eu
36:37644 000
36:38du jamais vu
36:39à un niveau aussi bas
36:40depuis la deuxième guerre mondiale
36:42en tout cas
36:42une politique nataliste
36:44c'est un choix de société
36:45le réarmement démographique
36:47en 2024
36:47effectivement
36:48autre terme
36:49guerrier martial
36:50ce plan Marshall
36:51pour les crèches
36:53terme pour reconstruire
36:54l'Europe
36:55on s'en souvient
36:55après la seconde guerre mondiale
36:57on en est là
36:58à avoir besoin
36:58d'un plan Marshall
36:59s'il vous encourage
36:59c'est vrai qu'il faut
37:00faciliter la vie des parents
37:01et que la question de la garde
37:02est essentielle
37:03pour ménager
37:04l'activité professionnelle
37:05parce qu'une des grandes raisons
37:06aussi de la baisse de la natalité
37:08mais ça c'est une raison
37:09de civilisation
37:10c'est que
37:10c'est l'activité des femmes
37:12la maîtrise de la fécondité
37:13c'est tout à fait respectable
37:15et donc
37:16pour ça
37:16il faut du coup
37:17qu'il y ait des services
37:18qui permettent aux femmes
37:19et aux hommes
37:20d'avoir des enfants
37:21sans sacrifier
37:22leur carrière
37:23donc oui c'est très important
37:25la garde
37:25en France on n'est pas
37:26particulièrement en retard
37:27enfin on n'était pas
37:28particulièrement en retard
37:28mais
37:29je crois qu'il y a quand même
37:30des investissements
37:31qui sont nécessaires
37:32parce que
37:32c'est quand même difficile
37:33de trouver des places
37:35la question du logement
37:36évidemment est importante
37:37tout ça
37:37à un coup
37:38je suis entièrement d'accord
37:39sur le fait que ça va être
37:40un des sujets
37:41de la présidentielle
37:43parce que
37:44ça pèse quand même
37:45sur les consciences
37:46cette idée
37:47qu'il y a moins d'enfants
37:49que de vieux
37:51aujourd'hui en France
37:52ça a aussi
37:54un lien avec
37:55la question de l'immigration
37:56c'est un petit peu
37:57l'éléphant dans la pièce
37:58mais on sait très bien
37:59que dans beaucoup de pays
38:00qui ont des natalités
38:01déprimées
38:02comme la nôtre
38:04aujourd'hui
38:04il faut
38:05accueillir
38:07des gens
38:07pour travailler
38:08pour faire tourner
38:10le pays
38:11et la machine économique
38:12donc
38:12cette question là
38:14elle va être au coeur
38:15des discussions
38:16avec des options idéologiques
38:17très radicales
38:18qui vont s'exprimer
38:19sans doute
38:20lors de la présidentielle
38:21Isabelle Moreau
38:22Jean-Christophe Ploquin
38:22parlait tout à l'heure
38:23du temps long
38:24de voir
38:24quand ces jeunes
38:25ces nouveaux-nés
38:27auront 20 ou 25 ans
38:29mais il y a une urgence
38:30aujourd'hui finalement
38:30à trouver des solutions
38:32on parlait de la retraite
38:33de la croissance
38:33alors voilà
38:34ça questionne quand même
38:35le modèle qu'on a
38:36de société
38:37notamment en termes
38:38de protection sociale
38:38parce que je ne sais plus
38:39lequel de vous deux le disait
38:40il finance les retraites
38:41des personnes aujourd'hui
38:42donc si ce n'est pas équilibré
38:43il faut qu'on voit complètement
38:44qu'on mette complètement à plat
38:45notre système de retraite
38:46là on a bien vu
38:47qu'il y a eu un décalage
38:49de la réforme
38:51donc au niveau des âges
38:52mais c'est vrai aussi
38:53qu'en même temps
38:53les hommes ça y est
38:54atteignent
38:55comme les femmes
38:55ils dépassent les 80 ans
38:57en espérance de vie
38:58à la naissance
38:58je voulais souligner aussi
38:59le fait qu'ils proposent
39:00un certain nombre de mesures
39:01qui impliquent les entreprises
39:03donc ça je trouve
39:04que c'est intéressant
39:04parce que alors
39:05je ne sais pas ce qu'on va en dire
39:06je n'ai pas vu
39:07permettre aux entreprises
39:08de verser une prime nette
39:09de 5 000 euros
39:10voilà exactement
39:10il y a des autorisations
39:13d'absence
39:13pour aider les enfants
39:14que ce soit de la maternelle
39:15au collège
39:16et tout ça
39:16donc je pense qu'il y a
39:17quelque chose
39:17où on se dit
39:18c'est vraiment un enjeu
39:19donc oui
39:20il va falloir se bouger là-dessus
39:21mais c'est vrai aujourd'hui
39:22qu'on est à 1,62 enfants
39:24par femme
39:24le renouvellement des générations
39:26c'est 2,1 enfants
39:27donc ce n'est pas encore catastrophique
39:29plus que ça
39:30je pense qu'il faut aussi
39:31donner un discours
39:32pour que les gens
39:32aient envie de se projeter
39:33dans l'avenir
39:34parce que c'est ça
39:34c'est faire un peu un récit
39:36aujourd'hui les jeunes
39:37on leur dit
39:37est-ce que vous voulez des enfants
39:38ils disent
39:38alors vous avez souligné
39:39le logement
39:40c'est hyper important
39:41mais est-ce qu'aujourd'hui
39:42ils se disent
39:42ben voilà
39:43le climat c'est pas super
39:44il y a tout ce qui se passe
39:46en Ukraine
39:47aux Etats-Unis
39:48est-ce qu'on va mettre
39:49au monde des enfants
39:49dans ce monde-là
39:50et je pense qu'un discours
39:51et ça peut-être
39:52que les candidats
39:53à la présidence de la République
39:54vont se poser cette question-là
39:55et peut-être pourront-ils
39:56emporter
39:57pas mal de voix
39:57question justement
39:58si ces mesures
39:59voyaient le jour
40:00seraient-elles suffisantes
40:01Hélène Périvier
40:01est économiste
40:02et présidente
40:03du Haut Conseil de la Famille
40:04l'attribuer uniquement
40:06à des questions matérielles
40:07c'est peut-être une vision
40:08un peu trop simple
40:10de la situation
40:11au Conseil de la Famille
40:12on a fait une enquête
40:13sur les jeunes de 20-35 ans
40:15pour voir comment ils se projettent
40:15dans la parentalité
40:16on voit qu'il y a quand même
40:17aussi des considérations
40:18alors chez les jeunes femmes
40:20beaucoup liées aux contraintes
40:21qu'elles anticipent
40:22et puis il y a quand même
40:23un déplacement
40:24de la norme
40:26de 3 à 2 enfants
40:27plutôt
40:27donc déjà les gens
40:28souhaitent plutôt
40:28avoir un peu moins d'enfants
40:30ça c'est des éléments
40:31sur lesquels on aura
40:32du mal à jouer
40:32puisque c'est pas comme ça
40:33que les gens se projettent
40:34dans leur vie future
40:36Cela rejoint ce que vous disiez
40:37Isabelle Moreau
40:37et vous aussi tout à l'heure
40:38d'ailleurs Jean-Christophe Ploquin
40:39En fait la France
40:40elle est en train
40:42de rejoindre
40:43le peloton
40:44des pays européens
40:45qui connaissent
40:46cette situation
40:47de dénatalité
40:48depuis 15 ans
40:5020 ans
40:50selon les pays
40:52il y avait une exception française
40:53et elle est en train
40:54de disparaître
40:54Avec une question en même temps
40:56qui revient
40:56de manière un peu cyclique
40:57dans le Nouvel Hop
40:58cette semaine
40:59Sylvain Courage
41:00et cette question
41:01justement de dire
41:02depuis 60 ans
41:03peut-être maintenant
41:03on ne fait plus
41:04assez d'enfants
41:05la question revient
41:06C'est assez obsessionnel
41:08dans le débat politique
41:09Le mouvement No Kids
41:10notamment
41:10Il y a des mouvements
41:13pour des raisons philosophiques
41:15pour des raisons
41:15d'appréhension
41:16de l'avenir
41:17estiment que
41:18le monde est déjà
41:19très peuplé
41:20d'ailleurs en fait
41:20la population mondiale
41:22va atteindre son pic
41:23la question de la natalité
41:24ne se pose pas
41:25qu'en France
41:25mais les ressorts
41:27sont mystérieux
41:27parce que quand on parle
41:28du baby-boom
41:28en fait ça a commencé
41:29pendant la guerre
41:30dès 1942
41:31et 1943
41:33la natalité est repartie
41:34à ce moment-là
41:35on pouvait peut-être voir
41:37espérer une victoire
41:40contre l'Allemagne nazie
41:41mais enfin
41:41les conditions
41:42étaient quand même
41:42difficiles en France
41:43et pourtant
41:44les français ont eu
41:46des enfants à ce moment-là
41:47c'est un peu mystérieux
41:48Ce sujet pose aussi
41:49la question de la place
41:50de l'enfant
41:51dans la société
41:51on voit maintenant
41:53qu'il y a des hôtels
41:54sans enfants
41:55des mariages sans enfants
41:57d'avoir des wagons
41:58après la polémique
41:59sur les trains
41:59c'est un fait en effet polémique
42:04parce que quand même
42:04vivre en société
42:05c'est vivre tous ensemble
42:08quand on parle
42:09de mariage sans enfants
42:10le mariage
42:10c'est précisément
42:11deux familles
42:12qui se rencontrent
42:12toutes générations confondues
42:14c'est un curieux concept
42:15donc il faut voir
42:18si l'enfant
42:18est-ce que c'est
42:19une gêne
42:21ou est-ce que c'est
42:23un espoir
42:23ou une bonne chose
42:24enfin il faut quand même
42:25que le débat
42:27sur la place de l'enfant
42:28dans la société
42:28soit aussi posé
42:30Allez, dernier thème
42:31ce soir dans
42:31Les Informés
42:32avec les mots
42:33de Gisèle Pellicot
42:34qui s'exprime
42:35à une semaine
42:35de la sortie
42:36de son livre
42:37écrit avec la journaliste
42:38Judith Pérignon
42:39il s'appelle
42:40Et la joie de vivre
42:41elle y revient
42:42sur le procès historique
42:43des viols
42:43organisés par son mari
42:45procès qui s'est tenu
42:46fin 2024
42:47et sur le moment
42:48où elle découvre
42:48au commissariat
42:49de Carpentras
42:50qu'elle a été violée
42:51par des dizaines d'hommes
42:52dans son sommeil
42:53droguée par son époux
42:54c'est le sous-brigadier
42:55Perret
42:55qui l'informe
42:56de ce qu'elle a subi
42:57Gisèle Pellicot
42:58raconte au New York Times
42:59ce que lui a dit
43:00ce policier
43:01Madame Pellicot
43:03ce que je vais vous annoncer
43:04ne va pas vous faire plaisir
43:05et là je commence
43:06vraiment à m'inquiéter
43:07j'ai mon coeur
43:08qui commence à s'emballer
43:09je lui dis
43:10mais qu'est-ce qui se passe
43:10et il me dit
43:12vous voyez là
43:12la pile qui est là
43:13il commence à ouvrir
43:14une chemise
43:14et là il commence
43:15à me montrer une photo
43:16et il me dit
43:18c'est vous
43:18vous vous reconnaissez
43:19sur cette photo
43:20et bien sûr que non
43:21je ne me reconnais pas
43:22parce que je suis accompagnée
43:23d'un homme que je ne connais pas
43:25qui est en train de me violer
43:26et je lui dis
43:27mais non je ne connais pas cet homme
43:28et je commence à me dire
43:30mais ce n'est pas moi
43:31peut-être qu'il se trompe
43:32parce que comme je n'ai pas
43:32mes lunettes
43:33je ne vois pas bien
43:34et il me montre
43:35une deuxième photo
43:36qui est à peu près
43:37la même chose
43:37et il me dit
43:38Madame Pellicot
43:39c'est bien vous là
43:40et je lui dis
43:40mais non
43:41je commence à me
43:42je me pose vraiment des questions
43:44et là il me dit
43:45c'est votre chambre
43:46Madame Pellicot
43:46c'est vos lampes de chevet
43:47on est allé
43:48pergationner chez vous
43:49c'est bien vos affaires
43:51je crois que mon cerveau
43:52a fait une dissociation
43:54Gisèle Pellicot
43:55qui dans son livre
43:56écrit à ce propos
43:56mon cerveau s'est arrêté
43:58dans le bureau du sous-brigadier
44:00Perret
44:01à qui il s'adresse
44:01ce livre finalement
44:03Isabelle Moreau ?
44:03Je pense à tout le monde
44:04je pense aux femmes
44:06qui peuvent se sentir concernées
44:07qu'elles aient vécu
44:08ou non ce type de drame
44:11aux hommes aussi
44:12parce que je pense
44:12qu'il y a des questionnements
44:13qui doivent exister
44:15ce qu'elle dit là
44:16effectivement
44:16alors moi j'ai lu
44:17les bonnes feuilles
44:19qui ont été publiées
44:20par Le Monde
44:21et il y a eu également
44:22une interview accordée
44:23à Libération
44:24où elle revient un petit peu
44:25sur pourquoi
44:26elle a envie d'écrire ce livre
44:27qui effectivement
44:28rien que le titre
44:29et la joie de vivre
44:30c'est osé
44:31c'est culotté
44:32mais c'est tout à l'image
44:33de cette femme
44:33qui a accepté justement
44:34que les débats
44:35soient ouverts à tout le monde
44:37qui n'est pas de vile
44:38Elle a refusé Louis Clos
44:39qui a déclenché aussi
44:41cette tonte de choc
44:42Tout à fait
44:43c'est vrai que quand elle raconte
44:44qu'effectivement
44:45ce policier
44:46qui lui explique tout ça
44:47elle ne comprend pas
44:48et ce que je trouve
44:49aussi intéressant
44:50c'est qu'elle ne
44:51enfin dans ce que j'ai lu
44:52parce que je ne suis pas
44:53allée plus loin
44:54mais c'est qu'elle ne veut pas
44:56non plus nier tout ce qui a été
44:57sa vie d'avant
44:58avec cet homme
44:59puisque ça a été une passion
45:00où elle explique tout ça
45:01et je trouve que c'est
45:02c'est ça aussi
45:03les contradictions
45:04qu'on peut ressentir
45:05avec des personnes
45:06qui vous font subir
45:07des choses absolument affreuses
45:08et voilà
45:09bien alors elle
45:09elle ne le savait pas
45:10et ça soulève également
45:11la question de la soumission chimique
45:12ou depuis qu'elle a pris la parole
45:14mais que ce soit en France
45:16ou ailleurs
45:16il y a des personnes qui disent
45:17mais moi aussi
45:18j'ai eu ça
45:18et donc je peux aussi m'exprimer
45:20ça libère la parole
45:21deux messages principaux
45:22Elisabeth Pinot
45:22dans ce livre de Gisèle Pellicot
45:24elle le dit elle-même
45:25la honte doit changer de camp
45:26ce que l'on entend régulièrement
45:28et puis aussi
45:28quelles que soient les épreuves
45:29on peut s'en relever
45:30oui elle a un ton
45:31volontairement très positif
45:33et c'est bien d'entendre
45:34sa voix avec ses mots
45:36même si elle a écrit
45:37ce livre je crois
45:38avec une
45:38Judith Pérignon
45:40la journaliste
45:40avec Judith Pérignon
45:41Pérignon
45:43et
45:44ce que je note
45:46aussi
45:46les récits à la première personne
45:47c'est que Judith Pellicot
45:49est devenue une école mondiale
45:50moi je travaille à Reuters
45:52on a suivi de tout près
45:53ce procès
45:54elle a parlé au New York Times
45:56ça a été couvert
45:57par des médias
45:58du monde entier
45:58du monde entier
45:59il y avait des gens
46:00du monde entier
46:01des confrères du monde entier
46:02pendant le procès
46:03où on entendait beaucoup
46:04son avocate
46:05et maintenant c'est bien
46:06de la voir s'exprimer
46:07elle-même
46:08et de raconter cette histoire
46:09avec ses propres mots
46:10et c'est vrai que
46:11ce qui touche sans doute
46:12dans cette histoire
46:13parce qu'il n'y a pas
46:14qu'en France malheureusement
46:15que ce genre de choses arrive
46:16mais déjà bien sûr
46:18le fait qu'elle ait accepté
46:19que les débats
46:20aient été ouverts
46:21elle est vraiment devenue
46:22une icône
46:23elle a donné du courage
46:23à de nombreuses victimes
46:26de ce genre
46:27de violences
46:30et puis
46:32partout dans le monde
46:34voilà
46:34elle est devenue une icône
46:36presque malgré elle
46:37et on voit
46:38qu'elle est allée au-delà
46:39elle n'a pas eu peur
46:40maintenant de la célébrité
46:42elle a posé ses mots
46:43elle s'exprime
46:44de façon calme
46:45et plutôt positive
46:46elle veut retirer
46:47le meilleur
46:49elle veut sortir par le haut
46:50de cette affaire sordide
46:51Gisèle Pellicot
46:51icône mondiale
46:53son livre est traduit
46:54dans 22 langues
46:55Sylvain Courage
46:56il va être publié
46:57en Europe bien sûr
46:58au Brésil
46:58au Canada
46:59c'est très rare
46:59pour un livre français
47:00d'être autant diffusé
47:02cela veut dire
47:02que ça ne parle pas seulement
47:03justement aux françaises
47:05et aux françaises
47:05c'est parce que
47:05sa prise de conscience
47:07est universelle
47:08et c'est surtout ça
47:09qui fait qu'on
47:11que quelles que soient
47:12les circonstances
47:13extrêmement spéciales
47:15de son histoire
47:16mais sa prise de conscience
47:18et sa volonté
47:19de se libérer
47:20ça c'est universel
47:22et en fait
47:22nous on l'a fait dialoguer
47:24dans l'Obs aussi
47:25avec la philosophe
47:26féministe
47:27féministe Manon Garcia
47:28et on a titré
47:29La naissance d'une féministe
47:30parce que
47:30elle n'était pas féministe
47:32elle vivait
47:33cette histoire
47:34avec son mari
47:34elle n'avait aucune conscience
47:35de ce qui lui arrivait
47:36et elle a pris conscience
47:38de son féminisme
47:40elle dit que pendant
47:41le procès
47:43le soutien
47:44des militants féministes
47:45l'a beaucoup aidé
47:45à franchir cette épreuve
47:47parce que c'était quand même
47:48quelque chose de très difficile
47:50évidemment pour elle
47:51et donc
47:52il y a là
47:53un message universel
47:54et c'est pour ça
47:55que ça parle
47:56et que effectivement
47:57c'est plutôt un message d'espoir
47:58parce que
47:58nonobstant ce qu'elle a vécu
48:00qui est un cauchemar
48:01aujourd'hui
48:03elle est plus libre
48:03qu'elle n'était
48:05Bonjour Christophe Ploquin
48:06Oui c'est tout ce qui a été dit
48:08est vraiment
48:08très très beau
48:10très très fort
48:11et effectivement
48:12on retrouve
48:13cette personnalité
48:15assez incroyable
48:15en fait
48:16de Gilles Pellicot
48:16alors
48:17Lacroix aussi
48:18a réalisé une interview
48:19que vous pouvez trouver
48:20en ligne
48:20actuellement
48:21sur notre site
48:22elle explique notamment
48:24que c'est sa fille
48:25qui l'a convaincue
48:26de refuser le huis clos
48:28en lui disant
48:30précisément
48:30si c'est un huis clos
48:32c'est toi
48:32qui en repartira
48:33de ce procès
48:34la tête basse
48:35et les prévenus
48:38en repartiront
48:40la tête haute
48:41et donc
48:42elle a accepté
48:43de faire cette bascule
48:45qui était quand même
48:45qui lui a demandé
48:46ensuite
48:47un courage énorme
48:48ensuite
48:48pendant toute la durée
48:49du procès
48:50d'affronter comme ça
48:51publiquement
48:52des scènes
48:53évidemment insoutenables
48:55et au fur et à mesure
48:57du procès
48:58là aussi
48:58ce qu'elle nous explique
48:59c'est que
48:59elle a pris conscience
49:00qu'au-delà de son cas personnel
49:02son cas personnel
49:03parlait
49:03à un nombre
49:04incroyable
49:06de personnes
49:06qui lui ont écrit
49:08pendant le procès
49:08en écrivant parfois
49:10simplement
49:10Gisèle Pellicot
49:11Mazan
49:12ou bien
49:13Gisèle Pellicot
49:14Avignon
49:14et ça lui arrivait
49:15tous ces courriers là
49:16et donc
49:17elle a pris conscience
49:18que son cas
49:19en fait
49:19éveillait énormément de choses
49:21évidemment
49:21principalement
49:22chez des femmes
49:23et que donc
49:24elle avait finalement
49:25un rôle à jouer
49:26qui dépassait
49:27sa propre histoire
49:28mais ce qui est
49:30effectivement
49:31assez stupéfiant
49:31c'est la façon
49:32dont elle a su
49:33se reconstruire
49:34se libérer
49:35comme vous l'avez dit
49:36elle a un nouveau compagnon
49:37elle refait sa vie
49:39et ça
49:40c'est vraiment
49:40une sorte de résurrection
49:41si je puis utiliser
49:43un terme comme ça
49:44et on a vu d'ailleurs
49:44lors de son procès
49:45à Avignon
49:45Isabelle Moreau
49:46ces quantités de femmes
49:48qu'il attendait
49:48chaque soir
49:49après les audiences
49:50parfois des
49:51des haies d'honneur
49:52des acclamations
49:52une sorte de rock star
49:53en quelque sorte
49:54elle était devenue déjà
49:55au moment de son procès
49:56une icône
49:56c'est ça
49:57et puis vraiment
49:57c'est la libération
49:58de la parole
49:58on en parlait tout à l'heure
50:01affaire qui est un peu
50:03d'un autre genre
50:05entre guillemets
50:05l'affaire Epsin
50:06où on parle aussi
50:07de personnes
50:08qui témoignent
50:09dans ce procès
50:10puis là on voit un peu
50:11avec les documents
50:12qui sont transmis
50:13un peu partout
50:14l'horreur de ce qui s'est passé
50:15sans faire de comparaison
50:16c'est vrai qu'aujourd'hui
50:17ça permet quand même
50:19à des personnes
50:20de pouvoir s'exprimer
50:21qu'elles soient entendues
50:22par la justice
50:23parce que je pense
50:23qu'il y a ça aussi
50:24pour permettre de se reconstruire
50:25je crois que ça a été
50:26important pour elles
50:27et c'est vrai qu'en France
50:28on a encore beaucoup de cas
50:30où il y a des attouchements
50:32des viols
50:33où ça ne va pas
50:34jusqu'à
50:34jusqu'à
50:35jusqu'à
50:36devant les juges
50:36donc c'est là où
50:37effectivement le message
50:38c'est comme vous le disiez
50:40la honte doit changer de camp
50:41et surtout
50:42la libération de la parole
50:43parce qu'il y a encore
50:44d'autres personnes
50:44qui n'osent pas parler
50:46ou qui par contre
50:47parlent mais
50:47très tardivement
50:48et je pense que c'est important
50:49pour se reconstruire
50:50évolution sociétale
50:51évolution politique aussi
50:53Elisabeth Pinault
50:54la loi peut changer
50:55avec ce qui s'est passé
50:56pour Gisèle Pellicot
50:57la loi a déjà changé
50:59évolue
51:00la défense des femmes
51:02ça reste un sujet
51:04un combat
51:04qui est complètement
51:05d'actualité
51:06et à la différence
51:08de l'affaire Epstein
51:09enfin il y a beaucoup
51:10de différences bien sûr
51:10mais qui concernait
51:12une élite mondiale
51:13enfin un milieu particulier
51:15là c'est
51:15l'horreur ordinaire
51:16Gisèle Pellicot
51:17c'est vraiment quelqu'un
51:18de parfaitement ordinaire
51:20et ce qui lui arrive
51:21est extraordinaire
51:22et terrible
51:23mais c'est ça aussi
51:24qui touche dans son cas
51:25c'est qu'on voit bien
51:26on a l'impression
51:27que c'est la voisine
51:28c'est une amie
51:30qu'on aurait pu connaître
51:31et je pense que c'est ça
51:32qui a touché dans son cas
51:33On parlait à Sylvain Courage
51:34effectivement
51:35de ce livre
51:36qui va être publié
51:36dans 22 langues
51:37Phénomène mondial
51:38Phénomène d'édition aussi
51:39qui s'annonce
51:40Oui
51:40bien sûr
51:41c'est parce que
51:42ce témoignage
51:43était très attendu
51:45après le retentissement
51:46international du procès
51:48et le livre est d'ailleurs
51:50à la hauteur
51:50des attentes
51:51parce qu'il est
51:52très touchant
51:53et la collaboration
51:54avec Judith Pérignon
51:55a donné vraiment
51:57un texte
51:57qui lui ressemble
51:59et qui a de la portée
52:02qui va frapper les esprits
52:04donc oui
52:04c'est un grand succès d'édition
52:06mais là on peut s'en réjouir
52:07Gisèle Pellicot
52:08qui s'exprime à nouveau
52:09ce soir
52:10dans quelques minutes
52:10dans l'émission
52:11La Grande Librairie
52:12sur France 5
52:13à la une du Nouvel Obs
52:14cette semaine
52:15Gisèle Pellicot
52:16au sens du féministe
52:18Voilà
52:18merci
52:19Jean-Christophe Ploquin
52:20demain à la une de la Croix
52:21Excellent sujet
52:22mais je vais plutôt zoomer
52:23justement sur l'interview
52:24de Gisèle Pellicot
52:25qu'on a sur le site
52:26actuellement
52:27et que vous pouvez lire
52:28ça a été un long entretien
52:29recueilli par deux consoeurs
52:31Marie Boiton
52:32et Fabienne Le Mailleux
52:33qui est absolument passionnant
52:35et qui sera publié
52:36dans l'hebdomadaire
52:37de fin de semaine de la Croix
52:38dans une dizaine de jours
52:39D'accord
52:40et si vous voulez nous parler
52:40de la une de demain
52:41vous pouvez aussi
52:42Oui mais je préfère focaliser
52:44sur cette interview
52:46de Gisèle Pellicot
52:47alors merci beaucoup
52:48Isabelle Moreau
52:49d'être venue ce soir
52:51directrice de la rédaction
52:52de l'agence de presse AEF
52:53merci
52:54Elisabeth Pinault
52:55de l'agence Reuters
52:56les informés
52:57reviennent demain matin
52:58à 9h
52:59très bonne soirée
53:00sur France Info
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