- il y a 6 mois
Mireille Dumas séquestrée par Léon Zitrone lors d'un entretien télé, le jour où le plafond du studio a failli lui tomber sur la tête, son fou rire incontrôlable à l'antenne ou encore les coulisses de ses longs enregistrements de témoignages à l'époque, Mireille Dumas refait sa télé ce samedi 7 février 2026 avec Eric Dussart et Jade sur RTL. Ils seront rejoints par Richard Orlinski venu leur présenter son parcours et ses projets de sculptures !
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00:00Qui a été votre pire invité ?
00:03Alors là, ça remonte à il y a très longtemps, l'un de mes premiers entretiens.
00:07Et j'avais demandé à Léon Zitrone, à l'époque c'était une figure,
00:11une sommité et tout, de l'interviewer.
00:14Il avait accepté, j'étais allée chez lui.
00:16Donc il m'avait reçu avec l'équipe dans son bureau, je me suis installée,
00:20et il m'a dit quelles sont les questions.
00:23Il a voulu connaître vos questions ?
00:24Oui, il m'a demandé quelles sont les questions.
00:25Alors que vous voyez, je suis petite journaliste, je vais faire des petites interviews,
00:30Surtout que lui, en tant que journaliste, devait savoir aussi qu'on ne donne pas les questions à l'avance.
00:33Quelles sont vos questions ?
00:34Et je lui dis, monsieur Zitrone, je n'ai pas de questions,
00:37enfin, je n'ai pas de questions, je les ai dans ma tête,
00:41et je vais au fur et à mesure de vos réponses,
00:44voilà, il me dit, mais vous ne savez pas faire votre métier,
00:48je ne sais plus comment, il ne m'a pas dit ma petite dame, mais machin.
00:51Alors donc, vous savez ce qu'il a fait ?
00:53Il m'a dit, vous allez m'écrire toutes vos questions.
00:55Il est sorti, il nous a enfermé à clé.
00:58Pardon ?
00:58Vous avez été séquestrée par...
00:59J'ai été séquestrée par Léon Zitrone, dans son bureau.
01:02Sa femme était à côté dans la cuisine,
01:04moi j'étais dans le bureau,
01:06oui, avec le cadreur et le preneur de son,
01:10et je devais, sur une feuille,
01:12écrire, et il m'avait dit, quand vous aurez fini,
01:14vous toquez à la porte ou vous passez sous la porte, les questions.
01:16La prise d'otage, quoi, vraiment, au sens propre que vous vous en souvenez.
01:19Vous vous rendez compte ?
01:20Alors, donc, vous allez voir la fin,
01:22parce que c'est quand même énorme.
01:23Je toque, il vient, il s'installe, il dit, bon,
01:26il regarde, je lui donne le papier,
01:28il regarde les questions, il les lit et tout,
01:30il dit d'accord, il pose,
01:33et je commence mon entretien.
01:35Évidemment, qu'est-ce qui se passe ?
01:36Moi, j'ai mes questions, mais il me répond.
01:39Donc, je ne vais pas, moi,
01:41il m'a répondu, passer à la deuxième question.
01:43Vous voyez, je commence à lui répondre,
01:45et je mène mon entretien, tout en suivant le chemin que j'avais écrit,
01:49mais en répondant et tout.
01:50Ça s'arrête, il me regarde,
01:52et il me dit,
01:54vous n'êtes pas loyale,
01:55vous n'avez pas suivi vos questions.
01:57Je dis, mais j'ai tout suivi,
01:59j'ai juste répondu et tout.
02:01Non, non, non, vous avez posé des questions.
02:03Je dis, non, c'était des réponses.
02:05Des relances, c'était pas ?
02:06Des relances, etc.
02:07Eh bien, c'est fini.
02:09Cette interview ne passera jamais à l'antenne,
02:11et d'ailleurs, vous ne serez jamais journaliste.
02:12Et tout de suite, il a tout de suite appelé le patron,
02:18le patron de télé de l'époque,
02:21pour interdire l'émission.
02:23Ça fait peur.
02:24On continue.
02:26C'est effrayant.
02:27C'est quoi ?
02:28On est en train de chercher.
02:29C'est la guerre ?
02:30On peut continuer.
02:31La troisième guerre.
02:33On continue à tourner, on continue à tourner.
02:36Voilà.
02:38Attention, Mireille.
02:42Le plafond qui tremble,
02:44et vous, on vous voit à ce moment-là quitter le plateau en courant.
02:47On en sourit aujourd'hui.
02:47Oui, à la fin, parce qu'au début, je ne comprends pas.
02:50Je ne comprends pas que le plafond est en train de...
02:52On continue.
02:53Oui, je continue tranquillement.
02:55Et puis, en fait, heureusement qu'il y a des grandes barres,
02:57comme ici d'ailleurs, qui soutiennent le plafond.
02:59Et le studio a été fermé quand même pendant un an.
03:01Oui, parce qu'on en rit, mais ça aurait pu être dramatique.
03:03Je pense qu'on aurait pu être engloutis.
03:06C'était un studio qui venait d'ouvrir ses portes, c'est ça ?
03:08Tout nouveau ?
03:08Il venait d'être fait ?
03:09Oui.
03:10Manifestement pas fini, donc ?
03:11Des problèmes de sécurité.
03:14Il a été fermé pendant un an.
03:16En gros, on nous avait demandé de ne pas trop en parler.
03:19Parce que c'était difficile pour le studio.
03:22Mais il a fermé ses portes pendant un an pour reconstruire.
03:25Après coup, on a peur, parce que sur le moment, on réagit.
03:27Mais après coup, on se dit oulala ?
03:28On se dit oulala.
03:30Et en même temps, c'est absolument incroyable.
03:31Comme tous les invités étaient là,
03:34il fallait quand même...
03:35Enfin, on ne pouvait pas renvoyer tout le monde à la maison.
03:39Donc, je crois...
03:41J'ai un peu oublié, mais il y avait...
03:42Vous avez tourné dans une loge ?
03:43Voilà, c'est cela.
03:44On est allé tourner dans une loge ce que l'on pouvait faire.
03:47Et puis après, on a effectivement enregistré l'émission
03:50la semaine ou quinze jours après.
03:52Je crois qu'on a eu un petit peu une lacune à l'antenne.
03:56Le temps de faire revenir les invités d'enregistrer.
03:59Un jour, vous avez dû être évacué ?
04:01Du studio à cause d'un fou rire ?
04:03Oui.
04:04Parce que vous avez pris trop de sirop contre la toux ?
04:07Expliquez-nous ça.
04:07Ça semble surréaliste.
04:09Il ne faut pas que je fasse de promo non plus pour ce sirop.
04:13Mais j'étais très malade.
04:15J'avais 39, 42 fièvres.
04:16J'étais vraiment pas bien du tout.
04:18Et je devais...
04:20Enfin, la fièvre montait en fait pendant le temps de l'enregistrement.
04:23Mais donc, je suis arrivée, j'avais une toux énorme.
04:26Et j'avais un sirop à base d'une certaine substance.
04:30Très forte.
04:30Très forte, mais habituelle dans les sirops.
04:33Voilà.
04:33J'ai simplement mis ce petit flacon sous mon siège.
04:36Et tout le temps de l'émission, je buvais comme ça au goulot.
04:39Et j'ai descendu la bouteille.
04:40Alors qu'il faut prendre une cuillère à café pour max.
04:42Oui, enfin, trois fois par jour.
04:45Vous avez sifflé la bouteille.
04:46La bouteille est là.
04:47À un moment donné, j'étais en plus...
04:50C'était une émission vraiment un peu lourde face à des femmes qui étaient sorties de prison,
04:55qui avaient fait de la prison pour différentes raisons.
04:58Et tout à coup, c'est comme dans les dessins animés, Picsou, je ne sais pas quoi.
05:01Vous voyez, vous voyez, ça se...
05:03Les yeux.
05:03Vous avez les yeux comme ça.
05:04Et j'étais prise d'un fou rire que je ne pouvais plus arrêter.
05:08C'était horrible, cette histoire.
05:10Avant que les pompiers soient venus me chercher,
05:13on m'a installée dans la loge de dégrisement,
05:18des cellules de dégrisement.
05:19J'étais.
05:20Et sur le plateau, figurez-vous qu'on continuait à m'entendre de rire.
05:23C'était épouvantable.
05:25Ça a duré un bon quart d'heure.
05:26Est-ce que vous avez revu les images ou pas par la suite ?
05:29Alors, ce que je regrette, c'est que ça a été...
05:31Ça, ça fait partie des choses détruites.
05:33Et je regrette parce que j'aurais bien aimé les garder.
05:37Ça a été coupé au montage.
05:38Et puis donc, ça a disparu.
05:40Ça a disparu dans les...
05:42On va dire...
05:43Voilà, dans les poubelles.
05:44Je ne sais pas.
05:45Pourtant, ça vaut son pesant d'or.
05:46Des règles du mât.
05:47Pardon, mais défoncez à l'antenne.
05:49On ne peut pas dire autre chose.
05:49Mais c'est exactement ça.
05:51Ça défonce totalement.
05:54Vous dites que finalement, réflexion faite,
05:57ce n'est pas plus mal que vie privée, vie publique,
05:58se soit arrêtée.
06:00Parce que ça vous a permis de retrouver une vie.
06:02C'est-à-dire que vous commencez en début de saison,
06:05vous vous arrêtez en juin,
06:06vous vous arrêtez un tout petit peu.
06:07Moi, je prenais une semaine à Noël.
06:10Et après, j'allais pratiquement tout chaud jusqu'au mois de juin,
06:12vous voyez, avec des week-ends souvent pris pour les montages
06:16ou préparer les émissions.
06:18Donc, c'est un grand tunnel dans lequel vous entrez.
06:20Et c'est vrai que j'ai eu l'impression
06:22de reprendre un petit peu pied dans cette vie
06:25et reprendre un peu ma vie en main,
06:26qui m'échappait un petit peu.
06:27Est-ce que vous verriez encore dans ce rythme-là, Myrie Dumas ?
06:29Impossible.
06:30Non, non, non.
06:31Je suis tellement...
06:32Ça a été...
06:33Il y a quelque chose quand même que j'ai lâché
06:34et qui était génial.
06:36Donc, si demain, une chaîne de télé
06:37vous proposait de nouveau une émission hebdomadaire...
06:40Mais Eric, on me l'a souvent demandé depuis...
06:42Depuis l'arrêt de vie publique ?
06:43Bien sûr, bien sûr.
06:44J'ai tout le temps dit non
06:46parce que j'étais très contente
06:47de ne plus être soumise à cette régularité,
06:50à l'audience,
06:50qui est quand même, malgré tout,
06:52même si vous êtes sur le service public, etc.
06:55Il y a quand même la pression de l'audience.
06:56Elle est toujours là.
06:57Donc, non, c'était...
06:59Ça a été formidable de retrouver
07:01cet espace de liberté et de vie.
07:04Il paraît que les enregistrements
07:06de vie privée, vie publique
07:07duraient une éternité.
07:09Genre un demi-téléton.
07:10Non !
07:11Mais ça, c'est...
07:12Vous savez, ça m'a toujours amusé...
07:13J'ai entendu parler d'intervention de la BRI
07:15pour mettre un terme à vos enregistrements.
07:17C'est ça.
07:18Alors, j'ai toujours interviewé le double.
07:23C'est-à-dire que pour une émission,
07:24effectivement, qui faisait deux heures,
07:26on enregistrait, j'avais, moi, quatre heures.
07:28C'est déjà énorme.
07:29C'est long, hein ?
07:30Vous en conviendrez.
07:30C'est long, c'est long.
07:31Les gens finissent par parler,
07:32de toute façon, ils veulent partir.
07:33Non, mais non, parce qu'ils ne parlent pas
07:34à tour de rôle.
07:35Il y avait beaucoup de personnes
07:36autour de la table.
07:37Ils étaient nombreux.
07:37Il fallait donner du temps à tout le monde.
07:39Donc, c'était facile.
07:40Souvent, j'ai entendu certaines personnes
07:42dire que ça dure très, très longtemps.
07:44Oui, mais ils arrivaient.
07:45Il y avait tout le temps du maquillage.
07:47Après, on s'installait, etc.
07:48On commençait l'émission
07:49pendant deux heures sans s'arrêter.
07:51Au bout de deux heures, pause café.
07:53Des fruits secs, avant de bien tourner.
07:55Petit gâteau, petite sucrerie.
07:58Enfin, de quoi être bien, quoi.
07:59Et on repartait pour deux heures.
08:01Et j'arrivais, effectivement, avec quatre heures.
08:03Le temps, c'est de l'argent.
08:04Ce serait possible, ça, encore aujourd'hui,
08:06de tourner quatre heures ?
08:07C'est la qualité des émissions.
08:09Elle voulait cela.
08:10Et vraiment, je me suis battue pour ça
08:12parce que je me souviens
08:13que j'avais un président de chaîne,
08:15Jean-Pierre Elkabach,
08:16qui m'avait demandé de les faire en direct.
08:18Il avait dit, faites en direct.
08:20Voilà, ça sera...
08:22Ils pensaient que ça serait mieux.
08:24Plus nerveux, alors que c'est une erreur.
08:25Évidemment, puisque là, vous pouvez couper
08:28quand justement, c'est un petit peu long.
08:30Et surtout, vous avez des éclats de vérité.
08:32Moi, ce que je cherche, c'est des moments de vérité.
08:33Donc, il faut avoir le temps de creuser.
08:35Donc, le temps, en fait,
08:36c'est comme pour le documentaire.
08:38Moi, j'applique la même recette.
08:39On tourne beaucoup en documentaire.
08:41Beaucoup pour avoir un bon film.
08:43Et voilà.
08:44Et je donne ce temps-là aux émissions.
08:46Les invités de vie privée et de vie publique,
08:48ils en disaient souvent plus
08:49que ce qu'ils avaient prévu de dire.
08:51C'est votre talent, Mireille Dumas.
08:52Je me souviens de François Zardy
08:53qui vous avait lancé à la fin de l'émission.
08:55Je ne vous remercie pas
08:56de m'avoir tiré les verres du nez.
08:58C'était dit avec humour.
08:59Mais bon, quand même.
09:00Elle a revu les émissions.
09:03Parce que je faisais toujours ça.
09:04Vous envoyez les émissions aux invités ?
09:07Toutes les émissions, à chaque fois,
09:09je proposais à l'invité
09:11de venir voir son témoignage
09:14ou de lui envoyer
09:15s'il avait envie d'enlever quelque chose.
09:19Avec le risque,
09:20ils vous disent d'enlever quelque chose de très fort ?
09:21Oui, c'est arrivé deux, trois fois.
09:23Pas plus.
09:24Mais pas plus.
09:25D'autres auraient dit au contraire.
09:27Moi, je ne veux absolument pas
09:27qu'ils voient le montage.
09:28Je ne veux pas qu'ils amendent mon travail.
09:30Je pense que c'est pour ça que ça a duré
09:31et que les gens venaient aussi en toute confiance.
09:33c'est qu'ils savaient qu'il n'y avait pas
09:35ce qui arrive beaucoup quand même aujourd'hui.
09:37Moi, ça m'est arrivé il n'y a pas si longtemps que ça.
09:39Quand même, vous êtes piégés.
09:40On appelle ça un piège.
09:41C'est-à-dire que vous dites machin et tout
09:42et puis c'est pour faire l'accroche sur les réseaux,
09:46le punchline ou les bons mots.
09:51C'est ce qui est retenu.
09:52C'est simplifié.
09:55Donc là, vous faisiez main dans la main avec eux.
09:57Oui, parce que c'est comme ça
09:59que vous avez la confiance
10:00et d'ailleurs le plus de confidence.
10:02Vous, vous dites que vieillir ne vous fait pas peur.
10:04Non.
10:04Vous avez un très bel exemple avec votre maman
10:06qui est partie à l'âge de 100 ans.
10:07Oui.
10:07Il va falloir faire mieux.
10:08100 ans et 1 mois.
10:09Oui.
10:10Il va falloir...
10:11Alors, je ne me le souhaite pas.
10:13Ah bon ?
10:13Non, non, non, non, je ne me le souhaite pas
10:15parce que pour moi, ce qui est important,
10:18franchement, c'est la qualité de la vie
10:20et pas la longueur de la vie.
10:21Et ça, c'est quelque chose
10:22depuis que je suis très jeune,
10:23depuis l'âge de 30 ans.
10:25Vous savez, je suis une militante
10:25pour le droit de mourir dans la dignité,
10:27le droit de choisir sa mort.
10:28C'est que je pense que le plus important,
10:30c'est la qualité de la vie.
10:32Et la mort, elle ne vous fait pas peur,
10:33Mérite Dumas ?
10:33Non, non, non.
10:35Non, ça ne peut pas me faire peur
10:36puisqu'il n'y avait rien avant,
10:38il n'y aura rien après.
10:40Donc, non, la mort, elle est dérisoire
10:43par rapport à la souffrance.
10:45Et moi, je pense franchement,
10:46et j'y reviens souvent,
10:48c'est la qualité de vie.
10:51Oui, vieillir longtemps
10:52si vous êtes dans pleine forme,
10:53mais si tout à coup,
10:54c'est pour être dans des conditions
10:55comme je le vois,
10:56et dans des EHPAD
10:57où on ne s'occupe pas de vous, etc.,
10:59c'est horrible.
11:00Vous avez fait savoir aux proches
11:01que vous vouliez ce que vous ne vouliez pas.
11:02ça fait depuis, je vous dis,
11:06des dizaines d'années.
11:08J'ai même dans mon sac,
11:09j'ai toujours avec moi
11:12un petit testament
11:14qui explique que s'il m'arrivait ça,
11:17je demande à ce qu'on abrège mes souffrances.
11:20C'est quelque chose que je trouve,
11:21et ce n'est pas du tout,
11:22vous voyez, j'avais 30 ans,
11:24donc ce n'est pas une histoire
11:25de vieillir ou pas.
11:26C'est un choix de vie,
11:30j'ai envie de dire.
11:31Parce que la mort,
11:31c'est un choix de vie.
11:32ce n'est pas un choix de mort,
11:33c'est un choix de vie.
11:34Pas besoin d'être féru d'art contemporain
11:36pour connaître vos œuvres identifiables
11:37en une seconde,
11:38grâce à leur univers pop.
11:40La plus connue étant
11:40votre gorille,
11:42bien énervé.
11:43Il en existe combien
11:44de versions de ce Kong
11:46inspiré de King Kong,
11:47je pense ?
11:48Alors, il y en a quelques-unes,
11:49mais j'en développe de plus en plus,
11:50parce que c'est drôle,
11:51les gens sont vraiment tombés amoureux
11:53de cette sculpture,
11:54de ces...
11:54Bon, c'est vrai,
11:55vous avez raison,
11:56c'est King Kong.
11:56King Kong, ça parle à tout le monde,
11:58il y a eu plein de remakes,
11:59et puis c'est le monstre au grand cœur
12:01qui défend la veuve et l'orphelin,
12:03la prince...
12:03Il y a quand même
12:04beaucoup de messages qu'on aime.
12:05Il a combien le ticket d'entrée
12:06pour acquérir une œuvre
12:07de Richard Rolinsky ?
12:09C'est combien au moins cher ?
12:10C'est une très bonne question,
12:11cher ami.
12:12Très bonne question.
12:12Non, en réalité,
12:13ça me fait rebondir
12:15sur quelque chose
12:15qui me tient à cœur,
12:16c'est de rendre l'art accessible.
12:17C'est pour ça aussi
12:18que je suis très critiqué,
12:19pour d'autres raisons aussi,
12:21mais disons que...
12:23Grâce à Disney,
12:25d'ailleurs,
12:26en commençant par Disney,
12:27j'ai eu l'idée
12:27de créer des répliques
12:29d'œuvres extrêmement accessibles,
12:30et pour quelques dizaines d'euros,
12:31on peut s'offrir
12:33après, ça va jusqu'à
12:34plusieurs millions d'euros.
12:35Qui sera toute petite, évidemment.
12:36Oui, qui sera toute petite,
12:37qui ne sera pas numérotée,
12:39qui ne sera pas signée,
12:41mais qui sera en tout cas
12:42dans la boîte Richard Rolinsky
12:43et les gens en font collection,
12:44les gens en sont ravis.
12:46Je trouve que l'art,
12:46ça devrait être pour tout le monde,
12:47ce n'est pas réservé à une élite.
12:49Alors ça, c'était pour tout le monde,
12:50le moins cher,
12:50mais au plus cher,
12:51c'est quoi la statue
12:52que vous avez vendue
12:53le plus cher ?
12:54Ah, le plus cher,
12:55le plus cher,
12:56le plus cher,
12:57le plus cher,
12:57c'était 15 millions d'euros.
13:00Ah oui, là,
13:00on est dans du cher, cher.
13:01Oui, c'était 15 millions d'euros,
13:03c'était une Vénus,
13:04mais bon, c'était cher
13:05parce qu'elle était en or,
13:06donc du coup,
13:07elle était chère,
13:08mais là,
13:08on est sur des projets
13:09beaucoup plus chers,
13:10là, on est en train
13:10de travailler sur un projet,
13:11mais aussi qui est gigantesque,
13:13et là,
13:14on est sur,
13:15pas loin de 150 millions d'euros,
13:17mais on est sur un projet
13:18qui est immense.
13:18Sur une oeuvre ?
13:19Oui, sur une oeuvre.
13:20Mais ces dimensions
13:20vont être gigantesques,
13:21je suppose.
13:22Oui, c'est gigantesque,
13:22c'est pour un centre commercial
13:23en Asie,
13:24et on est sur quelque chose
13:25de très, très, très, très bien.
13:26Laurent Hucket avait raison
13:27de dire,
13:27il ne fait pas les grosses têtes
13:28pour l'argent.
13:29Ben si, justement,
13:30pour l'argent,
13:31c'est pour arrondir
13:32les fins de mois,
13:32parce que toute cette sculpture
13:34a coûté beaucoup de temps.
13:35Alors, j'ai fait plein de boulots,
13:37en réalité,
13:37j'ai fait plein de...
13:38J'ai commencé,
13:39j'ai fait coursier
13:39quand je faisais mes études,
13:41c'est vrai que je voulais faire
13:42déjà une activité artistique,
13:43mais bon,
13:44c'était compliqué,
13:45je n'avais pas d'argent,
13:46je n'avais pas de parents
13:46pour pouvoir subvenir
13:48à mes besoins,
13:48puis j'avais besoin d'avancer,
13:50mais je n'étais pas très heureux.
13:51J'avais plus ou moins
13:52quand même pas mal réussi
13:53dans ce que je faisais,
13:54parce que j'avais des sociétés
13:55que j'ai vendues,
13:56voilà,
13:57mais j'étais vraiment malheureux.
13:59Donc, à presque 40 ans,
14:01vous ressentez ce besoin
14:01de tout plaquer
14:02pour vous lancer
14:02dans votre passion première ?
14:03Oui, oui.
14:04Parce que la sculpture,
14:05vous en faisiez déjà,
14:05vous aviez cette passion
14:06déjà tout petit.
14:07Oui, j'en faisais,
14:07c'était un hobby en réalité.
14:09Et du coup,
14:10j'ai tout plaqué,
14:10effectivement,
14:11pour me recentrer
14:12sur quelque chose
14:12que j'avais vraiment envie de faire
14:14avec des risques énormes
14:15parce que tout le monde,
14:16il y avait des levées
14:17de boucliers partout,
14:18ma famille,
14:19les amis,
14:20comment tout le monde
14:21se foutait de ma gueule.
14:22Mais vraiment,
14:23c'était violent quand même.
14:24Il rit un peu moins aujourd'hui, non ?
14:26Il y a toujours des gens
14:27qui trouvent moyen de rire.
14:28Mais c'est vrai que...
14:30Mais mes enfants m'ont beaucoup soutenu.
14:31Ça a été vraiment une aide.
14:32Mes enfants,
14:32ils ont beaucoup cru à ça
14:33et donc ça, c'était important.
14:34Vous êtes, Richard Orlinsky,
14:35aussi doué en marketing
14:37qu'en sculpture,
14:38idée de génie à vos débuts.
14:39Vous vendez vos oeuvres à perte
14:41dans l'idée
14:42de vous faire connaître
14:43et que vous ferez de l'argent plus tard.
14:45Exactement.
14:46Je ne savais pas trop
14:47comment on s'est.
14:48Je me suis dit,
14:48le dumping,
14:48c'est vendre moins cher
14:50que le prix de revient.
14:51Je me suis dit,
14:52si j'arrive avec une oeuvre conséquente,
14:54avec une valeur perçue importante,
14:56sympa,
14:56et à un prix extrêmement attractif,
14:59peut-être ça va me faire
15:00de la communication.
15:01Et c'est ce qui s'est passé
15:01parce que la première semaine
15:02quand on est rentré en galerie,
15:03on a vendu 20 pièces.
15:04Aujourd'hui,
15:04je ne vends pas 20 pièces
15:05en une semaine.
15:05Mais ce n'est plus le même prix non plus,
15:06il faut dire.
15:07Oui, c'est ça.
15:08Ce n'est pas faux.
15:09Mais donc, ça veut dire
15:10que les gens qui ont acheté
15:11vos premiers crocodiles
15:12ont fait une très très bonne affaire.
15:14Oui, ça a pris 15 ou 20 fois
15:15le prix, oui.
15:1611h30, 12h30,
15:19on refait la télé sur RTL.
15:21Les improbables,
15:22Eva Cruiver.
15:23Bonjour Eva.
15:24Bonjour tout le monde.
15:24Bonjour Eva.
15:25Bonjour.
15:26Les masques, Mireille Dumas.
15:28Eva va nous révéler
15:28tous vos petits secrets.
15:30Oui, on va commencer
15:31avec un souvenir
15:31qui concerne justement RTL.
15:33Et oui,
15:34puisqu'entre 2011 et 2014,
15:36vous aviez fait partie
15:37des grosses têtes à l'époque
15:38où elles étaient encore présentées
15:39par Philippe Bouvard.
15:41Et comme les autres sociétaires,
15:42vous racontiez régulièrement
15:43des blagues à l'antenne.
15:46À l'approche de l'été,
15:49une adolescente de 16 ans
15:51va acheter un joli bikini
15:52brésilien.
15:54Très fière de son achat,
15:55elle rentre chez ses parents
15:56et se montre à sa mère
15:57dans sa nouvelle tenue.
15:59Qu'est-ce que tu en penses,
16:00maman ?
16:00lui demande-t-elle.
16:02La maman répond.
16:03Je pense, ma fille,
16:04que si j'avais porté ce truc
16:06à ton âge,
16:07tu serais plus âgée.
16:09Vous ne vous souvenez pas du tout
16:10d'avoir raconté cette blague ?
16:12C'est vous,
16:12ce n'est pas Elia.
16:13Non, j'imagine que c'est
16:14Philippe Bouvard
16:15qui a dû me demander
16:16de la lire.
16:17Ça doit être
16:18complètement oublié.
16:20Et la radio,
16:21en dehors des grosses têtes,
16:22avoir votre émission de radio,
16:23que ce soit pour faire
16:24des interviews,
16:25encore recueillir
16:25la parole d'auditeurs
16:27dans une libre antenne,
16:29par exemple,
16:29ça ne vous a jamais tenté ?
16:30Si, on me l'a beaucoup,
16:32beaucoup,
16:33dès les années 90,
16:34en fait,
16:34on me l'a proposé.
16:35Et de façon assez récurrente,
16:38toutes sortes de formats.
16:40Et alors,
16:40pourquoi ?
16:40Vous n'avez jamais voulu y aller ?
16:42Impossible.
16:43Vous savez,
16:43quand vous êtes réalisatrice,
16:45productrice,
16:46animatrice,
16:47c'est énorme.
16:48Moi,
16:48ça prenait tout mon temps.
16:49C'était chronophage,
16:50c'est le cas de le dire.
16:51Et puis,
16:51je monte mes émissions.
16:52j'étais en salle de montage,
16:55j'étais sur le plateau,
16:56en salle de montage.
16:57Il n'y a pas le temps
16:57de faire en plus
16:57une émission quotidienne de radio.
16:59Non,
17:00et hors la radio,
17:01pour moi,
17:02il faut la faire
17:02quand même assez régulièrement.
17:04Donc,
17:04c'est pour faire
17:04une émission de radio
17:05tous les mois,
17:06ça ne sert à rien.
17:07Est-ce qu'en général,
17:08les gens que vous rencontrez
17:09dans la rue,
17:10qui vous connaissent
17:11et reconnaissent,
17:12ont tendance à immédiatement
17:13vous raconter leur vie ?
17:16Souvent.
17:17Ça arrive souvent.
17:18Ça m'est encore arrivé hier.
17:20Vous ne croyez pas si bien.
17:21Et j'étais très fatiguée
17:23parce qu'au bout
17:23d'un quart d'heure,
17:24j'étais dans un montagne.
17:25C'était quelqu'un dans la rue ?
17:27Etc.
17:28Non,
17:28quelqu'un qui me connaissait,
17:29qui est venu me voir
17:30et qui a commencé à me parler.
17:31Et très vite,
17:32c'est parti sur...
17:33Et ça m'arrive très souvent.
17:35Le pire qui me soit arrivé,
17:36c'est dans un taxi,
17:37un soir,
17:37en rentrant d'une émission.
17:39Il était très tard la nuit.
17:40Vraiment,
17:41j'avais fini très tard.
17:42Il était genre
17:43une heure du matin.
17:43J'étais épuisée.
17:45J'avais tourné, etc.
17:46Je voulais me coucher.
17:48Et ce monsieur
17:50avait commencé
17:50à me raconter son histoire
17:52qui était d'ailleurs
17:53assez dramatique
17:53puisqu'il avait perdu une fille.
17:55Et du coup,
17:56on est tellement
17:57dans l'émotion, etc.
17:59que je ne savais pas
18:00comment l'arrêter.
18:01Mais je suis restée
18:01une heure et quart
18:02dans le taxi.
18:04Dans le taxi ?
18:04Et le compteur tournait ?
18:05Non, il avait éteint.
18:06Non, il avait éteint.
18:07Il me racontait,
18:07il me racontait.
18:08J'étais devant la maison
18:09et je voulais rentrer.
18:10Et c'était terrible.
18:11Mais terrible.
18:12Et je me disais
18:13si je fais ça,
18:14je vais le briser.
18:15Parce qu'il était déjà...
18:16Je suis obligé d'aller au bout, quoi.
18:16Je suis obligé d'aller au bout.
18:18Non, ça, je l'ai vécu.
18:19J'ai vécu autre chose aussi.
18:21C'est que,
18:22de façon plus drôle,
18:24aussi un soir comme ça,
18:25j'étais fatiguée.
18:26Je rentre dans le taxi
18:26et je m'écroule et tout.
18:28Et j'entends,
18:28on arrive presque chez moi
18:29et tout.
18:30J'entends le chauffeur du taxi
18:31qui se retourne
18:31et qui me dit
18:32« Oh ben dites donc,
18:33vous n'êtes pas comme à la télévision.
18:35Ce n'est pas drôle
18:35de vous avoir comme client
18:36de ne parler pas. »
18:38Sympathique, pourquoi ?
18:41Vous aviez refusé
18:41de parler avec lui ?
18:42Non, je dormais.
18:44Ah, vous étiez endormie.
18:45Voilà, c'est ça.
18:45Vous voulez que je parle,
18:46que je converse,
18:47qu'on échange.
18:48Et oui, c'est le problème.
18:49Quand on fait de la télé,
18:49les gens pensent
18:50qu'on doit en faire H24
18:50comme si un chirurgien
18:51devait opérer toute la journée.
18:52Là, je m'étais écroulée.
18:55Alors, avant de faire tomber
18:56les masques,
18:57Myri Duma a fait tomber
18:58un rideau.
19:00Expliquez-nous, Eva.
19:01Un rideau de cabine d'essayage.
19:03Vous étiez employée
19:04dans une boutique de vêtements
19:05pour un job d'été,
19:06mais ça n'avait pas duré longtemps
19:08puisque vous aviez été virée
19:09après avoir fait tomber
19:10le rideau qui dissimulait
19:11la cliente dans la cabine.
19:13Comment vous avez fait ça, Myri ?
19:15C'est vrai.
19:15J'étais étudiante à Aix
19:17et j'avais trouvé
19:17un petit job à Marseille
19:18de vendeuse comme ça.
19:21Et donc,
19:23j'étais très très maladroite
19:24et je me souviens
19:26que la cliente étant entrée,
19:28ça devait être très mal accrochée.
19:29J'ai tiré le rideau
19:30qui s'est écroulée.
19:31Elle était déjà
19:31en petite culotte.
19:35Donc, votre expérience professionnelle
19:36n'a pas duré longtemps.
19:37J'ai été virée,
19:38mais sur le champ.
19:38Sur le champ.
19:40Donc, mauvaise expérience
19:41dans le prêt-à-porter,
19:42mais vous vous êtes rattrapé
19:46il y a quelques années, Mireille.
19:47Ah bon ?
19:48Que oui.
19:48Quand vous avez commenté
19:49l'Eurovision en 2012
19:50et 2013
19:51avec Cyril Ferraud,
19:53là, pour le coup,
19:53vous aviez rhabillé
19:54certains candidats.
19:55On peut même dire
19:56que vous leur avez taillé
19:57de magnifiques costards.
19:58Attention,
20:00arrive Toji.
20:01Je ne sais pas
20:01comment on prononce Toji.
20:02Il a été mannequin
20:03et je tiens à dire
20:05qu'il aurait dû le rester.
20:06C'est très bien,
20:07ça va l'an.
20:07Ah oui, oui, oui.
20:08Il s'est lancé
20:09dans la chanson par hasard
20:10en remplaçant un ami.
20:11C'est ce qu'on nous a dit.
20:12Et il n'aurait pas dû le faire.
20:13Il n'aurait pas dû.
20:16Énorme morceau
20:16avec l'Irlande.
20:18Ce sont les frères Bogdanoff.
20:20Non, pas du tout.
20:21Si, si, si, si,
20:22je vous le jure.
20:22Elle a bu.
20:23Ça clachait, hein ?
20:25J'ai complètement oublié.
20:27On était déchaînés.
20:28J'étais avec Cyril Ferraud.
20:29Vous n'étiez pas que déchaînés
20:30à l'Eurovision.
20:30Il paraît que vous étiez aussi
20:32un petit peu pompette.
20:33Non, non.
20:34C'est Cyril qui raconte ça.
20:36Je sais,
20:36parce qu'on avait dû boire
20:37un petit peu de...
20:38Un cocktail ou deux.
20:39Oui, oui.
20:40Non, non, non, non.
20:41Donc, vous n'avez rien
20:42pour vous excuser, quoi.
20:43Vous étiez vraiment
20:43gratuitement méchante.
20:45Rien, gratuitement méchante
20:46et j'assume.
20:48L'Eurovision,
20:49c'est drôle pour ça.
20:50C'est-à-dire que
20:51si vous ne commentez pas
20:53en faisant un petit peu
20:54d'humour et tout...
20:56Moi, en tant que téléspectatrice,
20:58je sais que quand je regarde
20:59l'Eurovision,
21:00j'attends des animateurs
21:02qui m'amusent un petit peu
21:03parce que sinon,
21:05de temps en temps,
21:06c'est assez étrange
21:07ce qui s'y passe.
21:08Là, vous savez que
21:10Stéphane Bern
21:10va se chercher
21:11une nouvelle co-animatrice
21:12pour l'Eurovision
21:12puisque Laurence Boccolini
21:14a quitté France 2.
21:15Vous direz de remettre ça
21:16ou pas ?
21:17Non, c'est bon, là.
21:18C'est fini.
21:20Ils ne veulent plus
21:21entendre toutes vos horreurs.
21:22Eva Mireille Dumas
21:23a connu ce que l'on appelle
21:24la rançon de la gloire.
21:25Vous étiez si populaire
21:26que vous avez eu le droit
21:27à un lot de parodies.
21:29Vous aviez, par exemple,
21:30votre marionnette
21:30dans les guignols de l'info
21:31qui avait une question fétiche.
21:33Est-ce que ça vous a fait souffrir ?
21:35Il vous faisait rire
21:36votre double en latex ou pas ?
21:37Ah ouais, beaucoup.
21:38Tout s'était fait
21:38avec beaucoup, beaucoup
21:39d'humour.
21:41Le duo Cad et Olivier
21:42vous a aussi parodié
21:43sur la chaîne Comédie
21:44avec la complicité
21:45de François Cluzet.
21:46Ici, la grosse émission
21:47était présentée
21:48par Mireille Dumas.
21:50Bonsoir, bienvenue
21:51dans
21:52Bas les mondes
21:53à l'envers des masques
21:54avec aujourd'hui
21:55le témoignage
21:56de Michel et Stan
21:57qui sont frères
21:58si à moi
21:59depuis l'âge de 4 ans
22:00liés par la même
22:01excroissance capillaire.
22:02Bonsoir Mireille.
22:03Et que faites-vous
22:04dans la vie
22:04Michel et Stan ?
22:06Moi, je suis policier
22:08dans la police.
22:09Et vous, Stan ?
22:11Moi, c'est plus difficile.
22:13Je deal,
22:14je suis dealer.
22:15Un jour, je t'attraperai
22:16que tu verras.
22:17Et tu vas payer
22:18pour tes bêtises.
22:18Calmez-vous,
22:19nous sommes là
22:20pour discuter,
22:20pour parler,
22:21d'essayer de faire avancer
22:21le débat,
22:22d'essayer de comprendre
22:22pourquoi, comment,
22:23ou qui, quoi.
22:24Vous vous reconnaissez ?
22:26Bien sûr.
22:27Je les ai tous eus
22:28d'ailleurs sur mon...
22:29Pas en même temps,
22:30mais je les ai tous interviewés.
22:31Et François Cluzet,
22:32qu'on a entendu là,
22:32il vous doit quelque part
22:33l'un de ses plus grands rôles
22:34au cinéma dans Intouchable.
22:35Parce que l'idée du film
22:36est née d'un documentaire
22:38que vous aviez réalisé.
22:38Tout à fait.
22:39J'avais reçu
22:40Philippe Pozzo di Borgo
22:42avec Abder,
22:42qui était celui
22:43qui est joué au cinéma
22:45par Omar Sy.
22:46C'était plus facile
22:47pour que les gens
22:48identifient.
22:51Et c'est vrai
22:52que c'était un documentaire
22:53qui ensuite...
22:53Enfin, c'était une interview
22:54qui est devenue un documentaire
22:56et ce documentaire
22:57a inspiré la fiction.
22:59On va terminer, Eva,
23:00avec une Mireille Dumas.
23:01C'est pas sympa.
23:02Ah bon, ça existe ?
23:02Mais heureusement,
23:03c'était pour un rôle
23:04dans une série diffusée
23:05sur France 2.
23:06En 2013,
23:07une production d'Annie Boone
23:09sur un scénario
23:09de Jérôme Commander
23:10se s'appelait
23:11Il y a pas d'âge.
23:12Vous interprétez
23:13une Mireille Dumas
23:14très méchante
23:15avec la grand-mère
23:15de Jérôme Commander
23:16jouée par Marthe Villalonga.
23:18Bonjour Armande.
23:19Depuis quelques jours,
23:20la France entière
23:21ne parle que de vous.
23:23Comment vous vivez
23:24cette pression ?
23:25Comment tu vis
23:25cette pression, mamie ?
23:27La pression des pneus.
23:29Vous avez crevé, Mireille ?
23:30Ça me fait pas rire du tout.
23:32Quel humour !
23:34Quel appétit de vie
23:35à 119 ans !
23:36118 !
23:38J'aurai 119 en août.
23:41J'y tiens !
23:42Complètement carbo,
23:44votre grand-mère.
23:45Après, vous aviez essayé
23:47de lui soutrer de l'argent.
23:49C'est ça, dans le scénario.
23:50C'était jubilatoire
23:51de jouer une méchante ?
23:52C'était drôle.
23:54Oui, jubilatoire.
23:55Je sais pas,
23:56mais en tout cas,
23:57il y avait quelque chose
23:59de très ludique
24:00à jouer un rôle
24:02de comédienne décalée.
24:05Surtout que,
24:05en fait,
24:06moi j'ai commencé
24:07avec le théâtre,
24:07mais le théâtre expérimental.
24:09Avec Peter Brook.
24:09Avec Peter Brook.
24:10Et que le théâtre,
24:11le vrai théâtre comme ça,
24:13je déteste.
24:13C'est pas pour moi.
24:15La scène, je déteste.
24:16Autant j'aime la télévision,
24:17mais être sur scène,
24:19dire un texte,
24:20c'est...
24:20Enfin, en tout cas,
24:21je ne sais pas faire.
24:22Merci Eva.
24:23Merci à vous.
24:24Merci Eva.
24:24Merci.
24:24Merci.
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