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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mercredi 4 février 2026, Morandine Yelève, numéro 1800 sur CNews, première version d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10A la une, deux pages spéciales ce matin consacrées aux deux grosses actualités du jour qui écrasent tout le reste.
00:00:16La première page spéciale sera consacrée bien sûr à cette professeure poignardée à trois reprises,
00:00:21à Sanary-sur-Mer par un collégien de 14 ans, invité spécialiste direct et reportage dans un instant.
00:00:26En deuxième page spéciale cette fois sur les réquisitions concernant Marine Le Pen.
00:00:31Avec cette question, y a-t-il une chance pour qu'elle puisse se présenter à la présidentielle ?
00:00:35Là encore, débat invité et reportage des équipes de CNews.
00:00:39Mais tout d'abord donc Sanary avec la professeure toujours dans un état grave ce matin mais stable.
00:00:45Je vous propose de partir sur place devant le collège en direct.
00:00:48Nous attendent les envoyés spéciaux de CNews.
00:00:50On retrouve Mathilde Ibanez avec les images de Thibaut Marcheteau.
00:00:53Mathilde, pas de cours ce matin mais une cellule psychologique.
00:00:56Exactement, c'est dans une ambiance pesante de sidération que professeurs et élèves sont accueillis ici dans ce collège
00:01:06où une cellule psychologique a été mise en place depuis ce matin.
00:01:10On a pu voir de nombreux élèves accompagnés de leurs parents arriver ici au compte-gouttes.
00:01:15Tous les visages sont fermés, attristés, apeurés.
00:01:19Ils réalisent enfin finalement la gravité des faits.
00:01:23Cette tentative d'homicide sur leur professeur d'art plastique par l'un de leurs camarades âgés de seulement 14 ans.
00:01:32Merci beaucoup Mathilde.
00:01:33Avec Thibaut Marcheton, on vous retrouvera bien évidemment dans le courant de cette émission.
00:01:37On l'a entendu, les parents et les professeurs sont sous le choc.
00:01:40Je vous propose d'écouter cette professeure de sport que CNews a interrogée quelques minutes hier après le drame.
00:01:45Je suis intervenue tout de suite pour porter les gestes de premier secours.
00:01:50J'avais déjà des collègues qui étaient sur place et puis après aider les forces de l'ordre, gérer un petit peu tout ce qui se passe.
00:01:58On ne s'attendait pas à ça.
00:01:59J'ai travaillé 20 ans en établissement sensible, je n'ai jamais eu ça.
00:02:03Je venais à Sanary pour être dans un établissement tranquille et être préservée un petit peu de toute cette violence.
00:02:09Donc on ne s'attendait pas du tout à ça.
00:02:11Elle a été prise en charge le plus vite possible.
00:02:13Elle est partie consciente.
00:02:16Maintenant, on croise les doigts pour elle et on pense à elle, à sa famille.
00:02:19Est-ce que c'était prémédité ou pas ? On ne sait pas.
00:02:23Alors cette professeure, vous l'avez entendu, se demande si le geste était prémédité.
00:02:26Regardez ce document que CNews apporte à l'enquête ce matin.
00:02:29C'est le témoignage très important d'un élève qui révèle que l'agresseur avait prévenu.
00:02:34Il avait dit qu'il allait passer à l'acte.
00:02:36Nous avons bien sûr déformé la voix de ce jeune homme pour sa sécurité.
00:02:39Le matin même, il disait déjà à la prof de sport, il faut arrêter de m'embêter sinon je vais vous planter.
00:02:48Mais il ne pensait pas que c'était vrai.
00:02:51Il disait déjà depuis quelques semaines, il disait déjà, de toute façon un jour je vais vous planter à la prof.
00:02:57Et donc ça se passe aujourd'hui, il l'a planté.
00:03:01Alors justement, les collèges et les lycées sont-ils assez sécurisés ?
00:03:04Faut-il installer des portiques de protection après chaque agression ?
00:03:08Il y a beaucoup de promesses, mais il ne se passe pas grand-chose.
00:03:11Nous ouvrirons le débat en direct dans un instant.
00:03:14Autre page spéciale ce matin dans Morandidi Live consacrée à Marine Le Pen, bien sûr,
00:03:18après les réquisitions d'hier qui sont très dures avec une seule question.
00:03:21Y a-t-il une chance pour que Marine Le Pen puisse se présenter à la présidentielle
00:03:26où toutes ces chances se sont-elles évaporées ?
00:03:28Nous allons vous donner les hypothèses, nous allons en débattre,
00:03:31mais tout d'abord résumer d'une journée forte en émotion.
00:03:35C'est au terme d'un réquisitoire qui a duré 6 heures
00:03:38que les avocats généraux ont requis une peine de 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen.
00:03:44Ils demandent également une peine de 4 ans d'emprisonnement,
00:03:48dont un enferme aménageable sous bracelet électronique.
00:03:50et requiert une amende de 100 000 euros.
00:03:54Le parquet n'a cependant pas demandé l'exécution provisoire
00:03:57pour la peine d'inéligibilité.
00:03:59En cas de pourvoi en cassation, elle ne serait pas appliquée immédiatement.
00:04:02Si la Cour suivait la réquisition du parquet général
00:04:05avec une confirmation d'une peine d'inéligibilité à 5 ans,
00:04:10s'il n'y a pas d'exécution provisoire,
00:04:11en matière pénale, le pourvoi en cassation suspend
00:04:14l'exécution de la peine jusqu'à la décision de la Cour de cassation.
00:04:18Mais cela resterait une victoire symbolique pour Marine Le Pen,
00:04:22car si elle est saisie en cas de condamnation,
00:04:24la Cour de cassation devrait rendre sa décision
00:04:26avant l'élection présidentielle de 2027.
00:04:30Si elle suit ce qu'elle a annoncé,
00:04:31Marine Le Pen prendra toutefois sa décision de candidater ou non
00:04:34dès la décision de la Cour d'appel,
00:04:37qui sera connue d'ici l'été.
00:04:39Les magistrats trancheront après avoir entendu les avocats de la Défense.
00:04:42Ils doivent plaider à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 11 février.
00:04:46Marine Le Pen, qui vous le savez, n'a pas fait de déclaration hier
00:04:50en sortant de la salle d'audience,
00:04:51mais elle s'est confiée à CNews avec ces mots
00:04:54« Écoutez bien, si les réquisitions sont suivies,
00:04:57je serai empêché de concourir à la présidentielle ».
00:05:00Seul point positif dans tout ça, si on peut dire,
00:05:02c'est le fait que le parquet ne demande pas d'exécution provisoire.
00:05:05Et ça, pour Gilbert Collard, c'est un signe plutôt positif,
00:05:08mais également un désaveu pour la première instance.
00:05:10« Mais quand vous entendez les avocats généraux
00:05:15dire que l'exécution provisoire
00:05:18ne devait pas avoir lieu
00:05:22parce qu'elle n'était pas fondée en fait et en droit,
00:05:26mais quel désaveu pour les premiers juges ! »
00:05:30Voilà, et là encore, on y reviendra dans un instant.
00:05:32Un mot tout de même sur le reste de l'actualité
00:05:34avant d'ouvrir nos pages spéciales
00:05:36avec encore et toujours des refus d'obtempérer,
00:05:38cette fois entre Toulouse et Carcassonne.
00:05:41Dans la nuit de lundi à mardi,
00:05:43les policiers se sont en effet lancés
00:05:44à la poursuite d'un automobiliste âgé de 30 ans
00:05:46qui a multiplié les infractions
00:05:48pour échapper à tout prix aux forces de l'ordre
00:05:50une course-poursuite sur plus de 90 kilomètres.
00:05:53C'est ici, à Toulouse,
00:05:58qu'un automobiliste est choisi
00:06:00pour être contrôlé ce lundi soir.
00:06:02Sans permis, il refuse le contrôle
00:06:05et heurte une voiture de police.
00:06:08Il part dans une embardée jusqu'à Carcassonne
00:06:12et fait près de 5 kilomètres
00:06:13pour partir juste pour un défaut de permis.
00:06:17Un refus d'obtempérer
00:06:18qui s'inscrit dans l'augmentation de ce délit.
00:06:21En 2025, il avait augmenté de 11%.
00:06:25Sur place, les Toulousains parlent
00:06:28d'une incivilité de plus en plus fréquente.
00:06:31Ça veut dire qu'il y a beaucoup plus d'incivilité
00:06:33qu'avant, je pense.
00:06:34Effectivement, l'incivilité était en augmentation
00:06:37et que c'est dommage pour la population
00:06:41dans son ensemble.
00:06:42Je pense que toutes les valeurs d'autorité
00:06:45aujourd'hui sont beaucoup moins marquées
00:06:48aux yeux des gens.
00:06:49Pour ce policier, le problème vient également de la justice.
00:06:53La seule réponse pénale n'est pas adaptée.
00:06:55Elle est faible.
00:06:56Deux ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende,
00:07:00c'est peu.
00:07:01Et surtout quand la décision de justice
00:07:03est de l'ordre d'un an ou moins.
00:07:05Au total, trois refus d'obtempérer
00:07:08ont été signalés dans la nuit de lundi à mardi,
00:07:11blessant une dizaine de policiers.
00:07:13Et puis, je voulais également vous montrer
00:07:15les images spectaculaires de la nuit à Antibes
00:07:18avec des pluies diluviennes qui sont tombées
00:07:20et des rues qui ont été inondées par des trompes d'eau.
00:07:23Fort heureusement, pas de victimes,
00:07:24mais de très gros dégâts.
00:07:29Des rues transformées en torrents,
00:07:31des plaques de grêle sur les trottoirs
00:07:33et le Vieux-Antibes, complètement inondées.
00:07:37Sur ces images impressionnantes,
00:07:38les dégâts sont lourds.
00:07:40L'eau a envahi les ruelles du centre historique.
00:07:45Sur ces vidéos publiées sur les réseaux sociaux,
00:07:48des voitures avancent lentement.
00:07:50Les roues à moitié sous l'eau
00:07:51rendent dans la circulation très dangereuse.
00:07:54A l'origine de ces inondations,
00:07:56un orage à la fois violent
00:07:57et surtout stationnaire.
00:08:00Les autorités appellent à la vigilance.
00:08:02Les sapeurs-pompiers d'Antibes
00:08:04sont intervenus à une dizaine de reprises,
00:08:07principalement pour des reconnaissances.
00:08:08Ils ont été renforcés par des moyens
00:08:10venus de Nice.
00:08:11Au Val-Claré, jusqu'à 40 cm d'eau
00:08:14ont été relevés au point bas.
00:08:15Un couple a également été mis en sécurité
00:08:17à la frontière avec Valoris, côté Explora.
00:08:21En seulement 3 heures,
00:08:23il est tombé à Antibes,
00:08:25l'équivalent de 3 semaines de précipitation.
00:08:29Et puis comme tous les jours,
00:08:30un mot de l'actualité média
00:08:31avec la commission d'enquête
00:08:32sur l'audiovisuel public
00:08:33qui se poursuit.
00:08:35Hier, le député Charles Lalonde
00:08:36s'est demandé pourquoi
00:08:37aucune des personnes entendues
00:08:39ne voulait donner son salaire
00:08:40alors qu'il s'agit d'argent public.
00:08:42Alors la direction de France Télé
00:08:43a-t-elle interdit cette communication
00:08:46de salaire ?
00:08:47Réponse des représentants
00:08:48de la Société des journalistes.
00:08:50Alors il n'y a pas eu d'injonction.
00:08:52Il y a eu un conseil.
00:08:54C'est-à-dire que ça relève
00:08:55de la vie privée.
00:08:57Nos 4 salaires relèvent de notre vie privée.
00:09:00Peut-être que si demain,
00:09:01on a envie d'aller se faire débaucher
00:09:02par un concurrent,
00:09:03on n'a pas forcément envie de dire là
00:09:04devant la représentation nationale
00:09:06et que mon salaire soit public
00:09:08sur Internet
00:09:09pour que mon futur DRH
00:09:11sache exactement combien je gagnais
00:09:13à France Télévisions.
00:09:14Ces chiffres néanmoins
00:09:16pour les dirigeants,
00:09:19pour les présentateurs
00:09:21vous ont été communiqués
00:09:22par France Télévisions.
00:09:24Si vous le souhaitez,
00:09:25nous le ferons également par écrit
00:09:26dans les trois semaines
00:09:27qui nous a impartis.
00:09:29Il n'y a aucun problème.
00:09:30Nous n'avons pas envie
00:09:32et nous ne souhaitons pas
00:09:33effectivement le dévoiler
00:09:34publiquement.
00:09:35Mais ça n'a pas été
00:09:35une injonction en tant que telle.
00:09:36C'est un conseil
00:09:37car ça relève de la vie privée.
00:09:39Voilà, c'est de la vie privée,
00:09:41dit-il.
00:09:41Vie privée, vie publique.
00:09:42C'était une émission
00:09:43de Bérille Dumas
00:09:43si mes souvenirs sont bons.
00:09:44Comme tous les jours,
00:09:45les tops et les flops
00:09:45d'audience des primes
00:09:46c'est avec Mister Audience.
00:09:47Aïe à ce Kévin,
00:09:48va-t'en.
00:09:50Hier soir,
00:09:50personne n'a dépassé
00:09:51les 2 millions et demi
00:09:52de téléspectateurs.
00:09:54C'est France 3
00:09:54qui est arrivé en tête
00:09:55avec la série Bellefonds
00:09:56incarnée par Stéphane Berne.
00:09:58A noter que la fiction
00:09:59a perdu en une semaine
00:10:00plus d'un million
00:10:01de téléspectateurs
00:10:02en étant hier soir
00:10:03à 2 millions 3.
00:10:04TF1 n'est pas très loin
00:10:05derrière avec le jeu
00:10:06qui veut gagner des millions
00:10:07présenté par Arthur.
00:10:09Avec le foot France 2
00:10:10et 3ème du classement,
00:10:11ce sont 2 millions
00:10:12100 000 personnes
00:10:13qui ont assisté
00:10:13à la victoire de Marseille
00:10:15face à Rennes.
00:10:16Pour M6,
00:10:16la soirée n'a pas été
00:10:17au beau fixe.
00:10:18Seulement 1 million
00:10:19600 000 personnes
00:10:20ont regardé
00:10:21le téléfilm pour Emma.
00:10:22Toutes les autres chaînes
00:10:23sont sous le million.
00:10:24Arte est 5ème du classement
00:10:26avec son doc URSS,
00:10:27l'Empire Rouge
00:10:28qui intéressait
00:10:28758 000 personnes.
00:10:30France 5 est juste derrière
00:10:32avec son documentaire.
00:10:33On retrouve ensuite
00:10:34Sister qui diffusait
00:10:35le film Night and Day
00:10:36qui a plutôt bien marché
00:10:37à 702 000.
00:10:38Et c'est W9
00:10:39qui ferme le classement
00:10:40avec un nouveau numéro
00:10:41de l'Île de la Tentation
00:10:42qui a fait un peu moins
00:10:43de 600 000 téléspectateurs.
00:10:45Mister Audience vous dit
00:10:46à demain.
00:10:47Allez, je vous présente
00:10:49mes invités
00:10:50qui vont m'accompagner
00:10:50en direct jusqu'à midi.
00:10:52Garnes Chalocyan,
00:10:52bonjour.
00:10:53Merci d'être avec nous,
00:10:54journaliste éditorialiste
00:10:55chez Frontières.
00:10:56Axel Ronque, bonjour.
00:10:57Bonjour.
00:10:57Président du syndicat
00:10:58de police CFTC.
00:11:00Caroline Veil, psychologue,
00:11:01bonjour.
00:11:01Merci également
00:11:02d'être avec nous.
00:11:03Jérate Yves Toledadou,
00:11:04avocat.
00:11:05Bonjour.
00:11:05Merci, il y a trop de monde
00:11:06sur ce plateau.
00:11:07Merci d'être avec nous.
00:11:08Et puis Maronne Mioubi,
00:11:09bonjour.
00:11:10Bonjour.
00:11:10Journaliste.
00:11:11Et merci d'être avec nous,
00:11:12Thomas Bonnet est là,
00:11:12journaliste politique à CNews.
00:11:14Bonjour, Thomas.
00:11:14Édition spéciale,
00:11:15donc tout d'abord pour commencer,
00:11:16édition spéciale consacrée
00:11:17à ce qui s'est passé hier
00:11:18à Sanari avec beaucoup de questions
00:11:20qui se posent sur ce jeune homme
00:11:23de 14 ans qui a poignardé
00:11:25sa professeure dont l'état de santé
00:11:26reste compliqué ce matin,
00:11:28même s'il est stable.
00:11:29On va faire le point.
00:11:30Vous allez entendre
00:11:30nos envoyés spéciaux,
00:11:31vous allez entendre nos reportages,
00:11:33nos spécialistes et également,
00:11:34on va commencer en écoutant
00:11:35le ministre de l'Éducation
00:11:36qui était il y a quelques instants
00:11:37à la sortie de cette école,
00:11:39justement,
00:11:40et il s'est exprimé
00:11:41sur la rencontre
00:11:42qu'il vient tout juste d'avoir
00:11:43avec le personnel éducatif.
00:11:46Si je suis venu,
00:11:47c'est aussi parce que
00:11:48j'ai eu l'occasion de dire plusieurs fois,
00:11:49mais l'éducation nationale,
00:11:51c'est comme un corps.
00:11:54Et chaque fois qu'on touche
00:11:55une partie du corps,
00:11:55c'est tout le corps qui réagit.
00:11:57Et ce que j'ai voulu dire ce soir
00:11:59à la principale et aux équipes,
00:12:00ce que je dirai demain matin
00:12:01aux équipes que je vais rencontrer,
00:12:03c'est qu'avec moi,
00:12:04c'est comme s'il y avait
00:12:05un million de cent mille collègues
00:12:06venus pour soutenir
00:12:08non seulement, évidemment,
00:12:10notre collègue victime
00:12:12de ce crime,
00:12:14mais aussi l'ensemble
00:12:16de la communauté éducative
00:12:17qui est évidemment
00:12:17très traumatisée
00:12:18par ce qui s'est passé.
00:12:20Voilà le ministre
00:12:21de l'Éducation nationale.
00:12:23On va revenir sur les faits
00:12:24avant d'analyser
00:12:25et de comprendre
00:12:26ce qui s'est passé.
00:12:26Regardez.
00:12:27Il est aux alentours
00:12:30de 14 heures
00:12:31dans ce collège
00:12:32de Sanary-sur-Mer.
00:12:34Un élève de 14 ans
00:12:35poignard de sa professeure
00:12:37d'art plastique
00:12:37avec un couteau
00:12:38muni d'une lame
00:12:40de 12 centimètres.
00:12:41L'enseignante est blessée
00:12:42à trois reprises
00:12:43à l'abdomen
00:12:44et une fois
00:12:44à l'avant-bras gauche.
00:12:46Il n'y a aucune connotation
00:12:47ni religieuse
00:12:48ni politique
00:12:49qui apparaissent.
00:12:51On sait seulement
00:12:51qu'il y avait eu des tensions
00:12:52avec cette professeure
00:12:53ces derniers temps
00:12:53et qu'il lui en voulait
00:12:55a priori
00:12:56d'avoir fait des rapports
00:12:57à son encontre.
00:12:58Après son passage à l'acte,
00:13:00le collégien est rattrapé
00:13:01par un membre
00:13:02du personnel éducatif
00:13:03après avoir croisé
00:13:05plusieurs de ses camarades.
00:13:06Il se tapait la tête
00:13:07sur les toilettes
00:13:08parce qu'il se disait
00:13:10pourquoi j'ai fait ça et tout.
00:13:12Il pleurait,
00:13:13il se tenait les mains,
00:13:14il avait une goutte de sang
00:13:15sur le front.
00:13:17Placé en garde à vue,
00:13:18il n'est pas connu
00:13:19pour des faits délictuels.
00:13:21L'adolescent était en revanche
00:13:22suivi par un juge pour enfants.
00:13:24Le collège avait émis
00:13:25un signalement
00:13:26pour des soupçons
00:13:26de violences commises
00:13:27par ses parents
00:13:28sur sa sœur.
00:13:29Cette professeure d'EPS
00:13:30le décrit comme un élève
00:13:32parfois problématique.
00:13:34C'est un élève
00:13:34qui pouvait être perturbé
00:13:36ou perturbateur
00:13:37dans certaines disciplines.
00:13:39L'enseignant de 60 ans
00:13:40a été transporté
00:13:41à l'hôpital militaire
00:13:42de Toulon.
00:13:43Le ministre de l'éducation nationale
00:13:45lui apporte son soutien.
00:13:46Elle est sortie du bloc
00:13:47dans un état stable.
00:13:49Il faut être évidemment
00:13:50très prudent.
00:13:51Rien n'explique,
00:13:52rien n'excuse,
00:13:53rien ne justifie
00:13:54qu'on s'en prenne
00:13:54un professeur.
00:13:55Jamais.
00:13:56En République,
00:13:58on ne touche pas
00:13:58un professeur.
00:13:59A l'école,
00:13:59on ne touche pas
00:14:00un professeur.
00:14:00En France,
00:14:01on ne touche pas
00:14:01un professeur.
00:14:02Les cours sont suspendus
00:14:03aujourd'hui.
00:14:04Une cellule psychologique
00:14:06a néanmoins été ouverte
00:14:07au sein de l'établissement.
00:14:08On a quand même le sentiment
00:14:10que les ministres,
00:14:12quand ils vont sur place,
00:14:13ils enchaînent des banalités.
00:14:14On ne touche pas
00:14:15un prof, etc.
00:14:16OK, c'est une évidence.
00:14:18Oui, en fait,
00:14:19on ne touche à personne.
00:14:19ni aux policiers,
00:14:21ni aux citoyens lambda,
00:14:23ni à la boulangère.
00:14:24Non, mais ça fait des années
00:14:25qu'on a des problèmes
00:14:26dans l'éducation nationale.
00:14:27Je vous rappelle
00:14:27qu'on a eu Samuel Paty
00:14:28qui a été décapité,
00:14:30Dominique Bernard aussi
00:14:31qui a été assassinée.
00:14:33Il y a un moment,
00:14:33il va falloir commencer
00:14:34à regarder le problème.
00:14:35Il y a une violence
00:14:36et un ensauvagement
00:14:36chez des jeunes,
00:14:37très jeunes,
00:14:38il a 14 ans,
00:14:39c'est extrêmement jeune.
00:14:40Il faut revoir
00:14:41tout le système
00:14:41déjà en amont.
00:14:43Quand il y a des gens
00:14:44qui sont aussi problématiques,
00:14:45j'ai l'impression
00:14:45que tous les profs
00:14:46étaient au courant
00:14:46que ce jeune garçon
00:14:47était problématique.
00:14:48Ça faisait plusieurs jours
00:14:49qu'il venait avec un couteau
00:14:50à l'école.
00:14:51Et à un moment,
00:14:51il faut agir,
00:14:52il faut appeler la police,
00:14:53il faut faire quelque chose.
00:14:54Deuxièmement,
00:14:55en aval,
00:14:56il faut qu'une justice
00:14:57très ferme,
00:14:58il a peut-être 14 ans
00:14:59mais il doit être jugé
00:14:59comme un adulte.
00:15:00Quand on commet des crimes
00:15:01comme un adulte,
00:15:02on doit être jugé
00:15:02comme un adulte.
00:15:03Alors, on va en parler
00:15:04dans un instant,
00:15:04on va détailler son profil
00:15:05également pour essayer
00:15:06de comprendre.
00:15:06Je voudrais qu'on fasse
00:15:07le point sur l'enquête.
00:15:08On retrouve Mathieu Deves,
00:15:09journaliste police-justice
00:15:10de CNews.
00:15:10Bonjour Mathieu.
00:15:12On va faire le point
00:15:13avec vous sur l'enquête.
00:15:14Où en sommes-nous
00:15:15à l'heure qu'il est ?
00:15:16Écoutez,
00:15:16première information,
00:15:17Jean-Marc,
00:15:18l'adolescent de 14 ans
00:15:19est toujours en garde à vue.
00:15:20Et cette garde à vue,
00:15:21elle peut durer 48 heures.
00:15:22C'est la durée maximale
00:15:23pour un jeune donc de 14 ans.
00:15:26Ce jeune,
00:15:26il est actuellement entendu
00:15:27par les enquêteurs.
00:15:29Et le point central,
00:15:30bien sûr,
00:15:30c'est son profil.
00:15:31On le rappelle,
00:15:32un élève de troisième
00:15:33placé en garde à vue
00:15:35pour tentative d'assassinat.
00:15:37Alors,
00:15:38aucune connotation religieuse
00:15:39ou politique à ce stade.
00:15:41On sait seulement
00:15:42qu'il y a eu des tensions.
00:15:43Tensions récentes
00:15:44avec cette professeure
00:15:46d'art plastique.
00:15:46L'élève en voulait
00:15:47notamment à sa professeure
00:15:49d'avoir rédigé des rapports.
00:15:51Alors,
00:15:51on pense bien sûr
00:15:52à des rapports disciplinaires.
00:15:54Pourquoi ?
00:15:54Parce que cet élève,
00:15:55il est décrit
00:15:56notamment par une autre enseignante,
00:15:58une professeure de sport
00:15:59comme perturbateur,
00:16:01je cite,
00:16:02et pénible.
00:16:02Il est également connu
00:16:03pour avoir eu des problèmes,
00:16:05problèmes familiaux.
00:16:06Selon le procureur,
00:16:07un signalement
00:16:08avait bien été effectué.
00:16:09C'était en mars 2025
00:16:11par le collège
00:16:12à la suite
00:16:12de suspicions,
00:16:14suspicions de violences
00:16:15commises
00:16:15par les parents,
00:16:17mais par les parents
00:16:18sur la sœur
00:16:19de cet adolescent
00:16:20mis en cause.
00:16:21Et en septembre,
00:16:21un juge des enfants
00:16:22ordonnait une mesure
00:16:23d'assistance éducative
00:16:25pour les deux enfants.
00:16:27Une information,
00:16:28nouvelle information
00:16:28qu'on a appris ce matin,
00:16:30on apprend par le ministre
00:16:31de la Justice,
00:16:32Gérald Darmanin,
00:16:32que la justice
00:16:33a été trop lente.
00:16:35J'explique,
00:16:36la prise en charge
00:16:36de l'adolescent
00:16:37par la protection judiciaire
00:16:39de la jeunesse
00:16:40a été trop lente.
00:16:41C'est ce que dit le ministre.
00:16:42Quatre mois
00:16:42pour obtenir un rendez-vous
00:16:43qui aurait dû avoir lieu.
00:16:45Écoutez bien,
00:16:46le 5 février,
00:16:47c'est-à-dire demain,
00:16:48c'est trop long.
00:16:49Cela tient,
00:16:50je cite le ministre,
00:16:51à notre mauvaise organisation
00:16:52au ministère de la Justice
00:16:53pour les enfants victimes.
00:16:55Il est évident que quand il y a
00:16:56un signalement pour violence
00:16:58qui touche un enfant
00:16:58et que nous mettons 4 mois
00:16:59pour lui donner un rendez-vous,
00:17:01on pourrait être beaucoup plus efficace
00:17:03pour entendre cet enfant
00:17:04et éviter qu'il reproduise
00:17:05des violences.
00:17:06Notre travail au ministère
00:17:07de la Justice,
00:17:08c'est d'être plus rapide.
00:17:09Enfin,
00:17:10à l'issue de sa garde à vue,
00:17:11je le rappelle,
00:17:12il y a plusieurs options possibles.
00:17:14La présentation à un juge
00:17:15des enfants,
00:17:16à un juge d'instruction,
00:17:18mise en examen possible,
00:17:19évidemment,
00:17:20des mesures éducatives,
00:17:21un contrôle judiciaire,
00:17:22voire un placement
00:17:24en détention provisoire
00:17:25pour cet adolescent,
00:17:27jeune homme,
00:17:28âgé de 14 ans seulement.
00:17:30Merci beaucoup Mathieu.
00:17:30Vous nous avez donné
00:17:31beaucoup d'informations,
00:17:32c'est très intéressant
00:17:33parce qu'il y a des informations
00:17:33sur des erreurs
00:17:34qui ont pu être commises,
00:17:35il y a des informations
00:17:36sur des signalements
00:17:36qui ont été faits,
00:17:37donc il y a beaucoup
00:17:38de choses à débattre.
00:17:39Merci beaucoup
00:17:39pour ce point complet.
00:17:40On ira à Sanary,
00:17:41sur place bien évidemment,
00:17:42dans un instant.
00:17:43Yves Toledano,
00:17:43d'abord,
00:17:44première question très simple,
00:17:4514 ans,
00:17:46qu'est-ce qu'on risque ?
00:17:47Là, il est poursuivi
00:17:49pour tentative d'assassinat.
00:17:50Quand on est adulte,
00:17:50c'est la perpétuité.
00:17:52Lorsqu'on est un mineur,
00:17:52c'est 20 ans.
00:17:54Même moins de 15 ans.
00:17:55Oui, même moins de 15 ans.
00:17:57Qu'est-ce qu'il risque concrètement ?
00:17:58Je ne sais pas
00:17:58ce qu'il aura comme peine,
00:17:59mais enfin,
00:18:00on peut dire que
00:18:00s'il encourt 20 ans,
00:18:01il ne va pas avoir
00:18:02plus de 10 ans certainement.
00:18:03On va nous expliquer
00:18:04ce qu'on commence à dire
00:18:05et c'est vrai
00:18:05qu'il est à l'Azeu,
00:18:06qu'il est issu
00:18:07d'une famille violente.
00:18:08Ensuite, évidemment,
00:18:09il pourra sortir avant.
00:18:11S'il est emprisonné,
00:18:13il y a des prisons pour mineurs,
00:18:14il est probable
00:18:14qu'il sort avant ses 20 ans.
00:18:16Ça, ça me paraît évident.
00:18:17C'est-à-dire qu'il fera 6 ans
00:18:18parce qu'il a 14 ans.
00:18:20Oui.
00:18:20Donc, s'il sort avant 20 ans,
00:18:22ça veut dire
00:18:22qu'il va faire 6 ans a priori.
00:18:23S'il prend 10 ans
00:18:24alors qu'il en court 20
00:18:25et qu'il a un bon comportement
00:18:26et qu'il y a tout ce qu'on a expliqué
00:18:28autour de ça,
00:18:29il ne va pas rester au bout de sa peine.
00:18:31Il va sortir peut-être
00:18:31au bout de 5, 6 ans.
00:18:32À mon avis,
00:18:33il va sortir tôt.
00:18:34Mais c'est toujours
00:18:34la même discussion que nous avons.
00:18:36Vous m'avez invité
00:18:36de manière gentillement,
00:18:37on avait parlé
00:18:37de cette jeune fille à Lyon
00:18:44et il est évident
00:18:45qu'on ne peut plus.
00:18:46Il faut arrêter
00:18:46avec cette justice spéciale
00:18:48pour les mineurs
00:18:49et cette excuse de minorité
00:18:51qui divise par deux les peines.
00:18:52On comprend,
00:18:53ça a été rappelé,
00:18:54que lorsqu'on commet un crime,
00:18:55quand on est mineur,
00:18:56un crime d'adulte,
00:18:57on doit être puni
00:18:58comme un adulte.
00:18:58Ce n'est pas possible
00:18:59de considérer,
00:19:00encore une fois,
00:19:00que vous avez 14 ans.
00:19:01Aujourd'hui,
00:19:01vous avez des tueurs à gage
00:19:03à 14 ans.
00:19:03Vous êtes des violeurs.
00:19:04On avait vu avec la jeune fille
00:19:05de 12 ans
00:19:05qui avait été violée
00:19:06par des garçons de 12 ans.
00:19:07On peut commettre
00:19:08à 12, 13, 14, 15 ans
00:19:09aujourd'hui,
00:19:10ça serait peut-être rappelé,
00:19:11des crimes odieux
00:19:12pour lesquels il faut
00:19:12des peines qui soient dures.
00:19:14Axel Ronde,
00:19:15c'est vrai que 14 ans,
00:19:16malgré tout,
00:19:17ça impacte
00:19:18dans l'opinion publique
00:19:19quand on voit
00:19:19qu'il a donné
00:19:20trois coups de couteau.
00:19:21Ce n'est même pas
00:19:21un.
00:19:22Il a donné trois coups de couteau.
00:19:23Visiblement,
00:19:23il avait prévenu.
00:19:24Visiblement,
00:19:24il y avait des signalements.
00:19:25En plus,
00:19:26ça a été long.
00:19:26Même le ministre le dit.
00:19:28Le ministre Darmanin le dit.
00:19:30Il dit,
00:19:30quatre mois pour avoir un rendez-vous,
00:19:31c'est sur la liste.
00:19:38Nous le constatons
00:19:39quasiment tous les jours
00:19:40sur les mineurs
00:19:42extrêmement violents,
00:19:43multirécidivistes,
00:19:45finalement,
00:19:45qui sont présentés
00:19:46à la justice
00:19:47et il n'y a absolument rien
00:19:49à part des mesures éducatives
00:19:51qui ne voient jamais le jour.
00:19:52Et le ministre de l'Intérieur,
00:19:53de l'Intérieur avant,
00:19:55mais le ministre de la Justice
00:19:56le dit clairement.
00:19:57Il y a un problème
00:19:59d'organisation.
00:20:00Quatre mois pour avoir
00:20:01un rendez-vous,
00:20:02ce n'est pas normal.
00:20:03Il faut qu'il y ait
00:20:04une réponse tout de suite.
00:20:06Nous, nous demandons d'ailleurs
00:20:07pour l'échelle des peines
00:20:08et des courtes peines,
00:20:09justement,
00:20:10pour marquer les esprits.
00:20:11Et vous avez raison,
00:20:12l'ordonnance de 1945
00:20:13n'a plus lieu d'être.
00:20:16Vous avez des véritables
00:20:17délinquants,
00:20:18aujourd'hui, mineurs.
00:20:20Ce ne doit plus,
00:20:22ce sont des plus lâches
00:20:22qu'il faut regarder,
00:20:23mais c'est les actes
00:20:24qu'ils commettent.
00:20:25Mais encore une fois,
00:20:26vous savez,
00:20:27l'éducation nationale,
00:20:28c'est extrêmement compliqué.
00:20:30Il y a des plans
00:20:30santé mentale
00:20:31qui doivent être mis en place,
00:20:32mais vous avez retiré
00:20:33la moitié,
00:20:34voire la quasi-totalité
00:20:36des médecins scolaires
00:20:38parce qu'il n'y a plus d'argent.
00:20:39Les infirmières scolaires,
00:20:40c'est la même chose.
00:20:41Je parlais avec mes collègues
00:20:42de la CFTC Éducation nationale.
00:20:44Ils en ont marre
00:20:45d'avoir aussi,
00:20:46de voir gérer
00:20:47tous ces comportements,
00:20:49ces bombes à retard de non.
00:20:50Parce qu'ils m'ont dit clairement,
00:20:52il y en a énormément
00:20:53de ces profils-là.
00:20:54Il y en a plein
00:20:54de gamins
00:20:55qui vont exploser
00:20:56et il y a beaucoup
00:20:57d'élèves
00:20:58qui portent
00:21:00des couteaux.
00:21:01Et quand vous entendez
00:21:02ce matin
00:21:02un autre syndicat
00:21:03dire que sur les couteaux,
00:21:05mais vous savez,
00:21:05c'est difficile
00:21:06parce que c'est culturel
00:21:07d'avoir des couteaux
00:21:08pour certaines populations,
00:21:10certains élèves.
00:21:11Mais on est où ?
00:21:12C'est l'éducation nationale
00:21:13et les règles,
00:21:14elles sont pour tout le monde.
00:21:16On est là
00:21:16pour former
00:21:17des jeunes
00:21:18futurs citoyens,
00:21:20enfin en tout cas
00:21:21jeunes hommes après
00:21:21et jeunes femmes
00:21:22pour pouvoir être
00:21:24dans la vie active.
00:21:25Et si on part
00:21:26de ce principe
00:21:26qu'on va mettre
00:21:28c'est difficile
00:21:29parce qu'il y a
00:21:29de la culture derrière,
00:21:30culturelle
00:21:31et ces couteaux-là,
00:21:32non, c'est pas possible.
00:21:33On nous a parlé
00:21:33du plan couteau
00:21:34et aujourd'hui
00:21:35on voit bien
00:21:35que ça ne fonctionne pas.
00:21:36Et on va avoir l'occasion
00:21:38d'en parler dans un instant
00:21:39parce qu'on va essayer
00:21:39de tracer le portrait
00:21:40de ce jeune homme
00:21:41et on va voir
00:21:41comment ça marche
00:21:42ces fameux plans
00:21:42dont vous parlez,
00:21:43fameux plans couteaux,
00:21:44fameux plans de fouille
00:21:45parce qu'on a l'impression
00:21:45que c'est un échec total.
00:21:47Juste vous avez dit
00:21:47quelque chose
00:21:47qui m'a interpellé,
00:21:48vous avez dit
00:21:49il ne faut plus regarder l'âge,
00:21:50il faut regarder l'effet
00:21:50et je trouve ça intéressant
00:21:51comme approche,
00:21:52c'est une des premières fois
00:21:52où j'entends cette approche
00:21:53de dire que ce n'est pas
00:21:54l'âge qui compte
00:21:55mais c'est les faits
00:21:56qui sont commis
00:21:56et je trouve que c'est intéressant.
00:21:57On aura l'occasion
00:21:58d'y revenir sans doute
00:21:59dans un instant
00:22:00pour faire le point
00:22:01sur cette affaire
00:22:02puisqu'on va poursuivre
00:22:03cette édition spéciale
00:22:04juste après le CNews Info
00:22:05qui comme tous les jours
00:22:06est signé
00:22:07Somaia Labidi.
00:22:11Vous en parliez à l'instant
00:22:12avec vos invités Jean-Marc.
00:22:14L'enseignante est toujours
00:22:15dans un état préoccupant.
00:22:17Il faut combattre la violence
00:22:18sous toutes ses formes.
00:22:20Déclaration d'Edouard Geoffrey,
00:22:21ministre de l'Éducation
00:22:22nationale ce matin
00:22:23depuis le collège
00:22:24La Guichard
00:22:25à Saint-Narie-sur-Mer
00:22:25dans le Var
00:22:26au lendemain
00:22:27de l'agression
00:22:27d'une professeure
00:22:28d'art plastique
00:22:29à l'arme blanche
00:22:30par un élève
00:22:30élève qui a été interpellé
00:22:32et placé en garde
00:22:33à vue
00:22:33où il a reconnu les faits.
00:22:36A la une également
00:22:36trois policiers
00:22:37en urgence relative
00:22:38après un nouveau refus
00:22:39d'obtempérer
00:22:40un conducteur
00:22:41a refusé un contrôle
00:22:42tôt ce matin
00:22:42dans le 20e arrondissement
00:22:44de Paris.
00:22:46Le véhicule a finalement
00:22:46été intercepté
00:22:47à Saint-Mendé
00:22:48dans le Val-de-Marne
00:22:49après avoir percuté
00:22:50un lampadaire.
00:22:51Les fonctionnaires
00:22:52ont dû briser
00:22:53la vitre côté conducteur
00:22:54pour procéder
00:22:55à l'interpellation
00:22:56du chauffard.
00:22:58On poursuit ce journal
00:22:59avec cette grosse saisie
00:23:00de drogue
00:23:01sur l'autoroute.
00:23:02Les douanes
00:23:02ont mis la main
00:23:02sur 175 kg
00:23:04de cocaïne
00:23:05dans un camion
00:23:05circulant sur l'autoroute
00:23:07à neuf
00:23:08à hauteur de Narbonne
00:23:09dans l'Aude.
00:23:10La drogue
00:23:10dissimulée
00:23:11sous le plancher
00:23:12d'un semi-remorque
00:23:13en provenance d'Espagne
00:23:14a été découverte
00:23:15lors de ce contrôle routier.
00:23:17Le chauffeur,
00:23:18un lituanien
00:23:18et sa compagne
00:23:19ont été placés
00:23:20en détention.
00:23:22De son côté,
00:23:23l'anceste
00:23:23tire la sonnette
00:23:24d'alarme
00:23:25sur le vapotage.
00:23:26L'Agence nationale
00:23:27de sécurité sanitaire
00:23:28dévoile une expertise
00:23:29inédite
00:23:29sur les risques
00:23:31des cigarettes électroniques.
00:23:3214 experts
00:23:33ont passé au crible
00:23:34plus près de 3000
00:23:35études scientifiques
00:23:36et il en ressort
00:23:37que vapoter,
00:23:38je cite,
00:23:38présente des risques
00:23:39pour la santé
00:23:40car c'est inhaler
00:23:41des substances nocives.
00:23:42c'est pourquoi
00:23:43il faut absolument
00:23:44écarter tout vapotage
00:23:45pour les non-fumeurs
00:23:46et les jeunes
00:23:47qui sont attirés
00:23:48par les saveurs
00:23:48fruitées et sucrées
00:23:49de ces produits.
00:23:52En bref,
00:23:52la Gironde
00:23:53maintenue en vigilance
00:23:54orange crue
00:23:54jusqu'à demain.
00:23:55Les hauteurs
00:23:56les plus importantes
00:23:56sont attendues
00:23:57lors des pleines mers
00:23:58dans la matinée,
00:24:00surtout sur la confluence
00:24:01Garonne-Dordogne
00:24:02qui est maintenue
00:24:03sous surveillance
00:24:03sur les autres secteurs
00:24:05sous influence marine.
00:24:07Les débordements
00:24:07resteront localisés,
00:24:09fait savoir,
00:24:09Vigicru,
00:24:10dans son dernier bulletin.
00:24:12A la une
00:24:13de l'actualité internationale
00:24:14Saïf al-Islam Kadhafi,
00:24:16l'un des fils
00:24:16du dictateur libyen,
00:24:18Muammar Kadhafi,
00:24:18a été tué hier
00:24:19dans l'ouest de la Libye
00:24:21par des hommes armés
00:24:23non identifiés
00:24:23selon son avocat,
00:24:25l'homme qui était recherché
00:24:26par la Cour pénale internationale
00:24:27pour crimes contre l'humanité,
00:24:29a été assassiné
00:24:30aux environs de 14h
00:24:32à Zenten
00:24:32dans sa maison
00:24:33par un commando
00:24:34de 4 personnes.
00:24:37Elon Musk dénonce
00:24:38une attaque politique
00:24:39après la perquisition
00:24:40des locaux en France
00:24:41du réseau social X
00:24:42dont il est le propriétaire.
00:24:44La justice française
00:24:45souhaite l'entendre
00:24:46le 20 avril prochain
00:24:47dans le cadre
00:24:48de cette enquête
00:24:49sur les dérives présumées
00:24:50de son réseau social.
00:24:52Dans un second message,
00:24:54l'homme le plus riche du monde
00:24:55a estimé
00:24:55que les autorités
00:24:56feraient mieux
00:24:57de lutter
00:24:57contre la délinquance sexuelle.
00:25:00Et puis,
00:25:01le mercure
00:25:01atteint un record à Cuba.
00:25:03L'île a enregistré
00:25:04hier à l'aube
00:25:050 degré
00:25:06dans la province
00:25:06de Mantaza
00:25:07soit la température
00:25:09la plus basse
00:25:10jamais enregistrée.
00:25:11Le précédent record
00:25:12était de 0,6%.
00:25:130,6 degré
00:25:15et avait été enregistré
00:25:16en 96
00:25:17dans la même province.
00:25:19Merci beaucoup,
00:25:20Somayer.
00:25:20On vous retrouve
00:25:20tout à l'heure à midi
00:25:21pour faire un nouveau point
00:25:22sur l'actualité.
00:25:23On poursuit d'ici là
00:25:24notre page spéciale
00:25:25bien évidemment
00:25:26consacrée à ce qui s'est passé
00:25:27hier à Sanary
00:25:28avec cette professeure
00:25:29qui a été poignardée
00:25:30à trois reprises
00:25:31par un élève
00:25:32qui a 14 ans.
00:25:33On va partir d'ailleurs
00:25:34tout de suite
00:25:34en direct à Sanary
00:25:36rejoindre notre envoyée spéciale
00:25:37Mathilde Ibanez
00:25:38avec les images
00:25:39de Thibaut Marcheteau.
00:25:40Mathilde avec ce matin
00:25:41le ministre de l'éducation
00:25:43qui est venu
00:25:43et bien évidemment
00:25:43beaucoup d'émotions
00:25:45vis-à-vis de tous les gens
00:25:46que vous avez rencontrés
00:25:47que ce soit des professeurs
00:25:47ou que ce soit
00:25:48des parents d'élèves
00:25:49qui étaient là.
00:25:54Exactement,
00:25:54c'est dans une ambiance
00:25:55pesante de sidération
00:25:56que professeurs et élèves
00:25:58viennent ici
00:25:58dans ce collège
00:25:59où une cellule psychologique
00:26:01a été mise en place
00:26:02depuis ce matin.
00:26:03On a pu voir
00:26:03plusieurs élèves
00:26:04accompagnés de leurs enfants
00:26:06venir ici.
00:26:07Le visage est bien
00:26:08et triste,
00:26:09apeurés.
00:26:10Des élèves
00:26:10nous ont également
00:26:11confié être inquiets
00:26:13à l'idée même
00:26:13de rentrer à nouveau
00:26:15dans l'établissement.
00:26:16Beaucoup finalement
00:26:17commencent à réaliser
00:26:18la gravité des faits.
00:26:20Cette tentative d'homicide
00:26:21sur l'un de leurs professeurs
00:26:24d'art plastique
00:26:25par rapport à l'un
00:26:28de leurs camarades
00:26:28âgés de seulement 14 ans.
00:26:31Le ministre de l'éducation
00:26:33s'est rendu tout à l'heure
00:26:34dans l'établissement
00:26:35pour partager la tristesse,
00:26:37l'inquiétude des professeurs.
00:26:39Je vous propose de l'écouter.
00:26:41Quand vous rencontrez
00:26:42des gens qui souffrent
00:26:43et quand vous-même
00:26:43vous êtes le chef
00:26:44d'une administration
00:26:46qui est faite
00:26:47de femmes et d'hommes,
00:26:48vous ne pouvez être qu'émus
00:26:49quand l'un d'entre eux
00:26:50est blessé
00:26:50et quand une communauté
00:26:51est blessée.
00:26:52Donc oui,
00:26:52effectivement,
00:26:52je suis très ému
00:26:53et très en colère aussi
00:26:55parce que ce n'est pas acceptable
00:26:57et parce qu'il faut
00:26:59vraiment qu'on travaille
00:27:00collectivement
00:27:00et sans idéologie,
00:27:02sans instrumentalisation,
00:27:03qu'on travaille collectivement
00:27:04à une réponse
00:27:05qui nous permette
00:27:06d'éradiquer ce fléau
00:27:08de la violence interpersonnelle.
00:27:09Voilà,
00:27:09ce sera notre combat
00:27:10pour les prochaines années.
00:27:14Le pronostic vital
00:27:16de la victime
00:27:17reste engagé.
00:27:18Son état est stable
00:27:19quant aux mises en cause.
00:27:20Cet élève âgé de 14 ans,
00:27:22il a été placé
00:27:23en garde à vue
00:27:23où il a reconnu l'effet.
00:27:25Et l'enquête se poursuit toujours
00:27:27afin de déterminer
00:27:28les raisons
00:27:29de cette agression.
00:27:30Ce qui est mis en avant,
00:27:32en tout cas,
00:27:33ce sont les relations conflictuelles
00:27:35entre le mis en cause
00:27:36et la victime
00:27:37puisque la professeure
00:27:39aurait effectué
00:27:40des rapports disciplinaires
00:27:41concernant
00:27:42le comportement
00:27:43du mis en cause.
00:27:45Un élève,
00:27:45en tout cas,
00:27:46décrié par les autres professeurs
00:27:49comme étant
00:27:49un élève perturbateur.
00:27:51Merci beaucoup,
00:27:51Mathilde Ibanez,
00:27:52en direct de Sanary
00:27:53avec les images
00:27:53de Thibaut Marcheteau
00:27:54pour ce point.
00:27:55Et on va s'intéresser
00:27:55justement à cet élève,
00:27:56au profil de cet élève.
00:27:58Écoutez,
00:27:58cette prof d'EPS
00:28:00qui décrit justement
00:28:01cet élève perturbateur.
00:28:03C'était un élève,
00:28:04on ne pensait pas
00:28:05que ça pouvait arriver ici.
00:28:08C'était un élève,
00:28:09on ne s'y attendait pas,
00:28:11on ne sait pas
00:28:12ce qui lui est passé
00:28:13par la tête.
00:28:14On sait qu'après,
00:28:15il a lâché le couteau,
00:28:17il s'est enfui dans les toilettes,
00:28:19il n'y a plus rien
00:28:19en disant
00:28:20j'ai poignade à ma prof.
00:28:21C'était un élève
00:28:21qui pouvait,
00:28:22avec moi,
00:28:23ça allait,
00:28:23en EPS ça allait,
00:28:24mais c'est un élève
00:28:25qui pouvait être perturbé
00:28:27ou perturbataire
00:28:28dans certaines disciplines.
00:28:30Pas un élève violent,
00:28:31mais bon,
00:28:33ce n'était pas un élève
00:28:34tranquille non plus.
00:28:36Caroline Veil,
00:28:37vous êtes psychologue,
00:28:38il y a une stupeur
00:28:39quand même,
00:28:39bien évidemment,
00:28:39chez tous ces professeurs.
00:28:41Et malgré tout,
00:28:42quand on les entend
00:28:42parler de cet élève,
00:28:45on se dit,
00:28:45bon,
00:28:45il y avait des signes.
00:28:46Absolument,
00:28:47il y avait des signes,
00:28:48j'entendais qu'on disait
00:28:49qu'il faut absolument
00:28:51éradiquer cette violence.
00:28:53J'ai envie de dire,
00:28:54commençons surtout
00:28:55par éduquer nos enfants.
00:28:57Éduquer,
00:28:57c'est frustrer,
00:28:58disait Bette Lheim.
00:29:00Et visiblement,
00:29:01cette enfance,
00:29:01parce qu'à 14 ans,
00:29:03on reste un enfant,
00:29:04je suis désolée,
00:29:05on n'est pas un adulte,
00:29:06il est en perte
00:29:08de repère totale.
00:29:10On a un être
00:29:11bouillonnant d'opulsion
00:29:14qui se promène
00:29:15et qui est une bombe ambulante.
00:29:18Or,
00:29:19il était connu
00:29:20pour justement
00:29:21avoir lui-même
00:29:23sans doute
00:29:23essuyé des violences.
00:29:25Il y a une procédure,
00:29:29enfin pas une procédure,
00:29:30mais disons qu'il y a
00:29:31une enquête judiciaire
00:29:32parce que
00:29:33pour déterminer
00:29:36le climat
00:29:37dans lequel il était,
00:29:39il n'y a pas d'enquête
00:29:39par hasard.
00:29:41C'est bien entendu
00:29:42que les parents...
00:29:42Mais pourtant,
00:29:42ils sont surpris.
00:29:43Vous avez entendu
00:29:43cette professeure
00:29:44elle est surprise pourtant.
00:29:44Elle vous dit
00:29:45qu'on ne pensait pas
00:29:45que ça pouvait arriver.
00:29:46Non,
00:29:47ça ne pouvait pas arriver,
00:29:48pense-t-elle,
00:29:49parce que l'enfant
00:29:49n'était pas réputé
00:29:50être violent.
00:29:52C'est ce que tous disent.
00:29:53Il ne représentait pas
00:29:54de caractère dangereux.
00:29:57Moi-même,
00:29:58je pense qu'en fait,
00:29:59il a été extrêmement surpris
00:30:02par ce qu'il a fait.
00:30:03Vous savez,
00:30:03plus un enfant est violent,
00:30:04plus en réalité
00:30:05ce qui se passe,
00:30:06inconsciemment,
00:30:07c'est une demande,
00:30:08un appel à l'aide
00:30:09qu'il fait
00:30:09pour contenir cette violence.
00:30:11Ça faisait deux mois
00:30:12qu'il prévenait,
00:30:13deux mois qu'il disait,
00:30:14qu'il allait planter
00:30:15un professeur
00:30:16et qu'il fallait
00:30:16qu'on arrête
00:30:17de l'embêter.
00:30:19Il se promène
00:30:20le matin avec un couteau.
00:30:21En réalité,
00:30:22ce n'est pas le professeur
00:30:22d'art plastique
00:30:23qui est visé,
00:30:24c'est le professeur
00:30:25de maths
00:30:25avec qui lui aussi,
00:30:27avec qui il avait
00:30:30à découdre.
00:30:31Donc,
00:30:32la malheureuse
00:30:33s'est tombée sur elle,
00:30:34mais ça aurait pu tomber
00:30:35sur n'importe qui.
00:30:37Mais on a le sentiment
00:30:37que les professeurs,
00:30:38malgré tout,
00:30:39sont un peu désarmés
00:30:39face à tout ça.
00:30:40On a le sentiment
00:30:41que la société
00:30:42a tellement vite évolué
00:30:43et qu'on n'a pas donné
00:30:44les moyens
00:30:44aux professeurs
00:30:45d'avoir les armes
00:30:47au sens psychologique,
00:30:49au sens signalement
00:30:50pour se défendre
00:30:51face à cette violence.
00:30:52Mais ce n'est pas
00:30:52se défendre,
00:30:53c'est-à-dire que
00:30:54ce sont d'abord
00:30:54les parents
00:30:55qui sont...
00:30:56Oui, mais les parents,
00:30:56visiblement,
00:30:57il y a des problèmes
00:30:57avec les parents
00:30:58dans cette famille.
00:30:58Mais oui, mais qu'est-ce
00:30:59qu'on peut faire ?
00:31:00À un moment donné,
00:31:01ils ne sont pas partout
00:31:02les professeurs.
00:31:03Je veux dire,
00:31:04cet enfant,
00:31:04il vit bien quelque part.
00:31:05Il vit dans une famille.
00:31:06Si le langage
00:31:07qu'on lui apprend,
00:31:08c'est celui de la violence,
00:31:11qu'est-ce qu'il va faire
00:31:12à l'extérieur ?
00:31:13Ce sont les parents
00:31:13qui servent d'exemple.
00:31:14C'est la violence.
00:31:15Il y avait des mesures éducatives
00:31:17qui auraient dû être prises,
00:31:18qui auraient dû être prises plus tôt.
00:31:20Il était suivi
00:31:20par un éducateur.
00:31:22J'ai envie de vous dire,
00:31:22où sont les psys ?
00:31:24Dans cette histoire,
00:31:24un enfant violent,
00:31:25normalement,
00:31:26il va directement...
00:31:26C'est pour ça que je disais,
00:31:27est-ce que les professeurs
00:31:28ont les moyens ?
00:31:29On va poser la question,
00:31:30si vous voulez bien,
00:31:31à Philippe Ratinet,
00:31:31qui est président du Syndicat
00:31:32National des Écoles.
00:31:33Bonjour, merci d'être avec nous
00:31:35parce que c'est vrai
00:31:36qu'on voit bien
00:31:37que ces professeurs
00:31:38sont un peu désarmés
00:31:39face à tout ça.
00:31:39C'est-à-dire que des psys,
00:31:40il n'y en a pas assez.
00:31:41Des signalements,
00:31:42ils en font,
00:31:42mais ça met quatre mois
00:31:43à réagir.
00:31:44On a beau dire
00:31:45les professeurs,
00:31:46les professeurs,
00:31:47mais à un moment donné,
00:31:47vous ne pouvez pas faire plus
00:31:48que ce qui est possible.
00:31:49Bonjour Jean-Marc Morandini.
00:31:52En fait,
00:31:52vous avez parfaitement
00:31:53résumé la situation,
00:31:54c'est-à-dire qu'on est face
00:31:56à une montée de la violence
00:31:58au sein des établissements
00:31:59scolaires,
00:32:00une montée qui se constate
00:32:01depuis le primaire
00:32:02jusqu'au secondaire.
00:32:05Et cette entrée de la violence
00:32:07et cette violence
00:32:07de la société,
00:32:09on n'a pas dans les écoles
00:32:10aujourd'hui
00:32:11le moyen d'y répondre.
00:32:12Et de toute manière,
00:32:13on ne pourra pas,
00:32:14par le seul biais des écoles,
00:32:16répondre à toute la violence
00:32:17qui s'exprime
00:32:18au travers de la société.
00:32:19Il y a des choses à faire
00:32:20au niveau des établissements,
00:32:22certes,
00:32:23au niveau des règles
00:32:23de fonctionnement.
00:32:25Les réponses doivent être
00:32:26plus rapides,
00:32:26c'est une évidence.
00:32:27Mais pour le coup,
00:32:29toute la solution
00:32:31ne peut pas dépendre
00:32:32des seuls professeurs
00:32:33et de la seule école.
00:32:35Mais est-ce qu'il y a
00:32:36un problème de sécurité
00:32:37également dans les collèges ?
00:32:39Est-ce que vous avez
00:32:39le sentiment
00:32:40qu'à un moment donné,
00:32:41il faut pousser les choses ?
00:32:43C'est-à-dire,
00:32:43il va falloir mettre
00:32:44des portiques,
00:32:44il va falloir,
00:32:45un peu comme quand on va
00:32:46dans un aéroport,
00:32:47fouiller les sacs,
00:32:48est-ce que vous avez
00:32:48le sentiment
00:32:49qu'il faut en arriver là ?
00:32:50Parce que ce type d'annonce,
00:32:51on va voir dans un instant
00:32:52tous les cas,
00:32:53les récentes attaques
00:32:54au couteau.
00:32:54Ces annonces,
00:32:55elles sont faites
00:32:55après chaque attaque
00:32:56au couteau.
00:32:57Mais derrière,
00:32:58il ne se passe pas
00:32:58grand-chose au final
00:32:59parce qu'il y a des règles,
00:32:59parce qu'il y a des lois
00:33:00et parce qu'il y a
00:33:01certains professeurs
00:33:02qui ne sont pas non plus
00:33:03pour le fait
00:33:04qu'on sécurise
00:33:05à ce point-là
00:33:06les collèges.
00:33:09Alors,
00:33:10pour le coup,
00:33:11on a quand même
00:33:12des effets positifs
00:33:13de ce qui a pu être
00:33:15mis en place
00:33:16jusqu'à présent.
00:33:18un grand nombre
00:33:20de couteaux,
00:33:21malgré le fait
00:33:22que les contrôles
00:33:23ne soient pas systématiques
00:33:24à l'entrée
00:33:25qui ont été saisis
00:33:26et qui,
00:33:27normalement,
00:33:27ont dû entraîner
00:33:28des saisies
00:33:30du procureur
00:33:31puisque dans le cadre
00:33:32de l'article 40
00:33:33du Code de procédure pénale,
00:33:35normalement,
00:33:35on doit avoir
00:33:36effectivement
00:33:36cette démarche-là.
00:33:40Systématisés
00:33:40strictement partout,
00:33:41les contrôles,
00:33:42on n'aura jamais
00:33:43assez d'effectifs
00:33:44de police
00:33:45et je pense que
00:33:46les policiers,
00:33:46ils ont aussi
00:33:47d'autres missions
00:33:48à remplir.
00:33:49Et puis,
00:33:50le côté portique,
00:33:52alors effectivement,
00:33:52la solution
00:33:53peut sembler
00:33:54intéressante
00:33:55ou pertinente,
00:33:56mais comment est-ce
00:33:57qu'on va pouvoir,
00:33:58en admettant
00:33:58que l'argent
00:33:59soit disponible
00:33:59pour installer
00:34:00des portiques
00:34:00à l'entrée
00:34:01de tous les collèges,
00:34:02et on ne parle là
00:34:03que des collèges,
00:34:05comment est-ce
00:34:05qu'on pourrait gérer
00:34:06l'entrée
00:34:07de centaines,
00:34:08voire de milliers
00:34:09d'élèves
00:34:09pour une heure précise
00:34:12avec un portique ?
00:34:14Vous preniez l'exemple
00:34:15des aéroports,
00:34:16si vous avez déjà
00:34:16pris l'avion,
00:34:17vous savez que
00:34:18pour passer un portique,
00:34:19ça prend du temps
00:34:19et qu'on vous demande
00:34:20d'arriver deux heures
00:34:21avant.
00:34:22Est-ce qu'il serait
00:34:22envisageable
00:34:24de demander
00:34:24à des élèves
00:34:25d'arriver
00:34:26deux heures
00:34:27avant le début
00:34:27des cours ?
00:34:28Je ne pense pas
00:34:28que ce soit
00:34:29une solution
00:34:30pratique possible.
00:34:31Merci beaucoup,
00:34:32Philippe Ratinet,
00:34:32président du Syndicat
00:34:33national des écoles.
00:34:34Merci d'avoir été
00:34:35en direct avec nous.
00:34:36Axel Ronde,
00:34:37il y a une question
00:34:37également quand même
00:34:38qui se pose,
00:34:39c'est le fait
00:34:40qu'il faille des policiers
00:34:40pour faire des fouilles.
00:34:41Est-ce qu'il ne faut pas
00:34:42aussi sortir de ça
00:34:43et donner la possibilité
00:34:44à des agents
00:34:45de l'éducation nationale
00:34:46de pouvoir fouiller
00:34:47les élèves ?
00:34:47Parce qu'aujourd'hui,
00:34:48c'est impossible
00:34:48à l'entrée
00:34:49et en fait,
00:34:50il faudra à un moment
00:34:51ouvrir.
00:34:52Oui, bien sûr.
00:34:53Dans tous les cas,
00:34:54s'ils veulent que ce soit
00:34:55des fonctionnaires de police,
00:34:56il va falloir recruter
00:34:57entre 15 et 20 000,
00:34:58voire 30 000 policiers.
00:34:59Le problème,
00:35:00c'est qu'il en faut
00:35:00partout des policiers.
00:35:01On ne peut plus rien faire
00:35:02dans ce pays
00:35:02sans un déploiement
00:35:03massif de policiers.
00:35:04Si dans les établissements
00:35:05scolaires,
00:35:06il faut mettre des policiers,
00:35:07bon, très bien,
00:35:08recrutons, recrutons.
00:35:09Mais maintenant,
00:35:10ce n'est pas du tout le cas
00:35:11parce qu'il n'y a pas d'argent
00:35:12pour les portiques.
00:35:13Alors, on peut le mettre,
00:35:14effectivement.
00:35:15Il y a des scanners corporels.
00:35:17Vous passez très vite,
00:35:18si vous voulez,
00:35:19et on voit tout de suite
00:35:21si vous avez une arme sur vous.
00:35:23Mais encore une fois,
00:35:23c'est un coût énorme.
00:35:26Et quand moi,
00:35:26je vous entendais dire,
00:35:27madame la spécialiste
00:35:29psychologique,
00:35:31combien de pédopsychiatres
00:35:34on a perdu
00:35:34ces 15 dernières années
00:35:36en France ?
00:35:3734%.
00:35:38Ça veut dire que
00:35:39vous n'avez plus
00:35:40de personnes formées
00:35:42pour, finalement,
00:35:44accompagner ces enfants
00:35:45qui ont des soucis psychiatriques.
00:35:48On le sait,
00:35:49dans notre pays,
00:35:49il y a un grave problème
00:35:51dans la psychiatrie.
00:35:51Vous vous rendez compte ?
00:35:52Il y a des problèmes
00:35:53dans le nombre de policiers.
00:35:54Il y a des problèmes
00:35:54dans la psychiatrie.
00:35:55Il y a du problème
00:35:55sur le nombre de professeurs.
00:35:57En fait, il y a des problèmes
00:35:57partout.
00:35:58C'est-à-dire que tous les feux
00:35:59sont au rouge.
00:36:00Donc, il ne faut pas s'étonner
00:36:01qu'on ait des drames derrière.
00:36:02À partir du moment
00:36:02où il n'y a pas un seul signal
00:36:04qui est au vert,
00:36:05enfin, je ne veux pas être négatif,
00:36:06mais il faut aussi se dire ça.
00:36:08Parce qu'on a supprimé
00:36:09beaucoup, beaucoup de postes.
00:36:10C'est ça.
00:36:10On a voulu faire des économies
00:36:12et on a dit que ça coûtait
00:36:12extrêmement cher
00:36:14et on ne recrute plus,
00:36:15on ne recrute plus personne.
00:36:16Et vous vous retrouvez
00:36:17avec cette situation.
00:36:18Si on va laisser aux mains,
00:36:19finalement,
00:36:19que des enseignants
00:36:20qui doivent faire,
00:36:22ils doivent enseigner,
00:36:23mais ils doivent diagnostiquer
00:36:24des pathologies psychiatriques,
00:36:26ils doivent...
00:36:27À un moment donné,
00:36:29ce n'est plus possible.
00:36:29Vous n'êtes pas
00:36:30tous des...
00:36:31On n'est pas des surhumains
00:36:32à un moment donné.
00:36:33On est fonctionnaires, certes,
00:36:35mais on a besoin aussi
00:36:36de se reposer
00:36:36et on n'est pas des robots.
00:36:38Caroline Veil vous répond
00:36:39et puis Marouane après.
00:36:40Écoutez, je crois aussi
00:36:41que l'école est un lieu
00:36:42d'apprentissage.
00:36:43Bien sûr, on ne peut pas
00:36:44complètement se substituer
00:36:45aux parents,
00:36:46mais peut-être que si
00:36:47dès qu'on rentre à l'école
00:36:49aujourd'hui à trois ans,
00:36:50on apprenait le rapport
00:36:52à l'autorité,
00:36:54la valeur sacrée...
00:36:55Ce n'est pas la faute des profs.
00:36:56Non, c'est...
00:36:57Quand vous dites ça,
00:36:58ça veut dire que c'est un peu
00:36:58la faute des profs.
00:36:59Non, ce n'est pas...
00:36:59Les profs, ils ne sont pas nombreux,
00:37:01ils ne sont pas écoutés...
00:37:02Non, mais aujourd'hui,
00:37:02la sanction est panie
00:37:04de l'école, pratiquement.
00:37:05La sanction est panie de l'école.
00:37:06Alors ça, c'est l'éducation.
00:37:07En fait, c'est les programmes
00:37:08de l'éducation nationale.
00:37:09Voilà.
00:37:09On ne peut plus sanctionner.
00:37:11Les profs n'ont plus droit
00:37:13à la parole.
00:37:14Justement, ce sont les élèves,
00:37:16les petits,
00:37:17et on peut comprendre,
00:37:18qui sont bien entendu,
00:37:19qui bénéficient toujours
00:37:21de l'indulgence,
00:37:21mais à un moment donné,
00:37:22il faut un cadre.
00:37:23Et s'il y avait ce cadre
00:37:24où on apprenait
00:37:25la valeur sacrée de la vie,
00:37:27peut-être qu'on n'en arriverait
00:37:29pas à fouiller les élèves.
00:37:29Vous avez fait raison.
00:37:30Et puis, pour l'éducation nationale,
00:37:31excusez-moi,
00:37:32mais il y a 15-20 ans,
00:37:33quand on voulait,
00:37:34policiers, nous rentrer
00:37:36juste pour aller dialoguer,
00:37:38mais c'était tout de suite
00:37:39une levée de bouclier.
00:37:40On disait,
00:37:40la police nationale...
00:37:41Pas de policiers dans les écoles.
00:37:42Voilà.
00:37:43L'éducation nationale
00:37:44était bien contente
00:37:45de ne pas nous voir.
00:37:46Maintenant,
00:37:46elle est contente de nous voir.
00:37:47Merwan, par exemple,
00:37:48ouvrir la possibilité
00:37:50de fouiller à des gens
00:37:51d'éducation nationale
00:37:52à l'entrée des écoles.
00:37:53Vous êtes pour ou vous êtes contre, vous ?
00:37:54Il faut se dire aussi
00:37:56que l'école,
00:37:56c'est déjà le laboratoire
00:37:57d'une société.
00:37:58Donc, il faut aussi comprendre
00:37:59que quand on rentre à l'école,
00:38:01c'est un espace particulier
00:38:02dans lequel on ne peut pas
00:38:03ramener des couteaux,
00:38:03dans lequel, évidemment,
00:38:05il faut apprendre
00:38:05à vivre en société
00:38:06et quelque part aussi
00:38:08protéger nos enfants.
00:38:09C'est aussi les protéger
00:38:10d'abord d'éviter
00:38:11ce genre de cas de figure.
00:38:12Maintenant,
00:38:12je voulais venir sur un aspect
00:38:13qu'on n'a pas...
00:38:14Vous êtes pour ou contre
00:38:15le fait qu'on ouvre
00:38:16au fait que ce sont
00:38:17des non-policiers
00:38:17qui fouillent les sacs ?
00:38:18Qu'on puisse savoir
00:38:20ce que les enfants...
00:38:21Oui, oui, oui, évidemment.
00:38:22Il faut savoir
00:38:22ce que les enfants
00:38:23puissent apporter
00:38:23et prévenir.
00:38:24Donc, le fait que ce ne soit pas
00:38:24des policiers ou des enfants
00:38:25qui fouillent,
00:38:26vous êtes d'accord ?
00:38:27Ah non,
00:38:27amener des policiers
00:38:28dans une école,
00:38:28je ne suis pas sûr
00:38:29que ce soit la solution.
00:38:29Devant l'école pour fouiller.
00:38:31Même en termes
00:38:32de nombre de policiers,
00:38:33a priori,
00:38:33ne serait-ce que pour la sécurité
00:38:35dans nos rues,
00:38:35ce n'est déjà pas le cas.
00:38:38Ensuite,
00:38:38je voulais venir
00:38:38sur un aspect
00:38:39sur lequel on n'a pas abordé,
00:38:40un aspect
00:38:42que nous n'avons pas abordé,
00:38:42c'est celui des réseaux sociaux
00:38:44et la place de l'image
00:38:44et de la violence.
00:38:46On a des professeurs
00:38:47qui font face
00:38:47à des cas de figure,
00:38:48à une génération aussi
00:38:49d'enfants
00:38:50qui n'étaient pas celles
00:38:51d'il y a 10 ans,
00:38:5215 ans, 20 ans.
00:38:53Donc, à un moment donné,
00:38:54il va falloir aussi
00:38:54prendre des mesures
00:38:55sur ces aspects-là,
00:38:56sur le fait qu'on a des enfants
00:38:57qui consomment de la violence
00:38:58matin, midi et soir
00:38:59et qu'il ne semble pas
00:39:01que dans ce pays,
00:39:01on ait essayé
00:39:03de régler ce genre de problème.
00:39:05Ce qui est affolant quand même,
00:39:06on va revenir quand même
00:39:07sur les dernières attaques
00:39:08au couteau dans...
00:39:09Oui, attaques,
00:39:10on peut parler d'attaques
00:39:11au couteau dans les écoles,
00:39:12vous allez voir,
00:39:13parce que les attaques
00:39:14se multiplient,
00:39:14il y a quelques années,
00:39:15ça n'existait pas.
00:39:16Enfin, moi, je suis désolé
00:39:16de dire ça
00:39:17et de passer pour un vieux con,
00:39:18mais...
00:39:18C'est la violence.
00:39:19Il y a quelques années,
00:39:20ça n'existait pas,
00:39:20oui, mais c'est la violence
00:39:21avec des couteaux
00:39:21parce que la violence
00:39:22a toujours existé.
00:39:23Dans les écoles,
00:39:24il y a toujours eu de la violence,
00:39:25il y a toujours eu des bagarres,
00:39:26il y a toujours eu des coups de poids,
00:39:27mais la violence avec des couteaux,
00:39:29ça, c'est quelque chose
00:39:29qui n'existait pas.
00:39:30Regardez,
00:39:31on s'est replongé dans les archives
00:39:32pour les attaques
00:39:33de ces dernières semaines.
00:39:36Trois victimes décédées
00:39:37en trois ans
00:39:38sous le coup d'une lame.
00:39:40Le drame de Sanary-sur-Mer
00:39:42s'ajoute à une série
00:39:43d'agressions au couteau
00:39:44par des élèves
00:39:45survenus ces dernières années
00:39:46aux abords
00:39:47ou à l'intérieur
00:39:48des établissements scolaires.
00:39:51En avril 2025,
00:39:52à Nantes,
00:39:53un élève de 16 ans,
00:39:55masqué
00:39:55et armé d'un couteau de chasse,
00:39:57avait tué une lycéenne
00:39:58de 15 ans
00:39:59en la frappant
00:40:00de 57 coups de couteau.
00:40:02Quelques semaines plus tard,
00:40:03en juin 2025,
00:40:05à Nogent,
00:40:06en Haute-Marne,
00:40:07Mélanie,
00:40:08une assistante d'éducation
00:40:09de 31 ans,
00:40:10était mortellement poignardée
00:40:12par un collégien
00:40:13de 14 ans
00:40:14lors d'un contrôle de sac
00:40:15à l'entrée du collège.
00:40:17Deux ans plus tôt,
00:40:18en février 2023,
00:40:20à Saint-Jean-de-Luz,
00:40:21Agnès,
00:40:22une professeure d'espagnol
00:40:24de 52 ans,
00:40:25était tuée en plein cours,
00:40:27poignardée
00:40:27par l'un de ses élèves.
00:40:30Des drames
00:40:30qui ont profondément
00:40:31marqué la communauté éducative
00:40:33et ravivé la question
00:40:35de la sécurité à l'école.
00:40:37Depuis,
00:40:38le gouvernement
00:40:38a renforcé les contrôles
00:40:40à l'entrée
00:40:40des établissements.
00:40:42Plus de 6 000 fouilles aléatoires
00:40:44ont été menées
00:40:45entre mars
00:40:46et juin 2025
00:40:48et 364 armes blanches
00:40:50ont été saisies.
00:40:52Des mesures
00:40:52qui, ce mardi,
00:40:54n'ont pas suffi
00:40:54à empêcher le drame
00:40:56de Sanary-sur-Mer.
00:40:58Alors,
00:40:58Yves Toledano,
00:40:59vous voulez réagir sur ça
00:41:01parce que c'est vrai
00:41:03qu'il y a des mesures
00:41:03qui sont mises
00:41:04mais ce n'est pas suffisant.
00:41:05Non,
00:41:05on parle des portiques,
00:41:06je ne suis peut-être pas d'accord
00:41:07avec certains ici.
00:41:09Moi,
00:41:09je suis à 1000%
00:41:10pour les portiques.
00:41:11Alors,
00:41:11on va me dire,
00:41:11oui,
00:41:12les portiques,
00:41:12ça crée des bouchons.
00:41:13Oui,
00:41:13c'est ce que vous avez dit
00:41:14accès le ronde.
00:41:15On peut scanner.
00:41:17Oui,
00:41:18mais ça va coûter combien ?
00:41:18Ça va coûter extrêmement
00:41:19de l'argent.
00:41:19Oui,
00:41:20c'est ça.
00:41:20Et puis,
00:41:20il faut du personnel derrière
00:41:21et des vigiles.
00:41:22Les portiques classiques,
00:41:23les petits classiques,
00:41:24ça,
00:41:24ça ne marchera pas.
00:41:25C'est impossible.
00:41:25C'est vrai que ça coûte de l'argent
00:41:26mais je pense qu'on est dans une situation,
00:41:28on vient de voir le sujet là,
00:41:29avec des morts maintenant
00:41:30qui commencent à s'enchaîner,
00:41:32des personnes qui sont tuées
00:41:33dans les collèges,
00:41:34au couteau.
00:41:34Il faut absolument agir.
00:41:36Alors,
00:41:36je comprends que
00:41:36ce n'est pas la solution idéale.
00:41:38Ça crée des bouchons,
00:41:39ça ne détacte pas
00:41:40les couteaux en céramique.
00:41:42C'est vrai qu'il faut traiter
00:41:42la question de fond.
00:41:43Vous avez raison.
00:41:44Mais moi,
00:41:44je pense qu'aujourd'hui,
00:41:45on en a marre
00:41:46d'entendre ces drames-là.
00:41:47Il y a une urgence.
00:41:49Il y a l'urgence,
00:41:49c'est de sécuriser les collèges,
00:41:51les enseignants et les...
00:41:52On va vous dire,
00:41:53il n'y a pas d'argent.
00:41:54Il n'y a plus d'argent.
00:41:57Il n'y a pas assez de policiers.
00:41:59Il n'y a pas assez de moyens.
00:41:59Il n'y a pas assez d'enseignants.
00:42:00Moi,
00:42:00je sais que dans les écoles privées,
00:42:03ce n'est pas l'école de la République,
00:42:04mais l'école privée,
00:42:04je sais que nous,
00:42:05mes enfants sont en école privée,
00:42:06on nous a demandé 10 euros
00:42:07par an et par mois
00:42:09pour avoir un gardien
00:42:10et mettre un système
00:42:11de sécurisation.
00:42:12Je peux vous dire
00:42:12qu'il n'y a pas un parent
00:42:13qui a dit non.
00:42:13Est-ce qu'il y a des portiques ?
00:42:14Oui,
00:42:14il y a une sorte de petit portique,
00:42:16on va dire.
00:42:16Il n'y a pas un parent
00:42:17qui a dit non.
00:42:18Alors,
00:42:18c'est vrai qu'on doit se donner
00:42:19les moyens.
00:42:19Aujourd'hui,
00:42:19la priorité,
00:42:20c'est d'assurer la sécurité
00:42:21et ensuite,
00:42:22effectivement,
00:42:22ça n'empêche pas
00:42:23de voir les premiers coups
00:42:24en même temps.
00:42:24Comme d'habitude,
00:42:25on voit le problème à l'envers.
00:42:27Vous voulez sécuriser l'enfer,
00:42:28il faut retourner au paradis.
00:42:30Le problème,
00:42:30ce n'est pas des portiques,
00:42:31ce n'est pas des rayons X,
00:42:32ce n'est pas regarder les couteaux.
00:42:33C'est pourquoi est-ce que des gens
00:42:34se baladent avec des couteaux
00:42:36et poignardent leurs profs ?
00:42:37C'est un problème civilisationnel.
00:42:37Oui,
00:42:38mais l'urgence,
00:42:38on regarde les drames
00:42:40et on fait quoi alors ?
00:42:41Vous n'allez rien régler du tout
00:42:41avec des portiques.
00:42:41Et la prochaine,
00:42:42on va reparler encore
00:42:43d'un nouveau drame.
00:42:43Vous n'allez rien régler du tout
00:42:44à moins de faire des avions
00:42:45comme dans les aéropéens
00:42:47avec des avions
00:42:47où on doit enlever ses chaussures
00:42:48en rentrant,
00:42:49qu'on ait fouillé pendant 20 minutes.
00:42:50Vous n'allez pas contrôler
00:42:51parce que les gens auront toujours
00:42:52des moyens de faire rentrer.
00:42:53C'est des écoles publiques.
00:42:54Vous n'avez aucun moyen de contrôle.
00:42:55Les gens qui sont motivés,
00:42:56ils seront toujours motivés.
00:42:57Vous n'inquiétez pas.
00:42:58Il y a un problème civilisationnel.
00:43:00Il y a un problème éducationnel.
00:43:02Il y a un problème avec les parents.
00:43:04Il faut voir commencer
00:43:05à sanctionner les parents.
00:43:07Quand les enfants font des bêtises,
00:43:08on peut faire les deux.
00:43:08On peut traiter les femmes de front.
00:43:10Vous n'allez rien changer avec des portes.
00:43:12La priorité, c'est l'urgence.
00:43:14La psy, elle en pense quoi ?
00:43:15Je pense surtout qu'il faudrait,
00:43:17à l'école, en profiter.
00:43:19Parce qu'au fond,
00:43:20qu'est-ce qu'on constate ?
00:43:21C'est la banalisation de la violence
00:43:23et surtout la banalisation de la mort.
00:43:25N'oubliez pas que dans les jeux
00:43:27qui sont vendus pour les enfants,
00:43:29on meurt toutes les 5 minutes,
00:43:31vous avez plusieurs vies.
00:43:34Pour eux, la mort,
00:43:35c'est quelque chose de très virtuel.
00:43:37C'est pas forcément...
00:43:38Je vais vous dire la vérité.
00:43:39Moi, je suis pas trop d'accord avec vous.
00:43:40Parce qu'avant, on nous disait
00:43:41c'est les séries qui sont violentes,
00:43:43c'est les films qui sont violents.
00:43:44C'est tout.
00:43:45C'est un ensemble.
00:43:45Oui, mais à chaque fois,
00:43:46j'ai l'impression qu'on trouve des excuses.
00:43:48Excusez-moi.
00:43:48Après, ça a été les jeux vidéo.
00:43:50Maintenant, c'est les réseaux sociaux.
00:43:51Est-ce qu'on n'est pas en train
00:43:52de trouver des excuses à chaque fois
00:43:53parce qu'on est paumé ?
00:43:54Regardez le comportement
00:43:55de cet adolescent.
00:43:56Très probablement,
00:43:57il est passé du fantasme
00:43:58à la réalité.
00:43:59Il a été saisi d'un choc.
00:44:00Donc, il tue.
00:44:01Il porte les coups de couteau.
00:44:03Et ensuite, qu'est-ce qui se passe ?
00:44:04Il court dans les toilettes.
00:44:06Il se frappe la tête
00:44:07contre les murs.
00:44:08Donc, il a été happé
00:44:09par la réalité
00:44:10de ce qu'il avait commis.
00:44:12Et surtout,
00:44:13qu'est-ce qu'il est en train de dire ?
00:44:14Il est en train de dire
00:44:15qu'est-ce qui va m'arriver ?
00:44:16Est-ce que je vais aller en prison ?
00:44:18Mais il n'y a pas d'empathie là-dedans.
00:44:20C'est ce que j'allais dire.
00:44:21En fait, il se pose des questions sur lui.
00:44:23Il ne se pose pas des questions
00:44:24sur cette preuve
00:44:25qui vient de poignarder.
00:44:26J'ai fait mal à la dame.
00:44:27C'est-à-dire que le rapport à l'altérité,
00:44:30il faut aussi le questionner.
00:44:32Thomas, on va parler dans un instant
00:44:33des réactions politiques
00:44:34à chaque fois
00:44:35quand il y a ce type d'événements.
00:44:36Parce qu'on a l'impression que...
00:44:38C'est une expression que j'aime bien,
00:44:39mais les politiques font juste du bruit
00:44:40avec leur bouche
00:44:41à partir du moment
00:44:41où il y a des événements comme ça.
00:44:42On va revenir sur les fouilles
00:44:44qui avaient été annoncées.
00:44:45La dernière fois qu'il y a eu
00:44:45ce type de drame,
00:44:46on a dit qu'il va y avoir des fouilles
00:44:47à l'entrée des établissements scolaires.
00:44:48Le problème,
00:44:49c'est que c'est un dispositif
00:44:50qui fait flop.
00:44:50Il faut dire les choses.
00:44:57Dans ce contexte,
00:44:59la fouille aléatoire des sacs
00:45:01semble pour beaucoup
00:45:02une solution fragile.
00:45:04Des interrogations qui se posent de nouveau
00:45:06avec le drame de Sanary-sur-Mer.
00:45:08Le risque zéro, clairement,
00:45:11n'existe pas.
00:45:12Donc on fait évidemment le possible.
00:45:13Mais malheureusement,
00:45:14il peut y avoir des circonstances
00:45:16aussi dramatiques que celle-ci.
00:45:17En tout, 269 opérations de contrôle
00:45:21avaient été menées
00:45:22dans des collèges et lycées du Var
00:45:23l'année dernière.
00:45:25Au total, 16 armes blanches
00:45:27avaient été confisquées.
00:45:28Des fouilles qui avaient été renforcées
00:45:30après une suite d'agressions.
00:45:32A Bagneux, en février 2025,
00:45:35où un lycéen avait été
00:45:36grièvement blessé.
00:45:38Et à Nantes,
00:45:39où une lycéenne avait été
00:45:40mortellement poignardée
00:45:41par un autre adolescent.
00:45:42Au printemps dernier,
00:45:43c'est une surveillante de collège
00:45:45qui avait été tuée
00:45:46par un élève à nos gens.
00:45:48Autant de drame
00:45:49qui relance la question
00:45:50de la sécurité dans les écoles.
00:45:52Ce que dit le drame de ce soir,
00:45:54qui en suit d'autres
00:45:57isolés, certes,
00:45:59mais quand même d'autres
00:46:00des dernières années,
00:46:02c'est qu'il y a aussi
00:46:02un enjeu social et sociétal.
00:46:05Il faut qu'on aboutisse
00:46:06collectivement à une forme
00:46:07de désescalade de la violence.
00:46:08En plus des fouilles aléatoires,
00:46:10des campagnes de sensibilisation
00:46:12sont désormais menées
00:46:13auprès des élèves
00:46:14et du personnel
00:46:15depuis la rentrée.
00:46:17Thomas Bonnet,
00:46:19parole, parole, parole.
00:46:20En fait, le casting change,
00:46:21mais la mise en scène
00:46:22reste toujours la même.
00:46:22Vous avez donc un drame
00:46:24qui se déroule quelque part.
00:46:25Vous allez avoir un tweet.
00:46:26Ensuite, je me rends sur place.
00:46:27Il se rende sur place.
00:46:29Ça n'arrivera plus.
00:46:29On va tout faire.
00:46:30L'État va apporter une réponse.
00:46:31Et puis, le dossier passe
00:46:33dans un tiroir.
00:46:34On passe à autre chose
00:46:35jusqu'à ce que ça se reproduise
00:46:36avec parfois d'autres ministres.
00:46:38C'est l'impuissance...
00:46:38Vous avez oublié
00:46:38le jeu condamne fermement.
00:46:39Oui, la violence n'a pas sa place
00:46:41dans notre République.
00:46:42C'est toujours les mêmes formules
00:46:43un peu creuses.
00:46:44Là, je trouve qu'elles sont
00:46:44particulièrement creuses
00:46:45de la part du ministre ce matin
00:46:47parce qu'il a aussi
00:46:48une marge de manœuvre
00:46:49qui est ridicule.
00:46:50Il sait très bien
00:46:50qu'il ne peut rien faire.
00:46:52Politiquement,
00:46:52ça pose la question
00:46:53de l'impuissance.
00:46:54Malgré le fait
00:46:55qu'il y a énormément
00:46:55de défaillances.
00:46:56Gérald Darmanin
00:46:57a commencé à en parler ce matin.
00:46:58Je suis persuadé
00:46:59qu'on va découvrir
00:46:59qu'il y a eu toute une série
00:47:00de défaillances dans cette affaire.
00:47:02C'est le cas
00:47:02dont malheureusement
00:47:03beaucoup de...
00:47:04On est en direct
00:47:04avec Sébastien Greneron
00:47:05qui est secrétaire départemental
00:47:06du syndicat de Police Alliance
00:47:07dans les Bouches-du-Rhône.
00:47:08Bonjour, merci d'être avec nous.
00:47:10J'ai peut-être une question piège
00:47:11à vous poser.
00:47:12Mais voilà,
00:47:12on va essayer d'y répondre.
00:47:14Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:47:17Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:47:19J'écoute attentivement
00:47:21vos invités sur le plateau.
00:47:23Alors effectivement,
00:47:24vous parliez de portique.
00:47:25Bien évidemment
00:47:25que ça peut être un outil
00:47:27qui pourrait permettre
00:47:28non pas d'éviter,
00:47:29pour autant,
00:47:30non pas d'éviter
00:47:31de manière définitive
00:47:32parce qu'on peut prendre
00:47:33un couteau à la cantine,
00:47:34à l'interne.
00:47:35Bon, par contre,
00:47:36ça peut être un outil
00:47:37peut être déjà dissuasif.
00:47:38Mais encore une fois,
00:47:39si vous avez un portique
00:47:40et qu'il n'y a personne
00:47:41pour surveiller ces portiques,
00:47:42ça ne sert à rien.
00:47:43C'est-à-dire qu'on va trouver
00:47:45des moyens.
00:47:46Et puis,
00:47:47on n'est pas dans le milieu carcéral.
00:47:48Un établissement scolaire public
00:47:50doit pouvoir assurer la sécurité.
00:47:54C'est simplement,
00:47:55mais à court terme,
00:47:56il n'y a pas de baguette magique.
00:47:57C'est simplement,
00:47:58ce que nous disons
00:47:59chez Alliance Police Nationale
00:48:00depuis des années,
00:48:01c'est le choc d'autorité.
00:48:02C'est-à-dire que les parents,
00:48:04les enfants,
00:48:05les collégiens,
00:48:06tout le monde,
00:48:07il y a 20 ans,
00:48:0730 ans,
00:48:08un gamin n'aurait même pas
00:48:10envisagé d'aller au collège
00:48:12avec un couteau
00:48:12ou de répondre à un professeur.
00:48:15Là, aujourd'hui,
00:48:16tout le monde se permet
00:48:17tout et n'importe quoi.
00:48:19C'est le système
00:48:19qui doit changer.
00:48:20Tous les gouvernements
00:48:21qui se sont succédés
00:48:22depuis des années
00:48:23ont eu des belles paroles.
00:48:24Ce choc d'autorité,
00:48:25on ne l'a pas.
00:48:26La peur de la sanction,
00:48:28la peur de la peine.
00:48:30Alors,
00:48:30je ne parle pas
00:48:30de régime de terreur,
00:48:31mais comment vous voulez
00:48:32qu'à partir du moment
00:48:33où un gamin de 14 ans
00:48:35est en mesure
00:48:35de commettre des actes
00:48:36d'une telle gravité,
00:48:38c'est bien qu'il n'a pas peur.
00:48:39Alors, il y a peut-être
00:48:39d'autres, bien sûr,
00:48:41leviers
00:48:42dans son entourage familial
00:48:44et l'enquête
00:48:45le déterminera.
00:48:46Mais aujourd'hui,
00:48:47la peur
00:48:47doit changer de camp.
00:48:49Il faut remettre
00:48:49l'ordre dans ce pays.
00:48:51Voilà ce que je pense
00:48:51de manière
00:48:52très générale.
00:48:54Mais Sébastien Renaud,
00:48:54je pense qu'on est
00:48:55en tout cas sur ce plateau-là.
00:48:56J'ai vu les réactions
00:48:56quand vous parliez.
00:48:57Tout le monde est d'accord
00:48:57avec vous.
00:48:58Tout le monde dit
00:48:59c'est ça la solution.
00:48:59Mais concrètement,
00:49:01ça passe par quoi ?
00:49:01Parce qu'un choc d'autorité,
00:49:03je pense qu'on est tous d'accord
00:49:04pour dire qu'on a besoin de ça.
00:49:05Mais concrètement,
00:49:06c'est quoi concrètement
00:49:07un choc d'autorité ?
00:49:09Concrètement,
00:49:09c'est des annonces
00:49:11gouvernementales.
00:49:12Je peux vous donner
00:49:12un exemple.
00:49:13Imaginons que,
00:49:15et je ne travaille pas,
00:49:16je ne représente pas
00:49:17le personnel enseignant,
00:49:18mais imaginons que
00:49:19chaque élève,
00:49:21en début d'année par exemple,
00:49:23ait tenu informé
00:49:24que dès lors qu'il serait attrapé
00:49:25en possession d'un couteau
00:49:28ou d'un objet interdit
00:49:30en tout genre
00:49:30ou de la drogue par exemple,
00:49:31il serait immédiatement
00:49:32renvoyé sur le champ
00:49:35et traduit devant la justice.
00:49:37Peut-être que ça dissuaderait.
00:49:39Voyez,
00:49:39je vous donne cet exemple.
00:49:42Aujourd'hui,
00:49:42plus personne n'a peur de rien.
00:49:44Il faut que les annonces
00:49:45soient suivies des faits
00:49:46et il faut que les paroles
00:49:48ne soient pas des belles paroles.
00:49:50C'est-à-dire qu'il faut,
00:49:51et c'est à notre gouvernement,
00:49:53à nos politiques,
00:49:53à tous les niveaux
00:49:54de toutes les institutions,
00:49:55il faut qu'on s'allie tous
00:49:57pour que les gens soient préparés,
00:50:00prévenus,
00:50:01qu'en cas de faits délictuels
00:50:04et à tous les niveaux
00:50:05de la société,
00:50:06les sanctions seront fortes.
00:50:08Voilà.
00:50:08Et il faut se donner les moyens
00:50:09et les moyens,
00:50:10c'est toujours les mêmes,
00:50:11des moyens matériels,
00:50:12des moyens humains
00:50:13qui doivent,
00:50:14comment dire,
00:50:16s'associer.
00:50:18Ce n'est pas le tout
00:50:18de dire on va faire ci,
00:50:19on va faire là.
00:50:20Si on ne se donne pas
00:50:20les moyens de le faire,
00:50:21alors à court terme,
00:50:22c'est très difficile,
00:50:23mais là,
00:50:23dans les collèges,
00:50:24il doit y avoir plus de surveillants,
00:50:26il doit y avoir plus de prévention,
00:50:27en fait.
00:50:28Voilà.
00:50:28Tout ça,
00:50:29c'est toutes les institutions
00:50:31qui doivent s'unir
00:50:33et embrasser le même dessin,
00:50:36c'est-à-dire
00:50:36d'envoyer un signal très fort.
00:50:39Merci beaucoup Sébastien Greneron,
00:50:41secrétaire départemental
00:50:42du syndicat de police
00:50:42Alliance dans les Bouches-du-Rhône.
00:50:44Yves Toledano,
00:50:45vous, vous avez le sentiment
00:50:45que ça peut être efficace,
00:50:46par exemple,
00:50:47de réunir tous les élèves
00:50:48en début d'année
00:50:48et leur dire attention,
00:50:49si vous faites ça,
00:50:50la sanction sera ça,
00:50:51si vous faites ça,
00:50:51la sanction sera ça.
00:50:52Ça peut être efficace
00:50:53ou c'est du vent ?
00:50:55Non.
00:50:56Ce que dit ce monsieur
00:50:56est juste évident
00:50:57et on ne comprend pas
00:50:58que ça ne soit pas fait,
00:50:59que ça n'existe pas d'ailleurs,
00:51:00mais ça ne vaut pas
00:51:00que pour les collèges,
00:51:01ça vaut pour tout.
00:51:02De manière générale,
00:51:02je pense qu'il faut que
00:51:03le signal que l'on envoie
00:51:04à n'importe quel délinquant potentiel
00:51:07soit clair en disant
00:51:08qu'il y aura une tolérance zéro.
00:51:09Oui, ce qu'il dit,
00:51:10ça me paraît effectivement
00:51:10être le bon sens,
00:51:12surtout que c'est très simple
00:51:12à piquer.
00:51:13Alors, est-ce que ça sera ensuite
00:51:14suivi d'un effet très efficace ?
00:51:17En tout cas,
00:51:17ça aura le mérite d'exister.
00:51:18Je pense que si on ne fait rien
00:51:19et qu'on ne dit rien,
00:51:20il faut, je pense,
00:51:20qu'on donne aux Français
00:51:21vraiment l'impression
00:51:22qu'on fait quelque chose,
00:51:24qu'on bouge,
00:51:25qu'on a une action
00:51:25et là, ce n'est pas le cas.
00:51:26Mais le problème,
00:51:32je ne sais plus qui avait dit ça,
00:51:33mais quel ministre avait dit
00:51:34on va limiter la vente des couteaux ?
00:51:36Comme si, c'était il y a quelque mois ?
00:51:39Elisabeth Borne ?
00:51:39Elisabeth Borne, peut-être,
00:51:40je ne sais plus.
00:51:41Et qui avait dit
00:51:43on va limiter la vente des couteaux,
00:51:44mais c'est nous prendre pour des couillons.
00:51:45Les couteaux, il y en a partout.
00:51:46Enfin, excusez-moi,
00:51:46couillons, c'est marseillais,
00:51:47mais déjà, dans les prisons,
00:51:50on n'arrive pas à sécuriser les prisons.
00:51:51Les prisons sont des passoires.
00:51:52Alors, imaginez les autorisements scolaires.
00:51:55Non, c'est incroyable
00:51:56de pouvoir penser cela.
00:51:58Non, il faut vraiment,
00:51:59effectivement,
00:51:59un choc d'autorité.
00:52:00Alors, ça pourrait passer
00:52:01par des courtes peines.
00:52:03Encore une fois,
00:52:03on y revient toujours.
00:52:05Nous, on propose à la CFTC Police
00:52:06des courtes peines
00:52:07pour justement mettre ces personnes
00:52:10devant leurs responsabilités.
00:52:11Et pour les mineurs,
00:52:13des centres éducatifs
00:52:14réellement fermés
00:52:15avec un esprit militaire à l'intérieur
00:52:17pour réhabiliter ces jeunes.
00:52:18Tout simplement.
00:52:19C'était François Bayrou,
00:52:20je crois qu'il avait dit ça.
00:52:20C'est ce qu'on me dit dans l'oreillette.
00:52:21Je ne vais pas tout à coup quelque chose.
00:52:24De toute façon,
00:52:24quelles que soient les mesures
00:52:25que vous voulez mettre en place,
00:52:26on a un constat,
00:52:27j'ai l'impression générale ici,
00:52:28c'est que les ministres
00:52:29qui se succèdent
00:52:30n'ont pas le pouvoir
00:52:31de changer quoi que ce soit.
00:52:32Oui, mais alors qu'on arrête
00:52:33de dire des conneries.
00:52:34Excusez-moi,
00:52:34je préfère qu'ils se taisent
00:52:35plutôt que de venir nous dire
00:52:37on va limiter la vente des couteaux.
00:52:39Excusez-moi,
00:52:40je préfère qu'ils disent rien.
00:52:40Mais la conséquence
00:52:41de leur impuissance,
00:52:42ce sont ces situations.
00:52:44On a des professeurs agressés,
00:52:45on a des policiers
00:52:46qui ne peuvent plus travailler.
00:52:47Donc, c'est la conséquence
00:52:48à un moment donné,
00:52:49toute cette perte d'autorité
00:52:49de ministres
00:52:50qui n'ont plus du tout le pouvoir.
00:52:51Je crois surtout
00:52:52qu'il faut combattre
00:52:53l'idéologie de la non-sanction.
00:52:55Qui dit faute,
00:52:56dit sanction.
00:52:57Un point, c'est tout.
00:52:58Parce que c'est la base.
00:53:01Vous comprenez ?
00:53:01Quand on est impuni...
00:53:03Notre système judiciaire ne le permet pas.
00:53:03Notre système judiciaire ne le permet pas.
00:53:04Oui, il le permet.
00:53:05Bien sûr qu'il le permet.
00:53:06Mais bien sûr qu'il le permet.
00:53:06La sanction, il le permet.
00:53:08Oui, mais ce n'est pas le système.
00:53:09C'est les gens.
00:53:10Ça, c'est les gens.
00:53:10C'est les gens, ce n'est pas le système.
00:53:12L'absence de sévérité
00:53:13de beaucoup de juges
00:53:14qui veulent personnaliser,
00:53:15ce jeune homme
00:53:16va avoir une peine
00:53:17beaucoup moindre
00:53:17que ce que le code pénal
00:53:18autorise
00:53:19parce qu'il va expliquer
00:53:20qu'il était malheureux,
00:53:21qu'il a été battu,
00:53:21et dans 5 ans,
00:53:23il va être dehors.
00:53:23Il a poignardé un prof.
00:53:25Je le rappelle,
00:53:25il faut changer
00:53:26tout le système judiciaire
00:53:27qui n'est plus adapté
00:53:29à la nouvelle civilisation
00:53:30dans laquelle on est arrivé.
00:53:31Alors, je voudrais
00:53:31qu'on prenne Bruno Pommard
00:53:33qui est avec nous,
00:53:33président du Sintank
00:53:34Initiative Sécurité Intérieure.
00:53:35Bonjour Bruno,
00:53:36merci d'être avec nous.
00:53:37Je voulais vous avoir
00:53:38parce que vous avez l'habitude
00:53:38de travailler avec les jeunes.
00:53:40Vous travaillez avec beaucoup de jeunes
00:53:41avec des jeunes
00:53:42qui ont parfois
00:53:43des parcours difficiles,
00:53:44qui ont des familles difficiles.
00:53:46Qu'est-ce qu'il faut faire
00:53:46pour vous aujourd'hui
00:53:47pour refaire ce choc d'autorité ?
00:53:49Parce que c'est bien beau
00:53:51tout ce qu'on dit,
00:53:51c'est bien beau de se dire
00:53:52on va limiter la vente des couteaux
00:53:54mais ce n'est pas la solution,
00:53:55c'est ridicule.
00:53:57Il y a une réponse tout simple.
00:53:58Elle est éducative évidemment,
00:53:59on l'a dit tout à l'heure.
00:54:00Ça passe par la famille
00:54:01mais surtout,
00:54:02ça passe par l'encadrement
00:54:04de ces jeunes.
00:54:05Et vous savez,
00:54:06ce que j'entends depuis ce matin
00:54:07avec la prof d'éducation physique
00:54:09qui a expliqué
00:54:09que ce jeune était connu
00:54:11parce que plutôt perturbateur
00:54:12et autre.
00:54:14Encore une fois,
00:54:14si on anticipait,
00:54:15mais on n'est pas capable
00:54:16d'anticiper dans ce pays,
00:54:17si on anticipait ces jeunes-là,
00:54:19on devrait les extraire
00:54:19de l'établissement.
00:54:22Je vous donne un exemple concret
00:54:23parce que je ne veux pas répéter
00:54:24ce qu'ont dit vos invités
00:54:25parce qu'il y a des choses
00:54:26très intéressantes
00:54:27sur le filtrage,
00:54:28sur tout un tas de choses.
00:54:29Vous direz simplement
00:54:30que moi je travaille
00:54:30avec l'académie de Côte d'Azur
00:54:32avec les lycées
00:54:34et les collèges de Nice.
00:54:35Eh bien,
00:54:36on extrait les jeunes
00:54:37plus problématiques
00:54:38qu'on encadre
00:54:39à travers les séjours de rupture
00:54:40que je fais moi,
00:54:41que je n'encadre pas moi directement
00:54:43mais mes policiers bénévoles
00:54:44et on travaille avec
00:54:46les éducateurs,
00:54:47avec les profs
00:54:48sur ces jeunes-là
00:54:49qui sont déjà repérés
00:54:50et connus
00:54:50pour foutre le bordel
00:54:52des gens dans les établissements
00:54:53qui sont des jeunes
00:54:54qui sont capables
00:54:55de passer un jour à l'acte.
00:54:56C'est ça le problème.
00:54:57On les voit les ultra-violents.
00:54:58Vous savez,
00:54:59je ne veux pas faire
00:55:00outrage à la psychologue
00:55:02qui est sur votre plateau
00:55:03mais je ne suis pas psychologue
00:55:04mais vous savez,
00:55:05les comportements,
00:55:06on les voit très vite.
00:55:06Moi, j'ai pris l'habitude de voir.
00:55:08Elle est d'accord avec vous.
00:55:09Elle dit qu'elle est d'accord.
00:55:11Mais tant mieux.
00:55:12Il n'y a pas d'outre.
00:55:12Tout ça pour vous dire
00:55:13qu'encore une fois,
00:55:14il y a un travail à faire.
00:55:15On a des officiers de prévention
00:55:16dans les écoles,
00:55:17qui ont été mis en place
00:55:18par la Direction nationale
00:55:19de la sécurité publique.
00:55:21Ils ne sont pas partout
00:55:21mais ils sont présents.
00:55:22Ceux-là doivent faire
00:55:23les intermédiaires
00:55:24avec le corps éducatif
00:55:25et la police nationale
00:55:26pour pouvoir,
00:55:27à un moment donné,
00:55:28prendre en compte
00:55:29ces jeunes-là.
00:55:30Ils ne sont pas nombreux,
00:55:31vous savez,
00:55:31dans les collèges et les lycées.
00:55:33On a 6 millions
00:55:34de collégiens et de lycéens
00:55:35dans ce pays.
00:55:36On a vu 4 cas très graves.
00:55:38Ce n'est pas rien, évidemment.
00:55:40Ce n'est pas une généralité non plus
00:55:41ce qui s'est passé.
00:55:42Mais encore une fois,
00:55:44ces jeunes-là
00:55:44qui sont connus
00:55:45des établissements,
00:55:46pourquoi on ne les extrait pas
00:55:47immédiatement
00:55:48et on les prend en charge
00:55:49de façon sérieuse ?
00:55:51C'est là où le problème est.
00:55:52C'est tout.
00:55:53Il n'y a rien d'autre à faire
00:55:53que extraire ces jeunes
00:55:55et les éduquer,
00:55:56voire les rééduquer pour certains.
00:55:57Mais pour vous,
00:55:58pourquoi on ne le fait pas justement
00:55:58puisque vous posez la question ?
00:56:01Il y a toujours un peu d'idéologie.
00:56:02Moi, maintenant,
00:56:03l'éducation nationale,
00:56:04vous savez,
00:56:04moi, je l'ai connu.
00:56:04J'ai été à Corbeil-Essonne
00:56:05pendant 10 ans
00:56:06à travailler dans les quartiers
00:56:07quand j'étais policier du Rennes.
00:56:10J'allais voir les principaux
00:56:11du collège des Tarterey,
00:56:12par exemple,
00:56:13et je vous parle de ça
00:56:14il y a 25 ans,
00:56:15qui m'envoyaient balader
00:56:16parce que j'étais venu proposer
00:56:17des actions à mener
00:56:19pour faire de la prévention
00:56:20dans ce collège.
00:56:20Je me suis fait virer
00:56:21par le proviseur,
00:56:23tout simplement,
00:56:24parce que j'étais un flic.
00:56:25Bon, tout ça a évolué.
00:56:27Il y a encore, évidemment,
00:56:28quelques syndicats
00:56:29qui sont un petit peu tendus
00:56:30sur le fait que
00:56:31des policiers pourraient
00:56:32éventuellement être acteurs
00:56:34aussi pour les aider,
00:56:35pour aider le corps éducatif.
00:56:37Eh bien, écoutez,
00:56:37je crois que tout le monde
00:56:38doit se rendre compte
00:56:39que c'est une nécessité absolue.
00:56:41Il faut qu'on travaille
00:56:42main dans la main
00:56:42avec les éducateurs,
00:56:44l'aide sociale à l'enfance
00:56:45qui est en décrépitude totale.
00:56:47Il y a un formidable rapport
00:56:48qui a été fait
00:56:49par Isabelle Santiago,
00:56:50la députée,
00:56:52qui est intéressant.
00:56:53Il faut remanier
00:56:54tous ces dispositifs
00:56:55d'aide sociale à l'enfance
00:56:56pour pouvoir avancer ensemble,
00:56:58pour pouvoir aider
00:56:59l'éducation nationale
00:57:00dans cette mission
00:57:01qui est très dure pour eux.
00:57:03Merci beaucoup, Bruno Pommard.
00:57:04Merci pour cette analyse.
00:57:05Vous voulez ajouter un mot,
00:57:06Caroline Veil ?
00:57:06Oui, tout à l'heure,
00:57:07quand je parlais de la non-sanction,
00:57:08je parlais surtout
00:57:09de la non-sanction
00:57:10à l'école, au collège.
00:57:12Il n'y a plus de sanctions.
00:57:13Les professeurs
00:57:13ne sont absolument pas protégés.
00:57:16Avant, les profs
00:57:17étaient des statuts hiérarchiques
00:57:20auxquels on ne pouvait pas toucher.
00:57:21Mais que vous parliez
00:57:22de mesures concrètes,
00:57:23moi, je crois surtout
00:57:24à la valeur de la répétition.
00:57:26Une fois par an réunis
00:57:27dans le préau,
00:57:28leur dire que ce n'est pas bien
00:57:29et s'ils font mal,
00:57:31ils seront punis.
00:57:31Non, c'est toutes les semaines
00:57:33des mesures
00:57:34qui font que, voilà,
00:57:36il y a faute,
00:57:37il y aura sanction,
00:57:38rien ne sera laissé
00:57:39sans punition
00:57:41si jamais vous agissez mal.
00:57:42Bon, en tout cas,
00:57:43on va continuer
00:57:43à suivre ce dossier.
00:57:44On va continuer
00:57:45à suivre également
00:57:45la garde à vue
00:57:46de ce jeune homme
00:57:47de 14 ans
00:57:48qui est en garde à vue.
00:57:49On va voir s'il s'explique,
00:57:50s'il explique son geste
00:57:51et si on arrive
00:57:51peut-être à comprendre
00:57:53ce qui s'est passé.
00:57:53On va faire une pause
00:57:54très rapide
00:57:54et ensuite,
00:57:55on va poursuivre
00:57:56avec une deuxième édition spéciale
00:57:57consacrée à Marine Le Pen.
00:57:59pour 2027
00:58:00et puis on ira en direct
00:58:01au tribunal
00:58:01pour voir quel est
00:58:03l'état d'esprit ce matin
00:58:04à la cour d'appel.
00:58:05On fait une pause très rapide
00:58:06et on se retrouve juste après
00:58:07en direct.
00:58:07A tout de suite.
00:58:1411h37 sur CNews,
00:58:15merci d'être en direct
00:58:15avec nous,
00:58:16avec vous et avec nous
00:58:17d'ailleurs tous ensemble.
00:58:18On va parler maintenant
00:58:19de Marine Le Pen.
00:58:20A-t-elle encore une chance
00:58:21pour 2027 ?
00:58:22C'est la question
00:58:23qu'on va se poser.
00:58:24Là, vous voyez
00:58:25l'arrivée ce matin.
00:58:26C'était ce matin
00:58:27de Marine Le Pen
00:58:28qui est arrivée
00:58:29sans dire un mot
00:58:30comme toujours
00:58:31bien évidemment
00:58:32et qui est rentrée
00:58:32dans la salle d'audience
00:58:34résumée de la journée d'hier
00:58:35avant de partir
00:58:36en direct sur place.
00:58:38C'est au terme
00:58:39d'un réquisitoire
00:58:40qui a duré 6 heures
00:58:41que les avocats généraux
00:58:42ont requis
00:58:43une peine
00:58:43de 5 ans
00:58:44d'inéligibilité
00:58:45contre Marine Le Pen.
00:58:47Ils demandent également
00:58:48une peine
00:58:49de 4 ans d'emprisonnement
00:58:50dont un enferme
00:58:51aménageable
00:58:52sous bracelet électronique
00:58:53et requiert
00:58:54une amende
00:58:55de 100 000 euros.
00:58:57Le parquet
00:58:57n'a cependant pas
00:58:58demandé
00:58:58l'exécution provisoire
00:58:59pour la peine
00:59:00d'inéligibilité
00:59:01en cas de pourvoi
00:59:02en cassation.
00:59:03Elle ne serait pas
00:59:04appliquée immédiatement.
00:59:05Si la Cour suivait
00:59:06la réquisition
00:59:07du parquet général
00:59:08avec une confirmation
00:59:09d'une peine
00:59:10d'inéligibilité
00:59:11à 5 ans,
00:59:12s'il n'y a pas
00:59:13d'exécution provisoire,
00:59:14en matière pénale,
00:59:15le pourvoi
00:59:16en cassation
00:59:16suspend
00:59:17l'exécution
00:59:18de la peine
00:59:19jusqu'à la décision
00:59:20de la Cour de cassation.
00:59:22Mais cela resterait
00:59:23une victoire symbolique
00:59:24pour Marine Le Pen
00:59:24car si elle est saisie
00:59:26en cas de condamnation,
00:59:27la Cour de cassation
00:59:28devrait rendre sa décision
00:59:29avant l'élection
00:59:30présidentielle de 2027.
00:59:32Si elle suit
00:59:33ce qu'elle a annoncé,
00:59:34Marine Le Pen
00:59:35prendra toutefois
00:59:35sa décision
00:59:36de candidater ou non
00:59:37dès la décision
00:59:38de la Cour d'appel
00:59:39qui sera connue
00:59:40d'ici l'été.
00:59:42Les magistrats
00:59:42trancheront
00:59:43après avoir entendu
00:59:44les avocats
00:59:44de la défense.
00:59:46Ils doivent plaider
00:59:46à partir d'aujourd'hui
00:59:47et jusqu'au 11 février.
00:59:50Alors on part tout de suite
00:59:51en direct à la Cour d'appel.
00:59:52On rejoint Célia Barotte
00:59:53qui est avec Charles Pousseau.
00:59:55Bonjour Célia.
00:59:55Quelle est l'ambiance ce matin ?
00:59:56Est-ce que c'est un peu morose ?
01:00:02Eh bien Jean-Marc,
01:00:03Marine Le Pen
01:00:04est présente
01:00:05ce matin à la Cour d'appel.
01:00:06Elle n'était pas
01:00:06obligée d'être présente
01:00:08mais elle a tenu
01:00:09à assister
01:00:10aux premières plaidoiries
01:00:11de la défense
01:00:12notamment les plaidoiries
01:00:13ce matin
01:00:14des avocats
01:00:14de Bruno Golnich
01:00:15et de Fernand Lerachinelle.
01:00:17Marine Le Pen
01:00:17qui n'a pas souhaité
01:00:18s'exprimer une nouvelle fois
01:00:19face aux journalistes
01:00:21mais elle s'accorde
01:00:22quelques petites apartés
01:00:23avec nous
01:00:24dans la salle d'audience.
01:00:25Elle explique
01:00:26qu'elle est toujours combative.
01:00:28On la sent aussi
01:00:29en pleine réflexion
01:00:30avec ses avocats.
01:00:32Ils vont préparer
01:00:33cette plaidoirie
01:00:35de la défense
01:00:35prévue le 11 février prochain
01:00:38pour son cas
01:00:39mais également
01:00:39pour le rassemblement national.
01:00:42Marine Le Pen
01:00:43qui donc hier
01:00:43a entendu
01:00:44ses réquisitions
01:00:46qui sont tout de même
01:00:47plus clémentes
01:00:48que celles données
01:00:49en première instance
01:00:50à son encontre
01:00:51mais Marine Le Pen
01:00:52qui donc
01:00:52doit attendre
01:00:55ce calendrier judiciaire
01:00:57elle est contrainte
01:00:58à attendre aussi
01:01:00ces dates
01:01:01qui vont être données
01:01:02pour connaître
01:01:03la décision
01:01:04de la cour d'appel
01:01:05mais aussi
01:01:05si elle se pourvoit
01:01:06en cassation
01:01:07la date
01:01:08qui sera donnée
01:01:09pour cette audience
01:01:10en cours de cassation.
01:01:11Merci beaucoup
01:01:12en direct
01:01:12Célia Barotte
01:01:13avec les images
01:01:14de Charles Pousseau
01:01:14Thomas Bonnet
01:01:15c'est mort ?
01:01:17C'est compliqué
01:01:18le scénario
01:01:19le plus probable
01:01:20c'est que Marine Le Pen
01:01:20ne pourra pas être candidate
01:01:21à l'élection présidentielle
01:01:22de 2027
01:01:23il faut comprendre
01:01:23que la peine requise
01:01:25c'est 5 ans
01:01:26d'inéligibilité
01:01:27donc là
01:01:28c'est au-delà
01:01:28évidemment
01:01:29ça couvre la période
01:01:30de la campagne 2027
01:01:31c'est une évidence
01:01:31même si elle se pourvoit
01:01:33en cassation
01:01:33c'est suspensif
01:01:34donc ça veut dire
01:01:35qu'on se dit
01:01:35bon bah elle pourra être candidate
01:01:36sauf que la décision
01:01:37de la cour de cassation
01:01:38peut tomber
01:01:38je sais pas
01:01:41vous vous lancez pas
01:01:41dans une campagne
01:01:42avec une épée de Damoclès
01:01:43au-dessus de la tête
01:01:44on vous dit
01:01:44du jour au lendemain
01:01:45bah en fait
01:01:45non vous pouvez pas être candidate
01:01:46donc ce qu'a dit Marine Le Pen
01:01:48hier à CNews
01:01:49c'est voilà
01:01:50si la peine retenue
01:01:51à la fin
01:01:52à la décision
01:01:53à la fin
01:01:53donc cet été
01:01:54c'est plus de 2 ans
01:01:55d'inéligibilité
01:01:56je ne serai pas
01:01:57la candidate de mon parti
01:01:58à l'élection présidentielle
01:01:59donc maintenant
01:02:00tout est assez clair
01:02:01la seule question qu'on se pose
01:02:02c'est est-ce que
01:02:03la cour d'appel
01:02:03va déjuger le parquet
01:02:05et va prononcer une peine
01:02:07plus de 2 fois inférieure
01:02:08à ce qui a été requis
01:02:09ça semble hautement improbable
01:02:10c'est pour ça que je vous dis
01:02:11que le scénario le plus probable
01:02:12aujourd'hui
01:02:13c'est qu'elle ne soit pas candidate
01:02:14mais la seule question
01:02:15est sur l'inéligibilité
01:02:16c'est-à-dire que
01:02:17si elle est condamnée
01:02:17par exemple
01:02:18sans inéligibilité
01:02:19elle peut se présenter
01:02:20après il y a des aménagements
01:02:21de peine
01:02:21alors on imagine
01:02:22que c'est pas simple
01:02:22de faire campagne
01:02:23par exemple avec un bracelet
01:02:24parce qu'on parle d'un enferme
01:02:25dans les réquisitions
01:02:27mais il n'y a pas d'interdiction
01:02:28par exemple
01:02:28de se présenter à la présidentielle
01:02:29malgré une condamnation
01:02:30non la seule chose
01:02:31qui peut l'en empêcher
01:02:32d'un point de vue juridique
01:02:34c'est cette peine
01:02:35d'inéligibilité
01:02:36Garen
01:02:36il faudrait quand même
01:02:37rappeler un petit peu
01:02:38pourquoi est-ce que
01:02:39Marine Le Pen est devant le tribunal
01:02:40parce que c'est une histoire
01:02:41délirante
01:02:42on lui reproche
01:02:43que ses collaborateurs
01:02:44parlementaires
01:02:45payés par le Parlement européen
01:02:47aient fait un travail politique
01:02:48depuis tout temps
01:02:49le travail d'un collaborateur
01:02:51parlementaire
01:02:52a été de faire de la politique
01:02:53et à l'époque du RPR
01:02:55à l'époque du PS
01:02:56du Modem
01:02:56de l'UMP
01:02:57les collaborateurs parlementaires
01:02:59travaillent avec un député
01:03:01européen ou national
01:03:02et font bien sûr
01:03:03de la politique
01:03:04ce changement de règles
01:03:05oui si c'est ça
01:03:05c'est qu'ils considèrent
01:03:06qu'ils ont travaillé
01:03:07pour le parti
01:03:07mais honnêtement Garen
01:03:08la culpabilité
01:03:09même Marine Le Pen
01:03:09et la plupart des prévenus
01:03:10l'ont reconnu
01:03:11il y a des députés
01:03:12et des assistants parlementaires
01:03:13qui n'ont quasiment jamais
01:03:14remplis le député
01:03:15pour qu'elle y travaillait
01:03:15donc effectivement
01:03:16c'est pas la question
01:03:17c'est qu'à partir du moment
01:03:18où il y a une enveloppe
01:03:19et elle peut être utilisée
01:03:20normalement comme elle veut
01:03:21par un député
01:03:22et le travail
01:03:23d'un attaché parlementaire
01:03:24c'est de faire
01:03:25de la politique
01:03:25et ça a toujours été le cas
01:03:26les règles ont changé
01:03:28il y a eu une nouvelle loi
01:03:29et c'est pour ça
01:03:29que c'est jugé là-dessus
01:03:30la question c'est
01:03:32est-ce qu'ils ont travaillé
01:03:32pour le député européen
01:03:34au niveau de l'Europe
01:03:34ou alors est-ce qu'ils ont
01:03:35travaillé pour le parti
01:03:36c'est un processus
01:03:37ça semble assez indéniable
01:03:38que ce point de vue-là
01:03:39la culpabilité a été reconnue
01:03:41par la justice
01:03:42en fait pour moi
01:03:42le débat n'est même plus là
01:03:43le débat c'est plutôt
01:03:44est-ce que cette affaire
01:03:46on peut la juger grave ou pas
01:03:47chacun se fera son avis
01:03:48c'est pas le sujet
01:03:48mais est-ce que cette affaire
01:03:49mérite que la favorite
01:03:51à l'élection présidentielle
01:03:51soit écartée
01:03:52pour moi il est là le sujet
01:03:53Merwan
01:03:53c'est clair
01:03:56sur l'affaire
01:03:57des assistants parlementaires
01:03:58vous avez un monsieur
01:03:59Julien Audoul
01:04:00excusez-moi
01:04:00qui découvrait
01:04:02finalement
01:04:03peu à peu
01:04:04quelques mois
01:04:05pour savoir
01:04:07s'il pouvait rencontrer
01:04:08la parlementaire en question
01:04:10donc non
01:04:10ça veut pas dire
01:04:11qu'il ne travaillait pas
01:04:11il travaillait pour le parti
01:04:12il travaillait
01:04:13c'est pas un emploi fictif
01:04:15non mais justement
01:04:16c'était de se dire
01:04:17qu'il était assistant
01:04:18de cette parlementaire-là
01:04:19au Parlement européen
01:04:20et il servait
01:04:20parlementaire
01:04:21en travaillant pour le parti
01:04:21ça n'était pas le cas
01:04:22il y a des histoires aussi
01:04:23d'agents assignés
01:04:23enfin je veux dire
01:04:24à un moment donné
01:04:25on nous parle d'exemplarité
01:04:27on nous parle de sanctions
01:04:28on parlait de sanctions
01:04:29juste avant
01:04:29la moindre des choses
01:04:31si on veut montrer aux gens
01:04:32que la justice fait son travail
01:04:34c'est d'aller au bout
01:04:35maintenant je suis aussi d'accord
01:04:36avec Thomas
01:04:37c'est l'idée
01:04:37à un moment de se dire
01:04:38que la justice
01:04:39a la possibilité
01:04:40de mettre de côté
01:04:41une candidate
01:04:41qui représente
01:04:42des millions d'électeurs
01:04:43que le modem
01:04:43et que la France Insoumise
01:04:44pour des faits très similaires
01:04:45ne sont pas
01:04:46dans les mêmes cas
01:04:47que Marine Le Pen
01:04:48on a eu aussi
01:04:49dans une autre mesure
01:04:50le cas de François Fillon
01:04:52François Fillon
01:04:53où pour le coup
01:04:54la justice
01:04:54c'est intéressant
01:04:56ce que nous disait Thomas
01:04:57c'est-à-dire qu'en fait
01:04:58elle pourrait être condamnée
01:05:00mais sans inéligibilité
01:05:01ce qui lui permettrait
01:05:02éventuellement
01:05:03c'est vrai
01:05:04de se présenter
01:05:05donc l'inéligibilité
01:05:06c'est quelque chose en plus
01:05:07et c'est de lui dire
01:05:07non vous ne pouvez pas
01:05:09être candidate à l'élection
01:05:10est-ce qu'en France
01:05:10ce sont les juges
01:05:11qui décident de qui sera
01:05:12la loi a été votée comme ça
01:05:15par les députés
01:05:15on leur a donné
01:05:16ce pouvoir-là
01:05:17mais elle pourrait être condamnée
01:05:18sans ça
01:05:18donc ils ne sont pas obligés
01:05:20de mettre l'inéligibilité
01:05:21bien sûr
01:05:21et d'ailleurs je précise quand même
01:05:22ça a été dit
01:05:22mais dans les réquisitions
01:05:23l'exécution provisoire
01:05:24n'existe plus aujourd'hui
01:05:25ça montre quand même
01:05:26que c'est un désaveu
01:05:27pour les juges en première instance
01:05:29qui ont donné cette peine-là
01:05:30et qui a créé les mois
01:05:31qu'on a connu
01:05:32Maître Toledano
01:05:33elle pourrait être condamnée
01:05:34je le redis
01:05:34parce que c'est important quand même
01:05:35elle pourrait être condamnée
01:05:36sans inéligibilité
01:05:37c'est-à-dire que le tribunal
01:05:38pourrait la reconnaître
01:05:39coupable de ce qu'elle a fait
01:05:40mais en disant en même temps
01:05:47moi c'est le principe même
01:05:49de cette peine
01:05:49dit que les victimes posent problème
01:05:51c'est même pas dans cette affaire-là
01:05:51en fait il faut comprendre
01:05:52comment ça vient
01:05:53il y a deux sources
01:05:54à cette peine
01:05:54de pouvoir se présenter
01:05:56soit c'est le code électoral
01:05:57et là on comprend
01:05:58vous avez un élu
01:05:58qui va magouiller les élections
01:06:00ses fonds de campagne
01:06:02donc vraiment dans le cadre électoral
01:06:03et donc là on va vous dire
01:06:04on ne peut plus se présenter
01:06:05parce que vous avez magouillé
01:06:07dans le cadre d'élections
01:06:07et à part ça
01:06:08il y a le code pénal
01:06:09qui peut prononcer
01:06:10une peine complémentaire
01:06:11la peine d'inéligibilité
01:06:12et on va vous dire
01:06:13voilà vous avez un élu
01:06:14qui commet un délit
01:06:15donc il est condamné pour un délit
01:06:16à une peine d'amende
01:06:18peine de prison que sursis
01:06:19ou ferme
01:06:20et on va rajouter à cela
01:06:21le fait de ne pas pouvoir se présenter
01:06:22parce que la justice vous dit
01:06:24et à travers la justice les juges
01:06:25la justice vous dit
01:06:26on ne peut pas considérer
01:06:27quelqu'un suffisamment digne
01:06:29d'être présenté au suffrage
01:06:30s'il a commis des délits
01:06:32mais ça ce n'est pas à la justice
01:06:33de décider
01:06:33un électeur peut très bien
01:06:35faire la part des choses
01:06:35et de dire
01:06:36c'est vrai que mon candidat
01:06:38il a commis un délit
01:06:39est-ce que je considère
01:06:39qu'il n'est plus crédible
01:06:41à mes yeux
01:06:42et donc je ne vote pas pour lui
01:06:43ou alors est-ce qu'il va considérer
01:06:45condamner un délit
01:06:45mais malgré tout
01:06:46il a quand même les capacités
01:06:47les compétences
01:06:48pour se présenter à un suffrage
01:06:50de la mairie
01:06:50du département
01:06:51je suis d'accord
01:06:52à 100% avec vous
01:06:54avec ce que vous dites
01:06:55le seul petit bémol
01:06:57que je mettrais
01:06:57c'est que cette loi
01:06:58ça a été voté
01:06:59pour les députés
01:07:00par les députés
01:07:01c'est-à-dire que c'est eux-mêmes
01:07:02qui se sont tirés une balle
01:07:03dans le pied
01:07:03oui mais je suis d'accord
01:07:04mais enfin
01:07:05c'est là où
01:07:06vous êtes obligés d'appliquer
01:07:07je suis d'accord
01:07:08mais enfin dans ce cas-là
01:07:08après si la loi existe
01:07:10mais ils n'auraient pas dû voter ça
01:07:10c'est le seul petit bémol
01:07:13c'est qu'ils se sont tirés
01:07:14une balle tout seul
01:07:14je ne comprends pas
01:07:15cette loi
01:07:15honnêtement
01:07:16parce qu'encore une fois
01:07:16dans le contexte de l'époque
01:07:17c'était l'affaire Cahuzac
01:07:18il y avait un moment
01:07:19où on voulait laver
01:07:19plus blanc que blanc
01:07:20mais à l'époque
01:07:21personne ne s'est manipulé
01:07:23je rappelle que
01:07:26Nicolas Sarkozy
01:07:28a été condamné
01:07:29pour l'affaire
01:07:30des sondages de l'Elysée
01:07:31parce qu'il a lui-même
01:07:32fait rentrer
01:07:32la Cour des comptes
01:07:33à l'Elysée
01:07:33alors qu'avant
01:07:34elle n'avait pas le droit
01:07:34d'y rentrer
01:07:35les politiques passent leur temps
01:07:36à vouloir faire
01:07:40en donnant plus de pouvoir
01:07:41aux juges
01:07:41et donc aujourd'hui
01:07:42c'est les juges
01:07:43qui décident en France
01:07:43et non plus les politiques
01:07:44On va écouter Gérald Darmanin
01:07:46qui était ce matin
01:07:47sur RTL
01:07:48et qui s'est exprimé
01:07:49justement sur les réquisitions
01:07:50il a donné un avis de ministre
01:07:54Et une justice
01:07:56qui fait partie
01:07:57d'un système démocratique
01:07:58Madame Le Pen a fait appel
01:07:59c'est son droit le plus strict
01:08:00et elle fait valoir ses droits
01:08:01et le juge du siège
01:08:02ne s'est toujours pas prononcé
01:08:03c'est dans plusieurs semaines
01:08:04je n'ai pas de commentaire à faire
01:08:06Madame Le Pen a pu
01:08:08je crois
01:08:08tout le monde a vu
01:08:09à la fois montrer
01:08:10sa défense
01:08:11comme celle de ses co-accusés
01:08:12il y a déjà eu
01:08:12une première instance
01:08:13qu'il l'a condamnée
01:08:14et il y aura
01:08:15après ce procès
01:08:16que vous trouviez
01:08:18je cite vos mots
01:08:19choquant
01:08:19l'idée qu'elle puisse
01:08:20ne pas se présenter
01:08:21et il y aura
01:08:22après la cour d'appel
01:08:23une cour de cassation
01:08:23si elle souhaitait
01:08:24la saisir bien évidemment
01:08:25Thomas Bonnet
01:08:27bon il ne dit pas grand chose
01:08:28parce qu'il ne peut pas
01:08:28il a un devoir de réserve
01:08:30alors on sait ce qu'il pense
01:08:31en tout cas
01:08:31et c'est vrai que la possibilité
01:08:32de l'empêcher de se présenter
01:08:33il n'est pas pour
01:08:34il n'est pas pour
01:08:35il avait parlé d'un fait choquant
01:08:37qu'elle soit jugée inéligible
01:08:40et que si on devait
01:08:40combattre Marine Le Pen
01:08:41il disait qu'elle se devait
01:08:42être dans les urnes
01:08:42pas dans les tribunaux
01:08:44et en fait
01:08:44malheureusement
01:08:46je crains que cette
01:08:46possible condamnation
01:08:48de Marine Le Pen
01:08:48on va encore rester prudent
01:08:49la défense doit encore
01:08:50avoir la parole
01:08:51tout ça peut encore bouger
01:08:51mais cette possible condamnation
01:08:53elle va entacher
01:08:54durablement
01:08:55cette élection présidentielle
01:08:56alors oui
01:08:57il y a Jordan Bardella
01:08:58qui est prêt
01:08:58qui est prêt à reprendre
01:08:59le flambeau
01:09:00et il sera sans doute
01:09:01un très bon candidat
01:09:02il est très haut placé
01:09:03dans les sondages
01:09:03c'est quand même pas rien
01:09:04de perdre
01:09:05la possible favorite
01:09:07à l'élection présidentielle
01:09:07la favorite d'ailleurs
01:09:08c'est pas la possible
01:09:09la possible présidente
01:09:11la possible gagnante
01:09:12d'une élection présidentielle
01:09:13sur une décision de justice
01:09:14c'est quand même pas anodin
01:09:15surtout qu'on a déjà connu
01:09:16en 2017
01:09:17l'affaire François Fillon
01:09:18bon c'est quand même
01:09:19pour notre démocratie
01:09:20ce sont des signaux
01:09:20je trouve qui sont alarmants
01:09:21je pense que pour le RN
01:09:23c'est pas forcément
01:09:24une mauvaise chose
01:09:24c'est peut-être un mal
01:09:25pour un bien
01:09:25d'abord pourquoi ?
01:09:26parce qu'effectivement
01:09:27Jean de Bardella
01:09:28est très bien placé
01:09:28donc c'est pas qu'on va
01:09:29remplacer un candidat
01:09:31par quelqu'un
01:09:31qui a moins de chance
01:09:32il a autant de chance
01:09:33si ce n'est plus
01:09:33de chance
01:09:34c'est plus une question
01:09:37de principe
01:09:38de se dire
01:09:38c'est la justice
01:09:39qui décide
01:09:39qui va se présenter
01:09:40elle même considère
01:09:41que l'intérêt
01:09:41de son parti
01:09:42et de la France
01:09:43passe prime
01:09:44elle pourrait effectivement
01:09:45faire un pourvoi
01:09:46et qui est suspensif
01:09:47elle pourrait également
01:09:47être premier ministre
01:09:48elle a dit d'ores et déjà
01:09:49moi je ne veux pas
01:09:50parce que ce qui m'intéresse
01:09:51c'est pas avoir un poste
01:09:52c'est ça
01:09:52deuxièmement
01:09:53Jean de Bardella
01:09:54il est préparé effectivement
01:09:54parce que ça aurait pu être
01:09:55par exemple un accident
01:09:5615 jours avant l'élection
01:09:57on remplace au pied levé
01:09:59là ce procès a eu la vertu
01:10:00de le préparer
01:10:01de prendre le temps
01:10:01et troisièmement
01:10:02on peut avoir une sorte
01:10:03de réaction
01:10:04un peu de défiance
01:10:05de la part des électeurs
01:10:06qui vont dire
01:10:06c'est injuste
01:10:07on m'a privé de ma candidate
01:10:09encore plus
01:10:10je vais voter pour le RN
01:10:11peut-être même des gens
01:10:11qui vont vouloir
01:10:12par défiance de la justice
01:10:13voter pour ce parti
01:10:14et n'a peut-être pas
01:10:15l'intention de le faire
01:10:15donc je ne suis pas certain
01:10:16que ce soit peut-être
01:10:17un match pour un bien
01:10:18bon merci de nous avoir suivis
01:10:19en tout cas
01:10:19merci à tous
01:10:20on se retrouve demain
01:10:20en direct à partir de 10h35
01:10:22et dans un instant
01:10:23c'est au lieu du char
01:10:24à demain
Commentaires
1
guillaume.henautLe pedophile de cnew…
il y a 7 mois

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