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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Mardi 4 novembre 2025, Morandini Live numéro 1743 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la une.
00:00:11La Corse, la Corse qui veut dire non au racaille et se mobilise depuis 24 heures après une agression qui scandalise l'île de beauté.
00:00:19Et ce matin dans Morandini Live, un témoignage exclusif pour comprendre ce qui se passe en Corse.
00:00:23Il y a trois jours, deux garçons et deux filles âgés d'un peu moins d'une vingtaine d'années étaient à Corté pour passer une soirée festive.
00:00:30Mais en sortant d'un établissement de nuit, ils ont été pris à partie par un groupe de jeunes qui était sans doute une dizaine.
00:00:36Et la situation a dégénéré.
00:00:38Un des jeunes agressés va témoigner en exclusivité dans Morandini Live.
00:00:42Alors que la mobilisation s'organise sur l'île pour, je cite, ne pas devenir comme certaines cités du continent.
00:00:53Ils comprennent qu'il y a des choses qui commencent à arriver chez nous qu'on ne voyait pas avant, qui sont inacceptables et qui sont ridicules.
00:01:05On ne voyait pas ces phénomènes de bandes ?
00:01:08Non, on ne voyait pas ça avant. J'en ai que très peu entendu parler.
00:01:12Les histoires que mon père pourrait me raconter de quand il était plus jeune, de bandes comme ça,
00:01:17ce n'était pas des bandes qui prenaient à part des pauvres types comme nous qui se promenaient là.
00:01:21C'était des gens qui avaient des raisons pour une histoire de fille ou pour une histoire de quelque chose de valeur.
00:01:29Et au final, ça tombe là sur nous qui n'avions rien demandé à personne.
00:01:33Il n'y avait aucune raison qu'ils s'en prennent à nous, aucune raison.
00:01:35Ils ne nous ont même rien volé. Ils ne nous ont rien demandé.
00:01:40C'était vraiment juste pour pouvoir agresser.
00:01:42Voilà, et vous entendrez ce témoignage en exclusivité, en intégralité dans un instant dans Morandini Live.
00:01:47Et cette violence au quotidien, gratuite et insupportable, est de plus en plus présente sur le continent également.
00:01:53Un exemple parmi d'autres, ce week-end, un marin pompier a été agressé devant son domicile à Vitrolles.
00:01:57L'homme qui n'était pas en service ce soir-là sort de chez lui, car des jeunes individus s'amusaient à jeter des projectiles sur la façade de son domicile.
00:02:04Il a été roué de coups. Son pronostic vital est engagé.
00:02:08Samedi soir, peu après 19h, dans un quartier tranquille de Vitrolles, les propriétaires d'une maison entendent des bruits inhabituels et répétés contre leur façade.
00:02:19L'homme, âgé de 33 ans, marin pompier de profession, sort pour voir ce qu'il se passe.
00:02:25Il explique à sa compagne qu'il s'agit de jeunes individus qui s'amusent à jeter des cailloux.
00:02:30Mais au bout d'une heure, ne le voyant pas revenir, la jeune femme part à sa recherche.
00:02:35Elle le retrouve, couchée au sol, à quelques mètres de là.
00:02:38Les individus l'ont roué de coups. Son pronostic vital est engagé.
00:02:42Dans le voisinage, c'est l'incompréhension.
00:02:44Je trouve ça vraiment horrible.
00:02:47On est un peu inquiets pour notre voisin, mais le monde y va de plus en plus mal.
00:02:51Des violences gratuites, de plus en plus récurrentes.
00:02:55Les habitants se disent exaspérés.
00:02:56Si on se fait agresser dans nos maisons, même dans nos jardins, faire attention.
00:03:03Le monde va de pire en pire.
00:03:06Beaucoup trop de politiques font l'autruche là-dessus.
00:03:10Ils ne regardent pas ce qu'il se passe à droite et à gauche.
00:03:13Et on ferme les yeux, on laisse aller, on se laisse aller, on laisse aller.
00:03:18Je suis inquiet.
00:03:19Le marin pompier est toujours hospitalisé en réanimation.
00:03:22Il souffre d'une hémorragie cérébrale.
00:03:24Une enquête a été ouverte pour retrouver les agresseurs.
00:03:28La dignité d'une mère, c'est la maman de Matisse, ce jeune homme qui a été tué lors d'un refus d'obtempérer à Lille.
00:03:34Il n'avait que 19 ans, vous le savez, il travaillait pour payer ses études.
00:03:37Il aimait la vie, il aimait la fête et tout s'est déroulé lors d'un choc violent et insupportable avec une voiture conduite par un délinquant.
00:03:44Sa mère s'est confiée sur CNews.
00:03:48Merci.
00:03:48Les yeux rougis par l'émotion, la mère de Matisse témoigne à notre micro avec sa mémoire comme symbole de résilience.
00:03:56Là aujourd'hui, c'est me battre pour sa mémoire.
00:04:01Et puis, se remémorer les bons moments.
00:04:05Me dire qu'il mérite qu'on se batte pour lui et surtout qu'on fasse du bruit.
00:04:09Sur ces photos, Matisse et son père, un garçon souriant qui avait peur de la mort.
00:04:16Tout a basculé samedi, peu avant 5h du matin, alors même que Matisse sortait faire la fête.
00:04:21On voit le choc, on imagine notre enfant propulsé à plusieurs mètres.
00:04:28On se demande ce qu'il a ressenti dans le corps.
00:04:31Un chauffard multirécidiviste sous protoxyde d'azote a fauché l'adolescent.
00:04:35Sa mère en appelle à la responsabilité de l'Etat.
00:04:38Ce n'est pas possible que des mecs comme ça sortent de prison et n'y soient pas.
00:04:43Tout c'est récidif, c'est délinquant, c'est que la justice prenne les choses en main,
00:04:49que l'Etat se rende compte que la France est plus en sécurité, nos enfants ne sont plus en sécurité.
00:04:56Une parole digne face à l'horreur vécue avant de conclure sur un dernier hommage.
00:05:01Seulement dire à Matisse qu'on l'aime.
00:05:04Alors bien sûr, chacun se projette dans ce drame insupportable.
00:05:10On imagine son fils, son ami, son voisin.
00:05:12À Lille, on est vraiment sous le choc après ce drame terrible.
00:05:16Très choqué parce que j'aurais pu être à sa place, surtout que ça s'est passé vendredi.
00:05:20Je sortais, j'étais en soirée vendredi.
00:05:21Et j'ai dû rentrer à peu près vers ces eaux-là, donc ça aurait pu être moi à la place du jeune.
00:05:26Donc assez choqué, oui.
00:05:28C'est révoltant, je peux dire.
00:05:29C'est révoltant de voir qu'il y a encore des jeunes qui se permettent déjà, premièrement, de prendre le véhicule,
00:05:35alors qu'ils n'ont pas le droit de conduire.
00:05:37Et deuxièmement, ce sont des dangers publics, en fait.
00:05:41Sur nos routes, nous avons peur, en fait.
00:05:44On a peur pour nos enfants.
00:05:45La justice, elle devrait quand même un peu sévir.
00:05:50On entend trop de choses comme ça.
00:05:51Et malheureusement, ce sont des innocents qui en payent le prix.
00:05:55On se dit aussi qu'on n'apprend jamais des leçons, car ce n'est pas la première fois qu'on entend cette histoire-là qui arrive en France.
00:06:02Et la loi ne change jamais.
00:06:03Il n'y a jamais plus de fermeté ni quoi que ce soit qui est fait pour que ça s'améliore.
00:06:08Voilà, nous y reviendrons tout à l'heure après 11h et nous entendrons plus longuement sa maman.
00:06:11Hier, nous vous parlions de Juliette, cette fleuriste de Caudry qui, en larmes, lance un appel après le vol de sa caisse.
00:06:17Un appel qui a été entendu dans sa ville, mais également partout en France, avec un véritable élan de solidarité pour aider la jeune fille.
00:06:24Nous sommes allés sur place.
00:06:27C'est un élan de solidarité particulièrement touchant qui a rassemblé les commerçants de Caudry pour soutenir leur collègue fleuriste, Juliette.
00:06:34En plein week-end de la Toussaint, l'une des périodes les plus importantes pour son commerce, des voleurs ont dérobé l'intégralité de ses recettes.
00:06:41Un traumatisme relaté par la fleuriste sur les réseaux sociaux.
00:06:44Alors ses collègues ont décidé de se mobiliser, comme cette vendeuse de cosmétiques qui a créé une cagnotte spécialement pour elle.
00:06:50Je voulais vraiment l'aider dans cette période compliquée.
00:06:54Je me suis dit, il faut vraiment que je trouve une solution pour l'aider.
00:06:56Donc j'ai voulu faire une cagnotte pour elle.
00:06:58Donc en sachant que la boutique, on a pas mal de personnes, donc ça pourrait vraiment l'aider.
00:07:02Et je voulais faire le tour des commerçants pour pouvoir vraiment faire un bon don pour elle.
00:07:06C'est vraiment l'occasion de lui montrer qu'on est tous soudés et qu'on peut vraiment, même dans une petite ville comme Caudry, qu'on peut soutenir et réussir.
00:07:12Certains commerçants ont même décidé de pousser la générosité encore plus loin, comme Natacha.
00:07:17C'est de lui reverser la moitié de mes ventes d'aujourd'hui, surtout pour la soutenir et pour lui prouver qu'il faut pas qu'elle baisse les bras à cause de ce qui est arrivé.
00:07:26On n'est pas tout seul. C'est surtout ça. C'est le on n'est pas tout seul, on est soutenu et ça donne envie de continuer.
00:07:32Quand il nous arrive ça et qu'on est tout seul, on baisse vite les bras.
00:07:36Une volonté commune de soutenir leurs collègues déjà durement éprouvés.
00:07:40Sa boutique ayant subi de plein fouet la tempête Benjamin il y a une semaine.
00:07:44Nous parlerons également de ce qui se passe sur le service public de la télé avec plusieurs éléments qui nous interpellent ce matin.
00:07:50Tout d'abord, le Rassemblement National qui annonce porter plainte contre l'émission de France 5, c'est dans l'air.
00:07:55Hier soir dans l'émission, en effet, tranquillement, il y a eu une comparaison faite entre Jordan Bardella et l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler.
00:08:02Le tout, bien évidemment, sans aucune modération et sans aucune contestation.
00:08:07Nous allons y revenir. Mais ce n'est pas tout.
00:08:09Car ce matin, dans Morandini Live, vous allez découvrir que France 2 a décidé également de flouter un mot en hébreu
00:08:15qui était sur le collier de Caroline Marjoridon de l'émission Affaires conclues.
00:08:19Un mot qui n'a rien de religieux car il signifie tout simplement la vie.
00:08:23Mais depuis plusieurs jours, vous le voyez, ce mot est flouté sur les jingles de publicité, ce qui n'était pas le cas auparavant.
00:08:30Là, vous voyez le collier juste avant. Vous l'avez vu flouter.
00:08:34Alors, l'hébreu est-il interdit sur France Télé ? Nous allons en reparler.
00:08:38Dans l'actualité également, le BHV qui ne baisse pas les bras malgré le scandale de Chine et des objets sexuels.
00:08:44C'est demain que Chine va arriver dans le grand magasin sur fond de polémiques et de manifestations hostiles qui se multiplient.
00:08:50Mais plus les heures passent et plus on découvre que Chine n'est pas la seule plateforme avec ce type d'objet insupportable et innommable.
00:08:58Chine, AliExpress ou encore témue.
00:09:01Aujourd'hui, on y trouve de tout et même ses poupées à caractère pédopornographique.
00:09:06La haut-commissaire à l'enfance, Sarah El Haïry, veut engager une action offensive contre toutes les plateformes.
00:09:14Je veux comprendre qui a autorisé la vente de ces objets, quels sont les processus qui ont été mis en place pour que ça ne se reproduise pas.
00:09:21Et qui sont les fournisseurs ? Parce qu'il y a bien des gens qui produisent ces poupées absolument ignobles.
00:09:26Pour mettre fin à ces ventes illicites sur Internet, le ministre de l'économie est prêt à les interdire.
00:09:32Si ces comportements sont répétés, nous serons en droit, et je le demanderai, qu'on interdise l'accès de la plateforme Chine au marché français.
00:09:40C'est ce que risquent ces entreprises pénalement.
00:09:43Ces ventes à caractère pédopornographique tombent sous le coup de la loi.
00:09:47Chine devra d'ailleurs s'expliquer devant les bancs de l'Assemblée nationale sous 15 jours.
00:09:52Le gouvernement envisage aussi de poursuivre les acheteurs.
00:09:55Mais malgré la description et les détails explicites, cela ne serait pas si simple pour cet avocat.
00:10:02Quand vous achetez sur un site qui est un site référencé, qui a pignon sur rue,
00:10:07vous pouvez penser que l'achat que vous faites est un achat visite.
00:10:11Donc il appartiendra aux enquêteurs de vérifier que la personne a été éventuellement trompée.
00:10:18La haut-commissaire à l'enfance souhaite obtenir le fichier de tous ses acheteurs.
00:10:22En France, acheter une poupée sexuelle d'apparence enfantine est considérée comme un délit de pédopornographie,
00:10:29puni jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
00:10:33Allez, comme tous les jours, les tops et les flottes d'audience des Prime.
00:10:36C'est avec Mister Audience.
00:10:37Aïs Kévin, va temps.
00:10:38Hier soir, c'est TF1 qui a décroché la place de leader grâce à sa série un meurtre presque parfait
00:10:44qui a bien marché avec 4 millions de téléspectateurs.
00:10:48Succès également pour l'amour et dans le prêt sur M6.
00:10:50L'émission de dating de Karine Lemarchand reste une marque forte avec plus de 3 600 000 personnes.
00:10:56C'est en revanche une déception pour France 2,
00:10:58dont le lancement de la série des vivants consacres otages du Bataclan est à moins de 2 millions.
00:11:03Pour France 3, c'est un gros flop.
00:11:05Le film Le Parfum Vert est faible à seulement 1,3 million.
00:11:08Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:11:10Arte est à la 5e place avec le film Top Stone à 883 000,
00:11:14suivi de France 5 qui diffuse un nouveau numéro de Thalassa Aventures Extrême.
00:11:18TMC est juste derrière avec le film Hunger Games qui a rassemblé 748 000 personnes.
00:11:23C'est W9 qui firme ce classement avec le film Bad Boys 4 Life qui est à 564 000 téléspectateurs.
00:11:29Mister Audience vous dit à demain.
00:11:31Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:35Julien Oudoul, bonjour.
00:11:36Bonjour.
00:11:36Merci d'être avec nous, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement National.
00:11:40Bruno Pommard, bonjour.
00:11:41Merci d'être là, que c'est instructeur opérationnel du RAID.
00:11:44Rachida Kahout, bonjour.
00:11:45Bonjour.
00:11:45Conseillère municipale Renaissance d'Ivry-sur-Seine.
00:11:48Et puis Slimane Thirara, bonjour.
00:11:49Bonjour.
00:11:49Et merci également d'être avec nous.
00:11:51Et puis la rédaction CNews représentée par Thomas Bonnet.
00:11:54Bonjour Thomas.
00:11:54Bonjour.
00:11:55Journaliste politique CNews et Seiya Barotte, bonjour.
00:11:57Bonjour.
00:11:57Journaliste police-justice à CNews.
00:11:59On va commencer avec la Corse.
00:12:01La Corse qui veut dire non, la racaille.
00:12:04Pardon, c'est le mot d'ordre qui est lancé depuis 24 heures après une agression qui scandalise l'île de beauté.
00:12:09Ce matin dans Morandini Live, vous allez voir dans un instant, un témoignage exclusif pour comprendre ce qui s'est passé en Corse.
00:12:16Puisqu'il y a trois jours, deux garçons et deux filles âgées d'un peu moins d'une vingtaine d'années ont été agressées.
00:12:21Et du coup, c'est un vrai mouvement qui est né en Corse.
00:12:24On part tout de suite d'ailleurs rejoindre Christina Loudzi, correspondante de CNews en Corse.
00:12:28Bonjour Christina.
00:12:29Est-ce que vous pouvez nous expliquer tout d'abord ce qui s'est passé à Corte ?
00:12:33Je me suis entretenue, comme vous le disiez, avec plusieurs des victimes hier.
00:12:38En fait, ils sortaient d'une boîte de nuit.
00:12:39C'était une soirée Halloween.
00:12:41Ils se sont très rapidement retrouvés, pris à partie par une bande de jeunes.
00:12:46Alors un seul des jeunes avait été pris à partie.
00:12:50Puis son ami a été pour l'aider.
00:12:52Ils se sont très vite retrouvés avec une quinzaine de personnes sur eux.
00:12:55Les filles qui étaient avec eux, deux filles qui étaient avec eux, ont été frappées également.
00:13:00Ça s'est vite ennumé.
00:13:02Et ils n'ont pas voulu calmer les choses.
00:13:04Et un des jeunes s'est retrouvé à terre et a continué à être frappé.
00:13:08Et c'est deux des jeunes filles qui étaient avec eux qui ont été se mettre sur lui pour qu'ils s'arrêtent de le frapper.
00:13:12Ils décrivent des scènes d'une rare violence.
00:13:16Je vous le disais, j'ai pu m'entretenir avec deux des victimes, avec leur famille.
00:13:19Ils sont profondément choqués, comme vous pouvez le penser.
00:13:24Et puis, ils ne comprennent pas parce qu'ils ne connaissaient pas ces jeunes.
00:13:27Et ils ont l'impression que c'était gratuit.
00:13:29Et moi, il y a une phrase qui m'a choquée dans les deux témoignages.
00:13:32D'ailleurs, on va en écouter une partie de ces jeunes.
00:13:35C'est qu'ils me disent, on a l'impression de s'être retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:13:40Comment on peut encore supporter de telles paroles ?
00:13:43J'écoutais tout à l'heure le témoignage de la maman de Matisse.
00:13:45C'est vraiment ce sentiment.
00:13:46Est-ce qu'on doit prier aujourd'hui quand on sort de chez nous pour se dire,
00:13:49espérons qu'on ne soit pas au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:13:52Ou quand un de nos enfants passe la porte, de se dire, mon Dieu,
00:13:55qu'ils ne rencontrent pas ce genre de personnes, c'est terrible.
00:13:58Et on va les écouter dans un instant.
00:14:00Mais ce qui est intéressant quand même, c'est qu'il se passe quelque chose encore.
00:14:02Ce qui ne se passe plus est là sur le continent.
00:14:04Parce que je crois que nous, sur le continent, on est en train de baisser les bras.
00:14:07Et on est en train d'être abasourdis par tout ce qui se passe et ne plus réagir.
00:14:12Mais en Corse, aujourd'hui, il y a un vrai mouvement qui se passe après cette agression.
00:14:15C'est-à-dire qu'il y a un mouvement où les Corses ont envie de se lever et de dire,
00:14:18non, non, on racaille, on n'a pas envie que la Corse devienne comme le continent.
00:14:22Il y a beaucoup de réactions politiques, vous avez raison.
00:14:25Des réactions politiques, des réactions sur les réseaux sociaux.
00:14:28Mais il ne faut pas oublier qu'on nous dit, oui, mais en Corse, ça se passe moins.
00:14:32Enfin, encore, ce sont des faits isolés.
00:14:35Il faut se rappeler qu'il y a trois semaines ou un mois, il y avait un jeune homme qui était poignardé en plein centre-ville de Bastien.
00:14:40On est déjà passé à autre chose.
00:14:42On assiste ici aussi, malheureusement, à une certaine banalisation de cette violence.
00:14:47C'est inquiétant.
00:14:48Je lisais ce matin sur des réseaux sociaux certains qui disaient, oui, mais enfin, les bagarres vont toujours exister.
00:14:53Alors, je crois qu'il y a peut-être aussi un problème sur la définition des choses.
00:14:58Parce que quand on se met à 15 pour taper un jeune, qu'on tape des filles qui veulent simplement séparer,
00:15:04et qu'un jeune est à terre et qu'on continue à le taper, je ne sais pas si on peut parler de bagarres.
00:15:08Je parlerais plutôt de lynchage.
00:15:11Et quand j'entends d'autres dire, il faut faire attention, qu'il n'y ait pas de récupération politique,
00:15:16qu'il n'y ait pas d'amalgame, je crois que ce n'est pas là le vrai problème.
00:15:20Je crois que les Corses ont montré, on en a parlé d'ailleurs ensemble, Jean-Marc,
00:15:24qu'ils étaient capables, justement, de s'unir, je pense, à la croix de Croise.
00:15:28Pour aller, j'en parle, parce que le papa d'une des victimes me disait hier,
00:15:31les Corses se sont mobilisés pour cette croix, pour défendre cette croix,
00:15:34et j'espère qu'ils se mobiliseront autant pour nos jeunes.
00:15:37Et c'est très parlant.
00:15:38Et au final, on ne peut pas non plus séparer ces deux choses,
00:15:42parce que les Corses se sont mobilisés, même des Corses qui n'étaient pas forcément croyants,
00:15:46pour défendre leur identité.
00:15:48Et aujourd'hui, quand on s'en prend comme ça à des jeunes qui sortent de boîte
00:15:53et qui sont juste sortis pour faire la fête gratuitement,
00:15:56je crois que les défendre, c'est aussi défendre notre identité.
00:15:59Merci beaucoup, Christiane Ludy, correspondante de ces News en Corse.
00:16:02On va écouter un premier extrait du témoignage d'un des jeunes qui s'est fait attaquer,
00:16:06donc ça s'est passé à Corté.
00:16:08Et vous allez voir, il raconte la violence de la scène,
00:16:10et surtout l'agression gratuite dont il a été victime pour sa sécurité,
00:16:14parce qu'on en est là, on est obligé de masquer son visage.
00:16:17C'est une demande qu'il nous a faite, bien évidemment,
00:16:19et on le comprend parce que c'est ça aussi la France aujourd'hui.
00:16:24Quand une victime témoigne, on est obligé de cacher cette victime
00:16:27parce qu'elle risque des représailles.
00:16:28Écoutez donc la violence de la soirée, de ce qu'il a vécu il y a 19 ans.
00:16:32Alors on sortait de boîte de nuit, j'ai un ami et sa copine qui partent parler un petit peu plus loin,
00:16:38et d'un seul coup, un type qu'on ne connaît pas arrive et commence à leur parler, les insulter.
00:16:44On s'est approché pour essayer de calmer les choses,
00:16:46et très vite, un autre ami à lui est arrivé à commencer à attraper mon ami par la veste.
00:16:51En essayant de séparer, il y en a encore deux autres qui sont arrivés
00:16:53et qui ont commencé à mettre des coups.
00:16:55Puis très rapidement, on s'est trouvé contre une dizaine, douzaine de personnes
00:16:58qui nous mettaient des coups, même les filles qui étaient avec nous,
00:17:02qui ont essayé de nous protéger, se sont elles aussi pris des coups.
00:17:07Mon ami qui s'est fait agresser au départ, lui s'est carrément fait mettre KO
00:17:10pendant qu'il essayait de s'écarter de ça et de reprendre ses esprits.
00:17:14Un type lui a mis un grand coup à l'arrière de la tête pendant qu'il marchait
00:17:17et qu'il essayait de se mettre en sécurité.
00:17:19Moi j'ai ce souvenir de m'être fait prendre à partie par trois personnes
00:17:23en essayant d'aller l'aider quand il était KO.
00:17:25Et au moment où une amie à moi m'aide à sortir de cette situation,
00:17:29je me tourne et je vois mon ami se prendre des coups de pied dans le dos
00:17:32et dans le haut du dos par un type qui lui mettait du coup des coups de pied.
00:17:37Votre ami, il est inconscient à ce moment-là ?
00:17:39À ce moment-là, il est inconscient par terre.
00:17:41J'ai cette image de lui, la nuque raide, avec les yeux grands ouverts
00:17:45qui ne bougent plus du tout.
00:17:48Les filles qui étaient avec nous se mettent autour de lui pour le protéger.
00:17:51On le met en PLS.
00:17:56Un type arrive et commence à sortir sa ceinture comme s'il allait le fouetter,
00:18:00comme un malade mental.
00:18:02Une amie qui était avec nous arrive à l'attraper et l'écarter plus loin.
00:18:08Heureusement, il a repris ses esprits assez rapidement
00:18:10et on a pu sortir de là assez rapidement aussi.
00:18:13Voilà, bravo d'avoir le courage de témoigner, Julien Audoul,
00:18:16mais c'est presque banal, au fond.
00:18:18C'est terrible, mais ce qui se passe, en fait, ça arrive beaucoup
00:18:22et on ne s'en aime plus.
00:18:23Les médias n'en parlent plus.
00:18:24Plus personne n'en parle, plus personne ne donne la parole à ses victimes.
00:18:27On fait « Ah oui, mais il n'y a pas de mort. »
00:18:29Il est toujours vivant, donc on n'en parle pas.
00:18:31Non, c'est important ce qui se passe.
00:18:32C'est important ce qui se passe sur le continent,
00:18:34c'est important ce qui se passe en Corse.
00:18:35La seule différence, je le disais, c'est qu'en Corse, on réagit.
00:18:37Oui, c'est banal sur le continent.
00:18:40Effectivement, en France continentale, on s'est habitué aux mille coups et blessures par jour,
00:18:45on s'est habitué à 120 attaques au couteau par jour,
00:18:48on s'est habitué à avoir peur, à changer de trajet,
00:18:51on s'est habitué à voir les événements populaires dévastés par les racailles.
00:18:54En Corse, ce n'est pas le cas.
00:18:56En Corse, c'est quand même toujours exceptionnel
00:18:58parce que les corges défendent farouchement leur identité,
00:19:01mais aussi leur sécurité.
00:19:03Et dès que l'un des leurs se fait attaquer, agresser,
00:19:06on se rappelle notamment de ce qui s'était passé à Ajaccio,
00:19:08on se rappelle de ce qui s'était passé à Cisco,
00:19:11il y a toujours des représailles.
00:19:12Donc moi, j'espère, en tout cas, pour la sécurité et pour l'intégrité des racailles,
00:19:17qu'elles savent où se planquer.
00:19:19Parce qu'à mon avis, les corses ne vont pas en rester là.
00:19:21Et les représailles, c'est-à-dire le fait de ne pas se laisser faire,
00:19:26de ne pas se laisser dicter une autre loi que celle de la République
00:19:29et la règle de la République, notamment, c'est la liberté qui est la sécurité pour nous tous,
00:19:34effectivement, en Corse, c'est sacré.
00:19:35Et comme vous l'avez révélé, Jean-Marc,
00:19:38le drame, c'est que pour les corses, c'est exceptionnel,
00:19:41pour nous, c'est habituel.
00:19:43Et pour nous, ça ne suscite plus de réaction.
00:19:45Voilà, il y a une banalisation totale,
00:19:47c'est comme la neige en hiver,
00:19:49c'est comme la canicule en été,
00:19:50on sait que l'insécurité fait partie de notre quotidien,
00:19:53qu'on doit vivre avec, alors qu'on ne devrait jamais vivre avec.
00:19:55Et c'est intéressant, Christiane, vous êtes toujours avec nous,
00:19:57correspondante de ces news en Corse,
00:19:58c'est que moi, je suis allé sur les réseaux sociaux
00:20:00quand vous m'avez alerté sur ce qui s'est passé
00:20:02et sur ce qui montait en Corse,
00:20:04et on s'aperçoit qu'il y a une vraie révolte,
00:20:07j'ai envie de dire, en Corse,
00:20:08et j'ai employé le mot racaille,
00:20:09on ne va pas se laisser gagner par la racaille,
00:20:11c'est vraiment l'état d'esprit depuis hier
00:20:13qui est sur les réseaux sociaux de la part des Corses.
00:20:16C'est ne nous laissons pas faire.
00:20:18Nous laissons pas faire,
00:20:19mais il y a aussi une phrase qui revient tout le temps,
00:20:21chaque fois qu'on s'en parle d'ailleurs,
00:20:22c'est qu'on ne veut pas devenir comme sur le continent.
00:20:24Alors, comme vous le disiez, Julien,
00:20:26effectivement, sur le continent, c'est devenu banal.
00:20:28Chez nous, ça commence à le devenir finalement aussi.
00:20:32Je vous disais, il y a le jeune homme
00:20:32qui s'est fait poignarder il y a quelques semaines,
00:20:34on n'en parle déjà plus.
00:20:35Alors, si on veut vraiment que la Corse reste la Corse,
00:20:38celle de la solidarité, de la fierté,
00:20:40celle où il fait bon vivre,
00:20:41celle où il fait bon vivre ensemble,
00:20:43parce que ça a toujours été le cas, il faut le dire,
00:20:45mais je crois qu'il va falloir qu'à tous les niveaux,
00:20:47tout le monde prenne ses responsabilités
00:20:49et qu'on remette, comme on dit,
00:20:50l'église au centre du village.
00:20:51Parce qu'il y a quelques années de ça,
00:20:53et ce n'est pas si vieux,
00:20:54moi, j'ai connu la Corse
00:20:55où on laissait les maisons ouvertes
00:20:56et les clés sur les véhicules.
00:20:57Aujourd'hui, ce n'est plus possible.
00:20:59Personne ne se serait permis
00:21:00de faire de telles choses,
00:21:02de commettre de tels actes.
00:21:03Pourquoi ?
00:21:04Parce que les contrevenants
00:21:05savaient à quoi ils s'exposaient.
00:21:07Alors, c'était écrit nulle part, bien évidemment,
00:21:09puisqu'on fait partie, la loi,
00:21:10c'est la loi de la République,
00:21:11et bien évidemment, on n'appelle pas
00:21:13à faire justice soi-même,
00:21:13et c'est justement ce qu'il faut éviter.
00:21:16On est bien d'accord,
00:21:17mais c'était connu de tous.
00:21:18Il y avait une conscience des limites,
00:21:19il y avait une crainte du regard des autres,
00:21:22une crainte du désaveu collectif,
00:21:25et aujourd'hui, au risque de choquer
00:21:26ceux qui vivent encore dans le délit
00:21:28ou dans le pays des bisounours,
00:21:30force est de constater que cette crainte
00:21:32a complètement disparu,
00:21:33et on en arrive à ce qui est arrivé
00:21:34à Corté ce week-end,
00:21:37et c'est peut-être là, justement,
00:21:39que commence le problème.
00:21:41Merci beaucoup, Christina.
00:21:42Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:21:43On va écouter un autre extrait
00:21:44du témoignage de la victime,
00:21:45et vous allez l'entendre,
00:21:46parce que c'est exactement ce que vient de nous dire Christina.
00:21:48Il dit « j'aimerais qu'on se ressécisse sur notre île,
00:21:51qu'on ne devienne pas sur le continent ».
00:21:53Écoutez, le témoignage de ce jeune garçon
00:21:55victime de cette violence à Corté.
00:21:57Sincèrement, je ne m'attendais pas
00:21:59à tomber là-dessus, moi, en Corse.
00:22:03C'est des histoires qui sont quand même assez rares chez nous,
00:22:07même si ça arrive de plus en plus,
00:22:09surtout par une bande comme ça.
00:22:11En général, il y a des règlements de compte chez nous
00:22:14où, en général, c'est plus loyal que ça.
00:22:17On se rend compte que ce n'est pas un phénomène
00:22:20qui n'arrive qu'aux autres,
00:22:21c'est quelque chose qui arrive aussi chez nous,
00:22:22et il faut se rendre à l'évidence,
00:22:25il faut prendre des mesures,
00:22:26il faut se protéger,
00:22:27il faut faire attention avec qui on est,
00:22:29il faut faire attention à comment on se déplace.
00:22:32Je pense que maintenant,
00:22:33on va privilégier quoi qu'il arrive la voiture
00:22:35pour se déplacer même dans Corté,
00:22:37ou même dans des petits villages comme ça,
00:22:38parce qu'on n'a pas envie que ça nous réarrive.
00:22:41J'aimerais que les gens se ressaisissent sur notre île,
00:22:44qu'ils comprennent qu'il y a des choses
00:22:47qui commencent à arriver chez nous
00:22:48qu'on ne voyait pas avant,
00:22:48qui sont inacceptables,
00:22:52et qui sont ridicules.
00:22:56On ne voyait pas ces phénomènes de bandes ?
00:22:59Non, on ne voyait pas ça avant,
00:23:00j'en ai que très peu entendu parler,
00:23:03les histoires que mon père pourrait me raconter
00:23:04de quand il était plus jeune,
00:23:07de bandes comme ça,
00:23:08ce n'était pas des bandes qui prenaient à part
00:23:10des pauvres types comme nous,
00:23:11qui se promenaient là.
00:23:13C'était des gens qui avaient des raisons
00:23:15pour une histoire de fille,
00:23:17ou pour une histoire de quelque chose de valeur.
00:23:20Et au final, ça tombe là sur nous
00:23:22qui n'avions rien demandé à personne.
00:23:24Il n'y avait aucune raison qu'ils s'en prennent à nous,
00:23:26aucune raison,
00:23:26ils ne nous ont même rien volé,
00:23:28ils ne nous ont rien demandé.
00:23:31C'était vraiment juste pour agresser.
00:23:33Oui, c'est ça,
00:23:34c'était vraiment juste pour agresser.
00:23:35Bruno Pouvoir, c'est intéressant
00:23:36parce qu'il parle d'avant,
00:23:38il parle de ce que lui racontait son père,
00:23:39et j'ai presque envie de dire,
00:23:40avant, il y avait un honneur.
00:23:42C'est ça ce qu'il est en train de nous dire,
00:23:43c'est qu'avant, il y avait un honneur,
00:23:44on s'attaquait à des gens
00:23:45parce qu'il y avait des comptes à régler,
00:23:46ce n'était pas plus justifiable,
00:23:48mais en tout cas, il y avait un honneur.
00:23:49Aujourd'hui, on s'attaque gratuitement
00:23:50à des gens juste parce qu'ils sont là,
00:23:51juste parce qu'ils sont en face,
00:23:52on s'attaque à eux dans la rue.
00:23:53Et ça, les Corses ne le supportent pas.
00:23:55Oui, il y a une violence gratuite
00:23:56d'une partie de la jeunesse,
00:23:57effectivement, qui est totalement libérée.
00:23:59Moi, j'ai connu ça,
00:23:59évidemment, j'ai vécu dans des villages
00:24:01à Corbert-les-Cabans,
00:24:03dans les Pyrénées-Orientales,
00:24:03où il y avait des balles de campagne, etc.
00:24:05Il y avait des affrontements
00:24:06pour des filles,
00:24:07pour tout ce qu'on peut imaginer.
00:24:08Bon, c'est quand même,
00:24:09j'allais dire, assez construit,
00:24:11si je peux parler comme ça.
00:24:12Mais là, effectivement,
00:24:13on voit que la Corse aussi évolue
00:24:15sur ce domaine-là,
00:24:16en particulier comme le continent.
00:24:18Mais on le voit à deux niveaux.
00:24:19On le voit à travers cette jeunesse
00:24:21totalement libérée, capable du pire.
00:24:23Et ça, c'est important.
00:24:24Il faut les identifier
00:24:25et évidemment les mettre devant la justice.
00:24:29Mais il y a également le trafic,
00:24:31le trafic de stupes, etc.,
00:24:32qui a totalement évolué là-bas.
00:24:33Le grand banditisme a pris le pas sur la Corse.
00:24:36Donc ça, le grand banditisme,
00:24:38les stupes,
00:24:38tous alliés au petit banditisme
00:24:40dont se servent les réseaux,
00:24:42vous avez ce résultat.
00:24:42Mais on en parlera tout à l'heure
00:24:43parce qu'on va être avec un député corse
00:24:45qui s'appelle François-Xavier Tchécoli
00:24:47et qui dit, en fait,
00:24:48la Corse, on n'a jamais été épargné
00:24:49par la violence.
00:24:50Ce n'est pas non plus une île de bison-nouss.
00:24:52Mais ce n'était pas cette violence-là.
00:24:53Et c'est ça qui est en train de changer.
00:24:55Il sera en direct avec nous
00:24:55juste après le CNS Info
00:24:56de Sommeil à la Bidi.
00:25:01Le projet de loi de financement
00:25:03de la sécurité sociale
00:25:04arrive en débat.
00:25:05à l'Assemblée nationale au menu
00:25:06suspension de la réforme des retraites,
00:25:09franchise médicale,
00:25:10durée des arrêts de travail,
00:25:12cotisation sur les tickets restaurants,
00:25:14les échanges promettent d'être vifs.
00:25:17Ouverture du procès à Paris
00:25:19de neuf hommes accusés d'être responsables
00:25:21du naufrage d'un canot de migrants
00:25:22en 2023 dans la Manche.
00:25:24Naufrage qui avait fait sept morts.
00:25:26Les prévenus sont jugés pour homicide,
00:25:28blessure involontaire
00:25:29et mise en danger de la vie d'autrui.
00:25:31Et puis les New Yorkais appelés aux urnes
00:25:34pourraient lire leur nouveau maire
00:25:35et le favori des sondages,
00:25:36c'est cet homme que vous découvrez à l'écran,
00:25:39Zoran Mamdani,
00:25:40musulman d'origine indienne,
00:25:41âgé de 34 ans,
00:25:42issu de la gauche du Parti démocrate
00:25:44et opposant farouche à Donald Trump.
00:25:47Merci beaucoup Samaïa,
00:25:49on vous retrouve tout à l'heure
00:25:50en 11h30 pour un nouveau point sur l'actu.
00:25:52On continue à parler de la Corse
00:25:53en direct avec François-Xavier Tchécoli
00:25:56qui est député de Haute-Corse.
00:25:58Bonjour Monsieur le député,
00:25:59merci d'être avec nous.
00:26:00Je voulais vous avoir
00:26:00parce que vous avez publié un long message
00:26:02sur les réseaux sociaux
00:26:03concernant ce qui s'est passé à Corté
00:26:05et ce témoignage très fort
00:26:06que l'on vient d'avoir.
00:26:08Et vous dites aujourd'hui,
00:26:09c'est incontestable,
00:26:10les temps sont en train de changer,
00:26:11je ne m'y résous pas,
00:26:12la peur doit changer de camp.
00:26:14Oui, tout à fait,
00:26:16ça a été dit par vos différents intervenants.
00:26:18Nous avions en Corse une violence de haut niveau,
00:26:21une violence parfois malheureusement
00:26:24avec un taux d'homicide important,
00:26:26mais nous n'avions pas cette violence du quotidien
00:26:28qui pourrit la vie des citoyens,
00:26:30ces agressions sur les personnes,
00:26:31les femmes qui se déplacent seules,
00:26:33nos jeunes qui sortent.
00:26:35Cette violence-là n'était pas là,
00:26:36elle arrive aujourd'hui
00:26:37et il est hors de question qu'elle s'installe.
00:26:40Il était de mon devoir de le dénoncer,
00:26:41mais je pense qu'il est encore plus
00:26:42de le devoir de la justice,
00:26:44d'agir pour éviter que malheureusement
00:26:46on entre dans une ère
00:26:47où on va revenir au règlement
00:26:49de ces conflits
00:26:51d'une manière justement
00:26:52qui n'a plus rien à voir avec la démocratie.
00:26:54C'est-à-dire que vous avez peur finalement
00:26:55que les Corses à un moment
00:26:56décident de régler eux-mêmes le problème
00:26:58si la justice n'est pas capable de le faire,
00:26:59pour dire les choses plus clairement ?
00:27:01Oui, vous savez,
00:27:02il faut retrouver et répondre
00:27:04à la question du coût de la violence.
00:27:06Il faut qu'aujourd'hui,
00:27:07les individus qui se livrent à de tels actes,
00:27:09il ne faut pas penser
00:27:10qu'ils vont devenir bons
00:27:11et responsables comme ça.
00:27:12Il faut qu'en face,
00:27:13il y ait un prix à payer.
00:27:14Ce prix, normalement,
00:27:15c'est la justice qui doit le mettre.
00:27:17Force est de constater
00:27:18qu'il n'est pas suffisant
00:27:18puisque le phénomène de dissuasion
00:27:20n'existe pas.
00:27:21Dans de nombreux pays européens
00:27:22où les répercussions sont plus importantes,
00:27:24la violence baisse.
00:27:25C'est statistique.
00:27:26Les experts en criminologie
00:27:27s'accordent à le dire.
00:27:28Malheureusement,
00:27:29vous savez ce qui se passe.
00:27:29quand la justice est absente,
00:27:31ça peut donner malheureusement naissance
00:27:33à des phénomènes
00:27:34de règlements de conflits
00:27:35extra-légaux.
00:27:37Dans votre message,
00:27:38vous dites,
00:27:39c'est ceux qui ont attaqué
00:27:40ces jeunes à Corté,
00:27:42c'est une dizaine d'individus
00:27:43connus pour ce genre de méfaits.
00:27:44C'est qui ces jeunes ?
00:27:47Écoutez,
00:27:47c'est le fameux phénomène de bande
00:27:49qui était totalement absent de la Corse.
00:27:50On n'a jamais vu
00:27:51ces phénomènes-là en Corse.
00:27:52Il pouvait y avoir,
00:27:53ça a été dit à la sortie d'un bal,
00:27:54une histoire,
00:27:55ça se réglait entre hommes
00:27:56avec les points
00:27:57et ça se terminait le lendemain.
00:27:59Là,
00:27:59on n'est pas dans un règlement
00:28:00de cette manière-là.
00:28:01Vous avez une dizaine,
00:28:02voire une douzaine d'individus
00:28:03qui se jettent
00:28:03comme des rapaces,
00:28:05comme des vautours
00:28:05sur des couples
00:28:07et qui les rouent de coup.
00:28:08Vous voyez,
00:28:08on n'est plus du tout
00:28:09dans la notion
00:28:10de violence un peu masculine
00:28:13qui pouvait agrémenter
00:28:15la jeunesse insulaire
00:28:16ou même nationale.
00:28:17Là,
00:28:17on est vraiment
00:28:18dans ce phénomène de bande
00:28:19et vous savez très bien
00:28:20comme moi
00:28:20que ce phénomène de bande,
00:28:21il est arrivé en France
00:28:22il n'y a pas si longtemps.
00:28:23Il est aussi promu
00:28:25par certains
00:28:26et aujourd'hui,
00:28:27et encore une fois,
00:28:27il est hors de question
00:28:28qu'ils s'installent en Corse.
00:28:29Mais on parle de l'honneur
00:28:30des Corses très souvent
00:28:32avec raison,
00:28:32on parle de l'éducation également.
00:28:34C'est-à-dire quoi ?
00:28:35Ces gens n'ont pas été élevés
00:28:36dans ces valeurs ?
00:28:38Écoutez, oui.
00:28:39Écoutez-moi en tout cas
00:28:40des premiers éléments que j'ai.
00:28:41Alors,
00:28:41je ne vais pas me hasarder
00:28:43sans avoir tous les retours
00:28:44des sources judiciaires,
00:28:46mais les prénoms
00:28:46et les noms que l'on trouve,
00:28:48ce ne sont pas des prénoms
00:28:49et des noms
00:28:50qui sont,
00:28:51me semble-t-il,
00:28:52originaires de notre île
00:28:53de ces dernières années.
00:28:54Voilà,
00:28:54pour le dire d'une manière pudique.
00:28:56Vous avez très bien compris,
00:28:57ce phénomène de bande,
00:28:57aujourd'hui,
00:28:58il a été importé sur le continent
00:28:59et malheureusement,
00:29:00on a l'impression
00:29:01qu'il va être importé en Corse.
00:29:02Ce que je peux vous dire,
00:29:03c'est que ça ne se fera pas
00:29:04sans réaction des Corses.
00:29:05Les Corses ne se laisseront pas faire.
00:29:07Vous l'avez dit vous-même,
00:29:09certains sont obligés
00:29:09de masquer leur visage.
00:29:10Il n'y en a pas de question pour moi.
00:29:12Cette lutte,
00:29:12on l'amènera
00:29:13à visage découvert.
00:29:15Et croyez-moi,
00:29:16on répondra en fonction
00:29:17de l'agression
00:29:18que subiront les familles de Corses.
00:29:20Voilà,
00:29:20dans le respect de la loi,
00:29:21bien évidemment,
00:29:21puisque vous êtes député.
00:29:22Bien évidemment.
00:29:23Merci beaucoup,
00:29:24François-Xavier Tchécoli.
00:29:25Merci d'avoir été avec nous,
00:29:27Rachida Kahout.
00:29:27Quand on entend quand même
00:29:28ce qui est dit,
00:29:30on se dit,
00:29:30voilà,
00:29:31les Corses,
00:29:31au bout d'un moment,
00:29:32ils vont réagir.
00:29:33On le sait,
00:29:33on le sent.
00:29:34On sent que ça monte.
00:29:35On sent qu'à un moment donné,
00:29:36ils vont dire,
00:29:36ça suffit,
00:29:37on ne peut pas supporter ça.
00:29:38Et ils le disent,
00:29:39et tous le disent,
00:29:40on ne veut pas devenir
00:29:41comme le continent.
00:29:42Vous,
00:29:42vous vous êtes laissés faire
00:29:43sur le continent
00:29:43parce que c'est ça
00:29:44qui est en sous-titre.
00:29:45Vous,
00:29:45vous vous êtes laissés faire
00:29:46sur le continent,
00:29:47vous vous laissez marcher dessus.
00:29:48Nous,
00:29:48on est Corse,
00:29:49on ne se laissera pas marcher dessus.
00:29:50Alors,
00:29:51moi,
00:29:51je voulais d'abord répondre
00:29:52à M. Cécoli,
00:29:53M. le député.
00:29:54Ne soyez pas pudique,
00:29:55soyez juste lucide.
00:29:56Pourquoi ?
00:29:57Parce que ça ne vous a pas échappé
00:29:58que la violence,
00:29:59en fait,
00:29:59gangrène notre pays,
00:30:00que ce soit en fait
00:30:01sur le continent
00:30:02ou en Corse,
00:30:03vous l'avez dit à juste...
00:30:04La pudière était sur les prénoms.
00:30:05Aujourd'hui,
00:30:06c'est pour ça que je lui dis
00:30:07ne soyez pas pudique,
00:30:08donc soyez plutôt lucides.
00:30:09On parle de violence,
00:30:10on parle d'éducation.
00:30:11Ce qui m'étonne,
00:30:12c'est que personne ne parle...
00:30:13Et d'immigration aussi.
00:30:14Ce qui m'étonne,
00:30:15non, non,
00:30:15ce sont en l'occurrence,
00:30:16en fait,
00:30:16des personnes qui vivent
00:30:17sur le territoire
00:30:18de manière légale.
00:30:19On n'a pas parlé de...
00:30:20Enfin,
00:30:20on n'a pas encore
00:30:21les tenants
00:30:22et les aboutissants
00:30:22sur cette affaire.
00:30:23En revanche,
00:30:24ce qu'il faut pointer du doigt
00:30:25et je m'étonne
00:30:26que personne ne le fasse,
00:30:27c'est l'éducation.
00:30:28Aujourd'hui,
00:30:28on a un véritable...
00:30:29C'est là que je l'ai dit.
00:30:30J'ai parlé d'éducation
00:30:31et d'honneur
00:30:31et de la façon dont...
00:30:32Mais on a un véritable
00:30:33problème d'éducation.
00:30:34On a une augmentation
00:30:35aussi de la population.
00:30:37Donc,
00:30:37ça n'épargne personne.
00:30:38Et puis,
00:30:39je vous rappelle tout de même
00:30:39aussi que nous sommes
00:30:40à l'heure du digital.
00:30:41Donc,
00:30:41tout ce qui est réseaux sociaux,
00:30:42tout ce qui est justement...
00:30:43La tarte à la crème.
00:30:44...phénomène de groupe.
00:30:45Je sais qu'Emmanuel Macron
00:30:47va s'y intéresser aujourd'hui,
00:30:48donc c'est peut-être pour ça
00:30:49que vous glissez
00:30:49au milieu de la conversation
00:30:50que c'est une tarte à la crème.
00:30:52Et les jeux vidéo.
00:30:52Il faut qu'oblier les jeux vidéo.
00:30:53Et puis les séries violentes.
00:30:55Et puis les films d'horreur aussi.
00:30:56Malheureusement,
00:30:56c'est un constat qui est réel.
00:31:00Simon Thirard,
00:31:01vous vouliez dire un mot là-dessus.
00:31:02Moi,
00:31:02je constate qu'aujourd'hui,
00:31:04en Corse ou dans le continent,
00:31:05il y a la banalisation du mal.
00:31:07Et ça,
00:31:08c'est quelque chose d'important.
00:31:10Je suis d'accord
00:31:10avec M. Pomar
00:31:11sur la réaction de la justice
00:31:13et de la police
00:31:15doit être sans pitié.
00:31:17Parce que moi,
00:31:18je ne veux pas
00:31:19que ça soit le Far West.
00:31:20Ah, mais personne.
00:31:21Et c'est vrai
00:31:22qu'il y a eu une zone grise
00:31:23c'est vrai qu'en Corse,
00:31:24on a tué un juge quand même.
00:31:26Et du coup,
00:31:27on ne veut pas
00:31:28que ça arrive
00:31:29en Corse
00:31:31que des vendettas se fassent.
00:31:34Moi,
00:31:34j'ai un grand respect
00:31:34pour le peuple corse.
00:31:36J'aime beaucoup la Corse.
00:31:37J'ai été à Jacques-Sue,
00:31:37Bastia,
00:31:38etc.
00:31:39Et il y a très peu
00:31:40de non-extra-européens
00:31:42qui sont là-bas.
00:31:43C'est Corté,
00:31:44c'est une très belle ville
00:31:45où il y a beaucoup de villages.
00:31:47C'est ce qu'il vous dit.
00:31:48Il n'y en avait pas beaucoup
00:31:48jusque-là.
00:31:49Aujourd'hui,
00:31:49il y en a de plus en plus
00:31:50et la situation change.
00:31:51C'est ce que vous disiez
00:31:52le député
00:31:53et ce qu'il vous est dit
00:31:54en sous-titre.
00:31:55Et je suis d'accord
00:31:56avec vous
00:31:56que la population change.
00:31:58Ce n'est pas la population
00:31:59qui change,
00:32:00c'est les mentalités
00:32:01qui changent.
00:32:02Avec la population
00:32:02qui change,
00:32:03les deux vont avec souvent.
00:32:04Les deux vont avec.
00:32:05La population qui change,
00:32:06ça ne veut pas dire
00:32:06que ce n'est pas
00:32:07que des Corses.
00:32:09Les Corses aussi changent,
00:32:10ça veut dire
00:32:10qu'ils ne sont plus les mêmes
00:32:11que ceux des années 80.
00:32:13Là, on voit
00:32:13qu'ils ne changent pas beaucoup
00:32:14les Corses.
00:32:14Quand on les entend parler,
00:32:15je n'ai pas le sentiment
00:32:16qu'ils changent beaucoup
00:32:17sur le thème
00:32:17où vous mettez de l'ordre,
00:32:18où on va s'en occuper.
00:32:19Je pense que c'est un peu ça
00:32:20la mentalité Corse.
00:32:21Juste un mot quand même
00:32:23sur l'esprit Corse
00:32:24qu'on sent là
00:32:25et surtout
00:32:26sur ce qui est fait
00:32:26en permanence.
00:32:27Quel que soit le cas
00:32:28quand on parlait de la Croix,
00:32:29le problème avec la Croix
00:32:30qu'on demandait d'enlever,
00:32:31on avait cette même réflexion.
00:32:33C'est on ne veut pas être
00:32:34comme le continent,
00:32:34on ne veut pas se laisser aller
00:32:35comme vous êtes laissés aller.
00:32:37C'est ça le message
00:32:37que nous envoie la Corse.
00:32:38C'est pour ça que c'est important
00:32:39d'en parler.
00:32:40Absolument.
00:32:40Et alors moi,
00:32:41j'ai en mémoire aussi,
00:32:41je ne sais pas si vous vous rappelez
00:32:42à Bastia,
00:32:42dans un quartier difficile de Bastia,
00:32:44il y avait eu pareil
00:32:44un fait assez similaire
00:32:45à celui-là.
00:32:46Vous aviez tout le quartier
00:32:47qui s'était mobilisé.
00:32:48Ils étaient allés dans une cité.
00:32:49Ils étaient allés dans une cité,
00:32:49ils s'étaient allés voir
00:32:50les protagonistes
00:32:51et je peux dire qu'à mon avis
00:32:52ça ne leur a pas assez
00:32:52d'envie de recommencer.
00:32:54Mais moi ce que je veux
00:32:55quand même dire,
00:32:56c'est qu'à mon avis
00:32:56le diagnostic doit être posé.
00:32:58C'est-à-dire que si vous voulez
00:32:58amener les bonnes réponses,
00:32:59il faut que le diagnostic soit posé.
00:33:01On ne peut pas dire
00:33:01c'est une question de génération
00:33:03comme s'il y avait une génération
00:33:04qui par définition,
00:33:05par essence,
00:33:06serait plus violente
00:33:06que la précédente
00:33:07ou que les réseaux sociaux
00:33:08seraient l'alpha
00:33:09et l'oméga de cette violence.
00:33:10Non, il y a des raisons
00:33:11qu'on a tous bien identifiées
00:33:13dont le député se fait l'écho
00:33:14avec une certaine prudence
00:33:15donc on va être nous aussi
00:33:17assez prudents.
00:33:18Mais il y a aussi
00:33:18un diagnostic à poser
00:33:20si on veut apporter
00:33:20les réponses
00:33:21qui s'imposent.
00:33:22Mais ça reste multifactoriel
00:33:23quand même.
00:33:23Attention,
00:33:24j'entends la réaction
00:33:27sur l'immigration non contrôlée.
00:33:29J'entends Julien dit
00:33:31les réseaux sociaux
00:33:33ça sert à...
00:33:34Si, tout ça augmente
00:33:35ses phénomènes
00:33:36et ses comportements.
00:33:37On ne peut pas le nier.
00:33:38Vous savez combien je travaille ?
00:33:40Non mais Julien,
00:33:40attendez,
00:33:41attendez,
00:33:42moi je travaille beaucoup
00:33:43avec les jeunes,
00:33:43j'ai vu l'évolution,
00:33:44je peux vous assurer.
00:33:45Est-ce qu'on peut dire
00:33:45qu'il y a un problème de fond
00:33:46qui irrite toute l'insécurité
00:33:49dans notre pays ?
00:33:50Je ne dis pas
00:33:51que c'est l'essentiel
00:33:52ou que c'est 100%
00:33:53de l'insécurité
00:33:53mais qu'il y a un problème
00:33:54de fond d'une part
00:33:55de l'immigration
00:33:56qui n'a pas été assimilée,
00:33:57qui n'a pas été éduquée,
00:33:59qui est en rupture
00:34:00avec nos codes,
00:34:01nos modes de vie,
00:34:01nos règles de vie élémentaires
00:34:03et qui constitue
00:34:04un carburant
00:34:05pour la sécurité.
00:34:06N'importe qui le sait
00:34:07en Corse,
00:34:08en Corée,
00:34:09dans Lyon,
00:34:10tout le monde le sait,
00:34:10tout le monde connaît
00:34:11les profils.
00:34:12La moindre fête de village
00:34:14est gâchée
00:34:14par les mêmes profils
00:34:15à Crépaule,
00:34:16partout en France,
00:34:17dès qu'il y a des problèmes
00:34:18dans un cinéma,
00:34:19dès qu'il y a des problèmes
00:34:19dans une piscine,
00:34:20ce sont les mêmes profils.
00:34:21Ce qui me dérange,
00:34:21c'est que vous n'arrivez...
00:34:22Ce qui me dérange,
00:34:27c'est que vous ne trouverez
00:34:28aucune solution
00:34:29à rester focus
00:34:30juste sur un seul vecteur.
00:34:31Mais oui,
00:34:32on est en train de parler
00:34:32d'une situation
00:34:33qui est aujourd'hui
00:34:34ce qu'elle est
00:34:35parce que c'est dû
00:34:36à plusieurs facteurs.
00:34:37Évidemment que
00:34:38l'immigration clandestine
00:34:39peut effectivement
00:34:40contribuer...
00:34:41Pourquoi clandestine,
00:34:41l'immigration générale ?
00:34:42Il n'y a pas que clandestine.
00:34:43Ça veut dire que
00:34:44vous me mettez aussi
00:34:45dans le même lot
00:34:47que ces personnes
00:34:48qui viennent d'ailleurs
00:34:49et qui sont devenues françaises.
00:34:52Répondez-moi.
00:34:52Mais vous savez...
00:34:53Non, c'est intéressant.
00:34:53Est-ce que Rachida Kahout
00:34:54elle est dans ce lot ?
00:34:55Non, mais c'est quand même
00:34:55très important.
00:34:57Est-ce qu'elle est dans l'eau ?
00:34:58Dans l'immigration légale...
00:34:59Non, non, mais juste
00:35:00une réponse à ma question.
00:35:02Est-ce que je peux répondre
00:35:03sujet, verbe, complément
00:35:04avec mon sujet,
00:35:05mon verbe et mon complément ?
00:35:06Alors allez-y,
00:35:06mais à ma question...
00:35:06Très bien.
00:35:07Dans l'immigration légale,
00:35:09vous avez des étrangers
00:35:10qui sont devenus français,
00:35:12qui sont des magnifiques citoyens,
00:35:13qui aiment notre pays,
00:35:14qui travaillent,
00:35:16qui n'ont jamais constitué
00:35:17le moindre risque
00:35:18pour la sécurité
00:35:18de nos compatriotes,
00:35:19qui élèvent leurs enfants
00:35:20des lois de la République,
00:35:21qui ne posent aucun problème.
00:35:22C'est la majorité.
00:35:23Et vous avez une part
00:35:24de l'immigration légale
00:35:26ou clandestine
00:35:27qui constitue un facteur
00:35:29de trouble
00:35:29et qui est en rupture
00:35:31et qui n'a pas envie
00:35:31de s'assimiler.
00:35:32Moi, j'aimerais savoir
00:35:33comment vous arrivez
00:35:34à identifier
00:35:35quels sont en fait
00:35:36les critères
00:35:37qui vous permettent
00:35:37aujourd'hui de dire
00:35:38que certaines populations
00:35:40issues de l'immigration
00:35:41illégales en France
00:35:42peuvent effectivement
00:35:44contribuer
00:35:45à créer le chaos
00:35:46dans notre pays.
00:35:47Vous avez des individus
00:35:48qui sont des populations
00:35:49c'est raciste.
00:35:50Dire que c'est des populations
00:35:51c'est raciste,
00:35:52dire que c'est des individus,
00:35:53c'est des cas particuliers
00:35:54et ça c'est des constatations juridiques.
00:35:56Je vais aller directement
00:35:56à l'essentiel.
00:35:57Est-ce que l'identification
00:35:58est faite par le prénom
00:35:59comme l'a dit
00:36:00le député
00:36:01qui s'est exprimé
00:36:02il y a quelques minutes ?
00:36:02Et vous avez hauché la tête
00:36:03quand il a dit ça.
00:36:04Non, non, mais justement.
00:36:05On ne va pas se voiler la face.
00:36:06Non, mais dites-moi.
00:36:07Alors, il vous répond
00:36:08et on avance après.
00:36:10Et on ne va pas se voiler la face.
00:36:11Vous savez,
00:36:11c'est comme dans les émeutes urbaines
00:36:13ou quand Darmanin nous disait
00:36:14j'ai vu des Kévin et des Matteo.
00:36:16C'est faux.
00:36:17Il n'y avait pas de Kévin et de Matteo.
00:36:18On connaît les prénoms
00:36:19qui sont liés
00:36:21à l'immigration.
00:36:23Voilà,
00:36:23qui sont liés à une immigration
00:36:24et on le sait.
00:36:26Moi, je ne vois
00:36:26qui constituent aujourd'hui
00:36:27que des citoyens français.
00:36:30Je ne vois que des résidents français
00:36:32qui sont ici en fait.
00:36:33Vous ne voulez pas voir la réalité.
00:36:34C'est très bien.
00:36:35Ce n'est pas une histoire
00:36:35de voir la réalité.
00:36:36Vous savez qu'il y avait
00:36:37un grand homme
00:36:38qui avait dit un jour
00:36:39que justement,
00:36:40ce sont les produits
00:36:41de la France,
00:36:41M. Odoul.
00:36:43Vous répondez quoi à cela ?
00:36:45Je n'ai rien à répondre.
00:36:45Comme il n'y a pas de questions,
00:36:46c'est compliqué de répondre.
00:36:48Les jeunes,
00:36:49en l'occurrence,
00:36:50dont vous parlez,
00:36:50ce sont des jeunes
00:36:51qui ont été éduqués
00:36:52dans le système français.
00:36:53Ce sont des jeunes
00:36:54qui ont grandi en France.
00:36:56Ce sont des jeunes
00:36:56qui ont épousé
00:36:57les valeurs de la France.
00:36:59Épouser les valeurs de la France,
00:36:59je ne suis pas sûr.
00:37:00Attendez, écoutez-moi.
00:37:01Épouser les valeurs de la France,
00:37:02je ne suis pas sûr.
00:37:03Attendez, attendez.
00:37:04Juste, Raffida,
00:37:05je suis d'accord sur le début
00:37:05de votre phrase.
00:37:06Ils ont grandi en France,
00:37:07ils ont été éduqués en France.
00:37:08Je ne suis pas sûr
00:37:08qu'ils aient épousé
00:37:09les valeurs de la France
00:37:10parce que beaucoup
00:37:10détestent la France aussi.
00:37:11Non, pas du tout.
00:37:12Donc, ce sont...
00:37:13Moi, je suis au quotidien
00:37:14sur le terrain avec eux.
00:37:15Je peux vous dire
00:37:15qu'ils ne détestent pas la France.
00:37:17Certains, pas tous.
00:37:18Certains détestent la France.
00:37:18Ce sont juste des essers volés
00:37:20qui sont justement
00:37:21remontés par une machine
00:37:22qui pendent...
00:37:24Enfin, ils pendent
00:37:24ce qu'ils sont.
00:37:24Allez, on va avancer.
00:37:25Donc, on revient au point essentiel,
00:37:27l'éducation.
00:37:28On va avancer.
00:37:29On va avoir l'occasion
00:37:30d'en reparler.
00:37:31On va parler d'un mort de Matisse,
00:37:33si vous voulez bien.
00:37:34Et dans un instant,
00:37:34avec Célia Barotte,
00:37:35on va dresser le profil
00:37:36justement de la personne
00:37:36qui est au volant.
00:37:37C'est intéressant aussi.
00:37:38Mais auparavant,
00:37:39je vous propose d'écouter
00:37:40la maman de Matisse
00:37:41qui parle de son fils.
00:37:41Voilà, elle parle de son fils
00:37:42qui est décédé.
00:37:43Elle explique que c'est un garçon
00:37:44qui adorait le hip-hop.
00:37:45C'est un garçon qui était doué.
00:37:47C'était un fêtard.
00:37:48C'était un lover.
00:37:49Un romantique, son fils.
00:37:51Elle en parle avec amour
00:37:52et tendresse.
00:37:54Alors, Matisse,
00:37:55ça a toujours été un petit génie.
00:37:57Il a toujours été très doué
00:37:59à l'école.
00:38:00En grandissant,
00:38:01il a adoré le hip-hop.
00:38:03Donc, avec l'agilité
00:38:04qu'ont les enfants
00:38:06de ses origines,
00:38:08par ses gènes,
00:38:10il avait une capacité
00:38:11de danse
00:38:11et de mouvement
00:38:13il était hyper doué.
00:38:16Donc, il a eu pas mal
00:38:17de concours
00:38:18où il a gagné
00:38:18des battles
00:38:19avec son copain.
00:38:22Et puis,
00:38:23c'est un fêtard.
00:38:24En grandissant,
00:38:26un gros fêtard
00:38:27qui aimait bien
00:38:28les copains.
00:38:31Aussi un...
00:38:32Alors, un côté
00:38:33que je ne connaissais pas,
00:38:34c'est un lover.
00:38:37Il avait une petite amie
00:38:39qu'il avait énormément aimée.
00:38:41Il avait une petite amie
00:38:43depuis un an.
00:38:44Et c'était le genre
00:38:46de garçon
00:38:46qui pouvait offrir
00:38:47des fleurs,
00:38:48des colliers,
00:38:49des...
00:38:50C'était un romantique,
00:38:53mais qui cachait bien
00:38:54les choses, quoi.
00:38:55Parce que c'était
00:38:56quand même un phénomène.
00:38:57Je crois qu'il nous a fait
00:38:5810 cases d'iPhone,
00:39:01la voiture
00:39:01qui s'est prise
00:39:02les bordures.
00:39:03Enfin, voilà.
00:39:03C'était...
00:39:04Il nous a vraiment
00:39:05pas épargnés,
00:39:06mais aujourd'hui,
00:39:07on se dit,
00:39:07mais...
00:39:08qu'on n'aura plus
00:39:10les messages
00:39:10« Maman,
00:39:11t'as pas 20 euros,
00:39:12stop ! »
00:39:13Donc, voilà.
00:39:15Et puis là,
00:39:15il avait créé
00:39:16sa marque de vêtements.
00:39:17Il faisait un petit business
00:39:18avec son amie.
00:39:20C'est important
00:39:20de savoir
00:39:21qui sont ces victimes aussi.
00:39:22C'est pas juste un nom,
00:39:23c'est pas juste
00:39:24un chiffre
00:39:24qui vient s'accumuler.
00:39:26C'est des gens
00:39:26et c'est important
00:39:26d'entendre sa maman
00:39:27en parler.
00:39:28On réentendra
00:39:29sa maman dans un instant.
00:39:30Mais c'est il y a...
00:39:30On en sait plus aujourd'hui
00:39:31sur la personne
00:39:32qui était au volant
00:39:33de la voiture.
00:39:34Et alors,
00:39:34cette image,
00:39:35je crois qu'on est tous
00:39:35traumatisés par le son
00:39:36qu'il y a eu
00:39:37sur cette image
00:39:38quand ce pauvre Matisse
00:39:40est renversé,
00:39:40ce boum incroyable
00:39:41où le gamin
00:39:42est projeté
00:39:43contre un arbre.
00:39:44Oui, moi,
00:39:44je connais très bien
00:39:44ce boulevard.
00:39:45C'est qu'une ligne droite.
00:39:48Vraiment,
00:39:48les véhicules
00:39:49n'ont plus qu'à percuter
00:39:50ce qu'il y a
00:39:51sur leur passage.
00:39:52C'est pourtant
00:39:53très bien signalé,
00:39:54signalisé.
00:39:56Le feu était au vert
00:39:57pour les passages
00:39:58pour les piétons
00:39:58et Matisse avait respecté
00:40:00et il a traversé au vert.
00:40:03Et donc,
00:40:04ça lui a coûté la vie.
00:40:05On entend sa maman
00:40:07qui a accepté
00:40:08de parler aussi
00:40:09à Noémie Hardy
00:40:10et Timothée Forger hier.
00:40:12On sent peut-être
00:40:13qu'aussi cette communication,
00:40:14c'est parce qu'elle a
00:40:14encore du mal
00:40:15à réaliser les choses.
00:40:17Et c'est important
00:40:17de parler de ce chauffard
00:40:19puisqu'on n'est pas là.
00:40:20Qui est-il alors ?
00:40:21On n'est pas sur un accident,
00:40:22on est sur quelqu'un
00:40:22qui est récidiviste,
00:40:24connu déjà des services
00:40:24de police.
00:40:26Il a 31 ans,
00:40:27il est connu surtout
00:40:28pour des délits routiers.
00:40:29On évoque une quinzaine,
00:40:31voire 16 mentions
00:40:32pour des délits routiers
00:40:33concernant du côté
00:40:35des fichiers
00:40:36des services de police.
00:40:38Il a refusé à plusieurs reprises
00:40:40d'obtempérer
00:40:41à la demande
00:40:41des fonctionnaires
00:40:42de police ce soir-là.
00:40:43Quelques mètres
00:40:44après l'accident,
00:40:45il s'est arrêté
00:40:45et il a tenté quand même
00:40:46de prendre la fuite à pied
00:40:48avant d'être interpellé.
00:40:49Arrivé en garde à vue,
00:40:51il a nié les faits.
00:40:53Il a été aussi dépisté
00:40:54sur le plan de l'alcool.
00:40:56Un dépistage
00:40:56qui s'est révélé
00:40:57tout de même négatif.
00:40:58Mais on a retrouvé
00:40:59dans son véhicule
00:40:59des bombes
00:41:00de protoxyde d'azote.
00:41:02Pour l'instant,
00:41:02il va falloir aussi
00:41:03faire le lien,
00:41:03savoir si ça a été consommé
00:41:05juste avant la commission
00:41:06des faits
00:41:06ou plusieurs heures
00:41:08auparavant.
00:41:09Pour le moment,
00:41:09il a été placé
00:41:10en détention provisoire
00:41:11conformément
00:41:12aux réquisitions
00:41:13du parquet.
00:41:14Il est mis en examen
00:41:15pour homicide routier
00:41:16commis avec au moins
00:41:17deux circonstances
00:41:17aggravantes.
00:41:19Un procès
00:41:19qui interviendra
00:41:21peut-être
00:41:22dans l'année
00:41:23voire l'année prochaine.
00:41:24Il va falloir aussi
00:41:25établir
00:41:25si il est responsable
00:41:26pénalement.
00:41:27En tout cas,
00:41:27on attend aussi
00:41:29de connaître
00:41:30les suites judiciaires
00:41:31et le procès
00:41:32apportera peut-être
00:41:33des réponses
00:41:33on l'espère
00:41:34à la famille de Matisse.
00:41:35La famille qui se pose
00:41:36beaucoup de questions.
00:41:37La maman qui revoit
00:41:38la scène sans arrêt
00:41:39et qui se demande
00:41:40ce qu'a pu ressentir
00:41:41son fils
00:41:41et qui se demande aussi
00:41:42pourquoi cet homme
00:41:43était en liberté.
00:41:44Écoutez-la.
00:41:45On s'est revu
00:41:47la scène
00:41:47sans y être.
00:41:49On voit le choc,
00:41:50on imagine.
00:41:51on imagine
00:41:52notre enfant
00:41:53propulsé
00:41:54à plusieurs mètres.
00:41:56On se demande
00:41:57ce qu'il a ressenti
00:41:57dans le corps,
00:41:58ce qu'il a pu...
00:42:00Enfin voilà.
00:42:01Puis il avait peur
00:42:01de la mort,
00:42:02Matisse.
00:42:03Donc c'est dur.
00:42:05Là, on ne réalise pas
00:42:06en plus.
00:42:06C'est encore
00:42:07une étape
00:42:08je pense
00:42:08pas encore
00:42:10assez forte.
00:42:12Je pense que
00:42:12le pire reste à venir.
00:42:14Donc là,
00:42:15aujourd'hui,
00:42:16c'est battre
00:42:16pour sa mémoire.
00:42:18et puis se remémorer
00:42:21les bons moments
00:42:22parce que je pense
00:42:23qu'il n'aurait pas voulu
00:42:24qu'on soit anéanti.
00:42:27Mais bon,
00:42:28on y sera obligatoirement.
00:42:29Mais me dire
00:42:30qu'il mérite
00:42:31qu'on se batte pour lui
00:42:32et surtout
00:42:33qu'on fasse du bruit,
00:42:35qu'on fasse entendre
00:42:36que sa mort,
00:42:38c'est trop,
00:42:39que l'État
00:42:40doit faire quelque chose.
00:42:42C'est pas possible
00:42:43que des mecs comme ça
00:42:44sortent de prison
00:42:44et n'y soient pas
00:42:46ou toutes ces récidives.
00:42:48c'est délinquant.
00:42:51C'est pas du court
00:42:52et du moyen terme.
00:42:53C'est du moyen
00:42:53et du long terme
00:42:54qu'il faut.
00:42:54C'est du court terme.
00:42:56C'est que la justice
00:42:57prenne les choses en main,
00:42:58que l'État
00:42:59se rende compte
00:42:59que la France
00:43:00est plus en sécurité.
00:43:03Nos enfants
00:43:04sont plus en sécurité.
00:43:06Thomas Bonnet,
00:43:06on en arrive toujours
00:43:07finalement à la même conclusion
00:43:08quand on entend
00:43:09les familles de victimes,
00:43:10quand on entend
00:43:10les victimes.
00:43:12C'est pas possible
00:43:12qu'on continue comme ça.
00:43:14Ça rejoint la Corse un peu,
00:43:16même si fort heureusement
00:43:17il n'y a pas eu de mort
00:43:17en Corse.
00:43:18Mais ça rejoint la même chose.
00:43:19C'est pas possible
00:43:20de continuer comme ça.
00:43:21À un moment,
00:43:22quand est-ce qu'on va
00:43:22prendre conscience
00:43:23de ce qui se passe
00:43:23dans ce pays ?
00:43:24Moi, j'ai du mal
00:43:24à trouver les mots
00:43:25parce qu'on a l'impression
00:43:26que l'histoire se répète
00:43:27en permanence
00:43:28et on ne sait même plus
00:43:29trop comment réagir
00:43:30si ce n'est apporter
00:43:31notre soutien
00:43:31évidemment à cette famille.
00:43:33Quant aux réactions politiques,
00:43:34parce que c'est ça aussi
00:43:35dont il va être question
00:43:36à un moment donné,
00:43:37c'est-à-dire
00:43:37quelles réponses
00:43:37on peut apporter
00:43:38pour que ces multirécidivistes
00:43:39ne soient plus des menaces.
00:43:42Moi, honnêtement,
00:43:42je vous le dis,
00:43:43les réactions politiques
00:43:44de ceux qui ont exercé
00:43:45le pouvoir
00:43:45au cours des dernières années.
00:43:46Je ne veux même pas les entendre
00:43:47parce qu'ils ont une part
00:43:47de responsabilité,
00:43:48parce que personne
00:43:49n'a pris conscience
00:43:49du danger
00:43:51que représentaient ces gens.
00:43:52En revanche,
00:43:53il y a une question
00:43:53que je me pose
00:43:54et à laquelle
00:43:55je n'ai pas de réponse.
00:43:56Pourquoi une grande partie
00:43:57du monde médiatique,
00:43:58du monde artistique,
00:43:59du monde du sport,
00:44:00par exemple,
00:44:01ne réagit pas aujourd'hui ?
00:44:02Dans d'autres drames,
00:44:03et je vais le citer,
00:44:03Naël, par exemple,
00:44:04c'était un drame,
00:44:04absolument un drame.
00:44:06Il y a eu beaucoup de réactions.
00:44:07Je pense à Kylian Mbappé,
00:44:07par exemple,
00:44:08qui a réagi.
00:44:09En parlant d'un petit ange
00:44:10parti trop tôt,
00:44:11là, en l'occurrence,
00:44:12on a une victime
00:44:12qui n'avait rien,
00:44:13qui est mort pour...
00:44:15Il n'avait commis
00:44:15aucune infraction,
00:44:16rien du tout.
00:44:17Il est mort.
00:44:17Moi, j'aimerais que ces gens-là,
00:44:18aujourd'hui, réagissent.
00:44:19Malheureusement,
00:44:19ils ne réagissent pas.
00:44:20Je me demande pourquoi.
00:44:21Je vois les photos,
00:44:22je vois que Matisse,
00:44:23il jouait au foot,
00:44:23vraisemblablement.
00:44:25C'était quelqu'un
00:44:25qui méritait
00:44:27qu'on se penche sur son cas.
00:44:29Je constate ce silence
00:44:30et vraiment,
00:44:31ce silence,
00:44:31il est vertigineux pour moi.
00:44:32Simon Thira,
00:44:33comment vous expliquez
00:44:33ce silence en voix Matisse
00:44:35qui jouait au foot ?
00:44:36Comment vous expliquez
00:44:37le silence
00:44:38d'une partie des médias,
00:44:39d'une partie de la presse ?
00:44:41Et c'est vrai
00:44:41que nos confrères,
00:44:42aujourd'hui,
00:44:43ont embrayé.
00:44:43On en parle depuis dimanche
00:44:44sur l'antenne de CNews.
00:44:45Nos confrères ont embrayé
00:44:46aujourd'hui.
00:44:47Nos confrères de BFM,
00:44:48nos confrères d'LCI,
00:44:49hier soir,
00:44:50dans les 20 heures.
00:44:51Il faut du temps.
00:44:52Il a fallu du temps.
00:44:53Comme s'ils avaient attendu
00:44:55de voir que ça touche les gens.
00:44:57Mais c'est évident
00:44:57que ça touche les gens.
00:44:58C'est évident.
00:44:59C'est clairement,
00:45:00je suis d'accord avec vous,
00:45:01le silence de la classe politique,
00:45:03le silence médiatique
00:45:04sauf sur ce plateau.
00:45:07Il est assourdissant
00:45:09et effrayant.
00:45:10C'est comme je disais
00:45:11pour la Corse.
00:45:12Il y a une banalisation
00:45:13de ces faits de société
00:45:15qui ne sont plus
00:45:16des faits de société
00:45:17mais des faits
00:45:17qui sont généralisés
00:45:19dans toute la France
00:45:20et dans tous les territoires,
00:45:21que ce soit dans les villages
00:45:22ou dans les grandes villes.
00:45:24Et moi, à 17 ans,
00:45:26j'ai eu un Matisse
00:45:28qui s'appelait
00:45:28Bruno Guerrero
00:45:29qui était un ami d'enfance
00:45:30qui faisait du cyclisme.
00:45:32La ville d'Épinay-sur-Seine
00:45:33a créé une course
00:45:34qui s'appelait
00:45:35Bruno Guerrero
00:45:35et je suis d'accord avec vous.
00:45:38Qui a été renversé ?
00:45:39Qui a été renversé
00:45:39devant chez moi,
00:45:41devant la cité jardin
00:45:43de mes parents
00:45:43à Épinay-sur-Seine.
00:45:45Et chaque année,
00:45:46on rend hommage
00:45:47à Bruno
00:45:48avec une course
00:45:48qui s'appelle
00:45:49Bruno Guerrero
00:45:50parce que c'est un fan
00:45:51de cyclisme.
00:45:52Il faisait du cyclisme.
00:45:53Et quand je revois Matisse,
00:45:55je me dis
00:45:55« J'avais 17 ans à l'époque
00:45:57et je vois que ça continue. »
00:45:59Et c'était pareil,
00:46:00quelqu'un qui roulait
00:46:01sous alcool,
00:46:03qui a été condamné,
00:46:04etc.
00:46:04Mais la mémoire
00:46:06de cette famille
00:46:06est toujours meurtrie.
00:46:09Et ce que je voulais ajouter,
00:46:10c'est pourquoi pas,
00:46:11comme vous le dites,
00:46:13comme il est fan
00:46:14de hip-hop
00:46:15et que je sais
00:46:15que dans le nord de la France,
00:46:16il y a une grosse scène hip-hop
00:46:18organisée en sa mémoire,
00:46:21une battle
00:46:21de hip-hop.
00:46:24C'est bien.
00:46:24Je souligne les propos
00:46:25de Thomas Bonnet
00:46:26parce qu'on pointe
00:46:27vraiment le problème.
00:46:28Là, bizarrement,
00:46:28Lille est restée calme
00:46:29ce week-end.
00:46:30Pas des meutes.
00:46:31Moi, le jour de Naël,
00:46:32j'étais sur place.
00:46:32Dès midi,
00:46:33on savait déjà
00:46:33que le soir,
00:46:35Nanterre allait être embrasée,
00:46:36que les cités
00:46:36allaient monter
00:46:38dans les rues,
00:46:39que tout le monde
00:46:39allait se révolter.
00:46:41Personne ne mérite de mourir.
00:46:42Mais là,
00:46:43tout le monde,
00:46:44en tout cas,
00:46:44il y a des victimes
00:46:45sur lesquelles
00:46:45il faut aussi s'attarder,
00:46:47pointer du doigt
00:46:48aussi la responsabilité
00:46:50de l'État
00:46:51puisqu'on est face
00:46:52à quelqu'un
00:46:52qui est récidiviste,
00:46:53qui était connu
00:46:54des services de police.
00:46:55Là, on parle
00:46:55de délits routiers.
00:46:56Certains parlent même,
00:46:57la presse locale
00:46:58évoque peut-être aussi
00:46:58d'autres faits de violence.
00:47:00Donc, on est face
00:47:01à un profil connu
00:47:02et on demande
00:47:04pourquoi il n'y a pas
00:47:06d'émeutes,
00:47:07pourquoi il n'y a pas
00:47:07de mouvements solidaires.
00:47:08Parce qu'en fait,
00:47:09aussi, il y a des valeurs
00:47:10comme en Corse.
00:47:11À Lille,
00:47:11on respecte la famille,
00:47:12la dignité de la famille.
00:47:13On ne se fait pas justice
00:47:14soi-même.
00:47:14Parce qu'il n'y a pas
00:47:15de récupération politique.
00:47:15Pas de récupération politique
00:47:17aussi, médiatique.
00:47:18Ça ne veut rien
00:47:18des récupération politique.
00:47:19Mais à Crépaule,
00:47:20il n'y a pas eu d'émeutes.
00:47:21Oui, non, mais ce que
00:47:21je veux dire.
00:47:22Simplement, aujourd'hui,
00:47:23on a la dignité d'une mère.
00:47:24La mère, elle est formidable.
00:47:26Les propos qu'elle a la mère
00:47:27sont formidables.
00:47:27Elle est légitime, les émeutes.
00:47:28Elle veut juste demander justice.
00:47:30Elle a envie
00:47:30qu'on rende justice
00:47:31à son fils.
00:47:32Juste une pensée.
00:47:33Il y a deux policiers
00:47:34qui ont été...
00:47:34Alors, justement,
00:47:35on va en parler.
00:47:36On va en parler tout de suite.
00:47:38On y reviendra.
00:47:39Il y a ce refus
00:47:40d'obtempérer.
00:47:41Parce que ce matin,
00:47:41on aurait pu aussi
00:47:42commencer cette émission
00:47:43en vous parlant
00:47:43de deux policiers tués.
00:47:44Pourquoi ?
00:47:45Parce qu'à Marseille,
00:47:46après un refus d'obtempérer,
00:47:47le conducteur d'un scooter
00:47:49a pris la fuite
00:47:49et a agressé les fonctionnaires
00:47:51à coups de casque.
00:47:51Il y en a un qui est tombé
00:47:52dans les pommes, etc.
00:47:53Ça continue, en fait.
00:47:55C'est insupportable.
00:47:56Ça continue encore et encore.
00:47:57Regardez ce qui s'est passé à Marseille.
00:47:59Les faits se sont déroulés
00:48:01dans le 14e arrondissement
00:48:03de Marseille,
00:48:04sur le chemin
00:48:04de Saint-Joseph
00:48:06à Sainte-Marthe.
00:48:07Un homme,
00:48:08circulant à scooter,
00:48:09refuse d'obtempérer
00:48:10un contrôle routier.
00:48:12Très vite,
00:48:12il est pris en chasse.
00:48:14Une course-poursuite
00:48:15à travers laquelle
00:48:16l'individu
00:48:17prend tous les risques.
00:48:18On aurait pu assister
00:48:20à un drame.
00:48:21Il faut savoir
00:48:21que les policiers
00:48:22ont travaillé,
00:48:22mes collègues,
00:48:23avec professionnalisme.
00:48:24Ils l'ont suivi,
00:48:25mais vraiment
00:48:26dans le respect des règles.
00:48:28Pour tenter de le stopper,
00:48:30une voiture de police
00:48:31se place en travers
00:48:32de la route.
00:48:33Le scooter percute alors
00:48:34le véhicule à faible vitesse,
00:48:36mais le suspect
00:48:37parvient tout de même
00:48:38à s'enfuir à pied.
00:48:39Rapidement rattrapé
00:48:40par un policier,
00:48:42il se montre alors
00:48:43extrêmement violent.
00:48:44Il donne des coups
00:48:45de casque
00:48:45à un premier policier.
00:48:48Ce policier
00:48:49perd connaissance
00:48:50et les deux autres policiers
00:48:51sont obligés
00:48:52de gérer
00:48:52et notre collègue
00:48:54qui perd connaissance
00:48:55et l'interpellation
00:48:56de cet individu
00:48:57qui a continué
00:48:58à être récalcitrant.
00:48:59Cet individu
00:49:00a pu être maîtrisé au sol.
00:49:01Les secours sont arrivés
00:49:02aussi très rapidement.
00:49:04A l'issue,
00:49:04c'est sept jours d'ITT.
00:49:05Selon le parquet
00:49:06de Marseille,
00:49:07le suspect
00:49:07dont la garde à vue
00:49:08a été prolongée
00:49:09ce lundi
00:49:10a reconnu
00:49:11le refus
00:49:11d'obtempérer
00:49:12ainsi que la conduite
00:49:13sans permis
00:49:14ni assurance.
00:49:15Néanmoins,
00:49:16il nie les violences
00:49:17sur les policiers.
00:49:18Et ça, c'est pareil,
00:49:20comme il n'y a pas de mort,
00:49:21il n'y a pas de policiers morts,
00:49:22personne ne va en parler.
00:49:23C'est pareil,
00:49:24ça va passer sous tapis.
00:49:25Mais c'est ça la réalité.
00:49:27Un mot rapide, Rachida,
00:49:27parce que vous m'avez demandé
00:49:28la parole.
00:49:28Oui, en France,
00:49:29il y a un constat
00:49:30sans appel.
00:49:31C'est qu'on n'a plus peur
00:49:32ni de la police
00:49:32ni de la justice.
00:49:34Mais je tiens à pointer
00:49:34quand même un point essentiel
00:49:36aussi dans la fermatisse,
00:49:37c'est l'utilisation
00:49:38du protoxyde d'azote.
00:49:41C'est un véritable danger.
00:49:43Moi, j'ai un coup de gueule
00:49:43aujourd'hui.
00:49:44Et honnêtement,
00:49:46je suis totalement en phase
00:49:47avec la maman de Matisse
00:49:49à qui j'apporte
00:49:50tout mon soutien
00:49:50parce que nos jeunes
00:49:52se défoncent aujourd'hui
00:49:53au protoxyde d'azote.
00:49:54Ils se défoncent également
00:49:55à une espèce de drogue
00:49:57qu'on met dans les vapoteuses,
00:49:59le spleen, c'est ça.
00:50:00Je le vois au quotidien.
00:50:02Vous savez qu'il n'y a aucune...
00:50:03Il n'y a pas de loi
00:50:05qui encadre l'utilisation
00:50:06de ces deux drogues festives
00:50:10aujourd'hui
00:50:10qui sont en plus vendues légalement
00:50:12parce que l'une est utilisée
00:50:14apparemment dans la pâtisserie,
00:50:15c'est ça.
00:50:16Donc, on peut acheter ça
00:50:17très facilement.
00:50:18Mais c'est un danger.
00:50:19C'est un danger
00:50:20parce que nos gamins
00:50:21sont en train de devenir
00:50:22complètement déjantés.
00:50:23Et je peux vous dire
00:50:24qu'ils ne sont pas...
00:50:25J'en ai en bas de chez moi.
00:50:26C'est pour ça que je vous parle
00:50:27du protoxyde d'azote.
00:50:28Tous les matins,
00:50:29je trouve des bonbons
00:50:30et toute la nuit,
00:50:31on ne dort pas
00:50:31parce que jusqu'à 3h du matin,
00:50:33ça rit, ça crie, ça...
00:50:35Vous pouvez rajouter l'alcool.
00:50:37Oui, non mais là...
00:50:38C'est une ribambelle
00:50:39de produits.
00:50:39Oui, mais l'alcool,
00:50:40il y a une réglementation
00:50:41qui fait qu'en fait,
00:50:42vous pouvez être soumis
00:50:42à des sanctions.
00:50:44En tout cas, à un moment donné,
00:50:44il va falloir prendre des mesures
00:50:45qui sont des mesures fermes
00:50:46contre ce type de gens.
00:50:48Parce que le sujet,
00:50:49c'est quand même
00:50:49cette personne qui est en récidive,
00:50:50en multi-récidive,
00:50:51qui a agressé
00:50:53et qui est libre
00:50:53et qui continue à conduire.
00:50:55La question qui...
00:50:56Pardon.
00:50:56Parce qu'on a beaucoup de sujets,
00:50:58je suis désolé,
00:50:58mais il y a beaucoup de choses
00:50:59à traiter.
00:51:00Je voudrais qu'on parle
00:51:00de politique maintenant
00:51:01et je voudrais qu'on parle
00:51:02du Rassemblement national
00:51:03qui a décidé
00:51:04de saisir l'ARCOM
00:51:05contre l'émission C dans l'air
00:51:06après une séquence hier soir
00:51:07sur Jordan Bardella,
00:51:09une séquence qui a fait
00:51:10un parallèle avec Hitler.
00:51:12La séquence a donc eu lieu
00:51:13alors qu'un débat
00:51:14a été organisé
00:51:14pour évoquer la percée
00:51:15du Rassemblement national
00:51:16et donc l'essor
00:51:17de son président Jordan Bardella.
00:51:19On va regarder cette séquence
00:51:21et puis on va en parler après.
00:51:22Alors surtout noter
00:51:23qu'il n'y a aucune contradiction
00:51:24sur le plateau,
00:51:25bien évidemment.
00:51:26Tout le monde laisse parler,
00:51:27tout le monde est d'accord,
00:51:28tout le monde dit oui.
00:51:29c'est la diversité
00:51:31version service public.
00:51:33Le patronat prend un risque
00:51:34aujourd'hui
00:51:35parce qu'une partie d'entre eux,
00:51:37les contacts se multiplient,
00:51:38notamment avec Jordan Bardella
00:51:40et ils se disent
00:51:41on va prendre le contrôle
00:51:42de son cerveau.
00:51:43Il est jeune.
00:51:44C'est vrai.
00:51:45Voilà.
00:51:45Il est jeune,
00:51:47il n'y connaît rien,
00:51:48on va lui dire
00:51:49ce qu'il faut penser.
00:51:50Donc oui,
00:51:51on va lui donner
00:51:51un programme libéral.
00:51:53C'est ce que je le cite
00:51:54parce qu'il m'a autorisé
00:51:56à le citer,
00:51:57appelle l'effet von Papen,
00:51:58c'est-à-dire ce risque
00:52:00de dire
00:52:01on va au nom
00:52:02comme le disait Dominique
00:52:03et comme le disait Lou
00:52:04d'une potentielle stabilité
00:52:07prendre ce risque-là
00:52:08parce qu'on va le contrôler.
00:52:10Pardon d'avoir...
00:52:10Et la question de l'RN ?
00:52:12Ça va tout à fait
00:52:13dans le sens
00:52:14de ce que je voulais
00:52:14également dire
00:52:15et alors moi
00:52:17il y a l'effet von Papen
00:52:18je citerai Thiers
00:52:19à propos du prince
00:52:20Louis Napoléon
00:52:21disant c'est un crétin
00:52:23on le mettra
00:52:24par le bout du nez
00:52:24il est devenu
00:52:25Napoléon III
00:52:26il est resté
00:52:2618 ans au pouvoir.
00:52:27Voilà c'est totalement
00:52:29sur Alice Junior-Doulou
00:52:30ce qu'on a entendu dire
00:52:31après ça peut être son avis
00:52:33et elle peut l'exprimer
00:52:34sur un plateau
00:52:34mais il faut de la contradiction
00:52:35en face
00:52:36là il n'y a aucune contradiction
00:52:37et tout le monde approuve
00:52:38comme si c'était l'avis général.
00:52:40Ce qui est hallucinant
00:52:41c'est que nous payons tous
00:52:42pour ça
00:52:42nous payons le salaire
00:52:44de Caroline Roux
00:52:45nous payons les intervenants
00:52:46qui sont autour de la table
00:52:47qui insultent
00:52:4911 millions d'électeurs
00:52:50sans la moindre nuance
00:52:51sans la moindre contradiction
00:52:52sans le moindre recul
00:52:54en fait on insulte
00:52:55Jean-Dane Bardella
00:52:56on le compare
00:52:57à Hitler
00:52:58évidemment tous ses électeurs
00:52:59au passage
00:53:01donc on a tous fait
00:53:02évidemment
00:53:02on a été nombreux
00:53:03au Rassemblement National
00:53:04à faire un signalement
00:53:04à l'Arcom
00:53:05on espère
00:53:06on a évidemment
00:53:08malheureusement
00:53:08pas beaucoup d'espoir
00:53:09que ça aboutisse
00:53:11et que ce service public
00:53:12de l'audiovisuel
00:53:12soit un jour
00:53:13un petit peu sanctionné
00:53:15parce qu'il y a
00:53:15une absence de pluralisme
00:53:16parce qu'il y a des messages
00:53:17qui sont totalement diffamants
00:53:19totalement insultants
00:53:20et je le redis
00:53:21la privatisation
00:53:22est urgente
00:53:24parce qu'on n'a pas
00:53:25à payer chaque année
00:53:264 milliards d'euros
00:53:26pour se faire insulter copieusement
00:53:28alors il y a eu des messages
00:53:29de Jordan Bardella
00:53:30qui dit à travers moi
00:53:31ce sont des millions de français
00:53:32qui sont insultés
00:53:33avec leur argent
00:53:34il y a Marine Le Pen
00:53:34également
00:53:35qui elle dénonce
00:53:36le combat de revendiquer
00:53:38de Mathieu Pigasse
00:53:38qui est le producteur
00:53:39de cette émission
00:53:41contre le Rassemblement National
00:53:42qui n'a pas sa place
00:53:43sur le service public
00:53:43financé par un tiers
00:53:46par les électeurs
00:53:47du RN
00:53:47elle parle d'insultes
00:53:49contre Jordan Bardella
00:53:50insultes inadmissibles
00:53:51qui outrage aussi
00:53:5311 millions
00:53:54des électeurs
00:53:55Thomas Bonnet
00:53:55ça aussi c'est une histoire
00:53:57sans fin en fait
00:53:57c'est-à-dire que sans arrêt
00:53:58il y a des signalements
00:53:59à l'ARCOM
00:53:59alors quand c'est un signalement
00:54:00sur CNews
00:54:01ça va très vite
00:54:01il y a des mesures
00:54:02très vite
00:54:03ça va très vite
00:54:04mais là il ne se passe rien
00:54:05on verra
00:54:06on verra s'il y a des confusions
00:54:07vous parliez du combat
00:54:08de Mathieu Pigasse
00:54:09qui est à la fois
00:54:09le producteur de l'émission
00:54:10qui est aussi l'employeur
00:54:11de la femme
00:54:12dont on a entendu le propos
00:54:13parce qu'elle est travaillée
00:54:14au Nouvelle Obs
00:54:14je rappelle que Nouvelle Obs
00:54:15c'est aussi
00:54:15c'est la double lame
00:54:18et alors moi
00:54:18juste sur la contradiction
00:54:19parce que ce n'est pas
00:54:20à proprement parler
00:54:21une émission de débat
00:54:22c'est une émission
00:54:22qui se présente
00:54:23un peu comme une émission
00:54:24de décryptage
00:54:25ce sont des pseudo-experts
00:54:26mais je mets ça entre guillemets
00:54:27mais c'est comme ça
00:54:28que c'est présenté
00:54:29donc en fait
00:54:29on nous présente
00:54:30un complotisme chic
00:54:31parce qu'on nous dit
00:54:32il y a des gens
00:54:34des patrons
00:54:34qui vont mettre
00:54:35dans le cerveau
00:54:35de Jordan Bardella
00:54:36vous vous rendez compte
00:54:37si vous changez juste
00:54:38le nom de Bardella
00:54:38mais c'est du complotisme pur
00:54:39et c'est présenter ça
00:54:40comme une parole d'expert
00:54:42on va chercher
00:54:43des références historiques
00:54:44que évidemment
00:54:44tout le monde a bien compris
00:54:45alors en plateau
00:54:45je ne suis pas sûr
00:54:46qu'ils aient compris
00:54:46mais en fait
00:54:47on a tous bien compris l'idée
00:54:48donc c'est ce à quoi
00:54:49on va assister
00:54:50parce que c'est un système
00:54:51qui a peur
00:54:51de ce qui peut se passer
00:54:53en 2027
00:54:53c'est ça la réalité
00:54:54les sondages
00:54:54ils sont ce qu'ils sont
00:54:55il y a un système
00:54:56qui craint
00:54:56pour ce qui l'attend
00:54:58c'est la réaction d'un système
00:54:59qui est auto-satisfait
00:55:00c'est-à-dire que
00:55:01c'est dit sur le plateau
00:55:02personne ne conteste
00:55:03tout le monde est d'accord
00:55:04et en fait
00:55:05c'est présenté
00:55:06comme une vérité incontestable
00:55:07c'est ça qui est terrible
00:55:08on a l'impression
00:55:09que c'est une parole d'expert
00:55:10moi j'ai fait des études
00:55:11j'ai travaillé
00:55:12donc je sais de quoi je parle
00:55:14et croyez-moi
00:55:15ce que je dis là
00:55:15c'est la vérité vraie
00:55:16bon voilà ce qu'on pouvait dire
00:55:18là-dessus dans un instant
00:55:19on va vous réveiller
00:55:20que France 2
00:55:21alors France 2
00:55:21elle fait des siennes encore
00:55:22puisque France 2
00:55:23a décidé de flouter
00:55:24le mot vie
00:55:25qui était en hébreu
00:55:25sur le collier
00:55:26de Caroline Marjoridon
00:55:27qui est une des experts
00:55:29de l'émission
00:55:30de France 2
00:55:31à faire conclue
00:55:32et bien ils ont décidé
00:55:33de flouter
00:55:34alors on ne sait pas pourquoi
00:55:35parce que ce n'est pas
00:55:35un signe religieux
00:55:36c'est juste un mot en hébreu
00:55:37qui veut dire la vie
00:55:38et on va y revenir
00:55:40dans un instant
00:55:40sur ce collier
00:55:42qui a été flouté
00:55:43on se retrouve dans un instant
00:55:45restez avec nous
00:55:46sur ces news
00:55:47et puis on recevra
00:55:48également dans un instant
00:55:49également Pascal Bataille
00:55:51sur son combat
00:55:52contre le cancer du poumon
00:55:53parce que c'est le mois
00:55:54du dépistage
00:55:55du cancer du poumon
00:55:56comme dirait Caroline Marjoridon
00:55:58à tout de suite
00:55:58merci d'être avec tous
00:56:06sur les news
00:56:08voilà le petit biguel
00:56:09on a droit à tout
00:56:09c'est formidable
00:56:10on pourrait être sur le service public
00:56:12tellement on a d'argent
00:56:12le CNews Info
00:56:14ce va y aller midi
00:56:15ou pas
00:56:17la famille de Lola
00:56:21se dit soulagée
00:56:22Dabia Ben Thired
00:56:22a renoncé
00:56:23à faire appel
00:56:24de sa condamnation
00:56:25à la réclusion criminelle
00:56:27à perpétuité incompressible
00:56:28condamnation prononcée
00:56:30le 24 octobre dernier
00:56:31par la cour d'assises de Paris
00:56:33pour le meurtre
00:56:33viol et acte de torturé
00:56:35de barbarie
00:56:36commis sur la fillette
00:56:37âgée de 12 ans
00:56:38coup d'envoi
00:56:39depuis 9h ce matin
00:56:41de la conférence
00:56:41sur le travail et les retraites
00:56:43conférence à l'initiative
00:56:44du premier ministre
00:56:45Sébastien Lecornu
00:56:46et qui doit permettre
00:56:47d'entamer un dialogue
00:56:48avec les organisations
00:56:49syndicales et patronales
00:56:51seule la CGT
00:56:52est absente
00:56:53de cette réunion
00:56:54et puis ouverture à Paris
00:56:56du procès du groupe Lafarge
00:56:57pour financement
00:56:58du terrorisme en Syrie
00:56:59l'entreprise
00:57:00et 8 personnes
00:57:01sont accusées
00:57:02d'avoir versé
00:57:03plusieurs millions d'euros
00:57:04à des groupes djihadistes
00:57:05dont l'état islamique
00:57:07entre 2013 et 2014
00:57:08pour ne pas interrompre
00:57:10le fonctionnement
00:57:11d'une cimenterie
00:57:12Merci beaucoup
00:57:15Sommayeur
00:57:15on vous retrouve tout à l'heure
00:57:16à midi
00:57:17ce sera avec Sonia Mabrouk
00:57:19pour faire un nouveau point
00:57:20sur l'actualité
00:57:21on accueille Pascal Bataille
00:57:23bonjour Pascal
00:57:23Bonjour Jean-Marc
00:57:24Merci d'être avec nous
00:57:25on va parler avec vous
00:57:25dans un instant
00:57:26du cancer du poumon
00:57:27puisque vous avez décidé
00:57:28de vous mobiliser
00:57:29puisque vous avez vous-même
00:57:30été victime
00:57:30et vous êtes en rémission
00:57:31aujourd'hui de ce cancer
00:57:32du poumon
00:57:33vous avez décidé
00:57:34de vous mobiliser
00:57:34pour appeler au dépistage
00:57:36on va en parler
00:57:37dans un instant
00:57:38auparavant
00:57:38je voudrais juste
00:57:39qu'on revienne
00:57:39sur cette information
00:57:40qu'on vous donne ce matin
00:57:41qui concerne France 2
00:57:42France 2
00:57:43qui a décidé
00:57:44de flouter un collier
00:57:46avec le mot
00:57:47la vie
00:57:48qui est écrit dessus
00:57:49ça se dit raille
00:57:50en hébreu
00:57:52et France 2
00:57:52a décidé de le flouter
00:57:53à l'antenne
00:57:53alors ça c'est totalement
00:57:54surréaliste
00:57:55ça se fait dans un espèce
00:57:56de petit spot de pub
00:57:57qui est diffusé
00:57:58avant les pubs
00:57:59elles-mêmes
00:57:59vous allez voir ce petit spot
00:58:00et on vous explique
00:58:01le détail juste après
00:58:02d'abord regardez le spot
00:58:03Voilà ça c'est le spot
00:58:10et vous allez voir maintenant
00:58:11avec des photos
00:58:11parce qu'on a fait
00:58:12des arrêts sur image
00:58:13vous allez voir
00:58:13qu'en fait
00:58:13le logo
00:58:15enfin le signe
00:58:16ce mot raille
00:58:17a été flouté
00:58:18c'est un mot
00:58:20qui n'a rien
00:58:20de religieux
00:58:22puisque ça signifie
00:58:23la vie
00:58:24mais depuis plusieurs jours
00:58:24donc il est flouté
00:58:25alors que la séquence
00:58:26était jusque là
00:58:27diffusée sans flou
00:58:28vous allez la voir
00:58:29en gros plan
00:58:30donc ce mot
00:58:31raille
00:58:32flouté
00:58:33voilà
00:58:33exactement
00:58:34donc c'est clairement
00:58:35flouté à l'image
00:58:36alors que la séquence
00:58:37passait depuis
00:58:38un an à peu près
00:58:40sans avoir été flouté
00:58:41depuis un mois environ
00:58:42c'est flouté
00:58:43Rachida Kahout
00:58:44ça vous inspire quoi
00:58:45de voir France 2
00:58:46qui floute des mots
00:58:47simplement parce que
00:58:47c'est écrit en hébreu
00:58:49moi ça me choque
00:58:50ça me dérange
00:58:51tout à l'heure
00:58:52vous aviez une intervenante
00:58:54une journaliste
00:58:55madame Luzi
00:58:55elle avait eu une croix
00:58:56ça ne dérange personne
00:58:57je veux dire que moi
00:58:58ça ne me dérange absolument pas
00:58:59il y a une règle en France
00:59:02les signes religieux
00:59:03interdits
00:59:03dans les écoles
00:59:05ok très bien
00:59:06mais là c'est pas un signe religieux
00:59:07c'est pas une croix
00:59:08c'est pas une étoile de David
00:59:10ça c'est un mot
00:59:11en hébreu
00:59:11c'est assimilé en fait
00:59:12à du religieux
00:59:13mais par qui ?
00:59:14par ceux qui connaissent
00:59:16la religion juive
00:59:17c'est pas un signe religieux
00:59:18excusez-moi
00:59:19c'est pas un signe religieux
00:59:20c'est un mot
00:59:20c'est assimilé en fait
00:59:21si vous voulez
00:59:21quand on connait
00:59:22la religion juive
00:59:23donc vie veut dire
00:59:25effectivement quelque chose
00:59:26dans la religion juive
00:59:27mais moi ça ne me dérange pas
00:59:28je vais vous dire
00:59:29mais ça me choque
00:59:30justement qu'on fasse
00:59:31une chasse aux sorcières
00:59:32aux signes religieux
00:59:32sur les chaînes publiques
00:59:34et ce qui est intéressant
00:59:35c'est que pendant l'émission
00:59:36en fait elle le porte tout le temps
00:59:37parce qu'elle a toujours
00:59:38elle a toujours eu ça
00:59:38Caroline
00:59:39elle a toujours eu ce signe
00:59:41donc c'est pas flouté
00:59:42pendant l'émission
00:59:42mais c'est flouté juste là
00:59:44donc ce qui veut dire
00:59:45que c'est pas une décision
00:59:46du producteur
00:59:46parce qu'autrement
00:59:47il aurait flouté
00:59:47pendant l'émission
00:59:48c'est une décision de la chaîne
00:59:49c'est la chaîne
00:59:49qui a décidé à un moment donné
00:59:50de ressortir ce petit jingle
00:59:53de le ressortir
00:59:54de le flouter
00:59:55et de le remettre à l'antenne
00:59:56donc c'est intéressant
00:59:57que la chaîne s'exprime
00:59:58et nous explique
00:59:59pourquoi ils ont pris
00:59:59cette décision Julien O'Doul
01:00:00c'est sur Alice
01:00:01c'est manifestement
01:00:02une prise de parti politique
01:00:04une instrumentalisation politique
01:00:06d'un pendentif
01:00:07je doute que France 2
01:00:09ait flouté
01:00:09le mot vie
01:00:10traduit en arabe
01:00:12je ne pense pas
01:00:13que ça aurait choqué
01:00:13qui que ce soit
01:00:14mais là ils ont fait
01:00:15une association
01:00:16totalement délirante
01:00:17hébreux
01:00:18Israël
01:00:19juif
01:00:20conflit
01:00:21Hamas
01:00:22à Gaza
01:00:23voilà
01:00:24donc c'est ça
01:00:24l'instrumentation
01:00:25qu'ils ont faite
01:00:26et ils se sont dit
01:00:27que c'était
01:00:27finalement
01:00:28une valorisation
01:00:29de l'état d'Israël
01:00:30de mettre un mot hébreu
01:00:32ce qui est totalement
01:00:32scandaleux
01:00:33c'est ubeesque
01:00:34mais ça en dit long
01:00:35sur la notion
01:00:36de neutralité
01:00:37du service public
01:00:38qui n'est neutre
01:00:39que pour certains
01:00:39mais pour d'autres
01:00:41on assiste effectivement
01:00:42à soit du floutage
01:00:45soit de la censure
01:00:46soit des incriminations
01:00:49je trouve ça scandaleux
01:00:51mais c'est
01:00:52j'allais dire
01:00:52dans la suite
01:00:53du traitement aussi
01:00:53du conflit
01:00:54entre Israël
01:00:55et le Hamas
01:00:55qui a été
01:00:56il faut bien le dire
01:00:57assez équilibré
01:00:59honnêtement
01:01:00si c'était une étoile
01:01:01de David
01:01:01on peut se dire
01:01:03bon pourquoi pas
01:01:04c'est un signe religieux
01:01:06pourquoi pas
01:01:06comme c'est une séquence
01:01:07qui est répétée
01:01:08plusieurs fois
01:01:08ça se discute
01:01:10j'ai envie de dire
01:01:10mais là
01:01:11ça n'a aucun sens
01:01:13aucun sens
01:01:14c'est un amalgame général
01:01:15effectivement
01:01:15il faut quand même
01:01:17rappeler
01:01:17pour la rédaction
01:01:19de France 2
01:01:20pour la direction
01:01:21qu'il y a
01:01:22des juifs
01:01:23qui sont non pratiquants
01:01:24que vous avez
01:01:24des israéliens
01:01:25qui ne sont pas juifs
01:01:26c'est beaucoup
01:01:28un mot
01:01:28Thira là-dessus
01:01:29moi ce que je voulais dire
01:01:30c'est que
01:01:30le principe fondamental
01:01:31de la laïcité
01:01:32c'est la liberté
01:01:34de culte
01:01:35et de conscience
01:01:36et puis
01:01:37que
01:01:37c'est pas l'effacement
01:01:39des religions
01:01:40c'est un mot
01:01:41c'est pas un signe religieux
01:01:42c'est ça
01:01:43c'est pour ça
01:01:43que j'insiste là-dessus
01:01:44c'est un mot en hébreu
01:01:45je suis avec vous
01:01:46je sais
01:01:47mais ce que je veux dire
01:01:48c'est même pas ça
01:01:49c'est pour ça que je disais
01:01:51si c'est une étoile de David
01:01:52à la limite
01:01:53bon
01:01:53ça peut se discuter
01:01:54et même
01:01:55moi je suis pas pour
01:01:56mais voilà
01:01:56même moi je suis pas pour
01:01:57qu'on le floute
01:01:58mais voilà
01:01:58pas plus qu'une croix
01:02:00ça fait partie de l'identité
01:02:02des gens
01:02:02de toute façon
01:02:03mais là c'est un mot
01:02:04je sais pas si vous avez
01:02:05envie de dire un mot
01:02:05parce qu'il y a un dépassement
01:02:07des religions
01:02:07en tout cas sur le service public
01:02:09vous connaissez bien la télé
01:02:09en plus
01:02:10oui je m'étonne
01:02:11je trouve là
01:02:12effectivement la décision
01:02:14totalement
01:02:14surréaliste
01:02:16quand vous dites
01:02:16c'est stupide
01:02:17je m'étonne
01:02:18sur les motivations
01:02:19est-ce que la chaîne
01:02:20a communiqué
01:02:20pour l'instant non
01:02:21on attend
01:02:21on attend la réaction
01:02:22donc ça serait intéressant
01:02:23de savoir comment
01:02:24ils vont justifier
01:02:25ce qui semble effectivement
01:02:26pour le moins
01:02:27une erreur factuelle
01:02:29et en plus
01:02:30totalement stupide
01:02:31mais ce qui est intéressant
01:02:32et c'est ce qu'on peut
01:02:32vous révéler ce matin
01:02:33c'est que la séquence
01:02:34est passée pendant un an
01:02:35sans être floutée
01:02:35c'est ça qui est intéressant
01:02:37c'est-à-dire que tout à coup
01:02:38il y a quelqu'un
01:02:38qui voit la séquence
01:02:39à la télé
01:02:39qui dit
01:02:40oh là là mon dieu
01:02:41il y a un mot en hébreu
01:02:42il faut sortir la vidéo
01:02:44il faut la flouter
01:02:45on va la remettre
01:02:46peut-être la déontologie
01:02:47de la chaîne
01:02:47qui l'a décidée
01:02:48déontologie de quoi ?
01:02:49les hébreux
01:02:50c'est pas déontologique
01:02:51sur les chaînes publiques
01:02:53comme ça
01:02:53vous avez des gens
01:02:54qui observent
01:02:54non mais les hébreux
01:02:55c'est pas déontologique
01:02:55oui mais peut-être que
01:02:57ils ont décidé
01:02:57peut-être que
01:02:58c'est des abrutis
01:02:59excusez-moi
01:02:59c'est des abrutis
01:03:00après c'est vrai
01:03:01vous avez raison
01:03:01c'est nouveau
01:03:02parce que du coup
01:03:03le pendentif en lui-même
01:03:05comme je vous l'ai dit
01:03:05a une portée spirituelle
01:03:07et aussi culturelle
01:03:08mais moi
01:03:09ce qui m'étonne
01:03:09et ce qui me choque
01:03:10c'est qu'aujourd'hui
01:03:11on est en train de faire
01:03:11aussi la chasse
01:03:12en fait si vous voulez
01:03:13à tout signe religieux
01:03:14on va le voir
01:03:17le rail
01:03:18on va le voir
01:03:21ce que c'est
01:03:22ce pendentif
01:03:23voilà c'est ça
01:03:24c'est ça ce pendentif
01:03:25donc c'est absolument
01:03:26pas un signe religieux
01:03:27voilà c'est un mot
01:03:28c'est un mot
01:03:29on mélange
01:03:29l'ignorance
01:03:30et la censure
01:03:30pardon
01:03:31on mélange
01:03:31on associe l'ignorance
01:03:32à la censure
01:03:33exactement
01:03:33je crois que vous avez
01:03:35totalement raison
01:03:36Pascal on va parler
01:03:37avec vous
01:03:38et merci d'être avec nous
01:03:38sur ce plateau
01:03:39on va parler du cancer
01:03:40du poumon
01:03:41parce que vous étiez venu
01:03:43d'ailleurs
01:03:43sur notre plateau
01:03:44on en parlait
01:03:44il y a quelques temps
01:03:45vous étiez en plein combat
01:03:46contre ce cancer
01:03:47aujourd'hui déjà
01:03:48vous pouvez nous dire
01:03:48que vous êtes en rémission
01:03:49je suis en rémission
01:03:51je vais bien
01:03:51je vous remercie
01:03:52et je suis porteur
01:03:54donc du coup
01:03:54d'un message d'espoir
01:03:56vous avez été opéré
01:03:57c'est ça ?
01:03:57j'ai été d'abord soigné
01:03:59d'abord traité
01:03:59et ensuite opéré
01:04:00en janvier dernier
01:04:01on m'a enlevé
01:04:02un morceau de poumon
01:04:03mais tout va bien
01:04:04je me porte très bien
01:04:05je fais du sport
01:04:06et effectivement
01:04:08l'idée
01:04:09de communiquer
01:04:10c'est de véhiculer
01:04:12oui ce message positif
01:04:13sur le fait
01:04:15qu'on soigne
01:04:15de mieux en mieux
01:04:16le cancer du poumon
01:04:17alors vous savez
01:04:17que le mois de novembre
01:04:18c'est novembre perle
01:04:19c'est le mois du cancer
01:04:20du poumon
01:04:21puisque de plus en plus
01:04:22il faut des mois
01:04:22et des jours pour tout
01:04:23profitons-en
01:04:24et que
01:04:25effectivement
01:04:26je suis
01:04:28nouvellement
01:04:29ambassadeur
01:04:31de ce programme
01:04:32impulsion
01:04:33qui est un programme
01:04:34pilote
01:04:34de dépistage précoce
01:04:36du cancer du poumon
01:04:37dont vous
01:04:38vous n'avez pas bénéficié
01:04:39dont je n'ai pas bénéficié
01:04:39justement
01:04:40c'est là où c'est intéressant
01:04:41c'est de mêler votre histoire
01:04:42à votre combat
01:04:42vous vous n'avez pas bénéficié
01:04:44de ça
01:04:44on a même eu beaucoup de mal
01:04:46en fait
01:04:46à comprendre
01:04:47que c'est un cancer du poumon
01:04:49comme très souvent
01:04:50parce que le cancer du poumon
01:04:51comme beaucoup de cancers
01:04:52est un cancer silencieux
01:04:53qui se manifeste
01:04:54par des symptômes
01:04:55souvent rares
01:04:56ou assez imperceptibles
01:04:58c'est quoi
01:04:58c'est des essoufflements
01:04:59c'est des essoufflements
01:05:00pardon
01:05:00en l'occurrence
01:05:01c'était chez moi
01:05:02je toussais
01:05:03j'étais une toux
01:05:04mais après un petit Covid
01:05:05donc voilà
01:05:05et on a mis
01:05:06comme le rappelait Jean-Marc
01:05:07neuf mois
01:05:08pour reposer un diagnostic
01:05:09et notamment
01:05:10parce qu'on a commis
01:05:12l'erreur
01:05:12je n'ai créé
01:05:13une personne évidemment
01:05:14et surtout pas
01:05:15le généraliste
01:05:16qui s'est occupé de moi
01:05:17mais comme beaucoup
01:05:18de généralistes
01:05:19on m'a prescrit
01:05:20une radio
01:05:20je dirais
01:05:21un mi-parcours
01:05:22après avoir essayé
01:05:22d'évacuer un certain nombre
01:05:23d'autres pistes
01:05:25allergie
01:05:25Covid long
01:05:27et j'en passe
01:05:28on m'a prescrit
01:05:29enfin une radio
01:05:30au bout de 4-5 mois
01:05:31et la radio
01:05:31n'a rien montré
01:05:32alors que 3 mois plus tard
01:05:34quand enfin
01:05:35on m'a fait passer
01:05:36un scanner
01:05:36il y avait une tumeur
01:05:38de 4 cm
01:05:39début de stade 3
01:05:41voilà
01:05:42alors pourquoi
01:05:43effectivement
01:05:43mon histoire
01:05:44elle est symbolique
01:05:46de ce qu'il ne faut pas faire
01:05:47ou de ce qu'il faudrait
01:05:48encourager
01:05:49à ne pas faire
01:05:49en tout cas
01:05:50c'est à dire
01:05:50ne pas utiliser
01:05:52des outils
01:05:54qui sont inopérants
01:05:55et inefficaces
01:05:56comme la radio
01:05:57aujourd'hui
01:05:57pour ce dépistage là
01:05:58il faut aller tout de suite
01:05:59c'est les médecins en fait
01:06:00qu'il faut former
01:06:01oui
01:06:01excusez-moi
01:06:01parce que
01:06:02votre médecin
01:06:03qui vous dit
01:06:04de faire une radio
01:06:04alors qu'on ne peut pas
01:06:06dépister ce que vous avez
01:06:07grâce à un scanner
01:06:08ou une IRM
01:06:09à ce moment là
01:06:10c'est presque le médecin
01:06:11aussi qu'il faut former
01:06:11c'est les médecins
01:06:12c'est les pneumologues
01:06:13c'est les généralistes
01:06:14mais c'est aussi
01:06:14les patients
01:06:15qui sont en position
01:06:16de demander
01:06:17ce scanner
01:06:18alors
01:06:18c'est scanner
01:06:19pas IRM
01:06:20c'est le scanner pulmonaire
01:06:21qu'il faut demander
01:06:22un scanner thoracique
01:06:23un scanner qu'on appelle
01:06:24à faible dose
01:06:25c'est à dire
01:06:25qui ne présente
01:06:26et c'est important
01:06:26de le souligner
01:06:28aucun danger
01:06:28pour le patient
01:06:30même en étant répété
01:06:30parce que l'idée
01:06:31de ce programme
01:06:32de dépistage précoce
01:06:33c'est d'être généralisé
01:06:35pour l'instant
01:06:35c'est un programme pilote
01:06:36mais c'est d'être généralisé
01:06:37le plus vite possible
01:06:38à toute la France
01:06:40et à tous les français
01:06:41qui sont en situation
01:06:42de risque
01:06:43c'est à dire
01:06:43pour l'instant
01:06:44des populations
01:06:45de plus de 50 ans
01:06:45fumeurs
01:06:46ayant fumé
01:06:46ou souviens
01:06:47du tabagisme passif
01:06:48on peut élargir après
01:06:50mais là ça fait déjà
01:06:514 millions de personnes
01:06:52qui sont concernées
01:06:53c'est pas rien
01:06:53et donc leur proposer
01:06:56de faire annuellement
01:06:57un cancer
01:06:58pardon
01:06:59un scanner
01:06:59pour dépister
01:07:01les risques
01:07:02de cancer
01:07:03et les dépister
01:07:04le plus tôt possible
01:07:04oui mais les scanners
01:07:05là vous parlez d'une chose
01:07:06le nombre de rendez-vous
01:07:07quand on sait que l'hôpital
01:07:08manque de matériel
01:07:09l'intérêt justement
01:07:10de ce programme
01:07:11c'est de multiplier
01:07:12c'est le pont marchaud
01:07:12aujourd'hui
01:07:13Bruno Pommard a pris la main
01:07:14allez-y
01:07:15merci Jean
01:07:16Pommard live
01:07:16allez-y
01:07:17vous faites comme chez vous
01:07:18non mais c'est une bonne
01:07:20question
01:07:21on sait qu'on manque
01:07:24de scanners
01:07:25mais l'idée de ce programme
01:07:25c'est justement
01:07:26de favoriser au maximum
01:07:28l'accès des populations
01:07:29à risque
01:07:29à ces scanners
01:07:30à faible dose
01:07:31il y a par exemple
01:07:32en région Rhône-Alpes
01:07:33aujourd'hui
01:07:33depuis le mois de septembre
01:07:35un scanner
01:07:36qui se mobile
01:07:37qui se promène
01:07:38dans la région
01:07:39de ville en ville
01:07:41et de village en village
01:07:42pour permettre
01:07:43à des patients
01:07:44de subir ce dépistage
01:07:46c'est sans risque
01:07:48qu'un
01:07:48il faut savoir
01:07:48quand même
01:07:49que le cancer du poumon
01:07:49tue aujourd'hui
01:07:50encore en France
01:07:51plus de 30 000 personnes
01:07:52par an
01:07:53c'est la première cause
01:07:54de mortalité
01:07:54par cancer
01:07:55chez les hommes
01:07:56la seconde
01:07:57chez les femmes
01:07:57il faut savoir
01:07:59qu'il y a
01:07:59même si le tabagisme
01:08:01est en baisse
01:08:01de plus en plus
01:08:02de femmes
01:08:03qui fument
01:08:04et que les cancers
01:08:05du poumon
01:08:05c'est 80%
01:08:06quand même
01:08:07de cancers
01:08:07du fumeur
01:08:08qu'est-ce que vous pouvez
01:08:09dire aux gens
01:08:09parce qu'il y a ça aussi
01:08:10il ne faut pas le nier
01:08:11il y a la peur
01:08:12la peur de savoir
01:08:13il y a des gens
01:08:14qui disent
01:08:14moi je ne veux pas le faire
01:08:15parce que j'ai peur
01:08:16j'ai peur de savoir
01:08:19ça existe ?
01:08:21je dis que c'est un réflexe
01:08:23tout à fait légitime
01:08:24et qu'il ne faut surtout
01:08:25pas culpabiliser
01:08:26mais c'est un réflexe
01:08:27dont il faut se départir
01:08:29et qu'il faut combattre
01:08:30absolument
01:08:30parce que
01:08:31plus tôt vous savez
01:08:32plus vous avez de chance
01:08:34d'être en vie
01:08:36c'est-à-dire que
01:08:36quand un cancer du poumon
01:08:38l'espérance de vie
01:08:39à 5 ans
01:08:40si on vous le détecte
01:08:41quand il est en stade 1
01:08:43c'est-à-dire vraiment
01:08:43au tout démarrage
01:08:44ou stade 2
01:08:45elle est de 50%
01:08:47l'espérance de vie
01:08:47à 5 ans
01:08:48si on le détecte
01:08:49comme moi
01:08:50en début de stade 3
01:08:51elle n'est plus que de 25%
01:08:52et en stade 4
01:08:53ça diminue encore
01:08:54de moitié
01:08:54donc ne pas savoir
01:08:56c'est tout
01:08:57sauf la solution
01:08:58avoir peur
01:09:00la peur n'évite pas le danger
01:09:01et donc il vaut mieux
01:09:02savoir
01:09:02vous avez eu peur
01:09:03vous quand même
01:09:04alors moi
01:09:04étrangement
01:09:06j'avais peur avant
01:09:07de savoir
01:09:07j'avais peur qu'on me dise
01:09:09un jour tu as un cancer
01:09:09et étrangement
01:09:12le jour où j'ai su
01:09:12j'ai été
01:09:13empli d'une sorte
01:09:15à la fois
01:09:15de mélange
01:09:16de sérénité
01:09:17enfin on va appeler ça
01:09:18un fatalisme positif
01:09:20je me suis dit
01:09:21il arrivera ce qui doit arriver
01:09:22mais en tout cas
01:09:22je vais faire tout
01:09:23pour que ce soit
01:09:24la meilleure chose possible
01:09:25qui advienne
01:09:26et surtout de confiance
01:09:27quand même
01:09:28dans les médecins
01:09:29dans l'évolution
01:09:30des protocoles
01:09:31dans le chirurgien
01:09:33qui m'a opéré ensuite
01:09:34vous dites quand même
01:09:35que ça vous a changé
01:09:36vous dites que ça vous a changé
01:09:38dans votre façon de voir la vie
01:09:39dans votre façon de voir les choses
01:09:40tout à fait
01:09:41ça a changé un certain nombre
01:09:42ça a relativisé
01:09:43un certain nombre
01:09:44de priorités
01:09:45ça m'a donné
01:09:46s'il en était besoin
01:09:47un appétit encore
01:09:49plus important
01:09:50de la vie
01:09:51et de chaque journée
01:09:52sans tomber
01:09:53dans des platitudes
01:09:54du style carpe diem
01:09:55mais quand même
01:09:56d'essayer de savourer
01:09:57chaque minute
01:09:58et chaque seconde
01:09:59oui ça change
01:10:00d'être malade
01:10:01ça change aussi
01:10:02de sortir
01:10:04pour l'instant
01:10:04gagnant
01:10:05de ce combat
01:10:06on se sent
01:10:07vous savez
01:10:07c'est un peu comme
01:10:08j'ai fait ça une fois
01:10:09dans une émission
01:10:10avec Laurent Fontaine
01:10:10marcher sur des flammes
01:10:11on se sent
01:10:13une sorte de dépassement
01:10:14de soi
01:10:15voilà
01:10:15mais merci
01:10:16surtout à la recherche
01:10:18et c'est un appel aussi
01:10:21à soutenir cette recherche
01:10:22que ce soit pour le cancer
01:10:23ou pour d'autres
01:10:24vous savez que je suis mobilisé
01:10:25aussi sur la maladie
01:10:26la recherche
01:10:27sur la maladie de Charcot
01:10:28qui est un engagement
01:10:28très important pour moi
01:10:29mais voilà
01:10:30il faut soutenir la recherche
01:10:31parce que c'est grâce
01:10:32au financement public
01:10:34évidemment
01:10:35mais aussi privé
01:10:35que la recherche avance
01:10:36et le cancer a fait
01:10:38la recherche sur le cancer
01:10:39a fait des progrès
01:10:39extraordinaires
01:10:40ces dernières années
01:10:41bravo
01:10:42bravo à nos chercheurs
01:10:43bravo à nos médecins
01:10:43bravo à nos structures
01:10:45hospitalières
01:10:45publiques ou privées
01:10:46donc il faut avoir confiance
01:10:48dans cette médecine
01:10:49mais il faut aussi l'aider
01:10:50et l'aider
01:10:52ça veut dire
01:10:52vous arrivez quand même
01:10:53parce que vous dites
01:10:54pour l'instant
01:10:54ça va
01:10:55parce que vous êtes en rémission
01:10:56c'est comme ça qu'on dit
01:10:57pour le cancer
01:10:58mais ça veut dire qu'il n'y a pas
01:10:59des moments de doute
01:11:01des moments de déprim
01:11:02aucun
01:11:02non
01:11:02jamais
01:11:03non
01:11:03sincèrement
01:11:04mais je ne me prenais pas
01:11:05pour quelqu'un de très courageux
01:11:07ou d'exemplaire
01:11:08du tout
01:11:09je
01:11:09non
01:11:11j'ai décidé
01:11:12quelque part
01:11:13que ça allait aller
01:11:14et puis
01:11:14je suis très surveillé
01:11:16j'ai un contrôle
01:11:18justement
01:11:18un scanner
01:11:19tous les 4 mois
01:11:20et
01:11:21s'il y a quoi que ce soit
01:11:22on me le dépistera
01:11:23à nouveau très vite
01:11:25et je sais que je suis pas
01:11:26vous vous sentez prêt
01:11:26par exemple
01:11:27à ce qu'un jour
01:11:28on vous dise
01:11:28c'est revenu
01:11:29je ne vais pas vous dire
01:11:30que j'en ai envie
01:11:30c'est pour ça
01:11:31j'ai dit prêt
01:11:32vous vous sentez prêt
01:11:34dans votre tête
01:11:34à se dire
01:11:35bon allez
01:11:36je suis prêt
01:11:36je suis prêt
01:11:37mais
01:11:38j'espère que ça ne se produira
01:11:40évidemment pas
01:11:42mais en tout cas
01:11:42c'est pas une
01:11:43vous savez
01:11:43récemment
01:11:45je soutenais une amie
01:11:46qui a un cancer
01:11:48assez sérieux
01:11:49et qui
01:11:50elle est bien
01:11:52à cette période là
01:11:53elle allait bien
01:11:53mais elle angoissait
01:11:54parce qu'elle avait un scanner
01:11:55dans 3 mois
01:11:55et je lui ai dit
01:11:56mais tu es en train de te gâcher
01:11:57les 3 mois
01:11:58je ne sais pas ce que ça va donner
01:11:59ce scanner
01:12:00l'espoir
01:12:00l'espoir
01:12:01je ne te gâche pas ces 3 mois
01:12:02merci beaucoup Pascal Bataille
01:12:03merci d'avoir été avec nous
01:12:05bon courage à vous
01:12:05merci à tous
01:12:06on se retrouve demain en direct
01:12:07à partir de ce DR35
01:12:08à demain
01:12:08et d'ici là
01:12:09soyez prudents
01:12:09merci
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