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  • il y a 6 mois
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:05Adrien Matou de Marianne et loueuse alter du Figaro.
00:10Les politiques avec Gabriel Attal qui a fait son petit pince-fesses hier.
00:15On va dire ça, soirée d'inauguration de la Nouvelle République, ça s'appelle comme ça.
00:20Gabriel Attal et la Nouvelle République, Edouard Philippe et l'hôtesse des municipales, le bloc.
00:25central se prépare pour la présidentielle.
00:27Qu'en pense le président du Sénat, Gérard Larcher ?
00:30a estimé qu'il fallait un seul candidat de la droite et du centre pour arriver au second tour de la prochaine.
00:35présidentielle, écoutez-le, il était au micro d'RTL ce matin.
00:38Je suis dans l'équipe...
00:40qui dit que si nous avons plus d'un candidat issu des familles politiques...
00:45de la droite et du centre, nous ne serons pas au second tour.
00:49Et comment vous le savez ?
00:50sélectionnez alors ?
00:50Eh bien, c'est ce à quoi nous réfléchissons actuellement.
00:53J'appartiens au groupe de...
00:55travail qui, à l'intérieur de LR, réfléchit à faire une proposition d'ici...
01:00la fin du mois de février pour choisir le ou la candidat de l'air.
01:03Vous êtes des au primaire ou pas ?
01:05Après, il faudra aller au-delà.
01:06Écoutez, moi, j'ai vécu tout.
01:07J'ai été déjà dans deux comités.
01:10qui ont géré les primaires.
01:11Peu m'importe la méthode, il ne nous faut qu'un seul candidat.
01:14C'est...
01:15assez marrant quand Gérard Larcher répond à Thomas Soto
01:18quand il lui dit...
01:20j'ai vécu à peu près tout, ça veut dire
01:21j'ai vécu la droite la plus bête du monde.
01:24Vous sonnez...
01:25la COPE, c'était cet organisme qui devait arbitrer le duel
01:28entre François Fillon et Jean-Pierre.
01:30François Copé, dans les grandes années de l'UMP.
01:32La COPE, mais ne me demandez pas ce que ça veut dire.
01:34C'est-à-dire, une commission...
01:35et puis les autres lettres, j'en sais.
01:37Vraiment, je n'en sais rien.
01:38Mais c'était en 2012, vous savez,
01:39lorsque...
01:40François Fillon et Jean-François Copé s'étaient déchirés.
01:43Et là encore, il était question de leadership pour...
01:45savoir qui prendrait le parti,
01:46qui irait éventuellement à l'élection présidentielle.
01:50Là, en fait, la grande question derrière la course de petits choux
01:52qui se dessine entre les Attal, Fillon...
01:55Darmanin, Rotaillot, Wauquiez...
01:58Bref, tous les postes...
02:00Macroni, c'est leur cousin LR, on va dire.
02:02C'est de savoir si...
02:05structure durablement dans le paysage politique
02:07une tripartition qui...
02:10qui se manifesterait une nouvelle fois à la présidentielle.
02:11C'est-à-dire, est-ce que à la présidentielle,
02:13le casting, c'est...
02:15trois grands candidats,
02:16l'un d'une gauche plus ou moins radicale,
02:19l'un évidemment...
02:20du Rassemblement National ?
02:22Et est-ce qu'il y en a un troisième qui...
02:25structure un arc centriste
02:27qui serait un peu, en fait,
02:28le retour de la droite et du centre ?
02:29Vous savez, c'était...
02:30l'expression consacrée sous Chirac,
02:33sous Sarkozy, pour...
02:35pour se présenter à des élections nationales
02:39comme locales.
02:40et bien, est-ce que sur les ruines du macronisme
02:42se reconstruit une espèce d'alliance...
02:45comme celle-là ?
02:45Pour l'instant, c'est pas évident.
02:46C'est pas évident au niveau des personnalités
02:48parce que, bon, chacun...
02:50à l'instant, essaye de jouer sa carte.
02:52C'est pas évident non plus
02:53au niveau du corpus idéologique parce que...
02:55il y a quand même des sacrées différences
02:56entre un Gabriel Attal et un Bruno Retailleau.
02:58Donc, il ne faut pas tordre.
03:00les idées et les corpus d'idées
03:02au nom d'ambition personnelle.
03:04C'est pas ce que dit Gérald Darman.
03:05Darmanin qui a dit devant Larius Rochebin
03:07on a quand même tous gouverné ensemble.
03:10il y a eu des consensus, des compromis.
03:12Ça a marché, Adrien Matou.
03:14Oui, alors...
03:15ça dépend comment on voit les choses.
03:16François Mitterrand disait que les centristes
03:18n'étaient ni de gauche ni de gauche.
03:20on le voit un petit peu là.
03:21C'est-à-dire qu'au fond,
03:23il y a eu un glissement progressif...
03:25le macronisme vers la droite
03:26qui a vu le macronisme
03:27issu à la base du socialisme
03:28trouvé en...
03:30on a l'air un allié
03:31autour du libéralisme économique,
03:33d'un certain raidissement.
03:35sur le régalien.
03:35Mais comme le disait Louis,
03:37honnêtement,
03:38quand on voit un Bruno Retailleau...
03:40sur tout le volet régalien,
03:42identitaire,
03:43il est quand même
03:43beaucoup plus proche
03:44d'une...
03:45du RN ou d'Éric Zamour
03:47que de ce que défendrait
03:48un Gabriel Attal.
03:49En tout cas...
03:50il y a des...
03:50Oui, alors il y a des
03:51transversales communes,
03:53on va dire.
03:53Il y a des transversales communes.
03:54Je ne dirais pas
03:54qu'il est...
03:55proches mais qu'il y a
03:55des transversales communes.
03:56Alors voilà, eux,
03:57ce qu'ils essaient de faire,
03:58c'est effectivement de...
04:00Au fond, ce qu'ils pressentent,
04:01c'est que si la vie politique française
04:03se re-bipartise,
04:04si on...
04:05revient à un clivage gauche-droite,
04:07eux, ils risquent fort
04:07d'être engloutis
04:08parce que c'est ceux qui...
04:10Alors les macronistes
04:11sont ceux qui sont comptables
04:12du bilan assez calamiteux...
04:15des deux quinquennats
04:15d'Emmanuel Macron
04:16et les LR ont fait le choix stratégique
04:18de plutôt être des partenaires.
04:20du macronisme finissant
04:21que miser de l'autre côté.
04:24Donc évidemment...
04:25si la vie politique se re-bipartise,
04:27ils sont vraiment
04:28dans une mauvaise situation.
04:29Mais il y en a un de vous deux
04:30qui est allé à la Nouvelle République
04:31hier au Palais Boignard.
04:32Nous avions l'envoyé spécial.
04:33Oui, on avait l'envoyé spécial.
04:35Qu'est-ce qui leur sort
04:37en fait finalement
04:38de ce beating ?
04:39Parce qu'en réalité,
04:39vous me parlez...
04:40de Gabriel Attal,
04:41moi pardonnez-moi,
04:41mais je vois en Gabriel Attal
04:42et j'ai toujours vu
04:43un homme de gauche.
04:45Alors vous ne me dites
04:46ni de gauche ni de gauche,
04:47mais moi je vois vraiment,
04:49je sens...
04:50J'entends bien qu'il y a eu
04:51vous allez me sortir
04:52les abayas, etc.
04:53Mais à part cette...
04:55Cet épisode-là...
04:56Alors, chapire,
04:56ça dépend comment on se représente
04:58le cléage gauche-droite.
04:58Je veux bien, il y a une explication.
04:59Parce que...
05:00Effectivement,
05:00si vous prenez sur le plan des valeurs,
05:03c'est plutôt un homme de gauche.
05:05C'est plutôt un progressiste revendiqué
05:06qui est plutôt sur le volet sociétal...
05:09Voilà.
05:10plutôt sur des positions de gauche.
05:12Si on se représente le clivage
05:14sur l'angle économique...
05:15Oui, on va le déclarer
05:15dans la même droite.
05:16Oui, mais dans ce cas-là,
05:17Dominique Koskane
05:18était libéral aussi.
05:20Et c'était un homme de gauche
05:21convaincu sur les questions sociétales.
05:22Ce qui nous fait,
05:23ce sont les questions sociétales.
05:25J'allais dire le tronc commun,
05:27la colonne vertébrale
05:28de chaque individu,
05:29c'est les questions sociétales.
05:30On a été beaucoup embarqués
05:31par la question économique
05:32parce que l'un des premiers...
05:35je vais dire poste dans les sondages,
05:37c'est le pouvoir d'achat.
05:38Donc évidemment,
05:39on est obligé de répondre.
05:40à cela.
05:40Et Gabriel Attal,
05:41d'une certaine manière,
05:42est obligé de répondre
05:43à cette question
05:43avec des solutions...
05:45qui sont assez binaires.
05:46Soit vous êtes pro-entreprise,
05:48pro-business,
05:49et dans ce cas-là,
05:49vous êtes...
05:50vous êtes considéré comme libéral,
05:51soit vous allez plutôt
05:53sur l'imposition
05:53et dans ce cas-là,
05:54vous êtes plutôt un homme de gauche.
05:55Bon, mais sur les questions sociétales,
05:57pardonnez-moi Gabriel Attal,
05:59ils n'ont pas...
06:00ne s'en est jamais d'ailleurs...
06:01Moi, je pense que c'est un caméléon idéologique
06:04Gabriel Attal qui n'est pas...
06:05un homme qui a des convictions très stables
06:08et il mise effectivement sa différence...
06:10au sein de ce bloc central,
06:11c'est que sur les questions sociétales,
06:13il est plus progressiste que les autres.
06:14En tout cas, il est ambitieux.
06:15Et ça, on l'a tous remarqué.
06:17Louis Osalter.
06:17Il est même allé jusqu'à envisager...
06:20d'étudier une légalisation
06:21de la génération pour autrui.
06:23Donc, non seulement...
06:25on n'est pas sur des conservatistes,
06:26par contre, on est sur un libéralisme débridé,
06:28c'est-à-dire ouvert à tous les secteurs de...
06:30y compris celui de la marchandisation des corps.
06:32Donc, en fait, il cherche un arc d'idée, Gabriel.
06:35Attal, on le voit tâtonner
06:35parce qu'il cherche complètement son positionnement.
06:38Effectivement, comme dit Adrien,
06:39ça pose...
06:40question sur ces convictions profondes,
06:42mais on ne va pas expliquer
06:43que les convictions sont menées courantes.
06:45dans la plupart des leaders politiques
06:47qui cherchent aussi les créneaux
06:49et qui cherchent aussi...
06:50à sentir l'époque.
06:51Gabriel Attal, en fait,
06:52il essaie de créer
06:53un espèce d'art qui...
06:55c'est-à-dire qu'il pense
06:56qu'il y a des gens
06:57qui viennent de la gauche
06:58qui sont en attente de faire...
07:00sur les questions régalines et sécuritaires.
07:02Il a raison, d'ailleurs, il a raison.
07:03Ça existe.
07:05qui sont de gauche,
07:05c'est-à-dire qui sont pour une redistribution
07:06des richesses, une meilleure égalité,
07:08mais qui s'exaspèrent
07:09qu'on n'arrive pas à renvoyer...
07:10Vous savez, je vais vous répondre
07:12de façon un peu triviale,
07:13c'est un peu comme le sucré salé...
07:15Ce n'est pas que ce n'est pas bon,
07:15c'est juste que ça ne plaît pas à tout le monde.
07:17Après, je trouve que c'est un pari assez audacieux.
07:20Sur la primaire en elle-même,
07:22parce que là, on a parlé effectivement
07:23de la...
07:25la primaire à droite.
07:26Là encore, il y a les pour et les contre.
07:29Comment est-ce que...
07:30Est-ce que vous le sentez, entre guillemets ?
07:31Je pense qu'elle n'arrivera pas à cette primaire,
07:33puisque...
07:33Parce que ?
07:34Ça quand même...
07:35C'est un manque de cohérence.
07:37À l'origine, on parlait d'une primaire
07:38allant deux CNAFO...
07:40Jusqu'à Gabriel Attal,
07:42en passant par Darmanin.
07:44Je pense que c'est...
07:45Pas très sérieux.
07:47Moi, je pense que les sondages
07:48vont jouer un rôle énorme.
07:50Édouard Philippe va jouer son destin politique
07:53lors des municipales au Havre.
07:54Ce sera très intéressant.
07:55Ça, on va le suivre.
07:56Il lance sa campagne ce soir, d'ailleurs.
07:58Édouard Philippe.
07:59Exactement.
08:00Ça me frappe, d'ailleurs.
08:00Il y a une différence entre Édouard Philippe
08:01et Gabriel Attal.
08:02C'est Gabriel Attal,
08:02il ne parle jamais des municipales.
08:04Vous avez remarqué son meeting.
08:05Hier, c'est un meeting
08:05où il y a des intellos.
08:06On ne voit même pas qu'il en parle.
08:08Mais non, mais ce que ça raconte...
08:10C'est que Gabriel Attal,
08:10il s'est emparé du parti présidentiel,
08:12parti qui ne devrait gagner
08:13aucune grande ville.
08:15la deuxième fois consécutive
08:16aux élections municipales.
08:17Ça veut dire que le macronisme national
08:19qui a été...
08:20qui a été triomphant en 2017,
08:22jamais il a ruisselé,
08:23si j'ose dire,
08:24sur le...
08:25Sur le pays,
08:25il n'y a aucune grande ville
08:26qui est devenue macroniste,
08:27qui a élu un maire macroniste,
08:28qui a repris les méthodes,
08:29les sujets...
08:30tu posais méthode macroniste
08:31pour gouverner.
08:33Et c'est pour ça
08:33que Gabriel Attal fait...
08:35totalement l'impasse sur ces élections,
08:36là où Édouard Philippe
08:37va en effet se prévaloir
08:38de son ancrage local...
08:40au Havre,
08:41où il se présente à nouveau
08:42et a conditionné
08:43sa candidature à la présidentielle.
08:45à sa victoire
08:46à ses élections municipales.
08:48Ensuite,
08:48comment les départager ?
08:50Je ne sais pas s'il y aura une primaire.
08:51En tout cas,
08:51s'il y a une primaire,
08:52il faudrait mieux qu'elle ait
08:52une certaine cohérence
08:53dans son périmètre.
08:54Allez, Gabriel Attal.
08:55Gabriel Attal
08:55à Bruno Retailleau,
08:56par exemple,
08:57je pense qu'il va y avoir
08:58une...
08:59Vous voyez,
09:00un petit bug dans la matrice.
09:01Il y aura une distorsion de valeur
09:02au moment où on va appeler
09:03les gens à choisir...
09:05un champion.
09:05Il y aura des gens
09:06parfaitement incompatibles
09:07dans ce périmètre-là.
09:08Et on n'a pas eu le temps
09:09d'en parler,
09:09mais il y a...
09:10quand même Gérald Darmanin
09:10aussi dans tout ça
09:11et que l'on le dit,
09:12je trouve très justement
09:13Nicolas Sarkozy
09:14dans son livre
09:15Journal de l'Emprisonnier,
09:16c'est celui qui a
09:17le mieux slalomé
09:19dans tout...
09:20pardonnez-moi pour le mot trivial,
09:22dans tout ce merdier
09:22et dans tous ces changements
09:24de gouvernement.
09:25sans se prendre trop de murs
09:27et trop de polémique
09:28sur la vie.
09:30Ce sera le mot de la fin.
09:31Merci Adrien Matot,
09:32merci Louis Ouzalte.
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