Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Ce lundi 26 janvier, Amandine Gérard, président de La Financière de l'arc, s'est penchée sur la reprise d’une certaine volatilité des marchés et l’intérêt d’une gestion active des portefeuilles, ainsi que la très forte introduction en Bourse du groupe de défense CSG, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00D'abord, elle vient de nous rejoindre, Amandine Gérard, la présidente de la financière de l'ARC.
00:03Bonjour, Amandine.
00:04Bonjour, Guillaume.
00:05Vous allez, Amandine, rendre votre verdict et le prononcer dans un instant.
00:09Ce moment qu'on va vivre, ce verdict que vous allez rendre, est-ce que vous l'assumez ?
00:14Toujours, je l'assume, bien sûr.
00:16On vous écoute.
00:18Alors, volatilité et gestion active, nous pensons qu'il s'agit d'un bon mix pour 2026.
00:23Oh !
00:24Le retour d'une forme de volatilité et une gestion active des portefeuilles,
00:31que ce soit de la part des gérants ou des investisseurs,
00:33vous estimez qu'en tout cas, ce sont deux ingrédients pour une année sans doute
00:37amenés à à nouveau surprendre positivement.
00:39Vous dites que le contexte se prête à la gestion active avec en plus ce retour de la volatilité.
00:43C'est pour ça que vous vous dites, on est sur une bonne vague là.
00:46Complètement.
00:47Effectivement, le nombre d'effets d'annonce de Trump sur l'ensemble des sujets
00:52favorise la volatilité dans les marchés et permet aussi aux gérants actifs
00:57de prendre des positions soit un peu plus longues, soit un peu plus tactiques
01:01que nous ne pourrons pas le faire des ETF par exemple ou de la gestion passive de manière générale.
01:06Donc, on l'a vu en 2025, il y a des meilleures statistiques de la gestion active
01:10versus la gestion passive.
01:12Et d'ailleurs, les grandes banques américaines lancent des ETF de gestion active.
01:16Donc, il y a clairement de nouveau un marché pour la gestion active.
01:21Et au-delà de ça, on va en parler, mais il y a des introductions en bourse.
01:26Il y a des effets d'annonce aussi par rapport à notre gouvernement.
01:29Donc, le fait d'être stock picker nous permet justement de nous sortir un peu de ces benchmarks
01:35et de ces surpondérations sur les valeurs de la tech, bien sûr, et de l'IA en particulier.
01:39Et donc, d'assurer plus de visibilité à nos clients.
01:43Oui, être actif sur les marchés parce que c'est vrai que quand on investit juste en ETF sur les indices,
01:49bon, ça peut être assez mou alors que certains secteurs se distinguent fortement à la hausse.
01:53D'autres, au contraire, sont en train de sous-performer.
01:55On va rentrer dans le détail dans un instant.
01:57Mais juste, les marchés, jeudi dernier, ont été rassurés.
02:01Le recul de Donald Trump sur le Groenland, ça a rassuré la bourse.
02:05Paris a pris 1%.
02:05Et depuis, Paris, vendredi, a plutôt reculé.
02:08Là, aujourd'hui, on est stable.
02:09C'est-à-dire que le dernier taco, là, de Donald Trump, ce dernier taco,
02:12il a l'air plus difficile à digérer que les précédents.
02:14En tout cas, il enthousiasme un peu moins les marchés.
02:17Ça signifie qu'on reste justement dans le scepticisme, l'inquiétude,
02:21l'attente peut-être d'une prochaine surprise à venir d'un point de vue géopolitique.
02:25Alors, je ne sais pas si c'est réellement le fait de Donald Trump,
02:29gérer la respiration des marchés européens.
02:33Notre situation à nous, budgétaire et politique, est compliquée.
02:37On est à la veille de la série de publications de résultats,
02:42puisqu'on a une grosse semaine à venir, que ce soit outre-Atlantique ou en Europe.
02:47Le DAX a quand même correctement performé sur cette dernière semaine, justement.
02:52Et le sujet, c'est plus de dire que les croissances des IPS anticipées,
02:57des bénéfices par action,
02:59ont déçu durant les trois dernières années en Europe
03:03versus des surprises positives aux États-Unis ces trois dernières années.
03:07Donc, les attentes sont élevées de nouveau.
03:09Enfin, en tout cas, c'est ce qu'on pense, nous.
03:11En 2026, pour les sociétés européennes,
03:15puisqu'on attend des croissances des bénéfices par action,
03:19ce qu'on appelle double digit,
03:20donc double...
03:21Plus de 10%.
03:22Plus de 10%.
03:23Et on a tellement déçu par le passé.
03:26Et le marché a tout de même progressé.
03:28On n'est pas sur des niveaux de valorisation non plus très discantes.
03:33Donc, il faut que les entreprises délivrent
03:35pour aller chercher plus de performance.
03:38Oui, et vous sentez que cette saison de publication
03:40apportera quoi ?
03:41Au moins un flotteur aux indices,
03:43un moteur ou le risque du frein moteur, en l'occurrence,
03:46parce qu'effectivement, vous le dites,
03:47les marchés ne sont plus complètement discantes.
03:49Alors, oui, il va y avoir des freins moteurs.
03:51Je pense qu'ils seront plus sectoriels.
03:53Soit parce que les flux sont très importants
03:55sur certains secteurs,
03:56ce qui est le cas des banques européennes, par exemple,
03:59ou alors parce qu'on a,
04:02malgré la baisse des anticipations,
04:03ce qui est le cas du luxe,
04:05on n'a pas de visibilité,
04:06toujours aussi peu de visibilité.
04:08Donc, ça, ça peut être le cas.
04:09Et à côté de cela,
04:11les discours positifs,
04:13je dirais, dans le ton des management,
04:17vont aussi aller driver plus de performance
04:21parce qu'en effet,
04:22on est quand même relativement prudent sur l'Europe.
04:25Bon, l'once d'or fin qui passe au-dessus des 5 000 dollars,
04:30l'once d'argent aussi largement au-dessus des 100,
04:32cette espèce de courbe parabolique,
04:34là, ces dernières semaines,
04:35sur les métaux précieux,
04:36ça vous évoque quoi ?
04:37Alors, c'est vertigineux,
04:39on sera tous d'accord.
04:40Ce qui est intéressant,
04:42on n'est pas des spécialistes des métaux précieux,
04:46mais c'est de voir que c'est en corrélation
04:48à la fois avec les évolutions des taux longs,
04:51et notamment du 30 ans US,
04:54et même pour nous, pour la France,
04:56mais surtout avec une baisse du dollar,
04:59notamment,
05:00et je dirais une défiance
05:01dans les principales monnaies,
05:03due notamment, là aussi,
05:05aux situations budgétaires,
05:06et au fait que ce soit le cas pour la France,
05:09pour l'Allemagne,
05:10pardon, pour des raisons différentes,
05:12mais on va emprunter plus cette année,
05:14que les US ont besoin du maintien de cette croissance
05:17pour leur déficit budgétaire,
05:19et pour assurer aussi leurs dépenses,
05:20et donc, on va aller,
05:22au-delà du risque géopolitique,
05:24vers une valeur refuge qu'est l'or.
05:25En plus, dernier point, pardon,
05:27on a quand même des politiques monétaires
05:29qui sont accommodantes,
05:31même si les baisses de taux
05:32seront moins nombreuses,
05:33elles vont encore être nombreuses
05:34en 2026 de l'ensemble des banques centrales,
05:36donc comme vous le savez,
05:37l'inconvénient de l'or,
05:38c'est qu'il n'y a pas de rendement,
05:40mais si les rendements baissent par ailleurs,
05:41du coup, ça fait...
05:42Oui, il suffirait d'une baisse de taux
05:44de la Fed cette année
05:45pour que l'or, mécaniquement,
05:47continue de monter.
05:47Je vous pose la question,
05:48parce que le consensus n'attend
05:49qu'une prochaine baisse de taux de la Fed
05:50en juin,
05:51il va falloir attendre juin,
05:52et si on n'avait qu'une seule baisse de taux
05:54cette année,
05:55ça suffirait à porter encore
05:57ou justifier encore
05:58les niveaux actuels de l'or ?
05:59Alors, il y a la Fed,
06:00mais il y a aussi la Banque d'Angleterre,
06:01il y a la BCE,
06:01on n'attend rien,
06:02pour ainsi dire,
06:03donc si on avait une baisse de taux
06:06parce qu'une inflation plus faible,
06:08parce qu'un marché du travail
06:09qui se dégrade,
06:10on l'a vu,
06:10que ce soit Capgemini,
06:11BNP ou Société Générale,
06:12on annonçait toutes les trois
06:13des licenciements la semaine dernière.
06:15Nous, on est assez prudents
06:16sur la croissance économique
06:18de la zone euro
06:19et particulièrement de la France,
06:21donc tout ça ferait que,
06:22oui, ça boosterait encore l'or.
06:24Les Etats-Unis,
06:25donc qui sont en hausse
06:25pour ce début de semaine,
06:27Wall Street,
06:27les trois indices,
06:28gagnent 0,3-0,4%,
06:29notre CAC plus 0,1%,
06:31CAC qui sous-performe un peu
06:32l'Eurostock 50,
06:33ce qui est le cas depuis
06:33le début de ce mois de janvier.
06:35Le CAC sur le mois de janvier
06:36est stable,
06:36là où l'Eurostock 50
06:37gagne 2,5%,
06:38donc il y a une vraie
06:39sous-perf française,
06:40malgré le poids du secteur
06:42de la défense dans notre indice.
06:43Mais il se trouve que ce secteur,
06:44il se renforce aussi
06:45dans d'autres indices.
06:45C'est à la bourse d'Amsterdam
06:46où il n'y avait pas
06:47beaucoup de grosses valeurs
06:47de défense,
06:48mais désormais il y en a une,
06:49c'est la plus grosse introduction
06:50en bourse d'une valeur de défense
06:51de l'histoire à l'échelle mondiale.
06:53Ça a eu lieu vendredi,
06:54le tchèque CSG.
06:56Alors bon,
06:56c'est la blague qu'on fait
06:57depuis vendredi,
06:58mais CSG c'est facile à retenir
06:59comme nom pour nous les Français.
07:01Inconnu au bataillon jusqu'ici,
07:03ce groupe,
07:03il vaut désormais plus
07:05en capitalisation
07:06que Dassault Aviation.
07:07Il a gagné 30% vendredi
07:09pour son premier jour,
07:09ça continue aujourd'hui,
07:10le titre CSG à Amsterdam
07:12gagne 2% supplémentaire
07:13encore aujourd'hui.
07:14Est-ce qu'il faut renforcer
07:15encore d'après vous ?
07:16Alors déjà,
07:17ce qui est intéressant à dire,
07:18c'est que cette société,
07:19elle est détenue par un actionnaire
07:21qui plus est,
07:23est relativement jeune,
07:24donc c'est une véritable réussite.
07:26Ils sont leaders
07:26dans les munitions
07:28et particulièrement
07:29les munitions de faible calibre.
07:30C'est un marché
07:31qui tend à doubler
07:32d'ici 2030,
07:33donc c'est très proche.
07:34Et cette IPO,
07:35elle a été réalisée
07:36dans des conditions
07:38somme toute
07:40exceptionnelles
07:41puisque le propriétaire,
07:43donc le principal actionnaire,
07:45a décidé d'accélérer
07:46l'introduction
07:49et comme vous le savez,
07:49d'habitude,
07:50on est sondé
07:51pour avoir
07:52un niveau de valorisation.
07:53Or là,
07:53il a imposé un prix,
07:55celui de 25 euros,
07:56qui affiche
07:57une des cotes
07:58de 50%
07:59par rapport
07:59à la valorisation
08:00de Rain Metal.
08:01D'où le succès
08:02de cette opération.
08:04On sait que
08:04le secteur de la défense
08:05est désormais cher
08:06en valorisation absolue,
08:08mais si on applique
08:09une valorisation relative
08:11avec les niveaux
08:12de croissance
08:12qui sont à venir
08:13sur les 5 ou 10
08:14prochaines années,
08:15il a encore
08:15très bon marché.
08:17Donc c'est le sujet.
08:18À court terme,
08:20effectivement,
08:20la société a pris 30%,
08:21mais il faut savoir
08:22que ce qu'on appelle
08:23le bouc,
08:23donc la demande
08:24des investisseurs,
08:25a été plus d'une dizaine
08:27de fois sursouscrite.
08:28Donc il y avait
08:29une réelle demande,
08:30notamment autant
08:31des gérants traditionnels
08:32que des hedge funds.
08:33Donc ça,
08:33c'est intéressant aussi.
08:35Il y a eu 14 milliards
08:36d'euros de demande,
08:37je crois,
08:37sur le premier jour.
08:38C'est énorme.
08:39C'est colossal.
08:40Oui, c'est colossal.
08:41On a, comme on le sait,
08:42très peu d'acteurs
08:43à jouer en Europe,
08:45sortis justement
08:45de Thalès,
08:46Leonardo et Renmetal.
08:47Après,
08:47on se retrouve
08:48dans un niveau
08:50de liquidité
08:50qui est assez faible.
08:51On a notamment
08:51une très belle société
08:52en France
08:52qui est Exosens,
08:53mais avec une market cap
08:55qui est relativement faible.
08:56Donc ça donne aussi
08:57la possibilité
08:58à de gros investisseurs
08:59institutionnels
09:00de rentrer,
09:01puisque là,
09:01on est sur quelque chose
09:02de beaucoup plus large.
09:03Antoine ?
09:04Oui,
09:04d'autant que
09:04c'est la principale caractéristique
09:07du tissu entrepreneurial
09:09français de la défense.
09:11C'est d'avoir
09:11des toutes petites structures,
09:12des toutes petites sociétés familiales.
09:14Et souvent,
09:14on y investit
09:15via le private equity.
09:16C'est vrai qu'on parle
09:17beaucoup du fonds BPI France,
09:19mais il y a assez peu d'options
09:20pour s'exposer
09:21au secteur de la défense
09:22sur le côté.
09:24Donc c'est bien
09:24de pouvoir élargir
09:25le spectre à ce niveau-là.
09:26CSG,
09:27donc ce groupe tchèque
09:28côté Amsterdam,
09:29désormais plus de 30%
09:31plus gros en capitalisation
09:32que d'assaut aviation
09:33sur les marchés financiers.
09:34Ben oui,
09:34sur le flottant.
09:34Et oui,
09:35c'est une nouvelle hausse
09:36aujourd'hui pour cette valeur
09:37à Amsterdam
09:37qui est éligible au PEA,
09:38on le rappelle,
09:39plus 1,3% CSG.
09:41Merci beaucoup
09:41de nous avoir accompagnés,
09:42Amandine.
09:42Merci.
09:43Amandine Gérard
09:44pour la financière de l'Arc.
09:45Merci.
Commentaires

Recommandations