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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 ce matin pour l'heure des pros jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08Donald Trump n'utilisera pas la force au Groenland et annonce un accord passé avec le chef de l'OTAN, IERA Davos.
00:00:15Devant les Européens, Trump a rappelé qu'il était un allié et que sans lui l'OTAN n'existerait pas.
00:00:21J'ai écouté son discours qui allait bien au-delà des relations internationales.
00:00:25Je souscris à sa détestation des éoliennes qui envahissent la planète et saccagent la France.
00:00:31Elles sont fabriquées en Chine, disait-il, mais elles sont installées en Europe.
00:00:35Les Chinois ne sont pas fous.
00:00:36Je remarque l'antitrumpisme qui sévit sur toutes les antennes et le conformisme des éditorialistes.
00:00:43Mais je conviens qu'il ne faut pas soutenir Trump simplement parce qu'on déteste ceux qui le détestent.
00:00:49En revanche, il faut l'écouter.
00:00:51Il a rappelé son attachement à l'Europe, son père allemand, sa mère écossaise.
00:00:54Il a dit ne plus reconnaître cette Europe qu'il a tant aimée et combien l'immigration massive avait changé certains pays.
00:01:01Comment ne pas être d'accord avec lui ?
00:01:04Et comment regretter que trop de dirigeants en France et sur le vieux continent nient cette évidence ?
00:01:10Comment regretter qu'ils ne défendent pas une culture, des mœurs, un certain art de vivre qui a fondé une civilisation, la nôtre ?
00:01:17Éprise de liberté, de littérature, de musique, de tout ce qui a fait de Paris à Londres en passant par Vienne, Rome, Madrid.
00:01:24Que l'Europe a rayonné dans le monde durant si longtemps.
00:01:29L'Europe est en danger.
00:01:30Voici le message que je retiens de Donald Trump.
00:01:34Puissions-nous entendre ce qu'il dit avant qu'il ne soit trop tard ?
00:01:39Il va être 9h dans une seconde.
00:01:42Alice Sommerer est avec nous et je la salue.
00:01:45Et elle nous rappelle les titres.
00:01:46Bonjour Alice.
00:01:46Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:58On commence ce journal avec ce drame évidemment à Nice.
00:02:01Le raid était en intervention toute la nuit alors qu'une femme d'une vingtaine d'années a été tuée par balle dans la soirée.
00:02:07Elle se trouvait dans sa voiture lorsque deux hommes à scooter l'ont visée.
00:02:10Elle a reçu 11 balles, tout ça devant son nourrisson qui se trouvait sur le siège passager.
00:02:15L'enfant est indemne.
00:02:17Il pourrait s'agir d'un assassinat sur fond de violence intrafamiliale.
00:02:21Donald Trump annonce un futur accord avec l'OTAN sur le Groenland.
00:02:24Je le cite, je pense que c'est une très bonne affaire pour tout le monde.
00:02:27On nous donne tout ce que nous voulions, notamment une véritable sécurité nationale et internationale.
00:02:32Le président des Etats-Unis qui a également annoncé qu'il renonçait en conséquence à imposer des droits de douane.
00:02:38La création de toute forme d'aide à mourir rejetée par les sénateurs.
00:02:41Ils ont rejeté un premier article fixant les conditions pour accéder au suicide assisté ou à l'euthanasie.
00:02:47L'amendement déposé a remplacé cette assistance médicale à mourir par, je cite,
00:02:51« un droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ».
00:02:54La réforme devrait toutefois bientôt revenir à l'Assemblée nationale.
00:02:58Les parents de Christophe Glez continuent de dénoncer la détention de leur fils.
00:03:02Il est détenu en Algérie depuis juin 2025.
00:03:05Ses proches ont fait part de son isolement hier en audition devant la Commission des affaires étrangères.
00:03:09Ils ont rappelé que leur fils ne doit pas devenir l'otage de jeux politiques ni en Algérie ni en France.
00:03:15Et puis l'épidémie de grippe et de retour en France avec la reprise des crèches et des écoles après les fêtes.
00:03:20Ce sont les enfants qui sont le plus touchés par la maladie.
00:03:23Depuis deux semaines, les consultations augmentent et les hôpitaux sont surchargés.
00:03:27Une épidémie qui se propage alors que le nombre de vaccinés ne cesse d'augmenter.
00:03:31Et puis cet hommage aux 15 victimes de la tuerie antisémite à Sydney.
00:03:35Les Australiens en se recueilleront ce soir.
00:03:37Toute la journée, les drapeaux sont en berne.
00:03:39Ils sont invités à respecter une minute de silence et allumer des cierges à leurs fenêtres.
00:03:43Une journée placée sous le slogan « La lumière vaincra ».
00:03:46Si Alice Mayalen Tremonnet est avec nous, Maître Pascal-Pierre Garbarini, Philippe Bilger, Richard Millet, Thomas Bonnet
00:03:54et bien sûr l'indispensable Vincent Hervouet au Forum économique mondial.
00:03:59C'est mercredi, la prise de parole de Donald Trump était évidemment très attendue.
00:04:02Je ne ferai pas preuve de force, a-t-il dit.
00:04:06Et il a annoncé après avoir négocié un accord avec le Groenland.
00:04:09On écoute le président américain.
00:04:10« Nous ne tiendrons rien, sauf si j'utilise une force non conventionnelle.
00:04:20Il serait inarrêtable.
00:04:21Mais je ne le ferai pas.
00:04:25Et tout le monde pousse un soupir de soulagement.
00:04:28Quelle déclaration, n'est-ce pas ?
00:04:31Non, je n'utiliserai pas la force.
00:04:33Je n'ai pas besoin d'utiliser la force. »
00:04:36Vincent Hervouet, on est redescendu d'un cran hier.
00:04:39Alors, je disais, j'ai écouté le discours de Trump hier pendant deux heures.
00:04:43Je vous assure, ça devient même très difficile de dire qu'en fait son discours était exceptionnel.
00:04:48On n'ose même pas le dire parce que tu as l'impression que le monde entier, à Paris…
00:04:52Un peu décousu quand même, non ?
00:04:53Complètement décousu.
00:04:54Oui, d'accord.
00:04:55Complètement décousu.
00:04:56Je suis d'accord avec vous.
00:04:57Demain, il en fera un autre que vous écouterez aussi et qui sera très différent.
00:05:01Oui, mais je suis d'accord avec vous.
00:05:02Mais ce qu'il disait, je partageais ce qu'il disait.
00:05:04Oui, oui.
00:05:05Sur les rébannes du président.
00:05:08Non, mais là-dessus, je laisse de côté ça.
00:05:12Non, mais ça existe.
00:05:14Vous avez raison, mais on l'a dit hier, je pense qu'Emmanuel Macron, en mettant en mon duo-vision
00:05:20sa rivalité avec Donald Trump, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure…
00:05:27Que ce ne soit pas efficace.
00:05:27Oui, je ne suis pas sûr que ce soit très habile.
00:05:30C'est-à-dire que tu prends le monde à témoin.
00:05:31Alors évidemment, tu te fais plaisir, tous les éditorialistes sont avec toi, on dit
00:05:35t'as fait plier Trump, mais la vérité, c'est que je ne suis pas sûr que ce soit
00:05:38comme ça.
00:05:39Tout ça, c'est de la poudre aux yeux.
00:05:41Donc laissons ça de côté.
00:05:42Mais c'est de la poudre aux yeux.
00:05:43C'est un show.
00:05:44C'est un show.
00:05:44Mais en revanche, qu'il dit sur l'Europe, sur l'OTAN, sur le Groenland, sur la situation
00:05:50aux Etats-Unis, quand j'entends ce matin ce qui se dit sur toutes les radios, sur
00:05:55toutes les télévisions, je n'ai pas le sensément d'être accord.
00:05:58Oui, Donald Trump, c'est l'homme qu'on aime détester et même qu'on aime mépriser.
00:06:02Tout le monde sera bientôt le plus petit commun dénominateur de la classe politique
00:06:06française.
00:06:09Et pour cause d'ailleurs.
00:06:10Il y a de bonnes raisons quand même.
00:06:12Mais il y a bien de saccagés.
00:06:14Hier, pour moi, ce que je retiens, c'est qu'il a une logique de promoteur immobilier en
00:06:20expliquant qu'il veut le Groenland parce qu'on ne défend que ce qui vous appartient.
00:06:26Et cette phrase qui paraît frapper au coin du bon sens quand vous êtes un homme d'affaires
00:06:31et que vous faites de l'immobilier est une absurdité, en tout cas, est totalement
00:06:36contraire à la charte de l'OTAN.
00:06:38C'est l'acte de décès de l'Alliance Atlantique.
00:06:41Parce que si vous ne défendez que ce qui vous appartenez, vous n'allez pas risquer la
00:06:45vie des boys pour aller défendre l'Estonie ou je ne sais pas quel voisin de l'Union
00:06:53soviétique, de la Russie, qui aura marché sur le ventre de ses voisins.
00:06:59Donc, les discours de Trump, il faut l'écouter avec attention, même s'il en change tous
00:07:04les jours, parce qu'il y a quand même des idées fixes.
00:07:06Le Groenland, il le veut, il l'aura.
00:07:08On a entendu l'intense soulagement et même le lâche, on dit toujours le lâche soulagement,
00:07:12de la salle, tellement ravi.
00:07:15Ce soir, ça va être l'heure de vérité.
00:07:17Les Européens se retrouvent à Bruxelles, un conseil.
00:07:20Et il va falloir choisir.
00:07:21Est-ce qu'on défend le Groenland contre les Américains ou est-ce qu'on défend l'Ukraine
00:07:28et là, on a besoin des Américains ?
00:07:30Alors, écoutons Marc Root qui était interrogé, parce qu'il était interrogé d'ailleurs
00:07:34sur Fox News pour savoir la suite, effectivement, ces prochaines heures.
00:07:38Marc Root qui est le chef de l'OTAN.
00:07:40Oui, c'est le secrétaire général.
00:07:41Mais ce que je n'ai pas entendu, c'est est-ce que le Groenland reste sous la souveraineté
00:07:47du royaume du Danemark dans ce cadre d'accord ?
00:07:50Cette question n'a pas été abordée lors de mes discussions avec le président ce soir.
00:07:56Il se concentre sur ce que nous devons faire pour protéger cette immense région arctique
00:08:00où des changements sont en cours, où les Chinois et les Russes sont de plus en plus actifs.
00:08:06C'était vraiment le sujet principal de nos discussions.
00:08:08Je pense que ça a été une bonne soirée.
00:08:12Nous avons un bon accord pour vraiment commencer à travailler sur ces questions.
00:08:16Cela signifie que nous avons tous deux convenu, compte tenu du rôle de l'OTAN
00:08:20et de ce que l'OTAN peut faire pour garantir la sécurité de toute la région arctique,
00:08:23y compris le Groenland, de travailler sur cet aspect.
00:08:27Il y a beaucoup de travail à faire et nous devons nous assurer
00:08:30que nous faisons tout ce qui est nécessaire sur terre,
00:08:32mais également sur mer et dans les airs,
00:08:34pour protéger cette partie importante du monde et du territoire de l'OTAN.
00:08:38On avait parlé de deal et on va vers un deal.
00:08:43Oui, il va falloir donner de la place aux ambitions américaines, évidemment,
00:08:48mais qui ne sont pas totalement illégitimes d'ailleurs.
00:08:51C'est quand même le point qu'il faut souligner.
00:08:53Danemark est incapable de défendre quand même ce territoire si jamais il est agressé,
00:08:57ce qui n'est pas pour l'instant.
00:08:58La question, c'est qu'il n'y a pas d'urgence.
00:09:00Il n'y a aucune urgence.
00:09:00La seule urgence, c'est le 250e anniversaire de la fondation des Etats-Unis
00:09:07que Donald Trump veut fêter en agrandissant le domaine,
00:09:11comme les Capétiens, vous voyez, par la conquête ou le mariage.
00:09:15Il est déjà marié.
00:09:16En tout cas, j'ai cité plusieurs fois Pierre de Villiers,
00:09:18qui disait qu'effectivement, il faut mieux être sous protection américaine
00:09:21avec les Américains au Groenland que les Russes y soient ou les Chinois y soient.
00:09:26C'est un argument aussi qui s'entend.
00:09:28C'est Pierre de Villiers, c'est l'ancien chef des armées.
00:09:30Ce n'est pas n'importe qui.
00:09:32Oui.
00:09:33Alors, oui, bien sûr, Pierre de Villiers sait de quoi il parle.
00:09:36Son avis, en tout cas, voilà, je l'écoute.
00:09:39Oui, vous avez raison.
00:09:40Mais ce qui, toute la famille d'ailleurs, vraiment,
00:09:45ce qui est certain, c'est que Marc Routt, là, que vous venez d'entendre,
00:09:50c'est celui qui appelait Donald l'année dernière papa.
00:09:53Oui, bien sûr.
00:09:54Il est secrétaire général, c'est-à-dire que c'est le grand chambelan de l'automne.
00:09:57Il ne commande rien, il ne décide de rien.
00:09:59Le vrai patron de l'OTAN, c'est le patron du Pentagone.
00:10:01Bon, nous sommes d'accord.
00:10:02Il n'y a pas de...
00:10:04Bon.
00:10:04Et l'OTAN, désormais, les États-Unis considèrent l'OTAN
00:10:08comme, je ne sais pas, Brezhnev devait considérer le pacte de Varsovie,
00:10:12c'est-à-dire un instrument à sa main,
00:10:14qui vend des armes et qui obéit aux ordres.
00:10:17Il n'y a pas de concertation.
00:10:17Il n'y a plus d'Occident, il n'y a plus d'OTAN, il n'y a plus d'Occident.
00:10:23C'est important.
00:10:23Il n'y a plus de globalisation non plus.
00:10:25Bon, une ou deux remarques, peut-être, avant qu'on écoute ce que dit Trump sur l'Europe,
00:10:29ce qui me paraît aussi très, très important, ce qu'il nous alerte sur l'Europe.
00:10:32Le constat.
00:10:33Mais bien sûr, parce que ce constat, il est nié.
00:10:37C'est quand même bien d'entendre ce que dit...
00:10:38Mais n'importe quel Américain qui vient en France,
00:10:41qui n'a pas vu l'Amérique depuis 30 ans,
00:10:43nous dit, mais qu'est-ce qui s'est passé quand même ?
00:10:45Tu arrives à Roissy, tu arrives porte de la chapelle,
00:10:48tu dis, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:10:50Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:10:52Vous parlez aux étrangers de temps en temps qui arrivent dans notre pays et qui voient...
00:10:56Quand j'en remontre, oui.
00:10:56Oui.
00:10:57Mais, pardon, allez-y, Richard.
00:11:01Richard voulait dire quelque chose.
00:11:02Les Libanais, mes amis Libanais me disent souvent,
00:11:05où est passé le français ?
00:11:07Où est passé le français en tant qu'il se représentait la France ?
00:11:11C'est quelque chose d'autre.
00:11:13Sur le Groenland, si je puis me permettre de rappeler une chose,
00:11:16c'est que la base de Thulé, qui ne s'appelle plus comme ça,
00:11:19existe depuis 60 ans, la base américaine de Thulé,
00:11:21et qu'au fond, les Américains ne feraient qu'étendre cette base
00:11:25et rien ne changerait.
00:11:27L'accord de 51 les autorise d'ailleurs, les multipliers,
00:11:31ils n'ont pas besoin de demander, ils n'ont pas besoin de se justifier.
00:11:34Je ne parviens pas à me défaire tout de même,
00:11:36mais sans doute par ignorance,
00:11:39du fait que la psychologie de Donald Trump
00:11:42est tout de même très erratique et fluctuante.
00:11:45Je me demande si cet être-là est bien légitime
00:11:49à donner des leçons à l'Europe.
00:11:51Mais oui.
00:11:52Et en ce sens-là...
00:11:53Ce n'est pas le sujet, pardonnez-moi.
00:11:56Un petit peu tout de même.
00:11:57Non.
00:11:57Est-ce que ce qu'il dit est juste ou pas ?
00:11:59Mais je n'en sais rien.
00:12:01Ah, vous ne savez pas ?
00:12:01Non.
00:12:02Ah, vous ne savez pas si l'Europe est méconnaissable ?
00:12:04Non, mais je vais dire...
00:12:05Non, mais je réponds à ma question.
00:12:07Est-ce que l'Europe est méconnaissable ?
00:12:09Oui ou non ?
00:12:10Je dirais qu'elle n'est pas méconnaissable
00:12:12au point où il la caricature.
00:12:15Il ne la caricature pas, il dit certains pays.
00:12:17Est-ce que certains pays...
00:12:18Est-ce que la France est aujourd'hui méconnaissable ?
00:12:21Oui ou non ?
00:12:22Non.
00:12:22Bon, elle n'est méconnaissable.
00:12:25Moi, c'est mon avis.
00:12:26Je ne la reconnais plus.
00:12:28Vous pas, je ne la reconnais plus.
00:12:30Je ne reconnais plus le pays dans lequel j'ai grandi.
00:12:32Je suis très inquiet, parce que...
00:12:34Pas vous ?
00:12:34Devant...
00:12:35Pas vous ?
00:12:36Devant...
00:12:36Si, mais il y a des choses...
00:12:38Bah oui ou non.
00:12:39Réformer, oui, bien sûr.
00:12:40Alors c'est oui ou c'est non ?
00:12:41Est-ce que vous le reconnaissez ?
00:12:42Mais ça ne légitime tout de même pas les diatrimes de Trump.
00:12:46Mais ce n'est pas le sujet.
00:12:48Le sujet, c'est comme si un médecin venait vers vous,
00:12:52vous disait que vous avez un cancer,
00:12:54et que ce médecin, par ailleurs, il a tous les défauts de la Terre.
00:12:56Ce qui est intéressant, c'est son diagnostic.
00:12:58Mais ce n'est pas compétent, ce médecin.
00:13:00Mais moi, je vous pose la question.
00:13:01Est-ce que vous reconnaissez la France dans laquelle vous avez grandi ?
00:13:03Oui ou non ?
00:13:04Non, mais ça, ça ne légitime pas.
00:13:06Bon, alors vous venez de dire oui, mais non.
00:13:08Mais non, mais ça ne le légitime pas.
00:13:09C'est intéressant, parce que d'une certaine manière,
00:13:12moi, je pense aussi que le constat est plutôt pertinent,
00:13:14mais est-ce que les excès, par ailleurs, du discours de Trump
00:13:16ne sont pas contre-productifs ?
00:13:18En fait, avec lui, le constat est aussi balayé.
00:13:20Mais ça, je vous dis, c'est autre chose.
00:13:22Écoutons-le.
00:13:23Il vous dit, vous avez un cancer, c'est bien fait,
00:13:25et je ne vous soignerai pas.
00:13:27Ah si, justement.
00:13:27Mais par contre, je vais vous piquer votre héritage.
00:13:30Pardonnez-moi, il dit qu'il peut nous aider, au contraire.
00:13:32Non.
00:13:32C'est ça que j'ai entendu.
00:13:34Hier, vous avez eu beaucoup de patience.
00:13:35Je vous admire d'avoir écouté Trump jusqu'au bout.
00:13:38Mais il y avait un autre discours à écouter,
00:13:40celui du Premier ministre canadien.
00:13:41Pourquoi écouter le canadien, que personne ne connaît ici ?
00:13:44Parce que, c'est un ancien banquier,
00:13:46le banquier d'État, il a gouverné la banque d'Angleterre
00:13:49et la banque du Canada.
00:13:50Il est arrivé au pouvoir au printemps dernier.
00:13:52Au printemps.
00:13:53À l'époque, Trump n'avait qu'une idée,
00:13:55faire du Canada le 51e État de l'Union.
00:13:58Vous avez remarqué, il l'abandonnait.
00:13:59Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:14:01Il a fait deux choses.
00:14:02D'abord, il est allé, le premier voyage, il l'a fait à Paris.
00:14:04Il a peut-être été un peu déçu.
00:14:05Le deuxième, il l'a fait à Londres.
00:14:06Et il a fait venir Charles III pour faire son discours du trône
00:14:11devant la nouvelle Assemblée canadienne.
00:14:14Affirmation de la souveraineté.
00:14:15OK ?
00:14:16Et la deuxième chose, il a fait de son pays,
00:14:18il a essayé de faire de son pays,
00:14:19une grande puissance pétrolière.
00:14:21D'accord ?
00:14:22Une superpuissance énergétique.
00:14:24Alors que toute sa vie, il avait été pour l'écologie.
00:14:27Pourquoi ?
00:14:28Parce qu'il faut restaurer la souveraineté.
00:14:30Et ce n'est pas simplement en bon banc le torse,
00:14:33il reste torse à souveraineté.
00:14:34Écoutons...
00:14:35Il a fait Trump à lâcher prise.
00:14:38Bon, écoutons, moi, ce qui m'intéresse,
00:14:39ce qu'il a dit sur l'Europe,
00:14:40et défendons effectivement notre culture,
00:14:43défendons nos mœurs,
00:14:44défendons notre identité,
00:14:46défendons la littérature,
00:14:47défendons l'art de vivre à la française,
00:14:50qui effectivement est mise en défaut aujourd'hui.
00:14:53C'est en cela qu'on ne reconnaît plus toujours
00:14:55la France dans laquelle nous avons grandi.
00:14:58Pascal-Pierre Garbarini.
00:14:59Moi, j'abonde tout à fait dans ce qu'a dit
00:15:02mon excellent Vincent.
00:15:06C'est que, comment peut-on apporter une réponse
00:15:11qui permette à Trump de modérer ses propos,
00:15:14alors que la politique interne
00:15:16et la géopolitique qui est faite par la France,
00:15:20elle est faible.
00:15:22C'est-à-dire que quand on voit la France
00:15:23par rapport à ce qui se passe en Algérie,
00:15:25et la manière dont on s'est comporté,
00:15:27mais Trump, il rigole, il ne peut pas nous respecter.
00:15:30Il ne peut pas nous respecter.
00:15:31Donc, c'est pour cela qu'il dit cela.
00:15:33Et en matière interne,
00:15:34comme aujourd'hui, c'est n'importe quoi au Parlement
00:15:37et que l'on voit qu'il n'y a pas de chef,
00:15:43entre guillemets,
00:15:43pour gouverner ce pays
00:15:44et qu'il va à volo,
00:15:46eh bien là non plus,
00:15:47Trump, il ne nous respecte pas.
00:15:48Écoutons ce qu'il a dit, en tout cas sur l'Europe,
00:15:50et ça c'est intéressant.
00:15:53Certains pays d'Europe ne sont plus reconnaissables,
00:15:56ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes.
00:15:59On peut en débattre,
00:16:01mais c'est la réalité.
00:16:04Je ne veux insulter personne,
00:16:06vraiment, je ne reconnais pas certains de ces pays.
00:16:10J'aime l'Europe, bien sûr,
00:16:12je veux que l'Europe se porte bien,
00:16:14mais la direction générale n'est pas bonne.
00:16:17J'aime l'Europe, je veux que l'Europe se porte bien.
00:16:20Moi, j'ai vu une volonté, quand même,
00:16:22d'être présent et d'aider cette Europe.
00:16:25Et puis, le président Trump a également parlé
00:16:27d'Emmanuel Macron, effectivement,
00:16:29dans des termes, là aussi,
00:16:31qui ne sont pas agréables,
00:16:33sans doute, pour le président Macron.
00:16:35Moi, j'ai une question pour vous.
00:16:36Oui, Mayalen, Mayalen Trémolet.
00:16:38Comment est-ce qu'on fait,
00:16:39quand on est Emmanuel Macron,
00:16:40qu'on est moqué par le président,
00:16:42qu'on est en pleine crise diplomatique,
00:16:43qu'on est moqué par le président américain ?
00:16:45Comment est-ce qu'on fait pour apporter
00:16:46une réponse sérieuse,
00:16:47et qu'on veut se poser en leader
00:16:49de l'Union européenne ?
00:16:50Moi, je n'ai pas donné des leçons
00:16:51au président de la République.
00:16:53C'est un vrai...
00:16:55Il se dresse face à Trump,
00:16:57et il est couché devant Olivier Ferrand.
00:17:01Fort.
00:17:02Fort, pardon.
00:17:02Oui, c'est ça.
00:17:03Jorand, jorand, jorand.
00:17:06Mais non, mais il a raison.
00:17:07Il avait utilisé hier,
00:17:08Soyez-Mabrouk.
00:17:09C'est un vrai problème,
00:17:10parce que quand le président Trump
00:17:14fait comme ça au président Macron,
00:17:16qu'il domine de la tête des épaules,
00:17:19qu'est-ce que vous êtes censé faire ?
00:17:20C'est un geste soi-disant amical,
00:17:21mais en fait extrêmement humiliant.
00:17:23La seule chose à faire,
00:17:24c'est de le repousser,
00:17:25de s'écarter d'un mètre,
00:17:27en prenant, en fermant,
00:17:28en montrant qu'on n'est pas d'accord.
00:17:30C'est juste une posture.
00:17:31Il faut-il encore avoir le réflexe.
00:17:33Quand le président Macron
00:17:36traite Trump de brut,
00:17:39devant le monde entier,
00:17:40il le traite de brut.
00:17:41L'autre lui répond en disant
00:17:43je ne voulais pas les faux durs.
00:17:44Il faut s'y attendre.
00:17:45Il est prêt à toutes les surenchères, Trump.
00:17:47Vous, le manier,
00:17:48c'est sans doute dans le tête-à-tête
00:17:49et sans doute dans le rapport de force
00:17:51que vous créez.
00:17:52Vous ne pouvez pas faire ça
00:17:52comme un spectacle ?
00:17:53C'est pas un show.
00:17:54Mais évidemment,
00:17:55c'est toujours pareil
00:17:57avec Emmanuel Macron.
00:17:59C'est Trump qui choisit
00:18:00l'IRDSM.
00:18:00Mais non, mais Emmanuel Macron,
00:18:02il met ça.
00:18:03La diplomatie,
00:18:04ce n'est pas de la télé-réalité.
00:18:06Donc, on ne prend pas
00:18:06son petit téléphone
00:18:07à le vlot Vladimir
00:18:08et tout ça.
00:18:09On ne met pas tout ça en scène.
00:18:10Et c'est tout le problème
00:18:11aujourd'hui
00:18:12de cette mise en scène.
00:18:13Tu peux le faire
00:18:14de temps en temps,
00:18:15mais parfois,
00:18:15ça peut agacer.
00:18:17Oui, mais...
00:18:17Ça peut agacer.
00:18:18Et ça peut agacer
00:18:19des grands squales.
00:18:20Et quand tu as Macron,
00:18:22quand tu as Trump,
00:18:23tu ne lui parles pas,
00:18:24tu fais un peu attention.
00:18:26C'est ça que je veux dire,
00:18:27un peu de psychologie,
00:18:28un peu d'habileté,
00:18:29il me semble.
00:18:30Et je ne veux pas donner
00:18:31de leçons non plus
00:18:32au président de la République.
00:18:33Mais à l'arrivée,
00:18:34ce n'est pas très...
00:18:35C'est ce que dit Audiard.
00:18:37Quand un mec de 120 kilos
00:18:39parle à un type de 260,
00:18:40il l'écoute.
00:18:42Non, mais...
00:18:42En fait, cette volonté
00:18:43de mettre entre Trump
00:18:45et lui
00:18:46le regard des médias,
00:18:48je ne crois pas
00:18:49que ce soit une bonne chose.
00:18:51En fait,
00:18:51Macron ne parle pas,
00:18:53Emmanuel Macron ne parle pas
00:18:54à Trump,
00:18:54il parle aux médias.
00:18:56Et je pense que ce n'est pas
00:18:57une bonne solution.
00:18:57Oui, mais Pascal,
00:18:58en même temps,
00:19:00on ne peut qu'estimer
00:19:01un président
00:19:02qui, face à un grand squal
00:19:04devant lequel
00:19:05tout le monde s'écrase,
00:19:07essaye,
00:19:08avec ses faibles moyens,
00:19:10de mettre en œuvre
00:19:12une petite résistance verbale.
00:19:14J'entends,
00:19:15mais ce que vous appelez
00:19:16cette résistance verbale,
00:19:18elle est destinée aux médias
00:19:19pour avoir des bons papiers
00:19:20dans le monde.
00:19:21Pas seulement.
00:19:22Mais...
00:19:22Je veux dire,
00:19:25la preuve,
00:19:26c'est ça qui est compliqué.
00:19:28Pas ce rouleau compresseur
00:19:29que représente Donald Trump,
00:19:31il ne faut pas
00:19:31une petite résistance verbale.
00:19:33Il faut une vraie résistance.
00:19:36Mais on fait ce qu'on peut.
00:19:37La force que rejoint Pascal,
00:19:40elle n'est pas...
00:19:40Ou alors,
00:19:41Pascal,
00:19:42aujourd'hui,
00:19:43elle n'est pas
00:19:43une grande puissance
00:19:45et donc Trump abuse
00:19:46de cette domination
00:19:47qu'il a dans le rapport
00:19:49de force.
00:19:49Philippe,
00:19:50dans ce qui aura marqué
00:19:53les années Macron,
00:19:54c'est que tout se fait
00:19:55à destination
00:19:56de la com'
00:19:57et des médias.
00:19:58Et tu t'aperçois
00:19:59que parfois,
00:19:59ça peut être effectivement efficace,
00:20:01mais parfois,
00:20:02ça ne l'est pas.
00:20:03Et je vois dans le rapport
00:20:04avec Trump
00:20:04comme dans le rapport
00:20:05avec Poutine,
00:20:06les mêmes erreurs
00:20:07qui ont été répétées.
00:20:09Donc,
00:20:10tu parles aux médias.
00:20:11Ben non.
00:20:12Et je pense que...
00:20:13Et je pense que Poutine
00:20:14et Trump
00:20:14détestent ça.
00:20:16C'est-à-dire que
00:20:16tu fais une sorte
00:20:17de chantage médiatique.
00:20:19et je pense que c'est
00:20:19la solution la plus...
00:20:21Comment dire ?
00:20:22La moins efficace.
00:20:23Maintenant,
00:20:24je dis ça avec...
00:20:26On se souviendra toujours
00:20:28pardon.
00:20:29On se souviendra toujours
00:20:30de la fameuse photo
00:20:31à la table
00:20:32où il y a Poutine
00:20:33et le président Macron
00:20:36à 5 mètres.
00:20:37C'était au début.
00:20:38Bon.
00:20:39Maintenant,
00:20:40je suis comme Vincent.
00:20:42Je ne veux pas donner
00:20:42des sons au président
00:20:43de la République.
00:20:43Je m'aperçois que
00:20:44ça a irrité
00:20:45le monde entier.
00:20:46La question,
00:20:47pardonnez-moi,
00:20:47si je peux me permettre,
00:20:50c'est fini.
00:20:52Game over.
00:20:53Il y a des choses
00:20:54qui sont terminées.
00:20:55L'OTAN,
00:20:56telle qu'on l'a connue,
00:20:57c'est fini.
00:20:58La globalisation,
00:20:59la globalisation,
00:21:01c'est terminé.
00:21:02Et l'Europe,
00:21:02telle qu'on l'a connue,
00:21:03c'est terminé aussi.
00:21:05Maintenant,
00:21:05ce qu'on voudrait,
00:21:06c'est qu'ils prennent,
00:21:06qu'ils décident quelque chose.
00:21:08Avançons quand même
00:21:09par le spectacle.
00:21:10Avançons.
00:21:10Voilà.
00:21:10Ce n'est pas de la télé-réalité,
00:21:11ce n'est pas du mondial-vision.
00:21:12Écoutons ce qu'il a dit
00:21:17le président Trump
00:21:18sur Emmanuel Macron.
00:21:21J'ai écouté Emmanuel Macron
00:21:23hier avec ses magnifiques lunettes
00:21:24prendre la parole ici.
00:21:26Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
00:21:30Je l'ai regardé,
00:21:31essayé de faire son dur.
00:21:32L'intelligence,
00:21:37c'est de saisir les rapports.
00:21:39Voilà.
00:21:39C'est ça, l'intelligence.
00:21:41Et là,
00:21:42ces rapports-là,
00:21:43il me semble
00:21:44qu'ils sont mal évalués.
00:21:46Un des éléments
00:21:46de la puissance américaine,
00:21:49c'est la culture,
00:21:49la culture populaire.
00:21:51Et je pense au western.
00:21:52Vous allez voir
00:21:52pourquoi je parle de ça.
00:21:54Quand Reagan a été élu
00:21:56il y a 40 ans,
00:21:57tout le monde a ricané
00:21:57en disant
00:21:58c'est un cow-boy de série B
00:21:59qui a été élu,
00:22:01il est ridicule,
00:22:02etc.
00:22:02Or,
00:22:02il s'est révélé
00:22:04un président important,
00:22:05intéressant.
00:22:06Aujourd'hui,
00:22:06on a l'impression
00:22:07qu'avec Trump,
00:22:09c'est un cow-boy
00:22:10de Sergio Leone.
00:22:12Mais n'oublions pas
00:22:14que c'est Sergio Leone
00:22:15qui a sauvé le western.
00:22:17Or,
00:22:17c'est un peu...
00:22:19Non,
00:22:19mais je ne plaisante pas.
00:22:21Trump a un côté
00:22:22Clint Eastwood
00:22:22qui tire un peu partout,
00:22:24qui rigane,
00:22:24qui insulte,
00:22:25qui méprise,
00:22:25etc.
00:22:26Et donc,
00:22:26ce n'est pas négligeable.
00:22:29Bon,
00:22:29et Trump a reculé,
00:22:30je rappelle,
00:22:31sur les droits de douane,
00:22:33et ça,
00:22:33il faut le dire aussi.
00:22:35Pour le 1er février.
00:22:37Comment ?
00:22:37Pour le 1er février.
00:22:40Ce n'est pas gravé
00:22:40dans le marbre.
00:22:41On va voir ce qui va se passer
00:22:42ce soir.
00:22:43Comment il réagira
00:22:44la semaine prochaine ?
00:22:45Bon,
00:22:45et puis,
00:22:45écoutez ce qu'il a dit
00:22:46sur la guerre,
00:22:47parce qu'il a dit
00:22:47une chose
00:22:48qu'on peut discuter ou pas.
00:22:49Si je n'étais pas là,
00:22:50il y aurait la 3ème guerre mondiale.
00:22:51Écoutez Donald Trump.
00:22:52nous aidons l'Ukraine.
00:22:56Sans nous,
00:22:57M. Poutine
00:22:58aurait obtenu l'Ukraine.
00:23:00Et c'était
00:23:01la 3ème guerre mondiale.
00:23:03Si Kamala
00:23:04ou Joe
00:23:05avaient été élus
00:23:06ou d'autres
00:23:08tout aussi incompétents,
00:23:09nous aurions eu
00:23:09la 3ème guerre mondiale.
00:23:11Steve Whitcoff,
00:23:13l'émissaire spécial,
00:23:14a été incroyable.
00:23:15Mais nous avons évité
00:23:16la 3ème guerre mondiale.
00:23:17Est-ce que vous validez ?
00:23:21Non,
00:23:23je ne fais pas ça.
00:23:26S'il n'y avait pas eu
00:23:27les Etats-Unis,
00:23:28évidemment que les Russes
00:23:29ne se seraient pas arrêtés
00:23:30à la frontière de l'Ukraine.
00:23:31Ça, c'est clair.
00:23:33Quand il dit...
00:23:35C'est d'ailleurs...
00:23:35C'est extraordinaire
00:23:36parce qu'il est en même temps...
00:23:38Il récite quand même
00:23:39quelques mantras
00:23:41qui sont vraiment des idées
00:23:43qu'ont les Américains
00:23:45sur la 2ème guerre mondiale,
00:23:46par exemple.
00:23:46Si les Américains
00:23:47n'étaient pas là,
00:23:48on parlerait japonais
00:23:49ou allemand ici,
00:23:50disait-il hier.
00:23:51C'est une chanson célèbre.
00:23:53Oui, d'accord.
00:23:53Mais bon, c'est faux.
00:23:54C'est faux.
00:23:56On pourrait peut-être rappeler
00:23:57éventuellement
00:23:58au président Trump
00:23:58que les Américains
00:24:00sont rentrés en guerre
00:24:012 ans et 3 mois
00:24:04après que le Royaume-Uni,
00:24:06leurs alliés,
00:24:07la France,
00:24:08leurs alliés,
00:24:09soient rentrés en guerre
00:24:10contre les nazis.
00:24:112 ans et 3 mois
00:24:12et ils ne sont rentrés en guerre
00:24:13que parce qu'il y a eu
00:24:14per l'arbre.
00:24:15Non, non, mais attendez.
00:24:16On va marquer une pause
00:24:17mais il y a des choses
00:24:18qui sont intolérables
00:24:19sur ce plateau.
00:24:20On peut tout attaquer
00:24:20sauf les chansons
00:24:21de Michel Sardou.
00:24:22Ça, c'est un truc
00:24:23qui n'est absolument possible.
00:24:24C'est un argument imparable.
00:24:26C'est un argument imparable.
00:24:27Il est 9h20.
00:24:28Comment ?
00:24:29Non, je vais vous dire
00:24:30mais pas du tout,
00:24:31pas du tout,
00:24:31mais tu es tellement excédé
00:24:34d'entendre l'ensemble
00:24:37de la presse.
00:24:38Dénoncer Trump.
00:24:39Voilà que tu en arrives.
00:24:41Le conformisme de nos métiers,
00:24:43on parlera tout à l'heure
00:24:44de la commission audiovisuelle,
00:24:45c'est quand même extraordinaire.
00:24:46Mais on se repaît.
00:24:47Oui.
00:24:47Tout le monde a regardé hier.
00:24:49On s'en fout de Davos
00:24:50en général
00:24:50dans les services politiques
00:24:52étrangers.
00:24:53Tout le monde l'a écouté hier.
00:24:54Je suis d'accord avec vous,
00:24:55mais la pensée commune,
00:24:56c'est toujours étonnant
00:24:58que des journalistes
00:24:58n'essayent pas de penser
00:24:59par eux-mêmes,
00:25:00qu'ils écoutent,
00:25:01qu'ils disent
00:25:01ben oui,
00:25:02il y a ça qui peut m'intéresser,
00:25:03ça qui ne peut pas m'intéresser.
00:25:04Ce n'est pas très compliqué.
00:25:06Par exemple, sur l'Europe,
00:25:07c'est très intéressant
00:25:08ce qu'il dit sur l'Europe,
00:25:09me semble-t-il.
00:25:11Donc après,
00:25:12au lieu d'attaquer le raisonnement,
00:25:14on attaque le raisonneur.
00:25:15C'était le cas de Philippe Hildbert.
00:25:16Ce n'est pas le problème.
00:25:18Ce qui est intéressant,
00:25:18c'est ce qu'il dit.
00:25:19Ce n'est pas qu'il dit,
00:25:20en l'occurrence,
00:25:20me semble-t-il.
00:25:21Il n'est pas question
00:25:22de finir tout le temps
00:25:22avec des cravats d'orange.
00:25:24Ça ne vous irait pas d'ailleurs.
00:25:26Beaucoup,
00:25:27mais pas d'orange, remarquez.
00:25:28Il est 9h23.
00:25:29On va marquer une pause,
00:25:33extraordinaire.
00:25:35La SNCF va décider
00:25:37de wagons sans enfants.
00:25:40Sans enfants.
00:25:41Et ça, ça en dit beaucoup.
00:25:42Eugénie Bastier avait dit ici,
00:25:45il y a quelque temps,
00:25:46dans les années 50-60,
00:25:47il y avait des enfants partout.
00:25:47Les enfants criaient.
00:25:48C'était formidable.
00:25:49Et les gens étaient habitués
00:25:51à entendre des cris.
00:25:52Aujourd'hui,
00:25:53ils ne veulent même plus
00:25:53entendre des cris.
00:25:54Il y a des hôtels sans enfants.
00:25:56Il y a des hôtels sans enfants.
00:25:58La SNCF...
00:26:00Ce n'est pas les mêmes enfants.
00:26:02Ce n'est pas les mêmes enfants.
00:26:03L'éducation positive
00:26:05a fait des ravages.
00:26:06On a le droit aux enfants.
00:26:08Vous vous rendez compte ?
00:26:09Marine est en train de me dire
00:26:11que les wagons seront
00:26:12interdits aux enfants,
00:26:14mais pas aux chiens.
00:26:15Ah oui, tiens.
00:26:16Ça vous fait rire.
00:26:17Moi, je trouve ça incroyable
00:26:19d'interdire des wagons aux enfants.
00:26:20Et on a un problème de natalité.
00:26:22On va en parler dans une seconde
00:26:24parce que je trouve que c'est...
00:26:25On va en parler avec Maïlène.
00:26:26Tiens.
00:26:26Un problème.
00:26:27Voilà.
00:26:27Les wagons interdits aux chiens,
00:26:29aux enfants.
00:26:30C'est scandaleux quand même.
00:26:31A tout de suite.
00:26:32Moi, je fais des affaires en cage.
00:26:35Il est 9h30.
00:26:36Vous êtes sur Europe 1.
00:26:37Vous êtes sur CNews.
00:26:37On est avec Richard Millet,
00:26:39Maître Pascal-Pierre Garbarini,
00:26:41Philippe Belger,
00:26:41Maïlène Trémolet,
00:26:43journaliste politique européen
00:26:44que vous écoutez maintenant régulièrement
00:26:46sur les antennes d'Europe,
00:26:47mais aussi avec nous chaque jeudi.
00:26:48Thomas Bonnet,
00:26:49Vincent Hervouet.
00:26:50Alors, cette information
00:26:51que je trouve sidérante,
00:26:52la SNCF a lancé sa nouvelle offre
00:26:54sur TGV Inouï
00:26:55qui comprend l'accès
00:26:56à un espace sans enfants.
00:26:57Ce mois-ci, la SNCF...
00:26:59Alors, il y a un petit communiqué
00:27:01quand même de la SNCF
00:27:02qui dit non,
00:27:02les enfants ne sont pas exclus
00:27:03de nos TGV.
00:27:04Notre offre optimum
00:27:05occupe moins de 8%
00:27:06de l'espace d'un TGV Inouï
00:27:08et du lundi au vendredi,
00:27:09uniquement.
00:27:10Les enfants ont le droit
00:27:11de voyager le dimanche.
00:27:13Alors, en fait,
00:27:13c'est parce que c'est pour
00:27:14les professionnels,
00:27:15sans doute,
00:27:16qui veulent travailler tranquillement
00:27:17et qui ne veulent pas
00:27:18entendre les enfants.
00:27:19Chaque année,
00:27:19un nombre croissant de familles
00:27:20voyage à bord
00:27:21de nos TGV Inouï,
00:27:22ce qui est vrai.
00:27:22Nos trains sont pensés
00:27:23pour tous
00:27:24et nous y tenons.
00:27:25Mais, évidemment,
00:27:26que ça dit quelque chose
00:27:27de l'époque
00:27:27et de la société.
00:27:29Alors, bon,
00:27:29c'est 8% sans doute.
00:27:32Mais qu'est-ce que vous
00:27:32en pensez, Maïlène ?
00:27:34Moi, je ne suis pas du tout
00:27:35pour, personnellement.
00:27:36J'entends les gens
00:27:37qui disent
00:27:38je veux pouvoir travailler
00:27:38dans le train, etc.
00:27:40Mais je considère
00:27:41qu'un enfant
00:27:42n'apprendra jamais
00:27:42à se tenir avec des adultes
00:27:43s'il n'y est pas confronté.
00:27:45On peut parler
00:27:45pendant longtemps
00:27:46des nouveaux modes d'éducation,
00:27:48de l'éducation
00:27:48des parents, etc.
00:27:50Mais ce n'est pas
00:27:50un espace public
00:27:52pour moi
00:27:52de choisir
00:27:53si oui ou non
00:27:54un enfant
00:27:55peut prendre le train
00:27:55par exemple.
00:27:56Et pareil pour les hôtels
00:27:57et pareil pour les restaurants
00:27:58et pareil pour les plages.
00:27:59Et c'est même discriminant
00:28:00j'ai l'impression
00:28:01que c'est discriminant.
00:28:04Je ne suis même pas sûr
00:28:05que ça ne tombe pas
00:28:06sous le coup de l'aile.
00:28:07C'est une classe spéciale
00:28:08qui sera en plus
00:28:09assez chère.
00:28:10Il y a une quarantaine de plages.
00:28:12Oui, c'est vraiment
00:28:12les gens qui vont payer plus tard.
00:28:13Pascal-Pierre Garbarini.
00:28:14Moi, je trouve
00:28:15que le message
00:28:16il est très mauvais
00:28:19puisqu'on est en pleine
00:28:20crise de natalité.
00:28:22Donc, en fait,
00:28:22on fait encore un focus
00:28:24sur les enfants
00:28:24et entre guillemets,
00:28:26les enfants,
00:28:26on peut avoir
00:28:27les enfants gênes.
00:28:29Donc, moi,
00:28:29je trouve que
00:28:30c'est alors
00:28:31très, très mauvais.
00:28:32Si vous voulez avoir
00:28:33l'esprit
00:28:34de cette initiative,
00:28:36le concept du
00:28:36no kids,
00:28:37donc pas d'enfants
00:28:38dans les restaurants,
00:28:38pas d'enfants dans les hôtels,
00:28:39ça vient de la Corée du Nord.
00:28:41Ce n'est pas exactement
00:28:41le même type de culture.
00:28:43Et moi, je...
00:28:44Et ce n'est pas la même chose
00:28:44les restaurants.
00:28:46Parce que, vous voyez,
00:28:47les restaurants,
00:28:47ça faisait partie
00:28:48des lois non écrites.
00:28:49tu n'emmenais pas
00:28:51ton enfant au restaurant
00:28:52avant qu'il sache
00:28:53se tenir à table.
00:28:55Vous voyez des menus
00:28:55enfants ?
00:28:56Non.
00:28:57Moi, j'ai eu des enfants,
00:28:58je ne les amenais pas
00:28:59au restaurant
00:29:00quand ils avaient
00:29:00deux ans.
00:29:01Voilà.
00:29:01C'était des lois non écrites.
00:29:02Pourquoi ?
00:29:03Parce que tu sais
00:29:04que tu peux déranger
00:29:04les autres.
00:29:05C'est aussi simple que ça.
00:29:06Parce que ton enfant
00:29:06peut pleurer,
00:29:07peut crier,
00:29:08etc.
00:29:08C'est la responsabilité
00:29:09des parents.
00:29:10C'est exactement.
00:29:11Mais ça, ça fait partie
00:29:11des lois non écrites
00:29:13au restaurant.
00:29:14Donc, tu n'avais pas
00:29:15à ennuyer les uns
00:29:17et les autres.
00:29:17Tu t'arrangeais,
00:29:18tu faisais...
00:29:18Bon, le train,
00:29:20c'est différent.
00:29:20Parce que tu,
00:29:21effectivement,
00:29:22tu dois voyager.
00:29:23Il me semble
00:29:24que ce n'est pas
00:29:24la même chose.
00:29:25Mais on est peut-être
00:29:26tous hypocrites.
00:29:26Peut-être qu'on est
00:29:27très heureux
00:29:27d'être dans un wagon
00:29:29où il n'y a pas d'enfants
00:29:30parce qu'on est plus tranquille.
00:29:31J'ai l'impression
00:29:31que vous,
00:29:32avec les enfants,
00:29:32vous êtes rapidement agacés.
00:29:35Les enfants mal élevés.
00:29:36Non, les enfants.
00:29:37Oui, mal élevés.
00:29:37Mais vous les trouvez...
00:29:38Oui.
00:29:39Mais j'ai l'impression
00:29:40que ça peut vous agacer
00:29:41assez vite,
00:29:42les enfants qui...
00:29:43Les enfants des autres.
00:29:44Oui.
00:29:44C'est un peu comme
00:29:45les maladies des autres.
00:29:46On manque un petit peu
00:29:48de patience.
00:29:49Non, vous ne savez pas ?
00:29:50Oui.
00:29:51Les amours des autres,
00:29:52si, les amours des autres,
00:29:52c'est plus intéressant.
00:29:53Non, les enfants des autres,
00:29:54évidemment,
00:29:54quand ils vous grimpent dessus,
00:29:56quand ils vous tirent les cheveux,
00:29:57et que leurs parents
00:29:59restent tellement passifs
00:30:00et indifférents,
00:30:01quand ils ont été éduqués
00:30:03à ne rien réfréner
00:30:04de leur pulsion immédiate,
00:30:07c'est insupportable, oui.
00:30:08Donc, ce n'est pas les enfants
00:30:09qu'on engueule dans ces cas-là,
00:30:10c'est les parents,
00:30:11mais ils le prennent très mal.
00:30:12Oui, alors ça,
00:30:13il ne faut jamais intervenir
00:30:13auprès des parents.
00:30:14Ah non, vous...
00:30:15Parce que là,
00:30:15ça se passe mal.
00:30:16Là, ça se finit en pugilat.
00:30:17Vous n'allez pas vous permettre
00:30:18non plus de donner
00:30:19une paire de claques aux...
00:30:21Non, tu ne dis rien,
00:30:22tu attends, tu patientes.
00:30:24Tu prends ton mal en patience.
00:30:25Oui, bien sûr.
00:30:26Mais effectivement,
00:30:27c'est ce qui se passe.
00:30:28On va...
00:30:29Oui, qu'est-ce que vous allez faire ?
00:30:30Vous n'avez pas...
00:30:30On va au bout du wagon.
00:30:32Dans la voiture.
00:30:33Est-ce qu'il y a des espaces
00:30:34no dogs ?
00:30:36No dogs ?
00:30:36Oui, parce qu'on veut interdire
00:30:38les enfants dans certains comportements,
00:30:40mais les chiens abondent
00:30:41de plus en plus.
00:30:43Oui, mais ils sont en cage.
00:30:44Vous avez remarqué ?
00:30:45Être importuné par les enfants
00:30:46ou être importuné par des animaux
00:30:48quand je voyage.
00:30:50Mais vous êtes quoi ?
00:30:50Vous êtes fou, en fait ?
00:30:51Non, je ne suis pas fou.
00:30:52Je suis quelqu'un de rationnel.
00:30:54Vous voulez mettre les enfants
00:30:56dans des petites cages ?
00:30:57Comment ?
00:30:58Vous voulez mettre les enfants
00:30:58dans des cages ?
00:31:00Non, non, pas du tout.
00:31:01Je veux dire que j'ai l'impression
00:31:02qu'avant, on voyageait,
00:31:03il n'y avait pas de chien.
00:31:04C'était interdit.
00:31:05Ils voyageaient dans des soutes.
00:31:07Maintenant, les chiens sont partout.
00:31:08Vous marchez sur un pitbull.
00:31:12Si vous marchez sur un pitbull,
00:31:13franchement, n'importe quoi.
00:31:16Mais il n'y a pas beaucoup de chien.
00:31:18Mais n'importe quoi.
00:31:19Vous connaissez quelqu'un
00:31:21qui a marché sur un pitbull ?
00:31:22Il a mal au bonnet, du coup.
00:31:24Non, moi, ce qui m'amuse...
00:31:25Non, mais dans le train,
00:31:26il y a toujours un type
00:31:27qui rentre avec son vélo maintenant.
00:31:29Omar qui a bien pris le train.
00:31:31Bon, allez.
00:31:32L'audiovisuel public.
00:31:33L'audiovisuel public
00:31:35parce que c'était très intéressant.
00:31:37Alors, hier,
00:31:38il y avait M. Antoine Chuseville
00:31:40qui est donc journaliste.
00:31:42Il est journaliste.
00:31:42En tout cas, il est, je crois,
00:31:46vice-président du CNJ.
00:31:48SNJ, oui.
00:31:48Bon, SNJ, c'est pas...
00:31:51En tout cas, c'est un des journalistes.
00:31:51Bon, c'est un syndicat
00:31:53qui est plutôt à gauche.
00:31:56Plutôt à gauche.
00:31:57Bon.
00:31:58Alors, lui, évidemment,
00:31:59au fond, on va l'entendre,
00:32:00il est plutôt pour le cordon sanitaire.
00:32:02C'est-à-dire qu'il aimerait entendre
00:32:03que des gens qui pensent comme lui.
00:32:05C'est ça que je retiens,
00:32:06même s'il ne le dit pas vraiment comme ça.
00:32:08Bon.
00:32:09Et il cite l'exemple
00:32:11de la Belgique
00:32:12où un cordon sanitaire existe
00:32:14qui fait qu'on ne reçoit pas
00:32:15ceux qui sont étiquetés d'extrême droite.
00:32:16Mais qui est d'extrême droite ?
00:32:18Qui ne l'est pas ?
00:32:19On entre là, évidemment,
00:32:20dans des considérations
00:32:22qui sont assez subjectives, bien souvent.
00:32:24Écoutons M. Chuseville
00:32:26avec Charles Lalonde
00:32:27qui a été une nouvelle fois remarquable hier.
00:32:30Pour moi, il ne s'agit pas de censure,
00:32:31en réalité.
00:32:32De leur point de vue,
00:32:33c'est une question de responsabilité
00:32:35à l'égard des propos
00:32:36qui pourraient être tenus
00:32:37et finalement de contrôle de l'antenne.
00:32:39Ce qui est tout à fait raccord
00:32:41avec les chartes déontologiques
00:32:43des journalistes
00:32:43que mon organisation, notamment,
00:32:45reconnaît et applique.
00:32:48C'est dans ce cadre-là
00:32:49que le cordon sanitaire
00:32:50a été mis en place
00:32:51pour assurer une responsabilité
00:32:54de la RTBF, notamment,
00:32:55et d'autres médias
00:32:56sur les propos qui sont tenus.
00:32:57En ce qui concerne notre opinion
00:32:59sur la question,
00:32:59parce que c'est la question
00:33:00qui est posée,
00:33:01on trouve que c'est une solution
00:33:03intéressante
00:33:05qu'on ne revendique pas particulièrement.
00:33:07De toute façon,
00:33:07le cadre français
00:33:08ne le permet pas aujourd'hui.
00:33:09C'est intéressant, au fond,
00:33:11ces gens-là.
00:33:12Et c'est pour ça
00:33:13que tu les retrouves
00:33:14sur le service public.
00:33:15Ça les ennuie,
00:33:16toutes les paroles divergentes.
00:33:17C'est toujours la même chose.
00:33:19Je passe mon temps
00:33:20à dire que CNews...
00:33:21Qui attaque le plus CNews
00:33:23aujourd'hui ?
00:33:23Les journalistes.
00:33:25Voilà.
00:33:25Plus encore que les politiques.
00:33:27Les journalistes.
00:33:28C'est formidable, d'ailleurs,
00:33:29d'être attaqué par des journalistes.
00:33:31Ce n'est même pas le public,
00:33:32ce sont les journalistes.
00:33:34Ça, pour eux, manifestement,
00:33:36une pensée
00:33:37qui ne soit pas conformiste,
00:33:38ils n'en ont pas envie.
00:33:39Le cordon sanitaire existe déjà,
00:33:40de fait,
00:33:41dans certaines émissions
00:33:41qui refusent d'inviter
00:33:42le Rassemblement National
00:33:43et reconquêtent.
00:33:44Je pense à nos amis de quotidien,
00:33:46par exemple,
00:33:47qui refusent d'inviter
00:33:48ces responsables politiques-là,
00:33:49qui le revendiquent, d'ailleurs.
00:33:50Ils avaient dit au départ
00:33:51qu'ils n'inviteraient plus
00:33:52aucun politique.
00:33:53Bon, je vois que la règle,
00:33:53finalement, a évolué.
00:33:54Ils invitent des politiques,
00:33:55mais plus...
00:33:56C'est leurs droits,
00:33:57ils font ce qu'ils veulent.
00:33:57Ils ont le droit,
00:33:57ça s'applique déjà,
00:33:59de fait.
00:33:59Après, ils doivent
00:34:00équivrer les temps de parole
00:34:01autrement,
00:34:01j'imagine qu'ils doivent...
00:34:02Ça ne me gêne pas,
00:34:03ils n'avancent pas masqués.
00:34:06Là où ça devient embêtant,
00:34:07c'est quand c'est le service public
00:34:08qui peut porter ce discours-là,
00:34:09d'avoir peut-être
00:34:10une aspiration à instaurer
00:34:12un cordon sanitaire
00:34:13comme en Belgique.
00:34:14Là, effectivement,
00:34:15pour ceux qui payent
00:34:15leurs impôts,
00:34:15c'est embêtant.
00:34:16Moi, ce que je relève,
00:34:17c'est la dernière phrase.
00:34:20Le cadre législatif
00:34:21ne le permet pas,
00:34:22virgule,
00:34:23aujourd'hui.
00:34:23Ben oui.
00:34:24Aujourd'hui.
00:34:24Mais ils rêvent de censure,
00:34:25tous ces gens-là.
00:34:26Moi, je les connais,
00:34:27ils avaient 40 ans
00:34:27que je suis avec eux,
00:34:28donc je les connais.
00:34:29Ils ne rêvent que de censure
00:34:30et d'interdire.
00:34:32Bien évidemment.
00:34:34Ils ne supportent pas.
00:34:35Et pour la première fois,
00:34:36depuis bien longtemps,
00:34:37ils sont mis en difficulté
00:34:38parce qu'on les interroge.
00:34:39Je pense qu'on n'a pas
00:34:40la contradiction,
00:34:40c'est tellement plus facile.
00:34:41Ben évidemment.
00:34:42Alors là,
00:34:43il a été interrogé,
00:34:44ce monsieur Chu Zéville,
00:34:46sur pourquoi on dit
00:34:47extrême droite
00:34:48pour RN et UDR
00:34:49et pourquoi on ne dit pas
00:34:50extrême gauche
00:34:51pour la France insoumise.
00:34:52Extrême droite,
00:34:53on sait très bien
00:34:53pourquoi c'est utilisé.
00:34:55C'est pour disqualifier.
00:34:57Pour disqualifier.
00:34:59Faire peur.
00:34:59Ben voilà.
00:35:00Donc, alors...
00:35:01C'est paraisseux d'ailleurs
00:35:02de dire extrême droite
00:35:03pour des mouvements
00:35:05et des structures
00:35:05qui ne se ressemblent
00:35:06absolument pas à un.
00:35:08Mais...
00:35:09C'est exaspérant.
00:35:09Mais c'est exaspérant,
00:35:11je suis d'accord avec vous,
00:35:12mais c'est le monde
00:35:13médiatique, journalistique
00:35:15dans lequel nous évoluons
00:35:16depuis toujours.
00:35:17Alors écoutons ce monsieur
00:35:18Jésus-Jéville qui dit
00:35:19« Ah, c'est pas du tout pareil.
00:35:21LFI et RN ».
00:35:23Je suis assez d'accord
00:35:24avec lui d'ailleurs,
00:35:24c'est pas du tout pareil.
00:35:26Parce que ça correspond
00:35:27à son positionnement politique,
00:35:29à son programme,
00:35:31à sa place
00:35:33dans la vie politique française.
00:35:34Il nous semble que
00:35:35c'est un qualificatif
00:35:37qui se justifie totalement.
00:35:39Encore une fois,
00:35:39c'est la liberté éditoriale
00:35:40de chaque média.
00:35:42La France insoumise
00:35:43n'est pas toujours qualifiée
00:35:44d'extrême gauche
00:35:45sur les antennes
00:35:45de l'audiovisuel public.
00:35:46que ça peut plutôt
00:35:47concerner des formations
00:35:48comme l'out ouvrière
00:35:50ou le nouveau parti
00:35:52anticapitaliste par exemple.
00:35:54Après,
00:35:55encore une fois,
00:35:56c'est pas systématique.
00:35:58Mais oui,
00:35:58la France insoumise
00:35:59n'est pas classée
00:36:00à l'extrême gauche
00:36:00dans la plupart
00:36:02des reportages politiques
00:36:03de l'audiovisuel public.
00:36:04Je vais remercier
00:36:05de...
00:36:06J'allais dire Donald Trump.
00:36:07Ça va mal.
00:36:08Je vais remercier
00:36:08Vincent Hervouet
00:36:09qui était sur notre plateau
00:36:12et je sais que vous avez
00:36:13un rendez-vous.
00:36:13Oui, je suis...
00:36:14Vous filez le monde.
00:36:15Vous courrez le monde.
00:36:17Bon, merci, merci.
00:36:18Je le dis tous les matins
00:36:18mais merci vraiment.
00:36:19C'est ma fête.
00:36:20C'est la Saint-Vincent ?
00:36:22Mais oui, en plus.
00:36:23Avec vous,
00:36:24en ce moment,
00:36:25c'est ma fête
00:36:26à chaque fois
00:36:26que je viens chez vous.
00:36:27Écoutez,
00:36:28j'ai eu droit à des hommages,
00:36:29des honneurs.
00:36:29J'ai l'impression
00:36:29d'être un peu mort.
00:36:30C'est très agréable.
00:36:31Mais non,
00:36:32mais c'est important
00:36:33que vous soyez avec nous,
00:36:35surtout.
00:36:35Bon, c'est intéressant
00:36:36ce qu'il dit,
00:36:38ce monsieur,
00:36:38si j'ose dire.
00:36:39Marie-Hélène Trémonnais.
00:36:40Moi, ce que je trouve intéressant,
00:36:41c'est qu'il parle
00:36:41de la France insoumise
00:36:42et la France insoumise,
00:36:43précisément,
00:36:44a fait un communiqué mardi
00:36:45dans lequel elle explique
00:36:47que Jérémy Patriel-Ettus,
00:36:48le président de la commission
00:36:49d'enquête,
00:36:50a lui cédé à l'extrême droite.
00:36:52Donc ça y est,
00:36:52Jérémy Patriel-Ettus,
00:36:53député Horizon,
00:36:54président de la commission
00:36:55d'enquête,
00:36:55aurait cédé à l'extrême droite.
00:36:56Pourquoi ?
00:36:57Parce qu'il critique
00:36:57les humoristes de France Inter
00:36:59et il se pose la question
00:37:00est-ce de l'humour ou non ?
00:37:01Il y a quand même
00:37:02une différence de lecture
00:37:03parce que le Rassemblement National
00:37:05ne passe pas son temps
00:37:05à faire des communiqués
00:37:06pour expliquer
00:37:07ce qui est d'extrême gauche ou non.
00:37:08La France insoumise,
00:37:09elle, se le permet,
00:37:10ce problème.
00:37:10C'est très intéressant
00:37:11quand vous regardez
00:37:11la définition de l'extrême droite.
00:37:13Qui aujourd'hui dans notre pays,
00:37:14quelle partie aujourd'hui
00:37:15de notre pays
00:37:15veut contourner le Parlement ?
00:37:16L'antiparlementarisme
00:37:18est une des caractéristiques
00:37:19de l'extrême droite.
00:37:20Qui veut un troisième tour
00:37:21dans la rue ?
00:37:22Qui trie les citoyens
00:37:22en fonction de leur couleur de peau
00:37:23ou de leur religion ?
00:37:25Qui s'acoquine
00:37:26avec des régimes totalitaires
00:37:27qui sont des régimes tyranniques ?
00:37:31Moi, je vois un parti
00:37:32qui le fait.
00:37:32C'est la France insoumise précisément.
00:37:33Donc, je pense qu'il coche
00:37:34un certain nombre de cases
00:37:35de l'extrême droite
00:37:36et c'est intéressant.
00:37:37C'est pourquoi je disais
00:37:38tout à l'heure
00:37:38le Rassemblement National
00:37:40et LFI,
00:37:40je rejoins M. Chudet,
00:37:41ce n'est pas du tout
00:37:42la même chose
00:37:43mais pas comme il l'entend
00:37:44peut-être.
00:37:45Donc, je vais bien mettre
00:37:46des points sur.
00:37:47Vous avez évoqué
00:37:48quelque chose de très important.
00:37:49Oui, May-Hélène Trémonnais.
00:37:50Vous avez utilisé
00:37:51le terme de disqualification.
00:37:52Mais bien sûr, c'est pour ça.
00:37:53C'est ce qu'essaient de faire
00:37:54une partie de la classe politique française
00:37:56sur cette commission d'enquête.
00:37:57Bien sûr.
00:37:57Ils essaient de disqualifier
00:37:59cette commission d'enquête
00:37:59en disant qu'il n'y a plus
00:38:00de débat parlementaire
00:38:01et Jérémy Patry,
00:38:02l'étude député Horizon
00:38:03et Charles Laloncle,
00:38:04député UDR,
00:38:05justement se battent
00:38:06pour essayer de rendre
00:38:07cette commission d'enquête
00:38:08crédible.
00:38:09Donc, la disqualification,
00:38:11c'est quelque chose
00:38:12qui fonctionne
00:38:12et que ces gens essaient
00:38:14à tout prix
00:38:15de mettre en place
00:38:16sur...
00:38:16Mais quand je dis
00:38:17qu'il y a un système,
00:38:18le système,
00:38:19c'est quand même
00:38:19Charles Laloncle.
00:38:21Et là, je prends un témoin
00:38:22tous les téléspectateurs
00:38:24qui nous prennent.
00:38:25Il est allumé
00:38:26sur Quotidien,
00:38:27qui a quand même
00:38:28un pouvoir important.
00:38:29C'est leur droit.
00:38:30Il est vilipendé
00:38:32matin, midi et soir
00:38:34dans Libération
00:38:35avec des portraits
00:38:36à charge, etc.
00:38:37Il est vilipendé
00:38:39dans Le Monde.
00:38:40Donc, vous voyez bien
00:38:41qu'il y a collusion
00:38:42entre tous ces médias
00:38:44qui pensent
00:38:45la même chose.
00:38:47Je les connais,
00:38:48je vis avec eux
00:38:49depuis 40 ans.
00:38:50Je n'ai rien contre eux,
00:38:50les journalistes, d'ailleurs.
00:38:52Je sais ce qu'ils pensent.
00:38:54Et ils pensent
00:38:55à 90%.
00:38:56C'est pour ça que
00:38:57Libé,
00:38:58souvent, je vous ai dit ça,
00:38:59Libé a très peu
00:39:00d'influence
00:39:02dans l'espace public,
00:39:04j'ai envie de dire.
00:39:05Mais en revanche,
00:39:05là où c'est intéressant,
00:39:06c'est que Libération
00:39:07représente
00:39:0880% ou 90%
00:39:11de la sensibilité journalistique.
00:39:13Voilà.
00:39:14Tous ceux qui lisent Libé
00:39:15sont plutôt d'accord
00:39:16avec eux.
00:39:17Et vous avez un monde
00:39:18déconnecté.
00:39:20C'est pour ça, d'ailleurs,
00:39:20que la presse
00:39:21ne se vend pas très bien
00:39:21non plus.
00:39:22Et que la presse allemande
00:39:23se vend mieux,
00:39:24que la presse anglaise
00:39:24se vend mieux,
00:39:25que la presse américaine
00:39:26se vend mieux.
00:39:26Parce que vous avez une presse
00:39:28qui est déconnectée
00:39:29du plus grand nombre.
00:39:30Voilà.
00:39:31Et qui n'a aucune influence,
00:39:32d'ailleurs, à l'arrivée.
00:39:33Vous ne diriez pas
00:39:34que sur Newst, Pascal,
00:39:36on pense tous la même chose ?
00:39:38La preuve que non,
00:39:39puisque vous êtes là.
00:39:39Vous êtes l'exact contraire ?
00:39:42Puisque vous m'avez expliqué
00:39:44tout à l'heure,
00:39:44je suis entré en conflit
00:39:45avec vous.
00:39:47Absolument,
00:39:47mais en général.
00:39:48Mais en général,
00:39:49ça veut dire quoi
00:39:49puisque vous êtes là ?
00:39:50Non, mais je vous pose
00:39:51une question précise.
00:39:52Hier soir,
00:39:53j'étais avec André Valigny.
00:39:56Et vous pensez
00:39:57que...
00:39:58Effectivement,
00:39:59d'abord,
00:40:00il y a des gens
00:40:00qui ne veulent pas venir
00:40:00sur ces news.
00:40:01Parce que vous m'interrogez,
00:40:02donc je les interroge.
00:40:03Eux, ils ne veulent pas venir.
00:40:04Ils ne veulent pas venir.
00:40:06Et puis,
00:40:06comment dire,
00:40:07la parole est libre ?
00:40:08Vous en êtes le représentant ?
00:40:09Oui, non,
00:40:10mais ce qui m'intéressait,
00:40:11c'était votre critique
00:40:12de la pensée unique ailleurs.
00:40:15Et je la trouve très pertinente,
00:40:16votre critique,
00:40:18mais j'ai l'impression
00:40:18que parfois sur ces news,
00:40:20nous avons une pensée homogène.
00:40:22Mais là où vous vous trompez,
00:40:24Philippe Bilger,
00:40:25c'est que...
00:40:26Qu'est-ce que j'ai dit
00:40:27il y a deux secondes ?
00:40:28Je ne parle pas de ces news
00:40:29de la médias.
00:40:30Je dis 90% de la presse
00:40:33pense pareil.
00:40:35Ça n'a rien à voir
00:40:36avec ces news.
00:40:36Et donc ne pense pas,
00:40:38comme le disait très bien
00:40:39François.
00:40:39C'est ça qui est intéressant.
00:40:41Qu'il y ait une homogénéité
00:40:43de paroles sur ces news,
00:40:44ce n'est pas le sujet.
00:40:46Le sujet,
00:40:47c'est de dire
00:40:47que vous avez un espace médiatique
00:40:49qui, à 90 ou 95%,
00:40:51pense la même chose.
00:40:52Ne confondons pas homogénéité.
00:40:53C'est ça qui est le plus intéressant.
00:40:55Oui.
00:40:56Me semble-t-il.
00:40:57Ne confondons pas homogénéité
00:40:59et consensuel.
00:41:00C'est tout à fait différent.
00:41:01Alors là,
00:41:03il faut que vous alliez plus loin
00:41:04peut-être dans cette définition
00:41:05parce qu'il faut que vous apportiez
00:41:07quelques éléments de réflexion.
00:41:09Je veux dire que le consensus
00:41:10est un processus
00:41:12qui aboutit
00:41:12à une espèce de doxa.
00:41:15N'est-ce pas ?
00:41:15Une doxa
00:41:16qui est perpétuée
00:41:17et qui n'a pas seulement
00:41:18une vocation politique
00:41:19qui est aussi économique.
00:41:20On le voit dans l'édition,
00:41:22dans le journalisme,
00:41:23dans la politique aussi.
00:41:25Tandis que l'homogénéité,
00:41:27c'est la recherche
00:41:27d'une convergence d'opinions
00:41:29qui se discute elle-même,
00:41:32qui cherche un équilibre.
00:41:33C'est tout à fait différent,
00:41:34selon moi.
00:41:35Je ne sais pas si j'ai été clair,
00:41:36mais en tout cas...
00:41:36Oui, oui.
00:41:36Non, mais je suis plutôt d'accord avec vous.
00:41:38Il y avait un dernier passage
00:41:39que je voulais vous montrer
00:41:39sur cette commission
00:41:41de l'audiovisuel public.
00:41:42En fait, je m'assure,
00:41:43il faut être fort pour résister
00:41:44comme il fait Charles Lalonde.
00:41:45Ah, il le fait bien.
00:41:46Mais oui, mais il faut être vraiment
00:41:48en béton armé
00:41:49parce que tu n'as que des coups
00:41:50à prendre.
00:41:51On te traite d'extrême droite,
00:41:54que tu fais mal ton job,
00:41:55etc.
00:41:56Alors que la vérité,
00:41:57c'est le contraire.
00:41:59Et c'est ça qui les rend dingue,
00:42:00en fait.
00:42:00C'est que le type est très bon
00:42:01et il ne fait pas de faute.
00:42:03Parce que s'il avait fait une faute,
00:42:04croyez-moi,
00:42:05ça serait compliqué.
00:42:06Et il pose des questions
00:42:07et il attend les réponses.
00:42:08Je pense que c'est plutôt valorisant
00:42:09pour lui.
00:42:10Quand vous êtes attaqué
00:42:10par toute la presse comme ça,
00:42:12vu l'image que les Français
00:42:13ont des journalistes aujourd'hui,
00:42:15je ne pense pas
00:42:16que ce soit néfaste pour lui.
00:42:17Alors ça va être dur à affronter,
00:42:18je suis d'accord avec vous.
00:42:19Il faut savoir ranquer,
00:42:21c'est ça.
00:42:21Je pense qu'à la fin,
00:42:23ça le renforce plus qu'autre chose.
00:42:25C'est contre-productif totalement.
00:42:26Après, à la fin,
00:42:27il lui restera quand même un défi,
00:42:28c'est celui de produire un rapport
00:42:30avec des propositions
00:42:31de résultats et de solutions.
00:42:34Parce qu'il ne peut pas faire
00:42:35seulement six mois
00:42:36à dénoncer
00:42:36ce qui se passe
00:42:37et les éventuels gabegis
00:42:38de l'audiovisuel public.
00:42:39Le sujet,
00:42:40c'est aussi de proposer quelque chose
00:42:41pour améliorer
00:42:42le service public,
00:42:43pour donner justement
00:42:44toute sa crédibilité
00:42:45à cette commission d'enquête.
00:42:46J'ai reçu un petit message,
00:42:47je vais vous le lire.
00:42:48Tiens, je ne les lis pas d'habitude,
00:42:49mais je vais vous le lire.
00:42:50« À l'oncle et exceptionnel,
00:42:51si tous pouvaient être comme lui,
00:42:52en quoi se distingue-t-il des autres ?
00:42:54De fait,
00:42:54il est devenu en quelques jours
00:42:55un véritable personnage,
00:42:56en faisant précisément preuve
00:42:57de qualité oubliée
00:42:58de la classe politique.
00:43:00Intelligent,
00:43:00intelligible,
00:43:01travailleur,
00:43:01informé,
00:43:02clair,
00:43:02méthodique,
00:43:03structuré,
00:43:04connaît son sujet
00:43:04sur le bout des doigts,
00:43:05calme,
00:43:06imperturbable,
00:43:07ton égal,
00:43:07courtois,
00:43:08néanmoins ne cherche nullement
00:43:09à plaire,
00:43:10persévérant,
00:43:10ne lâche pas le morceau,
00:43:11exerce son droit de suite
00:43:12et surtout,
00:43:13contrairement à ses collègues,
00:43:14il donne le sentiment
00:43:15de n'avoir peur de rien
00:43:16ni de personne,
00:43:17jamais énervé ou démonté,
00:43:18garde le regard fixé
00:43:19sur la ligne bleue des Vosges,
00:43:21exposé au grand jour
00:43:21des innombrables scandales
00:43:23du service public.
00:43:24On lui a confié une mission,
00:43:25à la surprise générale,
00:43:26il l'a remplie,
00:43:27il l'a préparée superbement,
00:43:28l'amène avec brio,
00:43:29ne se laisse pas impressionner
00:43:30par les aboiements,
00:43:31ira jusqu'au bout
00:43:32sans que rien ne s'en détourne.
00:43:33Il n'y a pas à dire
00:43:34« On avait perdu l'habitude ». »
00:43:36Je trouve cette petite éditoriale
00:43:38formidable.
00:43:39Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:43:40Écoutons un troisième passage
00:43:41de cet audiovisuel public
00:43:43hier et de cette commission.
00:43:46Je pense qu'il faut bien
00:43:46distinguer ici,
00:43:47et je vous remercie
00:43:48de m'en donner l'opportunité,
00:43:50le travail d'un journaliste
00:43:51quand il est sous le contrôle
00:43:52de son employeur,
00:43:53notamment dans l'audiovisuel public,
00:43:55et la liberté d'expression syndicale
00:43:57qui est garantie par la Constitution.
00:43:59Notre syndicat défend
00:44:01ce qu'il considère être bon
00:44:02pour les conditions de travail,
00:44:05les intérêts des journalistes,
00:44:06la liberté de la presse,
00:44:07le pluralisme
00:44:08et l'information en général.
00:44:09Nous défendons aussi
00:44:10de manière plus générale
00:44:12une société juste, égalitaire,
00:44:14je pourrais développer,
00:44:15mais même si nous sommes
00:44:16indépendants des partis,
00:44:18nous avons toute liberté
00:44:19en tant qu'organisation syndicale,
00:44:21oui, pour contester
00:44:22ou combattre des projets politiques
00:44:24que nous considérons dangereux
00:44:25pour les intérêts
00:44:26de ceux que nous représentons.
00:44:28Des syndicats de journalistes
00:44:29prennent position
00:44:30contre le programme politique
00:44:31de l'extrême droite,
00:44:32c'est vrai,
00:44:32mais comme c'est le cas
00:44:33pour des syndicats de magistrats,
00:44:35d'agriculteurs,
00:44:36de policiers
00:44:37ou d'enseignants
00:44:38et c'est bien
00:44:39l'objet de la liberté syndicale.
00:44:41Alors là,
00:44:41c'est intéressant,
00:44:42vous avez un journaliste
00:44:43qui explique
00:44:43qu'on apprend à des journalistes
00:44:45de prendre position
00:44:47contre l'extrême droite
00:44:48qu'il faudrait définir.
00:44:50Ça passe un peu inaperçu,
00:44:51je ne sais pas si vous avez vu
00:44:52l'ordinateur du collègue
00:44:53qui est à côté de lui,
00:44:53il y a un petit autocollant
00:44:54sur l'ordinateur,
00:44:55il y a marqué
00:44:55la fusion, c'est non.
00:44:56En fait,
00:44:56il parle de l'audiovisuel public
00:44:57parce que le projet
00:44:58c'était de fusionner
00:44:59un certain nombre d'entités.
00:45:00Donc en fait,
00:45:00il ne parle évidemment
00:45:02pas de manière totalement extérieure
00:45:03à toutes ses considérations politiques
00:45:05puisque précisément
00:45:06Charles Laloncle
00:45:06il est à l'UDR
00:45:07qui est associé,
00:45:08allié à ORN
00:45:09qui veut privatiser
00:45:10une grande partie
00:45:11du service public.
00:45:12Donc évidemment
00:45:12que ça fausse aussi
00:45:13l'analyse
00:45:14qui peut être portée
00:45:14par ces syndicats.
00:45:15Et ce qui me frappe,
00:45:16Pascal,
00:45:17c'est que les journalistes
00:45:19alors que les vrais politologues
00:45:21je pense par exemple
00:45:22à Jean-Yves Camus
00:45:23expliquent de manière
00:45:25très précise
00:45:26à quel point
00:45:27le terme d'extrême droite
00:45:29n'a plus aucun sens
00:45:30et bien les journalistes
00:45:32ne s'informent pas
00:45:33ne lisent pas
00:45:34ces gens-là
00:45:35et continuent
00:45:36à utiliser un terme
00:45:37qui est
00:45:38passe-partout
00:45:39et qui est
00:45:40d'un confort absolu.
00:45:42Moi ce que je trouve
00:45:43assez révoltant
00:45:43pardonnez-moi
00:45:45ce que je trouve
00:45:46assez révoltant
00:45:47c'est le fait
00:45:48que le discours
00:45:49qui est prononcé
00:45:51ne vise
00:45:52que l'extrême droite.
00:45:53C'est-à-dire
00:45:54qu'aujourd'hui
00:45:54l'extrême gauche
00:45:56qui est représentée
00:45:57par LFI
00:45:58quand même pose un problème
00:45:59qui veut casser le parlement
00:46:01qui veut mettre
00:46:02la constitution
00:46:02et la république
00:46:03par terre
00:46:03aujourd'hui
00:46:04qui est antisémite
00:46:05et là on ne dit rien
00:46:07ça ne le gêne pas
00:46:08ce monsieur.
00:46:09Qui dit à des journalistes
00:46:10de se taire
00:46:11qui dit à des journalistes
00:46:12du service public
00:46:12de se taire
00:46:13qui dit
00:46:13lorsque la police arrive
00:46:14la république
00:46:15c'est moi
00:46:16et ça
00:46:17ça choque personne
00:46:18dans ce monde
00:46:20je vous assure
00:46:20dans ce monde
00:46:21journalistique
00:46:22il y a combien
00:46:23de journalistes
00:46:24en France ?
00:46:24Ah c'est une bonne question
00:46:25dans nos cartes de presse ?
00:46:26Le nombre
00:46:27qui votera
00:46:28Jean-Luc Mélenchon
00:46:29au premier tour
00:46:29de la présidentielle
00:46:30est important
00:46:31ne vous y trompez pas
00:46:32et des journalistes
00:46:33qui voteront
00:46:34Jordan Bardella
00:46:35ou Marine Le Pen
00:46:35vous n'en trouverez pas.
00:46:38Ils ne devront pas le dire.
00:46:39Moi je ne sais pas
00:46:41ce n'est pas leur culture.
00:46:44Je pense que
00:46:45sur cette commission d'enquête
00:46:46il y a aussi quelque chose
00:46:47c'est que
00:46:48Mayelen Trémonet
00:46:49ils ont du mal
00:46:50à accepter que Charles
00:46:51à l'oncle
00:46:51qui est devenu
00:46:52la vitrine du DR
00:46:53puisse sortir du lot
00:46:55grâce à cette commission
00:46:56d'enquête
00:46:56Eric Ciotti
00:46:57pour lui c'est quand même
00:46:58un coup de communication
00:46:59formidable
00:47:00parce qu'il a un député
00:47:01brillant
00:47:01qui sort du lot
00:47:02qui devient la vitrine
00:47:02d'un petit groupe
00:47:03ils ne sont pas
00:47:03énormément de députés
00:47:04c'est un groupe
00:47:06politique récent
00:47:07donc forcément
00:47:08c'est une publicité
00:47:09énorme
00:47:09et je pense qu'il y a aussi
00:47:10quelque chose d'insupportable
00:47:11pour ceux qui considèrent
00:47:12que c'est l'extrait
00:47:12Je renvoie tout à l'heure
00:47:13au petit billet
00:47:14que j'ai lu
00:47:14d'un téléspectateur fidèle
00:47:16que je salue
00:47:17et qui nous regarde
00:47:18chaque matin
00:47:19comme nous regarde
00:47:20chaque matin
00:47:21l'art des transitions
00:47:22notre excellent ami
00:47:24Thomas Hill
00:47:24Magnifique
00:47:25Bonjour Pascal
00:47:26Comment ça va cher Thomas ?
00:47:28Très bien
00:47:28Ce matin je reçois
00:47:29une femme qui a renoncé
00:47:31à la télévision
00:47:31c'est assez rare
00:47:32quand même dans ce métier
00:47:33des gens qui décident
00:47:34d'arrêter la télé
00:47:34Alessandra Sublet
00:47:36qui viendra nous voir
00:47:37elle sort son premier roman
00:47:38aujourd'hui
00:47:39Non c'est vrai
00:47:40c'est vrai
00:47:41que la télé
00:47:43c'est une
00:47:44je crois que c'est
00:47:44Thierry Ardisson
00:47:45qui disait que la télé
00:47:46c'est une drogue
00:47:46qu'il avait essayé
00:47:48toutes les drogues
00:47:48et que c'était celle
00:47:49qui était la plus
00:47:50la plus forte
00:47:51et on pense à lui
00:47:53évidemment Thierry Ardisson
00:47:559h52
00:47:56on va marquer une pause
00:47:58et alors on va recevoir
00:48:00alors ça
00:48:01on va recevoir
00:48:01Marine Lançon
00:48:03connaît la jeune femme
00:48:04qu'on va recevoir
00:48:05qui s'appelle Hélène Meillard
00:48:06et que vous connaissez peut-être
00:48:07parce qu'elle est à dinard
00:48:08parait-il sur les marchés
00:48:10l'été
00:48:10toujours et tout le temps
00:48:12est-ce qu'on peut voir
00:48:13juste une petite bande-annonce
00:48:14d'Hélène Meillard
00:48:15quelques secondes
00:48:16parce qu'il nous reste
00:48:1630 secondes
00:48:17Marine
00:48:18on va le jouer
00:48:19en teaser
00:48:20ce livre invite
00:48:21à repenser l'élégance
00:48:22du quotidien
00:48:22comme art accessible
00:48:23fait de bienveillance
00:48:24de simplicité
00:48:25alors je ne sais pas
00:48:26si c'est de simplicité
00:48:26et d'audace
00:48:27loin de tout élitisme
00:48:28et elle fait des petites vidéos
00:48:30marrantes
00:48:30regardez par exemple
00:48:31une des vidéos
00:48:31qu'elle a faites
00:48:32d'aucuns vont penser
00:48:35que je vais encore
00:48:36à un mariage
00:48:37mais il n'en est rien
00:48:38mais ce n'est pas des courses
00:48:39pour le dîner de ce soir
00:48:40je ne pars pas au marché
00:48:42mais néanmoins
00:48:44je vous y attends
00:48:44samedi 10
00:48:45donc samedi prochain
00:48:46alors l'étrique
00:48:47c'est la saison
00:48:47des mariages
00:48:48mais également
00:48:48la saison des marchés
00:48:50samedi très chargé
00:48:51ce matin marché
00:48:52et cet après-midi
00:48:53un mariage
00:48:54d'aucuns vont s'imaginer
00:48:56que j'étais au marché
00:48:57dans cette tenue
00:48:58ce matin
00:48:59il faut dire
00:49:00que j'y ai pensé
00:49:01mais enfin
00:49:03pour être plus discrète
00:49:04j'ai choisi
00:49:04un chemin creux
00:49:05pour m'habiller
00:49:06avant l'église
00:49:07et Marine m'a dit
00:49:08c'est une femme
00:49:09tout à fait étonnante
00:49:10donc elle a sa place
00:49:11parmi nous
00:49:11Hélène Meillard
00:49:12elle est une créatrice
00:49:13française de contenu
00:49:14influenceuse
00:49:15créatrice de bijoux
00:49:16connue notamment
00:49:16pour sa marque
00:49:17les précieuses
00:49:17et son succès
00:49:18sur les réseaux sociaux
00:49:19et elle a dit
00:49:20briller par votre savoir-vivre
00:49:22parce que vous
00:49:22vous êtes pas toujours
00:49:22bien élevé
00:49:23monsieur Bilger
00:49:24vous êtes un poli
00:49:27vous coupez la parole
00:49:28vous dites des bêtises
00:49:29donc vous allez prendre
00:49:30je suis discipliné ici
00:49:32oui
00:49:32briller
00:49:35parce que j'aime écouter
00:49:36certains
00:49:36oui
00:49:37vous aimez surtout
00:49:38vous écoutez vous
00:49:38il est 9h54
00:49:40alors je m'écoute pas
00:49:41beaucoup
00:49:41à tout de suite
00:49:41pour le plein
00:49:42bonjour
00:49:45vous nous rappelez
00:49:47les titres
00:49:48bonjour
00:49:53Pascal
00:49:54et bonjour à tous
00:49:55à la une de l'actualité
00:49:56si la commission
00:49:57passait outre le vote
00:49:58du parlement européen
00:49:59qui a voté hier
00:50:00la saisine de la cour de justice
00:50:01quant à l'application
00:50:02du Mercosur
00:50:03ce serait un viol démocratique
00:50:05les mots ce matin
00:50:06de Maude Bréjon
00:50:07micro de Sonia Mavrouk
00:50:08de son côté
00:50:10Bruxelles
00:50:10se défend
00:50:11rappelant qu'avant
00:50:11la décision de la justice européenne
00:50:13la commission a le droit
00:50:14d'appliquer le traité
00:50:15à titre provisoire
00:50:16c'est l'autre information
00:50:18de ce jeudi
00:50:19le Danemark
00:50:20souhaite poursuivre
00:50:21un dialogue constructif
00:50:22avec ses alliés
00:50:23à propos du Groenland
00:50:24et de la sécurité
00:50:25dans l'Arctique
00:50:26mais dans le respect
00:50:27de son intégrité territoriale
00:50:29déclaration ce matin
00:50:30de la première ministre
00:50:31Maître Frédéric Sen
00:50:33dans un communiqué
00:50:35dans lequel elle ajoute
00:50:36nous pouvons négocier
00:50:37tous les aspects politiques
00:50:38mais nous ne pouvons pas
00:50:39négocier notre souveraineté
00:50:40peut-être bien
00:50:42la fin de la guerre
00:50:43en Ukraine
00:50:44il ne reste plus
00:50:45qu'un point à régler
00:50:46et c'est ce qu'affirme
00:50:47ce matin
00:50:47l'émissaire américain
00:50:48Steve Witkoff
00:50:49à quelques heures
00:50:50d'une nouvelle étape
00:50:51dans les négociations
00:50:52entre Washington et Moscou
00:50:53avec à l'agenda
00:50:54aujourd'hui
00:50:55une rencontre
00:50:56entre Vladimir Poutine
00:50:57et l'envoyé spécial américain
00:50:58un nouvel entretien
00:51:00à la demande
00:51:00de la partie russe
00:51:02en France
00:51:03la Bretagne
00:51:03sous les eaux
00:51:04comme vous pouvez le voir
00:51:05sur ces images
00:51:06le Finistère et le Morbi
00:51:07en restant vigilants
00:51:08surange cru jusqu'à demain
00:51:09et les dégâts
00:51:10sont déjà importants
00:51:11dans la région
00:51:126 routes départementales
00:51:13étaient fermées
00:51:14à la circulation hier soir
00:51:15à Quimper
00:51:16plusieurs rues
00:51:17étaient impraticables
00:51:18provoquant la mise en place
00:51:19de déviations
00:51:20et des perturbations
00:51:21sur le trafic routier
00:51:22et à Quimper
00:51:23les lais qui ont connu
00:51:24des débordements
00:51:25et un bar a été inondé
00:51:27on poursuit avec ces images
00:51:29de dégradation
00:51:30commises dans l'église
00:51:31de Saint-Sylva-Toulouse
00:51:32la statue de la Vierge Marie
00:51:34a été volontairement
00:51:35renversée
00:51:35comme vous pouvez le constater
00:51:37l'acte a suscité
00:51:38une vive émotion
00:51:39au sein de la paroisse
00:51:41le père François de Larboust
00:51:42curé des lieux
00:51:43a annoncé le dépôt
00:51:44d'une plante
00:51:45et l'organisation
00:51:46d'une messe de réparation
00:51:47on passe à présent
00:51:49à ce coup dur
00:51:50pour les salariés
00:51:51de la Société Générale
00:51:52le groupe
00:51:53qui compte 40 000 collaborateurs
00:51:54en France
00:51:55annonce un projet
00:51:56de réorganisation
00:51:58qui prévoit
00:51:59la suppression
00:51:59de 1800 postes
00:52:00en France
00:52:01d'ici la fin 2027
00:52:03sans procéder
00:52:04à un plan de départ
00:52:05des suppressions
00:52:06qui concernent
00:52:07plusieurs activités
00:52:08et fonctions centrales
00:52:09au siège
00:52:10ainsi que l'organisation
00:52:11régionale
00:52:11de la Banque de Détail
00:52:13le livret A
00:52:15ne fait plus recette
00:52:16les épargnants
00:52:17ont retiré plus d'argent
00:52:18qu'ils n'en ont déposé
00:52:19l'an dernier
00:52:20une première
00:52:20depuis 2015
00:52:21et qui s'explique
00:52:22par la concurrence féroce
00:52:24de l'assurance vie
00:52:25c'est ce qu'affirme
00:52:25la Caisse des dépôts
00:52:26une situation rare
00:52:28pour le produit financier
00:52:29le plus célèbre en France
00:52:30détenu
00:52:31je vous le rappelle
00:52:31par 57 millions
00:52:33d'épargnants
00:52:34et concentrant
00:52:35près de 450 milliards d'euros
00:52:37et puis les autorités chiliennes
00:52:39annoncent l'arrêtation
00:52:40d'une personne
00:52:41suspectée d'avoir déclenché
00:52:42un incendie volontaire
00:52:44dans le sud du pays
00:52:45où d'importants
00:52:46feux de forêt sévissent
00:52:47depuis samedi
00:52:48et qui ont coûté la vie
00:52:49à 21 personnes
00:52:50le suspect a été arrêté
00:52:52en possession
00:52:53d'un bidon
00:52:53de 5 litres de carburant
00:52:55merci beaucoup
00:52:57Somaïa
00:52:57et les oncles 10h04
00:52:58et l'ennemi hier
00:52:59est avec nous
00:52:59brillez
00:53:00la préface de Stéphane Berne
00:53:01évidemment
00:53:02brillez par votre savoir-vivre
00:53:04alors ça j'adore votre livre
00:53:05ah merci
00:53:06mais oui parce qu'on apprend
00:53:08plein de choses
00:53:08alors ça c'est génial
00:53:09par exemple
00:53:10que faire
00:53:11si notre invité
00:53:12apporte une bouteille
00:53:13voilà une question intéressante
00:53:15si c'est du champagne
00:53:16et qu'il est frais
00:53:17vous n'avez plus
00:53:17qu'à ouvrir la bouteille
00:53:18si c'est du vin
00:53:19que vous avez déjà prévu
00:53:21et débouché de votre
00:53:22remercie avec enthousiasme
00:53:24et dites que vous le boirez
00:53:25ensemble
00:53:26la prochaine fois
00:53:27alors moi ce que je fais
00:53:28souvent
00:53:29c'est que j'écris
00:53:30le nom de la personne
00:53:32qui me l'a offert
00:53:33dans un petit coin
00:53:34de l'étiquette
00:53:35parce qu'effectivement
00:53:36on en reçoit un certain nombre
00:53:38pour ne pas oublier
00:53:39qui est la personne
00:53:40qui me l'a offert
00:53:41voilà
00:53:41alors tout est
00:53:43alors tout est évidemment
00:53:44comme ça
00:53:44mais il y a une question
00:53:45souvent que je me pose
00:53:47et parfois
00:53:47utiliser la règle
00:53:50peut être mal vu
00:53:51parce que l'autre
00:53:52ne connaît pas forcément
00:53:53la règle
00:53:53exemple
00:53:54qui entre en premier
00:53:56dans un endroit public
00:53:58lorsqu'on est en couple
00:53:59a priori c'est l'homme
00:54:00il entre dans le restaurant
00:54:02bon ça veut dire
00:54:03qu'il passe devant la femme
00:54:04et donc
00:54:05de passer devant la femme
00:54:07avec une femme
00:54:08peut-être
00:54:08qui ne connaît pas
00:54:09cet usage
00:54:10elle peut se dire
00:54:10il ne m'ouvre pas la porte
00:54:12et il ne me fait pas entrer
00:54:13bah oui c'est vrai
00:54:14mais en fait
00:54:16c'est vrai que c'est vraiment
00:54:16l'homme qui rentre en premier
00:54:18dans un endroit public
00:54:19contrairement à un endroit privé
00:54:20ah oui
00:54:22dans un endroit privé
00:54:22c'est la femme
00:54:24qui rentre en premier
00:54:24oui bien sûr
00:54:25même si vous arrivez
00:54:28par exemple
00:54:28lors d'un premier rendez-vous
00:54:30chez vous
00:54:30avec une femme
00:54:31hop
00:54:32vous la faites rentrer
00:54:33en premier
00:54:34dans la maison
00:54:34dans l'escalier
00:54:35l'escalier
00:54:36lorsqu'on prend un escalier
00:54:37quand on descend
00:54:38c'est un homme
00:54:38qui passe en premier
00:54:39pour empêcher
00:54:40que la dame tombe
00:54:41voilà
00:54:41bon alors
00:54:42je disais
00:54:43il y a une vraie question
00:54:46à laquelle
00:54:47on a du mal à répondre
00:54:48c'est
00:54:48est-ce qu'aujourd'hui
00:54:49on est moins bien élevé
00:54:51qu'on ne l'était
00:54:52il y a 50 ans
00:54:53par exemple
00:54:54est-ce qu'un gosse
00:54:54de 10 ans aujourd'hui
00:54:55globalement
00:54:56globalement
00:54:57est moins bien élevé
00:54:59qu'un gosse
00:54:59en 1976
00:55:01et je parle souvent
00:55:02moi des lois
00:55:03non écrites
00:55:04par exemple
00:55:05les lois non écrites
00:55:06c'est-à-dire que
00:55:06on ne crie pas tout fort
00:55:08quand on rentre
00:55:09avec son portable
00:55:10dans un train
00:55:11on ne parle pas
00:55:12on le met sur vibreur
00:55:13bon
00:55:13il n'y avait pas à l'époque
00:55:15évidemment de téléphone
00:55:16mais est-ce qu'on a
00:55:16des statistiques là-dessus
00:55:17non ?
00:55:18non on n'a aucune
00:55:18c'est aucune statistique
00:55:19par contre ce sont des constats
00:55:20que l'on a
00:55:21bah oui mais les constats
00:55:23qui va se lever dans le métro
00:55:24pour laisser une personne âgée
00:55:25s'asseoir
00:55:26c'est vrai qu'on remarque
00:55:28qu'il y a de moins en moins
00:55:29de bienveillance
00:55:30et d'attention à l'autre
00:55:31le savoir-vivre
00:55:33est peut-être un petit peu délaissé
00:55:34mais justement
00:55:36voilà
00:55:36c'est
00:55:37le fait d'en reparler
00:55:38permet de remettre
00:55:39le savoir-vivre
00:55:40dans l'actualité
00:55:42et que ça devient
00:55:44un sujet important
00:55:45puisque
00:55:46le savoir-vivre
00:55:47en fait
00:55:47c'est un facilitateur
00:55:48dans les relations humaines
00:55:50s'agissant pardon
00:55:51madame du métro
00:55:52je suis un grand utilisateur
00:55:53et rassurez-vous Pascal
00:55:54vous allez être
00:55:55ravi de ce que je vais dire
00:55:56les personnes que je vois
00:55:58céder leur place
00:55:59à des personnes âgées
00:56:01ce sont souvent
00:56:01des immigrés
00:56:02pourquoi ?
00:56:03parce qu'ils ont encore
00:56:04le sens des traditions
00:56:05et le respect
00:56:06de la personne âgée
00:56:07des personnages
00:56:08exactement
00:56:09des petits narcissiques
00:56:10européens
00:56:11non plus
00:56:11oui
00:56:12vous avez tout à fait raison
00:56:13bien sûr
00:56:14bon alors
00:56:15c'est quand même très chic
00:56:16votre ouvrage
00:56:17par exemple
00:56:18vous parlez des rallies
00:56:19les rallies
00:56:20c'était la bourgeoisie française
00:56:21qui envoyait ses enfants
00:56:23les rallies
00:56:24je ne sais même pas
00:56:25si tout le monde sait
00:56:25exactement ce que c'est
00:56:26parce que certains
00:56:27pensent que c'est
00:56:28pour des voitures
00:56:29mais en fait
00:56:30c'était des cours de danse
00:56:31après ça
00:56:33c'est un petit clin d'œil
00:56:33aujourd'hui
00:56:34les rallies permettent
00:56:35aux jeunes
00:56:35de se retrouver entre eux
00:56:36heureusement qu'il y a
00:56:37d'autres choses
00:56:37que les rallies
00:56:38et surtout de rassurer
00:56:40les parents
00:56:40parce que vraiment
00:56:41on est entre nous
00:56:42et on ne veut pas
00:56:43que vous rencontriez
00:56:44des gens
00:56:44qui ne sont pas
00:56:45de notre monde
00:56:46comme on disait jadis
00:56:47mais ne comptez pas
00:56:48y trouver votre futur conjoint
00:56:50ou un genre d'un bon parti
00:56:51les mariages
00:56:51qui sont issus
00:56:52deviennent rares
00:56:53de nos jours
00:56:53les jeunes gens
00:56:54sont un peu indifférents
00:56:55à ce genre de rassemblement
00:56:56oui bien sûr
00:56:56évidemment
00:56:57ça tombe un peu
00:56:58en désuétude
00:56:59bon pourquoi
00:57:00mettre sa main dans la bouche
00:57:01quand on baille
00:57:01bon outre le fait
00:57:02que personne n'a envie
00:57:03de voir l'intérieur
00:57:04de votre bouche
00:57:04cette habitude
00:57:05vient d'un passé lointain
00:57:05où l'on craignait
00:57:06en laissant ouvert
00:57:07cet orifice
00:57:07d'offrir une porte
00:57:09d'entrer au diable
00:57:10et d'être ainsi possédé
00:57:11bon ça
00:57:12ce sont des idées
00:57:13du Moyen-Âge
00:57:14c'est joli votre
00:57:15oui bien sûr
00:57:16donc on va en parler
00:57:18et puis alors
00:57:18vous êtes à Dinard
00:57:19parce que vous faites
00:57:20j'ai montré tout à l'heure
00:57:21une petite vidéo
00:57:21on va en voir une autre
00:57:22pourquoi vous êtes
00:57:23sur les marchés à Dinard
00:57:24parce que je passe
00:57:25mes vacances
00:57:25dans la région
00:57:26et que je connais bien Dinard
00:57:28je sais que le marché
00:57:28de Dinard
00:57:29est absolument incontournable
00:57:31qu'il est très sympathique
00:57:32et donc j'ai beaucoup
00:57:34de plaisir
00:57:34mais vous êtes un personnage
00:57:35à Dinard
00:57:36c'est Marine Lançon
00:57:37qui est elle
00:57:38c'est très chic
00:57:39Dinard
00:57:40attention
00:57:41c'est très chic
00:57:42très très chic
00:57:43Dinard
00:57:43ne vous y trompez pas
00:57:45c'est pas
00:57:46la station balnéaire
00:57:48classique
00:57:50si j'ose dire
00:57:50d'ailleurs Marine Lançon
00:57:51il y a plusieurs propriétés
00:57:53que voulez-vous dire
00:57:54Richard Millet
00:57:55c'est chic du tout
00:57:56puisque j'y suis
00:57:56moi je suis pas chic
00:57:57non mais c'est
00:57:59c'est plutôt chic
00:57:59c'est la bourgeoisie parisienne
00:58:01qui a l'air
00:58:02en vacances
00:58:02en Bretagne
00:58:03enfin la bourgeoisie parisienne
00:58:05va quand même partout
00:58:06Saint-Lunaire
00:58:07est plus chic
00:58:07Saint-Lunaire
00:58:09ou Saint-Briac
00:58:10après il y a différents degrés
00:58:12peu importe
00:58:13Saint-Lunaire
00:58:13Saint-Briac
00:58:14il y a des frontières invisibles
00:58:16entre la bourgeoisie parisienne
00:58:17bon
00:58:18alors je voulais vous faire juste
00:58:19écouter un deuxième extrait
00:58:21de ce que vous faites
00:58:22parce que là
00:58:22vous arrivez avec un chapeau
00:58:23vous en faites beaucoup quand même
00:58:24ah bah c'est un petit peu
00:58:26que surdé
00:58:26vous trouvez ça joli
00:58:28les chapeaux pour les mariages
00:58:29ben j'aime bien
00:58:30ben oui
00:58:30j'aime bien
00:58:31vous n'aimez pas vous
00:58:32oui c'est bien
00:58:32vous trouvez que c'est bien
00:58:33le chapeau
00:58:34là on va vous voir
00:58:34avec un chapeau
00:58:35il y a des chapeaux et chapeaux
00:58:37ben là c'est un chapeau
00:58:39bah Yalène
00:58:40vous mettez des chapeaux
00:58:41dans les mariages
00:58:42mais dans les mariages
00:58:43c'est un dress code
00:58:44normalement c'est avec chapeau
00:58:45ouais dress code quand même
00:58:46ben ça dépend
00:58:48c'est le moment
00:58:48où on met des chapeaux
00:58:49en fait
00:58:50si on a envie d'en mettre
00:58:51on en met
00:58:52bon on a quand même
00:58:53des questions essentielles
00:58:54le monde est à feu et à sang
00:58:55et on se demande
00:58:56si on va mettre un chapeau
00:58:57le jour d'un mariage
00:58:58justement c'est d'un peu
00:58:59je tempérer sur les chevaux
00:59:00voilà
00:59:00on oublie un peu
00:59:01ça pour tempérer
00:59:02nous tempérons
00:59:02regardez cette petite extrait
00:59:05que vous nous avez envoyé
00:59:06la saison des mariages reprend
00:59:11non non je plaisante
00:59:13donc je vous attends aujourd'hui
00:59:14avec un bras coquette chapeau
00:59:16nous sommes samedi
00:59:17à notre bande
00:59:17qu'à 2 jusqu'à 18h
00:59:19à tout à l'heure
00:59:23écoutez
00:59:25savez-vous que Louis XIV
00:59:27a raffolé des poires
00:59:29Jean-Baptiste de la Catigny
00:59:31directeur des fruitiers
00:59:33et des potagers
00:59:34à la cour de Versailles
00:59:35cultiver environ
00:59:37500 variétés de poiriers
00:59:38j'en profite
00:59:40pour vous rappeler
00:59:42ma vente
00:59:42à bientôt
00:59:43bon moi je mange pas
00:59:50une poire comme ça
00:59:50mais bon
00:59:51vous en mettez plein
00:59:52plein partout
00:59:53parce que une poire ça coule
00:59:54on met le chapeau
00:59:55il vous plaît le chapeau ?
00:59:57non
00:59:57absolument pas
00:59:58non non non
00:59:58là c'était un peu
00:59:59outrancier
01:00:00c'était volontairement
01:00:02reste plus sobre
01:00:02bon
01:00:03le procès
01:00:05de Marine Le Pen
01:00:06on va en parler
01:00:06oui un mot sur le Mercosur
01:00:07pourquoi ?
01:00:09parce que je trouve
01:00:09extraordinaire
01:00:10que c'est la justice
01:00:11qui va décider
01:00:13une nouvelle fois
01:00:15alors la justice décide
01:00:16qui est président de la république
01:00:17la justice décide
01:00:19si la loi du Mercosur
01:00:21sur laquelle on travaille
01:00:21depuis 25 ans
01:00:22qui a été votée
01:00:23par des gouvernants
01:00:23qui n'est plus votée
01:00:24par des parlementaires européens
01:00:25et maintenant c'est la justice
01:00:26expliquez-nous ça
01:00:27parce que je trouve
01:00:28que c'est invraisemblable
01:00:29la justice a 18 mois
01:00:30je crois pour se prononcer
01:00:31la cour de la justice
01:00:32de l'Union Européenne
01:00:32a 18 mois pour se prononcer
01:00:33sur le Mercosur
01:00:34est-ce qu'il est conforme
01:00:35aux différents traités européens
01:00:37et pendant ce temps-là
01:00:37il ne devrait pas s'appliquer
01:00:38je dis devrait
01:00:39parce qu'il est tout à fait
01:00:40envisageable
01:00:41que la commission européenne
01:00:42force un peu les choses
01:00:43et dit
01:00:44pendant ce temps-là
01:00:45on va quand même l'appliquer
01:00:46moi ce qui me marque plus
01:00:47dans ce que vous rappelez
01:00:48sur le Mercosur
01:00:49c'est que vous avez
01:00:50une majorité
01:00:50de parlementaires européens
01:00:52donc
01:00:52qui représentent
01:00:53les européens
01:00:54qui sont contre
01:00:55et pour autant
01:00:56c'est pas certain
01:00:57que ça passe pas à la fin
01:00:58parce que c'est Ursula von der Leyen
01:00:59qui décide pour nous en fait
01:01:00mais Ursula von der Leyen
01:01:01c'est une autocrate
01:01:03au service
01:01:04de l'Allemagne
01:01:04c'est encore
01:01:05des choix judicieux
01:01:07d'Emmanuel Macron
01:01:07c'est-à-dire que
01:01:08non seulement
01:01:09il est allé la chercher
01:01:10mais il est allé la rechercher
01:01:11et à l'arrivée
01:01:13elle dirige l'Europe
01:01:13contre nous
01:01:14alors après je pense
01:01:15qu'Emmanuel Macron
01:01:16est favorable au Mercosur
01:01:16donc en vrai
01:01:17lui ça lui va
01:01:18plutôt à mon avis
01:01:18le fait que
01:01:19Ursula von der Leyen
01:01:20veut l'appliquer
01:01:21écoutez Maud Bréjean
01:01:22qui est intervenu
01:01:24ce matin sur ce sujet
01:01:24et on écoutera des agriculteurs
01:01:26parce qu'au moins
01:01:26les agriculteurs
01:01:27eux ils sont contents
01:01:27et ça c'est une bonne chose
01:01:29On se pose désormais
01:01:31la question
01:01:31de la possibilité
01:01:33d'appliquer ce traité
01:01:35de façon provisoire
01:01:37c'est une décision
01:01:39qui revient
01:01:39Ah bah ce serait là
01:01:40un déni de
01:01:41incroyable
01:01:41C'est une décision
01:01:42qui revient
01:01:43à Ursula von der Leyen
01:01:44et à la commission
01:01:46moi je dis une chose
01:01:47extrêmement simple
01:01:49ce n'est même plus
01:01:50un enjeu
01:01:50d'agriculture
01:01:51ou de Mercosur
01:01:52c'est un enjeu
01:01:53démocratique
01:01:54si Ursula von der Leyen
01:01:56si l'Union Européenne
01:01:57venait à passer
01:01:58de force
01:01:59en imposant
01:01:59une application
01:02:00provisoire
01:02:01ça constituerait
01:02:03en l'état
01:02:03eu égard
01:02:04au vote
01:02:05qui a eu lieu hier
01:02:06à Strasbourg
01:02:07une forme de viol démocratique
01:02:08Alors c'est le résultat
01:02:10du vote
01:02:10sur la saisine
01:02:11de la cour de justice
01:02:12de l'Union Européenne
01:02:14334 pour
01:02:15324 contre
01:02:17Alors qu'est-ce qui est
01:02:18intéressant là-dedans
01:02:19c'est que le Parlement
01:02:20et les députés européens
01:02:21ont voté
01:02:22contre leurs gouvernants
01:02:23n'ont pas voté
01:02:25la même chose
01:02:26que leurs gouvernants
01:02:26ce qui est quand même
01:02:27extravagant
01:02:28donc écoutez
01:02:29quelques réactions
01:02:30et notamment
01:02:31des agriculteurs
01:02:32C'est quand même
01:02:34un petit soulagement
01:02:35on n'a pas fait
01:02:36ça pour rien
01:02:37Du coup on est quand même
01:02:39contents
01:02:39parce qu'on a été entendus
01:02:40et que
01:02:41c'est une bonne nouvelle
01:02:43plutôt oui
01:02:43Espérons que
01:02:45le reste aille
01:02:46dans le bon sens
01:02:47et puis
01:02:47qu'on open
01:02:49une vraie victoire
01:02:50au bout du compte
01:02:52Ils se sont battus
01:02:53les agriculteurs
01:02:54ils sont allés
01:02:55à Bruxelles
01:02:55ils sont allés
01:02:56à Strasbourg
01:02:56ils sont allés
01:02:57à Paris
01:02:57ils ont autre chose
01:02:58à faire
01:02:59qu'à se battre
01:02:59avec leur tracteur
01:03:00ils devraient être
01:03:01dans leur ferme
01:03:02ils ont eu gain de cause
01:03:03c'est une bonne chose
01:03:03Attention à ne pas
01:03:04les oublier
01:03:05parce que ça a été
01:03:06un peu le cas
01:03:06rappelez-vous
01:03:07après la première mobilisation
01:03:08on est un peu passé
01:03:08vite à autre chose
01:03:09parmi les revendications
01:03:10il y a le Mercosur
01:03:11c'est sûr
01:03:12mais il y a aussi
01:03:12d'autres choses
01:03:13et il ne faudrait pas
01:03:13que le gouvernement
01:03:14mette ça de côté
01:03:14en disant
01:03:15c'est bon
01:03:15on est passé à autre chose
01:03:16il y a beaucoup de problèmes
01:03:17pour les agriculteurs encore
01:03:18Bon puisque vous avez la parole
01:03:20et bien Yannène aussi
01:03:20va l'avoir sur la politique
01:03:22le RN reconquête
01:03:24plus exactement
01:03:24Salie avec Franck Alizio
01:03:27à Marseille
01:03:28RN reconquête
01:03:30ensemble
01:03:31mais je n'ai pas
01:03:32entendu de réaction
01:03:33des institutions
01:03:35Moi j'ai sollicité
01:03:36les institutions
01:03:38comme vous dites
01:03:38c'est local
01:03:39c'est une réalité
01:03:40qui correspond
01:03:41à la réalité locale
01:03:42de Marseille
01:03:43il n'y a pas vocation
01:03:44forcément à décliner
01:03:45cette alliance
01:03:45partout dans les autres villes
01:03:47et à l'échelle nationale
01:03:48en revanche
01:03:48si ça fonctionne
01:03:49parce que Franck Alizio
01:03:50peut gagner à Marseille
01:03:51c'est tout à fait envisageable
01:03:52si ça fonctionne
01:03:52évidemment que
01:03:54la question va se poser
01:03:55à un moment donné
01:03:55de se dire
01:03:55attendez
01:03:56si on unit nos forces
01:03:56c'est une forme
01:03:58d'union des droites
01:03:59c'est une forme
01:04:00d'union des droites
01:04:01mais très locale
01:04:02parce que par exemple
01:04:03le duel qui se joue
01:04:03à Paris
01:04:04n'est pas du tout le même
01:04:05et il y a deux candidats
01:04:07bien précis
01:04:07Thierry Mariani
01:04:08et Sarah Knafo
01:04:09qui seront l'un contre l'autre
01:04:11et Rachida Dati
01:04:11d'ailleurs
01:04:12pour le reste de la droite
01:04:14donc pour l'instant
01:04:15pour moi
01:04:16ça se joue vraiment
01:04:16à l'échelle locale
01:04:17j'entends bien
01:04:18mais c'est une question
01:04:20de principe
01:04:21ce qui est bon
01:04:22à l'échelle locale
01:04:22doit être bon
01:04:23à l'échelle nationale
01:04:23ou ce qui est mauvais
01:04:24à l'échelle locale
01:04:25doit être mauvais
01:04:25à l'échelle nationale
01:04:26il y a une forme
01:04:27de continuité
01:04:28pour les partis
01:04:30avoir une ligne claire
01:04:32ce qui a toujours été le cas
01:04:33c'est un bon signe
01:04:35c'est révélateur
01:04:36déjà c'est révélateur
01:04:38c'est quand même
01:04:38la deuxième ville de France
01:04:39et c'est déjà
01:04:40un signe assez fort
01:04:41je pense
01:04:42qu'il y ait cette alliance
01:04:44qui est d'ailleurs
01:04:45voulue par les français
01:04:46qui sont de droite
01:04:47donc je
01:04:48bon après
01:04:49je ne suis pas sûr
01:04:50que Marine Le Pen
01:04:51par exemple
01:04:51soit totalement favorable
01:04:53à s'aligner
01:04:53et à s'associer
01:04:54je pense que Marine Le Pen
01:04:55c'est pour ça
01:04:55que je pose la question
01:04:56je pense qu'elle n'est pas
01:04:58elle n'est pas favorable
01:04:59Marine Le Pen
01:05:00je pense qu'il y a quand même
01:05:01des divergences
01:05:02on peut dire qu'il y a des similitudes
01:05:03il y a aussi des divergences
01:05:04entre les deux partis
01:05:04et je crois que c'est sain
01:05:05dans une démocratie
01:05:06qu'il puisse y avoir
01:05:07différentes sensibilités
01:05:08qui s'expriment
01:05:08dans un premier tour
01:05:09à l'élection présidentielle
01:05:10ensuite au second tour
01:05:11je pense que si
01:05:12Sarah Knafow
01:05:13ou Éric Zemmour
01:05:13appellent à voter pour un parti
01:05:15ce sera à mon avis
01:05:16pour le RN
01:05:16bon vous avez vu
01:05:18puisqu'on parle de Marseille
01:05:1980 des municipales
01:05:20Benoît Payan
01:05:21soigne ses appuis
01:05:22dit communautaire
01:05:23le 16 janvier
01:05:24lors de la fête
01:05:24de Yénadère à Marseille
01:05:26le maire sortant
01:05:26a promis
01:05:27un centre culturel
01:05:28berbère
01:05:29et c'est le nouvel an
01:05:32qui a été célébré
01:05:33et je vous propose
01:05:34peut-être de voir
01:05:35les images
01:05:36de monsieur Payan
01:05:37bon bah
01:06:00il va
01:06:01qu'est-ce qu'il faut pas faire
01:06:02quand on est grand par exemple
01:06:05c'est-à-dire
01:06:06je veux dire
01:06:07le clientélisme
01:06:09effréné
01:06:09il faut participer
01:06:11à une multitude
01:06:12de manifestations
01:06:13soutenir des causes
01:06:16dont on se désintéressait avant
01:06:18c'est effrayant
01:06:19vous pourriez pas faire ça
01:06:20non mais je dirais
01:06:22la vérité
01:06:23j'aurais peut-être
01:06:23passé l'esprit d'équipe
01:06:25oui
01:06:25c'est tout le problème
01:06:27effectivement
01:06:27des solistes
01:06:29moi je comprends
01:06:29les solistes
01:06:30je les comprends
01:06:31mais faut pas qu'ils jouent
01:06:32en équipe
01:06:33faut pas qu'ils fassent
01:06:34de la politique
01:06:34faut qu'ils vivent
01:06:36tout seuls
01:06:36puisqu'ils ne
01:06:38comment dire
01:06:39on est en bonne compagnie
01:06:40dans ce cas là
01:06:41en fait tout est
01:06:44faut simplement
01:06:45me semble-t-il
01:06:45être cohérent
01:06:46c'est-à-dire que
01:06:47quand tu es
01:06:48effectivement
01:06:48tu fais de la politique
01:06:49dans un parti politique
01:06:51j'imagine que t'es pas d'accord
01:06:53sur tout
01:06:53c'est vrai
01:06:54mais
01:06:55tu dois
01:06:56un minimum
01:06:58de solidarité
01:06:59avec les gens
01:07:00avec qui tu travailles
01:07:01à ne pas trahir
01:07:02à l'extérieur
01:07:04les pensées intimes
01:07:05que tu as
01:07:06autrement
01:07:07tu fais pas de politique
01:07:08c'est très dur
01:07:09de se néantiser
01:07:10c'est le sport
01:07:11c'est le football
01:07:12quand tu prends un ballon
01:07:14tu le gardes pas pour toi
01:07:15même si tu es bon
01:07:16si tu joues pas en équipe
01:07:17et bien à ce moment là
01:07:18tu vas être le meilleur joueur du monde
01:07:19si tu joues pas en équipe
01:07:20ton équipe est paire
01:07:21oui mais on a un but clair
01:07:23très différent
01:07:24le foot
01:07:24et l'esprit d'équipe
01:07:26dont parle Pascal
01:07:27non mais
01:07:27on sait que le but
01:07:28c'est de marquer
01:07:29donc
01:07:30à moins d'être débile
01:07:32non mais ce que vous comprenez pas
01:07:34dans ce que je dis
01:07:34c'est qu'on a le droit
01:07:35à la parole
01:07:36en interne
01:07:37autrement
01:07:38c'est une dictature
01:07:39je dis simplement
01:07:41que tous ceux qui parlent
01:07:42en externe
01:07:43abîment l'institution
01:07:44pour un parti politique
01:07:46et je leur interdis
01:07:47lorsqu'ils sont
01:07:48à l'intérieur du parti
01:07:49de
01:07:50ce qu'on appelle cracher dans la soupe
01:07:52mais en revanche
01:07:53que en interne
01:07:54il y ait des discussions
01:07:54c'est normal
01:07:55mais est-ce que la vérité
01:07:57n'est pas plus importante
01:07:58que la solidarité
01:08:00mais vous ne comprenez pas
01:08:01ce que je veux dire
01:08:02celui qui parle
01:08:03en externe
01:08:05la psychologie
01:08:06dans 9K sur 10
01:08:07il se fait plaisir
01:08:08ça l'amuse
01:08:10et c'est souvent un pervers
01:08:11souci de vérité
01:08:13non
01:08:13il habille ça avec la vérité
01:08:15il habille ça bien souvent
01:08:16avec la vérité
01:08:17mais la vérité
01:08:18pour le coup
01:08:18c'est qu'il pense à lui
01:08:19il ne pense qu'à lui
01:08:21vous savez le TPMG
01:08:22tout pour ma gueule
01:08:23voilà
01:08:24et puis il s'en fiche
01:08:25et puis après il habille ça
01:08:26en disant
01:08:26oui je le crois
01:08:28parce que
01:08:28c'est de la psychologie
01:08:30assez simple
01:08:32et quand t'es dans une équipe
01:08:34bah oui effectivement
01:08:34quand t'es dans un parti politique
01:08:36t'es pas d'accord sur tout
01:08:37bien sûr
01:08:38je mettrai une petite nuance
01:08:40par exemple
01:08:40ces dernières heures
01:08:41David Lissnard
01:08:41a pris ses distances avec LR
01:08:43il fait partie encore de LR
01:08:44officiellement
01:08:45je crois qu'il a plutôt raison
01:08:46ah oui mais là c'est autre chose
01:08:47parce que c'est pas son
01:08:49c'est pas la ligne politique
01:08:50mais là c'est autre chose
01:08:50il se déclare
01:08:51ça c'est encore autre chose
01:08:52il a le droit de se déclarer
01:08:54mais il regrette par exemple
01:08:55qu'est-ce qu'il a dit
01:08:55il regrette que LR
01:08:56ne vote pas la motion de censure
01:08:57sur le budget
01:08:57et que le budget est socialiste
01:08:58oui mais alors
01:08:59c'est encore autre chose
01:09:00en fait chaque cas est différent
01:09:02c'est encore autre chose
01:09:03je trouve que c'est pas la même chose
01:09:04là il a
01:09:04c'est pas la même chose
01:09:05il est plutôt
01:09:06il a plutôt raison je pense
01:09:07bah je pense que oui
01:09:08il est du même avis
01:09:09mais il peut pas le dire
01:09:10alors oui
01:09:11alors c'est pas bien élevé ça
01:09:12de trahir
01:09:13madame
01:09:14madame Meillard
01:09:15c'est pas bien élevé
01:09:16il faut pas tellement être
01:09:17individualiste
01:09:18j'allais vous le dire
01:09:19mais non
01:09:20il faut pas être individualiste
01:09:20mais vous savez
01:09:21on voit tous
01:09:21on voit toujours les gens
01:09:22qui ont fait du sport
01:09:23collectif dans la vie
01:09:24et ceux qui ont fait
01:09:25du back being
01:09:26ce qu'on a fait
01:09:26de l'escrime
01:09:27ou du tennis
01:09:28c'est pas les mêmes psychologiens
01:09:29exactement
01:09:30il faut penser aux autres
01:09:31il faut être bienveillant
01:09:32et faire corps avec les autres
01:09:34et au nom de la vérité
01:09:36vous voyez
01:09:36l'argument que dit monsieur
01:09:38monsieur Bilger
01:09:39c'est bien cela son nom
01:09:40au fond il pense à lui
01:09:42c'est ce que vous lui dites
01:09:42ce matin
01:09:43il pense à la vérité
01:09:44c'est ce que vous lui dites
01:09:45ce matin
01:09:46qu'il pense qu'à lui
01:09:46mais parce qu'en réalité
01:09:48la solidarité
01:09:49telle que l'a définie Pascal
01:09:50c'est un confort
01:09:52non
01:09:53mais la vérité
01:09:55n'existe pas
01:09:56la vérité
01:09:57vous vous avez la vérité
01:09:58vous détenez la vérité
01:09:59ça m'étonne pas de vous
01:10:00non non je ne l'ai pas
01:10:01mais on pourrait trouver
01:10:03des exemples
01:10:04où elle est évidente
01:10:05oui vous détenez la vérité
01:10:07mais ça ne m'étonne pas
01:10:07je pense que vous vriez
01:10:09en ce moment un petit peu
01:10:10monsieur Bilger
01:10:11si vous la détenez
01:10:12je ne pas ferai pas mon temps
01:10:14dans des dialogues
01:10:14bon
01:10:15orange
01:10:16orange
01:10:16est-ce qu'on peut parler d'orange
01:10:17avec ce qui se passe à Marseille
01:10:19avec
01:10:20ça c'est quand même extraordinaire
01:10:21ce qui se passe à Marseille
01:10:22vous voyez le sujet
01:10:23de Laurent Lestrat
01:10:24des mesures de sécurité drastiques
01:10:28en attendant le départ définitif
01:10:30des salariés
01:10:31du site d'orange
01:10:32à Marseille
01:10:32parmi elles
01:10:33le port de gilet pare-balles
01:10:35pour certains personnels
01:10:36et l'obligation
01:10:37de se tenir à distance
01:10:38des fenêtres
01:10:39afin d'éviter
01:10:39d'éventuels tirs
01:10:40les vitres
01:10:41elles seront désormais blindées
01:10:43on pouvait tout imaginer
01:10:44mais aujourd'hui
01:10:45de demander à des ouvriers
01:10:46ou des employés
01:10:47de travailler
01:10:48avec un gilet pare-balles
01:10:49c'est quelque chose
01:10:50d'inaudible
01:10:51donc ça démontre
01:10:53surtout l'échec
01:10:54bien sûr
01:10:55de l'État
01:10:56de la municipalité
01:10:57d'une politique générale
01:10:59depuis des décennies
01:11:00qui finalement
01:11:01nous amène
01:11:02à quoi ?
01:11:03faire un quel constat
01:11:04c'est-à-dire que la pression
01:11:05qu'exercent
01:11:06les narcotrafiquants
01:11:07à l'endroit
01:11:08de l'État
01:11:09ou des entreprises privées
01:11:10ou d'une municipalité
01:11:11fonctionne
01:11:12et ça leur donne
01:11:13une victoire finalement
01:11:14et pas la moindre
01:11:15Situé à proximité
01:11:16d'un point de deal
01:11:17le bâtiment a été
01:11:18à plusieurs reprises
01:11:19visé par des tirs
01:11:20d'armes à feu
01:11:21Face au climat
01:11:22d'insécurité
01:11:22l'opérateur a décidé
01:11:24de délocaliser
01:11:25la partie commerciale
01:11:26en télétravail
01:11:27ou dans des espaces
01:11:28de co-working
01:11:29Les techniciens
01:11:30seront également logés
01:11:31ailleurs
01:11:31et ne retourneront
01:11:32sur le site de Saint-Moron
01:11:33que pour assurer
01:11:34des opérations
01:11:35de maintenance
01:11:36et de réparation
01:11:37accompagnées par
01:11:38des agents de sécurité
01:11:39Le déménagement
01:11:40s'étalera
01:11:41sur un an et demi
01:11:41un échec
01:11:42pour l'opérateur
01:11:43qui avait pourtant
01:11:44investi près de
01:11:4534 millions d'euros
01:11:46pour la rénovation
01:11:47de ses bureaux
01:11:47Voilà, je suis sidéré
01:11:50de cette affaire
01:11:50Vous avez un président
01:11:52de la République
01:11:52qui s'est engagé
01:11:53pour Marseille
01:11:54mais il devrait y être
01:11:55ce matin en fait
01:11:56Il devrait y être
01:11:58ce matin
01:11:59avec le Premier ministre
01:12:01avec le ministre
01:12:02de l'Intérieur
01:12:03avec tous
01:12:03parce qu'autrement
01:12:05ceux qui nous écoutent
01:12:07disent
01:12:07la parole
01:12:07n'a pas de
01:12:08n'a pas de continuité
01:12:10c'est ça
01:12:11faire de la politique
01:12:12C'est un aveu
01:12:13C'est un aveu
01:12:14d'un échec
01:12:15Pascal Pierre
01:12:17Garbarini
01:12:18C'est une démission
01:12:18le mot est encore plus fort
01:12:19et tout à fait juste
01:12:20c'est incroyable
01:12:22c'est un aveu d'échec
01:12:23en plus
01:12:24je rappelle
01:12:25le garde des Sceaux
01:12:26est descendu
01:12:27à de multiples reprises
01:12:28le parquet de Marseille
01:12:29est légitimement
01:12:31est vraiment
01:12:33très pourvu
01:12:34en effectif
01:12:35c'est la lutte majeure
01:12:37le narcotrafic
01:12:38à chaque fois
01:12:39dans tous les quotidiens
01:12:40tous les jours
01:12:41il y a un article
01:12:42sur le narcotrafic
01:12:44et les moyens
01:12:45de le faire cesser
01:12:46avec la police
01:12:47la justice
01:12:48et là
01:12:48un immeuble
01:12:50en centre-ville
01:12:51de Marseille
01:12:52ou en tous les cas
01:12:53dans la ville de Marseille
01:12:54où ce sont
01:12:55les personnels
01:12:57qui sont obligés
01:12:57de déménager
01:12:58mais où on est ?
01:12:59On va aller en gilet par mal
01:13:00au travail
01:13:00au gilet par mal
01:13:01mais où on est ?
01:13:02La distance de 10 mètres
01:13:04c'est sidérant
01:13:05Il y a eu une démission
01:13:07pour deux raisons
01:13:07d'abord la dernière fois
01:13:08qu'il y a eu une opération
01:13:08de grande ampleur
01:13:09à Marseille
01:13:10dans les quartiers nord
01:13:11il y avait eu des témoignages
01:13:12d'habitants
01:13:12qui disaient
01:13:13qu'ils n'y croyaient plus
01:13:13donc ça veut dire
01:13:15que pour eux
01:13:15ils ne croient plus
01:13:16à la possibilité
01:13:17d'un changement
01:13:17par la politique
01:13:18ça c'est le premier point
01:13:19et deuxièmement
01:13:20sur le cas d'Orange
01:13:21spécifiquement
01:13:22le problème est pris
01:13:23à l'envers
01:13:23c'est pas les gens
01:13:25qu'il faut protéger
01:13:27et armer
01:13:28sur la voie publique
01:13:28c'est la voie publique
01:13:29qu'il faudrait rendre
01:13:30suffisamment
01:13:32suffisamment tranquille
01:13:34pour que les gens
01:13:35puissent y aller
01:13:35en toute sécurité
01:13:36donc c'est une double démission
01:13:37avant d'aller défendre
01:13:39la banquise
01:13:40au Groenland
01:13:41il s'agirait peut-être
01:13:41de défendre l'immeuble
01:13:42à Orange en fait
01:13:43vous n'avez pas tort
01:13:44mais Trump il se marre
01:13:46exactement
01:13:46moi je ne comprends pas
01:13:48pourquoi on ne met pas
01:13:48des militaires
01:13:49je ne comprends pas
01:13:49pourquoi sur Orange
01:13:50Trump il aurait envoyé
01:13:50la guerre nationale
01:13:51pardon
01:13:51je ne comprends pas
01:13:52pourquoi sur Orange
01:13:53on ne fait pas
01:13:53une action symbolique
01:13:54ça fait plusieurs fois
01:13:55qu'on le dit
01:13:55tu envoies
01:13:56en fait
01:13:57c'est un symbole
01:13:58Orange est tombé
01:14:00et tout le monde s'en fout
01:14:02et ça coûtait
01:14:0335 millions d'euros
01:14:04donc le symbole
01:14:05c'était de dire
01:14:05on met des militaires
01:14:07matin, midi et soir
01:14:08c'était ça le symbole
01:14:10mais ça manifestement
01:14:11alors je ne sais même pas
01:14:12si c'est possible ou pas
01:14:13au plan de la légalité
01:14:15est-ce que c'est possible ou pas
01:14:16après on peut parler
01:14:17des militaires
01:14:17moi je disais
01:14:18aller défendre la banquise
01:14:18mais en fait même
01:14:19vous mettez des forces de l'ordre
01:14:20ils savent faire
01:14:20vous mettez des policiers
01:14:21des gendarmes
01:14:21ils sauront faire
01:14:22vous savez quand vous dites ça
01:14:23on vous accuse de Marseille bashing
01:14:24Benoît Payan
01:14:25si vous en parlez
01:14:25vous êtes dans le Marseille bashing
01:14:27on avait déjà eu
01:14:28des prémices à Saint-Ouen
01:14:29je vais pouvoir dire
01:14:31regardez ce qui m'est arrivé
01:14:32je vais pouvoir dire
01:14:32comme les Onzi-Trône
01:14:33Guy, j'ai cassé mes lunettes
01:14:35bon, j'ai cassé mes lunettes
01:14:36heureusement
01:14:37la fin de l'émission arrive
01:14:38mais bon
01:14:39vous voyez
01:14:40vous arrivez là
01:14:40vous ne m'avez pas porté chance
01:14:41alors le monde
01:14:43vous vous rendez compte
01:14:44le monde est en train de tomber
01:14:45il y a des narcotrafiquants
01:14:47etc
01:14:47bon, eux ils n'en ont rien à faire
01:14:49d'être polis
01:14:51et du bien élevé
01:14:52ben moi je pense
01:14:53qu'il faudrait distribuer
01:14:54des guides du savoir-vivre
01:14:55à tous les collégiens
01:14:56ou narcotrafiquants
01:14:56à tous les collégiens
01:14:58déjà
01:14:58oui mais vous avez raison
01:14:59le civisme
01:15:00bien sûr
01:15:01mais c'est vrai que ça paraît
01:15:02bien parfois
01:15:04bien bien léger
01:15:05c'est un combat désespéré
01:15:07ben oui
01:15:07il faut quand même
01:15:09le faire ce combat
01:15:10se dire bonjour
01:15:11avec justesse
01:15:11on se sert
01:15:12on se sert la main au début
01:15:13et à la fin de la rencontre
01:15:14entre amis
01:15:14la poignée de main
01:15:15peut s'accompagner
01:15:16d'une accolade
01:15:17voire d'un check
01:15:18alors j'étais très étonné
01:15:19de voir le mot check
01:15:20dans votre
01:15:21franchement
01:15:22pour les plus jeunes
01:15:24ou être remplacé
01:15:25par une embrassade
01:15:26si une personne
01:15:27que vous connaissez à peine
01:15:28se penche pour vous embrasser
01:15:29en disant
01:15:29on s'embrasse
01:15:30ne reculez pas
01:15:31acceptez ce témoignage
01:15:32d'affection
01:15:32mais limitez-vous
01:15:34à deux bises
01:15:35jamais une seule
01:15:36et encore moins
01:15:36trois ou quatre
01:15:37bien sûr
01:15:38on voyage
01:15:39conformément
01:15:40conformez-vous
01:15:41à l'usage local
01:15:42mais qui a
01:15:43dit qu'on faisait
01:15:44deux bises
01:15:44et pas trois ou quatre
01:15:45c'est écrit où ?
01:15:46ce sont des petites règles
01:15:47invisibles
01:15:49il y a des régions
01:15:50qui en font trois
01:15:51alors il y a des régions
01:15:52qui en font trois
01:15:52mais ou quatre
01:15:54mais j'ai l'impression
01:15:55qu'on ne s'embrasse plus
01:15:55aujourd'hui
01:15:56pour tout vous dire
01:15:56ah si
01:15:57si si
01:15:57moi j'ai bien embrassé
01:15:58j'ai l'impression
01:15:59que les hommes s'embrassent
01:16:00paradoxalement
01:16:01les hommes s'embrassent
01:16:02plus qu'il y a 50 ans
01:16:03presque étonnant
01:16:04mais j'ai l'impression
01:16:04qu'avec le covid
01:16:05le check
01:16:07et bien moi je trouve pas
01:16:08je trouve que
01:16:09depuis
01:16:10au moment du covid
01:16:11effectivement
01:16:12on ne s'embrassait pas
01:16:13et que maintenant
01:16:13ça revient
01:16:14bon
01:16:15vous savez Macron a inventé
01:16:16vous savez la salutation
01:16:17avec les mains
01:16:17alors japonaises
01:16:19en Corse
01:16:19on s'embrasse beaucoup
01:16:20non non
01:16:20moi j'aime bien embrasser
01:16:21ah oui en Corse
01:16:23on s'embrasse beaucoup
01:16:24oui
01:16:24alors on s'embrasse beaucoup
01:16:26et puis parfois
01:16:26on s'embrasse moins
01:16:29ben oui
01:16:29ben oui
01:16:30c'est l'histoire de la Corse
01:16:32oui
01:16:32on n'a pas fait
01:16:33le petit chapitre Corse
01:16:34aujourd'hui
01:16:35je viens de le faire
01:16:35mais à chaque fois
01:16:36qu'on va faire
01:16:38à la fin de l'année
01:16:38on fera un épisode
01:16:39ma Corse à moi
01:16:40parce que les gens adorent
01:16:43alors la galanterie
01:16:44à l'épreuve de MeToo
01:16:45ça c'est intéressant
01:16:45même si la France
01:16:46est le pays galant
01:16:47par excellence
01:16:48depuis le 17ème siècle
01:16:50à la faveur d'une fausse étymologie
01:16:51rapprochant galant
01:16:53de galus gaulois
01:16:54le sujet divise toujours
01:16:55et encore plus
01:16:56depuis le mouvement MeToo
01:16:57et s'il suffisait
01:16:58de revenir aux sources
01:16:59de rééduquer
01:16:59comme au 17ème siècle
01:17:01la société a plus de civilité
01:17:02pourquoi ça pose problème
01:17:03la galanterie ?
01:17:04parce que c'est perçu
01:17:05parfois comme une domination
01:17:06de l'homme sur la femme
01:17:07oui comme une intrusivité
01:17:08peut-être
01:17:09mais finalement
01:17:11je trouve que c'est
01:17:11très très agréable
01:17:12d'avoir un homme galant
01:17:13mais alors
01:17:14par exemple
01:17:14lorsque vous entrez
01:17:15dans une voiture
01:17:16il vient vous ouvrir
01:17:17la porte ?
01:17:18peut-être pas quand même
01:17:19oui là c'est un peu excessif
01:17:20ça peut se faire
01:17:21mais
01:17:21ah bon ?
01:17:22moi je le fais
01:17:23mais le fait
01:17:25par exemple
01:17:26à une table
01:17:27le fait qu'un homme
01:17:28se lève
01:17:29lorsque la femme arrive
01:17:30on vous regarde
01:17:32comme un huron
01:17:33ça fait plus
01:17:34et pourtant c'est agréable
01:17:35qu'un homme
01:17:36vous serve de l'eau
01:17:37oui aussi
01:17:37à table
01:17:39on ne se sert pas
01:17:39soit même de l'eau
01:17:40enfin une femme
01:17:40ne se sert pas
01:17:41soit même de l'eau
01:17:41mais la galanterie
01:17:42c'est vraiment le contraire
01:17:43de la domination de l'homme
01:17:45c'est exactement le contraire
01:17:47c'est dans l'esprit courtois
01:17:48quand une femme arrive au restaurant
01:17:50tu te lèves
01:17:51ben oui
01:17:51elle ne se passe pas
01:17:52si affalée dans ton truc
01:17:53comme ça
01:17:54comme un imbécile
01:17:54en la regardant
01:17:55tu te lèves
01:17:56c'est la moindre des choses
01:17:57on verra ça bientôt
01:17:58enfin je ne sais pas moi
01:18:02quand j'ouvre la porte
01:18:04à mon épouse de la voiture
01:18:05oui moi aussi
01:18:06pour le coup
01:18:07ça me paraît
01:18:10mais on se dit toujours
01:18:12qu'on n'est jamais
01:18:12assez bien élevé finalement
01:18:13parce qu'il y a des choses
01:18:15qu'on fait
01:18:15des impairs
01:18:16qu'on peut faire
01:18:17bien sûr qu'on en fait
01:18:17des impairs
01:18:18mais peu importe
01:18:18quel est l'impair
01:18:19par exemple
01:18:19le plus courant
01:18:20qu'on peut faire
01:18:21dans la vie sociale
01:18:23ou dans
01:18:24dans la vie sociale
01:18:25parfois par les mots
01:18:27même
01:18:27on dit des choses
01:18:29je vais aller manger
01:18:30par exemple
01:18:31c'est un impair ça
01:18:31je ne sais pas
01:18:32oui
01:18:32ça se dit
01:18:33alors par exemple
01:18:34il ne faut pas dire
01:18:34bon appétit
01:18:35ah non
01:18:35non non
01:18:36on ne parle pas
01:18:37de digestion
01:18:38non non
01:18:38oui mais alors ça
01:18:40pardonnez-moi
01:18:41les gens ils sont gentils
01:18:42par exemple
01:18:43quelqu'un il dit
01:18:44bon appétit
01:18:44c'est gentil
01:18:45mais alors il ne faut pas le dire
01:18:46parce qu'on ne parle pas de digestion
01:18:47alors tu vas dire
01:18:47hé tu ne me parles pas de digestion
01:18:48il ne faut pas répondre
01:18:49il ne faut pas souligner
01:18:51que quelqu'un est mal élevé
01:18:51parce que c'est encore
01:18:52être du mal élevé
01:18:53il ne faut jamais souligner
01:18:53justement
01:18:54la personne a peut-être
01:18:55fait un impair
01:18:56bon appétit
01:18:57et bien vous lui souriez
01:18:59et puis voilà
01:19:00vous dites merci non
01:19:01vous dites merci
01:19:02très bien
01:19:02mais vous ne lui faites pas
01:19:03pas la leçon
01:19:04ça c'est pas possible
01:19:06agir avec gentillesse
01:19:07et avec tact
01:19:08bon
01:19:09est-ce que vous avez le sentiment
01:19:10que vous êtes bien élevé
01:19:11par exemple
01:19:11Marie-Hélène
01:19:12vous vous êtes très bien élevé
01:19:13non mais c'est vrai
01:19:14je ne sais pas
01:19:16moi je pense
01:19:16c'est gentil
01:19:18on a des petites
01:19:20est-ce que la discrétion
01:19:22oui alors la discrétion
01:19:23alors là vous parlez
01:19:24un présentateur de télé
01:19:25il n'est pas très discret
01:19:26le présentateur de télé
01:19:27oui
01:19:27mais souvent je veux dire
01:19:28par exemple
01:19:29parfois je fais
01:19:29des dîners
01:19:31les gens disent
01:19:32mais vous ne parlez pas
01:19:32tout le temps
01:19:32je dis ben non
01:19:33je ne vais pas à la télé
01:19:34donc ils sont surpris
01:19:35ils pensent que tu parles
01:19:36tout le temps
01:19:36mais c'est à la télévision
01:19:38que tu parles
01:19:38autrement
01:19:38tu n'es pas obligé
01:19:40de parler
01:19:40par exemple dans un dîner
01:19:42c'est insupportable
01:19:42si quelqu'un parle
01:19:43donc c'est à la maîtresse
01:19:45de maison éventuellement
01:19:46de passer à un autre sujet
01:19:47pour calmer
01:19:49le fameux
01:19:50le placement
01:19:51par exemple
01:19:52qui vous met
01:19:52là il y a des
01:19:54alors je ne vois
01:19:55malheureusement plus
01:19:56dites-le avec des fleurs
01:19:58ranémone c'est ne m'abandonnez pas
01:20:00bleu c'est je vous serai
01:20:00toujours fidèle
01:20:01bouton d'or vous êtes
01:20:02une ingrate
01:20:04camélia je mourrai
01:20:06à vos pieds
01:20:07capucine je brûle d'amour
01:20:08cyclamène nos plaisirs
01:20:09sont enfuis
01:20:10je m'ennuie de vous
01:20:11j'ai ranium rose
01:20:12et giroflé je suis déçu
01:20:13alors que si vous envoyez
01:20:15des giroflés à une fille
01:20:16le lendemain
01:20:17elle va être contente
01:20:20mais c'est peut-être pas ça
01:20:21bon
01:20:22le placement à table
01:20:23ça m'intéresse
01:20:24qui vous mettez
01:20:25à côté de vous
01:20:26alors je mets à côté de moi
01:20:27à ma droite
01:20:28l'homme qui est
01:20:30que je n'ai jamais invité
01:20:31auparavant
01:20:32ou qui est le plus âgé
01:20:33la personne que je veux honorer
01:20:34en premier
01:20:35voilà
01:20:36et mon époux
01:20:38mettra son épouse
01:20:40éventuellement
01:20:40à sa droite
01:20:41après on met
01:20:43une autre personne
01:20:44à sa gauche
01:20:44un autre monsieur
01:20:45que l'on connait peut-être
01:20:47voilà
01:20:48mais c'est vraiment
01:20:48à sa droite
01:20:49la personne la plus importante
01:20:51et il y a un nombre
01:20:52de convives idéales
01:20:54selon vous
01:20:54pour un dîner
01:20:558 ou
01:20:56moins 8
01:20:57je trouve que 8 c'est bien
01:20:588
01:20:59tout le monde s'écoute
01:21:00et tout le monde
01:21:02peut échanger
01:21:03avec tout le monde
01:21:03il n'y a pas de plan
01:21:04évidemment ça fait sourire
01:21:05Philippe Bilger
01:21:05puisque lui
01:21:06le meilleur dîner
01:21:07c'est
01:21:07le mari
01:21:08il met l'épouse
01:21:09à sa droite
01:21:09il met l'épouse
01:21:11de l'invité
01:21:12il reste 10 secondes
01:21:14il reste 10 secondes
01:21:15que voulez-vous dire
01:21:15à l'époque où la conversation
01:21:17existait encore
01:21:18est-ce que c'était
01:21:19à la maîtresse de maison
01:21:20de la diriger
01:21:20ou pas à table
01:21:22je pense que oui
01:21:22oui
01:21:23vous êtes conflés
01:21:24franchement
01:21:24on n'est pas des ignards
01:21:25quand même
01:21:26il y a des conversations
01:21:26dans les dîners
01:21:27dans lesquels je vais
01:21:28Richard Amillet
01:21:29moi je suis invité nulle part
01:21:30donc j'ai un souvenir
01:21:32très ancien
01:21:33où il n'y a pas de conversation
01:21:34interrogez-vous
01:21:36vous font de véritables conférences
01:21:40on n'a pas le droit
01:21:41de dire un mot
01:21:41c'est l'art de la conversation
01:21:44à totalement disparu
01:21:45dans les dîners
01:21:46c'est comme ça chez vous
01:21:46bon n'invitez pas
01:21:48Philippe Bilger
01:21:49il veut dîner tout seul
01:21:50c'est un ours
01:21:50il veut rester chez lui
01:21:51on a beaucoup hésité
01:21:53à inviter
01:21:53bon allez
01:21:54il est 10h32
01:21:55on est très en retard
01:21:56Jean-Marc Moronini
01:21:57le programme
01:21:57on va vous parler
01:21:58bien évidemment du drame
01:21:59qui s'est déroulé à Nice
01:22:00hier soir
01:22:01cette scène d'horreur
01:22:01avec cette femme
01:22:02qui a été abattue
01:22:03alors qu'elle était dans sa voiture
01:22:04qu'elle était avec son bébé
01:22:05ce sont deux hommes
01:22:06qui sont passés
01:22:07qui l'ont abattu
01:22:08et l'enquête est en train d'avancer
01:22:10on va vous donner
01:22:10les tout derniers détails
01:22:11puisque un homme
01:22:12serait suspect
01:22:13on va vous expliquer
01:22:14ce qui aurait pu se passer
01:22:15merci beaucoup
01:22:16Virginie Leblon-Tailleb
01:22:17était à la réalisation
01:22:18Rémi était à la vision
01:22:19Jeff Kouvlar était au son
01:22:20Marine Lançon
01:22:20avec nous
01:22:21Héloïse Tertrait
01:22:21toutes ces émissions
01:22:23sont à retrouver sur CNews
01:22:24rendez-vous ce soir
01:22:25Jean-Marc dans une seconde
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