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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:06Il fut un héros de roman pour certains, un imposteur de génie pour d'autres.
00:00:12François Mitterrand avait du talent, j'ai envie de dire hélas.
00:00:16Il charmait par la parole plus qu'il ne convainquait par l'action.
00:00:20François Mitterrand est mort il y a 30 ans.
00:00:22S'y croire aux forces de l'esprit traversent les années, force est de constater que 40 ans plus tard,
00:00:27tous les choix de 1981 ont conduit à l'échec.
00:00:32Et le dire comme ça est assez saisissant.
00:00:34Le déclin français de l'après-guerre commence avec François Mitterrand.
00:00:38Quant à la justice, l'école, l'entreprise, l'immigration, toutes les options prises mènent au chaos.
00:00:45Les lois pénales ont garanti tant de droits aux prévenus qu'elles ont favorisé la délinquance et la criminalité.
00:00:51Le niveau de l'instruction s'est effondré après que l'exigence, la hiérarchie ont quitté la classe.
00:00:56Depuis 1981, on travaille de moins en moins dans l'entreprise et de moins en moins longtemps dans la vie.
00:01:02Voici la triste réalité mitterrandienne.
00:01:05Sous le masque de l'artiste apparaît le bilan de sa politique.
00:01:08Elle est globalement négative.
00:01:10Et nous payons toutes les factures qu'il a laissées.
00:01:14D'autant que Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron n'ont pas voulu ou n'ont pas pu changer le cours des choses.
00:01:21Triste constat.
00:01:23De Gaulle avait construit en dix ans un état moderne qui tenait debout.
00:01:27Georges Pompidou a poursuivi le travail.
00:01:29La défaite de Valéry Giscard d'Estaing en 1981 a sonné le toxin d'un pays qui, chaque année, a creusé ses déficits.
00:01:37Sinon, ça tombe.
00:01:39Jusqu'à quand ?
00:01:40C'est toute la question.
00:01:42Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:45Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:58Une centaine de tracteurs est arrivés ce matin à Paris.
00:02:01Ils sont sur les Champs-Elysées et la Tour Eiffel.
00:02:04A l'appel de la coordination rurale, les agriculteurs sont déterminés à faire entendre leur voix.
00:02:08De son côté, le gouvernement a réagi.
00:02:10Ces actions sont inacceptables.
00:02:12C'est ce qu'a déclaré la porte-parole du gouvernement.
00:02:15Coup dur pour le Salon de l'Agriculture 2026.
00:02:17Il n'y aura pas de concours pour les vaches à cause de la dermatose nodulaire.
00:02:20Après les volets absentes depuis plusieurs années en raison de la grippe aviaire,
00:02:24les organisateurs espèrent encore une présence limitée et symbolique.
00:02:28Et puis le site d'Orange à Marseille de nouveau fermé après avoir été visé par des tirs.
00:02:33Les agents ont constaté les impacts lundi matin.
00:02:36C'est la deuxième fermeture du site en trois mois.
00:02:38Dès aujourd'hui est le temps de l'enquête.
00:02:40Les collaborateurs travailleront sur un autre site du département où on télétravaille.
00:02:44Merci Alice.
00:02:45On sera avec Georges-Marc Bédamou tout à l'heure dans Le secret de Mitterrand.
00:02:48Et j'ai oublié évidemment dans le catalogue des échecs Maastricht.
00:02:52Ça qui est absolument sidérant.
00:02:54Maastricht et on s'est tous fait avoir.
00:02:56Moi le premier j'ai voté Maastricht.
00:02:58Donc comme cela, en fait c'est un échec total Mitterrand.
00:03:01Mais c'est un charme absolu.
00:03:03C'est un artiste magnifique.
00:03:04Et c'est une personnalité qu'on regrette pour la qualité du français, pour le lien qui existait avec la nation, etc.
00:03:11Bon, on en parlera avec Georges-Marc Bédamou.
00:03:13Mais le bilan est terrifiant.
00:03:16Je salue nos amis.
00:03:18Maïalène Trémolet, je vous souhaite une bonne année, qui est avec nous.
00:03:21Pascal-Pierre Garbarini, Richard Millet, Philippe Bilger, quelle joie de vous revoir.
00:03:25Thomas Bonnet, Éric de Rytmaten.
00:03:27Je vous poserai une question sur le Mercosur.
00:03:28Mais écoutons tout d'abord Philippe Tabarro, le ministre des Transports, puisque vous savez que les, j'allais dire les chars, non, les tracteurs sont entrés dans la capitale.
00:03:40Les usagers des transports en général, que ce soit en commun ou de véhicules légers, ont payé un tribut important avec cette situation et les conséquences de ces situations météorologiques.
00:03:52Et de voir aujourd'hui encore qu'ils avaient des difficultés pour venir tout simplement travailler, fait que le ministère de l'Intérieur a souhaité empêcher un maximum de tracteurs de pouvoir rentrer dans la capitale.
00:04:08Quelques-uns sont arrivés à leur fin.
00:04:12Et malheureusement, cela va causer un certain nombre de problèmes tout au long de la journée, de mobilité en dehors de la question agricole, bien sûr.
00:04:19Mais l'idée, c'était non plus de ne pas aller à l'affrontement parce que les agriculteurs ne sont pas les ennemis du pays, bien au contraire.
00:04:27Et que nous sommes en convergence sur un certain nombre de sujets, malgré ce qui peut se dire.
00:04:32Bon, convergence, vous allez décrypter ce mot-là.
00:04:34D'ailleurs, Thomas Bonnet, il y a vraiment convergence ou pas entre les agriculteurs et le gouvernement ?
00:04:39Ce n'est pas vraiment le mot que j'aurais employé ?
00:04:41Ce n'est pas le mot que j'aurais employé non plus.
00:04:42Alors, il y a convergence dans l'idée que le Mercosur, c'est fini, il s'est râpé, il va être ratifié lundi, donc ce n'est plus vraiment le sujet.
00:04:47Il va être ratifié, sûr, mais est-ce qu'Emmanuel Macron va signer ?
00:04:51Non, mais la question, elle est là.
00:04:52C'est-à-dire que, en fait, peu importe ce qu'on décide, nous, il sera ratifié par l'Union européenne.
00:04:57Mais la position de la France, c'est quand même importante parce qu'on peut soit s'abstenir, soit voter pour, soit voter contre.
00:05:02Voter pour, Bruno Retailleau a menacé hier, il a dit, si le président Macron vote pour, il y aura possiblement une motion de censure.
00:05:09Mais voter contre, ça veut dire s'isoler sur la scène européenne.
00:05:12Bon, ça va être redécidé dans les jours qui...
00:05:14Emmanuel Macron a baladé, comme toujours, les agriculteurs en leur disant tous les mots que j'ai entendus en décembre, le compte n'y est pas, etc.
00:05:21Tout ça, c'était bidon.
00:05:22Manifestement, rien n'a changé et on leur a raconté des salades.
00:05:26Surtout, ce qui nous a marqué, c'est qu'il a dit des choses très différentes.
00:05:29Quand il était au Brésil, il disait, bon, on est positif sur la perspective du Mercosur.
00:05:34Et puis après, il disait, c'est inacceptable.
00:05:35Moi, je me mets à la place des agriculteurs qui suivaient les déclarations successives du président, qui disaient, mais qu'est-ce qu'ils pensent vraiment au fond ?
00:05:41Je pense que pour le grand public, c'est globalement assez confus tout ça.
00:05:45Moi, j'ai une question qui est la plus simple du monde.
00:05:46Je n'arrive même pas à avoir cette réponse à cette question.
00:05:49Et c'est pour ça que je viens de demander à Éric de Rytmaten de venir.
00:05:51Mais Éric, quand je vous pose une question, parfois, à la fin de votre réponse, je n'ai pas toujours la réponse à ma question.
00:05:56Parce que vous êtes l'art du en même temps.
00:05:59C'est un peu ça.
00:05:59Mais oui, mais je ne vous ai pas encore posé ma question.
00:06:02Donc, attendez.
00:06:03Non, mais parce que vous, parfois, voilà.
00:06:06Moi, j'ai une question simple.
00:06:07Est-ce que le Mercosur, en dehors de l'agriculture, est une bonne chose pour les entreprises françaises ?
00:06:15Oui ou non ?
00:06:16Alors, oui, c'est vraiment bon.
00:06:18D'ailleurs, c'est pour ça que le MEDEF, Patrick Martin s'est engagé en disant, il faut le faire.
00:06:22J'ai sorti pour vous des chiffres, comme ça, on va être très concret.
00:06:25C'est 30 à 40 % d'exportation en plus.
00:06:27C'est plus de droits de douane, donc des économies très importantes.
00:06:31Les entreprises qui exportent vers le Mercosur 4 milliards d'économies par an, d'économies sur les droits de douane.
00:06:37Donc, c'est très, très bien.
00:06:39Pour l'industrie française, on connaît tous l'industrie française.
00:06:43Est-ce qu'on va exporter plus de voitures vers l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay ?
00:06:47Pas sûr.
00:06:47De toute façon, au Brésil, il y a déjà des usines Renault qui existent.
00:06:50Donc, ça, on s'en fiche ?
00:06:51Voilà.
00:06:51Donc, on s'en fiche.
00:06:52Bon, donc, c'est bien pour qui ?
00:06:53Alors, l'industrie...
00:06:54Vous m'avez dit oui.
00:06:54C'est bien pour qui ?
00:06:55C'est bien pour les entreprises de mécanique, la microchirurgie.
00:06:59On a quand même des services parfaits.
00:06:59Et en dehors de l'agriculture, c'est positif pour tout le monde.
00:07:02Oui, mais c'est positif.
00:07:03Je vous dis, le chiffre officiel...
00:07:04Le MEDEF est pour.
00:07:05Le MEDEF est pour.
00:07:06Voilà.
00:07:06Maintenant, là, vous allez me dire que je suis en même temps.
00:07:10Parce que dans l'agriculture, vous prenez le bloc agricole, vous le coupez en deux.
00:07:14Il y a des agriculteurs qui sont pour le Mercosur.
00:07:17Si vous regardez les producteurs d'œufs, si vous regardez les producteurs de vin, de fromage, de spiritueux, de lait, les poudres infantiles françaises, elles partent vers le Mercosur.
00:07:27Donc voilà des industriels qui vont être satisfaits.
00:07:30Mais en même temps, parce que je sais que vous attendiez cette phrase, les producteurs de poulet, de maïs, de céréales, le bœuf, les œufs, ils ne sont pas contents.
00:07:37Et tout ça, c'est légitime.
00:07:39Et tout ça, voilà.
00:07:40C'est légitime.
00:07:40Ça les met en péril, eux.
00:07:42Alors, les met en péril, on en a parlé ce matin avec Romain Desarbres.
00:07:45On avait un invité de la coordination rurale.
00:07:46Il disait, bon, de toute façon, l'accord Mercosur, il sera signé.
00:07:49On ne va pas revenir dessus.
00:07:51Ça les met en péril ou pas ?
00:07:52Non, moi, je pense que ça ne les met pas en péril.
00:07:54Le problème, ce n'est pas ça.
00:07:55Les volumes sont faibles.
00:07:56Ce qui va être importé de l'Amérique du Sud, c'est assez faible à l'échelle de ce qu'ils consommaient dans l'Union Européenne.
00:08:01C'est 1,6% de la consommation de viande.
00:08:03Ce n'est pas ça qui va les mettre en péril.
00:08:05En revanche, c'est qu'ils en ont ras-le-bol de voir que dans les fermes brésiliennes, Pascal, il y a 60% de coûts en moins.
00:08:1360% de coûts.
00:08:14Et qu'est-ce qu'ils demandent les agriculteurs ?
00:08:16On veut voir Emmanuel Macron pour qu'on arrête nos normes, qu'on arrête nos lois stupides, qu'on arrête...
00:08:22Oui, mais c'est un tout.
00:08:24Maï-Halène Trémolet.
00:08:25C'est quand même ça.
00:08:26Il n'y a pas seulement la question du Mercosur.
00:08:28Il y a la question du Mercosur.
00:08:30A celle-là s'ajoute la crise sanitaire avec la question de la dermatose.
00:08:33Et il y a aussi, tout simplement, les agriculteurs qui ont l'impression de ne pas être entendus depuis plusieurs années.
00:08:38Et ça, ça revient systématiquement.
00:08:39Mais souvenez-vous, il y a deux ans, Emmanuel Macron avait mis plusieurs heures à pouvoir inaugurer le Salon de l'Agriculture,
00:08:45tellement les agriculteurs en colère refusaient de le laisser rentrer et déambuler.
00:08:48Donc on peut se demander comment va se passer le Salon de l'Agriculture cette année, déjà, pour commencer.
00:08:52Il n'y a pas de vache.
00:08:53Il n'y a pas de vache.
00:08:54Mais il y aura de l'Agriculture pour répondre à Emmanuel Macron et on va voir ce qu'il veut dire.
00:08:57Écoutons M. Retailleau qui parle de censure si on signe le Mercosur.
00:09:03Ce que je demande à Emmanuel Macron, c'est s'il n'obtient pas suffisamment.
00:09:08Je pense qu'il obtiendra un certain nombre, facialement en tout cas, de garanties qui seront de fausses garanties,
00:09:14de fausses garanties pour le secteur agricole.
00:09:16Mais il prendrait le risque d'une censure.
00:09:19Et je souhaite qu'il vote contre.
00:09:21Bon.
00:09:22Alors on sait s'il va voter contre ou pas ?
00:09:23C'est en cours de discussion.
00:09:25Il va voter contre, a priori.
00:09:27Parce qu'en fait, s'il vote contre ou pour, ça ne change rien pour lui.
00:09:29Non, ça ne change rien.
00:09:30Donc c'est plutôt malin s'il vote contre.
00:09:32Oui.
00:09:32Parce qu'il fait un peu de politique.
00:09:33Dans ces cas-là, il dit...
00:09:34Moi, je ne suis pas d'accord avec vous.
00:09:36Il y a quand même un isolement sur la scène européenne.
00:09:37Sur la scène européenne, ce n'est pas terrible de voter contre.
00:09:41Ah oui, mais s'il vote pour...
00:09:43Non, il peut aussi s'abstenir.
00:09:44Il peut s'abstenir.
00:09:45Non, mais ce qu'il faut dire quand même, c'est qu'il y a eu deux votes à l'Assemblée.
00:09:48À l'Assemblée et au Sénat, il y a eu juste deux votes parce que les députés et sénateurs sont prononcés.
00:09:52Unanimité totale contre le Mercosur.
00:09:54Maître Garbarini.
00:09:55Est-ce qu'on peut revenir à la base ?
00:09:56En fait, les agriculteurs, c'est le grenier de la France.
00:09:59Et la France, c'est un pays agricole.
00:10:01Il y a une histoire.
00:10:03C'est toujours pareil.
00:10:03La France, c'est un pays d'agriculture.
00:10:09C'est encore une fois des fermes, des gens qui s'impliquent et qui font ça toute leur vie.
00:10:16C'est une tradition.
00:10:17Ça va de famille en famille.
00:10:19Et ce sont des gens qui sont très importants, y compris pour l'image de la France.
00:10:24Et encore une fois, on les abîme.
00:10:26Alors, je ne sais pas, moi, je suis profane en la matière, mais je suis un consommateur.
00:10:31Oui, moi, j'aime manger français.
00:10:34Parce que c'est eux qui nous font vivre.
00:10:36Et ce sont des gens qui travaillent.
00:10:38Quand on va dans les fermes, les gens, ils se lèvent à 4h du matin, tous les jours.
00:10:43Et ils ont une vie qu'ils ont choisie, qu'ils aiment passionnément.
00:10:46Mais c'est une vie dure.
00:10:47Pascal Pierre Garbarini.
00:10:48Dure.
00:10:49Voilà.
00:10:49Donc, ces gens-là, il faut les aider.
00:10:51Et encore une fois, dans le cadre de la restauration de l'autorité de la France,
00:10:55moi, je pense que ça commence par cela.
00:10:58C'est-à-dire que même si M. Macron s'isole vis-à-vis des autres membres de la communauté européenne,
00:11:06eh bien, il marque sa négation.
00:11:08Non, je ne marche pas.
00:11:09Bon, politiquement, qu'est-ce qui peut se passer ?
00:11:11Là, on voit les images, on est en direct sur l'Arc de Triomphe.
00:11:16On a vu hier, d'ailleurs, dans l'émission de Gautier-les-Brettes,
00:11:18des tracteurs qui fonçaient à travers champs pour éviter les barrages.
00:11:23Qu'est-ce qui peut se passer ?
00:11:24Est-ce que les agriculteurs peuvent...
00:11:26Est-ce qu'il y a un danger pour l'Elysée, pour le gouvernement ?
00:11:31Les témoignages qu'on a entendus ce matin, les agriculteurs disaient d'eux-mêmes qu'ils sont fatigués,
00:11:34qu'ils n'ont pas vocation à rester longtemps à Paris et qu'ils vont retourner dans leurs exploitations.
00:11:38Ce qui est d'ailleurs assez étonnant, c'est la réaction de la porte-parole du gouvernement ce matin.
00:11:42Maud Bréjon.
00:11:43Maud Bréjon qui dit que c'est inacceptable, on ne l'a pas laissé faire.
00:11:46On va l'écouter, après vous allez réagir.
00:11:49C'est Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement.
00:11:53La situation qu'on voit depuis cette nuit, depuis ce matin, n'est pas acceptable.
00:11:57Donc, sur l'appel à manifester devant l'Assemblée nationale,
00:12:00comme sur les tracteurs qui sont en ce moment même sur la place de l'Etoile à l'Arc de Triomphe,
00:12:05je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal.
00:12:07Nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire.
00:12:09Il y a plein de choses qui sont illégales.
00:12:11Parce que, je fais juste une parenthèse, j'écoutais Charlotte Dornelas tout à l'heure sur Europe 1.
00:12:16Les débordements qui accompagnent la qualification de l'Algérie en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
00:12:21Ça passe complètement à l'As.
00:12:22Ça, c'est absolument inadmissible.
00:12:24On laisse faire ça dans la rue, dans la nuit, etc.
00:12:26Et je ne vous explique pas ce qui va se passer si l'Algérie rencontre le Maroc en demi-finale de la Cannes.
00:12:31C'est-à-dire qu'on s'habitue tous les jours au débordement d'une compétition qui n'a pas lieu ni en France ni sur notre continent,
00:12:39mais à des milliers de kilomètres et qui met la France, non pas à feu et à sang, il ne faut pas exagérer,
00:12:46mais il y a des débordements très importants.
00:12:48C'est sous-traité dans les médias.
00:12:50Ça n'existe pas.
00:12:51Ça n'existe pas.
00:12:53Donc, je ferme la parenthèse.
00:12:55C'était un papier formidable de Charlotte Dornelas tout à l'heure sur Europe 1.
00:12:58Il n'y a que nous qui en parlons.
00:13:00Et vous savez pourquoi ? Les gens ne veulent pas en parler.
00:13:01C'est toujours la même chose.
00:13:02La question que ça pose...
00:13:03Donc là, quand je vois Maud Bréjean, elle devrait monter au créneau aussi pour ça.
00:13:07Les débordements, ils sont partout.
00:13:08La question que ça pose, c'est quelle attitude a le gouvernement vis-à-vis des mouvements de contestation ?
00:13:11Vous voyez, quand on envoie les centaures de la gendarmerie face à des agriculteurs,
00:13:15le signal, je trouve qu'il n'est pas bon.
00:13:16Et d'ailleurs, les images, elles avaient choquées beaucoup de Français.
00:13:18Parce que dans le même temps, vous avez des quartiers qui échappent totalement à l'autorité de l'État.
00:13:22On en parlera, je crois, dans l'émission, mais à Marseille.
00:13:25Et à Orange.
00:13:25Orange a fermé.
00:13:27Orange a refermé.
00:13:29Parce que les narcotrafiquants disent, nous, notre business qu'on est en train de faire,
00:13:33les salariés d'Orange, vous venez le perturber.
00:13:36Il y a des tirs de balles sur les façades.
00:13:38C'est là où on attend l'État plus que de dire...
00:13:41Bah évidemment.
00:13:44Pascal Pierre Garbarini.
00:13:45Oui, parce que c'est toujours...
00:13:47On n'avance pas.
00:13:49Parce qu'encore une fois, on n'a pas une logique.
00:13:52C'est-à-dire que...
00:13:53Parce qu'on a peur.
00:13:53La logique, c'est la logique de la peur.
00:13:55Mais qu'on arrête.
00:13:56Voilà.
00:13:57Mais on arrête.
00:13:58Si on lance les centaures contre les agriculteurs,
00:14:01c'est inadmissible pour la population d'entendre qu'en revanche,
00:14:04il y a des manifestations, comme vous le dites très bien,
00:14:07d'une coupe africaine qui est superbe en termes de sport,
00:14:12mais qui causent des problèmes en France.
00:14:14Mais pardonnez-moi ce qui est extraordinaire,
00:14:17parce que moi, je suis la Coupe d'Afrique des Nations.
00:14:18Il n'y a pas un souci au Maroc.
00:14:21Vous savez que les supporters algériens et marocains
00:14:23nettoient eux-mêmes le stade après les matchs,
00:14:27qu'ils fraternisent entre eux,
00:14:29que les fanzones, il n'y a aucun souci là-bas.
00:14:32Pourquoi ?
00:14:33Parce que dès qu'il y a un souci,
00:14:34je peux vous dire que ça ne rigole pas au Maroc.
00:14:38Il y a un journaliste étranger qui a fait une petite vidéo
00:14:43pour expliquer que le Maroc, il y avait des bidonvilles,
00:14:46que ça se passait mal, etc.
00:14:48Il est reparti directement.
00:14:50Il a quitté le pays 24 heures après.
00:14:52On lui a enlevé son accréditation, il est chez lui.
00:14:54Donc ça, c'est au Maroc.
00:14:56Donc les jeunes gens qui foutent le bordel la nuit en France,
00:15:00qu'ils aillent au Maroc ou en Algérie,
00:15:01ils ne feront pas exactement ce qu'ils font ici.
00:15:04Croyez-moi.
00:15:05Et ils le savent.
00:15:05C'est l'image.
00:15:06Et ils le savent.
00:15:07C'est l'image du pays.
00:15:07Et ils le savent.
00:15:08Je voudrais simplement dire que moi,
00:15:10Richard Millet,
00:15:10moi qui viens d'une famille d'agriculteurs en partie corésiens,
00:15:15je suis très content de voir ces tracteurs
00:15:17parce que c'est un symbole fort devant l'artoutre-triomphe.
00:15:20Voilà.
00:15:21Philippe Bilger.
00:15:21En réalité, je rejoins ce qu'a dit Pascal.
00:15:24Les forces de l'ordre sont très mal à l'aise
00:15:27et la politique est mise en œuvre
00:15:29avec des gens qui ne sont pas dans l'industrie de la délinquance.
00:15:33Lorsqu'il y a des gens qui, tout à coup,
00:15:36sont tellement désespérés qu'ils manifestent,
00:15:39on est impitoyable avec eux
00:15:41alors qu'on pourrait souhaiter, au fond,
00:15:43une rigueur constante à l'égard des gens
00:15:46qui font de la délinquance un métier.
00:15:49C'est toujours la faiblesse
00:15:51qui, au lieu de susciter une forme de compassion intelligente,
00:15:56suscite une rigueur excessive.
00:15:58Bon, on termine ce chapitre avec vous, politiquement.
00:16:03On va voir.
00:16:03Ils attendent d'être reçus, les agriculteurs.
00:16:05C'est pour ça, d'ailleurs,
00:16:06qu'ils voulaient aller devant l'Assemblée, devant le Sénat.
00:16:07Donc, on va voir s'ils sont reçus par la ministre de l'Agriculture.
00:16:10Après, si c'est pour annoncer rien du tout,
00:16:12ça ne vaut pas la peine de les recevoir.
00:16:14Parce que là, on a depuis le début de la semaine
00:16:15Annie Gennevar et Emmanuel Macron
00:16:17qui ont fait des annonces.
00:16:18qui sont des avances sur la PAC,
00:16:21la fin de la taxe sur les engrais.
00:16:22C'était aussi ce que portaient les agriculteurs.
00:16:24Mais on ne répond pas durablement à leur colère.
00:16:26Et on n'a toujours pas de budget.
00:16:28Et on n'a toujours pas de budget, accessoirement, en effet.
00:16:29Donc, tôt ou tard, il va falloir répondre à la crise des agriculteurs
00:16:31qui, il faut le répéter, ne veulent pas des aides pour vivre.
00:16:34Ils veulent vivre de leur travail.
00:16:36C'est simple à dire,
00:16:36mais c'est ça, aujourd'hui, qui n'est pas possible pour eux.
00:16:38Maï-Halène Trémolet.
00:16:40Pour répondre concrètement aux agriculteurs,
00:16:42il faudrait d'abord qu'il y ait un budget.
00:16:44Et les débats budgétaires reprennent ce matin.
00:16:46Et on ne sait pas encore, mais a priori,
00:16:48tous les députés pensent que ça va finir en 49.3
00:16:51ou par ordonnance, donc par un passage en force.
00:16:53Donc, ça pourrait entraîner une nouvelle chute de gouvernement.
00:16:55Il y a aussi la question de l'instabilité politique
00:16:57qui ne joue pas du tout en faveur des agriculteurs.
00:16:59Et je pense qu'ils en ont bien conscience.
00:17:01Bon, autre sujet du jour.
00:17:03Autre sujet du jour.
00:17:04Et je vous remercie, Éric Derit-Maten.
00:17:07Votre réponse a été claire à ma question.
00:17:09Vous avez été pour une fois.
00:17:10Mais non, mais je...
00:17:12Je vous taquine parce qu'on a besoin de réponses claires
00:17:16et je sais que les choses sont toujours un peu plus complexes.
00:17:19Sans doute que mes questions le préfigurent.
00:17:22Mais je pense aussi aux téléspectateurs.
00:17:23C'est clair, bien sûr.
00:17:24Bon, c'est clair.
00:17:25Je crois que c'est clair.
00:17:26Emmanuel Macron qui annonce envoyer des soldats.
00:17:28Alors ça, c'était très drôle parce qu'il l'a dit avant hier soir
00:17:30dans le journal de France 2.
00:17:32Et comme il y avait la neige, personne n'en a parlé hier.
00:17:34Mais c'est pas rien quand même.
00:17:35Et après avoir...
00:17:36Oui, et après avoir signé la déclaration de Paris
00:17:39qui précise les mesures de sécurité appliquées en Ukraine,
00:17:42Emmanuel Macron a précisé que le rôle des puissances occidentales
00:17:44dans le maintien de la paix et le respect du cessez-le-feu,
00:17:47ce serait d'envoyer pourquoi pas des...
00:17:48Bon, mais si le cessez-le-feu est stoppé
00:17:51et que vous avez des soldats français, qu'est-ce qu'ils font ?
00:17:53C'est toute la question.
00:17:54Et surtout, non, mais au-delà de ça,
00:17:55Vladimir Poutine a déclenché la guerre en Ukraine
00:17:58précisément pour ne pas avoir des soldats de l'OTAN en Ukraine.
00:18:00Et donc là, la réponse qu'on va avoir après une possible paix,
00:18:03ou en tout cas un possible cessez-le-feu,
00:18:04c'est précisément d'envoyer des milliers de soldats en Ukraine.
00:18:07Donc en fait, on voudrait, sur ce dossier,
00:18:11depuis 10 ans,
00:18:13si vous écoutez Nicolas Sarkozy,
00:18:14si vous suivez Nicolas Sarkozy,
00:18:16depuis 10 ans,
00:18:17ce que nous avons fait avec la Russie
00:18:19n'est sans doute pas la bonne solution.
00:18:21Il n'y a pas que lui qui dit ça.
00:18:22Luc Ferry est sur cette ligne-là.
00:18:26François Fillon est sur cette ligne-là.
00:18:29Monsieur Allouch aussi,
00:18:31qui était tout à l'heure...
00:18:32Pierre Lelouch.
00:18:33Pierre Lelouch, plus exactement.
00:18:34Pierre Lelouch est sur cette ligne-là.
00:18:36Bon, mais ça aussi,
00:18:37c'est une ligne qui est très peu entendue
00:18:40dans l'espace médiatique.
00:18:41Il n'y a qu'une ligne qui prévaut.
00:18:43C'est-à-dire l'anti-Trumpisme et l'anti-Poutine,
00:18:46c'est la ligne qui prévaut sur les deux.
00:18:48Les choses, parfois, sont un peu plus nuancées.
00:18:51Mais c'est vrai que Poutine a agressé l'Ukraine.
00:18:53C'est un fait.
00:18:54C'est un fait.
00:18:55C'est bon de le rappeler.
00:18:56Mais bien sûr.
00:18:57Mais les choses, parfois,
00:18:58il y a un poil de nuance.
00:19:00Oui.
00:19:01Et quand c'est vous qui dites,
00:19:03ça a une importance capitale.
00:19:05Voilà, effectivement.
00:19:06Bon, voyez le sujet de Michael Dosantos.
00:19:11Emmanuel Macron persiste et signe.
00:19:13En cas de cesser le feu,
00:19:14le chef de l'État envisage d'envoyer
00:19:16plusieurs milliers de soldats en Ukraine.
00:19:18Une idée rejetée par une majorité de Français.
00:19:21C'est ridicule d'aller là-bas,
00:19:24se faire casser la figure.
00:19:25Qu'elle se renforce pour pouvoir défendre la France,
00:19:28ça serait déjà pas mal.
00:19:29Je préfère garder nos Français au chaud.
00:19:32Il y a déjà beaucoup à faire.
00:19:34La France n'a pas à faire de l'ingérence.
00:19:36D'autres pays de la coalition des volontaires
00:19:38pourraient également garnir les rangs
00:19:40de cette force multinationale.
00:19:43Des soldats déployés loin du front
00:19:44pour soutenir l'armée ukrainienne,
00:19:46mener des opérations de dissuasion
00:19:48ou encore construire et protéger
00:19:50des centres militaires.
00:19:52La Grande-Bretagne semble prête à s'engager.
00:19:54Le Premier ministre Kirstarmer
00:19:56va néanmoins soumettre cette décision
00:19:58au vote des députés.
00:19:59Avec le président Macron
00:20:01et le président Zelensky,
00:20:03nous avons convenu d'une déclaration d'intention
00:20:05ou du déploiement de forces
00:20:06en cas d'accord de paix.
00:20:08Une force multinationale
00:20:09placée sous la surveillance américaine
00:20:11qui peine néanmoins
00:20:12à convaincre certains pays européens.
00:20:15L'Italie a refusé une nouvelle fois
00:20:17d'envoyer des troupes en Ukraine.
00:20:19L'Allemagne a donné son feu vert
00:20:20uniquement si les soldats
00:20:22sont déployés dans un pays voisin
00:20:24et membres de l'OTAN.
00:20:25Bon, c'est pas pour tout de suite.
00:20:27Disons-le.
00:20:28Il faut que ce soit dans la période d'après.
00:20:31Oui, mais ça va avec la vente des rafales,
00:20:34ça va avec toute cette séquence-là
00:20:35du président de la République.
00:20:36Alors, il y a quand même
00:20:37quelque chose qu'il faut préciser
00:20:38qui a été dit,
00:20:38c'est que c'est aussi
00:20:39les Américains participent
00:20:40à cette opération.
00:20:42Ce qui, ça, en l'occurrence,
00:20:43peut être considéré
00:20:44comme une victoire
00:20:45du président de la République
00:20:46qui a réussi à garder
00:20:47les Américains dans le giron.
00:20:48Et malgré tout,
00:20:49il va sans doute envoyer
00:20:50peut-être des troupes
00:20:50et sans l'assentiment
00:20:52forcément de l'Assemblée.
00:20:53L'Assemblée ne sera pas...
00:20:54Et des Français
00:20:54qui ne demandent plus de choses,
00:20:56c'est que cette guerre s'arrête
00:20:57qui coûte cher.
00:20:58Et là, tout cela est fait
00:21:00en dehors de toute l'opinion
00:21:01publique française.
00:21:03Comme tant de choses
00:21:04ces dernières années
00:21:04avec Emmanuel Macron.
00:21:05Je pense que, un,
00:21:06la vente des rafales
00:21:07est loin d'être conclue.
00:21:08Je ne sais pas si l'Ukraine
00:21:09a l'argent pour payer
00:21:10combien il y a dit ?
00:21:11100 rafales.
00:21:12Vous voyez combien ça coûte ?
00:21:14L'Inde a l'acheté
00:21:15combien ?
00:21:15Une vingtaine, pas plus.
00:21:17Deuxièmement,
00:21:17je pense que ce sont
00:21:18des effets d'annonce.
00:21:18Richard Millet.
00:21:19Ce sont des effets d'annonce.
00:21:20Il ne va pas envoyer
00:21:21des milliers de soldats
00:21:22en Ukraine.
00:21:24Ce n'est pas possible.
00:21:25Ou alors, ce sera...
00:21:25C'est ce qu'il a dit.
00:21:26Non, mais entre ce qu'il dit
00:21:27et ce qu'il y a au milieu,
00:21:29je pense que...
00:21:30Voilà.
00:21:30De toute façon,
00:21:31on peut imaginer
00:21:32est-ce qu'il sera encore là
00:21:34lorsque le...
00:21:36Oui.
00:21:36L'occasion se présenterra.
00:21:37Parce que maintenant,
00:21:38le comptable a commencé.
00:21:39Forcément,
00:21:40le président de la République
00:21:41dans un an
00:21:42n'est plus en place.
00:21:43Dans un an et quelques jours.
00:21:44Il n'y a pas une question
00:21:44qui se pose,
00:21:45même si ce serait
00:21:46une force de dissuasion.
00:21:48Mayalen Trémor.
00:21:49Il n'y a pas d'agir
00:21:49cette armée
00:21:50qui serait en Ukraine.
00:21:51Qui serait là
00:21:52juste pour la dissuasion.
00:21:53Mais est-ce qu'on peut imaginer
00:21:54une direction tournante ?
00:21:55On ne sait pas
00:21:56qui dirigerait ces soldats.
00:21:58C'est l'OTAN
00:21:59et donc par définition,
00:22:00on arrive à la situation
00:22:01que redoutait Vladimir Putin.
00:22:02C'est ça qui paraît étonnant.
00:22:03C'est que précisément,
00:22:04il a déclenché cette guerre
00:22:05pour éviter l'OTAN
00:22:06à ses portes
00:22:07et il se retrouverait
00:22:08avec l'OTAN à ses portes.
00:22:08Mais est-ce que l'envoi
00:22:09de ces troupes,
00:22:10c'est ce que voulait
00:22:11le président Velinsky
00:22:13qui voulait des garanties
00:22:15avec la présence
00:22:16de certaines troupes ?
00:22:17Est-ce que ça rentre là-dedans ?
00:22:19Oui,
00:22:19et il voulait aussi
00:22:20conserver une grosse armée
00:22:22ukrainienne
00:22:22et là,
00:22:23Emmanuel Macron a parlé
00:22:23de 600 à 800 000 soldats ukrainiens
00:22:26qui seraient formés,
00:22:27équipés par la France.
00:22:28Parce que c'est ça aussi
00:22:28l'autre volet.
00:22:29On va marquer une pause
00:22:30dans une seconde.
00:22:31Je parlais de l'excellent papier
00:22:32de Charlotte Dornelas
00:22:33ce matin sur l'antenne d'Europe 1
00:22:35vers 8h45
00:22:38et vous pourrez réécouter ce papier
00:22:39et Marine Lançon
00:22:41me proposait à l'instant
00:22:42des idées,
00:22:43des idées,
00:22:43des images
00:22:44et c'est vrai que
00:22:45la presse française,
00:22:47souvent j'en parle,
00:22:48le matin,
00:22:49hélas,
00:22:49et c'est une des raisons
00:22:50pour lesquelles
00:22:50ces news est écoutée,
00:22:52la presse française
00:22:53choisit les sujets
00:22:55qu'elle veut traiter
00:22:56et ignore d'autres sujets.
00:22:58Et lorsqu'à Lyon,
00:22:59la police bloque la circulation
00:23:01en voie de la lacrymo
00:23:02et de la disparition
00:23:03lorsqu'à Toulouse,
00:23:04des véhicules sont incendiés,
00:23:06lorsqu'à Paris,
00:23:07la station Barbet
00:23:08s'est carrément fermée,
00:23:09ici et là,
00:23:10des tirs de mortier
00:23:11d'artifice
00:23:11contre les forces de l'ordre,
00:23:13eh bien,
00:23:14voilà ces images,
00:23:15vous ne les voyez nulle part.
00:23:17Alors,
00:23:17bien sûr,
00:23:18la petite bourgeoisie
00:23:19intellectuelle,
00:23:20culturelle
00:23:21qui gouverne ce pays,
00:23:22elle n'est pas confrontée
00:23:23à cela.
00:23:23Elle vit dans des quartiers
00:23:24où elle n'est pas
00:23:25en prise directe
00:23:26avec cela.
00:23:27Parce que c'est toujours
00:23:28les quartiers les plus défavorisés
00:23:29qui doivent subir
00:23:30ce qui se passe.
00:23:31et on s'habitue
00:23:33que la Cannes,
00:23:34je le répète,
00:23:34qui est une compétition
00:23:35extraterritoriale
00:23:36qui se passe
00:23:37à des milliers
00:23:37de kilomètres de Paris,
00:23:39il y ait ce type
00:23:39de débordement.
00:23:40Et personne ne dit rien
00:23:41dans la presse
00:23:42et tout le monde
00:23:42trouve ça normal.
00:23:43Pour les raisons
00:23:44que vous connaissez,
00:23:45bien évidemment.
00:23:45Je pense même
00:23:46qu'il doit y avoir
00:23:47chez les gauchistes
00:23:48une part d'eux-mêmes
00:23:49qui souhaitent
00:23:50que cette joie
00:23:51s'exprime,
00:23:52que c'est tout à fait
00:23:53normal ces débordements.
00:23:55Mais non,
00:23:55mais ça fait partie
00:23:55du chaos.
00:23:57Là, encore une fois,
00:23:58on va en parler
00:23:58avec les déclarations
00:24:00de Mélenchon
00:24:01qui sont inadmissibles
00:24:03lorsqu'on est
00:24:04un homme politique.
00:24:06Mais ça fait partie
00:24:07du chaos
00:24:08que LFI veut instaurer
00:24:09en France.
00:24:10Là,
00:24:10c'est pas LFI,
00:24:11mais c'est la presse
00:24:14qui devrait tout simplement
00:24:15témoigner de la réalité.
00:24:16Oui,
00:24:16c'est pas LFI
00:24:17mais c'est tiré
00:24:18de LFI.
00:24:19Je veux dire,
00:24:20oui,
00:24:21c'est aussi LFI
00:24:22mais je vous répète,
00:24:24est-ce que vous voyez
00:24:24ces images ailleurs
00:24:25que chez nous ?
00:24:26Est-ce que vous êtes
00:24:27au courant
00:24:27de ce qui se passe
00:24:28en France après ?
00:24:29Et ce n'est que le début.
00:24:31Parce que je vous répète,
00:24:32la demi-finale
00:24:33qui se présage
00:24:35si le Maroc est qualifié,
00:24:36c'est Algérie-Maroc.
00:24:38Algérie-Maroc.
00:24:39Je peux vous dire
00:24:40que ça va être
00:24:41intéressant en France
00:24:42de suivre ça.
00:24:42Vous vous rappelez
00:24:43quand j'ai dit ici
00:24:43que le concert du Nouvel An
00:24:44avait été en partie annulé
00:24:46parce que les effectifs
00:24:47de la police
00:24:47étaient mobilisés
00:24:48sur les matchs de l'Algérie.
00:24:50Sur les réseaux sociaux,
00:24:51j'ai eu plein de réactions
00:24:51des gens qui m'ont même
00:24:52insulté, etc.
00:24:53Simplement parce que
00:24:54les policiers le disent
00:24:55mais ça ne passe pas
00:24:55le mur du son.
00:24:56Et le ministre de l'Intérieur
00:24:57a fini par nous démentir
00:24:58en disant que ce n'était
00:24:59pas du tout le cas, etc.
00:25:00Il y a un déni aussi.
00:25:01Il est 9h24,
00:25:02on marque une pause,
00:25:02on va écouter Jean-Luc Mélenchon
00:25:04et rester avec nous
00:25:05parce qu'on sera avec
00:25:05Georges-Marc Bédamou
00:25:07dans Le secret de Mitterrand
00:25:08qui est effectivement
00:25:10le grand faussoyeur
00:25:11de la France
00:25:12avec l'artiste,
00:25:14bien sûr,
00:25:15l'homme littéraire,
00:25:16l'homme très intelligent.
00:25:17Mais le bilan est catastrophique.
00:25:19Je n'avais pas parlé
00:25:20de Maastricht tout à l'heure
00:25:21mais l'heure des bilans
00:25:22effectivement ne plaide pas
00:25:23pour son action.
00:25:24A tout de suite.
00:25:27C'est 9h31,
00:25:28on est avec Soumaïa Labidi.
00:25:29Soumaïa, bonjour
00:25:29pour nous rappeler
00:25:30les titres de l'actu.
00:25:31Bonjour Pascale
00:25:35et bonjour à tous.
00:25:36L'attention monte d'un cran
00:25:38entre le gouvernement
00:25:39et les agriculteurs
00:25:40qui ont forcé
00:25:40les barrages de police
00:25:41cette nuit
00:25:42pour entrer dans Paris.
00:25:43La situation
00:25:44n'est pas acceptable,
00:25:46tout ça est illégal.
00:25:47Nous ne laissons pas faire
00:25:48et nous ne laisserons pas faire
00:25:50prévient ce matin
00:25:51la porte-parole
00:25:51du gouvernement
00:25:52Maude Bréjon.
00:25:54Pendant ce temps,
00:25:55la colère paysanne
00:25:55gronde dans la capitale.
00:25:57L'autoroute A13
00:25:58est fermée
00:25:58dans le sens
00:25:59province vers Paris
00:26:00entre Saint-Cloud
00:26:00et le boulevard périphérique
00:26:02avec déjà 305 km de bouchons.
00:26:06Circulation difficile
00:26:07également autour
00:26:07de la tour Eiffel
00:26:08du Champ de Mars
00:26:09place de l'Étoile
00:26:10et à Montrouge
00:26:10où les tracteurs
00:26:12bloquent certains axes.
00:26:14Et puis à l'approche
00:26:14de la tempête Goretti
00:26:16qui devrait balayer
00:26:16le pays en toute fin de journée,
00:26:18Météo France
00:26:19place la Manche
00:26:19en vigilance rouge
00:26:20pour vents violents
00:26:21et 27 départements oranges.
00:26:24Conséquence,
00:26:24le réseau SNCF
00:26:26risque d'être
00:26:26fortement impacté
00:26:27avec des trains supprimés
00:26:28et de nombreux parcs
00:26:30et jardins
00:26:30vont être fermés.
00:26:31Merci beaucoup
00:26:32Samaïa.
00:26:32Vous disiez
00:26:33que les propos
00:26:33de Jean-Luc Mélenchon
00:26:34étaient parfaitement inadmissibles
00:26:35et on peut vous rejoindre
00:26:36là-dessus.
00:26:37L'insulte n'est jamais
00:26:38une bonne chose.
00:26:39On peut attaquer
00:26:40le bilan
00:26:41d'Emmanuel Macron
00:26:43mais sa personnalité
00:26:45c'est autre chose
00:26:45et c'est ce qu'a fait
00:26:46Jean-Luc Mélenchon
00:26:47il y a
00:26:4824 heures ?
00:26:4948 heures je crois.
00:26:5048 heures
00:26:51devant ses militants
00:26:52et ce qui est le plus terrible
00:26:52dans la séquence
00:26:53que vous allez voir
00:26:54c'est le rire.
00:26:54Le rire de ces gens
00:26:56qui sont chauffés à blanc
00:26:57par celui que
00:26:59Gilles William Golnanel
00:27:01appelle désormais
00:27:03Dorio Chon
00:27:04et il appelle
00:27:05Dorio Chon
00:27:06en référence
00:27:07évidemment à Jacques Dorio.
00:27:08Regardez cette séquence.
00:27:12Nous ne sommes plus
00:27:12la première puissance
00:27:14du continent
00:27:14portant l'idéal révolutionnaire
00:27:16qui mit le feu
00:27:16à la terre entière.
00:27:19Eh bien nous avons néanmoins
00:27:20la force
00:27:20la force de cette histoire
00:27:21mais alors
00:27:23qu'on ne nous déshonore pas
00:27:24en se comportant
00:27:25comme il le fait
00:27:26en se réjouissant
00:27:28d'un enlèvement
00:27:28en se réjouissant
00:27:30de toutes les basses manœuvres
00:27:31de quelqu'un
00:27:32qui le méprise
00:27:33parce que cet homme
00:27:34qui nous préside
00:27:35est un poulet d'élevage.
00:27:38Pas une fois de sa vie
00:27:39il n'a été
00:27:41dans le champ
00:27:42picoré
00:27:45en se demandant
00:27:45mais où il y a quelque chose ?
00:27:47Eh comment on fait
00:27:48pour attraper un verre de terre
00:27:49pour pouvoir le manger ?
00:27:51Toujours il est arrivé
00:27:53à l'heure de la gamelle
00:27:54en regardant
00:27:55si elle était pleine.
00:27:57Toute sa vie
00:27:58ce pays
00:28:04est gouverné
00:28:06par une banque
00:28:07de poules et d'élevage
00:28:08et une bonne partie
00:28:10des organisations
00:28:12qui nous sont chères
00:28:13ou qui nous l'ont été
00:28:14est aussi gouvernée
00:28:15par des gens
00:28:16qui n'ont pas
00:28:17la moindre idée
00:28:17de ce qui est
00:28:18un rapport de force.
00:28:19Comment pouvoir
00:28:21critiquer parfois
00:28:23le gouvernement
00:28:24et parfois
00:28:25la technostructure
00:28:26et la remettre en cause
00:28:28quand l'administration
00:28:29prend le pouvoir
00:28:29sur le politique
00:28:30garder la mesure
00:28:32et ne pas tomber
00:28:33dans l'insulte
00:28:34comme le fait
00:28:35Jean-Luc Mélenchon
00:28:36qui
00:28:36c'est un climat
00:28:38de 1793
00:28:39qu'il met en place
00:28:40là
00:28:40de haine
00:28:41il manque
00:28:42les fourches
00:28:43pour aller devant
00:28:43les palais
00:28:44des institutions.
00:28:45C'est d'autant plus
00:28:46inexcusable
00:28:47de sa part
00:28:48qu'il est l'un des rares
00:28:50qui saurait dire
00:28:51la même chose
00:28:52avec mesure
00:28:53et avec talent
00:28:54mais au-delà
00:28:56de l'indécence
00:28:57absolue
00:28:58ses propos
00:28:59avec la métaphore
00:29:01des poulets
00:29:02des vlages
00:29:03on a bien compris
00:29:04c'est tout de même
00:29:05qui ose parler
00:29:07comme ça
00:29:08quand on voit
00:29:09Jean-Luc Mélenchon
00:29:10prétendant
00:29:12donner des leçons
00:29:13à la classe politique
00:29:14française
00:29:15et notamment
00:29:16au président
00:29:17de la république
00:29:18et quand on connaît
00:29:19certaines de ses positions
00:29:21nationales
00:29:22ou internationales
00:29:24c'est assez
00:29:24j'allais dire comique
00:29:26non c'est dramatique
00:29:27Pascal Pierre Garbarini
00:29:29mais c'est pire que ça
00:29:30bon d'abord
00:29:31moi j'en ai assez
00:29:31qu'on dise
00:29:32que cet homme a du talent
00:29:33parce qu'il arrive
00:29:34à dire trois phrases
00:29:35en français
00:29:36non non
00:29:37c'est pas vrai
00:29:38arrêtons
00:29:39arrêtons
00:29:40de flatter
00:29:41dans un monde
00:29:42qui n'en a pas
00:29:43mais il y a d'autres personnes
00:29:44qui s'expriment très bien
00:29:45à l'Assemblée nationale
00:29:46et il n'est pas une exception
00:29:48loin de là
00:29:49il faut s'arrêter
00:29:50de flatter cet homme
00:29:52qui en fait
00:29:52est en train
00:29:53de fracturer la France
00:29:55de manière
00:29:56peut-être
00:29:56irréversible
00:29:57ok
00:29:58il a pris une décision
00:30:00c'est une décision
00:30:01alors quand il parle
00:30:02de Picoré
00:30:03il est assez mal placé
00:30:04en plus
00:30:05parce que quand on voit
00:30:06son histoire
00:30:06Mitterrand
00:30:07on va en parler
00:30:07mais Mitterrand
00:30:08le mettait absolument pas
00:30:10au niveau
00:30:12où nous
00:30:13nous le mettons
00:30:14aujourd'hui
00:30:14et Mitterrand
00:30:15Mitterrand le méprisait
00:30:18donc encore une fois
00:30:20je ne vois pas
00:30:21pourquoi on va flatter
00:30:21cet homme
00:30:22qui ensuite
00:30:23et je le dis
00:30:24donc
00:30:25il a
00:30:26pour des raisons
00:30:27qui sont
00:30:28de bassement
00:30:29bassement électoraliste
00:30:30donc fait
00:30:31le
00:30:32comment dirais-je
00:30:34fait la
00:30:34comment dirais-je
00:30:36la lie
00:30:38de tout ce qui est
00:30:40la démocratie
00:30:41pour mettre
00:30:41en valeur
00:30:43et pour
00:30:44casser la gauche
00:30:45pour que ça soit
00:30:46lui seul
00:30:47le recours
00:30:48et donc à ce moment-là
00:30:49il a décidé
00:30:50de faire la cour
00:30:52à l'islamisme
00:30:54pour justement
00:30:55rattraper
00:30:56et accueillir
00:30:56des voix
00:30:57qui viennent des cités
00:30:58etc
00:30:59de personnes
00:31:00qui en fait
00:31:00ne le demandaient pas
00:31:02d'accord
00:31:02et de fracturer la France
00:31:04mais ça marche
00:31:05et c'est ça qui est intéressant
00:31:06ça marche
00:31:07parce qu'il y a
00:31:07beaucoup de gens
00:31:08qui rient
00:31:08il y a beaucoup
00:31:09de gens de gauche
00:31:09quoi qu'il arrive
00:31:10qui voteront
00:31:11pour Jean-Luc Mélenchon
00:31:12s'il y avait
00:31:12un deuxième tour
00:31:13Mélenchon-Marine Le Pen
00:31:14ou Mélenchon-Bardella
00:31:15vous pouvez être certain
00:31:16que la gauche
00:31:17unanime
00:31:18irait
00:31:18se rallier
00:31:20derrière Jean-Luc Mélenchon
00:31:21et il sait que ça marche
00:31:22moi je vous propose
00:31:23une autre lecture
00:31:24juste des propos
00:31:24je vous propose
00:31:25une autre lecture rapide
00:31:26Jean-Luc Mélenchon
00:31:27donc là si on va
00:31:28à son
00:31:28Thomas Bonnet
00:31:29il dit
00:31:29qu'Emmanuel Macron
00:31:30est un poulet d'élevage
00:31:31sous-entendu
00:31:31lui serait un poulet
00:31:32un peu libre
00:31:33qui ne serait donc pas
00:31:34un féodé
00:31:35qui aurait eu des difficultés
00:31:36dans la vie
00:31:36c'est un peu ça
00:31:37la métaphore qu'il emploie
00:31:38il faut juste rappeler
00:31:39qu'il est riche aujourd'hui
00:31:40grâce à la politique
00:31:41qu'il a toujours vécu
00:31:42de la politique
00:31:42qu'il est donc lui-même
00:31:43ce qu'il prétend dénoncer
00:31:44et en fait
00:31:45ce qu'on comprend
00:31:46c'est qu'il essaye
00:31:47de faire croire
00:31:47à son audience
00:31:48qu'il est d'ailleurs
00:31:49il dit
00:31:49je suis maghrébin européen
00:31:50on va l'entendre
00:31:51à l'instant
00:31:52je suis en clair
00:31:53il veut faire croire
00:31:54qu'il est maghrébin européen
00:31:55qui a subi
00:31:57les discriminations
00:31:58et qui a eu
00:31:59des difficultés dans la vie
00:31:59c'est pas vrai
00:32:00mais il veut faire ça
00:32:02pour coller
00:32:03à ceux
00:32:03qu'il essaye de draguer
00:32:04Richard Millet
00:32:06un bon trotskiste
00:32:07il sait s'adapter
00:32:08à toutes les situations
00:32:09pour conquérir le pouvoir
00:32:10et son langage
00:32:11donne une bonne définition
00:32:12de ce qu'est le populisme
00:32:13voilà
00:32:14Mayalen Trémolet
00:32:15avant d'écouter
00:32:16Jean-Luc Mélenchon
00:32:17sur
00:32:17pas complètement d'accord
00:32:18avec vous
00:32:19je pense que
00:32:20Jean-Luc Mélenchon
00:32:20maîtrise parfaitement
00:32:21tout ce qu'il dit
00:32:22et qu'il sait être
00:32:22assez éloquent
00:32:23et c'est d'autant plus grave
00:32:24parce que la métaphore des animaux
00:32:26il l'avait déjà employé
00:32:27par exemple
00:32:27pour le député PS
00:32:28Jérôme Gage
00:32:29où il avait parlé
00:32:30de la laisse
00:32:31et d'un piquet
00:32:31donc il l'avait comparé
00:32:33concrètement à un chien
00:32:34et je pense que
00:32:35c'est d'autant plus grave
00:32:36parce qu'il pèse
00:32:37chacun des mots
00:32:38qu'il a dit avant-hier
00:32:39comme ceux
00:32:39qu'il avait dit avant
00:32:40donc c'est pas des outrances
00:32:41lancées au hasard
00:32:42si vous voulez
00:32:42je pense que c'est calculé
00:32:43et que là-dessus
00:32:45c'est un art oratoire
00:32:46qu'il maîtrise
00:32:46et qu'il utilise
00:32:47je vous propose
00:32:48d'écouter le deuxième passage
00:32:49de Jean-Luc Mélenchon
00:32:50lorsqu'il dit
00:32:51je suis un européen maghrébin
00:32:52L'usage veut qu'on fasse des vœux
00:32:55c'est une superstition ridicule
00:32:57mais je veux bien y souscrire
00:32:59en général
00:33:00ils ne servent strictement à rien
00:33:01moi juste à me faire peur
00:33:04parce qu'on me dit
00:33:04et surtout la santé
00:33:05je me dis
00:33:05mais qu'est-ce que j'ai
00:33:06pour qu'il parle sans arrêt
00:33:08de ma santé
00:33:09comme ça tout va bien
00:33:10vous allez me mettre l'œil
00:33:11à force là
00:33:12bon
00:33:12tout le monde comprend
00:33:14mettre l'œil
00:33:14parce que moi
00:33:15je suis un maghrébin européen
00:33:17donc c'est dans ma culture
00:33:19voilà
00:33:20je suis un maghrébin européen
00:33:22c'est intéressant
00:33:23là aussi
00:33:23les signaux
00:33:24qui sont envoyés
00:33:25mais c'est très clair
00:33:26c'est une stratégie
00:33:27il y a beaucoup de cynisme
00:33:28il chauffe à blanc
00:33:30une population
00:33:31en expliquant
00:33:32que la France est raciste
00:33:34que la police tue
00:33:35etc
00:33:35pour que cette population
00:33:36rallie son panache
00:33:39c'est-à-dire son panache blanc
00:33:40mais
00:33:41bien sûr
00:33:42il chauffe à blanc
00:33:43et moi j'écoute
00:33:43je les écoute Mélenchon
00:33:44depuis 10-15 ans maintenant
00:33:46depuis quelques mois maintenant
00:33:48chaque discours
00:33:48il dit
00:33:49qu'il est né au Maroc
00:33:50là il est maghrébin
00:33:51mais chaque discours
00:33:51maintenant il le dit
00:33:52parce qu'il y a une vérité
00:33:53qui est forcément devant lui
00:33:54c'est qu'il est blanc
00:33:56plutôt bourgeois
00:33:57il vit dans un bel appartement
00:33:58à Paris
00:33:58et que l'électorat
00:33:59qu'il vise
00:34:00n'est pas dans les mêmes conditions
00:34:01et c'est vraiment
00:34:02ce qui est en train
00:34:03de traverser la France insoumise
00:34:04vous avez des élus
00:34:05qui ne ressemblent pas vraiment
00:34:06à ceux qui le draguent
00:34:07et ça ça devient
00:34:08de plus en plus un problème
00:34:09il va falloir un moment
00:34:10de l'adéquation
00:34:10oui on a entendu
00:34:11madame Obonot
00:34:12expliquer que
00:34:13c'était la gauche blanche
00:34:15la gauche blanche
00:34:16la gauche blanche
00:34:17Philippe Bilger
00:34:19c'est pas cadavante
00:34:20Mélenchon
00:34:21oui mais ça marche
00:34:22pardonnez-moi
00:34:23ça marche
00:34:24c'est sûr qu'à la longue
00:34:25vous croyez quoi
00:34:26vous pensez qu'il ne sera pas
00:34:28à 20 points
00:34:28est-ce que vous pensez
00:34:30que l'élection présidentielle
00:34:32on verra au deuxième tour
00:34:34un affrontement
00:34:35Le Pen ou Bardella
00:34:37contre Jean-Luc Mélenchon
00:34:38ça n'est pas impossible
00:34:39mais ce sera la grande chance
00:34:41du rassemblement national
00:34:42puisque s'il est en phase
00:34:45de Mélenchon
00:34:46il est évident
00:34:48que Marine Le Pen
00:34:49ou Bardella gagnent
00:34:50rien n'est évident
00:34:51en politique
00:34:52non mais là
00:34:53je prends un pari
00:34:55le sujet est sérieux
00:34:57d'ailleurs je reprends
00:34:58ce qu'avait dit
00:34:59Moscovici
00:35:00qui avait dit
00:35:01la grande chance
00:35:02du rassemblement national
00:35:04c'est d'avoir
00:35:05Jean-Luc Mélenchon
00:35:06au second tour
00:35:07alors là
00:35:08mon cher Pascal
00:35:09Mais Moscovici par exemple
00:35:10il voterait Mélenchon ?
00:35:12Je ne crois pas
00:35:13Vous ne croyez pas
00:35:14mais vous verrez
00:35:14vous verrez que
00:35:16pendant les 15 jours
00:35:17dans l'entre-deux-tours
00:35:18le bruit de bottes
00:35:18le fascisme
00:35:19ne passera pas
00:35:20ça changera un peu
00:35:20Vous verrez
00:35:21mais non
00:35:22ça ne change jamais
00:35:23avec la gauche
00:35:24Vous verrez que
00:35:25Pierre Moscovici
00:35:26à l'arrivée
00:35:26à l'arrivée
00:35:27il votera
00:35:28comme un seul
00:35:29comme François Hollande
00:35:31comme tous
00:35:31Vous imaginez
00:35:32que dans un second tour
00:35:34Mélenchon
00:35:34Marine Le Pen
00:35:36ou Bardella
00:35:36eh bien
00:35:38une majorité de français
00:35:40irait voter
00:35:41pour Jean-Luc Mélenchon
00:35:42Je n'en sais rien
00:35:43Je sais ce que fera la gauche
00:35:44Il y aurait un troisième tour
00:35:45dans la rue surtout
00:35:46Je sais ce que fera la gauche
00:35:47parce que la gauche
00:35:48est comme ça
00:35:48La gauche est comme ça
00:35:50vous savez
00:35:50elle est comme ça
00:35:51La gauche
00:35:52elle a voté
00:35:53les pleins pouvoirs
00:35:53à Pétain
00:35:54en 40
00:35:55donc il n'y a pas de raison
00:35:56qu'elle change
00:35:57Je relis
00:36:00la phrase de Mélenchon
00:36:01Il faut rappeler
00:36:02des évidences
00:36:03pardonnez-moi
00:36:04il faut rappeler
00:36:05des évidences
00:36:05parfois
00:36:05il faut rappeler
00:36:06ce qu'ont fait
00:36:06les communistes
00:36:07entre 40 et 42
00:36:09c'est bien
00:36:10l'histoire ça existe
00:36:11comme je rappelle
00:36:12la une de libération
00:36:13on rappelle la une de l'humanité
00:36:15c'est bien de rappeler
00:36:16ce qu'a fait la gauche
00:36:17Vous avez raison
00:36:18mais parfois
00:36:18et là je suis naïs
00:36:20Pascal
00:36:20j'imagine
00:36:22qu'il peut y avoir
00:36:23des leçons
00:36:24qui peuvent
00:36:25Jamais
00:36:25Jamais
00:36:27Jamais
00:36:27C'est assez désespérant
00:36:29Ecoutez vous le voyez bien
00:36:30vous entendez
00:36:31sur Jean-Luc Mélenchon
00:36:32des gens montés
00:36:33au créneau
00:36:34fortement
00:36:34Non mais je pense
00:36:35que beaucoup de gens
00:36:36voient la stratégie
00:36:37et les coutures
00:36:39d'une tactique
00:36:40qui est tout le même
00:36:41Oui mais elle est grossière
00:36:43et pourtant elle fonctionne
00:36:44Qu'est-ce que disait
00:36:45par exemple André Valigny hier
00:36:46il disait
00:36:46entre la peste et le choléra
00:36:48il renvoie
00:36:50Jean-Luc Mélenchon
00:36:50et le Rassemblement National
00:36:52il dit
00:36:52c'est la même chose
00:36:53voilà ce que dit
00:36:54le discours de la gauche
00:36:54c'est la peste et le choléra
00:36:56c'est la même chose
00:36:57Gérard
00:36:58Richard Millet
00:36:59Je pensais
00:37:01je suis un maghrébin européen
00:37:02je pensais à son discours
00:37:03sur la créolisation
00:37:04Mélenchon
00:37:05c'est quand même
00:37:05un de ses grands fantasmes
00:37:06créolisation
00:37:07à propos de la langue française
00:37:09il dit qu'il n'y a pas
00:37:09de langue française
00:37:10mais une langue créole
00:37:11mais je pense qu'il souhaite
00:37:12aussi une créolisation
00:37:13en général
00:37:13c'est-à-dire un métissage
00:37:14absolu de la population
00:37:15On va parler du Venezuela
00:37:17dans une seconde
00:37:18mais peut-être
00:37:19un petit tour
00:37:20avec les agriculteurs
00:37:21et il faut les comprendre
00:37:22bien sûr
00:37:23les agriculteurs
00:37:24on l'a expliqué
00:37:25on l'a expliqué tout à l'heure
00:37:26avec Eric de Ritmatène
00:37:27combien ils seront
00:37:28en difficulté
00:37:29combien ils ont le sentiment
00:37:31et vous le rappeliez
00:37:32Pascal-Pierre Garbarini
00:37:34combien ils ont le sentiment
00:37:36qu'ils ne jouent pas
00:37:37à armes égales
00:37:38par exemple
00:37:38les normes d'élevage
00:37:39ne sont pas les mêmes
00:37:41dans le monde
00:37:41on va importer de la viande
00:37:42traité peut-être
00:37:43aux hormones et antibiotiques
00:37:44alors qu'ici
00:37:45on n'a pas le droit
00:37:45de le faire
00:37:46donc je crois qu'on a
00:37:46des images
00:37:47parce que les agriculteurs
00:37:48sont à Paris
00:37:50ils sont sur la place
00:37:52d'abord elle est symbolique
00:37:53cette place
00:37:54de l'arc de triomphe
00:37:56pourquoi elle est symbolique
00:37:57parce qu'il y a
00:37:58le tombeau
00:38:00du soldat inconnu
00:38:01et qui est-il
00:38:03sans doute
00:38:03ce soldat inconnu
00:38:05sinon un homme
00:38:06qui venait de la ruralité
00:38:07et qui est tombé
00:38:08entre 14 et 18
00:38:10donc ils sont là
00:38:12et il faut entendre
00:38:13bien sûr
00:38:14leur demande
00:38:15entendre
00:38:16leur colère
00:38:17leur colère
00:38:18qui est pacifique
00:38:18d'ailleurs
00:38:19ils sont parfois
00:38:20maltraités
00:38:21souvent maltraités
00:38:22à la fois
00:38:23par l'espace médiatique
00:38:24qui les méprise
00:38:25qui les méprise
00:38:26parce que c'est comme ça
00:38:27et parfois
00:38:29par les forces de l'ordre
00:38:30et on l'avait vu
00:38:32lors de la ferme
00:38:34ça avait beaucoup choqué
00:38:35ce que vous disiez
00:38:36tout à l'heure
00:38:36Thomas Bonnet
00:38:37mais après
00:38:37les forces de l'ordre
00:38:39il faut le rappeler
00:38:40obéissent à des ordres
00:38:41bien sûr
00:38:41on constate très souvent
00:38:42c'est que les gendarmes
00:38:44les policiers
00:38:44ne sont pas hyper ravis
00:38:47d'aller devoir verbaliser
00:38:48des agriculteurs
00:38:49du même monde
00:38:50parfois même
00:38:51des mêmes familles
00:38:51donc c'est quand même
00:38:52pas rien
00:38:53de les mettre
00:38:54face à face
00:38:54on comprend
00:38:55qu'il faille protéger
00:38:56notamment Rungis
00:38:57par exemple
00:38:57mais faire intervenir
00:38:59des centaures
00:38:59de la gendarmerie
00:39:00face à des agriculteurs
00:39:01on se dit que les centaures
00:39:02auraient leur place
00:39:02dans d'autres endroits
00:39:03de France
00:39:04bon
00:39:04le Venezuela
00:39:05et le Venezuela
00:39:07l'arrestation de Nicolas Maduro
00:39:08était très favorablement
00:39:10accueillie
00:39:10par de nombreux expatriés
00:39:12des réfugiés vénézuéliens
00:39:14ont accepté de témoigner
00:39:15sur notre antenne
00:39:16on les entend
00:39:17assez peu
00:39:17d'ailleurs
00:39:18et ils rapportent
00:39:19ce qui se passe
00:39:20depuis 26 ans
00:39:20avec M. Chavez
00:39:21avec M. Maduro
00:39:22il y a des tortures
00:39:24bien sûr
00:39:25de prisonniers
00:39:26c'est le système communiste
00:39:27c'est toujours pareil
00:39:28c'est-à-dire que les gens
00:39:29sont pauvres
00:39:29ils n'ont plus le droit
00:39:30de parler
00:39:30et certains sont en prison
00:39:32les autres sont torturés
00:39:33système communiste
00:39:34Caracas
00:39:35Moscou
00:39:35vous dites les leçons
00:39:36de l'histoire
00:39:37c'est toujours la même chose
00:39:39alors je vous propose
00:39:39d'écouter Frédéric Traini
00:39:40qui a parlé
00:39:42des exilés
00:39:43vénézuéliens
00:39:44et qui est à Madrid
00:39:46notre correspondant
00:39:47à Madrid
00:39:48Depuis l'arrivée
00:39:51au pouvoir
00:39:51de Hugo Chavez
00:39:52en 1999
00:39:52suivi de celle
00:39:53de Nicolas Maduro
00:39:54en 2013
00:39:55on estime
00:39:55à quelques 8 millions
00:39:57le nombre
00:39:57de vénézuéens
00:39:58qui ont quitté
00:39:58le pays
00:39:59c'est 20%
00:40:00de la population
00:40:00et parmi eux
00:40:01l'écrivaine
00:40:02plusieurs fois
00:40:02primée
00:40:03Milagros Socorro
00:40:04qui vit à Madrid
00:40:05aujourd'hui
00:40:06j'ai quitté le Venezuela
00:40:10en 2017
00:40:10une année très dure
00:40:12extrêmement dure
00:40:13pour le Venezuela
00:40:13à ce moment là
00:40:15il n'y avait pas seulement
00:40:15des manifestations
00:40:16contre Nicolas Maduro
00:40:17dans les rues
00:40:18et Nicolas Maduro
00:40:19a tué
00:40:19des jeunes surtout
00:40:20ingénieur agronome
00:40:24Louis Sortis
00:40:24a dû lui partir
00:40:25en 2009
00:40:26car sa vie
00:40:27dit-il était en danger
00:40:28le premier danger
00:40:31c'est que j'ai été
00:40:32emprisonné
00:40:32et que ma propriété
00:40:33a été expropriée
00:40:34et qu'à une occasion
00:40:36le gouverneur chaviste
00:40:37m'a même fait enlever
00:40:38directrice de l'agence
00:40:42de presse vénézuélienne
00:40:43à Madrid
00:40:44Carlette Morales
00:40:45est partie elle
00:40:46dès l'arrivée
00:40:46d'Hugo Chavez
00:40:47elle explique pourquoi
00:40:48et ses espoirs
00:40:49pour le futur
00:40:49le harcèlement
00:40:53contre la presse
00:40:53se faisait déjà sentir
00:40:54parce que des militants
00:40:55de chaviste
00:40:56attaquaient déjà
00:40:57le journal
00:40:57et ont brisé
00:40:58les fenêtres
00:40:58les vitres
00:40:59et la sécurité
00:40:59n'était plus garantie
00:41:00nous demandons
00:41:02la libération immédiate
00:41:03des prisonniers politiques
00:41:04toute démarche
00:41:05d'ouverture
00:41:06vers la démocratie
00:41:07doit commencer
00:41:07par la libération totale
00:41:09de toutes les personnes détenues
00:41:10pour avoir pensé différemment
00:41:11il n'y aura pas de démocratie
00:41:13tant que des civils
00:41:14et des militaires
00:41:15seront poursuivis
00:41:16menacés
00:41:16et emprisonnés
00:41:17pour leur dissidence
00:41:19ils sont quelques 1 million
00:41:22de vénézuéliens
00:41:23qui sont expatriés
00:41:24aujourd'hui en Espagne
00:41:24et qui suivent
00:41:25de très près
00:41:26la situation du pays
00:41:26alors sujet vraiment extrêmement
00:41:28très intéressant
00:41:29de Frédéric Treigny
00:41:30et qu'on n'entend que
00:41:31sur cette antenne
00:41:32c'est-à-dire que la parole
00:41:33des vénézuéliens
00:41:33et ce qui s'est passé
00:41:34pendant 26 ans
00:41:35c'est ça qui me sidère
00:41:36c'est-à-dire que hier soir
00:41:37sur le service public
00:41:38ils ont trouvé
00:41:40le seul journaliste
00:41:41vénézuélien
00:41:41qui
00:41:42vous l'avez peut-être
00:41:43entendu dans l'émission
00:41:44il était courageux le gars
00:41:45si on parle
00:41:47de la même émission
00:41:48ils ont trouvé
00:41:49le seul journaliste
00:41:50vénézuélien
00:41:50qui regrette quasiment
00:41:51que Maduro
00:41:52ait été capturé
00:41:53alors on n'a pas bu la même
00:41:56vous voyez ce que je veux dire
00:42:00c'est-à-dire que
00:42:01l'information est tellement
00:42:03aujourd'hui de parti pris
00:42:05les propos méprisants
00:42:07justement
00:42:07Pascal-Pierre Garbarini
00:42:09les propos méprisants
00:42:09de Jean-Luc Mélenchon
00:42:11à l'encontre
00:42:12de Laurence Debray
00:42:14oui bien sûr
00:42:14mais c'est scandaleux
00:42:16qu'on a invité
00:42:16et qu'on a fait réagir
00:42:17absolument
00:42:18qui en garde
00:42:20un souvenir
00:42:21vraiment très difficile
00:42:23pour elle
00:42:23à un moment donné
00:42:24quand il lui dit
00:42:25oui oui
00:42:25lisez vos fiches
00:42:26lisez ce que vous avez appris
00:42:28c'est des propos sexistes
00:42:29vous imaginez
00:42:30si c'est un homme de droite
00:42:30qui dit ça
00:42:31bien sûr
00:42:32encore une fois
00:42:32mais c'était arrivé
00:42:34d'ailleurs
00:42:34je crois que c'est Gérald Darmanin
00:42:35qui avait dit
00:42:35à Pauline de Malherbe
00:42:36ça va bien se passer
00:42:37il avait simplement dit
00:42:38ça va bien se passer
00:42:39mais ça avait été
00:42:41ça va bien se passer
00:42:42ce qui était un peu ironique
00:42:43sans doute pas à dire
00:42:44peut-être
00:42:44mais ça avait pris
00:42:45une proportion folle
00:42:47Julien Audou
00:42:47à Manon Brie
00:42:48avait dit
00:42:48prenez un verre d'eau
00:42:49pareil
00:42:49prenez un verre d'eau
00:42:51alors là c'était le présentateur
00:42:52qui a dit
00:42:53c'est inadmissible
00:42:53scandaleux
00:42:54on peut dire à Manon Brie
00:42:56mais Jean-Luc Mélenchon
00:42:57il peut dire ce qu'il veut
00:42:57mais ils ont peur
00:42:59de Jean-Luc Mélenchon
00:43:00mais ils en ont peur physiquement
00:43:01il leur fait peur physiquement
00:43:04donc ils ont peur
00:43:06d'ailleurs
00:43:06il ne faut jamais avoir peur
00:43:07Pascal je peux dire quelque chose
00:43:09je vous en prie
00:43:09il y a un pays
00:43:10dont on ne parle pas
00:43:11et qui pourtant
00:43:12est voisin
00:43:13il a été prof
00:43:13il lève la main
00:43:14et qui est un pays voisin
00:43:16et qui subit depuis plus longtemps
00:43:18une dictature épouvantable
00:43:19c'est le Nicaragua
00:43:20dictature communiste
00:43:22et sandiniste
00:43:23depuis plus de 40 ans
00:43:24on n'en parle jamais
00:43:25bien sûr
00:43:25c'est très étrange
00:43:26mais ce n'est pas étrange
00:43:27c'est-à-dire que c'est le privilège rouge
00:43:29c'est l'appel dont on parle
00:43:30on parle d'Amérique latine
00:43:31est-ce que vous avez vu
00:43:31les bons chiffres du Salvador
00:43:33vous qui suivez
00:43:33l'actualité au Salvador
00:43:341,2 de taux d'homicide
00:43:36ils étaient à 180
00:43:371,2 pour 100 000 habitants
00:43:39ils étaient à 180
00:43:41pour 100 000 habitants
00:43:41il y a 10 ans
00:43:42mais écoutez
00:43:43ça marche hein
00:43:44la une du JD News
00:43:46et on salue
00:43:47Laurence Ferrari
00:43:48et toutes les équipes
00:43:49du JD News
00:43:49la une du JD News
00:43:51c'est Millet
00:43:52bon Millet il réussit
00:43:54il ré-u-sit
00:43:56j'y peux rien en fait
00:43:57s'il réussit
00:43:59j'y peux rien
00:43:59il se trouve qu'il y a
00:44:00moins de pauvreté
00:44:01il y a moins d'inflation
00:44:02et l'Argentine repart
00:44:03avec un système
00:44:04effectivement
00:44:05assez radical
00:44:06puisqu'il a éliminé
00:44:07mais j'ai envie de dire
00:44:09et les gens sont libres
00:44:11les gens ne sont pas en prison
00:44:13les gens ne sont pas torturés
00:44:14Philippe Bilger
00:44:15non ils ne sont pas torturés
00:44:17on l'a peut-être
00:44:18la une du JD News
00:44:20on pourrait prendre
00:44:22certains exemples
00:44:23de ce pays
00:44:24pour la France
00:44:25je ne dis pas
00:44:26appliquer bêtement
00:44:28ce qui se passe là-bas
00:44:29mais il y a des germes
00:44:31d'efficacité
00:44:33et de conception radicale
00:44:35de l'état de droit
00:44:36qui ne ferait pas
00:44:37et le Salvador
00:44:37moi il ne me dérange pas
00:44:39monsieur Bukele
00:44:40lorsqu'il va chercher
00:44:41les narcotrafiquants
00:44:43ou les assassins
00:44:44ça ne me dérange pas
00:44:45beaucoup
00:44:45je ne me dérange pas
00:44:46non plus
00:44:46la seule chose
00:44:47ça ne me dérange pas
00:44:48je sais que je suis
00:44:49pour une conception
00:44:50pénitentiaire rude
00:44:52elle est peut-être
00:44:53excessive
00:44:54chez lui
00:44:54oui mais elle est excessive
00:44:56mais bien sûr
00:44:56qu'elle est excessive
00:44:57parce que cette période-là
00:44:59le réclame
00:45:00oui mais je pense
00:45:02c'est-à-dire qu'il n'a pas
00:45:03le choix en fait
00:45:03on pourrait arriver
00:45:05peut-être à un régime
00:45:06je dirais plus proche
00:45:09de nos critères
00:45:10sans tomber dans l'axisme
00:45:12mais je sousquis à 100%
00:45:14à ce que vous venez de dire
00:45:15je pense que c'est une transition
00:45:16bien évidemment
00:45:17mais c'était un pays
00:45:18qui était gangréné
00:45:22les chiffres de Thomas
00:45:22sont éloquents
00:45:23exactement
00:45:24et les chiffres
00:45:25bon vous savez
00:45:27que ça va être un fil rouge
00:45:28d'abord sur Europe 1
00:45:29sachez-le
00:45:30nous modifions nos programmes
00:45:31puisque l'actualité
00:45:33agricole
00:45:35fait que Christine Kelly
00:45:37sera sur l'antenne
00:45:37à 10h30
00:45:38et que nous sommes
00:45:40sur l'antenne d'Europe 1
00:45:42et sur CNews
00:45:43jusqu'à 10h30
00:45:44nous-mêmes
00:45:44donc l'actualité
00:45:46avec Dona Vidal-Revel
00:45:48qui dirige la rédaction
00:45:49c'est s'adapter
00:45:49à ce qui se passe en France
00:45:51et qu'effectivement
00:45:52ce qui va mobiliser
00:45:54aujourd'hui
00:45:54l'opinion publique
00:45:57ça va être ce qui se passe
00:45:58avec les agriculteurs
00:45:59parce que l'opinion publique
00:46:00est derrière
00:46:01évidemment les agriculteurs
00:46:02et pour les raisons
00:46:04que vous avez dites
00:46:05c'est l'histoire de la France
00:46:06c'est le grenier de la France
00:46:07c'est des gens
00:46:09qu'il faut défendre
00:46:09ce sont les gens
00:46:10qui se lèvent à 3h
00:46:11ou 4h du matin
00:46:11c'est les gens qui bossent
00:46:12c'est la France qui bosse
00:46:14c'est la France qui travaille
00:46:15et c'est la France
00:46:16qui est effectivement
00:46:17qui croule
00:46:18sous les normes de Bruxelles
00:46:20qui croule
00:46:21sous des normes impossibles
00:46:22et qui ne gagne pas
00:46:23un centime
00:46:24parfois
00:46:25donc effectivement
00:46:26c'est des gens
00:46:26qu'il faut entendre
00:46:28et sans doute
00:46:29qu'il faut aider
00:46:29je voulais vous faire écouter
00:46:31le président de la coordination
00:46:32rurale
00:46:33mais on l'écoutera
00:46:34après la pause
00:46:35on parlera également
00:46:35de Donald Trump
00:46:36et on parlera
00:46:36de François Mitterrand
00:46:38avec un homme
00:46:39qu'il a particulièrement
00:46:39bien connu
00:46:40dans le secret
00:46:41de Mitterrand
00:46:42alors c'est un Mitterrand
00:46:44de l'âtre
00:46:44ce qui est bien normal
00:46:45mais on l'est tous un peu
00:46:46aussi sur sa personnalité
00:46:48en tout cas
00:46:49mais sur son action
00:46:50il y a des questions
00:46:51comme dit l'autre
00:46:52à tout de suite
00:46:53il est 10h
00:46:57et nous sommes avec
00:46:57Georges-Marc Médamou
00:46:58dans le secret
00:46:59de Mitterrand
00:47:00et c'est vrai
00:47:01que le livre est formidable
00:47:02il y a une préface
00:47:03que vous avez réécrite
00:47:04et puis c'est la compilation
00:47:05le promeneur du champ de Mars
00:47:07et les adieux
00:47:08etc
00:47:09vous étiez
00:47:10tout le monde connaît
00:47:10votre histoire
00:47:11vous aviez été charmé
00:47:13par Mitterrand
00:47:13et vous l'avez accompagné
00:47:14jusqu'au bout
00:47:15vous étiez au fameux
00:47:16dernier dîner
00:47:17à Laché
00:47:18où il a mangé des ortolans
00:47:19et cette version
00:47:20est d'ailleurs
00:47:21toujours contestée
00:47:22elle a été rectifiée
00:47:23c'est-à-dire que
00:47:24Roger Hanin
00:47:25qui avait lancé
00:47:25la polémique
00:47:26pour me couper les pattes
00:47:28etc
00:47:28a admis en 2001
00:47:29aux éditions Grasset
00:47:30où il faisait un livre
00:47:31que ma version
00:47:32était la bonne
00:47:33et qu'ils avaient brouillé
00:47:33ça avait été repris
00:47:34par Ariane Chemin
00:47:35dans le monde
00:47:35donc la polémique
00:47:37est close
00:47:37là-dessus
00:47:38bon on parlera ensemble
00:47:39de Mitterrand
00:47:40le personnage
00:47:41qui nous fascine
00:47:41mais le bilan
00:47:42je l'ai dit tout à l'heure
00:47:43c'est une catastrophe
00:47:44alors vous pourrez
00:47:45peut-être le défendre
00:47:46et vous êtes là aussi
00:47:46forcément pour ça
00:47:47pour le moment
00:47:48c'est Alice
00:47:48c'est Somaya Labidi
00:47:50qui nous rappelle les titres
00:47:52c'est probablement
00:47:55c'est probablement
00:47:56l'image de cette matinée
00:47:57les tracteurs sont à Paris
00:47:58depuis cette nuit
00:47:59et notamment devant
00:48:00la tour Eiffel
00:48:01où ils manifestent
00:48:02dans le calme
00:48:03objectif d'énoncer
00:48:04la crise agricole
00:48:05amplifiée par le Mercosur
00:48:06mais aussi le traitement
00:48:07de la dermatose
00:48:09Amélie de Montchalin
00:48:10ne ferme pas la porte
00:48:12un recours au 49.3
00:48:13pour l'adoption
00:48:14du projet de loi de finances
00:48:152026
00:48:16je n'exclus rien
00:48:17qui puisse donner
00:48:18un budget à la fin
00:48:19aux français
00:48:19a assuré la ministre
00:48:20des Comptes Publics
00:48:21ce matin
00:48:22ajoutant que le pays
00:48:23en aura un
00:48:23d'ici la fin du mois
00:48:25et puis au 12ème jour
00:48:27du mouvement
00:48:27de contestation en Iran
00:48:29un policier
00:48:30poignardé à mort
00:48:30pendant des troubles
00:48:31près de Téhéran hier
00:48:33une enquête a été lancée
00:48:34par le régime
00:48:35pour identifier
00:48:36les auteurs de l'attaque
00:48:37merci beaucoup Somaya
00:48:38et vous allez voir
00:48:39José Pérez
00:48:40qui est le président
00:48:41le coprésident
00:48:42de la coordination rurale
00:48:43du Lot-et-Garonne
00:48:45qui est donc à Paris
00:48:45qui a pris la parole
00:48:47je vous propose
00:48:47de l'écouter
00:48:48si vous voulez
00:48:52que l'agriculture française
00:48:53à un moment donné
00:48:53on revienne
00:48:55à une agriculture
00:48:55productiviste
00:48:57on revienne
00:48:58à une agriculture
00:48:59où on peut être
00:49:00un compétitif
00:49:01par rapport à l'Europe
00:49:03et bien
00:49:03il va falloir
00:49:04signer des moratoires
00:49:06et qu'on se remette
00:49:07à travailler
00:49:07se remette à produire
00:49:08et bien franchement
00:49:09demain
00:49:10la seule chose
00:49:12que vous devez faire
00:49:13c'est vous mettre
00:49:13tous d'accord
00:49:14tous les députés
00:49:16vous devez vous mettre
00:49:16d'accord
00:49:17et signer une loi
00:49:18qui aille dans le bon sens
00:49:20agricole
00:49:20mais c'est pas dans un an
00:49:22c'est pas on va la réfléchir
00:49:23nous on l'a
00:49:24on vous la portez
00:49:25vous la regardez
00:49:25vous la signez
00:49:26et on avance
00:49:27c'est comme ça
00:49:27que ça va marcher
00:49:28on peut plus continuer comme ça
00:49:29José Pérez
00:49:31le coprésident
00:49:32de la coordination agricole
00:49:33il a échangé
00:49:34avec Aurélie Trouvé
00:49:35qui est une députée
00:49:36de la France Insoumise
00:49:37qui est venue
00:49:38à son contact
00:49:39il faut se mettre
00:49:41rapidement
00:49:42autour d'une table
00:49:43mais vous
00:49:44et tous les partis
00:49:45tout le monde
00:49:46tous les députés
00:49:47doivent se mettre
00:49:47étudier le moratoire
00:49:49qu'on vous a envoyé
00:49:49regarder les choses
00:49:50et signez quelque chose
00:49:52rapidement
00:49:53et tous les jours
00:49:54il y a un agriculteur
00:49:55qui se suicide
00:49:56vous êtes en partie
00:49:58responsable
00:49:59écoutez
00:49:59moi je ne suis pas
00:49:59ministre de l'agriculture
00:50:00je suis de l'opposition
00:50:01vous êtes en partie responsable
00:50:02les députés
00:50:03puisque c'est pour ça
00:50:04vous êtes là
00:50:05pour faire passer les lois
00:50:06donc vous êtes en partie
00:50:07responsable
00:50:07si les choses
00:50:08ne sont pas faites
00:50:09vous êtes députés
00:50:10vous êtes là
00:50:11pour porter les choses
00:50:13et bien mettez-vous tous
00:50:15entendez-vous tous
00:50:16pour une fois
00:50:17et écoutez
00:50:19la colère agricole
00:50:20parce que la colère agricole
00:50:21elle est là
00:50:22elle est là
00:50:23et on ne tiendra pas
00:50:24longtemps
00:50:25il faut entendre
00:50:26évidemment
00:50:27ces paysans
00:50:29ces ruraux
00:50:30qui ont le sentiment
00:50:31de se battre
00:50:32à armes inégales
00:50:33avec d'autres
00:50:35agriculteurs
00:50:36d'autres agriculteurs
00:50:37dans le monde
00:50:38je crois qu'on a
00:50:39peut-être
00:50:40Marine Lançon
00:50:41Bertrand
00:50:42qui est céréalier
00:50:43dans le Lot-et-Garonne
00:50:44et qui vient de prendre
00:50:45la parole
00:50:46écoutez Bertrand
00:50:47vous allez manger
00:50:48du bœuf argentin
00:50:49qui est piqué
00:50:49aux hormones
00:50:51etc
00:50:51et qui va être
00:50:52emballé français
00:50:53et qui va tuer
00:50:54le marché français
00:50:55puisqu'on ne peut pas
00:50:56lutter avec eux
00:50:56au niveau de la main d'oeuvre
00:50:57au niveau des charges
00:50:58au niveau des normes
00:51:00les normes
00:51:00que nous avez posées
00:51:01les taxes
00:51:02tout ce que vous voulez
00:51:03on ne peut plus
00:51:03on asphyxie
00:51:04le peuple français
00:51:06il faut qu'il sache
00:51:07qu'il va mal manger
00:51:08très mal manger
00:51:09il va tomber malade
00:51:10et il va mourir
00:51:11puisque notre système médical
00:51:13il se casse la gueule
00:51:13tous les jours aussi
00:51:14parce qu'il n'y a pas
00:51:15que l'agriculture
00:51:16c'est la gueule
00:51:17l'industrie
00:51:19nous l'ont foutu en l'air
00:51:20et maintenant
00:51:21c'est l'agriculture
00:51:22et demain
00:51:22on va payer la dette
00:51:23avec quoi ?
00:51:25Georges-Marc Benamou
00:51:26qui est avec nous
00:51:26et qui va parler
00:51:27du bilan Mitterrand
00:51:28Maastricht
00:51:29Maastricht
00:51:29vous avez voté Maastricht
00:51:30sans doute en 92
00:51:31oui mais en écoutant
00:51:33aujourd'hui
00:51:33curieusement
00:51:34je t'ai passé l'autre soir
00:51:37une discussion
00:51:37avec un grand européen
00:51:38qui est un copain
00:51:39qui est Jean-Louis Borloo
00:51:40grand européen
00:51:42et avec du recul
00:51:44je me suis dit
00:51:44qu'est-ce que tu en penses ?
00:51:45et sans m'engager pour lui
00:51:49on est tous en effet
00:51:50nous qui n'avons pas
00:51:51écouté Philippe Seguin
00:51:52très troublés
00:51:54tout en continuant
00:51:56à entendre
00:51:56le rêve européen
00:51:58mais
00:51:59vous êtes trompé
00:52:00et puis moi aussi
00:52:01sur Maastricht
00:52:02on s'est tous trompé
00:52:03j'ai voté Maastricht
00:52:04je me suis fait avoir
00:52:05c'est tout
00:52:06et je pense à Michel Onfray
00:52:08qui nous écoute régulièrement
00:52:09et en fait
00:52:10il fallait écouter Seguin
00:52:12il fallait écouter De Villiers
00:52:13il fallait écouter
00:52:13effectivement ce qu'il disait
00:52:15parce quoi ?
00:52:15ou parce quoi ?
00:52:17donc le bilan Mitterrand
00:52:18en fait il est catastrophique
00:52:20et c'est ça qui est terrible
00:52:21je ne suis pas venu
00:52:21pour défendre Mitterrand
00:52:22vous n'êtes pas venu pour défendre Mitterrand
00:52:24je ne suis pas venu à gauche
00:52:24depuis 15 ans
00:52:26donc
00:52:26oui mais tout importe
00:52:28c'est Casanova
00:52:29c'est l'écrivain
00:52:30c'est l'homme
00:52:32qui vient de la droite
00:52:34et qui emporte la gauche
00:52:35je veux bien
00:52:36ce qui vous intéresse
00:52:36ce qui vous intéresse
00:52:37c'est Mitterrand
00:52:37c'est Casanova
00:52:38je veux bien
00:52:38mais bon d'accord
00:52:39c'est le personnage
00:52:40parfois plus que
00:52:42le président
00:52:43qui a des défauts
00:52:44etc
00:52:44moi je ne suis pas là
00:52:45pour faire l'inventaire
00:52:47j'ai trouvé l'homme attachant
00:52:48j'avais 30 ans
00:52:50j'ai vu un vieux roi français malade
00:52:52moi je ne suis pas comptable
00:52:54en 81
00:52:55j'étais au quotidien de Paris
00:52:56avec Philippe Tesson
00:52:57en tirant boulet rouge
00:52:58sur Mitterrand
00:52:59lâchez moi
00:53:00je veux dire
00:53:00moi je suis devenu Mitterrand
00:53:02parce que Mitterrand
00:53:03parce qu'en fait
00:53:04il aimait les livres
00:53:06et il ressemblait à Victor Hugo
00:53:07quand j'avais 8 ans
00:53:08dans ma tête
00:53:08parce que Chirac
00:53:10en 86
00:53:11était encore trop frais
00:53:13Pasqua
00:53:13encore un peu nerveux
00:53:15donc c'est un vieux chef gaulois
00:53:16il est à son temps
00:53:18et c'est ça
00:53:19qui m'a intéressé
00:53:19de regarder
00:53:20la trace des grands chefs gaulois
00:53:22face à des
00:53:23vous savez ce qu'il dit
00:53:24dans le film de Guédidien
00:53:25vous êtes adapté de mon livre
00:53:26je suis le dernier
00:53:26des grands présidents
00:53:27c'est ça la phrase clé
00:53:29et c'est pas la mégalomanie
00:53:30c'est pas je suis plus beau
00:53:31le plus grand etc
00:53:32je suis le dernier
00:53:33chef gaulois
00:53:34d'avant la mondialisation
00:53:37d'avant l'ouverture européenne
00:53:38et cette trace historique
00:53:40et ce rapport à la France
00:53:41qui a été perdue
00:53:42Chirac a été un passeur
00:53:44entre deux époques
00:53:45et nous sommes rentrés
00:53:46dans la cavalcade
00:53:47des petits présidents
00:53:47Sarkozy que j'ai bien connu
00:53:49incapable de se représenter
00:53:51enfin de gagner
00:53:52alors que tout était open
00:53:54Hollande qui a la trou
00:53:55de se représenter
00:53:56face à son
00:53:57is no good
00:53:58et puis aujourd'hui
00:54:00et puis aujourd'hui
00:54:01il a une débâcle
00:54:02que dans cette convention
00:54:0395
00:54:04Mitterrand prévoyait
00:54:05on est dans la quatrième république
00:54:07avec des députés
00:54:08qui disent fuck
00:54:10au système
00:54:11de la cinquième république
00:54:12et qui se sont révoltés
00:54:14quoi qu'en pense Macron
00:54:15ils ne rentreront pas
00:54:16à la niche
00:54:17les députés
00:54:17jusqu'en 2027
00:54:18et tout ce temps perdu
00:54:19vous ne pouvez pas
00:54:20mettre dans le même sac
00:54:21Nicolas Sarkozy
00:54:22qui se représente
00:54:24et qui termine
00:54:24à 48 et demi
00:54:25et François Hollande
00:54:26qui ne peut même pas
00:54:28se représenter
00:54:29c'est pas exactement
00:54:30la même chose
00:54:30si vous me permettez
00:54:31et c'est vrai
00:54:32on a des petits présidents
00:54:33regardez les sondages
00:54:34qui sont faibles
00:54:35technocratie
00:54:38ils gouvernent
00:54:40mais je l'ai vu
00:54:40enfin le matin
00:54:41on lit les sondages
00:54:41on dit voilà ce qu'il faut
00:54:42dire aux français
00:54:43c'est pas comme ça
00:54:43qu'on gouverne
00:54:44c'est les yeux dans les yeux
00:54:45De Gaulle, Mitterrand
00:54:47enfin c'est une certaine
00:54:48l'époque a changé
00:54:49fluide
00:54:49l'époque a forcément changé
00:54:51et du courage
00:54:52les français veulent savoir
00:54:53où on les amène
00:54:54et personne
00:54:55ni Sarkozy
00:54:56moi j'en ai souvent parlé
00:54:56tu les amènes où
00:54:57ni Hollande
00:54:58et encore moins Macron
00:54:59bon ce qui m'intéresse aussi
00:55:01c'est forcément
00:55:02les portes qu'on a ouvertes
00:55:03en 81
00:55:03moi je veux bien
00:55:04qu'on parle de l'écrivain
00:55:05du charme
00:55:06du jeune homme
00:55:07que vous étiez
00:55:07de Victor Hugo
00:55:08je veux bien qu'on parle
00:55:09de la légende Mitterrand
00:55:10ça me dérange pas
00:55:11je suis comme vous
00:55:12je suis très sensible à ça
00:55:13j'adore la manière
00:55:14dont il s'exprime
00:55:15j'adore les forces de l'esprit
00:55:16il y a un charme post-mortem
00:55:18tu écoutes son dernier discours
00:55:20à Strasbourg
00:55:21il est extraordinaire
00:55:22il n'empêche
00:55:22que toutes les portes
00:55:23qu'on a ouvertes
00:55:24sur l'entreprise
00:55:25c'est une catastrophe
00:55:26sur l'immigration
00:55:28sur l'école
00:55:29il ne fallait pas faire ça
00:55:29sur Maastricht
00:55:30une erreur
00:55:31etc
00:55:31c'est ça aussi
00:55:32qui nous intéresse
00:55:32mais regardez
00:55:33on peut dire que
00:55:34la dérive budgétaire
00:55:36commence aussi avec Giscard
00:55:37quand il refuse
00:55:37l'arrêt de l'heure
00:55:38en fait
00:55:38bon alors
00:55:40en revanche
00:55:40et c'est vrai que vous êtes venu
00:55:41ce matin pour parler de Mitterrand
00:55:42mais il y a une actualité
00:55:43qui est forte
00:55:44et on est en direct
00:55:44d'ailleurs je le précise
00:55:46ce qui n'est pas le cas
00:55:47tous les matins
00:55:47sur Europe 1
00:55:48jusqu'à 10h30
00:55:49et à 10h30
00:55:50c'est Christine Kelly
00:55:50précisément
00:55:51qui va reprendre
00:55:52sur l'antenne d'Europe 1
00:55:54pour évoquer
00:55:55ce qui se passe
00:55:55au Champ de Mars
00:55:56avec les agriculteurs
00:55:57et je crois que
00:55:57Tancred
00:55:58Guillotel est avec nous
00:56:00et qui va pouvoir
00:56:00nous faire un point
00:56:01sur ce qui se passe
00:56:03et l'atmosphère
00:56:05qui paraît
00:56:05bon enfant quand même
00:56:06et c'est important
00:56:07de le souligner
00:56:08il n'y a pas de violence
00:56:08simplement
00:56:09il y a des revendications
00:56:10Tancred
00:56:11Exactement
00:56:16une manifestation pacifique
00:56:18pour l'instant
00:56:18au moment où je me trouve
00:56:20place de l'Arc de Triomphe
00:56:21ici vous avez actuellement
00:56:23une vingtaine de tracteurs
00:56:24qui sont rassemblés
00:56:25les premiers sont arrivés
00:56:26dès 6h
00:56:27ce matin
00:56:28d'autres ont suivi ensuite
00:56:29et ils sont entourés
00:56:30par un vaste dispositif
00:56:32de sécurité
00:56:32environ 25 camions
00:56:34de CRS actuellement
00:56:35des agriculteurs pacifiques
00:56:38donc mais très remontés
00:56:39tout de même
00:56:39contre le gouvernement
00:56:41ils tiennent à faire
00:56:42entendre leur voix
00:56:43et pour eux
00:56:44on sent que
00:56:45les semaines se suivent
00:56:46et se ressemblent
00:56:47ils nous ont dit
00:56:47en tout cas
00:56:48être prêts à continuer
00:56:49à se mobiliser
00:56:50tant qu'ils ne seront pas
00:56:51entendus par le gouvernement
00:56:52Merci beaucoup Tancred
00:56:54je crois qu'on a un témoignage
00:56:55d'un agriculteur
00:56:56qui parle de suicide
00:56:57il s'appelle Christophe
00:56:58écoutons-le
00:56:58A 18 ans
00:57:00on me disait
00:57:01mais bien Christophe
00:57:03t'inquiète pas
00:57:03il y a des passages
00:57:04difficiles dans la vie
00:57:05en agriculture
00:57:06mais 40 ans après
00:57:08c'est pas mieux
00:57:09c'est pire
00:57:10c'est pire
00:57:11on a de plus en plus
00:57:12de taxes
00:57:12de plus en plus
00:57:13de normes
00:57:13quand vous savez
00:57:14que vous avez
00:57:15des agriculteurs
00:57:17qui se suicident
00:57:17tous les deux jours
00:57:19moi j'en connais
00:57:20autour de moi
00:57:20moi j'en connais
00:57:21qui veulent arrêter
00:57:22nous moi
00:57:23personnellement
00:57:24j'en ai connu un
00:57:25très proche de moi
00:57:26que j'ai fait arrêter
00:57:28il allait se suicider
00:57:30je sais pas
00:57:33s'il faut arrêter
00:57:34les manifestations
00:57:34ou les sanctionner
00:57:35etc
00:57:36nous on défend
00:57:37notre métier
00:57:37on casse rien
00:57:38on défend
00:57:39notre métier
00:57:39on va suivre
00:57:41évidemment
00:57:41toute la journée
00:57:42cette actualité
00:57:43et dès que
00:57:44Marine Lançon
00:57:44me signalera
00:57:46qu'il se passe
00:57:47quelque chose
00:57:47par l'arc de triomphe
00:57:49nous irons
00:57:50évidemment sur place
00:57:51mais nous sommes
00:57:52avec
00:57:52Georges-Marc Bénamou
00:57:54ce matin
00:57:56et Georges-Marc Bénamou
00:57:58pour parler
00:57:59dans le secret
00:57:59de Mitterrand
00:58:00alors d'abord
00:58:00c'est merveilleusement écrit
00:58:01parce que
00:58:02vous n'êtes pas
00:58:03qu'un journaliste
00:58:03vous êtes un écrivain
00:58:04c'est vrai que
00:58:05vous appartenez
00:58:06à une génération
00:58:06qui a beaucoup de talent
00:58:07parce que
00:58:08vous avez écrit des livres
00:58:10vous avez fait des films
00:58:11voilà
00:58:12vous êtes aussi le produit
00:58:14d'une époque
00:58:14et l'époque
00:58:16était peut-être
00:58:16plus élevée
00:58:17qu'elle n'est
00:58:18aujourd'hui
00:58:19donc c'est un formidable
00:58:20plaisir de lire
00:58:20votre livre
00:58:21et là je vais dire
00:58:21quelques lignes
00:58:22fulgurance d'artiste
00:58:23du politique
00:58:24vision de vieux chef
00:58:25gaulois
00:58:25et surtout
00:58:26Jean-Ry en me souvenant
00:58:27ces formidables
00:58:27très balzaciens
00:58:28ils connaissaient
00:58:29les hommes
00:58:30les femmes
00:58:30les futurs vieux
00:58:31les socialistes de carrière
00:58:33et les bourgeois
00:58:33orléanistes
00:58:34les splendeurs
00:58:35et les misères
00:58:36de la politique
00:58:37à la manière
00:58:37d'un romancier
00:58:38du 19ème
00:58:38qu'il avait décidé
00:58:39de ne pas être
00:58:40à 30 ans
00:58:40faute d'imagination
00:58:42comme il me l'avait
00:58:43confié
00:58:44ça c'est pas vrai
00:58:46c'est parce qu'il voulait
00:58:46le pouvoir
00:58:47il aimait ça
00:58:481945-1947
00:58:51il sort de sa résistance
00:58:53qui a été contestée
00:58:54il dirige un journal
00:58:54qui s'appelle
00:58:55Votre beauté
00:58:56Votre beauté
00:58:57pendant deux ans
00:58:58que monsieur L'Oréal
00:58:59le patron de L'Oréal
00:59:00lui confie
00:59:00et avec ses copains
00:59:02qui venaient de la cagoule
00:59:03etc
00:59:03et il veut en faire
00:59:04une revue littéraire
00:59:05et entre 1945 et 1947
00:59:07il veut être écrivain
00:59:08et puis à un moment donné
00:59:10vous êtes face à la réalité
00:59:11je pense qu'il était
00:59:12une très bonne plume
00:59:13mais il n'avait pas
00:59:14disons l'univers romanesque
00:59:16des grands romanciers
00:59:17du 19ème qu'il admirait
00:59:18et je pense qu'il était
00:59:19assez sincère
00:59:20et à un moment donné
00:59:21dans la vie
00:59:2125-27 ans
00:59:22vous sortez
00:59:23et je pense que
00:59:24alors après
00:59:24il a bifurqué
00:59:25sur la politique
00:59:26et la littérature
00:59:28est restée là
00:59:28mais avec en effet
00:59:29l'impossibilité
00:59:31de bâtir
00:59:31par exemple
00:59:32un grand roman
00:59:33enfin j'imagine
00:59:33que le sommelier
00:59:34doit comprendre ça
00:59:35il y a des moments
00:59:35on peut écrire
00:59:37sans être un grand romancier
00:59:38vous avez parlé
00:59:38de la cagoule
00:59:39bon
00:59:39personne
00:59:40tout le monde
00:59:40je vous ai tendu la perche
00:59:41tout le monde a oublié
00:59:42c'était la cagoule
00:59:43c'était juste
00:59:44une organisation d'extrême droite
00:59:46bon
00:59:47tous ses amis sont cagoulards
00:59:47pire que ça encore
00:59:48tous ses amis sont cagoulards
00:59:50bon
00:59:50et si un jour
00:59:52on apprenait
00:59:52que Mitterrand
00:59:53avait été de près
00:59:54ou de loin
00:59:54à la cagoule
00:59:55ça serait l'indignité
00:59:56de la cagoule
00:59:56la fameuse liste corps
00:59:58avec la liste des cagoulards
00:59:59a disparu
00:59:59voilà
01:00:00bon
01:00:00donc
01:00:01certains ont dit
01:00:03il était cagoulard
01:00:05ce qui serait invraisemblable
01:00:07on prête la question
01:00:08donc on n'a pas
01:00:09la liste des cagoulards
01:00:10et il est certain
01:00:11que
01:00:12tous ses amis l'étaient
01:00:13tous ses amis
01:00:14Charentais l'étaient
01:00:15parce qu'il était
01:00:15d'un milieu catholique
01:00:16catholique social
01:00:17sa mère a été proche
01:00:18des roulettes
01:00:19c'était du catholicisme social
01:00:21mais avec des grandes
01:00:23sympathies pour l'extrême droite
01:00:25et
01:00:25tous ses copains
01:00:27beaucoup de ses amis
01:00:28l'ont été
01:00:28il a protégé après-guerre
01:00:30des gens de la cagoule
01:00:30il n'empêche que
01:00:32cette cagoule
01:00:32qui a été financée
01:00:33par M. Schuller
01:00:34patron de L'Oréal
01:00:35qui a fait des choses
01:00:36abominables
01:00:37s'est divisé pendant la guerre
01:00:38entre les pro-nazis
01:00:39et des gens
01:00:40qui rejoint la résistance
01:00:41il y avait des cagoulards
01:00:43à Londres aussi
01:00:43donc De Gaulle
01:00:45dit
01:00:45à Londres
01:00:46j'ai trouvé
01:00:46la cagoule et la synagogue
01:00:48cette phrase est apocryphe
01:00:49mais elle dit assez bien
01:00:50l'ambiance de l'époque
01:00:51donc la cagoule
01:00:52elle s'est divisée en deux
01:00:53les gentils et les méchants
01:00:54mais c'est vrai que
01:00:55reste le mystère
01:00:57ce qui est assez intéressant
01:00:59c'est qu'après-guerre
01:01:00il protège des cagoulards
01:01:01pas pour des raisons politiques
01:01:03sentimentalisme
01:01:04et réseau charanté
01:01:05oui mais la phrase clé
01:01:07c'est celle qui vous dit
01:01:08jeune homme vous ne savez pas
01:01:09de quoi vous parlez
01:01:09c'est à vous qu'il dit ça
01:01:10absolument
01:01:10moi je pense qu'il a raison
01:01:11parce que ceux qui prennent
01:01:13des lunettes
01:01:14mais oui il a raison
01:01:14parce que ceux qui prennent
01:01:15des lunettes de 2025
01:01:17pour expliquer 40
01:01:18ça n'a pas de sens
01:01:19jeune homme vous ne savez pas
01:01:20donc même sur les affaires
01:01:22effectivement
01:01:23qui nous paraissent
01:01:24incroyables aujourd'hui
01:01:25Vichy
01:01:25je pense qu'il a raison
01:01:27jeune homme vous ne savez pas
01:01:28de quoi vous parlez
01:01:29elle est clé cette phrase
01:01:30il est écoutez
01:01:31on a le
01:01:32comment dire
01:01:33parce qu'il n'est pas
01:01:33Vichy soit
01:01:34pour le coup
01:01:35il est résistant
01:01:36il ressemble plus à la France
01:01:38que de Gaulle
01:01:39sociologiquement
01:01:40de Gaulle c'est l'exception
01:01:41c'est Jeanne d'Arc
01:01:42Mitterrand est à l'image
01:01:43de cette France
01:01:44qui est maréchaliste
01:01:45et anti-allemande
01:01:47de 40 à 42
01:01:48et qui en novembre 42
01:01:49avec l'invasion
01:01:50de l'Azo de Sud
01:01:51va
01:01:51en tout cas s'il y a
01:01:52un peu de conscience
01:01:53basculer dans la résistance
01:01:54donc il est un authentique
01:01:56maréchaliste
01:01:56sympathique
01:01:58et pas antisémite d'ailleurs
01:01:59parce qu'il arrive
01:02:00quand même à Vichy
01:02:00personne ne le sait
01:02:01l'époque est complexe
01:02:02il s'évade du stalag
01:02:04deux ou trois fois
01:02:05et il arrive à Vichy
01:02:06avec deux copains juifs
01:02:07les mains dans les poches
01:02:08alors qu'il y a des lentilles
01:02:09donc au bout de trois mois
01:02:10les copains se tirent
01:02:11ils se repitent tous
01:02:12dans le même appart
01:02:13rue nationale
01:02:14finit Fterebauchon
01:02:15ils se tirent
01:02:15parce qu'ils sentent que
01:02:16c'est dangereux
01:02:17mais c'est une époque
01:02:17en effet très complexe
01:02:19je suis d'accord avec vous
01:02:20alors de Gaulle
01:02:21l'appelait vraiment
01:02:22l'arsouille
01:02:22oui
01:02:23il le méprisait
01:02:26de Gaulle
01:02:27vraiment
01:02:27il avait du respect
01:02:30pour lui
01:02:30non je crois pas
01:02:31je crois pas
01:02:32mais en même temps
01:02:33il y a une rencontre
01:02:34à Londres
01:02:35non
01:02:36une rencontre à Alger
01:02:37donc il est
01:02:38désormais résistant
01:02:39le patron des prisonniers
01:02:41de guerre
01:02:41et il va voir
01:02:42pour être loin
01:02:43il va voir de Gaulle
01:02:44qu'il le reçoit assez mal
01:02:45et c'est une rencontre
01:02:48fondatrice en effet
01:02:49parce que l'autre
01:02:50il lui dit
01:02:50vous êtes arrivé
01:02:51dans quel avion
01:02:51un avion
01:02:52c'est pas bien
01:02:53il n'était pas content
01:02:54vous venez de l'extrême droite
01:02:56et vous n'êtes pas gaulliste
01:02:57il n'était pas content
01:02:57n'empêche que malgré tout ça
01:02:59il le prend quand même
01:03:00dans le gouvernement
01:03:01de parodie
01:03:02le gouvernement
01:03:03de la libération
01:03:04en tout cas
01:03:05il est ministre
01:03:05si il avait été
01:03:06un sale collabo
01:03:07etc
01:03:08il ne serait pas
01:03:09donc c'est contrasté
01:03:10alors il y a effectivement aussi
01:03:12il a vu parler
01:03:13de la francif
01:03:13oui
01:03:14c'est pas très convaincant
01:03:16quand il en parle
01:03:16non mais il y a
01:03:17alors il y a effectivement
01:03:18le domaine privé
01:03:18qui est fascinant
01:03:19d'ailleurs dans ce monde
01:03:20où tout le monde parle
01:03:21Anne Pinjeau n'aura jamais
01:03:22fait une interview
01:03:22je trouve ça extraordinaire
01:03:23je trouve magnifique
01:03:25cette femme
01:03:25que je ne connais pas
01:03:27moi non plus
01:03:28qui n'a jamais parlé
01:03:30elle a fait une formidable émission
01:03:32à voix nue
01:03:33c'est une
01:03:33ah bon ?
01:03:34oui
01:03:34elle a parlé
01:03:35à voix nue
01:03:37c'est fabuleux d'ailleurs
01:03:38et c'est vrai que
01:03:39Mazarin Pinjeau
01:03:40est une jeune femme
01:03:41tout à fait remarquable aussi
01:03:43qu'on a souvent entendu
01:03:44parler de son père
01:03:45et qu'on parle
01:03:46avec beaucoup d'intelligence
01:03:47beaucoup de tendresse
01:03:49mais sa vie personnelle
01:03:50c'est invraisemblable
01:03:51c'est-à-dire qu'on a appris
01:03:52et c'est pour ça que là
01:03:53c'est un monde différent
01:03:55en 74
01:03:55personne ne sait ça
01:03:56c'est-à-dire qu'en 74
01:03:58Mazarin est né
01:03:59lorsqu'il rencontre Giscard
01:04:00Daniel Mitterrand
01:04:02joue
01:04:02quoi ?
01:04:03joue
01:04:03et avec son prof de tennis
01:04:05à Latché
01:04:06et rue de Bièvre
01:04:07oui c'est-à-dire
01:04:07lui pour être tranquille
01:04:09il a installé
01:04:10il m'en a parlé un jour
01:04:10il m'a dit
01:04:11qu'est-ce que vous faites
01:04:12quand votre femme vous trompe ?
01:04:14vous tapez à la porte
01:04:16elle couche avec son amant
01:04:17et vous ouvrez le journal
01:04:19vous asseyez
01:04:20vous continuez
01:04:21c'est ce qu'il a inventé
01:04:24il a installé l'amant de sa femme
01:04:25à la maison
01:04:26mais parce qu'il s'en foutait
01:04:27c'est tout
01:04:27je crois
01:04:28il s'en foutait
01:04:29il était complètement indifférent
01:04:30il s'en fichait de ça
01:04:32autrement
01:04:32si t'aimes ta femme
01:04:33t'installes pas l'amant de ta femme
01:04:35dans la maison
01:04:35enfin il me semble
01:04:36pas vous
01:04:37vous faites pas ça
01:04:37vous
01:04:38je veux dire
01:04:39mais si tu t'en fous
01:04:41bah évidemment
01:04:42tu lui dis au contraire
01:04:43il était tranquille
01:04:44bah oui
01:04:45je crois que c'est Guitry
01:04:46qui faisait le pire
01:04:46je ne peux pas lui reprocher
01:04:48ce que je fais moi
01:04:49ça je ne sais pas
01:04:50ça peut y ressembler
01:04:53évidemment
01:04:53le regard qu'il avait
01:04:54sur Brigitte Bardot
01:04:55dont on parlait tout à l'heure
01:04:56en 56
01:04:56prouve qu'il ne rentrait pas
01:04:58le soir à la maison
01:04:59tranquille
01:05:00non mais
01:05:01ce qui est extraordinaire
01:05:03je crois qu'il y a une phrase
01:05:04de Guitry
01:05:05qui est formidable là-dessus
01:05:06le pire des choses
01:05:08qu'on puisse faire
01:05:08à un amant
01:05:09si quelqu'un vous pique sa femme
01:05:11c'est de lui la laisser
01:05:12je crois qu'il
01:05:13disait ça
01:05:14bon bah
01:05:15c'est ce qu'il fait
01:05:16mais convenez quand même
01:05:17et ce que je trouve extraordinaire
01:05:19c'est que dans cette France
01:05:21des années 70-70
01:05:22c'est là que les journalistes
01:05:23c'était bien à l'époque
01:05:23de certain manière
01:05:24ils respectent la vie privée
01:05:25personne n'en parle
01:05:26alors il y avait eu le bouquin
01:05:26de François Giroud
01:05:27aux éditions Mazarin
01:05:28le bon plaisir
01:05:30tout ça
01:05:30mais vous le saviez évidemment
01:05:32en 80
01:05:33je suis au quotidien de Paris
01:05:34vous le saviez
01:05:35en 80
01:05:35Paul Gilbert
01:05:36nous parle à la fois
01:05:38Paul Gilbert
01:05:38immense journaliste politique
01:05:40nous dit
01:05:40oui la maladie de Mitterrand
01:05:43la maîtresse de Mitterrand
01:05:44on n'y croit pas
01:05:46et Régis Debré l'a écrit
01:05:48on était aveuglé
01:05:49il y avait une sorte de déni collectif
01:05:50qui a duré jusqu'au moment
01:05:53où Philippe Alexandre
01:05:55sort ce livre
01:05:55on va être sur l'actualité
01:05:58évidemment de la crise agricole
01:05:59sauf si Richard Millet
01:06:01mais on va être sur l'actualité
01:06:02mais est-ce que j'ai un intervenant
01:06:03je le demande à Marine Lançon
01:06:05parce que je découvrais évidemment
01:06:06tout en direct
01:06:07est-ce que nous avons
01:06:07alors si effectivement
01:06:09nous n'avons personne
01:06:09à mettre devant la caméra
01:06:11je peux vous proposer
01:06:12ces images bien sûr
01:06:13et les voir
01:06:14mais ce qui va être intéressant
01:06:16c'est d'entendre des témoignages
01:06:18Richard Millet
01:06:19comment vous expliquez
01:06:22que ce lecteur de Barès
01:06:23de Morand
01:06:24et de quelques autres de ce genre
01:06:26ait accueilli
01:06:27les terroristes italiens
01:06:30sur le sol français
01:06:31je ne connais pas bien la question
01:06:34Baptisti et tous ces gens-là
01:06:38je pense qu'on est dans l'irénisme
01:06:40des années
01:06:41début des années 80
01:06:43pression de la gauche
01:06:44du parti socialiste etc
01:06:46en fait très évidemment
01:06:47je ne connais pas le dossier
01:06:48mais à l'époque
01:06:49j'étais en effet
01:06:50au quotidien de Paris
01:06:51et ça nous avait choqué
01:06:53mais je crois que c'est
01:06:54le microclimat
01:06:55de la gauche de l'époque
01:06:56qui a continué
01:06:58avec des pétitions délirantes
01:06:59de gens qui soutenaient
01:07:00je ne sais plus
01:07:00quel assassin
01:07:01qui était parti
01:07:02s'enfuir de France
01:07:03pour aller en Amérique du Sud
01:07:04oui Baptisti
01:07:05oui Baptisti
01:07:06c'était cette même démagogie
01:07:08mais quand on compare
01:07:10les pratiques présidentielles
01:07:12comment expliquez-vous
01:07:13que en définitive
01:07:15Mitterrand a bénéficié
01:07:18d'une singulière
01:07:20bienveillance médiatique
01:07:21tout au long
01:07:22de son parcours
01:07:23vous avez
01:07:24oui
01:07:25d'abord il y avait
01:07:26moins de chaînes de télé
01:07:27il n'y avait pas ces news
01:07:28mais
01:07:28Pascal Pro
01:07:30était encore en culot de courte
01:07:31à Nantes
01:07:32ah non j'étais pas en culot de courte
01:07:33en 81
01:07:33comme si la fascination
01:07:36pour le personnage
01:07:37dominait tout
01:07:38oui
01:07:39ça dépend à quelle période
01:07:40quand même
01:07:41ça dépend
01:07:41mais après 81
01:07:42c'était vrai
01:07:42mais par exemple
01:07:4393 c'était la Lali
01:07:4593-84
01:07:46on ne les a pas
01:07:47que j'ai fréquenté
01:07:48le quotidien de Paris
01:07:49était très dur
01:07:49mes copains
01:07:50quand je fais ce livre
01:07:52avec lui
01:07:52de mémoire
01:07:53moi mes copains de gauche
01:07:54me traitent de salauds
01:07:55ils sont tous
01:07:56ils veulent partir en guerre
01:07:58pour je ne sais plus
01:07:58c'était le Kosovo
01:08:00vous l'avez vu
01:08:00sur son lit de mort
01:08:01oui
01:08:02je le raconte
01:08:03c'est incroyable
01:08:05je sonne rue Frédéric Leplais
01:08:07ce matin là
01:08:08et on me dit
01:08:09on me laisse passer
01:08:10et puis
01:08:11je rentre dans ce grand
01:08:12et on me pousse
01:08:13c'est une coutume familiale
01:08:15on pousse dans la chambre
01:08:16je crois que j'avais jamais
01:08:17à part ma pauvre grand-mère
01:08:18jamais
01:08:19vu un mort
01:08:20et on m'enferme à la pièce
01:08:21et là je reste
01:08:23dans la pièce
01:08:24à tel point
01:08:25qu'on m'a soupçonné
01:08:26d'avoir fait la photo
01:08:27qui était parue
01:08:27dans Paris Match
01:08:28qui est monsieur Faux
01:08:29qui a fait la photo ?
01:08:30je ne sais pas
01:08:31je crois que c'était
01:08:31une relation de Daniel Mitterrand
01:08:33enfin ça a dû
01:08:34j'ai été très ému
01:08:36il y avait un livre
01:08:38je ne sais plus qui
01:08:39il y avait une pile
01:08:40de Globes
01:08:42de journal
01:08:43avec dessus
01:08:45Tonton ne nous quitte pas
01:08:46près de son lit
01:08:47lui Mitterrand mort
01:08:48comme ça
01:08:49alors Globes
01:08:49vous avez fondé Globes
01:08:50évidemment
01:08:51les uns et les autres
01:08:52ont peut-être oublié Globes
01:08:54mais dans ma génération
01:08:55ça voulait dire quelque chose
01:08:56c'est une époque Globes
01:08:56souvent je vous parle de Globes
01:08:58parce que c'était Pierre Berger
01:08:59qui vous avait aidé
01:09:00à fonder cela
01:09:01et c'est vrai
01:09:02que c'est une atmosphère
01:09:02alors c'est nos 20 ans
01:09:03en même temps
01:09:04donc on a beaucoup de nostalgie
01:09:05de cette période
01:09:06bien sûr
01:09:07ce qui n'empêche qu'on peut dire
01:09:09que nous nous sommes trompés
01:09:10sur pas mal de choses
01:09:11notamment sur l'immigration
01:09:13souvenez-vous
01:09:14venez comme vous êtes
01:09:15le mot assimilation
01:09:16on ne voulait même pas l'entendre
01:09:17et on voit aujourd'hui
01:09:18les ravages
01:09:20de la non-assimilation
01:09:22Georges-Marc Benhamou
01:09:23il faut dire les choses
01:09:24comme elles sont
01:09:24c'est cela
01:09:25mais aussi Mitterrand
01:09:26c'est-à-dire que dans tous les domaines
01:09:28je l'ai dit tout à l'heure
01:09:28c'est même sidérant
01:09:30c'est-à-dire que l'école
01:09:31c'est sidérant
01:09:32d'avoir refusé la sélection
01:09:33par idéologie
01:09:34la hiérarchie
01:09:35attendez
01:09:35l'école
01:09:36je ne suis pas d'accord
01:09:37l'école c'est 66
01:09:39c'est De Gaulle
01:09:39qui perd l'arbitrage
01:09:40avec son conseiller
01:09:42qui s'appelle Narbonne
01:09:43eux ils veulent installer
01:09:44la sélection
01:09:44et c'est Pompidou
01:09:45qui plante tout
01:09:46il a retrouvé
01:09:47les conversations
01:09:48Mitterrand avec Perfi
01:09:50je ne veux pas défendre
01:09:52ici Mitterrand
01:09:53mais je pense que
01:09:54De Gaulle
01:09:55le pauvre
01:09:55a perdu un arbitrage
01:09:57contre Pompidou
01:09:58et ça
01:09:58le refus de la sélection
01:10:00alors qu'il était pour
01:10:01comment ça
01:10:02je vous interromps
01:10:03parce qu'évidemment
01:10:04cette crise agricole
01:10:05elle va mobiliser
01:10:05aujourd'hui
01:10:06toutes les énergies
01:10:07de CNews
01:10:08d'Europe 1
01:10:08et on sera en direct
01:10:10quasi permanent
01:10:11aujourd'hui
01:10:12pour savoir ce qui se passe
01:10:13et entendre
01:10:14surtout
01:10:15entendre et comprendre
01:10:16alors je vois
01:10:16que nous sommes
01:10:18avec
01:10:19Maxime Roqui
01:10:21coordination
01:10:23rurale
01:10:23Corse
01:10:24figurez-vous
01:10:25on est avec
01:10:27Pascal Pierre Garbarini
01:10:28qui est un
01:10:29compatriote
01:10:30bon
01:10:31vous êtes où en Corse
01:10:33monsieur Roqui
01:10:33enchanté
01:10:36enchanté
01:10:37alors là
01:10:37on est un petit groupe
01:10:38d'une demi-douzaine
01:10:39on est
01:10:39on vient de la
01:10:42de la plaine orientale
01:10:43essentiellement
01:10:44est-ce que vous pouvez
01:10:45me dire
01:10:46concrètement
01:10:47ce que le
01:10:49Mercosur
01:10:50s'il est signé
01:10:50pour vous
01:10:51mettra en péril
01:10:53c'est qu'on acceptera
01:10:58la concurrence
01:10:59déloyale
01:10:59on aura des produits
01:11:00d'une qualité moindre
01:11:02par rapport aux normes
01:11:03françaises
01:11:03qui vont arriver
01:11:03sur le territoire
01:11:04national
01:11:04et donc on ne boxe pas
01:11:06dans la même catégorie
01:11:07on aura plus de
01:11:08plus de contraintes
01:11:09administratives
01:11:10moins de produits
01:11:11phytosanitaires
01:11:13et donc c'est une
01:11:14concurrence déloyale
01:11:14jusqu'au bout
01:11:15et pour le prix
01:11:15on ne pourra pas lutter
01:11:16voilà il en va
01:11:17de la survie
01:11:18de nos exploitations
01:11:18alors évidemment
01:11:20c'est des arguments
01:11:21qu'on peut entendre
01:11:23que vous avez développé
01:11:25depuis de nombreuses
01:11:26semaines
01:11:27mais manifestement
01:11:28ce Mercosur
01:11:29il va être
01:11:29quand même signé
01:11:30donc
01:11:32qu'est-ce que vous
01:11:33pouvez faire
01:11:34aujourd'hui
01:11:35à Paris
01:11:35et comment vous allez
01:11:37agir ces prochaines
01:11:38semaines
01:11:38puisque Thomas Bonnet
01:11:39nous disait
01:11:39ça va être signé
01:11:40alors aujourd'hui
01:11:44il y a des rendez-vous
01:11:45qui sont pris
01:11:45à l'Assemblée nationale
01:11:47avec nos élus
01:11:48et certains députés
01:11:49vous êtes bien certain
01:11:51que ça va être signé
01:11:52vu la mobilisation
01:11:53qu'il y a aujourd'hui
01:11:53et surtout la détermination
01:11:55de mes collègues
01:11:55je ne sais pas
01:11:56je pense qu'il faudra
01:11:57faire quelque chose
01:11:58parce que
01:11:58si on va à la signature
01:11:59je ne sais pas
01:12:01quelles seront les conséquences
01:12:02c'est toute la difficulté
01:12:04Thomas Bonnet
01:12:05parce que même si
01:12:06Emmanuel Macron
01:12:07ne signe pas
01:12:07nous sommes d'accord
01:12:08que ce traité
01:12:09va entrer en vigueur
01:12:10et la question
01:12:11elle est légitime
01:12:12et moi je comprends
01:12:12monsieur Roqui
01:12:13je comprends également
01:12:14d'abord j'imagine
01:12:15que pour vous
01:12:16quitter la Corse
01:12:17ce n'est pas simple
01:12:18vous préféreriez
01:12:20être dans votre exploitation
01:12:21c'est compliqué pour vous
01:12:23d'être à Paris
01:12:24bien sûr
01:12:25mais qu'est-ce qui va se passer
01:12:26maintenant Thomas Bonnet ?
01:12:27Ursula von der Leyen
01:12:28la présidente
01:12:29de la Commission Européenne
01:12:29sera lundi au Paraguay
01:12:31pour parachever
01:12:33le traité de libre-échange
01:12:34avec le maire Coteau
01:12:34parce que en fait
01:12:36la majorité
01:12:37se sera exprimée
01:12:38au sein de l'Union Européenne
01:12:39ça qu'il faut comprendre
01:12:39c'est que la plupart des pays
01:12:40sont pour
01:12:41il y a la France qui est contre
01:12:42il y avait l'Italie
01:12:43mais qui a finalement
01:12:44changé un peu d'avis
01:12:45il y a la Pologne
01:12:46et la Hongrie
01:12:47qui sont contre
01:12:47ça ne suffit pas à bloquer
01:12:49donc même si la France
01:12:50pèse de tout son poids
01:12:51on ne pourra pas le bloquer
01:12:52et ça en dit long
01:12:53d'ailleurs sur notre souveraineté
01:12:54on va se voir sans doute
01:12:55appliquer un traité
01:12:55qu'on ne veut pas
01:12:56mais on n'a pas le choix
01:12:57parce que
01:12:57les traités européens
01:12:59nous obligent
01:13:00à le respecter
01:13:00bon en tout cas
01:13:01vous monsieur Roqui
01:13:02vous êtes à Paris
01:13:04avec vos amis
01:13:05et vous n'avez pas
01:13:05l'intention
01:13:06de quitter Paris
01:13:07avant d'avoir
01:13:08obtenu satisfaction
01:13:09moi j'aimerais comprendre
01:13:13pourquoi à chaque fois
01:13:14au niveau européen
01:13:16par exemple
01:13:16les Italiens ont fait
01:13:17leurs négociations
01:13:18et finalement
01:13:18ils sont revenus
01:13:19sur le Mercosur
01:13:20finalement ils acceptent
01:13:21alors que nous en France
01:13:22on est toujours le dernier
01:13:22du peloton
01:13:23et on s'est fait avoir
01:13:24comme ça
01:13:24maintenant il faudrait
01:13:25que Macron
01:13:25prenne ses responsabilités
01:13:27et négocie comme il se doit
01:13:28pour la survie
01:13:28de son agriculture
01:13:29Emmanuel Macron
01:13:30en plus
01:13:31il l'a dit plusieurs fois
01:13:32il a dit
01:13:33il n'y a pas le compte
01:13:35sur le Mercosur
01:13:36je ne suis pas d'accord
01:13:37avec cet accord
01:13:38je défendrai
01:13:39quoi qu'il arrive
01:13:40les agriculteurs
01:13:41tout ce qu'il dit
01:13:42monsieur Roqui
01:13:43je l'ai entendu
01:13:43presque dans la bouche
01:13:44d'Emmanuel Macron
01:13:45sur la concurrence
01:13:46déloyale
01:13:46mais même s'il ne signe pas
01:13:49et ça sera peut-être
01:13:49sa position
01:13:50et peut-être
01:13:51qu'il sera contraint
01:13:52de ne pas signer
01:13:53pour une raison un peu
01:13:54de faire de la politique
01:13:55après il pourra dire
01:13:56moi je n'ai pas signé
01:13:57mais il n'empêche
01:13:57que le traité
01:13:58va rentrer en vigueur
01:13:59oui mais en fait
01:13:59ce qu'il faut expliquer aussi
01:14:01et moi je trouve
01:14:01que Maxime Roqui
01:14:02a parfaitement raison
01:14:03c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
01:14:03aurait pu aussi
01:14:04au cours des négociations
01:14:05peut-être être un peu plus
01:14:07persuasif
01:14:09et essayer de faire
01:14:10un peu plus
01:14:10mettre en avant
01:14:11les intérêts de la France
01:14:12parce que l'intérêt
01:14:14de la France
01:14:14on l'a dit
01:14:15Eric Derritte Maten
01:14:15l'a expliqué
01:14:16il y a des filières
01:14:17qui vont profiter
01:14:18de cet accord
01:14:18mais pour nos éleveurs
01:14:19et pour une partie
01:14:20des agriculteurs
01:14:21c'est inadmissible
01:14:22c'est inacceptable
01:14:23donc il aurait fallu
01:14:24je pense
01:14:24ils sont un peu plus persuasifs
01:14:26à travers vous
01:14:27Maxime Roqui
01:14:27en tout cas
01:14:28on entend ce que vous dites
01:14:29parce que c'est
01:14:30votre compatriote
01:14:32si j'ose dire
01:14:32Pascal-Pierre Garbarini
01:14:33qui disait cela
01:14:34tout à l'heure
01:14:34vous êtes des gens
01:14:36qui incarnaient
01:14:37la tradition française
01:14:40le travail
01:14:42que vous produisez
01:14:43les agriculteurs
01:14:44sont le grenier
01:14:45de la France
01:14:46il y a un attachement
01:14:46très fort
01:14:47j'ai envie de dire
01:14:48du public
01:14:49à vos revendications
01:14:50aux hommes que vous êtes
01:14:52à la franchise
01:14:52qui est la vôtre
01:14:53à la nature
01:14:54que vous défendez
01:14:55toutes ces choses
01:14:56qui sont essentielles
01:14:57et qui traduisent
01:14:58l'âme
01:14:59l'âme française
01:15:00que vous représentez
01:15:02à l'instant
01:15:03Georges-Marc Benhamou
01:15:04veut vous poser une question
01:15:04peut-être
01:15:05je suis comme tous les français
01:15:07il faut à scandaliser
01:15:08solidaire
01:15:08des paysans
01:15:10consterné
01:15:11que depuis 40 ans
01:15:12on n'ait pas inventé
01:15:13les moyens
01:15:14de la souveraineté
01:15:15mais on va rentrer
01:15:16avec cette histoire
01:15:17du Mercosur
01:15:17dans une histoire nouvelle
01:15:18il faut que les français
01:15:21se bougent
01:15:22c'est-à-dire qu'il faut
01:15:23qu'il y ait un gros label
01:15:24le bleu-blanc-rouge
01:15:25plus visible qu'aujourd'hui
01:15:26et que la liaison
01:15:28des armées-nations
01:15:29la liaison nation-paysan
01:15:31se fasse
01:15:31parce que si on sort
01:15:32pas un peu plus d'argent
01:15:33pour soutenir nos paysans
01:15:34concrètement
01:15:35tout ça c'est du blabla
01:15:37je veux dire
01:15:37demain on va rentrer
01:15:38dans une économie
01:15:40avec les produits pourris
01:15:41qui vont arriver
01:15:41les produits français
01:15:42il faut que la France
01:15:43se mobilise concrètement
01:15:44mais avec effectivement
01:15:46le porte-monnaie
01:15:47les gens ont l'air des vins
01:15:49les gens ont l'air des vins
01:15:49les gens ont l'air des vins
01:15:50les fins de mois
01:15:50sont déjà difficiles
01:15:51ceux qui peuvent se le permettre
01:15:52et je pense que ça ne marchera pas
01:15:54sans une mobilisation française
01:15:56puisqu'on tient tant nos paysans
01:15:57bon monsieur Roquet
01:15:58vous écoute avec beaucoup d'intérêt
01:15:59je pense qu'il apprécie
01:16:00ce que vous dites
01:16:01Maxime Roquet
01:16:02Oui je vous dis
01:16:07il y a déjà une urgence
01:16:08sur le revenu des agriculteurs
01:16:09parce qu'aujourd'hui
01:16:10on travaille à plus de 35 heures
01:16:13et on n'arrive même pas
01:16:14à sortir un SMIC
01:16:14sur certaines exploitations
01:16:15quand parfois
01:16:17il en coûte de la vie
01:16:17de certains agriculteurs
01:16:18qui n'en peuvent plus
01:16:19avec les dettes
01:16:20leurs crédits
01:16:20ils n'arrivent pas à boucler
01:16:21les fins des mois
01:16:22et ils le payent de leur vie
01:16:23il y a ça à prendre en compte aussi
01:16:25Maxime Roquet
01:16:27membre de la coordination
01:16:27rurale Corse
01:16:28et à travers vous
01:16:29on salue tous les agriculteurs
01:16:30Corse
01:16:31et la qualité de l'agriculture
01:16:32agriculture en Corse
01:16:33la qualité de la viande
01:16:34la qualité des produits
01:16:36des fromages
01:16:37vraiment
01:16:38et l'émotion
01:16:40que je perçois
01:16:41en vous écoutant
01:16:43je pense que
01:16:43ceux qui nous écoutent
01:16:45l'aperçoivent également
01:16:46merci
01:16:47merci et bon courage
01:16:48parce que je sais que pour vous
01:16:49c'est pas facile
01:16:49d'être ici
01:16:51et puis c'est quand même
01:16:52beaucoup mieux d'être en Corse
01:16:53que la place
01:16:55de l'arc de triomphe
01:16:56me semble-t-il
01:16:57bonne journée
01:17:00c'est différent
01:17:01c'est différent
01:17:03Somaïa Labidi
01:17:04est avec nous
01:17:06elle nous rappelle les titres
01:17:06Jean-Marc Morandini
01:17:07va être en spécial
01:17:08sur l'antenne de CNews
01:17:10alors que Christine Kelly
01:17:12elle va être en spécial
01:17:13sur l'antenne d'Europe 1
01:17:14donc on va être avec
01:17:15Jean-Marc dans une seconde
01:17:16mais Somaïa
01:17:16vous nous rappelez
01:17:17les titres
01:17:18après la fermeté
01:17:22de la porte-parole
01:17:23du gouvernement
01:17:23ce matin
01:17:24de son côté
01:17:25Annie Gennevard
01:17:25joue la carte
01:17:26de l'apaisement
01:17:27la ministre de l'agriculture
01:17:29appelle les paysans
01:17:30qui manifestent
01:17:31dans Paris
01:17:31mais aussi plusieurs villes
01:17:32de province
01:17:33au maintien du calme
01:17:34et au sens des responsabilités
01:17:36au dialogue
01:17:36tout en reconnaissant
01:17:38les inquiétudes
01:17:39et revendications
01:17:40de la profession
01:17:41comme légitime
01:17:42c'est l'une des conséquences
01:17:44directes de la crise agricole
01:17:46la nouvelle est tombée hier
01:17:47pas de vaches
01:17:48au salon de l'agriculture
01:17:49cette année
01:17:50en raison de la dermatose
01:17:52nodulaire contagieuse
01:17:53elles seront donc absentes
01:17:54des concours
01:17:55et la plupart
01:17:55ne seront pas présentes du tout
01:17:57mais les organisateurs
01:17:58espèrent tout de même
01:17:59une présence
01:18:00je cite limitée
01:18:01symbolique de bovins
01:18:02et puis c'est l'embrasement
01:18:04Syrie
01:18:05l'armée ordonne
01:18:06la fuite des habitants
01:18:07d'Alep
01:18:07et bombarde
01:18:08les deux quartiers
01:18:08kurdes de la ville
01:18:09des affrontements
01:18:11qui ont déjà fait
01:18:11des dizaines de morts
01:18:12le gouvernement
01:18:13et la minorité kurde
01:18:14n'arrivent toujours pas
01:18:15à appliquer l'accord
01:18:17signé en mars
01:18:17et prévoyant
01:18:18l'intégration
01:18:19des institutions
01:18:20de l'administration
01:18:21autonome kurde
01:18:21au sein du nouvel
01:18:23état syrien
01:18:23merci Somaïa
01:18:25je transmets
01:18:27l'antenne
01:18:28sur Europe 1
01:18:29à Christine Kelly
01:18:30que je salue
01:18:31bonjour Christine
01:18:32et j'attends
01:18:34Jean-Marc Morandini
01:18:35sur l'antenne
01:18:36de CNews
01:18:36et je vais remercier
01:18:37évidemment
01:18:38Georges-Marc Benhamou
01:18:39il y a quelque chose
01:18:39qui est très important
01:18:40quand on lit
01:18:41et c'est le plaisir
01:18:42de lecture
01:18:42et effectivement
01:18:44il y a des gens
01:18:44qui donnent du plaisir
01:18:46au lecteur
01:18:46et Georges-Marc Benhamou
01:18:48en donne
01:18:49depuis toujours
01:18:49parce que
01:18:50c'est vrai que vous êtes doué
01:18:51vous n'y pouvez rien
01:18:53c'est comme ça
01:18:54vous ça me fait plaisir
01:18:54non mais c'est vrai
01:18:55que c'est agréable
01:18:56à lire
01:18:56Mitterrand
01:18:58Mitterrand m'a appris
01:18:59à écrire au fond
01:18:59pourquoi il vous a appris
01:19:01à écrire
01:19:02d'abord le regard
01:19:03réel
01:19:04ou d'outre-tombe
01:19:06ses conseils
01:19:08il faut chasser
01:19:08l'adverbe
01:19:09l'adverbe
01:19:11et la graisse du style
01:19:12mais ça
01:19:12Victor Hugo
01:19:13disait ça
01:19:14la passion de Flaubert
01:19:15tout ça
01:19:15oui oui oui
01:19:16il m'a accompagné
01:19:17il m'a permis
01:19:18de devenir écrivain
01:19:19vous voulez que je dise
01:19:20quelque chose
01:19:20qu'est-ce qui restera
01:19:21de nos vies
01:19:22au-delà de nos vies privées
01:19:23bien sûr
01:19:24qui sont déterminantes
01:19:25mais après c'est des rencontres
01:19:26et bien moi je vous envie
01:19:27d'avoir eu cette proximité
01:19:28mais si
01:19:29je vous envie d'avoir eu
01:19:30cette proximité
01:19:31avec François Mitterrand
01:19:31parce qu'elle n'appartient
01:19:33qu'à vous
01:19:33personne ne pourra
01:19:33la retirer
01:19:35c'est un moment important
01:19:36de votre vie
01:19:37cette complicité
01:19:38cette amitié
01:19:40qu'il vous témoignait
01:19:41c'est pas rien
01:19:41dans une vie
01:19:42et je trouve qu'effectivement
01:19:44alors il ne faut pas
01:19:44ne parler que de ça
01:19:46après toujours et tout le temps
01:19:47il ne faut pas vivre dans le passé
01:19:48mais ça construit
01:19:49forcément
01:19:50et c'est des bons moments
01:19:51merci Pascal
01:19:54c'était il y a
01:19:56c'était il y a 30 ans
01:19:57en tout cas
01:19:57moi je me souviens
01:19:58de la mort de Mitterrand
01:19:59il y a 30 ans
01:19:59et je me dis que 30 ans
01:20:00sont passés
01:20:01il y avait plein de fleurs rouges
01:20:03il y avait plein de fleurs
01:20:04rue Frédéric Leplais
01:20:05j'habitais à 200 mètres
01:20:07j'habite toujours à 200 mètres
01:20:08et c'était extraordinaire
01:20:10de voir
01:20:10cette
01:20:11vraiment
01:20:12Chirac a été formidable
01:20:13d'ailleurs ce soir-là
01:20:14dans un
01:20:15comment dire
01:20:16lorsqu'il avait pris la parole
01:20:17il avait dit
01:20:18ma position est particulière
01:20:21j'ai été son adversaire
01:20:22il avait été extraordinaire
01:20:24vraiment Chirac
01:20:25et puis il y a eu
01:20:26un rassemblement
01:20:26à la Bastille
01:20:27c'est des moments
01:20:28effectivement qui nous touchent
01:20:29parce que c'est notre génération
01:20:31Jean-Marc Moronine
01:20:32il va être avec nous
01:20:32Jean-Marc vous êtes sur la place
01:20:34vous êtes l'homme
01:20:35qui réagit toujours à l'actu
01:20:37hier vous étiez dans la neige
01:20:38et ce matin
01:20:39vous êtes donc
01:20:40place de l'arc du triomphe
01:20:42Exactement
01:20:47on est avec les agriculteurs
01:20:48qui sont présents
01:20:49vous le savez
01:20:49les tracteurs sont là
01:20:51depuis cette nuit
01:20:52ils sont arrivés tôt ce matin
01:20:54et on va faire une heure et demie
01:20:55d'émission en direct
01:20:56au coeur de l'actualité
01:20:57on sera avec les agriculteurs
01:20:59on va leur donner la parole
01:21:00on va les écouter
01:21:01et on va voir comment les choses
01:21:03vont évoluer
01:21:03qu'est-ce qu'ils attendent vraiment
01:21:04qu'est-ce qu'ils veulent
01:21:05après cette mobilisation
01:21:07combien de temps
01:21:08va-t-elle durer
01:21:09il y a énormément
01:21:09de forces de l'ordre
01:21:11qui sont présentes également
01:21:12autour de nous
01:21:12qui encadrent ces agriculteurs
01:21:14pour qu'ils ne puissent pas partir
01:21:16une délégation est partie
01:21:17il y a quelques instants
01:21:18en direction de l'Assemblée Nationale
01:21:20pour essayer de rencontrer
01:21:21les députés
01:21:21donc on va vivre tout ça en direct
01:21:23puisqu'ils ont promis
01:21:23de revenir juste après
01:21:25pour faire le bilan
01:21:26édition spéciale
01:21:27donc en direct
01:21:28ici en haut des Champs-Elysées
01:21:29dans 5 minutes
01:21:31Et c'est place de l'étoile d'ailleurs
01:21:32j'ai dit place de l'arc de triomphe
01:21:34mais c'est place de l'étoile
01:21:36Arnold Carat
01:21:36était à la réalisation
01:21:37Rémi était à la vision
01:21:38merci à Guillaume Marceau
01:21:39Marine Lançon
01:21:40et Héloïse Tertret
01:21:41toutes ces émissions
01:21:42sont retrouvées sur cnews.fr
01:21:43Georges-Marc Médamou
01:21:45lisez cela
01:21:45dans le secret de Mitterrand
01:21:46je trouve que la photo
01:21:47est très belle
01:21:48c'est chez Plon
01:21:48on salue également
01:21:49Olivier Orban
01:21:50parce que c'était chez Orban
01:21:51que vous aviez publié
01:21:52je crois
01:21:53et Olivier Orban
01:21:55qui est un fidèle auditeur
01:21:56et nous partageons
01:21:59cette amitié
01:22:00bonne journée
01:22:01à tous
01:22:02à ce soir
01:22:02à ce soir
01:22:03à ce moment-là
01:22:03c'est parti
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