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#kenshi #kenshigame #kenshigameplay
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Bienvenue à vous, âmes vagabondes !

Dans cet épisode, je découvre KENSHI à la dure… sans tuto, sans aide, et avec mort définitive. Un bras en moins. Aucun équipement. Seul au milieu du désert.

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mail pro : lerefugevagabond@creators-crew.com
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Miniature : 2Hakama ➤ https://linktr.ee/2hakama

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Musiques utilisées :

➤ Age of Empires IV OST
➤ Conan Exiles OST
➤ Remnants of Cimmeria - Mister Ambience
➤ Kenshi OST
➤ NARUTO SHIPPUDEN OP.16 - SILHOUETTE (シルエット)┃Cover by Raon Lee

Images utilisées :

➤ InformalHelicopter81 sur Reddit (Shek Warrior)
➤ Hundred Guardian Artwork (pas trouvé l'auteur désolé)
➤ Shek Artwork par Veliantx
Transcription
00:00Ça, c'est moi, après une heure de jeu sur Kenshi.
00:03Et ça, c'est moi, même pas deux minutes après avoir lancé ma partie.
00:07J'ai choisi le pire scénario de départ du jeu.
00:09Seul, un bras en moins, sans rien, en plein désert.
00:12Je ne connais rien de Kenshi et je n'ai qu'un seul objectif, découvrir le jeu à la dure.
00:16Pas de tuto, pas d'astuce.
00:18Pour rendre le défi encore plus intense, je me suis imposé comme contrainte de ne pas recharger ma sauvegarde en cas d'échec.
00:24Si mon personnage meurt, la partie est terminée.
00:27Bienvenue à vous, âme vagabonde.
00:28Aujourd'hui, je vous emmène avec moi dans l'univers le plus impitoyable que j'ai jamais tenté d'explorer.
00:33Un bac à sable incroyable et brutal, mélange de RPG, RTS et survie,
00:38dans un univers où steampunk, science-fiction et samouraï s'entremêlent.
00:42Mais surtout, un véritable simulateur de souffrance.
00:45Le jeu ne vous tient pas la main, il vous la coupe.
00:47Pas de seconde chance, pas de retour en arrière.
00:49Voici comment j'ai tenté de survivre dans Kenshi.
00:52Je vous présente Vagabond, le héros si l'on peut dire de cette histoire.
01:02Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire et plus encore de ce que je peux faire.
01:06C'est à la fois effrayant et excitant.
01:08Je consulte un bref instant la carte pour réaliser à quel point le monde est immense.
01:13Je fais quelques mètres en courant lorsque je remarque au loin des silhouettes.
01:16Mon premier réflexe est évidemment de les approcher.
01:18Peut-être pourrais-je obtenir des réponses, une indication ou une quête même.
01:22Ce sont des hommes armés dirigés apparemment par une chèque massive.
01:25Et je n'ai aucune idée de comment interagir avec les PNJ.
01:29De toute façon, je n'ai pas le temps de dialoguer.
01:32La chèque s'approche en lançant à ses comparse que j'ai l'air d'être un esclave en fuite.
01:35Alors non madame, il y a clairement erreur sur la personne.
01:39Ça perd l'hypopette.
01:41Eh bien, je viens de commencer cette partie depuis 5 minutes à peine et la situation est déjà mal engagée.
01:46Je ne vois pas une seule issue favorable à ce combat.
01:49Je n'ai strictement aucune chance contre ces types.
01:52Je n'ai pas envie d'abandonner pour autant.
01:54Alors préparez-vous.
01:55Préparez-vous pour un combat des plus épiques.
01:57Parce que je vais vendre chèrement ma peau.
01:59Dans un instant, il ne me reste plus qu'à retirer la pose et...
02:02Courez ! Courez tant que vous voulez, vous ne m'aurez jamais !
02:08Ah, malgré toute ma bonne volonté, ils sont plus nombreux et plus rapides et surtout mieux armés.
02:13Sans surprise, ils sont parvenus à me rattraper et je me suis fait totalement rétamé.
02:18Au départ, je me dis que c'est la fin.
02:20Mon personnage est KO, je m'apprête déjà à relancer une partie.
02:23Je n'ai pas encore quitté, simplement parce que je suis curieux de savoir ce qu'ils vont faire de mon cadavre.
02:27Et puis, à ma grande surprise, pas de game over.
02:30Vagabond est dans les choux et plutôt que de le dépecer, ses agresseurs lui passent les fers aux pieds.
02:35Je suis désormais leur prisonnier.
02:36Assez rapidement, mon personnage finit par reprendre conscience.
02:41Je me demande bien comment je vais réussir à me tirer de ce guet-pied.
02:44Même si j'essayais de m'enfuir en courant, ce qui est rendu pratiquement impossible avec les chaînes que j'ai aux chevilles,
02:49autour de nous, il n'y a rien où je pourrais me cacher.
02:51Pas même un obstacle à mettre entre eux et moi pour espérer les semer.
02:54Après une journée entière de marche au cours de laquelle nous avons essuyé plusieurs tempêtes de sable,
03:17une ville se dessine enfin au loin.
03:19Entourée d'immenses remparts de métal, elle est plantée là, au milieu de cette région inhospitalière,
03:24Si mes ravisseurs m'y emmènent, c'est certainement que ceux qui dirigent cet endroit n'ont pas de problème avec l'esclavagisme.
03:30Je crains donc de ne pouvoir y trouver aucun secours.
03:32D'ailleurs, je fais le constat que mes nouveaux amis sont du genre à finir leur assiette et celles les autres.
03:37Ils se précipitent au chevet de chaque corps pour soigner ce qu'ils peuvent et les capturer comme nouvel esclave.
03:43Profitant qu'ils soient pour la majorité occupés à bander les blessures de leurs futures victimes,
03:47j'en profite pour échapper un instant à la surveillance de l'horrible chèque,
03:50afin de piquer des guenilles sur l'un des corps ainsi qu'une arme.
03:54Sur le moment, personne ne bronche. Ils ne m'ont peut-être pas remarqué.
04:00Et puis, subitement, mon comportement devient un peu trop suspect à leurs yeux
04:03et ils me passent à nouveau à tabac jusqu'à ce que je m'écroule dans mon propre sang.
04:09Avant de me soigner une fois de plus, je comprends alors que dans mon malheur,
04:13j'ai tout de même un tout petit peu de chance.
04:15Les esclavagistes me voient comme une marchandise.
04:17Une marchandise avec un bras en moi et la peau sur les os, certes,
04:20mais ils ont besoin de moi vivant s'ils veulent me vendre.
04:23Par conséquent, pour l'heure, ils ne me laisseront pas mourir.
04:26Ils m'ont confisqué mon arme mais m'ont laissé mes haillons.
04:28Cette fois, ils m'ont tellement amoché que je n'arrive même pas à suivre leur cadence
04:32alors qu'ils filent comme des balles en me laissant avec leur chef à l'arrière.
04:35Cela dit, elle est encore occupée et il y a ce cadavre-là juste au milieu de l'entrée.
04:40Je parviens à mettre la main sur une espèce de massue rouillée sans éveiller les soupçons.
04:44Je n'ose pas m'éloigner d'elle plus que ça,
04:46alors j'attends patiemment qu'elle termine de faire je-ne-sais-quoi avec le corps en bas des escaliers.
04:50Ce qui paraît durer une éternité.
04:52Tout à coup, alors que la nuit tombe, sans que je ne comprenne le pourquoi du comment,
04:56les gardes dégainent leurs armes et attaquent mes ravisseurs.
04:58Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans l'enceinte de la ville,
05:01mais c'est assez grave pour qu'ils reçoivent la correction du siècle.
05:04C'est une aubaine.
05:05Peut-être que l'esclavagisme n'est finalement pas si bien vu que ça ici.
05:08En tout cas, je ne vais pas me faire prier. Je fons sur la chèque inconsciente tel le
05:12vautour blessé que je suis et tire avantage de son état pour lui piquer tout son équipement.
05:16Avant d'entrer dans la ville en claudiquant. D'ailleurs, chaque fois qu'elle essaie de se
05:25relever, la bougresse se fait automatiquement rouer de coups d'épée par les gardes.
05:29C'est clair, à mon avis, je suis en sécurité ici.
05:32Je reste à proximité de mes sauveurs. Des fois que l'un de mes anciens ravisseurs
05:36auraient échappé à sa correction et profite de ce moment de répit pour enfiler l'armure
05:40que je viens de s'utiliser. Maintenant, il ne me reste plus qu'à essayer de me débarrasser de mes
05:45chaînes.
05:45A mon avis, je suis en sécurité ici.
05:50Waouh, j'avais lu que l'univers de Kenshi était aussi impitoyable qu'injuste. Je ne pensais
06:05pas que c'était à ce point. Bien, l'ennemi de mon ennemi n'est donc pas forcément mon ami.
06:09D'ailleurs, la chèque qui est la cause de tout belle valeur se retrouve elle aussi derrière les
06:13barreaux tout comme moi. Quelle douce ironie. Autant savourer ça, c'est tout ce qu'il me reste. Au moins,
06:18ils m'ont laissé mes armes. Enfin, pour le moment. Quelque chose me dit que ça risque de ne pas
06:23durer. Après plusieurs tentatives, je parviens à crocheter les chaînes que j'ai aux chevilles.
06:27Je peux désormais les enlever à n'importe quel moment. Et il semble que les conserver au pied permet
06:31de ne pas éveiller les soupçons. Coup de bol, dans la foulée, j'arrive aussi à faire céder la
06:35serrure de ma cage. Enfin, heureusement que l'on peut accélérer le temps, parce qu'il m'aura fallu
06:39plus d'une tentative.
06:40C'est risqué, mais il est l'heure de me dégourdir un peu les guiboles. Pour être certain de ne pas
06:48être gêné dans mes mouvements, je retire temporairement mes fers avant de quitter ma cellule.
06:52Il n'y a pas beaucoup de garde au rez-de-chaussée. J'en compte trois, peut-être quatre. Néanmoins,
06:57ma compétence en furtivité est bien trop basse pour que je ne me risque à essayer de passer sous
07:01leur nez. Je fais quelques pas prudemment. C'est assez logique, mais rester dans la pénombre semble me
07:06donner un avantage. Malheureusement, un peu trop gourmand que je suis, je tente de dérober un
07:10bandage et une paire de bottes dans un petit tonneau sans même réaliser que cette manœuvre,
07:15elle aussi, dépend d'une compétence, celle de vol à la tir. Ce simple geste suffit à déclencher
07:20l'alarme, et en une fraction de seconde, les gardes déboulent pour me massacrer la trombine,
07:24me confisquant mes armes au passage. Ça, c'est la partie la moins amusante. Vagabond est dans un coma
07:35de récupération. C'est-à-dire que j'ai été blessé trop sévèrement, on témoigne ces vilains chiffres
07:39en négatif, et je ne peux donc rien faire tant que mon personnage n'aura pas récupéré un minimum de
07:44points de vie. Je dois faire attention, cependant. Je crois qu'à moins 100 points dans un membre,
07:48celui-ci est perdu pour de bon. J'ai déjà un bras en moins, je n'ai pas envie de devenir unijambiste.
07:53Soyez habitué à me voir dans cette position de petit haricot tout fripé parce que je vais passer
07:57tellement de temps à me faire tabasser dans cette aventure qu'on pourrait presque penser que mon animal
08:01totem est un fœtus larmoyant. Il s'écoule plus d'une demi-journée avant que je ne reprenne
08:06connaissance. Néanmoins, ce temps passé à simplement fixer mon personnage avachi dans sa
08:11cellule m'a permis de comprendre 2-3 choses supplémentaires. Bon, déjà, ça ne va pas être
08:16simple. Ça, je l'ai bien intégré. Ensuite, ma barre de faim ne diminue pas. En tant que prisonnier,
08:21ou plutôt esclave, je suppose que je suis nourri juste assez pour être maintenu en vie et trop peu pour
08:26envisager de prendre la fuite dans le désert. Pour l'heure, je n'ai donc pas à me soucier de trouver de la
08:30nourriture. De plus, le fait d'avoir galéré à forcer les serrures de mes menottes et de la
08:34porte de ma cage m'a permis de progresser un peu en crochetage. Mais pas seulement. Mon passage à
08:40tabac a aussi fait augmenter ma compétence de défense, mon esquive et ma résistance. C'est une
08:44progression minime, mais ça signifie que la situation n'est pas totalement perdue. Plus je
08:49vais prendre le coup sur la tête, plus résistant deviendra mon personnage. Je suis nourri et logé,
08:53peut-être qu'à terme, je devrais pouvoir rentabiliser cette situation. Les jours défilent, tandis que j'essaie
08:59de me familiariser avec mon nouvel environnement. Toutes mes tentatives de regagner ma liberté se
09:03soldent de la même manière. Je crochète laborieusement la porte de ma cellule, je fais
09:08quelques pas à l'extérieur en essayant de shipper de l'équipement, puis les gardes me repèrent et me
09:12rappellent que je suis tout en bas de la chaîne alimentaire. Parfois, il m'arrive de réussir à
09:21déplacer un peu de matériel dans un coin sombre, préparant une hypothétique évasion, me laissant
09:26alors entrevoir un peu d'espoir. Mais non, je ne sais pas comment réussir à m'entraîner
09:30suffisamment pour tromper leur vigilance. D'indique que la situation est peut-être
09:34plus désespérée que je ne le pensais. Et puis, au crépuscule du cinquième jour,
09:39je suis en pleine session quotidienne de crochetage lorsque deux gardes viennent
09:43m'interrompre pour me traîner hors de ma cage. On me fait rejoindre un gros convoi armé avec d'autres
09:48esclaves que je n'avais jamais vu jusqu'alors. Si je comprends bien, je crois qu'on vient de m'acheter.
09:53Nous sommes presque une vingtaine à quitter la ville en pleine nuit sous une tempête de sable.
09:57Certains portent encore leurs vêtements, d'autres sont blessés. Je n'ai pas la moindre idée de
10:03l'endroit où nous allons. Vers le sud-ouest, apparemment. Je ne peux toujours pas contrôler
10:07mon personnage. Enfin, pas tout à fait. Par défaut, il suit les esclavagistes et le reste du
10:12groupe. Si j'ai le malheur de m'éloigner de mon propre chef, je risque à nouveau de me faire
10:15fracasser. Mon seul réconfort est de me dire qu'au moins, avec autant d'hommes armés, je ne risque
10:20rien si nous devons tomber face à je ne sais quel danger du désert. Le convoi ne s'arrête pas un
10:25seul instant. Parfois, il nous arrive de croiser le chemin de quelques vagabonds. Mais le spectacle de
10:30plusieurs esclaves enchaînés et traînés de force sur le sable ne leur fait ni chaud ni froid. C'est
10:34au petit matin que je remarque enfin au loin les contours d'un avant-poste. Un camp de mineurs, apparemment.
10:40Nous sommes partis le cinquième jour à 22h30. Nous sommes maintenant au sixième jour et il est
10:48presque midi. 12h, 12h de marche pour arriver dans ce trou encore plus perdu que le précédent.
10:53Ah, des malheureux ont tenté de s'échapper visiblement. Ils ont été mis à mal par notre
10:58garde et laissés pour mort avant que ceux de notre groupe les récupèrent pour les renvoyer dans leur
11:02enfer. Enfin, cet enfer, c'est aussi le mien désormais. Je suis conduit dans une nouvelle cage,
11:07à l'intérieur d'un petit barraquement, où l'un des esclavagistes me fait la leçon comme quoi je
11:12suis désormais leur propriété… une seconde. Ils m'ont rasé le crâne aussi ? Je n'avais déjà qu'un
11:18vieux pagne sur moi et ils me retirent mes cheveux. C'est quoi la suite ? Je termine nu comme un
11:22misérable vert ? Note pour plus tard, quand tu penses que ça ne peut pas être pire dans Kenshi,
11:27c'est faux. Ça peut toujours être pire. Bien, il est temps de mettre les choses au clair. Grâce à la
11:32magie du montage, ce que vous allez voir maintenant ne va durer au mieux qu'une poignée de minutes.
11:36Mais vous voulez savoir combien de temps je suis resté réellement dans cette situation ? Esclaves
11:41prisonniers du camp ? 7 heures. 7 purées d'heures. Et pas 7 heures en jeu. Non, non. Dans le jeu,
11:50ça équivaut à peu près à une vingtaine de jours. Dans notre réalité, c'est bien 7 longues heures.
11:55Je vais être honnête, à ce stade, j'ai failli abandonner plus d'une fois. 7 heures à casser des
12:00cailloux et enchaîner jour après jour des tentatives de fuites infructueuses. Je me suis même demandé si je ne
12:05devenais pas fou à m'entêter de la sorte face à une situation qui semblait n'avoir aucune issue.
12:10En fait, je venais de rentrer dans une sorte de guerre d'égo contre… moi-même. J'ai vu que chaque
12:16tentative échouée de me libérer me permettait d'augmenter un tout petit peu mes statistiques.
12:20Ce fut suffisant pour que je persévère coûte que coûte.
12:22Au départ, le verrou de ma cage est trop complexe et ma compétence de crochetage trop faible pour
12:29que je puisse tenter quoi que ce soit. Alors en attendant, je m'entraîne en essayant sur les
12:32chaînes de mes voisins de cellules et les miennes. De temps à autre, les gardes reviennent les verrouiller,
12:37ce qui me permet de continuer mon apprentissage. Tout ça entre deux sessions de travail forcées à
12:41casser des cailloux une bonne partie de la journée ou alors à m'occuper de machines dont je ne comprends
12:46même pas la fonction première. La bonne nouvelle, c'est que je peux défaire les chaînes de mes camarades sans
12:51attirer les foudres des gardes. C'est un peu vache parce que c'est celui que je libère qui se fait
12:55casser la margoulette. Cela dit, rien ne les oblige non plus à le crier sur les toits à chaque fois.
12:59Ayant bien intégré que le seul moyen d'améliorer ma résistance et ma capacité d'esquive et de servir
13:04de sac de frappe, je nargue de temps à autre mes ravisseurs qui ne se font pas prier pour passer à
13:09l'action à 10 contre 1. L'apprentissage n'est vraiment pas une partie de plaisir. Néanmoins, à force
13:14de patience et d'abnégation, j'atteins un premier palier. Avec une compétence de 40 en crochetage,
13:19je peux enfin m'attaquer aux serrures des cages. Bon, avec un faible taux de réussite, d'accord,
13:24mais ce n'est pas comme si j'avais mieux à faire de mes journées. Ce qui me permet de faire mes premières
13:29petites tentatives de promenade en furtif. Désormais, je me débrouille pour subtiliser
13:33de petits objets sans attirer l'attention. Rien d'extraordinaire, mais le simple fait de les
13:38poser puis de les récupérer et de recommencer l'opération en boucle, bref, d'entraîner mes
13:42doigts à être plus agile je suppose, fait grimper ma compétence de vol à la tire. Faites-moi confiance,
13:48on ne le dirait pas comme ça, mais il y a du progrès. Et si, je vous assure.
13:51J'ai remarqué un autre détail important. Si je ne peux pas aller et venir à ma guise dans le camp,
13:56je suis libre de changer de poste de travail quand ça me chante. L'intérêt ? Entraîner mes guibolles,
14:01pardis. Vous avez déjà essayé de courir avec des chaînes aux pieds et le ventre creux ? Ce petit
14:05manège quotidien développe lentement mais sûrement mon athlétisme, une autre compétence cruciale.
14:10C'est grâce à elle que je pourrais courir plus vite et plus longtemps. J'essaie désormais de m'arranger
14:14pour toujours me retrouver dans le même lot de cages. Celles qui sont situées sur le toit d'un
14:18petit bâtiment qui abrite à son rez-de-chaussée le maître des esclaves. Et surtout des coffres qui
14:24m'ont l'air prometteurs. De plus, à force d'étudier la routine des gardes, je comprends
14:28que le toit est bien moins surveillé que les autres bâtiments. C'est une aubaine puisqu'ainsi je peux
14:32m'entraîner plus facilement à me déplacer parmi les ombres lorsqu'il fait nuit. Il y a parfois des ratés,
14:37surtout lorsque j'ai une soudaine poussée de trop plein de confiance et commence à vadrouiller en
14:41plein jour sous prétexte que j'ai gagné 3 points en furtivité. Mais c'est rarement grave. Enfin,
14:46je dois faire attention. Certains esclaves n'ont pas la même chance que moi. De temps en temps,
14:50j'essaie même de pousser les autres détenus à se rebeller. Ça se termine rarement bien pour eux,
14:54mais c'est un bon élément de diversion. Le quinzième jour, je réussis à convaincre l'un de mes
14:59compagnons d'infortune de semer la zizanie. Sans surprise, les gardes se ruent immédiatement sur le
15:04dissident, ce qui m'offre quelques précieuses secondes pour me faufiler à l'autre bout de la pièce.
15:08C'est limite, mais mon entraînement commence à porter ses fruits. Bingo ! J'étais sûr qu'il y
15:13avait de l'équipement intéressant là-dedans. Profitant du chaos derrière moi, je parviens à
15:17subtiliser un odachi et une pièce d'armure légère. J'épile le temps de regagner ma cage avant que les
15:22gardes ne se retournent contre moi. Afin de ne pas me faire confisquer mes précieuses trouvailles,
15:28je les range dans un autre coffre à portée de main qui lui aussi contient déjà un beau petit
15:32pactole. Le temps passe et fort heureusement personne ne touche à ce qu'il y a dans le
15:37coffre. J'ai réussi à sécuriser un équipement complet pour ma fuite. Parce que oui, j'ai
15:41toujours l'intention de m'enfuir. Seulement, pour l'heure, je ne suis pas encore assez fort.
15:45J'ai besoin d'échafauder un plan et qu'une bonne opportunité se présente.
15:49Le rez-de-chaussée n'étant pas du tout un endroit propice pour que je m'entraîne en paix,
15:54je me rebelle volontairement le plus souvent possible jusqu'à ce que les gardes me changent en fin de cage.
15:59C'est long, très long. Cependant, je découvre que je peux faire progresser ma furtivité la nuit en
16:04léchant le parquet de long en large comme un cafard. Je ne sais pas si c'est parce que je
16:09suis trop turbulent et n'en fais qu'à ma tête, mais il s'écoule plusieurs jours sans que personne
16:14ne vienne me chercher pour me forcer à miner. Ah, et comme si le désert ne se suffisait pas à lui
16:18seul, je découvre par hasard un matin que des espèces d'insectes géants voraces zonnent entre les
16:24dunes. Poser le pantalon voler, reprendre le pantalon voler. Poser le pantalon voler,
16:30reprendre le pantalon voler. Ah, allez vagabond, courage, tout ça fait partie de ton entraînement.
16:36Ah, enfin, ils se sont souvenu que j'étais aussi esclave et pas seulement prisonnier.
16:41Mineur de jour, ninja de nuit. Grâce à mon entraînement, je peux pratiquement me déplacer
16:46au nez et à la barbe des esclavagistes. Sortir, même de jour, me pose de moins en moins de problèmes.
16:51Mes chances de voler sans attirer l'attention ont aussi drastiquement augmenté. Je réussis
16:55à déplacer la majorité de l'équipement que je convoite dans les tonneaux à l'étage. Mais
16:59pas seulement. Fourbe comme scapin, cupide comme arpagon, je me faufile un soir dans les escaliers,
17:05profitant de la pénombre offerte par cette 23ème nuit et le mauvais éclairage du bâtiment,
17:09pour tenter de faire les poches à l'une des gardes endormies. Grâce à mon incroyable pouvoir de figer
17:14le temps, je réussis à lui piquer l'intégralité de son équipement malgré mes faibles chances de vol.
17:18Et tout ça en glissant mes mains sous les escaliers. Ça lui est la performance.
17:22Je ne sais pas si c'est un bug ou si j'ai la chance de me situer pile dans le bon angle pour ne pas
17:27être totalement détecté, mais ce garde-là semble être de la même espèce que ceux de Skyrim.
17:31Je me retrouve à poil d'un coup ? Bah, c'est peut-être le vent, ou alors un cauchemar.
17:35Je ne vais pas me plaindre. Jusqu'à présent, le jeu ne m'a fait aucun cadeau. Ça va bientôt
17:39faire 6 heures maintenant que je suis prisonnier de cette boucle infernale. Et une seconde.
17:45Uniforme de faction vendeur d'esclaves. Est-ce que c'est bien ce que je pense ? En enfilant
17:49ces pièces spécifiquement, mon taux de ressemblance à un esclave a chuté de 20% environ. Bon,
17:54évidemment, je suis déjà grillé, et à mon avis ils ne seront pas dupes après ce que je viens de
17:59faire. Mais ça signifie que je peux me déguiser en garde pour faciliter ma fuite. Ok, ok. Kenshi m'a
18:05fait rôter du sang et des larmes non-stop depuis que j'ai lancé ma partie, mais je dois l'admettre,
18:09ce jeu est plein de possibilités. Je range mon butin dans les tonneaux et je retourne sagement
18:14dans une cage. Mon heure approche. Je dispose désormais de tout ce qu'il me faut. Il ne me
18:18manque plus qu'une opportunité. J'ai d'ailleurs convenablement augmenté mes statistiques. Bon,
18:23pratiquement uniquement dans le domaine du vol, mais ce n'est pas comme si j'avais réellement eu le choix.
18:28J'ai essayé aussi de m'entraîner un peu à mettre KO furtivement des adversaires, en pratiquant sur mes
18:33côtes détenues. Pas très morale comme technique, je vous l'accorde. Cependant, j'ai bien compris que la morale dans ce
18:38jeu, si je veux m'en sortir, je peux l'utiliser comme joli papier toilette. J'espère être suffisamment
18:44fort. Si je parviens à me sortir de ce guet-pied, je devrais bientôt affronter le désert et ses
18:48dangers. Surtout que je n'ai toujours pas trouvé de nourriture. Ce qui signifie que je ne disposerai
18:53que d'un laps de temps très court pour rejoindre une autre ville. Et puis, jour 24. Je me dis qu'avant
18:59le départ, il serait sage que je teste une dernière fois mes compétences face à celle des gardes. Une sorte de
19:04mise à l'épreuve avant le grand saut. De toute façon, si je me fais prendre, au pire,
19:08je passerai un sale quart d'heure avant d'être réexpédié dans ma cage. Et c'est exactement ce
19:12qui se passe. À un détail près. Euh, les gars, vous êtes sûr de ne rien oublier ? Le maître des
19:24esclaves vient me recoller gratuitement un autre bourg pif avant de m'appliquer un pansement et on me
19:29laisse croupir sous un banc. Perplexe, j'accélère un peu le temps et paf ! En un clin d'œil, un
19:33esclavagiste me récupère comme un sac à patates. Au départ, je m'attends à être transféré dans une autre
19:38cellule. Mais non, je rejoins malgré moi un groupe qui quitte le camp pour s'aventurer dans le
19:43désert. Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? D'autant que je suis littéralement le seul esclave du
19:47convoi. Ça n'a pas l'air d'être prévu. Ou alors ils en ont vraiment ras-le-bol de mon
19:51indiscipline et me transfèrent ailleurs ? Zut de flûte, tout l'on plante en ballot. J'ai
19:55passé des heures entières à m'échiner pour rassembler un équipement complet pour que tout
19:59passe à la trappe au dernier moment ? La traversée du désert est longue. Vagabond a été sacrément
20:04amoché et reste inconscient pratiquement tout le long du trajet. Finalement, ce sont les
20:08immenses murailles de chaux batailles qui apparaissent à nouveau à l'horizon.
20:11Retour à la case départ. Ah, je vais certainement être encore refourgué à un marchand en attendant
20:17d'être vendu. Avant d'être traîné dans un autre campement pour casser des cailloux à longueur de
20:21journée et jusqu'à ce que je réussisse à réunir à nouveau assez de matériel pour tenter de fuir.
20:26Apparemment, c'est l'heure de l'apéro parce que le garde qui me porte se rue comme un damné vers le
20:31bar de la ville. Il ne reste pas seul longtemps et les autres le rejoignent rapidement. Ils restent
20:35là ensemble à picoler ou attendre je ne sais quoi jusqu'à la tomber de la nuit. Avant de…
20:40D'accord, qu'est-ce qu'il se passe ? En fait, c'est un esclavagiste qui a été conquis par mon
20:48charme et pris de pitié, il m'aide à m'évader ? Ou alors ils se sont tellement beurré la biscotte
20:53qu'il m'oublie comme ça derrière la table en plein milieu du bar ? Qu'importe, c'est ma chance. Caché sous la
20:58table, je parviens à crocheter mes chaînes, me permettant de regagner drastiquement en liberté
21:02de mouvement et surtout d'être un peu plus discret. Maintenant, analysons la situation.
21:07Le bar est envahi de clients. Parmi eux, la plupart sont des esclavagistes ou des gardes de
21:11la ville. Et quelque chose me dit que les quelques vagabonds présents n'hésiteront pas à me dénoncer
21:16s'ils me voient. En ce lit bar, le crâne rasé, maigre comme un coucou, j'ai la dégaine parfaite de
21:21l'esclave. Et je n'ai rien sur moi qui pourrait les tromper. Une seule chose joue en ma faveur. La nuit. Je vais
21:27devoir agir vite et prudemment. Au moindre échec, à la moindre erreur, c'est retour en casse-prison et
21:32je le sais combien de temps à devoir réendurer tout ce cirque. Heureusement, j'ai tellement entraîné
21:42ma compétence de vol que subtiliser du pain et de la viande n'est pas un problème. Surtout que
21:46désormais, tant que je ne suis plus sous la houlette des esclavagistes, je vais devoir m'occuper de ma faim.
21:51Soudain, sans aucune raison, tous les clients du bar ou presque décident de le quitter en même temps.
21:59Gros coup de pression, mais pas de problème. Je parviens à gagner l'étage où j'espère être plus
22:14au calme. Je pensais pouvoir trouver des vêtements, mais il n'y a que de la nourriture dans les coffres.
22:18À très étonnant pour un bar, cela dit. M'aventurer dans la ville, même de nuit,
22:25avec ma dégaine d'esclaves, c'est trop dangereux. À le choix, je dois tenter le tout pour le tout.
22:30Wow, j'ai à peine eu le temps de récupérer son pantalon. Allez, s'il s'est passé une fois...
22:42Une chance que les gardes soient miro. Me voilà avec une arme et enfin des vêtements. Hélas,
23:00ce n'est pas totalement suffisant. Mon crâne rasé et mon visage découvert trahissent encore mon statut
23:05d'ancien esclave. Des heures que dis-je, des semaines entières passées à développer ma finesse en secret,
23:10ont fait de moi un véritable maître des ombres. Je quitte le bar avec précaution. Je fanfaronne
23:15après coup, mais sur le moment, j'étais en apnée totale. Surtout que rien ne garantit que les choses
23:19se passent aussi bien si je me refais capturer. J'avance jusqu'à la porte d'une échoppe. Elle est
23:24fermée à clé. Cependant, désormais, ce n'est rien d'insurmontable.
23:27Je résiste à la tentation de voler trop de choses et me contente d'une poignée de bricoles. J'ai
23:36déjà eu de la chance dans le bar avec la nourriture. Mieux vaut ne pas tenter le diable. Surtout que le
23:41soleil est en train de se lever. Au grand jour, les chances de me faire reconnaître sont trop
23:44grandes. Je prends alors une décision. Rester ici, caché en haut du toit de cette boutique jusqu'au
23:49prochain crépuscule. Une tactique de bon grelage des familles, je vous l'accorde, mais l'enjeu est trop
23:54élevé. Du haut de mon perchoir, j'en profite alors pour observer l'activité de la ville. Lorsque
23:59soudain, une patrouille de samouraï, des corps maculés de sang, ça se bastonne au pied des remparts
24:05de chaud bataille. Et bien salement en plus. Bon, je ne ressemble plus qu'à 50% à un ancien
24:14esclave. C'est qui tout double. Mais je n'ai pas vu de boutique de vêtements dans la ville et j'ai
24:18désespéré mon besoin de cacher mon visage. De toute façon, je n'ai jamais été très patient. Allez,
24:23on croise les doigts. Vagabond se lance dans son plus beau sprint et à ma grande surprise,
24:28ça passe. Je me précipite sur les premiers types inconscients que je croise et parviens à chourer
24:36un chapeau de paille à un fermier hors la loi et de vieilles guenilles noires que je trouve sur un
24:39ninja vagabond. Ce qui, en plus de me donner un pur style, améliore ma furtivité. Bien que ma
24:45panoplie ait changé, je n'ose pas retourner immédiatement dans la ville. Repasser les portes de
24:49jours, c'est prendre un risque supplémentaire de me faire repérer. Alors tel un ninja du village
24:54caché des manchots, je pars explorer les dunes avoisinantes à toute vitesse.
24:57Je tombe nez à nez avec le cadavre de l'un de ces gros insectes, qui visiblement se nomme des
25:09écumeurs et récupère un peu de viande ainsi que ses griffes. Un peu plus loin, je découvre un autre
25:14champ de bataille. Du moins, ce qu'il en reste. Des pauvres fermiers hors la loi qui se sont
25:18certainement retrouvés face à plus fort qu'eux. La plupart sont morts et les rares survivants sont
25:23inconscients. Ils me font un peu de peine. Et ne pouvant pas les porter sur mon épaule à cause
25:27de mon bras en moins, je décide tout de même d'équilibrer un peu mon karma en les libérant
25:31de leur chaîne. Enfin, je récupère quand même une arbalète sur l'un de leurs potes décédés.
25:35C'est toujours ça que les charognards n'auront pas. La nuit est enfin là. Je peux rentrer à chaud
25:39bataille. En espérant que les factionnaires à l'entrée ne me reconnaissent pas. Ouf. C'est bon,
25:45c'est passé. Grâce à mon nouvel attirail, mon taux de ressemblance à un esclave est passé à
25:50seulement 1%. Je devrais être tranquille désormais. En visitant le second bar de la
25:55ville, je fais la rencontre d'un mystérieux marchand. Intéressant. Il n'a qu'un seul
25:59objet à me présenter. Un masque de ninja des marais. En plus de me permettre de maintenir le flou sur
26:04mon identité, il peut me protéger des tempêtes de sable et des éventuels gaz. Et il augmente aussi
26:09ma furtivité. Je lui refourgue la camelote que j'ai piquée et qui de toute façon m'encombre,
26:13ce qui me permet d'avoir juste assez d'argent pour acheter le masque.
26:20Bon, je l'admets, c'est un peu moins charismatique que mon chapeau de paille. Au moins avec ça,
26:24je suis vraiment incognito. Et pendant ce temps, à l'extérieur de la ville,
26:28les escarmouches n'en finissent plus. Autant rester en sécurité derrière les murs.
26:32Je sais que j'ai dit que je ne devrais pas faire de vagues. Néanmoins, j'ai désormais besoin d'argent.
26:37Je dois pouvoir acheter de la nourriture, plus d'équipements et, vous l'avez vu, hors de question
26:42de sortir dans le désert. C'est bien trop dangereux. Forcément, mes doigts de fée m'ouvrent toutes
26:46les serrures de cette boutique. Je mets la main, littéralement, sur des kits de réparation pour
26:53squelettes. Aucune idée de ce que c'est réellement. Mais je peux le voler sans problème et ça vaut son
26:58pesant de cacahuètes. Je m'apprête à refourguer les kits que je viens de piquer au barman d'à côté,
27:08mais… aïe. 20% de chance de me faire prendre. Et par objet volé, j'imagine. J'en ai 6 à écouler.
27:15C'est risqué. C'est avec une chance insolente que je parviens à lui vendre 5 kits sans éveiller
27:22les soupçons. Je lui achète même un sandwich à la viande. Je joue avec le feu une dernière fois en
27:29cédant mon dernier kit de réparation au tenancier de l'autre barre de la ville. Je tape un brin de
27:34cosette avec une gamine à moitié nue. Une journée normale pour certains youtubeurs, me direz-vous.
27:38Et… son visage m'est étrangement familier. Apparemment, elle cherche un sponsor pour sa
27:48recherche. Sur le moment, je ne vois vraiment pas pourquoi je lui donnerai de l'argent, ni même
27:52quel intérêt j'aurai à la recruter. Enfin… Je découvre une autre boutique plus intéressante
27:57encore que celle que j'ai pillée la veille. Une sorte d'échoppe pour voyageurs. J'en profite pour
28:02faire le plein de carreaux d'arbalète. La nuit s'est achevée, je préfère ne pas trop m'attarder.
28:07Bien que la probabilité que je me fasse découvrir est quasi nulle, 1% reste 1% et j'ai déjà beaucoup
28:12joué avec la chance. Et puis, totalement par hasard, un détail m'interpelle lorsque je clique sur un
28:17bâtiment. À vendre. Je peux acheter cette maison. Et d'autres aussi apparemment. Une bonne partie des
28:23bâtiments, pas à tous évidemment, est disponible. Ce qui signifie que si je le souhaite, je peux m'installer
28:27ici. Et je suppose que c'est très probablement le cas avec les autres villes. Mais je ne suis pas
28:32au bout de mes surprises. Avec 4000 pièces, j'achète un petit abri. Parce que quitte à
28:37rester planqué la journée par crainte, autant avoir mon propre repère. Au départ, je suis un peu déçu que
28:42le bâtiment, enfin si on peut appeler comme ça cette espèce de garage, ne dispose d'aucun meuble. Puis,
28:47je me dis que si le jeu me donne un bloc hausse vide, c'est qu'il y a forcément un moyen d'ajouter du
28:51mobilier. C'est ainsi que je découvre une autre facette de Kenshi, la construction. Mais pas seulement de meubles.
28:57Non non. Visiblement, je peux fabriquer d'autres maisons et même des machines. En fait, si l'envie
29:02me prend, je peux très bien quitter la ville pour aller m'installer dans la pampa et créer de zéro
29:06mon propre village. Purée de patate douce. Plus j'avance dans le jeu et plus j'ai ce sentiment d'une
29:10totale liberté. Je peux tout faire. Et c'est totalement dingue. Théoriquement, avec beaucoup
29:16d'efforts et de matériel, je pourrais j'imagine créer une copie de Chobataille. Néanmoins, de nombreux
29:21plans ne me sont pas encore accessibles. J'ai besoin d'un établi de recherche pour développer les
29:26technologies. Et pour cela, il me faut des matériaux de construction. Pas de problème,
29:30je sais justement où me fournir. Comme il fait jour et que j'ai un peu la flemme d'attendre la
29:34tombée de la nuit et en plus j'ai assez d'argent maintenant, je me contente d'acheter le nécessaire
29:39à un marchand. Une fois l'établi construit, je réalise que je peux découvrir gratuitement
29:49certaines technologies. Pour d'autres, il va me falloir des livres. Heureusement, je peux débloquer les
29:53boîtes de stockage sans problème. Qui nécessite à nouveau des matériaux de construction.
29:58Tandis que je me dirige à nouveau vers les shops, je remarque que la gamine que j'ai croisé tantôt
30:02est toujours sans le sou, en hayon et surtout seule à vagabonder dans les rues. J'achète
30:07rapidement ce dont j'ai besoin aux marchands. De toute façon, vu l'heure, mes prochaines transactions
30:11se feront dans le feutré et gratuitement. Et je retrouve la pauvre enfant dans une boutique de
30:16nourriture. Je culpabilise un peu parce qu'entre temps, je me suis souvenu que c'est de ma faute si elle
30:20est dans cette situation. Après tout, je l'ai littéralement assommée pour lui piquer ses fringues.
30:24Ronchée par la culpabilité, je décide de lui céder une partie de mes économies et elle rejoint mes
30:29rangs. Izumi, de son prénom, est en réalité une médecin. Elle a même quelques connaissances en
30:34science. Bon, c'est vrai, le reste de ces statistiques est très mauvais. Mais avec 40 points en médecin de
30:39terrain, elle est aussi douée pour soigner que je le suis pour voler. Maintenant que je n'ai plus mes
30:43bourreaux pour me remettre sur pied et m'éviter la mort, l'avoir à mes côtés est une aubaine.
30:47J'ai maintenant deux nouveaux objectifs. Premièrement, si je veux élargir mon champ des
30:51possibles, je dois ramener des livres et beaucoup de matériaux de construction. Deuxièmement, il faut
30:56que je trouve des vêtements à Izumi. Je la mets à travailler au poste de recherche pour débloquer
31:00le reste des technologies gratuites et je m'en vais attendre l'arrivée de la nuit à côté des toilettes
31:04publiques. Parfait. Je vais commencer par la boutique pour les explorateurs.
31:13C'était moins une.
31:20Je récupère un premier sac à dos tout à fait normal et un second sac de voleurs. Jackpot.
31:29Tout ça bien rangé dans un coffre à côté de précieux kits de réparation. Je fais main basse
31:34sur un maximum de livres, des cartes aussi et deux sacs de couchage, des fois qu'on soit obligé de
31:39quitter la ville à la va vite. Tout se déroule sans la moindre anicroche. Je fais une halte à
31:47l'abri pour vider mes sacs et grâce aux livres, je charge Izumi de rechercher des technologies
31:51supplémentaires. Ne sachant trop ce qui est prioritaire ou non, je sélectionne un peu le
31:56tout, essayant de me focaliser sur ce qui nous permettrait de nous installer hors de la ville en
32:00priorité. Direction le magasin de matières premières maintenant. Vous voyez, c'est aussi pour ça que je
32:07commence à aimer Kenshi. Toutes ces heures attrimées pour faire progresser mes compétences de vol et de
32:12furtivité portent enfin leurs fruits. Je n'ai pas souffert pour rien et je suis récompensé de ma
32:16ténacité. Coup de bol. Le receleur est de nouveau présent au bar juste à côté de l'abri. J'écoule
32:21une partie du nouveau stock de kits de réparation volés et prends le risque de vendre le reste au
32:25barman. Sans oublier d'acheter le Koano nourrir, Izumi et moi. Par contre, je sens qu'on commence déjà à être à l'étroit
32:31dans ce petit kajibi. Les nouvelles constructions demandent beaucoup de place. Je continue mes petites
32:36activités illégales de vol et revente, parfois tentant le diable auprès des marchands, mais le
32:41plus souvent je joue la sécurité et je me contente d'attraper un ou plusieurs receleurs de passage en
32:45ville. JOUR 27. Il est temps de m'occuper des habits de Izumi, puisqu'il y a souvent des combats à
32:51l'extérieur de la ville, le meilleur endroit pour faire du shopping et donc logiquement les dunes
32:55environnantes. Il ne me faut pas longtemps pour que je repère au loin un guerrier hors-la-loi esselé.
33:00Parfait. Cette petite sortie sera aussi l'occasion de m'entraîner.
33:15Purée de sa perlotte de sa perlipopette. Je ne rivalise même pas avec un bandit blessé.
33:20Heureusement que j'ai pensé à emporter de quoi me soigner. Bon, si la manière frontale ne fonctionne
33:25pas. Hop ! Ninja ! Ce n'est pas du matériel de première main, mais ça sera suffisant en
33:32attendant de lui trouver mieux. Je dépouille en plus un écumeur mort un peu plus loin avant de
33:37retourner en ville. Et voilà, le mal est réparé, Izumi a une tenue complète. Les cartes que j'ai
33:44volé aux marchands plus tôt me permettent d'en apprendre plus sur le monde qui m'entoure. Il est
33:48immense et, sans surprise, il y a de nombreuses villes éparpillées un peu partout, réparties en
33:52différentes factions. Ces informations me seront sans aucun doute très utiles plus tard. Je
33:57retourne faire un peu de repérage avant la tombée de la nuit, lorsque soudain...
34:01Mince ! Quelqu'un m'a reconnu, un esclavagiste. Heureusement, après s'être énervé contre la
34:07porte, il finit par lâcher l'affaire. Bien, j'ai accumulé un peu d'argent, il est temps de
34:13déménager pour une maison plus grande. Celle-ci fera parfaitement l'affaire. Je passe une bonne
34:17partie de la nuit à tout déménager avec l'aide de Izumi. Je n'ai pas trouvé comment vendre l'ancienne
34:22habitation ni même si c'est possible, alors je la laisse à l'abandon. Pour finir, je reprends mes
34:27activités de petits filous jusqu'à l'aube. Apparemment, si j'en crois l'établi de recherche,
34:31je vais avoir besoin de plaques de métal pour certaines constructions. Autant anticiper.
34:35J'arrive même à trouver des schémas. Suspense, c'est bon. Je suis obligé de racheter un bon paquet
34:44de nourriture. Dans la précipitation du déménagement, j'ai malencontreusement détruit notre réserve sans
34:49avoir vidé au préalable ce qu'il y avait à l'intérieur. J'ai bien fait d'acheter cette
34:53nouvelle maison. L'établi de niveau 2 prend sacrément de la place. Il me semble qu'il consomme de
34:58l'énergie aussi. Ce qui n'est pas vraiment un problème puisqu'on est directement alimenté
35:02par la ville. Je construis de nouveaux établis histoire de voir un peu ce qui est à m'apporter,
35:06bien que je n'en ai pas vraiment l'utilité pour le moment. Je vais être honnête, je commence à me
35:11plaire ici. D'ailleurs, je devrais perdre mon statut d'ancien esclave d'un instant à l'autre.
35:15Normalement, ma prime aura disparu et je ne serai plus embêté par les autorités. Juste maintenant.
35:21Comment ça, individu dangereux ? Vol, assaut, terrorisme, pillage, évasion de prison. Qu'est-ce
35:29que c'est que ce bazar ? Bon, je me suis évadé, ça, c'est vrai. Mais j'étais esclave. Et puis,
35:33je ne me suis jamais fait prendre en volant, ou presque. Les rares fois où c'est arrivé,
35:37mes victimes se sont rendormies. Et l'autre guerrier hors la loi que j'ai attaqué serait allé
35:41cafter aux gardes. Mais c'était hors la loi. C'est écrit noir sur blanc, ma prime n'expirera
35:46jamais. Je ne suis peut-être plus un esclave. Cependant, un chasseur de primes ou je ne sais
35:50quel autre empêcheur de tourner en rond pourrait me dénoncer, voire m'attaquer. Je me retrouverai
35:55alors avec toutes les autorités de la ville sur le dos. L'espace d'un instant, j'ai cru pouvoir
35:59m'attarder un peu, continuer de me faire de l'argent, m'entraîner et m'équiper. Malheureusement,
36:04même ici, je ne suis plus en sécurité. Je vais devoir organiser mon départ et vite. Le temps presse. En cherchant un
36:10russeleur dans le bar d'à côté, je fais la connaissance de Sergal, un membre de la ruche,
36:14une race étrange d'insectoïdes humanoïdes. Il m'explique être un ronine en quête d'un maître.
36:20Après tout, pourquoi pas ? Je vais bien avoir besoin d'un peu d'aide pour affronter les dangers du désert.
36:24C'est un prince ruche. Si je comprends bien, il aurait été déchu de sa caste et exilé par sa reine
36:30ou un autre prince rival. Espérons que ça ne joue pas en notre défaveur. Un ancien esclave manchot,
36:36une ado-pouilleuse médecin et un ronine exilé. Tu parles d'un trio gagnant ? Si on doit s'établir
36:41ailleurs, c'est clair, il va nous falloir un sacré paquet de ressources. Du métal, des kits de
36:46construction, voire même des réserves de nourriture et de quoi créer des champs pour ne pas mourir de
36:51faim. C'est tout un programme et je crains déjà le pire. Izumi carbure plus que jamais pour nous
36:56débloquer rapidement toutes ces technologies. J'achète une armure de cuir à un russeleur que je confie
37:00immédiatement à Sergal avant de remarquer la présence d'un étrange marchand ambulant dans la rue
37:06d'à côté. Ils vendent des prothèses robotiques. Et justement, il y a un bras le bon et pas trop
37:11cher en plus. Bon, c'est du bas de gamme. Pas très esthétique même si ça ajoute un petit
37:16quelque chose à vagabond. Cependant, il y a un gros point noir. Cette prothèse de
37:20mauvaise facture me gêne. A cause d'elle, ma capacité à crocheter des serrures ou me
37:24déplacer furtivement est drastiquement diminuée. En l'état, elle est donc totalement inutile.
37:29Dommage. Alors que je m'apprête à commettre mes petits larsens nocturnes habituels, je me fais
37:33alpaguer par une sorte de sans-abri ivrogne. Il est rond comme une queue de cerise. Cela dit,
37:39du peu que je connais de l'histoire de Kenshi, les Sheik, le peuple auquel il appartient, sont
37:43réputés pour être de formidables combattants. Des individus costauds, prêts à tout pour mourir
37:48au combat. Quelqu'un de sa carrure pourrait être un véritable atout. Je parviens à le convaincre de
37:52rejoindre notre groupe et l'envoie à la maison pendant que je m'occupe de soulager ses chers marchands
37:57de quelques-uns de leurs biens. J'équipe ensuite ce pauvre Els, c'est son nom, avec ce qu'il reste de
38:01vêtements dans les coffres. Maintenant, voyons voir un peu ses statistiques. Je suis sûr qu'il est
38:06mauvais. Il est mauvais. Ce n'est même pas un guerrier. Il n'a aucune force et le peu de points
38:12dont il dispose sont uniquement dans le vol. Et même là, il est naze. Je pensais que ce serait
38:18une sorte de maître guerrier caché ou à la retraite, mais pas du tout. Ah, je ne peux en prendre qu'à
38:23moi-même. L'habit ne fait pas le moine, tu parles. C'est vraiment juste un poivreau tout nul. Je consulte
38:29l'autre carte que j'ai volée afin d'enrichir un peu plus mes connaissances sur le monde. Je
38:33découvre ainsi que plus au sud-ouest se trouve ce qui semble être des bases militaires sacrées.
38:37Ouais, probablement des tarés extrémistes. Mieux vaut éviter la zone. Il y a aussi des
38:42villages ruches. Peut-être que Sergal pourra s'avérer utile si on passe par là. Pour créer
38:46des plantations, il va nous falloir des échantillons. Je fonce au marchand de nourriture, qui est en fait
38:50un boulanger, pour le dépouiller en toute l'égalité d'un bon kilo de cactus. J'achète aussi un sac à dos en
38:55bois dont le fonctionnement diffère des sacs à dos classiques. Ils permettent d'empiler les objets,
39:00ce qui va s'avérer pratique pour l'expédition à venir. Je m'éloigne un peu dans le désert avec
39:04Sergal pour prendre la mesure de ce qui nous attend. Il va nous falloir au minimum une source
39:08d'énergie, un puits pour l'eau et les cultures, un premier bâtiment pour se protéger, de quoi
39:13récolter de la pierre et du fer. En bref, on ne peut pas espérer partir de chauds batailles sans
39:17rien dans nos sacs. Je visualise déjà un premier problème. Mes compagnons sont moins entraînés que moi.
39:22Ils sont donc forcément plus lents. Sur le retour, j'achète une côte de maille,
39:26au départ pour Sergal, mais les membres de la ruche ne peuvent pas porter de chemise,
39:30alors je la donne à la place à Elf. Je confie de nouvelles recherches à Izumi,
39:34et puis j'attends. Je patiente jusqu'à ce que la lune soit haute dans le ciel.
39:38L'heure parfaite pour m'infiltrer une dernière fois dans les boutiques.
39:41Je vole un maximum de plaques en fer, de composants électriques et de matériaux de construction. Tout
39:54ce dont je vais avoir besoin pour établir une base quelque part dans les terres désolées qui
39:57entourent chauds batailles. Je consacre ensuite le reste de la nuit jusqu'au petit matin à équiper
40:02et à rénacher mes compagnons. Et du matériel, il y en a un paquet. J'ai trop peur de m'aventurer
40:07vers l'inconnu sans rien dans les poches. Je ne sais pas où est-ce que nous allons, ni même
40:11ce que nous trouverons, une fois la sécurité toute relative de la ville abandonnée.
40:15Jour 31. C'est le moment de se mettre en route. Le soleil est haut dans le ciel lorsque notre
40:20groupe franchit pour la dernière fois peut-être les portes de chaud bataille. Cette ville dans
40:25laquelle Vagabond a débuté son aventure en tant qu'esclave et qu'il quitte aujourd'hui, libre.
40:29Cette ville qui ne lui a rien donné, à laquelle il a tout volé. Un voleur manchot,
40:34une ado-médecin, un prince de la ruche exilée et un chèque alcoolique. Ensemble,
40:39ils avancent vers l'inconnu. Et je me demande, jusqu'où pourront-ils aller ?
41:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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