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  • il y a 7 mois
Ce mardi 20 janvier, Fabrice Cambolive, directeur de la croissance du groupe Renault et DG de la marque Renault, est revenu sur leur lancement dans l'industrie de la défense en signant un contrat avec la Direction générale de l'armement, à la demande du ministère des Armées, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La matinale de l'économie.
00:03Good morning business.
00:06On vous en parlait dès hier soir sur BFM Business.
00:08Renault se lance dans l'industrie de la défense.
00:11Bonjour Fabrice Camboli.
00:12Bonjour.
00:13Merci d'être sur le plateau de BFM Business RMC Live ce matin.
00:16Vous êtes le directeur général de la marque Renault.
00:18Avec nous pour commenter les ventes annuelles du groupe
00:21que vous publiez il y a moins de 20 minutes.
00:23Mais d'abord sur cette information dont on parle aussi en ce mardi.
00:27Renault qui vient de signer un contrat avec la direction générale de l'armement
00:30à la demande du ministère des armées.
00:33Oui effectivement beaucoup d'actualités ce matin.
00:35Alors on va reparler des résultats dans quelques instants.
00:37Mais effectivement l'annonce a été faite hier soir.
00:42Nous avons été contactés il y a quelques mois par le ministère français des armées
00:45pour un projet de développement d'une filière française de drones.
00:51Nous avons été contactés pour notre expertise industrielle, de production, de conception.
00:55Ce projet est actuellement en cours.
00:58Il est piloté, il est sous l'égide de la DGA.
01:01Et bon, donc on vous confirme notre participation à ce projet-là.
01:05À la demande de l'État.
01:06À la demande de l'État.
01:07Et les informations seront données ultérieurement
01:09puisqu'il est vraiment piloté par l'État lui-même et la DGA.
01:13Bien sûr, on imagine bien que voilà, l'annonce est faite.
01:15On n'aura pas tous les détails.
01:16Néanmoins, c'est une annonce importante, une filière vraiment qui va se créer, se développer en France.
01:24Ça va passer par des investissements, j'imagine.
01:26Ça va passer par des partenariats.
01:29On entend déjà parler de Turgis-Gaillard, on le disait dans nos journaux.
01:33Il y a toute une stratégie qui est déjà en train de se mettre en place.
01:36Oui, c'est effectivement une filière, donc avec des partenariats,
01:39avec un principe de souveraineté française.
01:42Mais quelque part, on voit aussi dans d'autres domaines,
01:45et notre expertise, c'est surtout le véhicule,
01:47qu'on utilise globalement maintenant les mêmes règles,
01:50avec une volonté, j'écoutais le débat précédent en arrivant,
01:54justement de mettre du contenu local dans nos véhicules
01:57et de produire sur place ce qui est quelque chose de très important maintenant.
02:01Avec des ambitions françaises, pour l'instant c'est à cette échelle,
02:04mais il va falloir peut-être que ça devienne une filière européenne.
02:09Écoutez, ça il faut que vous demandiez au ministère des Armées,
02:12je ne suis pas le plus compétent et le plus expert pour vous répondre là-dessus.
02:15Mais ça sera quel type de drone ?
02:16Ça sera offensif, défensif, ça sera de l'observation ?
02:19Demandez-leur.
02:21Ça va nécessiter des investissements ?
02:23On imagine qu'on ne signe pas un contrat comme ça sans savoir combien ça va coûter,
02:27sans nous donner forcément un chiffre très précis, mais un ordre d'idées ?
02:30Je pense que comme tout nouveau sujet, ça va nécessiter de la pédagogie,
02:33y compris à l'interne, c'est pour ça que nous avons plusieurs étapes de communication
02:38à faire sur le sujet.
02:40Mais encore une fois, je pense qu'il est un peu trop tôt,
02:42l'annonce est sortie hier soir, il est un peu trop tôt ce matin,
02:45pour vous donner tous les détails.
02:47Encore une fois, puisque c'est un projet pour créer une filière,
02:50donc nous ne sommes pas les seuls, il y a des partenariats.
02:54Vous aviez d'ailleurs reçu ces partenaires il y a quelques mois ici sur BFM.
02:59Donc laissez-nous le temps, sous l'égide de la DGA,
03:01de communiquer là-dessus s'il vous plaît.
03:02Il y aura des recrutements ?
03:04J'espère.
03:05Parce qu'on sait qu'il y a un plan aussi chez Renault qui inquiète,
03:09notamment l'usine de Cléon en Normandie,
03:14mais on entend aussi que ce serait là que pourraient être fabriquer
03:16les moteurs de drones, selon en tout cas nos informations.
03:19Ça veut dire qu'il y a un potentiel aussi sur l'emploi avec cette nouvelle activité ?
03:23Le potentiel sur l'emploi, il est partout,
03:24il est surtout sur les 2,4 millions de ventes qu'on vient de faire l'année dernière,
03:30avec notamment une forte croissance de nos véhicules électriques
03:34sur le pôle d'électricité.
03:36Et c'est là où se jouent vraiment les enjeux de l'emploi pour Renault cette année.
03:41Fabrice Cambolive, votre cœur de business reste l'automobile, bien sûr.
03:44Le groupe Renault qui affiche une troisième année de croissance,
03:47vous faites mieux que le marché, des ventes en hausse de 3,2% en 2025
03:51contre un peu plus d'un et demi pour l'ensemble du secteur,
03:55porté par l'international, il y a une stratégie forte aussi par l'électrification.
04:00Oui, je pense que nos deux piliers de croissance qui avaient été déjà vus
04:04et communiqués largement avant, sont vraiment d'un côté une forte croissance
04:08à l'international avec la mise en place d'un plan qui avait été présenté au Brésil,
04:13à Rio en 2023, qui repose sur le lancement successif
04:17de huit nouveaux véhicules sur des marchés hors Europe.
04:21Des véhicules d'ailleurs dont vous ne connaissez pas forcément le nom ici en France,
04:25puisque ce sont des véhicules qui sont extrêmement localisés sur ces marchés-là,
04:29très spécifiques aux besoins des clients du Brésil, de l'Inde, de la Corée.
04:33Et donc là, on développe un savoir-faire où on essaie de passer au-delà
04:37des barrières douanières en localisant fortement ces produits-là.
04:40Donc ça, c'est un premier pilier de croissance.
04:43Le deuxième pilier de croissance, surtout pour l'Europe, c'est l'électrification.
04:46L'électrification au travers de deux technologies, le pur électrique, mais aussi l'hybride.
04:53Alors pardon, je voulais juste vous demander de ne pas toucher le micro,
04:54parce qu'il est un petit peu sensible et on l'entend pour ceux qui nous écoutent à la radio.
04:58Comment est-ce que vous regardez les annonces justement sur ce sujet des énergies,
05:01annonce de Bruxelles de la mi-décembre, sur la réglementation et cette date de 2035 ?
05:05Est-ce qu'il faut encore assouplir encore un peu plus la fin du thermique ?
05:10Je pense que le premier regard qu'on doit porter sur ces annonces,
05:13c'est qu'il n'y a pas de remise en question de la transition vers l'électrique.
05:17Et d'ailleurs, on le voit au travers de l'évolution du marché,
05:21puisqu'en 2025, le marché électrique a encore progressé,
05:25beaucoup plus fortement que la moyenne du marché.
05:27Et non seulement le marché électrique progresse,
05:29mais le marché des hybrides, qui sont un peu l'antichambre de l'électrique
05:32pour les clients qui veulent déjà un premier feeling électrique,
05:36mais sans passer à la contrainte de la charge.
05:38Je parle des hybrides non rechargeables.
05:39On voit que tout cela progresse.
05:41Donc là où les annonces de la commission sont intéressantes,
05:44dans la mesure où ils permettent une transition peut-être plus douce,
05:49une transition peut-être mieux en termes de pouvoir d'achat
05:54pour nos clients qui ne peuvent pas encore accéder
05:58pour des raisons de prix à l'électrique.
06:01Et puis, c'est un passage progressif qui va se mettre,
06:04mais sans remise en question de l'objectif final,
06:06qui est quand même un 90% électrique sur 2035.
06:10Vous en savez un peu plus sur ce que va devenir en paire
06:12l'entité 100% électrique du groupe ?
06:14Oui, alors nous avions décidé il y a quelques années
06:16de dédier des équipes au travers d'une entité spécifique
06:20sur le management de l'électrique.
06:22Et d'ailleurs, ça a porté ses fruits,
06:25puisque la Renault 5 ou la Renault 4
06:27sont des produits purement électriques
06:29sur des plateformes purement électriques
06:30qui ont beaucoup de succès actuellement.
06:33Simplement, on considère que maintenant,
06:34l'électrique, c'est la majorité de ce que l'on fait
06:36en tant que marque Renault.
06:38Et cette unité va rester, va être consolidée
06:41au sein de nos ingénieries pour amener de l'expertise,
06:45mais fera partie intrinsèquement
06:46de l'ensemble des activités du groupe.
06:48Donc Ampère va continuer d'exister ?
06:50Ampère va continuer d'exister au travers de l'ingénierie
06:54et au travers d'une expertise unique
06:56qui nous permet de développer des plateformes purement électriques
06:59qui font la différence vis-à-vis des clients.
07:01Un mot sur l'international.
07:03Vous avez la chance, d'une certaine manière,
07:05dans le contexte qu'on connaît,
07:07d'avoir une faible exposition au marché américain
07:09qui est quand même difficile.
07:10Ça fonctionne très bien, Renault, en Amérique latine,
07:13en Corée du Sud, au Maroc, beaucoup de croissance.
07:15En Turquie, en Inde.
07:17En Inde, il y a des projets sur cette année encore d'expansion ?
07:21Oui, on a une empreinte géographique qui est très large.
07:25Bien sûr, on n'est pas exposé directement
07:27ni aux États-Unis ni à la Chine,
07:29mais par exemple, si vous prenez le marché indien
07:31ou le marché brésilien,
07:32les deux marchés vont représenter à terme
07:34l'équivalent du marché européen.
07:36Et sur ces marchés-là, on est extrêmement présents
07:38avec de l'ingénierie, avec des usines,
07:41avec des filiales commerciales.
07:42Et c'est là où on mise notre future croissance.
07:45Et avec Nissan, pour terminer, c'est quoi la suite ?
07:47Alors, on a plusieurs partenariats maintenant,
07:49comme vous le savez.
07:50On a un partenariat avec Nissan.
07:52On a un partenariat avec Geely.
07:54On a un partenariat avec Ford.
07:55Qui inquiète d'ailleurs.
07:56Un rapprochement avec les Chinois.
07:58Se dire, est-ce que Renault ne va pas devenir Chinois ?
07:59Non, mais on est plutôt équilibré.
08:01Et finalement, je pense qu'on est dans une situation,
08:04vous le voyez, au travers de l'évolution de la géopolitique,
08:06où il faut savoir manager des risques.
08:08Et il faut savoir aussi être équilibré dans les partenariats.
08:12Donc, avec Nissan, on partage certains projets très pragmatiques.
08:17Par exemple, on va co-développer avec eux des véhicules en Inde.
08:22Ils utilisent aussi certaines de nos plateformes
08:24pour produire des véhicules en Europe.
08:26Donc, soyons pragmatiques
08:28et continuons à travailler ensemble quand cela se mérite.
08:30Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin, Fabrice Cambolive,
08:34directeur général de la marque Renault,
08:35et d'être venu nous parler de tous ces sujets au cœur de l'actualité.
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