- il y a 7 mois
Chaque dimanche, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 14h à 16h dans BFM Week-end.
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00:00:0014h30, soyez les bienvenus dans BFM Weekend. Bonjour Mathieu.
00:00:03Bonjour Anne, bonjour à tous.
00:00:04Et bonjour à tous. A la lune, la France et l'Italie en pôle position pour contrer Donald Trump et ses menaces de hausse des droits de douane.
00:00:10Emmanuel Macron l'a annoncé, il va demander à l'Union Européenne de déclencher l'instrument anti-coercition.
00:00:15Il devrait s'entretenir dans la journée avec ses homologues européens.
00:00:19Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien, dit elle avoir parlé au président américain.
00:00:23Elle dénonce son erreur. Nous serons également cet après-midi, bien évidemment, au Groenland avec Elis Phillips.
00:00:28Attention aux fortes pluies et aux vents. Si vous habitez le sud de la France, Météo France a classé 5 départements en vigilance orange.
00:00:36Pluie, inondation pour la Corse et l'Hérault. L'Hérault également en alerte crue avec l'Aude, l'Aveyron. On fera le point complet dans un instant.
00:00:44Et si le cauchemar vécu par Gisèle Pellicot avait pu ne jamais exister ?
00:00:48C'est ce qui ressort d'un rapport de l'Inspection Générale de la Justice qui met en avant des défaillances judiciaires dans plusieurs dossiers
00:00:55concernant Dominique Pellicot, condamnée, on le rappelle, à 20 ans de prison, pour avoir drogué et fait violer son ex-épouse pendant 10 ans.
00:01:02Parmi ces dysfonctionnements, un courrier de la police scientifique au parquet de mots disparu dans la nature.
00:01:07Les explications dans un instant de Laurent Valdigui à suivre.
00:01:10Rachida Dati annonce qu'elle va quitter son poste de ministre de la Culture avant les municipales.
00:01:16Celle qui est aussi candidate de la droite à la mairie de Paris veut se consacrer pleinement à la campagne.
00:01:20Une campagne qui démarre officiellement le 2 mars avant un premier tour le 15.
00:01:26La menace américaine devient de plus en plus forte sur le Groenland.
00:01:32On va revenir sur les droits de douane imposés par Donald Trump à 8 pays, dont nous, les Français, à partir du 1er février.
00:01:38Mais avant cela, partons retrouver notre envoyée spéciale sur place à Nook, la capitale du Groenland.
00:01:43Absolument, Élise Phillips.
00:01:44Plus que jamais, Élise, la population se sent en danger et les habitants n'ont pas l'intention de se laisser faire.
00:01:51Que vous disent-ils ?
00:01:53C'est exactement cela. Ils n'ont pas l'intention de se laisser faire.
00:01:59Ils ne veulent pas abandonner le combat parce qu'ils considèrent les propos et l'attitude de Donald Trump extrêmement humiliants.
00:02:05Une étudiante de Nook que nous avons rencontrée hier avec Sonia Reynaud nous disait ceci.
00:02:08Le président américain nous considère comme sa propriété.
00:02:11Il pense qu'il peut décider du destin de tout un peuple sans le consulter.
00:02:15Et ça, c'est extrêmement déshumanisant.
00:02:17Alors, la plupart des Groenlandais que nous avons rencontrés dans les rues de Nook, la capitale,
00:02:21nous disent espérer que l'Europe restera forte et unie.
00:02:24Et selon eux, il faut que les Européens utilisent les mêmes armes que Donald Trump, c'est-à-dire des armes commerciales.
00:02:29Pourquoi pas imposer eux aussi des tarifs douaniers élevés ?
00:02:33Pourquoi pas arrêter de commercer pendant un certain temps avec des entreprises américaines ?
00:02:37On a rencontré deux hommes, par exemple, qui sont en faveur de ces solutions.
00:02:40L'un nous disait que selon lui, l'Europe est plus forte que Donald Trump et elle va le prouver parce qu'elle a plus d'alliés que lui.
00:02:46Et l'autre, confiant aussi, nous disait, et bien espérait que l'Europe devienne un peu plus indépendante vis-à-vis des États-Unis
00:02:54et qu'il fallait parler le même langage que Donald Trump, c'est-à-dire un langage fort et tenace.
00:02:59On a rencontré aussi beaucoup de Groenlandais qui nous ont parlé de la présence des troupes européennes sur le territoire depuis quelques jours.
00:03:05La plupart nous disent être satisfaits. Ça les rassure de savoir que les troupes européennes sont là pour les protéger,
00:03:11même s'il n'y a que quelques dizaines de soldats dans le pays et qu'ils sont assez discrets.
00:03:16Mais on sent cette volonté de la part des Groenlandais de continuer le combat.
00:03:21Il y a eu une grosse manifestation hier. Pour l'instant, pas d'autres actions de prévu.
00:03:25Mais on sent cette volonté de continuer à se mobiliser si jamais Donald Trump poursuit ces menaces.
00:03:31Désormais, les États-Unis sont considérés comme l'ogre américain.
00:03:34Et l'attitude de Donald Trump, encore une fois, est très décriée ici au Groenland.
00:03:38Un grand merci à vous, Élise Philippe, avec Sonia Reynaud-Anouk, capitale du Groenland.
00:03:43Général Pellistrandi, on va en parler avec vous.
00:03:45On parlera aussi de l'instrument anticoercition que veut déclencher le chef de l'État.
00:03:49Mais vous nous disiez il y a quelques minutes qu'il y a une réaction de plusieurs membres de l'OTAN cet après-midi, selon vos informations.
00:03:54Oui, les huit pays qui ont envoyé des forces.
00:03:57Bien sûr, le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.
00:04:03Donc qui, en fait, sont dans cet exercice que demandent les Danois.
00:04:09On fait finalement un communiqué où il commence « nous, membres de l'OTAN ».
00:04:14Ça, c'est un élément qui est extrêmement important, puisqu'il se place sur le plan stratégique.
00:04:19Donald Trump dit « la sécurité du Groenland n'est pas assurée ».
00:04:24Ces pays qui ont donc déployé des forces, des capacités militaires, disent « nous, membres de l'OTAN, nous assurons la sécurité ».
00:04:31Enfin, les États-Unis sont membres de l'OTAN aussi, donc c'est l'OTAN qui parle à l'OTAN.
00:04:34Eh bien oui, mais ça, c'est extrêmement important, parce qu'en fait…
00:04:37C'est malin, c'est ça ?
00:04:39C'est en quelque sorte de dire « mais vous nous attaquez sur la sécurité, nous, on vous répond sur la sécurité ».
00:04:44Ça, c'est un élément stratégique qui va peser, on va dire, parallèlement au volet économique, qui est celui de l'Union européenne.
00:04:54Puisque je rappelle que dans le groupe des pays qui ont des forces au Groenland, la Norvège et le Royaume-Uni ne font pas partie de l'Union européenne.
00:05:04C'est l'autre information de cet après-midi.
00:05:06Jusqu'à présent, les Européens s'étaient laissés faire sans aucune réciprocité face aux droits de douane américains.
00:05:12Cette fois, Donald Trump menace d'augmenter ses droits de douane au 1er février de 10%.
00:05:17Et l'Élysée, notamment, réagit.
00:05:20Oui, l'Élysée réagit de manière très ferme, en parlant notamment de la mise en œuvre de l'instrument de coercition.
00:05:27Alors, l'instrument de coercition, c'est un outil juridique.
00:05:30Mesure de rétorsion.
00:05:31Mesure de rétorsion, qui ne concerne pas uniquement, par exemple, de mettre des droits de douane.
00:05:36Alors, vous mettez 10%, moi, je vous mets 10% sur les ordinateurs.
00:05:39Il y a beaucoup plus.
00:05:41Par exemple, sur les services.
00:05:44Or, là, les GAFAM, qui sont un élément clé de...
00:05:48Google, Amazon...
00:05:50Exactement.
00:05:51Mais ça veut dire que, par exemple, à un moment, on peut dire Netflix interdit en France ou pas ?
00:05:54Par exemple.
00:05:55Ça pourrait aller jusque-là.
00:05:57Ou, par exemple, sur l'exclusion des entreprises américaines sur les appels d'offres européens.
00:06:02Or, je rappelle que le premier marché de l'armement américain, il est européen.
00:06:07Donc, là, on rentre vraiment dans le dur.
00:06:13On voit vraiment que ce n'est pas aux Européens de s'adapter, c'est à Washington de changer de ton.
00:06:21Alors, il va y avoir une réunion, c'est bien ça.
00:06:23On va y revenir entre Emmanuel Macron et ses homologues européens sur cette question de l'outil anti-coercice.
00:06:28Et on continuera d'en parler avec vous à 15h, l'actualité judiciaire de ce dimanche, marquée également par une question.
00:06:33Et si le calvaire de Gisèle Pellicot avait pu être évité ?
00:06:36C'est un rapport de l'inspection générale de la justice qui met en avant, Mathieu, des défaillances judiciaires
00:06:40dans plusieurs dossiers concernant Dominique Pellicot, condamnée pour avoir drogué et fait violer son ex-épouse pendant 10 ans.
00:06:46On en parle avec vous, Laurent Valdiguier.
00:06:49Vous connaissez bien le dossier Pellicot, vous le connaissez même par cœur.
00:06:52Vous êtes l'auteur de « Fétiche 45, les autres vies » de Dominique Pellicot aux éditions du Seuil.
00:06:59Et parmi ces dysfonctionnements dont on parle, il y a la disparition d'un courrier de la police scientifique au parquet de Meaux.
00:07:06Expliquez-nous.
00:07:07Oui, alors, c'est vrai que Dominique Pellicot aurait dû, comme deux et deux font quatre, être arrêté le 9 novembre 2010.
00:07:14C'est-à-dire 12 ans avant qu'il le soit en réalité.
00:07:19Pourquoi ? Parce qu'en réalité, ce jour-là, le FNAEG, le Fichier National des Empreintes Génétiques,
00:07:25avait déterminé que c'était lui l'auteur d'une tentative de viol particulièrement violente à Ville-Parisie en 1999.
00:07:35Donc bien avant.
00:07:36Bien avant, on est 12 ans avant.
00:07:39Le fichier dit que c'est lui.
00:07:41Le courrier part au tribunal de Meaux, ça on est sûr avec certitude.
00:07:45D'ailleurs, Gérald Darmanin, ce qu'on apprend aujourd'hui, c'est un rapport d'inspection,
00:07:49c'est les conclusions d'un rapport d'inspection réclamé par Gérald Darmanin au printemps dernier,
00:07:54quand on l'a questionné, notamment pour ce livre Fétiche 45,
00:07:57quand on l'a questionné sur les dysfonctionnements qui étaient à jour, en fait, qui étaient connus.
00:08:01Donc le ministre de la Justice a dit, bon, je vais demander au service d'inspection du ministère de savoir ce qu'il en est.
00:08:10Eh bien, en réalité, le service confirme ces dysfonctionnements.
00:08:13Donc le courrier est arrivé.
00:08:14Le courrier est arrivé.
00:08:16Le procureur de Meaux de 2010 est décédé.
00:08:18On apprend ça dans le rapport ce matin.
00:08:19Et puis ce courrier simple est arrivé et s'est perdu.
00:08:24Alors pourquoi il s'est perdu ?
00:08:26C'est les recommandations aujourd'hui.
00:08:28Ça va changer le mois prochain dans la justice.
00:08:30Est-ce qu'il n'y avait pas d'accusés d'inception ?
00:08:31En fait, vous savez, ce sont des affaires anciennes.
00:08:34Les juges d'instruction, ils changent.
00:08:36Les procureurs, les substituts changent.
00:08:38Les numéros de dossiers, parfois, changent aussi en cours de route,
00:08:41quand ce sont des enquêtes longues.
00:08:43Et puis le fameux FNAEG, lui, il suit son cours.
00:08:46Il y a 7 millions de personnes d'empreintes génétiques
00:08:49qui sont dans le fameux fichier.
00:08:51Il y en a 20 par jour qui matchent avec des enquêtes.
00:08:54Vous savez, quand sur une scène de crime, on découvre un ADN.
00:08:56Des fois, il est inconnu.
00:08:57Et puis peut-être que 15 ans plus tard, cet ADN va être identifié.
00:09:01C'est ce qui s'est passé avec Pellico.
00:09:02Il ne s'est rien passé parce que c'était un courrier simple.
00:09:05Aujourd'hui, le rapport préconise,
00:09:07alors le garde des Sceaux dit qu'il va le mettre en place,
00:09:09qu'à partir du mois prochain,
00:09:11ça ne soit plus seulement un courrier simple qui puisse se perdre,
00:09:14mais que ça rentre dans la chaîne informatique.
00:09:16Ça paraît étonnant que ça n'ait pas été fait en amont.
00:09:18On est en 2026.
00:09:20On est en 2026.
00:09:21La justice est parfois, et le ministère de l'Intérieur aussi,
00:09:24à la préhistoire de l'informatique.
00:09:26Quand on sait aujourd'hui que Bercy, lui, a passé le virage informatique
00:09:29puisqu'il y a un contrôle fiscal sur deux
00:09:31qui est déclenché par la machine,
00:09:33le ministre de l'Intérieur et le ministère de la Justice
00:09:35feraient bien de moderniser un peu ces procédures.
00:09:38C'est ce qui va se passer pour que ces rapprochements soient faits
00:09:41et soient surtout suivis des faits.
00:09:43Parce que le drame de ça, c'est que non seulement
00:09:45Dominique Pellicot n'a pas été arrêtée,
00:09:47mais que l'affaire de Marion, qui a été agressée,
00:09:50elle est prescrite aujourd'hui parce qu'il ne s'est rien passé à temps.
00:09:53Et donc, oui, cet échec, on peut le dire,
00:09:55c'est plus qu'un dysfonctionnement.
00:09:56C'est un fiasco.
00:09:57Il y a un autre fiasco dans l'affaire Pellicot
00:09:59dont le rapport ne parle pas aujourd'hui,
00:10:00peut-être que le ministre va en lancer un,
00:10:02c'est que les scellés se sont perdus
00:10:04dans un autre dossier attribué à Dominique Pellicot.
00:10:06En 1991, il y a un agent immobilier qui est violé et tué,
00:10:11étranglé avec de l'éther, comme Marion en 1999.
00:10:14Et là, ces scellés judiciaires sur lesquels il y a de l'ADN
00:10:16de son assassin, nécessairement,
00:10:18ils se sont perdus malheureusement.
00:10:20Et tout ça est dans votre ouvrage,
00:10:21Fétiche 45, les autres vies de Dominique Pellicot,
00:10:23aux éditions du Seuil.
00:10:24Merci beaucoup.
00:10:24Merci beaucoup, Laurent.
00:10:26C'est l'annonce politique du jour
00:10:27et elle nous vient de la ministre de la Culture,
00:10:28Rachida Dati.
00:10:29Rachida Dati, qui fait campagne pour la droite,
00:10:32pour la mairie de Paris,
00:10:33aux prochaines municipales des 15 et 22 mars prochains.
00:10:35Annonce faite sur l'antenne de nos confrères de France Inter.
00:10:37Écoutons-la.
00:10:39Jusqu'à un temps récent,
00:10:40il n'était pas incompatible qu'un ministre fasse campagne
00:10:43et que, dans le cadre d'élections,
00:10:44moi j'ai été élue maire du 7e arrondissement
00:10:46en étant garde des Sceaux.
00:10:47Non mais juste, je termine.
00:10:48Aujourd'hui, je respecte toutes les règles déontologiques,
00:10:51il n'y a pas de sujet là-dessus,
00:10:52mais bien sûr que je quitterai le gouvernement.
00:10:54Vous quitterai le gouvernement ?
00:10:55A quel moment ?
00:10:55A quelle date ?
00:10:56Écoutez, je ne vais pas vous dire ici quand,
00:10:59mais je...
00:10:59Non mais au moment, la campagne officielle, c'est le 2 mars.
00:11:01Vous pourriez, Rachida ?
00:11:02Non, vous pourriez.
00:11:03C'est vrai, la campagne officielle, c'est le 2 mars.
00:11:05Le premier tour, c'est le 15.
00:11:06Là, on a une petite actualité budgétaire.
00:11:08Et après, parce qu'il y a certains acteurs culturels
00:11:10qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu'au bout.
00:11:12On en parle avec Loïc Besson du service politique de BFM TV.
00:11:16Alors, Rachida Dati n'a pas donné de date.
00:11:20Est-ce qu'elle peut quitter son poste de ministre
00:11:21le 14 mars à minuit ?
00:11:23Oui, c'est-à-dire la veille du premier tour.
00:11:25Potentiellement, oui.
00:11:25Rien n'est défini, nous dit-on.
00:11:27Ça n'a pas fait l'objet de discussions avec le Premier ministre
00:11:30ou avec le Président de la République.
00:11:31Il n'y a pas de règles établies.
00:11:33Il faut dire qu'ils auraient du mal à lui imposer quoi que ce soit.
00:11:35Parce qu'au gouvernement, il y a deux camps.
00:11:37Ceux qui soutiennent Rachida Dati et l'autre qui soutient Pierre-Yves Bondazel.
00:11:40Donc, ça reste un sujet sensible.
00:11:41On ne s'en mêle pas.
00:11:42Ce qu'on nous dit, c'est que Rachida Dati a bien sûr une grosse capacité de travail
00:11:44et qu'elle n'est pas inconsciente
00:11:46et qu'elle partira quand elle sentira qu'elle n'a plus assez de temps
00:11:50à consacrer à sa campagne.
00:11:52Et puis, bien sûr, on pointe les adversaires.
00:11:53Est-ce qu'Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche, lui, quitte son poste de député ?
00:12:00Pareil pour Sarah Knafo, députée européenne.
00:12:02Quand on discute finalement avec certains proches de Rachida Dati,
00:12:05on s'étonne même que ça soit un sujet.
00:12:07On rappelle qu'en 2008, alors qu'elle était déjà ministre,
00:12:09garde des Sceaux en l'occurrence,
00:12:10oui, elle avait fait campagne pour avoir la mairie du 7e arrondissement.
00:12:14Alors, ça pose bien sûr la question des moyens dédiés à sa campagne.
00:12:18Ça a été mis en place il y a plusieurs mois.
00:12:20Nous assurons, ce ne sont évidemment pas ceux du ministère.
00:12:22Par exemple, une voiture a été louée depuis septembre pour ses déplacements.
00:12:26Ça pose une deuxième question concernant le temps qu'elle accorde
00:12:28tout simplement à son poste de ministre.
00:12:31Ça ne se fait pas au détriment du ministère de la Culture, nous assurons.
00:12:33Elle poursuit ses déplacements.
00:12:34En réalité, les temps de campagne se font soit au week-end,
00:12:38soit très tôt le matin, soit très tard le soir.
00:12:40On prend l'exemple, bien sûr, de la séquence avec les éboueurs,
00:12:42ces vidéos qui avaient beaucoup fait parler.
00:12:44Ça avait commencé à 4h30 du matin.
00:12:46Ça a été terminé à 8h.
00:12:47Et à 8h30, Rachidetti était à un petit déjeuner de travail.
00:12:52Tout est une question d'organisation, nous assurons.
00:12:54Grand merci à vous, Loïc Besson.
00:12:55Et de nuit courte.
00:12:56Merci, Loïc.
00:12:57La scène est à peine croyable.
00:12:59Anne, un appartement au cinquième étage d'un immeuble du centre de Paris
00:13:03s'est effondré sur celui du dessous.
00:13:06Une cinquantaine de personnes faisaient la fête quand le sol s'est dérobé sous leurs pieds.
00:13:09Le bilan est de 20 blessés désormais, dont un grave.
00:13:12La cause de l'accident est encore incertaine.
00:13:14Une infiltration d'eau est peut-être au centre de l'enquête.
00:13:16Bonjour, Pauline Sarafi.
00:13:18Merci d'être avec nous.
00:13:19Justement, parlez-nous de cette enquête à l'heure où on se parle, Pauline.
00:13:24Écoutez, pour l'instant, tout ce qu'on peut vous dire,
00:13:26c'est que la police scientifique se trouve encore sur les lieux depuis ce matin.
00:13:30Une dizaine de pompiers également qu'on a vus à plusieurs reprises rentrer
00:13:33puis ressortir de l'immeuble.
00:13:35Ces pompiers ont procédé à une mission d'étément,
00:13:39c'est-à-dire à la restructuration de l'immeuble, notamment au quatrième étage.
00:13:43Les autorités se veulent rassurantes.
00:13:45Elles assurent que la structure de l'immeuble n'a pas été endommagée.
00:13:48Il n'y a donc pas de risque d'effondrement à ce stade.
00:13:52Pour rappel, l'accident s'est produit au cinquième étage de cet immeuble
00:13:56qui se trouve juste derrière moi.
00:13:5850 personnes étaient présentes à ce moment-là pour fêter un anniversaire.
00:14:02Lorsqu'après, juste après minuit, le sol a tout simplement cédé sous leurs pieds.
00:14:07Je vous propose d'écouter Fabrice.
00:14:09Fabrice, c'était un des convives qui nous a raconté justement le moment où l'effondrement s'est passé.
00:14:14Après, on était un peu les uns sur les autres, enfin, ils ont un peu enchevêtré.
00:14:18Enfin, on se présente au noir, on était 5-6 personnes les uns sur les autres.
00:14:22Et après, le temps de dégager avec les pompiers.
00:14:25Les premiers ont pu sortir par le quatrième, parce qu'on était au cinquième par l'accès au quatrième.
00:14:30Et après, je pense qu'en 20 minutes, tout le monde était sorti.
00:14:35Enfin, même pas les pompiers, peut-être en 15h, 20 minutes, tout le monde était sorti.
00:14:39Les secours sont arrivés à minuit 20, 135 pompiers, 40 véhicules et parmi eux, une équipe cynophile
00:14:49pour s'assurer qu'aucune victime n'était restée coincée sous les décombres.
00:14:54Le bilan, vous l'avez dit, fait état de 19 blessés, un grave et notamment une personne toujours en urgence absolue.
00:15:01Tous les habitants de l'immeuble, eux, ont été évacués.
00:15:04Pauline Sarafi, en direct de Paris.
00:15:07Nous sommes en ligne avec Cyril Hanap, architec spécialiste des risques majeurs.
00:15:11Bonjour et merci d'être avec nous.
00:15:13On a tous été franchement surpris par cet effondrement d'un étage entier sur celui du dessous.
00:15:20Rassurez-nous, c'est rarissime ou c'est plus fréquent qu'on ne le pense ?
00:15:24C'est rarissime, mais c'est arrivé à Lille il y a quelques années.
00:15:32Donc c'est quand même des choses qui arrivent, mais effectivement, normalement, c'est rarissime.
00:15:36Alors quand on regarde un petit peu ce qu'on voit de l'immeuble, on peut se demander,
00:15:41c'est l'étage où il y avait un balcon, s'il n'y a pas eu une infiltration d'eau
00:15:44qui a amené certaines poutres à moisir.
00:15:47Ce sont des bâtiments, ça c'est typique d'un bâtiment des faubourriens,
00:15:54qui sont souvent avec de la structure bois.
00:15:57Donc s'il y a de l'eau qui s'infiltre, ces structures peuvent vieillir et voire pourrir.
00:16:03Après, une deuxième question qui se pose, c'est 50 personnes dans un appartement de cette dimension,
00:16:10c'est vraiment beaucoup.
00:16:12Ça veut dire qu'on ne peut pas faire une fête au cinquième étage
00:16:15à partir d'un certain nombre de personnes ?
00:16:19La norme actuelle, ce n'est pas la norme de cet immeuble qui a été construit entre 1800 et 1850,
00:16:27la norme actuelle, c'est 250 kg par mètre carré.
00:16:30Donc vous voyez bien que si vous êtes serré à 4, vous prenez 4 personnes de 70 kg,
00:16:36la norme est dépassée assez vite.
00:16:39Alors il y a des facteurs de sécurité qui redoublent cette norme, etc.
00:16:42Mais sur un vieil immeuble comme ça, 50 personnes, ça fait beaucoup.
00:16:48Cyril, quel conseil vous donneriez justement pour vérifier chez nous,
00:16:53dans les vieux immeubles, qu'on n'est pas en danger ?
00:16:56Globalement, on n'est pas en danger.
00:16:59À la veille de vouloir faire une fête, par exemple, où j'invite 50 personnes,
00:17:02est-ce que je dois quand même prendre des mesures de précaution dans des vieux immeubles ?
00:17:07Si vous êtes dans un vieil immeuble, ayez ce chiffre en tête de vous dire
00:17:11est-ce qu'il peut arriver qu'il y ait plus de 200 kg par mètre carré par mètre carré.
00:17:17Donc si vous pensez…
00:17:18Alors un mètre carré, vous voyez la surface que ça fait,
00:17:21mais c'est quand même une surface dans laquelle on met aisément 4 personnes.
00:17:24Et donc si vous imaginez que vous allez être serré comme dans un métro,
00:17:27dans un vieil immeuble, eh bien il faut se poser des questions.
00:17:30Et il y a un deuxième phénomène encore pire.
00:17:32Alors je ne sais pas si les gens dansaient, mais il y a ce qu'on appelle la résonance.
00:17:37C'est-à-dire que quand on se met à danser, si les gens, par exemple, sautillent en même temps,
00:17:43il y a ce qu'on appelle dans les structures les phénomènes dits de résonance
00:17:47où tout d'un coup on se trouve comme au rythme, chaque structure a une fréquence propre.
00:17:55Et si on se retrouve au même rythme, ce qui est possible parce qu'il y a une espèce d'effet trampoline,
00:17:59eh bien là on peut carrément amplifier les dommages.
00:18:02Incroyable.
00:18:03Grand merci à vous Cyril Hanap pour vos précieux conseils.
00:18:07On en vient maintenant aux intempéries dans le sud de la France avec une vigilance orange.
00:18:11Et Léonore Bocara, bonjour à vous, dans 5 départements pour pluie, inondation et crue.
00:18:15Dans les roues, on disait depuis ce matin que le fleuve de Lorbe avait atteint soit 7 fois son niveau habituel, c'est ça ?
00:18:21Oui, et c'est quelque chose d'assez courant entre guillemets.
00:18:24En tout cas c'est une conséquence des épisodes méditerranéens.
00:18:27C'est ce qu'on vit actuellement avec cette goutte froide qui est centrée au sud de l'Espagne
00:18:29et qui nous fait remonter de l'humidité de Méditerranée selon ce flux de sud-est.
00:18:35Et donc typiquement, dans le cas d'un épisode méditerranéen,
00:18:38on a cet air chaud qui est plus humide, qui vient donc de la Méditerranée,
00:18:42qui est confronté à l'air froid de l'altitude.
00:18:43Ça crée de l'instabilité, ça crée de fortes précipitations et donc des ruissellements.
00:18:47Regardez les cours d'eau actuellement en cru du côté de l'eau, de l'Hérault ou encore de l'Aveyron.
00:18:53Et effectivement, si on se penche sur l'orbe par exemple, l'orbe amont du côté de Bédarieux,
00:18:58on s'aperçoit qu'on a atteint les 2,63 m ce matin à 8h45.
00:19:03Alors on n'a pas atteint la crue de 2022, mais on a dépassé la crue historique de 2018 qui était à 2,10 m.
00:19:09Alors on va peut-être voir quelques images de ces inondations.
00:19:12Et Léonore, comment les choses vont évoluer dans les heures qui viennent, dans les jours qui viennent ?
00:19:16Alors j'ai envie de vous dire qu'on n'en a pas fini.
00:19:18On est à peu près peut-être au milieu de cet épisode.
00:19:20En tout cas, ça dépend un petit peu des départements.
00:19:22Mais ce qui va se passer, c'est qu'on attend encore de fortes précipitations.
00:19:25Les départements que vous voyez en vigilance orange, ils sont à la fois pour cru,
00:19:28mais aussi pour fortes pluies, de nouvelles pluies attendues.
00:19:30Pour l'Hérault, ce sera jusqu'à minuit encore.
00:19:33Pour l'Aude, ça va s'activer ce soir à partir de 22h.
00:19:36Il y a eu un petit répit aujourd'hui, mais on va retrouver de fortes précipitations.
00:19:39On attend encore deux mois de pluie au cours de la journée de demain.
00:19:42Ce sera aussi le cas pour l'Est de la Corse.
00:19:45Donc clairement, on n'en a pas fini.
00:19:46Il faudra attendre mardi pour que ça se calme un petit peu.
00:19:50Merci beaucoup pour ces précisions, Léonore.
00:19:51Restez bien avec nous dans un instant.
00:19:53On repartira du côté du Groenland avec cette tension autour de ce pays
00:19:57et notamment la riposte des pays européens menacés de hausse des droits de doigt par Donald Trump
00:20:02dans leur réponse, dans un communiqué.
00:20:04Ils se déclarent vouloir rester unis.
00:20:08A tout de suite.
00:20:09C'est quasiment 15h sur BFM TV.
00:20:11Excellente après-midi à la une.
00:20:12Les tensions autour du Groenland.
00:20:14La France passe à la vitesse supérieure face à la hausse annoncée des droits d'adouaniers américains.
00:20:20Emmanuel Macron demande aux Européens l'activation d'un instrument anti-coercition,
00:20:25une réplique tarifaire alors que les exercices militaires s'accélèrent.
00:20:28Les intempéries et les images impressionnantes des crues dans le sud.
00:20:32Le niveau de la crue a atteint près de 6 mètres à Bize-Minervoix.
00:20:34On est dans l'Aude.
00:20:35Plusieurs axes routiers sont coupés à la circulation.
00:20:38L'Aude, l'Aveyron, l'Aude, l'Aveyron et l'Héraud.
00:20:41Et deux départements de la Corse placés en vigilance orange.
00:20:44Nous serons dans un instant à Béziers.
00:20:45Vous le verrez, un centre équestre est évacué.
00:20:47C'est un accident rarissime.
00:20:50L'étage entier d'un immeuble parisien s'est effondré sur celui du dessous.
00:20:54Une cinquantaine de personnes faisaient la fête lorsque le parquet s'est ouvert sous leurs pieds.
00:20:59La nuit dernière, le bilan aurait pu être encore plus lourd.
00:21:0219 blessés, dont un en urgence absolue.
00:21:05Reportage à suivre.
00:21:13Attention, si vous habitez le sud de la France,
00:21:15Météo France a placé cinq départements en vigilance orange, pluie, inondation
00:21:20pour les deux départements, Corse et l'Héraud.
00:21:23L'Aveyron, également en vigilance orange, cru avec l'Aude et l'Héraud.
00:21:27Et l'Héraud.
00:21:28On retrouve Clémence Renard à Béziers,
00:21:30où un centre équestre est évacué en raison de fortes pluies.
00:21:34Oui, regardez, l'évacuation est en cours
00:21:36parce que ce centre équestre est situé entre le canal du Midi
00:21:39et l'Arbre qui est juste à côté, qui menace de déborder.
00:21:43C'est Béatrice, vous êtes la présidente de ce centre équestre.
00:21:45C'est le maire en personne qui est venu vous voir ce matin
00:21:47pour vous dire d'évacuer.
00:21:49Comment ça s'est passé ?
00:21:51Ce matin, il est arrivé.
00:21:52Il est venu nous informer le niveau qui a augmenté.
00:21:56Il nous a dit que ce serait peut-être préférable
00:21:58qu'on envisage une évacuation.
00:22:00Et après, il nous a tenu au courant de démonter plus ou moins de l'Orbe.
00:22:06Vous étiez, vous, en plein championnat.
00:22:08Vous accueillez ce week-end un championnat départemental de saut d'obstacles.
00:22:12Vous aviez presque 400 participants ce matin qui ont dû être évacués.
00:22:16Et maintenant, vous avez une cinquantaine d'équins au total à évacuer.
00:22:20Où est-ce qu'ils vont aller, ces chevaux ?
00:22:21Alors, on a fait partir une partie au Hara de Gesmeray, à Vendres,
00:22:25qui nous ont accueillis très gentiment.
00:22:27Et une autre partie qui va être installée au stade Raoul Barrière, à Béziers,
00:22:31mis à disposition par la ville.
00:22:33Et voilà, jusqu'à temps que l'Orbe redescende et qu'on puisse rentrer chez nous.
00:22:37Et d'ailleurs, vous avez travaillé toute la journée
00:22:39puisqu'une fois que les chevaux seront au stade municipal,
00:22:41il faut mettre tout en oeuvre pour pouvoir les accueillir.
00:22:43Vous l'avez entendu, pour une durée indéterminée.
00:22:46Tant que l'Orbe n'a pas débordé, en tout cas, si ce soir, l'Orbe n'a pas débordé,
00:22:50et Béatrice pourra revenir au centre équestre avec ses chevaux.
00:22:54Mais pour l'instant, on ne sait pas pour combien de temps
00:22:56ses chevaux resteront dans le centre équestre voisin et au stade municipal.
00:23:01Et Léonore Bocara, est-ce que Béatrice va pouvoir retourner au centre équestre à Béziers ?
00:23:06C'est la question concrète, et c'est souvent comme ça.
00:23:08C'est l'application concrète de ce que nous, on essaye d'expliquer ici.
00:23:11J'ai envie de dire, pas pour l'instant.
00:23:12En tout cas, ça paraît une évacuation nécessaire, effectivement,
00:23:16au vu des fortes précipitations.
00:23:18On est à Béziers, on est dans l'Hérault.
00:23:19L'Hérault, qui est à la fois concerné par une vigilance pour fortes pluies,
00:23:22puisque ça va durer encore jusqu'à minuit,
00:23:24et pour crues, puisque nous avons déjà cette crue de l'Orbe.
00:23:28Alors, ce que vous voyez sur cette courbe, c'est au niveau de l'Orbe amont.
00:23:32Au niveau de Béziers, on est sur l'Orbe aval,
00:23:34mais bien assez logiquement, qui est un tronçon en vigilance orange aussi.
00:23:38On a atteint 2,63 m ce matin.
00:23:41Ça peut encore augmenter, puisqu'on attend à nouveau de fortes pluies sur l'Hérault.
00:23:45Il y a déjà eu un à deux mois de pluie depuis le début de l'épisode, depuis hier.
00:23:48Et on attend encore de fortes précipitations jusqu'à ce soir.
00:23:51Si on regarde juste sur 24 heures, on a déjà eu 75 mm à Béziers.
00:23:55Soyez prudents, donc, si vous habitez l'Hérault.
00:23:58Merci, Léonore.
00:23:59Dans l'actualité de ce dimanche, la France,
00:24:00la France qui réagit face au nouveau droit de douane imposé par Donald Trump.
00:24:0410 % supplémentaires dès le mois prochain à 8 pays,
00:24:07qui soutiennent l'intégrité territoriale du Groenland.
00:24:09Et une menace aussi de 25 % au 1er juin.
00:24:12Des menaces tarifaires inacceptables pour Emmanuel Macron,
00:24:15qui demandent aux Européens de répliquer avec un mécanisme anti-coercition.
00:24:20Elsa Théobalb.
00:24:23Dans cette entreprise française de mobilier de jardin,
00:24:27les exportations vers les États-Unis représentent une grande partie du chiffre d'affaires.
00:24:31Alors la menace des droits de douane fait craindre une baisse de la rentabilité
00:24:35et une augmentation des coûts.
00:24:36Qu'est-ce qui se passe en fait à très court terme pour les entreprises ?
00:24:40Vous êtes obligés de prendre à votre charge les droits de douane supplémentaires.
00:24:44Vous ne pouvez pas décider d'augmenter vos prix ou de changer votre organisation,
00:24:50sachant que la semaine suivante, vous savez qu'il y a une nouvelle décision qui est susceptible d'arriver.
00:24:548 pays européens, dont la France, sont concernés par ces menaces tarifaires,
00:24:59qui s'élèveraient à 10 % dès le 1er février et 25 % en juin si aucun accord n'est conclu.
00:25:04Mais selon certains économistes, l'impact macroéconomique devrait être limité dans l'immédiat.
00:25:10Le risque, c'est vraiment une escalade et qu'on soit reparti dans la guerre commerciale
00:25:14qu'on a connue jusqu'au mois d'août dernier.
00:25:17De son côté, l'ancien patron du MEDEF attend une réponse au niveau européen
00:25:22malgré des intérêts divergents pour chaque pays.
00:25:24Je ne suis pas sûr qu'il y ait une réponse unie, je le souhaite,
00:25:27mais l'enjeu va être là et uniquement là.
00:25:30On est rentré dans une guerre des empires, on ne devrait pas être surpris de ce qui se passe.
00:25:35L'Union Européenne a annoncé hier dans un communiqué
00:25:38que la mise en place de ces droits de douane représente un risque de spirale dangereuse vers le bas.
00:25:44Et on en parle avec vous Stéphanie Villers, bonjour, merci d'être avec nous.
00:25:47Vous êtes économiste et conseillère économie chez PwC France, merci d'être avec nous.
00:25:51Et le général Pélis Trondi est aussi de la partie.
00:25:54Qu'est-ce qu'un instrument anti-coercition ?
00:25:55Vous allez tout nous dire, c'est ce qu'on appelle aussi le bazooka commercial.
00:25:59C'est un instrument qui a été mis en place en 2023, c'est ça ?
00:26:02Voilà, qui est totalement adapté à la situation.
00:26:04En fait, ça permet à l'Union Européenne de rétorquer face à un pays,
00:26:10alors dans ce cas-là les États-Unis,
00:26:11qui voudrait fragiliser un des pays membres de l'Union Européenne,
00:26:16ou un ou plusieurs.
00:26:17Et on voit en fait que c'est ce cas,
00:26:20parce que les États-Unis ont menacé des droits de douane supplémentaires
00:26:24sur un certain nombre de pays européens,
00:26:26mais pas tous les pays membres.
00:26:28Et dans ce cas-là...
00:26:28Il n'y a pas l'Italie par exemple.
00:26:29Voilà, il n'y a pas l'Italie, il n'y a pas l'Espagne.
00:26:30Dans ce cas-là, l'Union Européenne peut rétorquer,
00:26:33en imposant des taxes supplémentaires,
00:26:36des nouvelles taxes sur les importations américaines,
00:26:39mais aussi réduire le marché public européen aux entreprises américaines,
00:26:47ou encore taper davantage sur les services américains,
00:26:52et bien sûr on pense aux numériques.
00:26:53C'est ce que je disais tout à l'heure,
00:26:54par exemple on peut décider à un moment, je vais à l'extrême,
00:26:56que Netflix, on ne l'a plus en France ?
00:26:59Oui, alors bon, après...
00:26:59Non mais c'est un consommateur, mais effectivement,
00:27:02on peut sanctionner et considérer que c'est nécessaire
00:27:07de prendre ce type de mesures.
00:27:10Stéphanie Villers, regardez cette image dont vous vous souvenez certainement,
00:27:13elle date de cet été, lorsqu'Ursula von der Leyen
00:27:16s'était rendue en Écosse sur un golf retrouvé Donald Trump
00:27:21pour finalement accepter des droits de douane
00:27:24sans aucune réciprocité.
00:27:27Cette image avait beaucoup fait parler
00:27:29pourquoi aujourd'hui les choses sont en train de changer
00:27:32et d'ailleurs quelle peut être l'attitude d'Ursula von der Leyen
00:27:35parce qu'elle ne s'est pas exprimée sur cet outil anti-coercition.
00:27:39Oui, alors Ursula von der Leyen est d'abord une Allemande
00:27:42et on a vu qu'au moment où elle décidait avec Donald Trump
00:27:47des droits de douane en hauteur de 15%
00:27:49pour l'ensemble des produits européens,
00:27:52ça permettait au secteur automobile et essentiellement allemand
00:27:56de passer de 25% à 15%.
00:27:58Donc elle, elle avait véritablement l'impression
00:27:59d'avoir gagné la partie, elle avait protégé en quelque sorte
00:28:03les Allemands.
00:28:05Aujourd'hui, en fait, de l'eau a coulé sous les ponts
00:28:09et on voit que les Allemands en fait sont en train de changer de mindset
00:28:12et s'apercevoir que les Américains ne sont pas les alliés d'autrefois
00:28:16et on voit qu'il y a un virage qui s'est opéré.
00:28:19Je vous rappelle que Friedrich Merch a mis plus de 200 milliards d'euros
00:28:25dans l'économie allemande.
00:28:27Donc aujourd'hui, je pense que Ursula von der Leyen
00:28:30n'est plus en capacité d'être OK avec des droits de douane supplémentaires
00:28:35qui toucheraient bien sûr les Allemands.
00:28:40Il y a beaucoup plus les Allemands par exemple que nous,
00:28:42eux qui ont justement un solde commerciant à l'excédentaire.
00:28:46Oui, c'est toujours ça.
00:28:47C'est-à-dire que finalement, nous Français,
00:28:49si on regarde dans la globalité,
00:28:51on n'est pas des grands exportateurs, contrairement aux Allemands.
00:28:54Donc c'est surtout les Allemands qui sont touchés par ces barrières douanières.
00:28:58Mais je rappelle quand même que globalement, on peut s'en sortir
00:29:00parce que si on regarde l'ensemble des exportations de l'Union européenne,
00:29:04elles ne représentent que 7% aux États-Unis.
00:29:06L'ensemble de nos exportations sont surtout intra-zones.
00:29:10Donc en fait, en quelque sorte, l'Union européenne nous protège.
00:29:12Donc un effet minime, mais quand même incertitude sur les marchés.
00:29:14Ça, c'est pas bon.
00:29:15Oui, voilà.
00:29:15En fait, ce qu'on n'aime pas, ce que les entreprises n'aiment pas
00:29:17et ce qui a été dit, c'est cette instabilité.
00:29:20C'est-à-dire que ça y est, les entreprises européennes s'étaient dit
00:29:22« On a 15% de droits de douane supplémentaires. »
00:29:24Il ne faudrait pas que ça change parce que ça, il n'y a rien de pire en fait,
00:29:27en réalité, d'être dans cette instabilité et d'incertitude.
00:29:31On va retrouver le correspondant de BFM TV à Washington, Axel Monnier.
00:29:35Axel, cette volonté de Donald Trump à la fois d'annexer le Groenland,
00:29:39de taxer les Européens ou de surtaxer les Européens,
00:29:44elle ne fait pas l'unanimité aux États-Unis.
00:29:46Et d'ailleurs, le président de la Chambre des représentants a réagi cet après-midi.
00:29:51– Oui, effectivement, beaucoup de réactions du côté de la Chambre des représentants.
00:29:57Il y a, vous savez, cette délégation de démocrates et de républicains
00:30:01présents à Copenhague pour soutenir le Danemark.
00:30:04Certains parmi les républicains sont les plus véhéments.
00:30:07Ils parlent de Donald Trump comme d'un nouveau Vladimir Poutine.
00:30:10Un autre dit que c'est l'idée la plus idiote qu'il n'ait jamais entendue de sa vie.
00:30:13Et tous ensemble veulent d'ailleurs mettre, quand ils vont revenir,
00:30:17faire passer un texte qui empêche l'administration actuelle d'utiliser des fonds fédéraux
00:30:22pour aller faire la guerre à un État allié, membre de l'OTAN.
00:30:26Mais effectivement, Mike Johnson, surtout patron des représentants,
00:30:29qui n'est pas parti dans le voyage, et un proche de Trump,
00:30:33lui aussi est très clair sur ses intentions.
00:30:35Je n'envisage pas d'intervention militaire en Groenland.
00:30:44C'est un pays avec peu d'habitants.
00:30:46Je pense qu'il faut passer par des canaux diplomatiques.
00:30:49Comme le président a nommé un envoyé spécial au Groenland,
00:30:52je pense qu'il va dans ce sens.
00:30:55Effectivement, il y a aussi l'opinion qui est contre.
00:30:5875% des Américains se disent opposés à cette invasion du Groenland.
00:31:02Et puis, les problèmes ne sont pas finis pour Donald Trump,
00:31:04puisque la Cour suprême doit aussi se prononcer sur la légalité de ses droits de douane.
00:31:09Bref, il a beau être très motivé, le président américain voit beaucoup de vent contraire sur ce sujet.
00:31:14Grand merci, Axel Monnier, en direct de Washington, aux États-Unis.
00:31:18Général, est-ce qu'il faut complètement aller balayer l'idée d'une intervention américaine,
00:31:24même si le chef de la Chambre des représentants, Mike Johnson, ne l'envisage pas ?
00:31:27Est-ce que la décision, selon vous, a-t-elle été prise ?
00:31:29Alors, il y a deux choses. Ce qui est possible, c'est le fait que les Américains participent
00:31:35à ces exercices que le Danemark a demandé.
00:31:39Ce qui voudrait dire qu'on est dans un cadre normal et habituel,
00:31:42comme cela se pratique au sein de l'OTAN.
00:31:44Donc, ils peuvent renforcer leur dispositif militaire.
00:31:48Si c'est sous cet angle-là, ça ne pose aucun problème.
00:31:51Ce qui poserait un véritable problème si c'était, en quelque sorte, vouloir planter le drapeau américain
00:31:57à la place du drapeau groenlandais.
00:32:01Et là, ce serait, en quelque sorte, une forme d'état de guerre.
00:32:04Mais donc, a priori, c'est quand même quelque chose qui, en tout cas, n'est pas envisageable,
00:32:10je dirais, intellectuellement.
00:32:12Mais quand on voit le départ pour le Moyen-Orient, par exemple, du porte-avions à propulsion nucléaire,
00:32:16Abraham Lincoln, quand on voit qu'il y a quatre destroyers aussi,
00:32:18est-ce qu'on se dit que c'est des indices ou pas du tout ?
00:32:19Non, là, je pense...
00:32:21Et puis, on le voit, il y a quand même un certain nombre de dirigeants au sein,
00:32:26y compris au sein des Républicains, qui s'interrogent.
00:32:30Mais une opération militaire qui serait dirigée contre un allié de l'OTAN
00:32:33serait un chaos dans la diplomatie mondiale,
00:32:38comme on n'en a jamais vu depuis jamais, quoi.
00:32:42Une information que vous nous donnez cet après-midi, Général,
00:32:44c'est que l'OTAN réagit...
00:32:46Alors, c'est un peu particulier, parce que c'est huit pays de l'OTAN
00:32:50qui réagissent face à cette volonté américaine, qui est membre de l'OTAN.
00:32:55Oui, il y a eu un communiqué, donc, des huit pays de l'OTAN,
00:32:59sachant que le Royaume-Uni et la Norvège ne font pas partie de l'Union européenne,
00:33:04et qui diront, nous, pays de l'OTAN,
00:33:07donc, s'adressant aux Américains.
00:33:09Et ça, c'est effectivement un élément important.
00:33:11C'est-à-dire qu'en gros, Donald Trump, vous nous reprochez que la sécurité du Groenland n'est pas assurée,
00:33:18nous vous démontrons que nous assurons, nous participons à la sécurité de l'Arctique.
00:33:23Donc, en quelque sorte, on se place sur un plan stratégique,
00:33:26et donc, qui met en porte-à-faux, en quelque sorte, Donald Trump,
00:33:30qui dit que la sécurité n'est pas assurée.
00:33:31Stéphanie Villers, pour résumer, cet instrument anti-coercition,
00:33:34il faut qu'il soit pris à l'unité européenne, c'est ça ?
00:33:36Oui.
00:33:37Quand on voit comment réagissent les uns et les autres,
00:33:39est-ce que ça vous paraît possible ?
00:33:41Et est-ce qu'on ne va pas se priver aussi, par exemple, sur le marché de la défense ?
00:33:44On l'évoquait avec vous, général, des produits américains.
00:33:47Ce qui est rassurant, c'est que l'Italie s'est montrée prudente,
00:33:51au moment de l'annonce.
00:33:54Et je pense qu'aujourd'hui, il n'y a pas tellement d'options pour l'Union européenne
00:33:58que d'enclencher ces mesures anti-coercition.
00:34:01Donc, c'est la bonne solution, ça ?
00:34:02En fait, c'est un instrument qui est à disposition de l'Union européenne
00:34:06pour rétorquer, et je rappelle que Donald Trump va sur un terrain
00:34:10où l'Union européenne a quelque chose à dire.
00:34:12On est quand même à un marché de 450 millions d'habitants.
00:34:16On est véritablement, lorsqu'on est uni, une vraie force économique.
00:34:19Et je pense que là-dessus, il a beaucoup à perdre.
00:34:21Je vous rappelle que 10% de droits de doigt supplémentaires,
00:34:25c'est en gros les Américains qui vont le payer.
00:34:27Donc là aussi, l'Union européenne peut prendre un peu de recul
00:34:31en disant que de ces mesures, les premiers impactés,
00:34:34ça va être les Américains qui vont voir les prix de leurs produits impactés.
00:34:39C'est ce que disait Amie Jeunevar aussi ce matin.
00:34:41Exactement, c'est ce qu'il avait dit au mois d'août également.
00:34:44Dans ce contexte de tensions internationales exceptionnelles,
00:34:47nous diffusons ce dimanche, dans Ligne Rouge à 21h,
00:34:50une nouvelle enquête long format intitulée
00:34:52« Site stratégique attaque en série ».
00:34:54Et depuis plusieurs mois, des infrastructures stratégiques
00:34:56donc sont prises pour cible en France,
00:34:58mais aussi à travers toute l'Europe.
00:35:00Illustration avec ce navire de la flotte fantôme russe
00:35:02qui a sectionné fin 2024 des câbles sous-marins au large de la Finlande.
00:35:06Les autorités semblent souvent démunies face à ces nouvelles attaques.
00:35:09Extrait de cette grande enquête signée Benoît Sarade,
00:35:12Clément Gagnon, Lou Bourgoin et Marlène Lartigue.
00:35:18Le jour de Noël 2024, un pétrolier, le Eagle S,
00:35:23quitte le port russe de Oustluga à l'aube,
00:35:27chargé de 35 tonnes de carburant.
00:35:29À 12h26, il sectionne le East Link 2,
00:35:36un câble capable d'alimenter en électricité une ville comme Toulouse.
00:35:41La ministre finlandaise des Transports est en famille quand l'alerte tombe.
00:35:45On s'attendait à ce que quelque chose comme ça se produise.
00:35:53Cela n'a pas été une surprise,
00:35:55mais la période particulière qu'ils ont choisie pour attaquer,
00:35:59on s'est dit, ah d'accord,
00:36:01quand on essaie d'avoir un peu de vacances,
00:36:03voilà ce qui se passe.
00:36:05Mais nous étions prêts.
00:36:11Les gardes-côtes finlandais identifient immédiatement le navire fautif.
00:36:16Deux hélicoptères se mettent en route.
00:36:19Aidé par les forces spéciales,
00:36:22la Finlande prend alors le contrôle du Eagle S.
00:36:26Une opération spectaculaire,
00:36:28du jamais vu en mer Baltique,
00:36:31depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:36:37C'était une démonstration de force.
00:36:40La Finlande voulait montrer au monde entier qu'elle pouvait réagir.
00:36:43Cette action devient une vitrine.
00:36:47Celle d'un État prêt à défendre ses points vitaux.
00:36:51Venons-en à cette scène à peine croyable.
00:36:53Un appartement au cinquième étage d'un immeuble du centre de Paris
00:36:56s'est effondré sur celui du dessous.
00:36:58Une cinquantaine de personnes faisaient la fête hier soir
00:37:00quand le sol s'est dérobé sous leurs pieds.
00:37:02Le bilan est de 19 blessés,
00:37:05dont un en urgence absolue.
00:37:06La cause de l'accident est encore incertaine.
00:37:08Peut-être trop de monde dans cette pièce
00:37:11au moment où le plancher s'est dérobé.
00:37:14Une infiltration d'eau est aussi au centre de l'enquête.
00:37:17On reparle du casse du Louvre.
00:37:19Trois mois après le cambriolage spectaculaire,
00:37:21le butin reste introuvable.
00:37:23Mais les quatre membres présumés du commando
00:37:25sont actuellement en détention.
00:37:26Et pour la toute première fois,
00:37:28l'avocate d'un des suspects sort de son silence,
00:37:30Maître Menia Araptigrine, a choisi BFM TV.
00:37:33Écoutons.
00:37:35Mon client, l'homme que je défends,
00:37:37il arrive dans un temps qui est beaucoup plus lointain
00:37:38dans cette journée, à Aubervilliers.
00:37:40La logique qui serait celle de dire
00:37:42il y a quatre hommes au Louvre
00:37:43et plus tard dans la journée on va retrouver quatre hommes
00:37:46ou alors on va trouver un autre homme
00:37:48et ça fait quatre, c'est basique.
00:37:51Ce n'est pas possible de raisonner comme ça
00:37:52quand on est en train de parler de quelque chose,
00:37:53de cette gravité-là.
00:37:54Et ça n'est pas la vérité.
00:37:56Donc si je vous suis bien,
00:37:58l'équipe n'est pas au complet.
00:38:00Oui, Maître, on est sûr qu'il y a quatre hommes au Louvre.
00:38:03On est sûr qu'il y a quatre hommes au Louvre.
00:38:04Mais vous, vous pensez ?
00:38:05On n'est pas sûr qu'il y a quatre hommes en prison.
00:38:07C'est ce que je dis.
00:38:07Alors si votre client n'est pas le quatrième homme,
00:38:10ça veut dire qu'il en manque un.
00:38:11Absolument.
00:38:12Mathias Tesson du service police-justice de BFM TV.
00:38:15Des interrogatoires ont eu lieu cette semaine
00:38:17et d'autres vont avoir lieu prochainement.
00:38:19Oui, et il s'agit là du processus normal
00:38:21dans le cadre d'une instruction judiciaire.
00:38:24Les quatre suspects, membres présumés du commando du Louvre,
00:38:28pour certains, ont déjà été réentendus
00:38:30par la juge d'instruction en charge de cette affaire.
00:38:33C'était cette semaine.
00:38:34D'ailleurs, selon nos informations,
00:38:36l'un d'eux a gardé le silence devant le magistrat instructeur.
00:38:41D'autres interrogatoires sont prévus,
00:38:43notamment en début de semaine prochaine.
00:38:44L'objectif pour la justice,
00:38:47c'est de prendre un temps un peu plus long
00:38:49pour entendre toutes ces personnes sur les faits,
00:38:51sur le fond de ce dossier,
00:38:54peut-être confronter les versions des uns et des autres,
00:38:57démêler les responsabilités,
00:38:59et pourquoi pas les encourager aussi
00:39:01à fournir éventuellement des renseignements
00:39:04sur cette affaire.
00:39:05Rappelons que cette semaine aussi,
00:39:07et ce n'est peut-être pas un hasard,
00:39:09la procureure de Paris, Laure Becquot,
00:39:11a dit à nos confrères de France 2,
00:39:13a dit à nos confrères de France 2
00:39:14que si d'aventure,
00:39:16certains voulaient fournir des renseignements
00:39:18dans cette affaire permettant
00:39:19de retrouver éventuellement les bijoux,
00:39:21la justice pourrait éventuellement en tenir compte.
00:39:25Voilà pour cette affaire qui se poursuit activement.
00:39:28Merci Mathias.
00:39:28On reparle dans un instant
00:39:30de cette météo extrêmement capricieuse
00:39:32et dangereuse d'ailleurs dans le sud de la France.
00:39:35Cinq départements en vigilance orange,
00:39:37et on vous montrera ces images impressionnantes
00:39:39d'un hélitroyage.
00:39:40Ça s'est passé à Salel d'Aude,
00:39:43dans l'Aude, évidemment.
00:39:45A tout de suite.
00:39:4612h30 sur BFM TV.
00:39:47Merci de nous rejoindre.
00:39:48À la une, la France et l'Italie
00:39:49en pôle position pour contrer Donald Trump
00:39:52et ses menaces de hausse des droits de douane.
00:39:54Emmanuel Macron va demander à l'Union européenne
00:39:55de déclencher l'instrument anti-coercition.
00:39:58Le chef de l'État qui s'entretient tous dimanches
00:40:00avec ses homologues européens
00:40:01qui veulent se montrer unis.
00:40:03Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien,
00:40:05dit à l'avoir parlé au président américain.
00:40:06Elle dénonce son erreur.
00:40:08Nous serons également au Groël.
00:40:09Attention aux fortes pluies et aux vents.
00:40:12Si vous habitez le sud de la France,
00:40:14Météo France a classé 5 départements
00:40:16en vigilance orange, pluie, inondation
00:40:19pour la Corse et l'Hérault.
00:40:20L'Hérault également concerné par une vigilance crue
00:40:23avec l'Aude et l'Aveyron.
00:40:25Point complet dans un instant.
00:40:27Et des images impressionnantes
00:40:29d'un hélitroyage.
00:40:30Je vous verrai aussi une voiture enlisée
00:40:33qui n'a pas pu se sortir de cet enlisement.
00:40:37Et si le cauchemar vécu par Gisèle Pellicot
00:40:39avait pu ne jamais exister ?
00:40:42C'est ce qui ressort en tout cas
00:40:43d'un rapport de l'inspection générale de la justice
00:40:45qui met en avant des défaillances judiciaires
00:40:47dans plusieurs dossiers concernant Dominique Pellicot
00:40:50condamné à 20 ans de prison
00:40:51pour avoir drogué et fait violer son ex-épouse
00:40:53pendant 10 années.
00:40:55Parmi ces dysfonctionnements
00:40:56un courrier de la police scientifique au Parc-Édouard.
00:40:59Rachida Dati annonce qu'elle va quitter son poste
00:41:01de ministre de la Culture avant les municipales.
00:41:04Celle qui est aussi candidate de la droite
00:41:06à la mairie de Paris
00:41:07veut se consacrer pleinement à la campagne.
00:41:09Une campagne qui démarre officiellement le 2 mars
00:41:12avant un premier tour le 15 mars.
00:41:16La menace américaine devient de plus en plus forte
00:41:19sur le Groenland.
00:41:20On va y revenir dans un instant.
00:41:21On va revenir sur ces droits de douane
00:41:22imposés par le président américain.
00:41:24Mais avant cela,
00:41:24partons retrouver notre envoyée spéciale sur place
00:41:27à Nouk au Groenland.
00:41:28Élise Phillips,
00:41:29plus que jamais la population se sent en danger.
00:41:33Que vous disent les habitants de Nouk,
00:41:35les habitants du Groenland ?
00:41:40Eh bien, ils se sentent provoqués par Donald Trump.
00:41:43Ils ont l'impression que le président américain
00:41:45ne reculera devant rien dans les prochaines semaines
00:41:47pour imposer ses vues
00:41:48et s'emparer du Groenland.
00:41:50Alors, les habitants de Nouk
00:41:51que nous avons rencontrés avec Sonia Reynaud
00:41:53depuis hier nous disent compter sur une chose.
00:41:54c'est le soutien de leurs alliés.
00:41:56Et leurs alliés, en ce moment,
00:41:57ce sont les pays européens
00:41:58qui ont envoyé des troupes
00:42:00et qui multiplient les déclarations
00:42:01pour affirmer qu'ils ne laisseront pas tomber
00:42:03le Groenland.
00:42:04Et tous ces habitants que nous avons rencontrés
00:42:06nous disent être assez rassurés
00:42:07par la présence des troupes européennes
00:42:09sur le territoire groenlandais
00:42:10depuis quelques jours.
00:42:11Ils espèrent que cette présence va se perdurer
00:42:14même si, pour l'instant,
00:42:15il ne s'agit que de quelques dizaines de soldats.
00:42:17Mais certains habitants nous ont dit
00:42:18être rassurés par le fait
00:42:21que ces troupes soient ici
00:42:22même si elles sont assez discrètes
00:42:23parce que, pour eux,
00:42:25cela peut être un moyen
00:42:26de dissuader Donald Trump
00:42:27d'aller plus loin.
00:42:28Et puis, il y a aussi
00:42:29ceux qui sont en faveur
00:42:30de mesures de rétorsion,
00:42:32de mesures miroirs
00:42:33à l'égard des États-Unis.
00:42:34On a rencontré plusieurs habitants
00:42:35qui nous disent
00:42:36qu'il faut utiliser
00:42:37les mêmes armes que Donald Trump,
00:42:38c'est-à-dire des armes commerciales.
00:42:41Ce matin, on a rencontré
00:42:42avec Sonia Reynaud
00:42:43un habitant de Nook
00:42:44qui disait que, selon lui,
00:42:46il fallait peut-être arrêter
00:42:47pendant un temps
00:42:48de commercer
00:42:48avec certaines entreprises américaines,
00:42:50de les empêcher
00:42:50de venir faire du business
00:42:52en Europe,
00:42:53car cela pourrait être
00:42:54la seule solution
00:42:55pour faire reculer
00:42:56le président américain.
00:42:57On sent une défiance
00:42:59à l'égard des Américains.
00:43:01D'ailleurs, hier,
00:43:02lors de la manifestation massive
00:43:03qui a eu lieu à Nook,
00:43:05le consulat américain
00:43:06où se terminait la manifestation
00:43:07avait conseillé
00:43:08assez ressortissant
00:43:09de ne pas s'approcher
00:43:10du quartier
00:43:11pour éviter les heurts
00:43:12parce qu'il y a une volonté
00:43:13de se mobiliser.
00:43:15Cet après-midi, par exemple,
00:43:16il y a un concert
00:43:17qui est organisé
00:43:18dans la capitale,
00:43:19un concert de soutien
00:43:20pour le pays
00:43:21où on attend encore
00:43:22plusieurs dizaines de personnes.
00:43:23On sent encore une fois
00:43:24cette volonté
00:43:24de se mobiliser,
00:43:25mais cette inquiétude aussi
00:43:26qui perdure
00:43:28parce que cela fait maintenant
00:43:30plusieurs semaines
00:43:30depuis le début de l'année
00:43:31que le président américain
00:43:33multiplie les déclarations
00:43:34provocatrices
00:43:35et que, pour l'instant,
00:43:36rien ne semble l'arrêter.
00:43:37Élise Phillips
00:43:38en direct de nous,
00:43:39la capitale du Groenland
00:43:40avec Sonia Reynaud.
00:43:42Merci à toutes les deux.
00:43:43Général Pays-Strandi,
00:43:43vous êtes avec nous.
00:43:44On voit qu'il y a
00:43:45différents types de mesures
00:43:46et de réponses
00:43:47aussi aujourd'hui.
00:43:48À l'instant,
00:43:49on apprend que la Norvège,
00:43:50qui est l'un des huit pays
00:43:51visés notamment
00:43:52par les menaces
00:43:52de surtaxe de Donald Trump,
00:43:53n'envisage pas de représailles
00:43:55contre les importations américaines
00:43:56pour le moment.
00:43:57Et on voit que parallèlement,
00:43:58il y a Emmanuel Macron
00:43:59qui fait un travail
00:43:59pour dégainer
00:44:00l'instrument anticoercition.
00:44:01Oui, parce que
00:44:03ce qu'il faut bien voir,
00:44:04c'est qu'il y a
00:44:05en fait la convergence
00:44:06à la fois
00:44:07des pays de l'OTAN,
00:44:09de la partie européenne,
00:44:11et puis de l'Union européenne.
00:44:15Et puis il y a la Norvège
00:44:16qui ne fait pas partie
00:44:16de l'Union européenne.
00:44:17Voilà, exactement.
00:44:17Ce qui fait que c'est
00:44:18assez compliqué
00:44:19en quelque sorte
00:44:20comme dispositif.
00:44:22Une chose est sûre,
00:44:23c'est qu'il y a une fermeté
00:44:24des partenaires
00:44:25européens
00:44:27du Danemark
00:44:28et du Groenland.
00:44:29Donc avec le volet militaire
00:44:31que l'on connaît,
00:44:33c'est celui d'ailleurs
00:44:34du communiqué
00:44:35qui a été émis
00:44:37cet après-midi
00:44:37dans des huit pays
00:44:39concernés
00:44:40sur le plan militaire
00:44:41et qui se présente
00:44:42comme membre
00:44:43de l'Alliance Atlantique
00:44:44à laquelle
00:44:45les États-Unis
00:44:46sont partie prenante.
00:44:48Et puis
00:44:49l'instrument
00:44:51de coercition
00:44:53qui lui
00:44:54est du côté
00:44:55Union européenne
00:44:56sur les droits de douane.
00:44:58Donc en fait,
00:44:59il faut faire converger
00:45:00les efforts
00:45:01pour montrer
00:45:02que nous sommes derrière
00:45:03le Groenland
00:45:04et le Danemark
00:45:05et pour faire plier
00:45:06Donald Trump.
00:45:07À un moment,
00:45:08tout ce monde-là
00:45:09va se retrouver
00:45:09exactement au même endroit.
00:45:11Emmanuel Macron
00:45:12a annoncé jeudi dernier
00:45:13à Istres
00:45:13pendant ses voeux
00:45:14que des moyens supplémentaires
00:45:15militaires,
00:45:16moyens terrestres,
00:45:17aériens et maritimes
00:45:18allaient être déployés
00:45:19au Groenland.
00:45:20Les Américains,
00:45:21eux aussi,
00:45:22déplacent des navires.
00:45:25Qu'est-ce qui va se passer ?
00:45:26On n'en sait rien
00:45:27parce que dans le cadre
00:45:28normal de l'OTAN,
00:45:30travailler ensemble
00:45:31pour la sécurisation
00:45:32de ce qu'on appelle
00:45:33de l'Arctique,
00:45:33parce que la problématique
00:45:35c'est pas uniquement
00:45:36le Groenland,
00:45:37c'est l'Arctique
00:45:37face à la Russie,
00:45:40c'est quelque chose
00:45:40que l'on fait
00:45:41déjà depuis longtemps.
00:45:42Au mois de mars
00:45:43l'année dernière,
00:45:45il y a eu des exercices
00:45:46auxquels les Français
00:45:47ont participé.
00:45:48Ils ont même,
00:45:49par exemple,
00:45:49déployé un avion
00:45:50de transport A400M
00:45:51où il faisait
00:45:52moins 35 degrés.
00:45:53Donc,
00:45:54travailler ensemble
00:45:55pour protéger,
00:45:56on sait faire
00:45:57la problématique,
00:45:58elle n'est pas
00:45:58d'ordre militaire,
00:46:00elle est d'ordre politique.
00:46:01Merci beaucoup,
00:46:02Général.
00:46:02On suivra ça,
00:46:03bien évidemment,
00:46:03avec vous.
00:46:04L'actualité judiciaire
00:46:05de ce dimanche
00:46:05marquée par une question.
00:46:07Et si le cauchemar
00:46:07de Gisèle Pellicot
00:46:08avait pu être évité ?
00:46:09C'est un rapport
00:46:10de l'Inspection Générale
00:46:11de la Justice
00:46:11qui met en avant,
00:46:12Mathieu,
00:46:13des défaillances judiciaires
00:46:14et ce,
00:46:14dans plusieurs dossiers
00:46:15concernant Dominique Pellicot.
00:46:17Absolument.
00:46:17Les explications
00:46:18de Laurent Valdiguier.
00:46:21Il est auteur
00:46:21de Fétiche 45,
00:46:23les autres vies
00:46:24de Dominique Pellicot
00:46:25aux éditions du Seuil
00:46:26et c'est l'un des premiers
00:46:28à avoir pointé
00:46:29ces dysfonctionnements
00:46:31et même plus que ça.
00:46:33Dominique Pellicot
00:46:35aurait dû,
00:46:36comme deux et deux font quatre,
00:46:37être arrêté
00:46:38le 9 novembre 2010.
00:46:40C'est-à-dire
00:46:4112 ans
00:46:43avant qu'il le soit
00:46:43en réalité.
00:46:44Pourquoi ?
00:46:45Parce qu'en réalité,
00:46:46ce jour-là,
00:46:47le FNAEG,
00:46:48le Fichier National
00:46:49des Empreintes Génétiques,
00:46:50avait déterminé
00:46:51que c'était lui
00:46:52l'auteur
00:46:54d'une tentative
00:46:56de viol
00:46:57particulièrement violente
00:46:58à Ville-Parisie
00:46:59en 1999.
00:47:01Donc bien avant.
00:47:02Bien avant,
00:47:03on est 12 ans avant.
00:47:05Le fichier
00:47:05dit que c'est lui.
00:47:07Le courrier
00:47:07part au tribunal de mots.
00:47:09Ça,
00:47:09on est sûr
00:47:10avec certitude.
00:47:11D'ailleurs,
00:47:11Gérald Darmanin,
00:47:12ce qu'on apprend aujourd'hui,
00:47:13c'est un rapport
00:47:14d'inspection,
00:47:15c'est les conclusions
00:47:16d'un rapport d'inspection
00:47:17réclamé par Gérald Darmanin
00:47:19au printemps dernier
00:47:19quand on l'a questionné,
00:47:21notamment pour ce livre
00:47:22Fétiche 45,
00:47:23quand on l'a questionné
00:47:24sur les dysfonctionnements
00:47:25qui étaient à jour,
00:47:26en fait,
00:47:26qui étaient connus.
00:47:28Donc le ministre de la Justice
00:47:29a dit
00:47:29« Bon,
00:47:29je vais demander
00:47:30au service d'inspection
00:47:32du ministère
00:47:33de savoir
00:47:34ce qu'il en est ».
00:47:36En réalité,
00:47:37le service
00:47:37confirme ces dysfonctionnements.
00:47:39Donc le courrier est arrivé.
00:47:40Le courrier est arrivé.
00:47:41Le procureur de mots
00:47:42de 2010 est décédé.
00:47:44On apprend ça
00:47:44dans le rapport ce matin.
00:47:46Et puis,
00:47:47ce courrier simple
00:47:48est arrivé
00:47:48et s'est perdu.
00:47:50Alors pourquoi il s'est perdu ?
00:47:51C'est les recommandations
00:47:53aujourd'hui.
00:47:54Ça va changer
00:47:54le mois prochain
00:47:55dans la justice.
00:47:56Est-ce qu'il n'y avait pas
00:47:56d'accusés d'inception ?
00:47:57En fait,
00:47:58ce sont des affaires anciennes.
00:48:00Les juges d'instruction,
00:48:01ils changent.
00:48:02Les procureurs,
00:48:03les substituts changent.
00:48:04Les numéros de dossiers
00:48:05parfois changent aussi
00:48:06en cours de route
00:48:07quand ce sont des enquêtes
00:48:08longues.
00:48:09Et puis le fameux FNAEG,
00:48:10lui,
00:48:10il suit son cours.
00:48:12Il y a 7 millions
00:48:13de personnes
00:48:13d'empreintes génétiques
00:48:15qui sont dans le fameux fichier.
00:48:17Il y en a 20 par jour
00:48:18qui matchent
00:48:19avec des enquêtes.
00:48:20Quand sur une scène de crime
00:48:21on découvre un ADN,
00:48:22des fois il est inconnu.
00:48:23Et puis peut-être
00:48:24que 15 ans plus tard,
00:48:25cet ADN va être identifié.
00:48:26C'est ce qui s'est passé
00:48:27avec Pellicot.
00:48:28Il ne s'est rien passé
00:48:29parce que c'était
00:48:29un courrier simple.
00:48:31Aujourd'hui,
00:48:31le rapport préconise,
00:48:33le garde des Sceaux
00:48:34dit qu'il va le mettre en place,
00:48:35qu'à partir du mois prochain,
00:48:37ça ne soit plus seulement
00:48:37un courrier simple
00:48:38qui puisse se perdre
00:48:39mais que ça rentre
00:48:40dans la chaîne informatique.
00:48:42Ça paraît étonnant
00:48:42que ça n'ait été fait en amont.
00:48:43On est en 2026.
00:48:45On est en 2026.
00:48:47La justice et parfois,
00:48:48et le ministère de l'Intérieur aussi,
00:48:50à la préhistoire de l'informatique.
00:48:51Quand on sait aujourd'hui
00:48:52que Bercy, lui,
00:48:53a passé le virage informatique
00:48:54puisqu'il y a
00:48:55un contrôle fiscal sur deux
00:48:56qui est déclenché
00:48:57par la machine,
00:48:58le ministre de l'Intérieur
00:48:59et le ministère de la Justice
00:49:00feraient bien
00:49:01de moderniser un peu
00:49:02ces procédures.
00:49:04C'est ce qui va se passer
00:49:04pour que ces rapprochements
00:49:06soient faits
00:49:07et soient surtout
00:49:08suivis des faits.
00:49:09Parce que le drame de ça,
00:49:10c'est que non seulement
00:49:10Dominique Pellicot
00:49:11n'a pas été arrêtée,
00:49:12mais que l'affaire de Marion,
00:49:14qui a été agressée,
00:49:16elle est prescrite aujourd'hui
00:49:18parce qu'il ne s'est rien
00:49:18passé à temps.
00:49:19Et donc, oui,
00:49:20cet échec, on peut le dire,
00:49:21c'est plus qu'un dysfonctionnement.
00:49:22C'est un fiasco.
00:49:23Il y a un autre fiasco
00:49:24dans l'affaire Pellicot
00:49:25dont le rapport
00:49:25ne parle pas aujourd'hui,
00:49:26peut-être que le ministre
00:49:27va en lancer un,
00:49:28c'est que les scellés
00:49:29se sont perdus
00:49:30dans un autre dossier
00:49:31attribué à Dominique Pellicot.
00:49:33En 1991,
00:49:34il y a un agent immobilière
00:49:35qui est violé et tué,
00:49:36étranglé avec de l'éther
00:49:38comme Marion en 1999.
00:49:40Et là,
00:49:40ces scellés judiciaires
00:49:41sur lesquels il y a
00:49:42de l'ADN de son assassin,
00:49:43nécessairement,
00:49:44ils se sont perdus.
00:49:45C'est l'annonce politique
00:49:47du jour
00:49:48et elle nous vient
00:49:48de la ministre de la Culture,
00:49:50Rachida Dati,
00:49:52qui fera campagne
00:49:54pour la mairie de Paris
00:49:55aux prochaines municipales.
00:49:56Ça, on le sait,
00:49:56les 15 et 22 mars,
00:49:58mais elle annonce aussi
00:49:59qu'elle ne sera plus
00:50:00bientôt ministre de la Culture.
00:50:01Écoutez.
00:50:01Jusqu'à un temps récent,
00:50:04il n'était pas incompatible
00:50:05qu'un ministre fasse campagne
00:50:07et que dans le cadre
00:50:07d'élections,
00:50:08moi j'ai été élu
00:50:09maire du 7e arrondissement
00:50:10en étant garde des Sceaux.
00:50:11Non mais juste,
00:50:12je termine.
00:50:13Aujourd'hui,
00:50:13je respecte toutes les règles
00:50:14déontologiques,
00:50:15il n'y a pas de sujet là-dessus,
00:50:16mais bien sûr que je quitterai
00:50:17le gouvernement.
00:50:18Beaucoup de temps,
00:50:19bien sûr.
00:50:19À quel moment ?
00:50:19Et quand ?
00:50:20À quelle date ?
00:50:20Écoutez,
00:50:21je ne vais pas vous dire ici
00:50:22quand,
00:50:23mais je quitterai.
00:50:23Non mais au moment,
00:50:23la campagne officielle,
00:50:24c'est le 2 mars.
00:50:25Vous pourriez,
00:50:26Rachid ?
00:50:26Non, vous pourriez.
00:50:27C'est vrai,
00:50:28la campagne officielle,
00:50:29c'est le 2 mars,
00:50:29le 1er tour,
00:50:30c'est le 15.
00:50:30Là, on a une petite actualité budgétaire
00:50:32et après,
00:50:32parce qu'il y a certains acteurs culturels
00:50:34qui souhaiteraient que je défende
00:50:35leur budget jusqu'au bout.
00:50:37Jusqu'au bout, Loïc,
00:50:38le 1er tour,
00:50:38c'est le 15 mars.
00:50:39Est-ce qu'elle peut démissionner
00:50:40de son poste du ministre de la Culture
00:50:41le 14 mars à minuit ?
00:50:42La veille, potentiellement,
00:50:43oui, il n'y a rien de défini,
00:50:44il n'y existe pas de règles en la matière
00:50:46et ce qu'on nous explique,
00:50:55soutient leur collègue Rachid Adati
00:50:56et l'autre moitié
00:50:57qui soutient le candidat
00:50:59Pierre-Yves Bournazel,
00:51:01soutenu par Renaissance
00:51:02le parti présidentiel Rachid Adati
00:51:04qui explique qu'il n'y a pas
00:51:05de mélange des genres
00:51:07et que les moyens du ministère
00:51:08ne sont pas alloués à sa campagne.
00:51:09Pareil pour son temps,
00:51:10en prenant exemple,
00:51:11quand elle fait campagne,
00:51:12soit le week-end,
00:51:12soit tard le soir,
00:51:13soit tôt le matin,
00:51:14ça se fait en dehors des heures
00:51:15au ministère,
00:51:16en prenant l'exemple avec les éboueurs,
00:51:17ça s'était fait à 4h30 du matin.
00:51:18Alors, une démission,
00:51:19est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
00:51:22Loïc,
00:51:23elle est plutôt bien placée
00:51:24dans notre dernier sondage BFM TV,
00:51:27Rachid Adati ?
00:51:28Oui, notre sondage BFM TV
00:51:29avec la tribune dimanche,
00:51:30en fait, c'est simple.
00:51:31J'ai sorti les graphiques.
00:51:33Emmanuel Grégoire,
00:51:33c'est-à-dire le candidat de la gauche
00:51:34face à Rachid Adati
00:51:35au deuxième tour,
00:51:37ça donne 50-50.
00:51:38Alors, en fait,
00:51:39tout va se jouer avec les alliés.
00:51:41Est-ce que certains vont se qualifier
00:51:42pour le deuxième tour ?
00:51:43Est-ce qu'ils vont se désister ?
00:51:45Là, il n'y a que des interrogations,
00:51:47sachant qu'un désistement,
00:51:48une fusion des listes,
00:51:50ça ne se fait pas gratuitement en général.
00:51:51On demande un soutien,
00:51:53mais alors, vous prenez
00:51:53un certain nombre de personnes
00:51:55sur votre liste.
00:51:56Rachid Adati acceptera-t-elle
00:51:57de prendre les traîtres,
00:51:59comme il les appelle,
00:52:00c'est-à-dire ceux soutenus
00:52:00par Renaissance,
00:52:01d'ailleurs Pierre-Yves Brondazel,
00:52:02ou encore accepter le soutien
00:52:04de Sarah Knafo,
00:52:05la candidate de reconquête.
00:52:06Rien n'est moins sûr,
00:52:07mais c'est sur ces soutiens
00:52:08que tout va se jouer
00:52:09au second tour d'après les sondages.
00:52:10Merci beaucoup, Loïc.
00:52:11Attention, si vous habitez
00:52:12le sud de la France,
00:52:13Météo France place 5 départements,
00:52:15vigilance orange,
00:52:16pluie, inondation
00:52:16pour les deux départements,
00:52:17Corse et Léros,
00:52:18et puis l'Aveyron également,
00:52:20vigilance orange,
00:52:20cru avec l'Aude et Léros.
00:52:22On va justement prendre
00:52:23la direction de l'Aude
00:52:24de Saint-Marsin-sur-Aude,
00:52:26retrouver Shirley.
00:52:27Bonjour Shirley Dubois.
00:52:29Votre voiture a été,
00:52:30on va le voir sur ces images,
00:52:31engloutie.
00:52:32Racontez-nous ce qu'il s'est passé
00:52:34la nuit dernière,
00:52:35peu avant 4 heures du matin.
00:52:36Vous ne pouvez pas,
00:52:37à l'heure actuelle,
00:52:38accéder à votre voiture ?
00:52:39Non, je peux même
00:52:40vous montrer en direct,
00:52:41si vous voulez,
00:52:42parce que je suis sur place.
00:52:43Oui, bien sûr.
00:52:44Je ne peux pas du tout
00:52:45accéder à ma voiture
00:52:46par l'eau.
00:52:47Et arrivé d'un seul coup,
00:52:49la route n'était pas
00:52:50encore barrée.
00:52:52Je me suis engagée
00:52:52sur cette route
00:52:53pour rentrer à mon domicile.
00:52:55Il s'est avéré
00:52:56que je me suis pris
00:52:56une vague très violente.
00:53:00On va dire qu'il y a
00:53:00un certain instant de survie
00:53:02qui se met en place.
00:53:03J'avais une butée,
00:53:05un talus sur le côté
00:53:06en haut à monter.
00:53:07J'ai monté ma voiture
00:53:08sur le talus
00:53:09et elle est restée bloquée là.
00:53:12Toujours à l'heure actuelle,
00:53:14l'eau est un peu descendue
00:53:16quand même.
00:53:16je vais vous montrer
00:53:18si vous voulez.
00:53:20Mais bon,
00:53:20ma voiture est toujours
00:53:21inaccessible.
00:53:24Le bleu,
00:53:25c'est mort.
00:53:27Alors,
00:53:28montrez-nous
00:53:29effectivement
00:53:30ce que vous pouvez
00:53:31sans prendre aucun risque.
00:53:32Évidemment,
00:53:33vous nous parlez du...
00:53:34Non, après,
00:53:35il n'y a aucun risque.
00:53:36De toute façon,
00:53:37là,
00:53:37après,
00:53:38il y a toujours de l'eau
00:53:42évidemment dans les vignes.
00:53:43Tout est encore
00:53:45sur les eaux.
00:53:46Et en fait,
00:53:46ma voiture,
00:53:47elle est au fond là-bas.
00:53:48J'ai essayé d'accélérer
00:53:49un petit peu le pas quand même.
00:53:50racontez-nous cette vague.
00:53:53Vous dites que vous êtes
00:53:54pris une vague impressionnante
00:53:56quand vous étiez
00:53:57à l'intérieur de votre véhicule.
00:53:58C'est bien ça ?
00:53:59Oui,
00:53:59oui.
00:54:00En fait,
00:54:00la CES a débordé
00:54:02sur moi,
00:54:03mon côté gauche.
00:54:05J'allais dans ce sens-là,
00:54:06en fait.
00:54:06Vraiment,
00:54:06c'est mon sens de circulation.
00:54:09Et en fait,
00:54:10la CES a débordé
00:54:10de mon côté gauche
00:54:11et arrivé d'un seul coup
00:54:12sur la route
00:54:13et monté à une vitesse...
00:54:16Enfin,
00:54:16c'était très impressionnant
00:54:18quand même
00:54:18en l'espace
00:54:19de même pas 30 minutes.
00:54:21Quand la police est arrivée,
00:54:22ils n'ont pas pu avancer.
00:54:24Ils étaient à plus de 10 mètres
00:54:26de ma voiture.
00:54:28Et ce matin,
00:54:28quand on est arrivés
00:54:29à 9h30
00:54:30pour un peu voir
00:54:31comment ça se passait
00:54:33pour la suite
00:54:33au niveau de l'assurance,
00:54:34etc.,
00:54:36en fait,
00:54:37on était là-bas.
00:54:38On était toujours...
00:54:39En fait,
00:54:40de là où je viens,
00:54:40on était à 500 mètres
00:54:41de là où je suis là,
00:54:43là.
00:54:45Ah oui,
00:54:45effectivement,
00:54:45ouais.
00:54:46Ah oui,
00:54:46c'est très impressionnant.
00:54:49Il y a encore...
00:54:49En fait,
00:54:50tout est dans l'eau.
00:54:51Les vignes,
00:54:52là,
00:54:52ici,
00:54:53on peut les voir,
00:54:54on ne les voit même pas,
00:54:54quasiment.
00:54:56C'est vraiment...
00:54:57Il y en a partout.
00:54:59La route,
00:54:59elle est toujours...
00:55:01Parcès moins...
00:55:01Shirley,
00:55:02Shirley,
00:55:02vous avez absolument
00:55:03besoin de récupérer
00:55:04votre voiture
00:55:04dans les plus brefs délais
00:55:05parce que je crois
00:55:06qu'elle vous sert aussi
00:55:07pour le transport
00:55:08de votre fille
00:55:09qui est handicapée
00:55:10et que ça,
00:55:10vous en avez absolument
00:55:11besoin dans les prochaines heures.
00:55:13Exactement.
00:55:14J'ai une fille
00:55:15qui est lourdement handicapée
00:55:16et en fait,
00:55:17on a justement investi
00:55:18dans cette voiture
00:55:19en priorité pour elle.
00:55:22Donc, c'est vrai
00:55:23que là,
00:55:23ça devient très compliqué
00:55:24parce que j'ai un peu
00:55:25de mal à voir l'avenir
00:55:26déjà avec une enfant handicapée
00:55:28en temps normal,
00:55:29mais alors là,
00:55:30sans mon véhicule,
00:55:30ça va être très compliqué
00:55:32et on ne sait pas du tout
00:55:33dans quel état
00:55:34on va le retrouver
00:55:34en sachant qu'il y a l'eau.
00:55:38Oui, Shirley,
00:55:39est-ce que vous pouvez
00:55:40continuer à nous montrer
00:55:41vos images en direct
00:55:43où effectivement,
00:55:44on voit cette eau
00:55:45qui a tout recouvert
00:55:47autour de vous.
00:55:48Eleonore Bocara,
00:55:49qu'est-ce qui s'est passé
00:55:50sur ce secteur précisément ?
00:55:51On a déjà eu
00:55:52de fortes pluies
00:55:53avec cet épisode
00:55:54méditerranéen.
00:55:55Si on regarde
00:55:55à Argeliers,
00:55:56donc dans l'Aude,
00:55:57on a eu déjà
00:55:57144,3 millimètres,
00:56:00donc 144 millimètres,
00:56:02ça fait 144 litres d'eau
00:56:03par mètre carré.
00:56:04On voit forcément
00:56:04l'impact que ça peut avoir
00:56:06et même si on a
00:56:07une petite accalmie
00:56:08du côté de l'Aude
00:56:08aujourd'hui en journée,
00:56:10eh bien dès ce soir,
00:56:11ça va se réactiver.
00:56:13C'est pour ça
00:56:13qu'on a cette vigilance orange
00:56:14pour l'Aude
00:56:15à partir de 22 heures
00:56:16et on attend aussi
00:56:17encore de fortes précipitations
00:56:19tout au long
00:56:20de la journée de demain.
00:56:22Shirley,
00:56:23vous avez contacté
00:56:24votre assurance,
00:56:25vous avez contacté
00:56:26les autorités locales,
00:56:28peut-être la mairie,
00:56:28qu'est-ce qu'on vous a dit
00:56:30pour votre véhicule ?
00:56:31Alors là,
00:56:32mon véhicule,
00:56:32je ne sais pas
00:56:33si vous allez pouvoir le voir,
00:56:34en fait,
00:56:34il est là,
00:56:34il est en warning,
00:56:35toujours,
00:56:36du coup,
00:56:36depuis 4 heures ce matin.
00:56:38On ne voit pas bien
00:56:38avec la pluie
00:56:39et en fait,
00:56:42mon assurance,
00:56:42malheureusement,
00:56:43pour l'instant,
00:56:43ils ne peuvent pas intervenir
00:56:44parce que le camion
00:56:45de la dépanneuse
00:56:46ne peut pas passer
00:56:47pour pouvoir
00:56:49la sortir de là-bas.
00:56:51Je ne sais pas
00:56:51si vous l'apercevez
00:56:52un petit peu à l'image.
00:56:53On l'aperçoit au loin,
00:56:54Shirley,
00:56:55absolument.
00:56:55Et Shirley,
00:56:57quand vous avez appelé
00:56:58les secours à 3h50,
00:57:02ils vous ont aidé
00:57:03au téléphone,
00:57:04c'est ça,
00:57:04c'est ce que vous nous disiez ?
00:57:05Ils m'ont énormément soutenue
00:57:06et s'ils m'entendent,
00:57:08je les remercie énormément
00:57:08parce que je suis tombée
00:57:10sur un gendarme
00:57:11vraiment très,
00:57:12très bienveillant
00:57:12qui a tout de suite compris
00:57:13la situation de critique
00:57:16que j'étais en train de vivre.
00:57:18Et en fait,
00:57:20il m'a dit
00:57:21écoutez,
00:57:21vous restez au téléphone
00:57:22avec moi,
00:57:23on fait le chemin ensemble
00:57:24au téléphone
00:57:24parce qu'ils comprenaient bien
00:57:25que l'eau était en train
00:57:25de monter derrière moi
00:57:26parce que moi,
00:57:27j'ai dû rebrousser chemin
00:57:28en repartant par ici
00:57:29parce que du coup,
00:57:30de l'autre côté,
00:57:30ça avait fait une rivière.
00:57:33C'était une rivière,
00:57:34clairement.
00:57:36Et ensuite,
00:57:37il m'a passé les pompiers
00:57:38qui ont été
00:57:39d'un énorme soutien aussi,
00:57:40qui m'ont repassé
00:57:41le gendarme,
00:57:42repassé les pompiers.
00:57:42En fait,
00:57:43je ne suis vraiment
00:57:43jamais restée seule.
00:57:44et ils m'ont aussi envoyé
00:57:46une équipe d'UPSIG
00:57:48qui est arrivée
00:57:50très rapidement
00:57:50et qui m'ont aussi
00:57:51été d'un réel soutien.
00:57:54Et franchement,
00:57:54dans un moment pareil,
00:57:56ça continue beaucoup.
00:57:57On imagine.
00:57:58Merci beaucoup,
00:57:59Charlie,
00:57:59pour ces images,
00:58:00pour votre témoignage aussi
00:58:01et puis on espère
00:58:02que la situation
00:58:02va s'arranger
00:58:03pour votre véhicule
00:58:05dans les heures qui viennent.
00:58:07Bon courage à vous.
00:58:08Et Léonore Boccarat,
00:58:09qu'est-ce qui va se passer
00:58:10justement dans les heures
00:58:11qui viennent ?
00:58:11Du courage,
00:58:12il va falloir encore
00:58:13en avoir
00:58:13si on regarde ces crues
00:58:16puisque on voit bien
00:58:17que la Cesse
00:58:18qui est en tronçon
00:58:19encore en vigilance orange,
00:58:20on a également l'Orbe,
00:58:22Amon et Aval,
00:58:23mais aussi l'Héros-Amon.
00:58:25Alors,
00:58:25il semblerait que du côté
00:58:26de l'Aveyron,
00:58:26ce soit en train
00:58:27de se calmer.
00:58:28Donc,
00:58:28on se dirigerait
00:58:29vers un passage à nouveau
00:58:31en vigilance jaune
00:58:33pour la crue.
00:58:35En revanche,
00:58:36on attend de fortes
00:58:37précipitations encore,
00:58:39notamment du côté
00:58:40de l'Aude,
00:58:41à partir de ce soir,
00:58:42ça va se réactiver,
00:58:43ce sera présent
00:58:43tout au long
00:58:44de la journée de demain,
00:58:45en Corse aussi,
00:58:45là on en parle
00:58:46un petit peu moins,
00:58:47mais ça va être
00:58:47bien actif aussi.
00:58:49Et du côté de l'Héros,
00:58:50ça devrait se calmer,
00:58:52heureusement,
00:58:52en milieu de nuit.
00:58:53Merci beaucoup pour ce point
00:58:54très complet,
00:58:56Léonore Boccarat.
00:58:56Et comme je le sais
00:58:57avec Dimanche,
00:58:57on s'intéresse
00:58:58à notre patrimoine.
00:58:59On vous emmène
00:58:59sur la colline
00:59:00de Fourvière
00:59:00qui domine
00:59:01cette ville de Lyon.
00:59:02Il y a la basilique
00:59:03Notre-Dame.
00:59:04C'est un monument
00:59:04emblématique
00:59:05dédié à la Vierge Marie.
00:59:07C'est Ariane Limosin
00:59:08et Elodie Jolie
00:59:08qui vous emmènent
00:59:09à sa découverte.
00:59:10Inscrite au patrimoine mondial
00:59:13de l'UNESCO,
00:59:14la basilique de Fourvière
00:59:15est née d'un vœu
00:59:16ici, à Lyon,
00:59:18il y a plus de 150 ans.
00:59:19En fait, 1870,
00:59:21les Lyonnais craignant
00:59:22l'invasion de l'armée
00:59:23prussière promettent
00:59:24de construire une église
00:59:25si la ville est épargnée.
00:59:26Cette église sera construite,
00:59:28en effet,
00:59:28car le vœu est exaucé.
00:59:40L'architecture des lieux
00:59:45mêle à la fois
00:59:45le style roman,
00:59:46gréco-romain
00:59:47et byzantin.
00:59:48La Vierge est représentée
00:59:49sous toutes ses formes
00:59:50en sculpture,
00:59:51en vitraux
00:59:51et en mosaïque.
00:59:52Il y a aussi
00:59:53la statue de la Vierge Marie
00:59:54sculptée par Mifo,
00:59:55entourée de 12 étoiles
00:59:56et couronnée
00:59:57par des anges.
00:59:58Et cette couronne
00:59:58est une œuvre d'art
00:59:59puisqu'elle est
01:00:00certie de pierres précieuses.
01:00:01Nous voici
01:00:02dans la crypte
01:00:04dont la particularité
01:00:05sont ces 11 vierges
01:00:08venues du monde entier.
01:00:09Pourquoi ?
01:00:09Parce qu'un certain nombre
01:00:10de communautés missionnaires
01:00:11sont parties de Fourbières
01:00:13et maintenant
01:00:13les fidèles
01:00:14encore maintenant
01:00:15viennent prier
01:00:16avec leur communauté
01:00:17comme par exemple
01:00:18Notre-Dame de l'Afrique,
01:00:19Notre-Dame du Liban
01:00:19et les Portugais
01:00:20qui viennent honorer
01:00:21la Vierge de Fatima.
01:00:22L'intérieur de la basilique
01:00:24est fascinant.
01:00:25Je vois des vitraux,
01:00:27des dorures,
01:00:27des sculptures.
01:00:28Ici, c'est la mosaïque
01:00:29vénitienne.
01:00:30Il y en a 1500 mètres carrés
01:00:31qui sont faits à la base
01:00:32par des petits carreaux de verre
01:00:34qu'on appelle une tesselle
01:00:35qui font 1 centimètre carré.
01:00:36On en a à peu près 15 millions.
01:00:37Attention, ça devient plus périlleux.
01:00:39Je suis dans les entrailles
01:00:41de la basilique
01:00:42sous les toits.
01:00:44Où ça exactement ?
01:00:45À l'envers des coupoles.
01:00:46Waouh !
01:00:46À l'arrière dans ces trous d'aération.
01:00:48Mais on voit l'intérieur
01:00:49de la basilique !
01:00:50Tout à fait.
01:00:51On est à 27 mètres.
01:00:52En contrebas,
01:00:52les gens qui sont
01:00:53en train de prier.
01:00:54Oh mais Jean-Louis,
01:00:55qu'est-ce que ça là ?
01:00:56Toutes ces statues en vitrine ?
01:00:58C'est ce qu'on appelle
01:00:58en Italien un modello.
01:00:59Modello, c'est l'épreuve.
01:01:01Toutes les statues
01:01:01qui ont été scutées sur place
01:01:03ici, dans la basilique
01:01:04et à l'extérieur de la basilique,
01:01:05ont tout d'abord été réalisées
01:01:06sous forme d'épreuves miniatures.
01:01:08Si l'architecte Pierre Besson
01:01:09validait le modèle,
01:01:11là, un sculpteur avait une maquette,
01:01:13donc un modello sous les yeux.
01:01:14Et il pouvait ainsi réaliser,
01:01:16en mettant la bonne échelle
01:01:17cette fois-ci.
01:01:17Si ça, c'est miniature, l'aigle,
01:01:19ça veut dire que sa taille réelle,
01:01:20c'est quelque chose ?
01:01:20Il pouvait être trois fois,
01:01:21cinq fois plus grand.
01:01:22Ah oui !
01:01:22Oui, la tour qui est ici,
01:01:24par exemple,
01:01:24elle s'est en réalité 48 mètres.
01:01:26Et comment il pouvait réussir
01:01:28à mettre à l'échelle,
01:01:28il avait des repères ?
01:01:29Voilà, les fameux repères
01:01:30qu'on retrouve ici,
01:01:31les petits points noirs métalliques
01:01:33qui permettaient ensuite
01:01:34aux sculpteurs sur le site
01:01:35avec un compas pantographique
01:01:37de multiplier par trois,
01:01:39par cinq ou autre.
01:01:40Ça y est, nous y sommes
01:01:41au sommet de la basilique
01:01:42à 48 mètres de hauteur
01:01:43avec une vue extraordinaire
01:01:44sur le Toulion,
01:01:46une table d'orientation
01:01:47la plus vieille d'Europe
01:01:49et un autre joyau inestimable,
01:01:50cette vierge dorée.
01:01:51Installée par les Lyonnais
01:01:52en 1852,
01:01:53c'est un symbole de protection,
01:01:54c'est comme un phare
01:01:55pour la ville,
01:01:56c'est ce qui a initié
01:01:57d'ailleurs la fête des Lumières.
01:01:58Dans un instant,
01:02:13la suite de BFM Weekend
01:02:14avec Jérémy Brossard
01:02:15qui reviendra sur
01:02:16les Européens unis
01:02:17face au nouveau droit de douane
01:02:19de Donald Trump.
01:02:20À très vite.
01:02:21Et ce sera juste après la météo,
01:02:21salut.
01:02:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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