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  • il y a 7 mois
Mettez vous d'accord avec Laurence Sailliet, Arnaud Stéphan, Benjamin Cauchy et Anthony Samama

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-16##

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News
Transcription
00:00:00Parlons vrai.
00:00:01Et tout de suite les infos avec Clémence Lobary.
00:00:04Bonjour à tous. Un vote du budget par le Parlement de plus en plus hypothétique.
00:00:08Le gouvernement a annulé les débats sur le projet de loi de finances prévu aujourd'hui et lundi à l'Assemblée.
00:00:13Une décision alors que les discussions s'enlisent.
00:00:16Sébastien Lecornu a d'ailleurs accusé hier la France Insoumise et le Rassemblement National de sabotage continuent.
00:00:22Conséquence, le Premier ministre devrait trancher d'ici mardi s'il utilise les ordonnances ou le 49.3
00:00:28de dispositifs qui exposent Sébastien Lecornu à la censure.
00:00:31Il doit d'ailleurs présenter des mesures pour faire évoluer le texte initial.
00:00:35L'objectif arrivait à un compromis avec le parti socialiste.
00:00:38Le gouvernement qui annonce également des mesures pour les médecins, les praticiens libéraux qui sont en grève depuis 10 jours maintenant.
00:00:44L'exécutif renonce ainsi à imposer des objectifs obligatoires de réduction des prescriptions.
00:00:49Le ministère de la Santé supprime également la possibilité de baisser unilatéralement des tarifs en l'absence d'accords avec les syndicats représentatifs.
00:00:59Téhéran a suspendu 800 exécutions prévues initialement mercredi en Iran.
00:01:03C'est en tout cas ce qu'a affirmé hier soir la porte-parole de la Maison-Blanche.
00:01:07Les Américains qui auraient également été dissuadés d'intervenir sur place par ces pays alliés du Golfe.
00:01:12Un Français sur quatre est à découvert sur son compte en banque dès le 18 du mois.
00:01:18C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée par le comparateur d'assurance lesfurets.com.
00:01:22En 2025, ce découvert tombait en moyenne le 16 du mois, soit un recul de deux jours.
00:01:27Le pourcentage de Français confrontés à cette situation lui augmente.
00:01:30Il est passé de 22 à 24% en un an.
00:01:34Gabriela Papadakis écartée par NBC pour les prochains JO d'hiver.
00:01:38La patineuse française ne commentera pas les Jeux de Milan Cortina pour la chaîne américaine.
00:01:43En cause, la mise en demeure de Guillaume Ciseron, son ancien partenaire sur la glace,
00:01:48l'accuse d'avoir publié des informations fausses dans son livre pour ne pas disparaître par Huillère.
00:01:53Dans ses confessions, Gabriela Papadakis décrit la dégradation des relations avec son binôme.
00:01:59Et puis en football, deux rencontres pour la 18e journée de Ligue 1.
00:02:02Monaco-Lorient à 19h et Paris-Lille à 21h.
00:02:05Excellente matinée à tous.
00:02:08Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:13Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver en ce vendredi.
00:02:17Et nous allons commenter l'actualité avec vous ce matin.
00:02:21Bonjour Gilles Ganzman.
00:02:23Bonjour Félix Mathieu.
00:02:24Bonjour Valérie, bonjour tout le monde.
00:02:26On va voir avec vous, alors on a beaucoup parlé de Chine, de l'habillement, des conditions de fabrication de ces vêtements.
00:02:34Vous vous êtes intéressé à ces horribles petits personnages qu'on appelle des laboubous qui ont été très très à la mode.
00:02:41C'est un petit peu retombé mais il y a une face cachée dont vous allez nous parler dans un instant.
00:02:46Nous on va revenir pendant les débats sur le budget avec, on l'a évoqué hier, cette réunion, ce Conseil des ministres mobilisable à tout moment ce week-end
00:02:55pour éventuellement adopter un 49-3.
00:02:58Tout ça pour ça, on a eu des débats à l'Assemblée, visiblement on est dans une impasse.
00:03:02On en parlera tout à l'heure et puis ce chiffre choc, un quart des Français sont aujourd'hui à découvert le 18 du mois.
00:03:12Et là on vous attend au 0826 300 300 pour que vous nous racontiez vous comment vous arrivez à gérer votre budget,
00:03:19sur quoi vous avez fait des impasses, s'il y a des choses sur lesquelles aujourd'hui vous vous restreignez.
00:03:270826 300 300 et puis un sujet qui fait beaucoup réagir sur les réseaux,
00:03:33Jean-Marc Morandini condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour corruption de mineurs.
00:03:39Il est toujours à l'antenne sur CNews, est-ce que vous êtes choqué ?
00:03:42Toujours le même numéro 0826 300 300.
00:03:45Alors Gilles, leçon du jour ?
00:03:48Leçon du jour, vous allez parler avec...
00:03:53Laurence Saillet du budget.
00:03:55Du budget et ce matin, Maxime Yédo recevait Amir Reza Tofighi, président de la CPME au micro de Maxime Yédo,
00:04:05qui expliquait que maintenant la blague a assez duré et qu'il faut un budget pour les entreprises.
00:04:10Les entreprises sont bloquées sur les investissements et pour les recrutements.
00:04:17Écoutez un peu son cri de colère avec Maxime Yédo.
00:04:21On est en janvier, on n'a toujours pas de budget.
00:04:22Toujours pas de budget pour les entreprises, ça veut dire des investissements qui sont gelés, des recrutements qui sont décalés.
00:04:28Et tout ça va avoir des conséquences importantes sur l'emploi, sur l'économie, sur la croissance.
00:04:33Donc il y a un moment donné, il faut que cette blague s'arrête.
00:04:35Il faut qu'on ait un budget parce que...
00:04:36Pour vous, c'est ça ? C'est une mauvaise blague depuis des semaines et des semaines ?
00:04:39Les propositions farfelues, les fausses discussions, les mauvais accords ?
00:04:42Bien sûr. On a l'impression qu'on est en train de jouer 2027 avec des propositions qui sont ahurissantes mais qui sont juste là pour des fins électoralistes.
00:04:50Donc oui, on a besoin d'un budget. Il faut être un peu responsable quand même.
00:04:53Un pays a besoin d'un budget et ne pas avoir un budget en février ou en mars.
00:04:55On a besoin d'avoir un budget dès maintenant pour qu'on puisse enfin avoir une visibilité pour les investissements, pour les recrutements, pour les entreprises.
00:05:02Oui. Et ce matin, à la une du Parisien, ces entrepreneurs, ces patrons qui sont en colère, aujourd'hui, ils ne peuvent plus embaucher.
00:05:10Ils n'ont pas de visibilité. On va en reparler évidemment tout à l'heure.
00:05:15Et là aussi, vos réactions si vous êtes patron, patron d'une petite, moyenne entreprise.
00:05:21Quelle est la situation pour vous ?
00:05:22Alors c'est quoi le problème, Félix Mathieu, avec ces laboubous ?
00:05:26Alors peut-être nous réexpliquer ce que sont ces horribles plus.
00:05:29Oui. Certains trouvent ça mignon. Bon, apparemment pas vous.
00:05:31Valérie. Vous trouvez ça mignon ?
00:05:33Au moyen, ça a des petites dents pointues, des oreilles de lapin, mais ça ressemble plus à un petit singe.
00:05:39Un peu comme il y a eu les kikis à une époque, c'est beaucoup plus vieux, ou les souris Diddle, il y a quelques années.
00:05:45Les laboubous, des personnages colorés, effectivement, qui ont beaucoup de succès. C'est assez flashy.
00:05:52On a vu les stars en acheter à des prix totalement exorbitants.
00:05:59Justement, pour vous aider dans votre introduction,
00:06:01je vais vous faire écouter un son qui raconte l'histoire des laboubous.
00:06:05Ben, vous pouvez partir, Félix.
00:06:07Mais non !
00:06:09Dua Lipa, Lisa de Blackpink, Rihanna, elles ont toutes craqué sur elles.
00:06:14Plus qu'une peluche, c'est un phénomène et avant tout un business ultra lucratif.
00:06:18Vendu jusqu'à 150 000 dollars pièce, tout commence en 2015.
00:06:22L'illustrateur hongkongais quasi-long lance The Monsters, une série de livres pour enfants où apparaît La Boubou.
00:06:29Une peluche aux oreilles de lapin, sourire malicieux, à la fois mignonne et un brin inquiétante.
00:06:34Mais en 2019, le géant du jouet chinois, Pop Mart, signe une licence exclusive et transforme La Boubou en blind box.
00:06:41C'est coffre un mystère où l'on ne sait jamais sur quelle figurine on va tomber.
00:06:44Et ce suspense rend accro.
00:06:46Voilà, vous êtes tous sur La Boubou, je vous laisse en peluche continuer.
00:06:52C'est quoi le problème avec ces La Boubou, Félix ?
00:06:54C'est l'envers du décor, parce que ce n'est pas tout rose, comme on pourrait le croire en les voyant en magasin.
00:07:01L'envers du décor, c'est dans des usines chinoises, 11 heures de travail à la chaîne par jour, 7 jours sur 7, rien de moins.
00:07:10Il n'y a pas de temps de travail mentionné dans le contrat de travail.
00:07:12D'ailleurs, les travailleurs qui viennent pour y travailler, on leur demande de signer ça en deux temps, trois mouvements, même pas cinq minutes pour lire.
00:07:20Ils embauchent des adolescents qui n'ont même pas le minimum de garantie liée au statut de mineur que pourrait leur garantir leur âge.
00:07:30Parmi les conditions, parmi ce qui a été répertorié aussi dans ces usines qui produisent La Boubou,
00:07:36on a la nourriture, les conditions de vie insalubres, des salariés même qui n'ont pas été payés du tout.
00:07:42C'est-à-dire que vu les conditions épouvantables dans ces usines, au bout d'une semaine à peu près, ils ont fini par partir, par jeter l'éponge.
00:07:49Résultat, ils n'ont même pas eu un petit salaire d'une semaine pour les sept jours qu'ils ont passé à se faire exploiter dans ces usines.
00:07:57Et tout ça, ce n'est pas moi qui le dire, c'est les conclusions de l'enquête d'une ONG qui a envoyé du monde sur place pour rencontrer des dizaines de travailleurs
00:08:06parmi les 4500 ouvriers employés dans ces usines qui produisent les La Boubou.
00:08:10Alors, comme souvent, quand il y a ce genre de choses qui sont dénoncées, vous savez, c'est un peu la mondialisation heureuse, chacun se défausse sur un autre.
00:08:18Alors c'est, ah oui, mais les sous-traitants, on va régler le problème, peut-être qu'on a des sous-traitants qui n'ont pas été assez regardants, etc.
00:08:24C'est toujours de la faute de quelqu'un d'autre.
00:08:26Mais le fait est que les conditions sont là, les conditions de travail sont là.
00:08:30Cette ONG qui s'appelle China Labor Watch le dénonce.
00:08:36Donc ils ont envoyé des enquêteurs sur place, ils ont interrogé des travailleurs, c'est comme ça qu'ils ont fait cette enquête.
00:08:43Oui, ils en ont rencontré une cinquantaine sur place qui n'étaient même pas au courant de leurs droits.
00:08:48Une réalité, en fait, qui est aggravée aussi parce qu'on voulait évoquer un peu ce phénomène de mode.
00:08:53C'est-à-dire qu'à partir du moment où ça devient furieusement à la mode sur un temps très court, ça risque de se démoder du jour au lendemain.
00:09:01Donc tant que ça s'arrache comme des petits pains, on exploite le filon à fond.
00:09:06Et puis il y avait beaucoup de copies.
00:09:07Oui, il y a eu beaucoup de contrefaçons.
00:09:09En plus, il y a eu beaucoup de contrefaçons.
00:09:12Mais est-ce que ce n'est pas la même chose pour tous les jouets fabriqués en Chine ?
00:09:15Effectivement, on en a parlé au moment de Chine.
00:09:18Vous voyez, c'est pareil dans l'habillement.
00:09:20C'est des choses qui sont effectivement régulièrement dénoncées, pas que pour les laboubous.
00:09:24Alors 0826 300 300, est-ce que vous avez cédé, vous, à la mode de ces peluches 0826 300 300 ?
00:09:32Cynthia est en ligne avec nous.
00:09:33Elle nous appelle de Narbonne.
00:09:34Bonjour Cynthia.
00:09:36Bonjour Valérie, bonjour tout le monde.
00:09:37Alors, vous avez des enfants, ils vous en ont demandé ?
00:09:41Alors, j'en ai trois.
00:09:43Oui, bien sûr, ils m'ont demandé les laboubous.
00:09:45Et en fait, avant d'acheter quoi que ce soit, je regarde toujours déjà l'objet qu'elles veulent acheter, le prix.
00:09:53Et quand j'ai vu déjà un que ça avait une tête horrible, déjà j'aurais dit que c'était franchement très moche.
00:09:59Et ensuite, j'ai regardé les prix et je leur ai fait comprendre que c'était inconscient déjà d'acheter quelque chose d'aussi cher pour une peluche.
00:10:08Je veux dire, elles sont grandes, en deux ans, elles n'en auront plus besoin.
00:10:12Et en plus, ce n'est pas quelque chose qu'on va garder à vie.
00:10:15On sait très bien que c'est des produits qui viennent de Chine.
00:10:17Et j'essaye souvent de boycotter un peu tout ce qui vient de Chine parce que toute leur production, elle est quand même très mal faite.
00:10:24Elle ne tient pas longtemps.
00:10:24Donc, en bleu prix et le regard atroce de ce nounours-là, j'ai dit non, ça, ce n'est pas possible.
00:10:33À la place, je leur ai acheté un autre nounours pour leur faire plaisir.
00:10:37Mais ça, j'ai dit non, il faut comprendre qu'à un moment donné, il ne faut pas se laisser entraîner dans la mode,
00:10:43même s'il faut céder parfois sur autre chose.
00:10:46Mais après, il faut être raisonnable.
00:10:47Il faut essayer de comprendre que c'est quelque chose, avec cet argent, parce que j'en ai vu qu'ils se payaient quand même 700 euros, ces petits nounours.
00:10:54Ça, c'est les collectionneurs.
00:10:56Voilà.
00:10:57C'est pour ça que j'ai dit, comme les Barbies à une époque ou quoi que ce soit, ça, je suis d'accord.
00:11:01Mais vous, vous êtes vigilante quand vous achetez des jouets à vos enfants sur la provenance et aux normes ?
00:11:06Vous faites attention à cela ?
00:11:08Ah oui, parce que pendant un temps, il y avait aussi des nounours avec une tête affreuse de toutes les couleurs qu'elles adoraient.
00:11:14Et je me rappelle qu'on leur avait offert, pas moi, mais des amis leur avaient offert.
00:11:19Et j'en ai une, elle en a fait des cauchemars.
00:11:21Oui, je préfère faire attention quand maintenant j'ai des nounours avec des têtes horribles.
00:11:25Je leur explique, c'est la mode, vous ne vous en rendez pas compte, mais il y a un impact psychologique derrière.
00:11:29Vous allez en faire des cauchemars, parce qu'honnêtement, ce truc, il est moche.
00:11:32Il est plus que moche.
00:11:34Il a un regard et un sourire avec des dents qui sont complètement...
00:11:39Qui sont complètement horribles.
00:11:41Oui, alors on a, effectivement, il semblerait qu'il y en ait plusieurs.
00:11:45On a un chiffre de 10 millions de peluches vendues, mais certains disent que ça pourrait être beaucoup plus que ça.
00:11:53C'est la marque Popmart qui indique ses peluches au total depuis le lancement.
00:11:58C'est-à-dire que c'était fin 2025 jusqu'à début 2026.
00:12:02Vous imaginez plus de 10 millions de peluches, Félix Mathieu.
00:12:06Oui, forcément.
00:12:07Donc là, cette ONG, elle dénonce les conditions de travail dans ces ateliers, dans la manière de produire.
00:12:15Quand elles sont en... Oui ?
00:12:16Vous imaginez, 7 jours sur 7, 11 heures par jour.
00:12:20Déjà, tout est dit.
00:12:22Il faut quand même tenir le rythme.
00:12:24Alors eux, ils disent, quand on les interroge, ils disent que ce n'est pas eux, que c'est le sous-traitant.
00:12:28C'est le sous-traitant.
00:12:29Oui, et c'est toujours l'excuse qui est donnée.
00:12:31C'est ce qu'ils ont répondu au Guardian qui les a interrogés.
00:12:33Ils se sont défaussés sur les sous-traitants en disant, on va faire des enquêtes, on va vérifier.
00:12:37Alors, c'est intéressant parce que ça nous ramène, et c'est vrai que le sujet est important,
00:12:43ça nous ramène aussi à ce qui s'est passé avec Chine et ce qui a été dénoncé sur à la fois la façon de produire
00:12:51et les normes qui ne sont pas toujours respectées.
00:12:54On va en parler dans un instant avec Yann Riveau-Allant, qui est le président de la Fédération française du prêt-à-porter.
00:13:01Il y a aussi beaucoup de choses à dire dans ce secteur.
00:13:04A tout de suite.
00:13:05Restez avec nous.
00:13:050826 300 300.
00:13:08Est-ce que vous êtes vigilant aux normes ?
00:13:10Est-ce que vous vérifiez bien qu'il y a la norme CE quand vous achetez des jouets ?
00:13:14Les chiffres que va nous donner tout à l'heure Yann Riveau-Allant, parce qu'on parle de prêt-à-porter,
00:13:19mais dans tous les secteurs, aujourd'hui, quand on achète sur des sites comme Temu,
00:13:25les normes ne sont pas respectées.
00:13:28A tout de suite.
00:13:29Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:13:34On est ensemble avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité, évidemment, à 10h30 avec les débats.
00:13:40Et nous parlons donc avec vous, Félix Mathieu, de la face cachée de certains produits chinois.
00:13:46Vous nous avez parlé de ce rapport de l'ONG, du rapport de cette ONG qui dénonce les conditions de travail,
00:13:53en particulier sur la fabrication de ces petites peluches Laboubou qui ont fait un carton.
00:14:00Mais ça nous permet également de refaire un point sur Chine avec Yann Riveau-Allant.
00:14:07Bonjour, vous êtes président de la Fédération française de prêt-à-porter.
00:14:11On vous a beaucoup entendu au moment du lancement des produits chinois au BHV.
00:14:19Vous vous battez pour qu'il y ait des normes qui soient respectées
00:14:23quand on importe des vêtements en particulier qui viennent de Chine.
00:14:28Mais est-ce que les conditions de travail font partie des normes ?
00:14:32On se bat, en effet, pour les vêtements.
00:14:34Je reviens sur les peluches parce que c'est un combat qui me touche tout particulièrement également
00:14:39parce que ce sont nos enfants qui sont touchés.
00:14:42Nos enfants auxquels on donne des produits qui sont dangereux pour leur santé,
00:14:46qui peuvent y compris les tuer parce que, n'oublions pas,
00:14:49tous ces produits qui sont non normés peuvent amener justement des drames fondamentaux.
00:14:54On a eu la même chose dans la décoration.
00:14:56On a eu des lits, par exemple, vendus sur Témus qui pourraient étrangler nos enfants.
00:15:00Donc, on est dans une situation désormais d'urgence où, oui, il y a des vêtements toxiques,
00:15:04où il y a des vêtements dangereux, et c'est un de mes combats.
00:15:07Mais on se voit sur les cosmétiques, sur la décoration, sur les jouets.
00:15:12Eh bien, systématiquement, on met tous les consommateurs en danger.
00:15:15Et c'est là mon combat de défendre les consommateurs et de défendre les Français.
00:15:18Oui, j'avais discuté avec le patron de la Fédération de la Beauté et de la Parfumerie,
00:15:23qui me disait que 80%, je crois, des produits qui sont importés en matière de cosmétiques
00:15:29ne correspondent pas aux normes, en particulier les crèmes solaires.
00:15:32Il n'y a aucune protection solaire.
00:15:35Il faut que les auditeurs de Sud Radio qui nous écoutent soient bien conscients
00:15:38que quand ils achètent sur des plateformes chinoises, c'est souvent le cas.
00:15:43C'est-à-dire qu'il y a plusieurs fraudes sur toute la chaîne de la valeur.
00:15:47Donc, on va prendre, par exemple, dans les crèmes.
00:15:50Il y a non seulement des crèmes, en effet, qui ne sont pas normées,
00:15:52mais il y a aussi énormément de contrefaçons ou de dupes,
00:15:56c'est-à-dire de produits qui correspondent à des produits qu'on a en France et en Europe,
00:16:00mais qui sont, en fin de compte, seulement des vulgaires copies.
00:16:03Donc, chaque fois qu'on achète ces produits, on se met en danger.
00:16:06Comment vous expliquez qu'ils arrivent en France ?
00:16:09Par un phénomène très simple.
00:16:11Pendant des années, on fonctionnait par des containers,
00:16:14et donc les douanes prenaient dans ces gros containers un ou deux produits,
00:16:18les testaient, et à ce moment-là, on bloquait le container quand ça ne fonctionnait pas.
00:16:22Désormais, avec la digitalisation, c'est des milliards de colis qui arrivent.
00:16:25C'est près de 5 milliards de colis qui arrivent en France.
00:16:27Et donc, on est submergé par tous ces colis,
00:16:30et on ne peut pas les arrêter un par un, les tester un par un.
00:16:33Et on le voit d'ailleurs, quand on les teste,
00:16:34on s'aperçoit qu'il y a une majorité de ces produits
00:16:37qui sont dangereux pour la santé et qui sont non normés.
00:16:39Donc, de ce fait, on doit muscler nos douanes,
00:16:42et c'est l'objectif, par exemple, de la taxe petits colis qu'on veut mettre en place,
00:16:46parce qu'avec cette taxe, on récupère ainsi des millions, voire des milliards,
00:16:50et c'est cet investissement qu'on devra mettre dans les douanes pour pouvoir se protéger.
00:16:54Oui, mais ça ne va pas changer la matière qui est mauvaise des produits, de mettre une taxe.
00:17:01Alors, vous avez complètement raison.
00:17:02Ça va plutôt stopper tous ces colis,
00:17:04parce que le but, c'est de faire qu'ils ne rentrent pas ni en Europe ni en France,
00:17:08et s'ils ne rentrent plus, en effet, dans nos pays,
00:17:11eh bien, j'espère que tous les producteurs qu'on a essentiellement en Chine
00:17:14vont refaire des choses normées.
00:17:16N'oublions pas, la Chine, en fait, est capable du meilleur comme du pire.
00:17:18Du meilleur, parce qu'on le voit, c'est un très gros compétiteur
00:17:21qui est capable de donner des produits d'extrêmement bonne qualité,
00:17:24mais à l'inverse, ils sont capables de nous envoyer les pires merdes,
00:17:26et je suis extrêmement vulgaire, parce que, justement,
00:17:28ça met en danger nos enfants,
00:17:29et donc, il faut être véhément par rapport à tous ces produits qui arrivent.
00:17:33Vous n'avez pas répondu à ma question,
00:17:35c'est-à-dire, est-ce que dans les normes, aujourd'hui,
00:17:37quand on obtient une norme, les conditions de travail sont prises en compte ?
00:17:42Eh bien, pas du tout.
00:17:43Et c'est bien le souci, parce qu'on ne peut pas jouer à la police
00:17:46dans, justement, tous ces différents pays.
00:17:48Donc, de ce fait, on sait que des personnes sont exploitées,
00:17:52on sait que des gens travaillent beaucoup trop,
00:17:54mais ce n'est pas notre problème, entre guillemets.
00:17:56C'est catastrophique, parce qu'évidemment,
00:17:59c'est horrible de savoir qu'on achetait une peluche
00:18:01qui a été fabriquée par des gens qui sont exploités,
00:18:03mais, en soi, légalement, on ne peut pas faire grand-chose.
00:18:06Et donc, de ce fait, c'est sur les autres sujets,
00:18:09comme par exemple la dangerosité,
00:18:10comme l'environnement, qu'on peut aller,
00:18:12parce que, de ce fait, là, on peut, sur ces sujets,
00:18:14pouvoir mieux se protéger.
00:18:16Mais tout est lié, en fait.
00:18:17Oui, oui, c'est ça.
00:18:18En fait, quand on vole, quand on fait des contrefaçons,
00:18:21quand on exploite, quand on envoie par avion,
00:18:23en fait, les gens qui sont brigands d'un côté
00:18:25sont des voleurs de l'autre.
00:18:26Donc, de ce fait, on règle quasiment tous les sujets
00:18:31quand on protège avant tous nos consommateurs et la planète,
00:18:34parce que ça induit aussi, après une fabrication
00:18:36qui a de meilleure qualité,
00:18:37comme on l'a, évidemment, en Europe ou encore en France.
00:18:39Est-ce qu'il y a eu des changements
00:18:40depuis l'arrivée de Chine au BHV ?
00:18:44C'est-à-dire, est-ce que, parce qu'on en a beaucoup parlé,
00:18:48c'est moins dans l'actualité aujourd'hui,
00:18:49est-ce qu'il y a eu une intensification auprès des douanes,
00:18:53au-delà des opérations spectaculaires de communication ?
00:18:56Est-ce qu'il y a eu des avancées sur le contrôle
00:18:59de ces produits contrefaits ou qui ne sont pas aux normes ?
00:19:03Alors, en effet, je peux féliciter notre ministre Serge Papin,
00:19:06qui, à la fois, a lancé cette assignation contre Chine
00:19:10pour les suspendre, pour stopper le site.
00:19:12On n'a pas gagné dans un premier temps,
00:19:14mais on va faire appel avec des nouveaux arguments.
00:19:16Donc, clairement, depuis Chine, a peur.
00:19:19Et comme ils ont peur, ils ont, dans un premier temps,
00:19:22stoppé leur marketplace.
00:19:23Et désormais, leur marketplace n'est plus ouvert
00:19:25à tous ces produits qui sont dangereux.
00:19:27Et donc, on le voit, on peut faire pression
00:19:29sur ces plateformes asiatiques en leur faisant des procès.
00:19:32Par exemple, le secteur de la mode
00:19:34vient de faire un procès contre Chine
00:19:35pour concurrence déloyale.
00:19:37Et près de 120 marques se sont associées.
00:19:39Et j'invite tous les autres segments,
00:19:41comme la cosmétique, comme les jouets, par exemple,
00:19:44à rejoindre ce type de mouvement
00:19:45pour, justement, se protéger de ces plateformes.
00:19:47Juste un mot, c'est bien 80% des jouets
00:19:50qui arrivent de Chine commandés,
00:19:53là, c'est du pays de la Chine,
00:19:55qui sont commandés sur des plateformes comme Temu,
00:19:57ne sont pas aux normes.
00:19:58C'est-à-dire qu'il y a des dangers.
00:19:59C'est mieux que ça.
00:20:01C'est 100% des jouets testés par UFC que choisir,
00:20:04qui étaient tous dangereux et en norme.
00:20:06Donc, en fait, en soi, il n'y a même pas de débat.
00:20:08Je vais parler au président de la Fédération française
00:20:10de prêt-à-porter.
00:20:11Hier, dans mon zapping,
00:20:14j'ai parlé du fameux chèque France,
00:20:16vous savez, 250 euros pour acheter français.
00:20:20Quelle est la position de la Fédération française
00:20:22de prêt-à-porter sur ce chèque
00:20:26que les entreprises payeraient en partie
00:20:29à leurs employés ?
00:20:32Alors, le but, il est en effet
00:20:34de développer le Made in France.
00:20:36On a néanmoins des limites
00:20:37parce que fabriquer en France,
00:20:38c'est aussi de donner des salaires français.
00:20:40Et donner des salaires français,
00:20:41c'est aussi des prix de produits
00:20:43qui sont plus chers.
00:20:44Et donc, il faut aussi accepter
00:20:45que pour avoir des salaires dignes d'un côté,
00:20:47eh bien, on va avoir des produits
00:20:48plus chers de l'autre.
00:20:49Et donc, de ce fait, je pense,
00:20:50il y a deux Made in France à concevoir.
00:20:53Un concevoir de produits qu'on va fabriquer
00:20:54par de la mécanisation, par des robots.
00:20:57Et donc, grâce à cette industrialisation,
00:20:58on peut avoir des produits moins chers.
00:21:00C'est par exemple le cas des brosses à dents.
00:21:02Par contre, dans les vêtements,
00:21:03il y a une autre façon de faire du Made in France
00:21:05que tous nos consommateurs peuvent faire.
00:21:07C'est-à-dire, quand ils ont un produit
00:21:08avec un trou, ils le réparent.
00:21:10Eh bien, en fait, quand ils le reparent,
00:21:11d'eux-mêmes, ils font du Made in France.
00:21:13Et donc, il y a un mouvement global.
00:21:15Le chèque de 250 euros en fait partie.
00:21:17Et il y a d'autres actions
00:21:19dans les réparabilités, par exemple,
00:21:20qui vont permettre de faire
00:21:21du meilleur Made in France
00:21:22tant au niveau des industries
00:21:23qu'au niveau des consommateurs.
00:21:25Oui, d'accord.
00:21:26Et le BHV, ils en sont où,
00:21:28à votre connaissance ?
00:21:30Ils sont mal.
00:21:30C'est-à-dire, le vent de Chine
00:21:32sont inexistantes.
00:21:34À Paris, c'est à peine 2 000 euros par jour,
00:21:37grand maximum.
00:21:38Donc, dans un grand magasin comme celui-là,
00:21:40évidemment, c'est rien.
00:21:41Les consommateurs n'y vont pas
00:21:43parce que non seulement,
00:21:43ils voient que les produits
00:21:44sont vraiment de très mauvaise qualité.
00:21:46Et en plus, l'offre folle
00:21:48qu'il peut y avoir sur le site,
00:21:49ils ne le retrouvent évidemment pas
00:21:51dans ce petit magasin.
00:21:52Et comme dans ce magasin,
00:21:53on est obligé de payer la TBR, etc.,
00:21:55forcément, les prix des produits
00:21:56sont plus chers.
00:21:56Donc, les consommateurs achètent très peu.
00:21:59Résultat, Frédéric Merlin,
00:22:00son propriétaire,
00:22:02n'a absolument pas lancé,
00:22:04pour l'instant,
00:22:04les collections dans tous les autres BHV
00:22:06qui peuvent y avoir partout en province.
00:22:08Donc, il a perdu et perdu.
00:22:09Il a perdu toutes les marques
00:22:10qui sont parties de ces BHV.
00:22:12Et en même temps,
00:22:13il n'a même pas réussi à vendre avec Chine.
00:22:15Cet homme a définitivement détruit
00:22:17à la fois les marques françaises
00:22:18en ne les payant pas
00:22:19et détruit l'image du BHV
00:22:21en s'associant avec Chine.
00:22:22Merci d'être intervenu ce matin
00:22:24sur Sud Radio.
00:22:26Yann Riveau-Allan
00:22:28et vous êtes combattif.
00:22:31Vous êtes un président
00:22:31de la Fédération Française
00:22:32de prêt-à-porter combattif.
00:22:35Et je redis à nos auditeurs
00:22:37d'être très vigilants
00:22:38quand ils commandent
00:22:39sur des plateformes chinoises.
00:22:41Ce sont des produits
00:22:42qui sont souvent contrefaits,
00:22:43qui sont souvent dangereux.
00:22:45Vous parliez de vêtements dangereux,
00:22:46c'est important de le dire.
00:22:47Moi, je connais des gens
00:22:47qui ont commandé des vêtements,
00:22:49des pantalons
00:22:50qui ont été couverts d'urticaire.
00:22:51Donc, ça n'arrive pas qu'aux autres.
00:22:54Et puis, vous l'avez dit,
00:22:55des lits pour enfants dangereux,
00:22:57des étagères qui ne tiennent pas
00:22:58et des produits cosmétiques contrefaits.
00:23:01Merci à vous.
00:23:02Merci.
00:23:03Et nous, on se retrouve dans un instant
00:23:04pour commenter l'actualité.
00:23:05A tout de suite.
00:23:06Sud Radio.
00:23:07Valérie Expert.
00:23:08On est ensemble avec vous
00:23:10pour commenter l'actualité
00:23:11avec aujourd'hui Laurence Saillet,
00:23:13chroniqueuse politique,
00:23:14ancienne députée européenne.
00:23:15Arnaud Stéphan,
00:23:16fondateur de l'agence
00:23:17La Note de Com.
00:23:18Vous êtes spécialisé
00:23:19en communication politique.
00:23:20Benjamin Cauchy est avec nous.
00:23:21Bonjour.
00:23:22Vous êtes chef d'entreprise.
00:23:24Merci d'être là.
00:23:25Et Anthony Samama,
00:23:26vous êtes maire adjoint
00:23:27du 15e arrondissement de Paris.
00:23:30Nous allons parler
00:23:31de ces Français
00:23:33qui sont à découvert
00:23:34le 18 du mois.
00:23:351 Français sur 4
00:23:37est à découvert.
00:23:38C'est énorme.
00:23:40C'est un chiffre
00:23:40qui interroge
00:23:43sur...
00:23:44qui devrait interroger
00:23:45les politiques.
00:23:46On va parler du budget
00:23:47avec vous Laurence Saillet.
00:23:48Tout ça pour ça.
00:23:49Ça suffit.
00:23:50Gilles, on va réécouter
00:23:51peut-être tout à l'heure
00:23:51l'extrait de cette interview
00:23:54ce matin au micro
00:23:55de Maxime Liedot.
00:23:57Ça suffit maintenant.
00:23:58Il faut trouver un budget.
00:23:59Mais est-ce que le gouvernement
00:24:00va passer en force
00:24:01et puis commenter...
00:24:04Enfin commenter.
00:24:05votre avis
00:24:06sur cette condamnation
00:24:07de Jean-Marc Morandini
00:24:07et sur le fait
00:24:08que Canal Plus
00:24:09assume complètement
00:24:10de garder l'animateur.
00:24:12Assume complètement
00:24:12cet entre guillemets.
00:24:13Ce sont les mots
00:24:14de son directeur général.
00:24:16Je vous rappelle
00:24:17qu'il a été condamné
00:24:18à deux ans de prison
00:24:19avec sursis
00:24:2020 000 euros d'amende
00:24:22pour corruption
00:24:22de mineurs
00:24:230 826 300 300.
00:24:25On commence avec vous Gilles
00:24:27avec le sapigne.
00:24:28La petite demi-heure
00:24:29avant de vous laisser
00:24:30pour les débats.
00:24:31Vous savez
00:24:32l'actualité
00:24:34qui paraît pas importante
00:24:36mais qui finalement
00:24:37est importante.
00:24:39Hier
00:24:39un document
00:24:39choc
00:24:40d'un complément
00:24:40d'enquête
00:24:41sur LDC.
00:24:42Alors LDC
00:24:42c'est trois petites lettres
00:24:44inconnues
00:24:45du grand public
00:24:46mais alors
00:24:46vous connaissez
00:24:47qui se cache derrière LDC
00:24:49parce que c'est
00:24:49le Gaulois
00:24:50ou Maître Coq.
00:24:52Alors c'est dans la pub
00:24:53les poulets
00:24:55dansent le French Cancan
00:24:56dans la réalité
00:24:57je peux vous dire
00:24:58qu'ils dansent pas
00:24:58le French Cancan
00:24:59et la génétique
00:25:00a en fait réduit
00:25:02leurs pattes
00:25:03pour enfler
00:25:04plutôt les cuisses.
00:25:06Je vous présente
00:25:07une race
00:25:07qui a été créée
00:25:08en laboratoire
00:25:08par cette marque
00:25:09par LDC
00:25:10elle s'appelle
00:25:11le Ross 302
00:25:13écoutez bien
00:25:14à quoi ressemble
00:25:14le Ross 302.
00:25:16C'est la formule 1
00:25:17du poulet aujourd'hui
00:25:17à 35 jours
00:25:19il est prêt
00:25:19à être abattu
00:25:21pour être
00:25:21mis sur les états
00:25:23les plus consommés
00:25:23Cette formule 1
00:25:24de la volaille
00:25:25porte un nom
00:25:26Ross 308
00:25:28une souche
00:25:29issue de croisements génétiques
00:25:31l'une des plus utilisées
00:25:32au monde
00:25:33elle permet d'atteindre
00:25:35un poids
00:25:36d'environ 2 kilos
00:25:37en seulement
00:25:3835 jours
00:25:39par comparaison
00:25:40les poulets fermiers
00:25:41de Loué
00:25:42gambaderont
00:25:43au moins 84 jours
00:25:44avant d'être consommés
00:25:46il y a beaucoup plus
00:25:47de filets
00:25:48moins de pâtes
00:25:49une pâte plus petite
00:25:51que d'autres races
00:25:52cette capacité
00:25:53à développer
00:25:54énormément de viande
00:25:55sur ces filets
00:25:55c'est incroyable d'ailleurs
00:25:56il faut 1,6 kg d'aliments
00:25:59pour faire 1 kg de poulet
00:26:00moi quand je suis arrivé
00:26:01chez LDC
00:26:02j'étais loin de penser
00:26:04que c'était possible
00:26:05et bien si c'est possible
00:26:06pour grossir
00:26:07en un temps record
00:26:08ces poulets consomment
00:26:10ces granulés
00:26:11hyper protéinés
00:26:12fournis par LDC
00:26:13il y a du blé
00:26:15du maïs
00:26:16des tourteaux de soja
00:26:17génétiquement modifiés
00:26:19mais également
00:26:1923 additifs
00:26:21et là ce sont des poulets
00:26:22français pour le coup
00:26:24et on a vu des images
00:26:26j'ai vu moi quelques extraits
00:26:27de la chair de poulet
00:26:29où on montre
00:26:30que ces petits morceaux blancs
00:26:31qu'on voit sur les blancs de poulet
00:26:32qu'on achète
00:26:33ne sont pas normaux
00:26:35sur des poulets
00:26:36qui auraient été élevés au grain
00:26:37et puis il y a ce schéma
00:26:38qu'on voit
00:26:39qui nous a été montré
00:26:41de ces poulets
00:26:41qui sont des poulets
00:26:43transgéniques maintenant
00:26:44énormes
00:26:45c'est 308
00:26:47je me suis trompé de chiffre
00:26:48le rox
00:26:50308
00:26:51vous réagissez comment ?
00:26:53je suis toujours effrayé
00:26:54quand je vois ces reportages
00:26:55quand je vois
00:26:56avec quoi sont nourris
00:26:57ces animaux
00:26:58que nos enfants
00:26:59et nous-mêmes
00:27:00allons avoir dans nos assiettes
00:27:01oui parce que ça fait
00:27:02des nuggets entre autres
00:27:03oui ça fait
00:27:03ça ne fait pas que des nuggets
00:27:04la restauration collective
00:27:06etc etc
00:27:07et vous vous retrouvez
00:27:08avec des produits
00:27:08dont vous n'avez
00:27:09vous ne savez absolument pas
00:27:11avec quoi exactement
00:27:12ils ont été mangés
00:27:12ils ont été modifiés
00:27:13génétiquement comment
00:27:14c'est le meilleur des mondes
00:27:17dans le pire des cauchemars
00:27:19en fait
00:27:19c'est hallucinant
00:27:20oui oui
00:27:21c'est ça
00:27:21c'est que c'est souvent utilisé
00:27:22dans les produits
00:27:23transformés
00:27:24la difficulté en fait
00:27:25vous avez une formation
00:27:26de nutritionniste
00:27:27donc j'imagine
00:27:28que le sujet
00:27:28vous parle
00:27:30oui alors
00:27:31c'est très compliqué
00:27:32parce qu'on le verra après
00:27:33effectivement
00:27:34les français ont un pouvoir
00:27:35d'achat très réduit
00:27:36malheureusement
00:27:36c'est souvent
00:27:38sur l'alimentation
00:27:39qu'on réduit aussi
00:27:40si vous voulez
00:27:41la dépense
00:27:42et on se retrouve
00:27:43à essayer de chercher
00:27:44le moins cher
00:27:44ce que je comprends
00:27:45tout à fait
00:27:46comme vous avez
00:27:46un SMIC
00:27:47et deux enfants
00:27:47toutes nos considérations
00:27:51que nous allons étaler
00:27:53ici
00:27:53ne touchent pas
00:27:54vous en foutez en fait
00:27:56parce que vous n'avez pas
00:27:57de choix
00:27:57donc moi
00:27:58ce que je regrette
00:27:59c'est qu'en France
00:28:00parce qu'on a eu
00:28:01des écolos bobos
00:28:03qui ont totalement
00:28:04mis la pression
00:28:05sur nos systèmes
00:28:06d'élevage
00:28:06alors qu'on a des choses
00:28:07qui sont intermédiaires
00:28:08tout le monde ne va pas
00:28:09pouvoir se payer
00:28:09un vrai poulet fermier
00:28:11qui gambade dans l'herbe
00:28:12mais il y a aussi
00:28:13l'intermédiaire
00:28:14c'est-à-dire un élevage
00:28:15un peu plus productif
00:28:16mais qui n'est pas aussi grave
00:28:19aussi néfaste
00:28:20que celui-là
00:28:20et comme on a empêché
00:28:22nos producteurs français
00:28:23de se développer
00:28:24et bien on se retrouve
00:28:25à importer
00:28:26des choses
00:28:27complètement dingues
00:28:28et sur lesquelles
00:28:29on n'a plus aucun contrôle
00:28:30Oui il y a un problème aussi
00:28:32d'éducation à faire
00:28:34je crois
00:28:34et de pédagogie
00:28:35sur la consommation
00:28:37de volaille
00:28:38de bœuf
00:28:39de viande
00:28:39de manière générale
00:28:40avec notamment
00:28:42la nécessité
00:28:42d'apprendre aux gens
00:28:44à consommer
00:28:44peut-être moins
00:28:45mais mieux
00:28:45peut-être ne pas manger
00:28:46de poulet tous les jours
00:28:48mais une ou deux fois
00:28:49par semaine
00:28:49et lorsqu'on en mange
00:28:50effectivement
00:28:51faire l'effort
00:28:51de peut-être payer
00:28:52un peu plus cher le poulet
00:28:53et manger un bon poulet
00:28:55d'autant que là
00:28:55on évoque un poulet français
00:28:57qui malgré tout
00:28:59a été engraissé
00:29:00avec un certain nombre
00:29:01de produits
00:29:02qui ne respectent pas
00:29:03tout à fait
00:29:03ce qu'on attend
00:29:04de la part
00:29:05des nécessités
00:29:06de contraintes
00:29:06de santé publique
00:29:08néanmoins
00:29:08on sait qu'il y a aussi
00:29:09le Mercosur
00:29:10qui va être signé
00:29:11dans les tout prochains jours
00:29:12par l'Union Européenne
00:29:15quand bien même
00:29:15Emmanuel Macron
00:29:16va signer contre
00:29:16et donc on va avoir
00:29:18en concurrence
00:29:19avec ces produits-là
00:29:21qui sont français
00:29:21mais qui malgré tout
00:29:22ne sont pas tout à fait
00:29:23aux normes
00:29:23de ce qu'on pourrait attendre
00:29:25des poulets
00:29:25qui vont être
00:29:26encore plus transformés
00:29:27encore plus traités
00:29:28c'est pas
00:29:29notre concurrence
00:29:30avec le poulet
00:29:31ce ne sera pas
00:29:32le Mercosur
00:29:32le Mercosur
00:29:33ça touche d'autres viandes
00:29:34et ça sera en très petite quantité
00:29:36je sais que tout le monde
00:29:36est contre le Mercosur
00:29:37et je ne suis pas particulièrement
00:29:38pour l'accord
00:29:39mais il ne faut pas imaginer
00:29:40que parce qu'on va signer
00:29:41le Mercosur
00:29:41de toute façon
00:29:42on importe déjà
00:29:43de la viande
00:29:44et ce n'est pas parce
00:29:44qu'on va signer le Mercosur
00:29:46que tout à coup
00:29:46on va envahir les marchés
00:29:48il y aura en tout cas
00:29:48de la volée
00:29:49qui n'y aura
00:29:50avec l'Afrique
00:29:50notre problème du poulet
00:29:51notamment
00:29:52c'est aussi l'Ukraine
00:29:52parce que
00:29:54comme on a eu
00:29:56une bonne intention
00:29:56au départ
00:29:57et je le sais
00:29:58parce qu'au Parlement européen
00:29:59ça a été des sujets
00:30:00qui étaient très présents
00:30:01on a dit
00:30:02ok on va aider l'Ukraine
00:30:03et donc porte ouverte
00:30:04alors que ceux
00:30:05qui se sont engraissés
00:30:07si je peux me permettre
00:30:08le mot
00:30:09avec l'import de poulet
00:30:11ce n'est pas
00:30:11les pauvres ukrainiens
00:30:12qui partent au combat
00:30:13c'est des grosses filiales
00:30:15et donc notre poulet français
00:30:16a été moins compétitif
00:30:18mais d'abord
00:30:19avant d'avoir peur
00:30:20de l'importation
00:30:21permettons à nos producteurs
00:30:23de produire
00:30:24pas cher
00:30:24pourquoi ils produisent cher
00:30:26parce qu'il y a des charges
00:30:27parce qu'il y a des normes
00:30:28donc on peut pleurer
00:30:29tous les accords
00:30:30de libre-échange
00:30:30qu'on veut
00:30:31si on ne se soigne pas
00:30:32nous-mêmes
00:30:32du mal français
00:30:33c'est-à-dire
00:30:34dès que vous embauchez
00:30:35quelqu'un
00:30:35vous payez deux fois
00:30:36son salaire
00:30:36pour le faire travailler
00:30:37on ne s'en sortira pas
00:30:39oui mais là
00:30:39quand vous achetez
00:30:40le poulet
00:30:41il s'appelle le gaulois
00:30:42il a le drapeau français
00:30:43ça c'est pas normal
00:30:44il y a le poulet français
00:30:45et derrière
00:30:46vous ne savez pas
00:30:47que vous achetez
00:30:47un poulet
00:30:48qui a été trafiqué
00:30:50en laboratoire
00:30:53on peut rappeler quand même
00:30:54à nos auditeurs
00:30:55qu'ils ont la possibilité
00:30:56de commander directement
00:30:57dans des filières
00:30:57aujourd'hui de plus en plus
00:30:59moi je commande par exemple
00:31:01ma viande
00:31:02directement sur internet
00:31:03je suis livré en chrono frais
00:31:04je sais exactement
00:31:05où ils ont été élevés
00:31:06combien de temps
00:31:07ils sont restés
00:31:07et c'est exactement
00:31:09le même prix
00:31:10c'est exactement le même prix
00:31:11et on n'est pas du tout
00:31:13sur justement
00:31:13des tarifs hyper élevés
00:31:14il faut sortir de là-dedans
00:31:16c'est en filière courte
00:31:17donc vous n'avez pas
00:31:17tous les intermédiaires
00:31:18et tout le business
00:31:20qui se fait autour
00:31:20en fait c'est que
00:31:21quand on dit
00:31:22ça coûte cher
00:31:22vous vous dites
00:31:23c'est le même prix
00:31:24que ce que vous achèteriez vous
00:31:25mais là
00:31:26ces poulets
00:31:26complètement trafiqués
00:31:28on les retrouve
00:31:28dans des plats industriels
00:31:29et quand
00:31:31les personnes
00:31:33dont on parle
00:31:34qui ont vraiment
00:31:35des difficultés
00:31:35de pouvoir d'achat
00:31:36même cette commande
00:31:37que vous faites
00:31:38elles ne pourront pas
00:31:38la payer
00:31:39et je ne veux jamais
00:31:40qu'on oublie ça
00:31:40parce que sinon
00:31:41on passe pour des moralisateurs
00:31:43combien le kilo ?
00:31:43on est au même prix
00:31:44que sur la viande
00:31:46que vous trouvez
00:31:46en grande distribution
00:31:48c'est ça qui est fou
00:31:49alors Benjamin Cauchy
00:31:50c'est autour de 25
00:31:5126 euros le kilo
00:31:52c'est 15 euros
00:31:53en grande distribution
00:31:54où est-ce que vous achetez
00:31:54vos poulets Benjamin ?
00:31:55mon poulet
00:31:57je vais couper Arnaud
00:31:59moi mon poulet
00:32:00je suis un peu comme Arnaud
00:32:01mon poulet
00:32:01je vais l'acheter
00:32:02sur le marché
00:32:02de mon village
00:32:03il est produit
00:32:04pas très loin
00:32:05il ne coûte pas
00:32:06beaucoup plus cher
00:32:07en revanche
00:32:08sur la notion
00:32:09de mutations génétiques
00:32:12lorsque l'on boit
00:32:14son lait le matin
00:32:14on ne s'interroge pas
00:32:16quotidiennement
00:32:16pour se dire
00:32:17tiens les vaches
00:32:18ont été issues
00:32:19de croisements génétiques
00:32:20pour améliorer
00:32:21leur productivité laitière
00:32:22quand on mange
00:32:23un bon steak
00:32:25même si on l'a acheté
00:32:26en chrono frais
00:32:28il est possible
00:32:29qu'il soit le fruit
00:32:30de croisements génétiques
00:32:31depuis plusieurs générations
00:32:32et on voit bien
00:32:32dans la crise
00:32:33notamment de la bermatose
00:32:35et les abattements
00:32:36pardon les abattages massifs
00:32:37de troupeaux
00:32:38la grande colère
00:32:40des exploitants agricoles
00:32:40était justement
00:32:41d'exprimer le fait
00:32:42de la disparition
00:32:43de tous ces croisements génétiques
00:32:44et de tout ce travail génétique
00:32:46qui avait été porté
00:32:46donc effectivement
00:32:47le reportage d'hier
00:32:48il n'est pas très glamour
00:32:49et il n'a pas forcément
00:32:50envie de manger du poulet
00:32:51la première question
00:32:52qui va se poser
00:32:53c'est est-ce que finalement
00:32:53les produits
00:32:54qui sont donnés
00:32:55à ces poulets
00:32:56respectent des normes sanitaires
00:32:57ou non
00:32:58je pense que oui
00:32:58après encore une fois
00:33:00c'est une question d'éthique
00:33:01et de choix de consommation
00:33:02mais comme l'a dit Laurence
00:33:02malheureusement
00:33:03parfois les gens font
00:33:04le choix du moins cher
00:33:06un poulet standard
00:33:07en grande surface
00:33:09c'est environ
00:33:10entre 3,50 euros
00:33:12à 4,50 euros
00:33:14le kilo
00:33:15donc un poulet
00:33:16d'un kilo et demi
00:33:17coûte entre 5 et 7 euros
00:33:18le poulet
00:33:19la belle rouge
00:33:20c'est entre
00:33:215,50 et 7,50
00:33:23le kilo
00:33:24et le poulet bio
00:33:25c'est entre 9 et 12 euros
00:33:27le kilo
00:33:27donc c'est vrai que
00:33:28ça coûte
00:33:29ça coûte quand même
00:33:30un peu plus cher
00:33:31mais ce que disait
00:33:32Anthony Samama
00:33:33et peut-être manger moins
00:33:34et un peu mieux
00:33:36en tout cas
00:33:36ça fait débat
00:33:39et je vous conseille
00:33:40de regarder le replay
00:33:41du complément d'enquête
00:33:42effectivement
00:33:42vous ne regarderez plus
00:33:43pour les enfants
00:33:44vous ne pouvez pas supprimer
00:33:45les protéines animales
00:33:46super facilement
00:33:48après on peut faire
00:33:49ces nuggets
00:33:49ça va très vite
00:33:50pour une fois
00:33:52complément d'enquête
00:33:53parler d'autre chose
00:33:53que de l'équipe
00:33:54et de l'écosystème
00:33:55ça fait plus bien
00:33:56à tout de suite
00:33:57sur Sud Radio
00:33:58Sud Radio
00:33:59le 10h midi
00:34:01mettez-vous d'accord
00:34:02Valérie Expert
00:34:03avec vous
00:34:05sur Sud Radio
00:34:06et on continue
00:34:07le tour de table
00:34:08du zapping de Gilles
00:34:09oui alors
00:34:10je voulais savoir
00:34:11s'il y avait des coquins
00:34:11et des coquines
00:34:12autour de la table
00:34:14est-ce que
00:34:15qui connaît Tinder ?
00:34:16est-ce que vous connaissez
00:34:17Tinder ?
00:34:18on connaît de noms
00:34:20sans forcément
00:34:21utiliser
00:34:22je sens qu'il y en a
00:34:24qui se sont connectés
00:34:25sur Tinder
00:34:26alors mais c'est pas
00:34:27de Tinder
00:34:28enfin c'est indirectement
00:34:29de Tinder
00:34:30dont je vais vous parler
00:34:30c'est donc pour nos éditeurs
00:34:33qui ne connaissent pas
00:34:33un site de rencontre
00:34:34sur lequel on swipe
00:34:35les différents profils
00:34:38je me pose
00:34:38peut-être
00:34:38mais voilà exactement
00:34:40mais vous risquez
00:34:41d'être surpris
00:34:42car parfois
00:34:43entre les visages
00:34:44de votre futur bien-aimé
00:34:45il va y avoir
00:34:46une pub
00:34:46pour les municipales
00:34:48et c'est
00:34:49le gouvernement
00:34:51pourquoi vous avez l'air
00:34:52et tout
00:34:52il est communiqué
00:34:54en politique
00:34:55donc ça l'interpelle
00:34:56c'est le gouvernement
00:34:58qui a fait un accord
00:35:00avec Tinder
00:35:02reportage sur téléphone
00:35:03depuis hier
00:35:05en ouvrant Tinder
00:35:06vous pouvez désormais
00:35:07tomber sur ce genre
00:35:08de messages
00:35:09des affiches colorées
00:35:10reprenant un langage
00:35:12à destination
00:35:12des jeunes générations
00:35:13l'application de rencontres
00:35:15s'est associée
00:35:16au gouvernement
00:35:16avec un but
00:35:17sensibiliser les jeunes électeurs
00:35:19aux élections municipales
00:35:20en mars prochain
00:35:21l'idée vous surprend
00:35:23c'est pas forcément
00:35:24le genre de message
00:35:24que les personnes vont aller chercher
00:35:25sur des sites comme ça
00:35:27je trouve ça intéressant
00:35:28vu que c'est une plateforme
00:35:29que tout le monde utilise
00:35:29et donc c'est toujours
00:35:30bon à savoir
00:35:31c'est une information utile
00:35:32une campagne d'information
00:35:34intégrée directement
00:35:35dans Tinder
00:35:36plus de 60%
00:35:37des utilisateurs
00:35:38de l'application
00:35:39ont entre 18 et 30 ans
00:35:41et c'est justement
00:35:42cette tranche d'âge
00:35:43qui représente
00:35:43le taux le plus élevé
00:35:44d'abstention systématique
00:35:46lors des dernières élections
00:35:47l'idée c'est pas
00:35:48d'inciter les jeunes
00:35:50à aller voter
00:35:50l'idée c'est de leur dire
00:35:51il y a les élections
00:35:52municipales qui arrivent
00:35:53c'est un temps démocratique
00:35:55qui est fort
00:35:56et que c'est aussi
00:35:56un droit dont ils possèdent
00:35:58pour exprimer leur voix
00:35:59déjà il apprendra
00:36:00à parler français
00:36:01le monsieur
00:36:01ce serait mieux
00:36:02c'est pas trop
00:36:03un droit dont ils procèdent
00:36:05c'est pas français
00:36:07la tâche qui nous incombe
00:36:09et qui nous décombe
00:36:09voilà c'est ça
00:36:10un droit
00:36:11qu'ils possèdent
00:36:12pas dont ils possèdent
00:36:13vous en pensez quoi ?
00:36:15je suis effrayé en fait
00:36:18c'est génial
00:36:21moi je trouve ça formidable
00:36:22d'aller donner de l'information
00:36:24pour mobiliser les gens
00:36:25partout où ils sont
00:36:26ça peut être sur Tinder
00:36:27ça peut être partout
00:36:28mais pourquoi pas
00:36:29ça n'a rien à voir
00:36:30déjà les appeler de rencontres
00:36:31c'est pas tabou
00:36:32moi j'y suis pas
00:36:33pas par une question morale
00:36:34c'est parce que
00:36:35comme mon visage est connu
00:36:36j'aurais l'air un peu bête
00:36:37donc je ne pourrais pas
00:36:38me permettre d'y être
00:36:39mais ce que je veux dire
00:36:40c'est que c'est super
00:36:41les gens se rencontrent
00:36:42ça crée des histoires d'amour
00:36:43des rencontres
00:36:44on dirait qu'on parle du diable
00:36:46c'est un endroit
00:36:47qui crée du flux
00:36:49de la dynamique
00:36:50disons aux gens
00:36:51mobilisez-vous
00:36:53pour votre devoir
00:36:54de citoyen
00:36:54de voter
00:36:55pourquoi pas Tinder
00:36:56et c'est le biais sociologique
00:36:58qui me dit
00:36:58alors qu'en dit
00:36:59le politique que vous êtes
00:37:01Anthony Samama
00:37:01moi je suis d'accord
00:37:02avec Laurence Saillet
00:37:03je pense qu'effectivement
00:37:03il faut aller chercher
00:37:04les jeunes là où ils sont
00:37:05on peut soit
00:37:06rester pleurniché
00:37:08en disant que les jeunes
00:37:09ne votent plus
00:37:10et rester les bras croisés
00:37:12soit essayer de trouver
00:37:12des solutions
00:37:13novatrices
00:37:14clivantes
00:37:15originales
00:37:16modernes
00:37:17pour essayer d'aller
00:37:17parler aux jeunes
00:37:18là où ils sont
00:37:19hier c'était la télévision
00:37:21puis les réseaux sociaux
00:37:22aujourd'hui c'est les applications
00:37:23de rencontres
00:37:24comme Tinder
00:37:25je crois que c'est
00:37:26le sens de l'histoire
00:37:27et que toute bonne action
00:37:28permettant de parler aux jeunes
00:37:30et notamment de les sensibiliser
00:37:32sur le vote
00:37:33et d'ailleurs
00:37:33cette campagne fait le buzz
00:37:34puisqu'on en parle
00:37:35ça nous permet de rappeler
00:37:36que les élections municipales
00:37:37sont le 15 et 22 mars prochains
00:37:39que les gens doivent s'inscrire
00:37:40sur les listes électorales
00:37:41s'ils ont déménagé entre temps
00:37:42que les commerçants
00:37:43et les professions libérales
00:37:44peuvent voter là où ils travaillent
00:37:46tout ça c'est des messages
00:37:47qu'on passe grâce à cette opération
00:37:48de buzz ou de communication
00:37:50donc en effet
00:37:51moi je soutiens pleinement
00:37:52cette démarche du gouvernement
00:37:52de droite et parler du sens de l'histoire
00:37:54je vous félicite
00:37:54j'ai ramené
00:37:55bon c'est pas grave
00:37:56mais c'est pas trop une
00:37:59c'est pas vraiment une conception
00:38:01de droite
00:38:02dans le fait de parler justement
00:38:04de sens
00:38:05non non
00:38:05vous avez parlé du sens de l'histoire
00:38:07la sémantique
00:38:09c'est pour ça je trouve
00:38:11mais sur cette campagne
00:38:12ça vous choque ?
00:38:13oui ça me choque
00:38:13je pense que le politique
00:38:15il n'a pas à s'adapter
00:38:18à ce genre de moyens de communication
00:38:20parce que que les moyens de communication
00:38:22soient utilisés par le politique
00:38:24j'ai pas de problème
00:38:25d'aller s'installer
00:38:27dans ce genre de
00:38:29de comment dire
00:38:30de format
00:38:31ça me pose problème
00:38:32je préférerais que le politique
00:38:33aille plutôt parler
00:38:34véritablement aux citoyens
00:38:37c'est à dire qu'il y a
00:38:37une désincarnation de la politique
00:38:38quand vous êtes sur un
00:38:39vous avez un message
00:38:40mais là c'est pas des politiques
00:38:40qui font des messages
00:38:41c'est l'Etat qui dit aux gens
00:38:42d'aller voter
00:38:43c'est ça
00:38:43moi je pense qu'en vérité
00:38:44la faiblesse du politique
00:38:46la crise du politique
00:38:48c'est qu'on a détruit
00:38:49les partis politiques
00:38:50on a détruit
00:38:51les solidarités sociales
00:38:53et la sociabilité
00:38:54que créent les partis
00:38:55aujourd'hui les gens
00:38:56ne se réunissent plus
00:38:56en section
00:38:57ils n'adhèrent plus
00:38:58aux partis politiques
00:38:59regardez la faiblesse
00:39:00d'adhésion des partis politiques
00:39:01donc vous voulez
00:39:01qu'il y ait que les personnes
00:39:02plus âgées qui votent
00:39:04et comme ça
00:39:04on continuera à faire
00:39:05des politiques économiques
00:39:06qui ne protègent pas les jeunes
00:39:07parce que les jeunes
00:39:08ne vont pas aux urnes
00:39:10donc on continuera
00:39:11à payer la retraite
00:39:11et on donnera
00:39:12des mouvements de jeunesse
00:39:13extrêmement puissants
00:39:14aujourd'hui
00:39:15c'est plus le cas
00:39:16ils sont moins politisés
00:39:18ça les intéresse pas
00:39:19ils sont plus sur Tinder
00:39:23ou sur d'autres applications
00:39:25que dans des réunions
00:39:26il est jaloux
00:39:28parce qu'il ne peut pas y aller
00:39:28Benjamin
00:39:30un auditeur me dit
00:39:32un auditeur me dit
00:39:36adopte un maire
00:39:38il aurait dû faire une campagne
00:39:40plutôt adopte un maire
00:39:41parce qu'il ne connait pas
00:39:42adopte un mec
00:39:43bien sûr que si
00:39:44tout le monde connait
00:39:45c'est pareil
00:39:46alors Benjamin
00:39:47moi j'ai envie de dire
00:39:49pourquoi pas
00:39:49je serais moins puritain
00:39:50qu'Arnaud
00:39:51je pense effectivement
00:39:52c'est un bon média
00:39:54ça touche la cible
00:39:56effectivement
00:39:57de ceux qui votent le moins
00:39:58donc moi je dis
00:39:58pourquoi pas
00:39:59et puis juste pour la petite
00:40:00blagounette
00:40:01pour ceux qui se prennent
00:40:02des râteaux sur Tinder
00:40:03on attend la pub
00:40:03engagez-vous
00:40:04pour le service militaire
00:40:05ça va falloir
00:40:06exactement
00:40:07bravo
00:40:07ça c'est drôle
00:40:08alors moi ça ne s'adresse pas
00:40:09du tout à moi
00:40:10parce que ça dit
00:40:10éviter le goumin post-élection
00:40:12vous savez ce que ça veut dire
00:40:13le goumin ?
00:40:14non
00:40:14ça veut dire une peine de coeur
00:40:16c'est ce qu'Anthony
00:40:17qui est plus jeune que nous
00:40:18connaît
00:40:19ça désigne un chagrin d'amour
00:40:20et puis il y a aussi
00:40:21une des affiches
00:40:22qui dit
00:40:22le printemps arrive
00:40:23la boulangerie est ouverte
00:40:24les bureaux de vote aussi
00:40:25allons voter
00:40:26pourquoi ?
00:40:27est-ce que vous avez la ref ?
00:40:28moi je sais
00:40:28j'ai la ref
00:40:29c'est quoi ?
00:40:30c'est parce que quand
00:40:31il y a un bel homme
00:40:33on dit un pain
00:40:34voilà
00:40:34bravo
00:40:35attendez
00:40:36voilà
00:40:36le pain voulant dire
00:40:38avoir un crush
00:40:39on va trouver l'experte
00:40:40voilà
00:40:41le pain c'est la nutrition
00:40:44donc ça s'adresse effectivement
00:40:46c'est une campagne
00:40:47moi j'ai des filles
00:40:49enfin j'ai une fille
00:40:49qui a 22 ans
00:40:50donc ça me permet
00:40:51de rester un peu
00:40:52dans les codes
00:40:53et dans les références
00:40:54dans le parler urbain
00:40:56week-end avec ton crush
00:40:57le 15 ou le 22 mars
00:40:59le 22 mars
00:41:00évite le goût main
00:41:01post-élection
00:41:02donc ça va être des petits messages
00:41:03c'est génial
00:41:04je trouve ça formidable
00:41:05Gilles
00:41:06un dernier son
00:41:07un dernier son du vendredi
00:41:09voilà
00:41:10je voulais finir ma chronique
00:41:11avec un petit peu d'humour
00:41:13mais c'est aussi important
00:41:14si vous êtes en vacances
00:41:16durant le mois de février
00:41:18et que vous allez skier
00:41:19et bien durant la montée
00:41:21dans votre télésiège
00:41:22de 20 à 25 minutes
00:41:24et bien si vous en profitiez
00:41:26pour vous confesser
00:41:27il y a un prêtre
00:41:29ah oui c'est ça
00:41:29c'est ça
00:41:31c'est ça
00:41:32c'est ça
00:41:32c'est ça
00:41:32il y a un prêtre
00:41:33il y a un prêtre
00:41:35qui vous confesse
00:41:36sur le télésiège
00:41:37petit reportage
00:41:39la confession télésiège
00:41:42c'est de se dire
00:41:43et bien
00:41:43il y a le fun du télésiège
00:41:45le fun de la neige
00:41:46on a vraiment la chance
00:41:47d'avoir tout ça
00:41:47à portée de main
00:41:48et puis
00:41:49et puis il y a notre petit coeur
00:41:51qui vient là-dedans
00:41:51et quelquefois
00:41:52le petit coeur
00:41:53il est un peu blessé
00:41:53il est un peu torturé
00:41:55voilà on prend le temps
00:41:56de se dire
00:41:56ça c'est dommage
00:41:57et en même temps
00:41:59et bien
00:41:59la vie continue
00:42:01et le seigneur me relève
00:42:02et je crois en son pardon
00:42:03en sa miséricorde
00:42:04et hop on y retourne
00:42:056-7 minutes
00:42:06de confession
00:42:07ça paraît court
00:42:08mais du coup
00:42:09on va droit à l'essentiel
00:42:09c'est à dire que
00:42:11tes emmerdes avec ta voiture
00:42:12et que tu as juré
00:42:13trois fois de suite
00:42:14ça ne m'intéresse pas
00:42:15on va à l'essentiel
00:42:16tout de suite
00:42:16et ton relation
00:42:17ta relation professionnelle
00:42:19ton relation avec tes parents
00:42:20avec tes enfants
00:42:21ça on y va tout de suite
00:42:22et si il y a besoin
00:42:24on retourne
00:42:25moi qui suis chrétien
00:42:26je trouve ça
00:42:27plutôt pas mal
00:42:28de pouvoir aller
00:42:29se confesser
00:42:30et de parler directement
00:42:32alors je ne sais pas
00:42:33comment ça se déroule
00:42:34exactement
00:42:35merci j'avais compris
00:42:38mais est-ce que c'est le prêtre
00:42:39qui est là
00:42:40et il attend que les gens viennent
00:42:40ce que vous avez entendu
00:42:41c'est le prêtre
00:42:42qui a l'air très sympathique
00:42:43et je trouve ça très sympa
00:42:44sauf que
00:42:45pardon de le dire
00:42:46et je ne vais pas être
00:42:47pour la laïcard du moment
00:42:49mais pour moi
00:42:51la religion
00:42:51c'est chez soi
00:42:55et dans les lieux de culte
00:42:56dans les lieux de culte
00:42:58parce qu'après
00:42:59il ne faudra pas venir se plaindre
00:43:00si on a des imams
00:43:02qui font la même chose
00:43:04etc etc
00:43:05je pense que la religion
00:43:06a beaucoup trop de place
00:43:07dans la société
00:43:07dans le débat politique
00:43:08et que c'est problématique
00:43:10donc si on commence
00:43:13à faire passer
00:43:14des messages religieux
00:43:15dans des endroits
00:43:16où les gens ne les sollicitent pas
00:43:18à moins que les gens
00:43:19sollicitent
00:43:20et concernant la confession
00:43:22je dirais encore une dernière chose
00:43:23où tout le monde
00:43:24va me détester encore
00:43:25pour tous ceux
00:43:25qui font n'importe quoi
00:43:26dans leur vie
00:43:27et qui vont se donner
00:43:28bonne conscience
00:43:28en allant se confesser
00:43:29je trouve ça un peu toujours
00:43:31aussi très limite
00:43:33je suis assez sceptique
00:43:34moi aussi
00:43:34je suis assez sceptique
00:43:36parce que d'abord
00:43:37c'est un acte
00:43:38qui est très personnel
00:43:38c'est un acte
00:43:42qui est très personnel
00:43:42et il faut que ce soit
00:43:43une démarche personnelle
00:43:45réfléchie
00:43:46solennelle
00:43:47avec une forme de sacralité
00:43:49en fait
00:43:49lorsqu'on va à l'église
00:43:50et lorsqu'on va au confessionnal
00:43:51ça ne doit pas être
00:43:52quelque chose
00:43:53qu'on trouve au coin de la rue
00:43:54en prenant le télésiège
00:43:5630 secondes
00:43:56entre deux pistes de ski
00:43:58c'est pas l'image
00:43:59que je me fais
00:43:59d'un acte aussi profond
00:44:01réfléchie
00:44:02mûrie
00:44:03et sacrée
00:44:04que doit être
00:44:05la confession
00:44:05oui mais les personnes
00:44:06vont de moins en moins
00:44:07à l'église
00:44:08donc
00:44:08c'est ça
00:44:09mais c'est pareil
00:44:09c'est du prosélytisme religieux
00:44:12il faut aller voter
00:44:13ils sont occupés
00:44:15donc ils vont sur un télésiège
00:44:16comme ça
00:44:16ils ont une confession
00:44:18j'ai hâte
00:44:22Benjamin il est désespéré
00:44:23Benjamin Cochin
00:44:24je suis assez désespéré
00:44:25mais je retiendrai surtout
00:44:26l'argument de Laurence
00:44:27qui a parfaitement raison
00:44:27à partir du moment
00:44:28où un prêtre le fait
00:44:29attention aux principes
00:44:30de laïcité
00:44:31et ça risque de déborder
00:44:32et moi j'ai aucune envie
00:44:33de voir un imam
00:44:34un prêtre
00:44:35ou un rabbin
00:44:37sur un télésiège
00:44:38c'est le début
00:44:39d'une histoire drôle
00:44:39au sommet des montagnes
00:44:40on se rapproche du seigneur
00:44:42je pense pas que ça soit
00:44:42l'endroit idéal
00:44:43et Thomas qui nous disait
00:44:45adopte un maire
00:44:46nous dit cette fois-ci
00:44:46qu'on fesse sur tire-fesse
00:44:48bravo Thomas
00:44:48bravo
00:44:48on se retrouve lundi
00:44:51en ce qui me concerne
00:44:52d'accord et nous on continue
00:44:53nos débats
00:44:53on va parler
00:44:54de ces françaises
00:44:56une étude CSA
00:44:57qui nous apprend
00:44:57que près d'un quart
00:44:58des français déclarent
00:44:59être à découvert
00:45:00sur leur compte
00:45:01presque tous les mois
00:45:02et ce dès le 18 du mois
00:45:040 826 300 300
00:45:06appelez-nous
00:45:06pour témoigner
00:45:07pour nous dire
00:45:08comment vous gérez
00:45:08votre budget
00:45:09tout de suite
00:45:10Sud Radio
00:45:11mettez-vous d'accord
00:45:12Valérie Expert
00:45:13Et on est avec vous
00:45:15sur Sud Radio
00:45:16pour commenter l'actualité
00:45:17vous savez
00:45:18vous avez la parole
00:45:19sur Sud Radio
00:45:190 826 300 300
00:45:21un quart des français
00:45:23est à découvert
00:45:23le 18 du mois
00:45:25c'est ce que nous révèle
00:45:26une enquête
00:45:27de l'institut
00:45:29CSA Research
00:45:30on en parle ce matin
00:45:32avec Laurence Sayet
00:45:33chroniqueuse politique
00:45:34ancienne députée européenne
00:45:35Arnaud Stéphan
00:45:36fondateur
00:45:36de l'agence
00:45:37La Note de Com
00:45:38Benjamin Cochy
00:45:39chef d'entreprise
00:45:40et Anthony Samama
00:45:42pardon
00:45:42maire adjoint
00:45:43du 15e arrondissement
00:45:45de Paris
00:45:45on va parler également
00:45:47du budget avec vous
00:45:47Laurence Sayet
00:45:48ce budget invotable
00:45:50ça suffit maintenant
00:45:52disent un certain nombre
00:45:54de patrons
00:45:54et de français également
00:45:56on va en reparler
00:45:57et puis la condamnation
00:45:58de Jean-Marc Morandini
00:45:59Canal Plus
00:46:00assume complètement
00:46:01de garder l'animateur
00:46:02sur CNews
00:46:030 826 300 300
00:46:05ce chiffre
00:46:06assez sidérant
00:46:09un quart des français
00:46:10donc
00:46:11est à découvert
00:46:13le 18 du mois
00:46:14c'est un chiffre
00:46:15qui augmente
00:46:16chez les 25-34 ans
00:46:1742%
00:46:18c'est une augmentation
00:46:19de 7 points
00:46:21en un an
00:46:22même tendance
00:46:23un petit peu plus faible
00:46:24pour les 18-24 ans
00:46:26c'est vrai qu'ils travaillent
00:46:27peut-être
00:46:28ils suivent des études
00:46:29mais visiblement
00:46:31aujourd'hui
00:46:32c'est une
00:46:32la palissade
00:46:33une banalité
00:46:34que de le dire
00:46:35les salaires
00:46:35ne suivent plus
00:46:36Benjamin Cochy
00:46:37la vie est chère
00:46:39et les salaires
00:46:40ne sont pas
00:46:41alors évidemment
00:46:41il y a des disparités
00:46:42en fonction des régions
00:46:43quand on
00:46:44quand on vit dans
00:46:45les grandes villes
00:46:45c'est souvent plus cher
00:46:46de se loger
00:46:47plus cher de se nourrir
00:46:48néanmoins
00:46:49les français
00:46:51ont du mal
00:46:51à boucler les fins de mois
00:46:52oui ils ont du mal
00:46:54à boucler les fins de mois
00:46:55vous avez pointé du doigt
00:46:56Valérie
00:46:58le véritable sujet
00:46:59c'est que le travail
00:47:00ne paye plus assez
00:47:02par rapport aux charges
00:47:03qu'aujourd'hui
00:47:03les français doivent assumer
00:47:05entre l'inflation
00:47:06sur les matières
00:47:08nécessaires pour s'alimenter
00:47:10sur l'alimentation
00:47:11des nouvelles charges
00:47:13celles du numérique
00:47:14les abonnements téléphoniques
00:47:15Netflix
00:47:16et internet
00:47:17qui sont aujourd'hui
00:47:17j'ai envie de dire
00:47:18des charges captives
00:47:19le pouvoir d'achat
00:47:20des français
00:47:21ne s'est pas accru
00:47:22autant que le montant
00:47:24des charges
00:47:25que ce soit l'électricité
00:47:26ou d'autres
00:47:27donc aujourd'hui
00:47:28malheureusement
00:47:30tant que nos gouvernants
00:47:32et nos parlementaires
00:47:33ne prendront pas
00:47:34la décision
00:47:34de taper
00:47:35dans la butte
00:47:37des dépenses publiques
00:47:38pour soulager
00:47:39les charges
00:47:41qui pèsent
00:47:42sur le travail
00:47:42tant du côté
00:47:43des employeurs
00:47:44que des salariés
00:47:46nous ne nous en sortirons pas
00:47:47aujourd'hui
00:47:48nous arrivons
00:47:49à des points de bascule
00:47:51où finalement
00:47:51ne pas travailler
00:47:53revient à obtenir
00:47:54un meilleur pouvoir d'achat
00:47:56que celui qui travaille
00:47:57je ne vous parle pas
00:47:58de revenus
00:47:59mais je vous parle
00:47:59de pouvoir d'achat
00:48:00donc nous sommes
00:48:01dans un système
00:48:03pernicieux
00:48:04dans une spirale infernale
00:48:05où des gens
00:48:06qui malgré
00:48:07le fait de se lever
00:48:08tous les matins
00:48:09de prendre sa voiture
00:48:10en périphérie toulousaine
00:48:11pour aller travailler
00:48:12faire quelques dizaines
00:48:13de kilomètres
00:48:14parfois pour jobber
00:48:15et finalement
00:48:15se retrouver
00:48:16avec un pouvoir d'achat
00:48:17moins important
00:48:18que son voisin
00:48:19qui lui est en recherche
00:48:19d'emploi
00:48:20je ne stigmatise pas
00:48:21celui qui est en recherche
00:48:22d'emploi
00:48:22je stigmatise le système
00:48:24qui rend aujourd'hui
00:48:25démotivant
00:48:26de se lever le matin
00:48:27dans l'étude
00:48:29celui qui a fait l'étude
00:48:31dit
00:48:31les français ont pris
00:48:32l'habitude
00:48:32de faire avec moins
00:48:33et de gérer
00:48:35leurs dépenses
00:48:35au plus près
00:48:36les français disent
00:48:38avoir un peu moins
00:48:38ressenti les effets
00:48:39de l'inflation
00:48:40notamment sur les prix
00:48:41de l'alimentation
00:48:42mais néanmoins
00:48:43ils se sont adaptés
00:48:45à cette situation
00:48:47si je peux me permettre
00:48:48Valérie
00:48:48oui Benjamin
00:48:49si je peux me permettre
00:48:50Valérie
00:48:50par rapport à cette situation
00:48:51quand on regarde
00:48:52un petit peu
00:48:52les taux de croissance
00:48:53des supermarchés
00:48:55sur le dernier trimestre
00:48:562025
00:48:56c'est plutôt intéressant
00:48:57on va dire
00:48:58qu'en termes de valeur
00:49:00on reste sur les mêmes montants
00:49:02d'accord
00:49:03mais en revanche
00:49:04on distingue
00:49:05une consommation
00:49:06beaucoup plus accrue
00:49:07des marques distributeurs
00:49:08et des premiers prix
00:49:09au détriment
00:49:10des marques classiques
00:49:11dans la grande distribution
00:49:12donc il y a des arbitrages
00:49:13qui se font
00:49:14effectivement
00:49:15ils ne ressentent pas
00:49:16forcément l'inflation
00:49:17parce que
00:49:17les français vont
00:49:18majoritairement
00:49:19se réfugier
00:49:20sur des produits
00:49:20d'entrée de gamme
00:49:21ou modifier
00:49:22leur comportement
00:49:23d'alimentation
00:49:24en supprimant la viande
00:49:25et en allant compenser
00:49:26par de la protéine
00:49:27issue des oeufs
00:49:28avant la boîte de thon
00:49:29c'était pas cher
00:49:30la boîte de thon
00:49:30a doublé
00:49:31maintenant il n'y a plus
00:49:32que les oeufs
00:49:32mais il y a une modification
00:49:34de la consommation alimentaire
00:49:35aussi
00:49:35qui peut être dangereuse
00:49:37sur la santé
00:49:39de nos concitoyens
00:49:40christian est en ligne
00:49:41bonjour christian
00:49:42vous nous appelez
00:49:43d'anglet
00:49:43est-ce que
00:49:45bonjour
00:49:46est-ce que c'est
00:49:47votre cas
00:49:48est-ce que vous avez
00:49:49adapté
00:49:50aujourd'hui
00:49:51vos dépenses
00:49:52à vos revenus
00:49:53de façon
00:49:54différente
00:49:55de ce que vous aviez
00:49:56pu faire
00:49:56par le passé
00:49:57bah oui
00:49:58évidemment
00:49:59moi
00:50:00aujourd'hui
00:50:01je touche
00:50:01à peu près
00:50:02six à sept fois
00:50:03moins
00:50:04que ce que je
00:50:05touchais
00:50:05quand je gagnais
00:50:06quand je travaillais
00:50:07d'accord
00:50:08donc aujourd'hui
00:50:09j'ai une retraite
00:50:10de 1400 euros
00:50:11je vais pas vous le cacher
00:50:12je suis à la retraite
00:50:13et il me reste
00:50:14quand j'ai tout payé
00:50:15il me reste 200 euros
00:50:17pour manger
00:50:17c'est-à-dire qu'il faut pas
00:50:19qu'il m'arrive
00:50:19le moment de changer
00:50:20des pneus
00:50:21une réparation véhicule
00:50:23ou des médicaments
00:50:24que je dois payer
00:50:25de ma poche
00:50:26voilà
00:50:26donc
00:50:27banchot des repas
00:50:29on va
00:50:30dans
00:50:31on achète
00:50:33dans certains magasins
00:50:34des cajots
00:50:35qui sont à la sortie
00:50:36pour 1 euro
00:50:362 euros
00:50:37en fait on n'a pas
00:50:38une vie extraordinaire
00:50:39pour avoir travaillé
00:50:40toute sa vie
00:50:41donc
00:50:42et encore
00:50:44je suis encore
00:50:45il paraît
00:50:46dans la moyenne
00:50:47moi je connais
00:50:49des femmes
00:50:50autour de moi
00:50:51au club
00:50:51où je vais
00:50:52qui ont élevé
00:50:52des enfants
00:50:53et qui ont
00:50:54620 euros
00:50:56de retraite
00:50:57donc
00:50:58les français
00:50:59aujourd'hui
00:51:00et beaucoup
00:51:01et ça on n'en parle
00:51:02pas suffisamment
00:51:02ont faim
00:51:03on a faim
00:51:05il faut être honnête
00:51:06on ne peut pas
00:51:07se payer
00:51:07on entend
00:51:08vous voyez regardez
00:51:09je vais vous donner
00:51:09un exemple
00:51:10en ce moment
00:51:10on entend
00:51:12les agriculteurs
00:51:12il faut manger
00:51:13français
00:51:13il faut arrêter
00:51:15de manger
00:51:15les produits
00:51:16qui arrivent
00:51:16de l'extérieur
00:51:17et tout ça
00:51:18d'accord
00:51:18moi je suis d'accord
00:51:19c'est normal
00:51:21on doit aider
00:51:21nos mecs
00:51:22comment je fais
00:51:22pour les aider
00:51:23moi
00:51:23dites moi
00:51:24comment je fais
00:51:25avec quel argent
00:51:27je vais faire vivre
00:51:28moi les agriculteurs
00:51:29en France
00:51:30et suis-je tout seul
00:51:32dans ce
00:51:33non
00:51:34et le pire
00:51:35de tout ça
00:51:36aujourd'hui
00:51:38on en parle
00:51:38mais moi
00:51:39je vous ai déjà eu
00:51:40il y a quelques années
00:51:40en arrière
00:51:41et de reprise
00:51:42où on parle toujours
00:51:43de la même chose
00:51:44moi ça fait 10 ans
00:51:45que je suis
00:51:46en retraite
00:51:48ma retraite
00:51:49a augmenté
00:51:50de 40 euros
00:51:51et depuis 10 ans
00:51:53vous avez changé
00:51:54de comportement
00:51:55vous avez remarqué
00:51:57que la vie
00:51:57avait augmenté
00:51:59vous avez changé
00:52:00adapté votre comportement
00:52:01à ce qui se passe
00:52:02bien sûr
00:52:03regardez
00:52:04je ne peux pas
00:52:05mâcher des fruits
00:52:05tous les jours
00:52:06je ne peux pas
00:52:07moi les fruits
00:52:08c'est cher
00:52:09aujourd'hui
00:52:09c'est minimum
00:52:10le kilo à 5 balles
00:52:12en gros
00:52:13moi je ne peux pas
00:52:15moi je ne peux pas
00:52:16me donner le droit
00:52:17de ça
00:52:18vous voyez
00:52:18je dois
00:52:19acheter
00:52:20dans des fameux rayons
00:52:22aujourd'hui
00:52:23qu'on a fabriqué
00:52:24pour les pauvres
00:52:24excusez-moi le terme
00:52:25dans les grandes surfaces
00:52:27il y a des endroits
00:52:28où on doit nous aller
00:52:29et d'autres endroits
00:52:30où on ne peut pas aller
00:52:31c'est passé devant
00:52:33pardon
00:52:34non non mais merci
00:52:35de votre témoignage
00:52:36Christian
00:52:37qui est très sûrement
00:52:39enfin qui est représentatif
00:52:41de beaucoup
00:52:42de français
00:52:43de français
00:52:44aujourd'hui
00:52:44je voyais
00:52:45Laurence
00:52:45ça y est
00:52:46réagir
00:52:47c'est effectivement
00:52:49c'est la réalité
00:52:50il faut dire
00:52:50la vérité
00:52:51c'est que la France
00:52:52permet à certains
00:52:53de ne pas travailler
00:52:54tout en les payant
00:52:55des gens qui peuvent
00:52:56travailler
00:52:57qui choisissent
00:52:58de ne pas travailler
00:52:59qui vont toucher
00:53:00le RSA
00:53:00qui se maintiennent
00:53:02dans l'assistanat
00:53:04mais on ne dit rien
00:53:05on laisse faire
00:53:06la France accueille
00:53:07énormément d'immigration
00:53:08qui coûte très cher
00:53:11chaque place
00:53:12en centre de rétention
00:53:14administrative
00:53:14ça avait été évalué
00:53:16à presque 600 euros
00:53:17par jour
00:53:18d'accord
00:53:19la France accueille
00:53:21une immigration
00:53:22qu'elle loge
00:53:22une immigration irrégulière
00:53:24qu'on loge
00:53:25à l'hôtel
00:53:25la France paye
00:53:27pardon
00:53:29l'argent public
00:53:30est géré
00:53:31de manière
00:53:31totalement dispendieuse
00:53:33avec des dépenses
00:53:34tout le temps
00:53:35on dit qu'on va réduire
00:53:35la dépense publique
00:53:36on ne le fait
00:53:37jamais
00:53:38et bien du coup
00:53:39la France taxe
00:53:40et elle taxe
00:53:41le travail
00:53:42c'est à dire que
00:53:43quand vous avez
00:53:44votre salaire brut
00:53:44et votre salaire net
00:53:45la différence est telle
00:53:46que c'est vraiment
00:53:47on est champion du monde
00:53:48aussi là dessus
00:53:49donc c'est même pas
00:53:50le problème
00:53:50des entreprises
00:53:51qui payent pas assez
00:53:52c'est que les charges
00:53:53sont tellement importantes
00:53:54que le net est si bas
00:53:56par rapport au brut
00:53:56qu'on en arrive
00:53:57à des pouvoirs d'achat
00:53:59qui sont très bas
00:53:59donc tant qu'on ne changera pas
00:54:01fondamentalement
00:54:02le système
00:54:03si vous voulez
00:54:04de dépenses publiques
00:54:05et aussi
00:54:07qu'on ne reparlera plus
00:54:08parce que plus personne
00:54:09parle d'immigration
00:54:10dans ce budget
00:54:11économie sur l'immigration
00:54:12dans le budget
00:54:13zéro euro
00:54:14est-ce que vous pensez
00:54:15que des gens
00:54:16qui vivent
00:54:16avec 600 euros par mois
00:54:18à la retraite
00:54:18qu'ont élevé des enfants
00:54:19ils vont pas aller voter
00:54:20Rassemblement National
00:54:21c'est tout
00:54:23enfin je veux dire
00:54:24un budget
00:54:24où on ne parle pas
00:54:25d'immigration
00:54:26ça coûte de l'argent
00:54:27ou pas l'immigration
00:54:28est-ce qu'on va réduire
00:54:28le budget ou pas
00:54:29non personne n'en parle
00:54:30c'est redevenu tabou
00:54:31continuons avec les tabous
00:54:33et les gens
00:54:34iront voter
00:54:34Rassemblement National
00:54:35parce qu'ils vont être
00:54:36en colère
00:54:36Rassemblement National
00:54:37qui n'apportera peut-être
00:54:38même pas les réponses
00:54:39nécessaires
00:54:39ce qui est fou
00:54:40c'est que les gens
00:54:41se retrouvent aussi
00:54:41dans cette situation
00:54:42de découvert
00:54:46parce que c'était ça
00:54:46le sujet
00:54:47de découvert
00:54:48puis évidemment
00:54:49d'avoir des gros problèmes
00:54:50de pouvoir d'achat
00:54:51c'est d'autant plus choquant
00:54:53qu'il y a eu un document
00:54:54un documentaire
00:54:55qui est sorti
00:54:57il n'y a pas longtemps
00:54:57c'est en 1966
00:55:01ou 67
00:55:02la France
00:55:03a été considérée
00:55:04comme la deuxième
00:55:05puissance du monde
00:55:06voilà
00:55:06donc nous sommes passés
00:55:07de la deuxième puissance
00:55:08du monde
00:55:09à un pays
00:55:10où les retraités
00:55:11sont obligés
00:55:11d'aller dans des rayons
00:55:13pour aller se nourrir
00:55:14avec les régatons
00:55:15les fruits moches
00:55:16et ceux qui sont un peu
00:55:17en fin de vie
00:55:20vous avez des couples
00:55:22qui n'arrivent plus
00:55:23à se loger
00:55:23qui sont obligés
00:55:24de faire une heure et demie
00:55:25de transport
00:55:25pour aller travailler
00:55:26parce que sinon
00:55:27ils ne trouvent pas
00:55:27un appartement
00:55:29en centre-ville
00:55:29des mamans seules
00:55:30qui travaillent
00:55:31et qui vont au reste du coeur
00:55:32des mamans seules
00:55:32qui travaillent
00:55:33une comment ça s'appelle
00:55:34l'impossibilité
00:55:36de pouvoir sécuriser
00:55:39le fait d'avoir des enfants
00:55:40et pas un ou deux
00:55:42mais peut-être plus
00:55:43ils ne peuvent pas le faire
00:55:44parce que
00:55:45pour les mêmes raisons
00:55:46vous n'avez pas fait revenir
00:55:47un enfant
00:55:48vous avez déjà du mal
00:55:49à faire nourrir
00:55:49le couple
00:55:51ou un des enfants
00:55:52puis avoir une nounou
00:55:53parce que vous n'êtes pas là
00:55:54toute la journée
00:55:55parce que vous êtes devenu
00:55:56vous êtes devenu aussi
00:55:57le loupin de prolétariat
00:55:58c'est-à-dire qu'on vous fait
00:56:00travailler très loin
00:56:00vous êtes obligés
00:56:01de prendre une nounou
00:56:02et qu'en vérité
00:56:02vous travaillez
00:56:04pour payer quelqu'un d'autre
00:56:06qui va s'occuper
00:56:06de vos enfants
00:56:07parce que votre travail
00:56:07est trop loin
00:56:08on est rentré dans un système
00:56:09de société
00:56:10qui est complètement fou
00:56:11qui est complètement inégalitaire
00:56:13qui est complètement injuste
00:56:15et je pense que les ferments
00:56:16vous le disiez justement
00:56:17les ferments de la radicalité
00:56:20aux deux extrêmes
00:56:22de l'Assemblée nationale
00:56:23que ce soit pour LFI
00:56:24ou que ce soit
00:56:25pour le Rassemblement National
00:56:26c'est justement
00:56:28ce sentiment
00:56:29d'injustice
00:56:30et d'insécurité sociale
00:56:32les gens n'en peuvent plus
00:56:34ils n'en peuvent plus
00:56:35quand vous avez Paris
00:56:36et je parle sous votre contrôle
00:56:38où la ville a acheté
00:56:40des centaines
00:56:42des milliers d'appartements
00:56:43pour y loger
00:56:44des gens
00:56:45qui sont
00:56:46des primo-accédants
00:56:48souvent issus
00:56:49de l'immigration
00:56:49et que donc
00:56:50les classes populaires
00:56:52ou les classes moyennes
00:56:52ne peuvent pas se loger
00:56:54et ne pourront d'autant pas
00:56:55se loger
00:56:55que le logement social
00:56:56est réservé à d'autres
00:56:57vous pouvez couvrir
00:56:58la France
00:56:59de logements sociaux
00:57:00il y aura toujours
00:57:01de nouveaux gens
00:57:02qui arriveront de l'extérieur
00:57:02qui seront prioritaires sur vous
00:57:04et les gens
00:57:05ça les met dans une situation
00:57:06de pauvreté
00:57:07vous imaginez
00:57:08le travailleur pauvre
00:57:09vous travaillez
00:57:11pour être pauvre
00:57:12quelle conception d'esprit
00:57:14complètement folle
00:57:15on va en reparler
00:57:17et vous pouvez évidemment réagir
00:57:19on a des réactions
00:57:19sur le Facebook
00:57:20qui nous disent
00:57:21ça serait bien d'arrêter
00:57:22de rêver
00:57:22que le chômeur
00:57:23gagne mieux sa vie
00:57:24ou du moins
00:57:25un meilleur pouvoir d'achat
00:57:26que le travailleur
00:57:27ça peut être vrai
00:57:27mais moi dans mon cas
00:57:28j'avais un chômage
00:57:29de 1500 euros
00:57:31j'avais perdu absolument
00:57:32toute aide
00:57:32et je peux vous assurer
00:57:34que de retrouver un emploi
00:57:36m'a ouvert de meilleures
00:57:37possibilités
00:57:37en termes de pouvoir d'achat
00:57:39j'étais au chômage
00:57:40parce qu'au traitement
00:57:41avec un chômage
00:57:42à 1500 euros
00:57:43on n'a le droit à rien
00:57:44aujourd'hui il travaille
00:57:45il gagne 1800 euros net
00:57:46et il a 400 euros
00:57:48de primes d'activité
00:57:49il dit bien que ça peut arriver
00:57:51quand bien même
00:57:52ça n'arrive qu'une seule fois
00:57:53c'est déjà une fois de trop
00:57:54c'est pour ça que la droite
00:57:55notamment propose
00:57:56d'avoir une aide unique
00:57:58plafonnée à 70%
00:57:59du salaire du SMIC
00:58:02pour pouvoir s'assurer
00:58:03que dans tous les cas
00:58:04le travail paye plus
00:58:06que l'assistanat
00:58:07ou le chômage
00:58:08le problème clé
00:58:09effectivement
00:58:10sur cette information
00:58:12qu'on voit
00:58:13c'est en effet
00:58:13la différence
00:58:14entre le net et le brut
00:58:15et en France
00:58:15c'est plus malheureusement
00:58:16travailler plus
00:58:17pour gagner plus
00:58:18c'est taxer plus
00:58:19pour dépenser plus
00:58:20et on n'arrivera pas
00:58:21à résoudre fondamentalement
00:58:23ce problème
00:58:23sans remettre à plat
00:58:25totalement notre modèle social
00:58:26et notamment le financement
00:58:27des retraites
00:58:28qui est en grande partie
00:58:30à l'origine
00:58:30de ces coûts là
00:58:31qui représentent
00:58:32près de 50%
00:58:33des coûts du modèle social
00:58:34français
00:58:35il faut revoir tout ça
00:58:36pour pouvoir permettre
00:58:37aux travailleurs
00:58:38de rapprocher
00:58:39leur note du brut
00:58:40on se retrouve
00:58:41dans un instant
00:58:42on va parler du budget
00:58:43le premier ministre
00:58:44doit s'exprimer ce soir
00:58:46ce qu'on vient d'apprendre
00:58:47et puis on parlera
00:58:48du maintien
00:58:50de Jean-Marc Morandini
00:58:51à l'antenne
00:58:52après une condamnation
00:58:53pour corruption
00:58:54de mineurs
00:58:56à tout de suite
00:58:56Sud Radio
00:58:58le 10h midi
00:58:59Sud Radio
00:59:01le 10h midi
00:59:02mettez-vous d'accord
00:59:03Valérie Expert
00:59:04alors dans l'actualité
00:59:06il y a cette confirmation
00:59:08de la cour de cassation
00:59:10de la condamnation
00:59:11de l'animateur
00:59:12de CNews
00:59:13Jean-Marc Morandini
00:59:14à deux ans de prison
00:59:15avec sursis
00:59:15pour corruption de mineurs
00:59:17deux ans avec sursis
00:59:1920 000 euros
00:59:20d'amende
00:59:21la chaîne
00:59:22assume son maintien
00:59:23à l'antenne
00:59:24ça fait
00:59:25beaucoup réagir
00:59:26évidemment
00:59:27il y a
00:59:27le syndicat
00:59:29des employés
00:59:30de Canal Plus
00:59:31qui regrette
00:59:32profondément
00:59:33la décision
00:59:34prise par le groupe
00:59:35ça pose un certain
00:59:36nombre de questions
00:59:37c'est la décision
00:59:38effectivement
00:59:39de la chaîne
00:59:40qui avait pourtant dit
00:59:41qu'une fois
00:59:41qu'il y avait
00:59:42une condamnation définitive
00:59:44ce qui est le cas
00:59:45il ne resterait pas
00:59:46à l'antenne
00:59:47alors il a
00:59:47un de leurs arguments
00:59:49est de dire
00:59:49qu'il va porter plainte
00:59:50qu'il va porter la plainte
00:59:52devant
00:59:52la Cour européenne
00:59:55des droits de l'homme
00:59:56néanmoins
00:59:56ça pose un certain
00:59:58nombre de questions
00:59:59sur ce maintien
01:00:02Benjamin
01:00:02Cochy
01:00:03vous en pensez quoi ?
01:00:05Écoutez
01:00:06Jean-Marc
01:00:06Morandini
01:00:07il a été condamné
01:00:08je crois qu'il faut
01:00:09il faut respecter
01:00:10la décision
01:00:11et j'ai bien regardé
01:00:13avec attention
01:00:13il respecte strictement
01:00:15cette décision
01:00:15maintenant cette décision
01:00:16de justice
01:00:17ne lui interdit pas
01:00:18de travailler
01:00:19je ne voudrais pas
01:00:21qu'on utilise
01:00:23finalement
01:00:23cette condamnation
01:00:24pour l'empêcher
01:00:25de travailler
01:00:26alors j'entends bien
01:00:27cette question de morale
01:00:28finalement par rapport
01:00:29à la justice
01:00:29c'est ça le sujet de fond
01:00:30est-ce que la morale
01:00:32c'est une décision
01:00:33de justice
01:00:33moi j'ai juste envie
01:00:35de vous faire un parallèle
01:00:36parce que pour moi
01:00:37l'affaire est un peu
01:00:38un peu grosse
01:00:38le 29 septembre 2005
01:00:41Marc-Olivier Fogiel
01:00:43est condamné
01:00:44à 5000 euros d'amende
01:00:46pour injure
01:00:46à caractère racial
01:00:47d'accord
01:00:48le 29 septembre 2005
01:00:51Marc-Olivier Fogiel
01:00:52est condamné
01:00:52pour injure
01:00:54à caractère racial
01:00:55depuis 2005
01:00:57M. Fogiel
01:00:57qui est un grand professionnel
01:00:59a tenu
01:01:00d'une main de maître
01:01:01la direction de BFM
01:01:03et s'exprime
01:01:04encore sur RTL
01:01:06me semble-t-il
01:01:06est-ce que ça fait
01:01:07de lui
01:01:08quelqu'un
01:01:08qui a été incapable
01:01:09d'effectuer
01:01:10un véritable travail
01:01:11professionnel
01:01:12pendant 20 ans
01:01:13la réponse est non
01:01:13la différence
01:01:14entre Morandini
01:01:15et Fogiel
01:01:16c'est qu'il y en a un
01:01:16qui travaille sur BFM
01:01:17et qu'il y en a un autre
01:01:18qui travaille sur CNews
01:01:19et moi j'ai l'impression
01:01:20quand même
01:01:20que c'est un peu
01:01:21l'arbre qui cache la forêt
01:01:22et que derrière
01:01:23en fait
01:01:23ce dossier Morandini
01:01:28se cachent aussi
01:01:29des aspirations
01:01:32à taper sur CNews
01:01:33moi je le vois aussi
01:01:33comme ça
01:01:34non mais vous plaisantez
01:01:35enfin vous plaisantez
01:01:36ou quoi
01:01:36on parle de corruption
01:01:36de mineurs
01:01:37de 42 SMS
01:01:39envoyés à un mineur
01:01:40enfin il faut lire
01:01:40le jugement
01:01:41non mais j'entends
01:01:42mais j'entends
01:01:42et juste pour rappel
01:01:44juste pour rappel
01:01:44Marc-Olivier Fogiel
01:01:45a été condamné
01:01:46si vous êtes tout à fait honnête
01:01:47dans le cadre
01:01:48de l'affaire Dieudonné
01:01:49de son émission
01:01:52donc c'est pas lui
01:01:52personnellement
01:01:53qui a prononcé
01:01:54des
01:01:55dans l'affaire Fogiel
01:01:58c'est un SMS
01:01:59qui a été écrit
01:02:00et diffusé
01:02:01mais
01:02:02donc c'est un petit peu
01:02:03puis on va pas comparer
01:02:04les choses
01:02:04on parle effectivement
01:02:05non mais ce que je veux dire
01:02:06par là c'est que
01:02:07quelqu'un qui a été condamné
01:02:08ne peut pas l'empêcher
01:02:08de faire rien
01:02:09non mais tout le monde
01:02:09est prompt à réagir
01:02:11quand c'est du MeToo
01:02:12quand c'est à l'égard
01:02:14de jeunes femmes
01:02:15etc
01:02:15alors effectivement
01:02:16il n'y a pas eu de viol
01:02:18il y a eu échange
01:02:19il n'y a pas eu d'agression
01:02:19il n'y a pas eu d'agression
01:02:19il n'y a pas eu d'agression
01:02:20il n'y a pas eu d'agression
01:02:21il y a eu une condamnation
01:02:22à deux ans
01:02:23donc ça pose une question morale
01:02:24comme vous l'avez dit
01:02:25je ne me pose pas
01:02:26absolument
01:02:26donc voilà
01:02:27donc on estime que oui
01:02:29il est
01:02:29mais vous ne pouvez pas nier
01:02:32que ça fait réagir
01:02:33et que ça pose
01:02:34et que ça pose question
01:02:35parce que
01:02:36c'est évident
01:02:36que ça fait réagir
01:02:37je voulais juste mettre
01:02:38un exemple
01:02:39un contre-exemple
01:02:40pour faire relativiser
01:02:41je vous parle
01:02:42des indignations sélectives
01:02:43quand on parle de Bertrand Cantat
01:02:45tout le monde est d'accord
01:02:46pour dire que
01:02:47bah oui
01:02:48le concert est compliqué
01:02:49etc
01:02:49donc oui
01:02:51chacun juge à l'aune
01:02:52de ses propres valeurs
01:02:53et de sa morale
01:02:54vous en pensez quoi
01:02:56vous Arnaud Stéphan
01:02:57cette histoire est terrible
01:03:01parce qu'en plus
01:03:02là c'est mon petit coeur
01:03:03de communicant qui saigne
01:03:04ça veut dire quoi
01:03:06la part de Canal Plus
01:03:07de dire
01:03:07elle assume
01:03:08elle assume quoi
01:03:09oui
01:03:10je veux dire
01:03:11ils assument quoi en fait
01:03:12ils assument tout
01:03:14ou ils assument de le garder
01:03:15ils assument de le garder
01:03:16malgré sa condamnation
01:03:18pour corruption de mineurs
01:03:19c'est quoi
01:03:20assumer quand on est
01:03:21un groupe qui est dirigé
01:03:25dont le propriétaire est
01:03:26monsieur Vincent Bolloré
01:03:27qui est très sur la morale
01:03:28et tout ça
01:03:29il ne faut pas rigoler
01:03:30avec un truc
01:03:30il y a des émissions religieuses
01:03:32tous les 4 matins
01:03:33sur ces antennes
01:03:34donc moi je voudrais savoir
01:03:35ça veut dire quoi
01:03:35assumer
01:03:36on parle souvent ici
01:03:39des cas de violence
01:03:41aux mineurs
01:03:41sur les enfants
01:03:42sur la corruption de mineurs
01:03:45sur tout ce qui est
01:03:46en direction de ces enfants
01:03:48et où la France
01:03:49n'est pas on va dire
01:03:50véritablement très proactives
01:03:53on rappellera que
01:03:55la SE
01:03:56l'aide sociale à l'enfance
01:03:58il y a plus de 15 000
01:03:59agressions sexuelles
01:04:00et violences physiques
01:04:01par an
01:04:01on est un pays
01:04:03qui n'est pas du tout
01:04:05un modèle
01:04:06dans ce genre là
01:04:07je pense que
01:04:08quand on est une personnalité
01:04:09publique
01:04:10on se doit
01:04:11d'être
01:04:12totalement
01:04:13inattaquable
01:04:15voilà
01:04:16c'est quelqu'un
01:04:16qui est sur
01:04:17des émissions de télé
01:04:18il a un public
01:04:19il y a des gens
01:04:20qui ont été victimes
01:04:21et qui vont continuer
01:04:22à le voir
01:04:22le matin
01:04:23présenter des émissions
01:04:25moi ça me pose un problème
01:04:26parce que ce sont
01:04:27encore une fois
01:04:27c'est pas un truc
01:04:29qui s'est passé entre adultes
01:04:30où c'est paroles
01:04:31contre paroles
01:04:32j'ai mal estimé
01:04:33elle m'avait dit
01:04:34il m'avait dit
01:04:35etc.
01:04:35là ce sont des
01:04:36des mineurs
01:04:37dont on peut penser
01:04:39qu'à un moment donné
01:04:41ils n'avaient pas
01:04:41totalement
01:04:42conscience
01:04:43du piège
01:04:45qui était en train
01:04:45de se refermer sur eux
01:04:46et la manière
01:04:47dont on a essayé
01:04:48de les manipuler
01:04:49pour pouvoir avoir
01:04:50des échanges
01:04:50de photos
01:04:52il y a eu
01:04:53échange de photos
01:04:54c'est déjà
01:04:55un premier pas
01:04:56inacceptable
01:04:57pour moi
01:04:57alors oui
01:04:58il n'y a pas eu
01:04:58d'agression physique
01:04:59mais l'agression morale
01:05:01et la flétrissure
01:05:05que ça représente
01:05:05pour quelqu'un
01:05:06qui est un personnage
01:05:07public
01:05:07moi ça me pose problème
01:05:09voilà
01:05:09il est certainement
01:05:11très gentil
01:05:12monsieur Morigny
01:05:13il fait certainement
01:05:14des déjeuners
01:05:15très sympathiques
01:05:15des déjeuners
01:05:16il est peut-être
01:05:16très drôle
01:05:17c'est peut-être
01:05:17un ami très cher
01:05:18etc
01:05:19j'ai pas de problème
01:05:19avec ça
01:05:20moi mon problème
01:05:21c'est qu'il y a une partie
01:05:22de monsieur Morandini
01:05:23qui fait que
01:05:25qui le pousse
01:05:26alors que je veux dire
01:05:27il y a plein
01:05:28on parlait toujours
01:05:29de Tinder
01:05:29il pouvait aller sur Grindr
01:05:31s'il avait un problème
01:05:32pour essayer de trouver
01:05:33quelqu'un
01:05:33et d'échanger des photos
01:05:35là il l'a fait
01:05:36avec des mineurs
01:05:37et ça pour moi
01:05:38c'est la frontière
01:05:39c'est inacceptable
01:05:40on peut écouter
01:05:41l'une des victimes
01:05:42c'est une personne
01:05:43qui a demandé
01:05:44à plus de 40 reprises
01:05:45une photo nue
01:05:46à un mineur
01:05:47je sais pas ce qu'il faut
01:05:48de plus
01:05:48il a utilisé
01:05:49leur antenne
01:05:50le temps d'écran
01:05:51qui lui était consacré
01:05:52pour à la fin
01:05:53arriver à
01:05:54corrompre des mineurs
01:05:55c'est aussi simple que ça
01:05:56maintenant
01:05:56l'interdiction de travailler
01:05:58avec des mineurs
01:05:59me paraît plus que logique
01:06:00mais derrière
01:06:01ça n'empêche rien
01:06:02Anthony Samama
01:06:05oui c'est vrai
01:06:07qu'il respecte
01:06:08effectivement
01:06:08comme l'a dit
01:06:09Benjamin Cauchy
01:06:10cette décision
01:06:11le groupe Canal
01:06:11décide de le maintenir
01:06:13il n'est pas hors la loi
01:06:14s'il continue d'être
01:06:15à l'antenne
01:06:16non il n'est pas en la loi
01:06:16bien sûr que non
01:06:17s'il lui estime
01:06:18en son âme et conscience
01:06:20qu'il peut continuer
01:06:21à exercer son travail
01:06:23moi je crois
01:06:23qu'il ne faut pas
01:06:24condamner les gens
01:06:25ad vitam aeternam
01:06:26et que
01:06:27s'il pense pouvoir
01:06:29faire son travail
01:06:30dans de bonnes conditions
01:06:31désormais
01:06:31c'est pas lui dont il est question
01:06:32c'est la chaîne
01:06:33c'est le groupe
01:06:34il continue d'être
01:06:36présumé innocent
01:06:36mais ça ne vous pose pas
01:06:37de problème moralement
01:06:38moi je comprends
01:06:39que le groupe décide
01:06:40de lui faire confiance
01:06:41dans la mesure
01:06:41où il a dit
01:06:42qu'il allait faire appel
01:06:43à la CEDH
01:06:44la Cour Européenne
01:06:45des Droits de l'Homme
01:06:45et donc qui continue
01:06:46d'être présumé innocent
01:06:47on va se retrouver
01:06:48dans un instant
01:06:49pour parler du budget
01:06:50avec vous
01:06:51à tout de suite
01:06:51avec vous sur Sud Radio
01:06:59pour commenter l'actualité
01:07:00nous passons
01:07:01à vos coups de coeur
01:07:02et vos coups de gueule
01:07:03et Laurence
01:07:03évidemment c'est un sujet
01:07:04qu'on voulait aborder ce matin
01:07:06qui a été abordé
01:07:07dans la matinale
01:07:08de Maxime Liedot
01:07:09le budget
01:07:09un jour sans fin
01:07:11je vous propose
01:07:11peut-être d'écouter
01:07:12ce que disait ce matin
01:07:14l'un des invités
01:07:15de Maxime Liedot
01:07:16Amir Reza Tofighi
01:07:18président de la CPME
01:07:19écoutez ce qu'il disait
01:07:21à propos des entreprises
01:07:22on est en janvier
01:07:24on n'a toujours pas de budget
01:07:24toujours pas de budget
01:07:25pour les entreprises
01:07:26ça veut dire
01:07:26des investissements
01:07:27qui sont gelés
01:07:28des recrutements
01:07:29qui sont décalés
01:07:29et tout ça
01:07:30va avoir des conséquences
01:07:31importantes sur l'emploi
01:07:33sur l'économie
01:07:34sur la croissance
01:07:35donc à un moment donné
01:07:36il faut que cette blague
01:07:36elle s'arrête
01:07:37il faut qu'on ait un budget
01:07:38parce que
01:07:38pour vous c'est ça
01:07:39c'est une mauvaise blague
01:07:40depuis des semaines
01:07:40et des semaines
01:07:41les propositions farfelues
01:07:42les fausses discussions
01:07:43les mauvais accords
01:07:44bien sûr
01:07:45on a l'impression
01:07:45qu'on est en train
01:07:46de jouer 2027
01:07:47avec des propositions
01:07:49qui sont ahurissantes
01:07:50mais qui sont juste là
01:07:50pour des fins électoralistes
01:07:52donc oui
01:07:52on a besoin d'un budget
01:07:53il faut être un peu responsable
01:07:54quand même
01:07:55un pays a besoin d'un budget
01:07:56et pas avoir un budget
01:07:56en février ou en mars
01:07:57on a besoin d'avoir un budget
01:07:58dès maintenant
01:07:59pour qu'on puisse
01:08:00enfin avoir une visibilité
01:08:01pour les investissements
01:08:03pour les recrutements
01:08:03pour les entreprises
01:08:04Laurent Saillet
01:08:06c'est très grave
01:08:07ce qui est en train
01:08:07de se passer
01:08:08parce que c'est pas seulement
01:08:09de la popole
01:08:10qui pourrait nous amuser
01:08:11en se disant
01:08:12oh là là
01:08:12mais c'est très grave
01:08:14parce que la réalité
01:08:15sur le terrain
01:08:15c'est comme elle l'a été exprimée
01:08:17et moi j'en veux beaucoup
01:08:18à monsieur Faure
01:08:20parce que
01:08:21c'est un populiste
01:08:22c'est un homme
01:08:23qui parce que
01:08:24il y a eu un 49.3 bashing
01:08:26pendant des mois
01:08:28et des mois
01:08:28ou dans les manifestations
01:08:30on voulait plus de 49.3
01:08:31plus de 49.3
01:08:32complètement stupide
01:08:33le 49.3 est un outil
01:08:34qui permet de faire passer
01:08:35un budget
01:08:36quand on n'a pas de majorité
01:08:37c'est à dire
01:08:38c'est notre situation
01:08:39et donc
01:08:40monsieur Faure
01:08:41pour faire son petit populisme
01:08:43de bas étage
01:08:43a mis la pression
01:08:44avant les discussions
01:08:46sur le budget
01:08:46pour que le premier ministre
01:08:48dise qu'il abandonne
01:08:50le 49.3
01:08:51en faisant
01:08:53en flattant
01:08:53si vous voulez
01:08:54les esprits
01:08:55qui ne s'étaient pas
01:08:57vraiment intéressés
01:08:58à la constitution
01:08:59résultat des opérations
01:09:00le jour où le premier ministre
01:09:02a dit qu'il abandonnait
01:09:02le 49.3
01:09:03je l'ai toujours dit
01:09:05ça ne
01:09:06ce n'est pas possible
01:09:07il n'y aura
01:09:08jamais une majorité
01:09:09derrière un budget
01:09:10pourquoi ?
01:09:10un budget
01:09:11c'est un acte politique
01:09:12voter le budget
01:09:13c'est être dans la majorité
01:09:15si vous votez le budget
01:09:16ça veut dire
01:09:17que vous êtes d'accord
01:09:18avec la majorité actuelle
01:09:20donc on se doutait bien
01:09:21qu'il n'y aurait pas
01:09:23de vote du budget
01:09:24de tous ceux
01:09:24qui n'étaient pas
01:09:25dans la majorité
01:09:26c'est un calcul mathématique
01:09:27donc là
01:09:28on a parlé
01:09:29pendant trois mois
01:09:30en expliquant
01:09:31les uns montrent les impôts
01:09:33les autres les baissent
01:09:34enfin ça a été
01:09:34une guéguerre
01:09:35d'égo
01:09:36au sein de l'hémicycle
01:09:37résultat des opérations
01:09:38qui en paient les pots cassés
01:09:39aujourd'hui
01:09:40c'est les français
01:09:41les entrepreneurs
01:09:42donc les français
01:09:43puisque quand l'entreprise
01:09:44est en difficulté
01:09:45c'est du chômage
01:09:46c'est des salaires
01:09:47qui n'augmentent pas
01:09:48et maintenant
01:09:49on se retrouve à dire
01:09:50qu'il va falloir un 49-3
01:09:51mais quelle blague
01:09:53je n'en veux pas du tout
01:09:54au premier ministre
01:09:54parce que si vous voulez
01:09:55on aurait pu mettre
01:09:56Pierre-Paul-Jacques
01:09:57qu'il aurait été
01:09:58dans la même impasse
01:09:59mais monsieur Fort
01:10:00qui pour flatter
01:10:02je vous dis
01:10:03les bases égaux
01:10:04de ceux qui ont fait
01:10:05du 49-3 bashing
01:10:06à Milazizani
01:10:07lui
01:10:08est pour moi
01:10:09le principal responsable
01:10:11de la situation actuelle
01:10:12il n'avait qu'à dire
01:10:13qu'il ne censurerait pas
01:10:14le budget
01:10:14on avançait
01:10:15on votait un budget
01:10:17qui était moyen
01:10:18certes
01:10:18mais au moins
01:10:19on ne mettait pas
01:10:19les français
01:10:20dans cette situation
01:10:20oui
01:10:21réaction Anthony Samama
01:10:23sur ce
01:10:23oui je partage
01:10:24tout à fait le constat
01:10:25de Laurence Saillet
01:10:26c'est vrai que
01:10:26la situation
01:10:27elle est dramatique
01:10:28parce qu'en attendant
01:10:29les jours
01:10:30et les jours de discussion
01:10:31pour le moment
01:10:32à l'Assemblée
01:10:33et au Parlement
01:10:34de manière plus générale
01:10:35il y a en effet
01:10:36des entrepreneurs
01:10:36qui mettent la clé
01:10:37sous la porte
01:10:38on n'a pas connu
01:10:38autant de faillites
01:10:39depuis des décennies
01:10:40en France
01:10:41il y a des entrepreneurs
01:10:42qui effectivement
01:10:43stoppent leur carnet
01:10:45de commandes
01:10:45parce qu'ils n'ont
01:10:46aucune visibilité
01:10:47sur l'avenir
01:10:47il y a de plus en plus
01:10:48de départs aussi
01:10:49de jeunes qui sont diplômés
01:10:51d'école de commerce
01:10:52de management
01:10:52etc
01:10:53qui quittent la France
01:10:54parce qu'ils ne croient plus
01:10:55en notre pays
01:10:56et donc on voit bien
01:10:57une France amorphe
01:10:59à l'arrêt politiquement
01:11:00mais ça rejaillit négativement
01:11:02sur toute la société
01:11:03ça instille un état d'esprit
01:11:04défaitiste
01:11:05et je crois qu'il faut
01:11:06très vite remonter la pente
01:11:07malheureusement
01:11:08ma conviction
01:11:09c'est qu'on n'en sortira
01:11:10qu'à partir de 2027
01:11:12avec une nouvelle campagne
01:11:13présidentielle
01:11:14avec un nouveau souffle
01:11:15avec des nouvelles propositions
01:11:16avec une nouvelle équipe
01:11:17à la tête de la France
01:11:18et qu'en attendant
01:11:20il faut en effet
01:11:20que chacun prenne
01:11:21ses responsabilités
01:11:22et singulièrement
01:11:23le Parlement
01:11:24pour essayer de
01:11:25passer dans de meilleures
01:11:26conditions possibles
01:11:27cette période-là
01:11:29et éviter
01:11:30tout un tas de souffrances
01:11:31inutiles aux français
01:11:32particulièrement
01:11:33aux entrepreneurs
01:11:33et aux chefs d'entreprise
01:11:35mais ce que dit Laurent
01:11:36c'est ces petits jeux
01:11:37politiques minables
01:11:39qui nous ont
01:11:40qui nous ont amenés là
01:11:41non Arnaud ?
01:11:42pourquoi petits jeux
01:11:43politiques minables ?
01:11:44il y a un truc
01:11:45des calculs
01:11:45donc il faudrait
01:11:47il faudrait que
01:11:47quand vous avez voté
01:11:48vous avez été élu
01:11:50par des électeurs
01:11:50qui vous ont demandé
01:11:52de représenter
01:11:53un programme
01:11:53et une volonté
01:11:54vous alliez
01:11:55forcément
01:11:56vous alliez forcément
01:11:58à l'envers
01:12:00de tout ce qu'ils vous ont demandé
01:12:01non ?
01:12:03là ce qu'a dit
01:12:03sur
01:12:05sur
01:12:06sur le fait que
01:12:07oui
01:12:07on est dans la majorité
01:12:08ou on est dans l'opposition
01:12:09avec un
01:12:10avec
01:12:11on se détermine
01:12:12sur le budget
01:12:12c'est fondamental
01:12:13mais qu'est-ce qui se passe ?
01:12:15au bout d'un moment
01:12:16je suis désolé
01:12:17mais il y a eu un vote
01:12:18au moment des législatives
01:12:19qu'est-ce qui a fait
01:12:20des barrages
01:12:21comme des petits castors ?
01:12:23qu'est-ce qui a décidé
01:12:23de faire du barrage
01:12:24et qui a mis
01:12:25l'Assemblée nationale
01:12:26sans sous-dessous ?
01:12:27c'est le vote des français
01:12:28à un moment donné
01:12:29ils ont décidé
01:12:29de faire un barrage
01:12:30ils n'ont pas fait
01:12:30un vote politique
01:12:31ils ont fait un vote moral
01:12:32vous vous retrouvez
01:12:33donc sans majorité
01:12:34et il y a un moment donné
01:12:36vous avez deux énormes blocs
01:12:37à l'Assemblée nationale
01:12:38qui n'ont rien à foutre
01:12:39de ce que vous êtes
01:12:39en train de raconter
01:12:40eux ce qu'ils veulent
01:12:41c'est une dissolution
01:12:41et ils s'en foutent
01:12:43des menaces
01:12:43du petit premier ministre
01:12:45ils s'en moquent
01:12:46qu'on leur dise
01:12:47attention
01:12:47on va faire une dissolution
01:12:48ça ne les concerne pas
01:12:50le message
01:12:50il n'est pas pour eux
01:12:51il est pour le bloc central
01:12:52la menace de la dissolution
01:12:53parce que ceux
01:12:54qui vont se prendre un gadin
01:12:55en cas de dissolution
01:12:56c'est le parti socialiste
01:12:57c'est eux qui sont
01:12:58alors là
01:12:58je suis complètement d'accord
01:13:00ils sont au coeur
01:13:01de ce qui se passe
01:13:02ils ont tellement peur
01:13:04d'une dissolution
01:13:04et de se prendre un gadin
01:13:06en cas de législative anticipée
01:13:08de se retrouver à 30
01:13:09c'est qu'ils sont prêts
01:13:09à tout
01:13:10y compris à faire n'importe quoi
01:13:11voilà
01:13:11et maintenant
01:13:12en plus
01:13:13ça a poussé le gouvernement
01:13:13à faire un 49-3
01:13:14alors qu'ils avaient dit
01:13:15qu'il ne fallait pas faire de 49-3
01:13:17c'est l'attitude du parti socialiste
01:13:19mais c'est aussi l'attitude
01:13:20des français
01:13:20qui à un moment donné
01:13:21au moment des législatives
01:13:23ont fait n'importe quoi
01:13:24et monsieur Attal
01:13:25au milieu de la nuit
01:13:26dans la cour de Matignon
01:13:28avec un micro
01:13:28une pauvre lumière
01:13:30il faut faire un front républicain
01:13:31ce qui fait complètement
01:13:33la logique
01:13:33de l'élection législative
01:13:35qui était en train d'arriver
01:13:36c'est ça qui s'est passé
01:13:37vous voyez
01:13:37il y a un moment donné
01:13:38bon ben voilà
01:13:39il y a eu un choix
01:13:41je suis d'accord avec vous
01:13:42et Yael Brown-Pivet
01:13:43je me rappelle
01:13:44elle disait à l'Assemblée
01:13:45c'est formidable
01:13:46l'Assemblée nationale
01:13:48représente tous les français
01:13:50mais c'est méconnaître la politique
01:13:52ça montre bien
01:13:52qu'elle débarque
01:13:53pardon de le dire
01:13:54mais quand je l'ai entendu dire ça
01:13:55j'ai dit
01:13:55mais formidable de quoi en fait
01:13:56ça va être très compliqué
01:13:58donc c'est
01:13:59se réjouir de ça
01:14:01c'est vraiment
01:14:01d'une bêtise absolue
01:14:03on a un auditeur
01:14:05Jean-Pierre en ligne
01:14:06bonjour
01:14:07vous nous appelez
01:14:07de la Ciotat
01:14:08alors
01:14:09ce budget
01:14:10passera
01:14:12passera pas
01:14:12c'est un peu
01:14:13un jour sans fin
01:14:14c'est ce que disait
01:14:15Laurence Seillet
01:14:16non moi je pense
01:14:17qu'Emmanuel Macron
01:14:18est machiavélique
01:14:19comme on le sait
01:14:20mais alors à un point
01:14:21qu'on ne peut pas
01:14:22soupçonner
01:14:23en plus d'être narcissique
01:14:26mais ça
01:14:26on va entrer dans la psychologie
01:14:27à deux balles
01:14:28donc c'est pas mon métier
01:14:29par contre
01:14:30il a bien bien bien anticipé
01:14:34que tout ceci se produirait
01:14:36qu'il n'aurait pas d'accord
01:14:37et que le budget
01:14:38va passer
01:14:39va passer par ordonnance
01:14:41et qu'il pourra se débarrasser
01:14:44de M. Lecornu
01:14:45tout de suite après
01:14:46et puis nommer
01:14:47nommer quelqu'un
01:14:48qui va faire à route
01:14:49jusqu'à l'élection présidentielle
01:14:51il ne veut pas
01:14:52qu'on lui succède
01:14:53et M. Lecornu
01:14:53est plus populaire que lui
01:14:55il ne le supporte pas
01:14:55ça c'est la partie narcissique
01:14:57et en même temps
01:14:58il a envie de décider
01:14:59comme s'il avait une majorité
01:15:00donc avec les ordonnances
01:15:02il va décider
01:15:02je pense qu'on est exactement
01:15:05dans la définition même
01:15:07du macronisme
01:15:08et excusez-moi
01:15:09si je vais choquer
01:15:10je vais poser mes mots
01:15:11on est dans ce qu'on appelle
01:15:13une démocrature
01:15:14ça a l'apparence d'une démocratie
01:15:16mais seulement l'apparence
01:15:19il y a une assemblée nationale
01:15:21mais effectivement
01:15:22qui est totalement paralysée
01:15:24totalement paralysée
01:15:25Benjamin Cochy
01:15:26vous voulez
01:15:27merci Jean-Pierre
01:15:28de votre appel
01:15:29qu'est-ce que vous voulez réagir
01:15:31peut-être à ce que vient
01:15:31de dire Jean-Pierre
01:15:33par rapport à ce que vient
01:15:34de dire Jean-Pierre
01:15:34je ne rentrerai pas
01:15:35dans la psychologie
01:15:36du personnage
01:15:37Emmanuel Macron
01:15:37qui a en tout cas
01:15:39sur ses paris politiques
01:15:40on a raté un beau
01:15:41c'est celui de la dissolution
01:15:42et donc maintenant
01:15:44c'est effectivement
01:15:46de la responsabilité
01:15:46d'Emmanuel Macron
01:15:47de voir la situation
01:15:48dans laquelle nous sommes
01:15:49aujourd'hui
01:15:49maintenant qu'on a dit ça
01:15:51moi je veux surtout
01:15:52réagir par rapport
01:15:53à ce que disait
01:15:53de président de la CGPME
01:15:55que vous faisiez passer
01:15:56à l'antenne
01:15:57il y a quelques minutes
01:15:57en disant
01:15:59qu'il fallait absolument
01:16:00un budget
01:16:00je suis chef d'entreprise
01:16:02et effectivement
01:16:03je le constate
01:16:03parmi à la fois
01:16:04mes fournisseurs
01:16:04mes clients
01:16:05effectivement une économie
01:16:06qui est à l'arrêt
01:16:06complètement
01:16:07que ce soit sur les recrutements
01:16:08sur les perspectives
01:16:09d'investissement
01:16:10d'emploi, production
01:16:11tout est à l'arrêt
01:16:12et j'entends en même temps
01:16:14me dire
01:16:15oui mais vous savez
01:16:15si on n'a pas de budget
01:16:16ça va être le chaos
01:16:17mais le chaos
01:16:17on l'a déjà
01:16:18on a déjà un chaos réglementaire
01:16:20on a un chaos normatif
01:16:21on a un chaos social
01:16:22on a un chaos économique
01:16:23on a une économie
01:16:24qui est exsangue
01:16:24et à l'arrêt
01:16:24on a 3500 milliards de dettes
01:16:26moi j'ai envie de dire
01:16:27plutôt à la CGPME
01:16:29j'ai pas envie d'avoir
01:16:30un budget
01:16:30qui va passer comme ça
01:16:32vite fait
01:16:32en février
01:16:34en janvier
01:16:35ou février 2026
01:16:36et il va encore falloir
01:16:37qu'on serre les fesses
01:16:38pendant plus d'un an et demi
01:16:39avant que le pays
01:16:40décide de se réveiller
01:16:41ou alors
01:16:42ou alors
01:16:42on se dit que
01:16:43de toute façon
01:16:44ce budget est mauvais
01:16:45donc il faut dissoudre
01:16:46et je ne pense pas
01:16:47me considérer
01:16:48comme un populiste
01:16:49en disant
01:16:50qu'il faut peut-être
01:16:50un peu un courage
01:16:51et quand on voit
01:16:52toute cette colère
01:16:53qui se nourrit
01:16:54depuis plusieurs semaines
01:16:55on a vu les agriculteurs
01:16:56agir
01:16:56mais il y a tellement
01:16:57d'autres corps de métier
01:16:58qui sont en train
01:16:59de crier au secours
01:17:00je pense que
01:17:01l'exutoire démocratique
01:17:02de la dissolution
01:17:03est pour moi
01:17:03pas seulement un gadget
01:17:04mais indispensable
01:17:06si on veut vraiment
01:17:07faire quelque chose
01:17:07dans le pays
01:17:08et puis on rappelle
01:17:10que le budget 2027
01:17:11commence dès mars-avril
01:17:13les premières négociations
01:17:14budgétaires
01:17:15donc on n'a toujours
01:17:15pas de budget
01:17:16et on sera déjà
01:17:17sur le budget 2027
01:17:18vous avez adoré
01:17:19le budget 2026
01:17:20vous allez être
01:17:21dans un état
01:17:21de fleurie totale
01:17:23pour celui de 2027
01:17:23on se retrouve dans un instant
01:17:25avec vous
01:17:26sur Sud Radio
01:17:27on va parler
01:17:28d'autres sujets
01:17:30avec vous
01:17:30on va revenir
01:17:31sur la propreté
01:17:33dans les grandes villes
01:17:34et à Paris
01:17:35en particulier
01:17:36et puis
01:17:37l'économie française
01:17:39à tout de suite
01:17:40Sud Radio
01:17:42le 10h midi
01:17:43mettez-vous d'accord
01:17:44Sud Radio
01:17:47le 10h midi
01:17:49mettez-vous d'accord
01:17:50Valérie Expert
01:17:51alors on va continuer
01:17:52notre tour de table
01:17:53juste une précision
01:17:54Benjamin Cauchy
01:17:55vous avez fait une erreur
01:17:56tout à l'heure
01:17:57en disant que
01:17:58Jean-Marc Morandini
01:18:00allait faire appel
01:18:01à la CEDH
01:18:01à la Cour Européenne
01:18:02des Droits de l'Homme
01:18:03ce n'est pas suspensif
01:18:04dans un jugement
01:18:05le jugement français
01:18:06je n'ai pas parlé de la CEDH
01:18:07j'en ai pas parlé
01:18:08c'est peut-être Arnaud
01:18:09mais en tout cas
01:18:10ce n'est pas définitif
01:18:11et deuxième chose
01:18:13la comparaison
01:18:14avec Marc-Olivier Fogiel
01:18:15et je ne voudrais pas
01:18:16avoir de plainte
01:18:16pour diffamation
01:18:17ne concerne pas
01:18:18un propos raciste
01:18:20proféré par
01:18:20Marc-Olivier Fogiel
01:18:22mais
01:18:22il est condamné
01:18:24en tant que producteur
01:18:26d'une émission
01:18:26dans laquelle
01:18:27un tweet
01:18:27un SMS
01:18:29a été diffusé
01:18:30donc je pense
01:18:30qu'il faut nuancer
01:18:31un petit peu
01:18:32et que la comparaison
01:18:33n'est pas valable
01:18:34je voulais juste
01:18:34préciser
01:18:35cela
01:18:36alors
01:18:37Arnaud
01:18:38Benedetti
01:18:39Arnaud
01:18:39Benedetti
01:18:40je ne veux pas bien
01:18:40Arnaud
01:18:42Arnaud
01:18:44Arnaud
01:18:44Arnaud
01:18:45Stéphan
01:18:46Emmanuel Grégoire
01:18:48donc candidat
01:18:49à la mairie de Paris
01:18:50reconnaît des ratés
01:18:51oui oui
01:18:52bravo
01:18:53alléluia
01:18:54c'est dommage
01:18:55c'est un peu tard
01:18:55pour ouvrir son cœur
01:18:57à l'espérance
01:18:58mais il se trouve
01:18:59qu'en effet
01:18:59Emmanuel Grégoire
01:19:00a reconnu
01:19:01qu'il y avait
01:19:02en effet
01:19:02des ratés
01:19:03sur la propreté
01:19:04à Paris
01:19:04alors déjà
01:19:05c'est un bon début
01:19:06puis son propos
01:19:07c'est l'article
01:19:08dans le Figaro
01:19:08qui est sorti aujourd'hui
01:19:09puis il dit
01:19:10oui c'est vrai
01:19:11que sur la sécurité
01:19:12aussi
01:19:12et puis peut-être
01:19:13sur les violences
01:19:15faites aux femmes
01:19:16et puis aussi
01:19:17sur les transports
01:19:18bon grosso modo
01:19:18il nous fait
01:19:20une confession négative
01:19:21c'est-à-dire
01:19:21qu'il nous explique
01:19:22qu'il a tout raté
01:19:24mais qu'il n'a rien raté
01:19:25mais que peut-être
01:19:26en effet
01:19:27il a un bilan
01:19:28qui est globalement positif
01:19:29bah non
01:19:30il suffit de lire
01:19:31Emmanuel Grégoire
01:19:32pour comprendre
01:19:32que le bilan
01:19:33de l'Amérique-Paris
01:19:34est totalement
01:19:35catastrophique
01:19:36mais surtout
01:19:37c'est
01:19:38et vous m'excuserez
01:19:39cette formule
01:19:40un peu triviale
01:19:41Valérie
01:19:42c'est le foutage de gueule
01:19:44qui est élevé
01:19:44au niveau de l'art
01:19:45c'est-à-dire
01:19:46d'expliquer aujourd'hui
01:19:47qu'on a peut-être eu
01:19:48peut-être eu
01:19:49des ratés
01:19:49sur la propreté
01:19:50à Paris
01:19:51il suffit de se promener
01:19:52dans Paris
01:19:52pour comprendre
01:19:53que c'est pas possible
01:19:54de dire qu'il y a eu
01:19:55des ratés
01:19:55des ratés
01:19:56c'est rien
01:19:59par rapport
01:19:59à ce qu'est la situation
01:20:01d'une ville qui vit
01:20:02du tourisme
01:20:03qui vit de son image
01:20:04et qui aujourd'hui
01:20:05est déclassée
01:20:06puisque dans la presse
01:20:08alors il ne nous rate jamais
01:20:09de toute façon
01:20:09la presse internationale
01:20:10mais dans la presse internationale
01:20:12aujourd'hui
01:20:12on favorise Londres
01:20:13on favorise Rome
01:20:15on favorise d'autres villes
01:20:17à travers le monde
01:20:17qui deviennent aujourd'hui
01:20:18des villes
01:20:19aussi glamour
01:20:21en tout cas
01:20:22sur papier glacé
01:20:23dans ces magazines
01:20:24internationaux
01:20:25que la bonne ville de Paris
01:20:26c'est la capitale
01:20:27de la France
01:20:28moi je suis passée
01:20:29devant le Sénat hier
01:20:29il y a un immeuble
01:20:30avec des arcades
01:20:31vous avez des SDF
01:20:32qui dorment
01:20:33des sacs de couchage
01:20:33et des
01:20:34enfin on parle
01:20:35de la capitale
01:20:36de la France
01:20:36et si vous êtes promené
01:20:37place de la Concorde
01:20:38voir tous les dalfs
01:20:39fracturés
01:20:40les herbes folles
01:20:41qui sortent
01:20:42pour reparler
01:20:42de la propreté
01:20:43je crois que dans
01:20:44la majorité
01:20:45de monsieur Béliard
01:20:47il y avait un élu
01:20:48ou une élu
01:20:49qui était super contente
01:20:50des rats
01:20:50vous vous rappelez
01:20:51pas quelle histoire ?
01:20:52les surmulots
01:20:52il faut les appeler
01:20:53les surmulots
01:20:54ils font partie
01:20:55de la vie à Paris
01:20:56il faut accepter
01:20:57le vivre ensemble
01:20:58avec le surmulot
01:20:59il faut le dire
01:21:00grande capitale
01:21:01touristique
01:21:02Anthony
01:21:03votre coup de gueule ?
01:21:04oui moi ça va
01:21:05être dans la prolongation
01:21:06de ce qui vient
01:21:07d'être dit
01:21:08c'est aussi pour
01:21:09souligner un miracle
01:21:10à l'approche
01:21:11des élections
01:21:11concernant les enjeux
01:21:13de sécurité
01:21:13de la part de
01:21:14grands maires écologistes
01:21:15ou du parti socialiste
01:21:17qui dirigent
01:21:17des grandes villes
01:21:18comme Paris
01:21:19Lyon
01:21:20Nantes
01:21:20ou Grenoble
01:21:21et Bordeaux aussi
01:21:23effectivement on a
01:21:24depuis quelques mois
01:21:25maintenant
01:21:26la réalité qui saute aux yeux
01:21:28Lacan disait
01:21:28le réel
01:21:29c'est quand on se cogne
01:21:30et bien à l'approche
01:21:31des élections municipales
01:21:32il y a effectivement
01:21:33un certain nombre de maires
01:21:34qui commencent à se cogner
01:21:35face à la réalité
01:21:36de l'insécurité
01:21:37Emmanuel Grégoire
01:21:38qui a été premier adjoint
01:21:39d'Anne Hidalgo
01:21:40et qui en effet
01:21:41a dirigé la ville
01:21:42ou co-dirigé la ville
01:21:43avec elle pendant des années
01:21:44nous dit maintenant
01:21:45qu'en effet
01:21:46il y a un problème
01:21:46d'insécurité à Paris
01:21:47après l'avoir
01:21:48totalement nié
01:21:50à Lyon aussi
01:21:51Grégory Doucet
01:21:52qui avait refusé
01:21:53d'ailleurs l'aide
01:21:54de la part de la région
01:21:55dirigée par Laurent Wauquiez
01:21:57pour pouvoir
01:21:58améliorer la sécurité
01:22:00déployer des caméras
01:22:01de vidéosurveillance
01:22:01etc.
01:22:02nous dit désormais
01:22:03qu'en effet
01:22:04il y a un problème
01:22:04d'insécurité à Lyon
01:22:06il fait tout un tas
01:22:07de propositions
01:22:08il veut créer
01:22:09une brigade
01:22:09anti-incivilité
01:22:11il y a aussi
01:22:12à Nantes
01:22:13où Johanna Roland
01:22:14reconnaît désormais
01:22:16un problème
01:22:16d'insécurité
01:22:17dans sa ville
01:22:18après avoir
01:22:19pendant des années
01:22:21relativisé
01:22:21ces violences
01:22:23à Grenoble
01:22:24aussi
01:22:24et donc partout
01:22:25exactement
01:22:26le même scénario
01:22:27pendant des années
01:22:27des politiques
01:22:29du parti socialiste
01:22:30ou d'Europe Écologie
01:22:31Les Verts
01:22:32des écologistes
01:22:33qui nous disent
01:22:33qu'en fait
01:22:34c'est un sentiment
01:22:35d'insécurité
01:22:36c'est nous
01:22:36qui sommes fous
01:22:37et il ne faut pas
01:22:38crier au loup
01:22:40et puis à l'approche
01:22:41des élections
01:22:41ils nous disent
01:22:41en fait finalement
01:22:42vous aviez raison
01:22:43en effet il y a un problème
01:22:44d'insécurité dans nos villes
01:22:45et vous allez voir
01:22:46ce que vous allez voir
01:22:46à partir de maintenant
01:22:47on va s'occuper
01:22:49de ce problème là
01:22:50le problème
01:22:50ce n'est pas d'évoluer
01:22:51c'est de nier la réalité
01:22:53vécue par les habitants
01:22:54et de les faire culpabiliser
01:22:56pendant des années
01:22:57c'est comme sur la propreté
01:22:58on avait dit aux parisiens
01:22:59c'est parce que les parisiens
01:23:00sont sales
01:23:00c'est pour ça que la ville
01:23:01est sale
01:23:02vous comprenez
01:23:03et aujourd'hui
01:23:04qu'est-ce qu'on propose
01:23:04on propose des dispositifs
01:23:06tumides
01:23:06pour faire semblant
01:23:07d'avoir compris le problème
01:23:08alors que le problème
01:23:08est extrêmement profond
01:23:10on ne corrige pas
01:23:116 années d'aveuglement
01:23:12idéologique
01:23:12avec quelques annonces
01:23:14en fin de mandat
01:23:14et donc faites confiance
01:23:15à ceux qui vous parlent
01:23:16de sécurité
01:23:17depuis longtemps
01:23:18alors vous vous êtes
01:23:19en campagne
01:23:19et vous êtes en charge
01:23:20de la sécurité
01:23:21donc on comprend
01:23:22un peu mieux
01:23:23votre discours
01:23:25peut-être une réaction
01:23:26Benjamin
01:23:27sur ce qui vient
01:23:29d'être dit
01:23:30parce que vous êtes
01:23:30effectivement
01:23:31aussi au coeur
01:23:33de ces sujets
01:23:35oui
01:23:36j'ai envie de vous dire
01:23:37moi j'aurais plutôt
01:23:37envie de faire un pied de nez
01:23:38à ce que je viens
01:23:39d'entendre
01:23:40sur le problème
01:23:40de l'insécurité
01:23:41dans les grandes métropoles
01:23:43et puis si je peux me permettre
01:23:44de faire mon petit coup de gueule
01:23:45en tout cas mon petit coup d'éclairage
01:23:46et rebondir dessus
01:23:47faites comme les industriels
01:23:49en France
01:23:49qui sont aujourd'hui
01:23:5030% à s'installer
01:23:52en zone rurale
01:23:52la ruralité
01:23:54est peut-être
01:23:54le nouvel eldorado
01:23:55pour le réarmement
01:23:56industriel de la France
01:23:57loin des vicissitudes
01:23:59de propreté
01:24:00ou d'insécurité
01:24:01des grandes métropoles
01:24:02le foncier est moins cher
01:24:04il y a des aides publiques
01:24:04à l'installation
01:24:05il y a un cadre vie
01:24:06qui est beaucoup plus clément
01:24:07même si c'est difficile
01:24:08d'aller recruter
01:24:11parfois en zone rurale
01:24:12ou d'avoir un accès facilité
01:24:16au transport
01:24:17il n'en est pas moins
01:24:18que ces entreprises
01:24:20ont une grande capacité
01:24:21de résilience
01:24:22et ces entreprises
01:24:23s'impliquent également
01:24:24dans le tissu économique
01:24:25et le tissu associatif local
01:24:26alors la question
01:24:28que j'aurais envie
01:24:28de vous poser
01:24:29en cette fin d'émission
01:24:30c'est que
01:24:30effectivement
01:24:31il y a des grands projets
01:24:32structurants
01:24:33que sont les data centers
01:24:34l'informatique quantique
01:24:37bref
01:24:37tous ces éléments
01:24:38qui doivent rentrer en jeu
01:24:40dans le réarmement français
01:24:41mais le réarmement industriel français
01:24:43passera par une nouvelle vitalité rurale
01:24:46et je pense qu'il faut accompagner
01:24:47ces industriels
01:24:48à venir se réinstaller
01:24:49dans des régions
01:24:51moins concentrées
01:24:53et permettre du coup
01:24:55de remaintenir
01:24:56ou de redévelopper
01:24:56une vitalité en ruralité
01:24:57voilà mon petit clin d'œil
01:24:59et ma réponse
01:24:59à la sécurité
01:25:00à la propreté parisienne
01:25:01donc l'avenir
01:25:03l'avenir est dans le pré
01:25:04l'avenir est dans les régions
01:25:06et
01:25:07Laurence
01:25:08effectivement
01:25:09on voit
01:25:09on voit effectivement
01:25:10qu'aujourd'hui
01:25:11en début de campagne municipale
01:25:14d'un seul coup
01:25:15tout va changer
01:25:16alors je suis tout à fait d'accord
01:25:17avec Benjamin Cochy
01:25:17sur le fait
01:25:18qu'il faut réindustrialiser
01:25:19la France dans ses territoires
01:25:20mais
01:25:21ce que je déplore quand même
01:25:24c'est que
01:25:24et ça ne va pas à l'encontre
01:25:26de ce qu'il dit
01:25:26c'est que même maintenant
01:25:28l'insécurité
01:25:28malheureusement
01:25:29a gangréné
01:25:30des villes
01:25:31des villages
01:25:32où il y a
01:25:34et parfois
01:25:35ils sont un peu moins armés
01:25:36d'ailleurs contre ça
01:25:37et l'insécurité
01:25:38maintenant
01:25:39c'est partout
01:25:39on le voit avec les événements
01:25:41les trafics de drogue
01:25:42c'est partout
01:25:43donc c'est assez terrible
01:25:45sur l'histoire
01:25:45de la sécurité
01:25:47vous savez
01:25:48l'idéologie de gauche
01:25:49ils sont anti-flics
01:25:51donc
01:25:52ils ont beau nous la jouer
01:25:53là maintenant
01:25:54pendant la campagne électorale
01:25:55à nous expliquer
01:25:56qu'ils sont soucieux
01:25:56de la sécurité
01:25:57ils ne veulent pas
01:25:58que la police municipale
01:25:59soit armée
01:26:00donc ils préfèrent
01:26:01mettre nos forces de l'ordre
01:26:02enfin nos forces de l'ordre
01:26:04la police municipale
01:26:05comme des cibles
01:26:06sans pouvoir se défendre
01:26:07ils ne veulent pas
01:26:08de vidéosurveillance
01:26:09ils ne veulent pas
01:26:10parce qu'ils ont aussi
01:26:11un électorat
01:26:12parmi leurs électorats
01:26:13qui aime
01:26:14qui aime
01:26:15ou qui est proche
01:26:16de la délinquance
01:26:17donc ils sont dans une idéologie
01:26:18à protéger
01:26:19certains
01:26:20parce que
01:26:21c'est leur cam
01:26:23et c'est leur
01:26:24profil électorale
01:26:25à tous les sens du terme
01:26:25c'est leur cam
01:26:26il ne faut pas
01:26:27effectivement
01:26:27merci à tous les quatre
01:26:29très bonne journée
01:26:30très bon week-end
01:26:31sur Sud Radio
01:26:32on se retrouve lundi
01:26:33dans un instant
01:26:35Sud Radio
01:26:38sur Sud Radio
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