- il y a 7 mois
Mettez vous d'accord avec Jean-Baptiste Moreau, Ariane Ahmadi, Matthieu Bloch et Jean-Pierre Denis
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, il est 10h.
00:00:05Sud Radio, bonne fête avec Sud Radio.
00:00:10Et tout de suite les dernières informations avec Clémence Lebarry, bonjour.
00:00:13Bonjour à tous. Frédéric Péchier, reconnu coupable.
00:00:17La présidente de la cour d'assises du Doubs prononce le verdict ce matin.
00:00:21Cet ancien anesthésiste était jugé depuis le 8 septembre pour 30 empoisonnements,
00:00:25dont 12 mortels, dont deux cliniques de Besançon entre 2008 et 2017.
00:00:29On demande à Macron de dire non au Mercosur.
00:00:32Les mots ce matin sur BFM TV d'Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA,
00:00:36qui doit être reçu demain matin par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:00:40En attendant, des milliers d'agriculteurs convergent aujourd'hui à Bruxelles,
00:00:43alors que le traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud
00:00:46doit être validé par les 27 réunis pour un sommet européen.
00:00:50Et la mobilisation agricole contre la gestion de la dermatose nodulaire,
00:00:54elle ne faiblit pas, avec des barrages sur l'A63 en Gironde
00:00:57ou encore sur l'A64 autour de Toulouse, dans la Ville Rose,
00:01:00où les éleveurs doivent manifester aujourd'hui sur le périphérique.
00:01:04Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis son évasion de la maison d'arrêt de Dijon le 27 novembre dernier.
00:01:09Le détenu de 19 ans a été interpellé ce matin par les forces de l'ordre à Marseille.
00:01:14Il était en cavale depuis trois semaines après s'être échappé avec un complice.
00:01:18Ce dernier avait été arrêté 24 heures après en Saône-et-Loire.
00:01:21L'épidémie de grippe s'aggrave.
00:01:24Les différents indicateurs ont continué d'augmenter pour toutes les classes d'âge la semaine dernière.
00:01:28Et la situation ne devrait pas s'améliorer selon l'Institut Pasteur et Santé Publique France.
00:01:33Un pic est ainsi annoncé pour la semaine de Noël.
00:01:36Cette épidémie devrait augmenter le recours aux soins pendant les vacances,
00:01:39avec un fort impact potentiel à l'hôpital.
00:01:43Le code du travail sera bientôt plus sévère contre les consommateurs de drogue.
00:01:47Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, annonce vouloir inscrire dans le code du travail
00:01:51une interdiction générale et absolue de travailler sous l'emprise de substances psychotropes.
00:01:57Et puis en cyclisme, les organisateurs du Tour d'Espagne annoncent l'une des éditions les plus dures de l'histoire.
00:02:03La Vuelta s'élancera de Monaco le 22 août prochain et elle proposera cette arrivée au sommet.
00:02:09Excellente matinée à tous.
00:02:13Dans un instant, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:16Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
00:02:19Je suis chef d'entreprise et je passe trop de temps sur l'administratif.
00:02:22Heureusement, Banque Populaire propose un service accessible depuis mon espace client
00:02:25pour gérer facture et notes de frais très facilement.
00:02:28Du coup, je commence à anticiper la réforme sur la facturation électronique
00:02:30et je me consacre à ce qui compte vraiment, mes clients.
00:02:33Apporter des solutions innovantes, c'est ça, être la première banque des entreprises.
00:02:37Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:02:38Bonjour à toutes et à tous.
00:02:55Jeudi 18 décembre, une actualité largement dominée par la crise agricole
00:03:00mélangée entre un mélange entre la vaccination, l'abattage des bovins
00:03:08et puis les agriculteurs mobilisés contre le Mercosur.
00:03:12Vous voyez sur les différentes antennes les agriculteurs qui montent à Bruxelles
00:03:17ou qui descendent à Bruxelles.
00:03:18Je ne sais pas dans quel sens qu'ils montent.
00:03:20Ils montent à Bruxelles mobilisés.
00:03:22Est-ce que la France est suffisamment forte pour peser à Bruxelles
00:03:28et pour empêcher ce traité de Mercosur ?
00:03:31Je disais que j'avais entendu et vu des banderoles sur certains tracteurs
00:03:34qui disaient que le Mercosur, c'est de la merde à coup sûr.
00:03:37Voilà, c'est ce qui était inscrit.
00:03:38Qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous craignez ce Mercosur 0826 300 300 ?
00:03:43On parle de ce sujet principalement avec vous, avec Jean-Baptiste Moreau,
00:03:47porte-parole du Sling Tank, pardon, agriculture, stratégie.
00:03:51Vous avez été agriculteur, ancien député.
00:03:54Ariane Amadi, présidente de Kerman Consulting.
00:03:57Vous êtes spécialiste en communication politique.
00:04:00Mathieu Bloch, député UDR du Doubs, bonjour.
00:04:02Avec vous, on va parler également de cette commission d'enquête
00:04:06sur l'entrisme islamique dans les partis politiques.
00:04:10Et puis, on va parler également aussi de la commission d'enquête
00:04:14sur l'audiovisuel.
00:04:15Jean-Pierre Denis, bonjour.
00:04:16Vous êtes journaliste, écrivain, créateur de la lettre d'information Théopolitique.
00:04:21Alors, oui, évidemment, ce sont nos agriculteurs qui dominent l'actualité
00:04:28et qui vont mobiliser toute la classe politique dans les jours qui viennent.
00:04:36Et on vous attend 0826 300 300 pour évoquer cet accord du Mercosur.
00:04:43Donc, peut-être avec vous, Jean-Baptiste Moreau, comment on en arrive là ?
00:04:49La France était farouchement contre.
00:04:50On a vu Emmanuel Macron faire un pas en avant.
00:04:55De nombreux pays sont mobilisés.
00:04:57Enfin, quelques pays sont mobilisés.
00:04:59L'Italie, assez étonnamment, a rejoint hier la fronde.
00:05:03Ce n'est pas très clair non plus.
00:05:04Non ?
00:05:05Oui, alors...
00:05:06Quel est l'enjeu ?
00:05:07Alors, l'enjeu, il est énorme, puisque c'est un traité qui est en discussion depuis 25 ans.
00:05:11Donc, les bases de négociations de ce traité ont été fixées il y a 25 ans.
00:05:14Autant vous dire que, commercialement, le monde d'il y a 25 ans ne ressemblait pas franchement au monde d'aujourd'hui.
00:05:19Donc, ce traité est complètement à côté de la plaque au niveau des enjeux aujourd'hui de souveraineté alimentaire,
00:05:24de traçabilité, de transparence.
00:05:26Parce que l'agriculture sud-américaine a sans doute des tas de qualité.
00:05:30Mais tout ce qui est transparence, traçabilité, c'est à peu près égal à zéro, voire moins que ça.
00:05:34Alors que nos agriculteurs français et européens, on leur impose des normes au niveau traçabilité,
00:05:40au niveau méthode de production aussi.
00:05:43L'agriculture sud-américaine, les bêtes, elles sont remenées.
00:05:46Le seul truc, c'est qu'ils arrêtent six mois avant l'abattage.
00:05:48Comme ça, vous n'avez pas de traces dans la viande.
00:05:49Mais la réalité, c'est que normalement, on ne devrait pas importer déjà.
00:05:52Déjà, parce que déjà, il en arrive, de la viande d'Amérique du Sud, en dehors du traité du Mercosur.
00:05:56On ne devrait déjà même pas les importer.
00:05:58Puisque de fait, normalement, en Europe, depuis les années 80,
00:06:01les hormones sont interdites et sont aussi interdites à l'importation.
00:06:04C'est la seule chose qu'on a réussi à imposer au niveau du commerce international.
00:06:07Mais de fait, aujourd'hui, elle arrive quand même, cette viande,
00:06:11et elle est hormonée toute sa vie, sauf les six derniers mois,
00:06:13pour éviter d'avoir des contrôles positifs, arriver au port à Rotterdam.
00:06:16Donc voilà, ce traité du Mercosur, c'est un chiffon rouge absolu pour le monde agricole,
00:06:20mais même au-delà, pour une bonne partie de la société.
00:06:23Pour le coup, en 2019, Philogan avait annoncé,
00:06:26qui était commissaire de l'agriculture à l'époque, au niveau du Commission européenne,
00:06:29une signature, le président de la République, Emmanuel Macron,
00:06:32avait tout de suite, lors d'un sommet du G7,
00:06:35s'était plutôt félicité de cet accord.
00:06:37Et moi, j'étais intervenu sur une grande radio nationale,
00:06:39j'étais député, porte-parole d'En Marche à l'époque,
00:06:41pour dire combien c'était idiot de se féliciter de cet accord
00:06:44à partir du moment où il y avait l'agriculture dedans.
00:06:46Cet accord sera délétère pour le monde agricole,
00:06:48notamment pour le monde de l'élevage,
00:06:50qui est en crise aujourd'hui,
00:06:51enfin, il est en crise structurelle depuis plusieurs dizaines d'années pour moi,
00:06:54puisque les crises de l'élevage successifs,
00:06:56c'est le moteur de mon engagement,
00:06:57à la fois comme présidente coopérative il y a plus de 15 ans,
00:07:01et comme député il y a 8 ans.
00:07:04Donc voilà, cette crise n'est pas nouvelle,
00:07:06mais le Mercosur pourrait être l'étincelle,
00:07:09effectivement, de la poudrière,
00:07:10pour rendre incontrôlable la situation dans notre pays.
00:07:15Oui, c'est-à-dire qu'il y aura une mobilisation,
00:07:17les conséquences...
00:07:18Il y aura un échaînement de violence, je pense,
00:07:20parce que c'est vraiment quelque chose qui va énerver,
00:07:23plus qu'énerver la base agricole de ce pays.
00:07:26Oui, appelez-nous 0826 300 300,
00:07:29si vous êtes agriculteur.
00:07:30J'entendais un agriculteur ce matin qui disait,
00:07:33en fait, nous on a des produits qui sont interdits,
00:07:35et on va importer des produits phytosanitaires interdits en France,
00:07:39et on va importer des produits qui vont...
00:07:41Par dizaines, et puis l'Europe ne s'est absolument jamais donné les moyens de contrôler,
00:07:46parce que les vrais contrôles efficaces,
00:07:47ce seraient des contrôles sur place, sur les méthodes de production.
00:07:50Mais ça, l'Europe ne le fait absolument pas.
00:07:51D'ailleurs, c'est à peu près le seul continent qui ne le fait pas,
00:07:53puisque quand on a exporté sur la Chine en 2019 de la viande,
00:07:56les Chinois sont venus certifier nos abattoirs.
00:07:58Nous, l'Europe, du moment qu'ils nous le disent, c'est bon.
00:08:00Oui, Jean-Pierre Denis, cet accord du Mercosur.
00:08:02Vous savez, mes amis travaillent dans un laboratoire de cosmétiques,
00:08:06je ne fais un pas de côté.
00:08:07Et ce laboratoire de cosmétiques est un laboratoire d'entreprise française indépendante
00:08:14qui n'appartient pas à un grand groupe,
00:08:16exporte dans différents pays du monde, notamment aux Etats-Unis.
00:08:20Et il fait régulièrement l'objet d'inspections par les Américains
00:08:26qui viennent vérifier dans le laboratoire
00:08:29que la façon dont les crèmes solaires sont produites
00:08:33correspond au cahier des charges, à la législation américaine.
00:08:37C'est-à-dire que les Américains n'hésitent pas à venir contrôler chez nous
00:08:41la façon dont nous faisons nos produits.
00:08:44Et en réalité, c'est un lien avec la crise du monde agricole,
00:08:47c'est-à-dire que, pour faire le lien avec ce que vous disiez à l'instant,
00:08:50c'est-à-dire qu'à aucun moment, on ne va réellement aller avoir les mêmes exigences
00:08:55à l'étranger, notamment en Amérique latine, par rapport à ses productions,
00:08:59alors que nos agriculteurs, en effet, sont soumis chez nous à des normes
00:09:04qui sont par ailleurs souvent très utiles, mais aussi très contraignantes.
00:09:07Très contraignantes.
00:09:08Mais on peut faire ce parlement, bien sûr.
00:09:11Ce système-là qu'on évoque pour le monde agricole,
00:09:12que j'évoque dans les cosmétiques,
00:09:14on a évoqué récemment les problèmes de ces colis qui arrivent de chimie
00:09:18qui ne sont jamais contrôlés.
00:09:19On est en train de découvrir, et moi j'avoue que je suis un peu ahuri,
00:09:22j'ai peut-être l'air idiot, mais à ce point-là,
00:09:24à ce point-là, on s'impose à nous-mêmes des normes
00:09:29et on ne se soucie pas de réciprocité.
00:09:33Je crois que c'est le cœur du sujet.
00:09:34Après, je voudrais quand même mettre un petit bémol,
00:09:37parce qu'il faut rappeler que vous avez dit, à juste titre,
00:09:39qu'on était dans une négociation qui avait commencé il y a 25 ans.
00:09:42Le problème, c'est qu'on est justement en train de changer d'un système
00:09:44qui a longtemps bénéficié à l'agriculture française,
00:09:47qui était plutôt poussée à l'exportation,
00:09:49et qu'on est en train aujourd'hui de changer de modèle.
00:09:52Mais pendant 25 ans, 50 ans, on a poussé nous-mêmes à ce système-là.
00:09:56Donc c'est compliqué de débrancher ce qu'on a construit.
00:09:59Oui, alors, toutes les filières ont une obligation d'exporter aujourd'hui.
00:10:04Je veux dire, pour les équilibres économiques des filières,
00:10:06je veux dire, expliquer qu'on va avoir une agriculture autarcique demain,
00:10:08c'est complètement lunaire et complètement en dehors
00:10:10des réalités économiques du monde agricole.
00:10:12Et voilà, donc d'où la difficulté.
00:10:13Ariane ?
00:10:13Oui, alors, effectivement, il y a une crise agricole.
00:10:17Ce que je voulais juste dire, c'est qu'en revanche,
00:10:18les agriculteurs sont très populaires au sein de l'opinion publique.
00:10:21Bien sûr.
00:10:21Donc, effectivement, c'est une petite note positive,
00:10:24mais c'est même intéressant politiquement.
00:10:26Il y a 92% des Français qui ont une bonne image des agriculteurs,
00:10:30ce qui est un chiffre aujourd'hui sur les...
00:10:32Considérable par rapport à la défiance contre les politiques,
00:10:36les journalistes...
00:10:37Ah non, mais c'est du jamais vu, quoi.
00:10:38Donc, ça, c'est la première chose que je voulais dire.
00:10:40Et la seconde chose, c'est qu'il y a plus de deux tiers des Français
00:10:42qui sont en soutien aux agriculteurs,
00:10:44puisqu'ils sont opposés à l'accord du Mercosur.
00:10:46Ce que, moi, je trouve problématique d'un point de vue politique,
00:10:49c'est qu'on creuse toujours plus la défiance entre les agriculteurs
00:10:56et ceux qui décident pour les agriculteurs.
00:10:58Et donc, on est dans une situation où les agriculteurs,
00:11:03à juste titre d'ailleurs, parlent de Paris
00:11:05et ne parlent même plus du gouvernement.
00:11:08Et donc, si vous voulez, cette défiance qui se situe notamment
00:11:13autour de l'idée que, finalement, selon les agriculteurs,
00:11:18le gouvernement ne serait qu'une antenne à punir
00:11:21et pas une antenne à libérer.
00:11:23Et ça, c'est absolument dramatique,
00:11:25parce qu'on parle de celles et ceux qui, quand même, nourrissent un pays.
00:11:29Et donc, moi, ce que je trouve très problématique,
00:11:31c'est l'opposition, maintenant, radicale
00:11:33entre un gouvernement qui serait une technocratie surpuissante
00:11:37et des agriculteurs qui seraient du côté de la souffrance.
00:11:41Donc, on est arrivé à un tel dialogue de sourds,
00:11:44à une telle opposition,
00:11:46que je pense que ce qui est problématique,
00:11:48c'est qu'on va avoir beaucoup de mal
00:11:51à traduire en mesure les ressentiments des agriculteurs
00:11:55et, au-delà, à réconcilier, finalement,
00:11:58toute une France rurale avec le monde politique
00:12:01qui est de plus en plus, si vous voulez,
00:12:03je n'ai pas les chiffres sur la France rurale
00:12:05par rapport à la confiance dans le gouvernement,
00:12:09mais je pense qu'ils ne sont pas à 92%.
00:12:11Alors, on va se retrouver dans un instant avec Emmanuel,
00:12:15un auditeur qui nous appelle de Talence,
00:12:17qui est agriculteur.
00:12:19Et puis, vous pourrez aussi réagir, Mathieu Bloch,
00:12:21on ne vous a pas entendu sur le sujet.
00:12:23Donc, dites-nous ce que vous en pensez,
00:12:25au 0826 300 300,
00:12:27ce Mercosur est-il une tragédie pour nos agriculteurs
00:12:32et pour nous, consommateurs ?
00:12:34C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on va avoir dans nos assiettes ?
00:12:37On se retrouve.
00:12:39Sud Radio, le 10h midi,
00:12:41mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:44Et on est ensemble avec vous,
00:12:45nous dévoquons le Mercosur,
00:12:47cet accord du Mercosur
00:12:48contre lequel sont mobilisés les agriculteurs.
00:12:51Ils sont en route vers Bruxelles sur leur tracteur.
00:12:54La France peut-elle peser pour contrer cet accord ?
00:12:58Hier, je discutais avec Eric Revelle
00:12:59qui me disait,
00:13:00Madame Van der Leyen,
00:13:01elle a déjà son billet pour le Brésil.
00:13:04Donc, ça va être compliqué.
00:13:06Mais on va en parler avec vous,
00:13:080826 300 300,
00:13:10et les conséquences pour nous, consommateurs,
00:13:12de ce qui va se retrouver dans nos assiettes.
00:13:15On a Emmanuel en ligne.
00:13:16Bonjour Emmanuel.
00:13:17Oui, bonjour Valérie.
00:13:18Bonjour.
00:13:18Vous êtes agriculteur ?
00:13:20Alors, je suis agriculteur,
00:13:21mais en deuxième activité,
00:13:22parce que la propriété qu'on exploite,
00:13:24c'est une propriété familiale
00:13:25qui est trop petite pour être rentable.
00:13:27On la maintient.
00:13:29C'est un héritage.
00:13:30Mais c'est très difficile.
00:13:31Et chaque année,
00:13:32on se demande si on peut continuer.
00:13:33Mais c'est pour dire
00:13:35qu'on est plus paysans qu'agriculteurs, en fait.
00:13:37Mais par contre, le soutien,
00:13:39évidemment, d'abord,
00:13:40le soutien, il est total
00:13:41parce que c'est une profession.
00:13:42Mais c'est une profession de gens
00:13:44qui ont les pieds sur terre.
00:13:45C'est peu de le dire,
00:13:46mais un paysan,
00:13:48il veut vendre.
00:13:49Donc, on n'est pas contre les accords.
00:13:50Mais il ne faut pas tout mettre
00:13:52dans les accords.
00:13:53Nous, ce qu'on veut,
00:13:55ce qu'on ne comprend pas,
00:13:57c'est qu'il n'y ait plus
00:13:57le respect des principes de base.
00:13:59Est-ce qu'un politique
00:13:59ne devrait pas protéger
00:14:01le bien commun
00:14:02et l'intérêt commun ?
00:14:04Un politique qui commence
00:14:05n'importe lequel,
00:14:05un député qui vote
00:14:06un budget négatif,
00:14:08mais pour moi,
00:14:09c'est une aberration.
00:14:09Personne n'a le droit
00:14:10d'avoir un budget négatif.
00:14:12Donc, ce n'est pas ça
00:14:14qui fait la force d'un politique.
00:14:15Un politique,
00:14:16ce qui fait sa force,
00:14:16c'est la défense
00:14:17des intérêts communs.
00:14:18Et nous, ce qu'on ne veut pas,
00:14:19c'est la distorsion.
00:14:20Donc, on en parlait,
00:14:21tout le monde semble d'accord
00:14:22ce matin à vous écouter.
00:14:24C'est parfait,
00:14:25mais quand est-ce qu'on le met
00:14:26en pratique ?
00:14:27Quand est-ce qu'on met
00:14:27en pratique ces principes ?
00:14:29On a un problème
00:14:29de culture politique en France.
00:14:31Et c'est valable
00:14:32sur le budget,
00:14:33c'est valable
00:14:33sur le Mercosur,
00:14:34c'est valable
00:14:35sur la politique
00:14:36d'abattage systématique
00:14:38qui a été choisi.
00:14:40On a un problème
00:14:40de déconnexion.
00:14:41Mais à la base,
00:14:43nous, on veut vendre.
00:14:44Le paysan,
00:14:44son métier,
00:14:45c'est de produire pour vendre.
00:14:46Donc, on n'est pas contre
00:14:48les accords.
00:14:49Il ne faut pas nous faire
00:14:50avaler des couleuvres.
00:14:51On ne peut pas accepter
00:14:53des produits
00:14:54qui ne respectent pas
00:14:54nos normes.
00:14:55On ne peut pas accepter
00:14:56de regarder l'histoire du miel.
00:14:57La production de miel
00:14:58en France,
00:14:58c'est une catastrophe.
00:14:59On fait venir du faux miel
00:15:01qui est un mélange
00:15:02de sirop de glucose.
00:15:03Mais ce genre de choses
00:15:04ne devraient même pas arriver
00:15:05à l'intérieur
00:15:06de nos frontières.
00:15:07Pourquoi c'est arrivé
00:15:08comme ça ?
00:15:09Parce qu'on n'a pas de politique.
00:15:10On n'a pas de force.
00:15:11Et nous,
00:15:12on ne voulait pas.
00:15:13Alors nous,
00:15:14on n'a rien contre les Français.
00:15:15On ne veut pas faire
00:15:16de blocage.
00:15:17Ce n'est pas le but du jeu.
00:15:18Les Français,
00:15:19ils sont comme nous.
00:15:19On ne veut pas les empêcher
00:15:20d'aller en vacances.
00:15:22Mais oui.
00:15:23Mais là,
00:15:23la politique,
00:15:24il dit qu'on va décaler
00:15:25de 15 jours,
00:15:25de 3 jours
00:15:26parce qu'ils jouent
00:15:27l'essoufflement.
00:15:28Mais ce n'est pas ça,
00:15:28faire de la politique.
00:15:29La politique,
00:15:30c'est rassurer les électeurs,
00:15:31les citoyens,
00:15:32de leur dire
00:15:32ne vous inquiétez pas.
00:15:33Vous nous avez confié
00:15:34un mandat.
00:15:35On va vous défendre.
00:15:37Chacun son boulot.
00:15:38Nous introduits,
00:15:39que ce soit les artisans,
00:15:40les industriels,
00:15:41et les politiques
00:15:41nous défendent.
00:15:42Mais s'ils ne défendent pas,
00:15:43c'est eux qu'il faut empêcher
00:15:44de continuer
00:15:45à faire le malheur des autres.
00:15:47Bon,
00:15:47on va,
00:15:48alors je ne sais pas
00:15:49si vous voulez réagir,
00:15:50Mathieu Bloch,
00:15:51à ce que vient de dire Emmanuel.
00:15:52Oui,
00:15:53alors moi ce que je voudrais dire,
00:15:54c'est quand même...
00:15:54C'est ce genre de chose
00:15:55que disait Ariane
00:15:56sur la défiance
00:15:57et la rupture
00:15:58avec les politiques.
00:15:58Emmanuel a complètement raison.
00:15:59Moi je voudrais quand même
00:16:00tirer la sonnette d'alarme
00:16:01sur la situation absolument
00:16:02dramatique
00:16:03de notre agriculture.
00:16:05Souvenez-vous
00:16:05quand on était gamins,
00:16:06on nous disait
00:16:07la France c'est le grenier
00:16:08de l'Europe.
00:16:09Depuis quelques années,
00:16:10nous avons une balance
00:16:10commerciale déficitaire
00:16:12hors vin spiritueux,
00:16:13dû notamment
00:16:14à des problèmes
00:16:14de surtransposition
00:16:15des normes européennes,
00:16:16donc un problème franco-français
00:16:17où on a déjà
00:16:18nous-mêmes affaibli
00:16:19notre agriculture.
00:16:20Ce traité du Mercosur,
00:16:21c'est la fin,
00:16:22c'est la mort
00:16:22de notre agriculture.
00:16:24C'est la mort
00:16:24de notre souveraineté alimentaire.
00:16:26C'est un sujet
00:16:26absolument essentiel.
00:16:28Rappelons-nous quand même
00:16:28de l'histoire,
00:16:29les révolutions
00:16:30viennent souvent
00:16:31de révoltes paysannes,
00:16:33viennent de la ruralité.
00:16:34Ce qui se passe aujourd'hui,
00:16:35c'est un cri du cœur
00:16:36absolument grave
00:16:37de ces agriculteurs
00:16:38qui voient le fossé
00:16:40s'élargir
00:16:40entre les prises de décisions
00:16:41et les réalités du terrain.
00:16:43Et notamment aussi
00:16:44au niveau des prises
00:16:45de décisions européennes
00:16:46où on a l'impression
00:16:46que la France
00:16:47ne pèse plus grand-chose
00:16:48et que c'est
00:16:48Madame von der Leyen
00:16:49qui toute seule
00:16:50va décider
00:16:51de sonner le glas
00:16:52de notre agriculture
00:16:53pour sauver certainement
00:16:55l'industrie allemande,
00:16:57les exports
00:16:57d'automobiles allemandes
00:16:58vers l'Amérique du Sud
00:16:59en contrepartie.
00:17:01Alors il y a des pays européens
00:17:02qui ont besoin
00:17:02de la signature
00:17:03de ce traité du Mercosur,
00:17:04on le sait.
00:17:05N'empêche que le poids
00:17:06de la France
00:17:06est considérablement affaibli.
00:17:08Qui peut imaginer
00:17:08aujourd'hui
00:17:09le général de Gaulle
00:17:10ou Georges Pompidou
00:17:12accepter
00:17:12que la France
00:17:14soit l'otage
00:17:15de ce Mercosur ?
00:17:17Personne.
00:17:18Au prix de sa souveraineté alimentaire.
00:17:19C'est quand même
00:17:20la première chose
00:17:21dont on doit s'occuper.
00:17:22Donc la situation
00:17:22est absolument dramatique.
00:17:23J'étais à la Commission européenne
00:17:25la semaine dernière
00:17:26dans le cadre
00:17:26d'un rapport
00:17:27sur l'entrée
00:17:28dont je suis chargé
00:17:28d'un sujet différent
00:17:29mais je me suis rendu compte
00:17:30quand même
00:17:30qu'il n'y avait pas conscience
00:17:32qu'il n'y avait pas fait
00:17:32le rétexte
00:17:33le retour d'expérience
00:17:34du Brexit.
00:17:35Attention à la colère
00:17:36des peuples.
00:17:38Aujourd'hui
00:17:38on n'en est pas là
00:17:38on n'est pas en train
00:17:39de parler de Brexit
00:17:40mais si nos agriculteurs
00:17:42marquent l'opinion
00:17:43si notre agriculture
00:17:44disparaît
00:17:45la position des Français
00:17:47sur l'acceptation
00:17:48des instances européennes
00:17:49pourrait s'en trouver
00:17:50viciée à terme.
00:17:52Et moi j'alerte
00:17:52que Madame von der Leyen
00:17:53sur ce qu'elle est en train
00:17:54de faire au mépris
00:17:55du peuple français
00:17:55elle a détourné la démocratie
00:17:56vous savez
00:17:57elle a scindé en deux
00:17:58le traité du Mercosur
00:17:59pour contourner
00:18:00l'avis des parlements
00:18:01des peuples européens
00:18:02et ça c'est un déni
00:18:03démocratique majeur.
00:18:04Attention.
00:18:05Il faut quand même rappeler
00:18:06que l'Union Européenne
00:18:09a très très largement
00:18:10bénéficié
00:18:11à l'agriculture française
00:18:12depuis des années.
00:18:13La politique agricole commune
00:18:15elle a été conçue
00:18:16construite
00:18:17elle a bénéficié
00:18:17énormément à la France.
00:18:18On se rit en faux
00:18:18complètement avec ça
00:18:19parce que ce qu'on donne
00:18:21à l'Europe
00:18:22est-ce qu'on reçoit
00:18:23il y a 10 milliards d'écarts
00:18:25donc si on finançait
00:18:26nous-mêmes la PAC
00:18:27on aurait plus d'argent
00:18:28que ce qui vient de l'Europe
00:18:28donc ça c'est une fausse
00:18:29information.
00:18:30Non mais si
00:18:30c'est une vraie information
00:18:31il ne faut pas avoir connu
00:18:32l'échange entre la France
00:18:35et l'Italie des Broutards
00:18:35avec la lire italienne
00:18:36dévaluée de 30%
00:18:37dans le week-end
00:18:38et avec les prix des Broutards
00:18:39qui s'effondraient
00:18:40pour ne pas voir
00:18:40que l'Union Européenne
00:18:41notamment au niveau
00:18:42du marché commun
00:18:42a apporté un certain nombre
00:18:44de choses à l'agriculture française
00:18:45je veux dire
00:18:45je l'ai connu cette période-là
00:18:46je peux vous dire
00:18:47que ce n'était pas très rigolo
00:18:48pour le prix des Broutards
00:18:48le prix des Broutards
00:18:49aujourd'hui il est stable
00:18:50depuis à peu près 20 ans
00:18:51il bouge très peu
00:18:52et c'est grâce aussi
00:18:54à la monnaie commune
00:18:54donc il faut arrêter
00:18:55de dire des conneries
00:18:56sur l'Union Européenne
00:18:57et sur le fait que
00:18:57évidemment que
00:18:59je parlais de la PAC
00:19:00pas de la monnaie commune
00:19:01c'est des choses différentes
00:19:02heureusement que l'agriculture
00:19:03non mais la PAC
00:19:03après il y a eu
00:19:05des avancées
00:19:06et heureusement
00:19:06qu'elle a été là
00:19:07à une certaine période
00:19:08aujourd'hui je pense
00:19:09qu'elle est un peu décalée
00:19:10par rapport aux objectifs
00:19:10de souveraineté alimentaire
00:19:11notamment
00:19:16à finalement
00:19:17recontinuer à faire
00:19:18la même chose
00:19:18avec un peu moins de budget
00:19:19donc effectivement
00:19:20à mon avis
00:19:21on va dans le mur
00:19:21si on continue comme ça
00:19:23au niveau de l'Union Européenne
00:19:23parce que parler
00:19:24de souveraineté alimentaire
00:19:25c'est bien
00:19:25et il faut y arriver
00:19:27sauf qu'on ne met rien en place
00:19:29au niveau des politiques publiques
00:19:30pour y arriver
00:19:31donc c'est un peu problème
00:19:32Je rebondis sur tout ce que
00:19:34vous disiez
00:19:34sur la nature du débat
00:19:36qui vient de se dérouler
00:19:37le vrai sujet sous-jacent
00:19:38c'est qu'effectivement
00:19:39on va dire
00:19:40quand il y avait la PAC
00:19:41est-ce qu'on entendait autant
00:19:43le sujet de la colère
00:19:44des agriculteurs ?
00:19:45Qu'est-ce qui se passe
00:19:46aujourd'hui ?
00:19:46Ce qui a changé
00:19:47c'est la perception
00:19:49au-delà des normes
00:19:50effectivement
00:19:50qui sont produites
00:19:51de l'Europe
00:19:52Aujourd'hui
00:19:53on arrive à un ras-le-bol européen
00:19:55il y a un ras-le-bol d'Europe
00:19:56qui est absolument fondamental
00:19:58et eu égard
00:20:00effectivement
00:20:01à la question des normes
00:20:02qui sont passées
00:20:03etc.
00:20:04ça c'est le fond
00:20:04ce que je trouve
00:20:06dommage
00:20:07c'est qu'en fait
00:20:08c'est un point de non-retour là
00:20:10on arrive quasiment
00:20:11à un point de non-retour
00:20:12et où finalement
00:20:13l'Europe
00:20:14qui hier
00:20:15apparaissait
00:20:15si ce n'est effectivement
00:20:17dans les faits
00:20:18imparfaites
00:20:19mais en tout cas
00:20:20on va dire rassurantes
00:20:21est aujourd'hui
00:20:22perçue
00:20:23comme la responsable
00:20:25du déclin
00:20:25et de la mort
00:20:26des agriculteurs
00:20:27donc moi
00:20:27je ne suis pas une politique
00:20:28donc je ne vais pas aller
00:20:29sur le fond
00:20:30vraiment de l'affaire
00:20:31mais d'un point de vue
00:20:31de la communication politique
00:20:33il y a un sujet
00:20:34à refaire
00:20:35un récit européen
00:20:36pour les agriculteurs
00:20:38dans lequel
00:20:39il y a un minimum
00:20:40un
00:20:40de positivisme
00:20:41et deux
00:20:42de confiance
00:20:43la France a essayé
00:20:46de convaincre
00:20:46un certain nombre
00:20:47de partenaires européens
00:20:47de s'opposer au Mercosur
00:20:48on va voir
00:20:49s'il y a une minorité
00:20:49de blocage
00:20:50bon l'Italie
00:20:50c'est fluctuant
00:20:51parce que Mélanie
00:20:51elle dit qu'elle est pour
00:20:53une fois qu'elle dit
00:20:53qu'elle est contre
00:20:53Emmanuel Macron aussi
00:20:55ça ne nous a pas échappé
00:20:55oui on a réussi
00:20:57à le convaincre
00:20:57un peu plus durablement
00:20:58parce que là
00:20:58la France va voter contre
00:20:59en l'occurrence
00:21:00donc je ne suis pas le seul
00:21:01mais on est quelques-uns
00:21:02à l'avoir convaincu
00:21:03de l'inutilité du Mercosur
00:21:05et de la dangerosité
00:21:06du Mercosur
00:21:06par rapport à l'agriculture française
00:21:08mais aujourd'hui
00:21:09est-ce qu'il y a
00:21:10une minorité de blocage
00:21:11je ne sais pas
00:21:11mais ce qui est une certitude
00:21:12c'est que si le Mercosur
00:21:13passe au niveau européen
00:21:14on fabrique
00:21:15dans les campagnes
00:21:16un sentiment anti-européen
00:21:18puissant
00:21:18qui va être compliqué
00:21:19il est déjà là
00:21:21on a Laurent
00:21:22qui nous appelle de Toulouse
00:21:24bonjour Laurent
00:21:24bonjour
00:21:26bonjour
00:21:27vous êtes agriculteur
00:21:28oui
00:21:29je suis agriculteur
00:21:30en agriculture biologique
00:21:31et je suis éleveur
00:21:34donc moi
00:21:35j'ai toutes mes bêtes
00:21:36en plein air
00:21:37je reviens un petit peu
00:21:39sur les problèmes
00:21:40qu'il y a
00:21:41au niveau
00:21:41de la maladie
00:21:44la maladie
00:21:45la fièvre noduleuse
00:21:46en gros
00:21:49on risque d'être
00:21:51on nous dit
00:21:52que le Mercosur
00:21:53va être un problème
00:21:55pour nous
00:21:55mais je pense
00:21:56que ce que veulent pas
00:21:57les agriculteurs
00:21:58c'est être justement
00:22:00la variable d'ajustement
00:22:01des 1 à 2%
00:22:03de viande
00:22:04qui va être amenée
00:22:05d'Amérique du Sud
00:22:08et sur notre secteur
00:22:11on ne produit pas
00:22:14vraiment de céréales
00:22:15et je voudrais mettre
00:22:16en parallèle
00:22:17un problème
00:22:18c'est à dire
00:22:20un problème
00:22:21qui a été évoqué
00:22:22mais qui n'est pas
00:22:23mis en avant
00:22:24vous avez
00:22:25un virus
00:22:26mais végétal
00:22:27qui touche
00:22:29les producteurs
00:22:31de sucre
00:22:34du nord de la France
00:22:35et ces producteurs
00:22:37du sucre
00:22:37du nord de la France
00:22:38demandent
00:22:40la réintroduction
00:22:41de produits chimiques
00:22:42ultra dangereux
00:22:44qui ont été supprimés
00:22:45les nicotinoïdes
00:22:47et par contre
00:22:48on ne va pas
00:22:49leur mettre
00:22:505 camions de CRS
00:22:51parce que
00:22:52ces nicotinoïdes
00:22:53eux ils ont
00:22:54un lien direct
00:22:55avec la santé humaine
00:22:57alors que notre maladie
00:22:58elle a été prouvée
00:22:59moi je reviens
00:23:00sur ce que disent
00:23:01les vétérinaires
00:23:03même si je partage
00:23:04pas tous leurs avis
00:23:04notre maladie
00:23:06elle n'a aucun lien
00:23:08avec
00:23:08aucun risque
00:23:10par rapport
00:23:10aux humains
00:23:12voilà
00:23:12par contre
00:23:13ça permet
00:23:15de déstabiliser
00:23:17un marché
00:23:17qui se portait
00:23:18très bien
00:23:19et ça permet
00:23:20aussi
00:23:21de mettre
00:23:22en péril
00:23:22des exploitations
00:23:23familiales
00:23:24et ces exploitations
00:23:26familiales
00:23:27sont sûrement
00:23:28le moyen
00:23:30la variable
00:23:32d'ajustement
00:23:33qui permettra
00:23:34aux mercosourdes
00:23:36d'amener
00:23:38sa viande
00:23:38sur notre territoire
00:23:41alors ça fait réagir
00:23:42ce que vous dites
00:23:42Laurent
00:23:43peut-être Jean-Baptiste
00:23:44je voudrais tordre le coup
00:23:45à ce qui s'est propagé
00:23:46un peu sur les réseaux sociaux
00:23:47et ce qui a été
00:23:48pris pour argent comptant
00:23:50par une partie du monde agricole
00:23:51sur le fait que
00:23:52cette maladie
00:23:53elle serait là
00:23:53pour faire de la place
00:23:54aux importations
00:23:55la stratégie
00:23:56non plus
00:23:57la stratégie de lutte
00:23:58contre cette maladie
00:23:59serait là
00:23:59avec l'abattage total
00:24:00des foyers infectés
00:24:01serait là pour faire
00:24:02la place aux mercosures
00:24:02si c'était vraiment ça
00:24:04la stratégie du gouvernement
00:24:04ce qu'il faut qu'il fasse
00:24:05surtout c'est laisser
00:24:06développer la maladie
00:24:07parce que le développement
00:24:08de la maladie
00:24:08c'est à peu près
00:24:095% de mortalité
00:24:10ce qui ferait
00:24:11sur un territoire
00:24:11comme la France
00:24:12à peu près 800 000 bovins
00:24:13adultes morts
00:24:14à la fin de l'année
00:24:14donc je peux vous dire
00:24:15que ça fait beaucoup
00:24:15plus de place
00:24:16que le fait
00:24:17d'essayer de lutter
00:24:18et d'éradiquer
00:24:19cette maladie
00:24:19donc ça
00:24:20c'est une rumeur
00:24:21qui est partie
00:24:22sur les réseaux sociaux
00:24:22qui est complètement conne
00:24:23je veux dire
00:24:23quand on a un minimum
00:24:24les pieds sur terre
00:24:25et les pieds dans les bottes
00:24:26on sait bien
00:24:26que c'est la maladie
00:24:28et le développement
00:24:29de cette maladie
00:24:29qui au contraire
00:24:31va tuer un paquet de bovins
00:24:32et c'est pas le fait
00:24:33de lutter contre
00:24:33qui tue les bovins
00:24:34il faut arrêter
00:24:35avec ce type de fake news
00:24:36mais il y en a à l'appel
00:24:38et certaines sont plus réalistes
00:24:39que celles-là
00:24:39et même moi
00:24:40j'ai dû aller vérifier
00:24:41dans les ouvrages scientifiques
00:24:42si c'était vrai ou pas vrai
00:24:43parce qu'on nous abreuve
00:24:45d'imbécilité
00:24:46il y a des manipulations
00:24:47de masse
00:24:48qui sont mises en place
00:24:49sur les réseaux sociaux
00:24:50avec des vétérinaires
00:24:51formés en 48 heures
00:24:51sur X
00:24:52et qui m'apprennent
00:24:54à moi le métier d'éleveur
00:24:55j'étais 17 ans éleveur
00:24:56il y en a qui m'expliquent
00:24:57comment il faut élever des vaches
00:24:57qui habitent à Paris
00:24:59ou aux petites couronnes
00:24:59on va y revenir
00:25:01dans un instant
00:25:03avec vous
00:25:03on va continuer ce débat
00:25:04on aura Mathieu
00:25:05qui nous appelle de Toulouse
00:25:06qui est céréalier
00:25:07et qui voulait également réagir
00:25:09on parle de cet accord
00:25:10du Mercosur
00:25:11et on pourra parler
00:25:12aussi de la défiance
00:25:13vis-à-vis des scientifiques
00:25:15vis-à-vis de cette maladie
00:25:18mais nous jouons
00:25:19à l'approche de Noël
00:25:20tous les jours
00:25:21sur Sud Radio
00:25:22toutes les heures
00:25:23vous pouvez gagner
00:25:24de très beaux cadeaux
00:25:25et ce matin
00:25:25c'est un bon d'achat
00:25:26de 200 euros
00:25:27pour le site
00:25:28Maison Scarlett
00:25:29c'est la marque
00:25:30de boîte à bijoux
00:25:31donc pour vos colliers
00:25:34boucles d'oreilles
00:25:35montres
00:25:35vous pouvez gagner
00:25:36de magnifiques boîtes à bijoux
00:25:39bon d'achat de 200 euros
00:25:40et pour cela
00:25:41il faut envoyer
00:25:41Sapin
00:25:42par SMS
00:25:43au 7 20 18
00:25:45à tout de suite
00:25:46et on vous attend
00:25:47agriculteur
00:25:48ou consommateur
00:25:49français
00:25:50à propos de cet accord
00:25:51du Mercosur
00:25:53est-ce que vous craignez
00:25:54l'arrivée
00:25:55de produits
00:25:55qui ne sont pas conformes
00:25:58à la législation française
00:25:59dans nos assiettes
00:26:010 826 300 300
00:26:03à tout de suite
00:26:03Sud Radio
00:26:05mettez-vous d'accord
00:26:06Valérie Exper
00:26:07Sud Radio
00:26:08mettez-vous d'accord
00:26:09Valérie Exper
00:26:10alors on est avec vous
00:26:12sur Sud Radio
00:26:13on parle de cet accord
00:26:14du Mercosur
00:26:15l'Italie
00:26:16s'est joint
00:26:16à la France
00:26:17visiblement
00:26:18qui va voter contre
00:26:20cet accord
00:26:20de libre-échange
00:26:22néanmoins
00:26:22Van der Leyen
00:26:23madame Van der Leyen
00:26:24semble déterminée
00:26:26à le signer
00:26:27est-ce que la France
00:26:28est suffisamment puissante
00:26:29Laurent voulait réagir
00:26:31à ce que vous disiez
00:26:32Laurent
00:26:33notre agriculteur bio
00:26:34de Toulouse
00:26:35bonjour
00:26:35alors Laurent
00:26:36on vous écoute
00:26:37qu'est-ce que vous vouliez dire
00:26:38bonjour
00:26:39oui non
00:26:39je voulais juste
00:26:40avoir un droit de réponse
00:26:42sur ce qui a été annoncé
00:26:43c'est pas une question
00:26:44de nombre de vaches
00:26:46c'est pas
00:26:46c'est pas qu'on refuse
00:26:47qu'on refuse
00:26:49la vaccination
00:26:49ou qu'on refuse
00:26:50plus de ce premier
00:26:51moi le premier
00:26:52la seule chose qu'il y a
00:26:53c'est que ça déséquilibre
00:26:55un marché
00:26:55qui se portait très bien
00:26:57et à l'heure actuelle
00:26:58ce marché là
00:26:59risque de faire hésiter
00:27:00beaucoup d'agriculteurs
00:27:01à reprendre
00:27:02repartir dans l'élevage
00:27:04il va faire hésiter
00:27:05beaucoup d'installations
00:27:06moi mon fils
00:27:07vient de s'installer hier
00:27:08et je peux vous assurer
00:27:10que l'investissement
00:27:11de 218 000 euros
00:27:13qu'il a fait
00:27:14pour
00:27:15pour
00:27:16pour s'installer
00:27:17et bien ça lui crée
00:27:18quelques
00:27:19quelques
00:27:19quelques surfrades
00:27:21de voir que
00:27:22que les marchés
00:27:23se cassent la gueule
00:27:24parce qu'à l'heure actuelle
00:27:25les marchés sont bloqués
00:27:27on ne pourra pas vendre
00:27:28jusqu'au mois de février
00:27:30il y a beaucoup
00:27:30d'éleveurs
00:27:31quand je les croise
00:27:32à droite à gauche
00:27:32qui vaccinent
00:27:33mais pour l'instant
00:27:35ils savent que
00:27:35rien ne circule
00:27:36en contrepartie
00:27:38on a des circulations
00:27:39extra-régionaux
00:27:41extra-régionales
00:27:43qui sont autorisées
00:27:43les camions
00:27:44peuvent circuler
00:27:45un
00:27:46on n'est pas sur une maladie
00:27:48comme la fièvre
00:27:49la fièvre afteuse
00:27:50où on ne serait même pas
00:27:52à niveau de blocage
00:27:53on serait
00:27:54on est plutôt
00:27:55sur une maladie
00:27:56qui se transporte
00:27:57par les transports
00:27:58de camions
00:27:59je pense que
00:28:01les attaques
00:28:02qui ont été faites
00:28:03sur
00:28:05sur ces
00:28:06personnes
00:28:07qui se disent
00:28:08moi je suis en plein air
00:28:09qui se disent
00:28:09un peu
00:28:11enfin qui se disent
00:28:13coincés maintenant
00:28:14sont
00:28:15sont disproportionnées
00:28:17je peux vous assurer
00:28:18que je ne suis pas
00:28:19un complotiste
00:28:19et je suis contre
00:28:20le complot
00:28:21je ne suis pas là
00:28:22je ne veux pas dire
00:28:23que l'état
00:28:23va être mis en l'air
00:28:25mais par contre
00:28:27on va affaiblir
00:28:28nos positions économiques
00:28:29au point de vue
00:28:30de la région
00:28:31c'est sûr que
00:28:32je suis d'accord avec vous
00:28:33sur l'arrivée de la maladie
00:28:35évidemment que l'arrivée
00:28:35de la maladie
00:28:36c'est une catastrophe
00:28:37ça va avoir des impacts économiques
00:28:38et qu'on l'éradique
00:28:40ou qu'on vaccine
00:28:41de toute façon
00:28:41il y aura des conséquences économiques
00:28:42parce que évidemment
00:28:43que nos partenaires
00:28:44notamment à l'export
00:28:45l'Italie
00:28:46va en profiter
00:28:47pour faire la pression
00:28:48sur les prix
00:28:48que l'on vaccine
00:28:49surtout si on vaccine
00:28:50de façon généralisée
00:28:51ça veut dire qu'on ne pourra plus exporter
00:28:53mais ça ne sera plus
00:28:53si on pourra peut-être exporter
00:28:55parce qu'on va arriver
00:28:56à négocier un accord avec eux
00:28:57ils en ont besoin des vaux
00:28:58sauf qu'ils vont nous expliquer
00:28:59bah oui mais vous n'êtes plus indemne
00:29:00donc on ne va pas vous les payer
00:29:01le même prix
00:29:01enfin je connais ça par cœur
00:29:02je veux dire
00:29:03en tant que président de COP
00:29:04j'ai bien connu
00:29:04donc ils vont vous dire
00:29:05bah oui mais vous n'êtes plus indemne
00:29:06donc on ne les paye pas le même prix
00:29:07donc les prix vont baisser
00:29:08effectivement
00:29:09alors que depuis 3-4 ans
00:29:11effectivement
00:29:11les prix dans la viande bovine
00:29:12allaient beaucoup mieux
00:29:13que ce qu'on a connu
00:29:14par le passé
00:29:15donc effectivement
00:29:15c'est une catastrophe économique
00:29:17que l'arrivée de cette maladie
00:29:18sur le territoire
00:29:19ça on est complètement d'accord
00:29:20avec Laurent
00:29:21merci Laurent
00:29:22merci d'être intervenu
00:29:24oui vous voulez
00:29:25ce que vous évoquez à l'instant
00:29:26c'est aussi le fait
00:29:27qu'il y a une agriculture
00:29:29extrêmement spécialisée
00:29:30avec des bêtes
00:29:31qui circulent énormément
00:29:32selon les différents âges
00:29:33et c'est aussi pour ça
00:29:34qu'on est obligé
00:29:35de prendre ces mesures
00:29:36ces mesures d'abattage
00:29:37voilà donc c'est très compliqué
00:29:38de dépeuplement
00:29:39j'ai vu que c'était le mot
00:29:40compliqué encore une fois
00:29:41de détricoter ce système
00:29:44mais moi il y a une chose
00:29:45qui m'a frappé
00:29:46je voulais quand même dire
00:29:47je connais aussi bien
00:29:48le monde agricole
00:29:49du sud-ouest
00:29:50la famille dans l'élevage
00:29:51au vin bovin
00:29:52je les entends souvent
00:29:54ce qui m'a frappé
00:29:54c'est que cette fois-ci
00:29:55il y a eu des agriculteurs
00:29:57je dirais de tous bords
00:29:58qui se sont révoltés
00:30:00ça va de la confédération paysanne
00:30:01à la coordination rurale
00:30:03et c'est la question en fait
00:30:05c'est pour ça que cet épisode-là
00:30:06il est révélateur d'autre chose
00:30:08c'est un malaise existentiel
00:30:09dans l'élevage en France
00:30:11aujourd'hui
00:30:12on a un monde de l'élevage
00:30:14qui est en train de disparaître
00:30:15ils sont vraiment poussés à bout
00:30:17et ils ont l'impression
00:30:17qu'on leur porte le coup de grâce
00:30:19je crois que c'est surtout ça
00:30:20il faut savoir que l'abattage total
00:30:21c'est un traumatisme
00:30:22dont au vu des sommes économiques
00:30:23c'est des travaux
00:30:24de génération et de génération
00:30:26surtout moi j'étais dans la sélection
00:30:27c'est des troupeaux
00:30:28qui sont sélectionnés
00:30:29par mes grands-parents
00:30:29par mes parents
00:30:30donc évidemment
00:30:31que l'abattage total
00:30:32d'un chèpe
00:30:33c'est un traumatisme considérable
00:30:34vous n'avez aucune somme financière
00:30:35qui va compenser ça
00:30:36ça n'existe pas
00:30:37on a Mathieu en ligne de Toulouse
00:30:39bonjour Mathieu
00:30:40bonjour
00:30:41vous êtes agriculteur
00:30:43vous êtes dans quel secteur ?
00:30:45alors moi voilà
00:30:46je suis jeune agriculteur
00:30:47installé hors cadre familial
00:30:49donc partie de zéro
00:30:50depuis 10 ans
00:30:50en céréales
00:30:51et une partie en vente directe
00:30:53en poule pondeuse
00:30:54et en fait moi je voulais intervenir
00:30:56parce qu'au-delà du Mercosur
00:30:57et ce qu'on connaît actuellement
00:30:58avec la DNC
00:30:59c'est l'ensemble
00:31:00des productions agricoles
00:31:02qui sont touchées
00:31:02en céréales
00:31:03ça fait 3 ans
00:31:04qu'on travaille en dessous
00:31:05nos prix de revient
00:31:06et ce qui fait particulièrement
00:31:08râler les agriculteurs
00:31:09en général
00:31:10toute production confondue
00:31:12c'est qu'on nous met
00:31:13en compétition
00:31:14avec des produits
00:31:15qui ne respectent pas
00:31:16les mêmes normes que nous
00:31:17je vais prendre juste l'exemple
00:31:19pour nous
00:31:19sud-ouest
00:31:20on fait beaucoup de blé dur
00:31:22pour la production de pâtes
00:31:23par exemple
00:31:23les Canadiens arrivent
00:31:25à amener du blé dur
00:31:26à Marseille
00:31:27moins cher que nous
00:31:28des parts de nos fermes
00:31:29et arroser au glyphosate
00:31:30quelques jours
00:31:31avant la moisson
00:31:31c'est strictement interdit
00:31:34mais comment c'est possible
00:31:36mais il n'y a pas de contrôle
00:31:37il n'y a pas de contrôle
00:31:38parce que la céréale
00:31:40aujourd'hui
00:31:40elle est sur un marché mondial
00:31:41il faut savoir
00:31:42qu'un céréalier comme moi
00:31:44tous les jours
00:31:44est indexé à la bourse
00:31:45à Chicago
00:31:46et reçoit un prix
00:31:47tous les matins
00:31:47de sa production
00:31:48ça veut dire que
00:31:49d'une année sur l'autre
00:31:50ou d'une semaine sur l'autre
00:31:52on peut perdre
00:31:5310-20% de notre prix
00:31:55sans avoir
00:31:56aucune action dessus
00:31:57c'est à dire que
00:31:58notre travail
00:31:58il est fait
00:31:59il est bien fait
00:32:00mais on ne sait jamais
00:32:01combien on va avant
00:32:01et là dessus
00:32:02on n'a aucune lisibilité
00:32:04à long terme
00:32:04parce qu'aujourd'hui
00:32:05ce qui se passe
00:32:06avec les éleveurs
00:32:07tout le monde
00:32:08se met devant debout
00:32:09puisqu'on ne peut pas
00:32:11continuer comme ça
00:32:12sur Occitanie
00:32:13il faut savoir
00:32:14qu'on a à peu près
00:32:15on a perdu 14%
00:32:17de notre cheptel
00:32:18on a pris de 100 000 hectares
00:32:19en déprise agricole
00:32:20déprise agricole
00:32:21c'est simplement
00:32:22on les met en herbe
00:32:23parce que c'est pas rentable
00:32:24et ça
00:32:25ça n'affole personne
00:32:27c'est ça qui me fait râler
00:32:29et les jeunes
00:32:31on ne les attirera pas
00:32:33c'est pas vrai
00:32:33ils ne viendront pas
00:32:34dans ce métier
00:32:35on n'a aucune lisibilité
00:32:36à long terme
00:32:36la seule chance
00:32:38c'est d'arriver
00:32:39à construire
00:32:39de vraies filières
00:32:40et où le gouvernement
00:32:42protège un peu
00:32:43nos frontières alimentaires
00:32:44finalement
00:32:44mais c'est insensé
00:32:46ce que vous dites
00:32:47parce que nous
00:32:47qui ne connaissons pas
00:32:52votre métier
00:32:52quand on entend ça
00:32:53on tombe de l'armoire
00:32:55on tombe de l'armoire
00:32:56de se dire
00:32:57qu'il y a du blé canadien
00:32:58qui arrive arrosé
00:32:59au glyphosate
00:33:00et qui concurrence
00:33:01le blé français
00:33:02Mathieu
00:33:02ce monsieur a totalement raison
00:33:04et c'est pour ça
00:33:05qu'on est extrêmement inquiet
00:33:05sur ce Mercosur
00:33:06parce que quand on nous dit
00:33:07on est en train de négocier
00:33:08des clauses miroirs
00:33:09mais en fait
00:33:09on se dit
00:33:09elles seront inapplicables
00:33:10à l'autre bout du monde
00:33:11on n'est pas capable
00:33:12de faire des contrôles
00:33:12on ne contrôle rien
00:33:14on impose des normes
00:33:15à nos agriculteurs
00:33:16comme nulle part ailleurs
00:33:17dans le monde
00:33:17et on importe des choses
00:33:19et on ne contrôle rien
00:33:20c'est complètement lunaire
00:33:22donc il faut évidemment
00:33:23qu'on instaure réellement
00:33:25maintenant
00:33:25un protectionnisme européen
00:33:26que les produits
00:33:27qu'on importe
00:33:28respectent les normes
00:33:29qu'on impose nous-mêmes
00:33:30à nos producteurs
00:33:30sinon on ne s'en sortira jamais
00:33:32c'est pour ça que j'ai écrit
00:33:32l'article 44 de la loi Egalim
00:33:33quand j'étais rapporteur
00:33:34de cette loi
00:33:35qui interdit à la vente
00:33:36et à la circulation en Europe
00:33:37tout produit qui ne correspond pas
00:33:38à nos normes
00:33:38ça c'est dans la loi Egalim
00:33:39que j'ai voté en 2019
00:33:40moi ce que je trouve aussi problématique
00:33:45d'un point de vue
00:33:46de ce que peut faire
00:33:47la politique
00:33:47c'est qu'en fait
00:33:48si on écoute
00:33:49ce qu'on dit sur ce plateau
00:33:50ce matin
00:33:50et les différents auditeurs
00:33:52qui interviennent
00:33:52j'ai l'impression
00:33:54qu'en termes d'imaginaire
00:33:55ça me rappelle
00:33:57un discours
00:33:58qu'on a pu avoir
00:33:58sur l'industrie
00:33:59c'est-à-dire
00:34:00qu'on est dans un truc
00:34:01et quel est en fait
00:34:02dans ce discours-là
00:34:03ce qui est insupportable
00:34:04pour les gens
00:34:05il y a deux choses
00:34:06un
00:34:06c'est le sentiment
00:34:07qu'ils sont
00:34:08en dehors de tout contrôle
00:34:10ou de toute maîtrise
00:34:10sur leur destin
00:34:11c'est-à-dire quelque chose
00:34:12qui leur arrive
00:34:14évidemment émanant du politique
00:34:16donc c'est là
00:34:17où c'est un problème
00:34:17de démocratique
00:34:19et de crise de défiance
00:34:20et que
00:34:21et c'est ce que vous disiez
00:34:21et c'est ce que disait
00:34:23je ne sais pas
00:34:23je pense que c'était Laurent
00:34:24sur le fait
00:34:26qu'il y a des produits canadiens
00:34:27qui arrivent avec le
00:34:28Mathieu
00:34:28Mathieu pardon
00:34:29excusez-moi
00:34:30il dit
00:34:31on n'y peut rien
00:34:32et ça politiquement
00:34:33c'est mortel
00:34:34c'est absolument mortel
00:34:35puisque vous avez posé
00:34:36la question de savoir
00:34:37s'il n'y avait pas
00:34:38une possibilité de contrôle
00:34:39et donc ça
00:34:41juste
00:34:41ça c'est la première chose
00:34:43et je trouve que c'est
00:34:44vraiment
00:34:44et pour le coup
00:34:45en termes de colère
00:34:46mais il n'y a qu'à regarder
00:34:48dans votre vie
00:34:49si à un moment donné
00:34:50il vous arrive quelque chose
00:34:51et que vous avez par exemple
00:34:52un médecin
00:34:52si vous êtes malade
00:34:53ou quelqu'un qui vous dit
00:34:55on n'y peut rien
00:34:55et bien soit vous êtes en colère
00:34:57soit vous rentrez en dépression
00:34:58enfin je veux dire
00:34:59c'est quand même très très grave
00:35:00et ensuite la dernière chose
00:35:01et je vous laisse
00:35:02et je vous laisse
00:35:03la parole
00:35:03j'aimerais juste
00:35:04en tant que communicante
00:35:05faire un mini point
00:35:06sur la communication gouvernementale
00:35:08et pourquoi elle est très difficile
00:35:09c'est un peu technique
00:35:10on ne peut pas dire nul
00:35:11mais c'est un peu technique
00:35:13mais quand même
00:35:14comme je l'ai dit
00:35:15au début de cette émission
00:35:17les agriculteurs
00:35:17rien ne m'a dit
00:35:18vous êtes spécialiste
00:35:19en communication politique
00:35:20donc vous savez
00:35:20quand vous êtes au gouvernement
00:35:22aujourd'hui
00:35:23qu'est-ce qui est difficile ?
00:35:24c'est que vous avez
00:35:24une popularité des agriculteurs
00:35:26qui fait qu'en réalité
00:35:27il est très difficile
00:35:29de condamner la colère
00:35:30même si vous devez condamner
00:35:31quand il y a des dérapages
00:35:32etc.
00:35:32parce que vous représentez
00:35:33l'ordre public
00:35:34et donc vous êtes
00:35:35dans une ligne de traverse
00:35:37où un
00:35:37la communication
00:35:38sur le pouvoir de l'Europe
00:35:40est impossible
00:35:41parce qu'aujourd'hui
00:35:42le sentiment de défiance
00:35:43est hyper fort
00:35:44deux
00:35:44vous savez que les agriculteurs
00:35:45sont soutenus
00:35:46donc vous pouvez
00:35:47objectivement
00:35:48pas y aller
00:35:49comme un bourrin
00:35:49sur le mode
00:35:50c'est terrible
00:35:52qu'est-ce qu'ils font
00:35:52et trois
00:35:53on va en parler tout à l'heure
00:35:55sur la question de la science
00:35:56c'est hyper technique
00:35:57c'est-à-dire que moi
00:35:58encore une fois
00:35:58je suis communicante
00:35:59si demain
00:36:00je devais conseiller
00:36:01le gouvernement
00:36:01pourra expliquer
00:36:03de manière simple
00:36:04tout ce qu'on est en train
00:36:05de se dire
00:36:05sur l'élevage
00:36:06sur en fait
00:36:07les prix
00:36:08tout ça c'est hyper compliqué
00:36:10au niveau de l'opinion publique
00:36:11donc quels sont les messages
00:36:12positifs aujourd'hui
00:36:13que vous pourriez faire passer
00:36:14simplement
00:36:15sur ces sujets
00:36:16très difficile
00:36:17très difficile
00:36:17moi je voudrais rebondir là-dessus
00:36:19vous avez totalement raison
00:36:20sur les manquements
00:36:20de la communication
00:36:21du gouvernement
00:36:22dans le cadre
00:36:22de la crise
00:36:23de la DNC
00:36:24parce que moi
00:36:25je connais bien
00:36:26la ministre Annie Gennevar
00:36:27qui vient de mon département
00:36:29c'est pas quelqu'un
00:36:30qui se lève tous les matins
00:36:31en ayant des envies
00:36:31de génocide de vaches
00:36:32qu'on soit très clair
00:36:33contrairement à ce qu'on peut voir
00:36:35sur les réseaux sociaux
00:36:36on voit des horreurs
00:36:37à son sujet
00:36:37mais il faut reconnaître
00:36:39qu'en dehors de la stratégie
00:36:40qui est mise en place
00:36:41d'abattage systématique
00:36:43des cheptels
00:36:44là il n'y a pas de science infuse
00:36:46voilà
00:36:46moi je ne suis pas vétérinaire
00:36:47mais par contre
00:36:48sur la méthode
00:36:49sur la communication
00:36:50qui est faite
00:36:50elle est archi mauvaise
00:36:51par exemple
00:36:52quand il y a
00:36:53l'abattage de l'élevage
00:36:54à pouillers français
00:36:55dans le doux
00:36:56elle ne se déplace pas
00:36:56elle ne va pas sur place
00:36:58au moment de l'abattage
00:36:58moi je suis persuadé
00:36:59si Annie Gennevard
00:37:00vient d'appuyer français
00:37:01prend les gens dans ses bras
00:37:02essaye d'être
00:37:03la plus humaine possible
00:37:04parce qu'en effet
00:37:05quand on perd tout son cheptel
00:37:06c'est un drame absolu
00:37:07pour nos agriculteurs
00:37:09qu'elle vient directement
00:37:10avec son chéquier
00:37:12pour qu'il y ait
00:37:12une indemnisation
00:37:13alors qu'à l'heure
00:37:14où je vous parle
00:37:14c'est toujours pas fait
00:37:15la famille l'homme
00:37:15n'est toujours pas indemnisée
00:37:16elle n'a même pas
00:37:17la valorisation encore
00:37:18du cheptel
00:37:18qui a été abattu
00:37:19c'est très lent
00:37:20et qu'au lieu de ça
00:37:21on envoie des chars
00:37:22on envoie des gendarmes
00:37:23on envoie des gendarmes mobiles
00:37:24c'est complètement lunaire
00:37:26on a l'impression
00:37:27qu'il y a un état
00:37:27qui est fort avec les faibles
00:37:29et faible avec les forts
00:37:29et ça rejoint ce que vous disiez
00:37:30tout à l'heure
00:37:31avec l'impression
00:37:32que les politiques
00:37:32finalement il y a une faiblesse
00:37:34de la politique
00:37:34on est incapable
00:37:35de les protéger
00:37:36contre le Mercosur
00:37:37et parallèlement à ça
00:37:39par contre
00:37:39pour l'abattage des vaches
00:37:40on est capable
00:37:41d'envoyer des gendarmes
00:37:42pour faire abattre
00:37:43les bovins
00:37:44donc tout ça
00:37:45fait que c'est vraiment
00:37:46un climat
00:37:47totalement explosif
00:37:48que nous sommes en train de créer
00:37:49et notamment
00:37:50par un démanquement réel
00:37:51en termes de communication
00:37:52je pense
00:37:52ce qui est certain
00:37:53c'est quand on est dans un temps
00:37:54de l'image
00:37:55et que
00:37:56effectivement
00:37:57les symboles sont importants
00:37:58oui c'est ce que je dis
00:37:59donc
00:38:00Annie Gennevard
00:38:01elle a été sur le terrain
00:38:02mais elle y a été
00:38:03effectivement peut-être
00:38:04un peu tard
00:38:04et surtout
00:38:05le truc c'est qu'il ne faut pas
00:38:07faire des réunions en préfecture
00:38:07en fait ça ça ne sert à rien
00:38:08à part agacer tout le monde
00:38:10parce qu'il y a quelques représentants
00:38:11qui ont le droit
00:38:11à la parole de la ministre
00:38:12mais pas tous
00:38:13il vaut mieux aller
00:38:13sur le terrain
00:38:14dans les élevages
00:38:15effectivement
00:38:16à la confondation
00:38:16je peux être d'accord avec vous
00:38:18parce que les éleveurs
00:38:19en plus ce n'est pas des cinglés
00:38:20donc ils ne vont pas lui taper dessus
00:38:21je veux dire
00:38:22bon ça va peut-être être un peu chaud
00:38:23moi j'en ai vécu
00:38:24des manifestations chaudes
00:38:25mais au contraire
00:38:26il faut y aller
00:38:26parce que les agriculteurs
00:38:27reconnaissent aussi
00:38:28le courage du politique
00:38:29qui vient à leur rencontre
00:38:31et qui vient discuter
00:38:31quand bien même
00:38:32ils ne soient pas d'accord avec eux
00:38:33donc ils ne l'auraient pas agressé
00:38:35et effectivement
00:38:36ça aurait sans doute
00:38:36un peu redescendu la pression
00:38:37si elle était allée
00:38:38effectivement plus rapidement
00:38:40mais sur les élevages
00:38:42pas juste dans les préfectures
00:38:43je vois le président de la république
00:38:45qui s'exprime en ce moment
00:38:46depuis Bruxelles
00:38:46cet accord ne peut pas être signé
00:38:49c'est ce qu'il dit
00:38:49à propos du Mercosur
00:38:50donc c'est bien ce que je dis
00:38:51on est quelques-uns
00:38:52à l'avoir convaincu
00:38:53et on a encore échangé
00:38:54sur le sujet
00:38:54avec le président de la république
00:38:55le week-end dernier
00:38:55ce qui est quand même incroyable
00:38:56c'est que vous avez besoin
00:38:57de le convaincre
00:38:58oui
00:38:58parce qu'il avait changé d'avis
00:39:00il y a trois semaines
00:39:01c'est quand même assez lunaire
00:39:02qu'il a besoin d'être convaincu
00:39:03pas tout à fait
00:39:03c'est un peu cool
00:39:04allez on se retrouve
00:39:05dans un instant avec vous
00:39:06on va parler de l'audiovisuel public
00:39:08et d'une autre commission d'enquête
00:39:11avec vous Mathieu Bloch
00:39:12celle de l'entrisme politique
00:39:15de l'entrisme
00:39:16la commission d'enquête
00:39:17sur les liens
00:39:19entre partis politiques
00:39:19et islamisme
00:39:20dont vous étiez le rapporteur
00:39:21à tout de suite
00:39:22Sud Radio
00:39:23le 10h midi
00:39:24mettez-vous d'accord
00:39:26Valérie Exper
00:39:27Exper
00:39:28voilà le président de la république
00:39:29qui s'exprime
00:39:30donc depuis Bruxelles
00:39:32Mercosur
00:39:33le compte n'y est pas
00:39:34on n'est pas prêt
00:39:35le compte n'y est pas
00:39:37cet accord ne peut pas être signé
00:39:38donc
00:39:39est-ce qu'on a
00:39:40est-ce que c'est
00:39:41est-ce qu'on a aujourd'hui
00:39:42les moyens
00:39:43qu'est-ce qui va se passer
00:39:45concrètement
00:39:46la France dit non
00:39:46la Pologne dit non
00:39:47la Hongrie dit non
00:39:48l'Italie non
00:39:49a priori
00:39:49l'Italie je ne suis pas sûr
00:39:50l'Irlande dit non
00:39:51mais qu'est-ce qui va se passer
00:39:52c'est quoi c'est la majorité
00:39:53c'est-à-dire si vous avez
00:39:54Pologne, Hongrie, France, Italie
00:39:57et Irlande
00:39:58il y a une minorité de blocage
00:40:00l'accord n'est pas validé
00:40:01d'accord
00:40:01mais est-ce que
00:40:02est-ce que vraiment
00:40:03l'Italie va dire non
00:40:04ou est-ce qu'elle demande
00:40:05le report du vote
00:40:06parce que moi jusque-là
00:40:06j'étais plutôt sur le report du vote
00:40:08donc le report du vote
00:40:09c'est autre chose
00:40:09ça veut dire qu'on repousse
00:40:10au calendre grec
00:40:10mais pourquoi faire
00:40:11si on n'est pas pour maintenant
00:40:13pourquoi on serait pour
00:40:14dans 6 mois
00:40:14et si on est contre maintenant
00:40:15pourquoi on ne serait pas contre
00:40:16dans 6 mois
00:40:17donc je ne vois pas bien
00:40:19le motif du report
00:40:20mais s'il y a vraiment
00:40:22ces pays-là qui sont contre
00:40:23l'accord va être rejeté
00:40:24voilà
00:40:24pour l'instant
00:40:26Mélanie est sur le report
00:40:27à cause des clauses miroirs
00:40:29pour voir un petit peu
00:40:29comment ils vont être appliqués
00:40:30réellement
00:40:31donc on va gagner quelques mois
00:40:32mais elle a dit
00:40:33qu'elle ne remettait pas
00:40:35en cause l'accord non plus
00:40:36donc prudence
00:40:37l'Italie a quand même
00:40:38quelques intérêts
00:40:39à ce que l'accord soit signé
00:40:40au niveau industriel notamment
00:40:41c'est quand même assez
00:40:42ça incarne quand même
00:40:42la faiblesse du poids de la France
00:40:44maintenant en sein de l'Union Européenne
00:40:45c'est un pays parmi 27
00:40:46cette information
00:40:48qui nous intéresse tous
00:40:50mais plus particulièrement
00:40:51nos auditeurs en Occitanie
00:40:52le parquet de Toulouse
00:40:53requiert une suspension
00:40:54des travaux
00:40:55sur l'autoroute A69
00:40:57une fois de plus
00:40:59sur le chantier
00:41:01entre Castres et Toulouse
00:41:02donc
00:41:02il s'est étendu
00:41:03sans autorisation
00:41:04sur un total
00:41:05de 46 sites
00:41:07et donc
00:41:07au regard de la gravité
00:41:09des atteintes
00:41:09à l'environnement relevé
00:41:10le parquet de Toulouse
00:41:11a décidé
00:41:11de saisir
00:41:13le juge des libertés
00:41:14et de la détention
00:41:15d'un référé pénal
00:41:16environnemental
00:41:17afin de mettre fin
00:41:17aux agissements
00:41:18incriminés
00:41:19dans un but de préservation
00:41:20de l'environnement
00:41:21vous voyez ça aussi
00:41:21ça excite la ruralité
00:41:22parce que justement
00:41:23c'est en plus
00:41:23c'est dans la même zone
00:41:24je veux dire
00:41:25toute la population autour
00:41:26est quasiment pour
00:41:26tous les élus du coin
00:41:28quelle soit leur bourse politique
00:41:29sont pour
00:41:29et ça va être bloqué
00:41:30par des gens qui viennent
00:41:31pour la plupart de l'extérieur
00:41:32qui sont absolument pas
00:41:33habitants de la zone
00:41:34et qui s'en foutent absolument
00:41:35mais la ruralité
00:41:36on a marre de se faire traiter
00:41:37en victime expiatoire
00:41:39des idéologies
00:41:40quelles qu'elles soient
00:41:41c'est un peu ça
00:41:42qu'on a un peu l'impression
00:41:43cette autoroute
00:41:43elle est utile
00:41:44aux habitants du coin
00:41:45et à la zone autour de Cass
00:41:47ça c'est ça
00:41:48après il y a les pours
00:41:49les contres
00:41:50il y a les pours
00:41:51les contres
00:41:51on pourrait discuter
00:41:52d'utilité
00:41:52après là
00:41:53là c'est la décision
00:41:54je connais très bien le contexte
00:41:55j'en parle pour les sortes de cause
00:41:57on pourrait très bien discuter
00:41:59de l'utilité
00:42:00de cette autoroute
00:42:01qui va faire gagner
00:42:01quelques minutes
00:42:02à quelques personnes
00:42:03et de savoir si l'argent
00:42:04qui est mis là
00:42:05est mis au bon endroit
00:42:06ce qui est problématique
00:42:08c'est que maintenant
00:42:09il faut en finir
00:42:09voilà en réalité
00:42:10c'est ça le problème
00:42:11c'est à dire que le chantier
00:42:11est tellement engagé
00:42:12que de toute façon
00:42:13quelle que soit l'opinion
00:42:14qu'on peut avoir
00:42:15sur l'utilité
00:42:16ou l'inutilité
00:42:17de cette autoroute
00:42:18il suffit de se promener
00:42:19dans le paysage de la région
00:42:20pour voir qu'il faut la finir
00:42:22voilà c'est ça le problème
00:42:23cela dit
00:42:24si le parquet là
00:42:25c'est prononcé
00:42:26c'est aussi parce qu'il y a
00:42:26effectivement des débordements
00:42:28des problèmes
00:42:29qui sont quand même
00:42:29sérieux dans la gestion
00:42:31de ce chantier
00:42:32je vous propose
00:42:35que nous parlions
00:42:37peut-être de l'audiovisuel
00:42:39public
00:42:40de cette commission d'enquête
00:42:42qui est menée
00:42:42en ce moment même
00:42:43donc à l'assemblée nationale
00:42:45avec comme rapporteur
00:42:47Charles Laloncle
00:42:48qui fait partie
00:42:49de votre
00:42:50qui est UDR
00:42:51c'est le droit de tirage
00:42:52du groupe UDR
00:42:53voilà absolument
00:42:54et qui mène des
00:42:55alors certains lui reprochent
00:42:57d'être de parti pris
00:42:58néanmoins
00:42:59il y a un certain nombre
00:43:00de révélations
00:43:02objectives
00:43:02par exemple
00:43:04sur les 14 semaines
00:43:05des salariés
00:43:0614 semaines de congé
00:43:08des salariés
00:43:08du service public
00:43:09sur des emplois fictifs
00:43:11comme celui de monsieur
00:43:12Arnaud Mkatcha
00:43:13qui touche
00:43:13100 000 euros par an
00:43:15pour un emploi
00:43:16dont on ne sait pas
00:43:17très bien lequel
00:43:18il est à France Télévisions
00:43:19on peut penser aussi
00:43:22à ces contrats
00:43:2246 ans de CDD
00:43:24pour les animateurs
00:43:25des chiffres et des lettres
00:43:26qui ont coûté
00:43:26plus de 450 000 euros
00:43:28au service public
00:43:30donc il y a quand même
00:43:31cette commission d'enquête
00:43:32elle était nécessaire
00:43:33après
00:43:34il y a effectivement
00:43:35un questionnement
00:43:36sur le fonctionnement
00:43:37du service public
00:43:39et puis il y a un rapport
00:43:39de la Cour des Comptes
00:43:40qui mettait en avant
00:43:42les défaillances budgétaires
00:43:44de l'audiovisuel public
00:43:46et c'est quand même
00:43:46l'argent des français
00:43:47donc c'est normal
00:43:48qu'on fasse une commission
00:43:49d'enquête sur ce sujet
00:43:50il n'y a pas que les problèmes
00:43:51d'impartialité
00:43:52de traitement des médias
00:43:53il y avait aussi le problème
00:43:54de l'argent public des français
00:43:55qu'est-ce qu'on en fait ?
00:43:57parce qu'on ne peut pas
00:43:58avoir les mêmes exigences
00:43:59pour un média
00:44:00qui fonctionne
00:44:01avec l'argent des français
00:44:02qu'avec un média privé
00:44:03oui
00:44:04donc c'est
00:44:04alors
00:44:05il y a un certain nombre
00:44:06de personnes
00:44:07qui sont auditionnées
00:44:08et vous
00:44:09vous vouliez revenir
00:44:10Jean-Baptiste Moreau
00:44:12sur ce qui s'est passé hier
00:44:14il y a un certain nombre
00:44:15de personnes
00:44:16de députés
00:44:17qui sont dans cette commission
00:44:18d'enquête
00:44:19dont Ercilia Soudet
00:44:20sur une séquence
00:44:21qui m'a mis hors de moi
00:44:22je l'ai vue hier soir
00:44:23sur les réseaux sociaux
00:44:25vous voulez qu'on l'écoute
00:44:26comme ça
00:44:27on pourra en parler
00:44:28même si c'est pénible
00:44:29pardon pour nos auditeurs
00:44:30parce que
00:44:31vraiment
00:44:31c'est pénible
00:44:33oui
00:44:33alors qu'à côté de ça
00:44:34on a une Sophia Aram
00:44:35on n'a pas une Sophia Aram
00:44:37à Soudet je vais arrêter
00:44:37je vais enlever le micro
00:44:38vous faites attention
00:44:40à la manière dont vous parlez
00:44:40on a une Sophia Aram
00:44:41on est où ici ?
00:44:42on est où ici ?
00:44:43on est dans une cour d'école ?
00:44:44on est dans une assemblée générale
00:44:45de la France insoumise ?
00:44:46on ne parle pas des gens
00:44:46en disant
00:44:47on a une Sophia Aram ?
00:44:48mais vous vous rendez compte ?
00:44:49Madame Soudet vous vous rendez compte
00:44:50de ce que vous venez de dire ?
00:44:51on a une Sophia Aram ?
00:44:53c'est comme ça
00:44:53qu'on parle de citoyens ?
00:44:55bon
00:44:55c'est un tout petit extrait
00:44:56c'est même plus grave que ça
00:44:57c'est qu'elle explique
00:44:58que Sophia Aram
00:44:59fait de l'humour raciste
00:45:00oui c'est ça
00:45:00c'est cette séquence
00:45:01c'est pas la première fois
00:45:02que je vais défendre Sophia Aram
00:45:03sur cette antenne
00:45:04c'est une amie proche
00:45:05en l'occurrence
00:45:06donc voilà
00:45:06et juste préciser
00:45:07que c'était Jérémy Patrier-Lettus
00:45:09qui est le président
00:45:10qui essaye de la ramener
00:45:11un peu à la raison
00:45:12alors du coup
00:45:13elle l'accuse de sexisme
00:45:14parce qu'il la coupe
00:45:15parce qu'elle dit des conneries
00:45:16pas parce que c'est une femme
00:45:17voilà
00:45:18donc là-dessus
00:45:19pour être honnête
00:45:21elle accuse Sophia Aram
00:45:23d'être une raciste
00:45:23alors pour comprendre l'humour
00:45:25il faut de la culture
00:45:25et de l'intelligence
00:45:26deux choses dont Arsidia Soudet
00:45:27sont totalement dépourvues
00:45:29donc effectivement
00:45:30je comprends qu'elle ne comprenne pas
00:45:31l'humour de Sophia Aram
00:45:32parce qu'il faut un minimum
00:45:33d'intelligence pour le comprendre
00:45:34mais alors l'accusé
00:45:35d'être raciste
00:45:36là c'est pompon
00:45:36enfin je veux dire
00:45:37Sophia Aram aujourd'hui
00:45:38ce qu'il faut savoir
00:45:39c'est qu'elle est menacée de mort
00:45:40quasiment partout où elle va
00:45:41elle est humoriste
00:45:43et elle est obligée
00:45:44d'avoir parfois
00:45:45des flics à l'entrée de ces salles
00:45:46pour éviter que
00:45:47les nervis d'extrême gauche
00:45:50qui l'ont prise pour cible
00:45:52parce que soi-disant
00:45:53elle serait islamophobe
00:45:54enfin des trucs
00:45:55complètement lunaires
00:45:55Sophia Aram
00:45:56elle a grandi à trappe
00:45:57mais c'est surtout
00:45:59elle faisait
00:46:00Sylvia Soudet
00:46:01c'était sur le deux poids
00:46:02deux mesures
00:46:02du service public
00:46:03c'est-à-dire qu'un
00:46:04alors elle parlait
00:46:05d'un Guillaume Meurice aussi
00:46:06pour être tout à fait juste
00:46:08elle dit
00:46:08on a un Guillaume Meurice
00:46:10qui a été viré
00:46:10pour avoir fait une blague
00:46:11sur les juifs
00:46:14en parlant de
00:46:16Netanyahou
00:46:17en parlant d'un
00:46:19d'un nazi sans prépuce
00:46:20voilà
00:46:20d'un nazi sans prépuce
00:46:22et elle comparait
00:46:23Sophia Aram
00:46:24et les chroniques
00:46:25de Sophia Aram
00:46:26en disant
00:46:27c'est pas normal
00:46:27qu'elle soit pas virée
00:46:28c'est la police
00:46:31de la pensée
00:46:31c'est qu'elle prouve
00:46:32déjà que l'humour
00:46:34est raciste
00:46:34et en quoi il l'est
00:46:35mais à ce moment-là
00:46:36s'il l'est vraiment
00:46:37il faut l'attaquer au tribunal
00:46:38il faut l'attaquer au tribunal
00:46:39et la faire condamner
00:46:40mais évidemment
00:46:41qu'elle le fera pas
00:46:41parce que c'est absolument faux
00:46:42c'est n'importe quoi
00:46:43je pense surtout
00:46:44qu'Hersia Soudet
00:46:45doit être la seule
00:46:45en France
00:46:46à penser
00:46:47que France Inter
00:46:48penche à l'extrême droite
00:46:50ça c'est quand même
00:46:51assez audacieux
00:46:52de dire ça devant une
00:46:54ça va partir du PS
00:46:55vous êtes d'extrême droite
00:46:56c'est sûr
00:46:59mais cette séquence
00:47:00elle est glaçante
00:47:03ce qui est dommage aussi
00:47:04surtout quand vous savez
00:47:05comment Sofia Rame
00:47:06est traitée en interne
00:47:07en plus à France Inter
00:47:08où elle se fait démonter
00:47:09notamment
00:47:09elle se faisait démonter
00:47:11encore par Guillaume Meuriste
00:47:12notamment
00:47:13enfin voilà
00:47:13enfin pas que sur les antennes
00:47:15mais moi ce qui me fascine
00:47:16c'est la nature aussi
00:47:18de la question
00:47:19c'est-à-dire qu'on est
00:47:19sur une extrême gauche
00:47:20qui veut la censure
00:47:22hier
00:47:23Emric Caron dit
00:47:23il faudrait qu'on mette en place
00:47:24un conseil d'éontologie
00:47:25qui aurait la capacité
00:47:27de sanctionner
00:47:28et d'enlever les cartes de presse
00:47:29on est quand même
00:47:30dans un tribunal politique
00:47:33et c'est vrai que
00:47:33je ne sais pas ce que vous avez pensé
00:47:35en même temps on a un président
00:47:35de la République
00:47:35qui a voulu créer
00:47:37aussi une régulation
00:47:38des médias
00:47:38ils avaient agressé des médias
00:47:40au sein même du Palais Bourbon
00:47:41on se souvient de leur altercation
00:47:42avec le Média Frontière
00:47:43où ils étaient venus
00:47:43même au corps à corps
00:47:45dans la cour
00:47:46du Palais Bourbon
00:47:47pour empêcher les médias
00:47:48de faire son travail
00:47:49enfin c'est complètement hallucinant
00:47:50vous direz un mot Ariane
00:47:51en deux secondes
00:47:53parce que moi
00:47:54ce que je trouve lunaire
00:47:56et assez délirant
00:47:57c'est qu'au départ
00:47:58la télévision
00:47:59ce n'est pas censé
00:47:59être un ring de box politique
00:48:01je suis désolée
00:48:01la fonction de la télévision
00:48:03au tout début
00:48:03des médias en général
00:48:05enfin selon moi
00:48:05c'est d'informer
00:48:07d'éduquer
00:48:08et éventuellement
00:48:09de divertir
00:48:09voilà
00:48:10donc là on arrive
00:48:11là quand on voit
00:48:12ce qui se passe
00:48:13sur ce plateau
00:48:14c'est un millième
00:48:15en gros
00:48:15dans cette audition
00:48:16de caisse de résonance
00:48:18de ce qui peut se passer
00:48:19au niveau de la société
00:48:21c'est à dire que maintenant
00:48:22on est en train de soutenir
00:48:24quels que soient
00:48:25en tout cas
00:48:25les bords politiques
00:48:26telle ou telle personnalité
00:48:27comme des leaders d'opinion
00:48:29alors que je veux juste dire
00:48:30qu'on est sur
00:48:31de la télévision
00:48:32de la radio
00:48:33publique ou privée
00:48:34d'ailleurs
00:48:34il y a plus ou moins d'opinion
00:48:36et que c'est déliant
00:48:36qu'on arrive à une polarisation
00:48:38du débat
00:48:39qui fait qu'on ne peut même plus parler
00:48:41attention
00:48:41excusez-moi
00:48:42du contenu
00:48:42est-ce qu'un programme
00:48:44par exemple
00:48:45sur le service public ou pas
00:48:46remplit sa mission
00:48:47et les objectifs
00:48:48Star Academy
00:48:48le but c'est de divertir
00:48:50de permettre de faire connaître
00:48:51des nouveaux talents
00:48:52de la chanson
00:48:52non mais je veux dire
00:48:53on oublie même ça
00:48:54c'est à dire qu'on ne peut même plus débattre
00:48:56de ce que fait la télé
00:48:57ou la radio
00:48:57allez
00:48:58on se retrouve dans un instant
00:49:00avec vous
00:49:00on va parler d'une autre commission
00:49:02d'enquête
00:49:02on va parler également
00:49:03de la cyberattaque
00:49:04contre le ministère de l'intérieur
00:49:06à tout de suite
00:49:06Sud Radio
00:49:08mettez-vous d'accord
00:49:09Valérie Expert
00:49:10Sud Radio
00:49:11le 10h midi
00:49:13mettez-vous d'accord
00:49:14Valérie Expert
00:49:15et nous sommes ensemble
00:49:16avec vous sur Sud Radio
00:49:18pour commenter l'actualité
00:49:19vos coups de coeur
00:49:20vos coups de gueule
00:49:21mais avant nous avons
00:49:21notre gagnante
00:49:22c'est Chantal de Bastia
00:49:24qui a gagné un bon d'achat
00:49:26de 200 euros
00:49:27pour le site
00:49:28Maison Scarlett
00:49:29Maison Scarlett
00:49:30allez voir sur le site
00:49:31c'est une marque
00:49:32de boîtes à bijoux
00:49:33c'est important
00:49:34de bien ranger ses bijoux
00:49:37et vous trouverez
00:49:38tout ce qu'il vous faut
00:49:39idée de cadeau pour Noël
00:49:41donc bravo à Chantal
00:49:42fidèle auditrice
00:49:43qui a envoyé
00:49:44ce sapin par sms
00:49:45au 7-20-18
00:49:46et vous pouvez jouer
00:49:47évidemment
00:49:48avec Sud Radio
00:49:49de nombreux cadeaux
00:49:50encore au pied du sapin
00:49:51Sud Radio
00:49:52pour commenter
00:49:53cette actualité
00:49:54Jean-Baptiste Moreau
00:49:55porte-parole du Think Tank
00:49:56agriculture, stratégie
00:49:58ancien agriculteur
00:49:58ancien député
00:49:59Ariane Amadi
00:50:00présidente
00:50:02de Kerman Consulting
00:50:03spécialiste en communication
00:50:04politique
00:50:05Mathieu Bloch
00:50:06député UDR
00:50:07du Doubs
00:50:07et Jean-Pierre Denis
00:50:08journaliste écrivain
00:50:09et je rappelle
00:50:10votre lettre d'information
00:50:11théopolitique
00:50:13vos coups de coeur
00:50:14vos coups de gueule
00:50:15peut-être un mot
00:50:17sur cette cyberattaque
00:50:18contre le ministère
00:50:19de l'intérieur
00:50:19avec vous Ariane
00:50:20j'ai une amie
00:50:22qui est de Limoges
00:50:22elle me dit
00:50:23en plus il a été arrêté
00:50:24à Limoges
00:50:24le jeune
00:50:27le jeune
00:50:28le jeune
00:50:28comment on dit
00:50:30geek
00:50:30à coeur
00:50:31non mais c'est un coup de gueule
00:50:33plus général
00:50:34mais qui n'est pas à la limite
00:50:35contre les administrations
00:50:36mais plutôt une alerte
00:50:38on a eu
00:50:38des hôpitaux
00:50:40publics
00:50:41qui ont été
00:50:41hackés
00:50:42on a eu des collectivités
00:50:43qui ont été
00:50:44hackés
00:50:45et donc il faut savoir
00:50:46que c'est souvent des données
00:50:47extrêmement sensibles
00:50:48extrêmement confidentielles
00:50:50que ce soit à l'égard
00:50:50des patients
00:50:51des citoyens
00:50:52et effectivement là
00:50:54de tout ce qui a trait
00:50:55à l'ordre public
00:50:56donc moi mon message
00:50:58il est double
00:50:58la première chose
00:51:00c'est renforçons
00:51:01renforçons
00:51:02renforçons
00:51:03autant que faire se peut
00:51:04notre ingénierie
00:51:05en la matière
00:51:07et j'ai envie de dire
00:51:08deuxième chose
00:51:10pensons dans ces moments-là
00:51:13vraiment
00:51:13alors je sais que
00:51:14l'administration publique
00:51:15n'est pas toujours
00:51:16très
00:51:17comment dire
00:51:18valorisée
00:51:19mais aussi
00:51:20je veux dire
00:51:21à tous ces gens
00:51:21qui font en sorte
00:51:22qu'elles puissent
00:51:24faire fonctionner
00:51:24les choses
00:51:25voilà
00:51:25alors il se trouve
00:51:26que visiblement
00:51:27ce sont des mots
00:51:28de passe
00:51:29cryptés
00:51:30qui ont été
00:51:31diffusés
00:51:32sur des mails
00:51:33non cryptés
00:51:34donc je pense
00:51:35qu'on peut mettre
00:51:35toute la sécurité
00:51:36qu'on veut
00:51:37oui mais on oublie
00:51:39souvent la vulnérabilité
00:51:41technologique
00:51:41c'est-à-dire qu'on parle
00:51:42beaucoup
00:51:42mais même de façon
00:51:43enfin je ne vais pas
00:51:44ouvrir un autre débat
00:51:44mais de façon plus générale
00:51:46notre première vulnérabilité
00:51:47et vraiment là où
00:51:48si jamais quelque chose
00:51:49se passe
00:51:49on sera vraiment mal
00:51:50c'est autour de la technologie
00:51:52je veux dire
00:51:53soyons clairs
00:51:54et ne l'oublions pas
00:51:55quand même
00:51:55oui mais on peut mettre
00:51:56ce qui est intéressant
00:51:57dans cette histoire
00:51:58enfin j'en connais pas
00:51:59les détails
00:52:00mais ce que je comprends
00:52:01c'est qu'en fait
00:52:01on peut mettre
00:52:01toutes les barrières
00:52:02technologiques
00:52:04que l'on voudra
00:52:05à la fin des fins
00:52:06c'est des comportements
00:52:07humains
00:52:07aussi bêtes
00:52:08que ce que Valérie
00:52:09vient d'évoquer
00:52:10c'est-à-dire le fait
00:52:10d'envoyer
00:52:11sur une messagerie
00:52:12non cryptée
00:52:13des mots de passe
00:52:14qui permettent
00:52:14à des hackers
00:52:15de rentrer
00:52:15et dans les grandes
00:52:17catastrophes
00:52:18en fait c'est souvent ça
00:52:19c'est-à-dire c'est un comportement
00:52:20humain
00:52:21qui à l'échelle
00:52:22d'un ministère
00:52:22comme celui du ministère
00:52:23de l'Intérieur
00:52:24est extrêmement difficile
00:52:25à contrôler
00:52:26parce que voilà
00:52:26il y a des dizaines
00:52:27de milliers
00:52:28de fonctionnaires
00:52:29qui sont concernés
00:52:30et il suffit
00:52:31qu'il y ait
00:52:32un ou deux négligents
00:52:34pour que
00:52:34quelqu'un
00:52:36a réussi sa rentrée
00:52:37il faut savoir
00:52:38que la digitalisation
00:52:40par exemple
00:52:40de l'administration
00:52:41publique
00:52:42elle date maintenant
00:52:42d'une grosse dizaine
00:52:43d'années
00:52:44mais il y a vraiment
00:52:45aussi une question
00:52:45de formation des agents
00:52:46et c'est d'ailleurs pas pour moi
00:52:47je trouve leur faute
00:52:48mais c'est comment par exemple
00:52:50quand je reçois un mail
00:52:51comme ça
00:52:51comment je peux me dire
00:52:53ah
00:52:53ça m'a l'air bizarre
00:52:55peut-être que je vais en référer
00:52:56à qui de droit
00:52:57pour
00:52:58essayer d'éviter
00:53:00la catastrophe
00:53:01je ne suis pas une professionnelle
00:53:02de la technologie
00:53:02loin de là
00:53:03mais je pense qu'il y a
00:53:04un sujet de sensibilisation
00:53:05d'éducation
00:53:06mais effectivement
00:53:06Stéphane un auditeur me dit
00:53:07c'est le résultat
00:53:08de la méconnaissance
00:53:09de l'utilisation
00:53:09de l'outil informatique
00:53:10le problème est humain
00:53:12l'administration
00:53:13réseau des ministères
00:53:14est faite avec les pieds
00:53:16l'outil est obsolète
00:53:17quand on voit
00:53:17ce qui s'est passé au Louvre
00:53:19effectivement
00:53:19avec le mot de passe Louvre
00:53:21avec le mot de passe Louvre
00:53:22on peut
00:53:24on peut
00:53:25on peut s'interroger
00:53:27Jean-Pierre
00:53:27un coup de gueule
00:53:28moi j'ai regardé
00:53:30je ne sais pas si vous avez
00:53:30vu passer ces images
00:53:32de ce mur
00:53:33que Donald Trump
00:53:34a fait
00:53:35à la Maison Blanche
00:53:36avec les portraits
00:53:36de ses prédécesseurs
00:53:37sous lesquels
00:53:39il est allé écrire lui-même
00:53:40des biographies
00:53:42complètement
00:53:42fantaisistes
00:53:43évidemment
00:53:44notamment celle
00:53:44de Joe Biden
00:53:45où il reprend
00:53:46tous les
00:53:47noms d'animaux
00:53:49avec lesquels
00:53:50il traitait
00:53:51Joe Biden
00:53:52je trouve ça
00:53:53vraiment absolument
00:53:53pathétique
00:53:54incroyable
00:53:55que le président
00:53:56des Etats-Unis
00:53:57en soit
00:53:58à ce niveau
00:53:59d'aller dans un couloir
00:54:00mettre
00:54:01faire écrire
00:54:02des insultes
00:54:03sous les portraits
00:54:04de ses prédécesseurs
00:54:05voilà
00:54:06je crois
00:54:07on ne réalise toujours pas
00:54:08en tout cas
00:54:09je n'ai toujours pas réalisé
00:54:09à quel point
00:54:10on avait affaire
00:54:11vraiment à quelqu'un
00:54:11de très très très particulier
00:54:13le président
00:54:14des Etats-Unis
00:54:15ce n'est pas une caricature
00:54:17de cour d'école
00:54:17ce n'est pas gravé
00:54:19sur la table
00:54:19de la salle de classe
00:54:22où vous écrivez
00:54:23que votre voisin
00:54:24est je ne sais pas quoi
00:54:25c'est un portrait officiel
00:54:27de ses prédécesseurs
00:54:29à la Maison-Blanche
00:54:30c'est écrit
00:54:30oui sur un carton
00:54:31imprimé
00:54:33sur Obama
00:54:35il dit
00:54:35Barack Hussein Obama
00:54:36était le premier
00:54:37président noir
00:54:38l'un des plus clivants
00:54:40de l'histoire américaine
00:54:43et sur Biden
00:54:43donc il n'y a pas
00:54:44la photo de Joe Biden
00:54:45il y a simplement
00:54:46la signature électronique
00:54:48de Joe Biden
00:54:49donc il n'y a pas son portrait
00:54:50Sleepy Joe
00:54:51a été de très loin
00:54:53le pire président
00:54:54des Etats-Unis
00:54:55de l'histoire
00:54:56des Etats-Unis
00:54:57surnommé Sleepy
00:54:58c'est-à-dire
00:54:58l'endormi
00:55:00ou l'escroc
00:55:01Joe Biden
00:55:01a été dominé
00:55:02par les gauchistes
00:55:05il y a une vraie décadence
00:55:06c'est écrit
00:55:07à la Maison-Blanche
00:55:07franchement il y a une vraie décadence
00:55:09de ce grand système politique américain
00:55:13on se plaint
00:55:13de la qualité
00:55:15du niveau
00:55:16de notre débat politique
00:55:17on n'en est heureusement pas là
00:55:20et j'espère qu'on n'en arrivera pas là
00:55:21quels que soient
00:55:23les leaders
00:55:24que nous aurons dans l'avenir
00:55:25je trouve que c'est vraiment
00:55:26absolument atterrant
00:55:27comme quoi le manque de culture
00:55:29et d'intelligence
00:55:29n'est pas l'apanage
00:55:30de quelques députés
00:55:31de la France Insoumise
00:55:31et puis oui
00:55:32un certain nombre de choix
00:55:33de décoration
00:55:35qui peut aussi interroger
00:55:36mais c'est accessoire
00:55:37par rapport à ça
00:55:38sous Ronald Reagan
00:55:39il a écrit
00:55:39il était fan du président Trump
00:55:41bien avant qu'il ne soit élu
00:55:44on est dans un cas vraiment
00:55:46pathologique
00:55:47il met le galoman
00:55:48totalement
00:55:48réellement pathologique
00:55:51Ariane
00:55:51après j'ai
00:55:52pour utiliser une expression
00:55:54un peu commune
00:55:55il est en roulis
00:55:56donc en fait
00:55:57Donald Trump
00:55:58ce qui choque
00:55:58c'est qu'en fait
00:55:59il fait des choses
00:56:00qui apparaissent
00:56:01un peu logiques
00:56:02mais deux
00:56:03qui à chaque fois
00:56:04repousse
00:56:04les frontières
00:56:05de ce que nous
00:56:06on conçoit être
00:56:07un président de la république
00:56:09normal
00:56:09guillemets guillemets
00:56:10mais en tout cas
00:56:11classique
00:56:12et je trouve
00:56:14que cette absence
00:56:15de limite totale
00:56:16ne s'arrête jamais
00:56:19c'est à dire
00:56:19qu'il y a toujours
00:56:20à chaque fois
00:56:20on va toujours
00:56:21un peu plus loin
00:56:21toujours un peu plus loin
00:56:22et donc
00:56:23inconsciemment
00:56:24ce qu'on se dit
00:56:24dans nos têtes
00:56:26c'est jusqu'à où ?
00:56:27jusqu'à où ?
00:56:28on va se retrouver
00:56:30dans un instant
00:56:30on va parler avec vous
00:56:31Mathieu Bloch
00:56:33de cette commission
00:56:34d'enquête
00:56:35sur les liens
00:56:36entre partis politiques
00:56:37et islamistes
00:56:37dont vous étiez
00:56:38le rapporteur
00:56:41et de retour avec vous
00:56:45dans le studio
00:56:45de Sud Radio
00:56:46alors Mathieu Bloch
00:56:47je rappelle que vous êtes
00:56:48député UDR du Doubs
00:56:49vous étiez le rapporteur
00:56:51de la commission d'enquête
00:56:52sur les liens
00:56:52entre partis politiques
00:56:53et islamistes
00:56:55la commission a accusé
00:56:57hier dans son rapport
00:56:58la France insoumise
00:56:59de proximité
00:57:00avec des individus
00:57:01propageant
00:57:02l'idéologie islamiste
00:57:04qu'est-ce que vous vouliez
00:57:06nous dire plus précisément ?
00:57:09déjà c'est une commission
00:57:10d'enquête
00:57:10qui était un petit peu
00:57:11mal partie
00:57:11parce qu'elle était née
00:57:12un peu sur une volonté
00:57:13de coupe politique
00:57:14de Laurent Wauquiez
00:57:15dans le cadre
00:57:15des élections internes
00:57:16contre Bruno Retailleau
00:57:18donc ils avaient choisi
00:57:19une nomination
00:57:20qui n'était pas conforme
00:57:22à nos institutions
00:57:22donc on a perdu
00:57:23beaucoup de temps
00:57:24il y avait beaucoup
00:57:24de pérégrinations
00:57:25ce qui fait qu'on a eu
00:57:26que trois mois
00:57:27pour faire nos travaux
00:57:29plutôt que six
00:57:29mais je pense qu'on a
00:57:31plutôt bien travaillé
00:57:31en trois mois
00:57:32puisqu'on a réussi
00:57:32à faire 29 auditions
00:57:33on a trois ministres
00:57:34des chercheurs
00:57:36et les services
00:57:37de l'Etat
00:57:37des GSE
00:57:38des GSI
00:57:39services de renseignement
00:57:40services de la préfecture
00:57:42de Paris
00:57:42etc.
00:57:43tout ce qui est
00:57:44en résumé
00:57:45on n'a pas démontré
00:57:47de lien conjoncturel
00:57:48de lien structurel
00:57:50organique
00:57:51ou financier
00:57:51entre des partis politiques
00:57:53et la mouvance islamiste
00:57:55dans notre pays
00:57:55en tout cas pas
00:57:56à l'heure où on se parle
00:57:57et dans le cadre
00:57:58des possibilités
00:57:59d'investigation
00:58:00des services de l'Etat
00:58:02qui sont limités
00:58:02comme vous le savez
00:58:03par l'article 4
00:58:04de la constitution
00:58:05vous ne pouvez pas faire
00:58:05vraiment d'enquête
00:58:06sur les partis politiques
00:58:07et c'est tant mieux
00:58:08parce que dans une démocratie
00:58:09il ne manquerait plus
00:58:09qu'on ait une police politique
00:58:10néanmoins
00:58:12il y a des liens
00:58:12très clairs
00:58:13conjoncturels
00:58:14électoralistes
00:58:15entre des personnalités
00:58:18politiques
00:58:19dans notre pays
00:58:19et la mouvance islamiste
00:58:21et tout ça
00:58:22a été exacerbé
00:58:23notamment
00:58:23depuis les attentats
00:58:25du 7 octobre
00:58:25les terribles attentats
00:58:26du 7 octobre
00:58:27en Israël
00:58:27où autour
00:58:29de la défense
00:58:30d'une cause commune
00:58:31qui peut être
00:58:32une cause totalement légitime
00:58:33et qui est totalement légitime
00:58:34qui est la cause
00:58:35de la défense
00:58:35du peuple palestinien
00:58:37et des malheurs
00:58:38qui le touchent
00:58:39finalement
00:58:40on a eu
00:58:40des rapprochements
00:58:42entre certains élus
00:58:44et des personnalités
00:58:46proches
00:58:46des mouvances islamistes
00:58:47pro Hamas
00:58:49et ça c'est une difficulté majeure
00:58:51qui montre
00:58:52l'évolution
00:58:53de la pensée
00:58:54notamment
00:58:54des insoumis
00:58:55sur ces sujets
00:58:56on a auditionné
00:58:57Jean-Luc Mélenchon
00:58:58alors on a beaucoup parlé
00:58:59de la forme
00:58:59mais pas beaucoup du fond
00:59:00un peu
00:59:02parce qu'il a un peu
00:59:03tenté d'apaiser
00:59:05d'un peu plus rond
00:59:06oui mais ce qui est intéressant
00:59:06c'est ce qu'il a dit
00:59:07c'est pas trop la forme
00:59:08qu'il a mis
00:59:09on a pu voir quand même
00:59:11qu'il y avait
00:59:11une évolution très claire
00:59:13de la pensée profonde
00:59:14politique
00:59:14de Jean-Luc Mélenchon
00:59:16qui à 15 ans
00:59:16était quand même
00:59:17plutôt qualifié
00:59:18de quelqu'un
00:59:19qui était presque
00:59:19un religieux
00:59:20laïcard
00:59:22qui nous disait
00:59:23le voile
00:59:24c'est un instrument
00:59:24de soumission
00:59:25de la femme
00:59:25qui aujourd'hui
00:59:26vient nous dire
00:59:27finalement
00:59:28que le voilement
00:59:28des fillettes
00:59:29ça pose pas trop
00:59:29de problèmes
00:59:30que c'est la responsabilité
00:59:31des parents
00:59:32quelqu'un
00:59:33qui a aussi
00:59:34beaucoup évolué
00:59:35sur le terme
00:59:36d'islamophobie
00:59:37qui vous savez
00:59:38aujourd'hui
00:59:38est un vecteur d'entrisme
00:59:39parce qu'on a une façon
00:59:40d'utiliser le terme
00:59:41islamophobie
00:59:42d'une façon exacerbée
00:59:44ce qui fait qu'au final
00:59:44on a tendance
00:59:46à défendre
00:59:47la cause des islamistes
00:59:48en créant
00:59:49une islamophobie
00:59:51de façade
00:59:53qui n'existe pas vraiment
00:59:54dans notre pays
00:59:54puisque aujourd'hui
00:59:55on a une recrudescence
00:59:56très fort
00:59:56des actes antisémites
00:59:58depuis les attentats
00:59:58du 7 octobre
00:59:59d'une façon totalement
00:59:59exponentielle
01:00:01par contre
01:00:01les actes
01:00:02anti-musulmans
01:00:02qui sont répréhensibles
01:00:03exactement de la même façon
01:00:05que les actes antisémites
01:00:07c'est pas le sujet
01:00:07sont au même niveau
01:00:09que les actes
01:00:09anti-chrétiens
01:00:09donc il n'y a pas
01:00:10une forme
01:00:12d'islamophobie
01:00:13prégnante
01:00:13dans la société française
01:00:14c'est faux
01:00:14par contre
01:00:15ils s'en nourrissent
01:00:16et finalement
01:00:17ils sont les vecteurs
01:00:18de l'islamisme
01:00:18là-dedans
01:00:19et ils nourrissent aussi
01:00:20un sentiment profond
01:00:21d'antisémitisme
01:00:22dans l'ensemble
01:00:22de la société française
01:00:23ce qui est absolument
01:00:24dangereux
01:00:24ce qui clive
01:00:25aujourd'hui
01:00:26notre société
01:00:27et on a quand même
01:00:28des concitoyens
01:00:29de confession juive
01:00:30aujourd'hui
01:00:30qui préfèrent
01:00:31s'expatrier
01:00:32quitter notre pays
01:00:33pour aller en Israël
01:00:34qui n'est quand même pas
01:00:35les meilleures conditions de vie
01:00:36qui vivent entre des barbelés
01:00:37dans des conditions
01:00:38de paix très relatives
01:00:39plutôt que de vivre
01:00:40dans notre belle république
01:00:41et avec les valeurs
01:00:42qu'on doit déformer
01:00:42c'est absolument dramatique
01:00:43mais ça va donner quoi
01:00:44cette commission d'enquête
01:00:45quelles vont être
01:00:46les suites
01:00:46elles sont très concrètes
01:00:47moi j'ai fait
01:00:48déjà j'ai rédigé
01:00:50cette semaine
01:00:5012 propositions de loi
01:00:52qui vont sortir
01:00:52la semaine prochaine
01:00:53qui reprennent
01:00:54les 35 préconisations
01:00:55de la commission
01:00:57et les recommandations
01:00:58de la commission d'enquête
01:00:59ça va toucher
01:01:01divers secteurs
01:01:02je pense notamment
01:01:04aux élus locaux
01:01:04où on va proposer
01:01:06que pour la validité
01:01:09des permis de construire
01:01:11sur les constructions
01:01:12des lieux de culte
01:01:13on est un avis
01:01:13non plus simple
01:01:15des préfets
01:01:15comme c'est aujourd'hui
01:01:16et uniquement
01:01:17sur une base
01:01:17d'analyse urbanistique
01:01:19mais sur une base
01:01:19d'analyse plus large
01:01:20par rapport aux valeurs
01:01:21de la république
01:01:21en avis conforme du préfet
01:01:23donc avec un transfert
01:01:24de la responsabilité
01:01:25de prise de décision
01:01:26vers l'état
01:01:26plutôt que vers les élus locaux
01:01:28et puis un meilleur accompagnement
01:01:29une meilleure formation
01:01:30des élus locaux
01:01:31pour faire face
01:01:32à ces écosystèmes d'antrisme
01:01:33qu'on voit
01:01:34et qui sont quand même
01:01:34très inquiétants
01:01:35juste en amont
01:01:37finalement
01:01:38des élections municipales
01:01:39Jean-Pierre Denis
01:01:40Le communautarisme
01:01:41il est pratiqué
01:01:43par des élus locaux
01:01:44de tous bords
01:01:45depuis pas mal d'années
01:01:47c'est pas une découverte
01:01:49ça va être intéressant
01:01:50de voir comment ça se traduit
01:01:51aux prochaines élections municipales
01:01:52il y a aussi des villes
01:01:55comme Strasbourg
01:01:56où c'est carrément
01:01:57un visage découvert
01:02:00que ça s'exprime
01:02:01ce communautarisme
01:02:02voilà
01:02:03donc ça va être intéressant
01:02:05de suivre ces élections municipales
01:02:07et de voir ce qui se passe
01:02:08dans ce cadre là
01:02:09où il y a un vrai enjeu
01:02:10à Saint-Ouen
01:02:11où la candidate
01:02:12la candidate
01:02:13des écologistes
01:02:15a dû se retirer
01:02:16sous la pression communautaire
01:02:17parce qu'elle était homosexuelle
01:02:18parce qu'elle était lesbienne
01:02:19et qu'on lui a demandé
01:02:21et puis vous avez
01:02:22le fils de l'imam
01:02:23Iqouissem
01:02:24également dans le nord
01:02:25au municipal
01:02:26qui est à la tête
01:02:27d'un groupe d'action
01:02:27elle est fille
01:02:30non mais
01:02:31Jean-Luc Mélenchon
01:02:32fut autrefois
01:02:33effectivement un véritable laïc
01:02:34l'époque où il soutenait
01:02:35Charlie Hebdo
01:02:36l'époque
01:02:36quasiment tout au long
01:02:38de sa carrière politique
01:02:39mais effectivement
01:02:40il a totalement vrillé
01:02:41depuis 7 à 8 ans
01:02:42et les seuls vrais laïcs
01:02:43qui restaient à la France insoumise
01:02:44c'était Alexis Corbière
01:02:46qui s'est fait purger
01:02:47à la méthode
01:02:48purge stalinienne
01:02:49il y a quelque temps
01:02:51donc
01:02:51effectivement
01:02:52la France insoumise
01:02:53il y a un souci avec ça
01:02:54c'est-à-dire que
01:02:55je ne sais pas
01:02:56effectivement
01:02:56je ne pense pas
01:02:57qu'il y ait de lien concret
01:02:58avec les islamistes
01:02:58par contre
01:02:59ils servent les intérêts
01:03:00des islamistes
01:03:00en traitant la population arabe
01:03:02d'ailleurs
01:03:03même pas musulmane
01:03:03parce que ce n'est pas
01:03:04parce qu'on est d'origine arabe
01:03:05ou de morphotype arabe
01:03:07ou de nom à consonance arabe
01:03:08qu'on est musulman
01:03:09déjà pour commencer
01:03:10c'est pour ça que
01:03:10moi je rejette absolument
01:03:12le terme d'islamophobie
01:03:13parce que
01:03:14ce qui existe
01:03:15c'est du racisme
01:03:16c'est du racisme
01:03:17et
01:03:18et
01:03:18et toutes les populations
01:03:19d'origine arabe
01:03:20ou
01:03:21enfin qui sont françaises
01:03:22mais
01:03:22d'origine arabe
01:03:23en sont victimes
01:03:24qu'ils soient musulmans
01:03:24ou pas musulmans
01:03:25donc ce n'est pas du tout
01:03:27l'enjeu
01:03:28par contre ce qui est certain
01:03:28c'est que les islamistes
01:03:29ils veulent
01:03:30ils veulent rassembler
01:03:32derrière eux
01:03:33l'ensemble des populations
01:03:35d'origine arabe
01:03:36et des populations musulmanes
01:03:37en leur expliquant
01:03:38que
01:03:39finalement
01:03:39la France
01:03:40la République
01:03:41elle est contre eux
01:03:42elle est opposée à eux
01:03:44elle les déteste
01:03:45et donc il faut
01:03:46qu'ils servent
01:03:47la cause des islamistes
01:03:48et de l'islam politique
01:03:49pour se défendre
01:03:50et en ça
01:03:53la France Insoumise
01:03:54joue leur jeu
01:03:55effectivement
01:03:55en essayant de faire
01:03:56du clientélisme
01:03:57bas de gamme
01:03:58avec une partie
01:03:59de la population française
01:04:00qui est
01:04:01intégralement
01:04:03dans la communauté nationale
01:04:04quoi qu'on en dise
01:04:05ils font partie
01:04:06de la communauté nationale
01:04:07de la République
01:04:08et du cadre républicain
01:04:10et de notre cadre républicain
01:04:12voilà
01:04:12c'est pas une population à part
01:04:13c'est
01:04:13voilà
01:04:14c'est une partie
01:04:15de notre population
01:04:15moi ce que je trouve
01:04:18dommage
01:04:18c'est qu'on est
01:04:19dans une
01:04:20communautarisation
01:04:22des stratégies
01:04:26électorales
01:04:26de tous bords
01:04:27hier
01:04:28quand vous étiez
01:04:28communicant politique
01:04:29et que vous travailliez
01:04:30quel que soit le bord
01:04:31honnêtement politique
01:04:32des personnes concernées
01:04:34vous travaillez
01:04:34sur la défense
01:04:35de valeurs collectives
01:04:36et sur comment
01:04:37une personnalité
01:04:38pouvait incarner
01:04:39un système de valeurs
01:04:40collectives
01:04:41et il y avait
01:04:41effectivement
01:04:42des oppositions
01:04:43entre droite et gauche
01:04:44enfin toutes les nuances
01:04:45de droite
01:04:46toutes les nuances
01:04:46de gauche
01:04:46aujourd'hui
01:04:47quand vous travaillez
01:04:48en communication politique
01:04:49si vous ne faites pas
01:04:50cet effort intellectuel
01:04:52de fabriquer des récits
01:04:53de vous dire
01:04:54qu'est-ce qui universellement
01:04:55pourrait parler aux gens
01:04:56vous êtes par segments
01:04:57donc aujourd'hui
01:04:58le premier tour
01:04:59de l'élection présidentielle
01:05:00il se gagne
01:05:01par un ensemble
01:05:01de segments déterminés
01:05:02un marketing politique
01:05:04je veux dire
01:05:04encore une fois
01:05:05de tous bords
01:05:05c'est pas les mêmes segments
01:05:06et c'est pas les mêmes
01:05:07évidemment
01:05:07c'est pas le même marketing
01:05:10mais moi
01:05:11c'est ça que je trouve
01:05:11dramatique
01:05:12c'est que
01:05:12par exemple
01:05:13en premier tour
01:05:13de la présidentielle
01:05:14ça a extrêmement baissé
01:05:15le niveau de pourcentage
01:05:16pour y accéder
01:05:18enfin pour le dépasser
01:05:19et donc
01:05:20la logique
01:05:22en fait
01:05:22de comme politique
01:05:24ou en tout cas
01:05:24de stratégie politique
01:05:25de beaucoup
01:05:26de personnes
01:05:27c'est de se dire
01:05:27pour faire 50 plus 1
01:05:29je regarde
01:05:30j'ai ma base électorale
01:05:31donc déjà
01:05:32je fais 100%
01:05:33au sein de ma base
01:05:35parce qu'il faut
01:05:36être à plein
01:05:36et puis après
01:05:37je regarde
01:05:38un ou deux segments
01:05:39sur lesquels
01:05:39je vais aller pouvoir
01:05:40prendre quelques pourcentages
01:05:41pour compléter
01:05:42ma base électorale
01:05:43et donc je trouve
01:05:44que ça
01:05:44je décale un peu
01:05:46le propos
01:05:46mais c'est vraiment
01:05:48un vrai problème
01:05:48et les politiques
01:05:49pas que les communicants
01:05:50d'ailleurs
01:05:51devraient se dire
01:05:52qu'est-ce que je peux raconter
01:05:53qui va toucher
01:05:55aussi bien l'agriculteur
01:05:56l'assistante médicale
01:05:58le haut fonctionnaire
01:05:59le prof
01:06:00et moi
01:06:01si j'étais politique
01:06:01aujourd'hui
01:06:02c'est ça
01:06:03que je chercherais
01:06:04et la seule façon
01:06:04de dépasser
01:06:05la question du communautarisme
01:06:06c'est d'avoir
01:06:07cette volonté
01:06:08chevillée au corps
01:06:09de se dire
01:06:10quelle histoire je peux raconter
01:06:12qui est le père Castor
01:06:13de demain
01:06:13je partage complètement
01:06:14ce que vous êtes en train de dire
01:06:16et on peut faire le lien
01:06:18avec notre premier sujet
01:06:19d'ailleurs
01:06:19c'est qu'aujourd'hui
01:06:20la communication politique
01:06:21est devenue du marketing commercial
01:06:23et donc
01:06:24on n'a plus aucune vision
01:06:25de moyen et long terme
01:06:27développée par des hommes politiques
01:06:28aujourd'hui
01:06:29on regarde
01:06:30les prochaines élections
01:06:31qu'est-ce qui va nous faire gagner
01:06:33mais
01:06:34c'est ça
01:06:35dans le monde agricole
01:06:36c'est ça dans le monde agricole souffre
01:06:37qui est
01:06:38l'agriculture
01:06:39c'est la culture du temps long
01:06:41parce que
01:06:41sur une exploitation
01:06:42vous prenez des décisions
01:06:43qui impactent à 10 ans
01:06:4415 ans
01:06:4420 ans
01:06:45et vous avez des politiques en face
01:06:47qui vous parlent
01:06:47dans 6 mois
01:06:49l'année prochaine
01:06:49mais qui sont incapables
01:06:51de développer une vision
01:06:52et ce qu'il faut faire
01:06:53pour arriver à cette vision
01:06:54pour les 10 ou 15 prochaines années
01:06:56et ça on en crève
01:06:56vraiment on en crève
01:06:58dans ce pays
01:06:58et on détruit l'universalisme
01:07:00et on fait
01:07:01du clientélisme
01:07:03et qui a toujours existé
01:07:05par ailleurs
01:07:05le clientélisme
01:07:06il ne faut pas non plus
01:07:06dire avant
01:07:07au niveau de la politique locale
01:07:09mais avant on avait
01:07:09au moins des politiques nationaux
01:07:10qui étaient capables
01:07:11de s'extraire
01:07:12de ces contingences
01:07:13on va dire quotidiennes
01:07:15pour te proposer une vision
01:07:16aujourd'hui on a plus ça
01:07:17ça n'existe plus
01:07:17qui a eu une vision ?
01:07:18on se souvient
01:07:19l'élection d'Emmanuel Macron
01:07:21où il disait
01:07:21le projet c'est pas important
01:07:22ce qui compte c'est la cause
01:07:23non ça c'est pas vrai
01:07:24ça c'est pas vrai
01:07:25il y avait un vrai projet
01:07:26en 2017
01:07:26on a vu ce que ça a donné
01:07:28depuis on peut déplorer
01:07:29qu'il n'y en ait pas trop
01:07:29mais il n'y a pas eu vraiment
01:07:31je ne sais pas qui
01:07:32qui avait la préoccupation
01:07:35du peuple français
01:07:36quand vous regardez
01:07:37sur du temps long
01:07:37on montre quoi
01:07:40général de Gaulle
01:07:40non moi je pense
01:07:42que Mitterrand
01:07:42Jacques Chirac
01:07:44dans un autre registre
01:07:46bon si il y avait quand même
01:07:46je trouve Mitterrand
01:07:47il est un peu responsable
01:07:48de la merde dans laquelle on est
01:07:50je ne sais pas
01:07:50de le dire aussi brutalement
01:07:51je partage ce que vous venez de dire
01:07:55mais à la politique
01:07:57je ne suis pas sûr
01:07:58qu'il façonne
01:07:58en fait
01:07:59je suis désolé de le dire
01:07:59devant un élu
01:08:02je ne suis pas sûr
01:08:04qu'il façonne en fait
01:08:06l'imaginaire national
01:08:07je me dis que ça marche
01:08:08peut-être dans l'autre sens
01:08:09on est dans une société
01:08:10qui est complètement
01:08:11en archipel
01:08:12qui est complètement éclatée
01:08:13et donc de fait
01:08:14c'est la société
01:08:15qui est constituée
01:08:16comme ça aujourd'hui
01:08:16donc c'est très difficile
01:08:18d'arriver par dessus
01:08:19cette société
01:08:20complètement éclatée
01:08:20c'est à la fois
01:08:21complètement nécessaire
01:08:22c'est ce que vous disiez
01:08:23mais c'est aussi très difficile
01:08:24parce qu'en fait
01:08:25on est dans une société
01:08:26qui est beaucoup plus archipelisée
01:08:27qu'elle ne l'était
01:08:28il y a 20 ans
01:08:29ou 30 ans
01:08:30vous avez raison
01:08:30la représentation nationale
01:08:32en est un petit peu le calque
01:08:33finalement
01:08:33elle est complètement dessinée
01:08:35mais c'est la représentation
01:08:37du peuple français
01:08:37et c'est finalement
01:08:38assez représentatif
01:08:39des divisions
01:08:39mais moi je pense
01:08:42que par exemple
01:08:42moi je pars du principe
01:08:45que dès lors
01:08:45qu'on a une parole publique
01:08:46même là sur Sud Radio
01:08:47dans une radio
01:08:48vous passez à la télévision
01:08:49etc
01:08:50le moment où vous avez
01:08:51sur un échelon
01:08:53de téléspectateurs
01:08:53ou d'auditeurs
01:08:54qui vont de la ruralité
01:08:56à la France périphérique
01:08:57au super urbain
01:08:59enfin bon
01:08:59et qu'il y a une parole
01:09:01où vous avez
01:09:01tous ces auditeurs
01:09:02ou toutes ces catégories
01:09:04de téléspectateurs
01:09:05à un moment
01:09:05où ils se disent
01:09:06ah tiens
01:09:07lui ou elle
01:09:08ça veut dire
01:09:09que vous avez chopé quelque chose
01:09:10et je crois
01:09:10qu'en revanche
01:09:11ça doit être une volonté
01:09:12permanente du politique
01:09:13d'avoir ce spectre large
01:09:15et de se dire
01:09:16moi mon but c'est ça
01:09:17c'est voilà
01:09:19d'avoir une parole
01:09:21qui puisse toucher
01:09:22le prof
01:09:23le directeur de TPE
01:09:25ils n'ont pas
01:09:26les mêmes préoccupations
01:09:27non mais c'est à nous
01:09:28mais c'est au pôle
01:09:29c'est comme ça
01:09:30qu'on gagne une élection
01:09:30présidentielle
01:09:31c'est ça
01:09:31c'est trouvé un socle commun
01:09:32c'est long
01:09:34et les images
01:09:36qui nous parviennent
01:09:37en ce moment
01:09:37de Bruxelles
01:09:37font état de tensions
01:09:39assez fortes
01:09:40avec des gaz lacrymogènes
01:09:41et des affrontements
01:09:42qui sont en train
01:09:43d'avoir lieu
01:09:4310 000
01:09:44ça vous fait tout
01:09:45c'est Jean-Pierre Denis
01:09:4610 000 agriculteurs
01:09:48qui sont là
01:09:49pour protester
01:09:50contre le Mercosur
01:09:51merci à tous les 4
01:09:52dans un instant
01:09:53Olivier Mine sera avec nous
01:09:55à tout de suite
01:09:55Sud Radio
01:09:57Sud Radio
01:09:57Parlons Vrai
01:09:58Parlons Vrai
01:09:59Sud Radio
01:09:59Parlons Vrai
01:10:00Les Chevaliers du Fiel
01:10:0217h-18h
01:10:05sur Sud Radio
01:10:06Et qu'est-ce qui passe
01:10:06des grèves d'Air France ?
01:10:08Je suis pour
01:10:08Et pourquoi ?
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