- il y a 7 mois
Les informés du 15 janvier 2026
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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Thomas Sechier.
00:17Bonsoir à tous et bienvenue dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité sur France Info à la radio et à la télé.
00:24Canal 16 à la une, les voeux d'Emmanuel Macron aux armées dans un monde si brutal, il faut faire plus vite, il faut faire plus fort, a déclaré le chef de l'État qui souhaite 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici 2030.
00:39Des voeux prononcés alors que les États-Unis veulent s'emparer toujours du Groenland, la France va y envoyer des moyens supplémentaires, annonce Emmanuel Macron.
00:47Une quinzaine de militaires français doivent participer à une opération européenne sur cette île de l'océan Arctique.
00:55Nous parlerons aussi de cette mauvaise nouvelle pour notre épargne.
00:58Le taux du livret A va encore baisser le mois prochain, 1,5% contre 3% il y a à peine un an.
01:05Ça veut dire, et ça pour le coup, c'est plutôt une bonne nouvelle que l'inflation a fortement ralenti.
01:11Et puis radio, télé, journaux, réseaux sociaux, quelle confiance accordent les Français aux médias.
01:18Une confiance limitée nous apprend le nouveau baromètre du journal La Croix aujourd'hui.
01:22Mais cela est peut-être à nuancer des Français inquiets massivement de la désinformation venue de l'étranger.
01:29Nous en parlerons en fin d'émission avec nos informés.
01:32Bonsoir Alexandra Saviana, grand reporter à l'Express.
01:37Sylvie-Pierre Brossolette est également avec nous ce soir.
01:39Bonsoir, éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point.
01:43Bonsoir Mickaël Darmon, éditorialiste pour la chaîne israélienne I24 News.
01:48Bonsoir à vous Antoine Comte, journaliste politique à France Télévisions.
01:53Et Guillaume Lascon-Jarias qui nous accompagne.
01:55Bonsoir, historien militaire, professeur associé à Sorbonne Université.
02:02Il en appelle encore une fois la France à monter en puissance en matière de défense dans ce monde si brutal.
02:09Il faut aller plus vite, il faut aller plus fort, a dit Emmanuel Macron ce midi.
02:14C'était lors de ses voeux aux armées.
02:17Des voeux prononcés depuis la base aérienne d'Istre, près de Marseille, dans un site qui abrite notamment l'arme nucléaire.
02:25L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.
02:32Pour rester libre, il faut être craint.
02:37Pour être craint, il faut être puissant.
02:41Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort.
02:46Voilà pourquoi j'ai souhaité le 13 juillet dernier avancer à l'année 2027 l'objectif initialement prévu pour 2030 d'atteindre un budget annuel de 64 milliards d'euros pour notre défense.
03:06Ainsi, en deux mandats, le budget des armées aura été doublé.
03:13Voilà, budget des armées doublé en 10 ans.
03:16Et le chef de l'État veut un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros pour les armées d'ici à 2030.
03:22Une nécessité, je cite, face à des alliés devenus des compétiteurs.
03:26Allusion bien sûr à Donald Trump en pleine tension autour du Groenland.
03:30Emmanuel Macron annonce enfin que la France va envoyer des moyens supplémentaires dans les prochains jours au Groenland.
03:35Des moyens terrestres, aériens et maritimes en plus de la quinzaine de chasseurs alpins français déjà présents sur place dans le cadre d'une mission européenne.
03:44Guillaume Lascon-Jarias, est-ce que ces voeux aux armées sont un changement de braquet ?
03:50Ou finalement, Emmanuel Macron a dit et a redit ce qu'il avait déjà dit plusieurs fois ces derniers mois ?
03:55En réalité, c'est plutôt une permanence qu'une véritable mutation.
03:58Il y a plutôt une forme de continuité qu'on peut remarquer.
04:01Et il se cite d'ailleurs lui-même, il parle du discours qu'il a fait aux armées,
04:06alors plutôt en réalité au monde combattant le 13 juillet dernier, un peu une forme traditionnelle.
04:13Sauf que le 13 juillet dernier, ça correspondait aussi au moment où était livrée la revue nationale stratégique
04:18qui elle, véritablement, transforme un petit peu l'essai en définissant non plus simplement l'environnement international comme étant complexe,
04:28mais aussi la nécessité toujours, et il le redit en revanche, d'être fort.
04:32Et pour être fort, il faut être craint.
04:33Cette maxime, elle est importante parce qu'elle démontre bien aussi en fait une des grandes fragilités,
04:38pas simplement de la France mais de l'Europe,
04:40c'est qu'on est peut-être fort collectivement, mais peut-être dans le domaine économique
04:45et insuffisamment dans le domaine militaire.
04:48En réalité, on ne se pense pas comme étant une puissance.
04:51À quoi peuvent s'avérer les 36 milliards d'euros que le chef de l'État souhaite injecter aux armées d'ici à 2030 ?
04:58Alors, on peut les voir peut-être sous trois angles.
05:01D'abord, c'est une forme de remontée en puissance,
05:03c'est compléter tout simplement ce qui nous manque,
05:07ce que ni la France ni les Européens n'ont en nombre suffisant,
05:12des drones, des munitions, des chaînes d'approvisionnement,
05:16du ravitaillement en vol, des hélicoptères lourds.
05:19La liste en fait, elle est longue et elle est longue en réalité, là depuis plusieurs années.
05:23Si on regarde bien ces capacités différenciantes qui nous manquent,
05:27un, seuls les Américains les ont et c'est eux qui les ont en plus de manière massive.
05:33Et puis, en réalité, ces leçons-là, on les connaît depuis 2011 et la Libye
05:38et on n'a pas fait grand-chose depuis.
05:39On n'a pas fait grand-chose depuis.
05:40Emmanuel Macron, lui, a défendu son bilan.
05:44Il dit qu'en dix ans, le budget de la défense sera passé au 2% du PIB.
05:50Alexandre Asseliana, vous qui suivez les questions de défense,
05:53comment est-ce que vous interprétez le discours du chef de l'État ?
05:55Moi, ce qui m'a marqué, il a semblé s'en prendre à l'industrie de l'armement française.
06:00Il a dit, en gros, que la France était allée trop lentement ces dernières années,
06:03et notamment en ce qui concerne les drones.
06:05Alors, il y a toute la question, effectivement.
06:07C'est vraiment quelque chose qui bout quand on parle à un interlocuteur de la défense.
06:10Il nous parle des drones parce que ça, on l'a découvert avec le front ukrainien, en fait.
06:15La guerre en Ukraine a vraiment été le terrain où on a découvert la guerre du XXIe siècle
06:20et où les drones se sont mis, notamment sur la ligne de front, précisément en faisant beaucoup de dégâts,
06:27où la Russie a pris peu de cas, notamment du droit de la guerre.
06:31Et donc, les industriels français se sont effectivement rendus compte, et les politiques aussi,
06:34qu'il fallait désormais avoir des drones.
06:36Mais alors ça, justement, sur ce sujet-là, je tiens notamment à souligner qu'il y a quelques semaines,
06:41on parlait d'une autre actualité qui était la création du porte-avions.
06:45Et que ça, quand on interroge, par exemple, certains industriels de la défense, ils disent
06:49« C'est une hérésie, presque. On devrait davantage se concentrer sur les drones
06:54et pas sur un projet comme le porte-avions, qui peut précisément être attaqué par les drones
06:59et vraiment avoir une forte avarie. »
07:01Donc, ça montre aussi un peu la dichotomie du politique,
07:05qui ne sait pas non plus exactement quelle stratégie adopter précisément.
07:09Et sur la question des industriels de la défense, je vous ferai remarquer aussi
07:13que beaucoup sont en colère parce qu'ils n'ont pas les crédits promis
07:16et que donc ça retarde les commandes, que beaucoup ont avancé, y compris dans les PME,
07:22et qu'aujourd'hui, la question, c'est aussi où est l'argent ?
07:25Est-ce que ces 36 milliards supplémentaires peuvent justement permettre d'accélérer les choses à ce niveau-là ?
07:29Ça pourrait permettre d'accélérer les choses, mais la question, c'est aussi la question de la visibilité
07:33sur 10 ans, encore une fois, où va le politique, où va notre industrie de défense,
07:37en suivant ce que la classe politique, ce que l'exécutif lui demande de suivre ?
07:43C'est une stratégie globale.
07:44Michael Darman ?
07:45C'est-à-dire que ce qui est frappant et ce qui manque, en fait, tout simplement,
07:48dans le discours du président de la République, c'est la temporalité, c'est l'agenda.
07:52Il faut 10 ans, selon les experts, on va parler sous le contrôle quand même,
07:56de gens qui connaissent beaucoup mieux que nous,
07:58mais enfin, on a quand même appris cette donnée depuis qu'on traite ce sujet,
08:02pour pouvoir se réveiller de cette fameuse sieste stratégique
08:05qui a été impulsée par l'allié très maroc-américain.
08:13Eh bien, en fait, il faut 10 à 15 ans pour se redéployer
08:17et pour coller peut-être au slogan que Emmanuel Macron aime bien répéter,
08:22il faut être craint, il faut être craint, il faut être fort.
08:26Mais tout ça, ce ne sont aujourd'hui que des mots,
08:27puisqu'on est quand même dans l'écosystème politique des mots.
08:29La réalité, et effectivement, on vient bien de le décrire,
08:33sur le terrain, c'est sur une décennie,
08:37et de ce point de vue-là, il va encore se passer beaucoup de choses.
08:40Sylvie-Pierre Brossolette.
08:41Il y a plusieurs problèmes avec les déclarations d'Emmanuel Macron.
08:47Ce que notre consoeur vient de souligner sur là où on va mettre l'argent,
08:52c'est vrai que c'est complètement dément, l'effort qui va être mis,
08:55c'est sur un peu la guerre d'avant.
08:57On recommence un peu les erreurs qu'on a pu faire avant 1940,
09:011900, 1940, et là, le porte-avions, les avions supersoniques, etc.,
09:07pour une guerre qui a plutôt lieu à nos portes,
09:12au centre de l'Europe, c'est...
09:15Il faut bien faire quelque chose aussi.
09:16Oui, mais enfin, on est zéro en point de vue drone.
09:19Il y a eu un passe total.
09:21Alors, le temps d'arriver, alors on les achète,
09:24mais on n'est pas indépendant de ce côté-là.
09:26Bon, disons, il y a déjà, qu'est-ce qu'on fabrique ?
09:29Qu'est-ce qu'on fait comme choix militaire ?
09:32Il y a ensuite le temps, évidemment, que ça va mettre à être efficace.
09:37Et ensuite, il y a dans quelle organisation ?
09:39Parce que ce n'est pas la France toute seule qui va être crainte.
09:42Il faut absolument qu'une Europe de la défense existe,
09:45que ce soit pour le Groenland, l'Ukraine,
09:47tous les conflits dont on parle tous les jours.
09:49Si on veut faire peur à Poutine ou à Trump,
09:51ce n'est pas avec notre petite France,
09:53si vaillante soit-elle et si équipée pourrait-elle être dans quelques années.
09:58Et c'est évident que c'est à plusieurs qu'on est fort.
10:01Et là, même si, depuis quelques mois,
10:04il y a eu des efforts faits pour se retrouver avec l'Angleterre,
10:09l'Allemagne, avec un noyau commun de pays décidés à peser.
10:15Quand même, nos armées sont loin d'être intégrées.
10:18On ne fait pas peur.
10:19On est un peu un tigre de papier,
10:21pour employer l'expression tigre que le président de la République
10:25a dit tout à l'heure.
10:25L'œil du tigre, parce qu'il a injecté,
10:27parce qu'il a eu un petit accident à l'œil.
10:29Mais donc, pour l'instant, on ne fait pas encore peur.
10:33Alors, je pense qu'il y a peut-être deux choses à considérer.
10:36La temporalité, effectivement, elle est juste.
10:38C'est-à-dire qu'en fait, on a une forme d'ambiguïté
10:42ou de paradoxe stratégique auquel on n'arrive pas à répondre.
10:45D'un côté, vous avez répondre aux besoins immédiats des forces armées.
10:49Et là, on est sur des programmes flash.
10:51On est quelque chose qui va maximum à 36 mois.
10:53Des drones, des munitions, des protections.
10:56Ça, c'est court et c'est rapide.
10:58Mais le problème, c'est qu'il faut penser la défense.
11:01Et pour penser la défense,
11:02on pense à des programmes qui sont structurants sur 40, 50, 60 ans.
11:08Aujourd'hui, quand on parle d'un porte-avions,
11:09et là, je serai quand même un peu plus mesuré,
11:11un porte-avions, en réalité, ça sert.
11:13Parce qu'un porte-avions, ce n'est pas simplement de la projection de force,
11:15c'est de la projection de puissance.
11:17Et si les Américains et les Chinois considéraient que c'était inutile,
11:21pourquoi les Américains en ont 11, bientôt 12 ?
11:23Pourquoi est-ce que les Chinois veulent passer à 6 ?
11:25Il y a vraiment une compétition navale
11:27et ce n'est pas quelques drones fustiles en essaim
11:30qui peuvent, pour l'instant, couler un porte-avions.
11:32En revanche, ce qui est vrai, c'est le lien aujourd'hui
11:35qu'on ne peut plus faire entre le choix entre, d'un côté, la masse
11:39et, de l'autre, la technologie.
11:40On est obligé d'avoir les deux.
11:42Et c'est bien ça, notre problème.
11:43Parce que ça coûte cher.
11:44On ne peut pas simplement avoir quelque chose qui est cheap
11:47et, en plus, ne pas en avoir beaucoup.
11:49Il faut qu'on en ait beaucoup et de très haute capacité.
11:52En Ukraine, un drone, sa durée de vie, en moyenne,
11:56c'est entre 15 jours et 3 semaines.
11:57Si vous ne l'avez pas utilisé dans ce délai-là,
12:00il est bon à mettre à la poubelle.
12:02Donc, grosso modo, on est obligé d'avoir beaucoup de manière immédiate.
12:05Oui, mais en attendant, c'est un gouffre.
12:07Le porte-avions est un gouffre.
12:08Il faut mettre des avions dessus, qui est un deuxième gouffre
12:10et toute une galaxie autour de protection.
12:13Mais c'est vrai qu'on peut faire ce choix.
12:17Mais il y a un choix immédiat à faire
12:19et les milliards doivent être peut-être fléchés vers ce qui sera plus important.
12:21Alors, justement, sur les milliards, Antoine Comte,
12:23on fait comment pour avoir ces 36 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2030 ?
12:27C'est exactement ce que j'allais vous dire.
12:28C'est un peu le gros problème quand on voit que la France n'a pas de budget aujourd'hui.
12:31Et je rappelle qu'une loi spéciale ne me permet pas, justement,
12:34de débloquer un budget militaire
12:38et d'ailleurs un budget aussi pour les agriculteurs.
12:40Parce qu'il y a eu des promesses aussi qui ont été faites.
12:42Je ferme la parenthèse sur les agriculteurs.
12:43Mais en fait, le problème, il est de quelle nature ?
12:46Il est politique, le problème.
12:47À l'échelle européenne, vous avez des chefs d'État qui sont divisés,
12:50qui ne s'entendent pas, qui ne sont pas sur les mêmes tendances politiques aussi.
12:53Une Georgia Melody, un Emmanuel Macron, ils n'ont rien en commun.
12:57Un Pedro Sanchez qui est plutôt proche de la social-démocratie,
13:01voire très à gauche par rapport aux autres partenaires européens,
13:05c'est pareil, il n'est pas d'accord avec tout.
13:07Donc vous avez chacun qui essaye un petit peu de développer son effort budgétaire,
13:10un peu chacun de son côté.
13:11Les Allemands, ils ont vachement avancé, on n'en parle peu, les Allemands,
13:13mais les Allemands qui ne partent de rien, ils ont essayé d'investir sur...
13:16Avec leur nouveau chancelier.
13:17Avec leur nouveau chancelier, Friedrich Merz, absolument.
13:19Et eux, ils sont maintenant à la manœuvre sur leurs dépenses et leur budget militaire.
13:24Les Anglais, c'est pareil aussi, ils ne sont pas dans l'Europe.
13:26Donc voilà, le problème, et Sylvain a raison, c'est qu'il faut une défense européenne.
13:31Une défense à l'échelle de chaque pays, ça ne marchera pas.
13:34Et le problème aujourd'hui, c'est qu'on ne sait pas,
13:36et même le chef de l'État, je pense que si on le pose la question texto,
13:41comment ils financent en fait ces 36 milliards, où ils les trouvent ?
13:44Non mais c'est une vraie question, parce qu'on annonce des chiffres un peu partout,
13:47pour les agriculteurs, pour le budget militaire, pour les armées,
13:50mais on ne sait pas où on prend cet argent.
13:52Donc déjà, votons un budget...
13:54C'est un appel à la responsabilité des parlementaires ?
13:55Alors oui, mais c'est la stratégie habituelle d'Emmanuel Macron,
13:58de dire, en gros, ceux qui ne votent pas le budget sont irresponsables.
14:01Donc votez le budget, vous verrez que pour nos armées et pour nos agriculteurs,
14:05en tout cas, ce sont les deux corporations qui demandent aujourd'hui beaucoup d'argent,
14:09il y aura cet argent qui sera débloqué.
14:11Mais c'est très très compliqué, et aujourd'hui, ce qui reste aussi à Emmanuel Macron,
14:16c'est de se positionner aussi en chef de guerre.
14:18Alors en chef de l'Europe, il essaye toujours, c'est compliqué,
14:21mais aussi en chef de guerre, parce que qu'est-ce qui lui reste, son domaine réservé ?
14:23C'est l'international et l'armée aujourd'hui.
14:26Au niveau de la scène nationale, il est très très affaibli.
14:29Donc voilà, c'est pour ça aussi qu'il s'exprime très souvent sur ces sujets.
14:31Et en début de... Alors, l'époque a changé, Vladimir Poutine a attaqué l'Ukraine depuis,
14:37mais lors de son premier quinquennat, Emmanuel Macron,
14:39est-ce qu'il parlait des dépenses militaires et de la guerre à ce point-là ?
14:42Pas du tout, parce qu'il avait encore les mains libres pour gérer la politique nationale.
14:46Aujourd'hui, il ne reste que l'international.
14:47Michael Darnan.
14:48Alors, une question d'ailleurs peut-être aussi aux spécialistes,
14:51mais en fait, le fameux accord de coordination franco-britannique
14:57sur les forces de dissuasion nucléaire qui avait été annoncé en juillet 2025,
15:00est-ce qu'il reste encore central dans le discours de la stratégie de défense
15:07telle que ça a été exposé ?
15:08Parce que je n'ai pas le sentiment qu'on en a encore beaucoup parlé
15:11ou qu'on en reparle de toute manière.
15:13Alors, en réalité, c'est la suite du traité qui avait eu lieu,
15:16le fameux traité de Lancaster House.
15:18Donc, c'est finalement une prolongation qui, effectivement, inclut la dimension nucléaire.
15:23Et non, ça, pour le coup, ce n'est pas du tout arrêté.
15:25C'est au contraire quelque chose qui est certain.
15:28Les Britanniques et les Français sont vraiment là-dessus, à la manœuvre.
15:32Et en plus, c'est à peu près les deux seules nations
15:35qui, militairement, concrètement, savent faire
15:39et ont la volonté et la capacité de faire.
15:42C'est trois choses quand même différentes.
15:43C'est pour ça que les Allemands font peut-être beaucoup,
15:46mais changer une culture stratégique,
15:47on ne le fait pas à coups de centaines de milliards,
15:50d'autant plus que chez les Allemands,
15:51ils ont toujours l'obligation d'aller au Parlement
15:53pour un projet quand il dépasse 25 millions d'euros.
15:55C'est-à-dire que pour acheter un F-35, dit grosso modo,
15:58il faut qu'ils aillent quatre fois,
16:00une fois pour chacune des ailes,
16:01une fois pour la carlingue,
16:02une fois pour le système mécanique.
16:04Donc, de manière caricaturale,
16:06c'est ça la difficulté que les Allemands ont,
16:08c'est changer leur financement.
16:10Et avec les Britanniques,
16:11on a quand même cette coalition des volontaires
16:12pour essayer au moins de mettre
16:14une résolution européenne
16:18et embarquer le reste de l'Europe,
16:20militairement au moins,
16:22par exemple en Ukraine.
16:22Donc, oui, il y a des capacités derrière le vrai sujet,
16:26c'est qu'on est à la fois à la lisière
16:28entre le politique et le diplomatique et le militaire.
16:32Vous savez, c'est cette phrase de Bismarck,
16:34la musique sans les armes,
16:36la diplomatie sans les armes,
16:38c'est comme la musique sans les instruments.
16:40C'est exactement ça.
16:41Et on est dans une espèce d'aporie, en réalité.
16:45En plus, on se fournit aux États-Unis.
16:47La plupart des pays européens
16:48s'équipent avec du matériel américain.
16:51Et le Danemark.
16:52Et dans le contexte...
16:52Dont le Danemark, absolument.
16:53Dont le Danemark.
16:53Dont le Danemark, qui n'a fait qu'acheter des F-35
16:56et annoncer encore des achats.
16:58Et donc, on est...
16:59Quand on parle d'indépendance stratégique,
17:01d'autonomie stratégique,
17:02on est en fait, pour l'instant,
17:04malgré toutes les annonces d'investissement,
17:06encore pieds et poings liés avec les États-Unis.
17:08Et que quand on essaye de peser
17:10sur cette affaire de Groenland, par exemple,
17:12on est bien embêté,
17:13parce que un des aspects,
17:14c'est qu'on ne peut pas juste déchirer
17:17le traité de l'Atlantique Nord
17:20en disant qu'on n'a plus besoin des Américains.
17:22On en a encore complètement besoin
17:24pour assurer notre défense.
17:25Même si les Américains
17:26sont en train de devenir des compétiteurs,
17:28c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron,
17:29et non plus des alliés.
17:30Sur la question du Groenland,
17:31le chef de l'État a annoncé tout à l'heure
17:33que des moyens terrestres
17:36et des moyens aériens et maritimes
17:38seraient envoyés en renfort au Groenland,
17:41des moyens français,
17:42en plus de la quinzaine de chasseurs alpins,
17:45qui, manifestement, sont déjà sur place
17:48et qui participent à une mission européenne au Groenland.
17:52Alors, on est peut-être dans le domaine du symbolique,
17:54une quinzaine de militaires français,
17:56très allemands,
17:57un britannique,
17:58un officier néerlandais également
17:59qui ont rejoint ce contingent.
18:01Alexandra Saviana,
18:02c'est un vrai signal
18:03que va envoyer l'Europe à Donald Trump.
18:05On envoie des troupes,
18:06même s'il n'y a pas grand monde,
18:08pour montrer qu'on est prêt à réagir
18:09et à défendre le Groenland ?
18:10C'est un signal
18:12qui existe déjà depuis quelques temps.
18:15parce que, ne serait-ce que l'année dernière,
18:17il y a eu plusieurs exercices militaires.
18:20Les derniers d'ampleur, je crois,
18:22datent de cet automne.
18:24C'est vrai que ce n'est pas une première.
18:25Non, il y avait déjà des Allemands,
18:27il y avait déjà des Espagnols,
18:29je crois,
18:30avec les Danois et des Français.
18:32Et donc là,
18:32c'est un signal supplémentaire,
18:34évidemment,
18:34pour montrer que l'Europe
18:36est prête à défendre le Groenland.
18:38un signal de réassurance
18:40de sécurité
18:41envoyé à Washington
18:43et aussi vers Washington,
18:45confère aux déclarations
18:46de Donald Trump,
18:48qui effectivement menace
18:49le Groenland aujourd'hui.
18:50La Maison-Blanche
18:51qui a réagi il y a quelques minutes
18:52et qui dit que le déploiement
18:53de troupes européennes
18:54au Groenland
18:55n'a aucun impact.
18:57Guillaume Lascon-Jarias.
18:57Alors, de toute façon,
18:59qu'allait-il répondre d'autre ?
19:01Il faut quand même préciser
19:02que les Américains,
19:04comptamment à ce que l'on croit,
19:04ne sont pas très nombreux.
19:06La base de Pitifus,
19:07qui sont à peu près
19:07entre 200 et 250.
19:09Donc en fait,
19:09c'est la grande base américaine
19:11qui en fait
19:12est une base d'observation
19:14et qui sert notamment
19:15à traquer
19:15les questions potentiellement
19:19d'échanges de missiles
19:20s'il y en avait.
19:22Ce qui est important,
19:23c'est de voir que les Européens
19:25effectivement ont envoyé
19:26notamment lors du dernier exercice
19:28qui s'appelait Arctic Light
19:29quand même autour
19:30de 600 combattants.
19:32Et il faut se dire
19:32que 600 combattants,
19:33ça paraît sur le papier
19:35peu nombreux,
19:36mais ce n'est pas un sport de masse
19:37à aller combattre au Groenland
19:38en tant qu'ancien chasseur alpin,
19:40je peux le dire.
19:41Les exercices militaires
19:42au nord du cercle arctique,
19:44peu de nations sont capables
19:45de les conduire
19:46parce que c'est l'environnement
19:47parmi ceux qui existent
19:49le plus abrasif.
19:50On est à quoi ?
19:50Moins 20, moins 25 degrés ?
19:52En réalité,
19:53c'est ce qu'on appelle
19:53l'effet windshield,
19:54c'est-à-dire que vous avez
19:55non seulement,
19:55il fait froid,
19:57mais il y a du vent,
19:58c'est-à-dire que l'effet ressenti
19:59c'est plutôt du moins 30,
20:00moins 35 ou moins 40.
20:02C'est-à-dire que vous êtes
20:03en fait dans des conditions
20:04où en réalité,
20:05avant de commencer
20:06à tirer le premier coup de fusil,
20:08vous devez déjà assurer
20:09votre propre survie.
20:10Il y a deux objectifs différents
20:12dans l'envoi de ces troupes.
20:13Il y a d'une part,
20:14dire qu'on peut assurer nous,
20:16l'Europe,
20:16la sécurité de cette zone
20:18et deux,
20:19répondre à Donald Trump
20:21en disant
20:21pas touche au Groenland,
20:23c'est la souveraineté
20:24du Danemark.
20:26On est là,
20:28ne venez pas nous chercher.
20:30Alors,
20:30est-ce qu'on est crédible
20:31sur le premier point ?
20:32On a encore besoin
20:33des Américains,
20:34même si on veut
20:35assurer la sécurité
20:36du Groenland,
20:36mais pourquoi pas ?
20:37Enfin,
20:37de la zone,
20:38c'est très bien
20:39qu'on fasse des efforts.
20:41Pour l'instant,
20:41on a encore besoin
20:42des Américains,
20:42il vaut mieux être à plusieurs,
20:44mais enfin,
20:44c'est très bien de montrer
20:45qu'on a envie
20:46de s'en occuper.
20:47En revanche,
20:49faire reculer Trump
20:51parce qu'on envoie
20:52quelques dizaines
20:53de militaires là-bas,
20:55non,
20:55et en plus,
20:56on ne va jamais tirer
20:57sur des Américains,
20:58pas plus que les Américains
20:59vont tirer sur nous.
20:59C'est absolument pas crédible,
21:01c'est inimaginable.
21:02Parce que si ça arrivait,
21:04c'est un peu le début
21:04de la fin du monde.
21:05Enfin,
21:05je veux dire,
21:06là,
21:07on joue,
21:08il y a une part de bluff
21:09et c'est très bien
21:10et il faut le faire,
21:11il faut se manifester.
21:12Si on ne faisait rien,
21:13ça serait pire que tout.
21:14Donc,
21:14on envoie,
21:15on dit,
21:15c'est un premier envoi,
21:16il y en aura d'autres.
21:18On essaye,
21:19et c'est notre mérite
21:20quand même,
21:21d'y aller ensemble
21:22et d'essayer
21:23de faire reculer Trump
21:24en espérant
21:24que son opinion publique,
21:26que les Républicains
21:27se réveillent,
21:28que finalement,
21:29il puisse changer d'avis.
21:29Parce qu'avec lui,
21:30il est tellement fantasque,
21:31même ses obsessions
21:32les plus ancrées,
21:33du jour au lendemain,
21:34on se dit quelquefois,
21:34il peut changer d'avis.
21:36Donc,
21:36on essaie de gagner du temps
21:37et de se manifester.
21:39Et puis,
21:39on regretterait
21:40si on ne l'avait pas fait.
21:41Mais ce n'est pas ça
21:42qui va faire reculer
21:43facilement Trump.
21:44Mais en fait,
21:44il y a du bluff
21:45des deux côtés.
21:46Parce que,
21:46bon alors,
21:46Trump,
21:47il passe aussi à l'action,
21:48on l'a vu pour le Venezuela.
21:49Mais il y a peut-être
21:49aussi du bluff
21:50de la part de Trump
21:51sur le Groenland
21:51en disant,
21:52ça suffit,
21:53les États-Unis
21:54n'ont pas à tout financer,
21:55les dépenses militaires.
21:56L'OTAN,
21:56je rappelle que le premier
21:57contributeur de l'OTAN,
21:58c'est les États-Unis
21:59et qui veut s'en dégager
22:00progressivement.
22:01Donc,
22:02peut-être que ça fait aussi
22:03réagir les Européens
22:04et qu'il en est assez satisfait.
22:05Il y a aussi ça
22:06qui est peut-être derrière.
22:07Et puis,
22:07il y a un peu du bluff
22:07aussi des Européens
22:08en disant,
22:09on envoie 15 militaires
22:10un petit peu plus,
22:11même si ça peut paraître
22:12pas beaucoup.
22:13Mais c'est quand même
22:13pas si mal,
22:14parce que vous l'avez
22:14très bien décrit,
22:15sur un territoire
22:16qui n'est pas facile,
22:17qui est glacial,
22:18où il y a du vent,
22:19où il faut en effet
22:20des spécialistes
22:21qui connaissent vraiment
22:21ce terrain-là.
22:23Mais je pense que,
22:24quand même,
22:25Emmanuel Macron,
22:26sur la scène internationale,
22:28sur l'Ukraine,
22:29il s'est quand même
22:29pas mal démené.
22:30Je pense que c'est lui,
22:32en partie,
22:32qui a permis aux Européens
22:33de s'unir
22:36on peut quand même
22:37lui reconnaître ça.
22:38Par contre,
22:39sur le Venezuela,
22:39mais ça le concerne
22:40peut-être moins
22:41au premier chef,
22:42il a fait de l'eau tiède,
22:43on peut le dire,
22:43de ne pas dénoncer
22:45la violation
22:46du droit international
22:46par Trump,
22:47ça lui a été reposé
22:48par tous ses opposants
22:49ici en France.
22:51Et là,
22:51j'ai l'impression
22:52qu'il essaye un petit peu
22:53de se réimposer,
22:55de rectifier le tir,
22:56si je peux me permettre
22:57le jeu de mots,
22:58mais parce que,
23:00parce que aussi,
23:01le Groenland,
23:01ça concerne directement
23:02l'Europe.
23:02L'Ukraine,
23:03ça concerne directement
23:03l'Europe.
23:05Et le Groenland,
23:06le Groenland aussi,
23:07peut-être un peu moins
23:07le Venezuela,
23:08même si les Antilles
23:09françaises sont aussi
23:10concernées.
23:10Michael Darmond,
23:11ce symbole est important
23:12d'envoyer des troupes
23:14au Groenland,
23:14ça fait partie
23:15de la riposte,
23:16c'est une question
23:17d'affichage aussi
23:17pour l'Europe ?
23:18Écoutez,
23:19je veux bien
23:19que les débats
23:20soient effectivement
23:21très pointus
23:22et qu'on puisse
23:23être comme ça
23:24dans le détail
23:26des choses,
23:26mais il faut quand même
23:27imaginer les faits
23:28sur l'opinion publique
23:29et sur ceux
23:30qui nous écoutent
23:31d'entendre
23:31que 15 soldats
23:34sont envoyés
23:35français entre autres
23:36et quelques autres
23:37européens
23:38sont envoyés
23:38sur un sol
23:39comme le Groenland,
23:40quatre fois
23:41courant comme la France
23:42et puis face
23:45à l'entrée d'Américains.
23:46C'est pour le moins
23:47un anneau signal.
23:49Ça c'est une chose,
23:50en tout cas
23:50en termes d'effet.
23:51Maintenant,
23:51on peut comprendre
23:52effectivement tout ce
23:53que l'on vient d'expliquer.
23:54Surtout moi,
23:55ce qui me frappe,
23:55c'est qu'au fond,
23:56on n'a pas la bonne réponse
23:58à l'analyse
24:01et à la manière
24:02dont Trump
24:03au fond agit.
24:04Parce que lui,
24:04on voit bien
24:05que la réflexion
24:06elle est vis-à-vis
24:07de la Chine.
24:08Elle est sur la préemption
24:09d'un réchauffement
24:11de nouvelles routes
24:12qui sont en train
24:12de s'ouvrir
24:13et de nouvelles routes
24:15maritimes
24:15qu'il faut préempter
24:16parce que les Chinois
24:16ont déjà commencé
24:17à les utiliser
24:18et de ce point de vue-là,
24:20c'est ça son sujet.
24:21Et comme il est
24:21dans cette logique
24:22de zone d'influence
24:23et de retour des empires,
24:25pardon,
24:26la réponse européenne,
24:27pour moi,
24:27elle est à côté
24:28de la plaque.
24:29Alexandra Saviana
24:29et puis Guillaume
24:30Lascon-Jarias
24:30pour terminer.
24:31Oui, l'ironie étant
24:32qu'en plus,
24:33quand ils sont allés
24:33à Washington,
24:34les Européens
24:34ont bien signifié
24:35que les navires chinois
24:36n'étaient,
24:37d'après eux,
24:37pas à proximité
24:38du Groenland
24:39mais plutôt de l'Alaska
24:40où ils ont d'ailleurs
24:41déjà mené des exercices
24:42avec les Russes
24:43par le passé.
24:44Et concernant justement
24:46le Groenland,
24:47obsession de Trump ou pas,
24:48moi je pense que c'est...
24:50On aurait tort
24:50de le prendre pour une tocade.
24:52Il en parle depuis 2019.
24:53C'est quelque chose
24:54qui est présent
24:54dans la doctrine américaine.
24:57Ils ont déjà tenté
24:57par le passé
24:58au 19e siècle
25:00et en 1946
25:01de racheter le Groenland.
25:02Donc,
25:02ce n'est pas quelque chose
25:03qu'il faut prendre
25:03à la légère.
25:05Et encore une fois,
25:06je rappelle qu'en 2022,
25:07personne ne pensait ici
25:09que la Russie
25:10allait envahir l'Ukraine.
25:11Mais racheter le Groenland,
25:12si je peux m'arrêter,
25:13ce n'est pas la même chose
25:13que de l'envahir.
25:14C'est ça.
25:14C'est complètement différent.
25:16Mais une confrontation militaire,
25:18Guillaume Lascon-Jarias,
25:18il est vraiment présent aujourd'hui
25:20entre les Américains
25:21et les soldats européens ?
25:22On voudrait ne pas l'imaginer
25:24parce qu'en fait,
25:25la conséquence ultime,
25:27c'est donner
25:28finalement
25:29à celui
25:29dont on ne vient pas
25:30de parler en réalité,
25:31mais toutes les gages
25:32et toute la victoire,
25:33c'est à Poutine.
25:34C'est-à-dire qu'en fait,
25:35ne serait-ce que
25:36penser
25:36cet affrontement,
25:38ça veut dire
25:38que vous détruisez
25:39d'un seul coup
25:40et l'OTAN
25:41et l'Union européenne.
25:42C'est-à-dire que vous avez
25:43d'un seul coup
25:44d'un seul
25:44la destruction
25:45de 80 ans
25:47d'architecture européenne
25:48de défense
25:49et de sécurité
25:50et finalement,
25:52c'est une sorte
25:53d'empire,
25:55un choc des empires
25:56où c'est la loi
25:57d'Oqué-Coral.
25:58Ok,
25:59très très froid en plus,
26:01mais c'est là
26:02en fait
26:03où l'inquiétude
26:03se porte.
26:04On n'est plus
26:05dans simplement
26:06la montée en gage
26:08et la montée en puissance,
26:10on est véritablement
26:11dans le risque
26:11d'un renversement
26:13radical
26:14qui ferait que
26:15les Américains
26:16ne seraient plus
26:17nos alliés
26:18mais nos ennemis
26:19et le terme
26:20de compétiteur,
26:21le fait de l'utiliser
26:22à mon avis
26:22est très lourd de signification.
26:24Par Emmanuel Macron
26:24sans nommer d'ailleurs
26:25directement les Américains,
26:26on a bien compris
26:27effectivement
26:28qui étaient
26:28ces fameux compétiteurs
26:30qui ne sont plus des alliés.
26:30Et les mêmes colonisateurs
26:32même.
26:32Colonisateurs, absolument.
26:33Merci beaucoup en tout cas
26:34Guillaume Lascon-Jarias
26:35d'être passé par les informés
26:36historiens militaires,
26:37professeurs associés
26:38à Sorbonne Université.
26:40Les informés
26:40qui se poursuivent
26:41dans deux minutes
26:42puisqu'il est déjà
26:43à 20h30 sur France Info.
26:48Et c'est l'info
26:49avec Emmanuel Langlois.
26:51Et le budget
26:512026 de l'État
26:53toujours en discussion
26:54à l'Assemblée.
26:54Matignon annonce
26:55que le gouvernement
26:56fera demain vendredi
26:58des propositions
26:59d'évolution
27:00de la copie initiale
27:01et qu'un compromis
27:02est possible.
27:03On avait appris
27:03un peu plus tôt
27:04de l'entourage
27:05de Sébastien Lecornu
27:06que le Premier ministre
27:07trancherait d'ici mardi
27:08sur la manière
27:09de faire adopter
27:10ce collectif budgétaire
27:11soit en utilisant
27:12l'article 49.3
27:13pour un passage
27:14sans vote
27:14où il y a des ordonnances.
27:17Le sabotage
27:17continu
27:18des députés
27:19RN et LFI
27:20rend impossible
27:21l'adoption
27:21d'un budget
27:22par un vote
27:22estime en effet
27:23Matignon ce soir
27:24dans une déclaration.
27:26Des déchets
27:27versés sur la chaussée
27:28à Lyon,
27:29l'accès au port
27:29de Dunkerque
27:30filtré,
27:30les opérations escargots
27:31en Meurthe et Moselle,
27:33la mobilisation
27:34des agriculteurs
27:35s'est poursuivie.
27:35Ce jeudi,
27:36ils protestent toujours
27:37contre le futur
27:38traité commercial
27:39entre l'Union Européenne
27:40et les pays
27:41du Mercosur et la baisse
27:42des prix qui tuent
27:43les paysans
27:44selon les syndicats
27:45FNSEA
27:46et jeunes agriculteurs
27:47à l'origine
27:48de ces actions.
27:50Les aéroports parisiens
27:51ont eu le sourire,
27:52ils ont quasiment retrouvé
27:53l'an dernier
27:54leur niveau d'activité
27:55d'avant le trou d'air
27:56de la crise sanitaire
27:57du Covid
27:57avec 99%
27:59du nombre
28:00de passagers
28:00de 2019
28:01malgré des liaisons
28:02intérieures françaises
28:04en Berne.
28:04Paris, Charles de Gaulle
28:05et Orly ont ainsi vu
28:07leur fréquentation
28:07augmenter de 3,4%
28:10sur un an
28:10en 2025.
28:12La crise se poursuit
28:14au CHU de Caen
28:15où la CGT
28:16signale un danger grave
28:18et imminent
28:19concernant le personnel
28:20des urgences
28:21de l'hôpital
28:21privé de ses internes
28:23depuis le mois de novembre.
28:24La direction du CHU
28:25reconnaît des difficultés,
28:27annonce l'ouverture
28:27de 10 lits supplémentaires
28:29depuis hier soir
28:30aux urgences.
28:31A l'étranger,
28:32toutes les options
28:33restent sur la table
28:34côté américain
28:35vis-à-vis de l'Iran
28:36assure ce soir
28:37la porte-parole
28:37de la Maison-Blanche.
28:39Elle affirme que
28:39Téhéran a renoncé
28:40à 800 exécutions
28:42de manifestants
28:43prévues ce mercredi.
28:44Washington annonce
28:45de son côté
28:46aussi qu'il va sanctionner
28:47plusieurs responsables
28:49sécuritaires iraniens
28:50accusés d'orchestrer
28:51la répression sanglante
28:53de ces manifestations.
28:55Et puis un mot de handball
28:56et l'équipe de France
28:56qui démarre facilement
28:57et avec application
28:58à la défense
28:59de son titre
29:00de championne d'Europe.
29:01Les Bleus
29:02l'emportent ce soir
29:02à Oslo en Norvège
29:03contre la République tchèque
29:04sur le score
29:05de 42 à 28.
29:06France Info
29:0920h, 21h
29:11France Info
29:13Les informés
29:14Thomas Sechier
29:15Toujours en compagnie
29:16d'Alexandra Saviana
29:18grand reporter
29:18à l'Express
29:19je cite votre livre
29:20Alexandrin
29:21Les scénarios noirs
29:21de l'armée française
29:23ça fait référence
29:24ça fait référence à la discussion
29:24qu'on a eu en première partie
29:25de cette émission
29:25aux éditions
29:26Robert Laffont
29:27Sylvie-Pierre Brossolet
29:28toujours avec nous
29:29éditorialiste pour l'hebdomadaire
29:31Le Point
29:31Mickaël Darmon
29:32éditorialiste pour Public Sénat
29:34et pour la chaîne israélienne
29:35I24 News
29:36Antoine Comte
29:37journaliste politique
29:38ici à France Info
29:40et à France Télévisions
29:41et un nouvel invité
29:43qui nous a rejoint
29:44bonsoir à vous
29:45Philippe Crevel
29:46Bonsoir
29:48Vous êtes directeur
29:49du cercle de l'épargne
29:50parce qu'on parle argent
29:51on parle épargne
29:52ce soir dans les informés
29:54puisque le placement
29:55préféré des français
29:56le livret A
29:58va être encore un peu
29:59moins rémunérateur
30:00son taux va descendre
30:01à 1,5%
30:02à compter du 1er février
30:05c'était 1,7% aujourd'hui
30:07et c'était surtout 3%
30:08il y a un an
30:09deux fois plus
30:10question très simple
30:12Philippe Crevel
30:12avec un taux aussi bas
30:14est-ce que ça vaut encore
30:15le coup de placer
30:16son argent sur un livret A ?
30:19Alors à partir du 1er février
30:21ça vaudra un peu moins
30:22le coup qu'à l'heure actuelle
30:23la baisse est relativement réduite
30:260,2 points
30:27ça aurait pu être plus
30:29donc on peut s'estimer
30:30on va dire à demi heureux
30:32on perd pas d'argent
30:34avec son livret A
30:35actuellement
30:35parce que l'inflation
30:36est très basse
30:37et le rendement réel
30:38en fait du livret A
30:39c'est la différence
30:41entre son taux
30:42et l'inflation
30:42c'est positif
30:44alors qu'on a eu
30:45des périodes
30:45en 2022-2023
30:47quand l'inflation
30:48avait brusquement
30:49remonté
30:50on avait un taux
30:51un rendement négatif
30:53donc je dirais aujourd'hui
30:54on ne gagne pas beaucoup
30:55mais on ne gagne pas beaucoup
30:56l'inflation est à moins de 1%
30:58le livret A va passer à 1,5%
31:00ça veut dire qu'on reste encore gagnant
31:01c'est ce que vous nous dites
31:01nous sommes en territoire positif
31:04donc on ne perd pas d'argent
31:06avec le livret A
31:06on ne gagne pas beaucoup
31:08il y a des placements
31:08qui sont plus rémunérateurs
31:09mais avec d'autres caractéristiques
31:11et donc on va dire
31:12que le livret A
31:13reste relativement intéressant
31:15Elle est logique
31:16cette baisse du taux du livret A ?
31:19Alors la baisse du taux du livret A
31:22est liée à la diminution de l'inflation
31:24comme vous l'avez indiqué
31:250,9% en 2025
31:28c'est un taux extrêmement faible
31:30on était monté à plus de 8%
31:33donc après le déclenchement
31:35de la guerre en Ukraine
31:36et puis d'autre part
31:37le taux du livret A
31:38dépend des taux
31:40des marchés monétaires
31:41et ceux-ci sont également en baisse
31:43donc la somme des deux
31:44explique pourquoi
31:45le gouvernement a décidé
31:47de réduire le taux de rémunération
31:50du livret A
31:51Et le gouvernement n'a pas le choix
31:52il est obligé de suivre l'inflation
31:54il ne peut pas décider
31:56de maintenir
31:56inchangé le taux du livret A
31:58Le gouvernement a un pouvoir discrétionnaire
32:02il pourrait donc
32:04échapper à la formule
32:07mais qui est fixée
32:08donc par arrêté
32:09il l'a fait dans des circonstances exceptionnelles
32:12il a jugé qu'en l'état actuel
32:14de la situation
32:14il n'y avait pas lieu
32:15de déroger
32:16à la formule
32:17donc
32:18qui permet de calculer
32:20le taux du livret A
32:20Vous restez avec nous
32:22Philippe Crevel
32:23vous êtes directeur du cercle
32:24de l'épargne
32:25Mickaël Darmon
32:26ça peut avoir un impact
32:27sur le gouvernement
32:28sur l'image du gouvernement
32:29quand on annonce
32:30quand le ministre de l'économie
32:31annonce que le
32:32taux du livret A
32:34va diminuer ?
32:35S'il fallait un coup de canif
32:36supplémentaire dans la confiance
32:37que pouvaient avoir les français
32:39qui étaient relativement faibles
32:41vis-à-vis de cette équipe gouvernementale
32:43et de cet exécutif
32:44c'en est un coup supplémentaire
32:47de ce point de vue là
32:48on voit bien qu'effectivement
32:50c'est pour ceux qui
32:51pour les français
32:52pour lesquels l'épargne est importante
32:55et en ce moment
32:56justement
32:57étant donné la situation
32:58le contexte économique
33:00l'épargne est importante
33:02on le voit bien
33:02c'est aussi un sujet de discussion
33:04bien évidemment
33:05c'est pas une bonne nouvelle
33:06pour les français
33:07ça peut aussi inciter
33:08finalement
33:09à consommer
33:11ou à financer l'économie
33:13parce que derrière
33:13derrière au fond
33:14cette puissance du livret A
33:15vous avez quand même
33:16une des dimensions du mal français
33:19c'est-à-dire
33:19comment financer l'économie
33:21Vous confirmez Philippe Crevel
33:22quand on épargne moins
33:24quand c'est moins intéressant d'épargner
33:25on consomme plus
33:26et on relance l'économie ?
33:27Il n'y a pas de lien en fait
33:29réel entre le taux du livret A
33:31et la consommation
33:32même si le gouvernement
33:34espère à travers cette baisse
33:35évidemment un surplus
33:36au niveau des dépenses
33:38on constate dans le passé
33:40qu'il n'y a pas de lien réel
33:41la consommation obéit
33:43à des facteurs psychologiques
33:44de confiance
33:45de contexte politique
33:48géopolitique
33:49social favorable
33:51actuellement
33:51c'est pas le cas
33:52les français épargnent beaucoup
33:5318% de leurs revenus disponibles
33:55ils iront certainement
33:57un peu moins sur le livret A
33:59un peu plus sur d'autres placements
34:00comme l'assurance vie
34:01il y aura donc une réorientation
34:03après pour compléter quand même
34:05les propos qui viennent être tenus
34:06le livret A
34:07ça sert à financer l'économie
34:09en particulier le logement social
34:10et également
34:11l'état et les collectivités locales
34:13qui en bénéficient
34:14et à titre accessoire
34:15les PME
34:16qui peuvent se financer
34:17à travers le livret A
34:19Antoine Comte
34:20c'est vrai que la baisse du taux du livret A
34:22c'est pas une bonne nouvelle
34:23pour les français
34:24Mickaël le disait
34:25mais ça reste une bonne nouvelle
34:26je vais peut-être dire un gros mot
34:27mais pour l'économie
34:28c'est-à-dire que ça montre
34:29que l'inflation est en baisse
34:30aussi dans ce pays
34:32alors il n'y a pas de lien
34:33consommation et épargne
34:35on a bien compris
34:36néanmoins l'inflation
34:37qu'on a connue
34:38au moment notamment du Covid
34:40et après
34:41était quand même très problématique
34:43pour aussi les français
34:44et pour le pays
34:44donc c'est aussi peut-être
34:46un signal
34:47qu'on a une économie
34:48qui reprend un petit peu
34:49des couleurs
34:50il faut voir si ça perdure
34:51dans le temps
34:52parce que c'est toujours
34:52dans le temps
34:53qu'on voit si
34:53l'économie
34:54c'est quand même compliqué
34:56pour la France
34:57il n'y a pas beaucoup
34:57d'inflation
34:59il n'y a pas beaucoup
34:59de croissance non plus
35:00mais il y a quand même
35:01une forme de petite croissance
35:02alors c'est pas une croissance
35:03énorme bien évidemment
35:05quand on voit certains pays
35:06dans le monde
35:06qui font des croissances
35:07presque à deux chiffres
35:09ou pas loin
35:09c'est sûr qu'on en est très loin
35:11mais on se maintient
35:12la France
35:14au niveau de son taux de croissance
35:15n'est pas le pire taux
35:16des pays européens
35:17quand on regarde bien
35:18le principal problème
35:20lié au livret A
35:23c'est pas tellement
35:23le niveau de rémunération
35:25du livret A
35:25c'est ce réflexe
35:26qu'ont les français
35:27pour l'épargne
35:28et une épargne
35:29très sûre
35:30parce que
35:31dans d'autres pays
35:32on investit en actions
35:34la bourse
35:35etc
35:35et ici
35:36c'est soit le livret A
35:37soit l'assurance vie
35:39les fonds en euros
35:40enfin quelque chose
35:41de très pépère
35:42on est prudent
35:42on est très très prudent
35:44et c'est vrai que ça
35:45ça n'alimente pas
35:46les investissements
35:48les plus risqués
35:48les plus audacieux
35:49et qui peuvent peut-être
35:50apporter plus gros
35:51à terme
35:52au pays
35:53et puis le fait
35:54qu'il y a encore
35:55un taux d'épargne
35:56aussi élevé
35:57malgré un taux de rémunération
35:59assez bas
35:59à plus de 18%
36:00c'est bien effectivement
36:02le signe
36:02le plus inquiétant
36:03c'est le manque de confiance
36:05que vient de dire
36:06notre spécialiste
36:07et on comprend pourquoi
36:09je veux dire
36:09quand un budget
36:10n'est toujours pas voté
36:12qu'on ne sait pas
36:12à quelle sauce
36:13on va être mangé
36:13est-ce qu'on va avoir
36:14des impôts supplémentaires
36:15ou non
36:16quel type
36:17d'emplois
36:19seront financés
36:20ou non
36:20l'année prochaine
36:21c'est quelque chose
36:23de totalement anesthésiant
36:25et donc
36:25on comprend très bien
36:27que le français
36:27épargnant de base
36:30soit aussi frileux
36:31que l'investisseur
36:32ou le chef d'entreprise
36:34tout le monde est un peu
36:35à l'arrêt
36:35donc il est temps
36:37que ça se débloque
36:38le gouvernement
36:39heureusement
36:39vient d'annoncer
36:41la fin de la récréation
36:42pour mi-février
36:44sur le budget
36:45sur le budget
36:46le premier ministre
36:47a fait dire
36:48c'est pas complètement fait
36:49mais on se dirige
36:50peut-être vers un 49-3
36:52non mais on allait éviter
36:53un vote
36:53dont on savait d'avance
36:54qu'il serait négatif
36:55sur le budget
36:56pour trouver un moyen
36:58de le faire adopter
36:59sans vote
37:00soit par le 49-3
37:01que les français
37:02commencent à connaître bien
37:03même s'ils ne l'aiment pas
37:04soit par ordonnance
37:05qu'on ne connaît pas du tout
37:06et qui est une méthode
37:08assez dangereuse
37:09et très peu démocratique
37:10et qui fait risquer
37:11son siège au premier ministre
37:12parce que ça
37:13l'opposition est totalement contre
37:14donc je pense
37:15que le plus logique
37:16c'est qu'on se dirige
37:17vers un 49-3
37:18négocié avec les socialistes
37:20le tout est de savoir
37:21si on trouvera
37:21un terrain d'atterrissage
37:23qui convienne
37:24autant à la droite
37:25qu'à la gauche
37:25pour que ce 49-3
37:27vous avez réussi
37:28à faire dériver
37:28la discussion Sylvie
37:29sur le budget
37:30c'est très habile
37:30parce que l'épargne
37:31et on peut rebondir
37:32le taux d'épargne
37:35dépend de ce budget
37:36une fois le budget voté
37:38et que tout le monde saura
37:39à quelle sauce
37:40il sera mangé
37:40peut-être qu'enfin
37:41le taux d'épargne
37:42diminuera
37:43espérons-le
37:44Alexandra Saviana
37:45sur cette question
37:45de l'épargne
37:47alors je parle
37:47sous le contrôle
37:48du spécialiste
37:49qui est toujours avec nous
37:50Philippe Crevel
37:51mais je pense que
37:52ça témoigne aussi
37:53d'un manque
37:54d'information
37:55des français
37:56sur ces produits-là
37:58et sur l'épargne
37:59parce que tout le monde
37:59se précipite sur le livret A
38:01parce que c'est aussi
38:01le livret de référence
38:02certes c'est très sûr
38:03on voit que le livret
38:06d'épargne populaire
38:07notamment
38:07est très peu
38:08et relativement peu
38:09utilisé
38:10alors que des ménages
38:11pourraient épargner dessus
38:12et ça
38:13ça témoigne aussi
38:14au-delà d'une passion française
38:15pour la prudence
38:16et pour l'épargne
38:17d'un manque
38:18d'information
38:19des français
38:19et d'un manque
38:20de connaissances financières
38:22et ça
38:23pourquoi ?
38:24parce que c'est finalement
38:25assez peu informé
38:27enseigné au lycée
38:28que finalement nous
38:30à l'inverse d'autres pays
38:31qui ont des retraites
38:33par capitalisation
38:34par exemple
38:34on s'enforme assez peu
38:35des cours de bourse
38:36et c'est pareil
38:38pour les taux
38:39pour emprunter à la banque
38:41par exemple
38:41pour le logement
38:42il y a des dizaines de pays
38:44qui ont des taux variables
38:45par exemple
38:46nous on a des taux fixes
38:47ce qui fait que
38:48les français
38:48généralement
38:49ils regardent très peu
38:50les cours de bourse
38:51sauf les jeunes générations
38:53qui hélas
38:53parce que
38:56les placements sont risqués
38:58se tournent vers
38:59les cryptos
39:00vers l'or
39:01et vers d'autres placements
39:02plus baroques
39:03Philippe Crevel
39:04on n'a pas de culture
39:06vraiment
39:07financière
39:08en France ?
39:10Je serais moins
39:11affirmatif
39:12sur le sujet
39:12les français
39:13en fait
39:13réagissent assez rapidement
39:15aux variations
39:16de taux de rémunération
39:18de l'épargne
39:18par exemple
39:19en 2025
39:20il y a eu une décollecte
39:21sur le livret A
39:22parce que le taux
39:23est passé de 3 à 1,7
39:25et il va passer à 1,5
39:26donc les français
39:27ont retiré de l'argent
39:28du livret A
39:29et ils ont placé
39:30sur l'assurance vie
39:31alors vous allez me dire
39:32l'assurance vie
39:33ce sont des fonds euros
39:34il y a la garantie en capital
39:35mais il n'y a pas que ça
39:37il y a les unités de compte
39:38et qui sont en fait
39:39des valeurs
39:40qui donc fluctuent
39:42en fonction du marché
39:43où il y a plus de risques
39:44et on voit
39:45qu'il y a de plus en plus
39:46d'assurés
39:48qui prennent en fait
39:50ces unités de compte
39:51d'eux-mêmes
39:52et ça a été signalé
39:53il y a de plus en plus
39:54de jeunes
39:54qui ont ouvert
39:55depuis le Covid
39:56des comptes titres
39:57en ligne
39:59et qui achètent des actions
40:00c'est vrai
40:01pour faire des coups
40:02pour faire un peu de spéculation
40:03ils prennent aussi
40:04de la crypto
40:04mais il y a un apprentissage
40:06on va dire
40:06de la prise de risque
40:07au niveau financier
40:09alors ça ne concerne encore
40:10qu'une minorité
40:11d'épargnants
40:12mais il y a une montée
40:13en puissance
40:13donc je dirais
40:14que tout n'est pas perdu
40:15en la matière
40:16et qu'il y a des progrès
40:17et puis il faut regarder
40:18un petit peu ailleurs
40:19c'est vrai qu'il y a
40:20les Américains
40:20qui aiment le risque
40:21il y a les Britanniques
40:22les Néerlandais
40:23ce sont des pays
40:24avec des fonds de pension
40:25en revanche
40:26les Allemands
40:26et les Italiens
40:27sont assez proches de nous
40:29en matière de comportement
40:30ils privilégient
40:31les produits taux
40:32les produits
40:32avec garantie en capital
40:34Merci beaucoup en tout cas
40:35d'être passé par les informés
40:37ce soir
40:38Philippe Crevel
40:38directeur du Cercle de l'épargne
40:41donc pour évoquer
40:41cette nouvelle baisse
40:43du Livret A
40:44à compter du 1er février prochain
40:47c'est l'heure
40:47de notre dernier sujet
40:50vaste sujet
40:51puisque c'est celui
40:52de la confiance des Français
40:53envers les médias
40:54vous avez peut-être
40:55aperçu ce baromètre annuel
40:57du journal La Croix
40:58publié ce matin
41:00mené avec Vériant
41:02et La Poste
41:03et ce chiffre
41:03d'ailleurs assez stable
41:05par rapport à l'an dernier
41:0661% des Français
41:086 Français sur 10
41:09estiment qu'il faut
41:10se méfier
41:11de ce que disent
41:12les médias
41:13sur les grands sujets
41:13d'actualité
41:14c'est la formulation
41:15qui a été présentée
41:16aux personnes interrogées
41:1831% estiment au contraire
41:20qu'on peut avoir confiance
41:21envers les médias
41:238% ne se prononcent pas
41:25une défiance
41:26qui est quand même
41:26à relativiser
41:27car si on prend
41:27chaque type de média
41:28de manière isolée
41:29et bien là
41:3065% des Français
41:31disent faire confiance
41:33aux journaux télévisés
41:3463% font confiance
41:37à la presse régionale
41:38et 58%
41:39à la presse nationale
41:40les chiffres
41:41dépassent même
41:4170%
41:42chez ceux
41:43qui lisent
41:44et qui regardent
41:45les médias
41:45chez ceux
41:45qui consomment
41:46en fait
41:47les médias
41:47ça veut dire
41:48que ce constat
41:48de défiance
41:49dont on parle
41:50assez régulièrement
41:51envers les médias
41:52il faut le nuancer
41:54Mickaël Darmon
41:54oui on voit bien
41:56qu'il est très nuancé
41:58même parfois
41:58peut-être un peu
41:59contradictoire
42:00puisque à la fois
42:01les Français
42:01comme dans tous
42:03les baromètres
42:05chaque année
42:06ça commence par la même chose
42:07c'est à dire
42:08on est vraiment
42:09en bas de la liste
42:10on est avec les politiques
42:11et les journalistes
42:13sont parmi les plus détestés
42:14en tout cas
42:15les plus
42:15brocardés
42:18ou vilipendés
42:19et puis
42:19quand on regarde
42:21comme vous l'avez souligné
42:23chaque média
42:24les consommateurs
42:25des médias
42:26qu'ils utilisent
42:27régulièrement
42:28ils font confiance
42:29aux médias
42:29qu'ils utilisent
42:30donc quelque part
42:31ils se félicitent
42:33eux-mêmes
42:33d'avoir
42:34cette utilisation
42:37moi ce qui m'a frappé
42:38aussi dans cette étude
42:39c'est aussi le fait
42:40que la question
42:41a été posée
42:41peut-être pour la première fois
42:43aux Français
42:45sur quelles sont
42:45les solutions
42:46pour retrouver
42:47la confiance
42:48et là
42:48il y a des solutions
42:49ils disent
42:50effectivement
42:51que la
42:51on va dire
42:52la charte de vérité
42:54est importante
42:55que le fait
42:57de pouvoir reconnaître
42:58qu'on s'est trompé
42:58c'est important
43:00et ce sont
43:01avec d'autres considérations
43:02et ce sont
43:03effectivement
43:03des outils
43:06qui sont
43:07transmis
43:08aux médias
43:09des messages
43:09de la part du public
43:10qui sont transmis aux médias
43:11pour dire
43:11voilà
43:11on peut retrouver la confiance
43:13il n'y a pas un divorce
43:14il n'y a pas de rupture
43:15il y a des modalités
43:17de fonctionnement
43:18à retrouver
43:19et en particulier
43:20sur la vérité
43:21le fait de reconnaître
43:22des erreurs
43:23et qu'ils aient le sentiment
43:24qu'on parle
43:24de leur vie
43:25alors c'est vrai que dans le détail
43:26le taux de défiance
43:27est le plus élevé
43:28chez les sympathisants
43:29du Rassemblement National
43:3020 points de plus
43:31que chez les sympathisants
43:32de Renaissance
43:33et des Républicains
43:34comment est-ce qu'on l'explique
43:35Sylvie Père-Brosolet ?
43:36Les sympathisants
43:38du Rassemblement National
43:39sont contre le système
43:40donc ils pensent
43:41que les médias
43:42qui sont d'ailleurs
43:43c'est un des reproches
43:44que les Français font
43:45sont trop concentrés
43:46dans des mains
43:47de propriétaires
43:48trop peu nombreux
43:48représentent
43:50beaucoup le système
43:51et qu'on dit beaucoup
43:52les vérités
43:53que veulent entendre
43:55les puissants
43:56le pouvoir
43:57et donc
43:57les électeurs
43:59du Rassemblement National
43:59sont plutôt anti-système
44:00donc contre la vérité
44:02qui est propagée
44:02par les médias
44:03et qui sont supposés
44:05en plus
44:05martyriser
44:06leur parti préféré
44:08mais moi
44:09ce qui m'a frappé aussi
44:10c'est pourquoi
44:11ce décalage
44:12entre la méfiance
44:13un peu globale
44:13et puis finalement
44:15la confiance particulière
44:16dans le média
44:17qu'on pratique soi-même
44:18c'est sans doute
44:19parce que de nouveaux
44:20instruments sont arrivés
44:21que les réseaux sociaux
44:22sont compris
44:24dans l'ambiance médiatique générale
44:26et que les Français
44:26tout en les utilisant
44:28s'en méfient
44:28et à l'intelligence artificielle
44:31aussi
44:31qui est arrivée
44:31et qu'ils utilisent
44:32tout en s'en méfiant également
44:33donc ils ont tous
44:35l'impression
44:36qu'on peut
44:37s'emballer médiatiquement
44:39entre les réseaux sociaux
44:40les modes
44:41de transmission traditionnels
44:42les nouvelles technologies
44:44on peut s'emballer
44:45pour un sujet
44:45se tromper
44:46revenir en arrière
44:47en avant
44:47ou saturer peut-être
44:48quelquefois
44:49la bande passante
44:50par le même sujet
44:51dont les Français
44:52n'en peuvent plus
44:52et quelquefois
44:53c'est pas les sujets
44:54qui les intéressent
44:55eux de leur vie quotidienne
44:56ils disent aussi ça
44:57qu'il faudrait faire
44:58un peu plus de proximité
45:00et donc il y a
45:01un mélange de reproches
45:02souvent
45:03qui peuvent être justes
45:05parce que c'est vrai
45:05qu'il faut faire
45:06notre autocritique
45:07quelquefois
45:07quand on est sur un sujet
45:08on tape tous
45:09sur le même clou
45:10pendant 24 heures
45:11de la même manière
45:12effectivement
45:13comme il y a
45:13quatre chaînes d'infos
45:14tout le monde retrouve
45:15les mêmes sujets
45:16un peu partout
45:17traités de la même manière
45:18et donc
45:19il y a quelquefois
45:20une lassitude
45:20qui peut s'emparer
45:21tout en
45:22ce qui est honnête
45:23de la part
45:24des Français interrogés
45:25reconnaissant
45:26le mérite
45:27de beaucoup de journalistes
45:28qui ne sont pas
45:29si impopulaires que ça
45:29on dit qu'on était
45:30les plus impopulaires
45:31avec les politiques
45:32mais pas tant que ça
45:32et tant mieux
45:33il faudrait s'en réjouir
45:35et je partage
45:36avec Michael
45:37la satisfaction
45:38de voir qu'ils ont
45:39des idées pour les solutions
45:40et qu'effectivement
45:42une certaine éthique
45:43appliquée aux médias
45:44et que je pense
45:45qu'ici à Radio France
45:46on applique beaucoup
45:47donc il faut s'en réjouir
45:48sur on reconnaît
45:50quand on fait une erreur
45:51on distingue
45:52le fait du commentaire
45:54on essaie
45:55voilà
45:55et qu'on n'est pas dépendant
45:56forcément d'un grand groupe
45:58privé
45:58tout ça ce sont
45:59des atouts
46:01et il faut s'en féliciter
46:02et vivre le service public
46:03puisque c'est à l'heure
46:04où il est en cause
46:05on peut peut-être
46:07on sera d'accord
46:08je suis tout à fait d'accord
46:09avec vous Sylvie
46:09vive le service public
46:10on peut le redire
46:11on peut le dire plusieurs fois
46:12non mais ce qui est vrai
46:13c'est qu'il y a aussi
46:14finalement
46:15on comparait tout à l'heure
46:16les hommes politiques
46:17et journalistes
46:17en disant qu'ils sont
46:18c'est Michael je crois
46:19qui disait ça
46:19qu'ils sont parmi
46:21finalement les corporations
46:22voilà
46:23où Sylvie
46:23les plus détestés
46:25entre guillemets
46:25avec de gros guillemets
46:27mais quand on regarde aussi
46:28ce qui se passe
46:29par exemple
46:30dans ce sondage là
46:32où on voit
46:32que dans ce baromètre
46:34que ce sont
46:34les journaux locaux
46:35et régionaux
46:36qui sont finalement
46:37davantage publicités
46:39que les journaux
46:39visiblement nationaux
46:40en tout cas
46:41c'est ce qui est dit
46:41dans ce baromètre
46:42et si je fais la comparaison
46:45avec les élus
46:45quels sont les élus
46:46aujourd'hui
46:46qui sont préférés
46:47des français
46:48ce sont les maires
46:48donc en fait
46:49ce sont finalement
46:50ce qui se passe
46:50au niveau local
46:51et cette proximité là
46:52qui semble être mise en avant
46:53dans ce baromètre
46:54par les français
46:54après un commentaire
46:56sur les sympathisants
46:58RN
46:58qui visiblement
46:59oui alors sont anti-système
47:00et sont ceux
47:01qui ont le plus
47:02de défiance
47:02vis-à-vis des médias
47:04c'est un peu
47:06contradictoire
47:06quand même
47:07leur positionnement
47:07quand on voit
47:08aujourd'hui
47:08l'Empire Bolloré
47:09qui a quand même
47:10de nombreux médias
47:11et il me semble
47:13que ces sympathisants là
47:14peuvent trouver
47:15finalement
47:15leur bonheur
47:17on va le dire comme ça
47:17sur des chaînes infos
47:19sur des médias papiers
47:20sur certaines radios
47:22qui finalement
47:23leur parlent
47:23puisque ces médias là
47:25dépendent
47:26de cet Empire Bolloré
47:27et un Empire Bolloré
47:28qui n'était pas
47:28aussi puissant
47:29et avec autant de médias
47:31jusqu'à présent
47:31donc c'est pour ça
47:32je nuancerais
47:33j'ai du mal à comprendre
47:34ce positionnement
47:35au-delà du fait
47:36qu'il soit
47:36soi-disant anti-système
47:37ce que Marine Le Pen
47:38ne veut sûrement pas
47:39parce qu'elle veut
47:40normaliser son parti
47:41je le rappelle
47:42la fameuse stratégie
47:43de la cravate
47:43donc c'est en contradiction
47:44finalement avec sa base électorale
47:45quand on regarde
47:46ce sondage
47:47tout est politique
47:47finalement
47:48quand on regarde
47:49à l'intérieur
47:50et puis après
47:50il y a aussi
47:51un des nouveaux modes
47:53de consommation
47:53de l'information
47:54aujourd'hui
47:54moi je donne des cours
47:56dans des écoles
47:56de journalistes
47:57et je vois très bien
47:58les jeunes
47:58qui ne s'informent pas du tout
47:59en allant acheter
48:00un journal en kiosque
48:01ou en allant regarder
48:02un JT de 20 heures
48:03aujourd'hui
48:03ils s'informent
48:04via d'autres plateformes
48:06par exemple sur Youtube
48:07par exemple
48:08bien évidemment
48:09via l'IA aussi
48:10on n'en a pas parlé
48:10on n'a pas parlé
48:11de l'intelligence artificielle
48:12c'est un peu très dangereux
48:13c'est dans le baromètre
48:14il n'y a jamais eu
48:15autant de français
48:15qui s'informent via
48:17via l'IA
48:18et via les influenceurs également
48:20absolument
48:21et en disant
48:22en gros
48:22voilà
48:22j'en sais rien
48:24sur la question
48:25du Groenland avec Trump
48:26ils vont taper
48:26dans le chat de GPT
48:28ils vont essayer
48:28d'obtenir une réponse
48:29comme ça
48:30plutôt que d'aller lire
48:31à la fois le monde
48:31et regarder le JT de 20 heures
48:33donc voilà
48:33il y a une nouvelle façon
48:34de consommer l'information
48:35et je pense que ça explique
48:36aussi pas mal
48:37de résultats
48:39de ce baromètre
48:40qui peuvent paraître
48:41pour certains
48:41un peu surprenants quand même
48:42Alexandra Saviana
48:43tout en ayant là encore
48:44des résultats
48:45très contradictoires
48:46et sur les influenceurs
48:47et sur l'IA
48:48parce qu'ils sont partagés
48:49ils les utilisent
48:49mais ça en méfie
48:50en fait
48:52on est
48:52on retombe toujours
48:53sur la même question
48:54qui est qu'on est
48:55à une époque d'évolution
48:56et que finalement
48:57la technologie est allée
48:58beaucoup plus vite
48:59que les médias
49:00et les spectateurs
49:02et le droit aussi
49:03parce que quand on parle
49:04de personnes
49:06qui s'informent
49:06sur Tchat GPT
49:07je rappelle qu'il y a
49:07plusieurs affaires
49:08qui sont en cours
49:09à l'international
49:10de médias
49:10qui ont porté plainte
49:11contre Tchat GPT
49:12parce qu'ils utilisaient
49:14gratuitement
49:15les contenus
49:15ils pillaient les sites
49:16donc là aujourd'hui
49:18on se retrouve
49:19face à des résultats
49:20contradictoires
49:21parce qu'on est
49:21tout simplement
49:22une société
49:22en train de s'adapter
49:23à une technologie
49:24qui est allée
49:24beaucoup plus vite
49:25que nous
49:25et moi je pense
49:27que quelque part
49:29pour finir sur une note
49:31peut-être un peu positive
49:32on est en train
49:33de réaliser
49:34qu'on a besoin
49:35du journalisme
49:36en tant que société
49:37parce que
49:38avec l'IA
49:39avec les vagues
49:42de fake news
49:43qui sont en train
49:43d'arriver
49:44y compris
49:44de puissances étrangères
49:45on a besoin
49:46d'avoir des gens
49:49des médias
49:49que ce soit
49:50des influenceurs
49:50que ce soit
49:51une corporation
49:52qui effectivement
49:53distingue
49:54le vrai du faux
49:55Antoine Comte
49:57et après Sylvie
49:57C'est vrai qu'il y a
49:58aussi la question
49:58de l'éducation
49:59aux médias
49:59c'est-à-dire
50:00qu'il y a
50:01énormément
50:01d'interventions
50:03de journalistes
50:04dans certaines classes
50:04qui viennent expliquer
50:05leur métier
50:06il y a aussi
50:07le clémy
50:08pour le grand public
50:09c'est cet organisme
50:11qui permet finalement
50:12de faire de l'éducation
50:13aux médias
50:14mais je pense
50:14qu'en fait
50:14l'éducation aux médias
50:15elle devrait être enseignée
50:16dès le plus jeune âge
50:17à l'école
50:18et aujourd'hui
50:18c'est pas le cas
50:19la façon
50:19alors je dis pas
50:20qu'il faut donner
50:22de s'informer
50:23mais comment on s'informe
50:24en croisant les sources
50:25en lisant différents supports
50:27et en essayant
50:28de comparer tout ça
50:29pour se faire une idée
50:29et finalement
50:30je résume
50:30je caricature un peu
50:31mais c'est un peu ça
50:31et aujourd'hui
50:32je sais pas
50:33à l'école
50:34il y avait des
50:35moi à mon époque
50:36il y avait des cours
50:36d'éducation civique
50:37mais il n'y avait pas
50:37des cours d'éducation aux médias
50:38on ne m'a jamais appris
50:40quand j'étais jeune
50:41au collège par exemple
50:42comment lire un journal
50:44et comment finalement
50:45croiser les différentes sources
50:47c'était plus simple
50:47à l'époque
50:48il y en avait moins
50:49il y avait moins de sources
50:50d'informations
50:50oui bien sûr
50:51mais j'aurais pu aussi
50:52lire finalement
50:53par exemple
50:54que le Figaro
50:55ou que le Monde
50:55et pas me dire
50:56j'essaye de diversifier
50:57et tout lire
50:58et ça c'est vrai
50:58qu'à l'école
50:59je trouve que ça manque
50:59aujourd'hui
51:00mais ce qui est très frappant
51:01aussi dans ce qui manque
51:02et que réclament apparemment
51:03les français dans ce sondage
51:05c'est la régulation
51:05des réseaux sociaux
51:06parce que c'est vrai
51:07qu'un des canaux
51:09d'information
51:09les plus bannaux
51:11et les plus déformants
51:12de la réalité
51:12sont ces fameux réseaux sociaux
51:14avec lesquels
51:16les français
51:17entiennent un rapport
51:18amour-haine
51:19à la fois ils peuvent pas
51:20s'en passer tout en les critiquant
51:21mais ils sont lucides
51:22ils disent qu'il faut les réguler
51:23et moi je pense
51:24qu'ils ont tout à fait raison
51:25de penser qu'il faut les réguler
51:26de même que la presse
51:27et l'audiovisuel sont régulés
51:29je ne comprends pas
51:30comment les réseaux sociaux
51:31qui peuvent diffamer
51:34répandre je ne sais quelle
51:35fake news facilement
51:37sont pas plus régulés
51:38il y a un embryon
51:39qui commence
51:40mais on n'est pas du tout
51:42à la hauteur du phénomène
51:43que ça a pris
51:44et je pense qu'il faut
51:45faire la même chose
51:46pour l'intelligence artificielle
51:47c'est un formidable instrument
51:49mais s'il n'est pas accompagné
51:50d'une régulation
51:51là aussi
51:52il va donner lieu
51:53à des dérives épouvantables
51:54donc warning warning
51:56Michael Dermond
51:57oui on peut
51:57et moi je rejoins parfaitement
51:58ce qui a été dit par Antoine
51:59c'est à dire qu'en fait
52:00s'il n'y a pas une décision
52:02de mettre à l'école
52:03non seulement l'éducation
52:05effectivement aux médias
52:06l'éducation à l'approche des médias
52:08l'éducation à l'esprit critique
52:09parce que le drame
52:11que l'on vit aujourd'hui
52:12et qui est organisé
52:13par la vie
52:14entre communautés médiatiques
52:16et numériques
52:17c'est le fait que l'idéologie
52:18remplace la connaissance
52:20et qu'aujourd'hui
52:21on préfère être d'accord
52:22avec tout le monde
52:23avec des personnes
52:24avec lesquelles on est tous d'accord
52:25et donc on exclut les autres
52:27de ce point de vue là
52:28on est effectivement
52:29dans un
52:30je dirais
52:31un danger démocratique
52:32or
52:33les années
52:34que l'on s'apprête à vivre
52:35les échéances électorales
52:36vont mettre
52:37cette question
52:38au coeur
52:38de notre
52:39de notre vie
52:40notre vie
52:41donc collective
52:42et effectivement
52:43il est urgent
52:44d'enseigner
52:45dès le plus jeune âge
52:46à l'école
52:47le rapport à l'intelligence artificielle
52:49le rapport aux médias
52:50et le fait d'être
52:51dans un croisement de sources
52:53et d'esprit critique
52:54sinon
52:54et bien
52:55on continuera à être
52:57au fond guidé
52:58par d'autres
52:58et on continuera à être
53:00méfiant
53:01à l'égard de ceux qui informent
53:02surtout que très rapidement
53:04il y a un risque
53:05d'ingérence étrangère
53:06dans les scrutins
53:07électoraux
53:08qui arrivent
53:09notamment
53:09dès les municipales
53:10et bien sûr
53:10la présidentielle
53:11donc là aussi
53:13il y a un risque
53:13de manipulation
53:14de l'information
53:15d'où ce tour de France
53:17d'Emmanuel Macron
53:18actuellement
53:18on va voir si ça sert
53:19à quelque chose ou pas
53:20un tour de France
53:21qui s'appelle
53:21la démocratie à l'épreuve
53:22des réseaux sociaux
53:23avec cet objectif
53:24de réguler
53:24pourquoi pas
53:25les réseaux sociaux
53:26et peut-être
53:26de les interdire
53:27dès l'âge de 16 ans
53:29ça peut aussi être mieux
53:30même si ça
53:30cette mesure
53:31a priori
53:31le Conseil d'Etat
53:32commence à dire
53:33ça va être compliqué
53:34ça va être compliqué
53:35et puis en plus
53:35comme on le disait
53:36à l'instant
53:36des fois
53:37les seules sources
53:38d'informations
53:38de nos jeunes
53:39ce sont les réseaux sociaux
53:40donc si on leur interdit
53:41ça ils s'informent comment
53:41ça pose une vraie question
53:42on en reparlera
53:44bien évidemment
53:44merci à tous les quatre
53:45en tout cas
53:46Mickaël Darman
53:47éditorialiste
53:48sur Public Sénat
53:50et sur I24 News
53:51votre ouvrage
53:52Mickaël
53:52également les derniers jours
53:53d'Itsak Rabin
53:54aux éditions Passé Composé
53:55qu'on trouve dans les bonnes librairies
53:57merci à vous
53:57Alexandra Saviana
53:58grand reporter
53:59à l'Express
54:00la une de l'Express
54:02le peuple contre les islamistes
54:04et une formidable enquête
54:06sur les secrets du roi du Maroc
54:08ce sont les bonnes feuilles
54:10d'un livre à paraître
54:11à paraître
54:12l'Iran qui est également
54:13à la une du point
54:14Sylvie Carbone
54:15avec ce beau titre
54:16la liberté ou la mort
54:17et malheureusement
54:18ça a déjà fait trop de morts
54:19espérons que ça s'arrête
54:20merci à vous
54:21merci également
54:21à Antoine Comte
54:22qu'on retrouve très prochainement
54:24sur les antennes
54:25de France Télévisions
54:26et sur France Info
54:26excellente soirée
54:27sur France Info
54:2920h58
54:29l'information se poursuit
54:31c'est parti
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