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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Mercredi 14 janvier 2026, Morandini Live, numéro 1785 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10A la une, le désespoir et le récit glaçant de l'ancienne directrice de la prison des Beaumettes à Marseille,
00:00:16menacée de mort et qui vit désormais sous protection.
00:00:20Hier, s'est tenu le procès des hommes qui ont mis un contrat sur sa tête.
00:00:24« Vous avez brisé ma vie, je ne vais pas bien du tout », leur a-t-il dit.
00:00:28« Une femme qui a eu le courage de venir hier au procès avec un gilet pare-balles et sous protection.
00:00:33Je suis partie de Marseille en 15 jours », a-t-elle dit.
00:00:35« Je suis partie toute seule à Paris pour sauver ma vie ».
00:00:39La procureure a requis deux ans de prison, dont six mois avec sursis probatoires
00:00:42et mandat de dépôt à l'encontre des deux hommes.
00:00:45Le verdict sera rendu le 28 janvier.
00:00:47On va vous raconter ce matin le désespoir de cette femme.
00:00:51Et justement, la position sur Alice du maire de Marseille face à la violence et l'insécurité dans sa ville,
00:00:56Benoît Payan hausse le ton et affirme que ça suffit.
00:01:00Mais attention, ça suffit le Marseille bashing.
00:01:02Car pour lui, parler de ce qui se passe dans la ville, parler par exemple d'Orange qui va quitter Marseille,
00:01:08eh bien tout ça ne serait que du Marseille bashing.
00:01:10Le Marseille bashing, ça suffit.
00:01:14Pour vous, c'est du Marseille bashing.
00:01:15Je pense qu'à un moment donné, il faut arrêter.
00:01:17Maintenant, vous arrêtez de taper de manière systématique sur cette ville parce que je la défendrai toujours.
00:01:22Dans le troisième arrondissement, chez les salariés d'Orange, une peur qui s'est installée.
00:01:27Évidemment que quand on vous entend parler, on peut avoir peur.
00:01:30Parce qu'entre vous et moi, personne n'a entendu de coup de feu.
00:01:34Voilà, et nous aussi, on défend Marseille.
00:01:36En tout cas, moi, je défends Marseille parce que c'est ma ville.
00:01:38Et je défends Marseille, mais à Marseille avec de la sécurité et pas à Marseille tel qu'il est aujourd'hui.
00:01:42Et pendant que le maire de Marseille est donc en colère d'autragie,
00:01:45sans Mayenne, par exemple, près de 130 caméras de surveillance ont été installées dans les collèges.
00:01:49Un investissement de 450 000 euros pour 27 collèges avec un objectif.
00:01:54Protéger au maximum les collégiens, mais aussi les professeurs.
00:01:57Une sécurité qui se renforce dans 27 collèges de Mayenne.
00:02:02Le conseil départemental a lancé le développement de 128 caméras.
00:02:06Une initiative qui permet de protéger au maximum les collégiens.
00:02:10Que dans les entrées de collèges, c'est souvent là où les trafics s'opèrent.
00:02:13C'est là où le harcèlement peut aussi s'opérer.
00:02:17Et donc, il est important qu'on puisse avoir cette vigilance renforcée par ces caméras
00:02:22qui enregistre bien sûr les faits et gestes sur la voie publique des personnes qui sont à l'entrée des collèges.
00:02:28Des caméras comme celle-ci qui filmeront uniquement les entrées des établissements.
00:02:33Ça accompagne une volonté aussi de rendre les choses les plus sereines possibles pour tout un collectif.
00:02:37Les familles nous honorent de leur confiance.
00:02:40Et à notre charge, on va dire, de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires
00:02:43pour que ce soit sécurisé et puis, je dirais, en parlant positivement, agréable.
00:02:48Pour les parents, cette initiative est plutôt bien vue.
00:02:51Avec les choses qui se passent, on n'est jamais trop sûr.
00:02:54Donc, quel que soit le collège, moi, je pense que quel que soit le collège,
00:02:57il faut mettre ce genre de dispositif.
00:03:00Personnellement, il y a un petit même et je ne suis pas contre après avoir ce que ça va donner dans le temps.
00:03:05Un dispositif qui a coûté 450 000 euros.
00:03:09Pour rappel, le département a déjà investi 700 000 euros en portail clôture, digicode
00:03:14ou premier déploiement de caméras à type visiophone depuis 2016.
00:03:18Allez, direction Paris, maintenant, où la gaieté lyrique a rouvert.
00:03:22Souvenez-vous, ce lieu culturel avait fait la une de l'actualité il y a quelques mois
00:03:26après avoir été envahi par des migrants qui se disaient faussement mineurs.
00:03:30Après plusieurs mois de travaux, le théâtre peut à nouveau accueillir du public.
00:03:33Mais la gérante du bar voisin menacée lors de l'occupation des lieux,
00:03:36vous vous en souvenez, on l'avait reçu à plusieurs reprises dans Morandine Live,
00:03:40et bien cette gérante craint le retour des migrants et le retour des menaces.
00:03:45La gaieté lyrique de nouveau prête à accueillir du public.
00:03:49Souvenez-vous, en mars 2025, le lieu était occupé illégalement par plus de 400 migrants.
00:03:54Dix mois de travaux plus tard, la salle de spectacle vient de rouvrir.
00:03:59À l'intérieur, quelques panneaux faisant référence à l'occupation des lieux.
00:04:02Des messages orientés qui semblent convenir aux habitués du théâtre,
00:04:06qui se veut être un lieu de débat et discussion pour, selon leurs mots,
00:04:10appréhender les grandes questions de l'époque, dont l'immigration.
00:04:13Ça m'a fait plaisir, il se trouve que moi je suis résidente,
00:04:16donc j'en ai parlé avec la directrice de la gaieté lyrique en disant
00:04:18mais ça fait tellement plaisir de juste voir aussi des détails comme ça
00:04:23qui montrent que la vie est revenue dans le lieu.
00:04:26Et voilà, c'est une très bonne nouvelle, oui.
00:04:28La gérante du café voisin, impactée économiquement par l'occupation des lieux,
00:04:32avait réclamé son évacuation.
00:04:33Elle s'était faite par la suite menacée de mort et de viol.
00:04:36Elle craint aujourd'hui un retour des migrants à cause de la programmation du lieu.
00:04:41La gaieté lyrique repart sur une programmation qui reste centrée sur l'immigration.
00:04:48S'ils reprenaient les concerts normaux comme c'est prévu,
00:04:50normalement j'aurais pas de soucis, mais avec la programmation qu'ils font actuellement,
00:04:54ça ne va pas m'apporter de clients, ça ne va pas me sortir de la situation dans laquelle je suis.
00:04:58Eux, je pense qu'ils n'ont qu'une envie, c'est qu'ils reviennent,
00:05:00la mairie les a indemnisés après tout ça.
00:05:04Donc le refaire, ils savent très bien que derrière, ils seront réindemnisés.
00:05:07La gaieté lyrique qui s'était estimée abandonnée par la ville de Paris
00:05:10a pourtant reçu en 2025 3 100 000 euros de la municipalité.
00:05:15Et maintenant, la colère d'un grand brûlé contre Charlie Hebdo.
00:05:19Olivier Ferrand a été brûlé à 97% lors d'un accident de camping à l'âge de 9 ans.
00:05:25Olivier a subi une cinquantaine d'opérations de grève de peau et plusieurs amputations après ce drame.
00:05:30Depuis ce qui s'est passé à Crans, Montana, il intervient sur les réseaux sociaux
00:05:34pour expliquer que malgré les brûlures, malgré les blessures, une vie est possible
00:05:37et il faut continuer à garder espoir.
00:05:39Alors Olivier sera en direct avec nous tout à l'heure à 11h30 dans Morandini Live
00:05:43car aujourd'hui, il est en colère contre Charlie Hebdo
00:05:45et ce dessin où l'hebdomadaire ironise sur les brûlés
00:05:48avec ce titre « Les brûlés font du ski »
00:05:51parodiant le film « Les bronzés font du ski ».
00:05:53Écoutez ce qu'en dit Olivier Ferrand sur les réseaux sociaux.
00:05:57C'est affligeant.
00:05:59Vous comprenez qu'il y avait moyen de faire de l'humour autour de ça
00:06:01tout en dénonçant toutes les absurdités qui se sont passées
00:06:04et qui ont mené à cette catastrophe.
00:06:05Mais là, ça, c'est juste affligeant.
00:06:08Vous savez, je prône l'humour en toutes circonstances.
00:06:11On peut rire de tout, littéralement.
00:06:13Et je pense même que c'est un excellent vecteur d'acceptation,
00:06:17de dépassement de soi, vive l'humour.
00:06:19Mais là, il y a un temps pour tout.
00:06:21Ça fait des jours qu'on essaye de parler aux familles,
00:06:23de rassurer tout le monde, de montrer qu'il y a un espoir,
00:06:26qu'il y a un après, que le monde est littéralement derrière ces jeunes.
00:06:30Et là, vous venez vous foutre de leur gueule.
00:06:35Vous pensez qu'il va se passer quoi
00:06:36dans la tête des familles et des victimes qui vont regarder ça
00:06:40en moment où ils vont être en plein deuil d'eux-mêmes de leur passé
00:06:43et d'acceptation de leur nouvelle peau ?
00:06:47Non, c'est bidon.
00:06:49On a tous été derrière vous quand vous avez subi des drames.
00:06:51La moindre des choses, c'est de faire front quand d'autres vivent un drame.
00:06:56Non, c'était ni fait ni à faire.
00:06:57Je trouve ça pathétique.
00:07:01Je n'ai pas tellement les mots.
00:07:02Je ne vais pas faire plus long.
00:07:03Non.
00:07:05Voilà, Olivier Ferrand, que vous venez de voir,
00:07:07qui sera en direct avec nous tout à l'heure, à 11h30.
00:07:10Les agriculteurs sont repartis de Paris.
00:07:12Tôt ce matin, ils ont quitté l'Assemblée nationale
00:07:13où ils étaient venus hier avec leur tracteur
00:07:15et ils étaient plus de 350 au cœur de la capitale.
00:07:18En revanche, dans le sud-ouest,
00:07:19ils ont levé le camp sur l'autoroute.
00:07:22Seul point noir ce matin.
00:07:23Toulouse, où une quarantaine d'agriculteurs
00:07:25de la coordination rurale du GER sont venus
00:07:27avec une quinzaine de tracteurs.
00:07:29Ils sont rentrés dans la ville cette nuit
00:07:31et stationnent près de la préfecture.
00:07:33Alors, où en est ce conflit ?
00:07:34Écoutez Maxime Raud,
00:07:35qui est président de la coordination rurale Haute-Garonne.
00:07:37Des mesurettes, comme à chaque fois, des mesurettes.
00:07:40On essaye de nous endormir, mais là, on n'y arrive plus.
00:07:43Les paysans, ils n'en peuvent plus.
00:07:45Voilà, donc, ils n'en peuvent plus.
00:07:49À un moment donné, on le voit.
00:07:50Il n'y a je ne sais pas combien de gens qui sont endettés.
00:07:53Il n'y a je ne sais pas combien de redressements judiciaires.
00:07:54Il faut que ça s'arrête.
00:07:55C'est plus possible.
00:07:56Voilà, et puisqu'on parle d'alimentation,
00:07:58la transformation des fast-foods en halal s'accélère.
00:08:01La semaine dernière, dans Morandini Live,
00:08:03nous ne vous révélions que 10 restaurants en pizza hut
00:08:05allaient devenir 100% halal.
00:08:07Eh bien, ça continue, puisqu'hier, c'est la chaîne KFC
00:08:10qui a annoncé que 24 de ces restaurants
00:08:12allaient se transformer à leur tour en 100% halal
00:08:15dès la semaine prochaine.
00:08:16Ils vont tous devenir 100% halal,
00:08:18comme tous les Quicks ou comme certains Five Guys.
00:08:20Écoutez la colère de Cara,
00:08:22qui est une influenceuse catholique
00:08:23et dont le message est très commenté
00:08:25depuis quelques heures sur les réseaux sociaux.
00:08:28Les guys, est-ce que vous avez vu que là,
00:08:30à partir de la fin du mois, de ce mois-ci,
00:08:32donc on est en janvier 2026,
00:08:34à partir du 21 janvier,
00:08:35les KFC deviennent halal.
00:08:37What the fuck ?
00:08:38Là, ça veut dire que les chrétiens
00:08:39ou les juifs ou les athées
00:08:41ou n'importe qui qui juste ne désire pas
00:08:43manger de viande halal
00:08:45ne peut plus manger à KFC.
00:08:47Mais pas juste à KFC,
00:08:47parce qu'il y a V-Quick,
00:08:48ensuite, il y a Five Guys.
00:08:49En fait, tous les fast-foods deviennent halal.
00:08:53Et avant qu'on me dise
00:08:53ouais, non, mais t'es islam, non, faible et tout,
00:08:55rien à voir.
00:08:56Mais en fait, ça veut dire qu'il n'y a pas d'alternative.
00:08:58Genre, vous ne pouvez pas faire un délire en mode
00:08:59tu peux manger halal,
00:09:00mais c'est une alternative.
00:09:01Genre, non, c'est forcé à tout le monde
00:09:02de manger halal.
00:09:03C'est quoi ce délire, en fait ?
00:09:04Moi, je suis chrétienne,
00:09:04je n'ai pas envie de manger halal.
00:09:05Je n'ai pas envie de manger
00:09:06de la nourriture qui a été sacrifiée
00:09:08pour des jeux qui ne sont pas les miens, en fait.
00:09:09Où il y a eu des cultes qui ont été faits
00:09:10pour des jeux qui ne sont pas les miens.
00:09:11Mais je trouve que c'est trop une dinguerie.
00:09:13On est, genre, dans un pays laïque
00:09:14et tous les fast-foods sont halals.
00:09:16Je trouve que c'est trop un truc de dingue.
00:09:18Voilà, et on l'a donc appris hier,
00:09:2020 KFC qui vont devenir halal
00:09:22à partir de la semaine prochaine.
00:09:24On va y revenir dans cette émission.
00:09:25Comme tous les jours,
00:09:26là, top et les flops de l'audience des Prime.
00:09:27C'était avec Mister Audience.
00:09:28S.Kévin, on va t'en.
00:09:30Port en Prime, c'est France 3
00:09:32qui a décroché la première place
00:09:33et seule chaîne à dépasser les 3 millions.
00:09:35Avec sa série Face à Face,
00:09:37elle a rassemblé 3 millions de 100 000 personnes.
00:09:40Avec son jeu Qui veut gagner des millions ?
00:09:42Présenté par Arthur TF1
00:09:43est deuxième à 2 millions 8.
00:09:45M6 est troisième du classement,
00:09:47mais en étant loin derrière,
00:09:481,7 millions avec le film culte Pretty Woman.
00:09:51Pour France 2, c'est un gros échec.
00:09:53Le grand échiquier présenté par Claire Chazal
00:09:55et André Manoukian
00:09:56a à peine dépassé le million de téléspectateurs.
00:09:59A la cinquième place du classement,
00:10:01on retrouve Sister.
00:10:02La chaîne a plutôt bien marché
00:10:03avec le film Percy Jackson,
00:10:05Le voleur de foudre,
00:10:06et se retrouve à égalité
00:10:07avec le doc d'Arte consacré à Donald Trump.
00:10:09Sur W9, les 20 chansons de Balavoine
00:10:12préférées des Français
00:10:12est à 523 000.
00:10:14Et c'est France 5 qui ferme ce classement,
00:10:16mais avec moins de 500 000 téléspectateurs
00:10:19pour son magazine Prenez Soin de Vous.
00:10:21Mister Audience vous dit à demain.
00:10:22– Allez, je vous présente mes invités
00:10:24qui vont m'accompagner comme tous les jours
00:10:25en direct jusqu'à midi.
00:10:26Amaury-Brelé, bonjour.
00:10:27– Bonjour.
00:10:28– Merci d'être avec nous,
00:10:28rédacteur en chef à Valeurs Actuelles,
00:10:30Madi Saïdi, bonjour.
00:10:31– Bonjour.
00:10:31– Merci d'être là.
00:10:32Communication d'influence, Bruno Pommard, bonjour.
00:10:34Ex-instructeur opérationnel du RAID
00:10:36et puis Valérie Barny, bonjour.
00:10:37– Bonjour.
00:10:37– Président de Citoyens responsables.
00:10:39Pour la rédaction de CNews,
00:10:40Thomas Bonnet, journaliste politique,
00:10:41bonjour Thomas.
00:10:42Et puis Sabrina Berlin-Bouillet, bonjour.
00:10:44– Bonjour Thomas.
00:10:44– Sabrina, journaliste police-justice.
00:10:52de la prison des Beaumettes à Marseille
00:10:54qui vit désormais sous protection
00:10:56et j'ai trouvé que son témoignage hier à Marseille
00:10:59est brisé le cœur.
00:11:00On va tout comprendre avec vous Sabrina.
00:11:02D'abord, il faut rappeler que si elle était au tribunal,
00:11:04c'est parce qu'elle avait été menacée de mort par deux hommes.
00:11:07C'est au mois de décembre dernier.
00:11:08– Tout à fait, c'est une audience qui nous a été rapportée,
00:11:10celle du tribunal correctionnel de Marseille
00:11:12où a été entendus deux suspects, Sabrina M et Otman B
00:11:16pour des faits d'apologie publique de crimes et de menaces
00:11:19envers une personne dépositaire de l'autorité publique.
00:11:22Ils sont soupçonnés, tous les deux,
00:11:23d'avoir relayé sur les réseaux sociaux
00:11:25une publication qui proposait la somme de 120 000 euros
00:11:28contre la tête de la directrice de la prison des Beaumettes à Marseille.
00:11:32Cette annonce, elle était apparue sur Telegram,
00:11:35puis sur Snapchat, on était en mars 2025.
00:11:37Et on sait que l'ordre venait tout droit de la DZ Machia
00:11:41après un conflit entre l'une des grosses têtes de la DZ
00:11:44et cette directrice de prison.
00:11:46Depuis, cette fonctionnaire, elle a été exfiltrée,
00:11:48placée sous protection policière.
00:11:50Elle n'a donc jamais pu retrouver son poste.
00:11:53Alors les deux détenus, ils reconnaissent maladroitement les faits,
00:11:55ils les minimisent surtout.
00:11:57Ils disent ne pas avoir lu le contenu de cette publication
00:12:00qu'ils ont pourtant relayée.
00:12:02L'homme s'excuse, lui, de ne pas savoir que la directrice était menacée.
00:12:06Maintenant, si l'on s'intéresse au profil de ces deux détenus,
00:12:09j'insiste sur le mot détenus, car ils étaient tous les deux
00:12:11incarcérés en prison au moment où ils ont partagé
00:12:14cette publication sur leur téléphone.
00:12:16Donc ils étaient en prison avec leur téléphone, c'est bien ça,
00:12:18qu'on comprenne bien ce que vous êtes en train de m'expliquer.
00:12:20Ils étaient en prison avec leur téléphone et en prison de leur cellule,
00:12:23ils ont partagé ces messages.
00:12:24C'est depuis leur cellule qu'ils ont partagé ça sur leur téléphone portable.
00:12:27Alors Sabrina M, d'abord, elle, elle a 17 mentions au casier judiciaire,
00:12:31notamment pour des faits de vol avec violence.
00:12:34Elle a été aussi soupçonnée un temps d'être radicalisée à l'audience.
00:12:37Eh bien, elle a refusé de s'extraire de sa cellule,
00:12:39donc elle n'était pas présente, ni même son avocat.
00:12:41L'homme, lui, Haughtman Bey, il compte 12 mentions sur son casier judiciaire,
00:12:47a été déjà condamné pour proxénétisme aggravé.
00:12:50Il comparaissait ici en visioconférence depuis la prison où il est incarcéré
00:12:53et il n'est pas libérable pour le moment jusqu'en 2032.
00:12:57La directrice de prison qui a été ciblée dans cette affaire,
00:13:00elle était présente et courageuse lors de cette audience.
00:13:02Elle explique à la barre que sa vie est brisée,
00:13:05que cela fait un an qu'elle vit à l'isolement,
00:13:07que pour elle, elle appelle ça un appel à l'assassinat
00:13:10qui a été commandité contre elle.
00:13:13Le procureur, lui, a requis deux ans de prison,
00:13:16dont six mois avec sursis pour les prévenus,
00:13:18mandat de dépôt, évidemment une interdiction de contact avec la victime,
00:13:21une obligation de payer des dommages et intérêts
00:13:24et le délibérer, lui, sera rendu le 28 janvier.
00:13:26Vous savez ce qui est terrible dans ce que vous avez dit,
00:13:28c'est l'expression que vous avez employée,
00:13:29parce que vous avez dit que ça fait un an qu'elle vit à l'isolement.
00:13:31Et en fait, c'est le monde à l'envers.
00:13:34Ceux qui devraient être à l'isolement,
00:13:36en fait, c'est les prisonniers.
00:13:37Là, c'est elle qu'on est obligée d'isoler,
00:13:39qu'on est obligée de protéger,
00:13:40qu'on est obligée de garder,
00:13:41qui est obligée de vivre avec un gilet pare-balles.
00:13:43Parce qu'elle est venue hier avec un gilet pare-balles.
00:13:46C'est surréaliste quand même ce qui se passe.
00:13:48Et qu'il ne pourra plus travailler.
00:13:49Elle hésite justement à rester dans ce domaine.
00:13:51Vous pensez bien, le milieu carcéral.
00:13:53Voilà, elle voit bien que les failles étaient trop présentes
00:13:55et que là, elle est devenue une cible.
00:13:57Et elle l'est toujours.
00:13:58Et je précise, c'est une évidence,
00:14:00mais je précise quand même,
00:14:00et c'est pour ça qu'on ne vous donne pas son nom,
00:14:01qu'on ne vous donne même pas son prénom.
00:14:03Et c'est pour ça non plus qu'on ne vous montre pas d'image d'elle.
00:14:05C'est pour sa protection,
00:14:06le minimum qu'on puisse faire pour elle à Moribrelet.
00:14:09Moi, cette histoire, elle est démente quand même.
00:14:11Elle est démente.
00:14:11On a l'impression de se retrouver en Italie il y a 30 ans.
00:14:13En Italie il y a 30 ans ou au Mexique aujourd'hui.
00:14:16Cette affaire, elle est terrible.
00:14:17Elle en dit long sur la dangerosité aujourd'hui
00:14:19de la DZMafia,
00:14:21qui est le premier cartel de drogue en France.
00:14:23Aujourd'hui, de plus en plus d'agents de l'État régaliens sont menacés.
00:14:26Les agents pénitentiaires jusqu'à ses directrices de prison,
00:14:30les magistrats.
00:14:31Moi, j'ai des magistrats qui me disent
00:14:32que dans les tribunaux, dans les salles d'audience,
00:14:34vous avez des narcotrafiquants qui leur disent
00:14:35devant le public,
00:14:37on sait où t'habites,
00:14:38ça finira mal pour toi,
00:14:39on ira chez toi,
00:14:39on te tuera.
00:14:40Moi, j'ai des procureurs qui m'ont raconté ces histoires.
00:14:42Vous avez des policiers, évidemment, qui sont menacés,
00:14:44les douaniers.
00:14:45Vous y ajoutez en plus la narco-corruption
00:14:47qualifiée de menace systémique
00:14:49dans le dernier rapport de l'OFAST,
00:14:52qui est l'office anti-stupéfiant en 2025.
00:14:54La France est en train de dériver,
00:14:56de déraper sur une pente gravissime
00:14:59qui est celle de ces États sud-américains
00:15:01où l'État est devenu un narco-État.
00:15:04Et dans un silence absolu, Thomas Bonnet,
00:15:06dans un silence absolu,
00:15:07parce que cette histoire, honnêtement,
00:15:09ça mérite la une.
00:15:10Ça mérite la une.
00:15:10Une directrice de prison
00:15:12qui est obligée de quitter en 15 jours,
00:15:14de quitter la ville,
00:15:15qui est obligée de vivre sous protection,
00:15:17qui vient à l'audience
00:15:18avec un gilet pare-balles,
00:15:20il n'y a rien.
00:15:21Il n'y a rien là-dessus.
00:15:22Il y a la presse écrite en paix,
00:15:23on parle, mais c'est tout.
00:15:24Vous avez parfaitement raison.
00:15:25Je m'étonne aussi de ce silence.
00:15:26En fait, je me dis,
00:15:27en écoutant le récit de Savouana,
00:15:29si elle avait été assassinée,
00:15:31peut-être alors les médias en auraient parlé.
00:15:32Mais là, étant donné que c'est resté
00:15:34au stade de projet,
00:15:35et tant mieux, bien sûr,
00:15:36visiblement, ça passe.
00:15:37On attend toujours qu'il y ait plus grave
00:15:39pour vraiment se saisir du dossier.
00:15:41120 000 euros,
00:15:41ils ont proposé pour sa tête.
00:15:43Ça dit aussi quelque chose
00:15:44de la puissance de frappe financière
00:15:46de ces réseaux
00:15:47qui ont énormément d'argent
00:15:48et qui ont une puissance,
00:15:49aujourd'hui, financière
00:15:50qui est très inquiétante.
00:15:51Et qui diffuse ça
00:15:52sur les réseaux sociaux.
00:15:54C'est-à-dire que c'est déjà
00:15:55depuis leur cellule
00:15:56et qui est accessible
00:15:56à tout le monde.
00:15:58C'est bien ça, le danger.
00:15:59Bruno Pommard.
00:16:00Écoutez, ça justifie,
00:16:01moi je réponds à Maury Brelet,
00:16:02ça justifie le travail
00:16:04que doit faire Gérald Darmanin
00:16:06par rapport à la justice.
00:16:07On le sait,
00:16:07avec ces fameuses
00:16:08prisons de haute sécurité
00:16:09qu'on est sur Sartre,
00:16:11Vendel Le Vieil,
00:16:11qui servent à quelque chose.
00:16:12Quoi qu'on dise.
00:16:13On arrive peut-être un peu tard,
00:16:14mais en attendant,
00:16:15il faut continuer à fond là-dessus.
00:16:17Et plus on mettra la pression
00:16:18sur ces gens-là
00:16:19à travers les dispositifs
00:16:20que met en place
00:16:21le ministère de la Justice,
00:16:22évidemment,
00:16:23plus les magistrats,
00:16:24les directeurs de prison,
00:16:25la directrice de prison
00:16:25comme on l'a vu là,
00:16:26seront menacés.
00:16:27Malheureusement,
00:16:27ça fait partie
00:16:28de cette triste société.
00:16:30Qu'est-ce qu'on fait pour cette femme ?
00:16:31Elle est protégée
00:16:32par le ministère.
00:16:32Oui, elle est protégée,
00:16:33mais sa vie,
00:16:34sa vie, c'est quoi aujourd'hui ?
00:16:35Ça va être très compliqué.
00:16:36Je voudrais qu'on revoie
00:16:37les phrases qu'elle a prononcées.
00:16:39Parce que les phrases,
00:16:40c'est très important.
00:16:41Et moi, je dois vous avouer,
00:16:42ça m'a brisé le cœur
00:16:43de lire ça.
00:16:44Regardez.
00:16:44Elle dit,
00:16:45vous avez brisé ma vie.
00:16:47Elle s'adresse bien évidemment
00:16:47à ces deux personnes
00:16:48qui l'ont menacée.
00:16:49Vous avez brisé ma vie.
00:16:50Je ne vais pas bien du tout.
00:16:52Je suis parti de Marseille
00:16:53en 15 jours.
00:16:54Je suis parti toute seule
00:16:55à Paris
00:16:56pour sauver ma vie.
00:16:58Voilà où on en est
00:16:59en France.
00:17:00Je crois que l'État
00:17:01doit réagir.
00:17:02Par exemple,
00:17:02ces deux individus
00:17:03doivent aller faire
00:17:03un petit séjour
00:17:04à Condé-sur-Sarthe,
00:17:05évidemment,
00:17:05et mettre totalement à l'écart
00:17:07pour éviter
00:17:07qu'ils aient des téléphones,
00:17:08qu'ils aient un moyen
00:17:10effectivement de communiquer
00:17:11à l'extérieur.
00:17:11Et je pense qu'il faut
00:17:12de plus en plus sévir
00:17:13systématiquement
00:17:14dès qu'on tombe
00:17:15avec des éléments comme ça,
00:17:17les incarcérer
00:17:19de façon très dure.
00:17:20Sauf que là,
00:17:20le problème,
00:17:21c'est que ce n'était pas
00:17:21des narcotrafiquants.
00:17:22C'est des individus.
00:17:23Donc ça veut dire
00:17:24que tous les détenus,
00:17:27comme c'est sur les réseaux sociaux,
00:17:28ils y ont accès.
00:17:29Et les détenus,
00:17:30aujourd'hui,
00:17:30on sait très bien
00:17:31qu'ils ont accès
00:17:31à des téléphones portables,
00:17:32même si Gérald Darmanin
00:17:33essaie de faire vraiment
00:17:34de son possible
00:17:37tous ne menacent pas pour autant.
00:17:39Ils sont en prison.
00:17:40Oui, mais là,
00:17:40ils ont relayé.
00:17:41Alors, c'est comme ça,
00:17:42c'est leur élément de défense.
00:17:43Ils n'ont pas menacé directement.
00:17:44Ils ont relayé
00:17:45une publication de menaces.
00:17:47Mais ils ont donné
00:17:47de l'audience
00:17:48à cette publication.
00:17:49Oui, bien sûr.
00:17:49Aujourd'hui,
00:17:49il y a des gens
00:17:50qui peuvent être saisis
00:17:51et se dire
00:17:52pour 100 000 euros,
00:17:52je vais le faire.
00:17:53Mais bien sûr,
00:17:53d'ailleurs,
00:17:54vous lisez les paroles
00:17:55de cette femme.
00:17:56C'est terrible.
00:17:57C'est terrible.
00:17:58Vous vous rendez compte
00:17:58de sa vie ?
00:17:59Aujourd'hui,
00:18:00tout le monde s'en fout.
00:18:00C'est vrai qu'elle est protégée,
00:18:01j'ai envie de dire.
00:18:02Physiquement,
00:18:03elle est protégée.
00:18:03Mais mentalement,
00:18:04psychologique,
00:18:05elle le dit,
00:18:05je ne vais pas bien du tout.
00:18:07Absolument.
00:18:08Sa vie est détruite.
00:18:09Est-ce que demain,
00:18:09elle peut aspirer
00:18:10à travailler même ailleurs ?
00:18:11On n'en sait rien.
00:18:12Cette femme,
00:18:13aujourd'hui,
00:18:13sa vie est complètement détruite.
00:18:14Alors évidemment,
00:18:15elle a une protection policière
00:18:16et ça, c'est bien.
00:18:17Mais qu'est-ce qu'elle fait après ?
00:18:19Qu'est-ce qu'on fait après
00:18:19de cette dame ?
00:18:20Comment on l'accompagne ?
00:18:21C'est ça.
00:18:22Il va falloir peut-être
00:18:22changer de nom
00:18:23et tout ce qu'on peut dire.
00:18:24En prison,
00:18:25vous avez plus de 40 000
00:18:26téléphones portables
00:18:27qui ont été saisis en passé
00:18:28et vous avez près de 20 000 détenus
00:18:30qui sont en prison
00:18:30en lien avec le narcotrafic.
00:18:32Donc vous imaginez
00:18:33combien pourraient aujourd'hui
00:18:34menacer les agents
00:18:35de l'État régaliens.
00:18:36Et puis ça,
00:18:36cette affaire est terrible.
00:18:37Mais vous avez en France
00:18:38des dizaines,
00:18:39des centaines de milliers
00:18:40de Français du quotidien
00:18:41qui vivent aussi
00:18:42dans ce climat de terreur
00:18:43dans leurs quartiers
00:18:44qui sont mis sous coups réglés,
00:18:46notamment à Marseille
00:18:47où on pratique le chantage,
00:18:48la menace,
00:18:49l'intimidation
00:18:49ou pire,
00:18:50les fusillades
00:18:51avec des victimes
00:18:53qui meurent sous les balles
00:18:54des narcotrafiquants.
00:18:55Mais on va regarder d'ailleurs
00:18:57les agents pénitentiaires
00:18:58parce que finalement
00:18:59c'est l'étape en dessous.
00:18:59Il y a la directrice,
00:19:00il y a les agents pénitentiaires.
00:19:01On avait, en mai 2024,
00:19:03on avait réalisé un reportage
00:19:04à Marseille justement,
00:19:05au Beaumet
00:19:05et on était allé interroger
00:19:06des agents pénitentiaires
00:19:07en leur disant
00:19:07comment vous vivez,
00:19:08c'est quoi votre quotidien
00:19:09et vous allez les entendre.
00:19:10Aussi, vivre dans la terre.
00:19:11Je ne sais pas qui va avoir envie
00:19:12de faire ce métier.
00:19:13Honnêtement,
00:19:13je ne sais pas qui va avoir envie
00:19:14d'être agent pénitentiaire
00:19:15quand on voit
00:19:15comment ça se passe.
00:19:16Écoutez,
00:19:16c'était en mai 2024.
00:19:19C'est un choix
00:19:20de carrière difficile
00:19:21mais qu'il ne regrette pas.
00:19:24Depuis plus d'un an,
00:19:25Mickaël est surveillant
00:19:26au centre pénitentiaire
00:19:27de Marseille.
00:19:28Tous les jours,
00:19:29il craint pour sa vie.
00:19:30Des fois,
00:19:31on est tout seul
00:19:31sur une coursive
00:19:32avec des fois
00:19:34100 détenus.
00:19:35On est tout seul
00:19:35sur la coursive.
00:19:36Seul, ça arrive.
00:19:38Des fois seul
00:19:39et des fois,
00:19:39il y en a qui sont tout seul
00:19:40sur deux coursives.
00:19:41Oui, il peut se passer
00:19:42n'importe quoi.
00:19:43En même temps,
00:19:43je me dis,
00:19:44j'espère que ça va bien se passer.
00:19:45J'espère que ça va bien se passer.
00:19:46J'espère que je rentre
00:19:47chez moi.
00:19:48On se stresse tous les jours.
00:19:49Tous les jours,
00:19:49on se stresse.
00:19:50Et quand on a fini la journée,
00:19:52on souffle bien.
00:19:53On est content
00:19:53de rentrer entier.
00:19:55Lors des transferts,
00:19:56ses agents
00:19:57dressent le même constat.
00:19:58David est brigadier-chef.
00:20:01Il travaille
00:20:01dans l'administration pénitentiaire
00:20:03depuis plus de 30 ans.
00:20:04Il faut limiter
00:20:05ces sorties-là.
00:20:06Il faut les limiter
00:20:06parce qu'on évitera
00:20:07tous les risques.
00:20:08On sort maintenant
00:20:09pour un doigt cassé,
00:20:12pour des conneries comme ça.
00:20:13On est obligé de sortir.
00:20:13On se met en danger.
00:20:14On a des protocoles
00:20:15qui sont signés
00:20:15qui nous mettent en danger
00:20:16ou des agents
00:20:17qui sont sur place
00:20:17livrés à même
00:20:18dans des hôpitaux.
00:20:20Voilà.
00:20:21Jamais on pensait,
00:20:22en tout cas,
00:20:23je ne pensais jamais
00:20:23que ça allait arriver
00:20:24quelque chose comme ça.
00:20:24Jamais.
00:20:25Ces surveillants pénitentiaires
00:20:26espèrent des moyens supplémentaires
00:20:29pour ne pas avoir
00:20:30à vivre un nouveau drame.
00:20:31Voilà, c'est terrible
00:20:35parce qu'à tous les niveaux,
00:20:36finalement,
00:20:37à toutes les strates,
00:20:38il y a des menaces à Maury
00:20:40qui sont faites
00:20:41sur les gardiens,
00:20:41sur les avocats,
00:20:43sur les juges.
00:20:44En fait,
00:20:45tout le monde est menacé
00:20:45et vit dans la terreur.
00:20:46Bien sûr,
00:20:47mais l'enfer carcéral,
00:20:47ça n'est pas une image.
00:20:48Les prisons français
00:20:49sont devenues des bombes
00:20:50à retardement
00:20:51du fait notamment
00:20:52de la surpopulation carcérale,
00:20:53de la promiscuité,
00:20:54du sous-effectif chronique.
00:20:55Il manque des milliers
00:20:56de postes
00:20:58d'agents pénitentiaires
00:20:58en France.
00:20:59On va en parler dans un instant
00:21:00avec un agent pénitentiaire
00:21:01qui sera en direct avec nous
00:21:02justement pour nous expliquer
00:21:03comment ça se passe
00:21:04et quel est le quotidien
00:21:05et comment on peut vivre comme ça.
00:21:06Pour l'instant,
00:21:07il est 11h.
00:21:08Voici le CNews Info
00:21:09et c'est avec Somaya Labidi.
00:21:13À la une,
00:21:14alors que l'Iran s'embrasse,
00:21:15Jean-Noël Barraud
00:21:16donne des nouvelles
00:21:17de Cécile Collère
00:21:18et Jacques Paris.
00:21:19Ils sont en sécurité
00:21:20à l'ambassade de France.
00:21:22Nous voulons
00:21:22et nous devons
00:21:23obtenir le retour définitif.
00:21:25Le ministre des Affaires
00:21:26étrangères précise
00:21:27que Paris ne peut pas
00:21:28les exfiltrer.
00:21:30C'est en quelque sorte
00:21:30une procédure iranienne
00:21:32qui doit aller jusqu'à son terme
00:21:33sur laquelle nos exigences
00:21:35sont constamment répétées
00:21:36aux autorités,
00:21:37a-t-il déclaré.
00:21:39On l'a appris
00:21:40il y a quelques minutes,
00:21:41la France interdit
00:21:42de territoire
00:21:4310 militants britanniques
00:21:44d'extrême droite
00:21:45pour des actions
00:21:45contre des migrants
00:21:46sur le littoral
00:21:48du Nord
00:21:48et du Pas-de-Calais
00:21:50qui souhaitaient rejoindre
00:21:51le Royaume-Uni.
00:21:53Interdiction visant
00:21:5310 militants au total
00:21:55et dont les actions
00:21:55étaient de nature
00:21:56a occasionné
00:21:57de graves troubles
00:21:58à l'ordre public.
00:21:59C'est justifié
00:22:00le ministère de l'Intérieur
00:22:01dans un communiqué.
00:22:03C'est l'autre information
00:22:05de ce mercredi
00:22:0624 heures après
00:22:07leur arrivée à Paris.
00:22:08Ils rebroussent chemin.
00:22:09Les tracteurs
00:22:10de la FNSEA
00:22:11et des jeunes agriculteurs
00:22:12ont commencé
00:22:13à lever le camp
00:22:13après avoir obtenu
00:22:14dans la nuit
00:22:15des engagements
00:22:16de la part
00:22:16de leur ministre
00:22:17Annie Gennevar.
00:22:18Engagement notamment
00:22:19sur les prêts
00:22:20de trésorerie
00:22:21et de restructuration
00:22:22pour les agriculteurs
00:22:23les plus endettés.
00:22:23Pendant ce temps,
00:22:25retour à la case départ
00:22:26dans le sud de la France,
00:22:27certains paysans
00:22:28bloquent à nouveau
00:22:28le périphérique
00:22:30qui donne accès
00:22:31à l'A64
00:22:32depuis l'Aube.
00:22:33A la une de l'actualité
00:22:36également,
00:22:36les motions de censure
00:22:37déposées par le RN
00:22:39et les filles
00:22:39examinées aujourd'hui
00:22:40par les députés
00:22:41de motions déposées
00:22:43en réaction
00:22:44à la signature samedi
00:22:45du traité de libre-échange
00:22:46entre l'Union européenne
00:22:47et les pays du Mercosur
00:22:49mais qui toutefois
00:22:50ont peu de chances
00:22:51de faire tomber
00:22:51le gouvernement
00:22:52puisque ni le PS
00:22:53ni les Républicains
00:22:54ne souhaitent
00:22:55s'y associer.
00:22:57On poursuit avec
00:22:57un niveau de violence record
00:23:00en 2025.
00:23:00plus de 388 millions
00:23:02de chrétiens
00:23:03exposés à des persécutions
00:23:05selon le rapport annuel
00:23:07de l'ONG Porte Ouverte
00:23:08publié aujourd'hui
00:23:09soit une augmentation
00:23:10de 8 millions
00:23:11par rapport à 2024.
00:23:14La Corée du Nord
00:23:14où croire en Dieu
00:23:15est vu comme une trahison
00:23:16envers le régime
00:23:17reste en tête
00:23:18du classement
00:23:19suivi de la Somalie
00:23:20où la survie
00:23:21des convertis
00:23:22relève de la clandestinité
00:23:23absolue
00:23:24et du Yémen
00:23:25selon le rapport.
00:23:27Entrée en vigueur
00:23:28dès aujourd'hui
00:23:28des nouveaux tarifs
00:23:29pour les visiteurs
00:23:30étrangers non européens
00:23:32sont concernés
00:23:33par cette nouvelle
00:23:33tarification
00:23:34d'environ une dizaine
00:23:35d'euros
00:23:35de différence
00:23:36en moyenne.
00:23:38Le musée du Louvre
00:23:38et le château de Versailles
00:23:40la mesure est déjà
00:23:41mise en place
00:23:42au château de Chambord
00:23:43et à la Sainte-Chapelle.
00:23:44Une nouvelle politique
00:23:45tarifaire
00:23:46qui devrait générer
00:23:4720 à 30 millions
00:23:48d'euros supplémentaires
00:23:49par an.
00:23:51Et puis au moins
00:23:5125 morts
00:23:52et des dizaines
00:23:53de blessés
00:23:54après l'effondrement
00:23:55spectaculaire ce matin
00:23:56d'une grue
00:23:57sur un train
00:23:57en Thaïlande.
00:23:59La grue était utilisée
00:24:00sur le chantier
00:24:01d'un vaste projet
00:24:02ferroviaire
00:24:02soutenu par la Chine
00:24:04et sa chute
00:24:05a provoqué
00:24:06le déraillement
00:24:07au contrebas
00:24:07du train de passagers
00:24:08qui circulait
00:24:09entre la capitale
00:24:10Bangkok
00:24:10et la province
00:24:12du Bonrachatani
00:24:13dans le nord-est
00:24:14du pays.
00:24:14Merci beaucoup
00:24:16Somaya.
00:24:17On vous retrouve
00:24:17tout à l'heure
00:24:18à midi
00:24:18pour faire un nouveau
00:24:18point sur l'actualité.
00:24:20On continue donc
00:24:20à vous parler
00:24:21de la vie brisée
00:24:22de l'ex-directrice
00:24:23de la prison
00:24:23des Beaumettes,
00:24:24le désespoir
00:24:25et le récit glaçant
00:24:26de cette directrice
00:24:27menacée de mort
00:24:28et qui vit désormais
00:24:29sous protection.
00:24:31Hier,
00:24:31vous voyez ce qu'elle a dit,
00:24:32vous avez brisé ma vie,
00:24:33je ne vais pas bien du tout,
00:24:35je suis partie de Marseille
00:24:36en 15 jours,
00:24:36je suis partie toute seule
00:24:37à Paris
00:24:38pour sauver ma vie.
00:24:39Elle est aujourd'hui
00:24:40avec un gilet pare-balles,
00:24:41elle vit également
00:24:42sous protection,
00:24:43on est en direct
00:24:43avec Wilfried Fonck
00:24:44qui est secrétaire
00:24:45nationale UFA,
00:24:46PUNSA,
00:24:46Justice,
00:24:47bonjour,
00:24:47merci beaucoup
00:24:48d'être en direct
00:24:49avec nous.
00:24:50C'est vrai que le témoignage
00:24:51de cette dame
00:24:51est bouleversant
00:24:52parce qu'il y a ce témoignage
00:24:54et également ce que vivent
00:24:55les surveillants au quotidien
00:24:57qui eux aussi sont menacés,
00:24:59qui eux aussi ont des pressions
00:25:00et la question un peu naïvement
00:25:01que je posais tout à l'heure,
00:25:02c'est qui peut avoir envie
00:25:04aujourd'hui de faire ce métier ?
00:25:07Écoutez,
00:25:08ça la réponse,
00:25:09c'est à tout un chacun
00:25:10qui pourra l'apporter
00:25:12mais aujourd'hui,
00:25:13il est évident
00:25:14que l'exemple
00:25:15que vous mettez en avant
00:25:16de cette directrice
00:25:17de Marseille,
00:25:19c'est quelque part
00:25:20la traduction
00:25:22de ce que vivent
00:25:23l'ensemble des personnels
00:25:24pénitentiaires
00:25:24à l'intérieur
00:25:25des établissements
00:25:26et des services
00:25:27aujourd'hui,
00:25:28c'est-à-dire que la violence
00:25:28est partout,
00:25:29les menaces sont partout
00:25:30et on est en sécurité nulle part,
00:25:32c'est-à-dire que ce soit
00:25:32à l'intérieur
00:25:33comme à l'extérieur
00:25:33des établissements.
00:25:34Alors pourquoi
00:25:35on en arrive là aujourd'hui ?
00:25:36Vous évoquiez tout à l'heure
00:25:37à la surpopulation ?
00:25:38Oui, en effet,
00:25:39on a 85 000 détenus
00:25:40pour 63 000 places,
00:25:41donc ça ne peut pas
00:25:43rentrer dans les cases.
00:25:44Derrière,
00:25:44on a 4 000 vacances de poste,
00:25:46180 000 personnes suivies
00:25:47en milieu ouvert,
00:25:49voilà,
00:25:49et des moyens dérisoires
00:25:50par rapport aux missions
00:25:51qui sont les nôtres.
00:25:52Donc aujourd'hui,
00:25:53on a une évolution
00:25:53de la délinquance
00:25:54et de la criminalité
00:25:56qui n'a pas du tout
00:25:56été anticipée
00:25:57tant par le gouvernement,
00:25:59par les ministres
00:25:59de la justice successifs
00:26:00ou même encore
00:26:01par les dirigeants
00:26:02de l'administration pénitentiaire
00:26:03et voilà.
00:26:04Et aujourd'hui,
00:26:04on arrive à des individus
00:26:06sans foi ni loi
00:26:07qui n'hésitent pas
00:26:08à aller poursuivre
00:26:09les uns et les autres
00:26:10à l'intérieur même
00:26:11de leur propre domicile.
00:26:12On l'a vu au printemps dernier
00:26:13avec le mouvement
00:26:15des DPF
00:26:15qui a été vraiment
00:26:16une traduction
00:26:17extrêmement violente
00:26:18de tout ça.
00:26:19Mais vous,
00:26:19vous avez senti
00:26:20un point de bascule,
00:26:21vous avez senti
00:26:22qu'à un moment donné,
00:26:23les choses ont basculé
00:26:24et sont devenues,
00:26:25alors j'allais dire
00:26:26incontrôlables,
00:26:26on va dire quasi incontrôlables,
00:26:28mais c'est vrai que
00:26:28quand il y a des menaces
00:26:29au quotidien comme ça,
00:26:30ça devient très très compliqué
00:26:33de laisser aller
00:26:36qui est une sorte
00:26:37au fur et à mesure du temps.
00:26:39Donc, à partir du moment
00:26:40où pendant
00:26:41une quarantaine d'années,
00:26:43on a décidé de privilégier
00:26:44l'achat de la paix sociale
00:26:45avec la population pénale
00:26:46plutôt que l'ordre
00:26:47et la discipline,
00:26:48derrière,
00:26:49à un moment donné,
00:26:50se laisser aller,
00:26:51ça se paye
00:26:51quotidiennement
00:26:52dans les détentions,
00:26:53quotidiennement
00:26:53dans les services
00:26:54et où effectivement,
00:26:56il n'y a plus aucune limite
00:26:57et plus aucun recours
00:27:00finalement à la loi
00:27:01puisque systématiquement,
00:27:03dès lors qu'on met en place
00:27:04des procédures,
00:27:05il y a toujours des moyens
00:27:05de les contourner.
00:27:06Donc, effectivement,
00:27:08aujourd'hui,
00:27:09on se retrouve dans cette situation-là
00:27:10qui est totalement inestricable
00:27:12tant qu'on n'aura pas finalement
00:27:14un garde des Sceaux
00:27:14qui tapera du poing sur la table
00:27:16et qui va réinstaurer
00:27:17l'ordre et la discipline
00:27:18dans les établissements.
00:27:19Ça veut dire quand même
00:27:19que vous êtes en train
00:27:20de m'expliquer
00:27:20que ce qu'on vit aujourd'hui,
00:27:22ce n'est pas simplement
00:27:23le fait qu'il y ait
00:27:24plus de violence,
00:27:25ce n'est pas simplement
00:27:25le fait que le narcotrafic
00:27:27prenne de l'importance,
00:27:28c'est aussi le fruit
00:27:29de politiques qui ont été menées
00:27:30pendant des années
00:27:31et qui n'ont rien anticipé
00:27:32de tout ça
00:27:33ou qui n'ont pas voulu voir.
00:27:35Oui, je vais vous donner
00:27:36un exemple récent.
00:27:39Pas plus tard qu'hier,
00:27:40à la maison d'arrêt
00:27:41de Lonce-le-Saunier
00:27:42dans le Jura,
00:27:42qui est vraiment
00:27:43une petite structure,
00:27:44on découvre une arme à feu
00:27:45avec des munitions
00:27:46qui ont été livrées par drones.
00:27:48Le phénomène des drones,
00:27:49qui est toujours un peu
00:27:50mis en avant
00:27:50tant par les médias
00:27:51que par nous-mêmes
00:27:52au niveau des organisations syndicales,
00:27:53c'est quelque part
00:27:56un exemple très parlant.
00:27:58Les drones,
00:27:58ça fait au bambou
00:27:59une quinzaine d'années
00:28:00que l'administration
00:28:00est au courant
00:28:01que ça représente une menace.
00:28:03Rien n'a jamais été fait.
00:28:04Nous, ça fait des années
00:28:05qu'on dit que tôt ou tard,
00:28:06on aura des armes
00:28:07et des munitions
00:28:08qui rentreront
00:28:08dans les détentions
00:28:09via les drones.
00:28:10Aujourd'hui, on y est arrivé.
00:28:11Pour autant,
00:28:11est-ce qu'on a fait des choses
00:28:12depuis ces 15 dernières années
00:28:13pour empêcher tout ça ?
00:28:15Non, on a mis des cataplasmes
00:28:16à droite et à gauche
00:28:17et finalement,
00:28:18on se rend compte
00:28:18que sur un peu plus
00:28:19de 187 établissements,
00:28:21on en a 50
00:28:21qui sont équipés
00:28:22de dispositifs antidrones.
00:28:26Donc, quelque part,
00:28:26oui,
00:28:27il y a un manquement politique,
00:28:30un manque de volonté,
00:28:31tout simplement,
00:28:31parce que la prison,
00:28:32politiquement,
00:28:32ce n'est pas un sujet
00:28:33qui est porteur.
00:28:34Merci beaucoup,
00:28:35Wilfried Fronck.
00:28:36Merci d'avoir été en direct
00:28:37avec nous,
00:28:37secrétaire nationale
00:28:38UFA Punsa Justice.
00:28:40Valérie Barnier,
00:28:41la situation,
00:28:41elle est terrible
00:28:42et vous avez entendu
00:28:43ce qu'il nous est dit,
00:28:43c'est-à-dire qu'en fait,
00:28:45il n'y a pas que la drogue,
00:28:47il n'y a pas que ça.
00:28:48Il y a aussi le fait
00:28:48que pendant des années,
00:28:49les politiques n'ont pas
00:28:50voulu voir ce qui se passait.
00:28:51Oui, j'ai envie de vous dire
00:28:52qu'il y a un problème
00:28:52de volonté politique
00:28:53et on revient
00:28:54au même schéma
00:28:55aujourd'hui
00:28:56de ces politiques
00:28:57qui ne protègent pas
00:28:58et nulle part,
00:28:59que ce soit
00:28:59les Français,
00:29:01les quartiers,
00:29:03le système pénitentiaire
00:29:07et surtout ces agents
00:29:08parce que dernièrement,
00:29:09n'oublions pas quand même
00:29:10l'affaire Amra
00:29:11et ça,
00:29:11il ne faut pas l'oublier
00:29:12quand même
00:29:12et ça,
00:29:13c'est très important
00:29:13et depuis cette affaire Amra,
00:29:15il y a peu de choses
00:29:16qui ont changé
00:29:17en termes de...
00:29:19L'État n'a pas pris
00:29:20ses responsabilités
00:29:20d'une part
00:29:21et d'autre part,
00:29:22quand je dis peu de choses,
00:29:23c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:29:24on a encore des détenus
00:29:25qui se déplacent
00:29:26mais avec des agents
00:29:28sans protection
00:29:28et ça,
00:29:29c'est une réalité certaine
00:29:30et aujourd'hui,
00:29:31avec ces problèmes-là,
00:29:33ce n'est pas normal
00:29:33qu'on puisse être encore
00:29:35dans une situation
00:29:35de la sorte.
00:29:37Amor,
00:29:37il y a encore aujourd'hui
00:29:38des déplacements
00:29:39qui se font sans protection ?
00:29:40Normalement non,
00:29:41les choses ont changé.
00:29:42En tout cas,
00:29:42même le statut
00:29:43d'ailleurs des agents pénitentiaires
00:29:44a été amélioré
00:29:45à plusieurs reprises
00:29:46mais la vraie question,
00:29:47vous l'avez dit,
00:29:47c'est le bilan politique
00:29:48et notamment celui
00:29:49d'Emmanuel Macron
00:29:50qui a promis
00:29:5110 000 places de prison
00:29:52sur 15 ans,
00:29:53on en est malheureusement
00:29:54à 5 000.
00:29:56Donc évidemment
00:29:56qu'il faut construire massivement.
00:29:58La facture d'ailleurs
00:29:58a dérapé,
00:29:59on était à 4 milliards,
00:30:00on est passé à 6,
00:30:02donc on dépense chaque année
00:30:03quasiment plus de 100 milliards d'euros
00:30:04dans des agences de l'État
00:30:06et autres comités théodules
00:30:07qui ne servent à rien
00:30:08au lieu de financer
00:30:09des places de prison.
00:30:10Malheureusement,
00:30:11il n'y a pas la volonté politique
00:30:11donc il faudra attendre 2027.
00:30:13Oui, en fait,
00:30:14c'est aussi le bilan politique
00:30:15en effet des gardes des Sceaux successifs
00:30:17qui ont défilé
00:30:17depuis plusieurs années.
00:30:19Là, on salue le travail
00:30:20de Gérald Darmanin,
00:30:21la volonté, etc.
00:30:22C'est vrai,
00:30:23mais qui avant lui
00:30:24a occupé ses fonctions ?
00:30:25On peut citer évidemment
00:30:26Éric Dupond-Moretti,
00:30:27Didier Migaud,
00:30:28Christiane Taubira,
00:30:28on n'a eu quasiment que
00:30:30des politiques de gauche
00:30:31à ce poste-là.
00:30:33Ne nous étonnons pas
00:30:34par la suite
00:30:34d'avoir une situation catastrophique
00:30:36parce qu'on a été plongé
00:30:37dans le déni,
00:30:38j'en veux pour preuve,
00:30:39lorsque des magistrats à Marseille
00:30:40avaient alerté déjà
00:30:41sur le narcotrafic.
00:30:42C'était il n'y a pas si longtemps,
00:30:43c'était il y a un an,
00:30:44un peu plus d'un an.
00:30:44Ils se sont fait taper sur les doigts.
00:30:45Ils se sont fait taper sur les doigts
00:30:46par Éric Dupond-Moretti.
00:30:47Donc, on est en train
00:30:48de prendre conscience,
00:30:49mais c'est tard,
00:30:49c'est très tard.
00:30:50Sabrina ?
00:30:50Valérie parlait des déplacements.
00:30:52Non, les extractions,
00:30:54en effet,
00:30:55elles sont sécurisées
00:30:56un maximum,
00:30:57mais les visites,
00:30:59les déplacements,
00:31:00les loisirs,
00:31:00là, en effet,
00:31:01quand les détenus sortent,
00:31:02il n'y a pas d'agent pénitentiaire
00:31:04qui les surveille.
00:31:05Et on a vu plusieurs cas
00:31:06de fuite
00:31:07et de mise en danger,
00:31:08éventuellement,
00:31:09parce que ce sont aussi
00:31:10certains détenus
00:31:10qui ont des passifs,
00:31:11qui ont des condamnations
00:31:13assez lourdes.
00:31:14Donc, vous voyez,
00:31:14il y a quand même un danger
00:31:15qui peut être plus large.
00:31:17Maintenant, en effet,
00:31:18Gérald Darmanin
00:31:18fait de son mieux
00:31:19ce plan zéro portable.
00:31:21Il l'a mis en place,
00:31:21ces fouilles XXL,
00:31:22parce qu'avant lui,
00:31:23il faut le dire,
00:31:24les fouilles,
00:31:25elles étaient très rares.
00:31:26Il fallait qu'il y ait
00:31:26une enquête sur un détenu,
00:31:28bien en particulier,
00:31:29pour lancer cette procédure
00:31:30de fouilles.
00:31:31Sans doute aussi
00:31:32pour garantir
00:31:33une certaine paix sociale
00:31:34à l'intérieur de ces prisons.
00:31:36Aujourd'hui,
00:31:37il a changé la donne
00:31:37avec ces fouilles XXL
00:31:39et cette envie
00:31:40de faire des fouilles
00:31:41beaucoup plus larges
00:31:42et plus fréquentes.
00:31:43Ce qui est intéressant,
00:31:43c'est l'aspect politique aussi
00:31:44dans tout ça.
00:31:45Parce que je voudrais
00:31:46qu'on écoute
00:31:46le maire de Marseille.
00:31:47Le maire de Marseille,
00:31:48c'est quand même sur la liste.
00:31:49Le maire de Marseille,
00:31:50Benoît Payan.
00:31:52Il était interrogé
00:31:53il y a quelques heures.
00:31:54Il était interrogé
00:31:55justement sur ce qui se passe
00:31:56à Marseille,
00:31:57sur Orange,
00:31:57vous le savez,
00:31:58qui va quitter l'immeuble
00:31:59où il y avait des centaines
00:32:00de personnes qui travaillaient.
00:32:01Immeuble qui est en totale insécurité.
00:32:03Il y a des impacts de balles et tout.
00:32:04Et le maire de Marseille
00:32:05était interrogé.
00:32:11C'est sur la liste.
00:32:13Je vous jure,
00:32:14ce n'est pas un gag.
00:32:14Écoutez.
00:32:16Le Marseille bashing,
00:32:17ça suffit.
00:32:18Et je ne vous laisserai plus.
00:32:20Je pense qu'à un moment donné,
00:32:21il faut arrêter.
00:32:22Maintenant,
00:32:22vous arrêtez de taper
00:32:24de manière systématique
00:32:25sur cette ville
00:32:25parce que je la défendrai toujours.
00:32:27Dans le troisième arrondissement,
00:32:28chez les salariés d'Orange,
00:32:29une peur qui s'est installée.
00:32:31Évidemment que
00:32:32quand on vous entend parler,
00:32:33on peut avoir peur.
00:32:35Parce qu'entre vous et moi,
00:32:36personne n'a entendu
00:32:37de coup de feu.
00:32:39Alors déjà,
00:32:39ça suffit,
00:32:40vous allez vous arrêter,
00:32:40non.
00:32:41On ne va pas s'arrêter.
00:32:42Il n'y a pas de raison
00:32:42qu'on arrête de dire la vérité,
00:32:43qu'on arrête de dire ce qui se passe.
00:32:44Et alors,
00:32:45son argument,
00:32:45il est fabuleux.
00:32:46Personne n'a entendu
00:32:46les coups de feu.
00:32:47Ah oui,
00:32:47mais on a les images.
00:32:48On a les images.
00:32:49Regardez les traces,
00:32:50justement,
00:32:51qu'ont découvert
00:32:51les salariés d'Orange.
00:32:53C'est des traces de balles
00:32:55sur les vitres.
00:32:56Et le maire,
00:32:57il vient vous dire,
00:32:57ah oui,
00:32:57mais vous n'avez pas entendu
00:32:58les coups de feu.
00:32:58Ah ben oui,
00:32:59mon Dieu.
00:33:00On voit les résultats.
00:33:01On voit qu'il y a eu
00:33:02des coups de feu.
00:33:03On voit les impacts de balles.
00:33:04Et tout ce qu'il trouve à dire,
00:33:05c'est ça.
00:33:06Mais c'est insupportable,
00:33:06Bruno Pommard.
00:33:07Ben écoutez,
00:33:08la seule chose qu'il sait dire,
00:33:09c'est encore une fois,
00:33:09opposer le régalien
00:33:10aux responsabilités du maire.
00:33:12Il y a plus de 4 000 gens de police.
00:33:13Il a pas de quoi, surtout ?
00:33:14C'est du Marseille-Machine.
00:33:15C'est pas du Marseille-Machine.
00:33:16Moi, je l'aime, ma ville.
00:33:17J'aimerais qu'on dise
00:33:18des choses positives sur ma ville.
00:33:19Mais excusez-moi.
00:33:21Mais là,
00:33:21quand vous avez ça,
00:33:21il vous dit,
00:33:22on n'a pas entendu
00:33:23les coups de feu.
00:33:23Mais c'est quoi cet argument ?
00:33:24Oui, c'est la démagogie totale.
00:33:25Mais Payens,
00:33:27ce ne sera pas la première
00:33:28ni la dernière déclaration
00:33:29qu'il va faire.
00:33:29Lui, ce qu'il voit là,
00:33:30c'est encore une fois,
00:33:31profiter des élections,
00:33:32effectivement,
00:33:33pour dire que le régalien
00:33:34ne s'est pas le plus long.
00:33:35Il y a plus de 4 000 agents de police
00:33:36quand même sur Marseille.
00:33:36On ne peut pas nier la réalité
00:33:37à ce point-là.
00:33:38On ne peut pas nier la réalité.
00:33:40Parce que lui,
00:33:40il ne veut pas la voir
00:33:41et ça l'intéresse politiquement.
00:33:43C'est tout.
00:33:43Il se fout de la réalité.
00:33:45Excusez-moi,
00:33:45c'est prendre les gens
00:33:45pour des imbéciles.
00:33:46C'est prendre les gens
00:33:47pour des imbéciles.
00:33:48De dire,
00:33:49vous n'avez pas entendu
00:33:49les coups de feu.
00:33:50Mais alors ?
00:33:51Mais en même temps,
00:33:53ils dénigrent quand même
00:33:53les forces de police,
00:33:54la police municipale.
00:33:55Vous savez que la police municipale,
00:33:57il y a un peu plus de 400 effectifs.
00:33:58Il y a eu un PC sécurité
00:33:59qui est énorme
00:34:00que j'ai visité
00:34:00du temps de Valls
00:34:01qui est formidable.
00:34:02Ça a été augmenté
00:34:03du temps de Godin.
00:34:05On devait être à 800 effectifs
00:34:06mais pour l'instant,
00:34:07le recrutement
00:34:08ne se fait pas aussi facilement que ça.
00:34:10Il y a plus de 4 000 policiers
00:34:11qui travaillent sur Marseille.
00:34:12On a augmenté
00:34:13quelques effectifs de l'OFAS.
00:34:16Mais la seule chose
00:34:17que c'est faire M. Payan,
00:34:19c'est taper sur la police.
00:34:21Mais non, mais c'est dire
00:34:21n'importe quoi, excusez-moi.
00:34:22Mais moi, je voudrais
00:34:23qu'il vienne ici,
00:34:24Benoît Payan.
00:34:25Je voudrais qu'il vienne
00:34:25répondre aux questions ici.
00:34:26Mais oui, pourquoi non ?
00:34:27Pourquoi ?
00:34:27Il vienne sur ce plateau.
00:34:30Mais quand il veut.
00:34:30Il veut venir demain,
00:34:31on lui fait de la place demain.
00:34:33Il n'y a aucun souci.
00:34:33Qu'il vienne répondre aux questions.
00:34:35Mais on ne peut pas tenir
00:34:36un discours comme ça.
00:34:36Et vous avez en face,
00:34:37personne ne lui dit rien.
00:34:38Qu'est-ce que vous voulez
00:34:38que je vous dise ?
00:34:39Il va sur un plateau,
00:34:40il dit on n'a pas entendu
00:34:42les coups de feu.
00:34:42Personne ne lui dit rien.
00:34:44Et en plus,
00:34:44pendant qu'il parle,
00:34:45on voit bien,
00:34:45pendant qu'il parle,
00:34:46en plus, il y a les photos
00:34:46des impacts de balles.
00:34:47Vous croyez qu'on va lui dire
00:34:48mais ça c'est quoi M. Payan ?
00:34:49Ça c'est quoi ces impacts de balles ?
00:34:51Personne ne lui dit rien.
00:34:52En plus, c'est quoi ?
00:34:53En plus, c'est un peu
00:34:53les grosses ficelles
00:34:54parce qu'à mon avis,
00:34:55ce qu'il essaie de faire,
00:34:55c'est de mobiliser le sentiment
00:34:56un peu anti-parisien.
00:34:58Si à Paris,
00:34:59on parle toujours de Marseille
00:34:59pour en dire du mal.
00:35:00Je ne vous autorise pas
00:35:02à dire ça.
00:35:02Déjà, ça, remarquez que
00:35:04si n'importe quelle personne,
00:35:05candidat de droite,
00:35:06avait dit ça à une journaliste
00:35:07comme ça,
00:35:08il serait tombé dessus.
00:35:09Mais bon, lui, il a le droit.
00:35:10Ça, c'est la parenthèse.
00:35:11Après, M. Payan,
00:35:12il est aussi dans une quête électorale
00:35:14où il voit bien
00:35:14qu'il est chahuté,
00:35:15menacé sur sa gauche
00:35:17par la France insoumise.
00:35:18Donc, il essaie de donner des gages.
00:35:19Je pense que malheureusement,
00:35:20ce discours-là,
00:35:21nous, il nous sidère
00:35:22mais il parle aussi
00:35:23à une partie des Marseillais
00:35:25qui se disent
00:35:25c'est vrai,
00:35:25on en fait toujours trop,
00:35:27Marseille, c'est pas que ça, etc.
00:35:32Faites en sorte que les entreprises
00:35:33n'aient pas peur
00:35:34de venir s'installer
00:35:34parce que c'est ce qui va se passer
00:35:35quand vous vous tirez dessus
00:35:37sur l'immeuble d'Orange.
00:35:39Je ne crois pas que demain,
00:35:39moi, je suis investisseur,
00:35:40je ne vais pas investir
00:35:41à Marseille tout de suite.
00:35:42Je vais réfléchir un peu avant.
00:35:43Et puis, les Marseillais
00:35:43sont des victimes aussi.
00:35:45Moi, je pense à Sokaïna
00:35:45en 2023,
00:35:46cette étudiante de 24 ans
00:35:48qui s'est prise une balle
00:35:49dans la tête,
00:35:50une balle de Kalashnikov
00:35:51alors qu'elle était
00:35:51dans son appartement
00:35:52chez elle,
00:35:53oui, il m'a dit,
00:35:53en train d'étudier
00:35:55ce soir-là.
00:35:56Et elle s'est prise
00:35:56une balle perdue.
00:35:57C'est un nom terrible
00:35:58de dire ça,
00:35:59mais une balle perdue
00:36:00liée à un narcotrafic.
00:36:02Il m'a dit ça.
00:36:02Il dit,
00:36:02est-ce qu'il y a certains politiques
00:36:03encore qui se foutent de nous ?
00:36:05Excusez-moi.
00:36:06À un moment,
00:36:06c'est vraiment ce que je ressens.
00:36:08Je me dis,
00:36:08moi, je ne parle même pas
00:36:09d'idées politiques.
00:36:10Je parle juste de son discours
00:36:11sur la violence.
00:36:12Après, chacun jugera
00:36:14de ses idées politiques,
00:36:15de son positionnement
00:36:16sur l'économie, etc.
00:36:17Mais on ne peut pas venir
00:36:18dire ça à la télé.
00:36:20Mais c'est une honte.
00:36:21C'est ces politiques
00:36:21et depuis 40 ans,
00:36:22on fait en sorte
00:36:23qu'on est dans cette situation-là.
00:36:25On ne peut pas venir
00:36:25à la télé en disant,
00:36:26je ne veux pas que vous disiez
00:36:27la réalité de Marseille.
00:36:29La réalité,
00:36:29elle est là.
00:36:30Les images sont là
00:36:31et les Marseillais
00:36:31le vivent au quotidien.
00:36:33Et malheureusement,
00:36:33ces politiques sont juste
00:36:34dans une mission électoraliste.
00:36:37Ils cherchent à parler,
00:36:38mais c'est une honte.
00:36:39Et puis,
00:36:39il ne peut même pas justifier ça
00:36:40par le fait d'aimer Marseille.
00:36:41Si on aime Marseille,
00:36:42on se bat pour que Marseille
00:36:43soit une ville
00:36:43où on peut bien vivre,
00:36:44où il y a de la sécurité,
00:36:46où chacun peut vivre
00:36:47en sécurité.
00:36:49Eh bien,
00:36:49qu'ils viennent,
00:36:50qu'ils viennent,
00:36:50on le redit,
00:36:50à Maury.
00:36:51Certains de ces maires
00:36:52de gauche et d'extrême-gauche
00:36:53sont évidemment irresponsables
00:36:54et sont même
00:36:55des idiots utiles
00:36:56du narcotrafic.
00:36:58On ne peut pas à la fois
00:36:58réclamer pour certains
00:36:59de ces partis,
00:37:00je pense aux partis socialistes
00:37:01et aux écolos,
00:37:02la dépénalisation,
00:37:03voire la légalisation
00:37:04de certaines drogues.
00:37:05Le maire de Grenoble,
00:37:07Éry Piole,
00:37:07a dit qu'il allait instituer
00:37:08un modus vivendi
00:37:09avec les dealers
00:37:10et en même temps
00:37:11se plaindre des conséquences
00:37:12du narcotrafic
00:37:13ou aussi de l'immigration.
00:37:14Parce que parlons-en,
00:37:15à Marseille
00:37:15et dans beaucoup de villes
00:37:16du sud de la France,
00:37:17il y a un lien intrinsèque
00:37:18entre l'immigration
00:37:19et le narcotrafic
00:37:21et à Marseille,
00:37:22vous avez 67%
00:37:23de la délinquance
00:37:24de voie publique
00:37:24qui est le fait d'étrangers
00:37:25dans une écrasante majorité
00:37:27des clandestins.
00:37:27Donc ces gens-là
00:37:28se plaignent du narcotrafic
00:37:30mais ils en chérissent les causes.
00:37:31Je vais vous dire,
00:37:32là, c'est même pas ça,
00:37:32le problème,
00:37:33c'est le déni.
00:37:34Oui.
00:37:34Moi, c'est le déni,
00:37:35c'est même pas
00:37:35d'où vient la délinquance,
00:37:37pourquoi tout ça,
00:37:38c'est le déni,
00:37:39c'est de vous dire
00:37:40qu'on n'a pas entendu
00:37:41les coups de feu.
00:37:42Et ils le savent,
00:37:42ils n'ont pas le courage,
00:37:43ils n'ont pas le courage.
00:37:44Je n'y reviens pas.
00:37:44Je vous jure que moi,
00:37:45je suis scotché,
00:37:46depuis que je l'ai entendu dire ça,
00:37:47je suis scotché.
00:37:48Et en plus, honnêtement,
00:37:50si on est tout à fait honnête,
00:37:51ce n'est pas que de sa faute.
00:37:52Non, bien sûr,
00:37:53c'est au moins qu'ils le reconnaissent,
00:37:55au moins qu'ils le reconnaissent.
00:37:56Au moins qu'ils l'admettent
00:37:57la réalité.
00:37:58D'un nouveau Sabrina,
00:37:58là-dessus,
00:37:59vous voulez intervenir ?
00:38:00Moi, je pense surtout
00:38:00qu'il faut penser aux Marseillais
00:38:01qui vivent dans ce climat-là
00:38:03au quotidien,
00:38:04chez eux,
00:38:05dehors,
00:38:05dans les entreprises
00:38:06et qu'on pense qu'un élu,
00:38:08au contraire,
00:38:08devrait plutôt prendre leur parti
00:38:09et les défendre face à ce danger.
00:38:12Mais d'ailleurs,
00:38:12il y a la solution
00:38:13avec Delogu
00:38:13qui veut que les narcotrafiquants
00:38:15s'installent
00:38:15et ouvrent des magasins
00:38:16pour vendre des stups.
00:38:17Donc, ça peut être la solution.
00:38:19Sacré Delogu.
00:38:20Il ne manquerait plus que lui
00:38:21à la tête de la mairie de Marseille.
00:38:22Ce serait le comble.
00:38:23Bon, voilà ce qu'on pouvait vous dire
00:38:25sur cette affaire.
00:38:26Je voudrais maintenant
00:38:27qu'on reparle.
00:38:28C'est drôle parce que c'est un sujet
00:38:31c'était ces fast-foods
00:38:33qui sont en train de devenir halal.
00:38:34Et la semaine dernière,
00:38:35je vous ai dit
00:38:35tiens, on apprend
00:38:36un peu par hasard
00:38:38qu'il y a 10 restaurants,
00:38:39Pizza Hut,
00:38:40qui sont en train
00:38:40de devenir halal en France.
00:38:42100% halal.
00:38:43Et surprise,
00:38:44hier,
00:38:44il y a nos amis de KFC,
00:38:47vous savez,
00:38:48autre chaîne de restaurants,
00:38:49KFC,
00:38:49qui, eux,
00:38:50annoncent à leur tour
00:38:51qu'ils vont transformer
00:38:5224 restaurants en halal.
00:38:55Ce sera à partir du 21 janvier.
00:38:57C'est-à-dire que ça s'accélère.
00:38:58Clairement,
00:38:59c'est en train de s'accélérer
00:39:00depuis quelques semaines.
00:39:01Le nombre de restaurants
00:39:03qui sont en train
00:39:03de devenir halal,
00:39:04tout comme les Kwik,
00:39:05on le rappelle,
00:39:06qui sont à 100% halal,
00:39:07tout comme certains
00:39:08Five Guys
00:39:08qui, eux aussi,
00:39:09sont devenus 100% halal.
00:39:11Écoutez,
00:39:12un de vos confrères,
00:39:12Amoribrelet,
00:39:13à Valeurs Actuelles,
00:39:14justement,
00:39:14explique tout ça.
00:39:14à tous les fachos islamophobes.
00:39:18Êtes-vous au courant
00:39:18que la nourriture halal
00:39:20ne change pas le goût
00:39:21de votre viande ?
00:39:2224 des 404 restaurants
00:39:24KFC en France
00:39:24vont devenir 100% halal
00:39:26et ça fait polémique,
00:39:27on vous raconte.
00:39:27Le halal signifie
00:39:28ce qui est licite
00:39:29selon la loi islamique
00:39:30par opposition au haram,
00:39:31l'interdit.
00:39:32Pour la viande,
00:39:32la certification garantit
00:39:33le respect de règles religieuses
00:39:35strictes lors de son abattage.
00:39:36Kwik est passé
00:39:37au 100% halal
00:39:37dès 2021.
00:39:38En 2025,
00:39:39Five Guys a supprimé
00:39:40la vente d'alcool
00:39:41et introduit le halal
00:39:42dans 6 de ses restaurants français
00:39:43et ce 21 janvier,
00:39:4424 restaurants KFC
00:39:45suivent le mouvement
00:39:46officiellement pour répondre
00:39:47à la diversité
00:39:48des attentes des clients.
00:39:49Mais cette décision
00:39:50provoque des critiques,
00:39:51notamment sur le bien-être animal.
00:39:52En France,
00:39:53l'abattage sans étourdissement
00:39:54est autorisé
00:39:55à titre dérogatoire
00:39:56pour des motifs religieux.
00:39:57Une pratique jugée
00:39:58très courante
00:39:58par France Inter
00:39:59et dénoncée
00:40:00par l'association L214
00:40:01qui a diffusé
00:40:02en avril 2024
00:40:03des images montrant
00:40:04des animaux souffrant
00:40:05longuement
00:40:05lors de l'égorgement.
00:40:06La Fédération
00:40:07des vétérinaires européens
00:40:08qualifie même
00:40:09cette méthode
00:40:09d'inacceptable.
00:40:10Autre polémique,
00:40:11la question de la laïcité
00:40:12et du caractère religieux
00:40:13perçu comme imposé à tous.
00:40:14Plusieurs voix chrétiennes
00:40:15critiquent ce choix
00:40:16sur les réseaux.
00:40:16Moi, je suis chrétienne,
00:40:17je n'ai pas envie de manger halal.
00:40:18Je n'ai pas envie de manger
00:40:19de la nourriture
00:40:20qui a été sacrifiée
00:40:20pour des jeux
00:40:21qui ne sont pas les miens.
00:40:22À Moribourlet,
00:40:23c'est quand même incroyable
00:40:23ce qui est en train de se passer
00:40:24parce que, encore une fois,
00:40:25c'est des restaurants
00:40:26qui étaient classiques
00:40:27jusque-là
00:40:28qui sont en train
00:40:29de devenir halal
00:40:30et comme on l'a dit
00:40:31chaque fois qu'on a fait ça,
00:40:32que quelqu'un décide
00:40:33de monter un restaurant halal
00:40:35parce qu'il est musulman
00:40:36et parce qu'il a envie
00:40:37de partager ça
00:40:37avec sa communauté,
00:40:38il n'y a zéro souci.
00:40:39Ce qui choque
00:40:40beaucoup de gens aujourd'hui,
00:40:41c'est que des restaurants
00:40:42qui étaient jusque-là,
00:40:43je vais dire classiques
00:40:44pour simplifier,
00:40:44classiques,
00:40:45sont en train de devenir
00:40:46100% halal.
00:40:47C'est-à-dire qu'on n'a plus
00:40:48le choix.
00:40:48Quand vous allez manger
00:40:49dans ces restaurants,
00:40:50quand vous allez,
00:40:51à partir du 21 janvier,
00:40:52manger dans un de ces 24 restaurants
00:40:54KFC,
00:40:55ce sera forcément du halal.
00:40:56Mais le marché halal
00:40:57pèse des milliards
00:40:58depuis des années.
00:41:00Donc on vend son âme
00:41:01pour l'argent.
00:41:02Bien plus, évidemment,
00:41:02bien plus que le bio
00:41:04et évidemment que
00:41:05beaucoup de Français
00:41:06d'ailleurs consomment du halal
00:41:07sans même le savoir.
00:41:08C'est la rencontre
00:41:08dans cette affaire
00:41:09à la fois de l'idéologie radicale
00:41:12parce que malheureusement
00:41:12le halal
00:41:13est cette expression alimentaire
00:41:16de cette forme
00:41:16de djihad culturelle
00:41:17qui est menée
00:41:18par les islamistes
00:41:18sur le sol français
00:41:19et puis du business.
00:41:21C'est la loi du nombre
00:41:22qui compte.
00:41:23Et le communautarisme
00:41:24n'est que la conséquence
00:41:25si on va jusqu'au bout
00:41:26du raisonnement
00:41:26de cette immigration
00:41:27massive et incontrôlée
00:41:28depuis 30 ans
00:41:29notamment d'origine
00:41:30arabo-musulmane
00:41:31qui non seulement
00:41:32fait le jeu
00:41:32des islamistes
00:41:33mais aussi de son allié
00:41:34objectif
00:41:34que sont les militants
00:41:35d'extrême-gauche.
00:41:35Ah oui, non,
00:41:37mais là,
00:41:38on ne peut pas
00:41:38entendre ça.
00:41:40Pourquoi ?
00:41:40Le halal radical.
00:41:42On ne peut pas
00:41:43entendre ça.
00:41:43Ah non, c'est parce que
00:41:43j'ai dit tout.
00:41:44Ce que vous avez dit,
00:41:44vous avez dit,
00:41:45ça vient d'un système
00:41:47islamiste.
00:41:48C'est ce que je viens
00:41:48de me dire.
00:41:49On va mettre la barre
00:41:50et puis vous allez vous...
00:41:51J'ai dit qu'il était promu
00:41:52par les islamistes
00:41:52parce que ça fait partie
00:41:53d'une stratégie culturelle.
00:41:55Qu'est-ce que vous êtes
00:41:56en train de dire ?
00:41:56Le djihad culturel
00:41:57pour le sol français.
00:41:58Qu'est-ce que vous êtes
00:41:58en train de dire ?
00:41:58Pareil pour le djihad
00:41:59vestimentaire.
00:42:00Vous avez l'abaya,
00:42:00vous avez le...
00:42:01Promu par les islamistes.
00:42:02C'est ce que vous dites.
00:42:04Vous parlez de radicalisation.
00:42:05Et là, on parle de halal.
00:42:06Donc, en fait,
00:42:07vous pouvez mettre ça aussi
00:42:08à côté du casher
00:42:09parce que c'est un peu
00:42:10les mêmes formes.
00:42:12Donc, à un moment donné,
00:42:13moi, ce qui me dérange
00:42:14et moi, ce qui me dérange
00:42:15essentiellement dans ce que vous dites,
00:42:18les musulmans,
00:42:19ils n'ont rien demandé.
00:42:19Ben oui, c'est ça.
00:42:20Vous voyez ?
00:42:20Les musulmans,
00:42:21ils n'ont rien demandé.
00:42:22Et ça, c'est une réalité certaine.
00:42:23Ils n'ont pas demandé à QIC,
00:42:25ni KFC,
00:42:25ni quoi que ce soit
00:42:26de mettre tous leurs produits halal.
00:42:28D'une part.
00:42:29C'est faux.
00:42:29D'autre part, non.
00:42:30C'est faux.
00:42:30Non, ils n'ont rien demandé,
00:42:31les musulmans.
00:42:31Vous avez des quartiers antiques
00:42:32dans de nombreuses villes de France
00:42:34où vous avez des magasins halal.
00:42:36C'est bien qu'il y a eu
00:42:36une demande du consommateur.
00:42:38Je vais finir.
00:42:38Je vais finir.
00:42:39C'est pas pareil.
00:42:40C'est pas pareil.
00:42:40C'est pas un restaurant
00:42:41qui ouvre directement à l'âme.
00:42:42Exactement.
00:42:43Mais c'est la loi du marché.
00:42:44C'est l'offre qui répond à la demande.
00:42:45Mais c'est pas les musulmans
00:42:46qui ont demandé.
00:42:47Non, du tout.
00:42:47Les musulmans qui ont demandé.
00:42:48Et je vais aller plus loin avec vous.
00:42:50Alors, si,
00:42:50pour les observateurs
00:42:51un peu aguerris,
00:42:54lors du problème
00:42:55qu'il y a à Gaza
00:42:56et en Israël,
00:42:57beaucoup de la communauté musulmane
00:43:00veulent parler de boycott
00:43:02pour justement ces enseignes-là.
00:43:04KFC,
00:43:04QIC,
00:43:05en pensant,
00:43:05en disant qu'ils avaient
00:43:07un lien direct
00:43:07ou indirect
00:43:08avec le gouvernement Netanyahou.
00:43:10Et pourquoi aujourd'hui
00:43:12ils demanderaient du halal
00:43:13dans leur magazine ?
00:43:14Vous êtes en train d'expliquer
00:43:15que leur haine sera...
00:43:16Non, non, je suis en train...
00:43:17Mais ça n'a rien à voir.
00:43:19QIC,
00:43:19quand il décide,
00:43:20quand QIC décide
00:43:21de mettre du halal
00:43:22dans ce restaurant...
00:43:23De devenir...
00:43:24Non, mais c'est pas de mettre du halal.
00:43:25Moi, c'est ça que je m'appelle.
00:43:25Tout halal.
00:43:26Non, mais OK.
00:43:26Tout halal.
00:43:26Il ne décide pas de mettre du halal
00:43:28parce que ça,
00:43:28il n'y a aucun souci.
00:43:29Il décide de devenir 100% halal.
00:43:31Il n'y a pas de souci.
00:43:32Moi, je comprends.
00:43:33C'est bien qu'il y a...
00:43:33Et surtout,
00:43:34je pense que personne ne le sait,
00:43:36honnêtement,
00:43:36à part les musulmans,
00:43:37je pense que personne ne sait
00:43:38que quand vous allez dans un QIC,
00:43:39vous mangez 100% halal.
00:43:40Vous regardez leur pub à la télé,
00:43:41c'est jamais dit.
00:43:42Il y a des pubs qui sont sans halal.
00:43:43Jamais on vous dit,
00:43:44c'est 100% halal.
00:43:45Je vous propose...
00:43:45En continuant de parler,
00:43:46je vous propose d'écouter
00:43:47Isabelle Saporta,
00:43:47qui est éditorialiste sur RTL.
00:43:49Et je trouve qu'elle a fait
00:43:49un très bon papier ce matin là-dessus.
00:43:51Elle a dit, en fait,
00:43:51c'est du séparatisme religieux
00:43:53pour une affaire de gros sous,
00:43:55ce qui est en train d'être fait.
00:43:55Écoutez-la.
00:43:57Oui,
00:43:57non contente de faire grossir
00:43:59nos enfants avec leur malbouffe,
00:44:01non contente de laminer
00:44:02notre restauration traditionnelle
00:44:04avec leur nourriture standardisée,
00:44:06certaines chaînes de fast-food
00:44:07comme KFC
00:44:08ont décidé de se mettre
00:44:09au séparatisme religieux
00:44:11pour une affaire de gros sous.
00:44:12Bien entendu,
00:44:13tout ça est enrobé
00:44:14dans du verbiage pseudo sympa.
00:44:17Sauf que KFC,
00:44:18on vous voit.
00:44:19Quand vous nous dites,
00:44:20je vous cite,
00:44:21notre ambition est de rassembler
00:44:22le plus grand nombre
00:44:23autour de notre table,
00:44:24dans le respect des choix
00:44:25et de la diversité de chacun.
00:44:27C'est dans le respect des choix
00:44:28et de la diversité de chacun
00:44:30que vous allez nous imposer
00:44:31du poulet exclusivement halal
00:44:33dans 24 de vos restaurants.
00:44:34Pardon,
00:44:34mais elle est où,
00:44:35la diversité, là ?
00:44:36Je ne la vois pas bien.
00:44:37Je vois bien le séparatisme,
00:44:39ou plutôt d'ailleurs,
00:44:39non,
00:44:40le prosélytisme du poulet,
00:44:42mais je ne vois pas la diversité.
00:44:43Assumez
00:44:43et dites que vous surfez
00:44:45sur un business,
00:44:47comme vous dites,
00:44:47comment vous dites ça ?
00:44:48Déjà, attention,
00:44:49je vous cite encore,
00:44:50accompagner l'évolution du marché,
00:44:52satisfaire une demande croissante
00:44:54d'une partie des consommateurs.
00:44:55Mais du coup,
00:44:56pour faire des sous,
00:44:57je ne comprends pas bien
00:44:58pourquoi on ne peut pas
00:44:58faire cohabiter les deux offres
00:45:00sous le même toit,
00:45:00le halal et le non-halal.
00:45:02Pourquoi tout d'un coup,
00:45:03il serait urgent
00:45:03que ce soit 100% halal ?
00:45:05Et vous faites quoi
00:45:05si les clients ne sont pas contents ?
00:45:07Vous leur dites d'aller
00:45:07se faire voir ailleurs,
00:45:08là où c'est encore mixte ?
00:45:09C'est ça ?
00:45:10Isabelle Saporta ce matin sur RTL
00:45:12m'a dit,
00:45:13c'est une forme de séparatisme ?
00:45:15Moi, en toute honnêteté,
00:45:16ça ne me gêne pas
00:45:16qu'il y ait des restaurants halal.
00:45:18Alors, moi,
00:45:19je ne suis pas leur cliente,
00:45:20même si moi,
00:45:20je mange halal,
00:45:21je mange très peu de viande.
00:45:22Donc, honnêtement,
00:45:23si c'est avec moi
00:45:23qu'ils pensent faire leur business,
00:45:25ils ne vont pas gagner grand-chose.
00:45:27Néanmoins,
00:45:28je trouve que c'est normal
00:45:28qu'il y ait du halal en France,
00:45:30comme il est de la même manière
00:45:30qu'il y a du cachère.
00:45:31Ceux qui veulent manger cachère
00:45:32vont chez les cachères,
00:45:33ceux qui veulent manger halal vont chez...
00:45:34Je dis, mais est-ce que c'est normal
00:45:35de transformer des restaurants
00:45:37qui ne l'étaient pas
00:45:38en 100% halal,
00:45:39ne laissant plus le choix aux gens ?
00:45:40En revanche,
00:45:40la réalité,
00:45:41c'est que la réalité,
00:45:42elle est tout simplement économique.
00:45:43Et les musulmans, eux-mêmes,
00:45:44n'ont pas demandé
00:45:45ni à KFC,
00:45:46ni à Quick de devenir halal.
00:45:47La vérité,
00:45:48c'est qu'il y a de l'argent à prendre.
00:45:48Ils ont compris qu'il y avait un marché
00:45:49et ils le font.
00:45:50Et évidemment,
00:45:51moi, je pense qu'il aurait été
00:45:52peut-être plus juste
00:45:53de faire une offre halal
00:45:55et à côté,
00:45:55une offre non halal.
00:45:57Ceux qui veulent aller manger
00:45:58mangent halal.
00:45:59Je reste sur l'aspect
00:46:02quand même économique
00:46:02parce que les 24 restaurants
00:46:04en KFC,
00:46:04je voudrais savoir
00:46:05exactement où ils sont.
00:46:06Où ils sont ?
00:46:06On n'a pas les adresses
00:46:07au niveau des économistes
00:46:08aujourd'hui ou demain.
00:46:09On aura tout de suite le ratio.
00:46:10C'est-à-dire que
00:46:11si ces restaurants
00:46:11sont fréquentés
00:46:12à 99%
00:46:13de gens d'origine musulmane
00:46:15et qui sont...
00:46:15Mais le patron de KFC,
00:46:17ça ne merde pas.
00:46:18Ça, vous ne le saurez pas,
00:46:19Bruno.
00:46:19C'est-à-dire que même
00:46:19si on vous dit
00:46:20c'est dans tel endroit,
00:46:20vous ne saurez pas
00:46:21le pourcentage de la clientèle
00:46:22qui consomme habituellement halal.
00:46:24Ils prennent la décision
00:46:25parce qu'ils ont sans doute
00:46:26des études de marché
00:46:26mais vous n'aurez jamais
00:46:27l'information.
00:46:28Mais on n'a qu'un équilibre.
00:46:29En revanche,
00:46:30ce qui est assez nouveau,
00:46:30c'est que maintenant,
00:46:31vous avez les catholiques
00:46:32qui commencent à ouvrir leur bouche.
00:46:33Évidemment.
00:46:34Après s'être tué
00:46:35pendant des années
00:46:35et avoir tendu l'autre joue
00:46:36comme c'est prévu normalement,
00:46:39ils commencent à ouvrir leur bouche.
00:46:40Je vous propose
00:46:40d'écouter une influenceuse.
00:46:41Elle s'appelle Cara.
00:46:43Elle, elle dit
00:46:43il faut boycotter maintenant.
00:46:44Ça suffit,
00:46:45il faut boycotter
00:46:45toutes ces marques.
00:46:46C'est une influenceuse catholique
00:46:47et qui dit
00:46:48moi, je n'ai pas envie
00:46:55à partir de la fin du mois,
00:46:56de ce mois-ci.
00:46:57Donc, on est en janvier 2026.
00:46:59À partir du 21 janvier,
00:47:00les KFC deviennent halal.
00:47:02What the fuck ?
00:47:03Là, ça veut dire
00:47:03que les chrétiens
00:47:04ou les juifs
00:47:05ou les athées
00:47:06ou n'importe qui
00:47:07qui juste ne désire pas
00:47:08manger de viande halal
00:47:10ne peut plus manger à KFC.
00:47:12Mais pas juste à KFC
00:47:12parce qu'il y a V-Quick,
00:47:13ensuite, il y a Five Guys.
00:47:14En fait,
00:47:15tous les fast-foods
00:47:16deviennent halal.
00:47:18Et avant qu'on me dise
00:47:18ouais, non, mais
00:47:19t'es islamophable et tout.
00:47:20Rien à voir.
00:47:21Mais en fait,
00:47:21c'est-à-dire qu'il n'y a
00:47:22pas d'alternative.
00:47:23Genre, vous ne pouvez pas
00:47:23faire un délire en mode
00:47:24tu peux manger halal
00:47:25mais c'est une alternative.
00:47:26Genre, non,
00:47:27c'est forcé à tout le monde
00:47:27de manger halal.
00:47:28C'est quoi ce délire en fait ?
00:47:29Moi, je suis chrétienne.
00:47:29Je n'ai pas envie de manger halal.
00:47:30Je n'ai pas envie de manger
00:47:31de la nourriture
00:47:32qui a été sacrifiée
00:47:33pour des juifs
00:47:33qui ne sont pas les miens en fait.
00:47:34Ou il y a eu des cultes
00:47:35qui ont été faits
00:47:35pour des juifs
00:47:35qui ne sont pas les miens.
00:47:36Mais je trouve que c'est
00:47:37trop une dinguerie.
00:47:37on est dans un pays laïque
00:47:39et tous les fast-foods
00:47:40sont halals.
00:47:41Je trouve que c'est
00:47:41trop un truc de dingue.
00:47:43Valérie Barni,
00:47:44comment vous réagissez
00:47:45quand vous entendez ça ?
00:47:45Moi, j'ai envie de dire
00:47:46à cette dame quand même
00:47:47déjà que les juifs
00:47:48ils mangent kachère.
00:47:49Donc, en fond,
00:47:50déjà, c'est un faux débat
00:47:51d'une part.
00:47:51Il n'y a pas de kachère
00:47:52c'est KFC.
00:47:53Non, mais KFC n'est pas kachère.
00:47:55Donc, voilà.
00:47:56Pourquoi ?
00:47:56Donc, ce que je suis en train
00:47:57de vous dire.
00:47:58Ils sont halal
00:47:58mais pas kachère.
00:47:59Mais oui, d'accord,
00:48:00j'entends.
00:48:00Mais comme il disait,
00:48:07on parle d'enseignes américaines.
00:48:09Alors, si on est des patriotes,
00:48:11vous voyez ?
00:48:11Là, on peut amener
00:48:13cette masse financière
00:48:14chez, justement,
00:48:15les restaurants français,
00:48:17bien français.
00:48:18C'est ça le truc.
00:48:20Chez McDo,
00:48:21parce que McDo,
00:48:21ce n'est pas français
00:48:22mais en revanche,
00:48:22eux, ils ont décidé
00:48:23pour l'instant
00:48:23de ne pas avoir
00:48:24un seul restaurant
00:48:24qui soit halal
00:48:25et pourtant,
00:48:26c'est la plus grosse marque
00:48:28de fast-food.
00:48:29Eux, ils résistent.
00:48:30Oui, et la viande
00:48:31vient de France.
00:48:32La viande vient de France
00:48:33et les pommes de terre aussi,
00:48:34je crois, d'ailleurs.
00:48:35Donc, voilà.
00:48:36Enfin, à un moment,
00:48:36il y a un truc qui ne va pas.
00:48:37Est-ce que vous n'arrivez pas
00:48:38à concevoir
00:48:39qu'il y a quelque chose
00:48:40qui ne va pas dans cette histoire ?
00:48:40Non, moi, je...
00:48:41Je veux dire,
00:48:42imposer aux Français,
00:48:44à tous les Français
00:48:45de manger halal,
00:48:46ce n'est pas possible.
00:48:47Oui, mais ça,
00:48:47c'est un problème économique.
00:48:49Encore, on pourra le mettre
00:48:50sur la table.
00:48:50Est-ce que ça vous choque
00:48:51ou pas qu'on soit obligé
00:48:52de manger halal ?
00:48:53Non, mais moi,
00:48:53comment je...
00:48:54Non, obliger les gens,
00:48:56ils n'obligent pas les gens.
00:48:57Si tu ne veux pas manger halal,
00:48:58tu ne vas pas au KFC
00:48:59et puis c'est tout.
00:48:59Ah d'accord,
00:48:59on se prive de KFC,
00:49:02on se prive de Quick,
00:49:03on se prive éventuellement
00:49:04de Five Guys.
00:49:05C'est ça, en fait,
00:49:06on ne peut plus manger
00:49:06dans les fast-foods, quoi.
00:49:07Ben non,
00:49:07ce n'est pas ça.
00:49:09Non, non,
00:49:09ce n'est pas ça.
00:49:10Le souci qu'on a aujourd'hui,
00:49:11c'est qu'en haut
00:49:12de cette pyramide,
00:49:13on a des superpuissants
00:49:15et de l'agro...
00:49:16Ben oui,
00:49:16c'est la réalité.
00:49:17Mais je ne comprends pas
00:49:17pourquoi en France,
00:49:18en fait,
00:49:18on va nous obliger
00:49:19à manger halal,
00:49:19excusez-moi.
00:49:21Pourquoi on va nous obliger
00:49:21à manger halal ?
00:49:23Est-ce qu'en Arabie Saoudite,
00:49:24vous pouvez manger
00:49:24non-halal ?
00:49:25Non, mais quoi qu'il arrive,
00:49:27je pense qu'il faut
00:49:27les deux offres,
00:49:28tout simplement.
00:49:29Il faut les deux offres.
00:49:30Mais moi,
00:49:30ce que je dis,
00:49:32c'est que parallèlement,
00:49:34aujourd'hui,
00:49:34c'est comme ça.
00:49:35Qu'est-ce qu'on fait
00:49:35pour combattre ça ?
00:49:36C'est ça, le truc.
00:49:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:49:38KFC a décidé
00:49:39de mettre du 100% halal.
00:49:41Nous, et moi,
00:49:42c'est ce que...
00:49:42J'entends cette petite musique
00:49:44qui sonne tout le temps,
00:49:45on a l'impression
00:49:45qu'on stigmatise encore
00:49:46les musulmans.
00:49:47C'est pas la raison des musulmans.
00:49:48On a pas envie de manger halal.
00:49:52Non, c'est pas ce que je dis.
00:49:53J'ai pas envie de manger halal
00:49:54et je suis pas contre les musulmans.
00:49:55Mais je suis d'accord avec vous.
00:49:56Moi, je dis qu'il faut
00:49:57les deux offres.
00:49:58Il faut les deux offres.
00:49:59Mais ça, je suis d'accord
00:49:59avec vous à 100%.
00:50:00Thomas Bonnet.
00:50:00Moi, je trouve que la question
00:50:01qui soulève ce débat
00:50:02plus largement,
00:50:03c'est la cohabitation
00:50:03entre différentes communautés
00:50:05religieuses, en l'occurrence.
00:50:07Ce que je constate quand même,
00:50:08c'est que dans certains quartiers,
00:50:09par exemple,
00:50:09les boucheries,
00:50:10il n'y a plus de boucheries
00:50:11qui ne sont pas halal
00:50:11parce que ça répond aussi
00:50:13à la loi du marché.
00:50:14Mais vous voyez,
00:50:14il y a aussi cette idée
00:50:15de est-ce qu'on peut laisser
00:50:16un peu de place aussi
00:50:16à ceux qui consomment
00:50:18de la viande classique
00:50:19pour reprendre le terme
00:50:20que vous avez employé.
00:50:21Et puis, je l'avais déjà dit,
00:50:22mais moi, ce que je regrette,
00:50:23c'est que maintenant,
00:50:24même sur le repas,
00:50:25sur le fait de partager un repas,
00:50:26on arrive à se diviser.
00:50:27C'est ça qui est terrible.
00:50:28C'est qu'aujourd'hui,
00:50:28dans notre société,
00:50:29on en est arrivé au même
00:50:29l'alimentation,
00:50:31la gastronomie
00:50:31qui est pourtant
00:50:32à la force de la France.
00:50:33Bon, pas sur les fast-foods,
00:50:34je vous l'accorde,
00:50:34mais dans le sens large,
00:50:35ça fait encore débat
00:50:36et ça crée de la division.
00:50:37Je ne peux que le déplorer.
00:50:38Sabrina ?
00:50:39Oui, imposer la religion,
00:50:42même dans les assiettes,
00:50:43c'est là qu'on voit le recul,
00:50:45surtout de la laïcité en France.
00:50:47Nous, on le voit
00:50:48dans nos faits divers,
00:50:49comme on dit,
00:50:49dans nos affaires judiciaires,
00:50:50ce recul de la laïcité.
00:50:52Maintenant, on voit
00:50:52qu'il va même sur des domaines
00:50:53comme l'alimentaire
00:50:54dans notre pays.
00:50:55C'est ça aussi
00:50:56qui pose question.
00:50:57Amory ?
00:50:57Le Allah n'est qu'un révélateur.
00:50:59Les responsables ne sont ni
00:51:00ces enseignes
00:51:01qui font du business
00:51:02et elles ont le droit de le faire
00:51:03dans le cadre de la loi française
00:51:05ni d'ailleurs les musulmans.
00:51:06Le problème,
00:51:07ce sont les politiques
00:51:08qui ont laissé entrer en France
00:51:09depuis plus de 30 ans
00:51:10une émigration massive
00:51:12et incontrôlée
00:51:12et d'origine arabo-musulmane
00:51:14et aujourd'hui
00:51:14qui est en train
00:51:15de bouleverser la France
00:51:17et notre identité notamment.
00:51:19Il y a une question
00:51:20qui se pose aussi,
00:51:20par exemple,
00:51:20est-ce que les catholiques
00:51:21ont le droit de manger halal ?
00:51:23Alors ça,
00:51:23c'est une vraie question.
00:51:24J'ai eu 300 réponses.
00:51:26J'ai interrogé des prêtres,
00:51:27j'ai interrogé beaucoup de gens.
00:51:28Personne ne me dit la même chose.
00:51:29Alors écoutez,
00:51:30ce prêtre catholique,
00:51:31ce père Adrien
00:51:32qui répond justement sur l'halal.
00:51:34Est-ce qu'un catholique
00:51:35a le droit de manger halal ou pas ?
00:51:37Alors c'est plutôt non quand même.
00:51:40Pour nous chrétiens,
00:51:41normalement,
00:51:41les questions de nourriture
00:51:41sont toujours secondaires.
00:51:43Jésus a déclaré pur
00:51:44tous les aliments.
00:51:45Mais là,
00:51:46halal,
00:51:46quand on dit tout ça,
00:51:46on se dit
00:51:47que ce n'est pas anodin.
00:51:47Ça pose des questions écologiques
00:51:48sur la souffrance animale,
00:51:50ça pose des questions religieuses.
00:51:51L'animal a été consacré à halal
00:51:52dans un rythme musulman.
00:51:54Ça pose des questions financières.
00:51:55Je n'ai rien contre la mosquée de Paris,
00:51:56mais enfin,
00:51:57je n'ai pas forcément envie
00:52:01de la justification.
00:52:02Eh bien,
00:52:02on retourne dans la Bible
00:52:03pour savoir comment se comporter.
00:52:05Alors là,
00:52:05il y a quelque chose qui est fabuleux.
00:52:06On aperçoit que c'était exactement
00:52:08cette question-là
00:52:09qu'avaient les premiers chrétiens.
00:52:10Et c'est là où on se dit
00:52:11que c'est la même église,
00:52:12en fait,
00:52:12c'est la même foi.
00:52:13Donc on regarde ce que dit Saint Paul.
00:52:14C'est un Corinthien 8.
00:52:16Et Saint Paul,
00:52:16en gros,
00:52:16vous dit
00:52:171.
00:52:18Il ne faut pas que ce soit
00:52:18un sujet de discorde entre nous.
00:52:202.
00:52:21On en a le droit.
00:52:24Mais que 3.
00:52:25Lui,
00:52:26Saint Paul,
00:52:27il ne le fera pas.
00:52:28Il n'en mangera pas.
00:52:29Alors,
00:52:31il y a cette phrase
00:52:32qui est extraordinaire.
00:52:33Il vous dit
00:52:34ce n'est pas un aliment
00:52:34qui nous rapprochera de Dieu.
00:52:36Si nous n'en mangeons pas,
00:52:37nous ne manquons de rien.
00:52:38Si nous en mangeons,
00:52:39nous n'avons rien de plus.
00:52:40Mais il ne faut pas
00:52:40que l'usage de votre droit
00:52:41soit une occasion pour vous
00:52:42de faire chuter
00:52:43les personnes qui sont faibles.
00:52:44Si à cause d'un aliment,
00:52:45je viens faire chuter
00:52:46la paire de mon prochain,
00:52:47moi,
00:52:47je ne mangerai plus jamais
00:52:48de cette viande.
00:52:49Ça veut dire,
00:52:49en gros,
00:52:50que quand vous avez le choix
00:52:51de manger halal,
00:52:52pas halal,
00:52:52vous ne mangez pas halal.
00:52:53Quand vous n'avez pas le choix,
00:52:54par exemple,
00:52:55quand vous êtes invité
00:52:55chez un musulman,
00:52:56vous n'êtes pas là
00:52:57pour casser la tête des gens.
00:52:58Vous en mangez.
00:52:59Si pour vous,
00:52:59la seule manière
00:53:00qu'on a de reconnaître
00:53:01que vous êtes chrétien,
00:53:01c'est que vous refaisiez
00:53:02de manger halal,
00:53:02ça pose un problème.
00:53:04Normalement,
00:53:04on vous dit Saint-Paul,
00:53:05c'est par votre douceur
00:53:07et votre charité
00:53:08qu'on doit reconnaître
00:53:08que vous êtes chrétien.
00:53:09Voilà,
00:53:10le frère Paul Adria,
00:53:11c'est vrai que c'est un peu mitigé,
00:53:12mais globalement non,
00:53:13quand même.
00:53:14Donc,
00:53:14ça veut dire quand même
00:53:15que ces fast-foods
00:53:17vont se priver des catholiques,
00:53:19vont se priver des juifs.
00:53:22Le calcul,
00:53:23je ne sais pas s'il est bon.
00:53:24À part s'ils font le calcul
00:53:25que personne ne va savoir
00:53:26qu'ils sont vraiment halal,
00:53:27comme chez Quick,
00:53:27par exemple,
00:53:28et que tout le monde
00:53:28va y aller en ne sachant pas,
00:53:30sauf les musulmans
00:53:31qui vont savoir
00:53:31que c'est halal.
00:53:32Moi,
00:53:32je n'entends pas dans les propos.
00:53:36Vous n'entendez pas quoi ?
00:53:36Je n'entends pas non.
00:53:37Non,
00:53:37c'est plutôt non.
00:53:39Non,
00:53:39je n'entends pas plutôt non.
00:53:40Oui,
00:53:40c'est ce qu'il a expliqué.
00:53:41On ne va pas le repasser
00:53:41une deuxième fois.
00:53:42Il explique que c'est plutôt non,
00:53:45que c'est plutôt non,
00:53:49qui fait halal.
00:53:51C'est un discours de paix.
00:53:53C'est-à-dire,
00:53:53vous allez chez quelqu'un
00:53:53qui fait du halal,
00:53:54vous mangez halal.
00:53:56Mais c'est quand même plutôt non.
00:53:57Je comprends,
00:53:57M. Morandini,
00:53:58mais il n'y a pas d'interdiction.
00:53:59Donc moi,
00:53:59dès lors,
00:53:59il n'y a pas d'interdiction.
00:54:00C'est plutôt non.
00:54:01Non,
00:54:02bref.
00:54:02Oui,
00:54:03c'est plutôt non.
00:54:03Ça veut dire,
00:54:03il n'y a pas d'interdiction.
00:54:06Si vous pouvez éviter,
00:54:07ne le faites pas.
00:54:07Mais en revanche,
00:54:08l'idée,
00:54:08c'est d'avoir quand même
00:54:09de la paix.
00:54:10C'est customique.
00:54:11Mais par contre,
00:54:12chez les juifs,
00:54:12il y a interdiction
00:54:13de manger halal.
00:54:14Vous voyez ?
00:54:14Je ne sais pas tout à fait.
00:54:17Que vont faire les athées ?
00:54:17Que vont faire les personnes athées ?
00:54:19Parce que là,
00:54:19on parle de religion,
00:54:20mais que vont faire les athées ?
00:54:21Je ne sais pas.
00:54:23Allez,
00:54:24gardez-moi à Maury,
00:54:25on fait la pause.
00:54:25Moi,
00:54:25je suis catholique,
00:54:26il m'est déjà arrivé
00:54:27de manger du halal.
00:54:28La vraie question,
00:54:29c'est le libre choix.
00:54:30Est-ce que les Français,
00:54:31dans certains quartiers
00:54:32de ville de France,
00:54:33ont le libre choix
00:54:34de ne pas consommer halal ?
00:54:35Malheureusement,
00:54:35la réponse est non.
00:54:37Ça sera intéressant de suivre quand même.
00:54:41il y en a 24.
00:54:42Si demain,
00:54:42il y a 200 à l'année prochaine,
00:54:44là,
00:54:44on pourra se poser des questions.
00:54:45Non,
00:54:45mais c'est un test.
00:54:45C'est évident que c'est un test.
00:54:47Ils commencent par 24,
00:54:48ils vont voir si ça marche sur 24.
00:54:50Et si ça marche sur 24,
00:54:51ils passent-on à 200
00:54:51et non à 400.
00:54:53Je ne sais pas.
00:54:53Évidemment,
00:54:54je ne vois pas pourquoi
00:54:55ils vont s'arrêter à 24.
00:54:56Je ne sais pas,
00:54:56parce qu'il y a des territoires
00:54:57où les gens ne veulent pas manger halal.
00:54:59Venez chez moi,
00:55:00dans mon bled,
00:55:01on ne range pas halal chez vous.
00:55:01Ah ben non.
00:55:02Siondari et compagnie,
00:55:03je ne passe pas.
00:55:03On va faire une pause.
00:55:10On va se retrouver dans un instant.
00:55:11On va parler de Cran-Montana
00:55:12avec un témoignage très fort
00:55:13dans un instant,
00:55:14celui d'Olivier.
00:55:15Olivier a été brûlé
00:55:17à 97%
00:55:18à l'âge de 9 ans.
00:55:20Et aujourd'hui,
00:55:20Olivier a envie
00:55:21de faire deux choses.
00:55:22D'une part,
00:55:22c'est un message d'espoir
00:55:23pour tous ceux
00:55:24qui ont été brûlés
00:55:24à Cran-Montana.
00:55:25Il veut leur dire
00:55:26qu'on peut vivre
00:55:27malgré les brûlures,
00:55:28malgré les souffrances.
00:55:29On peut continuer à vivre.
00:55:30Et il veut pousser
00:55:31un coup de gueule
00:55:31contre le dessin
00:55:32qui a été fait
00:55:33sur Charlie Hebdo
00:55:34sur les brûlés
00:55:35qui font du ski.
00:55:36Vous voyez le dessin
00:55:37en bas de l'image.
00:55:38Ce dessin affreux,
00:55:39terrible,
00:55:40violent, je trouve.
00:55:41Et il veut pousser
00:55:42un coup de gueule là-dessus.
00:55:43On se retrouve dans un instant
00:55:44avec Olivier,
00:55:45qui sera en direct
00:55:45avec nous.
00:55:46A tout de suite.
00:55:5311h36 sur CNews.
00:55:55Merci d'être en direct
00:55:56avec nous.
00:55:56On va revenir maintenant
00:55:57sur Cran-Montana
00:55:58avec un témoignage très fort.
00:55:59C'est celui d'Olivier.
00:56:01Olivier qui a été brûlé
00:56:02à 97%
00:56:03alors qu'il avait 9 ans.
00:56:05Bonjour Olivier.
00:56:06Bonjour.
00:56:07Merci beaucoup
00:56:07d'être en direct
00:56:08avec nous tout d'abord.
00:56:09Vous pouvez nous dire
00:56:10un petit mot peut-être
00:56:11d'abord sur votre histoire,
00:56:12sur ce qui vous est arrivé.
00:56:16Alors moi,
00:56:16j'ai eu un accident
00:56:17il y a 30 ans
00:56:18quand j'avais 9 ans.
00:56:19Donc dans un accident de camping
00:56:20qui fait que j'ai été brûlé
00:56:21sur 97% du corps.
00:56:23et voilà,
00:56:25je mets à profit
00:56:26mon expérience
00:56:27sur les réseaux
00:56:28pour accompagner,
00:56:31aider,
00:56:31faire de la prévention
00:56:32autour de la brûlure.
00:56:33C'est des années
00:56:34de souffrance
00:56:35bien évidemment
00:56:35pour vous
00:56:35comme on peut l'imaginer.
00:56:37Vous avez eu
00:56:37plus d'une cinquantaine
00:56:38d'opérations,
00:56:39vous avez eu
00:56:39des grèves de peau,
00:56:41vous avez eu
00:56:41plusieurs amputations également ?
00:56:43Oui,
00:56:44je suis restée 7 ans
00:56:45à l'hôpital.
00:56:46Donc comme vous venez
00:56:47de le dire,
00:56:47une cinquantaine
00:56:48d'opérations,
00:56:48c'est un très long parcours
00:56:50la convalescence
00:56:52de brûlure.
00:56:53Et ce que je trouve
00:56:54très fort
00:56:55et très généreux
00:56:56effectivement,
00:56:57c'est le fait
00:56:58que vous parliez
00:56:59et que vous ayez envie
00:56:59de partager
00:57:00votre expérience
00:57:01et en particulier
00:57:02ce qui vous a donné
00:57:03envie de parler
00:57:03et on le comprend,
00:57:04c'est ce qui s'est passé
00:57:04à Grand Montana
00:57:05avec ces dizaines
00:57:07de personnes
00:57:07qui ont été brûlées,
00:57:09qui ont été
00:57:09violemment brûlées,
00:57:11qui vont avoir
00:57:11des années de souffrance
00:57:13et ce n'est pas à vous
00:57:13que je vais expliquer ça.
00:57:15Vous avez eu envie
00:57:16de partager
00:57:17et de leur donner
00:57:18de l'espoir ?
00:57:19En fait,
00:57:20il y a eu deux choses.
00:57:21Il y a eu
00:57:21une grosse vague
00:57:24d'interrogations
00:57:24déjà de l'opinion publique
00:57:28de tout le monde
00:57:29sur...
00:57:29Voilà,
00:57:30les gens se sont mis
00:57:30à s'intéresser
00:57:31à la brûlure
00:57:31et à se demander
00:57:33ce qui allait attendre
00:57:34ces victimes
00:57:34et puis de l'autre côté
00:57:36on a été contactés
00:57:37en masse
00:57:38par les familles,
00:57:39les conjoints,
00:57:41les proches,
00:57:41les amis
00:57:41de tous ces jeunes
00:57:43de Grand Montana
00:57:44et donc voilà,
00:57:46il y avait un vrai besoin
00:57:47d'informations
00:57:49et d'accéder
00:57:50à un message d'espoir
00:57:54surtout de...
00:57:54Voilà,
00:57:55l'idée c'était
00:57:55de leur montrer
00:57:55qu'un après
00:57:57était possible
00:57:57et voilà.
00:57:59Qu'est-ce que vous leur dites
00:58:00justement à ces familles
00:58:01parce qu'en plus
00:58:02ils sont très jeunes,
00:58:03vous aviez 9 ans
00:58:04donc vous pouvez très bien
00:58:05comprendre ce que vivent
00:58:06même si eux ont
00:58:06quelques années de plus
00:58:07parce que la plupart
00:58:08ont autour d'une quinzaine
00:58:09d'années.
00:58:10Qu'est-ce que vous leur dites
00:58:11parce que je pense
00:58:12que ces familles
00:58:13doivent se dire
00:58:13et on peut se mettre
00:58:14à la place
00:58:15mais la vie de mon gamin
00:58:16est foutue,
00:58:17la vie de mon enfant
00:58:18c'est fini.
00:58:20Vous,
00:58:21vous avez envie
00:58:21de donner un message d'espoir.
00:58:22Qu'est-ce que vous leur dites
00:58:23à ces familles ?
00:58:25Nous on essaye déjà
00:58:26de répondre
00:58:26à leurs interrogations.
00:58:28On n'est pas médecin
00:58:28donc voilà,
00:58:30il ne s'agit pas
00:58:31de leur donner
00:58:33d'informations
00:58:33parce qu'on a beaucoup
00:58:34de demandes sur les chances
00:58:36de survie,
00:58:36ce genre de choses
00:58:36et ça on s'y refuse.
00:58:38Les médecins font très bien
00:58:39leur travail
00:58:39mais par contre nous
00:58:40on peut leur donner
00:58:41voilà des...
00:58:44Comme vous venez de le dire
00:58:45c'est beaucoup d'adolescents
00:58:46donc pour en rencontrer
00:58:49régulièrement
00:58:50les questions
00:58:50qui vont être récurrentes
00:58:51c'est voilà
00:58:52est-ce que je vais avoir
00:58:52une vie normale
00:58:53est-ce que je vais
00:58:53faire ma vie
00:58:55rencontrer quelqu'un
00:58:56et donc en fait
00:58:57de leur donner accès
00:58:58à des gens
00:58:59qui sont passés par là
00:59:00et qui sont arrivés
00:59:03au stade d'après
00:59:04ça suffit quand même
00:59:06à en rassurer beaucoup
00:59:06alors voilà
00:59:07il ne s'agit pas
00:59:09de leur mentir
00:59:09là ils sont pour un
00:59:10très très long combat
00:59:12et une longue convalescence
00:59:14mais on leur montre
00:59:16qu'un après
00:59:17est tout à fait envisageable.
00:59:19Et qu'est-ce que vous répondez
00:59:20aux deux questions
00:59:21que vous avez vous-même
00:59:21formulées ?
00:59:22Est-ce qu'une vie est possible ?
00:59:23Est-ce qu'on arrive
00:59:24à être heureux
00:59:25après avoir vécu ça ?
00:59:27Ben moi
00:59:28j'en suis le parfait exemple
00:59:29pour le coup
00:59:30parce que brûler à 97%
00:59:31il y a 30 ans de ça
00:59:33et aujourd'hui
00:59:33voilà j'ai des enfants
00:59:35je travaille
00:59:36donc en fait
00:59:37vraiment
00:59:39oui
00:59:41on symbolise
00:59:42cette réalité.
00:59:46C'est vraiment
00:59:46je pense que
00:59:47je vais vous poser une question
00:59:48que beaucoup de gens se posent
00:59:48mais
00:59:49c'était
00:59:50vous aviez 9 ans
00:59:51c'était il y a 30 ans
00:59:52est-ce que dans ces 30 années
00:59:53il y a des moments
00:59:54où vous vous êtes dit
00:59:54c'est pas possible ?
00:59:56Je peux pas continuer comme ça ?
00:59:59Alors il y a des hauts
00:59:59il y a des bas
01:00:00ça c'est comme pour tout
01:00:02il y a un deuil à faire
01:00:03de l'image d'avant
01:00:04de l'image d'après
01:00:05alors
01:00:06voilà
01:00:07moi j'étais enfant
01:00:08je pense quand même
01:00:08que c'est un petit peu plus simple
01:00:09quand on est enfant
01:00:10on grandit
01:00:12on évolue
01:00:13on a moins à perdre
01:00:14dans l'instant
01:00:15là
01:00:15ils ont un petit peu
01:00:16le pire âge
01:00:17auquel ça pouvait arriver
01:00:18parce qu'ils sont
01:00:19en pleine construction
01:00:20de leur identité
01:00:21mais voilà
01:00:23on est sur des jeunes
01:00:23qui vont être
01:00:24beaucoup encadrés
01:00:25très accompagnés
01:00:26que ce soit par les équipes médicales
01:00:28des équipes de psychologues
01:00:30donc
01:00:30ils auront des réponses
01:00:36en allant en fait
01:00:36ça sert à rien
01:00:37de leur donner trop d'informations
01:00:40parce qu'on avait
01:00:40beaucoup de personnes
01:00:41la semaine dernière
01:00:42qui nous ont contactés
01:00:42qui étaient encore en état
01:00:43un petit peu de sidération
01:00:44en état de choc
01:00:45on est sur des gens
01:00:46qui ont besoin
01:00:46un petit peu d'atterrir
01:00:47et de se rendre compte
01:00:48de ce qui s'est réellement passé
01:00:50et tout ça va prendre du temps
01:00:51On va parler dans un instant
01:00:53du dessin
01:00:54sur Grand Montana
01:00:55c'est vrai
01:00:55mais j'avais une dernière question
01:00:57à vous poser
01:00:57plus personnelle
01:00:58comment on vit le regard des gens
01:00:59comment on vit le regard des autres
01:01:01parce que forcément
01:01:02le regard sur vous
01:01:04n'est pas le même
01:01:05que sur un autre
01:01:06ou que sur une autre
01:01:07vous vous en êtes rendu compte ?
01:01:10Ah oui
01:01:10j'en suis bien rendu compte
01:01:11oui
01:01:11en fait là
01:01:12le regard
01:01:13c'est vraiment l'aspect
01:01:15qui prend le plus de temps
01:01:16à accepter
01:01:16il n'y a que le temps
01:01:18il faut laisser
01:01:18vraiment le temps au temps
01:01:19et voilà
01:01:21de comprendre
01:01:21que tous les regards
01:01:22ne sont pas mauvais
01:01:24je veux dire
01:01:25il y a
01:01:25les gens se posent des questions
01:01:26les gens s'interrogent
01:01:28c'est aussi légitime
01:01:29comme vous l'avez dit
01:01:32moi c'était dans les années 90
01:01:33on n'avait pas
01:01:34ni les réseaux sociaux
01:01:35ni les téléphones portables
01:01:36aujourd'hui
01:01:37justement
01:01:38ces réseaux
01:01:39et c'est aussi pour ça
01:01:40qu'on est plusieurs brûlés
01:01:41à choisir de s'exposer
01:01:42parce qu'on a
01:01:43cette possibilité
01:01:44justement
01:01:44de banaliser
01:01:46un petit peu
01:01:46de démocratiser
01:01:48cette image
01:01:49de différence
01:01:49et à l'intégrer
01:01:52dans la vie quotidienne
01:01:55de tout le monde
01:01:55et ça fonctionne
01:01:56plutôt bien
01:01:57parce que
01:01:58pour le coup
01:01:58ça intéresse
01:01:59beaucoup le monde
01:01:59il faut avoir
01:02:00quel regard
01:02:01sur vous
01:02:02il faut faire
01:02:03comme si on ne voyait pas
01:02:05il faut faire
01:02:06comme si on
01:02:07vous posait des questions
01:02:09c'est toujours une question
01:02:10qu'on se pose
01:02:11et c'est vrai
01:02:11qu'on a souvent
01:02:12cette démarche
01:02:12aussi avec le handicap
01:02:13souvent
01:02:13de dire
01:02:14comment on se comporte
01:02:15est-ce qu'il faut
01:02:15vous regarder
01:02:16et vous dire
01:02:17mais qu'est-ce qui t'est arrivé
01:02:18est-ce qu'il faut faire
01:02:19comme si on ne s'apercevait
01:02:21de rien
01:02:21je pense qu'il ne faut pas
01:02:23être dans la stratégie
01:02:25il faut être bienveillant
01:02:26maintenant
01:02:27avoir des questions
01:02:28c'est légitime
01:02:29donc on peut poser
01:02:30des questions aux gens
01:02:30sans les
01:02:31voilà
01:02:33en respectant
01:02:33leur droit
01:02:34à répondre
01:02:35ou à ne pas répondre
01:02:36maintenant
01:02:37je pense que
01:02:40toutes les personnes
01:02:41qui vivent une différence
01:02:42handicap ou pas
01:02:44et brûlure ou pas
01:02:45sont en quête
01:02:46de normalité
01:02:47donc
01:02:48ils ont envie
01:02:50ils ont à coeur
01:02:51que les gens
01:02:51les considèrent
01:02:52et c'est aussi pour ça
01:02:53qu'on va aborder
01:02:54la partie humour
01:02:56dans un instant
01:02:57en parlant de Charlie Hebdo
01:02:58mais il est très important
01:02:59de pouvoir en rire
01:03:01librement
01:03:02et rire de tout
01:03:03alors c'est important
01:03:04c'est important
01:03:05de rire de tout
01:03:05et pourtant
01:03:06on va revoir
01:03:06ce dessin de Charlie Hebdo
01:03:08pourtant ce dessin
01:03:09de Charlie Hebdo
01:03:09lui il ne vous a pas
01:03:10fait rire du tout
01:03:11ça s'appelle
01:03:12Les brûlés font du ski
01:03:14c'est intitulé
01:03:15la comédie de l'année
01:03:17c'est ce qui a été
01:03:18c'est ce qui a été publié
01:03:19et ça en revanche
01:03:21vous ça ne vous fait
01:03:21pas rire
01:03:22alors en fait
01:03:24ça aurait pu me faire rire
01:03:26si j'avais été
01:03:27le seul à le voir
01:03:28enfin voilà
01:03:28mais je me suis
01:03:30ça fait une semaine
01:03:31que je suis en contact
01:03:31avec des gens
01:03:32qui sont dedans
01:03:33qui souffrent
01:03:34encore une fois
01:03:35qui viennent de perdre
01:03:36leurs enfants
01:03:37et ce n'est pas
01:03:38le problème du dessin
01:03:39parce que je pense
01:03:40réellement qu'on peut
01:03:41rire de tout
01:03:42et qu'il faut
01:03:43il ne s'agit pas
01:03:44de censurer
01:03:45ou de ne plus être
01:03:48pour la liberté
01:03:48d'expression
01:03:49c'est juste
01:03:49qu'il y a un timing
01:03:51et de publier
01:03:53ce dessin
01:03:53le jour
01:03:54de la cérémonie
01:03:55où les gens
01:03:57n'avaient pas fini
01:03:58de compter leur mort
01:03:58et où les cercueils
01:03:59n'étaient pas encore fermés
01:04:00j'ai trouvé ça
01:04:01extrêmement déplacé
01:04:01parce que je me suis mis
01:04:03en tête des parents
01:04:04qui avaient déjà
01:04:05un genou à terre
01:04:06et qui allaient voir ça
01:04:07et en fait je me suis dit
01:04:08est-ce que c'est vraiment
01:04:08nécessaire
01:04:09déjà ce dessin
01:04:11alors ok l'amour
01:04:11l'humour
01:04:12pardon c'est subjectif
01:04:13mais en l'occurrence
01:04:15il y avait tellement
01:04:16de moyens
01:04:17de rire
01:04:19de dénoncer
01:04:20ce qui se passait
01:04:21que ce soit au niveau
01:04:21de la gestion
01:04:22de la prévention
01:04:23des gérants
01:04:23peu importe
01:04:24le prisme qu'on prend
01:04:25là je n'ai pas compris
01:04:27ce que ça apportait
01:04:28en fait
01:04:28enfin pas au débat
01:04:32mais c'est vrai
01:04:34qu'on est beaucoup
01:04:34à être passés à côté
01:04:35et aujourd'hui
01:04:36j'essaye d'apporter
01:04:38un peu de nuance
01:04:38parce que je me suis
01:04:40offusqué contre ce dessin
01:04:41mais
01:04:42ce que j'essaye de dire
01:04:45en fait on peut être Charlie
01:04:46parce que être Charlie
01:04:47pour le coup
01:04:47c'est refuser
01:04:48que des gens
01:04:49se passent tirer dessus
01:04:50dans l'exercice
01:04:51de leur travail
01:04:52et donc ça c'est ok
01:04:53et pour autant
01:04:54on peut trouver
01:04:55que tout ce qu'ils font
01:04:56n'est pas de l'or en barre
01:04:57et que là
01:04:58ils ont vraiment fait
01:04:59un mauvais
01:04:59c'était un mauvais mouvement
01:05:02et que des excuses
01:05:04seraient bienvenues
01:05:05parce qu'encore une fois
01:05:06peut-être que je ne suis pas
01:05:07objectif parce que je suis
01:05:08en contact des victimes
01:05:10et de leur famille
01:05:11mais ça va heurter
01:05:12beaucoup de gens
01:05:13et ce n'est pas nécessaire
01:05:15Je voudrais vous montrer
01:05:16deux choses
01:05:17la première c'est
01:05:18la réaction de la maman
01:05:19d'une victime
01:05:20qui s'appelle Fanny
01:05:21et qui a posté ce message
01:05:23sur les réseaux sociaux
01:05:24elle dit
01:05:25mon fils Mathéo
01:05:26n'est même pas encore enterré
01:05:27vous êtes à vomir
01:05:29elle parle bien évidemment
01:05:29au dessinateur de Charlie Hebdo
01:05:31elle lui dit
01:05:32vous êtes à vomir
01:05:33il était DJ là-bas
01:05:34pas pour faire du ski
01:05:35et dire que j'étais Charlie
01:05:37que voulez-vous dénoncer
01:05:38avec ce dessin
01:05:39rendez hommage à nos enfants
01:05:41et faites plutôt une satire
01:05:42sur les morettis
01:05:44c'est-à-dire les patrons
01:05:45de cette boîte de nuit
01:05:46c'est ça
01:05:47et puis moi il y a
01:05:48au moment où ce dessin
01:05:50paraissait
01:05:50il y a une photo également
01:05:51que j'ai vue
01:05:51et vous allez la voir cette photo
01:05:52parce qu'elle m'a fait mal au cœur
01:05:54cette photo
01:05:54c'est la photo de Rose
01:05:55une jeune Suissesse de 18 ans
01:05:57qui a été grièvement blessée
01:05:58lors de l'incendie
01:05:59du bar Le Constellation
01:06:00à Kranst-Mantana
01:06:01brûlure au troisième degré
01:06:02sur tout le visage
01:06:03le crâne et les mains
01:06:05elle est retournée dans le feu
01:06:06pour sauver une amie
01:06:07ce qui a aggravé ses blessures
01:06:09elle a été transférée
01:06:10vendredi dernier
01:06:11au CHU de Liège
01:06:12en Belgique
01:06:12dans le centre des grands burulés
01:06:13elle est intubée
01:06:15elle est en coma artificiel
01:06:16pour gérer la douleur
01:06:16elle subit des nettoyages réguliers
01:06:18des plaies sous anesthésie
01:06:19son pronostic vital
01:06:21reste engagé
01:06:22et je me dis
01:06:23comment
01:06:23comment ces gens-là
01:06:24reçoivent un dessin
01:06:25comme celui-là
01:06:26alors qu'ils sont en souffrance
01:06:27qu'ils sont en train de lutter
01:06:28contre leur vie
01:06:29comment les parents
01:06:30réagissent à ça Olivier ?
01:06:33Ah ben les gens
01:06:33enfin les parents
01:06:34et tous ceux
01:06:35qui sont concernés
01:06:36de près par ce drame
01:06:38sont complètement retournés
01:06:40et je comprends leur colère
01:06:41parce que déjà
01:06:42il y a une enquête en cours
01:06:43déjà il y a cette colère
01:06:45contre ce qui s'est passé
01:06:46et ce qui aurait pu
01:06:47potentiellement être évité
01:06:48avec de la prévention
01:06:50et compagnie
01:06:51donc en fait
01:06:51que les gens soient
01:06:53complètement outrés
01:06:55c'est légitime
01:06:57et là Charlie Hebdo
01:06:58je n'ai pas vu
01:07:01de réponse
01:07:02qui allait dans le sens
01:07:02du dialogue
01:07:04mais oui
01:07:05on attendait
01:07:06le fait de dénoncer
01:07:07en fait
01:07:08il y avait tellement
01:07:09de façons
01:07:10à travers l'humour
01:07:11d'unir tout le monde
01:07:12et là ça a divisé
01:07:13et en fait
01:07:15on dirait
01:07:15qu'il y avait surtout
01:07:16une volonté de choquer
01:07:17et alors pour le coup
01:07:18bravo
01:07:19ça a fonctionné
01:07:20mais ce n'est pas quelque chose
01:07:23qui vient apaiser
01:07:24et qui vient réconforter
01:07:25et qui vient unir
01:07:26et c'est dommage
01:07:27et finalement
01:07:29ça choque
01:07:30et ça fait mal
01:07:31et l'humour
01:07:32ce n'est pas fait
01:07:32pour faire mal
01:07:33normalement
01:07:33c'est fait pour faire rire
01:07:34merci beaucoup Olivier
01:07:35je peux vous dire
01:07:36que j'ai beaucoup
01:07:37d'admiration pour vous
01:07:38et ce que vous faites
01:07:39merci beaucoup
01:07:41merci de m'avoir écouté
01:07:42je vous en prie
01:07:43merci beaucoup
01:07:43et merci pour votre témoignage
01:07:45témoignage très fort Sabrina
01:07:47effectivement
01:07:48et bouleversant
01:07:49parce qu'on imagine
01:07:51le combat intérieur
01:07:51on imagine le combat
01:07:52au quotidien pour cet homme
01:07:54oui parce que
01:07:54quelle leçon de vie
01:07:55quelle leçon de courage
01:07:57il est très généreux Olivier
01:07:58parce que s'exposer comme ça
01:08:00quand on a des blessures
01:08:01en le voyant
01:08:02on connaît son passé
01:08:03on connaît ses souffrances
01:08:04on voit tout
01:08:05et il l'expose
01:08:07pour qui ?
01:08:08pour aider ses familles
01:08:09ses familles de victimes
01:08:10pour aider ses victimes
01:08:11ils ont en commun
01:08:12cette brûlure
01:08:13ils ont en commun la jeunesse
01:08:14parce qu'il avait 9 ans
01:08:15eux certes ce sont des adolescents
01:08:16mais ce sont des jeunes
01:08:17et son témoignage
01:08:19il va apporter
01:08:20beaucoup de réponses
01:08:21beaucoup de réconfort aussi
01:08:21sur les choses techniques
01:08:23sur le nombre d'opérations
01:08:24qu'ils vont devoir subir
01:08:25et il n'y a que quelqu'un
01:08:27qui est passé par là
01:08:28qui peut partager ça
01:08:29et cette expérience
01:08:30et donner cet espoir
01:08:32et puis
01:08:32et puis il a construit sa vie
01:08:34il est tombé amoureux
01:08:35il a des enfants
01:08:36voilà
01:08:37quelqu'un d'exemplaire
01:08:38quel beau message
01:08:39et Bruno
01:08:40vous qui travaillez beaucoup
01:08:41avec des jeunes
01:08:42on imagine quel combat
01:08:43et je pense qu'on se met tous
01:08:44à sa place
01:08:45on se dit
01:08:45est-ce qu'on aurait le courage
01:08:46de faire ce qu'il fait
01:08:48est-ce qu'on aurait le courage
01:08:49de tenir
01:08:49est-ce qu'on aurait le courage
01:08:50de faire sa vie
01:08:50quand on se retrouve
01:08:51dans une situation
01:08:52comme celle-là
01:08:52je vous le rappelle
01:08:53c'est 50 opérations
01:08:55des grèves de peau
01:08:55plusieurs amputations
01:08:57de membres
01:08:57en fait
01:08:58il a des membres
01:08:59qui ont été amputés
01:09:00et il est là
01:09:01il vient
01:09:01et il nous donne
01:09:02une leçon de vie
01:09:03mais voilà
01:09:03ça relativise tellement de choses
01:09:05oui oui
01:09:06ça serait d'ailleurs bien
01:09:07que je le rencontre
01:09:07avec tout ce que je fais
01:09:08avec les gamins
01:09:09parce que c'est un exemple
01:09:10en même temps
01:09:11de passer outre
01:09:12on ne peut pas vivre pire
01:09:14mais à travers encore une fois
01:09:16un moment qui est terrible
01:09:18de cette espèce d'humour
01:09:19gloque
01:09:20de ces gens
01:09:21de Charlie Hebdo
01:09:23j'ai malheureusement
01:09:24le rappel
01:09:24de cette rédaction
01:09:26totalement décimée
01:09:27j'ai mon
01:09:28de mes meilleurs amis
01:09:29Franck Bressolaro
01:09:29qui était le garde du corps
01:09:30de Charles
01:09:31que j'ai eu l'honneur
01:09:32le plaisir
01:09:33de former au raid
01:09:34qui a disparu
01:09:35dans cette affaire
01:09:36et on appelle tout ça
01:09:37la liberté d'expression
01:09:38très sincèrement
01:09:39ça me donne envie
01:09:40de vomir tout ça
01:09:41je vous rassure
01:09:42parce que pourquoi
01:09:43parce que ces gens-là
01:09:44qui se permettent
01:09:45beaucoup de choses
01:09:45encore une fois
01:09:46c'est journaliste
01:09:47même pas si c'est des journalistes
01:09:48ou s'ils s'appellent comme ça
01:09:49ces gens-là
01:09:50je ne sais pas
01:09:50il faut savoir
01:09:51que ça nous coûte du poignot
01:09:52parce qu'ils coûtent
01:09:52650 000 euros
01:09:53par an
01:09:54en matière de sécurité
01:09:55rapprochée
01:09:56ces messieurs
01:09:56donc ça me fout
01:09:57hors de moi
01:09:58vous ne pouvez pas
01:09:58après c'est Charlie Hebdo
01:09:59on va pas leur faire
01:10:03risquer leur vie
01:10:03non plus
01:10:04mais voilà
01:10:04donc au nom de la liberté
01:10:05d'expression
01:10:06on peut tout dire
01:10:06non mais en tout cas
01:10:07on peut critiquer
01:10:08et quand on vous répond
01:10:09tu critiques
01:10:10c'est que t'es pas Charlie
01:10:11ça je suis pas d'accord
01:10:12on peut être Charlie
01:10:13on peut critiquer
01:10:14ce qui est fait
01:10:14un dernier mot
01:10:17je trouve que j'ai répondu
01:10:20au message de cette dame
01:10:21moi ce dessin
01:10:22je le trouve immonde
01:10:23en revanche Olivier
01:10:24je trouve un courage
01:10:25d'une bienveillance
01:10:25et d'une résidence
01:10:26vraiment qui m'a
01:10:27énormément touchée
01:10:28et ça me rappelle
01:10:30une association
01:10:30qui s'appelle
01:10:31Ultraops
01:10:31qui fait un petit peu
01:10:32la même chose
01:10:32pour des militaires
01:10:33qui sont
01:10:34et vraiment
01:10:35j'ai été très touchée
01:10:36par tout ce qu'il a
01:10:36et on va tous
01:10:37c'était
01:10:37et merci encore une fois
01:10:38à Olivier
01:10:38merci à tous
01:10:39de nous avoir suivis
01:10:39dans un instant
01:10:40c'est Sonia Maveau
01:10:40qu'on se trouve demain
01:10:41en direct
01:10:41à partir de 10h35
01:10:42et demain
01:10:43d'ici la suite
01:10:43de la suite
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