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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00– Mardi 13 janvier 2026, Morandini Live, numéro 1784 sur CNews, première chaîne d'info, bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10À la une, justement, priorité au direct avec les tracteurs qui sont de retour à Paris depuis 6h ce matin.
00:00:15Environ 350 tracteurs de la FNSEA et des jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris vers 6h, porte Dauphine.
00:00:22Ces tracteurs sont escortés par des camions de CRS, ils doivent parcourir de grandes artères.
00:00:27On part tout de suite en direct sur place et on retrouve François Tiskevitch avec les images de Florian Doré.
00:00:32François, quelle est la situation ? Vous êtes à l'Assemblée, c'est ça ?
00:00:36– Oui, nous sommes, Jean-Marc, juste devant l'Assemblée nationale.
00:00:40On a pris un peu de hauteur puisque nous sommes à une dizaine de mètres sur une nacelle
00:00:43où on peut voir juste en bas les agriculteurs en train de manifester.
00:00:48Il y a une galette des rois qui est organisée également.
00:00:49Nous pouvons voir également l'ancien Premier ministre Michel Barnier
00:00:53qui est venu à la rencontre de ces agriculteurs qui sont mobilisés.
00:00:57Et puis derrière moi, vous pouvez peut-être l'apercevoir également,
00:01:02tout ce convoi d'agriculteurs, environ 350 à 400 tracteurs qui ont convoyé ici à Paris.
00:01:09Tous sont déterminés à rester, tous veulent des actes concrets, plus des effets d'annonce.
00:01:14Ils veulent rencontrer le Premier ministre aujourd'hui, sinon ils sont prêts à rester.
00:01:19Une logistique a été mise en place d'ailleurs pour pouvoir rester.
00:01:21Les duvets sont présents dans les tracteurs pour pouvoir rester s'il le faut
00:01:26puisque plusieurs revendications sont abordées par les agriculteurs.
00:01:30En dehors du Mercosur, il y a également les problèmes relatifs à l'eau ou à la directive nitrate.
00:01:35En tout cas, le rassemblement est ici prévu jusqu'à 18h.
00:01:38Jean-Marc.
00:01:39– Effectivement, et on vous retrouve dans un instant pour vivre ce rassemblement en direct
00:01:43à l'Assemblée nationale avec vos images qui sont superbes.
00:01:45D'ailleurs, en hauteur, ça permet de bien voir ce qui se passe.
00:01:48Autre image que je vous propose en direct, c'est sur l'A64.
00:01:52Cette fois, vous allez voir nos images avec ces incidents qui se sont déroulés il y a quelques instants.
00:01:58Le calme semble être revenu sur place dans cette image.
00:02:03On va peut-être enlever le bandeau pour voir quelque chose parce qu'autrement, c'est beaucoup trop.
00:02:06Voilà ces images en direct.
00:02:08Donc, vous voyez ces agriculteurs qui se sont affrontés il y a quelques instants
00:02:12avec les forces de l'ordre, mais le calme sans revenir.
00:02:15On y retournera dans un instant.
00:02:18Dans l'actualité, également, une page spéciale à partir de 11h30 dans Morandini Live
00:02:22sur le procès en appel de Marine Le Pen.
00:02:24Un procès qui s'ouvre cet après-midi dans un climat politique particulièrement tendu.
00:02:29La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale conteste sa condamnation de première instance
00:02:33et surtout une peine d'inigibilité qui pourrait, si elle est confirmée,
00:02:37l'empêcher de se présenter à la présidentielle.
00:02:40Cet appel est donc, bien sûr, bien plus qu'une simple procédure judiciaire.
00:02:44C'est un rendez-vous décisif pour sa carrière et pour la France
00:02:47puisque Marine Le Pen est la favorite à la prochaine présidentielle.
00:02:51Alors, quels sont les enjeux ?
00:02:53Le 31 mars dernier, Marine Le Pen quitte la salle d'audience
00:02:57avant même la fin de la lecture complète du jugement.
00:03:00Aujourd'hui, les cartes sont rebattues.
00:03:02La patronne des députés du RN pourra-t-elle se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ?
00:03:08C'est l'enjeu central de son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
00:03:13Ce serait un scandale qu'une candidate portée par les électeurs
00:03:19ne puisse pas être candidate à une élection présidentielle
00:03:23parce que trois juges, deux peut-être, l'auraient décidé.
00:03:27Ce serait un affront judiciaire fait à la souveraineté populaire.
00:03:32Marine Le Pen a été condamnée en première instance à quatre ans de prison
00:03:36dont deux fermes aménageables, 100 000 euros d'amende
00:03:39et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
00:03:42La route de 2027 lui est donc, pour l'instant, barrée.
00:03:46Elle dénonce un coup politique des magistrats.
00:03:48Ce n'est pas une décision de justice, c'est une décision politique.
00:03:54Mais selon l'avocat du Parlement européen,
00:03:56cette procédure a été accélérée en raison du calendrier politique
00:03:59et de l'échéance présidentielle de 2027.
00:04:02On a créé un sort procédural très spécifique pour Marine Le Pen
00:04:07puisque les délais d'audience non sont entre deux et trois ans.
00:04:10Ils ont voulu l'accélérer.
00:04:11Marine Le Pen comparée jusqu'au 12 février.
00:04:14La Cour d'appel devrait rendre sa décision cet été.
00:04:17Si sa peine est confirmée, Marine Le Pen a affirmé
00:04:20qu'elle n'attendrait pas une éventuelle décision de la Cour de cassation,
00:04:23laissant la voie libre à une candidature de Jordan Bardella.
00:04:26Voilà, on y revient donc dans une page spéciale tout à l'heure à partir de 11h30.
00:04:31La Corse est sous le choc ce matin.
00:04:33Un coup de feu, un seul coup de feu à Véro en Corse du Sud hier vers 16h30
00:04:37et Alain Orsoni s'est effondré.
00:04:39Il a été touché par une balle en plein cœur tirée par un sniper
00:04:42embusqué à plusieurs centaines de mètres alors qu'il participait aux obsèques de sa mère.
00:04:47Il était une figure du nationalisme corse,
00:04:50déjà ciblée par une tentative de meurtre il y a quelques années.
00:04:53Il se déplaçait dans une voiture blindée et portait souvent un gilet pare-balles,
00:04:57mais pas hier.
00:04:58Écoutez cette nuit le procureur en Corse au micro de nos confrères de Corse matin.
00:05:02Il est beaucoup trop tôt pour faire, vous voyez, l'état de la situation.
00:05:07Il fait nuit, les constatations d'usage ont commencé avec les techniciens en investigation criminelle.
00:05:12Le recueil des indices et témoignages est en cours
00:05:15et ensuite le parquet de Marseille communiquera les éléments nécessaires à la compréhension.
00:05:19En indiquant une cellule psychologique qui est mis en place ?
00:05:22Très probablement, sur ce point ça paraît très nécessaire.
00:05:26Vous confirmez donc le tir de longue distance ?
00:05:28Oui, comme je vous l'ai indiqué, c'est les premiers éléments qui résultent de l'analyse
00:05:33que nous avons, une première attention.
00:05:35Une balle ?
00:05:37Une seule, pour l'instant.
00:05:39Qui sera confirmée par l'autopsie et l'enquête en cours.
00:05:43Voilà, le procureur en Corse et le frère d'Alain Orsoni
00:05:46avait lui aussi été abattu, c'était en 2018.
00:05:49Nous irons en direct en Corse, bien évidemment, dans un instant, dans Morandini Live.
00:05:52Et dire qu'on était, Charlie, dire qu'on vous a défendu
00:05:55quand vous avez été attaqué et votre rédaction massacrée.
00:05:57Et voilà la réaction qui revient le plus souvent
00:05:59après l'horrible dessin de Charlie Hebdo se moquant des brûlés de Cran-Montana.
00:06:04Vous le voyez, ces dessins.
00:06:06La caricature est signée par Eric Salsch.
00:06:09Elle représente deux skieurs brûlés descendant une piste
00:06:11accompagnée de la légende Les Brûlés font du ski.
00:06:14Une référence au film Les Bronzés font du ski.
00:06:17Cette publication est intervenue le jour d'un deuil national en Suisse
00:06:20pour les victimes du drame, ce qui a accentué l'émotion et la controverse.
00:06:24Nous allons y revenir également dans Morandini Live.
00:06:27L'horreur totale à Melun, cette fois, où une jeune fille de 15 ans a été violée
00:06:31ce dimanche à la sortie d'un bus en Seine-et-Marne.
00:06:33C'est l'adolescente elle-même qui a raconté les faits.
00:06:35Et très vite, les enquêteurs ont arrêté un suspect.
00:06:37Il s'agit d'un homme sous OQTF.
00:06:40C'était un trajet habituel pour cette jeune fille.
00:06:43Dimanche, alors qu'elle rentrait chez elle,
00:06:45une adolescente de 15 ans dit avoir été abordée par un homme dans le bus.
00:06:49La victime présumée aurait donné son compte Snapchat pour se débarrasser de l'individu.
00:06:54Mais à la sortie du bus, l'homme la suit jusque dans un square où le viol se serait produit.
00:07:00On a une ado de 15 ans qui dit avoir été violée, donc une victime traumatisée à vie.
00:07:06Et là où je veux en venir, c'est que vous aurez toujours des criminels.
00:07:10Vous aurez toujours le risque d'avoir un violeur dans l'absolu.
00:07:13Mais si on ne peut pas avoir de risque zéro, là quand même ce qu'il faut voir,
00:07:18c'est que le suspect, en l'occurrence, il n'était pas censé être là.
00:07:20Le suspect, Hakim D, un sans-abri de 22 ans, de nationalité algérienne.
00:07:26L'homme était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour.
00:07:31La police l'a localisé grâce au message qu'il continuait d'envoyer à l'adolescente.
00:07:36Il a été interpellé à Melun, en Seine-et-Marne, dans un gymnase qui abrite des migrants.
00:07:40C'est là qu'on voit que c'est le cœur du problème.
00:07:42C'est l'Algérie qui ne les reprend pas, que l'on parle des OQTF ou des ITF.
00:07:46Et que nos moyens actuels pour essayer de sécuriser plus ne sont pas opérants.
00:07:52L'homme a été placé en garde à vue.
00:07:54L'enquête confiée au service interdépartemental de la police judiciaire de Seine-et-Marne.
00:07:59Une fois de plus, on a évité de justesse un drame et des policiers ont échappé à la mort lors d'un refus d'obtempérer dans l'Essonne.
00:08:06Cette fois, ce sont cinq individus qui ont délibérément foncé sur la voiture des policiers, provoquant un choc frontal extrêmement violent.
00:08:13La photo de ce qu'il reste de la voiture de police laisse imaginer la violence du choc.
00:08:20Dans la nuit de dimanche à lundi à Sainte-Geneviève-des-Bois dans l'Essonne,
00:08:23trois policiers de la brigade anticriminalité interviennent sur un vol par effraction dans un garage de luxe.
00:08:29Lorsqu'ils tombent sur un véhicule de grosse cylindrée, une course-poursuite s'engage, trois policiers en ressortiront blessés.
00:08:36La BAC les a suivis et les individus ont foncé délibérément sur un véhicule sérigraphié qui est arrivé en face.
00:08:42Il y a eu un choc frontal assez conséquent et on a trois collègues qui ont été blessés.
00:08:47On a la chance d'avoir quand même des véhicules qui sont beaucoup mieux équipés.
00:08:51Un tel choc, il y a quelques années en arrière, je pense que les collègues auraient été beaucoup plus abîmés que ce qu'ils l'ont été ce matin.
00:08:56Dans leur fuite précipitée, les malfaiteurs ont laissé sur place cette moto qu'ils n'ont pas eu le temps de démarrer,
00:09:01ainsi que plusieurs clés de voitures de luxe.
00:09:04Les forces de l'ordre alertent une nouvelle fois sur les refus d'obtempérer toujours plus nombreux.
00:09:08Sur l'Essonne, on a souvent des faits similaires à ça.
00:09:11On parle beaucoup de refus d'obtempérer.
00:09:13Là, on est face à un refus d'obtempérer puisqu'ils ne se sont pas arrêtés aux injonctions de la BAC.
00:09:18Ils ont foncé délibérément sur un véhicule.
00:09:20C'est un refus d'obtempérer qui a mal tourné encore une fois.
00:09:22Les policiers ont pu interpeller les cinq individus à bord du véhicule volé.
00:09:27Examinés par un médecin, leur état de santé a été jugé compatible avec une mesure de garde à vue.
00:09:33Et puis, direction Antibes maintenant où un jeune de 21 ans a trouvé la mort
00:09:36en tentant d'échapper à la police qui le poursuivait pour son implication dans une RICS.
00:09:41Une RICS qui réunissait près d'une quarantaine de personnes.
00:09:43C'est donc en voulant fuir les forces de l'ordre que le jeune homme s'est tué sur un portail sur place.
00:09:49On retrouve les équipes de CNews à Antibes.
00:09:52Les faits se sont déroulés aux alentours de 23h samedi.
00:09:55La police, alertée par les riverains, intervient pour mettre fin à une RICS
00:09:59qui implique entre 30 et 40 personnes ici à Antibes.
00:10:03À l'arrivée des forces de l'ordre, plusieurs individus prennent la fuite.
00:10:06L'un d'eux se tue en escaladant la grille d'un portail.
00:10:09Il s'agirait d'un premier différent, d'un premier précédent qui daterait de la soirée du nouvel an
00:10:15entre plusieurs individus avec potentiellement un différent en relation avec une jeune femme.
00:10:22Et il semblerait que la nuit de samedi à dimanche dernier,
00:10:25ça aurait été un rendez-vous qui aurait été pris par ces mêmes jeunes pour en découdre.
00:10:30Ces bagarres ultra violentes impliquant plusieurs dizaines de personnes
00:10:33ne sont pas communes dans cette ville des Alpes-Maritimes.
00:10:36Mais l'insécurité y est grandissante.
00:10:38Nombre d'habitants et commerçants voient leur quotidien changer peu à peu.
00:10:42Moi, de tout l'été, j'ouvre plus ma bijouterie le soir parce que c'est complètement insécurisé.
00:10:47Les roues arrière en scooter, les bagarres et tout ça.
00:10:51Il y en avait un l'année dernière qui est mort à côté du magasin.
00:10:54J'ai l'obligation pour ma sécurité de ne plus ouvrir parce que, hélas, la police municipale, elle n'est pas là.
00:10:59À l'approche des municipales, ce nouveau drame en lien avec la montée de la violence
00:11:03pourrait bien faire de l'insécurité un thème majeur de la campagne électorale à Antibes.
00:11:09Et puis, l'actualité média, ils sont tombés ce matin à 8 heures précises.
00:11:12Les chiffres d'audience des radios pour la fin d'année couvrant la période de novembre et décembre
00:11:16avec de très grosses surprises et pour beaucoup, des gamelles.
00:11:21Vous allez voir ces chiffres avec les grandes lignes qu'il faut retenir.
00:11:24France Inter qui est toujours en tête mais qui perd 300 000 auditeurs sur un an.
00:11:29RTL qui n'est plus seul à la deuxième place, RTL qui recule de 150 000 auditeurs.
00:11:35Et désormais, vous le voyez, France Info est à égalité.
00:11:38RMC est en petite baisse également, comme vous pouvez le constater.
00:11:43Et se voit menacée par Europe 1.
00:11:45Europe 1 qui monte, c'est la seule radio généraliste d'ailleurs à monter.
00:11:49Europe 1 s'est à signaler.
00:11:50Désormais, Europe 1 n'est plus qu'à 0,1 de RMC.
00:11:54Et puis ici, c'est l'ancienne France Bleue qui s'effondre et qui tombe à 4,1.
00:11:58Une radio qui ne cesse de perdre des auditeurs.
00:12:02Et puis, un petit mot rapide sur les musicales.
00:12:05Énergie qui est également en forte baisse du côté des musicales.
00:12:09Vous allez voir le tableau qui va s'afficher.
00:12:12Forte baisse pour Énergie qui continue à chuter et qui perd 250 000 personnes en un an.
00:12:19Nostalgie qui fait partie du même groupe est également en baisse avec un recul de 135 000 auditeurs.
00:12:25Chute spectaculaire et quasi du même ordre pour Fun Radio qui perd 325 000 personnes.
00:12:31Voilà donc ce qu'il faut retenir comme tous les jours.
00:12:33Les audiences télé, cette fois, les tops et les flops.
00:12:35C'est avec Mister Audience.
00:12:36Ayas Kévin, va-t'en.
00:12:39Hier soir, peu de monde devant la télévision.
00:12:41En prime time, TF1 était la seule chaîne à sortir son épingle du jeu avec un très bon score.
00:12:46Sa nouvelle série, Le Diplôme, avec Clémentine Célarier.
00:12:49Et Bernard Campon a rassemblé 4 214 000 téléspectateurs.
00:12:53Toutes les autres chaînes sont très loin derrière et faibles.
00:12:56Sur France 3, ce sont 1 736 000 personnes qui ont assisté à la victoire du Paris FC face au Paris SG.
00:13:03Du côté de France 2, grosse déception pour la série Mitterrand confidentielle dont l'audience chute lourdement à seulement 1,3 million.
00:13:10Sur M6, c'est un flop pour la spéciale célébrité de La Roue de la Fortune.
00:13:14Le jeu n'a même pas dépassé le million de téléspectateurs.
00:13:17A la cinquième place, on retrouve Arte qui a rassemblé 830 000 personnes avec le film Le Sergent Noir.
00:13:23Sur W9, le film Insaisissable 2 fait 100 000 téléspectateurs de moins.
00:13:27Du côté de TF1, série-film, ce sont 623 000 personnes qui ont regardé le film Stargate, La Porte des Étoiles.
00:13:34Et c'est TMC qui firme ce classement avec environ 600 000 téléspectateurs devant le long métrage Expandable 2, unité spéciale.
00:13:41Mister Audience vous dit à demain.
00:13:42– Allez, je vous présente les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:13:46Laurent Jacobelli, bonjour.
00:13:47– Bonjour Jean-Marc.
00:13:48– Merci d'être avec nous, porte-parole et député du Rassemblement national de Moselle.
00:13:52David Zabévaïs, bonjour.
00:13:53– Bonjour Jean-Marc.
00:13:53– Maire adjoint Levallois-Péret, Éric Revelle, bonjour.
00:13:56– Bonjour Jean-Marc.
00:13:57– Éditorialiste politique, Florence Raud, avocate, bonjour.
00:13:59Merci également d'être avec nous.
00:14:01Et puis Raïed Chaibi, présidente de l'association de l'amitié entre la France et la Tunisie.
00:14:04Merci également d'être là.
00:14:06Et puis Sabrina Berlin-Bouillet nous a rejoint.
00:14:07Bonjour Sabrina.
00:14:08– Bonjour Jean-Marc.
00:14:08– Journaliste police, justice de CNews.
00:14:11Priorité tout d'abord au direct puisqu'on va parler des agriculteurs
00:14:15et cette décision qui tombe à l'instant, décision historique pour le Salon de l'Agriculture
00:14:19puisqu'on apprend à l'instant qu'il n'y aura aucun bovin au Salon de l'Agriculture 2026
00:14:25à cause de la dermatose.
00:14:28La décision vient tout juste de tomber.
00:14:30Alors on va partir justement à Paris, à Paris où 150 tracteurs, pardon 350, ça a augmenté,
00:14:36les tracteurs de la FNSEA sont là et on rejoint François Tiskevitch sur place.
00:14:43– Oui Jean-Marc, effectivement nous sommes devant l'Assemblée nationale
00:14:47où environ 350 à 400 tracteurs sont présents devant l'Assemblée nationale,
00:14:52environ 700 à 800 agriculteurs.
00:14:54Je suis avec Armand, un jeune apprenti agricole.
00:14:59Pourquoi c'était important pour vous en tant que jeune agriculteur de venir ici devant l'Assemblée nationale ?
00:15:03– Eh bien c'est important pour moi de venir ici pour montrer que la génération future est là,
00:15:08qu'il y a une certaine détresse dans le monde agricole,
00:15:12qu'aujourd'hui on ne peut plus vivre de notre métier.
00:15:15Malheureusement, les revenus ne sont pas suffisants, on nous impose beaucoup de choses,
00:15:21on est soumis à énormément de taxes, etc.
00:15:25Donc pour moi, c'était montrer ma colère et aussi notre détresse quand même,
00:15:31ça fait peur de se dire que peut-être plus tard on se retrouvera à devoir abandonner nos fermes,
00:15:38alors que l'agriculture c'est quand même un métier important qui nourrit aujourd'hui la population.
00:15:43Et donc c'est dommage, et voilà, donc montrer aussi que dire à la population,
00:15:47on est là aussi pour dire que c'est à eux aussi de faire le premier pas,
00:15:53de venir quand ils font leurs courses dans les supermarchés, acheter français.
00:15:58C'est pas compliqué, c'est pas si cher, il faut cuisiner un peu.
00:16:01Et voilà, c'est comme ça aussi qu'on va sauver l'agriculture,
00:16:04parce qu'apparemment on ne peut pas forcément faire confiance à ceux qui nous dirigent.
00:16:09Donc on est là pour montrer notre colère,
00:16:11montrer aussi quand même qu'on est là et qu'on souffre,
00:16:13qu'il y a une certaine souffrance dans la ruralité française.
00:16:17Merci beaucoup Armand.
00:16:19Donc voilà, vous l'avez compris, ils sont déterminés à rester,
00:16:22ils veulent rencontrer aujourd'hui le premier ministre Sébastien Lecornu,
00:16:25mais ils sont prêts à rester ici, à faire le pied de grue devant l'Assemblée nationale,
00:16:29tant qu'ils n'auront pas eu leurs revendications qui auront été acceptées.
00:16:33François, je ne sais pas si vous pouvez bouger et nous montrer un peu l'Assemblée nationale,
00:16:37nous montrer un peu quelle est la situation sur place,
00:16:39et passer peut-être également au milieu des tracteurs,
00:16:41parce que c'est impressionnant quand même, c'est rare d'avoir 350 tracteurs
00:16:45qui sont en ce moment à Paris devant l'Assemblée nationale.
00:16:47Oui, vous pouvez le voir d'ailleurs, ils ont organisé,
00:16:52il y a, comment on peut appeler ça, il y a des fèves qui sont organisées,
00:16:58voilà, ils ont tout organisé pour pouvoir rester,
00:17:00il y a même des barbecues qu'on a pu voir pour se restaurer,
00:17:03ou alors des petites stands pour prendre des cafés,
00:17:06donc tout est organisé vraiment pour rester ici le plus longtemps possible.
00:17:10L'envie, c'est de rester, c'est de passer du temps ici,
00:17:12ou de lever le camp ce soir à 18h comme ça avait été annoncé ?
00:17:17Eh bien écoutez, ça dépendra de la journée,
00:17:21s'ils ont été reçus ou non par le ministre Sébastien Lecornu,
00:17:24en tout cas ils sont déterminés à avoir des réponses claires,
00:17:27et pas des effets d'annonce comme ces derniers jours.
00:17:29Merci beaucoup François, on va rester sur votre image
00:17:31avec les agriculteurs également qui sont là,
00:17:34et à l'instant la préfecture de police qui annonce qu'il y a 353,
00:17:38c'est très précis, tracteurs qui sont positionnés,
00:17:41quai d'Orsay entre le pont de l'Alma et le pont de la Concorde,
00:17:44et à environ 400 manifestants, vous voyez nos images en direct,
00:17:47Laurent Jacobelli, on a le sentiment que le gouvernement
00:17:50ne sait pas par où prendre ce conflit,
00:17:52et n'arrive pas à calmer ce conflit.
00:17:53Non, parce que le gouvernement est finalement très largement responsable
00:17:56de la situation actuelle depuis 8 ans qu'Emmanuel Macron est président de la République,
00:18:00il n'a rien fait pour freiner la négociation du Mercosur,
00:18:03c'est-à-dire l'importation d'Amérique du Sud de viande
00:18:06qui ne respecte pas les mêmes normes que celles qu'on impose à nos agriculteurs.
00:18:09Il y a 10 000 exploitations qui ferment chaque année.
00:18:12Dans la restauration collective, 2 tiers des poulets,
00:18:1575% de la viande rouge, viennent de l'étranger.
00:18:18Ce n'est pas qu'on a besoin de produits étrangers,
00:18:20c'est qu'on a besoin, à l'inverse, de plus de souveraineté.
00:18:23Et donc nos agriculteurs qui font de la viande de qualité,
00:18:25des productions de qualité se voient lâchées par l'Union Européenne
00:18:29et par le président de la République.
00:18:30Je vais vous dire leur objectif.
00:18:31Leur objectif, c'est que l'agriculture ne soit plus faite en France,
00:18:34que l'alimentation vienne d'Amérique du Sud,
00:18:36que les produits industriels viennent de Chine
00:18:37et que la France soit un pays touristique.
00:18:39Voilà leur objectif.
00:18:40L'Union Européenne prévoit 30% de production agricole en moins,
00:18:44c'est-à-dire des fermetures d'exploitation.
00:18:46Eh bien nous, on dit aux agriculteurs, courage !
00:18:48Vous êtes la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire la sécurité des Français.
00:18:51Vous êtes plus que ça.
00:18:52Vous êtes notre patrimoine, notre culture.
00:18:55C'est l'agriculture qui a façonné nos paysages,
00:18:57façonné nos villages, nos traditions, notamment culinaires.
00:19:00Et donc on leur doit le soutien
00:19:02parce qu'il y aurait sinon non-assistance à agriculture en danger.
00:19:06C'est un enjeu civilisationnel, pas qu'économique.
00:19:08Mais on voit ces images en direct avec ces centaines d'agriculteurs
00:19:11et de tracteurs qui sont dans Paris.
00:19:13Je le dis, moi je n'avais jamais vu autant de tracteurs dans Paris.
00:19:15Plus de 350 selon les images de la préfecture.
00:19:18Vous voyez nos images en direct.
00:19:19On est devant l'Assemblée nationale et c'est vrai qu'ils ont envie quand même que ça bouge.
00:19:24Ils étaient venus, on a été en direct, ils étaient venus également en place de l'Étoile.
00:19:28Ils étaient repartis tranquillement le soir.
00:19:30Ils sont presque trop tranquilles ces agriculteurs finalement.
00:19:32Ils viennent et quand on leur dit de partir, ils repartent.
00:19:34Mais parce que c'est dans leur nature.
00:19:36Ils sont là pour nourrir, pour servir, j'allais dire, la nation.
00:19:39Et donc ce sont des gens qui font partie de l'élan national.
00:19:43Et ce n'est pas du tout des fauteurs de troubles.
00:19:45C'est ça que beaucoup n'ont pas compris.
00:19:47Mais là c'est l'instinct de survie qui joue.
00:19:48Parce que des gens qui se lèvent à 3h du mat, qui bossent 75-80 heures par semaine pour le bien d'autrui.
00:19:56Et qui se trouvent lâchés par leurs décideurs et par le Président de la République notamment.
00:20:00Qui écoutent les mensonges de Madame Genevard du matin au soir.
00:20:03Je pense qu'à un moment, non seulement on les méprise, non seulement on les abandonne.
00:20:07Mais en plus on se moque d'eux.
00:20:08Et là ça devient insupportable.
00:20:09David Xavier Weiss, qu'est-ce qu'on peut dire à ces agriculteurs aujourd'hui qui sont devant l'Assemblée nationale,
00:20:13qui sont en masse une nouvelle fois ?
00:20:15Moi je suis, comme vous, assez étonné, mais pas étonné, agréablement étonné, du calme qui les anime.
00:20:22Parce que ça fait des années qu'on les méprise.
00:20:26Ça fait des années que le pouvoir en place, Emmanuel Macron, les méprise.
00:20:30Et en plus ça a un double discours.
00:20:31Parce que le Mercosur il en a été l'artisan dès le début.
00:20:33Aujourd'hui, comme il voit que la situation se bloque au niveau national, il essaie de faire marche arrière.
00:20:39Mais ça fait quand même des années que, année après année, les agriculteurs et plus d'autres responsables politiques alertent sur les dangers du Mercosur,
00:20:47qui au final n'est fait que pour gagner 4 milliards d'euros dans la balance commerciale.
00:20:51C'est 4 milliards d'euros.
00:20:52Vous imaginez, on est en train de détruire l'agriculture française.
00:20:55Moi, il n'y a pas si longtemps, j'ai 46 ans, j'apprenais à l'école que la France était la première puissance agricole d'Europe.
00:21:02C'était le grenier de l'Europe.
00:21:04Aujourd'hui, c'est fini.
00:21:05On a détruit ça.
00:21:06On a détruit toute la filière agricole.
00:21:08Et on est en train de détruire la filière bovine.
00:21:10Jusqu'à quand ?
00:21:11Jusqu'à quand ?
00:21:12C'est-à-dire que je ne sais pas s'il y a une prise de conscience réelle des responsables politiques.
00:21:18Annie Gennevard est très sympathique, mais je pense qu'elle est complètement à côté de la plaque.
00:21:23Et Sébastien Lecornu, quand on a des agriculteurs et des gens qui se déplacent calmement, dans le respect,
00:21:30pourquoi il n'y a pas une main tendue ?
00:21:31Parce qu'on ne les écoute pas.
00:21:32Parce qu'on est dans des rapports de force tout le temps.
00:21:35Et à partir du moment où vous avez des agriculteurs qui sont polis, des agriculteurs qui sont bien élevés,
00:21:39des agriculteurs qui n'insultent pas les policiers, qui vont leur parler tranquillement.
00:21:42Moi, je l'ai vu.
00:21:43Mais qui leur proposent l'égalité des rois.
00:21:44J'ai passé des heures avec eux.
00:21:45Parce que l'Étoile, ils parlent aux policiers, ils s'entendent avec les policiers.
00:21:48Parce qu'ils ont les mêmes racines, ces gens-là.
00:21:50Les policiers, ils viennent de cette France-là, de cette France de la terre, de cette France qui bosse.
00:21:55Ces gens-là se parlent.
00:21:57Donc finalement, le gouvernement dit qu'ils repartiront ce soir à 18h.
00:22:00et puis ils reviendront dans deux jours et on verra bien.
00:22:02C'est ça la vérité.
00:22:03C'est-à-dire que le gouvernement est fort avec les faibles et faible avec les forts.
00:22:05Quand ce sont des casseurs, ça pour le coup, on fait des surtaxes d'assurance.
00:22:09Quand ce sont des retraités, on sait très bien qu'ils ne vont pas les manifester.
00:22:12Eh bien, on les matraque fiscalement.
00:22:14Et les agriculteurs, on les sacrifie sur l'hôtel du Mercosur.
00:22:17Je suis désolé.
00:22:18Ces gouvernements-là successifs, moi, ça m'insupporte.
00:22:21Et pourtant, je ne suis pas dans une terre agricole.
00:22:24Je suis dans les Hauts-de-Seine, département le plus urbain de France.
00:22:27Mais on est très solidaires avec le peuple, le bon paysan.
00:22:31On continue à parler de tout ça dans un instant.
00:22:33Puis vous entendrez le fait qu'il n'y ait pas de bovins également au Salon d'Agriculture.
00:22:36C'est historique.
00:22:37Ça n'est jamais arrivé.
00:22:38Ça a été annoncé il y a une dizaine de minutes.
00:22:39Vous entendrez d'ailleurs le président du Salon international, du Salon d'Agriculture, qui l'annonce.
00:22:43Mais tout de suite, puisqu'il est 11h, le CNS Info.
00:22:45A la une de l'actualité face à l'embrasement en Iran, le Quai d'Orsay déconseille formellement aux ressortissants français de se rendre dans le pays.
00:22:57Pour ce qui serait déjà de passage, il est recommandé de quitter le territoire iranien immédiatement.
00:23:02Et à ce qui demeure le message éclair, se tenir strictement à l'écart de tout rassemblement et manifestation, ne prendre aucune photo ni vidéo,
00:23:11éviter impérativement tout déplacement de nuit, conserver sur leur papier d'identité et faire des provisions.
00:23:18En France, vous en parliez avec vos invités Jean-Marc.
00:23:21Ils ne partiront pas tant qu'ils n'obtiendront pas de réponse concrète de la part du gouvernement.
00:23:26Les tracteurs ont fait leur retour dans la capitale peu avant 6h ce matin.
00:23:30Au total, plus de 350 engins recensés, dont 250, stationnent devant le Quai d'Orsay à Paris.
00:23:38La colère et la mobilisation paysanne ne faiblissent pas.
00:23:42Les agriculteurs réclament des solutions à la crise qui couvre depuis des décennies
00:23:46et qui s'est intensifiée par le traité du Mercosur, dont la ratification est prévue ce week-end, malgré le nom d'Emmanuel Macron.
00:23:54C'est l'autre actualité de ce mardi.
00:23:56Elle dit être dans un état d'esprit d'espérance, pourtant elle joue son avenir politique.
00:24:01Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de 11 autres prévenus dans l'affaire des assistants parlementaires
00:24:07s'ouvre aujourd'hui à 13h30 à Paris.
00:24:10Enjeu crucial pour la chef de file du RN à l'Assemblée, sa candidature à l'élection présidentielle prévue en 2027.
00:24:17Puisqu'elle a été condamnée, je vous le rappelle, en première instance à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:24:25On poursuit ce journal avec Rachida Dati qui tire à bout les rouges sur le futur au commissariat à la diversité.
00:24:32« Je n'y suis pas favorable », a-t-elle déclaré ce matin au micro de Sonia Mabrouk.
00:24:36« Il y a des discriminations et des inégalités en France, c'est contre ça qu'il faut lutter ».
00:24:41Ajoutant que le droit à la différence, lancé par SOS Racisme dans les années 80, a créé beaucoup de dégâts.
00:24:47La ministre de la Culture précise qu'elle n'a pas été consultée par le président sur le sujet.
00:24:53Dans le reste de l'actualité, une étude de l'ANCES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement et du travail,
00:25:01publié aujourd'hui, confirme la dangerosité des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents et en particulier celle des jeunes filles.
00:25:10Conséquence, l'Agence préconise d'agir à la source pour que les mineurs n'accèdent qu'à des réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.
00:25:19Une étude publiée au moment même où une interdiction pour les mineurs de moins de 15 ans est en préparation.
00:25:24Après plusieurs mois de fermeture due à l'occupation des locaux par des jeunes migrants sans appris et un manque à gagner de 3 millions d'euros,
00:25:34réouverture aujourd'hui de la gaieté lyrique au public, l'établissement culturel parisien ouvre donc ses portes avec cette conviction.
00:25:40Je cite « la culture ne guérit pas tout mais elle peut prendre soin ».
00:25:46Et puis, plus d'une semaine après l'annonce de sa disparition, les obsèques d'Evelyne Leclerc vont se dérouler aujourd'hui dans son fief de Nice.
00:25:54L'ancienne spikrine, âgée de 74 ans, est morte à grâce, déçue d'une très longue maladie entourée de sa famille avec un courage hors du coma, a indiqué sa fille unique.
00:26:04C'est vrai que c'était une vraie star de la télévision, elle a marqué des milliers et des centaines de milliers de téléspectateurs.
00:26:11Merci beaucoup Somaya, on vous retrouve tout à l'heure à midi.
00:26:15Allez, on part tout de suite en direct sur ces images que vous voyez, images en direct.
00:26:20Devant l'Assemblée nationale de Paris, il y a des centaines de tracteurs qui sont dans Paris.
00:26:24Il n'y avait qu'une vingtaine de tracteurs la semaine dernière, cette fois il n'y en a plus de 350.
00:26:29C'est ce que dit le communiqué de la préfecture de police de Paris, Éric Revelle.
00:26:33C'est vrai que c'est un symbole de voir ces agriculteurs qui sont en masse dans Paris et qui sont devant l'Assemblée nationale.
00:26:39Alors je ne sais pas si l'Assemblée nationale au fond peut faire grand-chose parce que l'Assemblée nationale, dans cette histoire, n'a plus beaucoup de pouvoir.
00:26:44C'est l'Europe qui décide.
00:26:46Oui, c'est l'Europe qui décide.
00:26:47Je vais juste prendre un exemple, Jean-Marc, pour illustrer ce point.
00:26:51Je ne sais pas si vous avez vu, vous allez me dire que c'est une petite chose, mais c'est très symptomatique de l'état dans lequel est notre agriculture.
00:26:57Il y a une pénurie d'œufs en ce moment.
00:26:59Alors elle est due parce qu'il y a une forte demande, parce que les gens qui n'ont plus de pouvoir d'achat préfèrent, parce que c'est moins cher, manger des œufs,
00:27:06donc des protéines plutôt que de la viande qui augmente de 10% pour le bœuf et le veau en un an.
00:27:10Mais il y a une autre raison, c'est que l'Europe impose la disparition, écoutez bien, des cages à poules au nom du bien-être animal.
00:27:18Bon, admettons.
00:27:20Un résultat des courses, toutes ces cages à poules qui vont être à 90% détruites d'ici 2030.
00:27:25Vous savez ce qui se passe ?
00:27:27Madame Gennevard, la grande ministre de l'Agriculture, explique qu'il faut créer des poulaillers,
00:27:34mais elle trouve les normes européennes trop tatillonnes.
00:27:37Mais est-ce qu'elle sait, Madame Gennevard, puisqu'elle connaît bien le monde de l'agriculture,
00:27:41que ces cages qui sont supprimées en France et en Europe, elles vont parfois à la ferraille,
00:27:45mais parfois dans d'autres pays qui abritent des poules, qui pondent des œufs et qui reviennent chez nous ?
00:27:49Résultat, on est un portateur net aujourd'hui d'œufs en France.
00:27:54Ils viennent de Pologne, des Pays-Bas notamment.
00:27:58Vous vous rendez compte ? Voilà.
00:27:59Voilà aussi ce qu'est l'Europe et les normes européennes.
00:28:02Vous vous rendez compte ?
00:28:03Mais qu'est-ce qu'on fait alors ?
00:28:04Qu'est-ce qu'on fait ?
00:28:05On n'a plus le pouvoir, le pouvoir n'est plus entre le mains.
00:28:09Non mais par exemple, vous avez une exception culturelle en France,
00:28:13où on finance parfois des nanars, des films.
00:28:17Bon, oui, bah oui, oui.
00:28:18Pourquoi pas plutôt que financer les nanars, aider nos canards ?
00:28:21Faisons une exception.
00:28:23Deux jours de boulot.
00:28:25Deux jours de boulot pour trouver cette bonne chale.
00:28:27Faisons une exception, faisons de l'agriculture une exception, par exemple, une exception.
00:28:32Rayet Chaybi, qu'est-ce qu'on dit à nos agriculteurs ?
00:28:34On leur dit, de toute façon, vous allez mourir, c'est programmé,
00:28:37et en France, on n'a plus le pouvoir de vous sauver ?
00:28:39Il faut être à leur côté, ça me paraît.
00:28:41Vous mettre à leur côté, ça veut dire quoi ?
00:28:43D'une clarté biblique.
00:28:44Donc, on voit que l'inquiétude principale, au-delà des normes qui ont été évoquées par Éric Rebel,
00:28:48on voit que le Mercosur occupe une très grande place, une grande inquiétude.
00:28:52Pourquoi ? Parce que, certes, le président de la République...
00:28:54Non mais c'est signé, ça c'est mort, ça y est, c'est fini, on passe à autre chose.
00:28:57Non, justement, il ne faut pas passer à autre chose, parce que dire non, c'est très bien,
00:29:02mais la France a quand même des outils juridiques entre ses mains,
00:29:05elle peut saisir la Cour de justice de l'Union Européenne, mais il faut bouger.
00:29:08Mais, même si on dit que, effectivement, ça peut contrevenir à l'image de la France si elle perd,
00:29:15il faut quand même se battre, malgré tout, pour les agriculteurs.
00:29:18C'est mort, on n'a plus la main, Laurent Jacobelli, on n'a plus la main, c'est fini.
00:29:21Emmanuel Macron n'a plus la main, parce qu'il ne veut pas prendre la main.
00:29:24Emmanuel Macron se considère comme un Européen avant de se considérer comme un Français,
00:29:28et il veut être le bon élève de Madame von der Leyen, la présidente de la Commission,
00:29:32d'ailleurs, que personne autour de cette table n'a jamais élue.
00:29:34Mais, vous savez, dans l'histoire de France, il y a des moments où les présidents de la République
00:29:38et je pense au général de Gaulle se sont levés, ont fait la politique de la chaise vide.
00:29:41Nous sommes deuxième contributeurs nets au budget de l'Union Européenne.
00:29:45Si demain, un président de la République, ou une présidente de la République,
00:29:48prend son téléphone et dit à Madame von der Leyen, c'est fini,
00:29:51plus un euro ne viendra de la France tant que vous n'aurez pas fait une exception pour la France
00:29:56par rapport au Mercosur.
00:29:58D'autres le font.
00:29:59Je vous rappelle que, normalement, à partir de 2035,
00:30:01bon, ça a été décalé grâce notamment à notre groupe au Parlement européen,
00:30:04à partir de 2035, les voitures à essence devaient être interdites.
00:30:08Il y a un pays qui a négocié l'exception, l'Allemagne, qui est le premier contributeur.
00:30:12Pourquoi ? Ils ont dit, nous, l'industrie automobile, chez nous, c'est vital.
00:30:15Cet accord-là, nous ne le respecterons pas.
00:30:17La Commission européenne a dit, oui, c'est une question de négo, une question de bras de fer.
00:30:21Emmanuel Macron se comporte en second zélé de Madame von der Leyen
00:30:26au lieu d'être un opposant lorsqu'elle prend de mauvaises essences.
00:30:28Moi, je vais vous dire, je résume ça avec une phrase, j'ai l'impression que pour l'Europe,
00:30:31on est les cocus heureux.
00:30:33C'est-à-dire qu'en fait, on paye, on est les deuxièmes contributeurs,
00:30:36on paye et on se prend tous les problèmes dans la figure et on ne dit rien.
00:30:39Absolument, il y a un président qui ne nous défend pas, comme vous venez de le dire.
00:30:43Il y a un président qui ne défend pas les intérêts, ni des Français,
00:30:46ni des corporations françaises.
00:30:48Il veut être le bon élève de Madame von der Leyen, le bon élève de l'Union européenne.
00:30:54Il pense qu'avec ce bilan-là, en étant un européiste B.A.,
00:30:57il sera peut-être, il aura un avenir politique ou dans la finance radieux.
00:31:01Mais ce n'est pas défendre les intérêts des Français.
00:31:03Il ne défend pas les intérêts des Français.
00:31:05Et si la France voulait faire des moratoires,
00:31:07je me souviens quand Nicolas Sarkozy, en 2012, avait dit
00:31:10on va faire un moratoire sur les Spass Schengen.
00:31:12On nous avait dit c'est impossible, etc.
00:31:13On le voit aujourd'hui, l'Allemagne le fait sur les frontières,
00:31:15il fait des contrôles aux frontières, sans que ça ne fasse sourciller l'Union européenne.
00:31:20On le voit s'il y a un rapport de force qui s'installe,
00:31:23notamment quand on est une puissance comme la France,
00:31:25donc deuxième contributeur.
00:31:26Si demain, le président de la République disait
00:31:28on fait un moratoire sur tout un tas de choses,
00:31:31là on serait entendus, on serait respectés.
00:31:33Et alors pour ajouter à tout ça, pour ajouter à la crise,
00:31:35il y a cette fameuse dermatose nodulaire contagieuse
00:31:37qui continue à faire des ravages.
00:31:39Et on l'a appris, et je vous le disais, juste au tout début de cette émission,
00:31:43il n'y aura pas de bovins au Salon de l'Agriculture,
00:31:45il n'y aura pas de vaches, il n'y aura pas de veaux,
00:31:47il n'y aura pas de taureaux.
00:31:48Il y a 600 000 visiteurs qui viennent chaque année,
00:31:50beaucoup pour voir ces animaux qui n'ont pas l'habitude de voir.
00:31:53Eh bien, il n'y en aura pas un seul cette année,
00:31:55ça vient d'être annoncé par le président du Salon.
00:31:58Écoutez-le.
00:31:59Compte tenu de la situation actuelle,
00:32:01les organismes de sélection des races bovines
00:32:05ont décidé de ne pas participer,
00:32:08de faire participer leurs animaux
00:32:10au concours général agricole
00:32:13qui se déroule chaque année au Salon de l'Agriculture.
00:32:18Nous avons été toujours très clairs.
00:32:22Le Salon a toujours souhaité la présence de bovins
00:32:26et nous avons tout mis en œuvre pour la rendre possible
00:32:31dans le strict respect des règles sanitaires,
00:32:36dites réglementaires, avec les services de l'État,
00:32:39mais aussi dans les protocoles du Salon.
00:32:42Pas de bovins au Salon de l'Agriculture.
00:32:45C'est vrai qu'il va y avoir une grosse déception
00:32:47du côté des visiteurs
00:32:49qui vont venir, près de 600 000 visiteurs chaque année.
00:32:52On continue à voir ces images en direct
00:32:54de ces 350 tracteurs.
00:32:56J'insiste sur le nombre,
00:32:57parce que comme je vous le disais,
00:32:58il est très rare d'avoir autant de tracteurs
00:33:00qui sont dans Paris.
00:33:01On est juste devant l'Assemblée nationale.
00:33:04Maître Florence Rau, ces images,
00:33:05c'est vrai qu'elles sont impressionnantes quand même.
00:33:07C'est assez impressionnant, effectivement.
00:33:09Tous ces tracteurs qui sont venus,
00:33:10ces agriculteurs qui sont venus,
00:33:12parce qu'en fait,
00:33:13ils se sentent condamnés à mort, tout simplement.
00:33:16Là, maintenant, on enlève les bovins aussi
00:33:18du Salon de l'Agriculture.
00:33:19Bientôt, on va nous supprimer le Salon de l'Agriculture.
00:33:21Pourquoi pas ?
00:33:22C'est la prochaine étape.
00:33:23Et puis, effectivement,
00:33:24on est gouverné par l'absurde en permanence
00:33:26et sur tous les sujets.
00:33:28Alors, où va-t-on ?
00:33:28Que peut-on faire ?
00:33:29Certainement pas des recours judiciaires.
00:33:31En tant qu'avocat, je vous le dis tout de suite,
00:33:33c'est totalement illusoire.
00:33:34On n'y va nulle part.
00:33:35En tout cas, si, on va dans le mur.
00:33:37Ça, c'est sûr.
00:33:37Alors, que faire ?
00:33:38Mon Dieu, mais que ces agriculteurs,
00:33:39ils restent là.
00:33:40Que ces agriculteurs,
00:33:41on les soutienne.
00:33:42Et puis, qu'on arrête de détruire la France
00:33:45dans tous ses états,
00:33:48dans tous ses moyens.
00:33:49On a détruit l'école.
00:33:50On détruit l'hôpital.
00:33:51C'est déjà fait.
00:33:52On détruit l'agriculture.
00:33:54Qu'est-ce qu'on va ?
00:33:54On n'a plus d'usines pour produire quoi que ce soit.
00:33:56Mais qu'est-ce qu'on va faire
00:33:57quand on n'aura plus rien ?
00:33:58On ne peut même pas manger des œufs de chez nous.
00:34:00Alors que, mon Dieu,
00:34:01une poule,
00:34:02chacun peut en prendre une dans son jardin,
00:34:03presque sur son balcon.
00:34:04Enfin, c'est absurdissime.
00:34:06Où va-t-on ?
00:34:07Où va-t-on ?
00:34:07Et pourquoi fait-on ça ?
00:34:08Et pourquoi est-ce que la France
00:34:10est obligée de se coucher ?
00:34:12Parce qu'on est couché.
00:34:13On est couché.
00:34:14On est couché.
00:34:15On paye.
00:34:15On paye.
00:34:15On paye et on est couché.
00:34:16C'est ça qui me rend dingue.
00:34:17C'est-à-dire qu'on paye.
00:34:18Absolument.
00:34:18Et en plus, on est couché.
00:34:19Je vous dis, les coqs, heureux.
00:34:21Les coqs, heureux.
00:34:22Un dernier moulin en Jacobéli,
00:34:23puis on y reviendra tout à l'heure.
00:34:23On l'a vécu sur le textile.
00:34:25On l'a vécu sur la sidérurgie.
00:34:27Chez moi, en Lorraine et en Moselle,
00:34:28on sait de quoi on parle.
00:34:29On le vit maintenant sur l'agriculture.
00:34:31Il y a un moment,
00:34:31on ne va pas recommencer les mêmes erreurs.
00:34:33Toujours.
00:34:34Vous disiez, la France est en train de tout perdre.
00:34:36Et ne se bat pas.
00:34:37Non, le gouvernement ne se bat pas.
00:34:38Moi, je ne crois pas que la France soit condamnée.
00:34:40Si on reprend tous les pays européens,
00:34:42ils ont tous négocié des choses avec Bruxelles.
00:34:44Soit sur la TVA,
00:34:45soit sur la contribution financière,
00:34:47soit sur les voitures,
00:34:48soit sur l'agriculture.
00:34:49Un seul pays ne négocie rien.
00:34:50C'est la France d'Emmanuel Macron.
00:34:52Il faut maintenant que ça cesse.
00:34:53On va défendre nos agriculteurs.
00:34:55Ce sont des Français qui méritent
00:34:56qu'on se batte pour eux,
00:34:56parce qu'ils se battent pour nous.
00:34:58Oui, mais les Français,
00:34:58en même temps,
00:34:59quand ils s'insurgent,
00:35:00ils sont réprimés.
00:35:01Regardez les gilets jaunes.
00:35:02Oui, plus réprimés que des dealers
00:35:03ou que des émultiers dans les cités.
00:35:05Alors là, pour le coup,
00:35:06là, pour le coup,
00:35:06on n'hésite pas.
00:35:06Donc, il y a un moment,
00:35:07c'est plus tolérable.
00:35:08Éric Revelle.
00:35:09Contrairement à ce qui a été dit de tout à l'heure.
00:35:10Et au Giacobili, vous avez dit ?
00:35:12Laurent Giacobili.
00:35:12Ah, d'accord, pardon.
00:35:13Je me dis, qu'est-ce qu'il lui prend ?
00:35:16Je me suis dit, il a pété les plombs.
00:35:19Maintenant qu'il a fait un bonbon,
00:35:20il se croit tout permis.
00:35:21Non, non, non, je vais en faire d'autres.
00:35:22Ne vous inquiétez pas.
00:35:23Mais moi, je ne crois pas un seul instant
00:35:24que ce soit seulement le devenir
00:35:26du président de la République en Europe
00:35:27qui lui fasse prendre cette position.
00:35:29C'est pire que ça.
00:35:30C'est qu'en fait, le pouvoir,
00:35:31le poids de la France
00:35:32et donc de son incarnation,
00:35:35le président de la République,
00:35:36s'est tellement effondré.
00:35:37S'est tellement effondré.
00:35:39Nationalement, mais aussi internationalement,
00:35:41qu'en réalité,
00:35:42même s'il tentait quelque chose,
00:35:43ce serait pire
00:35:44parce qu'on ne l'écouterait même pas.
00:35:46Parce qu'en réalité,
00:35:46la position de la France
00:35:48via celle d'Emmanuel Macron
00:35:49ne pèse plus rien
00:35:50ou plus grand-chose
00:35:51dans le concert international.
00:35:53Donc peut-être qu'on lui a conseillé
00:35:55de surtout pas monter au créneau maintenant.
00:35:57Puis attendez,
00:35:58le président du en même temps
00:35:59sur le traité du Mercosur,
00:36:01c'est devenu le président du contretemps.
00:36:03En voilà une autre.
00:36:04Mais oui, mais pourquoi je lui dis ça ?
00:36:06Parce qu'il a louvoyé sur le sujet.
00:36:08Quand il est au Brésil avec Lula,
00:36:09il est pour.
00:36:10Ben oui, bien sûr.
00:36:11Mais ça, on l'a dit, répété.
00:36:12On apprend qu'une délégation d'agriculteurs
00:36:14sera reçue à 14h à Matignon.
00:36:15Je ne sais pas ce qu'il va pouvoir leur dire
00:36:16à part les rassurer.
00:36:18Qu'ils s'excusent au moins.
00:36:19Voilà.
00:36:19Ça, je ne sais pas.
00:36:20Sabrina, vous vouliez ajouter un mot ?
00:36:21Je voulais rajouter un mot.
00:36:23C'est important de suivre aujourd'hui
00:36:24ce qui va se passer dans Paris
00:36:26concernant ces tracteurs.
00:36:27Parce qu'en effet, 350 tracteurs,
00:36:29c'est énorme.
00:36:30Il faut bien s'imaginer
00:36:30que s'ils sont parvenus jusqu'ici,
00:36:32c'est qu'on l'a bien voulu.
00:36:33C'est que les portes ont été ouvertes
00:36:34parce que la préfecture de police de Paris
00:36:36aurait sinon géré ça autrement.
00:36:37Donc, c'est bien aussi une manière
00:36:38de calmer le jeu,
00:36:40d'ouvrir des petites portes
00:36:41pour qu'ils s'introduisent dedans
00:36:43et qu'ils correspondent aussi,
00:36:44qu'ils font ce qu'on attend d'eux.
00:36:45Donc, ça serait intéressant de voir
00:36:47comment vont réagir les agriculteurs
00:36:49et qu'est-ce qui va être annoncé.
00:36:51Oui, puisque vous suivez ça
00:36:51au service de police de justice également.
00:36:53Mais il faut préciser que ce matin,
00:36:54en fait, ils ne sont pas rentrés en force.
00:36:56Ils sont rentrés escortés
00:36:57par les forces de l'ordre.
00:36:57Et il était prévu qu'ils viennent
00:36:59à cet endroit-là
00:37:00et qu'ils partent à 18h.
00:37:01Donc, tout est géré pour l'instant.
00:37:03Tout à fait.
00:37:03C'est important de le dire.
00:37:04Bon, on y reviendra dans quelques instants.
00:37:06On va continuer à suivre
00:37:07ce qui se passe sur place
00:37:08avec nos envoyés spéciaux.
00:37:10Et puis, on y reviendra d'ici
00:37:11un petit quart d'heure
00:37:13dans un instant.
00:37:14On me dit qu'Yael Brunpivet
00:37:16est en train de sortir.
00:37:17Alors, je ne sais pas si on a l'image
00:37:18parce que si on a l'image,
00:37:20on peut la mettre à l'antenne.
00:37:22Voilà, de Yael Brunpivet
00:37:24avec du son qui est en train.
00:37:25Madame la présidente de l'Assemblée nationale,
00:37:26qu'est-ce que vous comptez dire aux agriculteurs ?
00:37:29Écoutez, c'est un dialogue que je poursuis.
00:37:31Je les ai tous reçus la semaine dernière,
00:37:33toutes les organisations syndicales.
00:37:35Encore hier,
00:37:35une autre organisation syndicale,
00:37:37le MoDef.
00:37:37Donc, je pense que ce qui est important,
00:37:39c'est qu'on continue à se parler.
00:37:41J'entends les revendications,
00:37:43notamment sur la question
00:37:44des décrets d'application
00:37:46de la loi Duplon
00:37:47avec le président
00:37:48de la commission des affaires économiques.
00:37:50On organise une séance publique
00:37:51à l'Assemblée nationale
00:37:52pour la première fois de notre histoire
00:37:54sur l'application des lois,
00:37:55justement,
00:37:56parce que c'est un problème récurrent.
00:37:58Des lois sont votées par le Parlement
00:37:59et non appliquées par l'exécutif
00:38:01et par l'administration.
00:38:02Et donc,
00:38:03nous dédierons le 11 février prochain
00:38:04une séance spéciale
00:38:06à l'Assemblée nationale
00:38:07sur l'application des lois,
00:38:08dont la loi Duplon.
00:38:10Donc ça,
00:38:10c'est une première réponse importante.
00:38:12Nous faisons ce suivi-là.
00:38:14Et puis,
00:38:14pour le reste,
00:38:15nous continuons à entendre
00:38:16leurs revendications
00:38:17de simplification,
00:38:18de lutte contre la concurrence
00:38:21déloyale.
00:38:22on a besoin de les aider
00:38:23et surtout de leur assurer
00:38:24un revenu décent.
00:38:25Donc on va échanger,
00:38:27comme d'habitude,
00:38:28devant l'Assemblée nationale
00:38:29et ailleurs
00:38:29quand je vais
00:38:30sur leurs exploitations.
00:38:31La semaine dernière,
00:38:33on se souvient,
00:38:33ça avait été mouvementé,
00:38:35vous avez été plutôt
00:38:36chahuté,
00:38:36insulté.
00:38:37Est-ce que vous trouvez
00:38:38que le climat s'est apaisé ?
00:38:40Est-ce que vous redoutez
00:38:40cette rencontre ?
00:38:41Non, mais je ne redoute jamais
00:38:42une rencontre
00:38:43avec mes concitoyens.
00:38:45Vous savez,
00:38:45on ne peut pas avoir peur
00:38:46des gens qu'on représente.
00:38:47Moi, je représente la nation,
00:38:49je suis présidente
00:38:49de l'Assemblée nationale,
00:38:50donc je ne redoute jamais
00:38:51ces échanges
00:38:52et les échanges sont cordiaux.
00:38:54Mais la semaine dernière,
00:38:54vous savez,
00:38:55mis à part quelques-uns
00:38:57qui étaient très en colère,
00:38:59j'ai pu aussi échanger
00:39:00avec des syndicalistes
00:39:02de la coordination rurale
00:39:03devant l'Assemblée nationale,
00:39:04puis après avec leur président.
00:39:06Moi, je parle toujours
00:39:07à tout le monde
00:39:07et je ne redoute jamais
00:39:09les échanges et le dialogue
00:39:11autrement,
00:39:12il ne faut pas faire de politique
00:39:13et il ne faut pas être élu
00:39:14si on redoute ce dialogue-là.
00:39:16Je vais aller voir
00:39:17les représentants syndicaux
00:39:19et puis on peut se reparler
00:39:20après si vous le souhaitez.
00:39:21Qu'allez-vous leur dire
00:39:22à ces représentants syndicaux ?
00:39:23Maxime Leguay
00:39:28qui est sur place
00:39:29et on va rester sur cette image
00:39:31et on va écouter
00:39:32comment est reçu
00:39:33Yael Grand-Prippi vivait
00:39:34parce que la dernière fois,
00:39:36c'est vrai que ça avait été
00:39:37plutôt agité.
00:39:38On écoute ce qui se dit.
00:39:41On échangera après, justement.
00:39:49Merci beaucoup.
00:39:49Il y a une brune pivée
00:39:57qui est sur place
00:39:58et qui va à la rencontre
00:40:01des agriculteurs
00:40:01pour essayer de leur parler.
00:40:02Oui, mais j'ai déjà fait le son.
00:40:06Donc, je suis venue
00:40:07avec le président
00:40:07de la commission
00:40:08des affaires économiques
00:40:10que vous connaissez également.
00:40:11On a travaillé ensemble
00:40:12quand j'étais président
00:40:12des jeunes agriculteurs de France.
00:40:14Je m'en doute.
00:40:14Sur plusieurs textes.
00:40:16Beaucoup de sujets
00:40:17dont la loi Igalim.
00:40:18Démarrage.
00:40:19Démarrage de la loi Igalim.
00:40:20Donc, il me confirmait
00:40:21que la séance, vous savez,
00:40:23d'application des lois
00:40:24dont je vous ai parlé.
00:40:26Bonjour.
00:40:26Vous allez bien ?
00:40:27Il y aura bien
00:40:29les décrets du plomb
00:40:31dans cette séance
00:40:32le 11 février prochain.
00:40:35Donc, le 11 février prochain
00:40:36dans l'hémicycle.
00:40:39Dans l'hémicycle.
00:40:39À l'Assemblée nationale,
00:40:40il y aura une séance
00:40:41pour la première fois.
00:40:42Et c'est quelque chose
00:40:42qu'on a décidé tous ensemble
00:40:44avec les présidents de groupe
00:40:45il y a plusieurs semaines
00:40:46de cela
00:40:47qui concernera
00:40:49l'application des lois.
00:40:50Et j'ai demandé
00:40:50à chaque président de commission
00:40:52de faire un travail
00:40:53sur les lois
00:40:54qui sont du ressort
00:40:56de leur commission
00:40:56et le président
00:40:57de la commission
00:40:58des affaires économiques
00:40:59a évidemment sélectionné
00:41:01dans les lois
00:41:02qui méritaient
00:41:03davantage d'attention
00:41:04la loi du plomb.
00:41:05Et donc, le 11 février
00:41:07en séance publique
00:41:08dans l'hémicycle
00:41:08de l'Assemblée nationale,
00:41:10chaque président de commission
00:41:11va pouvoir mettre l'accent
00:41:12sur les lois
00:41:14sur lesquelles
00:41:15les décrets d'application
00:41:15ne sont pas pris
00:41:16correctement.
00:41:18Ils ne sont pas pris
00:41:18dans les temps.
00:41:19Et je pense que ça,
00:41:19c'est important.
00:41:20C'est le rôle du Parlement.
00:41:21C'est la première fois
00:41:22que ça aura lieu.
00:41:23On a un suivi
00:41:25qui est sur le site
00:41:26de l'Assemblée nationale
00:41:27et qui montre
00:41:27que le baromètre
00:41:29de l'application des lois
00:41:30n'est pas très bon.
00:41:31C'est récurrent
00:41:31et ça concerne
00:41:32tous les domaines.
00:41:33Et c'est la raison
00:41:33pour laquelle
00:41:34j'ai décidé
00:41:34de mettre un peu plus
00:41:36de pression
00:41:36et donc de faire
00:41:37une séance publique dédiée.
00:41:39Et tous les présidents
00:41:40de commission
00:41:40jouent le jeu
00:41:42parce que c'est important.
00:41:43Il en va du respect
00:41:44du Parlement
00:41:45donc il en va
00:41:46de notre démocratie.
00:41:47Ce sujet-là,
00:41:48je pense que
00:41:48l'agriculture
00:41:50d'une manière globale
00:41:51peut apporter
00:41:51les territoires
00:41:52à travers une crise
00:41:53sans précédent.
00:41:54En fait,
00:41:54le sujet du suivi
00:41:55des décrets,
00:41:57de l'application
00:41:58des décrets,
00:41:59c'est quelque chose
00:42:00qui devrait être
00:42:01tout le temps
00:42:02parce qu'aujourd'hui,
00:42:04typiquement,
00:42:05quand on voit
00:42:05sur la loi Entrave,
00:42:08un certain nombre
00:42:08de décrets
00:42:09ont été pris.
00:42:10Je pense au CSP,
00:42:11séparation de ventes
00:42:12de conseils.
00:42:13Mais on a aujourd'hui
00:42:14un certain nombre
00:42:15de points
00:42:15qui ne sont pas
00:42:16au rendez-vous.
00:42:16Je pense à l'eau
00:42:17et l'eau aujourd'hui,
00:42:19clairement,
00:42:20c'est l'avenir.
00:42:21Si on veut garder
00:42:21une souveraineté alimentaire
00:42:22forte,
00:42:23il faut pouvoir
00:42:23produire de l'eau.
00:42:24Quand on voit,
00:42:25par exemple,
00:42:25que dans l'Hérault,
00:42:26400 mm en 3 jours,
00:42:29là, il ne s'agit pas
00:42:30d'avoir un débat
00:42:31sur pomper l'eau
00:42:32dans les nappes.
00:42:33C'est de se dire
00:42:34que 400 mm en 3 jours,
00:42:36c'est d'être capable
00:42:37de la stocker.
00:42:37On pense aussi
00:42:38à ces territoires.
00:42:39Alors, il y a besoin
00:42:39de l'eau partout en France
00:42:40mais il y a des territoires...
00:42:41Moi, je suis Séné-Marnais
00:42:42mais je pense aussi
00:42:43à mes collègues du Sud.
00:42:44C'est la solidarité
00:42:45du réseau,
00:42:46de l'agriculture.
00:42:47Il faut que tout le monde
00:42:48puisse vivre correctement
00:42:49et dignement.
00:42:50Donc, le sujet,
00:42:50il est là.
00:42:51On a un certain nombre
00:42:52de sujets aussi
00:42:53de décrets encore
00:42:56qui, je pense autrement,
00:42:57aux ICPE.
00:42:59Le relèvement des seuils
00:43:00ICPE.
00:43:00C'est attendu.
00:43:01Est-ce qu'on veut encore
00:43:02faire des bâtiments d'élevage ?
00:43:03On pense aux oeufs.
00:43:03En ce moment,
00:43:04il y a une crise de l'oeuf
00:43:05mais si on ne peut pas avoir
00:43:06la capacité de faire
00:43:07un bâtiment d'élevage,
00:43:08il faut 3 à 4 ans.
00:43:09Vous voyez,
00:43:11le sujet,
00:43:13on a un sujet
00:43:13passé au Conseil d'État.
00:43:15Le décret est passé
00:43:17au Conseil d'État
00:43:18le 9 décembre dernier.
00:43:21Là, typiquement,
00:43:22sur l'élevage,
00:43:23on a traversé
00:43:24un sujet d'ampleur majeur
00:43:25autour de la DNC.
00:43:27La DNC,
00:43:28il y a un sujet...
00:43:28Je crois qu'il y a
00:43:29votre président qui arrive.
00:43:32On a un sujet d'ampleur...
00:43:33Bonjour, monsieur,
00:43:33vous allez bien ?
00:43:34Ça va et vous-même ?
00:43:35Ça va bien ?
00:43:36Attendez,
00:43:36je vous amène Rousseau.
00:43:38S'il vous plaît.
00:43:39Merci.
00:43:39On élargit un peu le cercle.
00:43:40On élargit un peu le cercle.
00:43:42On élargit un peu le cercle.
00:43:43On ne va pas perdre, monsieur.
00:43:46Sur le sujet de la DNC
00:43:48et le sujet de la vaccination,
00:43:50il y a le sujet aujourd'hui
00:43:51des animaux.
00:43:52Si jamais en France,
00:43:53et ça rejoint le sujet ICPE
00:43:55qui était abordé avec nous,
00:43:56si jamais en France,
00:43:57on avait aujourd'hui
00:43:58la possibilité
00:43:59d'avoir des vrais moyens
00:44:00de production,
00:44:01d'avoir des autorisations,
00:44:02on aurait pu monter
00:44:03des centres d'engraissement.
00:44:04Et aujourd'hui,
00:44:05c'est ça.
00:44:05Aujourd'hui,
00:44:06nos animaux,
00:44:06ils partent en Italie,
00:44:07ils reviennent directement embarqués.
00:44:08Quand on parlait l'autre jour,
00:44:10la structuration de certaines filières
00:44:11qui font qu'on organise...
00:44:12On a vraiment besoin
00:44:15d'avoir des moyens de production,
00:44:17un soulagement sur les normes,
00:44:18mais on a aussi besoin
00:44:19de remettre sur nos territoires
00:44:21des outils
00:44:22qui créent de l'emploi,
00:44:23qui créent de la valeur,
00:44:24qui gardent la valeur
00:44:24dans nos territoires.
00:44:26C'est ça l'emploi.
00:44:27Et derrière,
00:44:27si on veut installer des jeunes,
00:44:29il faudra qu'on ait des filières
00:44:30qui restent sur notre territoire,
00:44:33avec la valeur ajoutée
00:44:34sur nos territoires,
00:44:35justement,
00:44:36pour fournir aussi
00:44:37une alimentation de qualité
00:44:38à nos Français
00:44:38sur nos territoires.
00:44:39Il faudra aussi penser
00:44:41à tout ce qui est
00:44:41revitalisation
00:44:42de nos territoires ruraux,
00:44:44parce qu'à un moment donné,
00:44:45nos conjoints
00:44:45ou nos conjointes,
00:44:46ils ont besoin aussi
00:44:48d'être épanouis,
00:44:50d'avoir des crèches,
00:44:50des médecins...
00:44:51Il faut des médecins...
00:44:52L'enjeu là,
00:44:53aujourd'hui,
00:44:53qu'on porte ici,
00:44:55c'est un sujet franco-français.
00:44:57On prendra le sujet
00:44:58Mercosur à Bruxelles,
00:44:59mais derrière,
00:45:00le sujet,
00:45:01c'est aussi sur tous
00:45:02nos territoires ruraux
00:45:03qui soient correctement vivables.
00:45:04Merci Madame la Présidente.
00:45:07D'abord,
00:45:08vous avez vu
00:45:08qu'il y a beaucoup de dignité
00:45:10autour de ce rassemblement,
00:45:12mais je voudrais
00:45:12que personne ne se méprenne.
00:45:13Il y a aussi
00:45:14beaucoup de colère
00:45:15et beaucoup d'attente
00:45:16vis-à-vis du monde politique.
00:45:19Et puisque vous présidez
00:45:20l'Assemblée nationale,
00:45:21on dit très clairement
00:45:23que nous,
00:45:25nous avons besoin
00:45:25d'un budget
00:45:26pour que les mesures d'urgence
00:45:27qui sont attendues
00:45:28par les viticulteurs,
00:45:30par les producteurs
00:45:31de grandes cultures,
00:45:32y compris par ceux
00:45:32qui sont touchés
00:45:33par la dermato,
00:45:34je vais vous prendre
00:45:34un exemple concret.
00:45:35Nos collègues de Savoie
00:45:36qui ont abattu des animaux
00:45:37et Dieu sait si c'est un drame,
00:45:39aujourd'hui,
00:45:39ils attendent
00:45:39que leurs indemnités,
00:45:41elles fassent l'objet
00:45:41d'un abattement fiscal
00:45:44et social,
00:45:44dit autrement,
00:45:45qui ne soit pas fiscalisé
00:45:46sur l'argent
00:45:47qu'ils vont utiliser
00:45:48pour racheter des vaches.
00:45:49Et s'il n'y a pas de budget,
00:45:51nous, on ira leur expliquer
00:45:52qu'en fait,
00:45:52l'argent qu'ils vont toucher,
00:45:53voilà.
00:45:53Donc moi,
00:45:54je ne rentre pas
00:45:54dans les sujets politiques,
00:45:55ça c'est votre affaire.
00:45:56Moi, je dis juste
00:45:57que là, à court terme,
00:45:57on a besoin d'un budget
00:45:58pour que les réponses
00:46:00qui sont apportées
00:46:00soient là.
00:46:01Et puis, je l'ai dit,
00:46:03nous, ce spectacle
00:46:04depuis des années,
00:46:05en fait, nous fatigue,
00:46:06on a besoin
00:46:07d'une vision
00:46:07pour l'agriculture.
00:46:09Et vous avez compris
00:46:09qu'on a demandé
00:46:10au Premier ministre,
00:46:11et je vous l'ai dit
00:46:12la semaine dernière
00:46:12parce que vous m'avez reçu,
00:46:14on a besoin d'un texte
00:46:15de loi d'urgence,
00:46:16maintenant.
00:46:16Parce que nous,
00:46:17on ne veut pas
00:46:17que les sujets agricoles
00:46:18passent à la trappe
00:46:19dans quelques mois
00:46:19parce qu'on sera partis
00:46:20dans la présidentielle
00:46:21et qu'on parlera d'autre chose.
00:46:22Donc on a besoin,
00:46:23je vais vous prendre un exemple,
00:46:27une réserve d'eau
00:46:28dans ce pays.
00:46:29Ça fait 10 ans
00:46:29que ça dure.
00:46:30On n'est pas foutu
00:46:30sur la prédation.
00:46:31Vous voyez,
00:46:31il y a eu des annonces
00:46:32pour nous expliquer
00:46:33qu'on allait tuer
00:46:3320 loups de plus en France.
00:46:35Mais ce n'est pas à la hauteur
00:46:35de ce que demandent
00:46:36les éleveurs
00:46:37ou les agriculteurs.
00:46:38Nous, on a besoin
00:46:39que la loi sécurise le fait
00:46:40qu'à un moment,
00:46:41on pourra continuer
00:46:42à faire du pastoralisme
00:46:43à produire.
00:46:44On aura besoin
00:46:44de sécuriser le fait
00:46:45que dans un certain nombre
00:46:46de régions,
00:46:47notamment au sud de la France,
00:46:49on ait besoin d'eau
00:46:50pour continuer à produire
00:46:51des fruits,
00:46:52des légumes,
00:46:52de l'herbe,
00:46:53des animaux,
00:46:54des céréales,
00:46:55peu importe.
00:46:56Et vous voyez,
00:46:56ça n'avance pas.
00:46:57Et quand les agriculteurs
00:46:58ont le sentiment
00:46:59que les politiques
00:47:00ne répondent pas
00:47:01aux attentes
00:47:03qui sont les leurs,
00:47:03ça crée beaucoup
00:47:04de frustration.
00:47:05Et donc là,
00:47:05on a besoin
00:47:06d'aller plus loin.
00:47:07Il faut que,
00:47:08encore une fois,
00:47:09les choses avancent.
00:47:10Et puis vous savez,
00:47:11après,
00:47:11les agriculteurs,
00:47:12ils se définiront
00:47:12parce que les paroles politiques,
00:47:13les annonces,
00:47:14tout ça,
00:47:14ils sont devenus
00:47:15un peu méfiants,
00:47:16voire très méfiants.
00:47:17Et donc ils ont besoin
00:47:18maintenant
00:47:18que les choses soient délivrées.
00:47:19Donc il y a le court terme
00:47:20parce qu'il y en a beaucoup
00:47:21qui ne savent pas
00:47:21comment ils vont finir l'année
00:47:22jusqu'au mois de juin.
00:47:23Alors il y a des décisions européennes.
00:47:24Vous avez compris que nous,
00:47:25on va continuer à la Strasbourg
00:47:27la semaine prochaine
00:47:27parce que les dossiers européens,
00:47:29on a compris que c'était plus en France
00:47:30que ça se gérait malheureusement.
00:47:31Et puis ensuite,
00:47:32on a besoin qu'à Bruxelles,
00:47:35on change de paradigme
00:47:36parce que là,
00:47:37ce n'est pas possible.
00:47:38Et puis en France,
00:47:38on a besoin de ces mesures d'urgence.
00:47:40On a un salon de l'agriculture
00:47:41dans à peu près un mois
00:47:43sur lequel on ne veut pas
00:47:45que ce soit une guerre de tranchées.
00:47:48On a besoin de dire
00:47:49aux Français
00:47:49que leur soutien est précieux,
00:47:51y compris dans l'acte d'achat économique,
00:47:53je le dis,
00:47:53parce qu'il y a beaucoup de gens
00:47:54qui nous soutiennent
00:47:54mais qui ne sont pas toujours
00:47:55très cohérents quand il s'agit.
00:47:57Je le dis aussi,
00:47:58on est en pleine négociation commerciale
00:47:59au moment où on se parle.
00:48:00Il n'est pas question
00:48:01que la pression
00:48:02sur les prix des produits agricoles
00:48:03soit à la baisse.
00:48:04Il n'en est pas question.
00:48:05Et vous savez,
00:48:06là, les gens sont venus,
00:48:08on se fait engueuler
00:48:09parce que les gens disent
00:48:10qu'on n'en peut plus
00:48:11de faire ce genre de manifestation.
00:48:13Mais la dignité
00:48:13et la responsabilité
00:48:14dont on fait preuve aujourd'hui,
00:48:15elle doit trouver un écho
00:48:17et une responsabilité
00:48:17dans le monde politique.
00:48:18Sinon, plus personne
00:48:19ne croit en rien
00:48:20et après, ça n'avance pas.
00:48:21Voilà, c'est le message
00:48:22que je voulais vous délivrer.
00:48:23On a vraiment besoin
00:48:24que ça avance.
00:48:24Mais j'aimerais que vous entendiez
00:48:26des agriculteurs lambda
00:48:27parce qu'en fait,
00:48:28ils vous le diront sûrement
00:48:28mieux que moi
00:48:29avec des mots un peu plus directs.
00:48:31Je trouve que c'est important
00:48:33que vous entendiez
00:48:34ce qui boue à l'intérieur des gens.
00:48:36Bien sûr, merci.
00:48:37En tout cas,
00:48:37pour tous ces propos.
00:48:38Comme vous le savez,
00:48:39moi, je fais beaucoup
00:48:39de déplacements
00:48:40sur tout le territoire national
00:48:41et je fais beaucoup
00:48:42dans les exploitations.
00:48:43et donc, moi, je suis évidemment
00:48:45ouverte à échanger
00:48:46avec des agriculteurs ce matin
00:48:48mais je le fais régulièrement
00:48:49et c'est important
00:48:50qu'on soit tous en contact.
00:48:51Moi, je connais la plupart
00:48:52des députés vont sur le terrain
00:48:53rencontrer les agriculteurs
00:48:55et c'est important
00:48:55parce que pour avoir
00:48:56cette prise de conscience
00:48:58sur toutes les difficultés
00:49:00que vous avez listées,
00:49:01il faut effectivement
00:49:02aller dans les exploitations,
00:49:03discuter, échanger
00:49:05pour vraiment avoir
00:49:06vraiment à l'esprit
00:49:08cette réalité.
00:49:09Après, voilà,
00:49:09vous avez évoqué
00:49:10un certain nombre de sujets
00:49:11qui sont des sujets
00:49:12chacun important, différents.
00:49:14On les avait évoqués
00:49:15dans mon bureau
00:49:16la semaine dernière,
00:49:17la question du revenu,
00:49:18la question des normes,
00:49:19la question de la concurrence
00:49:21et de la noyauté,
00:49:23de la concurrence,
00:49:24la simplification,
00:49:25le fait qu'on puisse
00:49:25vous assurer un revenu
00:49:27décent quelle que soit
00:49:29votre activité
00:49:29puisqu'on sent
00:49:30qu'il y a encore
00:49:31beaucoup d'inégalités
00:49:32et puis vous permettre
00:49:33de faire face
00:49:34aux changements climatiques
00:49:35et c'est la question
00:49:36de l'eau, etc.
00:49:37Donc, tous ces sujets,
00:49:38moi, je vois
00:49:38qu'à l'Assemblée nationale,
00:49:40on les a,
00:49:40on a beaucoup parlé
00:49:42agriculture depuis
00:49:43que je préside
00:49:43l'Assemblée nationale.
00:49:44Il y a eu
00:49:44beaucoup de textes
00:49:45notamment aussi
00:49:46sur la question
00:49:47des retraites
00:49:48parce que quand on parle
00:49:49de revenus,
00:49:49c'est le revenu actif
00:49:50mais il faut aussi
00:49:51penser à tous nos retraités
00:49:52et je sais que vous le faites.
00:49:53Oui, les décrets d'application.
00:49:54C'est ce que j'expliquais
00:49:55tout à l'heure.
00:49:56Donc, on va faire
00:49:57pour la première fois
00:49:58de l'histoire
00:49:58de l'Assemblée nationale
00:49:59une séance publique
00:50:00autour des décrets
00:50:02d'application
00:50:03et le président
00:50:03de la commission
00:50:04des affaires économiques
00:50:05qui est à mes côtés
00:50:06a choisi justement
00:50:07au sein de sa commission
00:50:08de mettre l'accent
00:50:12qui ne sont aujourd'hui pas pris.
00:50:13On a un vrai problème
00:50:14plus large malheureusement
00:50:16que les questions agricoles
00:50:17d'application des lois
00:50:19qui sont votées ici
00:50:20à l'Assemblée nationale
00:50:21et ça, c'est un problème
00:50:22démocratique.
00:50:23Donc, on a un baromètre
00:50:24de suivi de ces décrets
00:50:25mais là, pour la première fois
00:50:27avec l'accord
00:50:27de tous les présidents
00:50:28de groupe
00:50:29et des présidents de commission
00:50:30on va dédier
00:50:30une séance publique
00:50:31le 11 février
00:50:32dans l'hémicycle
00:50:33de l'Assemblée nationale
00:50:34où on demandera des comptes
00:50:35au gouvernement
00:50:36sur la prise des décrets.
00:50:38C'est fondamental
00:50:39et ça, vous pouvez compter sur moi.
00:50:40Là, je serai au rang des décrets.
00:50:42Avant le salon de l'agriculture,
00:50:43c'est pas possible.
00:50:44C'est ce qu'on va en tout cas exiger.
00:50:45Il y a trop de lois
00:50:46qui ne voient jamais décret.
00:50:47Exactement.
00:50:47On a la loi de l'orientation récolte
00:50:49sur laquelle on a encore
00:50:50des décrets
00:50:50qui ne sont jamais sortis.
00:50:52Donc ça, c'est pareil.
00:50:52Ce n'est pas possible.
00:50:53C'est pas possible.
00:50:54Vous savez, lors de cette séance
00:50:55du 11 février,
00:50:56on aura les ministres au banc
00:50:57et donc le Parlement,
00:50:59les présidents de commission
00:51:00des rapporteurs
00:51:00vont leur demander des comptes
00:51:02sur l'application des lois
00:51:03et ça, c'est quelque chose
00:51:04de fondamental
00:51:05auquel je tiens
00:51:06et on le fera régulièrement
00:51:08parce qu'il n'est plus question
00:51:09que justement
00:51:10les lois que nous votions
00:51:12ne soient pas appliquées pleinement
00:51:13dans les délais
00:51:14qui sont ceux
00:51:16auxquels sont soumis
00:51:17le gouvernement pour ce faire.
00:51:18C'est-à-dire 6 mois.
00:51:19Madame la Présidente,
00:51:19tout ça, ce sont des...
00:51:20Non, c'est pas des mots.
00:51:21C'est une séance
00:51:22qui aura lieu le 11 février.
00:51:23Madame la Présidente,
00:51:24tout ça, ce sont des mots.
00:51:25En fait, aujourd'hui,
00:51:27les agriculteurs qui sont là
00:51:28n'en peuvent plus.
00:51:29C'est-à-dire des promesses.
00:51:30Quand on passe une loi,
00:51:32une LOA
00:51:33ou une loi du plomb
00:51:35il y a deux ans
00:51:35et qu'au moment où je vous parle,
00:51:37les décrets d'application,
00:51:39vous n'êtes pas capable,
00:51:40plus personne dans ce pays
00:51:40n'est capable de sortir
00:51:42des décrets d'application
00:51:43d'une loi qui a été...
00:51:44Mais madame, vous pouvez...
00:51:45Mais c'est...
00:51:46Mais...
00:51:46Mais...
00:51:46Mais vous nous dites ça.
00:51:48Mais vous nous dites ça.
00:51:48Mais vous nous dites ça.
00:51:48Mais vous nous dites ça.
00:51:50Personne, madame la Présidente,
00:51:52nous dit que c'est de sa responsabilité.
00:51:54C'est de votre responsabilité collective
00:51:55que qu'à partir du moment
00:51:57que dans un pays
00:51:58quand on a pris une loi,
00:52:00la loi...
00:52:01Non, mais on ne peut pas
00:52:02attendre deux ans parce que...
00:52:03Mais non, mais vous pouvez...
00:52:04C'est notre responsabilité.
00:52:05Mais c'est de la responsabilité collective.
00:52:06C'est pas de la mienne.
00:52:07Nous, on vend sur le terrain
00:52:08des avancées
00:52:09qu'on est incapables
00:52:10d'expliquer concrètement
00:52:11à un agriculteur.
00:52:11Je vous ai expliqué
00:52:12quelle était ma responsabilité,
00:52:13quelle était mon action.
00:52:15Continuons comme ça.
00:52:16Et le vivre ensemble
00:52:17ne sera plus possible en France.
00:52:18Mais entendez-le.
00:52:19Parce que tout le monde nous dit...
00:52:20Moi, vous avez été ministre,
00:52:21vous êtes présidente
00:52:22de l'Assemblée nationale.
00:52:23C'est pas...
00:52:23Je n'y peux rien.
00:52:24Si vous-même,
00:52:25vous ne pouvez rien...
00:52:26Non, monsieur...
00:52:27Mais moi, je vous dis juste...
00:52:28Non, mais vous-même...
00:52:28Je vous constate.
00:52:29Moi, je veux bien vous écouter,
00:52:30mais vous ne m'avez pas écouté.
00:52:31Je vous dis juste que vous,
00:52:32vous vous cantonnez
00:52:33à votre responsabilité
00:52:34de présidente de l'Assemblée,
00:52:35mais vous faites partie
00:52:36globalement
00:52:37du système
00:52:38parlementaire français.
00:52:40Donc, en fait,
00:52:40débrouillez-vous comme vous voulez.
00:52:41Débrouillez-vous comme vous voulez.
00:52:43C'est ce que je fais, monsieur.
00:52:44Pour que les ministres, etc.
00:52:45Rendez-vous, madame,
00:52:46le 11 février
00:52:47dans l'hémicycle
00:52:48de l'Assemblée nationale
00:52:48avec les ministres.
00:52:49Et c'est inscrit.
00:52:50Le texte, c'est inscrit.
00:52:52Donc, ce n'est pas des paroles,
00:52:52c'est des actes.
00:52:53C'est des actes.
00:52:53C'est des actes.
00:52:54Voilà.
00:52:55On ne peut plus tenir
00:52:56et que nous,
00:52:56qui sommes les responsables
00:52:57des corps intermédiaires
00:52:58dans ce pays,
00:52:59vous aussi nous considérez.
00:53:00Parce qu'au jour où vous n'aurez plus
00:53:01que des individualités face à vous,
00:53:03ce sera le bordel en France.
00:53:04Mais c'est pour ça
00:53:04que je reçois régulièrement
00:53:06les syndicats
00:53:07et c'est pour ça
00:53:07que je suis là.
00:53:09Parce que je vous considère.
00:53:11Je le reconnais.
00:53:12Elle est prise aussi
00:53:12pour aller contrôler
00:53:13la réserveur.
00:53:14Vous êtes où ?
00:53:15Bonsoir, monsieur.
00:53:17Il y a une route privée
00:53:17qui s'est exprimée.
00:53:19Alors, on a eu un discours
00:53:19un peu rond, j'ai envie de dire,
00:53:21avec le président de la FNSEA.
00:53:23Et puis, un discours
00:53:24un peu plus musclé
00:53:25avec ses agriculteurs.
00:53:26Et puis, à la droite de l'image,
00:53:27vous voyez cette image
00:53:28de Bruno Retailleau
00:53:29qui est de dos
00:53:30et qui vient également
00:53:31d'arriver
00:53:32devant l'Assemblée nationale.
00:53:33Je ne sais pas
00:53:34si on a du son
00:53:34de Bruno Retailleau
00:53:35mais c'est intéressant
00:53:36peut-être de l'entendre
00:53:37également s'exprimer
00:53:38puisqu'il parle visiblement
00:53:39avec des agriculteurs.
00:53:49Alors, on va voir
00:53:52si le dialogue s'installe.
00:53:53On va rester peut-être
00:53:54sur les deux images.
00:53:55C'est-à-dire, à gauche,
00:53:56Yael Broun-Pivet
00:53:56et à droite, Bruno Retailleau,
00:53:58Laurent Jacobili.
00:53:59Vous avez entendu
00:54:00Yael Broun-Pivet
00:54:01qui s'exprimait.
00:54:03Alors bon, c'est un discours
00:54:05qui ne mène à rien,
00:54:05on a envie de dire.
00:54:06Quelle déconnexion.
00:54:08Je pense que les agriculteurs
00:54:09sont heureux de savoir
00:54:10que le 11 février,
00:54:11il y aura un débat
00:54:11à l'Assemblée nationale
00:54:12pour savoir pourquoi
00:54:13le gouvernement
00:54:14ne prend pas les décrets.
00:54:15Mme Yael Broun-Pivet
00:54:16est proche du président
00:54:17de la République.
00:54:17Si j'ai bien compris,
00:54:18c'est la même famille politique.
00:54:19Il y a plus simple.
00:54:20Elle prend son téléphone,
00:54:21elle l'appelle,
00:54:22ou elle appelle
00:54:23M. Lecornu
00:54:24et elle dit
00:54:24il y a un problème.
00:54:25Mais les paroles,
00:54:26maintenant,
00:54:26je pense que ça suffit.
00:54:27Je n'ai pas entendu
00:54:28une fois prononcer
00:54:29le mot Mercosour,
00:54:30par exemple,
00:54:30qui est quand même
00:54:31au cœur du débat.
00:54:32Mais cet échange
00:54:33avec le patron
00:54:34de la FNSEA,
00:54:34ça avait l'air
00:54:35un peu convenu,
00:54:36enfin ça avait l'air
00:54:36un peu décalé
00:54:37par rapport
00:54:38à ce que vivent
00:54:39les agriculteurs.
00:54:40Est-ce que M. Rousseau
00:54:41est le porte-parole
00:54:42des agriculteurs
00:54:43vis-à-vis du gouvernement
00:54:44ou est-ce que c'est
00:54:44le porte-parole
00:54:45du gouvernement
00:54:45vis-à-vis des agriculteurs ?
00:54:47Parce que j'ai l'impression
00:54:48que lui aussi
00:54:48est un peu déconnecté
00:54:49de la colère aujourd'hui.
00:54:51Je n'ai pas entendu parler
00:54:52de restrictions des normes,
00:54:54du matraquage fiscal,
00:54:55du contrôle permanent
00:54:56de nos agriculteurs
00:54:57comme si c'était
00:54:57des délinquants en puissance
00:54:59de cette Europe
00:55:00qui fait ingérence
00:55:01dans notre activité.
00:55:01Je vous interroge
00:55:02un instant
00:55:02parce qu'on va partir
00:55:02à Carbone cette fois.
00:55:03C'est en direct
00:55:04et le préfet
00:55:05est en train
00:55:05de prendre la parole.
00:55:06Carbone,
00:55:07c'est où se trouvent
00:55:07les durs,
00:55:07vous savez,
00:55:08les agriculteurs
00:55:09et le préfet
00:55:09est en train
00:55:10de prendre la parole
00:55:10après les incidents
00:55:11qui sont produits
00:55:11tout à l'heure.
00:55:11Il y a un nombre
00:55:12de questions techniques
00:55:13sur lesquelles
00:55:13je me suis engagé
00:55:15à répondre par écrit
00:55:17et y compris
00:55:17s'il fallait,
00:55:19comme nous le faisons
00:55:20avec les autres acteurs
00:55:21de la profession,
00:55:23tenir une réunion
00:55:24de travail.
00:55:27L'association
00:55:30s'est engagée
00:55:31donc à libérer
00:55:32les lieux pacifiquement
00:55:35de manière responsable
00:55:37et je fais tout à fait
00:55:39confiance
00:55:40à mes interlocuteurs
00:55:41pour que les choses
00:55:42se passent
00:55:43paisiblement.
00:55:45J'ai souhaité
00:55:45que le dispositif
00:55:46de sécurité
00:55:47soit détendu
00:55:49de telle sorte
00:55:50que les travaux
00:55:51de libération
00:55:52des lieux
00:55:53puissent s'engager
00:55:54très vite,
00:55:55que la voirie
00:55:56puisse être remise
00:55:57en état
00:55:57et que la circulation
00:55:58puisse reprendre.
00:55:59Alors ça va reprendre
00:56:00évidemment un certain temps
00:56:02puisque les choses
00:56:03vont démarrer
00:56:04je dirais
00:56:05dès ce midi
00:56:06mais nous devrions
00:56:08avoir rapidement
00:56:09un retour
00:56:11à la normale.
00:56:13A quelle échéance
00:56:14si on peut
00:56:15me parler de plus classique ?
00:56:17Alors il y a
00:56:17beaucoup de manipulations
00:56:19qui est en train
00:56:19d'expliquer
00:56:20que la circulation
00:56:21va reprendre
00:56:22et les choses
00:56:22se sont détendues
00:56:23après des incidents
00:56:23qui se sont produits
00:56:24aux alentours de 10h15.
00:56:25Pendant ce temps
00:56:26à gauche de l'image
00:56:27c'est Bruno Rotaillot
00:56:28qui est en train
00:56:28de dialoguer visiblement
00:56:29avec des agriculteurs
00:56:31et on l'écoute en direct
00:56:32on est devant
00:56:32l'Assemblée nationale.
00:56:33Les Français
00:56:34en tous les cas
00:56:35les agriculteurs
00:56:36les mesures
00:56:36c'est tout de suite
00:56:36et vous voyez
00:56:37un viticulteur
00:56:38aujourd'hui
00:56:38il se pose la question
00:56:39est-ce que je taille
00:56:40ou est-ce que j'arrache
00:56:42et si on me dit pas
00:56:43j'arrache
00:56:43je vais tailler
00:56:44et si je taille
00:56:45ça veut dire qu'une année
00:56:45supplémentaire
00:56:46je produis du vin
00:56:46donc nous concrètement
00:56:48sur le terrain
00:56:48il y a des décisions
00:56:49à prendre maintenant
00:56:49ça c'est l'urgence
00:56:50la deuxième chose
00:56:51c'est qu'on a besoin
00:56:52maintenant d'un texte
00:56:53d'urgence pour l'agriculture
00:56:54parce que tout le monde
00:56:55nous dit
00:56:55ah bah ça c'est pas possible
00:56:57parce qu'il y a telle loi
00:56:57ah bah ça c'est pas possible
00:56:59parce que c'est Bruxelles
00:57:01et la déclinaison
00:57:01ah bah ça c'est pas possible
00:57:02je vous donne un exemple
00:57:03la prédation
00:57:04qui insupporte les agriculteurs
00:57:06depuis des années
00:57:07en 2025
00:57:08c'est plus 15% d'attaques
00:57:10plus 20% de victimes
00:57:11ça coûte 70 millions
00:57:13d'argent public
00:57:13à la nation
00:57:14nous qu'est-ce qu'on dit
00:57:15il y a aujourd'hui
00:57:16une convention de Berne
00:57:17on s'aligne sur la convention de Berne
00:57:18on préserve l'espèce
00:57:20tout ce qui est au-dessus
00:57:20on le neutralise
00:57:22pour permettre
00:57:22qu'il y ait à la fois
00:57:24du pastoralisme
00:57:25et de l'élevage
00:57:26et autour de l'occasion
00:57:26ça cette loi
00:57:27on en a besoin maintenant
00:57:28et moi j'ai demandé
00:57:29au premier ministre
00:57:29qu'avant l'été
00:57:30on puisse avoir un texte de loi
00:57:31et qu'est-ce que vous avez répondu ?
00:57:32bah écoutez
00:57:33pour le moment
00:57:33il dit je vais regarder
00:57:34je sais pas
00:57:35voilà moi je
00:57:36mais en tous les cas
00:57:36il le sait
00:57:37il le sait
00:57:38on l'a dit publiquement
00:57:38nous on a besoin
00:57:39parce que
00:57:40encore une fois
00:57:41on est respectueux
00:57:41des institutions
00:57:42mais vous voyez bien
00:57:42les gens ont l'impression
00:57:43que ça pédale
00:57:45dans la choucroute
00:57:46que le politique
00:57:47n'est plus entendu
00:57:47et qu'en fait
00:57:48ça donne pas d'effet
00:57:48et donc ça crée
00:57:49une colère terrible
00:57:50et puis
00:57:51le troisième temps
00:57:52de l'action
00:57:52vous l'avez compris
00:57:53donc c'est le court terme
00:57:54jusqu'au salon de l'agriculture
00:57:55ensuite
00:57:55c'est là d'ici l'été
00:57:57parce qu'il y a des agriculteurs
00:57:58qui savent pas comment
00:57:58ils vont jusqu'à l'été
00:57:59et puis le troisième temps
00:58:00de l'action
00:58:00c'est la présidentielle
00:58:01alors moi je sais pas
00:58:02ce que vous ferez
00:58:03monsieur Retailleau
00:58:03mais moi je vais vous dire
00:58:04une chose
00:58:11le changement de logiciel
00:58:11il viendra de là
00:58:12soit on continue
00:58:13à produire dans ce pays
00:58:14à donner de la vision
00:58:16à ceux qui entreprennent
00:58:16vous savez un agriculteur
00:58:17c'est pas une multinationale
00:58:19c'est quelqu'un
00:58:20qui entreprend
00:58:20qui accepte de prendre des risques
00:58:21qui se lève bien souvent tôt
00:58:23et qui aujourd'hui
00:58:24n'a pas de revenu
00:58:24n'a pas de vision
00:58:25est-ce que c'est une honte
00:58:26de produire une alimentation
00:58:27les plus sûre du monde
00:58:28pour le pays
00:58:28est-ce que c'est une honte
00:58:29de continuer à faire vivre son territoire
00:58:31d'avoir la fierté
00:58:32de produire des produits
00:58:33qui sont reconnus
00:58:33et tout le monde nous dit
00:58:34oui oui on vous aime
00:58:35parce qu'en ce moment
00:58:35tout le monde nous aime
00:58:36mais la réalité
00:58:37c'est que quand on regarde bien
00:58:38on trouve que
00:58:39il y a un moment
00:58:40il va falloir qu'on
00:58:41trempe des paradoxes
00:58:42est-ce qu'on stoppe de l'eau
00:58:43dans ce pays
00:58:43parce qu'on fera pas
00:58:44d'agriculture sans eau
00:58:45est-ce qu'on est capable
00:58:46de réaffirmer la puissance
00:58:47de la France à Bruxelles
00:58:48est-ce qu'on est capable
00:58:49de dire que
00:58:50là où tous les grands pays
00:58:51de la nation
00:58:51sont en train de se réarmer
00:58:52on est capable de protéger
00:58:54nos producteurs
00:58:55nos territoires
00:58:56c'est pas vrai qu'en agriculture
00:58:57voilà ce qu'on essaie de construire
00:58:58et les gens qui sont là
00:58:59c'est pas parce que ça se passe
00:59:01dans le calme et la dignité
00:59:02parce que je crois
00:59:02que ça c'est aussi
00:59:03une valeur profonde
00:59:04que les gens sont pas
00:59:05en train de se dire
00:59:05qu'il faut arrêter
00:59:06de se moquer d'eux
00:59:07c'est ça la situation du moment
00:59:08et donc moi je vous passe
00:59:10ce message pardonnez-moi
00:59:11avec un peu de passion
00:59:12mais on a besoin
00:59:13que les gens qui ont accepté
00:59:14les mandats politiques
00:59:15aujourd'hui portent une vision
00:59:16écoutez merci en tout cas
00:59:18et bravo parce que
00:59:19c'est un rassemblement
00:59:20qui se passe dans la dignité
00:59:22simplement ce que je veux dire
00:59:24moi c'est que
00:59:24c'est pas d'aujourd'hui
00:59:25que je suis aux côtés
00:59:26des agriculteurs
00:59:27moi j'habite là où je suis né
00:59:28dans une commune
00:59:29de mes 600 habitants
00:59:31et je suis entouré
00:59:32mes amis ce sont des agriculteurs
00:59:34et ils me connaissent parfaitement
00:59:35vous avez parlé du stockage d'eau
00:59:37ben moi c'est
00:59:38je suis l'élu qui en vendait
00:59:39nous avons fait 25 réserves
00:59:41de substitution
00:59:41comment peut-on
00:59:43alors qu'on parle de
00:59:43réchauffement climatique
00:59:45comment peut-on interdire
00:59:46aux agriculteurs
00:59:47de prévoir l'avenir
00:59:49de s'assurer
00:59:49en réalité pour leur récolte
00:59:51et de stocker l'eau
00:59:52là où elle est en abondance
00:59:53parce qu'on sait
00:59:54que le réchauffement climatique
00:59:55c'est des périodes
00:59:56de sécheresse
00:59:57mais c'est des périodes
00:59:58où la pluie
00:59:59est abondante
01:00:00et où l'eau va à la mer
01:00:01et nous le prélèvement
01:00:02qu'on fait
01:00:03c'est quelques points
01:00:04et scientifiquement
01:00:06objectivement
01:00:07les réserves de substitution
01:00:08le stockage de l'eau
01:00:09en Vendée
01:00:10a montré
01:00:10qu'on améliorait
01:00:11la biodiversité
01:00:12on améliorait bien sûr
01:00:13le rendement
01:00:14on avait des cultures
01:00:16qui étaient beaucoup plus
01:00:17diversifiées
01:00:18et donc
01:00:18c'est tout bénéfice
01:00:20donc ça c'est quelque chose
01:00:21qui plaît dans la faveur
01:00:22ce que je veux dire aussi
01:00:23c'est que
01:00:24que ce soit sur le CETA
01:00:25ou sur le Mercosur
01:00:27je m'y suis toujours opposé
01:00:28j'étais à l'Assemblée Nationale
01:00:30il y a quelques années
01:00:30j'étais jeune député
01:00:31c'était en 94 ou 95
01:00:33personne ne s'en souvient
01:00:34à l'époque
01:00:35il y avait les accords
01:00:36de Marrakech
01:00:37les accords de Marrakech
01:00:38c'était le GATT
01:00:39c'est ce qui a fondé
01:00:40l'OMC
01:00:41où on a fait rentrer
01:00:42ensuite la Chine
01:00:43dans les années 2000
01:00:44j'étais sans doute
01:00:45un des seuls députés de droite
01:00:46à l'époque
01:00:47à m'y opposer
01:00:48parce que je savais
01:00:49que ça détruirait
01:00:50d'abord
01:00:50je ne pensais même pas
01:00:51à l'agriculture
01:00:51à l'industrie
01:00:52ça a écrabouillé
01:00:54pour partie
01:00:55parce que ce qui a écrabouillé
01:00:56l'industrie
01:00:56c'est à la fois
01:00:57le manque de protection européenne
01:00:59une concurrence
01:01:00totalement sauvage
01:01:01des règles déséquilibrées
01:01:02c'est-à-dire
01:01:03une très grande liberté
01:01:04à l'extérieur
01:01:05pas de protection à l'extérieur
01:01:06et pas de liberté à l'intérieur
01:01:08une sur-réglementation
01:01:09à l'intérieur
01:01:10donc c'est cette double mâchoire
01:01:12qu'a broyée l'industrie
01:01:13qui est en train
01:01:14de broyer l'agriculture
01:01:16et ce que je vois
01:01:17et à l'époque
01:01:17donc je m'étais opposé
01:01:18et ce que je vois aujourd'hui
01:01:20c'est que
01:01:20vous ne m'en avez pas parlé
01:01:22mais j'en parle
01:01:22c'est que
01:01:23en 2025
01:01:24pour la première année
01:01:25depuis des décennies
01:01:26la balance commerciale
01:01:27on était une grande puissance
01:01:29et désormais
01:01:29pour nous nourrir
01:01:30on importe plus
01:01:32que ce qu'on en exporte
01:01:33c'est-à-dire qu'on perd
01:01:34notre souveraineté alimentaire
01:01:36notre indépendance
01:01:38notre liberté
01:01:38la qualité de nos produits
01:01:39parce qu'on a
01:01:40l'agriculture
01:01:41qui produit d'ailleurs
01:01:43les produits
01:01:44de plus grande qualité
01:01:45au monde
01:01:46et c'est ça qui est terrible
01:01:47et moi je vois
01:01:48sur le terrain
01:01:49j'étais avec Brice
01:01:50j'étais avec le président des GIA
01:01:51justement c'était vendredi
01:01:53en Vendée
01:01:54ils ont déposé
01:01:56une soixantaine de dossiers
01:01:57sur le stockage
01:01:58il y en a trois
01:01:58qui ont été retenus
01:01:59trois qui ont été retenus
01:02:00et les autres sont bloqués
01:02:04au niveau administration
01:02:06et donc
01:02:07ce qui fait crever
01:02:08aujourd'hui
01:02:08les agriculteurs
01:02:10tiens viens
01:02:10quel département ?
01:02:1328
01:02:13ce qui fait crever
01:02:14les agriculteurs
01:02:15c'est ce qui fait crever
01:02:16la France
01:02:16c'est toutes ces charges
01:02:18ce manque de compétitivité
01:02:19toutes ces normes
01:02:21une pluie justement
01:02:22de contraintes administratives
01:02:23j'ai été celui
01:02:24qui a encouragé
01:02:25Laurent Dupland
01:02:26au Sénat
01:02:26à faire passer son texte
01:02:28on l'a passé au Sénat
01:02:29ensuite il est passé
01:02:30à l'Assemblée
01:02:31ce texte là
01:02:32il est simplement pour dire
01:02:33quand il y a des règles européennes
01:02:35on ne surtranspose pas
01:02:36on veut bien jouer
01:02:37la concurrence
01:02:38mais à la condition
01:02:39que cette concurrence
01:02:40elle soit équitable
01:02:41et quand il y a
01:02:42des molécules
01:02:43qui sont autorisées en Europe
01:02:45pourquoi est-ce qu'elles seraient
01:02:45interdites en France
01:02:47et il faut l'appliquer
01:02:49bien sûr
01:02:49il y a des gens qui ont le Pivoire
01:02:49et qui sont capables
01:02:50de faire des choses aujourd'hui
01:02:51pourquoi ça n'avance pas
01:02:52et pourquoi sur 60 dossiers
01:02:53il y en a 57 de bloqués
01:02:54il y a bien des gens
01:02:55qui peuvent dire
01:02:56non on va arrêter de les bloquer
01:02:57on va arrêter de dire
01:02:58des freins sur tout
01:03:00et on va faire avancer
01:03:01parce qu'on a trop de normes
01:03:02parce qu'on a battu
01:03:03qu'est-ce que faisait
01:03:06la loi du plan
01:03:07qu'est-ce que faisait
01:03:08la loi du plan
01:03:09on a commencé
01:03:09sur le stockage de l'eau
01:03:11notamment
01:03:12et c'est ça qui est fondamental
01:03:13mais moi j'entends
01:03:14de plus en plus
01:03:14mais ça ça sera à la présidentielle
01:03:16que ça se jouera
01:03:16il y a bien que le pouvoir
01:03:17est totalement paralysé
01:03:18on ne va pas attendre un an
01:03:19ben non
01:03:19mais au moins
01:03:20on ne va pas attendre une année
01:03:20je sais bien
01:03:21je sais bien
01:03:22l'engrais c'est là
01:03:23Arnaud Rousseau
01:03:24parlait du budget
01:03:25il y a un moyen
01:03:25d'avoir un budget
01:03:26c'est les ordonnances
01:03:27l'article 47
01:03:28ou c'est là encore
01:03:31l'article 42-3
01:03:32il faut que le gouvernement
01:03:34maintenant prenne ses responsabilités
01:03:36on a aussi
01:03:37si on voulait
01:03:38on peut prendre
01:03:38un certain nombre de décisions
01:03:39on peut décider
01:03:41décréter un moratoire
01:03:42sur un certain nombre de sujets
01:03:43il y a la flotte
01:03:44on peut décider
01:03:47on peut décider dans ce pays
01:03:48il faut arrêter de nous faire croire
01:03:49qu'il n'y a aucune décision
01:03:50alors il y a des sujets réglementaires
01:03:51législatifs
01:03:52qui sont plus difficiles que d'autres
01:03:53mais il y a aussi
01:03:53un besoin d'un peu de courage
01:03:55mais il faut
01:03:55exactement
01:03:56il faut renverser la table
01:03:57et renverser la table
01:03:59pour l'agriculture
01:04:00mais quand je parle
01:04:01à des chefs d'entreprise
01:04:02dans l'industrie
01:04:03c'est la même chose
01:04:04ce qui est arrivé
01:04:05à l'industrie
01:04:06là encore
01:04:07on l'a totalement écrasé
01:04:09on est maintenant
01:04:10à 19%
01:04:10les allemands
01:04:11sont à plus du double
01:04:12et c'est pareil
01:04:15les industries
01:04:16c'est pas à Paris
01:04:17que c'était
01:04:17c'était dans la France
01:04:19qu'on appelle périphérique
01:04:2070% des usines
01:04:22ça veut dire quoi
01:04:22renverser la table
01:04:23on fait comment
01:04:24c'est une réforme
01:04:25c'est quel type d'informe
01:04:26parce que moi j'observe aussi
01:04:27que de plus en plus
01:04:28dans l'émissaire
01:04:29on nous dit
01:04:29ah bah oui
01:04:30mais ça j'aurais dit
01:04:30quand c'est pas possible
01:04:31en fait
01:04:31le politique a désarmé
01:04:33c'est l'impossibilisme
01:04:34c'est ça
01:04:35c'est ce que j'ai critiqué
01:04:35quand j'étais ministre de l'intérieur
01:04:37je m'assoyais à une table
01:04:38on me disait
01:04:38mais non monsieur le ministre
01:04:39on peut pas faire ci
01:04:40on peut pas faire cela
01:04:41mais à qui la faute ?
01:04:42et bien moi j'ai fait
01:04:43j'ai pris des responsabilités
01:04:45j'ai pris d'ailleurs
01:04:46j'ai eu le droit d'ailleurs
01:04:47un grand article
01:04:47d'un journal du soir
01:04:49en fin de l'année dernière
01:04:51qui me dit
01:04:51finalement
01:04:52les directives
01:04:53les circulaires
01:04:54monsieur Retailleau
01:04:54ont fonctionné
01:04:55notamment sur l'immigration
01:04:56mais j'ai renversé la table
01:04:57il faut avoir du courage politique
01:04:59mais on ne renversera
01:05:01la table
01:05:02totalement
01:05:03qu'au moment des présidentielles
01:05:05c'est sûr
01:05:05parce qu'aujourd'hui
01:05:06il y a une paralysie
01:05:07nous on va préparer un projet
01:05:09qu'on soumettra à tous les candidats
01:05:10parce qu'en fait
01:05:12nous on veut arrêter de subir
01:05:13qui est en train de parler
01:05:14avec Arnaud Rousseau
01:05:15qui parlait avant
01:05:15également avec un agriculteur
01:05:18vous avez vu également
01:05:18en direct sur CNews
01:05:19Yael Brunpivet
01:05:20qui est également sorti
01:05:22pour parler
01:05:23c'est vrai que c'est intéressant
01:05:25ces échanges
01:05:25mais on a l'impression
01:05:26qu'il ne sort pas grand chose
01:05:28et en plus
01:05:29c'est vrai que parler
01:05:30avec la FNSEA
01:05:31on va dire que
01:05:31ce n'est pas les plus durs
01:05:32la FNSEA
01:05:33par exemple
01:05:34je vous propose
01:05:34d'écouter Jérôme Bey
01:05:35c'était il y a quelques instants
01:05:36c'était en Haute-Garonne
01:05:37vous savez Jérôme Bey
01:05:38il fait partie des plus virulents
01:05:40on va dire
01:05:41vous allez voir
01:05:41ses propos sont totalement différents
01:05:43de ce qu'on entend
01:05:44du côté de la FNSEA
01:05:45lui c'est plus musclé
01:05:47on va dire
01:05:47écoutez Jérôme Bey
01:05:48il y a quelques instants
01:05:49les gens qui nous critiquent
01:05:51les agriculteurs
01:05:51ils cassent tout
01:05:52nous non
01:05:52parce que nous on est fiers
01:05:54et ça on va le faire
01:05:56on va le nettoyer
01:05:57on va passer la journée ensemble
01:05:58on lèvera l'autoroute
01:06:00et je vous dis
01:06:01préparez-vous
01:06:02préparez-vous
01:06:03parce que mon petit doigt
01:06:05me dit que la semaine prochaine
01:06:06ça va péter
01:06:07préparez-vous
01:06:09parce qu'on ne peut pas
01:06:11rester comme ça
01:06:11on voit
01:06:14c'est intéressant
01:06:14Eric Revelle
01:06:15la différence de discours
01:06:16entre ce qu'on entend
01:06:17à l'Assemblée Nationale
01:06:19avec la FNSEA
01:06:19et de ce qu'on entend
01:06:20à Carbone
01:06:21où là Jérôme Bey
01:06:22qui est quand même une voix
01:06:23qui porte
01:06:23et qui vous dit
01:06:24ça va péter la semaine prochaine
01:06:25on vous prévient
01:06:26ça va péter
01:06:26et là on est en train
01:06:27de revoir les incidents
01:06:28justement où ça a pété
01:06:29un peu ce matin
01:06:29c'était ce matin
01:06:31à Carbone
01:06:32avec ses petits accrochages
01:06:33avec les forces de l'ordre
01:06:35c'était ce matin
01:06:35Eric
01:06:36pourquoi deux salles
01:06:37de s'ambiance
01:06:37à ce point-là
01:06:38je ferais d'offense
01:06:39à personne
01:06:39et pas de mauvais procès
01:06:41d'intention
01:06:41en insincérité
01:06:43mais voyez bien
01:06:43que le dialogue
01:06:44le premier dialogue
01:06:45pardonnez-moi
01:06:46entre Mme Brown-Pivet
01:06:47troisième personnage
01:06:49de l'État
01:06:49et le représentant
01:06:51de la FNSEA
01:06:52le Président
01:06:52c'est un dialogue
01:06:54convenu
01:06:55c'est presque un dialogue
01:06:56écrit
01:06:57construit
01:06:57pièce de théâtre
01:06:58la FNSEA
01:06:59a toujours été
01:07:02j'ai une pensée
01:07:03pour Jean-Michel
01:07:03de Météier
01:07:04qui était un vrai
01:07:05agriculteur
01:07:06et qui était un vrai
01:07:06patron de la FNSEA
01:07:07mais sinon la FNSEA
01:07:08a toujours été
01:07:09l'amortisseur
01:07:11entre le pouvoir
01:07:11en place politique
01:07:12quel qu'il soit
01:07:13et la colère
01:07:14du monde agricole
01:07:14donc là il joue
01:07:15en plein son rôle
01:07:16mais vous avez raison
01:07:17ça se joue ailleurs
01:07:19parce que la colère
01:07:20ne redescend pas
01:07:21d'ailleurs juste
01:07:22une petite chose
01:07:23vous vous souvenez
01:07:23la semaine dernière
01:07:24quand la coordination rurale
01:07:26et la confédération paysanne
01:07:27droite et gauche
01:07:28sont montés à Paris
01:07:28on a assisté
01:07:30à un jeu de chat
01:07:30et la souris
01:07:31hallucinant
01:07:31alors ils n'avaient pas
01:07:33peut-être déposé
01:07:33ils n'avaient pas
01:07:34l'autorisation
01:07:34mais là ça ne se passe
01:07:35pas du tout
01:07:35de la même manière
01:07:36avec la FNSEA
01:07:37ils sont rentrés
01:07:38tranquillement
01:07:38350 tracteurs
01:07:40ils repartiront
01:07:41à 18h
01:07:41vous voyez tout ça
01:07:42est quand même
01:07:42c'est de la co-gestion
01:07:44c'est de la co-gestion
01:07:46de la colère agricole
01:07:46c'est intéressant ce que vous dites
01:07:47parce qu'on va rappeler
01:07:48parce qu'on était nous
01:07:50avec la confédération paysanne
01:07:51on y était
01:07:52et c'est vrai que
01:07:53eux rurales
01:07:54et ils nous ont expliqué
01:07:55qu'eux ils ont dû rentrer
01:07:56les tracteurs un par un
01:07:57en se cachant
01:07:59en faisant des détours
01:08:00et c'est comme ça
01:08:00qu'ils sont arrivés
01:08:01c'est pour ça qu'il n'a été
01:08:02qu'une vingtaine d'ailleurs
01:08:02c'est comme ça
01:08:03qu'ils sont arrivés
01:08:04place de l'étoile
01:08:05là ce qui s'est passé ce matin
01:08:06et Sabrina Berlin-Bouillet
01:08:08va nous le confirmer
01:08:09c'est que tout était organisé
01:08:10c'est à dire que
01:08:11c'est 350 tracteurs
01:08:12qui sont arrivés
01:08:12en plus devant l'Assemblée nationale
01:08:14c'est pas neutre
01:08:14on les laisse arriver
01:08:16devant l'Assemblée nationale
01:08:17alors que la semaine dernière
01:08:18ils n'avaient même pas le droit
01:08:19d'avancer sur les Champs-Elysées
01:08:20et là tout était organisé
01:08:22ce matin
01:08:22c'était grâce à une escorte policière
01:08:24qui sont arrivés
01:08:24il faut s'imaginer
01:08:25350 tracteurs dans Paris
01:08:27évidemment
01:08:28que si la décision
01:08:30avait été prise
01:08:31de ne pas les voir
01:08:32rentrer dans Paris
01:08:32ils ne seraient pas là aujourd'hui
01:08:33donc c'est que
01:08:34ça fait partie d'une stratégie
01:08:36aussi en termes de sécurité
01:08:38aussi de les suivre
01:08:39de leur laisser une porte ouverte
01:08:41pour après pouvoir gérer
01:08:42les événements
01:08:43tout au long de la journée
01:08:44sur Paris
01:08:44mais évidemment
01:08:45qu'il y a une stratégie derrière
01:08:47ça paraît évident
01:08:48c'est une stratégie politique
01:08:49en réalité
01:08:50le pouvoir en place
01:08:51préfère avoir
01:08:53comme interlocuteur
01:08:53la FNSEA
01:08:54que la Confédération Paysanne
01:08:56ou la Coordination Rival
01:08:57c'est ça le message politique
01:08:58que vient de nous construire
01:09:00M. Rousseau
01:09:00et Mme Brune Pivet
01:09:02et il y a le Brune Pivet
01:09:03on la voit en direct
01:09:04c'est des images en direct
01:09:05que vous êtes en train de voir
01:09:05il y a le Brune Pivet
01:09:06qui est toujours à l'extérieur
01:09:07Laurent Jacobelli
01:09:08oui moi j'ai été sidéré
01:09:09par l'échange avec M. Retailleau
01:09:10qui confère exactement
01:09:11ce qu'on vient de dire
01:09:11M. Retailleau n'a pas parlé
01:09:12des agriculteurs
01:09:13il a parlé de lui
01:09:13il a fait son bilan
01:09:14quand il était ministre de l'Intérieur
01:09:15quand il était patron
01:09:16du département de la Vendée
01:09:17il a même été
01:09:18jusqu'à presque annoncé
01:09:19sa candidature à la présidentielle
01:09:21devant un leader syndical
01:09:22qui ne bronchait pas
01:09:23mais M. Retailleau
01:09:24a été ministre
01:09:25d'un gouvernement macroniste
01:09:26il est au pouvoir
01:09:27lui ou son mouvement
01:09:28depuis des années
01:09:29ses troupes au Parlement européen
01:09:30ont toujours voté
01:09:31dans le sens des accords
01:09:32de libre-échange
01:09:32donc on est là
01:09:33dans la pure politique
01:09:34attendez
01:09:34mais moi je fais la différence
01:09:35entre les dirigeants
01:09:36de la FNSEA
01:09:37et les adhérents
01:09:38les agriculteurs
01:09:38qui eux sont sincères
01:09:39ils sont là
01:09:40les agriculteurs
01:09:40ils ne branchent pas non plus
01:09:42excusez-moi
01:09:42les agriculteurs
01:09:43qui sont là
01:09:44ils sont très sales
01:09:45il y en a un ou deux
01:09:45d'élever un peu le ton
01:09:46je vais vous dire
01:09:47ce qui est anormal
01:09:48c'est la manière
01:09:48dont les agriculteurs
01:09:49de la coordination rurale
01:09:50et la confédération paysanne
01:09:51ont été accueillis
01:09:52la semaine dernière
01:09:52pas la manière
01:09:53dont ça se passe aujourd'hui
01:09:54que la police encadre
01:09:55qu'elle permette la sécurité
01:09:56à la fois des citoyens
01:09:57et des agriculteurs
01:09:58c'est une chose normale
01:09:58on sait que ça ne sert à rien
01:09:59vous allez voir
01:10:00que ce soir
01:10:01ils vont repartir
01:10:02vous savez
01:10:02pour être un peu vulgaire
01:10:03on va dire
01:10:03ils vont repartir
01:10:04la queue entre les jambes
01:10:05excusez-moi
01:10:06ça va se terminer comme ça
01:10:07je vous le signe
01:10:08moi
01:10:08on a entendu
01:10:10monsieur Retailleau
01:10:11et madame Broun-Pivet
01:10:12ce sont des paroles
01:10:13il n'y a pas d'acte derrière
01:10:14si renverser la table
01:10:15selon monsieur Retailleau
01:10:16c'est participer à un gouvernement
01:10:17qui enterre l'agriculture
01:10:18excusez-moi
01:10:19mais il y a d'autres moyens
01:10:19de faire la révolution
01:10:20pour le coup Retailleau
01:10:22il a pris ses responsabilités
01:10:23il a quitté le gouvernement
01:10:24on ne peut pas l'accuser
01:10:25de tous les maux
01:10:25mais moi j'ai reçu un texto
01:10:27qui vient de Damien Greff
01:10:29un président de la chambre d'agriculture
01:10:30il y a deux urgences
01:10:34et puis il y a le problème fiscal
01:10:35aujourd'hui pour aider les agriculteurs
01:10:37au-delà du Mercosur
01:10:38qui aujourd'hui
01:10:39on sait très bien
01:10:40il ne se passera rien
01:10:41au niveau du Mercosur
01:10:42et c'est fini
01:10:43c'est fini
01:10:43c'est pour ça tout à l'heure
01:10:45je disais
01:10:45ça ne sert à rien d'y revenir
01:10:46c'est réglé
01:10:46c'est plié
01:10:47il faut au moins
01:10:48venir en soins palliatifs
01:10:49parce qu'on en est là
01:10:50c'est terrible
01:10:51bien sûr
01:10:51mais on en est là
01:10:52c'est des soins palliatifs
01:10:53on veut au moins
01:10:53que soigner l'agriculture
01:10:54et ce qui reste
01:10:55c'est quoi ces deux choses
01:10:56c'est l'eau
01:10:56un moratoire sur l'eau
01:10:57et des aides fiscales
01:10:59pour les agriculteurs
01:11:00il n'y a pas que ça
01:11:01il y a la succession
01:11:02et la transmission
01:11:03il y a les normes abusives
01:11:05il n'y a même pas ça
01:11:05qui a été relayé aujourd'hui
01:11:06par M. Rousseau
01:11:08M. Rousseau nous parle des loups
01:11:10c'est un sujet probablement
01:11:11très important
01:11:12excusez-moi
01:11:13c'est un peu anecdotique
01:11:14il nous dit
01:11:15il faut absolument voter le budget
01:11:16c'est une courroie de transmission
01:11:17des éléments de langage
01:11:18de la matronique
01:11:19c'est une pièce de théâtre
01:11:20ça c'est une pièce de théâtre
01:11:20qui a été accompagnée
01:11:22par comme vous l'avez dit
01:11:23Sabrina
01:11:23qui a été accompagnée
01:11:24par l'escorte policière
01:11:25donc on voit bien
01:11:26qu'il n'y a pas de logique
01:11:27dans tout ça
01:11:28et qu'il faut aller sur le terrain
01:11:29comme vous l'avez fait
01:11:30la semaine dernière
01:11:31et là on a le vrai son de cloche
01:11:33c'est intéressant
01:11:35parce que là
01:11:35il y a Marion Maréchal
01:11:36vous le voyez
01:11:37qui est également
01:11:38sur le terrain
01:11:39alors il n'y a que des gens de droite
01:11:40a priori quand même
01:11:41qui sont là
01:11:42on cherche les gens de gauche
01:11:43Marion Maréchal
01:11:44qui est également au contact
01:11:45d'Arnaud Rousseau
01:11:45le président de la FNSEA
01:11:46sur la prédation
01:11:48c'est pas possible
01:11:49sur la prédation
01:11:50je le dis à qui veut l'entendre
01:11:51l'année dernière
01:11:52en 2025
01:11:53plus 15% d'attaques
01:11:54plus 20% de victimes
01:11:55quand vous êtes
01:11:56vous faites du pastoralisme
01:11:57en montagne
01:11:58pour garder des milieux ouverts
01:11:59évitez que demain
01:12:00on ait des incendies
01:12:01et qu'en permanence
01:12:02vous êtes attaqué par des loupes
01:12:03ça n'est pas tenable
01:12:04c'est pas possible
01:12:04ça coûte 70 millions
01:12:05d'argent public
01:12:06il n'y en a plus
01:12:06d'argent public
01:12:07est-ce qu'à un moment
01:12:08on peut dire
01:12:08tout en respectant
01:12:09le cadre légal
01:12:10et la convention de Berne
01:12:11tout ce qui est au-dessus
01:12:12quand on est sur l'eau
01:12:13on n'est pas foutu
01:12:14de stocker un mètre cube
01:12:14supplémentaire d'eau
01:12:15en permanence
01:12:16c'est les associations
01:12:17c'est...
01:12:18et puis on parlait
01:12:19du fameux déclé
01:12:20qui va encore restreindre
01:12:21la possibilité
01:12:22de pouvoir écouter
01:12:22exactement
01:12:23et donc tout ça
01:12:23tout ça est fait de manière
01:12:24à ce qu'à un moment
01:12:25même les gens qui ont envie
01:12:26on a encore 4 poulaillers
01:12:28qui ont été retoqués en Bretagne
01:12:29il n'y a plus un oeuf en France
01:12:30on fait quoi ?
01:12:30on les importe du crème ?
01:12:31c'est ça l'avenir de la production
01:12:32donc vous connaissez ces sujets
01:12:34mais je le dis
01:12:36parce que derrière
01:12:37une forme de courtoisie
01:12:39parce qu'on pense
01:12:39que le rôle des politiques
01:12:40c'est aussi de venir au contact
01:12:41et qu'il y ait un débat
01:12:42mais il faut des décisions
01:12:44il faut des décisions
01:12:45nous on est des chefs d'entreprise
01:12:46tous les jours
01:12:46dans nos fermes
01:12:47on prend des décisions
01:12:48et l'absence de décision
01:12:49elle conduit à un sentiment
01:12:51que en fait
01:12:52la parole publique
01:12:52ça ne sert plus à rien
01:12:53il n'y a plus de confiance
01:12:54donc merci en tous les cas
01:12:56de l'entendre
01:12:56non mais je vous en prie
01:12:57et voilà
01:12:57et je voulais vous dire
01:12:58puisque de toute façon
01:12:58malheureusement
01:12:59aujourd'hui on est mis au pied d'humeur
01:13:00avec ce sujet du Mercosur
01:13:01parce qu'en fait
01:13:02toutes les occasions
01:13:02qu'il y avait la France
01:13:03de pouvoir véritablement
01:13:04imposer un veto
01:13:04je ne vous fais pas l'histoire
01:13:05vous la connaissez beaucoup
01:13:06aussi bien que moi
01:13:07notamment au moment
01:13:08où il y a eu la session
01:13:08où vous avez du vote
01:13:09là on aurait pu intervenir
01:13:11et imposer
01:13:12qu'il y ait une ratification
01:13:13par tous les pays
01:13:13enfin voilà
01:13:14je pense qu'aujourd'hui
01:13:15ce qui nous reste
01:13:16comme ultime moyen
01:13:17de la politique sur la table
01:13:18c'est que la France
01:13:19suspende en fait
01:13:20la contribution
01:13:21du versement finalement
01:13:23au plus des 28 milliards
01:13:24qui sont prévus en 2026
01:13:25parce qu'en fait
01:13:26on a quand même
01:13:27une contribution
01:13:27qui est parmi les plus importants
01:13:28de l'Europe
01:13:28on a augmenté de 6 milliards
01:13:30qui sont à 28
01:13:31la première de 2026
01:13:32donc si on veut
01:13:32que la foi de la France
01:13:33ne soit pas outrepassée
01:13:34à mon avis
01:13:34il faut mettre la pression
01:13:35sur la présidence
01:13:36en décision
01:13:36aujourd'hui
01:13:36et puis s'il est sincère
01:13:37s'il est honnête
01:13:38vis-à-vis des agriculteurs
01:13:39malheureusement
01:13:41je ne crois pas
01:13:41mais en tout cas
01:13:42il peut en faire la démonstration
01:13:43qui utilise ce levier
01:13:44de dire
01:13:45je suspend
01:13:46la contribution financière
01:13:47à l'Europe
01:13:47et je demande
01:13:48à ce que ce dossier
01:13:48aujourd'hui soit suspendu
01:13:50autant qu'on puisse
01:13:50en mettre ça sur la table
01:13:51je vous dis ça
01:13:52à court terme
01:13:53parce que le sujet
01:13:53du Mercosur
01:13:54est celui qui...
01:13:55Alors vous savez
01:13:55qu'on sera à Strasbourg
01:13:56la semaine prochaine
01:13:57absolument j'ai vu ça
01:13:58on a compris
01:13:58que le Mercosur
01:13:59c'était plus à Paris
01:14:00donc on sera à Strasbourg
01:14:01non non bien sûr
01:14:01à mon avis
01:14:02il y a ce sujet là
01:14:02qu'il faut pousser
01:14:03parce qu'il n'y a que la pression
01:14:04sur la présidence
01:14:05avec ce levier là
01:14:06qu'il peut le tenir
01:14:06il y aura le sujet
01:14:07près des lieux aussi
01:14:08peut-être de la saisine
01:14:08suspensive
01:14:10auprès de la CGE
01:14:11mais le vote va être
01:14:12très très très serré
01:14:12c'est quoi votre...
01:14:14comment vous voyez les choses
01:14:15en tant que députée européenne
01:14:16malheureusement
01:14:17je crains que
01:14:17je crains que
01:14:18les consignes gouvernementales
01:14:19auprès du groupe
01:14:20qui va être le groupe décisif
01:14:21qui en fait est celui
01:14:22du PPE
01:14:22vous savez du centre droit
01:14:23parce que le vote
01:14:25va être éclaté
01:14:26et ça va se jouer
01:14:26à quelques fois
01:14:27ça va être extrêmement serré
01:14:28donc à mon avis
01:14:29ça sera dur
01:14:29mais c'est pas fini
01:14:30c'est pas totalement fini
01:14:31je pense
01:14:32mais à mon avis
01:14:32il va y avoir un vrai travail
01:14:34voie par voie
01:14:35à aller chercher
01:14:35parce que ça peut se jouer
01:14:36quasiment à 4-5 voies près
01:14:37donc ça c'est le sujet
01:14:39et puis là vous l'avez relevé
01:14:40à l'instant
01:14:41on est en pleine pénurie d'oeufs
01:14:42donc si on pouvait déjà
01:14:43obtenir la promulgation
01:14:45des lois qui ont été votées
01:14:46parce que là
01:14:46ça nous est au premier chef
01:14:47pour simplifier
01:14:49bon bah voilà
01:14:50évidemment
01:14:50ça rentre en compte
01:14:52et puis madame m'a alerté
01:14:54juste au titre
01:14:54sur ce sujet du décret
01:14:56pour l'exploitation
01:14:56finalement
01:14:57des zones agricoles
01:14:58et le sujet de l'eau
01:14:59qui va avec
01:14:59pour rien vous dire de plus
01:15:01qu'on y sera évidemment
01:15:02très attentif
01:15:03et on va essayer de porter
01:15:03aussi cette voie
01:15:04le plus efficacement possible
01:15:05au parlement européen
01:15:06puisque c'est vrai
01:15:07qu'aujourd'hui
01:15:07on a le sentiment
01:15:08que puisque
01:15:09sur l'acétaliprine
01:15:10notamment le conseil constitutionnel
01:15:11a bloqué les législateurs
01:15:12pour des raisons
01:15:13complètement délirantes
01:15:14bah peut-être
01:15:15va-t-il falloir
01:15:16saisir les instances européennes
01:15:17notamment les autorités
01:15:18de l'éducation
01:15:18pour dénoncer une concurrence
01:15:20à l'intérieur déloyale
01:15:21puisqu'on a aujourd'hui
01:15:23des armes
01:15:23qui sont celles-là
01:15:24et que nos propres dirigeants
01:15:25ne défendent pas
01:15:26je voulais juste vous dire
01:15:27en tout cas
01:15:27que cette détresse
01:15:28dans la dignité
01:15:29vous l'avez dit
01:15:29on l'entend
01:15:30et on la ressent
01:15:32et qu'on fera notre mot
01:15:34pour essayer d'être
01:15:35aux côtés des agriculteurs
01:15:36Merci à vous
01:15:38Marion Maréchal
01:15:44donc qui est venue
01:15:45à la rencontre
01:15:46des agriculteurs
01:15:47il y a quelques instants
01:15:49c'était en direct
01:15:49sur CNews
01:15:50vous venez de le vivre
01:15:51Marion Maréchal
01:15:52donc qui fait partie
01:15:53de ces politiques
01:15:54qui vont à la rencontre
01:15:55des agriculteurs
01:15:56vous avez vu
01:15:57depuis tout à l'heure
01:15:59plusieurs personnalités
01:16:00qui sont allées sur place
01:16:00Eric Revelle
01:16:01ça apporte quoi
01:16:02finalement ces rencontres
01:16:03c'est ce que veulent
01:16:04les agriculteurs
01:16:04vous pensez
01:16:05on voit d'ailleurs
01:16:06moi ce qui me surprend
01:16:06beaucoup
01:16:06c'est qu'en fait
01:16:07il n'y a pas vraiment
01:16:08d'agriculteurs
01:16:08qui parlent avec elles
01:16:09il y a le président
01:16:10de la FNSEA
01:16:10à chaque fois
01:16:11qui est l'interlocuteur
01:16:11nous je sais
01:16:13que quand on a été
01:16:14place de l'étoile
01:16:15par exemple
01:16:15c'est les agriculteurs
01:16:16qui venaient parler
01:16:16c'est eux
01:16:17enfin ceux du terrain
01:16:18j'ai envie de dire
01:16:19qui venaient parler
01:16:20là à chaque fois
01:16:21ces discours
01:16:21finalement
01:16:22très
01:16:23très
01:16:24très
01:16:24très officiels
01:16:25c'est le président
01:16:26de la FNSEA
01:16:26qui va parler
01:16:27avec un politique
01:16:27on n'a pas les gens
01:16:28de terrain
01:16:29moi c'est les gens
01:16:29de terrain
01:16:29que j'ai envie d'entendre
01:16:30c'est pas le discours
01:16:32officiel
01:16:32vous avez raison
01:16:33et si on n'était pas
01:16:34devant l'Assemblée Nationale
01:16:35on pourrait croire
01:16:36qu'on assiste au défilé
01:16:37des politiques
01:16:37au salon de l'agriculture
01:16:38c'est à dire que
01:16:39chacun vient
01:16:40mais comme il n'y aura
01:16:40pas de bovins
01:16:41ça peut se prêter à ça
01:16:43mais vous avez raison
01:16:43ils vont repartir
01:16:44à 18h
01:16:45ils n'auront rien obtenu
01:16:46mais pardonnez-moi
01:16:51qu'est-ce que vous voulez
01:16:51qu'elle dise
01:16:52elle n'a pas de pouvoir
01:16:54elle n'a pas de pouvoir
01:16:55elle ne peut rien faire
01:16:55je vais vous faire
01:16:56une petite révélation
01:16:56je pense que
01:16:57madame Brune Pivet
01:16:58elle est candidate
01:16:58à la présidence
01:17:00de la République
01:17:01donc elle soigne son image
01:17:02c'est ce que vous voulez dire
01:17:03là c'est du travail
01:17:04d'image sur elle
01:17:05qu'elle est en train de faire
01:17:06elle souhaite être la présidente
01:17:08de tous les agriculteurs
01:17:09ce qu'elle a dit
01:17:09j'ai vu la coordination rurale
01:17:11j'ai vu la coordination paysanne
01:17:12c'est de la communication
01:17:13pardon
01:17:14et les agriculteurs
01:17:15ils ont besoin d'autre chose
01:17:16que qu'on leur parle
01:17:17de prédation des loups
01:17:18ok c'est un sujet important
01:17:19mais c'est pas le sujet majeur
01:17:21monsieur Rousseau
01:17:21de l'agriculture française
01:17:22alors on va voir
01:17:23comment ça se passe
01:17:23à l'Assemblée nationale
01:17:24on va rejoindre
01:17:25Maxime Leguay
01:17:26qui est en direct
01:17:28de l'Assemblée nationale
01:17:29Maxime
01:17:29pour savoir un peu
01:17:30quelle est l'ambiance
01:17:31à l'Assemblée nationale
01:17:32avec ces 305 contracteurs
01:17:34qui sont dehors
01:17:34depuis
01:17:35vous êtes à l'intérieur
01:17:37d'ailleurs
01:17:37vous êtes à l'extérieur
01:17:38je veux dire
01:17:38au milieu de ces agriculteurs
01:17:40quelle est l'ambiance
01:17:40sur place Maxime ?
01:17:42Oui bonjour Jean-Marc
01:17:46et bien écoutez
01:17:47on va vous montrer
01:17:48cette image
01:17:49autant en symbole
01:17:50regardez ces tracteurs
01:17:52de la
Commentaires
1
il y a 7 mois
Monsieur Morandini a été condamné définitivement pour corruption de mineurs.

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