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  • il y a 7 mois
Avec Christian Olivier : créateur du groupe « Têtes raides ».

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-01-08##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celles de mon invité.
00:05Mélanger le rock, l'accordéon et la poésie
00:07vous a permis de mettre vos révoltes en musique.
00:10Vous avez souvent levé le point pour les manifester.
00:13Au fil des décennies, à travers le groupe Tête Raide,
00:16vous avez fait corps avec un public
00:17qui moralement vous a pris dans ses bras.
00:19Bonjour Christian Olivier.
00:21Bonjour.
00:21Alors c'est vrai que le groupe Tête Raide est légendaire.
00:24Vous revenez sur scène au Deux Jazès
00:26avec un événement, la première partie du groupe Tête Raide.
00:29On en parle tout à l'heure, c'est l'actualité.
00:32Mais le principe des clés d'une vie,
00:34c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
00:37Et la première que j'ai trouvée ne vous concerne pas directement,
00:40mais elle est importante dans votre parcours,
00:42le 29 juin 1955.
00:45C'est la première scène d'une chanteuse
00:47qui a marqué vos jeunes années.
00:48Oh mon grand camarade remplie de gentillesse
00:52si nous partions ensemble au long des chemins creux.
00:55Gentil camarade, Marie Joséneville.
00:57Marie Joséneville, tout à fait.
00:59Et vous avez écouté cette chanson en boucle ?
01:01Ah ben j'ai écouté ça quand j'étais vraiment minot.
01:03Enfin j'avais, je sais pas, je devais avoir 6 ans, 5-6 ans.
01:07Et les premiers électrophones,
01:10enfin c'est les premiers électrophones qu'on avait à la maison.
01:12Donc à la fois on écoutait ce disque-là
01:16qui était, voilà.
01:18Et puis on regardait tourner les disques
01:20puisque c'était quelque chose d'hallucinant à l'époque.
01:22Il se trouve que Marie Joséneville,
01:24on l'a appelé à l'époque la brassin sans jupons,
01:27la collégienne de la chanson.
01:28La collégienne de la chanson, tout à fait.
01:29Elle avait des petites nattes
01:30et elle a fait un tabac quand elle avait 18 ans.
01:32Et un jour, à l'école où j'étais,
01:34on me dit, Marie Joséneville a été dans cette classe,
01:36elle a bien travaillé.
01:37C'est pour ça que j'ai bien travaillé à l'école.
01:39Sauf que quand je l'ai rencontrée pour l'interviewer,
01:41elle m'a dit qu'elle avait été nulle à l'école.
01:42Elle avait été nulle à l'école.
01:43Et c'est vrai qu'elle a fait une première carrière.
01:45Elle a fait ensuite du cinéma et de la télévision
01:48avant de nous quitter.
01:49Voici deux ans.
01:50Alors, cette première scène de Marie Joséneville
01:53s'est passée aux Tuileries.
01:54Et vous êtes né loin des Tuileries,
01:56je crois au Mali.
01:57Je suis né au Mali.
01:58C'est au Mali que j'ai entendu pour la première fois
01:59Marie Joséneville.
02:01Oui, parce que vous êtes à Bamako
02:02et je crois que vos parents avaient presque un accord
02:06avec un marchand de disques
02:07pour récupérer les disques français.
02:09Disons qu'il y avait un...
02:10Voilà, c'était effectivement...
02:12À l'époque, c'était les 45 tours.
02:14Enfin, là, en l'occurrence,
02:15ce n'était pas un 45 tours, mais...
02:17C'était un 25 centimètres.
02:18C'était un 25 centimètres, tout à fait.
02:19Je m'en rappelle très bien.
02:20Et puis, à l'époque, je me rappelle très bien
02:22d'un 45 tours aussi de Johnny Hallyday
02:25qui était Jésus-Christ à l'époque.
02:28Donc, j'ai tout un tas de souvenirs comme ça
02:30de chansons qu'on a écoutées là-bas.
02:34Et je crois que Johnny,
02:35vous l'avez découvert adolescent
02:37avec un album où il y a cette chanson.
02:40Dis-moi quand m'as-tu à l'école ?
02:43Et qu'est-ce que tu fais à l'école ?
02:45Et qu'est-ce qu'on t'apprend à l'école ?
02:47Si vous le savez,
02:47mais c'est dans l'album Rock à Memphis...
02:49Rock à Memphis, 1975.
02:51Et vous savez que dedans,
02:52il y a quand même Jerry Lewis.
02:53Ah, tout à fait.
02:54Et vous savez pourquoi ?
02:55Parce que la veille,
02:55il avait, dans une discothèque,
02:57croisé Johnny,
02:58et il avait dit à Johnny,
02:59j'adore ce que vous faites.
02:59Et Johnny lui avait dit,
03:00demain, j'enregistre,
03:02venez faire le piano.
03:02On y va.
03:03Il était venu gratuitement faire le piano.
03:04Ouais, ouais, superbe.
03:05Alors, Bamako, donc, au Mali.
03:07En fait, Bamako,
03:07il y a plusieurs légendes.
03:09On l'appelle la cité des Caïmans.
03:11Parce que Bama signifie caïmans
03:13en langue bamanant
03:14et cao rivière.
03:15Tout à fait.
03:16Mais on aussi dit
03:16que le nom viendrait de Bamba Sanogo,
03:19un chasseur venu s'installer près du fleuve.
03:21En tout cas,
03:22les Caïmans étaient bien là
03:24puisqu'à chaque fois
03:25qu'on passait sur le pont
03:26de Badalaboubou sur le Niger,
03:29il y avait des légendes
03:30qui disaient qu'il ne fallait pas tomber
03:31dans le Niger à cet endroit-là
03:32parce qu'on n'en ressortait pas.
03:34Il y avait trois Caïmans dans le fond
03:36et qui attendaient.
03:37Voilà, quoi.
03:37Alors, à Bamako, Christian Olivier,
03:40vous avez, je crois,
03:40un père menuisier
03:42et une mère qui travaille
03:44dans l'administration.
03:45Tout à fait, oui.
03:46Tout à fait.
03:46Et pourquoi Bamako, alors ?
03:47Ah ben, ça a été sur un coup de...
03:50Voilà, au départ,
03:51ils sont bretons.
03:51Mes parents, ils sont du croisic.
03:53Ensuite, mon père a eu
03:54l'opportunité de travailler
03:56en menuiserie
03:58dans le studio
03:59des Ursulines, je crois,
04:01à Nice.
04:02Il me semble que c'est ça.
04:03Voilà, donc il a fait les décors
04:04pour certains films
04:05qu'il voit à la télé
04:06de temps en temps.
04:07Et puis, on lui a fait
04:08cette proposition
04:09d'aller travailler
04:10dans un atelier de menuiserie
04:12là-bas.
04:12Et puis, ils sont partis
04:13comme ça, sur un coup de tête.
04:14Voilà, quoi.
04:15Et vous avez passé
04:15vos huit premières années
04:16au soleil de Bamako.
04:18Tout à fait, au soleil
04:19et au rythme de Bamako.
04:21C'est-à-dire ?
04:21Ah ben, le rythme de Bamako,
04:23c'est...
04:24Le rythme, il est partout là-bas.
04:26C'est dans la rue.
04:26Dès qu'on sort,
04:28les gens qui travaillent,
04:29travaillent en rythme.
04:30Enfin, il y a toujours
04:32cette chose-là
04:32qui traîne dans la rue, quoi.
04:33Et puis, l'école primaire,
04:35je crois qu'il y avait
04:36pour les Européens
04:37mais aussi pour les locaux.
04:39Ah ben là, moi,
04:40j'ai pas de souvenirs.
04:40J'ai le souvenir
04:41d'être dans une mixité,
04:42en tout cas là-bas.
04:46Voilà.
04:47Et puis, dès que je rentrais
04:48le soir,
04:49je sais que je traînais,
04:50j'allais me balader
04:51avec les gens de là-bas,
04:54de la rue.
04:55On allait à la chasse
04:56aux lézards.
04:57Enfin, bref, voilà, quoi.
04:58On vivait...
04:59Votre sport favori,
05:01je crois, c'était
05:01le lance-pierre.
05:02Le lance-pierre, ouais.
05:03Ouais, ouais.
05:03J'étais pas mauvais.
05:05J'étais pas mauvais, ouais.
05:07Et puis, il y avait aussi
05:07les bains dans le fleuve Niger.
05:09C'est ça.
05:10Ouais, les bains.
05:11C'est un privilège.
05:11Bah, ça, c'était...
05:12Ouais, ouais.
05:12Avec les hippopotames,
05:14pas très loin,
05:15qui nous regardaient,
05:16aller se baigner dans le Niger.
05:17C'était quelque chose...
05:18Il y avait aucun danger.
05:19De mémorable.
05:20Bref, il y a toujours
05:21à faire attention, quand même, quoi.
05:24Et puis, vous arrivez
05:24donc en France à 8 ans,
05:25dans l'Essonne,
05:27et là, le climat
05:27est quand même différent,
05:28Christian Olivier.
05:29Ah bah là, ouais, ouais.
05:30La première...
05:32La première chose
05:33que je vois
05:34et que je ressens,
05:35effectivement,
05:35c'est qu'on revient
05:36de l'aéroport d'Orly,
05:37et puis on est sur
05:38la National 7 à l'époque,
05:40et il pleut.
05:41Oui.
05:41Mais il pleut petit, quoi.
05:43Il pleut des toutes
05:44petites gouttes,
05:44alors que...
05:45Bah, à Bamako,
05:46quand il pleut,
05:47c'est la fête, déjà.
05:48Oui.
05:48Et puis, c'est pas
05:49des petites gouttes,
05:50quoi, on va dire, quoi.
05:50Voilà.
05:50Donc, il y a cette chose-là
05:52où les gens sont enfermés
05:53quand il pleut en France,
05:55sont enfermés
05:56sous leur par-dessus,
05:58que c'est gris,
05:58alors que là-bas,
06:00quand il pleut,
06:00c'est plutôt festif,
06:01on va dire, quoi.
06:02Et pourquoi être revenu
06:03en France ?
06:04Ah, ça, il faudra
06:05que je repose la question
06:06à mes parents,
06:07parce que là,
06:07je ne pourrais pas répondre,
06:09mais je crois que...
06:10Bon, il y a eu plusieurs...
06:10Je pense que c'est...
06:11Voilà, ils ont fait
06:12un temps là-bas,
06:13puis je crois qu'à ce moment-là,
06:15il y a eu quelques histoires
06:16de santé aussi,
06:16il fallait qu'il y en a.
06:17Il fallait revenir.
06:18Voilà.
06:18Et là, le sport
06:19que vous découvrez,
06:20c'est le football,
06:21je crois.
06:22Ben ensuite,
06:23je m'asquerai au football,
06:25et puis j'ai quand même,
06:27depuis Poussin
06:28jusqu'à la troisième année
06:30de junior,
06:30je crois,
06:31donc j'ai fait quelques années,
06:33libéraux.
06:36Libéraux, c'est...
06:36Libéraux,
06:37au poste, libéraux.
06:38Ah d'accord, oui, d'accord.
06:39Voilà.
06:40Et vous auriez pu peut-être
06:41devenir un peu plus professionnel,
06:42non ?
06:43Ça ne vous intéressait pas ?
06:44Bon, il y a eu un petit truc,
06:46mais disons que...
06:48Ben, j'étais bien,
06:49ça me plaisait bien.
06:50Mais bon,
06:51je pense que je n'aurais jamais
06:52vraiment pu être professionnel
06:54vu ce que j'ai fait après
06:55en football.
06:57On va dire que j'étais allé
06:58au bout de ce que je pouvais donner
06:59dans ce sport.
07:01Et je crois qu'autre chose
07:02vous passionne,
07:03et ça va vous servir
07:03beaucoup plus tard,
07:04Christian Olivier,
07:05ce sont les arts graphiques.
07:06Complètement.
07:07Ben, en fait,
07:08je démarre...
07:09Les arts graphiques,
07:10je...
07:11Je fais une première année
07:12de seconde générale,
07:14où là,
07:15je ne m'y trouve pas,
07:17à part en français,
07:20puisqu'au départ,
07:20je suis plutôt très bon
07:22en maths,
07:22au départ.
07:23Ensuite,
07:25je perds un peu pied
07:27des maths,
07:27et puis,
07:28dans cette année de seconde,
07:29je rencontre
07:30une prof de français
07:32magnifique,
07:33qui m'a,
07:34en partie,
07:34donné en vie
07:35goût à la littérature,
07:36on va dire.
07:37Et puis,
07:38à ce moment-là,
07:38je me mets à dessiner,
07:39et donc,
07:39je m'inscris dans une école,
07:41effectivement,
07:41d'art graphique,
07:42au lycée Auguste Renoir,
07:43exactement,
07:45Rue Guenron,
07:45dans le 18e,
07:46et je pars pour un BT d'art graphique,
07:48pour trois ans.
07:49Et vous allez avoir ce BT d'art graphique,
07:52qui va vous conduire à l'école étienne,
07:54je crois.
07:54L'école étienne,
07:55oui,
07:55tout à fait,
07:56où là,
07:56je fais un BTS,
07:57pendant trois ans après,
07:58je fais trois ans de BTS,
08:00effectivement,
08:01où là,
08:02je monte à la fois,
08:03c'est là où je démarre un peu tout,
08:04puisque c'est vrai que moi,
08:05j'ai démarré,
08:06que ce soit la musique,
08:07les arts graphiques,
08:07tout ce qui est culturel,
08:10d'une manière générale,
08:11je démarre tout ça en même temps,
08:12à ce moment-là,
08:13et c'est là où je forme aussi,
08:14en dehors de Tetraide,
08:15les chapelets aussi,
08:17le groupe de graphistes,
08:18avec qui je suis encore aujourd'hui,
08:19quoi.
08:20Et le graphisme,
08:21ça consistait à apprendre quoi ?
08:23Vous appreniez à mettre en page,
08:25à faire des dessins ?
08:26Ah,
08:26disons que ce qu'on a fait à l'école estienne,
08:29c'était vraiment,
08:30au départ,
08:30ça nous amenait vers la pub,
08:32bon,
08:32et puis nous,
08:33la pub,
08:33c'était pas notre case du tout,
08:34on va dire,
08:35quoi,
08:35mais par contre,
08:35on avait eu,
08:36des profs magnifiques à ce moment-là,
08:39qui nous ont plutôt ouverts,
08:41et puis nous ont plutôt conseillé
08:44d'aller ailleurs que dans la pub,
08:46et puis donc on a monté des chapelets,
08:48déjà à l'école estienne,
08:49et donc nos premiers boulots,
08:50on les a faits déjà,
08:51on était à l'école,
08:52on a commencé à faire des illustrations,
08:54et puis ensuite,
08:55on s'est lancé dans l'édition,
08:57le bouquin pour la jeunesse,
08:59ensuite des décors,
09:01des affiches,
09:02et puis tout le...
09:03Ça a démarré vraiment les chapelets,
09:04avec toutes les affiches,
09:06t'es raide,
09:06les albums,
09:07et puis les affiches t'es raide.
09:08Voilà,
09:08il faut savoir que les Colestiennes,
09:10il y a quand même des élèves prestigieux
09:11qui en sont sortis,
09:12Robert Doineau,
09:13qui a bu.
09:14Ben voilà,
09:14et puis Christian Olivier.
09:15Et Christian Olivier.
09:17Alors,
09:18il trouve qu'ensuite,
09:18il y a la musique qui a commencé,
09:20et ça a commencé en 1984,
09:21avec votre frère et un copain.
09:24C'est ça,
09:24on a démarré,
09:25on a démarré à 3 ou 4,
09:26on va dire.
09:27Moi,
09:28j'avais déjà gratouillé un petit peu,
09:30puisque je m'étais mis à la guitare,
09:31je m'étais mis dans la cave
09:33de chez mes parents,
09:35et puis je me retrouvais là
09:36avec mon ampli,
09:37puis j'avais un petit micro,
09:39et puis je chantais,
09:40je chantais par pur plaisir,
09:42on va dire.
09:43Et puis,
09:43j'ai passé une saison aussi
09:45à jouer avec ma guitare
09:47et à chanter des reprises,
09:48à l'époque,
09:49dans les cafés,
09:52pendant les vacances,
09:53et tout ça.
09:53Et puis la saison d'après,
09:54effectivement,
09:55on a monté un petit groupe,
09:56on était 3 puis 4,
09:58donc avec mon frangin,
09:59Kali à la basse,
10:01Chicho le batteur,
10:02et puis Grégoire,
10:03qui habitait juste à côté aussi,
10:05qui s'est mis au saxophone avec nous.
10:06Et puis c'était les débuts du punk,
10:07donc vous avez suivi la tendance ?
10:09Ah ben là,
10:10j'étais habité complètement,
10:11c'est vrai que moi,
10:12voilà,
10:14j'étais un...
10:15En tout cas,
10:15j'écoute tout un tas de musique,
10:18pour moi,
10:18j'ai vraiment...
10:19Mais c'est vrai que cette période-là,
10:21à la fois entre la chanson,
10:22je baignais entre la chanson,
10:23bien sûr,
10:24de Brassens,
10:24de Brel,
10:25de Barbara,
10:26Ferré,
10:27et puis effectivement,
10:28toute cette mouvance.
10:29Aussi le rock,
10:30bien sûr,
10:31on a été beaucoup,
10:32toutes les premières reprises
10:33de Tête Raide,
10:35c'est du rock,
10:35vraiment,
10:36et puis de la chanson française,
10:37mais...
10:37Et il y a eu,
10:38bien entendu,
10:39le punk,
10:39le ska aussi,
10:40enfin toute cette période
10:41avec les clashs,
10:42les specials,
10:43voilà.
10:44Les clashs,
10:45je crois que c'était votre modèle,
10:46c'était les pionniers,
10:47les pionniers du punk
10:48avec les sex-pistols,
10:49finalement.
10:49Ouais, ouais,
10:50il y a eu ça,
10:50et puis toute la musique aussi
10:51qu'il y a avant,
10:52c'est-à-dire le calypso,
10:53tout ce qui est...
10:54Voilà,
10:54tout ce qui est...
10:56Enfin, c'est ensuite...
10:57Les clashs,
10:58c'est ce qui a suivi tout ça,
10:59le reggae,
10:59enfin toute cette mouvance-là aussi,
11:02quoi.
11:02Vous avez été un pionnier,
11:03puis vous allez continuer,
11:04et on va en parler
11:05avec une autre date
11:06qui a marqué votre parcours,
11:07le 7 avril 1989.
11:09A tout de suite
11:10sur Sud Radio
11:11avec Christian Olivier.
11:12Sud Radio,
11:13les clés d'une vie,
11:14Jacques Pessy.
11:15Sud Radio,
11:16les clés d'une vie,
11:17mon invité Christian Olivier
11:18pour ce retour à la scène
11:20en première partie
11:21des Têtes Raides,
11:22qu'on va évoquer bien sûr,
11:23haut de jazer
11:24jusqu'à la fin
11:25du mois de janvier.
11:26Et puis,
11:27ce parcours
11:27qui a commencé à Bamako
11:29et qui a continué
11:29dans l'Essonne,
11:30il s'est poursuivi à la télé
11:32car le 7 avril 1989,
11:34c'est votre première télé,
11:35le festival de Bourges,
11:37je ne sais pas
11:37si vous vous souvenez,
11:38vous avez une casquette
11:39et pas de chapeau encore,
11:40et vous vous dites
11:41que ce n'est pas facile
11:42d'être dans ce milieu,
11:43d'autant plus
11:44que le premier concert
11:44que vous avez fait,
11:45il y a eu une panne de son.
11:46Oui, complètement,
11:47mais ça a été magique
11:48en même temps,
11:49parce que c'est vrai
11:49qu'à ce moment-là,
11:50moi j'avais déjà pris
11:51l'accordéon,
11:54à la fois on faisait
11:54des choses très rock,
11:56mais en même temps,
11:57aussi acoustiques,
11:59en fait,
12:00très acoustiques aussi,
12:01et ce qui fait que
12:01la première fois
12:03qu'on a fait Bourges,
12:04on commence à faire
12:06Note 7,
12:06c'est vrai qu'on jouait
12:07une demi-heure
12:07à ce moment-là,
12:08on jouait le premier album
12:11qu'on avait sorti
12:12qui s'appelle
12:12Note Dead But Bien Raid,
12:14et puis tout d'un coup,
12:15coupure de son,
12:17et en fait,
12:18on a continué à jouer,
12:19on a continué à jouer,
12:21puisque moi j'avais
12:21mon accordéon,
12:22il y avait les cuivres
12:24qui étaient là,
12:25la batterie,
12:26et ce qui fait que
12:27ça a créé quelque chose
12:28dans la salle,
12:29en fait,
12:29finalement,
12:30l'accident a fait
12:31que c'est devenu,
12:32et à l'époque,
12:33je me rappelle qu'il y avait
12:34Hélène Azera
12:35de Libération à l'époque
12:37qui était dans la salle,
12:38qui nous découvrait,
12:39et du coup,
12:40ça l'avait scotché,
12:43et puis on avait sorti
12:44un article dans l'Ibée
12:46avec ça,
12:46après quoi.
12:47Vous avez jamais fait
12:47y faire un disque
12:48avec l'Ibée ?
12:49Complètement,
12:50la galette molle,
12:51on avait appelé ça,
12:52et l'idée,
12:53c'était pour une fête
12:54de la musique à l'époque,
12:55de faire un encart
12:56au format l'Ibée,
12:58avec,
12:58vous savez,
12:59à l'époque,
12:59dans les stations-service,
13:00il y avait des petits disques
13:02souples qu'on pouvait trouver
13:03chez Esso,
13:05si je ne m'abuse,
13:06enfin bref,
13:06voilà,
13:07et donc on avait fait
13:08le même principe,
13:10on avait fabriqué ça,
13:11bon,
13:12c'était pas sorti dans l'Ibée,
13:13mais on le vendait,
13:14nous,
13:14comme un Libée,
13:15quoi.
13:16Mais les biscuits
13:17de l'Alsacine
13:17avaient fait le même principe
13:18avec l'ancêtre du karaoké,
13:20c'était des disques
13:21playback,
13:21sur les chansons de l'époque,
13:23et on achetait
13:23les biscuits,
13:25on avait le disque souple.
13:25C'est ça, voilà.
13:27Alors,
13:27il se trouve qu'au départ,
13:28Tête Raide s'appelle
13:29Raide Tête.
13:30Pourquoi ?
13:30D'abord,
13:30comment est venu le nom ?
13:31Raide Tête,
13:32c'est vraiment le tout démarrage
13:33où on ne fait vraiment
13:34que des reprises de rock,
13:35c'est Chuck Berry,
13:36c'est Eddie Cochrane,
13:38c'est aussi du Rolling Stone,
13:40les Clash,
13:41et puis un peu de Brel,
13:42un peu de Ferré,
13:43un peu de,
13:44voilà,
13:45du Brassens aussi,
13:46et puis,
13:48mais là,
13:49à peine,
13:50j'écrivais presque pas,
13:51on va dire,
13:51quoi,
13:51et donc c'est au moment
13:52où je me suis mis à écrire
13:53mes propres chansons
13:54avec mes textes
13:55où,
13:56voilà,
13:57on a fait la culbute
13:57et un petit
13:59sous-périeux arrière,
14:00et on est retombé
14:01sur notre tête
14:01et ça a donné tête raide,
14:02quoi.
14:02Oui,
14:03parce qu'en plus,
14:03je crois qu'en anglais,
14:04vous vous exprimez
14:05avec un accent
14:06à la Maurice Chevalier.
14:07Il paraît,
14:07ouais,
14:07il paraît,
14:08mais il paraît
14:09qu'on me comprend quand même.
14:10C'était le principal.
14:12Alors,
14:12pourquoi tête raide,
14:13au fait ?
14:14Tête raide,
14:14ça n'a pas,
14:15le sens n'a pas,
14:16je dirais que,
14:17c'est vrai que,
14:18je crois que,
14:18en fait,
14:19je crois que ce nom
14:20nous colle parfaitement,
14:21après,
14:22comment l'expliquer exactement ?
14:24C'est venu comme ça ?
14:24Voilà,
14:24ça vient de raide tête,
14:27quand même,
14:28c'est vraiment,
14:29on passe de l'anglais
14:30au français
14:31et puis on est retombé
14:32sur la tête,
14:33puis tête raide,
14:33c'est aussi,
14:34c'est pour moi,
14:35ça reste quand même,
14:36voilà,
14:37une liberté.
14:38Dans ce mot,
14:39tête raide,
14:39c'est vraiment,
14:41moi,
14:41j'ai toujours voulu faire
14:42de la musique
14:42comme je voulais faire
14:43de la musique,
14:44c'est-à-dire qu'on ne m'a jamais
14:45dit,
14:46voilà,
14:47c'est comme ça
14:47qu'il faut que tu fasses
14:48ou c'est comme ça
14:48que ce soit en musique,
14:51sur les pochettes de disques,
14:53en images,
14:54voilà,
14:55c'est donc la liberté
14:56de faire ce qu'on a envie
14:57de faire.
14:57Il y avait la couleur rouge,
14:59le sang,
14:59la révolution.
15:00Il y a de ça aussi,
15:01il y a de ça aussi,
15:02bien sûr,
15:03mais c'est vraiment,
15:04je crois que cette histoire
15:04pour moi,
15:06c'est d'être indépendant
15:08et d'être libre
15:09par rapport à sa musique,
15:10on va dire.
15:10Et vous l'avez été
15:11et ça dès le premier disque.
15:13Le dimanche,
15:22je vois ma blanche
15:24et le soir,
15:26je vois ma blanche.
15:26C'est quoi Parten Red ?
15:28C'est quoi ?
15:2845 tours.
15:2945 tours à l'époque.
15:30Autoproduit en plus.
15:31Autoproduit complètement,
15:32ouais, ouais.
15:33Et l'accordéon ?
15:33Alors l'accordéon,
15:34je crois que c'est venu
15:35parce qu'un jour,
15:36quelqu'un a laissé un accordéon
15:37traîné dans un studio.
15:38C'était une répète.
15:41C'était une répète,
15:42je faisais de la guitare,
15:43moi,
15:43à l'époque.
15:45Et puis,
15:45il y a le...
15:47Enfin,
15:47j'étais chanteur surtout,
15:48mais un peu guitariste,
15:49mais le guitariste
15:50de Red Ted de l'époque
15:51m'avait dit,
15:52voilà,
15:52il y a un copain
15:53qui va venir à la répète
15:54pour jouer comme ça
15:55avec un accordéon.
15:57Voilà,
15:58bon,
15:58il démarrait le gain,
16:00je crois aussi.
16:01Et puis,
16:01à la fin de la répète,
16:02j'ai chaussé le bignou,
16:04comme je dis ça chez moi.
16:07Et puis,
16:07ça m'a scotché, quoi.
16:09Et un mois plus tard,
16:11j'achetais un accordéon
16:12et je me mettais à l'accordéon, quoi.
16:14Et c'est vrai que ça correspondait aussi
16:16au répertoire que vous aimiez,
16:18Damien,
16:18Fréel.
16:19Complètement.
16:20C'est vrai que j'ai eu
16:21une bonne période,
16:22années 30,
16:22des chanteuses,
16:24tout ces...
16:25Marianne Oswald aussi,
16:27je suis un grand fan
16:28de Marianne Oswald.
16:29Qui a fait des chansons
16:30très poétiques.
16:31Ah ouais,
16:31ça a été des choses magnifiques.
16:33Et puis,
16:34qui a repris du texte prévert aussi,
16:37La chasse à l'enfant notamment.
16:39Enfin bref,
16:39voilà,
16:40toute cette période-là.
16:41C'est vrai que,
16:41donc,
16:42dans les concerts,
16:42je chantais aussi
16:43le goéland,
16:44par exemple,
16:44de Damien.
16:45Ne tuez pas le goéland.
16:47Vous savez que Damien
16:48portait une petite robe noire
16:49et c'est pour ça que Piaf
16:50a eu l'idée ensuite
16:51de porter la robe noire.
16:52Ça a été une sacrée période
16:53quand même ça,
16:54des chanteuses vraiment
16:55avec un côté théâtral aussi.
16:58C'était magnifique.
16:59Et moi,
16:59c'est vrai que ça m'a
17:01beaucoup inspiré aussi
17:01cette période-là.
17:02Et c'est vrai,
17:03Christian Olivier,
17:04qu'un de vos maîtres aussi
17:05a chanté l'accordéon.
17:06Le piano du pauvre
17:08se noue autour du cou.
17:11La chanson Guimau,
17:13Toscanisme.
17:14Le piano du pauvre
17:15de Léo Ferré.
17:15Alors en fait,
17:16ce qu'on sait,
17:17c'est qu'il y a une première version
17:18qui a été rejetrée en 54.
17:19Il dit qu'il est sorti en 55.
17:21La première est totalement perdue.
17:23On ne l'a jamais retrouvée.
17:24C'est vrai que Ferré,
17:25ça vous a marqué aussi ?
17:26Ferré aussi,
17:27oui,
17:27ça a fait bien sûr.
17:28Et d'ailleurs,
17:29on en reparlera peut-être
17:29tout à l'heure,
17:30mais la première fois
17:31que j'ai vu Ferré,
17:31c'était au théâtre de Jazet.
17:33Et c'est vrai que vous l'avez écoutée
17:36à une époque
17:37où vous découvrez aussi le théâtre
17:38car vous allez aussi
17:38beaucoup au théâtre
17:39voir Mouchkine,
17:41voir tous ces gens-là.
17:42Voilà,
17:42c'est vrai que c'est une période
17:43où encore une fois
17:44je me mets dans la poésie,
17:47dans la littérature,
17:48dans le théâtre,
17:48dans la danse,
17:49dans tout ça,
17:49le cinéma.
17:51Et c'est vrai qu'à ce moment-là,
17:52je ne loue pas une pièce
17:53de Mouchkine,
17:54de Chéreau,
17:55de Peter Brook
17:56au Bouffe du Nord aussi.
17:58Donc je suis vraiment,
17:59j'habite ces lieux,
18:00on va dire.
18:01Avec une envie de faire du théâtre,
18:02Christian Olivier ?
18:03Je crois que l'envie
18:04de faire du théâtre,
18:05de toute façon,
18:06elle est...
18:06Alors je ne suis pas
18:07un comédien de théâtre
18:10ou un acteur de théâtre,
18:11mais disons que
18:12quand je monte sur scène,
18:14le théâtre est là pour moi.
18:15Parce que la chanson,
18:16enfin quand on est sur scène
18:17et qu'on va chanter,
18:18c'est un lieu de théâtre aussi,
18:19le corps, l'espace,
18:21la lumière,
18:22tout est...
18:23Et on peut,
18:23on parlait des chanteuses,
18:25Damien, Fréel,
18:26tout ça c'était
18:27des tragédies de la chanson.
18:30ça, donc c'est vrai
18:31qu'il y a ce côté-là
18:32où effectivement,
18:34quand on monte sur scène,
18:35le théâtre est là
18:35de toute façon.
18:36Le problème,
18:37Christian Olivier,
18:38ça a été,
18:38lorsque vous avez débuté
18:39dans les bars,
18:40et l'accordéon,
18:41ça faisait un peu ringard
18:42dans les bars.
18:42Oui, c'était même...
18:44Il y a quelques endroits
18:45où c'était même plus
18:45que ringard.
18:46Il fallait vraiment...
18:47Il a fallu même
18:49s'expliquer un peu
18:51avec certains publics
18:53à des moments.
18:53Ah ouais,
18:54ça arrivait même
18:54dans des bars
18:55où il a fallu poser
18:56les instruments
18:56et puis aller calmer
18:59les gens
18:59pour pas que ça
19:00se finisse mal.
19:01Si je ne portais pas
19:02l'accordéon.
19:02Ah bah non,
19:03mais c'était...
19:03Ouais...
19:05Enfin,
19:05c'était pas possible
19:06de mettre de l'accordéon
19:07dans du rock comme ça.
19:08Alors,
19:09il y avait à ce moment-là,
19:11il y a eu quelques gens
19:13qui ont mis l'accordéon
19:15comme ça en devant de scène,
19:16mais aussi punk,
19:17on va dire,
19:18comme ça,
19:19comme c'était,
19:20c'est vrai que...
19:20Et c'était pas possible,
19:21quoi.
19:22Voilà,
19:22il y avait...
19:23Donc,
19:23et nous,
19:25on disait que c'était possible,
19:26quoi.
19:26En plus,
19:27vous n'en avez pas tenu
19:28à l'accordéon
19:28puisque vous avez découvert
19:30une autre musique.
19:39Une des suites
19:39pour violonceles
19:40de Jean-Sébastien Bach
19:41qui a été le premier
19:42en France
19:43à faire des suites
19:44pour violonceles.
19:45Ça a existé en Italie,
19:47mais pas en France.
19:48C'est vrai que ça,
19:48ça vous a marqué aussi ?
19:50Ah ouais,
19:50marqué même
19:51le mot est un peu faible,
19:53même.
19:53Ça m'a vraiment...
19:54Ah ouais,
19:54je suis parti complètement,
19:55quoi.
19:55Quand j'ai entendu ça,
19:58les suites,
19:58là,
19:58de violonceles,
20:01ça m'a transcendé,
20:02quoi.
20:02Enfin,
20:02je veux dire,
20:03à partir du moment
20:04où j'ai entendu ça,
20:04je suis resté
20:05complètement scotché,
20:06j'ai écouté tout
20:07et j'ai dit,
20:11il faut qu'il y ait
20:11un violonceles
20:12dans tête raide,
20:12quoi.
20:13C'était obligatoire,
20:14quoi.
20:14Et vous avez trouvé
20:15une violonceliste ?
20:15Et j'ai trouvé
20:16une violonceliste,
20:17Anne-Gaël,
20:17à l'époque,
20:18qui sortait
20:19de l'orchestre
20:21du Mans.
20:23Et voilà,
20:25ça a été une nouvelle
20:25niveau de...
20:26À l'époque,
20:27on va dire,
20:28quoi,
20:28d'avoir...
20:28Déjà,
20:29on avait vu l'accordéon
20:30qu'il avait fallu
20:31défendre,
20:32et puis,
20:33tout d'un coup,
20:33dans un groupe
20:34de rock punk,
20:35tout d'un coup,
20:35il y a le violoncel
20:36qui déboulait.
20:38Pour moi,
20:38c'était vraiment
20:38d'avoir cette palette
20:39d'instruments.
20:41Encore une fois,
20:42moi,
20:42j'ai toujours...
20:43La musique,
20:43c'est ouvert,
20:44c'est large,
20:45j'écoute toute forme
20:46de musique,
20:46donc la chanson,
20:48quand j'écris une chanson,
20:49je compose une chanson,
20:51c'est ouvert complètement,
20:52donc on va pouvoir
20:53servir de quelque chose
20:55de plus classique,
20:56de plus acoustique,
20:57de plus rock,
20:58de plus percussif,
20:59etc.
20:59Donc,
21:00voilà,
21:00en tout cas,
21:01cet instrument est vraiment
21:02quelque chose
21:03qui me fait vibrer.
21:04Mais alors,
21:04c'est plus un orchestre,
21:05c'est une troupe,
21:05pratiquement,
21:06vous êtes allé jusqu'à
21:0714 personnes,
21:08sur scène ?
21:08Ouais,
21:08mais c'est vrai que
21:09de noter que c'est une troupe,
21:10j'ai toujours défendu
21:12cette chose-là,
21:12c'est à la fois un groupe,
21:13mais ça reste une troupe
21:14comme une troupe de théâtre
21:15où,
21:16suivant les disques,
21:17suivant les albums,
21:18suivant les spectacles,
21:21la troupe,
21:22elle a bougé,
21:22effectivement,
21:23quoi.
21:23Il y a eu plus de cuivre
21:25à des moments,
21:26c'est devenu plus électrique
21:27à nouveau,
21:28plus acoustique,
21:28et à un moment donné,
21:29sur l'album Le bout du toit,
21:31je dis à l'équipe,
21:33cet album,
21:34il n'y aura pas une note
21:34d'électrique,
21:35c'est un album acoustique total,
21:37quoi.
21:38Écoutez,
21:38ça,
21:38c'est votre début.
21:40Et puis,
21:40il y a une autre date
21:41importante que j'ai remarqué,
21:42c'est le 21 février 2011.
21:45A tout de suite
21:45sur Sud Radio
21:46avec Christian Olivier.
21:48Sud Radio,
21:49les clés d'une vie,
21:50Jacques Pessis.
21:51Sud Radio,
21:51les clés d'une vie,
21:52mon invité Christian Olivier
21:54pour ce retour
21:55au théâtre de Jazet
21:56avec Tête Raide
21:57et surtout vous
21:58en première partie.
21:59On va en parler longuement
22:00tout à l'heure
22:00car c'est un événement,
22:01un rêve de toujours.
22:03On a évoqué
22:03vos débuts de Tête Raide
22:04et puis,
22:05le 21 février 2011,
22:07la sortie d'un album
22:08avec un duo prestigieux.
22:09Tête Raide et Jeanne Moreau,
22:23ça,
22:24c'est quand même
22:24un événement.
22:25Ah bah ouais,
22:26ça reste un gros événement.
22:28C'est un gros événement,
22:29c'est vrai que
22:30ça a été
22:31un moment magnifique.
22:32Ça a été...
22:33Au moment où je compose,
22:34j'écris la chanson,
22:36je suis en train d'écrire Emma
22:38et puis tout d'un coup,
22:39je suis à ma table d'écriture
22:41et là,
22:42il y a Jeanne Moreau
22:42qui passe en vision.
22:46Et je me dis,
22:47il faut faire ça,
22:49il faut que je chante ça
22:49avec elle,
22:50c'est obligatoire.
22:51Donc voilà,
22:52on se croise
22:53au théâtre de l'Odéon
22:55où elle dit des textes
22:58là-bas
22:59et puis,
22:59je lui ai fait passer
23:01la chanson
23:02et puis ça accrochait
23:05tout de suite.
23:05Enfin,
23:06je suis rentré dans sa loge
23:07et elle s'est retournée,
23:08elle m'a dit
23:08je savais que c'était toi.
23:10Et voilà,
23:11et c'était parti.
23:13Non,
23:13non,
23:13puis ça a été
23:13une rencontre formidable.
23:16Bon,
23:17moi,
23:17Jeanne Moreau,
23:18c'est à tout niveau
23:20que ce soit dans la chanson,
23:21le cinéma bien sûr
23:22et puis la personne.
23:25Et donc,
23:25on a eu,
23:27j'ai eu la chance
23:27de pouvoir
23:28la voir plusieurs fois
23:31chez elle,
23:32à discuter sur la chanson
23:33puis on avait commencé
23:35même un projet
23:35où je voulais la faire
23:36rechanter
23:37pour qu'elle sorte
23:38un album,
23:38un nouvel album.
23:39Bon,
23:40ça n'a pas pu se faire
23:40parce que le temps
23:41a fait que voilà,
23:42mais en tout cas,
23:44je garde un pilote.
23:46Le moment où on a enregistré
23:47puisque ce moment-là
23:48était en...
23:48On a chanté tous les deux
23:49en live.
23:50Bon,
23:51moi,
23:51j'étais à 10 cm du sol
23:53un petit peu,
23:53quoi.
23:54Chanter avec Jeanne Moreau
23:56dans le même studio,
23:57c'était quelque chose
23:58de magique,
23:59quoi.
23:59Et il y a un clip
24:00où vous fumez une cigarette
24:01tous les deux ?
24:02Ouais.
24:03Ce qui ne pourrait pas
24:03se faire aujourd'hui.
24:04Non,
24:05non,
24:05non,
24:05voilà,
24:06elle fumait jusqu'au bout
24:08de sa vie,
24:11elle a fumé,
24:11quoi.
24:11Alors,
24:12on connaît Jeanne Moreau
24:12à travers des chansons
24:13comme Le Tourbillon,
24:15où j'ai marqué le chanço,
24:15mais il y a une chanson
24:16qu'on ne connaît pas vraiment,
24:17c'est celle-ci.
24:18Elle n'est pas plus loin.
24:19Elle n'est pas plus loin.
24:19Monsieur d'âme,
24:21passez-vous amuser,
24:23car nous avons fondé cette fois
24:25à Saint-Germain-des-Prés,
24:27un film de Jacques-Eliant,
24:28où elle est dans les chœurs
24:29et ce sont ses débuts à l'écran.
24:31Et c'est vrai qu'elle était
24:32la vedette féminine du film,
24:33ce qu'on a totalement oublié.
24:35C'était les grands orchestres.
24:36Alors,
24:36il se trouve que
24:37quand cette chanson est sortie,
24:41ça a été un événement.
24:42En même temps,
24:43elle ne travaillait plus beaucoup,
24:44elle lisait quelques textes,
24:45mais ça s'arrêtait là.
24:46Oui, et puis ça a été vraiment...
24:50C'est vrai que...
24:51Je ne sais pas,
24:52le courant est passé entre nous,
24:55parce que vraiment,
24:56ensuite,
24:57on s'appelait régulièrement,
24:59on échangeait pas mal,
25:02et puis encore une fois,
25:03je lui avais fait passer
25:03quelques nouveaux textes
25:04pour essayer de la lancer
25:07sur une nouvelle aventure
25:08de chansons musicales.
25:10Donc c'est vrai que...
25:11Et puis à ce moment-là,
25:13on avait aussi réussi à...
25:15on avait fait
25:16le festival d'Avignon
25:18dans la cour d'honneur,
25:20et au départ,
25:21elle devait venir,
25:22et puis malheureusement,
25:24elle n'avait pas pu venir
25:24à ce moment-là,
25:25elle était déjà un petit peu fatiguée,
25:27et voilà quoi.
25:28Alors,
25:28il y a eu le festival d'Avignon,
25:29mais il y a surtout eu,
25:30je crois,
25:30200 concerts par an
25:31à une époque,
25:32dans toute l'Europe,
25:33des trades.
25:33Oui,
25:34oui.
25:34Bah ça,
25:35200 concerts par an,
25:36ça...
25:37Ouais,
25:37ouais,
25:37c'était ça,
25:38en fait,
25:38c'était le rythme,
25:39et puis ça enchaînait,
25:39quoi,
25:39vraiment.
25:41C'était venu comment,
25:42ce rythme ?
25:43Ah bah ce rythme,
25:44il est venu,
25:44parce que,
25:45encore une fois,
25:46nous,
25:46c'est vrai qu'on n'a jamais eu
25:48médiatiquement de choses
25:49importantes.
25:51On va dire,
25:51ce qui a fait qu'on est là
25:52aujourd'hui,
25:53c'est le public,
25:54c'est les gens.
25:55Le bouche à oreille.
25:55C'est le bouche à oreille.
25:57Quand on a...
25:57Et puis voilà,
25:58parce qu'on s'est installé
25:59dans des lieux,
26:00au fait,
26:01on parlera du Deux-Jazem,
26:03mais voilà,
26:04s'installer dans un lieu
26:06en résidence,
26:07c'est vraiment habiter le lieu,
26:08quoi.
26:08Le Bataclan,
26:09on a fait ça pendant un mois,
26:10on s'est installé dans des théâtres
26:11à la Goutte d'Or,
26:13là,
26:13pendant six semaines,
26:15à chaque fois,
26:15voilà.
26:16On aime bien aussi
26:16s'installer dans un lieu
26:17et au théâtre,
26:19la première fois qu'on a vraiment fait ça,
26:22c'était au théâtre des déchargeurs,
26:23à l'époque,
26:24donc c'est...
26:24A la fois,
26:25c'est des concerts,
26:25mais c'était des spectacles.
26:26Tête Raide,
26:27c'est du spectacle,
26:27c'est des décors,
26:28c'est du cirque,
26:30il y a eu du cirque,
26:32il y a eu du film,
26:33il y a eu du théâtre aussi,
26:36donc il y a toujours eu cet esprit spectacle
26:38en dehors du concert,
26:40on va dire,
26:40quoi.
26:40Et avec les générations
26:41qui sont succédées,
26:42ce que les parents ont amené
26:43leurs enfants
26:44qui ont découvert Tête Raide.
26:46Et complètement,
26:46et puis là,
26:47aujourd'hui,
26:48il continue à y avoir des...
26:49Je sais qu'il y a des jeunes
26:51qui sont ados aujourd'hui
26:54et qui ont été biberonnés
26:55à Tête Raide,
26:56quoi.
26:56Donc voilà,
26:57il faut qu'ils viennent voir Tête Raide,
26:58quoi.
26:58Au déjà,
26:59ça,
27:00ils ne lui manqueront pas.
27:01Et puis,
27:01il y a eu un autre événement,
27:02c'est l'interprétation
27:03de cette chanson
27:04avec un accompagnateur prestigieux.
27:06Les vieux
27:06ne parlent plus
27:08ou alors seulement parfois
27:10du bout des yeux
27:12Même les riches,
27:16ils sont pauvres
27:16Ils n'ont plus les musiques
27:17Les vieux de Jacques Brel
27:18avec l'accordéoniste
27:20de Jacques Brel,
27:21Jean Corti.
27:22Et le compositeur
27:23des vieux.
27:23Exactement.
27:24Et ouais,
27:24complètement.
27:25Jean Corti,
27:26ça a été une période
27:26magnifique aussi.
27:28Vraiment,
27:29c'est l'histoire de l'accordéon
27:30dont on parlait,
27:31c'est l'histoire de...
27:32Et puis voilà,
27:33on rencontre Jean Corti.
27:35On est allé jouer...
27:36C'est une personne,
27:37j'ai plus son nom en tête,
27:38qui nous avait fait rencontrer
27:39Jean Corti.
27:40On est allé jouer
27:40dans une usine
27:41pour un comité d'entreprise.
27:44Et là,
27:44on joue avec Jean Corti
27:45en échange.
27:47Et puis,
27:47le courant passe aussi.
27:49Et puis,
27:50je dis à Jean Corti,
27:51nous,
27:51on faisait notre première Olympia
27:52à l'époque.
27:53Et je dis à Jean Corti,
27:55tu viens faire la première partie.
27:57Enfin,
27:57tu viens jouer avec nous
27:58à l'Olympia.
27:59Et donc,
27:59on avait repris les vieux
28:00à ce moment-là.
28:01Et pour la petite anecdote,
28:03Jean Corti,
28:05il est parmi les pieds
28:06à l'Olympia
28:06depuis Brel.
28:08Et Jean-Michel Boris,
28:10de l'époque,
28:12directeur de l'Olympia,
28:14n'avait pas revu
28:14Jean Corti aussi.
28:15Et donc,
28:16il y avait...
28:16Ça planait.
28:17Enfin,
28:18il y avait Brel
28:18qui planait au-dessus de nous
28:20dans cette soirée magnifique.
28:22Et voilà.
28:22Et nous,
28:23c'était notre première Olympia.
28:24Donc après,
28:25il y a eu tout un tas d'histoires
28:27avec Jean Corti,
28:28notamment sur Grat-de-Poil.
28:31Il nous a accompagnés.
28:33Et il disait,
28:33justement,
28:34il disait,
28:34pourquoi ça lui plaisait,
28:37tête raide,
28:37c'est que pour lui,
28:38ça lui rappelait la route de Brel.
28:39Pour lui,
28:39c'était pareil.
28:40Il se remettait en selle
28:43et il retrouvait en tout cas
28:44l'ambiance des tournées
28:45de Jacques Brel.
28:47La rencontre entre Corti et Brel,
28:49en 59,
28:51il est à Bandol
28:51pour accompagner quelqu'un
28:53et on lui présente Brel.
28:54L'année suivante,
28:55il vient aux Trois-Baudets,
28:56je pense que vous savez,
28:56pour accompagner Claude Sylvain.
28:58Et Brel est en deuxième partie,
29:00il n'a pas de musicien
29:00et il dit à Jean Corti
29:02qu'il veut m'accompagner.
29:03C'est pour un mois,
29:03ça a duré six ans.
29:04Ça a duré,
29:05c'est ça.
29:05C'est extraordinaire.
29:06Avec les taureaux,
29:07avec plusieurs morceaux.
29:10Et voilà.
29:11Puis après,
29:12pour la petite histoire
29:13avec Jean Corti,
29:14c'est qu'après,
29:14moi,
29:14j'avais monté un label
29:16de disques
29:17qui s'appelle
29:18Mon Sleep
29:18et j'ai produit
29:20sur ce label
29:21trois albums
29:22de Jean Corti
29:23qui n'avait jamais produit
29:24d'album,
29:24lui,
29:25en son nom.
29:26Une maison d'édition,
29:27c'était Mon Pauvre Ami,
29:28je crois.
29:28C'est ça,
29:29la maison d'édition,
29:29c'est Mon Pauvre Ami
29:30et le label de production,
29:32c'est Mon Sleep.
29:32C'est venu comme ça ?
29:34Oui,
29:34c'est venu comme ça.
29:35Ça n'a pas dû faire plaisir
29:36à tout le monde ?
29:37Si,
29:37en général,
29:38ça marche plutôt bien.
29:41Alors,
29:41ce qui est étonnant aussi,
29:43c'est un événement
29:43auquel vous avez participé,
29:45je crois,
29:45c'est la première partie
29:45de Johnny
29:46au Festival des Vieilles Charrues.
29:4880 000 personnes,
29:49Christian Olivier.
29:50Tout à fait.
29:51Déjà,
29:51de faire la première partie
29:52de Johnny,
29:53c'était vraiment,
29:54voilà,
29:56ça faisait partie,
29:57en tout cas,
29:57des choses
29:58que je voulais cocher,
30:00en tout cas,
30:00puisqu'ayant été
30:02un grand fan de Johnny
30:03très tôt,
30:04je le suivais
30:05sur la route
30:07pour voir ses concerts
30:08en mobilette
30:09et en moto,
30:10enfin bref.
30:11Et puis,
30:12il se passe que,
30:13voilà,
30:13j'apprends que Johnny
30:15il remette
30:16aux Vieilles Charrues
30:17un jour de plus
30:17où il y a Johnny
30:18qui va chanter,
30:19donc j'appelle tout de suite
30:20mon producteur
30:21pour lui dire,
30:21je fais la première partie
30:22de Johnny,
30:23quoi.
30:23Et ça s'est fait.
30:24Et ça s'est fait
30:25et je me suis retrouvé
30:26ce jour-là,
30:27voilà,
30:28à chanter devant
30:28les fans de Johnny.
30:30J'avais repris
30:30un morceau de Johnny
30:31quand même
30:32pour l'occasion
30:32et ça avait été magique,
30:34c'était superbe.
30:35Et vous avez parlé
30:36à Johnny ?
30:37Ouais,
30:37depuis ce jour-là,
30:38on s'est croisé,
30:39enfin depuis ce jour-là,
30:40puis ensuite,
30:41je l'ai recroisé plusieurs fois
30:42et pareil,
30:45le courant est super bien passé.
30:46Je l'ai revu
30:46une fois
30:47où j'étais allé le voir
30:48à La Cigale
30:49et pour la petite anecdote,
30:51pour ceux qui connaissent
30:51Tétraide
30:52et qui connaissent
30:53Ginette,
30:54la chanson des Tétraide,
30:55Johnny était tombé
30:57chez lui
30:57puisqu'on était passé
31:00à la télé
31:01avec Ginette
31:01et il m'avait dit
31:02je t'ai vu à la télé
31:03avec Ginette
31:04et tout
31:04et voilà.
31:05Bon,
31:05donc à chaque fois
31:06qu'on se voyait,
31:07en tout cas,
31:07on avait un très bon échange
31:08et j'avais été ravi
31:10en tout cas
31:10de faire
31:11cette première partie,
31:12bien sûr.
31:13Et vous faites l'enchaînement
31:13tout seul
31:14puisque j'allais vous parler
31:15de Ginette juste.
31:15Il y a Ginette
31:16qui continue à tourner.
31:20Allez Ginette
31:21Allez la belle !
31:24Cette chanson
31:32a une grave histoire.
31:33Ça fait 30 ans
31:34et régulièrement
31:35vous fêtez
31:35l'anniversaire de Ginette.
31:37C'est ça.
31:37C'est incroyable.
31:38Même plus de 30 ans
31:39puisqu'elle date de 88.
31:41Mais Ginette,
31:42ça reste...
31:43Voilà,
31:43c'est Ginette.
31:44C'est venu comme ça ?
31:46C'est un des premiers morceaux
31:47que j'ai composé à l'accordéon.
31:50J'ai eu cet accordéon.
31:51J'ai eu mon premier accordéon
31:53et je pense que
31:53la mélodie de Ginette,
31:54je l'ai composé
31:55au bout de 3-4 mois
31:56d'accordéon.
31:57Et comment c'est devenu
31:58un classique ?
31:59Parce que moi j'ai vu
31:59des extraits sur scène
32:00où ça part
32:01mais dans le délire
32:02vous chantez
32:04vous jouez à Ginette
32:04pendant des minutes et des minutes.
32:06Ah bah ouais
32:06parce que c'est devenu
32:08on va dire
32:08c'est un peu le titre phare
32:11de Tetraide.
32:12Ginette,
32:12tout le monde
32:13enfin tous ceux
32:14qui connaissent Tetraide
32:14connaissent Ginette.
32:16Et puis voilà
32:17c'est un moment
32:17c'est un moment hors du temps
32:19quand on joue Ginette
32:20et puis voilà
32:22je ne suis jamais lassé
32:23de jouer Ginette.
32:23à chaque fois je démarre Ginette
32:25c'est toujours
32:26une nouvelle Ginette quoi.
32:27Parce qu'elle n'existe pas Ginette.
32:28Ah bah
32:29c'est chacun
32:30a sa Ginette quoi.
32:31Voilà chacun
32:32a sa Ginette quoi.
32:33Je veux dire
32:33mais tout le monde
32:34a sa Ginette quoi.
32:35Je veux dire
32:36comment expliquer
32:37qu'elle est devenue culte
32:38pour les fans de Tetraide
32:39Christian Olivier ?
32:40Bah je ne sais pas
32:40il y a la mélodie
32:41il y a le texte
32:42il y a l'ambiance
32:43il y a la
32:44avec la lumière sur scène
32:45aussi maintenant
32:46la lampe
32:47qui se balade
32:48voilà c'est tout ça quoi
32:50c'est
32:50ce moment là
32:51c'est vraiment
32:52c'est un moment
32:53qui ne nous appartient plus
32:54ça appartient à tout le monde
32:55ça appartient au public
32:56ça appartient
32:56et puis le nombre
32:57et je continue à en croiser
32:58le nombre de gens
32:59qui se sont rencontrés
33:02sur cette chanson là
33:03j'en croise tout le temps quoi.
33:05C'est incroyable.
33:05Et qui se sont mariés ou pas
33:06enfin bref
33:07mais en tout cas
33:07qui se sont mis ensemble
33:08sur Ginette
33:09il y a une bonne liste quoi.
33:11Alors l'événement
33:12à chaque fois
33:13c'est une surprise
33:14au Théâtre des Bouffes du Nord
33:15je crois que vous avez commencé
33:16le spectacle
33:17par une partie de pétanque.
33:18Complètement
33:18ouais ouais
33:19parce qu'on aime bien jouer
33:20à la pétanque
33:20parce qu'on fait de la musique
33:21aussi pour jouer à la pétanque
33:22je veux dire
33:23voilà
33:23et donc effectivement
33:25dans la mise en scène
33:27j'avais
33:28puisque l'idée
33:29j'avais vu le spectacle
33:31de Peter Brook
33:31mais au moins dans les années 90
33:33le Mahabharata
33:35à l'époque
33:35Oui
33:36qui durait 9h
33:3712h
33:3712h
33:3812h
33:38Il y a eu version courte
33:39voilà
33:4012h
33:41Moi j'avais fait les 12h
33:42j'avais été transporté
33:44complètement
33:44et puis allez
33:45voilà
33:46et puis les Bouffes du Nord
33:46ça avait été
33:47c'était de la terre battue
33:48par terre
33:49enfin bref
33:49Mais en plus
33:50Peter Brook a sauvé
33:51les Bouffes du Nord
33:51qui devaient être détruits
33:52Ouais ouais
33:52complètement
33:53et puis je m'étais dit
33:54ce jour
33:55quand j'avais vu ce spectacle
33:56je jouerais dans ce lieu
33:57quoi
33:57ça a mis du temps
33:57puisqu'il y a eu tout un chemin
33:59enfin bref
33:59je ne vais pas rentrer
34:00dans les détails
34:01mais on se retrouve donc
34:02aux Bouffes du Nord
34:03à ouvrir au mois de juillet
34:04chose que les Bouffes du Nord
34:06ne faisaient pas à l'époque
34:07et donc je dis
34:08allez hop
34:09terre battue
34:10terre battue
34:11dans les Bouffes du Nord
34:12terrain de pétanque
34:13et hop c'est parti
34:14on y va
34:14donc ça a été un spectacle
34:16à la fois
34:16entre l'acoustique
34:18entre l'électrique
34:19tout était
34:20on bougeait les instruments
34:21et puis effectivement
34:22les gens rentraient
34:23on jouait aux boules
34:24et puis ensuite
34:25dès que tout le monde était là
34:26boum
34:26on démarrait le spectacle
34:28Il y avait même des films
34:28Super 8 qui étaient projetés
34:30Complètement ouais
34:30toujours
34:31il y en a toujours
34:32un petit peu
34:33C'est quoi comme film ?
34:34Ah bah c'est des films
34:35à la fois
34:35moi c'est
34:36bon maintenant je ne l'ai plus
34:38enfin je l'ai toujours
34:39mais ça devient compliqué
34:41puis c'est
34:42voilà pour trouver des films
34:43etc
34:43c'est compliqué
34:44mais moi je me balaie toujours
34:46avec une caméra Super 8
34:47quand j'étais en tournée
34:48c'était un peu mes carnets
34:49de voyage on va dire
34:50quoi
34:50dès que
34:50je me promenais
34:52boum
34:53je shootais
34:54quoi on va dire
34:54alors ça c'est Tête Raide
34:56mais il y a aussi Christian Olivier
34:57et on va évoquer une date importante
34:59le 15 janvier 2026
35:01à tout de suite sur Sud Radio
35:03avec Christian Olivier
35:04Sud Radio
35:06les clés d'une vie
35:07Jacques Pessis
35:08Sud Radio
35:08les clés d'une vie
35:09mon invité Christian Olivier
35:11on a parlé du parcours de Tête Raide
35:13qui continue aujourd'hui
35:15et le 15 janvier 2026
35:17dans quelques jours
35:18vous êtes de retour sur scène
35:19avec quelque chose de très particulier
35:20au Tête de Jazet
35:21il y a le groupe Tête Raide
35:22il y a surtout Christian Olivier
35:24en première partie
35:24ce qui est la consécration
35:26et même un rêve
35:28que vous caressez depuis toujours
35:30oui
35:30c'est marrant
35:32c'est rigolo
35:32Christian Olivier
35:34il est
35:34alors pour la petite histoire
35:37c'est vrai que
35:37en dehors de Tête Raide
35:38moi j'ai toujours travaillé aussi
35:39en mon oncle
35:41soit sur des albums
35:42soit sur des spectacles
35:43soit voilà
35:43mais là c'est vrai que
35:45il y a cet événement
35:45qui arrive
35:46et c'est une idée
35:48qui est sortie
35:48en parlant
35:51avec un ami
35:54qui me dit
35:55voilà
35:55les deux spectacles
35:56que vous faites
35:57c'est vraiment
35:58il faut faire quelque chose
35:59avec les deux
36:00et donc ça m'a amusé
36:02ça m'a plu
36:03je me suis dit
36:03allons-y
36:05Christian Olivier
36:06fait la première partie
36:07de Tête Raide
36:07comme ça je fais
36:08ma première partie
36:09et donc
36:10c'est un rêve
36:11que j'ai depuis longtemps
36:12depuis tout le temps
36:13de faire la première partie
36:14de Tête Raide
36:14depuis le Bataclan
36:15je crois
36:16quand vous étiez à voir
36:16c'est même plus vieux que ça
36:17c'est même plus vieux que ça
36:19donc voilà
36:20ça va être
36:20ça va être super
36:22donc à la fois
36:22il y a un premier plateau
36:23Christian Olivier
36:24avec des musiciens
36:25qui ne sont pas Tête Raide
36:26on est 6 sur scène
36:27voilà
36:29c'est des musiciens
36:30avec qui je travaille
36:31depuis
36:32depuis 5-6 ans
36:34maintenant
36:34sur les deux albums
36:36précédents
36:36que j'ai sortis
36:37et notamment
36:38sur le dernier
36:39le ça et le ça
36:40donc ça va être
36:41un plateau
36:42d'une heure
36:43Christian Olivier
36:44et puis après
36:44on enchaîne
36:45avec Tête Raide
36:45on fait toute la soirée
36:47on fait toute la soirée
36:48et en plus
36:49vous l'avez dit
36:49vous êtes dans un théâtre
36:50où il y a encore
36:51l'ombre et le fantôme
36:52de Léo Ferré
36:53complètement
36:54la première fois
36:54où je suis allé
36:55dans ce théâtre
36:56c'était pour voir
36:57Léo Ferré d'ailleurs
36:57et j'en regarde
36:59bien entendu
37:00un souvenir
37:01terrible
37:02et depuis
37:03on a joué déjà
37:04le Dejazé
37:05avec Tête Raide
37:05on avait fait ça
37:06déjà
37:06et puis là
37:07je dirais que
37:08ça reste
37:09un des lieux
37:10vraiment magiques
37:12d'un théâtre
37:13de Paris
37:14de chansons
37:14voilà
37:16avec
37:16habité
37:18et tenu
37:20par
37:20un monsieur
37:21qui s'appelle
37:22Jean Bouquin
37:22qui est là
37:23depuis tout le temps
37:24depuis 79
37:25avant il a habillé
37:26Bardot
37:26à Saint-Tropez
37:27il a acheté
37:29le Dejazé
37:30lui comme vous
37:30il est libre
37:31en permanence
37:32qu'est-ce qu'il veut
37:33ça oui
37:33je vous le confirme
37:35je l'ai même vu
37:35à la caisse
37:36faire son dîner
37:37sur une poêle
37:38tout en donnant
37:38les tickets
37:39au spectateur
37:40je pense que ça va arriver
37:41encore dans les jours
37:42qui viennent
37:42alors tout a commencé
37:45pour vous en solo
37:46avec un album
37:47qui s'appelait
37:47On Off
37:48il y aura des fleurs
37:50qui piquent
37:51place de la république
37:54démo
37:56démocratie
37:58démo
37:59démocratie
38:00votre premier album
38:02en fait vous avez toujours dit
38:04que vous profitez
38:04des poses de tête raide
38:05qui faisaient leur vie
38:06pour chanter tout seul
38:07ouais
38:08bah chanter tout seul
38:09avant de chanter tout seul
38:11j'ai
38:11dans les poses de tête raide
38:13j'ai fait aussi
38:13des petits tours
38:15dans le cinéma
38:16des petits tours
38:16dans le théâtre
38:17j'ai même
38:18j'ai été danseur
38:19dans un spectacle
38:20de danse contemporaine
38:21voilà j'aime bien
38:22moi aller
38:22en tout cas faire
38:23tout un tas de choses
38:24comme ça
38:24et puis là
38:27ben voilà
38:27il y a eu le moment
38:28où je me suis dit
38:29bon voilà
38:29vraiment je veux pousser
38:32la chose
38:32d'aller faire
38:34Christian Olivier
38:35et puis d'aller travailler
38:35avec d'autres gens aussi
38:36et il s'avère
38:38qu'à ce moment là
38:39j'ai quand même fait
38:39la rencontre
38:40sur cet album
38:41sur On Off
38:42où je lance cet album
38:44et je rencontre
38:45Edith Fambouena
38:47avec qui je vais travailler
38:48cet album
38:49Edith Fambouena
38:50c'est la personne
38:52qui a travaillé
38:53sur Bachung
38:54sur Dao
38:55enfin voilà
38:56c'est vraiment
38:58et on s'entend
38:58parfaitement
38:59et tout d'un coup
39:00il y a une histoire
39:00qui s'enclenche
39:01avec Edith
39:02et voilà
39:05et donc c'est une histoire
39:06qui continue
39:07puisque là j'ai sorti
39:07un album
39:08le ça et le ça
39:08il n'y a pas si longtemps
39:09on va en parler
39:10voilà
39:10et puis le prochain album
39:12que je suis déjà
39:12en train de travailler
39:13sera aussi avec
39:14Edith Fambouena
39:15en fait vous êtes très précis
39:16dans ces albums
39:17chaque note compte
39:18et vous vérifiez
39:20chaque phrase
39:20chaque mesure
39:21ah ouais
39:22de toute façon
39:22c'est ciselé
39:23et puis je dirais
39:24que moi déjà
39:25je le fais
39:25et puis avec
39:26Edith Fambouena
39:27dans la charrette
39:29autant dire que
39:30il n'y a rien qui passe
39:32quoi
39:32alors la poésie
39:33est très présente aussi
39:34et je crois que vous êtes
39:35un inconditionnel
39:36de Jacques Prévert
39:37c'est votre base
39:37ah c'est ma base
39:40mais pas que
39:41on va dire
39:42alors c'est vrai que Prévert
39:43très tôt il y a eu Prévert
39:45pour moi
39:45c'est sûr
39:46ensuite
39:47et puis
39:48en parallèle de Tetraide
39:50on parlait justement
39:51de ce que fait Christian Olivier
39:52il y a eu
39:53ce disque sur Prévert
39:55que j'ai sorti
39:56et avec un spectacle
39:57où j'ai monté ça
40:00avec Yolande Moreau
40:00où on a fait
40:02un spectacle
40:03qui a tourné aussi
40:04pareil
40:04assez longuement
40:06et alors ce spectacle
40:07je crois que Yolande Moreau
40:08vous l'avez rencontrée
40:09lors d'une exposition
40:10on la connaissait
40:11par les défiens
40:12elle passe des défiens
40:13après Prévert avec vous
40:14c'est quand même
40:15le grand écart
40:15bah ouais ouais
40:16mais c'est le grand écart
40:17mais en même temps
40:17c'est Yolande
40:18je veux dire
40:19et voilà
40:20on s'est rencontré
40:21pareil
40:21elle est venue
40:22j'avais un petit lieu
40:23qui s'appelle
40:23La Niche
40:24qui n'existe plus maintenant
40:25où je faisais des expos
40:26à l'époque
40:26dans le 11ème
40:27et donc on s'est rencontré là
40:30et puis après
40:30on a dîné un soir ensemble
40:33et puis voilà
40:34on s'est accroché
40:36et puis tout d'un coup
40:37il y a eu cette proposition
40:38de monter ce spectacle
40:40sur Prévert
40:41et puis on a dit feu
40:41on y va tous les deux
40:42et puis ça a très bien fonctionné
40:45et puis on a chacun
40:47voilà c'était
40:48en fait avec nos deux univers
40:50pour moi on a réussi
40:51à vraiment avoir
40:52la palette de Prévert
40:54on va dire
40:54parce que Prévert
40:55c'est à la fois de l'humour
40:57c'est grinçant
40:58c'est grave
40:58c'est rigolo
40:59enfin il y a tout
41:00donc avec nos deux univers
41:02on racontait tout ça
41:03la preuve
41:04c'est feuilles mortes
41:05oh je voudrais tant
41:07que tu te souviennes
41:10des jours heureux
41:14où nous étions amis
41:16en ce temps là
41:20la vie était plus belle
41:23et le soleil
41:26plus brûlant
41:28qu'aujourd'hui
41:29quand on pense que
41:30cette chanson
41:31Montand
41:31l'a mise dans son répertoire
41:32après le film
41:33Les Portes de la Nuit
41:34qu'on appelait
41:35Les Portes de l'ennui
41:36d'ailleurs
41:36elle n'a pas marché
41:37pendant 4 ans
41:38elle n'a pas marché
41:39c'est devenu
41:40c'est fou
41:41et c'est vrai que Prévert
41:44avait une vie très particulière
41:45moi j'ai visité
41:46son apportement avant
41:47qui a eu des soucis
41:48aujourd'hui
41:48et je me souviens
41:49il y avait un cheval à bascule
41:51dans l'escalier
41:52offert par François Mitterrand
41:53en 1954
41:54un petit cheval à bascule
41:55c'est étonnant
41:56donc il y avait
41:57des choses
41:57totalement surréalistes
41:59et je crois que
42:00grâce à vous
42:00Yolande Moreau
42:01a été l'affiche
42:02des francophonies
42:03ce qu'elle n'aurait jamais imaginé
42:04car vous avez chanté
42:05aux francophonies
42:06on a chanté
42:06oui effectivement
42:07et puis après
42:08je ne sais plus
42:10combien de dates
42:10on a fait avec ce spectacle
42:11et puis
42:11c'est un spectacle
42:13qui est intemporel maintenant
42:15donc il peut repartir
42:16sur la route
42:17donc c'est vrai que ça
42:17je ne sais pas
42:19ça a été vraiment
42:19c'est un moment
42:20et puis les gens
42:20quand on finit le spectacle
42:22à chaque fois
42:23je ne sais pas
42:24les gens
42:24ils y trouvent quelque chose
42:25ils sont emportés
42:27parce que Prévert
42:28ça a été déjà mis en musique
42:29des centaines de fois
42:30donc retravailler
42:32sur les écrits de Prévert
42:37même rechanter
42:39se permettre de rechanter
42:40les feuilles mortes
42:41au départ
42:41il faut quand même
42:44faire attention
42:45on va dire
42:45et on l'a fait
42:47et d'ailleurs
42:48il y a un autre poète
42:49que vous avez chanté
42:49en duo
42:50avec Olivia Ruiz
42:51ça aussi
43:04c'est une erreur de nuit
43:05alors et cette chanson
43:06je ne sais pas si vous le savez
43:07c'est Jean Corti
43:07qui a l'accordéon
43:08bien sûr
43:08Gainsbourg dîne un soir
43:12chez Gréco
43:1333 rue de Verneuil
43:14il sort de sa poche
43:15des paroles
43:16la javanaise
43:17et ils ont bu du champagne
43:20ils ont dansé cette chanson
43:21et le lendemain
43:21elle était enregistrée
43:22et voilà
43:22c'est ça la musique
43:24pourquoi Olivia Ruiz ?
43:27ah bah Olivia
43:27ça fait une bonne paye
43:30maintenant
43:30qu'on se croise
43:32qu'on se connait
43:33qu'on est amis
43:34bah Olivia
43:36on s'est rencontré
43:36moi j'étais déjà
43:38enfin j'étais en tétraide
43:39à l'époque
43:39et puis on répétait
43:41à côté de Marseillette
43:44de son village
43:46on était à La Grasse
43:47nous exactement
43:48et puis on faisait un concert là-bas
43:50et puis elle m'avait posé une cassette
43:52elle était venue
43:53et puis ensuite
43:55elle a eu son chemin
43:56avec le parcours de l'émission
43:59qu'elle a faite
44:00où elle avait des t-shirts
44:01de tête raide
44:02et tout ça
44:02et puis voilà
44:04puis après on est devenu copain
44:05et puis après
44:06on est devenu amis
44:07et puis après
44:08elle m'a demandé
44:09d'écrire un titre
44:10pour un de ses albums
44:12qui s'appelle Nondie
44:13et donc j'ai composé ce titre-là
44:16écrit
44:16et puis après
44:17il y a eu ce duo
44:18et puis Olivier
44:19on continue à se
44:20voilà
44:22c'est une vraie nature
44:23on attend avec impatience
44:24son prochain album
44:25c'est vraiment une chanteuse
44:27magnifique
44:28vraiment
44:29voilà
44:30et puis elle a amené
44:31en tout cas quelque chose
44:32à ce moment-là
44:33elle a cassé les codes
44:34comme on dit
44:34exactement
44:35et vous aussi
44:36vous avez cassé les codes
44:37avec un autre album
44:38et cette chanson
44:39mais maintenant
44:42le cela et le ceci sont là-bas
44:45mais maintenant
44:46le cela et le ceci sont là-bas
44:48nous nous rongeons
44:49nous pensons
44:50nous nous affrontons
44:52alors on passe avec vous
44:53c'est en l'évite directement
44:54de Gainsbourg et Prévert
44:56aux poètes russes
44:57de la révolution
44:58tout à fait
44:58bah ouais c'est
44:59bon
45:00les poètes russes
45:01pareil c'est il y a longtemps
45:03au moment où j'ai démarré
45:04il y a 40 ans
45:06Mayakovski
45:08les douze
45:11Alexandre Bloch
45:12et puis voilà
45:13donc je me suis
45:14j'ai continué à découvrir
45:15des auteurs
45:16et puis
45:17et tout d'un coup
45:18je me suis dit
45:18c'est le moment
45:18voilà je veux faire un truc
45:20avec cette bande
45:21puisque c'est toute une période
45:23c'est au moment
45:23de la révolution de 17
45:24donc voilà
45:26c'est Pasternak
45:27c'est Mandelstam
45:29c'est Akhmatova
45:30c'est Tzvétayeva
45:31et donc je me dis
45:33c'est le moment
45:34et comme quoi
45:36bon les choses
45:36je sais pas comment ça se fait
45:37mais bon
45:38le projet
45:39il sort juste avant
45:41la guerre en Ukraine
45:43incroyable
45:44c'est juste avant
45:45en plus les poèmes
45:46avaient été traduits
45:46par un auteur
45:47que vous avez rencontré
45:48ah bah pas qu'un auteur
45:49un monsieur
45:50on va dire
45:51monsieur André Markovitch
45:52que j'ai rencontré
45:54qui a une rencontre fabuleuse
45:56un ami maintenant
45:57qui pour la petite anecdote
45:59parce que
45:59il y a trois textes
46:00que j'arrivais pas
46:01à trouver une bonne traduction
46:02parce que c'est dur
46:03de trouver la bonne traduction
46:03je trouvais pas
46:04donc je tombe sur Markovitch
46:06je l'appelle
46:06je lui dis
46:06voilà j'ai ce problème
46:07il y a trois textes
46:08je sais que c'est ces textes là
46:09mais j'ai pas de bonne traduction
46:11et il me dit
46:12si tu trouves pas
46:12bah c'est à toi de traduire
46:14et je lui dis
46:14mais je parle pas russe
46:15moi comment on va faire
46:16et là dessus il me dit
46:17je viens de finir de traduire
46:19une anthologie de poésie chinoise
46:21et je ne parle pas chinois
46:22voilà
46:22donc j'ai dit
46:23bah ok je vais le faire
46:24et voilà
46:25et j'ai traduit
46:26je sais que juste avant
46:27la révolution russe
46:28il y a une chanteuse française
46:29très célèbre
46:29et que vous avez appréciée
46:30qui a fait carrière
46:31et qui était la star de Russie
46:33on lui envoyait des diamants
46:34sur scène
46:35c'était Fréel
46:36Fréel ouais tout à fait
46:37elle faisait des triomphes
46:38il dépend des milliers
46:39de personnes en Russie
46:40et c'est vrai que
46:41bon ça prouve
46:42votre éclectisme
46:43et puis il y a
46:44l'air du temps aussi
46:45qui vous a toujours intéressé
46:47et le climat aujourd'hui
46:48avec cette autre chanson
46:49c'est une chanson
47:07que vous avez mis en musique
47:08avec un poète sénégalais
47:10qui a écrit les paroles je crois
47:11c'est ça
47:12enfin il avait fait
47:12une première version
47:13puisque le texte en français
47:15c'est moi qui l'ai écrit
47:15en l'occurrence
47:16donc il avait fait
47:18une première version
47:19de cette chanson
47:20et puis j'ai été amené
47:22à travailler avec lui
47:23avec mon label
47:25mon pauvre ami
47:25l'éditeur
47:26O'Bar Pen je crois
47:27il s'appelle
47:28voilà lui
47:28le chanteur
47:30il s'appelle O'Bar Pen
47:30et donc
47:32et j'avais déjà travaillé
47:34avec
47:34j'étais allé à Dakar
47:35déjà parce que
47:35j'avais déjà produit
47:36un album d'un autre groupe
47:37sénégalais
47:38qui s'appelle
47:39Les Frères Guissé
47:40bon bref
47:41et donc je continuais
47:42un peu mon aventure
47:43à Dakar
47:44et voilà
47:45il y a eu cette proposition
47:46et j'ai entendu le morceau
47:47je me suis dit
47:48j'ai envie d'écrire
47:49un truc en français
47:50avec lui
47:50et donc j'ai écrit
47:52ce texte là
47:53et puis on a réenregistré
47:53le morceau
47:54et je suis allé à Dakar
47:55on a fait le clip
47:56on a fait les images
47:57et puis voilà
47:57c'est vraiment
47:58pour moi
47:59de toute façon
48:00c'est la musique
48:01la musique n'a pas
48:02de frontière
48:02donc voilà
48:03puis c'est un retour
48:04presque aux sources
48:04parce que le Sénégal
48:05on n'est pas très loin
48:06voilà exactement
48:06alors ça
48:08toutes ces chansons
48:08seront et d'autres
48:09sur la scène
48:10de Jaset
48:11pendant cette heure
48:12que vous consacrez
48:13à votre propre répertoire
48:14c'est ça
48:14ça va être Christian Olivier
48:15au départ
48:15donc il y aura de ça
48:16et est-ce qu'on peut
48:18ensuite
48:19est-ce qu'on peut mélanger
48:20Tête Raide et Christian Olivier
48:21ou ce sont deux carrières différentes ?
48:22Non c'est Christian Olivier
48:24c'est le même
48:24on va dire
48:25il est dans Tête Raide
48:26il est dans Christian Olivier
48:27Christian Olivier
48:27dans Tête Raide
48:28c'est lui qui écrit les chansons
48:29et puis c'est lui qui chante
48:31donc on va dire
48:32c'est aussi un clin d'oeil
48:35c'est voilà
48:36pour moi
48:36ça va me permettre
48:38ce soir-là
48:38de dire bonsoir deux fois
48:39donc ça c'est quand même super
48:41il n'y a pas de petites économies
48:43effectivement
48:43ça pour l'instant
48:44donc du 15 au 31 janvier
48:46vous êtes aux deux jazés
48:47mais vous n'allez pas en rester là
48:49Non
48:49je suis déjà moi
48:50en tant que Christian Olivier
48:51comme on dit
48:52je suis déjà en train de travailler
48:53sur mon prochain album
48:54voilà
48:56puis j'ai des dates aussi à venir
48:57et puis j'ai d'autres
48:59proches parallèles
49:00enfin musicaux et autres
49:01mais en tout cas
49:03je suis en préparation
49:04d'un nouvel album
49:04et puis avec Tête Raide
49:05on va prendre la route cet été
49:07pour les festivals après quoi
49:08Vous continuez quoi qu'il arrive ?
49:10On continue quoi
49:11de toute façon
49:11tant que voilà
49:12il y a Ginette
49:13qui continue à tourner quoi
49:14Voilà
49:14Ginette et le reste
49:15en tout cas je pense
49:17que beaucoup de fans
49:18se réjouiront
49:19de vous retrouver
49:19aux deux jazés
49:20du 15 au 31 janvier
49:21Ben voilà
49:21il faut déjà venir là
49:22Le chemin est pris déjà
49:25Place de la République
49:26Oui
49:27un lieu que vous connaissez bien
49:29Tout à fait
49:30Merci Christian Olivier
49:31et puis continuez ainsi
49:33le plus longtemps possible
49:33Et bien merci beaucoup
49:34Les clés d'une vie
49:35c'est terminé pour aujourd'hui
49:36On se retrouve bientôt
49:37Restez fidèles
49:38à l'écoute de Sud Radio
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