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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-30##

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Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile de Ménibus.
00:05Et s'il y a de la bourrasque dans notre ciel, cette table aujourd'hui, je pense que ce sera la tempête.
00:12En tout cas, on vous souhaite la bienvenue, on est ravis de vous accueillir en ce 30 janvier, pas du tout, décembre.
00:21Voilà, c'est bientôt fini cette année.
00:24Oui, aïe, aïe, donc on va essayer de la finir en beauté avec autour de cette table Philippe Bilger.
00:28Encore vous Philippe Bilger, mais grâce à vous, ma chère Cécile, je ne pouvais pas rêver des contradicteurs de plus haut niveau de cette qualité.
00:37Et notamment Françoise que je retrouve avec beaucoup de plaisir.
00:41Absolument, Françoise Degoy à côté de vous, ça va Françoise ?
00:44Je suis tellement heureuse, alors je l'ai vu arriver dans le hall de la radio, parce qu'on savait que pour les gens qui ne savent pas, on est installé, vraiment c'est super chic ici, c'est très beau.
00:52Et alors, il y a un monsieur très élégant qui est arrivé avec son par-dessus, son chapeau, très chic, avec sa sacoche.
00:58Tu as l'impression qu'il part au palais de justice, tu vois, qu'il va mettre sa robe en loutre avec sa toque, etc.
01:07Et bien, ça m'a fait tellement plaisir de voir Philippe Bilger.
01:10Ce n'était que moi.
01:11Voilà, c'était lui, c'était déjà bien.
01:13Et c'était super.
01:13Et vous auriez dû croiser aussi Joseph Touvenel, qui est avec nous, vice-président du Centre Européen des Travailleurs et ancien vice-président de la CFTC.
01:22Bonsoir.
01:23Bonsoir, je n'ai croisé personne.
01:28Je vais ressortir pour faire une nouvelle entrée.
01:31Vous n'êtes même pas un croisé, je reste.
01:35Et notre chouchou, aussi parmi les chouchous, Bruno Poimar, qui est avec nous, ancien membre du RAID et maire de Belleflou.
01:40Bonsoir, monsieur Poimar.
01:41Tu peux me dire le maire.
01:42Monsieur le maire.
01:44Monsieur le maire.
01:44Et je vois qu'il y a une très belle tablée, avec des gens de gauche.
01:47C'est du calice de gauche, c'est toujours de gauche.
01:49Non, non, c'est ça.
01:50Françoise, évidemment, de gauche aussi.
01:53Éternellement, définitivement.
01:53Et Philippe Bilger, plutôt droite.
01:56Alors, non, mais Bruno Poimar, moi, je ne sais pas, parce qu'il y a un truc qui ne va pas du tout.
01:59Pourquoi avez-vous enlevé votre magnifique doudoune ?
02:03Je voudrais qu'on la voie à l'antenne, parce que franchement, j'ai failli être aveugle.
02:07Alors, à la décharge de Françoise, si vous voulez régler les couleurs de votre télé-viseur,
02:11vous pouvez, effectivement, le la remettre.
02:17Bref, les amis, cette petite tablée, on vous souhaite la bienvenue.
02:20Merci d'être avec nous.
02:21On ne sait pas si vous êtes en vacances ou encore au travail.
02:25En tout cas, c'est un bonheur de vous accueillir jusqu'à 20h.
02:28Allez, au sommaire de cette émission, c'était le choix du président de la République.
02:31Un hommage national à Brigitte Bardot.
02:33Sa famille a dit non et cette idée avait divisé à droite.
02:37On le réclamait.
02:38Pétition à l'appui et à gauche.
02:40C'était non en raison des propos jugés racistes et homophobes.
02:44Alors, cette question, faut-il un hommage national à Brigitte Bardot ?
02:47Pour l'instant, vous dites oui à 68%.
02:50Donc, c'est assez divisé.
02:52Et puis, la question du soir, pour le réveillon, 90 000 policiers et gendarmes sont mobilisés.
02:5710 000, rien qu'à Paris, autour des grands objectifs.
03:00Et le ministre de l'Intérieur promet, justement, réactivité et fermeté.
03:04Il faut contenir les violences et éviter les débordements pour cette Saint-Sylvestre et qu'elle soit en sécurité.
03:09Craignez-vous des dégradations et des violences pour la Saint-Sylvestre ?
03:12Pour l'instant, vous dites oui à 89%.
03:15En tout cas, on a envie de vous entendre ce numéro 0826 300 300.
03:19Et c'est Aude qui nous accompagne jusqu'à 19h30.
03:22Les vraies voix Sud Radio.
03:24Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés.
03:31Ça donne envie de se déshabiller, vous ne trouvez pas ?
03:32Non, je plaisante.
03:36Il ne vous reste pas grand-chose, M. Pommard.
03:38Bref, ce numéro de téléphone 0826 300 300, c'est Émilie qui est avec nous, qui nous appelle de Chalon-sur-Saône.
03:44Bonsoir, Émilie.
03:47Bienvenue sur Sud Radio.
03:49Émilie, quel est votre avis sur cet hommage qui aurait pu être rendu à Brigitte Bardot ?
03:58J'allais dire Marteau, pas du tout.
04:00Pour Brigitte Bardot, son hommage, pour moi, à mon sens, il n'est clairement pas justifié.
04:07Pour moi, un hommage national, c'est réservé à des personnalités dont l'action a marqué la nation de manière exemplaire.
04:12On est d'accord ?
04:12Oui.
04:13Alors, oui, Brigitte Bardot, elle a été une figure majeure du cinéma.
04:17Ça, il n'y a rien à redire.
04:18Elle a été engagée pour la cause animale.
04:20Je pense que, pareil, on ne peut pas lui enlever.
04:22Mais elle laisse quand même derrière elle des prises de position très controversées et parfois condamnées par la justice.
04:27Et ça, on ne peut pas l'oublier.
04:29Bougez pas, Émilie.
04:31Julien est avec nous.
04:330826 300 300 d'Evreux.
04:34Bonsoir, Julien.
04:35Bienvenue sur Sud Radio.
04:38Votre avis sur cet hommage national qui aurait pu être le cas ?
04:43En tout cas, sa famille a dit non pour l'instant.
04:44Mais vous en pensez quoi ?
04:46Au contraire, moi, je pense que ça aurait été une bonne chose.
04:49C'était, de mon point de vue, une grande femme.
04:52Elle a toujours dit ce qu'elle pensait, fait ce qu'elle disait.
04:56Et puis, après, voilà, c'est vrai qu'on parle d'icônes cinématographiques.
05:01On n'a pas forcément tout celui-là, je le grand dire, avec les films de Brigitte Bardot.
05:05Mais au-delà de ça, elle a quand même tout donné pour son association pour la défense des animaux.
05:12Et moi, je pense qu'un hommage digne de ce nom devrait lui être rendu.
05:17Françoise, vous, vous êtes plutôt partagé.
05:20Écoutez, mon cœur balance entre Brigitte et Bardot.
05:23Comment vous dire ?
05:24Mon cœur balance paraît pour Bonaparte.
05:27On aime Bonaparte au pont d'Arcole.
05:29Et j'aime beaucoup moins l'empereur qui s'est fait couronner.
05:32Et j'ai le même problème, en fait, avec Brigitte Bardot.
05:35C'est-à-dire que toute la partie de cette femme actrice qui assume sa liberté,
05:39qui incarne la liberté absolue,
05:41parce qu'on ne réalise pas ce qu'a apporté Brigitte Bardot,
05:44le phénomène planétaire qu'elle a été.
05:46Cette femme qui a la liberté de renoncer à tout,
05:49la célébrité, etc., à 38 ans,
05:51pour dire, moi, je m'occupe des animaux et des bébés phoques.
05:54Ça, cette femme-là, j'ai envie de lui rendre un hommage national.
05:57Et puis, il y a la phase B.
05:58J'ai bien aimé la une de Libé qui était très juste.
06:01C'est-à-dire qui était très respectueuse aussi.
06:04Il y a cette phase B qui est, comme le disait notre auditrice,
06:07une femme qui est condamnée plusieurs fois pour incitation à la haine raciale.
06:11Alors, on va dire, c'est sa liberté, etc.
06:13La réalité, c'est que, est-ce qu'on fait un hommage national ?
06:16Eh bien, moi, je crois que non.
06:17Et je pense que la famille a eu raison.
06:18Je ne sais pas si elle anticipe Brigitte Bardot,
06:21mais je crois que Brigitte Bardot trouvait ça aussi tout à fait grotesque.
06:24Je vois Philippe dans mon champ de vision qui dodeline.
06:28Oui, mais je ne suis pas complètement opposé à ce que vient de dire Françoise.
06:34Un hommage national, s'il était décidé, n'aurait rigoureusement rien de ce camp pour elle.
06:39Mais d'abord, comme l'a rappelé Françoise, elle aurait détesté cet hommage officiel.
06:44Et d'ailleurs, sa famille a, d'une certaine manière, confirmé post-mortem le propos.
06:52Votre intuition, vous vous dites non en réaction vis-à-vis d'elle.
06:57Mais en revanche, Cécile, s'il est possible d'ajouter un mot,
07:02j'aurais été assez partisan d'un hommage populaire, comme un député l'a formulé,
07:09parce que ça n'a rien d'obligatoire, ça n'a rien d'officiel.
07:13Les Français viennent spontanément, librement, rendre hommage à quelqu'un
07:18qui a porté haut l'honneur de la France.
07:20Joseph Touvnel.
07:21Mais l'hommage national, elle l'a, c'est l'hommage populaire, c'est tout ce qui compte.
07:25C'est les fleurs, les bougies, les gens qui s'expriment, qui disent l'admiration pour Brigitte Bardot.
07:31S'il y avait eu quelque chose d'organisé, d'abord organisé par qui national, avec Emmanuel Macron,
07:35celui à qui elle écrivait en 2023, je vous adresse tout mon mépris.
07:40Vous imaginez un peu ?
07:42C'est vrai que vu comme ça ?
07:43Et puis dans les années 60, ça a été la femme de la liberté par le corps,
07:53et dans les années aujourd'hui, c'est la femme de la liberté de la parole.
07:56Alors les bourgeois des années 60, tout à fait enfermés, poussiéreux, avaient du mal à le supporter.
08:02C'est, nos bobos bourgeois d'aujourd'hui ont du mal à supporter aussi sa liberté de parole,
08:07parce que les procès qu'elle a pu avoir, je demande dans 30 ans qu'on revienne dessus,
08:12et on verra ce qu'il en sera.
08:13Je trouve que, en disant les procès qu'elle a eu, on retient que Brigitte Bardot,
08:18l'icône nationale mondiale même, de la beauté, du cinéma,
08:22parce qu'effectivement, elle a fait fonctionner aussi le cinéma,
08:25ça veut dire derrière du business et tout ce qu'on peut imaginer,
08:27mais en même temps, comme l'a dit Philippe Bilger, pourquoi pas un hommage national ?
08:31En même temps, il faut se mettre à la place de la famille,
08:34qui a dit très sincèrement qu'elle n'en voulait pas.
08:36Comme un Johnny Hallyday, on a fait un hommage national,
08:39où il y a eu des millions de...
08:39Oui, populaire, voilà.
08:40Vous imaginez, rentrez ici, Brigitte !
08:43Oui, non, je me suis dit, il y a eu un...
08:44Non, non, je ne suis pas d'accord, Joseph,
08:46il y a eu un hommage national qui était absolument sublime pour Jean-Paul Belmondo,
08:50aux Invalides...
08:51Non, c'était une honte, Jean-Paul Belmondo, il n'avait rien à faire aux Invalides,
08:54c'est les militaires aux Invalides.
08:55Jean-Paul Belmondo, il a réduit...
08:57On aurait dû le faire sur une scène de théâtre.
09:00Ça, ça aurait été lui rendre hommage.
09:01Ce que je veux dire, c'est une honte, il ne faut pas le dire comme ça.
09:05C'est ce que je pense, je me dis comme ça.
09:06D'accord, après, balayé de revers de la main,
09:09moi, j'ai détesté le procès, là,
09:11le procès fait par toute la droite et l'extrême droite sur la gauche
09:15qui ne salue pas Brigitte Bardot,
09:16bien sûr que c'est toute la gauche qui salue Brigitte Bardot.
09:19C'est pas vrai, l'humain a fait une honte.
09:21Non, il n'y a que LFI comme d'habitude.
09:23Mais ça n'est pas vrai, vous regardez tous les élus, etc.
09:26Vous regardez tous les élus, et par ailleurs,
09:28il est normal, il est normal de parler des zones d'ombre de Brigitte Bardot,
09:32même le Figaro l'a fait.
09:33Mais si, immédiatement, dès le lendemain,
09:37vous lisez le Figaro du lendemain d'A mort de Brigitte Bardot,
09:40il y a toute sa vie avec le week-end resté.
09:44S'il vous plaît, s'il vous plaît,
09:45on va garder Émilie et Julien.
09:48S'il vous plaît, s'il vous plaît,
09:51Émilie et Julien, vous restez avec nous,
09:52on fait une petite pause,
09:53et je tiens à m'excuser auprès des auditeurs,
09:56j'avais annoncé une bourrasque,
09:57en fait c'est un typhon.
09:59C'est débitant.
10:00Allez, à tout de suite.
10:00Et attention, je préviens autour de cette table,
10:09nous sommes à l'antenne,
10:10les... voilà, soyez...
10:12On est en train de s'engueuler sur les beaux mots,
10:13on a le droit de le dire.
10:14Ça n'arrête pas, ça n'arrête pas.
10:16On voit, on voit, on voit finalement que,
10:18bon voilà, on est proche de cette fin d'année.
10:21Philippe Bilger est avec nous,
10:22Joseph Touvenel, vice-président du Centre Européen des Travailleurs
10:24et ancien vice-président de la CFTC,
10:26Bruno Pommard, ancien membre du Rêve,
10:28il n'y a que des anciens ici.
10:29Mère de Belgique,
10:31Françoise Degoy,
10:33ah, toujours éditorialiste,
10:34on est content.
10:36Est-ce que vous avez maté la...
10:37Vous avez enfin maté la pelure de Bruno Pommard ?
10:40Vous foutez de ma gueule,
10:41mais elle est jolie, non ?
10:42On en parlera tout à l'heure
10:43puisqu'on était sur cette question du jour,
10:45faut-il rendre hommage
10:46à un national, à Brigitte Bardot ?
10:48Alors sa famille a dit non,
10:50donc voilà, c'est réglé,
10:52mais quand même, c'était intéressant.
10:53Et Émilie, vous, vous nous disiez
10:55il y a quelques instants
10:56qu'effectivement,
10:57les propos qu'elle a tenus
11:00et qui, pour vous, visiblement,
11:02sembleraient être choquants,
11:04fait que c'est impossible.
11:05Bien sûr.
11:06Ah mais tout à fait, tout à fait.
11:08Pour moi, c'est juste...
11:09Je ne peux pas imaginer ça, en fait.
11:12Sachant que quand même,
11:13il y a eu de nombreuses personnalités importantes,
11:15que ce soit scientifiques, intellectuelles ou humanitaires,
11:17qui n'ont jamais eu d'hommage national.
11:19Il ne faut quand même pas l'oublier.
11:21Donc avec cette erreur commise,
11:22pour moi, c'est pas possible.
11:24Et de toute façon, un hommage national sur un artiste,
11:27vous, vous trouvez que ça,
11:29potentiellement,
11:31vous n'êtes pas contre, dans l'absolu ?
11:33Ah non, je ne suis pas contre, non.
11:34Parce qu'après, à côté de ça,
11:36elle a quand même un beau parcours.
11:37Elle a descendu de belles causes.
11:39Ça, on ne peut pas l'enlever.
11:40Mais non, non, pour le coup,
11:42s'il n'y avait pas eu ces erreurs commises,
11:43je dis pourquoi pas ?
11:44Mais là, pour moi, ça ternit le tableau, quoi.
11:47Trop, beaucoup trop.
11:48Julien, vous n'avez pas changé de camp.
11:49Vous, c'est toujours oui ?
11:51Non, oui, toujours.
11:51Après, le terme, je ne l'avais pas forcément.
11:53Je pense que l'hommage populaire
11:55sera tout aussi digne qu'un hommage national,
11:59puisque les gens en tant que concernés
12:01viendront supporter,
12:03enfin, pas supporter,
12:04mais en tout cas accompagner la famille dans ce deuil.
12:07Philippe Bilger,
12:09ce que vous disiez hors antenne,
12:11qu'on va rappeler à l'antenne,
12:12vous disiez que si vous aviez été procureur,
12:14enfin, vous aviez été en tout cas
12:15à ce procès de Brigitte Bardot,
12:18comment vous auriez traité le sujet ?
12:19A l'époque, on me qualifiait de spécialiste du droit de la presse.
12:25J'aurais été ministère public,
12:26je ne suis pas sûr que j'aurais requis
12:28la condamnation pour certains des renvois de Brigitte Bardot.
12:33Mais pour répondre rapidement à Émilie,
12:36que pèsent des condamnations dans une délinquance
12:39tout à fait spéciale,
12:40celle de la liberté d'expression,
12:43où les analyses sont fluctuantes
12:44par rapport à l'immense irradiation
12:48de Brigitte Bardot
12:49et sur le plan artistique
12:51et sur le plan de la liberté citoyenne.
12:54Je ne suis pas d'accord
12:55et je m'en étonne, mon cher Philippe Bilger,
12:57parce que vous savez à quel point
12:59vous êtes une sorte de phare pour moi
13:00en ce qui concerne la justice,
13:02car je trouve que pour un homme
13:03plutôt largement de droite,
13:07je pense que vous avez une vision
13:08toujours très juste de la justice
13:09et vous la défendez au moment
13:11où elle est tout le temps attaquée.
13:12Et que vous, vous passiez
13:15ce que dit Brigitte Bardot
13:17pour de la liberté d'expression,
13:19alors que c'est un délit d'opinion,
13:22c'est un délit le racisme.
13:24Qu'on fait caractériser, ma chère François.
13:26Mais écoutez, quand c'est caractériser
13:27les propos qu'a eus Brigitte Bardot,
13:29les propos même qu'elle a eus
13:30sur les homosexuels, etc.
13:31Évidemment que c'est quelqu'un
13:33qui à un moment donné,
13:34ce n'est pas un problème de walk ou de bobo,
13:36c'est qu'à un moment donné,
13:37on est dans un progrès
13:39et que ça gêne ou pas,
13:40on ne peut plus tout dire.
13:41Oui, c'est vrai,
13:42on ne peut plus imiter des Noirs,
13:44on ne peut plus raconter n'importe quoi
13:46sur les minorités.
13:47Et on sanctionne qui on veut.
13:48Mais non, mais c'est un délit.
13:50Et donc, elle est condamnée pour ça.
13:52Elle est condamnée pour ça.
13:53Et c'est normal.
13:54François, quand tu vois les gens de gauche,
13:56d'extrême gauche plutôt,
13:58avec tout ce qui déverse,
13:59ils ne sont jamais condamnés, eux.
14:01Mais oui, mais non, mais non.
14:04Toute la clique des LFistes,
14:05ils ne sont jamais condamnés.
14:07Ils disent des atrocités toute la journée.
14:08Moi, c'est une personnalité,
14:10c'est sa réalité.
14:11Alors, effectivement,
14:12le racisme, on est tous d'accord,
14:14c'est condamnable
14:15et ça doit être condamné.
14:17Maintenant, quand on est Brigitte Bardot,
14:18peut-être que si elle avait employé
14:19le terme d'islamisme,
14:20parce que c'est ce qu'elle visait,
14:22elle n'aurait pas été condamnée.
14:23Et je regarde ses actes.
14:24Quand Joséphine Becker
14:26cherchait du fric
14:27pour toute sa famille
14:29de toutes les couleurs,
14:30qui a bougé ?
14:31Qui a financé ?
14:33Qui l'a fait ?
14:34Brigitte Bardot.
14:35Dans ses amis,
14:37dans ses proches,
14:38il y a de nombreux homosexuels.
14:40Et alors ?
14:41Moi, ce qui m'intéresse,
14:42entre le pipeau et les actes,
14:45je préfère les actes.
14:46Je suis désolé,
14:46c'est comme...
14:48Ça me fait penser.
14:49Ça montre la complexité des êtres.
14:51Je suis d'accord.
14:51Et la complexité des êtres,
14:53ça nous ramène à l'heure.
14:54Et ça, c'est bien.
14:55Joseph, je suis d'accord
14:56sur la complexité.
14:57Tu aurais pu aussi citer
14:58le fait que l'OAS,
15:00elle a refusé de payer l'OAS
15:01et que son avocat,
15:02c'était Robert Badinter.
15:03Je suis d'accord
15:04sur la complexité.
15:06Mais les faits sont têtus.
15:09À plusieurs reprises,
15:10elle a été condamnée pour cela.
15:11Et donc, à ce titre-là,
15:13je te dis,
15:13moi, je suis partagée.
15:14Mais à ce titre-là...
15:16Non, et bien non.
15:16Mais moi, j'entends pas le...
15:17L'avocat général, il a tort.
15:20Parce que c'est pas
15:21un délit d'opinion,
15:22c'est un délit pur.
15:23Je crois que ma chère...
15:24Je connais sa tête.
15:26Il n'est pas content, là.
15:26Je suis là.
15:27Mais ma chère François,
15:29vous répétez que le racisme
15:32est un délit.
15:33Il y a une délinquance de presse,
15:35mais le problème n'est pas là.
15:36Est-ce que l'infraction
15:38était constituée ou non ?
15:40Dans l'analyse du droit de la presse,
15:42c'est d'ailleurs la différence
15:44par rapport à la délinquance ordinaire.
15:46Il y a des analyses
15:47extrêmement volatiles.
15:49D'accord.
15:50Mais vous n'auriez pas requis,
15:51vous n'auriez pas...
15:52Non.
15:52Eh bien d'accord,
15:53mais c'est très bien.
15:53Moi, j'aurais requis,
15:54même si je ne suis pas procureur.
15:55Voilà, je suis désolé de vous le dire.
15:57Mais non, parce que vous placez
15:58au plus haut comme moi
15:59la liberté d'expression.
16:01Je ne suis pas d'accord avec vous,
16:02Philippe,
16:02quand on est Brigitte Bardot.
16:04Justement,
16:05d'où parle-t-on ?
16:06Moi, j'ai adoré
16:07la liberté de Brigitte Bardot.
16:08Je le redis.
16:09J'ai adoré que cette femme
16:10soit capable de faire
16:11un bras d'honneur
16:12à tout le star system,
16:14et pas simplement français,
16:15mondial,
16:16en disant
16:17« Je ne suis plus cette femme-là ».
16:20Quand son biographe,
16:21par exemple,
16:22écrit quelque chose sur elle,
16:23lui montre le projet
16:25de couverture qu'il a
16:26avec une photo,
16:27elle regarde cette photo,
16:28elle dit
16:28« Vous ne pouvez pas mettre ça
16:29en couverture ».
16:30Pourquoi ?
16:30Parce que cette femme-là
16:31n'existe plus.
16:32Cette liberté-là,
16:34je la porte au plus haut point,
16:35je la sacralise.
16:36Mais la suite, non.
16:37Mais moi,
16:37j'aime beaucoup aussi
16:39l'autre liberté.
16:40Eh oui, voilà.
16:40Comme ça, c'est réglé.
16:41Je ne suis pas sûr
16:42qu'on puisse découper
16:42la liberté d'une personne
16:43en rondelle.
16:44Elle s'est elle-même
16:45découpée en rondelle
16:46parce que c'est elle-même.
16:47Elle a elle-même
16:47effacé ses propres traces.
16:49Je suis désolée, Joseph.
16:50Elle a elle-même
16:51effacé ses propres traces.
16:52Elle a elle-même
16:53effacé la Brigitte Bardot
16:55d'avant 38 ans.
16:56Elle le dit elle-même.
16:57Donc, écoute,
16:58qu'est-ce que tu veux ?
16:59La star l'importe
17:01sur tout le reste.
17:02La star l'importe
17:03sur tout le reste.
17:03Voilà.
17:04Ce sera la phrase de fin.
17:06Vous pouvez la retenir,
17:07s'il vous plaît ?
17:07C'est une synthèse
17:09qui ouvre une partie
17:10du profond.
17:11C'est un policier
17:13qui vous le dit.
17:13Oui, c'est François.
17:15C'est pour ça que je dis
17:15la star dépasse tout ça.
17:17Eh bien, non.
17:17Merci beaucoup, Émilie.
17:19Émilie, vous allez faire
17:20quoi demain soir ?
17:22On va rester en famille.
17:24On va passer la nouvelle année
17:25entre nous.
17:26Ça va être très sympa.
17:27D'accord.
17:27Et vous, Julien ?
17:29Eh bien, tout pareil,
17:30en famille,
17:30mais prêt à intervenir
17:31au boulot
17:32puisque je suis d'astreinte.
17:34Astreinte de quoi ?
17:35D'intervention,
17:36sécurité
17:37sur le lieu
17:38où je travaille.
17:39Ah !
17:40Bravo !
17:41Je m'attendais
17:42à une invitation.
17:43Ben, venez chez nous.
17:44Rien !
17:45Que dalle !
17:45Même pas !
17:47En tout cas,
17:47on vous souhaite
17:47de très belles fêtes
17:48de fin d'année.
17:48Merci beaucoup, Émilie.
17:50Merci beaucoup, Julien.
17:51Merci beaucoup.
17:51Merci.
17:52A très bientôt
17:53et passez de très belles fêtes
17:54de fin d'année
17:54et tout de suite
17:55et si vous étiez ministre.

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