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  • il y a 2 mois
Ce jeudi 18 décembre, Matthieu de Clermont, directeur des investissements Assurance & Stratégies Réglementaires chez Allianz GI, et Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques chez Amundi Investment Institute. Ils se sont penchés sur la fourchette des prévisions de croissance pour l'Allemagne en 2026 qui est de 0,5 % à 2 %, ainsi que la différence entre la performance qu'aurait obtenu un investisseur en assurance vie ces dix dernières années qui est à 20 % et un investisseur en obligations d’État français qui aurait sous-performé à environ -5 % sur la même période, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On entre auparavant dans la data row.
00:08Les datas c'est la vie et la vie donne matière à data.
00:11Tous les jours, Didier et Mathieu, vous allez nous livrer des datas significatives.
00:15Êtes-vous prêt ? Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:20On va démarrer avec vous, Didier, votre chiffre, c'est une fourchette plutôt, qui va de 0,5 à 2%.
00:25Oui, ce n'est pas assez dit, mais les perspectives de croissance sur l'Allemagne, elles vont de 0,5% à 2% l'an prochain.
00:32Un tel écart est assez inédit à la veille de l'année 2026.
00:38Alors ça s'explique comment ?
00:39Ça s'explique par le fait qu'on a un énorme plan de relance lycée, on le sait, sur 12 ans,
00:43mais qu'on peut être sceptique sur les multiplicateurs,
00:47puisque les multiplicateurs, ils supposent quand même que l'offre est capable de répondre
00:50et tout ce qui a trait aux investissements en infrastructures,
00:53a pu buter sur des contraintes, notamment la contrainte de travail qualifié du côté des infrastructures,
00:58l'incapacité à déployer immédiatement les fonds qui sont disponibles.
01:02Et d'ailleurs, il y a des premiers éléments qui nous montrent que les Allemands ne sont pas capables
01:06de déployer leurs dépenses en infrastructures, puisqu'ils sont en train de rediriger certaines des dépenses
01:11vers des dépenses courantes et qui montrent qu'il y a des problèmes structurels en Allemagne,
01:15qui peuvent freiner en réalité.
01:17Donc nous, notre sentiment, c'est qu'il va y avoir un démarrage de l'économie,
01:20un redémarrage de l'économie allemande dans les années qui viennent,
01:22mais que c'est un démarrage qui va prendre du temps.
01:25Et le sentiment des investisseurs, c'est qu'il y a quand même encore beaucoup de possibilités du côté de l'Allemagne.
01:32Donc attention quand même aux anticipations de croissance en Allemagne.
01:34On surestime peut-être un peu trop la croissance qui viendra d'Allemagne l'an prochain.
01:38À vous, Mathieu, de livrer votre data.
01:41Vous avez une minute également.
01:42Votre chiffre, 20%.
01:43Alors moi, j'ai choisi le temps long, comme on est dans une émission de placement.
01:47Et donc 20%, c'est ce que vous a délivré un placement sur une assurance vie depuis 10 ans.
01:51Alors ça, c'est à mettre en perspective avec d'autres placements.
01:54Donc j'ai regardé ce qu'avait délivré la dette française depuis 10 ans,
01:57et vous auriez perdu 5%.
01:59Si vous aviez été sur de la dette d'entreprise, vous auriez gagné autour de 15% sur des obligations de bonne qualité.
02:06Alors certains diront que 20%, c'est très modeste.
02:08Effectivement, quand on parle de la hausse aujourd'hui du Nasdaq, ça paraît modeste en relatif.
02:12Cela dit, la bonne nouvelle, je vois deux bonnes nouvelles.
02:14Il y a une très bonne nouvelle, c'est que le fonds en euros, c'est un actif qui est diversifié,
02:17qui a permis de délivrer plus que d'autres actifs qui étaient 10 en risque sur la période.
02:22Et l'autre très bonne nouvelle, et je l'ai un peu évoqué tout à l'heure,
02:24c'est que les taux en absolu sont plus élevés que ce qu'il n'était il y a 10 ans.
02:28En gros, entre 150 et 200 points de base.
02:30Et ce que ça veut dire, c'est que pour les années qui viennent,
02:33on est en train de régénérer des revenus pour nos investisseurs,
02:36avec, là encore, une certaine sécurité sur le fonds en euros.
02:39Oui, la revanche du fonds en euros, effectivement, avec cette évolution et ses perspectives obligataires.
02:42Je crois que c'est le doigt.
02:43Oui, d'accord, vous êtes jugé parti alors.
02:46Non, ça fait partie des outils qu'il faut utiliser dans une gestion patrimoniale.
02:50Bien sûr.
02:50Mathieu Clermont, merci beaucoup d'être venu.
02:52Mathieu, c'est votre première sur BFM Business dans BFM Bourse,
02:54je crois que c'est plutôt réussi, bravo.
02:56Vous êtes le bienvenu quand vous souhaitez Allianz Global Investors et Didier Borowski,
03:00un habitué depuis combien d'années, Didier, sur BFM ?
03:02Je ne sais pas.
03:03Vous avez connu tout le monde, le post BFM Bourse.
03:05Didier Borowski pour Amundi Investment Institute.
03:07Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
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