00:00On entre auparavant dans la data row.
00:08Les datas c'est la vie et la vie donne matière à data.
00:11Tous les jours, Didier et Mathieu, vous allez nous livrer des datas significatives.
00:15Êtes-vous prêt ? Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:20On va démarrer avec vous, Didier, votre chiffre, c'est une fourchette plutôt, qui va de 0,5 à 2%.
00:25Oui, ce n'est pas assez dit, mais les perspectives de croissance sur l'Allemagne, elles vont de 0,5% à 2% l'an prochain.
00:32Un tel écart est assez inédit à la veille de l'année 2026.
00:38Alors ça s'explique comment ?
00:39Ça s'explique par le fait qu'on a un énorme plan de relance lycée, on le sait, sur 12 ans,
00:43mais qu'on peut être sceptique sur les multiplicateurs,
00:47puisque les multiplicateurs, ils supposent quand même que l'offre est capable de répondre
00:50et tout ce qui a trait aux investissements en infrastructures,
00:53a pu buter sur des contraintes, notamment la contrainte de travail qualifié du côté des infrastructures,
00:58l'incapacité à déployer immédiatement les fonds qui sont disponibles.
01:02Et d'ailleurs, il y a des premiers éléments qui nous montrent que les Allemands ne sont pas capables
01:06de déployer leurs dépenses en infrastructures, puisqu'ils sont en train de rediriger certaines des dépenses
01:11vers des dépenses courantes et qui montrent qu'il y a des problèmes structurels en Allemagne,
01:15qui peuvent freiner en réalité.
01:17Donc nous, notre sentiment, c'est qu'il va y avoir un démarrage de l'économie,
01:20un redémarrage de l'économie allemande dans les années qui viennent,
01:22mais que c'est un démarrage qui va prendre du temps.
01:25Et le sentiment des investisseurs, c'est qu'il y a quand même encore beaucoup de possibilités du côté de l'Allemagne.
01:32Donc attention quand même aux anticipations de croissance en Allemagne.
01:34On surestime peut-être un peu trop la croissance qui viendra d'Allemagne l'an prochain.
01:38À vous, Mathieu, de livrer votre data.
01:41Vous avez une minute également.
01:42Votre chiffre, 20%.
01:43Alors moi, j'ai choisi le temps long, comme on est dans une émission de placement.
01:47Et donc 20%, c'est ce que vous a délivré un placement sur une assurance vie depuis 10 ans.
01:51Alors ça, c'est à mettre en perspective avec d'autres placements.
01:54Donc j'ai regardé ce qu'avait délivré la dette française depuis 10 ans,
01:57et vous auriez perdu 5%.
01:59Si vous aviez été sur de la dette d'entreprise, vous auriez gagné autour de 15% sur des obligations de bonne qualité.
02:06Alors certains diront que 20%, c'est très modeste.
02:08Effectivement, quand on parle de la hausse aujourd'hui du Nasdaq, ça paraît modeste en relatif.
02:12Cela dit, la bonne nouvelle, je vois deux bonnes nouvelles.
02:14Il y a une très bonne nouvelle, c'est que le fonds en euros, c'est un actif qui est diversifié,
02:17qui a permis de délivrer plus que d'autres actifs qui étaient 10 en risque sur la période.
02:22Et l'autre très bonne nouvelle, et je l'ai un peu évoqué tout à l'heure,
02:24c'est que les taux en absolu sont plus élevés que ce qu'il n'était il y a 10 ans.
02:28En gros, entre 150 et 200 points de base.
02:30Et ce que ça veut dire, c'est que pour les années qui viennent,
02:33on est en train de régénérer des revenus pour nos investisseurs,
02:36avec, là encore, une certaine sécurité sur le fonds en euros.
02:39Oui, la revanche du fonds en euros, effectivement, avec cette évolution et ses perspectives obligataires.
02:42Je crois que c'est le doigt.
02:43Oui, d'accord, vous êtes jugé parti alors.
02:46Non, ça fait partie des outils qu'il faut utiliser dans une gestion patrimoniale.
02:50Bien sûr.
02:50Mathieu Clermont, merci beaucoup d'être venu.
02:52Mathieu, c'est votre première sur BFM Business dans BFM Bourse,
02:54je crois que c'est plutôt réussi, bravo.
02:56Vous êtes le bienvenu quand vous souhaitez Allianz Global Investors et Didier Borowski,
03:00un habitué depuis combien d'années, Didier, sur BFM ?
03:02Je ne sais pas.
03:03Vous avez connu tout le monde, le post BFM Bourse.
03:05Didier Borowski pour Amundi Investment Institute.
03:07Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
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