00:00C'était assez surprenant parce qu'effectivement ça n'est pas dans les débats qui ont eu lieu ce matin,
00:04ça n'a pas été requis par l'avocat général qui a requis le placement sous contrôle judiciaire,
00:09mais simplement avec les deux premières obligations qui ont été effectivement prononcées par la Cour,
00:13à savoir ne pas quitter le territoire français et ne pas rencontrer les autres protagonistes de l'affaire.
00:18Mais la question d'une interdiction de rencontrer le ministre de la Justice en exercice,
00:22si ça n'était pas Gérald Darmanin, s'il y avait un autre ministre à l'avenir,
00:24il aurait tout autant l'interdiction de le rencontrer.
00:27Cette interdiction n'était pas dans les débats, donc c'est effectivement une surprise.
00:30La Cour pouvait le faire, c'est au nombre des possibilités que lui offre le Code de procédure pénale,
00:35c'est-à-dire d'interdire à un prévenu de rencontrer quelqu'un, librement désigné.
00:41Donc en l'occurrence le garde des Sceaux, son cabinet et tous les services qui pourraient avoir des remontées d'informations
00:48sur les infractions ou les informations en cours d'examen.
00:52Donc c'est tout à fait possible, mais effectivement c'est assez surprenant.
00:55Et on voit bien que la lecture ne doit pas être du côté de Gérald Darmanin, comme l'a dit Alexandra,
01:00mais bien du côté de Nicolas Sarkozy pour sanctionner des comportements passés
01:04qu'il a pu avoir à l'égard d'autorités judiciaires.
01:08Sur le reste, il faut bien comprendre que cette décision était attendue.
01:11Il n'y avait pas beaucoup de doutes, puisque la question qui se posait essentiellement,
01:15c'était les garanties de représentation de Nicolas Sarkozy.
01:18Merci.
01:19Merci.
01:20Merci.
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