00:00D'abord, je vous le dis très clairement, ce n'est pas via un média que je vais dialoguer avec nos partenaires de gauche.
00:07Je ne sais pas si c'est ce que vous comptiez organiser, ça ne va pas avoir lieu.
00:10Moi, je crois qu'il faut regarder un peu la situation dans laquelle nous sommes avant de répondre à cette question.
00:16C'est que pour la troisième fois devant l'Assemblée nationale,
00:20qui s'ajoute après la manière dont Emmanuel Macron a nié le suffrage universel en juillet 2024,
00:26celui-ci se retrouve devant un échec et montre bien que le problème vient de lui.
00:33Et dans une situation où il crée le chaos et l'instabilité,
00:36il suffit de regarder les cours de la bourse pour montrer que c'est bien les décisions politiques du Macroniste
00:41qui expliquent aujourd'hui une partie des difficultés de ce pays.
00:46Donc la question aujourd'hui, c'est comment on arrête ?
00:49Je pense qu'il faut arrêter de laisser semer des illusions.
00:54Les illusions, ça serait que tout d'un coup, Emmanuel Macron, après avoir nommé trois gouvernements toujours plus à droite,
01:00se dirait « ça y est, j'ai compris, il faut nommer un gouvernement de gauche ».
01:03Il ne le fera pas.
01:04Laissez entretenir un mauvais feuilleton de ce point de vue-là,
01:07je pense que c'est par rapport à nos responsabilités,
01:11par rapport aux attentes de la population qui en a assez de ce qui est en train de se passer,
01:15je pense que ce n'est pas ce qu'il faut faire.
01:17Donc ce qu'il faut faire, c'est demander le retour aux urnes.
01:20C'est ça qui est urgent pour arriver, une bonne fois pour toutes, à trancher la question.
01:25Et vous le savez, nous pensons que ce retour aux urnes,
01:28il faut, j'allais dire, le pointer vers le responsable de la situation,
01:31c'est-à-dire Emmanuel Macron.
01:34On a une solution, une première solution, c'est la motion de destitution.
01:37On réclame qu'elle soit examinée demain.
01:39Il se trouve qu'avec les amis de Marine Tondely, nous l'avons signée ensemble,
01:43quasiment tous, avec le Parti communiste.
01:45Donc nous sommes majoritaires à gauche.
01:47Je pense qu'il faut creuser cette voie-là, et sinon exiger sa démission.
01:52– Mais vous excluez la piste de la cohabitation évoquée par Marine Tondelyer.
01:58– Mais elle n'aura pas lieu.
02:00Pourquoi voudriez-vous faire croire qu'Emmanuel Macron,
02:04parce que, non pas par égo, mais simplement ce qu'il veut,
02:07mordicus, imposer sa politique économique en faveur des plus riches,
02:12d'offres, de compétitives, d'austérités.
02:13Pourquoi voudriez-vous qu'Emmanuel Macron, après avoir tout tenté,
02:17c'est-à-dire, regardez le gouvernement, ils sont toujours plus à droite.
02:20À quel moment vient une ouverture, ne serait-ce que même timide à gauche ?
02:23Donc ce n'est pas ce qu'il va faire.
02:25Donc à partir de là, il faut le retour aux urnes.
02:27Voilà ce que nous devons exiger, et je vous le dis,
02:29nous devons l'exiger, ça serait bien que nous l'exigions ensemble,
02:32y compris avec les socialistes.
02:33Moi c'est mon histoire, j'ai entendu que pour l'instant,
02:35ils ne sont pas sur cette position-là.
02:36Contrairement aux écologistes, aux communistes et nous,
02:38mais il faudrait l'exiger pour imposer une élection présidentielle.
02:43Et puis si c'est une élection législative, si c'est une discussion,
02:47nous y serons prêts.
02:48Et c'est d'ailleurs une raison pour étudier ces deux cas,
02:50que nous demandons la réunion, nous proposons,
02:52non pas nous convoquons pour répondre à Marine un instant,
02:56nous proposons cette réunion cet après-midi,
02:59pour justement avancer au plus vite,
03:01et être capables de regarder ensemble toutes les hypothèses.
03:04– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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