- il y a 10 mois
💬 Dans ce nouvel épisode, on reçoit Éric Doutrebente, président du conseil de surveillance de la Financière Tiepolo et expert reconnu en gestion de patrimoine. Ensemble, on passe au crible les grands enjeux économiques du moment :
📉 La dette française et ses conséquences
🏠 L’état du marché immobilier (ancien, neuf, luxe)
💰 Le boom de l’or : signe de crise ?
🇫🇷 L’épargne des Français, bonne ou mauvaise nouvelle ?
🛢️ Prix du pétrole, guerre commerciale, fiscalité, IFI…
🧓 La transmission du patrimoine et l’effet des baby-boomers
🧑🎓 Les conseils concrets aux jeunes et aux contribuables
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A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Adieu souveraineté : notre pays n’est plus maître !".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
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00:00:00– Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Politique éco,
00:00:24cette semaine en compagnie d'Éric d'Outrebande. Bonjour, monsieur.
00:00:27– Bonjour.
00:00:27– Éric d'Outrebande, gérant de portefeuille et surtout président du conseil de surveillance de la financière TIEPOLO.
00:00:36Commençons avec vous, Éric d'Outrebande, avec la dette de la France, notre dette publique qui est scrutée par tout le monde.
00:00:46Quelle est votre intuition sur ce problème ?
00:00:49– Tu as dit un tout petit mot sur TIEPOLO ?
00:00:52– Sur la financière, alors allez-y.
00:00:53– C'est très simple, c'est une société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF.
00:00:58Nous gérons à peu près 2 milliards d'actifs en gestion, 1800 foyers fiscaux et 35 personnes au service des clients.
00:01:05La grande différence avec une partie du marché, c'est qu'il y a un rapport direct entre le client ou prospect et le gérant.
00:01:13Et donc le gérant se met à la place du client, ne le met pas dans des boîtes, ne le met pas dans un profil,
00:01:18mais ferait une véritable gestion personnalisée comme il le ferait pour lui.
00:01:22Et donc c'est un travail d'équipe au service du client et on fait pas mal de patrimonial, on fait pas mal de conseils aussi.
00:01:31Vous avez votre fils qui veut acheter un appartement, on essaie de conseiller le fils, vous voulez faire des donations, comment ça se passe ?
00:01:38Vous voulez diminuer votre fiscalité, comment ça se passe ?
00:01:40Et vous voulez placer à court terme, moyen terme ou long terme, qui est là pour vous aider et vous simplifier la vie.
00:01:47Alors Eric d'Outre-Bente, cette dette française qui en est maintenant à 3400 milliards d'euros, qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?
00:01:56Alors ça continue d'affoler tout le monde, ça affole tout le monde mais rien ne se passe.
00:02:01Parce que quand vous regardez l'écart de taux d'intérêt entre le marché allemand et le marché français,
00:02:07donc l'écart il est toujours de 80 points de base, il n'a pas explosé.
00:02:11Quand on regarde sur ce graphe, vous avez la dissolution en 2024, vous avez une hausse,
00:02:18on est passé à peu près de 45 points de base à 80 points de base et depuis un an on est toujours dans ces mêmes eaux.
00:02:26Et même quand il y a M. Bérou qui s'en va, on est toujours dans la même situation.
00:02:31Donc l'écart, la dette évidemment coûte un peu plus cher qu'avant.
00:02:36– 66 milliards d'euros cette année.
00:02:38– Oui, oui, ça va continuer mais pour l'instant ça n'affole pas tout le monde.
00:02:45Alors ce qu'il faut voir c'est qu'on est quand même dans un système global qui permet,
00:02:49on est dans l'Europe, on est sur l'euro et donc tout le monde se tient la barbichette pour les aspects de dette.
00:02:56Mais pendant qu'il y a des pays qui diminuent leur dette, il y a d'autres qui l'augmentent.
00:03:03Et évidemment la dernière annonce de Fitch concernant la notation n'est pas une bonne nouvelle.
00:03:09Puis ça risque de recommencer aussi au mois d'octobre avec d'autres agences qui vont sûrement dégrader la dette de la France.
00:03:17– Donc des taux qui vont augmenter fatalement.
00:03:19– Alors soit on reste à ces niveaux-là, soit il y a d'autres événements géopolitiques exogènes à la France
00:03:26et qui peuvent aussi intervenir.
00:03:29Donc quand on regarde ça sur longue période, c'est pour ça que ce qui est important c'est de regarder sur par exemple 10 ans.
00:03:34Le taux à 10 ans en Europe, vous voyez là qu'entre 2024, la crise et aujourd'hui,
00:03:40les taux allemands ont évidemment un peu remonté puisque les taux longs ont remonté,
00:03:43mais l'Italie est revenue en dessous du niveau de la France et on arrive à peu près au niveau de la Grèce.
00:03:50Évidemment il y a un travail qui a été fait en Italie, on l'a évoqué,
00:03:53mais les taux d'intérêt restent élevés en termes de… donc par rapport à ce qu'on voit,
00:03:59par exemple aujourd'hui on est proche de 3,53, mais ce qu'il faut c'est pas oublier le niveau de l'inflation,
00:04:05donc en taux réels, nominaux, évidemment la France a des taux qui ne sont pas si élevés que ça.
00:04:12Il y a une conséquence aussi par rapport à l'Allemagne, c'est que l'Allemagne a des taux plus faibles,
00:04:20mais l'Allemagne a fait des plans de relance importants et ça joue aussi par exemple sur le marché
00:04:24puisque le DAX à Francfort, on le voit aussi, vous voyez la différence depuis 2024,
00:04:30le DAX a fortement surperformé.
00:04:33C'est aussi en partie lié à la composition du DAX qui a des valeurs comme Rheinmetall,
00:04:38qui est une valeur liée à l'armement et qui a explosé.
00:04:40Donc la dette, c'est un problème, mais il faut voir aussi qu'il y a de l'épargne en face,
00:04:47donc ça peut peut-être contrebalancer les choses.
00:04:50Alors justement cette épargne, comment les Français s'en sortent en termes d'épargne ?
00:04:55Alors l'épargne des Français, dans toute période un peu de crise,
00:04:59les gens ont peur de dépenser, les gens épargnent.
00:05:01Donc on voit aussi sur ce graphe-là, vous avez les encours,
00:05:06donc le patrimoine financier des ménages qui s'envolent.
00:05:09Entre 2012 et 2024, vous voyez qu'on est passé de moins de 4 000 milliards de patrimoine financier
00:05:16à 6 400 milliards.
00:05:18Donc ça veut dire que les Français continuent d'épargner.
00:05:21Et ce taux d'épargne, évidemment il y a eu le pic du Covid,
00:05:27puisqu'on ne dépensait pas, on ne pouvait plus rien faire.
00:05:30Et donc ça a joué énormément, puisqu'on était à peu près un taux d'épargne du Covid de 26%,
00:05:37la moyenne historique c'est 15%, et là on est plutôt à 18%.
00:05:42Donc un taux d'épargne, alors l'épargne repart à la hausse depuis deux ans
00:05:46à cause de l'instabilité politique.
00:05:49On le voit aussi sur ce graphe-là, on voit très bien le plus haut de 2020
00:05:55et ce qui se passe aujourd'hui.
00:05:58Et puis si on veut le comparer, parce que les Allemands c'est intéressant de le comparer
00:06:02par rapport aux Allemands, le taux d'épargne financier des Français dépasse le désamant.
00:06:08Et donc on voit la France, ça c'était le premier trimestre 2025,
00:06:14la France, l'Allemagne, la zone euro et l'Espagne et puis l'Italie.
00:06:18Donc on a une forte épargne en France.
00:06:20C'est peut-être ça qui va nous sauver ou c'est peut-être ça qui va être ponctionné.
00:06:24Cette épargne des Français, on voit certains observateurs économiques ou politiques
00:06:31penser à éventuellement taper dans l'épargne des Français
00:06:35pour résorber la dette publique française.
00:06:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:06:39Est-ce que c'est possible juridiquement d'aller taper dans l'épargne des Français ?
00:06:42– Écoutez, on voit très bien que les impôts, on vous dit depuis des années
00:06:46que les impôts ont baissé, mais la CGCRDS qui a été créée dans les années 95 de mémoire,
00:06:53on est passé de 0,5 à aujourd'hui un taux sympathique 17,2
00:07:00et donc ça ne peut aussi qu'augmenter.
00:07:02Donc il peut y avoir des ponctions, soit des ponctions directes,
00:07:05soit des ponctions indirectes via les impôts, mais c'est vrai que ce bas de laine
00:07:10permet aux politiques de rêver, mais je pense qu'il y aura aussi les peuples
00:07:17qui sont quand même… même si vous êtes tondus et que le taux de prélèvement
00:07:23augmente fortement, à un moment donné il y aura un trop, on sait très bien que…
00:07:28– Donc il ne faut pas souhaiter qu'il y ait un désordre, mais si c'est trop, c'est trop.
00:07:33– Donc on voit aussi par exemple sur la collecte, je reviens à la collecte du Livret A,
00:07:37eh bien la collecte du Livret A est aussi en train de baisser un petit peu,
00:07:42donc tout ça pour dire qu'on a l'avantage d'avoir,
00:07:48bon on a l'avantage d'avoir, c'est pas un avantage d'avoir de la dette,
00:07:52c'est vraiment parce qu'on dépense sans compter,
00:07:55mais on a la chance d'avoir un taux d'épargne qui est important en France.
00:07:59– On a vu la BCE déclarer récemment qu'il fallait avoir des euros du cash chez soi
00:08:07en cas de problème.
00:08:09– Donc ce n'est pas une bonne idée du moins,
00:08:11même si je crois que le slogan c'était « Gardez votre calme et votre cash ».
00:08:17C'est ça le slogan, « Gardez votre calme et votre cash ».
00:08:20– Ça fait tous les verts inverses quoi.
00:08:22– Oui, c'est un peu… alors il ne faut pas oublier que ça avait déjà été évoqué,
00:08:26mais pas très médiatisé en mars par un organisme étatique français.
00:08:32Je crois que c'est une très mauvaise idée,
00:08:34et puis en plus c'est totalement contraire à tout ce qu'ils veulent faire
00:08:37puisqu'ils veulent supprimer le cash.
00:08:39Alors c'est lié aussi, vous avez une forte demande de cash
00:08:42qu'il y a eu pendant le Covid,
00:08:43donc les émissions de billets ont explosé au moment du Covid,
00:08:47parce que les gens avaient peur,
00:08:48donc ils retiraient de l'argent même s'ils n'en utilisaient pas.
00:08:51On le voit aussi quand la guerre en Ukraine a commencé,
00:08:56surtout dans ces pays-là,
00:08:58eh bien il y a eu une hausse des demandes de cash et de demandes de billets,
00:09:03mais je trouve que ce n'est pas très raisonnable.
00:09:04Puis après d'avoir du cash,
00:09:05l'argent c'est de l'argent qui n'est pas employé,
00:09:08c'est de l'argent qui ne rapporte rien,
00:09:10et puis on sait très bien que,
00:09:12par exemple il y a des histoires de billets,
00:09:13des gros billets, les billets de 500 euros à une époque,
00:09:16ça n'existe plus,
00:09:19il y a des gens qui ont fait des matelas de billets comme ça
00:09:22et qui ont eu des difficultés pour recycler, entre guillemets,
00:09:27leurs billets,
00:09:28ils avaient du cash chez eux, mais pour rien faire.
00:09:30Donc je crois que ce qui est important, c'est d'être productif.
00:09:32Pas oublier la parabole des talents aussi, ça serait bien.
00:09:35– Vous citiez tout à l'heure l'exemple italien,
00:09:38l'Italie de Giorgia Meloni,
00:09:40qui a su faire les réformes économiques nécessaires
00:09:43jusqu'à avoir un taux aujourd'hui d'intérêt inférieur à celui de la France,
00:09:48est-ce que c'est un pays dont la France devrait,
00:09:50doit s'inspirer en termes de réformes ?
00:09:53– Alors, je pense que sur la partie italienne,
00:09:57il ne faut pas oublier qu'en Meloni est arrivée,
00:10:00les journaux titraient le retour des chemises brunes, c'est ça ?
00:10:06– Oui, c'était le retour des nazis, des fascistes.
00:10:08– Donc c'était un peu impressionnant de voir cela,
00:10:11M. Macron avait fait une déclaration très sobre,
00:10:14la plus neutre et la plus lisse possible.
00:10:19Non mais Meloni, vraiment, travaille depuis qu'elle est là.
00:10:24Donc elle travaille pour son pays, elle a une véritable volonté politique.
00:10:28– Dans son pays, mais dans le cadre de l'Union européenne quand même ?
00:10:31– Elle travaille pour son pays, c'est important,
00:10:33et après elle travaille aussi dans le cadre européen,
00:10:37mais pas en étant en opposition faciale, en étant intelligente
00:10:41et en manœuvrant, et n'hésitant pas aussi à faire des actions
00:10:46pour se détacher, entre guillemets, de l'emprise européenne
00:10:52et pour faire des… on l'a vu dans les négociations avec Trump.
00:10:55Donc arrivé en 2002, le taux de chômage aujourd'hui de l'Italie en est à 6%,
00:11:02alors que le plus haut historique c'était 12,5%, que le PIB…
00:11:07– Est-ce qu'ils n'ont pas changé les méthodes de calcul comme on l'a fait en France ?
00:11:10– Non, non, non, non, non, mais Mélanie, ça serait su aujourd'hui,
00:11:14de moins il y a des… Mélanie est plutôt assez stricte sur ce qu'elle fait,
00:11:20et le PIB par habitant, c'est à peu près… il est supérieur à la France
00:11:26puisqu'on est à plus de 40 000 euros par habitant.
00:11:29Bon, le déficit budgétaire en Italie, on est quand même passé de 7,2 en 2023 à 3,4.
00:11:34Donc quand on vous raconte toutes les histoires de 5,7, 5,6, 4,8, en France,
00:11:40vous voyez très bien que ce qui est important c'est de voir les chiffres
00:11:43et aussi de voir les résultats.
00:11:45Donc la dette publique c'est 135% du PIB,
00:11:51donc il y a une trajectoire de baisse,
00:11:54alors que la France est plutôt dans l'autre sens.
00:11:56– Elle est à 113%.
00:11:58– Voilà, donc ça avance dans le mauvais sens.
00:12:01– Alors on a vu le président des États-Unis,
00:12:04lancé sa guerre commerciale il y a quelques mois
00:12:08avec une réforme des droits de douane.
00:12:11Finalement l'Union européenne s'en sort avec des droits de douane
00:12:15sur ses exportations à hauteur de 15%.
00:12:18Quels sont les effets qu'on peut constater aujourd'hui immédiat
00:12:22sur notre industrie, sur ses exportations ?
00:12:25– Alors je pense qu'il y a des choses que les gens peut-être ne s'aperçoivent pas,
00:12:30c'est l'effet de la hausse de l'euro par rapport au dollar.
00:12:35Quand vous regardez ce graphe, vous voyez l'évolution depuis 2021,
00:12:40il faut publier que 2021 était à plus de 1,20,
00:12:43on était en 2022 à 0,95, aujourd'hui on est quasiment revenu à 1,20.
00:12:47Donc l'effet euro-dollar est un effet important,
00:12:52je parle par rapport à la France et par rapport à l'Europe.
00:12:55Donc aux États-Unis, évidemment, toutes les agences économiques
00:12:59ont revu à la baisse tout sur le marché américain,
00:13:03parce que je vous rappelle que Trump c'était bis repetita
00:13:06par la première fois où ça devait être la fin de Wall Street,
00:13:09la fin de l'économie.
00:13:10On a recommencé le sketch cette fois-ci,
00:13:17et pendant ce temps-là, les marchés sont eu plus hauts,
00:13:20et Trump fait un travail de réforme en profondeur
00:13:24par rapport à certains sujets,
00:13:26et donc il s'est mis pas mal de mandats d'eau,
00:13:28mais il avance et il applique ce qu'il veut faire.
00:13:31Alors les droits de douane, c'est évidemment une influence,
00:13:35mais on ne la voit pas encore maintenant.
00:13:37Donc il y a eu pas mal d'effets de stockage qui sont en jeu aussi.
00:13:42Les 15%, ça dépend des secteurs d'activité,
00:13:47les secteurs d'activité, où le distributeur aux États-Unis
00:13:49en a pris une partie, le producteur en France
00:13:52en a pris une autre partie.
00:13:54Donc comme les effets de déstockage ne sont pas encore eu lieu,
00:13:57il est très compliqué d'avoir un effet précis des droits de douane.
00:14:01Par exemple, si vous êtes anti-Trumpiste primaire,
00:14:03vous dites c'est catastrophique, tout est catastrophique,
00:14:05tu vas ralentir.
00:14:06Je crois qu'on le verra plus tard.
00:14:08Par contre, il y a un élément curieux,
00:14:11c'est que normalement tout devrait baisser,
00:14:13parce qu'il y a le problème américain,
00:14:15mais il y a le problème aussi chinois.
00:14:17Quand on regarde ce graphe sur les carnets de commandes
00:14:21des grands armateurs,
00:14:23vous voyez très bien que la capacité de la flotte actuelle
00:14:26est ce qu'elle est,
00:14:27et qu'il y a des carnets de commandes encore.
00:14:29C'est-à-dire que les investisseurs continuent de se dire
00:14:32que les échanges commerciaux vont continuer d'augmenter.
00:14:36Donc quand on vous dit tout va baisser,
00:14:39et qu'il y a quand même des gens qui anticipent
00:14:40qu'il y a une continuation des échanges,
00:14:44même s'il y a des variations entre la partie américaine
00:14:49et la partie chinoise,
00:14:50mais ce n'est pas aussi simple que ça,
00:14:54et je crois que ce sera très intéressant
00:14:55de regarder ça plus tard,
00:14:57sachant que les ETI,
00:14:58qui sont évidemment les ETI françaises,
00:15:01qui représentent à peu près 0,5% des entreprises,
00:15:05mais ça représente un tiers des exportations,
00:15:07donc les ETI françaises peuvent souffrir pour certaines,
00:15:11mais ça peut être aussi avantagé pour d'autres,
00:15:14et puis il ne faut pas oublier que les États-Unis,
00:15:16c'est le quatrième client de la France.
00:15:18Donc il faut être mesuré sur ce sujet,
00:15:23et on n'a pas totalement les effets.
00:15:26– Est-ce qu'il y a quand même aujourd'hui
00:15:28une victime de cette guerre commerciale
00:15:31qu'on peut observer ?
00:15:34– Alors médiatiquement, on parle,
00:15:36et ça c'est parce qu'on est bien français,
00:15:38on a bien raison de l'être,
00:15:39on parle des spiritueux,
00:15:41et puis du cognac et donc du vin.
00:15:44Si on prend le cognac,
00:15:46quand on prend les expéditions de cognac
00:15:47sur ce graphe depuis 1880,
00:15:51vous voyez qu'il y a une variation depuis les années 80,
00:15:57donc c'est en 1990,
00:15:59il y a une baisse,
00:16:00et puis là on est à peu près revenu au même niveau,
00:16:03mais une forte baisse par rapport au pic de 2020,
00:16:07donc la référence 230.
00:16:09Donc sur le cognac,
00:16:14donc les vins spiritueux c'est à peu près 16 milliards d'exportations,
00:16:17c'est 600 000 salariés,
00:16:18donc c'est important.
00:16:20Le chiffre évidemment est en baisse depuis deux ans,
00:16:23le cognac c'est 66% des exportations françaises d'alcool,
00:16:28donc je prends l'exemple du cognac pour le cibler,
00:16:30la marge est en baisse de 54%,
00:16:32il y a 250 entreprises,
00:16:36donc 80% de PME qui sont dans le cognac,
00:16:39donc il y a quand même des poids,
00:16:41mais on s'aperçoit qu'on parle beaucoup des droits de douane du cognac,
00:16:44alors que le cognac a des problèmes structurels,
00:16:48ils sont différents des droits de douane,
00:16:49donc souvent la désinformation,
00:16:50on met tout sur les droits de douane par rapport au cognac,
00:16:53et le cognac,
00:16:54vous avez vu tout à l'heure sur le graphe,
00:16:55on parle de 90,
00:16:5690 était le plus haut du cognac,
00:16:58par exemple au Japon,
00:17:00où tout le monde consommait du cognac,
00:17:03c'était la mode de consommer du cognac,
00:17:05un signe de richesse, de réussite,
00:17:07de consommer du cognac en 90,
00:17:10et quelques années après ça s'est effondré,
00:17:11peut-être une corrélation par rapport au marché financier,
00:17:14puisque le plus haut du Japon à l'époque,
00:17:16pendant très longtemps ça a été en 1990.
00:17:18Aujourd'hui le cognac,
00:17:20il y a des aspects structurels,
00:17:22il y a des aspects aussi de consommation,
00:17:25et puis le cognac, c'est un marché mondial,
00:17:30et donc il y a sur le marché américain,
00:17:32les afro-africains,
00:17:33donc les afro-américains, pardon,
00:17:38boivent du cognac,
00:17:39mais ils sont peut-être en train de baisser un petit peu
00:17:41en termes de catégorie,
00:17:42et surtout il y a le problème chinois,
00:17:44où là le chinois,
00:17:46on n'est plus à consommer des très hauts,
00:17:49des cuvées très chères,
00:17:50mais on consomme des cuvées moins élevées.
00:17:52Donc attention,
00:17:54on est toujours dans un monde un peu manichéen et binaire,
00:17:57le cognac,
00:17:58c'est à cause de Trump,
00:17:59c'est à cause des droits de douane,
00:18:00il y a quand même des effets long terme,
00:18:03et donc il y a une diminution de la consommation du cognac,
00:18:07je dirais mondial,
00:18:09et ça se répercute,
00:18:11mais ça peut aussi s'inverser,
00:18:13et puis il y a aussi, par exemple,
00:18:14la tequila a pris une place importante sur certains marchés.
00:18:18Donc attention, ne faisons pas des raccourcis.
00:18:21– On a compris que le président Trump avait lancé cette guerre commerciale
00:18:25pour ramener de l'industrie sur son territoire,
00:18:29est-ce qu'on peut constater en France déjà un phénomène de désindustrialisation,
00:18:34enfin, qui a déjà commencé il y a des années,
00:18:37on a perdu des centaines de milliers de postes dans l'industrie,
00:18:40est-ce que cette guerre commerciale déjà montre des effets en termes de désindustrialisation ?
00:18:45– Alors aux Etats-Unis, vous avez compris que Trump s'est vraiment pour réindustrialiser,
00:18:49pour arrêter d'être dépendant, par exemple,
00:18:52des semi-conducteurs étrangers, et surtout asiatiques.
00:18:56En France, on est passé, maintenant, en dessous de la barre des 10% du PIB,
00:19:01alors qu'on était à 22%.
00:19:01– Les industries représentent moins de 10% du PIB,
00:19:05alors qu'on était à 22% en 1960.
00:19:08Donc les industriels sont en baisse encore de 3%,
00:19:11et attendu encore en baisse de 2% l'année dernière.
00:19:16Les ETI, donc les entreprises plus faibles, sont sous pression,
00:19:22ça représente quand même 25% des salariés français,
00:19:25et 30% du chiffre d'affaires productif.
00:19:27Donc il faudrait que les investissements, alors on en parle beaucoup,
00:19:32il y a des projets industriels qui sont contractés,
00:19:36mais souvent, ça ne se passe pas,
00:19:39puisque quand vous regardez, vous êtes une boîte française,
00:19:42vous n'allez pas vous implanter en France pour plein de raisons,
00:19:45les aspects d'abord liés à la situation du pays,
00:19:50il y a aussi tous les aspects écologiques,
00:19:51où on vous interdit d'implanter telle usine pour des raisons écologiques,
00:19:56que ça devient de plus en plus compliqué de le faire en France.
00:19:59Donc c'est l'accès aux fonciers,
00:20:02et puis il y a quand même malheureusement pas mal de difficultés de recrutement,
00:20:06puisque en France, au regard des aides différentes,
00:20:13d'aides qui se font pour les gens qui n'ont pas d'emploi,
00:20:18beaucoup de gens préfèrent ne pas travailler que travailler en France.
00:20:21Donc tant qu'il n'y aura pas un tour de vis sur cet aspect-là,
00:20:24que d'autres pays ont fait en Europe,
00:20:27eh bien la réindustrialisation ne se fera pas.
00:20:31Donc quand on discute avec des chefs d'entreprise,
00:20:34eh bien souvent ils disent,
00:20:36on préfère aller à l'étranger pour s'implanter,
00:20:39et plus près de nos marchés, surtout avec plus de facilité.
00:20:41discuter avec des gens qui sont responsables de sociétés américaines,
00:20:46de sociétés européennes,
00:20:48voilà, et leur choix souvent c'est dire,
00:20:51un pays, mais je ne m'installe pas en France pour toutes les contraintes,
00:20:54plus l'instabilité politique,
00:20:58et l'instabilité fiscale et sociale.
00:21:01Donc tant qu'on n'aura pas éliminé les milliers de pages de différents codes,
00:21:06que ce soit dans le cadre du droit du travail que de l'aspect fiscal,
00:21:10eh bien, et donc j'ai peur aussi que les prochains gouvernements
00:21:13continuent de rajouter des choses,
00:21:14au lieu de faire un grand ménage de tout ça et de simplifier la vie.
00:21:18– Alors malgré tous ces obstacles,
00:21:19Éric Doutre-Bente, en tant que gérant de portefeuille,
00:21:22est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:21:23quels sont les groupes qui s'en sortent malgré tout ?
00:21:26– Alors il y a beaucoup de choses qui vont bien,
00:21:28donc il y a beaucoup de sociétés qui continuent de croître,
00:21:31mais dans les sociétés qui croissent,
00:21:33il y a des sociétés qui vont faire des acquisitions,
00:21:37soit en France, mais surtout beaucoup à l'étranger.
00:21:39Si on prend l'exemple de Legrand,
00:21:41qui est un des leaders de la partie électrique,
00:21:45donc vous voyez sur ce graphe, implanté dans 90 pays,
00:21:49et qui s'est produit dans 180 pays,
00:21:51donc vous voyez une force de frappe importante,
00:21:54Legrand a acheté une entreprise importante pendant l'été
00:21:59et il s'en porte très bien.
00:22:00On prenait aussi Air Liquide,
00:22:02qui est une société de gaz industriel,
00:22:0566 000 salariés et 2 millions de clients dans le monde,
00:22:09ils ont acheté AirGaz en Corée du Sud
00:22:13pour près de 3 milliards,
00:22:15et Air Liquide, regardez aussi l'implantation d'Air Liquide,
00:22:18c'est une société qui est française
00:22:20et qui est très internationale.
00:22:23Et puis, alors je vais faire un petit comparatif là
00:22:25avec l'IME 2 qui est un leader allemand,
00:22:29vous voyez l'évolution boursière,
00:22:31l'IME 2 est privilégiée par rapport à Air Liquide,
00:22:35parce que c'est une société qui fait partie du marché allemand,
00:22:38donc il y a quand même une décote du CAC 40,
00:22:40les valeurs du CAC 40 sont sous pression.
00:22:43Et puis j'ai pris enfin un exemple d'une société qui est non cotée,
00:22:47mais qui peut parler d'elle,
00:22:48mais qui est un groupe qui avance doucement,
00:22:51mais sûrement avec grande force
00:22:54et avec beaucoup d'audace et de courage et ténacité.
00:22:59Lactalis, c'est le premier groupe laitier mondial,
00:23:01et ils ont 85 000 salariés,
00:23:03ils ont 266 usines dans 50 pays,
00:23:07et ils ont racheté Fonterra pour 2 milliards d'euros en Nouvelle-Zéande.
00:23:11Donc Fonterra, c'est par exemple,
00:23:12vous avez 300 vaches en Nouvelle-Zélande,
00:23:20vous aviez la personne qui venait chercher le lait,
00:23:23ça pouvait être Fonterra,
00:23:24donc Fonterra a été racheté par Lactalis,
00:23:28et ce qu'il faut voir que dans beaucoup de pays en Asie,
00:23:30le concurrent, l'agriculteur,
00:23:33il avait le choix de vendre à Fonterra
00:23:34et à d'autres aussi sociétés locales,
00:23:37mais il y a surtout les Chinois
00:23:38qui sont aussi très implantés sur ces pays-là.
00:23:40Et on oublie totalement souvent, dans nos réflexions,
00:23:43l'influence des Chinois sur beaucoup de pays.
00:23:46C'est comme ça pour le Lactalis,
00:23:50pour le marché de la Nouvelle-Zélande.
00:23:52Sur un autre aspect,
00:23:53et là on est aussi assez peu informé,
00:23:56mais le nombre d'opérations qui se font,
00:23:58par exemple en Russie,
00:23:59aidées par la Chine,
00:24:02sur plein de sujets,
00:24:04eh bien cet axe-là ne fait que se renforcer.
00:24:07Donc là, il faudrait bien que l'Europe se réveille.
00:24:10Mais bon, là c'est un autre sujet.
00:24:12– Alors revenons en France avec vous,
00:24:14Éric d'Outrebande,
00:24:16et parlons des agences de l'État.
00:24:19Quel constat vous faites ?
00:24:21Quelles solutions vous apportez ?
00:24:22– Alors c'est un sujet qui avait été mis,
00:24:25je dirais à l'honneur,
00:24:27grâce à M. Trump,
00:24:28qui a fait parler de lui un petit peu,
00:24:29en disant,
00:24:31je supprime des agences de l'État,
00:24:34l'histoire de la météo,
00:24:35mais en France,
00:24:37il y a l'IFRAP qui fait un travail très sérieux
00:24:41depuis très longtemps.
00:24:42– Agnès Verdier-Molinier.
00:24:43– Voilà, donc il y a une étude très intéressante.
00:24:46– Qui avait interpellé d'ailleurs Emmanuel Macron
00:24:47lors d'une interview télévisée sur la dette.
00:24:51– Mais je trouve que c'est très intéressant
00:24:52de voir des gens courageux comme l'IFRAP,
00:24:55qui sont, depuis 30 ans,
00:24:57commencés petitement mais sûrement,
00:24:59et qui au fur et à mesure font des constats
00:25:01et surtout proposent des solutions.
00:25:03Et maintenant, puisque la situation va mal,
00:25:06eh bien il faut bien qu'on les mette
00:25:07un peu au-devant de la scène.
00:25:09Mais il y a 20 ans,
00:25:11elle n'aurait pas du tout été dans les médias
00:25:13comme elle l'est aujourd'hui.
00:25:14– Est-ce que vous pouvez nous donner
00:25:15des exemples d'agences d'État,
00:25:17Éric Doutremande,
00:25:17que nos téléspectateurs sachent de quoi on parle.
00:25:20C'est quoi une agence d'État ?
00:25:21– Alors une agence de l'État,
00:25:22c'est aussi bien,
00:25:24ça peut être une agence liée à la météo,
00:25:26ça peut être une agence liée
00:25:28à la recrétation de telle partie.
00:25:31C'est des aspects para-étatiques
00:25:33et qui sont très importants.
00:25:35C'est 7 milliards économisés,
00:25:37si on supprime 30% des agences,
00:25:39il y a 792 agences.
00:25:42Donc ça touche tous les secteurs d'activité.
00:25:44– Pôle emploi est une agence de l'État par exemple ?
00:25:46– Tout à fait,
00:25:47donc là il y a des projets de fusionner Pôle emploi
00:25:52et une autre agence pour les jeunes.
00:25:55Donc il y a une multiplication d'agences,
00:25:57mais la difficulté c'est que souvent en France,
00:25:59si on les fusionne, il faut aussi qu'on réduise.
00:26:02Vous avez aussi par exemple dans le scénario de la santé,
00:26:04les agences, l'ARS qui est l'agence de la santé,
00:26:08quand vous fusionnez deux agences ARS,
00:26:11ce qui est bien c'est d'aller jusqu'au bout.
00:26:13Aujourd'hui, temps en temps, on les fusionne
00:26:15pour dire on fait des fusions,
00:26:17mais il y a toujours les mêmes deux directeurs
00:26:19et l'organisation reste.
00:26:21Donc ça n'a rien de fusionner pour ne pas…
00:26:22dans le privé, il y aurait des fusions plus efficaces,
00:26:27mais dans le public, ce n'est pas du tout…
00:26:30ça se passe comme ça.
00:26:31Alors donc je vous dis, c'est vraiment très important,
00:26:34les hausses, il y a une hausse continue de l'emploi public,
00:26:39ça représente quand même 10% de l'emploi public les agences.
00:26:42Donc vous voyez très bien qu'on peut faire des choses…
00:26:44– Faire du ménage.
00:26:44– Et ça représente une masse aréale de 37 milliards.
00:26:50– Ils sont là les 44 milliards d'euros d'économie
00:26:54qu'on veut faire sur le but de l'année prochaine.
00:26:55– Oui, ils sont peut-être un peu mesurés.
00:26:57Et c'est 15% de plus depuis 2021.
00:27:01Donc ça veut dire que…
00:27:02– On engage à tour de bras pour des résultats.
00:27:05– Je pense que nos politiques ont qu'à prendre le sujet
00:27:09qui a été très bien traité par l'IFRA.
00:27:10– Surtout pas, il faudrait dégager des copains.
00:27:12– Si, si, si, si, si, je pense qu'il faut quand même avancer.
00:27:16– Oui, mais enfin, on recule depuis tellement longtemps.
00:27:18– Ah oui, c'est sûr, c'est sûr, mais ça peut s'arranger un jour.
00:27:22– Les participations de l'État, Éric Doutrebande, un point sur ce sujet ?
00:27:25– Voilà, c'est aussi… Alors, participation de l'État,
00:27:29il y a des gens qui veulent tout vendre comme ça,
00:27:31on rembourse la dette très rapidement.
00:27:34C'est pas aussi simple que ça.
00:27:36On le voit sur ce graphe-là, donc je vous ai montré un tableau là.
00:27:41Sur ce tableau, vous avez Airbus, Thalès, ADP, Renault, Air France,
00:27:48Eramet, Safran, Engie, Orange et Française des Jeux.
00:27:54Donc il y a les pourcentages de détention.
00:27:56Il y a sûrement des détentions qui sont un peu stratégiques,
00:27:59que ce soit Airbus ou Thalès.
00:28:03Il y a peut-être d'autres…
00:28:04Donc le taux de participation dans différentes sociétés,
00:28:07c'est entre 11% pour Safran et 51% pour ADP.
00:28:12Donc Airbus, Thalès, ça risque d'être des sociétés sensibles,
00:28:17et donc je ne vois pas très bien pourquoi l'État vendrait ses participations.
00:28:22Par contre, Engie, Orange, Française des Jeux,
00:28:26ça permettrait peut-être de boucher les trous de l'État.
00:28:30Alors c'est toujours embêtant, c'est que quand on va mal,
00:28:32on vend ses pépites.
00:28:37Mais il faut être très raisonnable.
00:28:38Je ne suis pas sûr que ça se passera comme ça,
00:28:41et puis ça peut encore traîner pendant très longtemps.
00:28:44Par exemple, ADP, ça fait très longtemps qu'il y a un sujet de privatisation.
00:28:48– L'aéroport de Paris.
00:28:48– Alors, beaucoup de sociétés dans le monde sont des sociétés privées…
00:28:54– On a déjà vendu la moitié de Toulouse-Blagnac aux Chinois.
00:28:58– Oui, mais bon…
00:28:59– Ah mais si on vend tout, je veux dire, on se met dans la main des étrangers, quoi.
00:29:03– Obétamment, parce que par exemple, ADP, c'était Vinci qui était très intéressé à l'époque.
00:29:07Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, vu les contraintes qu'il y a,
00:29:09que ce soit les contraintes réglementaires,
00:29:11les contraintes liées à l'emploi et donc aux aspects salariaux,
00:29:15je ne suis pas sûr que Vinci soit aussi intéressé qu'il l'était il y a 6-7 ans.
00:29:20– Est-ce qu'on a encore assez de grands groupes français
00:29:23capables de racheter des pépites françaises, comme vous le dites ?
00:29:26– Oui, oui, je pense qu'il y a…
00:29:29– En capacité d'eux et puis même intéressés par…
00:29:32– Bien sûr qu'il y a des sociétés qui seraient intéressées
00:29:35pour reprendre certaines participations,
00:29:37mais après, il faut aussi les mains libres
00:29:39et qu'il n'y ait pas une session et que les gens gardent leur statut.
00:29:44Par exemple, sur Orange, il y a déjà eu un travail non exigeable
00:29:47qui a été fait de, entre guillemets, de normalisation par rapport à…
00:29:52C'est une participation simplement, c'est pas…
00:29:55Mais voilà, c'est un sujet qui est évoqué,
00:29:57donc il y aura peut-être des développements dans ce secteur
00:30:01et pas des participations de l'État qui seront vendues
00:30:03pour permettre de boucher les trous, parce qu'on en est là quand même.
00:30:08– On va évoquer un sujet qui intéresse particulièrement
00:30:11à nos téléspectateurs, c'est le marché de l'immobilier,
00:30:14ancien, nouveau, où en sommes-nous des taux ?
00:30:18Éric d'Outre-Bente, est-ce qu'il est plus intéressant d'acheter,
00:30:21est-ce qu'il est plus intéressant de vendre aujourd'hui ?
00:30:23– Alors d'abord, tout dépend de sa situation personnelle,
00:30:27patrimoniale et familiale.
00:30:28On ne peut jamais répondre à une question comme ça,
00:30:30c'est comme vous avez de l'argent, qu'est-ce que vous en faites ?
00:30:33Vous achetez quoi ? Non, c'est la même chose.
00:30:34L'immobilier, c'est quand même très ciblé.
00:30:38D'abord, parlons un peu, faisons un peu le point,
00:30:41vous regardez les ventes et les prix des logements anciens
00:30:43en Ile-de-France, regardez sur 2005, sur ce graphe,
00:30:472005-2025, vous avez l'évolution, donc le trait noir,
00:30:52c'est l'évolution de l'indice des prix.
00:30:54Alors attention, c'est un indice.
00:30:56Et vous voyez qu'on a fait un plus haut en 2022 à 130,
00:30:59on est à 115, donc pour l'instant, on ne remonte pas.
00:31:02Mais il y a surtout en dessous le nombre de ventes,
00:31:05donc vous voyez que le marché est en baisse en termes de volume.
00:31:09Donc pour l'instant, ça se stabilise.
00:31:12Évidemment, il y a aussi l'impact des taux d'intérêt,
00:31:15puisque les taux d'intérêt qui ont remonté fortement
00:31:17ont eu un effet désagréable sur le marché immobilier,
00:31:21surtout pour l'immobilier locatif.
00:31:26Mais les taux, par exemple, les taux des nouveaux crédits à l'habitat,
00:31:30vous avez l'évolution des taux d'intérêt de 2015 à 2025.
00:31:37Vous voyez très bien cette baisse continue entre 2015 et 2022,
00:31:40cette très très forte tension, et là, c'est en train de à nouveau rebaisser.
00:31:44Donc ça pourrait relancer l'immobilier, mais il faut être un petit peu patient,
00:31:48parce que ce n'est pas encore fini, la crise du tout de l'immobilier n'est pas finie.
00:31:53Et puis si on regarde les crédits, parce que là, c'est aussi important,
00:31:57vous avez la production des nouveaux crédits à l'habitat.
00:32:01Là, c'est intéressant de voir 2015-2022, ça suit à peu près aussi l'évolution du marché.
00:32:08Vous voyez très bien la tendance.
00:32:09Et puis le nombre de crédits qui s'effondent,
00:32:12c'est-à-dire que le nombre de crédits qui sont accordés par les banques s'effondent,
00:32:16et on passe, oui, c'est un effondrement.
00:32:20Là, on est quand même en train de remonter depuis le plus bas de 2025.
00:32:25Donc l'immobilier, il y a des évolutions, il faut surtout l'adapter à la situation personnelle.
00:32:32Donc dernier petit baromètre que je vous présente assez souvent sur l'immobilier,
00:32:37ce qui est intéressant, c'est sur, regardez, Paris sur 10 ans,
00:32:41on est à une évolution de 19%.
00:32:44Sur 5 ans, on est à moins 12%.
00:32:46Donc quand on vous dit l'immobilier, il faut acheter, ça monte toujours,
00:32:50il y a quand même des variations.
00:32:52Les grandes villes, le top des grandes villes, plus 40 sur 10 ans,
00:32:57donc ça, c'est un effet rattrapage.
00:32:59Et puis en global, donc ça, c'est le prix de l'immobilier sur longue période.
00:33:06L'immobilier, comme d'habitude, résidence principale,
00:33:10donc ça, il faut essayer toujours de l'acheter,
00:33:12quelle que soit la période et quels que soient les taux d'intérêt,
00:33:15on évoquerait la situation en 1976,
00:33:19on était à des taux d'intérêt supérieurs à 15%,
00:33:21mais l'inflation était élevée,
00:33:23donc les taux réels n'étaient pas aussi élevés que ça.
00:33:28Donc il faut toujours acheter, emprunter au maximum,
00:33:31aussi prendre une assurance d'essai,
00:33:34ce qu'on appelle une assurance emprunteur sérieuse,
00:33:36et surtout la renégocier.
00:33:37Aujourd'hui, on peut la renégocier à tout moment,
00:33:39alors qu'avant, vous étiez ligoté avec votre banquier
00:33:41qui vous vendait aussi en même temps le paquet de l'assurance emprunteur,
00:33:46aujourd'hui, vous pouvez obtenir de votre banquier
00:33:48d'avoir un bon taux global,
00:33:51et puis vous pouvez le renégocier à tout moment,
00:33:54ce qui n'était pas le cas avant,
00:33:55puisqu'il fallait faire ça.
00:33:56On ne pouvait pas le faire,
00:33:57après, on pouvait le faire à date anniversaire,
00:33:59et maintenant, on peut le faire à tout instant.
00:34:02Après, il reste le sujet de l'immobilier foncier,
00:34:05donc, pardon, l'immobilier locatif.
00:34:08Là, beaucoup de promoteurs sont avec de très grosses difficultés,
00:34:13parce que les ventes d'appartements neufs ont fortement baissé,
00:34:19c'est en train de reprendre un peu,
00:34:20mais c'est très, très variable.
00:34:23Il y a aussi lié à la situation,
00:34:25c'est que quand vous êtes proche de l'agglomération,
00:34:28ça se vend mieux,
00:34:30que quand vous êtes dans les périphéries,
00:34:32où aujourd'hui, les prix continuent de baisser,
00:34:37et il faudrait qu'il y ait une réforme qui soit faite là-dessus.
00:34:41Donc, il y a un projet qui est toujours dans les cartons,
00:34:45c'est de relancer l'immobilier locatif
00:34:47en mettant tout simplement un amortissement régulier,
00:34:51ce qui permettrait de simplifier la vie des gens
00:34:54qui font de l'immobilier pour le placer,
00:34:56pour placer son argent,
00:34:58mais ça va peut-être venir avec un gouvernement de compétition.
00:35:03– Les biens du luxe, Éric d'Outre-Vende,
00:35:05quelles tendances on peut observer, anticiper ?
00:35:08– Sur le luxe, alors, c'est drôle de voir
00:35:12qu'il y a quand même des micro-marchés en France.
00:35:16L'exemple, c'est le grand immeuble du pouvoir Saint-Germain,
00:35:22qui était un ancien ministère,
00:35:24a été racheté, évidemment, par des étrangers du Golfe,
00:35:29et là, il y a un énorme complexe où il y a de l'hôtellerie,
00:35:33mais aussi de l'appartement de luxe,
00:35:35qui va se vendre à des prix délirants.
00:35:38Donc, il y a toujours un micro-marché sur le luxe,
00:35:41et curieusement, les gens riches dans le monde
00:35:46continuent d'acheter des produits de luxe,
00:35:49que ce soit aussi bien à Paris qu'en province.
00:35:55Mais, voilà, il y a une particularité.
00:35:57Paris reste attractif, malgré la sécurité,
00:36:02les saletés, la possibilité de se promener,
00:36:07moi, je parlais des automobiles, des bouchons,
00:36:10toutes les difficultés que tous les Français connaissent.
00:36:12Eh bien, les étrangers, malgré ça, achètent quelques biens.
00:36:16Le luxe continue de se vendre à Paris.
00:36:18– Sur le prix du pétrole, Éric Doutre-Bonde,
00:36:20qu'est-ce qu'on observe à la finance Artie Polo ?
00:36:23– Alors, le prix du pétrole, là encore,
00:36:25il faut regarder ça sur une longue période.
00:36:26Donc, vous avez le prix du baril depuis 30 ans.
00:36:29Donc, vous voyez les variations.
00:36:34Je ne parle pas de la crise de 1970.
00:36:36Donc là, vous avez les variations du prix du pétrole.
00:36:39Il y a quand même une corrélation entre la croissance économique mondiale
00:36:42et le prix du pétrole.
00:36:44Il y a aussi un autre aspect, c'est la montée non négligeable
00:36:48de tout ce qui est des énergies renouvelables.
00:36:54Ça, ça monte quand même en puissance.
00:36:56Mais, comment ça, le pétrole qui devait s'arrêter demain matin,
00:37:02on ne devait plus extraire, on ne devait plus financer les banques,
00:37:05on ne devait plus financer des projets pétroliers dans le monde.
00:37:09On sent qu'il y a un petit peu de changement.
00:37:11C'est peut-être aussi l'influence, une nouvelle fois, de Trump
00:37:14qui fait bouger les lignes sur la partie pétrolière.
00:37:21Parce que les demandes chinoises existent encore,
00:37:25même si ça ralentit, le PIB chinoise n'est pas quasiment à zéro comme nous.
00:37:31On est quand même en croissance, donc on est aussi un peu désinformé.
00:37:35Bon, il y a l'équilibre sur le pétrole.
00:37:38Il y a beaucoup de gens qui considèrent que le pétrole,
00:37:41il va y avoir une baisse du pétrole et que c'est très compliqué d'anticiper.
00:37:46Les pétroles, les monnaies, il y aura aussi, c'est toujours assez complexe.
00:37:52Sur les matières premières, c'est toujours complexe d'avoir une vision.
00:37:56Mais aujourd'hui, vous savez que les Français se plaignent du prix du pétrole à la pompe à cause des taxes.
00:38:03Ça, je n'ai pas l'impression qu'avec, quel que soit le gouvernement, ça se change demain matin.
00:38:08Il y a quand même des projets importants aujourd'hui dans le monde,
00:38:12où il y a encore des projets pétroliers, des projets d'exploration.
00:38:15Et il y a des sociétés qui sont liés au pétrole,
00:38:18qui continuent d'avoir des carnets de commandes.
00:38:22Par exemple, je pense à Valourec, une société qui a été en très mauvaise posture.
00:38:27Ils continuent de gagner des marchés parce qu'il y a des projets pétroliers.
00:38:32– Vous disiez à l'instant, Éric d'Outrebande,
00:38:35que justement, anticiper sur le prix du pétrole reste très difficile.
00:38:39On est de même sur l'or.
00:38:41Est-ce que vous pouvez quand même nous expliquer,
00:38:44nous donner quelques clés de compréhension sur le phénomène de ce prix de l'or
00:38:50qui ne s'arrête pas d'augmenter ?
00:38:53– Là, regardons aussi le long terme.
00:38:54Alors, il n'y a pas les…
00:38:56Donc, le plus haut de l'or, il y avait eu un plus haut dans les années 80.
00:39:00Puis après, on a baissé régulièrement jusqu'en 99.
00:39:03Et puis là, on est remonté fortement jusqu'en 2012.
00:39:06Et après, on a redépassé le plus haut de 2012 en 2022.
00:39:10Le prix de l'or, d'abord, c'est une relique barbare.
00:39:14Et donc, pour faire rendre hommage à Olivier Pichon,
00:39:17qui aimait bien me taquiner sur cette relique barbare.
00:39:21Aujourd'hui, il y a une forte demande depuis pas mal de temps.
00:39:26D'abord, il y a les achats des banques centrales qui sont là.
00:39:35Il y a d'abord les tensions géopolitiques qui jouent fortement sur le prix de l'or.
00:39:41On le voit, par exemple, avec ce graphe sur l'indice des tensions géopolitiques mondiales.
00:39:45Vous voyez qu'il y a quand même eu, depuis les années 85, quelques tensions.
00:39:50Et donc, ça a poussé obligatoirement le prix de l'or.
00:39:52Mais le phénomène nouveau, c'est les achats des banques centrales,
00:39:57puisqu'on est depuis trois ans avec des achats à peu près de 1000 tonnes par an.
00:40:02Et pourquoi ces banques centrales s'intéressent tant à l'or ?
00:40:04En achètent-elles par quantité énorme ?
00:40:07Alors, sur ce graphe, vous voyez les achats.
00:40:10Vous voyez que c'est important.
00:40:12Alors, pourquoi ?
00:40:12La raison essentielle, c'est lié à la volonté de dédolarisation du phénomène mondial.
00:40:18Donc, ça, les banques centrales essayent de trouver des solutions
00:40:25pour avoir moins de dollars dans leur portefeuille.
00:40:29Et plus d'or.
00:40:29C'est aussi les banques asiatiques qui sont aussi à rééquilibrer
00:40:34et à diminuer leurs investissements.
00:40:37C'est un peu ce que Kadhafi avait tenté de faire quelques mois
00:40:40avant de se faire exécuter.
00:40:42Oui, oui.
00:40:42Mais de mon avis, je pense que c'est…
00:40:44Mais la vague arrive.
00:40:46Voilà.
00:40:47Mais sur la partie or, il y a un phénomène qu'on n'arrive pas tellement à avoir
00:40:52en termes de chiffres.
00:40:54Ce sont les impacts liés…
00:40:56Donc, vous savez aussi qu'il y a les liés à l'inflation.
00:40:58C'est-à-dire qu'il y a aussi les taux d'intérêt.
00:41:01Mais ça ne rapporte rien alors.
00:41:03Donc, c'est important.
00:41:04Ça ne rapporte rien.
00:41:06On n'arrive pas à quantifier.
00:41:07C'est la valeur de la monnaie qui descend et du coup, c'est le prix de l'or qui monte.
00:41:13Oui, il y a ça.
00:41:14Mais il y a surtout les achats aussi…
00:41:17Pas mal des Chinois.
00:41:19Les Chinois qui avaient profité de la bourse chinoise
00:41:22qui avait monté sur une période pendant pas mal de temps.
00:41:26Il y a eu un arrêt brutal.
00:41:27Même ça a remonté depuis le début de l'année.
00:41:29Mais les Chinois qui s'enrichissent et qui avaient des problèmes.
00:41:35Mais alors, les monnaies liées au dollar ont sûrement acheté plus d'or qu'on ne le dit.
00:41:42Et après, il y a tout le marché des ETF.
00:41:46Où là, les ETF qui sont des produits structurés sur l'or,
00:41:52les gens ont acheté massivement des ETF.
00:41:57Donc, il y a une raison.
00:41:59D'abord, il ne faut pas oublier que c'est un marché étroit.
00:42:01Ce n'est pas un énorme marché, le marché de l'or, premièrement.
00:42:03Deuxièmement, on a des facteurs géopolitiques qui angoissent les gens.
00:42:08Troisièmement, les gens ont des aspects plus immédiats d'instabilité politique,
00:42:14comme par exemple les histoires françaises.
00:42:18Il y a aussi les achats chinois, aussi les achats hindous.
00:42:21Parce qu'en Inde, il y a eu des taxations sur l'or il y a quelques années,
00:42:24mais ça, ça a été éliminé.
00:42:26Et l'Inde continue d'être acheteur net.
00:42:29Et puis, il y a les aspects russes aussi qui interviennent.
00:42:34Donc, tout ça fait que…
00:42:36Alors, nous, notre difficulté, c'est que dans un portefeuille géré sous mandat,
00:42:40on ne peut pas acheter d'or.
00:42:42Donc, parce que réglementairement, on ne peut pas acheter de l'or.
00:42:45Ce serait quand même bien qu'il y ait une modification là-dessus.
00:42:46Bon, donc, le seul moyen, c'est d'avoir une émixion dans la gestion,
00:42:51c'est-à-dire que le client vous dise, achetez-moi de l'or.
00:42:53Souvent, les gens le font, mais ils ne passent pas par leur gérant,
00:42:57ils le font eux-mêmes.
00:42:59Donc, il y a pas mal de gens qui ont acheté de l'or.
00:43:02On voit des gens qui me disent, j'ai acheté 5%, 3% de mon patrimoine.
00:43:07Ce qu'il faut, c'est que ce ne soit pas chez vous, mal planqué.
00:43:10Résultat, vous allez, jusqu'en 3 minutes, avec un appareil, on arrive chez n'importe qui
00:43:15et on peut arriver à capter l'or avec des appareils très sophistiqués,
00:43:19mais ça se fait très simplement.
00:43:21– Les boomers, Éric d'Outre-Bente, notre ancien Premier ministre,
00:43:24les avaient pointés au moment de l'élaboration de son budget.
00:43:29On voit qu'il commence à, cette génération commence à organiser sa succession
00:43:36en grande partie des actifs mobiliers et immobiliers.
00:43:40quelles conséquences sur le plan socio-économique, tout ça ?
00:43:45– Alors déjà, il faut faire le constat que, et on le voit sur ce document,
00:43:48sur ce graphe, la France enregistre d'ores et déjà plus de décès que de naissances.
00:43:53– Oui, ça s'est croisé il y a très peu de temps.
00:43:56– Et c'est important, c'est de voir la tendance.
00:43:58Donc, dans les décès, c'est dit au vieillissement de la population
00:44:04et on voit quand même que c'est un croisement qui est un petit peu angoissant,
00:44:11sachant que le nombre de décès aussi baisse.
00:44:14Donc, vous voyez très bien qu'on a un double effet.
00:44:18Alors, évidemment, ça permettra aux États de continuer
00:44:23à taxer plutôt les gens qui sont plus actifs et qui sont à la retraite.
00:44:30Donc, je ne serais pas étonné que, sur les prochaines années,
00:44:33les retraités soient mis à contribution d'une manière plus importante.
00:44:37– Électorat réputé macroniste.
00:44:40– Encore plus important.
00:44:42Écoutez, il y a beaucoup de gens,
00:44:44quels que soient, qui avaient voté Macron pour des raisons financières.
00:44:49Donc, même en regardant des idées très conservatrices,
00:44:52mais s'occuper, ils ont peut-être compris,
00:44:55mais ce qu'il faudrait, c'est qu'ils voient aussi
00:44:57qu'il y ait des aspects de transmission.
00:44:58C'est-à-dire qu'il faut avoir des hommes d'État
00:45:02qui ont une vision de transmission.
00:45:04Et je dirais transmission…
00:45:05– Il faut avoir des enfants déjà pour ça.
00:45:07– Voilà.
00:45:08Ça joue beaucoup quand même.
00:45:10Ça joue beaucoup quand vous êtes chef d'État,
00:45:12que vous êtes à responsabilité.
00:45:14Voilà, je pense que c'est une des clés.
00:45:17Et là, on voit très bien que ça s'organise,
00:45:19puisque les mutuelles fusionnent entre elles.
00:45:22Donc, il y a des gros rachats de mutuelles,
00:45:25des fusions, ou des organismes de placement.
00:45:28C'est-à-dire une nofie qui a été rachetée
00:45:30par des organismes de mutuelles,
00:45:32une nofie qui était liée aux notaires.
00:45:34Donc, il y a des mouvements, on sent que c'est un véritable sujet.
00:45:36C'est pour ça que ça a été évoqué par notre…
00:45:38Mais ça, c'est pour nous préparer l'opinion
00:45:41à se dire que les boomers vont payer.
00:45:44– Le bilan de l'impôt sur la fortune immobilière,
00:45:49où est-ce qu'on en est ?
00:45:51– Alors, l'IFI, beaucoup de gens ont aimé que ça disparaisse,
00:45:56mais on est plutôt dans l'autre sens.
00:45:57Alors, l'IFI, c'est quoi ?
00:45:58C'est 0,5% des recettes fiscales.
00:46:04Donc, c'est peu.
00:46:05La TVA, pour rappel, c'est 38%.
00:46:07– Est-ce que ça ne coûte pas plus cher de lever cet impôt
00:46:11que de le recevoir dans les caisses ?
00:46:13– C'est ce qu'on dit, mais je continue.
00:46:15L'IR, 16% et l'IS, 16%.
00:46:18Mais, d'abord, c'est un peu symbolique.
00:46:21Donc, on est dans un monde…
00:46:23Une partie de la gauche adore taxer les riches,
00:46:27on l'a vu avec tous les derniers événements
00:46:30et dernières propositions.
00:46:32Mais ce qu'il y a, c'est qu'il y a une augmentation
00:46:34en pourcentage du nombre de gens qui sont soumis à l'IFI,
00:46:38doucement mais sûrement.
00:46:41Il y a 186 000 foyers en plus l'année dernière
00:46:44qui ont été taxés à l'IFI.
00:46:48Donc, c'est 6% de plus.
00:46:49– Est-ce que c'est des gens qui sont en capacité de le payer ?
00:46:52Est-ce qu'on peut avoir des maisons,
00:46:54mais n'avoir pas de capital ?
00:46:55– C'est un gros sujet.
00:46:56Donc là, toutes les médias…
00:46:58On voit quand même, et aujourd'hui, les arbitrages
00:47:00de gens qui avaient des maisons de famille,
00:47:01qui ont hérité de ça depuis 2, 3, 4 générations.
00:47:04Et qui sont dans l'impossibilité de continuer
00:47:06parce qu'il y a des baisses de revenus.
00:47:09– On ne peut pas entretenir.
00:47:10– Voilà, on ne peut pas entretenir.
00:47:12Et puis, il y a des frais fixes, dont l'IFI qui vient,
00:47:15qui est pénalisant.
00:47:17On a eu à peu près…
00:47:18Alors, il y a un mouvement aussi sur les gens qui payent l'IFI.
00:47:21Il y a eu 15 000 personnes en moins
00:47:23qui ont payé l'IFI en 2024,
00:47:25mais il y a eu 25 000 en plus.
00:47:27Et là, ce n'est pas lié à la hausse de l'immobilier,
00:47:30puisque vous avez vu sur le graphe précédent
00:47:32qu'on avait une baisse de la valeur de l'immobilier.
00:47:36Donc, évidemment, il y aura d'autres taxations.
00:47:38Est-ce que c'est l'IFI ?
00:47:39Est-ce que c'est la CSG, CRDS qui va augmenter ?
00:47:44Voilà.
00:47:44Tout ça, on est dans le flou.
00:47:47Mais l'IFI, ce qu'il faut surtout,
00:47:49c'est quand vous êtes à vouloir le déclarer,
00:47:52d'être bien conseillé.
00:47:55Quand vous avez une demande des impôts,
00:47:57de ne pas répondre bêtement sans savoir.
00:47:59Il y a des gens qui sont spécisés là-dessus.
00:48:01Il ne faut pas hésiter à faire appel à un expert immobilier
00:48:03agréé par la justice pour avoir des choses claires et nettes.
00:48:13Sachant qu'aujourd'hui, vous appuyez sur un bouton,
00:48:15vous êtes dans un appartement à Paris.
00:48:17On connaît tous les appartements qui ont été vendus depuis X années.
00:48:22Et donc, le fisc a tous les éléments en face de lui.
00:48:26– La financière Thiepolo est une société de gestion familiale.
00:48:32Quel conseil donneriez-vous aux plus jeunes ?
00:48:36– Les plus jeunes, je me suis amusé à prendre,
00:48:39et je vais vous lire,
00:48:40deux ou trois réflexions de Warren Buffett.
00:48:45Warren Buffett, c'est un richissime américain.
00:48:48Et donc, conseil aux jeunes, ne soyez pas subnambules,
00:48:51trouvez quelque chose que vous aimez vraiment faire
00:48:53et vous serez heureux.
00:48:54Dans les affaires, les gens qui ont le plus de succès
00:48:57sont ceux qui font ce qu'ils aiment.
00:49:02Vous êtes de loin votre meilleur investissement,
00:49:04clamez Warren Buffett.
00:49:06Si vous insistez dans vous-même,
00:49:08personne ne pourra vous le prendre.
00:49:11Et puis un autre petit aspect, la transmission.
00:49:13– Et de toi, le ciel t'aidera, en résumé.
00:49:14– Transmission, et puis la transmission,
00:49:17c'est aussi de bien communiquer.
00:49:19Donc, l'important, c'est de faire ce qui vous plaît,
00:49:24et d'être orienté, évidemment, vers les autres,
00:49:28parce que c'est comme ça qu'on gagne son ciel.
00:49:29– Mais ce n'est pas en courant, après l'argent,
00:49:32qu'on va forcément en avoir.
00:49:33– Voilà, donc, vous voyez que les conseils…
00:49:35– C'est la clé de la réussite de courir.
00:49:36– Les conseils de Warren Buffett,
00:49:37qui a fait la fortune de beaucoup de gens,
00:49:39il a quand même des côtés très, très…
00:49:41– Rationnels.
00:49:44– Très rationnels, très platonicien, très évangéliques.
00:49:47– Nos téléspectateurs ont reçu leur avis d'impôt récemment.
00:49:52Quel conseil vous leur donnez ?
00:49:54– Alors, souvent, les gens se réveillent le 25 décembre,
00:49:58alors qu'ils ont reçu leur document entre fin août et début septembre.
00:50:02Déjà, contrôlez un petit peu l'ensemble des chiffres
00:50:05qui ont été mis dans votre déclaration,
00:50:07et ça a été repris dans votre avis d'imposition que vous avez reçu.
00:50:11Regardez le nombre de parts,
00:50:14si vous avez des enfants qui sont à charge ou pas,
00:50:19est-ce qu'il y a des collégiens,
00:50:21même si ça, ça a changé, a priori,
00:50:23les diminutions par rapport au nombre de collégiens vont être supprimées.
00:50:27Est-ce que votre femme de ménage,
00:50:30le document que vous aviez reçu,
00:50:32est-ce que vous l'avez bien retransmis ?
00:50:34Est-ce que le montant des dons que vous aviez donné,
00:50:37par exemple, à TV Liberté…
00:50:39– Très bonne idée.
00:50:39– Voilà, est-ce qu'il a bien été reporté,
00:50:41sachant que, je rappelle, c'est 20% du revenu imposable,
00:50:44ce que les gens ne savent pas souvent,
00:50:46et l'État vous en paye un tiers,
00:50:48donc essayons de s'entraider intelligemment.
00:50:52Et puis, pour les sociétés, les gens ne savent pas non plus
00:50:54que c'est 0,5% du chiffre d'affaires,
00:50:56ça, c'est le montant, ou 20 000 euros.
00:51:00C'est-à-dire que vous pouvez avoir une boîte qui fait 1 million d'euros,
00:51:040,5% du chiffre d'affaires, ça fait quand même nettement moins que 20 000 euros,
00:51:07et c'est 20 000 euros qui s'applient.
00:51:08– Donc, il y a cet aspect-là,
00:51:11et puis il y a aussi les chiffres concernant l'épargne retraite,
00:51:15car l'épargne retraite, pour l'instant,
00:51:17reste encore un peu un havre de paix dans ce monde de brut,
00:51:20et l'épargne retraite, pour les gens qui sont soumis
00:51:24à une imposition supérieure à 30%,
00:51:26ça peut être un bon moyen, déjà, de transmission à son épouse,
00:51:30les montants sont limités, mais c'est intéressant de regarder ce sujet.
00:51:36Alors, évidemment, il faut regarder ça de manière attentive,
00:51:39et aussi veiller à ce qu'il n'y ait, par exemple, pas de droit d'entrée sur le PER,
00:51:43et puis, évidemment, comment c'est placé avant.
00:51:46Avant, beaucoup d'assurance, vous faisiez un chèque en blanc,
00:51:48accompagnée, elle faisait ce qu'elle voulait.
00:51:50Depuis longtemps, on peut très bien arriver à guider son épargne,
00:51:53à être géré, avoir des comptes rendus, avoir des performances régulières,
00:51:57et donc, l'avis d'imposition, c'est un moyen de se poser,
00:52:02en disant, je vérifie, et puis, mon conseil aussi,
00:52:04c'est de souvent faire vérifier sa déclaration d'impôt…
00:52:07– Par son conseiller.
00:52:08– Par son conseiller.
00:52:09– Le patrimonial.
00:52:10– Et après, quand il y a un contrôle fiscal,
00:52:12n'allez pas bêtement au centre de vos impôts,
00:52:14vous faites conseiller, et on se fait nettement mieux conseiller
00:52:17par autrui que par soi-même.
00:52:19Soit après, on déblataire, on peut donner des informations
00:52:22que l'inspecteur des impôts n'avait même pas,
00:52:26donc on voit de temps en temps des situations un peu ubuesques,
00:52:29alors que si les gens avaient répondu simplement aux questions,
00:52:32ça aurait été très simple.
00:52:33– Merci à vous, Éric d'Outre-Bente.
00:52:36Merci à nos téléspectateurs d'avoir suivi cette émission.
00:52:40Dans un instant, vous pouvez retrouver la chronique de Philippe Béchade,
00:52:44et quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine.
00:52:47À bientôt, salut.
00:52:47Bonjour et bienvenue pour cette synthèse hebdomadaire
00:53:12de l'actualité économique et géopolitique en mode affranchi.
00:53:17Et je salue tous les abonnés de TV Liberté pour cet épisode que j'intitulerai
00:53:22« Notre perte de souveraineté est désormais totale ».
00:53:27Bon, la perte de souveraineté du peuple sur ses gouvernements, sur ses institutions,
00:53:38c'est quelque chose dont on mesure parfaitement l'avènement depuis le mois de mai 2023.
00:53:48Mais là, un nouveau gouvernement qu'on pourrait baptiser Bérou 2, Barnier 3.
00:53:58On retrouve les mêmes acteurs avec certes un nouveau Premier ministre,
00:54:06mais toujours les agents américains au même poste, Jean-Noël Barraud.
00:54:12M. Benjamin Haddad prend un peu de galon.
00:54:15Il y a toujours les euro-atlantistes qui sont bien présents,
00:54:22avec Manuel Valls incontournable, Elisabeth Borne.
00:54:30On a aussi Renaud Muselier.
00:54:34Bref, tous ceux contre lesquels les Français ont voté,
00:54:38toutes les options politiques nationales et internationales
00:54:43contre lesquels les Français se sont prononcés,
00:54:46eh bien on retrouve aujourd'hui au gouvernement
00:54:49exactement les profils dont les Français ne voulaient plus.
00:54:56Mais quand je vous parle d'une perte de souveraineté totale,
00:55:00eh bien je fais référence à notre défense
00:55:03et probablement notre outil de dissuasion nucléaire.
00:55:09Car voyez-vous, l'Europe, ou plutôt les instances de Bruxelles,
00:55:13qui n'ont aucun mandat pour cela,
00:55:17ni aucune qualification, aucune légitimité,
00:55:23veulent instaurer désormais un contrôle,
00:55:27une supervision sur l'état des stocks d'armes des pays européens,
00:55:34en s'assurant que les directives de Bruxelles
00:55:39vont bien être suivies,
00:55:41que les investissements seront à la hauteur des exigences,
00:55:46et l'Europe surveillerait également
00:55:48l'interopérabilité des diverses armées européennes
00:55:54en fonction donc de leurs stocks et de leurs types d'armes.
00:55:58Bon, ça veut dire que tout simplement,
00:56:01c'est Bruxelles qui va désormais dicter
00:56:03à notre ministère de la Défense
00:56:07ce qu'il doit acheter,
00:56:08combien il doit acheter,
00:56:10quand il doit acheter,
00:56:11et combien il doit mettre à disposition,
00:56:14non plus de nos armées,
00:56:16mais d'une sorte d'armée européenne
00:56:19qui évidemment n'existe pas,
00:56:21n'a aucun statut.
00:56:22Et je le répète,
00:56:24nos hauts commissaires européens
00:56:26n'ont aucune légitimité pour agir de la sorte.
00:56:30Mais voilà, les choses se font, se font.
00:56:33Et bien sûr, sans qu'il n'y ait jamais
00:56:35un seul débat au Parlement,
00:56:38au Parlement européen bien sûr,
00:56:41puisque tout est décidé en commission,
00:56:43et on vous annonce les choses,
00:56:45et elles se font.
00:56:46Et puis il n'y a pas non plus de discussion
00:56:48au Parlement français.
00:56:50Voilà, l'Europe ordonne,
00:56:54on exécute,
00:56:56on ne discute jamais
00:56:58des termes de la légitimité.
00:57:02Et bien sûr,
00:57:03les Français vont faire des chèques.
00:57:06Alors comme ce réarmement
00:57:08va coûter cher,
00:57:10il fallait trouver de l'argent.
00:57:11Alors on nous avait promis
00:57:12pas de hausse d'impôt,
00:57:14et bien si ce n'est pas les impôts
00:57:15qui augmentent,
00:57:16ce seront les taxes.
00:57:18Et donc ça pourrait être
00:57:19la fameuse flat tax
00:57:21qui serait alourdie.
00:57:24Elle passerait de 30% à 36%.
00:57:26Donc bien sûr,
00:57:27c'est la taxe sur les plus-values
00:57:30ou les revenus du capital.
00:57:32Et ça ne va pas s'arrêter
00:57:33aux actions et aux obligations
00:57:35détenues en direct
00:57:37au travers d'OPCVM ou d'ETF,
00:57:39non, ça va également viser
00:57:41l'assurance-vie.
00:57:43Bon, on se doutait bien
00:57:44qu'ils allaient forcément
00:57:46aller taper dans cette réserve
00:57:48d'épargne.
00:57:51En fait, peu importe la composition
00:57:52de votre assurance-vie,
00:57:53de toute façon,
00:57:54vous allez être davantage taxé,
00:57:57tandis que le rendement
00:57:59des placements dits sans risque,
00:58:02lui, va continuer de baisser.
00:58:04Oui, parce qu'on nous explique aussi
00:58:05que les banques centrales
00:58:07vont baisser les taux,
00:58:09donc la rémunération
00:58:10de votre épargne.
00:58:12Vous allez donc moins
00:58:14être compensé de l'inflation,
00:58:18mais vous serez davantage taxé
00:58:20si jamais vous avez eu,
00:58:22on va dire, la sagacité
00:58:24de faire des placements
00:58:25qui vous ont rapporté
00:58:27quelques plus-values.
00:58:29Alors ce qui est assez paradoxal,
00:58:31quand même,
00:58:32c'est que tous les indices boursiers
00:58:35sont au plus haut de tous les temps.
00:58:38On se rappelle de ce sextuplé
00:58:41de records de jeudi dernier.
00:58:44Nous étions le 2 octobre.
00:58:46Trois records sur les principaux indices US.
00:58:51Record absolu sur le CAC 40
00:58:52Global Return.
00:58:54Record absolu sur l'Eurostox 50.
00:58:58Record absolu de clôture sur le DAX.
00:59:01Et on aurait même pu ajouter,
00:59:02d'ailleurs, un record absolu
00:59:03sur le Bell 20,
00:59:06l'indice de la bourse de Bruxelles.
00:59:09Oui, des records battus en série
00:59:12de part et d'autre de l'Atlantique,
00:59:15alors qu'aux États-Unis,
00:59:16ils sont en plein shutdown,
00:59:18c'est-à-dire que les administrations
00:59:19américaines sont maintenant à l'arrêt.
00:59:22Donc bonjour pour aller se faire valider
00:59:24de se faire valider son permis de conduire,
00:59:28obtenir un permis de construire,
00:59:31obtenir une autorisation
00:59:33pour le rachat d'une entreprise.
00:59:37Bref, la liste est très très longue.
00:59:38Ça va forcément freiner l'économie américaine.
00:59:41Plus on la freine,
00:59:42plus Wall Street accélère à la hausse.
00:59:44Et oui, parce que si l'économie américaine
00:59:46est freinée, évidemment,
00:59:47la Fed va baisser les taux.
00:59:50Et en Europe,
00:59:51comme on est au bord de la guerre,
00:59:53la troisième guerre mondiale
00:59:55avec la Russie,
00:59:56qu'on cherche tous les prétextes,
00:59:59y compris en arraisonnant
01:00:01des bateaux situés
01:00:02dans les eaux internationales,
01:00:04alors qu'ils n'ont pas commis d'infractions,
01:00:07qu'ils n'ont pas émis non plus de SOS.
01:00:10Et on monte tout ça en épingle
01:00:12pour montrer que les incidents
01:00:14se multiplient avec la Russie,
01:00:16alors que c'est nous-mêmes
01:00:18qui opérons de façon illégale
01:00:20dans les eaux internationales.
01:00:22Voilà.
01:00:22Donc je ne sais pas
01:00:24ce qui inspire les marchés,
01:00:26mais manifestement,
01:00:28la dégradation des conditions économiques
01:00:31et les risques de guerre,
01:00:33les marchés, c'est sûr,
01:00:34ils aiment ça.
01:00:35Pour vous remercier de votre fidélité,
01:00:36vous pouvez télécharger gratuitement
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