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  • il y a 11 mois
Entre 600.000 et 900.000 manifestants étaient attendus dans toute la France à travers 250 rassemblements déclarés. La CGT annonce que "plus d'un million de personnes" ont défilé dans toute la France. Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 500.000 manifestants ont défilé aujourd'hui en France, dont 55.000 à Paris. Le ministère de l'Intérieur indique que 181 personnes ont été interpellées, dont 31 à Paris. Selon le dernier bilan des autorités, 11 membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés, 10 manifestants et un journaliste ont été aussi été blessés.

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Transcription
00:00Et bonsoir François-Xavier Bellamy.
00:01Bonsoir.
00:02Vice-président des Républicains, député européen, vous n'avez pas manifesté aujourd'hui, ou alors c'est un scoop ?
00:06Non.
00:07Non, pourquoi d'ailleurs ?
00:09Parce que je crois que malheureusement, les manifestants qui défilaient, et je pense en particulier aux plus jeunes,
00:15défilent derrière de fausses promesses.
00:19Je suis désolé...
00:20Le pouvoir d'achat, c'est une fausse promesse ?
00:22L'idée que c'est en montant le niveau des taxes et en augmentant encore la dépense publique,
00:28l'idée que c'est comme ça qu'on va sortir de l'appauvrissement qui frappe durement notre pays,
00:32en particulier les plus défavorisés, cette idée-là, elle est fausse.
00:35Et moi je pense aux plus jeunes, en effet, le président de la CFTC le disait à l'instant,
00:39il y avait des jeunes dans ce cortège, ils ont été manifestés derrière la promesse, par exemple, de la retraite à 60 ans.
00:46C'est-à-dire qu'ils ont été manifestés pour ne pas avoir de retraite.
00:49Parce que notre système aujourd'hui de solidarité, celui sur lequel repose notre modèle de retraite,
00:55il est profondément déséquilibré.
00:57Et il faut, si on veut pouvoir défendre une vraie politique sociale dans ce pays,
01:02il faut commencer par regarder la vérité en face.
01:04Et c'est ça qui manque le plus.
01:05Malgré vos désaccords sur les revendications du jour,
01:07est-ce que vous dites tout de même que c'est un succès, 500 000 à 1 million de personnes dans les rues,
01:11surtout quand il n'y a pas de gouvernement ?
01:13C'est une vraie mobilisation, bien sûr.
01:15C'est une mobilisation qui n'est pas non plus celle qu'on a connue pendant la réforme des retraites,
01:19qui est très loin de l'ampleur des cortèges qui pouvaient défiler à ce moment-là.
01:22Et c'est une mobilisation, il faut le souligner, qui s'est déroulée très largement dans le calme et dans l'ordre.
01:29Et moi, je voudrais, de ce point de vue, dire ma profonde reconnaissance aux policiers, aux gendarmes,
01:34qui ont permis, par leur engagement, de garantir que tout le monde puisse s'exprimer,
01:38dans le cadre démocratique, mais sans aucun débordement et sans violence.
01:41Où sont les 10 000 casseurs annoncés hier par Bruno Retailleau ?
01:44Ils ont été empêchés d'agir par le travail de ces forces de l'ordre.
01:48Et aujourd'hui, on a dans le pays, les Français ont un ministre de l'Intérieur qui assume...
01:53Il suffit que le ministère de l'Intérieur annonce qu'il y en aurait 10 000 pour qu'il reste à la maison tranquillement et qu'il regarde à la télé.
01:58Il y a eu un déploiement de force qui, aussi bien d'ailleurs au moment du mouvement Bloquons-Tout qu'aujourd'hui,
02:03a permis d'éviter les débordements.
02:05Que personne ne doute un instant que ceux qui voulaient semer le chaos étaient bien là pour le faire.
02:10Mais il n'y a pas eu une dramatisation de Bruno Retailleau ?
02:12Il n'y a pas eu dans ses prises de parole ces derniers jours...
02:15Moi, je vois, encore une fois, que la France a un ministre de l'Intérieur qui nomme le risque,
02:19qui nomme la menace par son nom et qui donne aux forces de l'ordre, aux policiers, aux gendarmes, aux préfets,
02:25une ligne claire et les moyens d'agir.
02:27Et quand c'est comme ça que les choses se passent, les manifestations peuvent avoir lieu, mais dans un cadre...
02:32Monsieur Bellamy, j'ai un peu l'impression qu'aussi bien au ministère de l'Intérieur qu'à la préfecture de police,
02:36on nous a flanqué la frousse.
02:37On nous a fait peur. On nous a aidé entre 5 et combien ?
02:4110 000 et 5 000 Black Blocs.
02:44Si on en avait une centaine, 200, ils n'étaient pas cachés dans les rues tout autour
02:49et dissuadés d'intervenir par 80 000 forces de l'ordre.
02:53Il y a eu une mobilisation très forte des forces de l'ordre et vous êtes un grand spécialiste de la police, de la justice.
02:59Je sais que vous savez de l'intérieur que les consignes qui ont été données étaient parfaitement claires
03:05et qu'elles ont permis aux forces de l'ordre sur le terrain d'agir de manière efficace.
03:10Si on avait mauvais esprit, ce qu'on n'a pas évidemment sur ce plateau, on pourrait se dire qu'il a donné ce chiffre
03:16pour dissuader une partie des manifestants, tout ce qu'il y a plus de pacifistes, d'y aller aujourd'hui.
03:20Et les manifestants n'ont pas été dissuadés.
03:22Parce que 10 000 casseurs, on attend des hordes de casseurs, le couteau entre les dents et on reste à la maison.
03:25Qui n'ont pas peur de venir.
03:26Vous l'avez dit vous-même, il y a eu une mobilisation forte.
03:32Les cortèges se sont déployés, ils se sont déroulés dans le calme.
03:36Je pense que quand les choses dérapent, on a tôt fait d'engager la responsabilité politique et à raison,
03:41quand elle se passe bien, on doit aussi reconnaître que la responsabilité politique est correctement assumée.
03:46Refuser tout débordement car c'est ce qu'espère et attend le ministre de l'Intérieur
03:49pour justifier sa propre violence habituelle contre le peuple.
03:52A écrit hier soir, avant ses cortèges, Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce que vous lui répondez ?
03:56C'est deux choses.
03:59D'abord, Jean-Luc Mélenchon s'est décrit lui-même devant ses troupes en septembre dernier
04:03comme un professionnel de l'organisation du bordel.
04:06Donc si aujourd'hui le bordel n'a pas eu lieu, c'est sa défaite.
04:10Et la deuxième chose, c'est écouter ce qu'il dit.
04:13Vous venez de le dire.
04:15Dire que le ministre de l'Intérieur se rend coupable d'une violence habituelle envers les Français
04:20et ceux qui veulent manifester d'une manière pacifique.
04:23C'est ce qu'attend le ministre de l'Intérieur pour justifier sa propre violence.
04:26Pour justifier sa violence.
04:28Mais qu'on se rende compte de la violence des mots.
04:30On a aujourd'hui dans ce pays une force politique, un dirigeant politique
04:34qui commence la discussion en organisant une confrontation violente, en légitimant la violence.
04:42Parce que c'est dire que le ministre de l'Intérieur veut justifier la violence,
04:47c'est en réalité la justifier à son tour.
04:50C'est absolument stupéfiant.
04:53Le même Jean-Luc Mélenchon tweetait il y a quelques jours qu'il avait fait tomber deux gouvernements sans tirer un coup de fusil.
04:58Mais pardon, on en arrive à une rhétorique de l'insurrection qui me paraît devoir constituer une ligne rouge
05:07pour toute force politique qui tient à la démocratie dans ce pays.
05:11Vous dites qu'il est dangereux, Jean-Luc Mélenchon ?
05:13Bien sûr qu'il est dangereux.
05:14Il est dangereux pour la République ?
05:15Mais bien sûr.
05:16Encore une fois, écoutez ce que vous venez de lire.
05:18On peut être en désaccord avec Bruno Retailleau.
05:20On peut ne pas partager la ligne politique du ministre de l'Intérieur.
05:23On peut considérer qu'il exerce plus ou moins bien sa responsabilité.
05:26Mais pardon, dire que Bruno Retailleau veut justifier la violence qu'il chercherait à exercer contre le peuple français,
05:34c'est en réalité ouvrir la voie à la réalité de la violence.
05:37Parce que si tout le monde doit reconnaître quelque chose, c'est que Bruno Retailleau précisément veut protéger la paix,
05:43qu'il veut garantir l'ordre.
05:45Et ce qu'il a fait aujourd'hui pour protéger les cortèges,
05:48c'est exactement le contraire de ce que Jean-Luc Mélenchon cherche à faire en organisant le chaos dans ce pays.
05:52Marie Chantret.
05:53On se pose la question.
05:54Réussite ou échec ce soir de cette manifestation aujourd'hui ?
05:57500 000 personnes dans les rues, sur tout le territoire.
06:00D'abord, vous le qualifiez de comment ?
06:01Et que doit faire aujourd'hui Sébastien Lecornu de ce qui s'est passé aujourd'hui dans les rues de France ?
06:06Que doit faire le Premier ministre avec cela ?
06:09Je le disais, c'est une vraie mobilisation et elle témoigne d'un vrai malaise,
06:13un malaise profond qui traverse la société française aujourd'hui.
06:16Et je n'ai aucun problème pour reconnaître la réalité de cet appauvrissement que notre pays traverse.
06:23Moi, j'ai été pendant 11 ans, c'est mon métier, je suis professeur dans l'éducation nationale.
06:28Je vois bien à quel point aujourd'hui, beaucoup de Français qui travaillent,
06:32qui travaillent dur dans le service public, mais qui travaillent dur aussi dans le monde de l'entreprise,
06:36qui sont salariés, qui sont petits patrons, qui sont libéraux, qui sont agriculteurs,
06:40beaucoup de Français qui se donnent du mal n'arrivent pas à joindre les deux bouts.
06:43Et cet appauvrissement-là, il faut lui apporter une réponse.
06:47Et je ne doute pas un instant que le Premier ministre cherchera à lui apporter une réponse.
06:51Maintenant, je le redis, il y a deux choix possibles pour nous.
06:53Et moi, c'est comme ça que je vois le débat qui est aujourd'hui en train d'avoir lieu dans le monde politique.
06:58Il y a deux options possibles.
06:59Soit on continue tout ce qui n'a pas marché, et on continuera d'accélérer cet appauvrissement.
07:05Tout ce qui n'a pas marché, c'est l'excès d'impôts, l'excès de taxes.
07:08On est le pays le plus taxé de l'OCDE.
07:12Donc on peut rajouter encore des impôts.
07:14Est-ce que c'est ça qui fait notre bonheur aujourd'hui ?
07:16Je ne le crois pas.
07:17Soit, au contraire, on change de modèle,
07:19et on décide de sortir enfin de cette espèce de folie fiscale
07:24dans laquelle le Parti Socialiste cherche à aller encore plus loin.
07:27On décide enfin de libérer les Français du poids de cette dépense publique excessive
07:33qui, de toute évidence, ne suffit pas à répondre à leurs problèmes.
07:36Vous nous dites qu'on est le pays le plus taxé d'Europe,
07:39et pourtant, ça y est, vous êtes pour la taxe Zuckman.
07:41Ah non, non, je vous garantis que non.
07:42Ah ben, vos sympathisants, 89% des sympathisants,
07:46LR dans un sondage IFOP commandé par le Parti Socialiste,
07:49c'est le sondage que le PS a emmené à Matignon quand il a venu Sébastien Lecornu,
07:5289% de vos sympathisants.
07:53Donc les gens qui ont voté ou vont voter pour vous disent, on veut la taxe Zuckman.
07:57Mais le problème, c'est comment est-ce qu'on présente les choses ?
07:59La question était, souhaitez-vous une taxation du poids de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions ?
08:04Évidemment, je comprends parfaitement que les Français qui lisent cette question se disent,
08:11ah ben oui, pourquoi pas, bonne idée, 100 millions d'euros, c'est colossal.
08:14Et donc évidemment, quelqu'un qui a 100 millions d'euros dans sa poche peut bien contribuer à l'effort.
08:18Voilà ce que disent les Français à qui ont voté sympathisants.
08:20Ils se plantent, ils n'ont pas bien lu la question.
08:23Je ne dis pas qu'ils n'ont pas bien lu la question, je dis que le réflexe est spontané.
08:28Mais je voudrais simplement poser la question à tous les Français.
08:31Pas seulement aux Français de droite, à tous les Français quels qu'ils soient.
08:34Est-ce que quand on est le pays où les impôts sont le plus élevés du monde,
08:38et qu'on a pourtant l'évidence devant nos yeux que tous les services publics fondamentaux sont en difficulté majeure,
08:45est-ce que c'est en allant encore plus loin dans la fiscalité qu'on va vraiment s'en sortir ?
08:48Mais certains d'en vos rangs, aux partis des Républicains, disent
08:51on ne peut pas laisser cette question de la justice fiscale, de la taxation des plus hauts patrimoines seulement à la gauche.
08:57Vos électeurs demandent aussi cela, et ce sondage apporte aussi cette réponse.
09:03On se bat pour la justice encore une fois, mais pour nous le problème fondamental,
09:07le problème de l'injustice qui pèse sur ce pays, c'est d'abord celui de cet appauvrissement.
09:11Et là pour le coup, tous les électeurs de droite sont d'accord avec ça,
09:13et je pense qu'une immense majorité des Français sont d'accord avec ça.
09:16Le vrai grand problème aujourd'hui d'injustice, c'est l'injustice qui pèse sur tous ces Français qui bossent et qui ne s'en sortent pas.
09:23On rend du salaire à ceux qui travaillent.
09:25Ça c'est ce qu'attendent pas seulement les électeurs de droite, mais c'est ce qu'attendent les Français dans leur écrasante majorité.
09:30On entend, donc pas de taxe Zuckman, même pas une taxe Zuckman dégradée, sans toucher l'outil de travail, sans toucher...
09:36Donc pas de taxe Zuckman.
09:38Moi je vois la campagne extraordinaire de M. Zuckman partout dans les médias, matin, midi et soir.
09:43D'accord, vous avez raison. Peut-être qu'il faut faire une campagne plus efficace pour lutter contre la taxe Zuckman.
09:49Si jamais Sébastien Lecornu intègre dans son budget, dans son projet de budget, une taxe, je sais pas comment on l'appellera,
09:58pas Zuckman, une contribution exceptionnelle, un peu ce que d'ailleurs Michel Barnier avait imaginé, est-ce que ça, vous l'acceptez ?
10:05Deuxième chose, si M. Lecornu fait un geste sur les retraites, vous savez que c'est une des grandes questions aussi,
10:12pour faire bouger le parti socialiste, est-ce qu'à la fin, vous restez dans le gouvernement, est-ce que Bruno Rotaillot démissionne ?
10:19On peut réfléchir à tout ce qu'on veut en matière de fiscalité.
10:22Non mais là, sur ces questions-là.
10:24La chose qui pour nous est fondamentale, c'est que si l'État doit maîtriser son déficit,
10:31ce sera en priorité en baissant la dépense publique plutôt qu'en augmentant les impôts.
10:36Ensuite, à l'intérieur de la fiscalité, on peut réfléchir à comment on...
10:42On réorganise les choses.
10:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui, clairement, on a un sujet majeur qui est, je le disais,
10:47de baisser la fiscalité qui pèse sur le travail, de rendre du pouvoir d'achat aux gens qui travaillent.
10:53Si pour ça, il faut réfléchir, et on a fait des propositions pour ça,
10:56par exemple sur la dépense sociale, sur la maîtrise de la dépense sociale,
10:59avec l'allocation sociale unique, si pour ça, il faut réfléchir à la meilleure manière d'organiser,
11:03de réorganiser un système qui soit plus juste, mais on est évidemment disponible pour y travailler.
11:08Mais encore une fois, le déficit, le problème du déficit, il sera résolu d'abord par la baisse de la dépense publique.
11:15Ce n'est pas les Français qui doivent payer plus, c'est les Français qui doivent dépenser plus.
11:18Et ça, je pense encore qu'il y a une écrasante majorité de Français qui sont d'accord avec ça.
11:22Réponse courte, sur les retraites, s'il y a un bouger sur la pénibilité, par exemple...
11:26Normalement, c'est moi qui dirais ton secondaire, je vais laisser quelques prérogatives.
11:30S'il y a un bouger sur la pénibilité, est-ce que ça, c'est de nature à faire bouger les LR,
11:34et peut-être les faire sortir, parce que vous, vous ne voulez pas bouger sur la réforme des retraites ?
11:38Vous voulez cette réforme des retraites ?
11:39Là encore, la dernière réforme des retraites, on l'a votée, on l'a soutenue, parce qu'elle était nécessaire.
11:42Si elle est suspendue, vous faites quoi ?
11:44Qu'est-ce que tous ? Elle est passée parce que LR était là.
11:46Sans ça, elle ne passait pas.
11:47La vérité, c'est que cette réforme n'était pas parfaite.
11:49C'est probablement pas la réforme qu'on aurait portée nous-mêmes.
11:52Mais on peut réfléchir, là encore, à comment mieux prendre en compte la pénibilité.
11:55Le sujet majeur, je le redis fondamentalement, et c'est ça pour nous la ligne rouge,
11:59c'est de ne pas mentir aux Français, et en particulier aux plus jeunes.
12:00Qu'on réclame la gauche aujourd'hui, François-Xavier Bellamy,
12:02ce n'est pas forcément la pénibilité, c'est qu'elle soit abrogée ou suspendue.
12:05Mais ça, c'est une foule.
12:07Et si le sujet, c'est de revenir à 62 ou 60 ans, c'est une foule.
12:09Si elle est suspendue, est-ce que vous continuez à soutenir le gouvernement,
12:12ou est-ce que vous faites vos valises ?
12:14Nous, on ne soutiendra pas une abrogation de la réforme des retraites
12:18qui consisterait à mentir aux Français.
12:20Et une suspension, c'est-à-dire pendant un an, et on voit ça à la présidentielle ?
12:23Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, une suspension.
12:24Une suspension, c'est-à-dire qu'on arrête la réforme là où elle en est,
12:27on doit être à 62 ans et 3 mois ou 6 mois.
12:29Oui, oui, moins.
12:30Voilà, on s'arrête, on gèle, et on soumet le...
12:33Parlons pas des partis politiques, parlons des Français, parlons de la réalité.
12:37Ça, c'est l'avis des Français, savoir à quel âge ils s'en vont à la retraite.
12:40Donc la question, ce n'est pas ce que je pense ou ce qu'on pense.
12:42La question, c'est quelle est la réalité ?
12:43J'ai croisé dans le couloir Manon Aubry qui repartait à Bruxelles.
12:48Mais je peux vous dire qu'à Bruxelles, ils nous regardent tous avec sidération,
12:51en se demandant ce qui nous arrive.
12:53Au Danemark, il y a quelques semaines, les sociodémocrates au pouvoir,
12:57les socialistes, ont porté l'âge de départ à la retraite à 70 ans.
13:00En disant, nous on veut garder notre modèle social,
13:02et donc on ne veut pas que le trou dans la caisse finisse par le condamner.
13:06Et bien la vérité, c'est qu'aujourd'hui, nous sommes les seuls en Europe à parler
13:09de ramener de nouveau l'âge de départ à la retraite à 62 ou 60 ans.
13:13Si on faisait ça, ça voudrait dire quoi en fait ?
13:15Ça voudrait dire qu'on privilégie ceux qui vont prendre la retraite maintenant.
13:18Mais en fait, on dit à tous les jeunes, vous n'aurez pas de retraite demain.
13:21Ça n'existera plus du tout.
13:22Chacun va devoir se débrouiller tout seul.
13:24Et il y en a qui n'attendent que ça aujourd'hui.
13:26C'est tous les assureurs privés qui se disent,
13:29eh bien allons-y, faisons un pas de plus vers le délitement du système de retraite publique,
13:34de ce système qu'on a construit.
13:35Moi je crois que ce système, il ne fonctionne plus en l'état,
13:38qu'il faudra aller vers la capitalisation,
13:39qu'il faudra transformer en profondeur ce système.
13:41On a des propositions à faire là-dessus.
13:42Suspension, vous restez où ?
13:43Encore une fois, on est déjà au bord de l'effondrement budgétaire.
13:48Donc non, ça n'a pas de sens.
13:49On peut retravailler à l'intérieur de cette réforme,
13:53sur la question de la pénibilité, sur la question des carrières longues.
13:55Il y a plein de sujets à revoir, ça c'est une certitude.
13:58Mais mettre en danger l'équilibre budgétaire de ce système de retraite, c'est non pour nous.
14:02Il y a une autre question qui intéresse beaucoup de Français,
14:03François-Xavier Bellamy, c'est l'immigration.
14:05Est-ce que vous avez signé la pétition lancée par Philippe De Villiers,
14:09ex-eurodéputé souverainiste, pétition qu'a signée Laurent Wauquiez,
14:14le patron des députés LR ?
14:16Oui.
14:17Vous l'avez signée ?
14:18Je ne l'ai pas signée, mais je pourrais le faire.
14:19Vous pourriez le faire ?
14:21Mais nous, on ne se bat depuis dix ans pour qu'il y ait un référendum sur l'immigration,
14:24et pour que la Constitution soit réformée.
14:25Vous pourriez lancer votre propre pétition,
14:27et dire LR est suffisamment fort aujourd'hui pour lancer sa pétition.
14:30On a fait plus que lancer une pétition, on a déposé une proposition de loi,
14:35on l'a fait voter au Parlement,
14:37et c'est le Conseil constitutionnel qui s'y est opposé.
14:39Nous, on est favorables à un référendum sur l'immigration
14:43pour que les Français puissent décider souverainement de leur politique migratoire.
14:46Avec quelle question ?
14:47Et ce sera absolument indispensable.
14:48Quelle question vous posez aux Français ?
14:50Est-ce que vous êtes pour ou contre l'immigration ?
14:52La première des choses à faire, c'est de réformer la Constitution.
14:56Parce qu'aujourd'hui, dans le champ constitutionnel,
14:58on ne peut pas faire décider les Français par référendum sur cette question migratoire.
15:03Quand on a eu, par exemple, les décisions du Conseil constitutionnel,
15:06comme celles qui ont eu lieu cet été,
15:07vous vous souvenez, cet été, le Conseil constitutionnel
15:09a détruit de l'intérieur la loi dite « Philippine »
15:13après la mort de la jeune Philippine
15:15qui avait été violée et tuée par un OQTF,
15:18par une personne en situation irrégulière sur le sol français sous OQTF.
15:23Nous, on avait déposé cette proposition pour que,
15:27et c'était l'initiative de Bruno Retailleau,
15:29les personnes sous OQTF considérées comme dangereuses
15:32parce qu'elles ont été déjà coupables de viols, de crimes ou de terrorisme
15:36puissent être retenues plus que les 70 jours qui sont actuellement prévus.
15:40Le Conseil constitutionnel a cassé cette disposition
15:42alors que la plupart des pays européens le font déjà aujourd'hui.
15:45Eh bien, une question comme celle-là,
15:47elle ne peut être tranchée souverainement que par le peuple français.
15:49Parce que le Conseil constitutionnel s'arroge le droit
15:52de juger de la pertinence de cette décision.
15:54il faut aller au-dessus du Conseil constitutionnel
15:56et au-dessus du Conseil constitutionnel, il y a le peuple français.
15:59Aujourd'hui, ça n'est pas possible.
16:00Donc, ce que nous demandons, c'est qu'on forme la Constitution
16:03pour pouvoir soumettre une telle question au peuple français demain.
16:07Et ça, c'est ce qu'on défend depuis des années.
16:09Depuis des années.
16:10La maire de Philippines sera demain matin sur BFM TV,
16:12chez Apolline de Malherbe.
16:14La maire de Philippines.
16:14Et c'est très important qu'on écoute ce que les parents disent ici.
16:16Merci beaucoup François-Xavier Benhamid.
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