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  • il y a 11 mois
Mettez vous d'accord avec Jules Laurans, Brice Soccol, Gilles Platret et Serge Guerin

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-09-08##

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Transcription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, c'est une nouvelle semaine et quelle semaine qui démarre.
00:00:11Nous sommes le lundi 8 septembre, mettons-nous d'accord autour de Jules Laurence.
00:00:16Bonjour, vous êtes rédacteur en chef de Frontières, Brice Socol, politologue, essayiste.
00:00:21Vous avez publié avec Frédéric Dhabi, parlons-nous tous la même langue aux éditions de l'Aube
00:00:26et vous êtes en train d'écrire la suite.
00:00:28Gilles Platret, maire de Châlons-sur-Saône, bonjour à vous.
00:00:32Et Serge Guérin ne devrait pas tarder à nous rejoindre, vous le connaissez,
00:00:34il intervient régulièrement dans les week-ends de Sud Radio Sociologue
00:00:38et qui a publié « Si les vieux aussi sauvaient la planète ».
00:00:43On va évidemment revenir sur le dernier vote à l'Assemblée cet après-midi, vote de confiance.
00:00:51Il semblerait quand même que François Bayrou soit sur le départ, qui pour le remplacer.
00:00:55Bref, beaucoup de sujets autour de ces derniers jours de François Bayrou.
00:01:00Et puis, évidemment, ce qui a aussi beaucoup animé notre week-end,
00:01:07c'est ces enregistrements qui ont été publiés de deux journalistes,
00:01:12Thomas Legrand et Patrick Cohen, qui ont été enregistrés à leur insu, je le précise,
00:01:18dans un café du 7e arrondissement. Ils étaient avec deux socialistes.
00:01:25On va y revenir, je cherchais mon mot du jour.
00:01:27Alors j'ai hésité entre hypocrisie, parce qu'on découvre que des journalistes déjeunent
00:01:33ou prennent des verres ou connaissent des politiques,
00:01:37ce qui, pour des journalistes politiques, semble assez normal.
00:01:41Et puis, j'ai trouvé, en fait, une fois n'est pas coutume, dans le tweet de Jean-Michel Apathy,
00:01:46le bon mot qui était « distance ».
00:01:47C'est-à-dire que le problème dans toute cette affaire,
00:01:50c'est la distance qu'il n'y a pas entre ces deux journalistes
00:01:53et les politiques qui sont avec eux.
00:01:56Et le propos, surtout tenu par M. Legrand, qui fait office de stratège.
00:02:02On va réécouter dans un instant,
00:02:04on peut peut-être même réécouter tout de suite un extrait de cet enregistrement,
00:02:08même s'il n'est pas très très bon.
00:02:16Bon, c'est pas très bon, mais on entend,
00:02:20nous on fait ce qu'il faut pour Dati avec Patrick.
00:02:24Thomas Legrand a été suspendu de France Inter,
00:02:27pas Patrick Cohen,
00:02:28mais aussi, comme le dit Jean-Michel Apathy,
00:02:30qui ne dit mot consent, puisqu'il ne réagit pas tellement.
00:02:33Et il y a une vraie stratégie politique,
00:02:35ou en tout cas, oui, une certaine analyse
00:02:39qui est faite pour ces deux hiérarques du Parti Socialiste.
00:02:44Donc, avez-vous été choqué ?
00:02:450826 300 300 ?
00:02:47Est-ce que les journalistes peuvent être neutres ?
00:02:51Est-ce que le fait que ce soit deux journalistes du service public aussi
00:02:55pose question ?
00:02:57Alors, les réactions aussi, c'est là où je disais hors antenne
00:03:00que je trouvais qu'il y avait un niveau de violence qui avait été atteint
00:03:03parce que, évidemment, on s'est jeté des anathèmes.
00:03:08C'est un journal d'extrême droite,
00:03:09mais, enfin, oui,
00:03:11l'incorrect est un journal plutôt classé à droite,
00:03:14mais est-ce que ça retire à l'intensité des propos,
00:03:17au fond des propos qui ont été tenus ?
00:03:200826 300 300,
00:03:22on attend vos réactions,
00:03:23vous allez réagir en plateau,
00:03:24mais on va prendre tout de suite un auditeur.
00:03:26Olivier, qui nous appelle de Levallois-Péret.
00:03:28Bonjour.
00:03:29Bonjour.
00:03:30Bonjour, Olivier.
00:03:31Vous avez...
00:03:32Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
00:03:33Vous avez été choqué ?
00:03:34Vous avez...
00:03:36Ou vous vous êtes dit,
00:03:36bah oui, les journalistes et les politiques,
00:03:39c'est bien connu,
00:03:40il y a une connivence.
00:03:42Alors, il y a une connivence,
00:03:44mais je pense qu'elle est normale.
00:03:46Ce qui me rend furieux,
00:03:47c'est pas de découvrir que l'eau s'amouille.
00:03:50Il est évident que, depuis Mitterrand,
00:03:52qui avait tout fait pour que...
00:03:54il met dans le service public
00:03:59que des gens qui étaient à gauche.
00:04:02Tout le service public est à gauche.
00:04:05Si vous voulez savoir ce qui se passerait vraiment dans ce pays,
00:04:07vous ne regardez pas les journaux du mainstream,
00:04:10mais ils sont tous à gauche.
00:04:11Alors, des fois, ils ont raison,
00:04:12mais souvent, c'est toujours matiné de quelque chose.
00:04:14Mais ce qui me rend furieux là-dedans,
00:04:15c'est pas de découvrir que Cohen et Legrand
00:04:18sont des gens de gauche,
00:04:19très ancrés à gauche,
00:04:20et qui se servent de leur job
00:04:21pour la promotion de leurs idées,
00:04:23c'est que je vous fiche mon billet,
00:04:25que quand tout ça sera retombé,
00:04:27rien ne changera.
00:04:28C'est ça qui me rend dingue.
00:04:30C'est qu'on a un exemple de plus
00:04:31que la moitié des journaux,
00:04:34enfin, la totalité quasi des journalistes
00:04:35sur le service public
00:04:37sont à gauche,
00:04:38mais même dans les administrations,
00:04:39partout ailleurs,
00:04:41et que rien ne change,
00:04:42malgré le fait qu'on leur mette le nez dedans.
00:04:43Donc, ça me rend fou à cause de ça.
00:04:46Et là, ce qui me fait une petite pleure d'espoir,
00:04:49c'est qu'ils s'attaquent à Marashida Dati,
00:04:52qui est une personne que j'adore.
00:04:54Et je pense que là,
00:04:56comme déjà, M. Cohen s'était fait un peu frier
00:04:58à mon grand plaisir,
00:05:00mais c'est mesquin,
00:05:00parce que c'était un plaisir mesquin,
00:05:03je pense que là,
00:05:04ils n'ont pas intérêt à trop taper,
00:05:07parce que là,
00:05:08peut-être qu'enfin,
00:05:09elle, elle est capable
00:05:10de peut-être changer la donne.
00:05:13Mais les deux choses
00:05:14qui sont insupportables pour moi,
00:05:15c'est que, un,
00:05:16je pense que ça ne changera
00:05:17quand même pas grand-chose,
00:05:18et que j'en ai marre
00:05:19que la gauche dise
00:05:19qu'elle est tenante de la morale.
00:05:21Je n'en peux plus
00:05:22de la morale de gauche.
00:05:23La morale est à gauche et à droite,
00:05:24suivant le sujet.
00:05:25Oui, donneur de leçons,
00:05:26peut-être,
00:05:28ce qui revient.
00:05:29Alors, Jules Laurence,
00:05:29vous avez réagi comment ?
00:05:32Parce qu'il y a beaucoup de choses dedans.
00:05:33Il y a l'enregistrement clandestin.
00:05:34On a appris que Patrick Cohen
00:05:35portait plainte
00:05:36pour atteinte à la vie privée.
00:05:38Visiblement, juridiquement,
00:05:39ça ne va pas forcément tenir.
00:05:41La source qui est l'incorrect,
00:05:43donc un journal classé
00:05:45plutôt très à droite.
00:05:47Qu'est-ce que vous avez pensé
00:05:48de cette séquence ?
00:05:48Alors, aucune surprise pour ma part.
00:05:51C'est-à-dire que,
00:05:52depuis des années,
00:05:53je fais partie de ceux
00:05:54qui dénoncent le fait
00:05:55que le service public
00:05:55soit devenu une officine militante
00:05:57de la gauche,
00:05:58que le service public
00:05:59ne rend plus son travail
00:06:01et que des personnes,
00:06:02des personnalités politiques,
00:06:03des journalistes mis en avant,
00:06:05sont devenus des militants
00:06:06et se servent de cette carte de presse
00:06:07de journalistes,
00:06:07justement,
00:06:08pour faire passer leurs idées.
00:06:09Je rappelle, par exemple,
00:06:10des cas très précis
00:06:11Patrick Cohen,
00:06:11c'était celui qui est quand même
00:06:13l'homme de la dénégation du réel.
00:06:14Vous savez,
00:06:15il avait déni à la mère,
00:06:17par exemple,
00:06:18du jeune Elias,
00:06:19la façon dont son fils était mort.
00:06:21Il avait fait la même chose
00:06:22avec, vous savez,
00:06:22ce jeune Thomas qui était mort
00:06:23dans le bal de Crépeau.
00:06:24Il avait réécrit l'histoire.
00:06:26Et ces personnes-là,
00:06:26vous savez,
00:06:26ces journalistes,
00:06:27ils n'ont jamais de sanctions derrière.
00:06:29C'est-à-dire qu'ils peuvent,
00:06:30en permanence,
00:06:31prendre des positions,
00:06:32mais derrière,
00:06:32ils n'auront pas la responsabilité
00:06:34de leurs propos
00:06:34ou alors il y aura,
00:06:35vous savez,
00:06:35un droit de réponse
00:06:36qui sera publié plus tard et autre.
00:06:38Finalement,
00:06:38ils n'assument jamais
00:06:39leurs responsabilités.
00:06:40Et la force,
00:06:41finalement,
00:06:41aujourd'hui de cette vidéo,
00:06:42c'est de mettre,
00:06:42pour une fois,
00:06:43Patrick Cohen et Thomas Legrand,
00:06:45qui sont deux journalistes
00:06:46qui font un peu la pluie
00:06:46de beau temps sur le service public
00:06:47et toujours pour la gauche,
00:06:49face à leur responsabilité
00:06:50d'avoir des preuves concrètes
00:06:51de ces personnes-là.
00:06:52Et je pense que,
00:06:53ce qui est aussi intéressant,
00:06:55c'est, vous savez,
00:06:55il y a cette logique politique.
00:06:57C'est-à-dire que,
00:06:57depuis des années aussi,
00:06:58le service public,
00:06:58et je pense notamment
00:06:59aux émissions,
00:07:00vous savez,
00:07:00de Laurent Ruquier,
00:07:01On n'est pas couché,
00:07:01qui disait lui-même
00:07:02voter pour la France Insoumise
00:07:03et ne jamais inviter
00:07:04le Rassemblement National.
00:07:05Il n'a jamais dit
00:07:06qu'il votait pour la France Insoumise
00:07:07dans Laurent Ruquier.
00:07:07Il a dit qu'il votait
00:07:09pour la France Insoumise
00:07:10et il a, lui-même,
00:07:12en dehors des périodes politiques,
00:07:13dit qu'il n'invitait pas
00:07:14le Rassemblement National
00:07:15parce qu'il ne le considérait pas
00:07:16comme normal.
00:07:16Et en fait,
00:07:17ça fait des années
00:07:17que des éditorialistes
00:07:18comme Thomas Legrand
00:07:19participent en permanence
00:07:20à vouloir faire
00:07:21cette diabolisation
00:07:21du Rassemblement National
00:07:22à l'encontre
00:07:23de ce qu'est aujourd'hui
00:07:25la réalité
00:07:25de la politique française
00:07:28et de son paysage électoral.
00:07:29Donc en fait,
00:07:30ce service public
00:07:30qui ne remplit plus
00:07:31aujourd'hui son rôle
00:07:33est mis face
00:07:34à ses contradictions,
00:07:35face à une vidéo
00:07:36qui, en plus de ça,
00:07:36on voit qu'ils avaient
00:07:37tellement l'habitude
00:07:38de le faire.
00:07:38Moi, je suis d'accord
00:07:39que les journalistes
00:07:39peuvent prendre des cafés
00:07:40avec des politiques,
00:07:41mais ils étaient tellement
00:07:42habitués à le faire
00:07:43en fait à ciel ouvert
00:07:44qu'ils en parlent fort
00:07:45dans les cafés
00:07:45et qu'ils sont aujourd'hui
00:07:46dans des petites magouilles
00:07:47de stratèges.
00:07:48Donc, pas de surprise
00:07:49pour ma part
00:07:49et je trouve que c'est
00:07:50une bonne chose
00:07:51que cette vidéo soit sortie.
00:07:52Oui.
00:07:53Alors, ils ont précisé
00:07:54qu'ils ne connaissaient pas
00:07:55Pierre Jouvet
00:07:56et que c'était l'occasion
00:07:57pour eux de le rencontrer.
00:07:58Ce qui est étonnant
00:07:59parce qu'il tourne quand même
00:08:00depuis un petit moment.
00:08:01Thomas Legrand,
00:08:01s'il ne connaissait pas
00:08:02Pierre Jouvet,
00:08:03c'est qu'il ne sait pas
00:08:03faire son métier.
00:08:04Oui, parce qu'on le connaît.
00:08:05Nous-mêmes, on le connaît.
00:08:08Je ne sais pas,
00:08:08les uns, les autres,
00:08:10Serge Guérin nous a rejoint.
00:08:12Vous allez sortir de votre rôle
00:08:13un petit peu de sociologue,
00:08:14peut-être.
00:08:16Il y a aussi de la sociologie
00:08:17derrière, d'une certaine manière.
00:08:18Mais la première chose
00:08:19qui me venait en tête,
00:08:20c'était Albert Londres,
00:08:22le prix Albert Londres,
00:08:23l'inventeur du journalisme
00:08:24d'investigation,
00:08:25qui avait dit,
00:08:26on lui avait dit
00:08:26mais quelle est votre ligne ?
00:08:27Il avait dit
00:08:27je n'ai qu'une seule ligne,
00:08:28c'est celle du chemin de fer.
00:08:29Alors on me dirait
00:08:29vu comment marche
00:08:30le chemin de fer aujourd'hui,
00:08:31elle est conviée comme ligne.
00:08:32En tout cas, c'était intéressant.
00:08:33Donc il y a la culture officielle normale.
00:08:37Déjà, quand on dit journaliste,
00:08:38c'est complexe.
00:08:39Il y a un journaliste d'investigation,
00:08:40il y a un journaliste
00:08:41plus d'éditorialisation.
00:08:42Absolument.
00:08:43Et quand on éditorialise,
00:08:45de fait, on prend position.
00:08:47C'est un journaliste de position.
00:08:48C'est tout à fait admissible.
00:08:50Il n'y a pas de sujet
00:08:51par rapport à ça.
00:08:52Mais il y a déjà
00:08:53ce premier questionnement.
00:08:55Il y a un deuxième questionnement
00:08:56assez...
00:08:57Alors en effet,
00:08:58il n'y a pas vraiment de scoop.
00:09:00Apprendre que ces deux personnes-là
00:09:01sont plutôt de gauche,
00:09:02c'est pas...
00:09:03C'est le scoop extraordinaire
00:09:05aurait été qu'ils disent
00:09:05qu'ils allaient soutenir
00:09:06Achida Dati.
00:09:07Là, il y aurait eu un vrai truc.
00:09:08Bon là, pour le reste...
00:09:09Il y a deux choses aussi
00:09:10que je trouvais intéressantes.
00:09:11La première, c'est à l'époque
00:09:13de François Mitterrand,
00:09:14quand il ne voulait absolument pas
00:09:15que sorte l'histoire
00:09:16de sa fille cachée.
00:09:17qui s'était débrouillée
00:09:18pour que Minute,
00:09:19qui était un journal
00:09:21très très marqué
00:09:22extreinte droite,
00:09:23mais comme François Mitterrand
00:09:24avait beaucoup d'accointances
00:09:25de ce côté-là,
00:09:26c'était pas trop compliqué.
00:09:27Et comme c'était sorti
00:09:28dans Minute,
00:09:28du coup, tous les autres disaient
00:09:29« Ah, on ne peut pas.
00:09:30C'est une information
00:09:31qui vient de l'extreinte droite. »
00:09:32Là, ce qui est intéressant,
00:09:33c'est que je dois admettre
00:09:34que je ne connais pas
00:09:35le magazine en question.
00:09:36Voilà.
00:09:38Mais visiblement,
00:09:39il n'est pas tout à fait...
00:09:40Il est plutôt marqué.
00:09:42Mais même s'il est marqué,
00:09:43n'empêche que
00:09:44ça a été quand même repris.
00:09:45Ce qui prouve...
00:09:46Donc, on voit aussi
00:09:46une évolution quand même
00:09:47des représentations.
00:09:48Mais on nous dit
00:09:50que parce que c'est un journal
00:09:51plutôt classé très à droite,
00:09:53on ne devrait pas tenir compte
00:09:55de l'émetteur,
00:09:58en fait, en quelque sorte.
00:09:59C'est-à-dire qu'il est
00:10:00décrédibilisé
00:10:01parce qu'il est plutôt
00:10:02classé à droite.
00:10:03Qu'est-ce que vous montrez ?
00:10:04Rucquet a bien voté
00:10:05Mélenchon au premier tour.
00:10:06Ah bon ?
00:10:07Parce que moi,
00:10:07j'ai toujours entendu dire
00:10:08plutôt Jadot...
00:10:09Il a affirmé avoir regretté
00:10:11par la suite,
00:10:11mais il a quand même voté
00:10:12François Mitterrand.
00:10:13Brice ?
00:10:15Oui, moi, je trouve que
00:10:16cet épisode
00:10:18affaiblit encore une fois
00:10:20le service public
00:10:21à un moment
00:10:22où il est en grande difficulté.
00:10:24C'est le premier point.
00:10:26Le service public,
00:10:27quand on prend France Télévisions,
00:10:30c'est 2,5 milliards d'euros
00:10:31de budget.
00:10:32Et ils ont bouclé
00:10:35leur dernier budget,
00:10:36le budget de l'année dernière,
00:10:38avec 50 millions de déficits.
00:10:40Donc, il y a un enjeu
00:10:41autour de ce service public,
00:10:42de l'audiovisuel,
00:10:43enjeu que Rachida Dati
00:10:45avait pris en main,
00:10:48puisque vous savez,
00:10:49il y a un projet de loi
00:10:50qui avait été rejeté
00:10:52à l'Assemblée nationale,
00:10:53mais adopté au Sénat,
00:10:55sur cette réforme
00:10:56du service public,
00:10:58de l'audiovisuel.
00:10:59Donc,
00:10:59une telle séquence
00:11:01abîme encore une fois,
00:11:03en tout cas,
00:11:03ces journalistes-là,
00:11:04ces deux journalistes,
00:11:05abîment peut-être
00:11:06l'image que l'on peut avoir
00:11:07du service public
00:11:08qui est aujourd'hui
00:11:08de l'audiovisuel
00:11:09qui est en difficulté,
00:11:10en difficulté financière.
00:11:11Deuxièmement,
00:11:13il y a le sujet,
00:11:14évidemment,
00:11:15de la neutralité
00:11:15du service public,
00:11:16c'est ce que vous avez souligné.
00:11:18C'est-à-dire que,
00:11:18voilà,
00:11:18nous,
00:11:19nous sommes des contribuables,
00:11:20nous payons ce service public
00:11:21et nous attendons
00:11:23de ce service public
00:11:23de la neutralité.
00:11:25Le service public
00:11:25audiovisuel
00:11:26comme d'autres services publics.
00:11:28Et troisièmement,
00:11:28moi,
00:11:29j'attends de voir
00:11:29ce que va dire l'ARCOM.
00:11:30parce que vous vous souvenez
00:11:31dans l'affaire
00:11:31de Guillaume Maurice,
00:11:32Guillaume Maurice avait été
00:11:33suite à son sketch
00:11:35ou ses propos...
00:11:36Oui, humoriste
00:11:37qui avait fait un sketch
00:11:38sur le conflit israélo-palestinien.
00:11:40Je vais citer l'ARCOM.
00:11:43L'ARCOM a dit
00:11:43« Portée atteinte
00:11:45au bon exercice
00:11:47par Radio France
00:11:48de ses missions
00:11:48et à la relation de confiance
00:11:50qu'elle se doit d'entretenir
00:11:52avec l'ensemble
00:11:53des auditeurs
00:11:54est préjudiciable. »
00:11:56Voilà.
00:11:56Donc,
00:11:56cette relation de confiance,
00:11:58ces deux journalistes-là,
00:11:59mettent à mal
00:12:00la relation de confiance
00:12:01entre les Français
00:12:02et les services publics.
00:12:04Je pense qu'il faut
00:12:04vraiment le souligner.
00:12:06Et j'attends de l'ARCOM,
00:12:07peut-être,
00:12:08qu'il ait la même jurisprudence
00:12:10qu'il a eue
00:12:11à l'égard
00:12:11de M. Maurice.
00:12:13On va marquer
00:12:14une toute petite pause
00:12:16et on va continuer
00:12:17sur ce sujet
00:12:180826 300 300.
00:12:20Vous pouvez nous appeler
00:12:21et réagir.
00:12:23Comment est-ce que vous,
00:12:24vous avez réagi ?
00:12:25Est-ce que vous avez été étonné ?
00:12:26Et puis,
00:12:27effectivement,
00:12:27ça pose.
00:12:28Et Gilles Platret,
00:12:28vous êtes
00:12:29politique.
00:12:30Vous nous parlerez
00:12:31des relations
00:12:31que vous pouvez avoir
00:12:32peut-être avec les journalistes.
00:12:34A tout de suite.
00:12:34Sud Radio.
00:12:3714h-16h,
00:12:38Brigitte Laé,
00:12:39Sud Radio.
00:12:42Sud Radio.
00:12:43Le 10h midi,
00:12:44mettez-vous d'accord,
00:12:45Valérie Expert.
00:12:46Mettons-nous d'accord
00:12:47avec Gilles Laurence,
00:12:48Brice Socol,
00:12:49Gilles Platret
00:12:49et Serge Guérin.
00:12:50Donc,
00:12:51Thomas Legrand,
00:12:51Patrick Cohen
00:12:52attablé
00:12:53avec deux responsables
00:12:55du Parti Socialiste.
00:12:57Jusqu'ici,
00:12:57c'est le boulot aussi
00:12:58des journalistes
00:12:59de rencontrer
00:13:01des politiques.
00:13:02Le propos peut néanmoins
00:13:03interroger,
00:13:04encore une fois,
00:13:05puisqu'on parle
00:13:06d'une véritable stratégie
00:13:08qui est évoquée
00:13:09par Thomas Legrand
00:13:11en particulier.
00:13:12Les relations
00:13:12journalistes-politiques,
00:13:14Gilles Platret.
00:13:15Elles sont normales.
00:13:17Effectivement,
00:13:17peut-être que
00:13:18quand on ne connaît pas
00:13:19du tout le fonctionnement,
00:13:20on peut s'en étonner.
00:13:21Mais l'étonnement
00:13:23ne doit pas reposer
00:13:24sur le fait
00:13:24que des journalistes
00:13:25rencontrent des femmes
00:13:26et des hommes politiques.
00:13:27Ça, c'est normal.
00:13:28C'est même, d'ailleurs,
00:13:29quand on est journaliste politique,
00:13:30le cœur du métier.
00:13:31Donc, on doit aller chercher
00:13:32qu'il y ait même
00:13:33des relations de confiance
00:13:34qu'on essaye de tisser.
00:13:35Si elles restent distantes
00:13:37suffisamment
00:13:38pour garder un peu
00:13:38d'objectivité,
00:13:39aucun souci.
00:13:40Non, moi,
00:13:41cette affaire
00:13:41m'en a rappelé une autre.
00:13:43D'ailleurs,
00:13:43elle a été citée
00:13:44ces jours derniers.
00:13:45C'est ce qui s'est passé
00:13:45autour des enregistrements
00:13:47sauvages
00:13:47de Laurent Wauquiez
00:13:50lorsqu'il donnait
00:13:50un cours
00:13:51à l'EM Lyon.
00:13:53C'était en 2018.
00:13:54Alors, soyons bien clairs,
00:13:55je ne veux pas défendre
00:13:56ce que Wauquiez disait
00:13:57parce qu'il a raconté
00:13:57une somme de bêtises
00:13:58dans ce cours
00:13:59qui, mis bout à bout,
00:14:00était quelque chose
00:14:01d'absolument hallucinant.
00:14:03Mais à l'époque,
00:14:04moi, j'étais
00:14:05porte-parole des Républicains,
00:14:07un parti que j'ai quitté depuis,
00:14:08mais on avait
00:14:09le lundi matin,
00:14:10après une séquence
00:14:13qui était carrément passée
00:14:14sur le 20h de France 2,
00:14:17sur cet enregistrement,
00:14:19on s'est retrouvé
00:14:20avec une centaine
00:14:20de journalistes
00:14:21dans la salle de presse
00:14:22des Républicains.
00:14:23Ça n'avait pas dû arriver
00:14:23depuis 1958,
00:14:24si vous voulez.
00:14:25Donc, c'était assez incroyable.
00:14:27Et là, personne,
00:14:28personne ne se posait
00:14:29la question
00:14:30de savoir
00:14:30si c'était enregistré
00:14:32d'une manière régulière
00:14:33ou pas.
00:14:34D'ailleurs,
00:14:34depuis,
00:14:35les archives sonores
00:14:35sont ressorties
00:14:36et M. Cohen lui-même
00:14:38avait dit à l'époque
00:14:38que, de toute façon,
00:14:39c'était le boulot du journaliste
00:14:40de récupérer tout élément
00:14:42qui pouvait...
00:14:42Écoutez,
00:14:43on l'a récupéré
00:14:44parce que c'est effectivement...
00:14:45On ne l'a même pas préparé,
00:14:45Valérie, bravo.
00:14:46Non, on ne l'a pas préparé,
00:14:47mais nous,
00:14:47on l'avait,
00:14:48on l'avait avec Julia Truffole
00:14:50sélectionné
00:14:51parce que c'est aussi
00:14:53faites ce que je dis,
00:14:54faites pas ce que je fais
00:14:55et le deux poids, deux mesures.
00:14:56Écoutez.
00:14:57On se rappelle que
00:14:57ce n'est pas un bureau politique
00:14:59de LR
00:14:59qui a été espionné,
00:15:00ce n'est pas un rendez-vous secret,
00:15:02une enceinte scolaire
00:15:03ou universitaire,
00:15:04c'est un endroit public.
00:15:05Bien sûr,
00:15:06la loi dit
00:15:06qu'on ne doit pas enregistrer
00:15:07les gens à leur insu,
00:15:08mais il y a une démarche journalistique,
00:15:10moi,
00:15:10qui me semble tout à fait légitime
00:15:12et le résultat
00:15:13est très intéressant.
00:15:15Voilà,
00:15:15donc effectivement,
00:15:16on se souvient de tout ça.
00:15:18Après,
00:15:19très honnêtement,
00:15:20je trouve que c'était...
00:15:21Enfin,
00:15:21voilà,
00:15:22on a défendu
00:15:23le bout de grâce
00:15:23sur le fond
00:15:24parce qu'on était obligé
00:15:25de le faire
00:15:25comme porte-parole,
00:15:27mais il y avait une démarche...
00:15:27Alors,
00:15:28le seul problème,
00:15:28c'est la juxtaposition
00:15:30à l'époque,
00:15:30des petits bouts de...
00:15:31Donc,
00:15:31ça faisait un truc apocalyptique,
00:15:33etc.
00:15:33Là,
00:15:33c'est une séquence très courte,
00:15:35même s'il y a plusieurs enregistrements
00:15:37que l'incorrect a publié.
00:15:38Il n'en reste pas moins que...
00:15:40Moi,
00:15:40j'y vois deux difficultés.
00:15:42Évidemment,
00:15:42la première,
00:15:42vous l'avez rappelé,
00:15:43nous sommes avec des journalistes
00:15:45du service public,
00:15:46ça change complètement la donne.
00:15:47Moi,
00:15:47je n'ai pas de problème
00:15:48avec les opinions politiques
00:15:49des uns et des autres,
00:15:50même si,
00:15:51chacun le sait,
00:15:52un sondage avait été fait
00:15:52au moment de la présidentielle
00:15:54qui a permis à François Hollande
00:15:55d'être élu président.
00:15:56Rappelez-vous,
00:15:57dans des écoles de journalisme,
00:15:58on était à 80-90%
00:16:00de votants pour François Hollande.
00:16:01Mais à la rigueur,
00:16:03peu importe,
00:16:04ce n'est pas le souci.
00:16:05J'admets parfaitement
00:16:06les différences d'opinion.
00:16:07Là,
00:16:07on est sur le service public,
00:16:08ça change complètement la donne.
00:16:09Si l'objectif,
00:16:11l'impératif de neutralité
00:16:12n'est pas respecté
00:16:13sur le service public,
00:16:13et il ne l'est pas,
00:16:14chacun le sait,
00:16:15chacun le sent,
00:16:15chacun le voit et l'entend,
00:16:17alors,
00:16:18effectivement,
00:16:18la démocratie est en danger.
00:16:19Et derrière tout ça,
00:16:20c'est une crise de confiance
00:16:21qui vient s'accélérer,
00:16:23qui vient s'ajouter
00:16:24à la crise de confiance politique.
00:16:26La confiance dans les journalistes
00:16:28est ébranlée
00:16:28et pour le coup,
00:16:29pour tout le monde,
00:16:30parce que tout le monde,
00:16:31finalement,
00:16:32est entaché
00:16:32par ce qui se passe là.
00:16:34Et aux yeux des Français,
00:16:35cette corporation
00:16:35qui est juste totalement
00:16:37consubstantielle
00:16:38à la démocratie,
00:16:39il ne peut pas y avoir
00:16:40de démocratie sans journalisme
00:16:41et liberté d'expression.
00:16:43Mais cette corporation-là
00:16:44en prend,
00:16:45finalement,
00:16:45pour tout le monde,
00:16:47même ceux qui font
00:16:47honnêtement leur travail,
00:16:48et je pense que ça participe
00:16:49à l'écroulement
00:16:50du cadre démocratique
00:16:52qu'on est en train de vivre.
00:16:52On va reparler dans un instant
00:16:53des soubresauts parlementaires
00:16:55et qui participent eux-mêmes
00:16:57de la ruine de la France,
00:16:58telle qu'on l'a connue
00:17:00et telle qu'on la voudrait.
00:17:01Et donc,
00:17:01là, aujourd'hui,
00:17:02c'est un nouveau pilier
00:17:03qui est attaqué.
00:17:04Donc, oui,
00:17:04le service public est en cause,
00:17:06oui,
00:17:06sa neutralité est bafouée,
00:17:08mais surtout,
00:17:08c'est aussi l'édifice
00:17:10démocratique français
00:17:10qui se trouve désormais
00:17:12fragilisé
00:17:13par cette connivance
00:17:15qui est juste
00:17:16assommante.
00:17:17C'est indéfendable
00:17:18de toute façon.
00:17:19Vous vouliez revenir,
00:17:20Serge Guérin,
00:17:20sur le slogan
00:17:21de France Télévisions
00:17:24affiché sur la façade
00:17:26à la rentrée
00:17:26de France Info TV,
00:17:29l'information n'est pas
00:17:30une opinion.
00:17:30Oui,
00:17:31c'est très intéressant.
00:17:32C'est quand même paradoxal.
00:17:33Moi,
00:17:33j'avais dénoncé,
00:17:34j'avais posé la question
00:17:36au rédacteur en chef
00:17:37de France Info TV
00:17:38qui avait défendu
00:17:40cet argument,
00:17:41mais si,
00:17:42l'information,
00:17:43tout choix
00:17:43est une opinion.
00:17:46déjà,
00:17:46premier élément,
00:17:47il y a des études
00:17:48depuis les années 85,
00:17:49c'était la revue
00:17:50Média Pouvoir
00:17:50qui avait commencé
00:17:51avec La Croix,
00:17:52et d'ailleurs,
00:17:52c'est toujours La Croix
00:17:53qui sort tous les ans
00:17:54le baromètre de confiance.
00:17:56Et c'est quand même intéressant
00:17:57et globalement,
00:17:58cette année,
00:17:58on est à 32%
00:17:59de confiance
00:18:00dans les médias.
00:18:02C'est quand même
00:18:02très faible.
00:18:03Donc,
00:18:04la seule catégorie
00:18:05où il y a moins de confiance,
00:18:06c'est les politiques.
00:18:07Ce qui est quand même
00:18:07un vrai sujet
00:18:08pour notre démocratie.
00:18:09J'en ris pas,
00:18:10c'est pas positif.
00:18:11Et évidemment,
00:18:12cet événement-là,
00:18:13il contribue,
00:18:16mettra dans le même sac,
00:18:16et ainsi de suite.
00:18:17Ça, c'est la première chose.
00:18:18Deuxième chose,
00:18:19on le sait,
00:18:19alors toutes les théories
00:18:20de la science de communication
00:18:21vont dans le même sens,
00:18:22c'est ce qu'on appelle l'agenda.
00:18:23C'est les médias
00:18:24qui fixent l'agenda,
00:18:25ensuite,
00:18:26qui font pas nécessairement
00:18:26penser les gens
00:18:27comme il faudrait
00:18:28ou comme les médias voudraient.
00:18:29Par exemple,
00:18:30tous les médias étaient pour Maastricht
00:18:32et puis finalement,
00:18:32les Français ont voté contre.
00:18:33Vous voyez,
00:18:33des choses comme ça.
00:18:34Mais en tout cas,
00:18:35c'est eux qui fixent l'agenda.
00:18:36Et en fixant l'agenda,
00:18:37on parle de ça
00:18:38ou on parle de ça,
00:18:38c'est de fait
00:18:39rendre position.
00:18:40Alors,
00:18:41tu aurais raison,
00:18:42il faut bien hiérarchiser l'information.
00:18:44Il y a des choses plus importantes
00:18:45que d'autres instituts.
00:18:46Mais l'information,
00:18:47de fait,
00:18:47est au départ une opinion.
00:18:48Ensuite,
00:18:49on doit la faire connaître
00:18:50de manière la plus neutre possible.
00:18:52A partir de là,
00:18:52chacun construit son opinion.
00:18:54Et ça me faisait aussi penser
00:18:54à grand-papa de la sociologie,
00:18:57Max Weber,
00:18:58qui disait
00:18:58éthique de conviction,
00:18:59éthique de responsabilité.
00:19:00C'est le savant et le politique.
00:19:01C'est un des plus grands livres
00:19:02qui soient
00:19:02où il dit
00:19:03le savant,
00:19:03il doit se fonder
00:19:04et puis il doit chercher
00:19:05un consensus
00:19:06sur la connaissance.
00:19:07le politique est toujours pris
00:19:08entre ces deux éthiques,
00:19:10ses convictions
00:19:10et en même temps
00:19:11ses responsabilités.
00:19:12Et d'une certaine manière,
00:19:13le journaliste
00:19:13est du côté des politiques.
00:19:15C'est-à-dire qu'il a
00:19:15droit d'avoir
00:19:16évidemment des convictions,
00:19:18mais si les faits
00:19:20vont contre ses convictions,
00:19:21sa responsabilité
00:19:22c'est de donner les faits.
00:19:24Donc c'est aussi
00:19:24ses difficultés.
00:19:25Donc on n'est jamais neutre
00:19:27à 100%.
00:19:27Et nous,
00:19:28on n'est pas journaliste.
00:19:29On n'est pas.
00:19:30Mais la première
00:19:31des objectivités,
00:19:33c'est de savoir
00:19:33qu'on est subjectif.
00:19:34Et à partir de là,
00:19:34on construit
00:19:35par rapport au métier qu'on a.
00:19:36« Je suis enseignant,
00:19:37je vais dire des choses,
00:19:38même si elles ne me font pas plaisir. »
00:19:40Je dis toujours
00:19:41« Je ne suis ni optimiste
00:19:42ni pessimiste,
00:19:42je suis d'abord factuel. »
00:19:44La lucidité,
00:19:45la blessure,
00:19:45la plus proche du soleil
00:19:46disait René Char,
00:19:47il faut y rester à ça.
00:19:48C'est quand même
00:19:48la boussole
00:19:49qui devrait être celle
00:19:50de tout médiateur,
00:19:52on pourrait dire.
00:19:53Je pense qu'il y a
00:19:54une aspiration aujourd'hui
00:19:55des Français
00:19:55à savoir
00:19:55où est-ce qu'ils mettent les pieds
00:19:56lorsqu'ils ouvrent un média.
00:19:58C'est là où je disais
00:19:59hypocrisie.
00:20:00C'est-à-dire qu'on ne découvre pas
00:20:01que Patrick Cohen
00:20:02et Thomas Legrand
00:20:03ou des affinités
00:20:05plutôt à gauche.
00:20:06Je vais vous montrer un exemple
00:20:06du déploiement des mesures
00:20:07dans le service public,
00:20:08un exemple qui est très concret.
00:20:09Vous connaissez ?
00:20:09Il y a un multimillionnaire
00:20:10qui s'appelle Mathieu Pigasse
00:20:11qui est quelqu'un
00:20:11qui a un vrai projet politique
00:20:13engagé
00:20:13qui dit qu'il veut faire
00:20:15perdre la droite aujourd'hui,
00:20:16faire gagner la gauche
00:20:17aux prochaines présidentielles.
00:20:18Il a d'ailleurs soutenu le NFP.
00:20:20Mathieu Pigasse,
00:20:21c'est tout simplement celui
00:20:21qui produit les émissions
00:20:22de C'est à vous
00:20:23à travers sa société MediaOne.
00:20:26Il fait partie des gens
00:20:27qui produisent...
00:20:28Il a des parts dans cette société.
00:20:29Il a des parts, bien sûr,
00:20:30mais il fait partie des gens
00:20:31qui produisent aujourd'hui.
00:20:32C'est à vous et Patrick Cohen.
00:20:33On a d'autres exemples
00:20:33dans le service public.
00:20:34On a quelqu'un comme
00:20:35Renaud Levan de Kim
00:20:36qui est la personne
00:20:36qui a créé Brut.
00:20:37Brut, un média
00:20:38pour les jeunes de gauche.
00:20:39C'est également celui
00:20:40qui a créé, vous savez,
00:20:41cette fameuse série
00:20:41sur le service public
00:20:42qui s'appelait
00:20:42La Fabrique du Mensonge
00:20:44qui était justement
00:20:45cette série
00:20:46qui a réécrit
00:20:47l'affaire Lola
00:20:47en disant qu'au final,
00:20:48le problème dans l'affaire Lola
00:20:49c'était l'extrême droite.
00:20:50Vous voyez qu'aussi
00:20:51au sein du service public,
00:20:53vous avez aussi des actions,
00:20:54des personnes
00:20:54qui sont des multimillionnaires
00:21:01dans le service public.
00:21:01Donc là aussi,
00:21:02il y a une aspiration
00:21:03des Français à savoir
00:21:03qui produit ces émissions,
00:21:05dans quel but, pourquoi.
00:21:07Est-ce que c'est vraiment
00:21:07le rôle du service public
00:21:08d'accueillir quelqu'un
00:21:09comme Mathieu Pigasse
00:21:10qui, à la fois,
00:21:11rachète des festivals
00:21:12dans un projet politique,
00:21:13à la fois rachète des médias
00:21:14dans un projet politique.
00:21:15Je veux dire,
00:21:15à un moment,
00:21:16si on avait la même chose
00:21:17avec Vincent Bolloré
00:21:18qui produisait dans le service public,
00:21:19Pierre-Edouard Sterrain
00:21:20qui produisait dans le service public,
00:21:21je pense que beaucoup de Français
00:21:22se diraient
00:21:23mais qu'est-ce qui se passe ?
00:21:24Est-ce que le service public
00:21:25est toujours neutre ?
00:21:26Oui, moi je voudrais revenir
00:21:27sur ce que disait Gilles,
00:21:29le sentiment que je partage
00:21:30et qu'on a analysé
00:21:31dans le livre avec Frédéric,
00:21:32c'est cette défiance
00:21:33d'une majorité de Français
00:21:35à l'égard de ceux
00:21:37qui nous gouvernent.
00:21:39Et jamais la dichotomie
00:21:40entre la politique nationale
00:21:41et la politique locale
00:21:42n'a été aussi importante,
00:21:43aussi forte qu'aujourd'hui.
00:21:44Et ce genre d'événements
00:21:45renforcent la défiance
00:21:47à l'égard de ce monde
00:21:49un peu parisien,
00:21:50politico-médiatique
00:21:51et je trouve que les effets
00:21:52vont être dévastateurs
00:21:54encore une fois.
00:21:54Voilà, donc ça c'est
00:21:56le premier point.
00:21:58Le second point,
00:21:59on est à quelques mois
00:22:00d'élections municipales
00:22:01et à 18 mois
00:22:01d'élections présidentielles
00:22:02et bien évidemment,
00:22:04pour la première fois
00:22:05sous la Ve République,
00:22:06il faut bien le souligner,
00:22:07on va avoir une vraie campagne
00:22:09de presse d'opinion.
00:22:10Mais encore faut-il
00:22:11que chacun se dévoile.
00:22:13Voilà, ça c'est un principe
00:22:15de transparence
00:22:16à l'égard d'une majorité
00:22:16de Français.
00:22:17Voilà, qui fait quoi ?
00:22:19Quel journal a quelle opinion ?
00:22:21Quel média a quelle opinion ?
00:22:22Parce que ce sera aussi
00:22:22une campagne d'opinion,
00:22:23une campagne de médias.
00:22:24Évidemment, évidemment.
00:22:25On se retrouve dans un instant
00:22:27et on va revenir,
00:22:29vous pouvez réagir,
00:22:300826 300 300
00:22:32sur cette affaire
00:22:34Le Grand Cohen
00:22:35et puis François Bayrou,
00:22:37vraisemblablement,
00:22:38va quitter le
00:22:39pro, le gouvernement.
00:22:41On y revient avec vous.
00:22:42A tout de suite.
00:22:44Sud Radio, mettez-vous d'accord ?
00:22:46Valérie Expert.
00:22:47Sud Radio, le 10h midi,
00:22:49mettez-vous d'accord ?
00:22:51Valérie Expert.
00:22:51Et on est ensemble avec vous
00:22:53sur Sud Radio pour commenter
00:22:54l'actualité.
00:22:56Les débats commencent désormais
00:22:57à 10h,
00:22:58à 11h30 les médias
00:22:59et nous recevrons
00:23:00les Chevaliers du Fiel,
00:23:02l'événement médiatique
00:23:03de cette rentrée
00:23:04sur Sud Radio.
00:23:06Et ce soir,
00:23:07je vous signale un direct,
00:23:08Philippe David,
00:23:08de Cécile de Ménibus
00:23:10qui analyseront
00:23:11les résultats
00:23:12du vote de confiance.
00:23:14Ce sera sur Sud Radio
00:23:14à partir de 20h.
00:23:17Enfin, je pense
00:23:17qu'ils seront là
00:23:18un petit peu avant.
00:23:21Bon, je pense
00:23:21qu'on a fait le tour
00:23:22de cette affaire
00:23:23Thomas Le Grand,
00:23:24Patrick Cohen à suivre.
00:23:26Moi, la question,
00:23:26c'est pourquoi Thomas Le Grand
00:23:27est suspendu
00:23:28et pas Patrick Cohen ?
00:23:29On peut...
00:23:30Thomas Le Grand
00:23:31parlait et il part du principe
00:23:32je pense dans leur défense.
00:23:33Dans leur défense
00:23:34qui n'a pas pris la parole.
00:23:36Fakine Dimo consent
00:23:37et...
00:23:38C'est ça.
00:23:38C'est...
00:23:39Voilà.
00:23:39C'est une interrogation du moins.
00:23:41Mais bon,
00:23:42à suivre et à voir
00:23:43effectivement ce matin
00:23:44Sébastien Chenu
00:23:45a annoncé
00:23:45qu'il faisait,
00:23:48comment on dit,
00:23:48qu'il saisissait
00:23:49l'article 40
00:23:50au procureur
00:23:51pour effectivement
00:23:52qu'il y ait une enquête.
00:23:54Pourquoi pas une enquête
00:23:55parlementaire
00:23:55sur le service public ?
00:23:56Honnêtement,
00:23:57à l'heure où les députés
00:23:58ne peuvent plus voter
00:23:59de grandes lois
00:23:59parce que des équilibres
00:24:00politiques sont ce qu'ils sont,
00:24:02je pense que
00:24:02l'Assemblée nationale
00:24:03se grandirait
00:24:04en montant
00:24:05une commission d'enquête.
00:24:06C'est un des grands...
00:24:07des grandes mises.
00:24:08C'est une des grandes missions
00:24:09du Parlement
00:24:10et là,
00:24:11une mission d'enquête
00:24:12sur la neutralité
00:24:13du service public
00:24:14de l'information
00:24:14mériterait tout de même
00:24:16de poser un certain nombre
00:24:17de principes
00:24:18et de réalités
00:24:19sur la table.
00:24:20Voilà.
00:24:20Pour le coup,
00:24:21c'est le travail
00:24:21des parlementaires
00:24:22et ça ne me choquerait pas
00:24:23que ça puisse
00:24:24se mettre en place.
00:24:27Le sujet du jour,
00:24:28c'est malgré tout
00:24:29ce vote de confiance.
00:24:31François Bayrou
00:24:32qui a quand même fait
00:24:32la tournée
00:24:34de tout ce qui était possible.
00:24:36Peut-être pas Gulli,
00:24:37il manquait Gulli
00:24:38peut-être dans son agenda
00:24:40brut.
00:24:41C'est à vous,
00:24:42le journal de 20h.
00:24:43Il a expliqué
00:24:44qu'il était là
00:24:45pour convaincre
00:24:45les Français.
00:24:46Malgré tout,
00:24:47ce vote de confiance
00:24:48va intervenir aujourd'hui.
00:24:51Peu de chances
00:24:51qu'il en réchappe.
00:24:53Brice Ocol,
00:24:53comment vous l'analysez
00:24:55avec cette tournée
00:24:58de François Bayrou
00:24:59pour justifier
00:25:00son budget ?
00:25:01François Bayrou,
00:25:02je me souviens,
00:25:03au printemps,
00:25:04son objectif,
00:25:05c'était d'alerter
00:25:06les Français
00:25:06sur le surendettement.
00:25:08Donc,
00:25:08il a fait campagne
00:25:10pendant six mois.
00:25:12Il a hésité d'ailleurs
00:25:12à faire un vote de confiance,
00:25:14c'était au mois de février.
00:25:16Puis,
00:25:16il a interpellé
00:25:16le président de la République
00:25:17en disant,
00:25:18pourquoi pas proposer
00:25:19un référendum ?
00:25:20Le président de la République,
00:25:21évidemment,
00:25:21l'a refusé.
00:25:23Et puis,
00:25:24il a continué,
00:25:25il s'est exprimé trois fois,
00:25:26je crois au mois d'avril,
00:25:27en juillet,
00:25:27et puis là,
00:25:28tout récemment,
00:25:29pour alerter les Français
00:25:30sur la situation financière
00:25:31du pays.
00:25:32Mais,
00:25:32je pense que depuis Barnier,
00:25:33les Français sont au courant
00:25:34de la situation financière
00:25:36du pays.
00:25:36Je pense qu'on attendait
00:25:37de François Bayrou
00:25:38des solutions
00:25:39et des propositions,
00:25:41surtout pour un homme
00:25:41du centre
00:25:43qui a fait carrière
00:25:43sur le compromis,
00:25:45sur le modèle allemand.
00:25:47Et finalement,
00:25:48c'est un François Bayrou
00:25:48qui,
00:25:49moi,
00:25:49je me suis posé la question,
00:25:50mais qu'a-t-il fait
00:25:51au mois de juillet ?
00:25:52Qu'a-t-il fait
00:25:53au mois de juin ?
00:25:53Pourquoi n'a-t-il pas ouvert
00:25:54des négociations
00:25:55avec les oppositions ?
00:25:56Et pourquoi ce vote
00:25:57de confiance ?
00:25:58Bien sûr.
00:25:58Vous êtes politologue,
00:26:01je vous pose la question,
00:26:02c'est que d'où lui vient ?
00:26:03Le vote de confiance,
00:26:04il y en a eu à peu près
00:26:0541 sous la Vème République.
00:26:07Alors,
00:26:07souvent,
00:26:08ce sont des discours
00:26:09de politique générale,
00:26:10mais pas que.
00:26:12On peut faire
00:26:12des votes de confiance
00:26:13sur des thèmes particuliers.
00:26:15Moi,
00:26:15je me souviens,
00:26:16Pierre Moroy,
00:26:17qui avait été
00:26:17le Premier ministre
00:26:18de François Mitterrand,
00:26:20en avait fait deux.
00:26:22Un,
00:26:22c'était sur
00:26:23la grande
00:26:26réforme économique
00:26:27proposée
00:26:28par François Mitterrand.
00:26:30Un second
00:26:31sur la politique
00:26:32industrielle.
00:26:34Michel Rocard
00:26:34en a fait,
00:26:35Béré-Gauvois
00:26:36en a fait,
00:26:37Alain Juppé
00:26:37en a fait,
00:26:39François Fillon
00:26:39a été le dernier
00:26:40à avoir fait
00:26:40un vote de confiance
00:26:42sur la politique
00:26:43étrangère de la France.
00:26:46Et tout récemment,
00:26:47le dernier
00:26:47qui est engagé
00:26:48à un vote de confiance,
00:26:49c'était l'ancien
00:26:50Premier ministre.
00:26:52Ça a été deux fois
00:26:52Édouard Philippe
00:26:53et une fois Castex.
00:26:54Mais eux,
00:26:55ils l'ont fait
00:26:55en ayant une vraie majorité.
00:26:57Là,
00:26:58l'incompréhension
00:26:59pour une majorité.
00:27:00C'est pour ça qu'on parle
00:27:00d'arrêt qui rit,
00:27:01de sacrifice.
00:27:02Moi,
00:27:02je n'aime pas le mot sacrifice,
00:27:03mais en fait,
00:27:05c'est chronique
00:27:06d'une mort annoncée.
00:27:07J'ai fait des calculs,
00:27:08brièvement,
00:27:09pour nos auditeurs.
00:27:11L'Union de la Gauche,
00:27:12c'est 192 parlementaires.
00:27:15Le Rassemblement National,
00:27:17c'est 123.
00:27:19Les amis,
00:27:20les proches d'Éric Chotty,
00:27:20c'est 15.
00:27:21Donc là,
00:27:22on a déjà 330 parlementaires
00:27:23qui ne vont pas voter
00:27:25la confiance.
00:27:27La majorité est à 289.
00:27:29Vous rajoutez à cela...
00:27:30C'est une partie d'Élère, oui.
00:27:31Élère,
00:27:32qui a 49 parlementaires.
00:27:34Hier,
00:27:34j'entendais,
00:27:35la moitié ne voterait pas
00:27:36la confiance.
00:27:37Et dans le groupe Luiot,
00:27:38où vous en avez 23,
00:27:39vous en avez peut-être
00:27:40aussi la moitié
00:27:40qui ne vont pas voter
00:27:41la confiance.
00:27:42Donc,
00:27:42c'est chronique
00:27:43d'une mort annoncée
00:27:43aujourd'hui.
00:27:44Bien sûr.
00:27:44Voilà.
00:27:45Mais ce qui est déceptif,
00:27:47c'est qu'on attendait
00:27:48des solutions,
00:27:49on attendait des propositions,
00:27:50on attendait un Premier ministre
00:27:51qui soit en capacité
00:27:52de dialoguer
00:27:53avec les oppositions.
00:27:55Et paradoxalement,
00:27:56ça n'a pas été le cas.
00:27:57Oui,
00:27:58parce qu'ils étaient en vacances,
00:27:59à dire...
00:28:00François Bayrou,
00:28:01non,
00:28:01mais c'est ce qu'il a dit.
00:28:02En gros,
00:28:02ma formule,
00:28:03c'est...
00:28:04Bien sûr,
00:28:04François Bayrou est rentré
00:28:05par réfraction,
00:28:06vous vous souvenez ?
00:28:07Bien sûr,
00:28:07il a forcé la porte.
00:28:08Il a forcé la porte.
00:28:09Très clairement.
00:28:10Et moi,
00:28:10je dis,
00:28:10il part en claquant la porte.
00:28:12Voilà.
00:28:12Donc,
00:28:13c'est un peu l'image
00:28:13que j'ai de François Bayrou.
00:28:16Voilà,
00:28:16on lui a donné sa chance.
00:28:18Je pense qu'il l'a espéré
00:28:19pendant plusieurs années.
00:28:20Je pense qu'il est toujours
00:28:21sur cette logique
00:28:22des élections présidentielles.
00:28:24Mais je trouve qu'avec
00:28:25ce vote de confiance perdu,
00:28:27il sait qu'il est perdu.
00:28:29Je trouve que,
00:28:30encore une fois,
00:28:31ça...
00:28:31On n'aura pas de budget.
00:28:33Ça abîme la France.
00:28:34Ça abîme le rapport
00:28:35des Français
00:28:36avec le Parlement.
00:28:38Et puis,
00:28:38ça montre encore
00:28:38notre incapacité
00:28:39à pouvoir dialoguer ensemble.
00:28:40Bien sûr.
00:28:41Je le rends.
00:28:42Je pense que François Bayrou
00:28:43est arrivé en avant,
00:28:44en ayant rien à perdre.
00:28:45Et pourtant,
00:28:46il n'a rien fait
00:28:47pendant neuf mois.
00:28:47Et il appartient,
00:28:48selon moi,
00:28:49à cette tradition
00:28:50d'homme politique.
00:28:51Vous savez qu'il retrouve
00:28:51du courage
00:28:52au moment où il commence
00:28:53à perdre le pouvoir.
00:28:54C'est-à-dire,
00:28:55c'est peut-être même
00:28:56la jurisprudence d'Armanin.
00:28:57Vous savez,
00:28:57d'Armanin qui,
00:28:58lorsqu'il quitte Beauvau,
00:28:59reconnaît que devant
00:29:00le Stade de France,
00:29:01ce n'étaient pas
00:29:01des supporters anglais,
00:29:02finalement,
00:29:03qui ont foutu la pagaille.
00:29:05Et de la même manière
00:29:06qu'il reconnaît
00:29:06qu'en ayant quitté le pouvoir,
00:29:07que finalement,
00:29:08il n'y a plus de zone safe
00:29:08en France.
00:29:09Et donc,
00:29:09je pense qu'il dit...
00:29:10Colombe a fait la même chose
00:29:10à son départ.
00:29:11Père Sondam.
00:29:12Oui, voilà,
00:29:12Colombe,
00:29:13François Hollande
00:29:14qui parle de partitions.
00:29:15Et tous ces gens
00:29:15qui, finalement,
00:29:16perdent le pouvoir
00:29:16retrouvent à ce moment-là
00:29:17une envie politique
00:29:18de tenter,
00:29:19d'essayer.
00:29:19Et je pense que c'est
00:29:20complètement déprimant.
00:29:21Ça casse le lien démocratique
00:29:22avec les Français
00:29:23parce que finalement,
00:29:24les Français,
00:29:24ils se disent
00:29:25mais qu'est-ce qu'il fait
00:29:25depuis neuf mois ?
00:29:26Il essaie de faire
00:29:27de la tambouille politicienne,
00:29:28il essaie de se maintenir au pouvoir,
00:29:29mais alors qu'il n'a rien à perdre,
00:29:30il n'y fait même pas de politique.
00:29:32Et je rajoute à ça,
00:29:33pour moi,
00:29:33l'élément essentiel
00:29:34de la fracture démocratique,
00:29:35c'est le rapport au peuple.
00:29:37C'est-à-dire qu'avec Emmanuel Macron
00:29:39et lui,
00:29:40depuis quelques mois,
00:29:41on entend dire que finalement,
00:29:42aujourd'hui,
00:29:42c'est la responsabilité des Français.
00:29:44Donc la dette,
00:29:44c'est la responsabilité des Français,
00:29:45les Français votent mal,
00:29:46ils ont mal fait pour l'Assemblée.
00:29:47Mais pardon,
00:29:48mais les Français,
00:29:49vous ne convoquez jamais
00:29:50leur volonté populaire.
00:29:51Vous ne prenez jamais assise
00:29:53sur un référendum.
00:29:54Si je ne dis pas de bêtises,
00:29:55il me semble que le général de Gaulle,
00:29:56en 11 ans,
00:29:56c'est 5 référendums.
00:29:58Depuis 20 ans,
00:29:59une vingtaine d'années,
00:30:00nous avons eu un référendum,
00:30:01donc en 2005,
00:30:02et qui en plus de ça,
00:30:03n'a pas été écouté
00:30:04avec Sarkozy et Lisbonne en 2007.
00:30:06Donc finalement,
00:30:07de Sarkozy,
00:30:08on peut prendre même Chirac,
00:30:10tout ça,
00:30:10on a un référendum
00:30:11avec Hollande,
00:30:12Macron,
00:30:12donc on a un rapport
00:30:13qui est cassé,
00:30:14en fait,
00:30:14avec le peuple aujourd'hui,
00:30:17et on vient mettre en plus de ça
00:30:18la responsabilité sur les Français.
00:30:19Non,
00:30:19là je comprends complètement
00:30:21l'envie de dégagisme aujourd'hui
00:30:22qu'il y a en France,
00:30:24cette classe politique
00:30:24qui,
00:30:25encore une fois,
00:30:26ne change pas.
00:30:27C'est la même qu'on a
00:30:27depuis des années,
00:30:28qui est centriste,
00:30:29qui prend le pouvoir par le centre,
00:30:31qui ne propose rien,
00:30:32qui ne donne plus de projet
00:30:33à 10 ans,
00:30:34à 15 ans,
00:30:35d'envie d'aller quelque part,
00:30:36et ces gens-là,
00:30:38qui de LR au PS,
00:30:39finalement,
00:30:39ont pris le pouvoir,
00:30:40ont mis,
00:30:41en fait,
00:30:42sur un plateau,
00:30:42ont servi sur un plateau
00:30:43aujourd'hui,
00:30:43le Rassemblement National
00:30:44et la France Insoumise
00:30:45qui ont des projets clairs
00:30:47qui leur permettent,
00:30:48eux,
00:30:48de penser à 15 et 20 ans.
00:30:49Oui,
00:30:50Serge Guérin.
00:30:51Moi,
00:30:51je vais prendre la défense
00:30:52de François Bayrou,
00:30:54enfin,
00:30:54en tout cas,
00:30:55au tout début.
00:30:56Oui,
00:30:56parce que,
00:30:57vous qui êtes spécialiste,
00:30:59des boubeurs,
00:31:00c'est ça,
00:31:00justement,
00:31:00je vais y venir.
00:31:01Mais,
00:31:01première chose,
00:31:02il a contribué,
00:31:04alors,
00:31:05à de la pédagogie au débat,
00:31:06en relançant la question
00:31:08de l'endettement et tout ça.
00:31:09J'avais demandé à Via Voice
00:31:09de me faire un petit sondage
00:31:11et je voulais voir
00:31:13si jeunes et vieux,
00:31:13justement,
00:31:14il y avait un écart
00:31:14sur cette question-là.
00:31:15Globalement,
00:31:16je vais vite,
00:31:17les plus de 60 ans,
00:31:1890% ils ont compris
00:31:19qu'il y avait un gros problème
00:31:20et les jeunes,
00:31:20à plus de 80%.
00:31:21Donc,
00:31:21il n'y a pas d'écart,
00:31:22c'est intéressant,
00:31:22il n'y a pas de guerre des générations
00:31:23sur la question de l'endettement
00:31:24et du déficit.
00:31:25Tout le monde a compris.
00:31:27Après,
00:31:27c'est des solutions.
00:31:28Après,
00:31:28personne n'a compris
00:31:29les solutions de François Bayrou.
00:31:31Deuxième chose,
00:31:31j'aurais voulu le défendre,
00:31:32mais à peine,
00:31:33c'est qu'il a remis en selle
00:31:34Pierre Mendès France.
00:31:36J'étais intervenu une fois
00:31:37devant des députés
00:31:38et j'avais été sidéré
00:31:39en voyant leur regard.
00:31:40J'en voyais une
00:31:40qui me regardait en disant
00:31:41ce nom-là me dit quelque chose
00:31:43mais je ne vois pas trop qui.
00:31:44Là, aujourd'hui,
00:31:44sauf qu'évidemment,
00:31:45il prend la posture de Mendès France,
00:31:47ce n'est pas Mendès France qui veut.
00:31:48C'est comme ceux
00:31:48qui jouent gaullistes.
00:31:50Mais n'empêche que pas.
00:31:51Ça, c'est les deux éléments
00:31:52vaguement positifs.
00:31:53Ensuite,
00:31:54en effet,
00:31:55il n'a pas fait le travail
00:31:56qu'on pouvait attendre de sa part
00:31:57en disant
00:31:58j'ai rien à perdre
00:31:58et donc j'y vais.
00:32:00Je dis voilà
00:32:00et j'essaie de discuter.
00:32:02La CFDT,
00:32:02sur un centre de choses,
00:32:03était prête à discuter,
00:32:04à avancer.
00:32:05Il n'a pas du tout su
00:32:05aller avec eux.
00:32:07Il n'a pas su faire de la politique.
00:32:09C'est Jean-François Revelle
00:32:10qui disait le problème des politiques,
00:32:11c'est qu'ils n'ont pas de politique.
00:32:12Et lui,
00:32:12il est complètement là-dedans.
00:32:13La politique,
00:32:14ce n'est pas vouloir être nommé.
00:32:15La politique,
00:32:16c'est qu'est-ce que je fais
00:32:16de cette nomination ?
00:32:17Et là,
00:32:17on a senti que le garçon
00:32:18était un petit peu perdu
00:32:19par rapport à ça.
00:32:20Et par ailleurs,
00:32:21ce concours de
00:32:22je vais trouver qui est responsable
00:32:24et de finir sur les boomers,
00:32:25au-delà du fait que c'est ignoble,
00:32:27en plus,
00:32:27c'est complètement idiot,
00:32:28y compris politiquement d'ailleurs.
00:32:29Et donc,
00:32:30du coup,
00:32:30au final,
00:32:31en effet,
00:32:32on parle de confiance.
00:32:33Moi,
00:32:33ce qui m'inquiète le plus,
00:32:34c'est que ça génère,
00:32:35comme pour le débat précédent,
00:32:36ça génère encore plus de défiance
00:32:38et encore plus d'aquabonisme.
00:32:40En fin de compte,
00:32:41ils sont tous incapables.
00:32:42Il y a quand même
00:32:42quelque chose autour de ça.
00:32:43Et donc,
00:32:44ça veut dire quoi ?
00:32:45Après,
00:32:45on va s'étonner,
00:32:45les gens ne vont pas voter.
00:32:46Ils vont voter pour qui ?
00:32:47Pourquoi ? Comment ?
00:32:48Donc,
00:32:48il y a quand même quelque chose
00:32:49de très très autre.
00:32:50Il aurait pu au moins
00:32:51faire une pédagogie jusqu'au bout
00:32:52en disant
00:32:53voilà ce qu'on peut faire,
00:32:54ainsi de suite,
00:32:54et essayer,
00:32:55puisqu'il est officiellement centriste,
00:32:56essayer de trouver
00:32:58des majorités d'idées.
00:32:59C'était Edgar Ford
00:33:00qui disait qu'il faut trouver
00:33:00des majorités d'idées.
00:33:03Je partage avec Edgar Ford
00:33:04une calvitie,
00:33:05c'est à peu près tout.
00:33:06Mais en tout cas,
00:33:07c'est important.
00:33:08On va trouver dans cette période-là
00:33:10où, en effet,
00:33:10il n'y a pas de majorité,
00:33:11justement,
00:33:12on pouvait peut-être trouver
00:33:13des majorités d'idées.
00:33:14Pour ça,
00:33:14je me dis que peut-être
00:33:15qu'il faudrait avoir
00:33:16un gouvernement,
00:33:16plus de techniciens,
00:33:17je ne sais pas,
00:33:18une autre réponse.
00:33:19C'est exactement ce que
00:33:20je voulais vous dire.
00:33:21On va en reparler,
00:33:24effectivement.
00:33:25Quid de la suite
00:33:26après Bayrou ?
00:33:28Et puis,
00:33:28on aura Jean-Jacques
00:33:29qui nous appelle
00:33:30de Beaumont de Lomagne
00:33:31qui, lui,
00:33:32est très inquiet.
00:33:330826 300 300.
00:33:35Que va-t-il se passer
00:33:36après François Bayrou ?
00:33:39A tout de suite.
00:33:40Sud Radio.
00:33:41Sud Radio.
00:33:41Parlons vrai.
00:33:42Parlons vrai.
00:33:43Sud Radio.
00:33:43Parlons vrai.
00:33:46Sud Radio.
00:33:47Le 10h midi,
00:33:48mettez-vous d'accord,
00:33:49Valérie Expert.
00:33:50Avec vous sur Sud Radio,
00:33:520826 300 300.
00:33:54Que quid de la prép Bayrou ?
00:33:56Il y a peu de chances
00:33:57qu'il survive
00:33:58à son vote de confiance.
00:34:00On a Jean-Jacques
00:34:01en ligne avec nous.
00:34:01Bonjour Jean-Jacques.
00:34:03Oui,
00:34:03bonjour Valérie.
00:34:04Bonjour.
00:34:04Bonjour à toute l'équipe Sud Radio.
00:34:05Vous nous appelez
00:34:06de Beaumont de Lomagne.
00:34:08Oui.
00:34:08Peut-être un point de géographie ?
00:34:10Ça se situe
00:34:11dans le Tarn-et-Garonne,
00:34:12pas très loin du Gers.
00:34:13D'accord.
00:34:14Pas très loin de la Haute-Garonne.
00:34:15Je l'aurais dit
00:34:15à votre accent.
00:34:16Je l'aurais deviné.
00:34:18Alors,
00:34:19qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
00:34:22Disons,
00:34:23on retombe dans l'inquiétude
00:34:24parce qu'on n'a pas de cap,
00:34:26donc on ne sait pas
00:34:26où on va.
00:34:27Et quand on doit gérer
00:34:28des entreprises
00:34:29et qu'on doit donner
00:34:30de l'avenir,
00:34:31on ne sait pas
00:34:32sur quel pied danser.
00:34:33Donc,
00:34:34quand on voit
00:34:35le nombre de PME
00:34:36et TPE
00:34:37qui sont en difficulté,
00:34:39quand on voit
00:34:39les difficultés
00:34:40du monde agricole,
00:34:41quand on voit
00:34:42tout ce qui nous arrive,
00:34:45le Mercosur
00:34:46pour la partie
00:34:46du monde agricole,
00:34:47plein de problèmes
00:34:49qu'il peut y avoir
00:34:50à droite, à gauche,
00:34:51l'insécurité,
00:34:52le vol qui augmente
00:34:53dans les zones rurales,
00:34:55la partie médecin
00:34:58qui disparaît
00:34:59sur les zones rurales,
00:35:00les pharmacies
00:35:01qui doivent être réduites.
00:35:03Enfin,
00:35:03tout ça,
00:35:03on est vraiment,
00:35:05vraiment,
00:35:05vraiment dans un flou total
00:35:06et on ne sait pas
00:35:08quel cas pourra la France.
00:35:09Donc,
00:35:10c'est de l'inquiétude permanente.
00:35:13Ça fait 20 ans
00:35:15qu'on nous fait plonger
00:35:16petit à petit,
00:35:17même depuis 40 ans,
00:35:18ça a glissé,
00:35:19mais là,
00:35:19dans 20 ans,
00:35:20on plonge rapidement.
00:35:22Qu'est-ce que vous faites,
00:35:23Jean-Jacques,
00:35:24vous ?
00:35:24Moi,
00:35:24je suis agriculteur.
00:35:25D'accord.
00:35:26Donc,
00:35:26vous êtes effectivement
00:35:28en première ligne
00:35:30pour ressentir
00:35:34effectivement
00:35:35ces blocages
00:35:36et les dysfonctionnements.
00:35:37Merci de votre appel,
00:35:38Gilles Platret,
00:35:39sur,
00:35:40tout à l'heure,
00:35:41Serge Garin évoquait
00:35:42un gouvernement
00:35:43de techniciens.
00:35:45En fait,
00:35:45si vous voulez,
00:35:46on peut s'interroger longtemps
00:35:47sur les motivations
00:35:48de François Bayrou.
00:35:49Est-ce que c'est
00:35:49un suicide politique ?
00:35:50Est-ce que c'est une sortie
00:35:52en prenant
00:35:53l'ensemble des Français
00:35:53à témoins pour préparer 2027 ?
00:35:55J'aurais plutôt tendance
00:35:56à penser,
00:35:57en connaissant un peu
00:35:57l'animal politique,
00:35:59enfin,
00:35:59le connaissant pas personnellement,
00:36:00mais le voyant agir
00:36:01depuis tant de décennies,
00:36:02que c'est ce qu'il a
00:36:02derrière la tête.
00:36:03En gros,
00:36:03je prends les Français à témoins
00:36:05et donc je serai celui
00:36:06qui aura dit les choses.
00:36:07C'est pas de ma faute.
00:36:08Je me représenterai,
00:36:08alors oui,
00:36:09d'une façon très malhabile d'ailleurs,
00:36:11mais c'est pas un orateur
00:36:12et très honnêtement,
00:36:13il n'a plus le même tempo
00:36:15que les journalistes
00:36:15qui l'interrogent.
00:36:16Moi,
00:36:17ça m'a quand même frappé
00:36:17sur toutes les séquences.
00:36:19Il lui faut au moins
00:36:20trois secondes
00:36:21pour formuler,
00:36:21alors ça,
00:36:22c'est la vieille méthode,
00:36:23si vous voulez,
00:36:24trois secondes
00:36:24pour formuler sa pensée.
00:36:25Alors peut-être
00:36:26qu'elle en est plus profonde,
00:36:27mais en fait,
00:36:28il y a un décalage
00:36:28et ça lui amène
00:36:29dans des moments
00:36:30où il accélère un peu
00:36:31le débit
00:36:31à raconter des bêtises
00:36:32comme pour les boomers
00:36:33en fin d'interview.
00:36:34C'est cette énorme bêtise,
00:36:35il l'a sortie quand même
00:36:36dans la dernière seconde
00:36:37de l'interview de Boulot.
00:36:38Donc,
00:36:39tout ça pour dire
00:36:39que quelle que soit
00:36:40la motivation de Bérou,
00:36:41la vraie difficulté,
00:36:42c'est que Bérou
00:36:44ou un autre,
00:36:44rien ne changera jamais
00:36:46dans le contexte politique
00:36:47qui est le nôtre.
00:36:48Donc c'est Bérou aujourd'hui,
00:36:50c'était Barnier hier,
00:36:51la méthode,
00:36:52le style sont différents,
00:36:53mais le résultat est le même
00:36:54et ça sera le prochain
00:36:55que M. Macron nommera
00:36:57sauf s'il décide
00:36:58de convoquer
00:37:00de nouvelles élections législatives
00:37:01par une nouvelle dissolution.
00:37:02La vraie difficulté,
00:37:04vous avez parlé tout à l'heure
00:37:04de majorité d'idées
00:37:05et ça m'a fait penser
00:37:07à cette phrase
00:37:08du général De Gaulle
00:37:09dans son tome 3
00:37:11des mémoires,
00:37:11il parle d'Albert Lebrun,
00:37:12dernier président de la 3ème République,
00:37:14il dit finalement
00:37:15comme chef de l'État
00:37:16il lui a manqué deux choses,
00:37:17qu'il fut un chef
00:37:19et qu'il y eut un État.
00:37:20Et en fait,
00:37:21pour une majorité d'idées,
00:37:22il faudrait une majorité,
00:37:23il n'y en a pas,
00:37:23il faudrait surtout des idées.
00:37:24Alors certains parlementaires
00:37:26en ont,
00:37:26je ne vais pas jeter tout le monde
00:37:28dans la mémo,
00:37:29mais les partis politiques
00:37:31tels qu'ils s'organisent aujourd'hui
00:37:33ont confisqué la démocratie
00:37:35pour des intérêts
00:37:36qui sont les leurs
00:37:37et ne sont plus
00:37:37dans le débat d'idées.
00:37:39La crise démocratique
00:37:40que nous vivons,
00:37:40c'est une crise
00:37:41des partis politiques
00:37:42qui ne représentent qu'eux-mêmes
00:37:44et plus les Français.
00:37:45Il y a eu des périodes,
00:37:46alors ils ont toujours été
00:37:47un peu comme ça,
00:37:48mais il y a eu des périodes
00:37:48où l'intérêt supérieur
00:37:50prenait le pas
00:37:50sur la tambouille.
00:37:52Là, nous sommes retombés
00:37:52dans une période de tambouille.
00:37:54Et donc,
00:37:55la solution peut-être,
00:37:56moi c'est celle que je préconise
00:37:57depuis le résultat
00:37:58de la dissolution.
00:37:59La solution,
00:38:00c'est un gouvernement technique.
00:38:02Je rappelle une chose,
00:38:03je crois que je l'avais dit
00:38:03d'ailleurs à ce micro
00:38:04il y a quelques mois.
00:38:06Lorsque De Gaulle,
00:38:07à la fin de la crise algérienne,
00:38:08veut refonder le système
00:38:10politique français,
00:38:11il va chercher un Premier ministre
00:38:12qui n'est pas politique,
00:38:13qui s'appelle à l'époque
00:38:14Georges Pompidou,
00:38:16qui est tout sauf un politique,
00:38:17qui n'a pas été élu,
00:38:18qui est sur un profil
00:38:19très technicien.
00:38:20Il est devenu politique
00:38:21par la suite, évidemment,
00:38:22avec la carrière
00:38:23qu'on lui connaît.
00:38:23Mais cette idée,
00:38:25d'ailleurs De Gaulle le dit
00:38:25dans ses autres mémoires,
00:38:27les mémoires d'espoir,
00:38:28je voulais un profil
00:38:29qui ne soit pas politique.
00:38:30Dans la situation actuelle,
00:38:31qu'on aille chercher
00:38:32une figure
00:38:33de la société dite civile,
00:38:35un grand chef d'entreprise,
00:38:36un grand militaire,
00:38:37moi je rêve que le général
00:38:38de Villiers, par exemple,
00:38:39arrive à Matignon.
00:38:40Mais ça mettrait tout le monde
00:38:41devant ses responsabilités
00:38:42parce que lui n'a pas
00:38:43de compte à rendre
00:38:44à des organisations partisanes.
00:38:46Vous voyez bien qu'en fait,
00:38:47dans la situation telle qu'elle est,
00:38:48il faut trouver une autre solution
00:38:49et elle ne peut pas être politicienne.
00:38:52On verra la suite.
00:38:54Alors vous évoquiez
00:38:55la façon dont François Bayrou
00:38:57s'exprimait
00:38:57et parfois ce qui lui fait dire
00:38:59des conneries.
00:39:00Je n'ai pas d'autres mots,
00:39:01Jules Laurence,
00:39:02c'est votre coup de gueule.
00:39:04Bien sûr, moi ça a été vraiment
00:39:06ce qui m'a le plus énervé
00:39:07finalement de tout le week-end.
00:39:09Alors je vais replacer
00:39:11un peu le contexte
00:39:12lors d'une interview à Brut.
00:39:13Brut, c'est un média
00:39:1418-25 digital
00:39:15qui est vraiment ancré à gauche
00:39:17et notamment sur la question
00:39:18de ce qu'ils appellent
00:39:19les bavures policières.
00:39:20C'est vraiment
00:39:21leur fonds de commerce.
00:39:22Et François Bayrou,
00:39:23lors de cette interview,
00:39:24il a reconnu l'existence
00:39:25de contrôles d'identité
00:39:27au faciès face aux journalistes.
00:39:28On va écouter,
00:39:29on va les exprimer.
00:39:30C'est super.
00:39:31Les jeunes ont évidemment
00:39:32des choses à dire sur ce point.
00:39:34C'est vrai qu'il y a plus souvent
00:39:36des contrôles
00:39:36selon la situation,
00:39:39le quartier,
00:39:40la couleur de la peau.
00:39:41Je ne dis pas le contraire.
00:39:42Mais je pense que
00:39:43les forces de sécurité
00:39:45sont vitales pour un pays,
00:39:47vitales pour sauver des gens
00:39:48tous les jours chez nous.
00:39:49Vous parlez des contrôles au faciès,
00:39:50c'est ça quelque part ?
00:39:51Oui, sûrement.
00:39:53Je n'ai pas de doute
00:39:55qu'un certain nombre de jeunes
00:39:57dans certains quartiers
00:39:59sont contrôlés plus souvent
00:40:00que d'autres jeunes
00:40:02dans d'autres quartiers.
00:40:03Et pour moi,
00:40:04finalement,
00:40:04et dans la continuité
00:40:05de notre discussion
00:40:06sur la déconnexion
00:40:07finalement de ces élites,
00:40:09alors je trouve ça déjà
00:40:10d'une hypocrisie incroyable
00:40:11et absolument insupportable
00:40:12parce qu'on est quand même
00:40:13sur un personnel politique
00:40:14qui est largement protégé
00:40:15par la police,
00:40:16qui bénéficie de sécurité.
00:40:19C'est comme la France insoumise,
00:40:19vous savez,
00:40:20les députés Thomas Porte
00:40:21qui en permanence
00:40:21insultent la police
00:40:22et en même temps
00:40:23bénéficient d'une protection policière.
00:40:25Ça, je trouve ça insupportable.
00:40:26Et il y a aujourd'hui,
00:40:27avec des propos comme cela,
00:40:29finalement un continuum
00:40:30de la détestation
00:40:32de la police en France.
00:40:33Vous partez de la France insoumise
00:40:34qui dit que la police
00:40:34tue partout
00:40:35jusqu'à aujourd'hui,
00:40:37pardon,
00:40:38comment il s'appelle ?
00:40:39Bayrou,
00:40:40j'en perds son nom,
00:40:41j'ai déjà oublié
00:40:42qu'il était Premier ministre.
00:40:43Bayrou qui lui
00:40:44va jusqu'à dire
00:40:45qu'il y a des contrôles
00:40:46au faciès.
00:40:47Et c'est absolument insupportable
00:40:49parce que là,
00:40:49il s'adresse à la jeunesse,
00:40:51vous savez,
00:40:51dans ce média aujourd'hui de gauche.
00:40:53D'autant que je ne suis pas sûr
00:40:54qu'il tiendrait
00:40:54ces mêmes propos aujourd'hui
00:40:56si jamais il se présentait
00:40:57devant Gilles Boulot
00:40:58par exemple au TF1.
00:40:59Je pense qu'il y a aujourd'hui
00:41:00même une adaptation
00:41:01du discours
00:41:02en fonction des médias,
00:41:03ce qui je trouve
00:41:04est absolument insupportable.
00:41:06Et là où je vais
00:41:07encore plus loin,
00:41:08c'est vraiment
00:41:08sur cet aspect
00:41:09aujourd'hui de dire
00:41:10que la police
00:41:11fait du contrôle au faciès.
00:41:13C'est vraiment
00:41:13méconnaître
00:41:14ce qu'est aujourd'hui
00:41:15l'institution policière.
00:41:16Premièrement,
00:41:17la réalité du terrain
00:41:18parce que la police
00:41:19elle intervient
00:41:20là où il y a des problèmes,
00:41:21dans les zones à risque.
00:41:23Elle va là
00:41:23où il y a du trafic de drogue,
00:41:25là où il y a
00:41:25de la délinquance,
00:41:26là où il y a de la criminalité.
00:41:27De plus de ça,
00:41:27il faut rappeler Valérie.
00:41:28Et puis parfois
00:41:29elle intervient aussi
00:41:29dans des zones
00:41:30où il y a moins de risques.
00:41:31Oui, où il y a moins de risques.
00:41:33Il y a des gens
00:41:34qui se plaignent parfois
00:41:35d'être contrôlés
00:41:36en disant
00:41:36oui bon ok,
00:41:37moi je vais peut-être
00:41:39passer au feu orange
00:41:40mais il y a des délinquants
00:41:42à compter.
00:41:42Oui, ça c'est vrai.
00:41:44Bref,
00:41:44c'est pas le sujet, pardon.
00:41:46Et là où
00:41:47en plus de ça
00:41:47je trouve ça absolument insupportable,
00:41:49c'est cette représentation
00:41:49qu'il va donner de la police
00:41:50qui serait en fait
00:41:52en lame de fond
00:41:52d'un point de vue idéologique.
00:41:53Une police, vous savez,
00:41:55finalement blanche
00:41:55qui va elle-même
00:41:56aller interpeller
00:41:57les personnes
00:41:58qui seraient noires
00:42:00ou arabes dans les quartiers.
00:42:01Mais pardon,
00:42:01mais en fait
00:42:01il y a plus de diversité
00:42:02aujourd'hui dans la police
00:42:03qu'au sein du modem
00:42:04ou au sein de la France insoumise.
00:42:05C'est-à-dire que
00:42:05c'est vraiment
00:42:06c'est méconnaître aujourd'hui
00:42:07ce qu'est la police aujourd'hui.
00:42:09Vous allez en Seine-Saint-Denis,
00:42:10moi je connais beaucoup
00:42:11de personnel de la BAC
00:42:12en Seine-Saint-Denis
00:42:13mais c'est des noirs
00:42:13qui sont policiers
00:42:14qui sont fiers de porter l'uniforme
00:42:16et qui arrêtent
00:42:16effectivement parfois
00:42:17des personnes
00:42:18qui sont noires ou arabes.
00:42:19Pas toujours mais
00:42:20enfin je veux dire
00:42:21c'est méconnaître
00:42:21sa propre institution.
00:42:22Donc il y a une hypocrisie
00:42:23incroyable,
00:42:24il y a une déconnexion
00:42:25et en plus de ça
00:42:26il y a une irresponsabilité
00:42:27qui lui est propre
00:42:28sur ce sujet
00:42:28à légitimer ce continuum
00:42:30aujourd'hui
00:42:31de détestation de la police
00:42:32qui part finalement
00:42:33de la France insoumise
00:42:34jusqu'au modem.
00:42:35Oui.
00:42:36Réaction ?
00:42:36Entièrement d'accord.
00:42:37Enfin je pense que
00:42:38je n'avais pas entendu
00:42:39la séquence
00:42:39donc je réagis à chaud.
00:42:41Je pense que
00:42:42enfin il est en train
00:42:44là aussi
00:42:45d'essentialiser
00:42:46des choses
00:42:47qui sont beaucoup plus
00:42:47pratico-pratiques.
00:42:48Sur le terrain
00:42:49nos policiers
00:42:50vont là
00:42:51où les problèmes
00:42:52se posent
00:42:53et ils se posent partout
00:42:54soyons bien clairs
00:42:55la montée
00:42:56de la criminalité
00:42:58n'est pas simplement
00:42:59l'affaire de certains quartiers
00:43:00elle est aussi
00:43:00dans les centres-villes
00:43:01vous avez vu ce qui s'est passé
00:43:02peut-être ce week-end
00:43:03à Dijon
00:43:04qui est la capitale
00:43:05de ma région
00:43:05où des fusillades
00:43:07ont eu lieu
00:43:08et visiblement
00:43:09des règlements de comptes
00:43:10sur des fonds de trafic
00:43:11et donc la police
00:43:12n'a pas se demandé
00:43:13quelle est la couleur de la peau
00:43:14elle intervient
00:43:14et donc je pense
00:43:16que c'est grave
00:43:16alors ça rejoint
00:43:17effectivement ce qu'on a dit
00:43:18je pense que
00:43:18M. Bérou perd pied
00:43:19en termes de communication
00:43:21ça c'est clair
00:43:21en tout cas c'est manifeste
00:43:22depuis une semaine
00:43:22mais c'est grave
00:43:24parce que de surcroît
00:43:25et de la préoccupation
00:43:26que nous avons
00:43:27lorsqu'un événement survient
00:43:28il laisse toujours
00:43:29des traces dans l'opinion
00:43:30et il ne faut pas croire
00:43:31qu'une parole
00:43:32retombe
00:43:33dans l'oubli
00:43:34immédiatement
00:43:34non
00:43:35elle nourrit
00:43:36elle sera reprise
00:43:37notamment par
00:43:38les filles
00:43:38qui évidemment
00:43:39il fera son beurre
00:43:40en disant
00:43:41regardez
00:43:42même Bérou
00:43:43est d'accord avec nous
00:43:44contrôle au faciès
00:43:45etc
00:43:45donc racisme de la police
00:43:47c'est ce que ça veut dire
00:43:48quand on décode un petit peu tout ça
00:43:49donc c'est gravissime
00:43:50donc je pense qu'effectivement
00:43:51il y a une séquence
00:43:52qui est en train de se terminer
00:43:53alors ça ne veut pas dire
00:43:54qu'il y aura moins de bêtises
00:43:55qui se débiteront
00:43:55après M. Bérou
00:43:56mais là
00:43:57on est arrivé quand même
00:43:58en limite d'exercice
00:43:58on va se retrouver
00:44:01après les infos
00:44:02et on va revenir
00:44:03sur vos coups de coeur
00:44:04et vos coups de gueule
00:44:05on va parler de la taxe
00:44:06sur les pourboires
00:44:07et puis
00:44:07avec vous Gilles
00:44:09cette jus de carte française
00:44:11qui a refusé
00:44:12de serrer la main
00:44:13de son adversaire israélienne
00:44:15à tout de suite
00:44:16après les infos
00:44:17Sud Radio
00:44:18mettez-vous d'accord
00:44:19Valérie Expert
00:44:20avec vous sur Sud Radio
00:44:23pour commenter l'actualité
00:44:24avec Jules Laurence
00:44:25rédacteur en chef
00:44:26de Frontières
00:44:27Brice Socol
00:44:27politologue
00:44:28essayiste
00:44:29co-auteur
00:44:29avec Frédéric Daby
00:44:30de Parlons-nous
00:44:31tous la même langue
00:44:32paru aux éditions de l'Aube
00:44:33Gilles Platret
00:44:34maire de Chalons-sur-Saône
00:44:35et Serge Guérin
00:44:36sociologue
00:44:37et je rappelle
00:44:37votre dernier livre
00:44:38Et si les vieux
00:44:39sauvaient la planète
00:44:40qui est paru
00:44:41chez Michalon
00:44:42je vous rappelle
00:44:42que les débats
00:44:43commencent à 10h
00:44:44et à 11h30
00:44:45les médias
00:44:46avec Gilles Gansman
00:44:47et aujourd'hui
00:44:48les chevaliers
00:44:49du Fiel
00:44:50on va continuer
00:44:52notre tour de table
00:44:53de ce qui a retenu
00:44:54votre attention
00:44:54Brice
00:44:55c'est un coup de gueule
00:44:56moi j'ai failli
00:44:57tomber de ma chaise
00:44:57ce week-end
00:44:58non sérieusement
00:44:59est-ce que vous saviez
00:45:01que le gouvernement
00:45:01avait songé
00:45:04envisagé
00:45:05de taxer
00:45:06les pourboires
00:45:06des serveurs
00:45:07et des serveuses
00:45:08des professionnels
00:45:10de la restauration
00:45:11hallucinant
00:45:13on est dans un contexte
00:45:14quand même
00:45:15budgétaire particulier
00:45:15on parle beaucoup
00:45:17d'inégalité
00:45:19on parle des pouvoirs d'achat
00:45:20de la difficulté
00:45:21de recruter
00:45:21et Bercy
00:45:23et la créativité
00:45:24de Bercy
00:45:25envisagé
00:45:26de taxer
00:45:27les pourboires
00:45:27moi j'ai trouvé ça
00:45:29vraiment scandaleux
00:45:30les pourboires
00:45:31ne sont pas des privilèges
00:45:32c'est juste
00:45:33une reconnaissance
00:45:34du service
00:45:35par le client
00:45:35et comme le dit
00:45:37très justement
00:45:38Thierry Marx
00:45:39il a dit
00:45:39mais ils veulent instaurer
00:45:41une taxe sourire
00:45:41et ça c'est inadmissible
00:45:43non mais c'est insensé
00:45:45c'est insensé
00:45:46c'est insensé
00:45:46et donc
00:45:47mais ils ne le feront pas
00:45:48non finalement
00:45:48je pense qu'ils ne le feront pas
00:45:50mais même comment ils peuvent le mesurer
00:45:51puisque par essence
00:45:52je suis d'accord
00:45:53le pourboire n'est pas déclaré
00:45:55donc c'est un peu compliqué
00:45:56parce que maintenant
00:45:57désormais
00:45:58vous pouvez
00:45:59comme aux Etats-Unis
00:46:01on vous demande
00:46:02si vous voulez
00:46:02payer par carte
00:46:04le pourboire
00:46:05qui sont de moins en moins nombreux
00:46:06en plus
00:46:06bien sûr
00:46:08de moins en moins nombreux
00:46:09les gens
00:46:09en moyenne
00:46:10c'est 40 euros par an
00:46:11pas à Paris
00:46:12mais voilà
00:46:13ailleurs
00:46:1440 euros
00:46:15par mois
00:46:16excusez-moi
00:46:17j'ai une bêtise
00:46:17par mois
00:46:18de pourboire
00:46:19ce qui est très très peu
00:46:20très très peu
00:46:21mais à un moment
00:46:22où vous avez une perte
00:46:22d'attractivité de ce métier
00:46:24on cherche des serveurs
00:46:25et des serveuses partout
00:46:26où on a une érosion
00:46:28du pouvoir d'achat
00:46:29est-ce que c'était
00:46:30vraiment le moment
00:46:31d'imaginer
00:46:32cette nouvelle taxe sourire
00:46:33je ne le crois pas
00:46:34la taxe sourire
00:46:35en plus le nom
00:46:36le nom
00:46:37c'est Thierry Marx
00:46:38c'est pas moi
00:46:39c'est assez
00:46:41assez invraisemblable
00:46:42Gilles
00:46:43vous c'était
00:46:44un coup de gueule aussi
00:46:45oui c'est un coup de gueule
00:46:47c'est un coup de gueule
00:46:49qui ne devrait pas arriver
00:46:51dans un domaine
00:46:51qui est censé réconcilier
00:46:53les nations
00:46:55les individus entre eux
00:46:56c'est une jeune
00:46:58judoka de championne de France
00:47:00dans sa catégorie junior
00:47:01de moins de 63 kilos
00:47:03Doria Boursas
00:47:04qui est un modèle
00:47:06parce qu'elle a un parcours fabuleux
00:47:08elle vient
00:47:08quartier difficile
00:47:10issue elle-même
00:47:11de l'immigration
00:47:11il y a vraiment
00:47:12un parcours
00:47:13dans lequel des jeunes
00:47:15peuvent s'identifier
00:47:15et qui se retrouve
00:47:17en compétition
00:47:18championnat d'Europe
00:47:19en quart de finale
00:47:21à Bratislava
00:47:22ce week-end
00:47:22c'était vendredi exactement
00:47:23contre une athlète
00:47:25israélienne
00:47:26et au moment
00:47:28du salut
00:47:29alors vous savez que
00:47:29le salut est réglementé
00:47:31en matière de judo
00:47:31donc on se salue
00:47:32d'une manière rituelle
00:47:34et l'usage
00:47:35qui n'est pas obligatoire
00:47:36certes mais l'usage
00:47:36c'est qu'on se serre la main
00:47:37et au moment où
00:47:38la française a salué
00:47:39elle tourne immédiatement
00:47:40le dos
00:47:40à l'athlète israélienne
00:47:42et part
00:47:44en laissant l'autre
00:47:45la main tendue
00:47:46sans lui répondre
00:47:47donc on est
00:47:48dans une énième
00:47:49manifestation
00:47:50d'antisémitisme
00:47:52il faut dire les choses
00:47:52comme elles sont
00:47:53et là on voit bien
00:47:54que
00:47:55ce vent mauvais
00:47:57est en train
00:47:58de souffler
00:47:59sur notre pays
00:47:59d'une manière
00:48:01absolument irresponsable
00:48:02et particulièrement
00:48:03dangereuse
00:48:04et touche surtout
00:48:05la politique
00:48:07c'est déjà odieux
00:48:08quand des partis
00:48:09comme Elefi
00:48:10donnent prise
00:48:11à ces idées
00:48:12nauséabondes
00:48:12au nom de l'antisionisme
00:48:14on sait très bien
00:48:14comment les choses se passent
00:48:15on dit finalement
00:48:16mais non nous ne sommes pas
00:48:17contre les juifs
00:48:18nous sommes comme Israël
00:48:18contre Israël
00:48:19etc
00:48:19et on voit bien
00:48:20comment tout ça dévie
00:48:22vers le retour
00:48:23d'un antisémitisme
00:48:24qui devient quelque part
00:48:25qui essaie de se trouver
00:48:27une espèce de propreté
00:48:28alors qu'il reste
00:48:29une idéologie
00:48:30nauséabonde
00:48:31et c'est sans doute
00:48:32la plus vieille idéologie
00:48:33en tout cas depuis 2000 ans
00:48:35qui a fait le plus de morts
00:48:37en fait dans l'humanité
00:48:38et donc là
00:48:39dans le sport
00:48:40une gamine de 19 ans
00:48:42une championne
00:48:43qui porte notre drapeau
00:48:44et dont on pourrait être fier
00:48:45se comporte
00:48:47d'une manière
00:48:47totalement irresponsable
00:48:49et honteuse
00:48:49pour le moment
00:48:50alors c'est bien
00:48:51évidemment en ce moment
00:48:51tous les ministres
00:48:53sont un peu en train
00:48:53de faire leur carton
00:48:54là je pense que
00:48:55des rouleaux de scotch
00:48:55sont sortis
00:48:56et les entreprises
00:48:58de déménagement
00:48:58sont déjà prévenues
00:48:59mais il me semble
00:49:00quand même que du côté
00:49:01du ministère
00:49:02des sports
00:49:03on devrait avoir
00:49:04une réaction
00:49:05à ma connaissance
00:49:06au moment en tout cas
00:49:07je suis rentré
00:49:07dans votre studio
00:49:08cette réaction
00:49:09n'avait pas encore eu lieu
00:49:10la seule réaction
00:49:12officielle que j'ai vue
00:49:13c'est celle
00:49:14de l'ambassadeur d'Israël
00:49:15qui a dit
00:49:16écoutez là
00:49:16ça dépasse les bornes
00:49:17il faut absolument
00:49:18que des choses
00:49:20se passent
00:49:20parce que petit à petit
00:49:22on est en train
00:49:22d'insinuer
00:49:24d'instiller
00:49:25dans l'opinion publique
00:49:26que ces choses là
00:49:26finalement
00:49:27parce qu'elles sont répétées
00:49:28finiront par devenir
00:49:30habituelles
00:49:31et c'est ça
00:49:31le grand risque
00:49:32on a déjà dit ici
00:49:34on a eu des débats ici
00:49:35sur cette montée
00:49:36de l'antisémitisme
00:49:37moi je veux bien
00:49:38que monsieur Netanyahou
00:49:40n'ait pas
00:49:40à s'immiscer
00:49:41dans la vie intérieure
00:49:42politique française
00:49:43mais quand il dénonce
00:49:44une montée
00:49:46de l'antisémitisme
00:49:46en France
00:49:47il ne fait que reprendre
00:49:48une réalité
00:49:49hélas statistique
00:49:51depuis le 7 décembre
00:49:52les actes antisémites
00:49:54explosent dans ce pays
00:49:55et ce qui s'est passé
00:49:56avec cette entête française
00:49:58vendredi
00:49:59est un acte antisémite
00:50:01appelons les choses
00:50:02par leur nom
00:50:02donc c'est vraiment
00:50:03le coup de gueule
00:50:04mais c'est un coup de gueule
00:50:05avec cet exemple
00:50:06parmi tant d'autres
00:50:07et hélas
00:50:07la réaction officielle
00:50:09n'est pas assez forte
00:50:10aujourd'hui
00:50:10elle devrait être
00:50:11débarquée immédiatement
00:50:12voilà elle a refusé
00:50:13le jour même
00:50:14elle devrait être débarquée
00:50:15et là le week-end a passé
00:50:16et personne du côté du gouvernement
00:50:18n'a encore réagi
00:50:18oui mais c'est
00:50:20c'est effectivement
00:50:21moi aussi
00:50:21ce qui m'a un peu
00:50:22ce qui m'a frappée
00:50:22et ce qui me frappe
00:50:23ces derniers temps
00:50:24c'est le
00:50:24enfin vous allez me dire
00:50:25c'est pas ces derniers temps
00:50:26ça fait un moment
00:50:27mais l'importation
00:50:28du conflit israélo-palestinien
00:50:30qui est au coeur
00:50:31de la politique française
00:50:32vous voyez qu'il y a des députés
00:50:33Thomas Portour
00:50:34qui ne tweetent
00:50:35que sur le conflit
00:50:36que sur Gaza
00:50:38c'est à dire que ça devient
00:50:39et deux histoires
00:50:41qu'on m'a raconté ce week-end
00:50:42de rentrée scolaire
00:50:43une enseignante
00:50:44qui se présente
00:50:45devant ses élèves
00:50:46elle a un nom
00:50:47qui se termine
00:50:49enfin bon
00:50:50je ne vais pas rentrer
00:50:50dans le détail
00:50:51et les élèves disent
00:50:52vous êtes juive madame ?
00:50:53chose qui ne lui était
00:50:54jamais arrivée
00:50:55et une de mes amies
00:50:56a sa petite fille
00:50:57enfin sa fille
00:50:58oui qui est dans une
00:50:59dans une école
00:51:00qui est en cinquième
00:51:02et elle a une camarade
00:51:03à côté d'elle
00:51:04qui lui dit
00:51:05regarde mes cheveux
00:51:06j'ai les cheveux bouclés
00:51:07on dirait une juive
00:51:08enfin c'est chez des gamins
00:51:10que cela infuse
00:51:12et puis pareil
00:51:13sur Besançon
00:51:15je peux en redire un mot
00:51:16c'est à dire
00:51:16ce salon du livre
00:51:18où il y a eu des pressions
00:51:19d'élus communistes
00:51:21et d'élus verts
00:51:22qui ont demandé
00:51:23à ce que Raphaël Enthoven
00:51:24ne soit pas invité
00:51:25après des propos
00:51:27qu'il a tenus sur Gaza
00:51:28qu'on soit d'accord ou pas
00:51:30avec Raphaël Enthoven
00:51:31la défense de la liberté d'expression
00:51:34elle s'inscrit
00:51:35dans le respect de la loi
00:51:36et en démocratie
00:51:38on ne peut pas faire autrement
00:51:39enfin c'est invraisemblable
00:51:41et je ne pense pas non plus
00:51:42que la ministre de la Culture
00:51:43ait réagi sur cette affaire
00:51:45on désinvite un auteur
00:51:46un écrivain
00:51:47vous vouliez parler de Boilem Samsal
00:51:48on rappelle qu'on a un écrivain
00:51:50qui est emprisonné
00:51:51pour ses idées
00:51:52et c'est vrai que cet antisémitisme
00:51:54il est là
00:51:54et bien là
00:51:55Serge Guérin ?
00:51:56Oui tout à fait
00:51:56et il est quand même propagé
00:51:58par un côté du bloc politique
00:52:00de manière quand même
00:52:01très très forte
00:52:01alors juste sur cette histoire
00:52:03de judo
00:52:03il y a eu au moment
00:52:04des Jeux Olympiques
00:52:05aussi un judoka
00:52:06qui avait refusé
00:52:06et puis j'avais discuté
00:52:07avec des sportifs
00:52:08et il y a un qui me dit
00:52:09mais tu sais
00:52:10leur trouille
00:52:11c'est d'être battu
00:52:12par un juif
00:52:13et alors là
00:52:14c'est la honte totale
00:52:15donc du coup
00:52:15il préfère ne pas se battre
00:52:17en ne respectant pas les choses
00:52:19plutôt que se faire battre
00:52:20il y a aussi ça
00:52:20c'est-à-dire que
00:52:21si un truc est super rude
00:52:22et si en plus il gagne
00:52:23il y a aussi tout ça
00:52:25c'est la réaction d'Hitler
00:52:25face aux athlètes noires
00:52:26aux JO de 36
00:52:27vous savez
00:52:28vous voyez à quel point
00:52:29ça remue cette histoire
00:52:30absolument terrible
00:52:31de l'humanité
00:52:32et il y a peu de réaction
00:52:33les fédérations sportives
00:52:35bien sûr
00:52:35sont quand même
00:52:36très très discrètes
00:52:37on va dire comme ça
00:52:37elles devraient être exclues
00:52:39par la fédération française
00:52:40du judo
00:52:41bien sûr
00:52:41oui moi
00:52:42c'est très important
00:52:44ce que disait Gilles
00:52:44sur le rapport
00:52:45entre le sport
00:52:46et l'antisémitisme
00:52:47moi je me souviens toujours
00:52:48dans l'histoire contemporaine
00:52:50récente
00:52:501972
00:52:51massacre de 11 athlètes israéliens
00:52:54par un commando
00:52:55palestinien
00:52:56ça a marqué vraiment
00:52:57durablement
00:52:58cette histoire funeste
00:53:00entre le sport
00:53:01et l'antisémitisme
00:53:02il faut le rappeler
00:53:03et puis
00:53:04si je peux me permettre
00:53:05le président de la république
00:53:07va aux Nations Unies
00:53:09je crois
00:53:09à la fin du mois
00:53:10pour reconnaître
00:53:12un état palestinien
00:53:13je ne sais pas lequel
00:53:14mais je pense que
00:53:15une de nos priorités
00:53:16aujourd'hui
00:53:17est celle qu'on pourrait
00:53:17attendre du président
00:53:18de la république
00:53:19c'est vraiment
00:53:20des actes forts
00:53:21et symboliques
00:53:21des prises de parole
00:53:22pour lutter
00:53:23contre l'antisémitisme
00:53:25dans notre pays
00:53:26je pense que ça
00:53:27c'est une priorité
00:53:28c'est ce que souhaite
00:53:29une majorité de français
00:53:30dans la hiérarchie
00:53:33des priorités
00:53:34c'est plus
00:53:34contre l'antisémitisme
00:53:36depuis le 7 octobre
00:53:38qui a été entretenu
00:53:39il ne vous a pas échappé
00:53:41qu'il ménage aussi
00:53:41une partie de sa population
00:53:43de la population
00:53:44oui mais je pense
00:53:45que quand on est
00:53:45un responsable politique
00:53:46je pense qu'il faut
00:53:48avoir des convictions
00:53:49il faut assumer
00:53:50ces convictions
00:53:50voilà
00:53:51l'antisémitisme
00:53:52est un fléau
00:53:53voilà
00:53:53il faut lutter
00:53:55contre ce fléau
00:53:56voilà
00:53:57qui est aujourd'hui
00:53:58un style
00:53:59par des forces politiques
00:54:01cultuelles
00:54:04et sociales
00:54:05toute la société
00:54:05et je pense qu'il faut
00:54:07rapidement y mettre fin
00:54:08il faut rappeler
00:54:09que c'est pas juste
00:54:10on pourrait se dire
00:54:11c'est une histoire des juifs
00:54:12mais pas du tout
00:54:12ça commence
00:54:13d'abord on est tous solidaires
00:54:14les uns des autres
00:54:14et puis ça commence
00:54:15mais je rappelle aux auditeurs
00:54:17qu'après les juifs
00:54:18il y en a d'autres
00:54:18donc c'est aussi croire
00:54:20que c'est juste entre eux
00:54:21non non non
00:54:21tout le monde s'y retrouve après
00:54:23Valérie vous avez cité
00:54:24ce qui se passait
00:54:24dans les écoles
00:54:25moi je pourrais juste
00:54:25quand même corroborer
00:54:27en tant que maire
00:54:28ce qui est en train
00:54:30de se passer
00:54:30l'école aujourd'hui
00:54:32et depuis quelques années
00:54:34est un champ
00:54:35d'expérimentation
00:54:36notamment pour les islamistes
00:54:38tendance par exemple
00:54:39frères musulmans
00:54:40qui ont jeté leur dévolu
00:54:42dans une bataille culturelle
00:54:44culturelle aussi
00:54:45culturelle
00:54:45mais dans le sein
00:54:47de l'éducation nationale
00:54:48il y a donc
00:54:49il y a des stratégies
00:54:50qui sont pensées
00:54:50en France
00:54:51et depuis
00:54:52d'autres ramifications
00:54:53des branches
00:54:55des frères musulmans
00:54:55et donc aujourd'hui
00:54:57effectivement
00:54:57on pousse les enfants
00:54:59à contester les savoirs
00:55:01à faire monter
00:55:01la pression
00:55:02dans les cours
00:55:03à faire la police
00:55:04entre eux
00:55:05dans les salles de classe
00:55:06et dans les cantines
00:55:07il y a des polices alimentaires
00:55:09qui sont menées
00:55:10par les gamins
00:55:11s'il a
00:55:12un malheur
00:55:13de manger
00:55:14une tranche
00:55:15de jambon
00:55:16il est immédiatement
00:55:17conspué
00:55:18par ceux
00:55:18qui n'en mangent pas
00:55:19donc si vous voulez
00:55:20il faut voir
00:55:22ce qui est en train
00:55:22de se passer
00:55:23c'est quelque part
00:55:25une radicalisation
00:55:27des rapports sociaux
00:55:27on ne parle pas
00:55:28d'attentat là
00:55:28on est bien sur
00:55:29une bataille culturelle
00:55:31et quand une enfant
00:55:32parce que
00:55:32excusez-moi
00:55:33alors c'est une sportive
00:55:34accomplie
00:55:34c'est une fierté
00:55:35pour nous
00:55:35et encore une fois
00:55:36tant mieux
00:55:36pour son parcours sportif
00:55:38qui peut être montré
00:55:39en exemple
00:55:40et ça il n'y a pas
00:55:40de soucis là-dessus
00:55:41mais quand une ado
00:55:43ou une jeune adulte
00:55:44de 19 ans
00:55:45fait ce geste-là
00:55:46elle a aussi
00:55:48un contre-exemple
00:55:49qu'elle donne
00:55:49à toute cette jeunesse
00:55:50donc on est en train
00:55:51de renverser
00:55:52complètement
00:55:52la valeur positive
00:55:53qu'elle est en train
00:55:54de porter
00:55:54mais j'insiste
00:55:55beaucoup là-dessus
00:55:55parce que vous avez
00:55:56cité ces deux exemples
00:55:57les enfants
00:55:58aujourd'hui
00:55:58sont sous pression
00:55:59à l'école
00:56:00pour réduire
00:56:01les relations
00:56:02entre eux
00:56:03et notamment
00:56:04évidemment
00:56:04en ramenant
00:56:05la question
00:56:06de l'antisémitisme
00:56:07comme une donnée
00:56:08quotidienne
00:56:09dans certains établissements
00:56:10vous nous le direz
00:56:11dans un instant
00:56:12on va vous retrouver
00:56:13et vous nous direz
00:56:15effectivement
00:56:15vous avez enquêté
00:56:16justement
00:56:17sur l'antrisme
00:56:18à frontière
00:56:19de certains partis politiques
00:56:22et on va y revenir
00:56:24dans un instant
00:56:24avec vous
00:56:25à tout de suite
00:56:25Sud Radio
00:56:26mettez-vous d'accord
00:56:28Valérie Expert
00:56:29Sud Radio
00:56:31le 10h midi
00:56:32mettez-vous d'accord
00:56:33Valérie Expert
00:56:34et nous parlions
00:56:35donc
00:56:36de cet
00:56:37de cet
00:56:38entrisme
00:56:38islamiste
00:56:40qui fait
00:56:40qu'il y a une montée
00:56:41de l'antisémitisme
00:56:43très clairement
00:56:43l'importation
00:56:44également
00:56:45du conflit
00:56:45israélo-palestinien
00:56:46et Gilles Laurence
00:56:48voulait réagir
00:56:49donc c'était le coup de gueule
00:56:50de Gilles
00:56:51je le rappelle
00:56:51une judocate française
00:56:53Doria Boursas
00:56:54qui a refusé
00:56:55lors des championnats
00:56:56d'Europe
00:56:57junior
00:56:58junior
00:56:59à Bratislava
00:57:00de serrer la main
00:57:00de son adversaire israélienne
00:57:02et je pense qu'il faut
00:57:02remettre au coeur
00:57:03de ce débat
00:57:04la question
00:57:04de ce qu'on appelle
00:57:05le concept
00:57:05de fenêtre d'Overton
00:57:06c'est-à-dire
00:57:06c'est une fenêtre
00:57:07qui permet de mesurer
00:57:08ce qui était avant
00:57:09impensable
00:57:09inacceptable
00:57:10et ce qui devient
00:57:11aujourd'hui pensable
00:57:12et acceptable
00:57:12dans une société
00:57:13et finalement
00:57:14ces manifestations
00:57:15ces revendications
00:57:16politiques
00:57:16lors d'événements
00:57:17aujourd'hui sportifs
00:57:18comme on le voit
00:57:18avec cette judoka
00:57:19comme on peut le voir
00:57:20vous savez
00:57:20dans les stades de foot
00:57:21où finalement
00:57:21il y a des appels
00:57:22certains partis
00:57:23à boycotter
00:57:23l'équipe d'Israël
00:57:24comme on le voit
00:57:25dans certains festivals
00:57:26où finalement
00:57:26il y a des artistes
00:57:27comme Amir
00:57:27et d'autres
00:57:27qui ne sont plus programmés
00:57:29qui sont déprogrammés
00:57:29finalement au coeur de ça
00:57:30on est en train
00:57:31de rendre finalement
00:57:32des comportements antisémites
00:57:34acceptables
00:57:35au sein de la société française
00:57:36et derrière
00:57:36on parlait de la question
00:57:37de l'autorité
00:57:38on a un président
00:57:39qui est incapable
00:57:40aujourd'hui
00:57:41dans ses communiqués
00:57:41lorsqu'il parle
00:57:43de la question de l'antisémitisme
00:57:43de nommer réellement
00:57:45les sources de l'antisémitisme
00:57:46lorsqu'il par exemple
00:57:47s'adresse à Benjamin Netanyahou
00:57:49il répond justement
00:57:50sur la question intérieure française
00:57:51il met presque
00:57:52sur le même plan
00:57:53aujourd'hui
00:57:53la responsabilité
00:57:53de l'extrême droite
00:57:54et de l'extrême gauche
00:57:55en disant d'ailleurs
00:57:55qu'il n'y a pas
00:57:56qu'il y a un antisémitisme
00:57:57historique d'extrême droite
00:57:58pardon mais il y a aussi
00:57:59un antisémitisme historique
00:58:00d'extrême gauche
00:58:01il y a beaucoup d'auteurs
00:58:02Bakounine, Proudhon
00:58:04et autres
00:58:04qui ont été antisémites
00:58:06et il est incapable
00:58:07évidemment de nommer aussi
00:58:08la question islamiste
00:58:09aujourd'hui en France
00:58:10de l'antrisme
00:58:11des frères musulmans
00:58:12qui ont dans leur projet
00:58:14un projet tout à fait antisémite
00:58:15avec les sourates
00:58:16les autres choses
00:58:17qui sont à fait
00:58:17et ils veulent aujourd'hui boycotter
00:58:18et Macron
00:58:19il a laissé prospérer
00:58:20tout un écosystème
00:58:21d'associations aussi
00:58:23vous savez
00:58:23lors des manifestations
00:58:24de la France insoumise
00:58:25je pense à Urgence Palestine
00:58:26qui est aujourd'hui
00:58:27en cours de dissolution
00:58:27je pense au collectif
00:58:28Palestine vaincra
00:58:29et d'autres
00:58:30qui ont pu
00:58:30dans la place de République
00:58:32dans les grandes villes de France
00:58:33les dix plus grandes villes de France
00:58:34aujourd'hui manifester
00:58:35arracher les affiches des otages
00:58:37coller des affiches
00:58:38qui font
00:58:39de l'apologie du terrorisme
00:58:40avoir des revendications
00:58:42vous savez
00:58:42d'Intifada
00:58:43de Paris jusqu'à Marseille
00:58:44ils ont trouvé en plus de ça
00:58:45un éco-politique
00:58:46au sein d'un parti
00:58:47qui s'appelle
00:58:48la France insoumise
00:58:48et dont je le rappelle
00:58:50les collaborateurs
00:58:51font partie également
00:58:52de toutes ces associations
00:58:53qui sont des réseaux pro-amasse
00:58:54donc en fait
00:58:55quand on s'attarde
00:58:56même à la question
00:58:56de l'antisémitisme
00:58:57aujourd'hui
00:58:57souvent on parle
00:58:58vous savez
00:58:58de la tête
00:58:59de la France insoumise
00:59:00on parle de
00:59:00Ercidia Soudé
00:59:01on parle de Sébastien Delogu
00:59:02mais finalement
00:59:03ces gens-là
00:59:03ils s'alignent sur leur base
00:59:05ils s'alignent
00:59:05sur les gens
00:59:06qu'ils fréquentent
00:59:07sur les collaborateurs
00:59:08qui sont autour d'eux
00:59:08sur ceux qui les poussent
00:59:09à plus de radicalité
00:59:10lorsque Ercidia Soudé
00:59:12énonce justement
00:59:13prendre des propositions
00:59:14qui flirte
00:59:15avec l'antisémitisme
00:59:15elle n'a aucun
00:59:16de ses collaborateurs
00:59:17qui vont lui dire
00:59:18mais arrête maintenant
00:59:18tu vas trop loin
00:59:19non non
00:59:19il la pousse
00:59:20à aller là-dedans
00:59:20vous voyez
00:59:21Emmanuel Macron
00:59:22c'est le grand responsable
00:59:23avec son péché originel
00:59:24de ne pas être allé marcher
00:59:25évidemment à la marche
00:59:26contre l'antisémitisme
00:59:27en 2024
00:59:28à ce moment-là
00:59:29il aurait dû figer
00:59:31la situation
00:59:32il aurait dû marquer
00:59:33de son autorité
00:59:33et il a laissé couler
00:59:35ce moment historique
00:59:36où il aurait dû
00:59:37justement reprendre
00:59:38le contrôle
00:59:38de la question antisémite
00:59:39en France
00:59:40ce qu'on se disait
00:59:40c'est un problème d'autorité
00:59:42très clairement
00:59:42on a laissé faire
00:59:44et on continue
00:59:45de laisser faire
00:59:46sans réagir
00:59:48oui
00:59:48juste pour boucler
00:59:50avec le vote de confiance
00:59:51c'est qu'il faut dire
00:59:53à nos auditeurs
00:59:54qu'en fait
00:59:54tous les projets de loi
00:59:55en cours et à venir
00:59:57sont stoppés
00:59:57quand je dis ça
00:59:58c'est ce que nous disait
01:00:00notre auditeur
01:00:00tout à l'heure
01:00:01tout va être bloqué
01:00:02on parlait
01:00:02le projet de loi
01:00:03contre l'entrisme islamiste
01:00:05qui était à l'ordre du jour
01:00:07est arrêté
01:00:08le projet de loi
01:00:10pour renforcer
01:00:10le pouvoir
01:00:11des polices municipales
01:00:12est arrêté
01:00:12la justice
01:00:13sur le focus sécurité
01:00:14la simplification
01:00:15tout le projet de loi
01:00:16sur la simplification
01:00:17de la procédure pénale
01:00:18engagée par
01:00:19monsieur Darmanin
01:00:20est aussi arrêtée
01:00:21donc il faut bien
01:00:22prendre conscience
01:00:22que tous ces sujets-là
01:00:24sont à l'arrêt
01:00:24à un moment
01:00:25où la France
01:00:26a besoin
01:00:27où les français
01:00:28ont besoin
01:00:28d'autorité
01:00:29d'être réassurés
01:00:31et de retrouver
01:00:31de la confiance
01:00:32donc le vote de confiance
01:00:34c'est pas qu'un changement
01:00:35de gouvernement
01:00:35c'est aussi
01:00:36un certain nombre
01:00:37de projets
01:00:37législatifs
01:00:39qui sont à l'arrêt
01:00:40oui
01:00:40Serge
01:00:41je vais très vite
01:00:42en fait j'ai réagi
01:00:43c'est très intéressant
01:00:45cette histoire
01:00:46d'autorité
01:00:46les jeunes
01:00:48sont les plus
01:00:48en demande d'autorité
01:00:49ils n'arrivent pas
01:00:50à arriver à l'heure en cours
01:00:51mais en revanche
01:00:52ils demandent de l'autorité
01:00:53il y a aussi cet élément-là
01:00:54ils en ont envie
01:00:55ils en ont besoin
01:00:55alors pas une autorité
01:00:56n'importe comment
01:00:57mais on voit bien
01:00:58qu'il y a quelque chose
01:00:58qui se passe autour de là
01:01:00qui est d'ailleurs aussi
01:01:01une interrogation
01:01:01parce que par exemple
01:01:02quand vous demandez
01:01:03mais est-ce que la démocratie
01:01:04c'est le modèle
01:01:05le plus intéressant
01:01:05il y en a beaucoup
01:01:06qui vous disent
01:01:07bon
01:01:08pas plus que ça
01:01:09c'est-à-dire qu'il y a aussi
01:01:10plein de repères
01:01:11qui se perdent complètement
01:01:12par rapport à ça
01:01:13moi je pourrais pas
01:01:14à ce que vous dites
01:01:15je pense que
01:01:15la majorité de français
01:01:16aujourd'hui
01:01:17ont besoin
01:01:18qu'on leur raconte
01:01:19un nouveau récit collectif
01:01:20voilà
01:01:20vous avez le récit collectif
01:01:21de l'extrême gauche
01:01:22avec leur nouvelle France
01:01:23vous avez
01:01:24le récit collectif
01:01:25d'une droite
01:01:27nationaliste
01:01:28et vous avez
01:01:29un bloc central
01:01:30qui aujourd'hui
01:01:30en deux ans
01:01:30va avoir du mal
01:01:31de raconter
01:01:31un nouveau récit collectif
01:01:32voilà
01:01:33ils sortent
01:01:33de dix ans
01:01:35de gouvernement
01:01:35et donc
01:01:36est-ce que
01:01:37demain
01:01:38à quelques mois
01:01:39à dix-huit mois
01:01:40des élections présidentielles
01:01:41on sait qu'on va avoir
01:01:43ces deux récits collectifs
01:01:44l'un contre l'autre
01:01:45la vraie question
01:01:46c'est que
01:01:46est-ce que
01:01:47en un an et demi
01:01:48deux ans
01:01:48ce bloc central
01:01:51aura
01:01:52ou a le temps
01:01:52de proposer
01:01:54un nouveau récit collectif
01:01:55pour les français
01:01:55je pense que le sujet
01:01:56de fond
01:01:57il est là aujourd'hui
01:01:58est-ce qu'il en aura envie
01:01:59est-ce qu'il en aura envie
01:01:59est-ce qu'il en aura la capacité
01:02:01et on va dire un grand mot
01:02:02ou un gros mot
01:02:02le courage
01:02:03le courage
01:02:05Serge Guérin
01:02:06votre coup de projecteur
01:02:08c'était juste comme ça
01:02:09c'était
01:02:09c'est les termes
01:02:11vous savez
01:02:11mon vieux camarade
01:02:12Albert Camus
01:02:12disait
01:02:13mal nommé les choses
01:02:13c'est ajouter de la misère au monde
01:02:15et c'est revenu encore
01:02:16il y a un ancien ministre
01:02:17de la justice
01:02:18qui en a beaucoup parlé
01:02:18la notion de sentiment
01:02:20d'insécurité
01:02:20donc
01:02:22quand je dis
01:02:23il y a un sentiment
01:02:23c'est-à-dire qu'il n'y en a pas
01:02:24et que donc les gens se trompent
01:02:26ils sont un peu bêtes
01:02:26et ainsi de suite
01:02:27et c'est quand même
01:02:28très intéressant
01:02:29ces termes
01:02:29qui permettent
01:02:30de ne pas dire les choses
01:02:31c'est une notion d'autorité
01:02:32ne pas dire les choses
01:02:33ne pas nommer les choses
01:02:34c'est
01:02:35voilà
01:02:36et donc je voulais juste
01:02:37revenir là-dessus
01:02:37et ce dont on a parlé
01:02:39c'est beaucoup là-dessus
01:02:39on a beaucoup parlé
01:02:40d'insécurité et tout ça
01:02:40mais ce qui m'amuse
01:02:42c'est quand je regarde
01:02:43des gens qui ont
01:02:4310 gardes du corps
01:02:45autour d'eux
01:02:45qui expliquent
01:02:46qu'il y a un sentiment
01:02:47d'insécurité
01:02:47s'il n'y avait pas
01:02:48de sentiment d'insécurité
01:02:49il serait tout seul
01:02:49voilà
01:02:50donc on voit bien aussi
01:02:51et donc c'est aussi
01:02:52toujours ce mépris
01:02:53moi je ne crois pas du tout
01:02:54que les politiques soient hors sol
01:02:55ou que les dirigeants soient hors sol
01:02:56ils sont au sous-sol plutôt
01:02:58et il se passe quelque chose
01:03:00mais donc
01:03:00ils n'assument pas les choses
01:03:01et donc ils ne veulent pas
01:03:02entendre le réel
01:03:04et tant qu'on nie le réel
01:03:05on ne peut pas avancer
01:03:05et puis les gens n'ont pas confiance
01:03:06justement
01:03:07attends ils nous racontent
01:03:08n'importe quoi
01:03:08ils ne savent pas de quoi ils parlent
01:03:09et ainsi de suite
01:03:10on l'a vu avec la question du faciès
01:03:12enfin avec plein de choses comme ça
01:03:13on ne parle pas
01:03:14or les gens
01:03:1480% de la population
01:03:16ils subissent
01:03:17ils voient
01:03:18donc du coup
01:03:18ce sentiment c'est insupportable
01:03:20pour ces personnes-là
01:03:20et donc je pense que là aussi
01:03:21dans le récit
01:03:22il faut aussi prendre
01:03:24encore une fois
01:03:25c'est une question de lucidité
01:03:26il faut prendre les choses
01:03:27et à partir de là seulement
01:03:28on essaie de trouver la réponse
01:03:30mais la lucidité
01:03:31n'est pas une opinion
01:03:31les faits ne sont pas une opinion
01:03:33justement
01:03:33ce sont les faits
01:03:34et à partir de là
01:03:35on peut avoir des regards différents
01:03:36à l'intitude
01:03:37il faut qu'il y ait un débat
01:03:37un débat démocratique
01:03:38mais il n'y a pas de débat démocratique
01:03:39si on ne se met pas d'accord
01:03:40si par exemple
01:03:41on nie que l'antisémitisme
01:03:42est en train d'augmenter
01:03:44on ne peut pas discuter
01:03:44on ne peut pas discuter
01:03:46si on n'est pas d'accord
01:03:46sur un certain nombre
01:03:47si on nie qu'il n'y a pas d'endettement
01:03:49ça va être compliqué
01:03:50donc on a vraiment un problème avec ça
01:03:52oui
01:03:52sentiment
01:03:53on en revient
01:03:54sentiment entièrement partagé
01:03:56conviction entièrement partagée
01:03:58parce que ce n'est pas un sentiment
01:03:59ce que vous êtes en train d'exprimer
01:04:00je pense que
01:04:01cette dérive
01:04:02en fait elle est assez
01:04:03ancrée quand même
01:04:04dans notre pays
01:04:04elle ne tient pas uniquement
01:04:06à l'arrivée de monsieur Macron au pouvoir
01:04:07c'est une dérive
01:04:08qui a commencé
01:04:09je pense dans les années 70
01:04:10qui s'est accélérée
01:04:11dans les années 80
01:04:12et qui s'est doublée surtout
01:04:14d'une espèce de morale
01:04:17ou de moraline
01:04:18qui a empêché en fait
01:04:20de mettre des mots
01:04:20sur le réel
01:04:21en extrême
01:04:23droitisant
01:04:24les propos
01:04:25qui gênaient finalement
01:04:26une espèce de caste au pouvoir
01:04:28mais cette pratique d'ailleurs
01:04:30a débordé très largement
01:04:32elle est partie de la gauche
01:04:33mais elle a débordé
01:04:34sur une partie de la droite aussi
01:04:35que n'ai-je entendu
01:04:37quand j'ai pris ma décision
01:04:39de suppression
01:04:40des places de substitution
01:04:41Valérie c'est à ce moment là
01:04:42que vous avez commencé
01:04:42à m'inviter
01:04:43en 2015
01:04:44que n'ai-je entendu
01:04:44dans mon propre parti politique
01:04:46de l'époque
01:04:46que n'ai-je entendu
01:04:47quand j'ai dit
01:04:48qu'il y avait
01:04:49des abonds
01:04:51qui deviennent
01:04:51une incapacité
01:04:52à agir
01:04:53mais à empêcher
01:04:54de dire les choses
01:04:55c'est d'abord
01:04:56je pense effectivement
01:04:57ce confort
01:04:58d'une espèce
01:05:00de morale politique
01:05:01qu'on croit majoritaire
01:05:02et puis c'est surtout
01:05:03à la base
01:05:04mais je crois qu'on a déjà
01:05:05dit ça tout à l'heure
01:05:05mais le manque de courage
01:05:07parce que si vous êtes courageux
01:05:09vous dites les choses
01:05:10vous dérangez
01:05:11vous allez être conspués
01:05:12mais vous dites les choses
01:05:13et c'est ce que les français
01:05:14attendent par-dessus tout
01:05:15ils sont prêts à entendre
01:05:16des idées de droite
01:05:17ou de gauche
01:05:17si elles sont sincères
01:05:19aujourd'hui
01:05:19dites-moi
01:05:20quelles idées sont dites
01:05:21sincèrement dans ce pays
01:05:21et bien voilà
01:05:22on revient toujours
01:05:23au même problème
01:05:23c'est un vrai problème
01:05:24d'épuisement d'une classe politique
01:05:26c'est déjà arrivé
01:05:26dans notre histoire
01:05:27c'est l'historien qui vous le dit
01:05:28c'est déjà arrivé
01:05:29dans notre histoire
01:05:30il y a des cycles comme ça
01:05:31ils sont irréguliers
01:05:32mais on est dans un cycle
01:05:34justement où la parole publique
01:05:35est discréditée
01:05:36décrédibilisée
01:05:37parce qu'elle n'a plus
01:05:38de fondement avec le réel
01:05:39elle ne repose plus
01:05:40sur le courage des acteurs
01:05:41donc il y a effectivement
01:05:42un gros travail de renouvellement
01:05:44ça ne se fait pas en un instant
01:05:45ça ne sera pas en 18 mois
01:05:47mais ce travail
01:05:47il faut à un moment donné
01:05:48que les gens de bonne volonté
01:05:49essayent de le mener
01:05:50il faut qu'une nouvelle génération arrive
01:05:52il ne faut pas que l'ancienne
01:05:53essaye de la mettre sur le boisseau
01:05:54et si on nous annonce
01:05:55un ministre
01:05:56un premier ministre
01:05:57qui va encore avoir
01:05:58pratiquement
01:05:59un tiers de génération d'écart
01:06:01en plus
01:06:02que celui que nous avons aujourd'hui
01:06:04puisque vous nous disiez tout à l'heure
01:06:05que peut-être
01:06:06monsieur Le Drian
01:06:06à 78 ans
01:06:07serait sur la piste
01:06:09alors moi
01:06:09je n'ai pas de problème
01:06:10sur l'âge
01:06:10mais à un moment donné
01:06:11il faut aussi renouveler
01:06:12voilà
01:06:13courage
01:06:15c'était peut-être
01:06:15le mot du jour
01:06:16puisqu'on l'a beaucoup prononcé aujourd'hui
01:06:18merci à tous les quatre
01:06:19dans un instant
01:06:20l'émission Média
01:06:21avec Gilles Ganzman
01:06:22et nous recevons
01:06:22les chevaliers du fiel
01:06:23à tout de suite
01:06:24Sud Radio
01:06:26Parlons vrai
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