00:00Très peu ou alors par extrême précarité parce qu'ils n'ont pas d'autre choix pour se loger.
00:04Il y a aussi dans ces quartiers, il faut le savoir, à Pisevin notamment, un grand nombre de logements privés
00:09avec des gens qui avaient acheté dans les années 60, 70, 80 un logement dans un quartier relativement paisible
00:15qui aujourd'hui viennent frapper à ma porte en pleurs, en me disant, monsieur le député, comment je fais ?
00:19Moi je voudrais partir de ce quartier, j'ai peur pour moi, j'ai peur pour mes enfants,
00:23mais je ne peux plus vendre mon logement parce que si je le vends, je vais le vendre 30 000 euros
00:27et je fais quoi moi après avec ça ?
00:28C'est combien le mètre carré par exemple ?
00:30Je n'ai pas en tête le prix au mètre carré, mais c'est dérisoire aujourd'hui,
00:33plus personne ne veut aller dans ces quartiers, les gens veulent quitter ces quartiers
00:35parce que la situation est hyper tendue et les forces de l'ordre elles-mêmes
00:41ont bien du mal à y aller au quotidien, les employés de la poste également,
00:46les médecins n'y vont plus, les policiers à plusieurs reprises se sont fait caillasser,
00:50régulièrement les réseaux de bus, d'ailleurs transport en commun sont déviés ou arrêtés
00:55parce que les bus se font caillasser, on en est là, c'est une zone de non-droit.
00:59Alors quand je parle de zone de non-droit, à chaque fois j'ai le droit au ministre de l'Intérieur
01:04qui dit que j'exagère.
01:05Mais vous, vous avez le droit d'y aller, vous avez le droit d'y aller, vous allez partout ?
01:09Moi j'y vais, je vais partout, moi j'ai peur de rien, mais effectivement il faut faire très attention
01:13et il vaut mieux prévenir les forces de l'ordre avant d'y aller.
01:15– Le préfet y va, les policiers vont partout ?
01:18– Le préfet y va, sous escorte, mais vous ne verrez pas le préfet y aller seul,
01:23sans protection, évidemment, enfin la situation elle est très tendue,
01:25ou alors à des heures ils sont plutôt calmes, on sait que le matin c'est plutôt calme
01:29parce que les trafiquants se reposent de leurs activités nocturnes.
01:32– Edouard.
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