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  • il y a 23 heures
Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Parmi les passe-d'armes politiques du jour, il y a ce clash entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le
00:05Pen.
00:05Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui s'en est pris notamment au préfet. On l'écoute.
00:10Nous voulons un État impartial où des préfets qui sont priés de retourner dans leur bureau
00:19et de cesser de faire des procès aux députés insoumis devant lesquels,
00:25comme devant n'importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire.
00:31Nous ne sommes pas vos copains.
00:37Nous sommes, quand nous sommes députés, les seuls souverains de ce pays représentant le peuple souverain lui-même.
00:47Et réponse de Marine Le Pen sur les réseaux sociaux ce soir. On va voir son message.
00:53« Les nouvelles menaces proférées par Jean-Luc Mélenchon contre les préfets sont inacceptables et indignes,
00:57ce qui ne surprendra personne s'agissant de la France insoumise », écrit Marine Le Pen.
01:01« Je suis convaincu que ces serviteurs essentiels de l'État, déjà mis à mal à travers la suppression du
01:05corps préfectoral opéré par Emmanuel Macron,
01:07seront au contraire des piliers de la renaissance de notre pays.
01:10Dans un an, je rétablirai ce corps d'excellence et je donnerai aux préfets l'autorité et les moyens
01:15qui leur permettront de jouer un rôle majeur en matière de sécurité ».
01:18Mathieu Vallée, sur cette passe d'armes du jour entre le leader insoumis et Marine Le Pen.
01:23Non mais vous savez, Jean-Luc Mélenchon, ses propos sont indignes et honteux.
01:27Ce n'est pas à la hauteur d'un responsable politique qui aspire à être président de la République.
01:32Vous savez pourquoi il tient ses propos, Jean-Luc Mélenchon ?
01:34Parce que le préfet du Val-d'Oise, en eau 2025, avait signalé les propos d'Aurélien Taché,
01:39que vous avez eus sur votre plateau régulièrement, qui disait que la police tue partout.
01:44Pareil pour Ali Duhara, l'ancien député de Saint-Saint-Denis à LFI,
01:48qui est aujourd'hui maire de la Courneuve, qui disait que la police tue.
01:51Donc en fait, ce sont des gens qui n'aiment pas la République,
01:53qui n'aiment pas ceux qui la protègent et qui n'aiment pas non plus ceux qui la servent.
01:56Mais on est habitué.
01:57Rappeler que M. Mélenchon a été condamné pour s'en être prêt à des policiers et à des magistrats
02:00lors d'une perquisition, il disait que la République, face à des policiers et des magistrats, c'était lui.
02:04Donc oui, nous soutenons les préfets, oui, nous remettrons en place ce corps de l'État
02:07comme les ambassadeurs qui ont été supprimés par Emmanuel Macron,
02:09parce que ça fait partie de l'héritage, de l'identité de la nation
02:13et la renaissance de notre pays, la renaissance de la France
02:15passera par ces grands serviteurs qui servent la République.
02:18Je pense à Hugues Boutou, le préfet centre, l'agent centre de France.
02:22Je pense aussi à tous ces préfets qui servent la République
02:25avec exemplarité, professionnalisme et qui sont au quotidien, au cœur des préoccupations des Français.
02:29Nicolas Maillard-Rossignard, est-ce que vous êtes plutôt proche de Jean-Luc Mélenchon sur ce point-là ou de
02:33Marine Le Pen ?
02:34Je ne vois pas le débat en ces termes-là, je vais vous répondre sur le fond.
02:37Et vous venez de le dire, M. Vallée, il faut de l'exemplarité.
02:40Moi, je travaille avec les préfets au quotidien, les préfets représentent la République,
02:44il faut donc du respect, il faut que les préfets soient exemplaires, ils le sont,
02:48et quand ils ne le sont pas, ils sont sanctionnés, c'est normal.
02:50Mais j'ajouterais, M. Vallée, que pour que les préfets soient exemplaires,
02:54je pense qu'ils regarderont un tout petit peu avec attention si le chef de l'État est exemplaire aussi.
02:59Et permettez-moi quand même, je sais que ça vous embête et que vous allez m'avouiller dessus,
03:02mais permettez-moi quand même de suggérer que...
03:05Un peu de respect.
03:07Alors le respect commence par me laisser terminer ma phrase, merci.
03:09Pour m'insulter.
03:10Je voudrais juste rappeler quand même que, pour travailler beaucoup avec les préfets,
03:15pour qu'ils soient exemplaires, il vaut mieux que leur chef le soit aussi.
03:18Quelqu'un qui est condamné pour plusieurs millions d'euros,
03:20je trouve qu'on passe ça comme ça, comme si c'était normal,
03:22plusieurs millions d'euros de détournement de fonds publics.
03:26On ne présente pas un programme, on présente des excuses quand on en est là.
03:30Deuxième point, sur cette affaire de République.
03:35Elle répondra effectivement devant les juges.
03:38Terminez, vous n'êtes pas que tous les deux, terminez s'il vous plaît.
03:41Oui, mais je veux bien quand même qu'on redise les choses et que les Français sachent
03:44qu'il y a une candidate ici qui est une usurpatrice et qui a volé l'argent des Français et
03:49des Organs.
03:49Je vous interrogeais sur les préfets, la sortie de Jean-Luc Mélenchon.
03:51Les préfets, on leur voit le respect, donc je le redis.
03:54Et je ne crois pas que suggérer que les préfets ne soient pas nos copains ou je ne sais quoi
03:59soit faire honneur à la République, je n'irai pas dans ces termes-là.
04:02Maintenant, je veux quand même rappeler que c'est Mme Le Pen, elle aussi,
04:06qui explique que les juges sont des gauchistes, que le Conseil constitutionnel,
04:10si on doit le respect au préfet, on doit le respect au Conseil constitutionnel,
04:13que le Conseil constitutionnel était tout à fait partial
04:16et avait procédé à des jugements qui étaient du jugement d'opinion politique.
04:19C'est au moins aussi grave, M. Vallée, d'attaquer les juges du Conseil constitutionnel
04:23que ce que je viens d'entendre.
04:25Alors, on va donner la parole à Pierre-Henri Dumont, qui n'est pas intervenu depuis un petit moment.
04:28Pierre-Henri Dumont, votre...
04:31Je vais insister sur le journal.
04:32Et ces faits sont parfaitement vérifiables.
04:34En deux mots, vous répondez.
04:35Ce ne sont pas des accusations, ce sont des faits, M. Vallée.
04:37Donc, la première chose, M. Mayer-Rossineau, c'est que d'abord, vous n'êtes pas obligé de hurler,
04:41parce que...
04:42Alors, répondez rapidement, s'il vous plaît.
04:44Ensuite, je vais répondre comme j'ai envie de répondre.
04:46Ensuite, vous pouvez respecter la présomption d'innocence de Marine Le Pen,
04:49qui a fait un pouvant en cassation.
04:50Oui, je vais vous faire un leçon de droit, parce que visiblement, vous avez des carences.
04:53Et enfin, oui, quand le Conseil constitutionnel sont sur des lois qui visent à protéger les Français...
04:56Vous savez très bien que la Cour de cassation ne juge pas sur le fond, mais sur la fausse...
04:59S'il vous plaît, s'il vous plaît, les Français vous regardent...
05:04Finissez le réponse, s'il vous plaît.
05:05...à des grosses carences de droit.
05:06Je ne vous parle pas du Cour de cassation, je vous parle du Conseil constitutionnel.
05:08Et oui, le syndicat de la magistrature, qui revendique un chair, et j'en termine là, d'adhérent,
05:13revendique une idéologie que vous rédigez.
05:14Donc vous confirmez que vous attaquez les violences policières ?
05:17Je revendique...
05:17Terminez, s'il vous plaît.
05:19...les juges...
05:19Pardon, je ne suis pas conseiller de classe.
05:21Les juges, oui, certains sont politisés, ils reconnaissent les violences policières,
05:24les contrôles au faciès, qui ne sont absolument pas vrais.
05:27Non, je ne suis plus serein que vous.
05:28Évidemment, je pourrais vous apprendre à respecter.
05:29Vous attaquez les juges et l'impartialité des juges ?
05:30Je vous dis un chair des juges, que le syndicat de la magistrature,
05:33mais je ne suis pas votre élève et je ne suis pas en oral.
05:35Et donc je vous dis simplement que oui, certains...
05:37Vous le laissez terminer, c'est grave.
05:39Oui, certains juges...
05:40Eh bien dis donc, qu'est-ce que ça présage quand vous serez responsabilité pour l'opposition ?
05:42Je vous dis, c'est extrêmement grave.
05:43Hurler, insulter, couper la parole.
05:44Donc je vous dis simplement...
05:45Moi, je suis fier d'être dans un état de droit.
05:47Un chair des juges, qui sont revendiqués par la magistrature,
05:50épouse des idées politiques.
05:51Et moi, j'attends qu'un juge joue au nom du peuple français,
05:53et pas au nom d'une idéologie politique.
05:54Mais au moins, et là, j'en finis à me surprendre ça,
05:56vous démontrez l'État, vous voudrez l'État...
05:59Vous avez fait un des fonds de la République, c'est-à-dire le...
06:01Pierre-Henri Dumont, s'il vous plaît, une réaction ce soir sur la mise en cause
06:05de Jean-Luc Mélenchon des préfets, s'il vous plaît.
06:08Écoutez, cette mise en cause est profondément indigne,
06:10mais reste dans la droite ligne de ce que fait Jean-Luc Mélenchon,
06:12c'est-à-dire lancer des insinuations, diviser, fracturer la société française,
06:17faire penser que les préfets suivraient des ordres politiques
06:21et ne seraient pas, au contraire de ce qu'ils sont, les garants de l'État.
06:24Moi, vous savez, je suis maire de ma commune,
06:27j'ai été pendant deux mandats député,
06:28j'ai travaillé avec des dizaines de préfets et de sous-préfets,
06:32j'ai jamais eu à me plaindre de prise de position politique de l'un ou de l'autre,
06:36pourtant j'étais dans l'opposition au gouvernement successif.
06:40La réalité, c'est que les préfets font un travail qui est parfois un travail ingrat,
06:43qu'ils font face à des difficultés majeures.
06:46Moi, je suis élu du Pas-de-Calais,
06:49sans les sous-préfets du Pas-de-Calais,
06:51lors des terribles d'inondations qu'on a eues il y a deux ans,
06:53la situation aurait été beaucoup plus dramatique pour les habitants du territoire,
06:58pour les élus locaux qui doivent généralement seuls faire face à ces situations.
07:02Et la façon de faire de Jean-Luc Mélenchon, une fois de plus,
07:05est celle de la division des Français,
07:07en jetant l'opprobre sur telle ou telle partie de la population,
07:11parce que notre République, notre société doit avoir des bases solides.
07:15L'État de droit en est un.
07:16En France, la présence du préfet, du sous-préfet dans les territoires en éteint également.
07:21Il est hors de question de pouvoir les jeter à la vadicte populaire comme il le fait.
07:25Anne Souiris, est-ce que vous comprenez le tollé provoqué par Jean-Luc Mélenchon
07:29sur ce point précis des préfets ?
07:33Moi, pour moi, c'est vraiment une question, c'est de la diversion.
07:36C'est-à-dire qu'on a une situation où les préfets, ils sont nommés en Conseil des ministres
07:42sur proposition du ministre de l'Intérieur.
07:44Et donc, c'est une nomination qui est évidemment politique.
07:48On ne veut pas dire le contraire.
07:49C'est très, très différent des magistrats, excusez-moi,
07:51très différent des magistrats qui, eux, ont une indépendance absolue.
07:55Donc, on ne peut pas tout comparer.
07:56Tout n'est pas comparable de cette manière-là.
07:58Et quand les préfets sont nommés, oui, ils représentent l'État
08:02et ils représentent aussi le gouvernement, en réalité.
08:05Ils représentent les deux.
08:06C'est à la fois des hauts commis de l'État.
08:09Et ils sont censés, et ils le font, en tout cas moi non plus,
08:14je n'ai pas vu des gens qui ne correspondaient pas
08:16et qui, surtout, ne protégeaient pas l'État.
08:19Mais ils ont aussi des options politiques.
08:21Et là, on peut critiquer ces options politiques à la différence des magistrats.
08:26Excusez-moi, moi, je trouve qu'on ne peut pas tout mélanger.
08:28Et que ce fatras dans lequel on est, là, en ce moment,
08:31ça, vraiment, finalement, on est dans le déni de la République et de la démocratie.
08:35Et c'est ça, le sujet.
08:36On peut aussi critiquer la police et dire que, oui,
08:39il peut arriver que des policiers tuent et que c'est un problème.
08:43Et que, peut-être, il y a des choses aussi à revoir dans la formation des policiers.
08:47C'est possible de dire ça.
08:49D'ailleurs, on l'a vu, notamment, sur les violences faites aux femmes,
08:53sur le fait de former la police sur ces questions-là.
08:55Vous voyez ?
08:56Et ça n'est pas honteux de le dire.
08:58C'est bien de dire ce genre de choses.
09:00C'est important pour que la République soit protégée,
09:03pour que tous nos concitoyens et nos concitoyennes soient protégés.
09:06Ne pas le dire.
09:06C'est un mensonge.
09:08Et c'est un déni de démocratie.
09:09Donc, j'espère bien qu'on pourra à la fois critiquer un certain nombre de gens
09:13sans les insulter, mais en tout cas, pouvoir les critiquer.
09:16Ce qui est différent des magistrats, vous voyez ?
09:18Ça, pour moi, c'est une grande différence.
09:21Réaction également ce soir du ministre de l'Intérieur, Laurent Nounes.
09:25On va voir son message qui a donc répondu au leader des Insoumis.
09:28Les préfets n'ont pas de leçon d'impartialité à recevoir,
09:31écrit-il.
09:32Serviteurs de l'État, garantant les territoires des intérêts nationaux,
09:34du respect des lois et des principes de la Constitution,
09:36ils agissent chaque jour avec neutralité dans le but de garantir l'intérêt général.
09:41Jade Zahab, votre position sur ce débat ?
09:45Il y a une forme de partialité des préfets dans certains cas ?
09:48Ce sont des hommes, au fond, et des femmes comme les autres
09:51qui peuvent avoir des biais ou des limites ?
09:54Sans doute ce sont des êtres humains,
09:55mais moi, je considère que les préfets sont les représentants de l'État
09:58et que dans le cadre de la déconcentration,
10:01quand vous parlez à un préfet, c'est à l'État que vous vous adressez.
10:03De la même manière que quand vous vous attaquez à un policier,
10:06c'est à l'État que vous vous attaquez.
10:08Moi, je n'ai pas envie de rentrer dans ce débat-là.
10:09Je crois que Jean-Luc Mélenchon, en réalité,
10:10s'attaque à tous les symboles de la République,
10:13à tout ce qui fait que nous sommes une démocratie et un État de droit.
10:15Et là-dessus, je rejoins M. le maire de Rouen.
10:18Je considère que c'est particulièrement gonflé de la part du Rassemblement national
10:22qui, depuis un certain nombre d'années,
10:24s'attaque à tous les fondements de l'État de droit,
10:26les recours devant la justice, l'indépendance de la justice aussi.
10:29Donc c'est bien, tant mieux si vous avez fait votre mue.
10:31En réalité, je crois que malgré toutes nos divergences,
10:33nous devrions être capables ici, quelles que soient nos idées,
10:36de nous mettre d'accord sur le fait que, dans un État comme le nôtre,
10:39on respecte la justice, on respecte les préfets,
10:41on respecte l'autorité de l'État.
10:42Contrairement à ce qu'avait dit le nouveau maire de Saint-Denis, M. Bagayeco,
10:45on n'appelle pas à siffler la Marseillaise
10:47parce que c'est aussi l'histoire de France
10:48et c'est ce qui fait que nous sommes des citoyens français.
10:50Enfin voilà, je pense que, si vous voulez, là, pardonnez-moi de prendre un peu de hauteur,
10:53mais je trouve que dans cette campagne-là,
10:55il faut qu'on soit capables aussi d'avoir un dialogue qui soit audible,
11:00que nous puissions confronter des idées sans nous insulter.
11:02Et moi, ma crainte, c'est que cette campagne présidentielle
11:04se fasse dans un climat particulièrement délétère,
11:07particulièrement indigne de ce que les Françaises et les Français attendent.
11:10Donc moi, en toute modestie, pardon de vous raconter ma vie,
11:12ça fait un an que je suis engagé en politique,
11:14on va me dire que je me suis engagé en Macronie, peu importe.
11:17Je pense qu'il faut qu'on soit humble
11:18et qu'on accepte de débattre dans le respect les uns des autres
11:22et que les Françaises et les Français attendent ce débat respectueux.
11:26Laurent Malvelle ?
11:27Oui, j'ajouterais juste une chose dans les représentants que vous avez listés,
11:30représentants de l'État, représentants de la justice, représentants du peuple aussi.
11:35Un député, c'est un représentant du peuple
11:36qui exerce justement la souveraineté du peuple
11:39et on peut trouver aussi quand même ça un petit peu curieux,
11:41en tout cas que des préfets portent plainte
11:43contre des députés qui doivent avoir une certaine liberté d'expression.
11:47Alors, d'une part dans l'hémicycle, mais ça c'est couvert par d'autres règles,
11:50mais aussi à l'extérieur, cette judiciarisation de la parole politique.
11:53On peut être d'accord ou pas d'accord avec le fait de discuter politiquement
11:57de « est-ce que la police tue ? »
11:58mais on peut aussi se poser cette question.
12:00Je terminerai juste par rapport à la politisation des préfets.
12:03Je rappelle le préfet Lallemand qui avait dit justement à une manifestante
12:06« Madame, nous ne sommes pas dans le même camp. »
12:08On a quand même assisté ces dernières années,
12:10effectivement, à des cas de politisation de certains préfets.
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