Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Élisabeth Lévy, Gilles William, Godnadel, Joseph Macescaran sont avec nous ce soir pour interroger Eric Zemmour.
00:08Bonsoir, merci d'être avec nous Eric Zemmour, vous arrivez de Washington, vous avez assisté à l'investiture de Donald Trump.
00:15Quel enseignement tirez vous de ce voyage ?
00:18D'abord, vous dire pourquoi j'ai voulu y aller.
00:23Après tout, j'aurais pu rester à Paris.
00:27Je pense que la victoire de Donald Trump, davantage d'ailleurs en 2024 qu'en 2016, est un événement historique.
00:37Et je vous avoue qu'on est tous un peu, j'espère, de la même trempe.
00:43C'est-à-dire que quand il y a un événement historique, je pense qu'il faut sortir de son petit train-train,
00:49de ses petits éléments de langage, de ses petites querelles picrocolines,
00:53et regarder, voir, comprendre, et si possible, y aller.
00:59Ça, c'est la première raison et je pense qu'elle est fondamentale.
01:03Vous savez, j'ai été longtemps journaliste, je reste un écrivain,
01:06et j'ai besoin de voir, de comprendre, de sentir quand il y a un événement historique.
01:13Il y avait une histoire assez belle.
01:16On dit que le grand philosophe Emmanuel Kant faisait une promenade tous les jours.
01:21Et qu'il ne l'a interrompue qu'une seule fois, le 14 juillet 1789.
01:26Là, c'est un peu la même chose.
01:28Deuxième raison, je voulais absolument montrer aux dirigeants américains
01:35que la classe politico-médiatique française n'était pas unanime contre eux.
01:41Et qu'il y avait eu, d'ailleurs certains l'avaient remarqué, un parti reconquête
01:47qui, depuis le début de la campagne, avait dit, nous, on est plutôt pour Trump,
01:51on n'est pas pour Kamala Harris, au-delà des prudences des uns et de la vindicte des autres.
01:57Troisième raison, je trouvais très intéressant de converser, d'échanger,
02:05de comprendre des gens de la nouvelle classe dirigeante américaine.
02:09A la fois, et c'est la chance d'en rencontrer, des gens qui seront dans l'administration,
02:16qui seront ministres, qui seront dans ce qu'on appelle les cabinets ministériels en France.
02:20Et aussi, vous savez, tous les membres de ces instituts, de ces finc-fanc,
02:28de ces fondations qui ont, en vérité, du Clermont Institut, que je connaissais depuis l'été,
02:33à Heritage Fondation, vous savez qui a fait grand bruit pendant la campagne,
02:37ou Hudson Institut, qui ont préparé et la victoire de Trump,
02:43et la réaction au wokisme et à ses ravages depuis dix ans.
02:50C'est eux qui ont écrit, qui ont forgé le logiciel qui permet aujourd'hui à Trump
02:57d'avoir des armes pour lutter contre le wokisme et toutes ses conséquences.
03:03D'ailleurs, et je paraîtrai là, j'ai trouvé des gens très francophiles,
03:09vraiment aimant sincèrement la France, et très inquiets pour la France.
03:15Vous savez, ils me racontent tous les mêmes anecdotes, c'est-à-dire qu'ils sont arrivés à Roissy,
03:21ou alors ils sont arrivés par le train de Londres, à Gare du Nord,
03:26et ils regardent et ils voient l'état du grand remplacement en cours,
03:30et ils me disent, mais qu'est-ce qui se passe en France ?
03:33Ils m'ont répété ça tout le temps.
03:35Donc ça, tout ça a été intéressant.
03:39Par ailleurs, pour l'anecdote, ça va vous faire plaisir,
03:42parce qu'il y avait des gens qui m'ont lu, qui m'ont lu même en français,
03:48et donc j'ai pu finaliser la publication aux États-Unis
03:52de l'adaptation du suicide français en langue américaine.
03:56J'étais content de finaliser ça.
04:00J'imagine évidemment qu'un voyage comme celui-là,
04:03vous essayez de tirer des enseignements pour la France,
04:06et j'ai envie de dire que Trump incarne et illustre votre théorie
04:10d'une victoire possible en France, c'est-à-dire unir la bourgeoisie patriotique,
04:17ce que vous appelez la bourgeoisie patriotique, et les classes populaires.
04:20Trump a réussi à le faire.
04:21Il l'a fait même de manière tout à fait surprenante,
04:23avec la Silicon Valley et puis les Gilets jaunes, si j'ose dire.
04:27Est-ce que ce modèle, selon vous, est possible en France ?
04:30Je crois que c'est non seulement qu'il est possible en France,
04:33mais c'est le seul qui fera gagner la France.
04:36Parce que là, vous avez tout à fait raison,
04:39vous mettez l'éclairage sur l'alliance sociologique et donc politique,
04:46mais on pourrait même aller plus profondément.
04:50Qu'est-ce que c'est que le trumpisme aujourd'hui ?
04:52C'est l'alliance entre la volonté des peuples occidentaux
04:56de défendre leur identité et le souci constant en Occident,
05:01depuis au moins à la Renaissance, mais en vérité ça remonte à plus loin,
05:05d'utiliser la science, d'utiliser la rationalité, on remonte à la grecque antique,
05:12pour avancer et pour faire progresser l'Occident.
05:17Et cette convergence entre les deux, vous avez tout à fait raison,
05:20entre la réalité anthropologique de l'humanité,
05:25quand Trump dit qu'il n'y a que deux genres, un homme et une femme,
05:29et en même temps ce souci modernissime d'envoyer des fusées vers Mars.
05:35Oui, mais il faut une incarnation.
05:37Il faut une incarnation.
05:38Cette incarnation est très puissante avec Donald Trump,
05:41il y a un charisme quand même hors norme,
05:43il y a quelqu'un qui sort de l'ordinaire,
05:45même parmi les présidents américains,
05:47Bush n'avait pas ce charisme-là.
05:50Depuis Obama, il n'y en a pas eu un.
05:52Et c'est essentiel.
05:55Vous avez raison, l'incarnation est essentielle en politique, c'est évident.
05:59Mais en 2020, quand Trump a été battu, quand il y a eu l'affaire du Capitole,
06:06tout le monde avait enterré Trump.
06:08On disait Trump est mort.
06:10On disait, ah le Trumpings peut-être a de l'avenir, mais sans lui, avec un autre.
06:16Donc permettez-moi de sourire quand j'entends ça.
06:19Donc vous vous y croyez, vous y croyez pour vous.
06:21Écoutez, j'y crois pour moi.
06:23D'abord parce que je pense qu'on peut développer d'ailleurs.
06:26Qu'est-ce que ce Trumpisme ?
06:28C'est intéressant, je pense que je suis la seule incarnation en France
06:31de cette alliance non seulement sociologique, mais presque idéologique.
06:35Et quand j'ai entendu le discours d'intronisation de Donald Trump dire
06:42l'immigration est une invasion et une conquête.
06:48Pardonnez-moi, mais ça a résonné bizarrement à mes oreilles.
06:52Quand il disait également, je vous ai dit deux genres, un homme, une femme.
06:58Quand il dit l'État doit s'alléger, doit supprimer des normes.
07:04Quand il dit aussi que le protectionnisme n'est pas un mal en soi
07:08et qu'on peut s'en servir.
07:11Vous voyez, je pense qu'il y a là une synthèse qui me convient assez bien
07:15et qui va, d'après moi, conquérir toute l'Europe et tout l'Occident.
07:20D'abord parce qu'il n'y a pas de phénomène politique, culturel, artistique
07:26qui une fois né dans un pays de l'Occident ne se soit pas répandu ailleurs,
07:32dans toute l'Europe.
07:34Et par ailleurs, entre les États-Unis et la France, mais ça vous le savez comme moi,
07:39il y a des relations privilégiées.
07:41Tous les pères de la Constitution américaine avaient élu Montesquieu et Rousseau.
07:45La Révolution américaine fascinait les révolutionnaires français.
07:49Et aujourd'hui, c'est évident que nous sommes très impressionnés
07:55et très influencés par la culture américaine.
07:59Dans votre critique commune à Trump et à vous-même de ce que vous n'aimez pas,
08:06vous oubliez la critique commune des médias dominants.
08:11Je n'oublie pas.
08:13Il y a certaines divergences qu'on peut avoir entre nous.
08:16Vous êtes peut-être le seul à vous être livré à une critique acérée
08:20de l'appareil dominant, par exemple de l'audiovisuel de service public.
08:24Et je vais vous dire quelque chose.
08:26La victoire de Trump nous donne du courage, si j'ose dire, et de l'espoir.
08:32Après tout, lui n'a jamais cédé.
08:35Il a affronté toute cette machine idéologique, que ce soit les médias,
08:40les réseaux sociaux, etc.
08:44Je me souviens, vous savez, je l'ai eu au téléphone en 2022
08:47pendant la campagne présidentielle, et il me disait
08:50ne changez rien, ne cédez rien, ne cédez sur rien.
08:54Et vous verrez, à la fin, ça finira par payer.
08:56À l'époque, il était l'homme mort que j'ai décrit tout à l'heure.
09:00J'ai été très frappé, sans doute vous aussi,
09:03par les images de la restauration, de l'inauguration de Notre-Dame de Paris.
09:10D'abord par, évidemment, la beauté de la cathédrale
09:14et du travail de tous nos artisans,
09:17mais aussi par les regards, pour le moins bienveillants,
09:22voire certains énamourés,
09:24quand Donald Trump et Elon Musk sont rentrés dans la cathédrale.
09:29Et je me suis dit, c'est l'humanité depuis toujours,
09:33c'est-à-dire que, alors que certains croient que c'est la dédiabolisation,
09:38la respectabilisation qui va permettre la victoire,
09:41c'est la victoire qui entraîne la dédiabolisation et la respectabilisation.
09:46Et ça, c'est la grande leçon, mais ce n'est pas la première fois dans l'histoire.
09:50Mais là, c'était franchement net et même cruel
09:55pour les gens qui avaient insulté Trump et Musk.
09:59Alors, à mon sens, il y a une autre grande leçon
10:02qui fait la différence entre la campagne présidentielle de Trump,
10:05la première fois, et la deuxième fois.
10:07C'est l'aspect positif.
10:09Vous avez parlé, Eric Zemmour, du fait que
10:11vous êtes allé présenter votre livre « Le suicide français ».
10:15Est-ce que vous croyez que Donald Trump aurait fait un livre sur le suicide américain ?
10:19Ce que je veux dire par là, c'est que,
10:21les leaders de la droite ne manquent pas, dans leur tabou général,
10:27quelque chose qui soit positif.
10:29Parce que quand on entendait Donald Trump
10:31qui s'adresse à l'électorat latino ou autre,
10:33c'était un discours positif.
10:35Cher Joseph,
10:37on a justement reproché à Donald Trump,
10:40pendant la campagne de 2016,
10:42et même pendant la campagne de 2024,
10:45le ton apocalyptique qu'il empruntait
10:49pour décrire la réalité américaine.
10:51S'il voyait la réalité française,
10:53alors là, je pense qu'il serait encore plus effaré.
10:57Donc, je ne crois pas
10:59qu'il faille opposer
11:01ce discours apocalyptique
11:03que moi j'appelle « lucide ».
11:05Après tout, l'apocalypse, c'est le dévoilement de la vérité.
11:09Et, ce que vous appelez
11:11un discours pour l'avenir.
11:13Je crois que c'est lié.
11:15Je crois que c'est lié.
11:17Je pense qu'il faut d'abord
11:19faire le constat le plus lucide possible
11:21de la catastrophe française
11:23et du vrai déclin occidental
11:25que nous vivons.
11:27Pour ensuite,
11:29si vous voulez,
11:31après avoir fait ce tableau,
11:33après avoir établi ce diagnostic,
11:35et après avoir dit pourquoi, à mon sens,
11:37nous vivions un suicide français et occidental,
11:39voir comment
11:41on peut effectivement repartir de l'avant.
11:43Quand Trump dit
11:45« le rêve américain est mort »,
11:47il dit « le rêve américain est mort ».
11:49Mais dans la phrase suivante, il dit
11:51« mais nous allons en réinventer un plus grand ».
11:53C'est exactement le général de Gaulle en 1958,
11:55quand il dit « la quatrième république est en train de ruiner la France »
11:57et il dit « mais avec moi... ».
11:59Je crois que, franchement,
12:01il faut tenir les deux bouts.
12:03Mais vous avez raison.
12:05Ça veut dire qu'il faut dire aux Français
12:07« nous pouvons rétablir la France
12:09dans ce qu'elle a de plus grand ».
12:11Mais il faut voir comment.
12:13Je pense que nous ne pourrons redevenir
12:15une grande France, voire une grande Europe,
12:17voire un grand Occident,
12:19parce que je me mets dans cette civilisation occidentale.
12:21Même si, j'imagine qu'on va en parler,
12:23il peut y avoir des affrontements de nations,
12:25des rivalités de nations,
12:27des divergents de nations,
12:29mais nous sommes dans la même civilisation
12:31et c'est cette civilisation qui est en déclin.
12:33Moi, je pense que nous ne pourrons
12:35restaurer cette grandeur française et occidentale
12:37que si nous revenons justement
12:39à notre identité,
12:41c'est-à-dire française, occidentale
12:43et européenne.
12:45Et ce n'est pas en se croyant
12:47les adeptes
12:49d'un universalisme dévoyé
12:51qui pensent
12:53que les êtres humains
12:55sont complètement interchangeables,
12:57qu'il n'y a pas de culture française
12:59pour reprendre la célèbre formule d'Emmanuel Macron.
13:01Moi, je pense au contraire
13:03que nous vivons aujourd'hui,
13:05d'ailleurs, on pourrait le voir au-delà des États-Unis,
13:07tous les grands pays
13:09sont en train de se réapproprier
13:11leur histoire pour pouvoir
13:13aller de l'avant.
13:15Les Turcs redeviennent ottomans,
13:17les Russes se sont réconciliés avec l'orthodoxie,
13:19les Chinois redécouvrent Confucius.
13:21Vous voyez,
13:23les Américains redécouvrent
13:25la grandeur américaine.
13:27J'étais très frappé que
13:29Trump,
13:31qu'on montre en France
13:33sous les aires
13:35d'un bonnet, et en tout cas d'un inculte,
13:37qu'est allé chercher McKinley,
13:39c'est-à-dire le président américain
13:41que personne ne connaît en France.
13:43Moi, je me souviens vaguement de mes cours
13:45à Sciences Po, nous expliquaient que McKinley,
13:47c'était celui qui avait fait
13:49les taux de droit de douane
13:51à 50%, qui avait permis
13:53à l'industrie américaine
13:55de devenir la première du monde.
13:57Bon, deux-trois choses.
13:59D'abord, les Juifs, les Latinos,
14:01les musulmans ont voté pour Trump.
14:03A priori.
14:05D.
14:07Non, non, non, je ne dis pas ça.
14:09Je ne dis pas ça.
14:11C'est important de montrer
14:13qu'il y a eu un basculement.
14:15On s'arrête une minute là-dessus
14:17parce que c'est très intéressant.
14:19Bien sûr que c'est intéressant.
14:21J'ai essayé de comprendre ça.
14:23Je pense que c'est
14:25pour deux raisons différentes
14:27mais qui sont en vérité la même raison.
14:29Beaucoup de Juifs
14:31ont basculé à droite
14:33depuis le 7 octobre.
14:35Je l'ai vécu moi-même, pardonnez-moi
14:37de parler de moi, mais j'ai eu
14:39plus de 50% des Français
14:41juifs qui vivaient en Israël
14:43en 2022.
14:45Je pense que c'était la même chose
14:47en France.
14:49Il y a effectivement un basculement à droite
14:51parce que les Juifs ont compris,
14:53en tout cas la plupart,
14:55ont compris que
14:57l'Islam avait amené,
14:59plutôt l'immigration avait ramené
15:01un antisémitisme islamique
15:03qui est de tout temps
15:05mais qu'elle l'avait ramené
15:07en Europe et en particulier en France
15:09et donc ils ont compris
15:11les Juifs qu'on avait
15:13embarqué à gauche depuis des décennies
15:15pour des raisons historiques
15:17de minorités assiégées,
15:19que la gauche
15:21les avait trahis et même
15:23étaient les alliés
15:25de leurs persécuteurs.
15:27Ça c'est une première chose.
15:29C'est au-delà d'Israël.
15:31Je pense que Gilles-Williams sera d'accord avec moi.
15:33C'est au-delà d'Israël.
15:35En vérité on nous met toujours cette histoire d'Israël.
15:37C'est beaucoup plus profond que ça.
15:39Et puis il y a, vous avez raison,
15:41des Noirs, 20%,
15:43des Latinos, 30%.
15:45J'ai demandé.
15:47Evidemment que ça m'a interrogé
15:49et que j'ai demandé
15:51aux gens que je rencontrais des fondations
15:53dont je vous ai parlé.
15:55Et ils m'ont répondu
15:57tout simplement.
15:59Les Latinos,
16:01c'est parce qu'ils ne supportent
16:03plus la nouvelle
16:05immigration arabo-musulmane
16:07qui déferle
16:09sur les Etats-Unis
16:11et dont on ne parle jamais.
16:13Parce qu'il n'y a pas
16:15que des Mexicains qui passent par la frontière
16:17mexicaine avec les Etats-Unis.
16:19Il y a le monde entier.
16:21Et en particulier
16:23les pays, les Afghans,
16:25les Pakistanais,
16:27les Kazakhs, etc.
16:29Tous musulmans.
16:31Et donc, il y a des vrais
16:33problèmes de cohabitation
16:35entre les Mexicains catholiques
16:37et les musulmans.
16:39Ça me rappelle, cher Pascal, ce que vous me racontiez
16:41dans les vestiaires de foot
16:43entre les joueurs sud-américains
16:45et les musulmans.
16:47Il n'y avait pas d'affrontement.
16:49Chacun vit séparément.
16:51Mais là, chacun vit séparément
16:53et il ne supporte plus
16:55les manières des derniers venus.
16:57Ça, c'est pour les Mexicains.
16:59200 000 personnes par mois ?
17:01Absolument.
17:03Ma question, c'est ici.
17:05Comment vous faites pour parler
17:07aux musulmans de France ?
17:09Je finis parce que c'est important.
17:11Une partie des Noirs,
17:13alors là, ça va
17:15déplaire fort
17:17à nos amis de gauche,
17:19c'est qu'ils ont détesté
17:21le wokisme.
17:23Et ils ont détesté
17:25le discours
17:27féministe
17:29depuis une vingtaine
17:31d'années,
17:33antiviriliste, etc.
17:35C'est pour ça qu'il y a une partie des hommes Noirs
17:37qui ont voté pour Trump
17:39qui avaient les mêmes codes qu'eux.
17:41Je pense que c'est la même chose.
17:43Ils sont perdus en pouvoir d'achat sous Obama.
17:45En plus, en prime.
17:47Je pense
17:49qu'il y a exactement
17:51les mêmes évolutions
17:53en France.
17:55J'ai, parmi
17:57mes rencontres de Washington,
17:59eu la joie et le plaisir
18:01de rencontrer une jeune femme,
18:03qui devait même pas avoir 30 ans,
18:05qui était marocaine,
18:07qui était dans les personnes que j'ai rencontrées,
18:09qui discutaient, qui avaient fait des études
18:11sur l'évolution
18:13de l'Europe,
18:15des évolutions stratégiques, etc.
18:17Et qui,
18:19ensuite, m'a pris un peu à part
18:21et qui m'a dit, mais vous savez,
18:23moi je suis triste quand je vois ce que devient la France.
18:25Moi, j'aime la France.
18:27Je veux pas que ça devienne
18:29un pays du Maghreb.
18:31Moi, vous savez,
18:33ce que j'aime en France, je ne reconnais
18:35plus la France. C'était pas
18:37un grand blond
18:39d'oligocéphale qui me disait ça, vous comprenez ?
18:41Parce qu'il faut comprendre ça,
18:43il y a, et à Paris,
18:45je discute avec beaucoup,
18:47mais évidemment,
18:49avec soit des Marocains
18:51qui ne vivent pas en France et qui viennent
18:53en France et qui me disent, mais moi je viens en France
18:55pour voir la France. Je viens pas en France
18:57pour me retrouver à Rabat.
18:59Ou alors, des
19:01Français de confession musulmane,
19:03beaucoup cabiles,
19:05qui me disent, mais moi, quand j'étais jeune,
19:07la religion c'était à la maison
19:09et c'est vous qui avez raison, vous voyez ?
19:11Je pense qu'il y a, d'ailleurs il y a,
19:13on pourrait faire des analyses mais on n'aura pas le temps
19:15ici, il y a un vrai conflit de génération.
19:17Oui, tout à fait.
19:19Entre les jeunes qui sont
19:21vraiment charia-compatibles, on dira,
19:23de plus en plus, et
19:25les gens de notre génération
19:27qui ne supportent pas cette évolution, pour
19:29beaucoup. Vous dites en plus qu'à Rabat
19:31on respecte la loi. Absolument.
19:33Comme il est 20h25
19:35et qu'il y a ce fameux temps
19:37de parole qui
19:39nous oblige à aller
19:41vite, deux, trois petites questions très rapides.
19:43Vous étiez avec Sarah Knafo
19:45à Washington.
19:47Comment vous répartissez-vous les
19:49rôles dans l'avenir ?
19:51Bah écoutez, c'est assez simple.
19:53Vous savez, d'abord, je
19:55voudrais dire que
19:57depuis, je suis heureux que depuis plusieurs
19:59mois, les gens la découvrent.
20:01Moi, je connaissais
20:03son intelligence,
20:05sa finesse, son courage
20:07et je suis content que
20:09les français
20:11la découvrent telle que moi
20:13je la voyais. Ca c'est une première chose.
20:15La deuxième, la répartition est assez
20:17simple, nous l'avons décidé cet
20:19été.
20:21Moi, je ne supporte plus
20:23les émissions de
20:2510 minutes où on vous coupe la parole
20:27tout le temps parce que le journaliste en face croit
20:29malin et croit insolent
20:31de vous couper la parole sans
20:33vous laisser le temps de finir une phrase.
20:35Donc, j'ai décidé
20:37de n'aller que dans des émissions
20:39comme la vôtre où je
20:41peux m'exprimer, où on peut discuter,
20:43converser et où j'ai le temps
20:45d'élaborer, d'expliquer
20:47ce que je veux faire pour la France
20:49et ce que je pense et ce que j'analyse.
20:51Voilà,
20:53je crois que la répartition
20:55des rôles est plutôt efficace
20:57et qu'elle rend jaloux beaucoup de
20:59partis politiques.
21:01C'est-à-dire que si demain il y a une élection présidentielle,
21:03c'est vous qui montez au créneau
21:05pour défendre Conquête.
21:07Évidemment, mais je crois pas que ça soit
21:09une question entre elle et moi.
21:11Je ne sais pas, moi je ne connais pas.
21:13Il faut lui demander, mais moi je ne pense pas.
21:17Peut-être juste pour
21:19revenir à Trump,
21:21vous appréciez certainement le fait que
21:23il ne se paye pas de mots,
21:25il est dans le rapport de force, simplement
21:27le temps qu'on ait un nouveau Trump,
21:29est-ce qu'il restera une industrie européenne à la fin ?
21:31Et comme patriote, disons, français,
21:33est-ce que vous n'allez pas déchirer ?
21:35Ça c'est une très bonne question.
21:37Faites-moi une très bonne réponse.
21:39Je vais essayer.
21:41D'abord, ça me permet de vous dire
21:43que je ne suis pas le porte-parole
21:45ni de Trump,
21:47ni des Etats-Unis,
21:49ni d'un parti trumpiste.
21:51Je pense qu'il y a
21:53des accointances,
21:55des affiliations, vous savez au XIXe siècle
21:57il y avait déjà l'international socialiste entre tous les partis socialistes.
21:59Quand je vois M. Macron
22:01dénoncer l'international réactionnaire,
22:03il devrait se renseigner et ouvrir des livres d'histoire.
22:05Ça a toujours existé en politique.
22:07Il n'y a aucune raison qu'il n'y ait pas
22:09comme ça des affinités
22:11entre partis et qu'eux,
22:13Musk, disent moi je suis pour l'AFD,
22:15je suis pour ceci, etc.
22:17Deuxièmement,
22:19j'ai écrit
22:21et je suis beaucoup
22:23intervenu pour expliquer
22:25mes différences, mes oppositions,
22:27mes critiques à l'Amérique.
22:29Je crois que je pourrais vous réciter
22:31par cœur le dialogue à Serbe
22:33dans les mémoires de guerre du général de Gaulle
22:35entre Harry Hopkins, bras droit
22:37de Roosevelt et le général de Gaulle
22:39qui se sont étripés, il y a 3-4 pages
22:41là-dessus absolument incroyables,
22:43sur les responsabilités de l'Amérique
22:45qui a abandonné la France après la première
22:47guerre mondiale. Donc vous voyez, je n'ai pas
22:49de tendresse particulière
22:51pour les lâchages
22:53et les différences
22:55avec l'Amérique. Mais ce qui m'amuse
22:57c'est qu'on voit
22:59aujourd'hui
23:01ceux qui ont laissé tout faire,
23:03ont laissé enfermer ce pauvre
23:05Pierucci en prison, vous savez ce cadre
23:07d'Alstom qui a été enfermé, personne
23:09ne l'a aidé. A l'époque on ne disait
23:11rien. Ceux qui ont vendu
23:13n'est-ce pas monsieur Macron, Alstom
23:15aux Américains.
23:17Ceux qui se couchent
23:19devant à chaque fois les Américains
23:21et aujourd'hui,
23:23surtout aux grands patriotes et aux grands
23:25défenseurs de l'indépendance nationale
23:27parce que ce n'est plus Obama ou Biden
23:29mais que c'est Trump qui est à sa tête.
23:31Moi, je réagirais de la même façon. Mais vous avez raison,
23:33Trump nous dit, l'Amérique d'abord,
23:35nous devons répondre, la France
23:37d'abord. Et nous devons
23:39absolument nous battre
23:41en Europe pour imposer ces règles.
23:43Je parlais tout à l'heure de protectionnisme.
23:45Il est évident que
23:47aujourd'hui, la mondialisation
23:49heureuse qu'on nous a décrites
23:51dans les années 90 et qu'on nous a imposées
23:53est morte. Et qu'aujourd'hui, nous allons
23:55avoir vers des grands blocs
23:57régionaux
23:59qui seront protégés
24:01et si l'Europe ne se protège pas,
24:03on sera mort. Donc il faut qu'on ait
24:05un vrai affrontement avec l'Allemagne.
24:07Comme il est 20h30 et je suis obligé de vous
24:09couper et franchement c'est difficile
24:11bien sûr parce que j'aimerais vous entendre
24:13plus longtemps mais ce temps de parole est terrible. Je voulais
24:15simplement vous faire sourire.
24:17Et vous faire écouter
24:19le ministre de la Vérité
24:21à la RTBL.
24:23C'est une séquence qui nous fait rire
24:25depuis hier. Et je trouve
24:27qu'elle est formidable parce qu'elle
24:29résume tout. Alors on l'a
24:31écoutée pendant une trentaine d'heures. On ne s'en lasse pas.
24:33Et on pouvait se quitter
24:35parce que vous savez que Trump n'a pas été
24:37écouté en direct dans son
24:39discours et en différé de deux minutes.
24:41Et des experts choisis par
24:43je ne sais qui étaient chargés de
24:45valider si la bonne parole... Mais mon cher
24:47Pascal, si je puis me permettre, en une minute
24:49je pense qu'on a sous-estimé
24:51l'importance de la révélation
24:53de Mark Zuckerberg
24:55qui a avoué qu'il avait
24:57utilisé ses
24:59Facebook
25:01et son algorithme
25:03pour censurer les gens de droite
25:05sous couvert de fact-checking
25:07etc. Je pense qu'il a avoué
25:09le projet totalitaire de la gauche et
25:11personne ne dit rien en face.
25:13Regardez ça alors. On est déjà
25:15très en retard mais ce n'est pas grave parce que je voulais
25:17quand même vous faire réagir parce que les médias
25:19forcément, avec le discours
25:21que vous portez, c'est compliqué
25:23pour vous de le faire entendre
25:25pour la raison que vous avez dite tout à l'heure.
25:27Voyez cette petite séquence
25:29qui peut nous faire sourire.
25:31Alors on a constaté à plusieurs reprises que
25:33Donald Trump a tenu des propos
25:35racistes, d'extrême droite,
25:37xénophobe, d'incitation
25:39à la haine également. Et donc
25:41nous avons décidé de diffuser ce discours
25:43avec un léger différé pour prendre
25:45tout simplement le temps de l'analyse
25:47du décryptage et
25:49c'est une pratique que nous
25:51appliquons déjà depuis de nombreuses années
25:53à la RTBF en Belgique
25:55francophone avec d'autres médias
25:57et que nous appelons avec un terme
25:59technique qui s'appelle le cordon sanitaire
26:01médiatique et
26:03qui nous permet tout simplement d'éviter
26:05de banaliser des propos d'extrême
26:07droite, des propos d'incitation
26:09à la haine, d'éviter de normaliser
26:11ces propos. Alors il ne s'agit
26:13certainement pas de censure,
26:15évidemment que la RTBF ne pratique pas la
26:17censure, mais nous ne diffusons pas
26:19ce type de propos en direct,
26:21nous les analysons et nous
26:23prenons le temps de les décrypter et de les engadrer.
26:25Voilà. C'est merveilleux.
26:27C'est merveilleux, ils prennent les gens
26:291. pour des imbéciles et 2.
26:31Je dirais
26:33pour finir, vous savez
26:35depuis des années, à chaque fois que les gens
26:37comme moi
26:39dénoncent les délires
26:41sociétaux, on nous balance
26:43ah c'est une panique morale.
26:45Moi j'ai envie aujourd'hui de dire
26:47voilà, retour à l'envoyeur,
26:49ils sont vraiment victimes
26:51d'une panique morale.
26:53Merci, merci beaucoup Eric
26:55Zemmour, on avait
26:57un temps de parole, je remercie Thomas Bauder
26:59qui était avec nous, qui m'a précisé que vous aviez le droit
27:01à 20 ou 22 minutes de temps de parole
27:03ce soir,
27:05c'est réglementé, on peut l'arrêter
27:07ou pas, mais c'est la loi
27:09c'est ça qu'il faut changer
27:11il me semble
27:13il me semble que
27:15il a un grand souffle
27:17sur la liberté d'expression
27:19ça va devenir une question fondamentale
27:21du débat politique français
27:23je pense que ça l'est
27:25il y a quand même respect de la loi
27:27à 7h55
27:297h55 sur France Inter
27:31c'était Zuckerberg
27:33qui cette fois-ci était traité de gros
27:35connard
27:37après Musk
27:39et c'est contre la loi ça ?
27:41en théorie, je pense
27:43que l'Arkhom serait bien
27:45inspiré de penser qu'on ne peut pas insulter
27:47les gens comme ça, il me semble que
27:49les C8 a été condamné à plusieurs
27:51millions pour avoir traité M. Brouillard de gros
27:53connard. L'Arkhom vous écoute,
27:55l'Arkhom vous regarde,
27:57l'Arkhom
27:59vous offert,
28:01l'Arkhom
28:03compte chaque mot qui sort de votre bouche
28:05et l'Arkhom
28:07dit qu'il faut marquer
28:09une page de bouche
28:11donc je salue nos amis de l'Arkhom
28:13bien évidemment que nous écoutons
28:15et je vous remercie Eric Zemmour
28:17à tout de suite après la pause
28:21bon à 20h38
28:23on est resté ensemble peut-être pour
28:25avoir un débrief comme on dit
28:27dans ces cas-là, d'abord comment vous avez
28:29trouvé Eric Zemmour ?
28:31Est-ce que vous l'avez trouvé pertinent ?
28:33Est-ce que vous l'avez trouvé en forme ?
28:35Est-ce que vous l'avez trouvé politiquement
28:37aligné ?
28:39Moi je fais partie des gens
28:41en tous les cas qui depuis longtemps disent qu'il ne faut pas
28:43l'enterrer et je citais Mitterrand
28:45je ne citais pas Trump
28:47puisqu'on ne le savait pas encore
28:49et oui je trouve, alors évidemment
28:51la difficulté pour lui c'est de
28:53passer de l'analyse
28:55qui est toujours... Non mais la vraie question c'est
28:57est-ce que le modèle, vous comprenez, est-ce que le modèle
28:59est transmissible ici ? En théorie
29:01oui, mais en pratique
29:03vous avez aujourd'hui je ne sais combien
29:05de candidats de droite, des droites qui
29:07sont éclatées, on n'a pas eu le temps de lui
29:09poser toutes les questions. Il y avait trois
29:11droites qui étaient présentes à Washington
29:13il y avait le Rassemblement National, Marion
29:15Maréchal et Eric Zemmour. Ces trois droites ne se
29:17parlent même pas. Comment voulez-vous
29:19produire ce
29:21qu'a fait Trump ? C'est-à-dire
29:23avoir une candidature unique et pourquoi pas
29:25rassembler sur un nom
29:27ce qu'a fait Trump.
29:29Ça me paraît très compliqué.
29:31Il l'a fait dans le système des primaires
29:33je vous rappelle, c'est-à-dire qu'il l'a fait quand même
29:35dans un système où on ne lui a pas donné le parti
29:37il l'a pris. Donc
29:39on n'a pas du tout le même système
29:41en France où ils ne sont pas obligés
29:43de le faire. Donc ça je ne sais pas. La question
29:45qu'on pourrait poser c'est est-ce que
29:47c'est transposable en France ? Qu'est-ce
29:49qu'il faudrait changer ? Est-ce que
29:51le genre de Trump, sa brutalité
29:53sa façon d'invectiver etc.
29:55Est-ce que c'est transposable en France ? Je ne pense pas.
29:57S'il y avait des primaires pour l'ensemble de la droite
29:59ce pourrait être transposable.
30:01Ce n'est pas l'ISNAR qui l'a proposé d'ailleurs ?
30:03Pour l'ensemble de la droite ? Non mais arrêtez avec vos primaires.
30:05Vous n'allez pas refaire
30:07les primaires.
30:09Ce n'est pas la culture française, ce n'est pas
30:11l'histoire française. Et comment vous désignez un candidat ?
30:13Et c'est à l'arrivée, ce n'est pas le meilleur candidat
30:15qui est désigné en France. Et comment vous obligez les gens à se désister
30:17les uns pour les autres ?
30:19Il est arrivé que ce soit le meilleur des candidats.
30:21Fillon était le meilleur candidat que les deux autres.
30:23Ben non justement.
30:25Et je vais vous dire, cette
30:27primaire
30:29elle est faussée puisque les gens
30:31ont voté en imaginant que ce serait Fillon
30:33qui pourrait être meilleur que Nicolas Sarkozy.
30:35Ils n'ont même pas voté pour celui qui pensait
30:37sans doute qu'ils pensaient eux le meilleur.
30:39Tout ça est un peu compliqué.
30:41Vous vous trompez totalement sur les primaires de la droite.
30:43Cette fois-là, ils se sont exprimés
30:45sur leur idée parce que Fillon avait sorti un livre
30:47sur le totalitarisme.
30:49Oui mais ça c'est la deuxième fois.
30:51Les primaires ont été efficaces.
30:53Vous ne pensez que ça.
30:55Non. Bon. Moi ce qui m'intéresse
30:57c'est, si j'ose dire,
30:59si vous faites de la politique fiction.
31:01Comment vous imaginez les choses dans deux ans ?
31:03D'abord sur la pertinence.
31:05Je ne l'ai pas trouvé
31:07impertinent.
31:09Je ne l'ai pas trouvé outre-cuidant
31:11de comparer son discours
31:13à celui de Trump.
31:15C'est-à-dire que c'est celui
31:17en France
31:19qui a eu sans doute
31:21le discours le plus libéré
31:23contre le wokisme,
31:25contre l'immigration
31:27massive et invasive.
31:29Bref, le moins
31:31politiquement correct.
31:33De ce point de vue-là,
31:35il ne s'est pas vanté. Il a dit la réalité des choses.
31:37Ce que je ne sais pas,
31:39c'est que, alors d'abord,
31:41les personnalités ne sont pas les mêmes.
31:43Du tout.
31:45Et je suis incapable
31:47de vous dire
31:49si c'est transposable
31:51au modèle français.
31:53Alors c'est vrai que nous sommes
31:55en pleine libération quand même,
31:57si j'ose dire, médiatique et intellectuelle.
31:59La situation française
32:01n'a strictement rien à voir,
32:03y compris dans le discours
32:05de celle qui était il y a encore
32:07deux ou trois ans.
32:09Pardon ?
32:11Vous êtes d'un optimisme, mon cher William.
32:13Excessif.
32:15Je ne sais pas. Je constate simplement
32:17que ce que je disais,
32:19ce que je dis aujourd'hui,
32:21je n'aurais pas pu le dire.
32:23Il y a des choses. Par exemple, quand Bruno Retailleau
32:25dit que la France
32:27en Algérie
32:29a réussi
32:31des choses intéressantes
32:33et qu'il ne faut pas
32:35tout rejeter dans la colonisation,
32:37c'était juste absolument
32:39inaudible.
32:41On a failli faire une loi pour le dire.
32:43Ça veut dire qu'il y avait quand même des gens qui le disaient.
32:45Vous avez raison.
32:47Il y a beaucoup de choses.
32:49Le chemin est long
32:51entre Éric Zemmour et Marine Le Pen.
32:53Il y a aujourd'hui peut-être 30 points de différence sur un premier tour.
32:55La question, c'est
32:57la situation américaine,
32:59même si elle est mauvaise,
33:01est infiniment meilleure
33:03que la situation française.
33:05À tous les niveaux.
33:07Il y a plus de richesses.
33:09Et au plan migratoire aussi.
33:11Comment ça ?
33:13Pas du tout.
33:19À l'époque de Trump,
33:21il y avait 50 000 personnes
33:23qui passaient la frontière.
33:25Il y en a eu 200 000
33:27avec Biden.
33:29Par mois.
33:31Par mois.
33:33Ces chiffres sont étonnés.
33:35Par mois.
33:37C'est pas du tout la même chose.
33:39Mais 40 ans
33:41d'immigration en France
33:43ont modifié beaucoup plus profondément
33:45la France
33:47que l'Amérique,
33:49qui en plus est un pays d'immigration.
33:51Ça fait quand même une sacrée différence.
33:53C'est pour expliquer des choses.
33:57À suivre.
33:59C'est sûr qu'on va le suivre.
34:01Je ne sais pas si vous avez entendu Vincent Hervoët ce matin.
34:03Il avait raison.
34:05Il y a quand même une chose qui est frappante et un peu inquiétante.
34:07L'Europe va se faire bouffer.
34:09Lamineuse.
34:11Les actualités.
34:13L'Europe était déjà en faillite
34:15et ses frontières enfoncées.
34:17On dirait que c'est Trump qui représente
34:19la menace la plus terrible pour l'Europe.
34:21Si l'Europe avait été vaillante,
34:23courageuse et décidée,
34:25je comprendrais davantage.
34:27Ce que dit Elisabeth,
34:29c'est que quand même il y a des points
34:31où nous ne sommes pas obligés de tout accepter.
34:33La question de l'extraterritorialité
34:35n'a pas commencé avec Trump.
34:37Cette question est fondamentale
34:39pour les entreprises françaises
34:41et européennes de l'extraterritorialité.
34:43Je suis désolé, j'ai beau tendre l'oreille,
34:45je n'entends pas de politique française en parler.
34:47Voilà ce qu'on pouvait dire sur le dossier Zemmour.
34:49Pour terminer,
34:51sur Donald Trump,
34:53je vous propose d'écouter ce que disait
34:55ce matin Pierre Moscovici.
34:57Pardon.
34:59Je suis désolée, je suis enchantée
35:01d'entendre ce que va dire
35:03Monsieur Pierre Moscovici.
35:05Vous parlez quand même du Président de la Cour des Comptes.
35:07Je demande aux médiateurs
35:09d'intervenir.
35:11Vous parlez du Président de la Cour des Comptes.
35:13J'ai hâte d'entendre ce qu'il va dire.
35:17Vous ne l'avez pas entendu ?
35:19Non.
35:21A votre avis, qu'est-ce qu'il va dire ?
35:23Oui, il va dire que c'est l'extrême-droite
35:25qui nous menace,
35:27le fascisme, tout ça.
35:29J'imagine.
35:31Il a tweeté
35:33qu'il n'avait pas dormi de la nuit
35:35le jour où Trump...
35:37Alors que je lui ai répondu
35:39que j'avais dormi comme un bébé.
35:41C'est une catastrophe totale
35:43pour Monsieur Moscovici.
35:45Il n'avait pas dormi de la nuit ?
35:47Ce n'est pas les comptes français
35:49qui nous empêchent de dormir,
35:51c'est l'élection de Trump.
35:53Vous avez parfaitement raison.
35:55Il y a des choses beaucoup plus graves
35:57sans doute pour la France
35:59et qui se passent ici
36:01qu'à l'élection de Trump.
36:03Peut-être qu'il y a d'autres fois
36:05où il dort.
36:07Écoutons-le.
36:09On a un président des Etats-Unis,
36:11on a changé le monde.
36:13On a un homme qui est climatosceptique,
36:15qui va sortir des accords de Paris,
36:17qui va déverser des hydrocarbures
36:19sur le monde entier.
36:21On a un président qui est isolationniste,
36:23donc il va falloir réfléchir
36:25à comment nous nous défendons,
36:27mais franchement,
36:29il ne faut pas être hostile,
36:31mais il ne faut pas être naïf.
36:33Les Européens doivent absolument
36:35s'outiller intellectuellement,
36:37psychologiquement, financièrement,
36:39économiquement, pour résister à ça.
36:41Il ne faut pas minimiser la menace.
36:43C'est un changement fondamental.
36:45On parle de choses qui sont parfois mineures.
36:47Celle-ci est essentielle.
36:49On a changé d'air aux Etats-Unis.
36:51Quand on change d'air aux Etats-Unis,
36:53on change de monde.
36:55Macron et Moscovici sont sur la même ligne.
36:57Ils vont nous vendre
36:59plus d'Europe.
37:01Ils vont passer leur temps.
37:03Ça va être l'occasion de dire
37:05pour contrer Trump
37:07plus d'Europe.
37:09Ça se met en place depuis 48 heures.
37:11Ils ne peuvent plus rien vendre.
37:13Ils ne vont pas y arriver.
37:15Ils ne vont jamais se mettre d'accord.
37:17Ça va être en ordre dispersé.
37:19Les Allemands et les Français
37:21n'ont absolument pas les mêmes intérêts.
37:23Ils ne vendent pas les mêmes choses.
37:25Il n'est pas climato-sceptique,
37:27Donald Trump.
37:29Il a le droit de mettre en cause.
37:31Personne ne conteste le réchauffement du climat.
37:33On a le droit de discuter
37:35la part de l'homme.
37:37Est-ce qu'on a le droit
37:39de discuter la part de l'homme ?
37:41Est-ce qu'on a le droit de discuter
37:43la mise en perspective sur ce qui se passe ?
37:45Dire qu'ils n'y arriveront pas,
37:47c'est extrêmement optimiste.
37:49Je trouve que c'est extrêmement optimiste.
37:51Dire qu'ils n'y arriveront pas, c'est une religion.
37:53Pour Mme Brune Poirson,
37:55ministre de l'Environnement,
37:57quand j'ai discuté la part de l'homme
37:59en disant peut-être qu'on ne savait pas
38:01la quantifier,
38:03elle n'a pas eu le temps de rentrer à son ministère
38:05qu'elle a dit que j'avais prononcé des propos criminels.
38:07Ces propos-là sont criminalisés.
38:09Tu devrais être enfermé peut-être.
38:11Et sur Radio France,
38:13c'est un peu comme à l'RTBF,
38:15on n'a pas le droit
38:17de remettre en cause
38:19la part de l'homme sur le réchauffement climatique
38:21ou simplement de vouloir l'évaluer.
38:23L'évaluer.
38:25Vous savez ce qu'il y a écrit exactement ?
38:27C'est dans leur charte.
38:29Il y a une charte que tout le monde doit signer je suppose
38:31ou en tous les cas lire.
38:33Et dans leur charte, il y a écrit que cette question
38:35n'est pas un sujet de débat.
38:37C'est-à-dire qu'il soustrait une question de science
38:39au débat.
38:41Oh pardon.
38:43Non mais vous avez parfaitement raison.
38:45J'ai fait du bruit.
38:47On l'a vu sur le Covid, sur tous ces sujets-là.
38:49Tous les sujets.
38:51Il n'y en a rien.
38:53Je voulais simplement dire qu'est-ce que j'aimerais
38:55entendre M. Moscovici
38:57parler avec la même hargne
38:59du dictateur algérien
39:01avec la hargne
39:03avec laquelle il parle de M. Trump.
39:05Personne.
39:07C'est tout.
39:09C'est insupportable pour les uns et les autres.
39:11C'est insupportable.
39:13C'est pareil pour le Covid.
39:15C'est pareil pour toutes ces questions-là.
39:17C'est-à-dire qu'il y a des sujets où on n'a pas le droit d'en parler.
39:19Alors évidemment, quand on nous dit qu'on n'a pas le droit
39:21de parler d'un sujet,
39:23quand tu es un petit peu défiant,
39:25tu dis tiens, c'est étrange.
39:27Il fait un temps où quand on n'avait pas le droit
39:29de parler, on ne parlait pas.
39:31Sur le plus d'Europe, de toute façon,
39:33tout le monde se couche et se couchera
39:35devant Mme von der Leyen.
39:37Tout le monde.
39:39Et même les parlementaires européens
39:41ont dit que Mme von der Leyen a fait preuve
39:43à montrer l'état de ses réflexions
39:45à Davos avant d'en parler à Strasbourg.
39:47Ce qui en soi est hautement significatif.
39:49Mme Borne aujourd'hui, la ministre de l'éducation nationale,
39:51a défendu ce matin sur France Inter
39:53le problème de l'éducation à la vie affective
39:55et à la sexualité. Je rappelle qu'elle est ministre
39:57de l'éducation nationale. Alors évidemment,
39:59on est piégé parce que ce qu'elle dit en soi
40:01qu'il faut lutter
40:03contre les violences familiales,
40:05contre le sexisme,
40:07tout cela est juste, bien sûr.
40:09Tu vois bien le principe de la com'
40:11c'est-à-dire que tu mets en avant un sujet
40:13qui a priori n'est quand même pas du premier ressort
40:15de l'instruction nationale
40:17qui est plus d'apprendre aux petits français
40:19à compter et à écrire.
40:21T'es piégé dans le commentaire.
40:23C'est pas ça qui l'intéresse. La seule chose
40:25qui l'intéresse, c'est de défaire
40:27et de prendre le contre-coup de Gabriel Attal.
40:29Parce qu'ils sont en compétition
40:31sur le parti.
40:33J'entends tout ce que vous dites
40:35mais on est piégé
40:37et effectivement, je le répète,
40:39ce qu'elle dit n'est pas forcément
40:41faux. Mais en revanche,
40:43je ne suis pas sûr que ce soit un ministre de l'éducation nationale
40:45de porter cela. Donc écoutons
40:47ce que dit Mme Borne.
40:49Aujourd'hui, on a une augmentation
40:51du sexisme. Ça ressort très clairement
40:53du rapport qui a été produit
40:55par le Haut Conseil, que par ailleurs
40:57beaucoup de jeunes,
40:59de très jeunes, peuvent avoir
41:01accès à des contenus
41:03pornographiques sur Internet.
41:05On sait que toutes les trois minutes,
41:07finalement, un enfant est victime d'agression sexuelle
41:09et donc ça montre toute l'importance
41:11de ce programme qui a fait
41:13l'objet d'un travail très important
41:15par le Conseil supérieur des programmes
41:17qui a fait l'objet de concertations.
41:19Non mais...
41:21D'abord,
41:23évidemment, on est tous d'accord qu'on apprenne
41:25nos enfants, un, comment ça marche la reproduction,
41:27on l'a tous appris à l'école,
41:29et deux, qu'on leur apprenne que c'est pas bien
41:31de frapper les autres, que le consentement, etc.
41:33Tout ça est très bien.
41:35Mais en fait, moi, j'ai lu un peu leurs documents.
41:37Ils veulent vraiment, c'est complètement démiurgique,
41:39ils veulent apprendre aux gens à aimer.
41:41Or, l'école n'est pas capable, comme vient de le dire Pascal,
41:43de leur apprendre à lire.
41:45Mais ça devrait être, Mme Borne devrait être,
41:47ne pas dormir la nuit, justement, pour cela.
41:4920% des adultes
41:51français ne maîtrisent pas un texte simple.
41:53Mais quand est-ce qu'on va se rendre
41:55compte qu'il n'y a pas d'autres
41:57choses plus urgentes ? Et maintenant,
41:59on nous enquiquine, et j'ai regardé,
42:01à partir de la seconde, il faut apprendre que,
42:03évidemment, on va leur apprendre quoi ? Parce que c'est
42:05des intervenants qui vont venir et qui vont leur dire
42:07vous pouvez changer de genre comme vous voulez.
42:09Ça va se passer comme ça.
42:11C'est un leurre, c'est pas ça ce qui l'intéresse.
42:13Voilà, c'est tout. La seule chose qui l'intéresse,
42:15c'est d'être en compétition avec ce que
42:17Gabriel Attal a pu faire, ou a donné l'illusion
42:19de faire, à l'éducation nationale.
42:21Ils vont le faire !
42:23De toute façon, tous sont raisonnés en termes de congrès.
42:25Mais ils vont quand même le faire, Joseph !
42:27Le sujet existe quand même !
42:29On ne peut pas faire comme si la politique était en dehors
42:31des enjeux politiques.
42:33Ce que tu ne comprends pas, c'est qu'ils vont le faire.
42:35C'est ça qui va se passer.
42:37Dans l'actualité, également, il y a les députés
42:39européens qui ont voté ce jeudi une résolution
42:41pour demander la libération de l'écrivain
42:43Boilem Sansal.
42:45Malgré qu'elle a été adoptée
42:47par une majorité écrasante, la députée insoumise
42:49Rima Hassan a voté contre.
42:51Contre la résolution.
42:53De son côté, la députée insoumise
42:55Manon Aubry a fait le choix
42:57de s'abstenir.
42:59Ces gens-là n'avancent même plus
43:01masqués.
43:03Rima Hassan considère que l'Algérie
43:05c'est la Mecque de la Révolution.
43:07Là,
43:09pardon, j'essaie d'être économe
43:11de mes mots, mais on est
43:13dans l'infamie la plus totale.
43:15Lorsqu'une députée française
43:17ne vote pas
43:19une résolution qui a avant tout
43:21un aspect moral.
43:23Et humanitaire.
43:25Mais moral. De principe.
43:27Je ne pense pas que ça va ouvrir les geôles
43:29de la dictature algérienne.
43:31Refuse même
43:33de souhaiter
43:35la libération
43:37d'un écrivain franco-algérien
43:39qui est otage de l'Algérie parce que
43:41ce qu'il a écrit ne plaît pas
43:43à la dictature algérienne.
43:45Et qu'elle vote contre, pardon,
43:47elle est dans l'infamie la plus totale.
43:49Vous voulez que je vous lise ce qu'elle a écrit ?
43:51Vraiment, souvent on dit ça,
43:53mais jamais dans la séquence
43:55que nous vivons aujourd'hui,
43:57elle n'est comparable à aucune
43:59sous la Vème République, me semble-t-il.
44:01Même le parti communiste, à l'époque,
44:03dans les années dures, des années 70,
44:05n'était pas...
44:07Ah, je crois qu'il n'était pas...
44:09Peut-être pas dans les années 70.
44:11Je ne crois pas que Georges Marchais
44:13eût dit... Sansal n'a pas été arrêté
44:15pour ses œuvres d'écrivain, il a été arrêté
44:17sous le fondement de l'article 87, c'est Mme Hassan qui parle,
44:19de l'article 87 bis
44:21du Code pénal algérien
44:23pour atteinte à l'intégrité territoriale
44:27du pays
44:29suite à ses propos sur la colonisation
44:31de l'Algérie par la France.
44:33Il défend dangereusement des thèses identitaires
44:35d'extrême droite,
44:37reprend la rhétorique du grand remplacement
44:39ou encore stigmatise
44:41les personnes exilées.
44:43Ne pas voter ce texte, ce n'est pas s'opposer
44:45à la libération de M. Sansal,
44:47c'est s'opposer à l'instrumentalisation
44:49qui est faite de son cas.
44:51Effectivement, Jélouia m'a raison,
44:53c'est infâme.
44:55Ça lui restera collé.
44:57Non, parce que c'est...
44:59Hélas non, parce qu'il y a beaucoup de gens,
45:01et c'est ça le souci de la polarisation en France,
45:03il y a beaucoup de gens qui pensent comme elle.
45:05Et on est au cœur de ça. C'est-à-dire qu'avant,
45:07moi longtemps, j'ai cru que ce que disaient
45:09ces dernières années M. Jean-Luc Mélenchon
45:11et la France insoumise, ça le desservait. C'est le contraire.
45:13C'est le contraire.
45:15Et je pourrais citer Manon Brie
45:17et M. Émeric Caron.
45:19Je pensais que ces gens-là ne seraient même pas réélus.
45:21Ils ont été élus au premier tour, parfois.
45:23Mme Obono, etc.
45:25C'est-à-dire qu'il y a des gens, précisément,
45:27qui adhèrent à ce qu'ils disent.
45:29Enfin, tout seul, il faut...
45:31Excusez-moi, tout seul, il faut 10%.
45:33Il faut quand même dire une chose sur cette affaire de...
45:35Non, ils sont réélus au premier tour.
45:37Mais je voulais juste ajouter une chose
45:39pour une fois, qu'on peut dire du bien de l'Union Européenne.
45:41L'Union Européenne a quand même dit...
45:43Vous savez que les visas, normalement, on pourrait le faire,
45:45mais en tous les cas, ce n'était pas de l'Union Européenne,
45:47puisque c'est Schengen.
45:49A dit que si Boilems-Sorsal n'était pas libéré,
45:51effectivement, l'Union Européenne
45:53suspendrait les visas des Algériens.
45:55Ça, c'est quand même une grande nouvelle.
45:57Tant mieux. Nous vous accueillons comme tous les soirs
45:59et on le félicite.
46:01Parce qu'hier soir, une nouvelle fois,
46:03il était en tête.
46:05Et c'est important d'être en tête.
46:07Bonsoir, M. Gauthier Lebrecht.
46:09Vous allez nous donner, dans quelques instants,
46:11peut-être le menu
46:13de votre émission.
46:15Mais je voulais vous donner, peut-être,
46:17un mot sur le pass culture,
46:19parce qu'on n'en avait pas aussi parlé l'année dernière.
46:21Alors que le Puy-du-Fou est inéligible au pass culture,
46:23des places pour un meeting politique d'extrême-gauche
46:25en février contre les médias,
46:27CNews Europe 1 et C8 sont accessibles
46:29sur la plateforme.
46:31Donc la députée du Rassemblement national,
46:33Anne Sika, a relayé cette information
46:35sur X. C'est une conférence d'extrême-gauche
46:37qui sera animée le 2 février
46:39contre les médias CNews Europe 1 et C8.
46:41Et ça, c'est accessible...
46:43Avec notre fric.
46:45C'est accessible au pass culture.
46:47Anne Sika a posé la question
46:49à Sébastien Cavalier.
46:51Et je vous propose
46:53d'écouter ce qui s'est passé
46:55aujourd'hui.
46:57Mais surtout, c'est l'illustration
46:59d'un véritable scandale, celui d'une
47:01mise au banc d'un complexe d'art vivant exemplaire
47:03comme le Puy-du-Fou.
47:05Oui, tenez-vous bien, chers collègues, le Puy-du-Fou,
47:07pourtant sacré meilleur spectacle au monde,
47:09a été écarté du pass culture
47:11alors qu'il avait déposé une demande
47:13au titre du spectacle vivant.
47:15Pourquoi une telle éviction, M. Cavalier ?
47:17Effectivement, le Puy-du-Fou n'est pas sur le pass culture
47:19parce que c'est considéré comme étant
47:21un parc d'attractions.
47:23Et les parcs d'attractions ne sont pas
47:25éligibles au pass culture parce que
47:27ça pourrait poser la question des effets de bord
47:29avec le parc Disney, etc.
47:31Mais le Puy-du-Fou, ça n'est pas un parc d'attractions.
47:33Vous ne pouvez pas comparer le Puy-du-Fou avec l'EuroDisney.
47:35Il n'y a pas de manège au Puy-du-Fou.
47:37C'est un parc qui repose
47:39sur le spectacle vivant.
47:41Il a même eu des prix
47:43sur les meilleurs spectacles au monde.
47:45Je prends bonne note et on en reparlera
47:47avec le ministère.
47:49Quand je parle des petits hommes gris,
47:51ce M. Cavalier qui explique
47:53qu'il pense que c'est Walt Disney,
47:55que c'est un parc d'attractions, le Puy-du-Fou,
47:57c'est juste n'importe quoi. Donc ça, c'est exactement
47:59le petit homme gris. Il serait quelqu'un qui ne connaît
48:01rien à rien, le petit homme gris.
48:03Il est dans son ministère, il n'a jamais allé dehors,
48:05il n'est jamais allé chez Walt Disney,
48:07il n'est jamais allé au Puy-du-Fou et il pense que c'est peut-être
48:09la même chose. Ou alors,
48:11il le sait précisément et à ce moment-là,
48:13c'est autre chose. Il le sait précisément
48:15et donc il ne veut pas donner
48:17un pass culture à
48:19Philippe de Villiers. C'est l'un ou l'autre, il faut qu'il choisisse.
48:21La fête de l'humain, c'est quoi ? Je ne comprends pas.
48:23Leurs arguments sont...
48:25Il nous reste 1 minute 40. Que faites-vous ce soir ?
48:27Ce soir, on va ouvrir par quelque chose dont on a
48:29peu parlé. C'est Emmanuel Macron qui répond
48:31à un islamiste. Vous avez vu cette
48:33vidéo d'Emmanuel Macron, vous allez voir.
48:35On va vous montrer ça. Il a voulu répondre sur les
48:37péages. Je n'ai pas de chance pour lui. Il devrait dormir la nuit.
48:39Il était un islamiste. On va évidemment revenir
48:41sur Boilem Sansal, sur la fin des privilèges
48:43votés au Sénat pour
48:45l'ancien Premier ministre, l'ancien président de la République.
48:47Franchement, je trouve ça démago et dérisoire.
48:49Ce n'est vraiment pas un problème.
48:51Ça coûte 2 millions d'euros par an.
48:53Dominique de Villepin, 200 000 euros par an.
48:55Oui, et alors ? Il a été Premier
48:57ministre, voilà. Bernard Cazeneuve qui a été
48:59Premier ministre 4 mois, 200 000 euros par an.
49:01Alors, vous croyez vraiment que c'est le souci de la France
49:03numéro 1 ? Quand t'as été président de la République,
49:05oui, il y a une forme de respect pour celui
49:07qui a eu cette fonction. Là, je vous parle des anciens
49:09Premiers ministres. On ne peut pas
49:11se permettre ça. On va en débattre.
49:13En tout cas, ça fait réagir. Il y a combien d'anciens Premiers ministres
49:15en place aujourd'hui ? Bon, ben, mettons
49:17que c'est symbolique. C'est pas grave.
49:19C'est symbolique. C'est pas grave.
49:21C'est symbolique de passion triste.
49:23Moi, je suis sûr que ça fait
49:25écho chez les Français.
49:27Ah oui, ça fait écho, mais ça c'est démago.
49:29Passion triste. Non, c'est pas démago.
49:31C'est pas forcément démago. C'est-à-dire que quand vous demandez des efforts
49:33aux Français tous les jours, il faut peut-être en demander
49:35aussi à ceux
49:37qui doivent être exemplaires.
49:39On va parler de la RATP qui refuse d'afficher
49:41les otages dans les couloirs
49:43du métro. Si, absolument.
49:45Et alors, oui, soyez là à 22h parce qu'on reçoit
49:47Alice Cordier du collectif Nemesis.
49:49Deux informations sur le collectif Nemesis.
49:51Une conférence qui a été annulée
49:53à Toulouse parce que le maire de Toulouse a cédé aux antifas.
49:55Et ensuite, le collectif
49:57a été salué par Bruno Rotailleau
49:59et depuis se fait violemment attaquer par la France Insoumise.
50:01Voilà le programme.
50:03Bravo Bruno Rotailleau.
50:05Bon, on vous écoutera.
50:07Merci, c'est gentil.
50:09J'espère. Moi aussi.
50:11Arnaud Kepra, qui était à la réalisation.
50:13On est gentils quand même.
50:15Oui.
50:17Il ne le fait pas pour nous.
50:19C'est-à-dire que je suis après vous.
50:21Vous pourriez saluer nos...
50:23Jamais un mot.
50:25Attendez, je vais vous dire.
50:27Il y a un très bon livre qui vient de sortir chez Fayard
50:29et qui est numéro 2 des ventes. Vous êtes contents ?
50:31Journal d'un prisonnier.
50:33Il est très bien.
50:35Vous pourriez le recevoir un soir.
50:37Figurez-vous qu'il a accepté
50:39de venir dans une émission
50:41en cas d'édition spéciale.
50:43Il a échangé sa venue contre le fait de revenir
50:45pour pouvoir faire la promo de son livre.
50:47Absolument.
50:49On est en discussion.
50:51Il n'a pas besoin de promotion ce livre.
50:53Il n'y a rien de trop.
50:55Arnaud Kepra était à la réalisation.
50:57Je ne suis pas fier.
50:59Philippe était à la vision.
51:01Patrick Urbain.
51:03Est-ce que vous pouvez, s'il vous plaît,
51:05un peu de discipline.
51:07Je salue Patrick Urbain
51:09qui a travaillé avec nous
51:11et qui lundi, Benjamin Neau reviendra.
51:13Ropin Piette était là.
51:15Merci à Héloïse Tertrais également
51:17qui est nouvelle venue dans notre petite équipe.
51:19Toutes ses émissions sont retrouvées sur cnews.fr.
51:21Demain soir,
51:23ce sera Éliott Deval qui sera là.
51:25Non, c'est vous demain soir.
51:27Éliott d'abord.
51:29À 19h avec Philippe Devilliers.
51:31Et nous demain matin,
51:33on se retrouve à 9h. Bonne soirée.