00:00 Évidemment, pour nous, c'est une résonance particulière
00:02 puisque ça atteint quelqu'un du domaine de la santé
00:05 et que pour nous, tous les intervenants du domaine de la santé,
00:08 c'est un peu une grande famille, on essaie de soigner l'autre,
00:10 on est là pour l'autre et quand ce genre de drame arrive,
00:14 malheureusement, on ne sait même pas comment l'aborder.
00:18 Que vous ont dit vos confrères, vos consoeurs en apprenant ce qui s'était passé ?
00:21 Est-ce que ça a été un objet de conversation ces dernières 24 heures ?
00:24 Est-ce que ça ouvre une sorte de débat même au sein de notre hôpital ?
00:29 Pour nous, ça a été vu comme un révélateur uniquement,
00:31 c'est-à-dire qu'on en parlait entre collègues,
00:34 il faut savoir qu'aux urgences, des incidents de ce type sont déjà arrivés,
00:37 il faut que ce soit dramatique, il faut qu'il y ait un mort,
00:40 parce qu'il faut mettre des mots sur les choses,
00:41 il faut qu'il y ait un mort pour qu'on en parle.
00:44 Alors, M. Brown, Dr. Brown est très bien lorsqu'il dit qu'on va s'intéresser à ça,
00:50 mais il faut qu'il y ait un révélateur et il faut qu'il y ait un mort,
00:52 à chaque fois, il faut qu'il y ait des morts
00:53 pour qu'on s'intéresse à des problèmes de fond hospitalier.
00:57 C'est la question que je me pose.
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