00:00 Chaque aiguille va former une boule de glace et ces boules vont confluer pour faire une sphère de 4-5 cm.
00:05 C'est-à-dire qu'on va encercler les nodules.
00:06 L'intérêt aussi c'est qu'on va préserver au maximum le rein du patient.
00:10 C'est-à-dire qu'on va éviter de lui enlever un gros morceau.
00:12 On va enlever juste ce qu'il faut.
00:26 On va voir le patient sur le ventre. La lésion ici et mon travail ça va être de positionner,
00:32 en passant à travers la peau, là on est sur la peau du dos,
00:34 trois aiguilles à ce niveau-là.
00:36 C'est-à-dire qu'on va encercler les nodules.
00:37 Chaque aiguille va former une boule de glace et ces boules vont confluer
00:40 pour faire une sphère de 4-5 cm.
00:42 Et l'intérêt aussi c'est qu'on va préserver au maximum le rein du patient.
00:46 C'est-à-dire qu'on va éviter de lui enlever un gros morceau.
00:48 On va enlever juste ce qu'il faut.
00:49 Le générateur de cryothérapie.
00:51 Là on va préparer les aiguilles de cryothérapie.
00:55 On va tester les aiguilles parce que, bien évidemment, il faut que l'aiguille fonctionne
00:59 si on la positionne à l'intérieur du patient.
01:01 Donc on va les connecter au générateur et ensuite on va les tester dans le bac.
01:04 On immerge complètement les aiguilles, on vérifie qu'il n'y ait pas de fuite.
01:09 On va geler pendant 10 minutes au moins.
01:11 Là c'est moins 10 minutes.
01:12 Le chaud et le froid ça permet d'obtenir la destruction des cellules.
01:19 Le principe thérapeutique du geste c'est de geler en utilisant de l'argon.
01:23 C'est un gaz qui va former une sphère, une boule de glace, à à peu près -120°C.
01:29 L'avantage d'utiliser le froid, c'est qu'on va suivre en direct la formation du glaçon en scanner.
01:36 Je vais d'abord positionner les aiguilles.
01:38 Ces aiguilles sont connectées à du gaz à très haute pression.
01:41 En 30 minutes, on va réaliser plusieurs cycles de froid puis de chaud.
01:47 C'est ce choc thermique qui va un petit peu dénaturer les cellules.
01:51 On appelle ça une apoptose, c'est-à-dire une mort cellulaire, sur une sphère extrêmement précise.
01:55 Ce tissu-là, c'est un tissu détruit qui va au fur et à mesure du temps disparaître.
01:59 On appelle ça une cicatrice.
02:01 C'est cette cicatrice qu'on va suivre en imagerie pour vérifier qu'il n'y ait pas de cellules encore actives à l'intérieur.
02:06 C'est juste la gaine du câble qui vibre un petit peu.
02:09 À mon sens, les avantages sont nombreux.
02:16 Tout d'abord, c'est un geste qu'on fait au cours d'une très courte hospitalisation.
02:19 C'est-à-dire que le patient, aujourd'hui, reste une nuit et on espère bientôt le faire en ambulatoire.
02:24 Ça limite de manière assez significative les complications.
02:27 C'est un geste qui comporte quand même son petit lot de risques,
02:29 mais en général, elles sont peu fréquentes et peu graves.
02:32 Quelques douleurs au point de fonction, mais l'avantage, c'est vraiment le côté mini-invasif de la procédure,
02:36 avec une récupération quasi immédiate.
02:39 C'est-à-dire que les patients qui sortent le lendemain n'ont pas de points, n'ont pas de pansements,
02:44 peuvent retrouver une vie normale dès 24 heures ou 48 heures après le geste.
02:48 Le glaçon, c'est toute la boule noire.
02:51 C'est ça, cette boule.
02:52 Ça a commencé par le rein.
02:54 Ensuite, on a développé la technique dans d'autres organes,
02:57 notamment le poumon, le foie, les os.
03:00 Donc maintenant, c'est un outil qu'on utilisait en routine chez nous pour traiter les petites lésions.
03:05 Au début, on se limitait à des toutes petites lésions et à des patients qui étaient relativement fragiles.
03:10 C'est-à-dire que c'était des patients qu'on ne pouvait pas opérer par chirurgie.
03:13 Et le grand changement qui est en train de survenir, c'est que maintenant,
03:17 on prend en charge des patients qui seraient opérables, qui sont en forme, qui sont jeunes,
03:20 parce qu'on a assez de recul.
03:22 Donc on sait qu'on peut proposer ces techniques maintenant à des patients
03:24 chez qui l'espérance de vie est relativement longue.
03:26 Donc le changement a été surtout là et la période du Covid a un petit peu accéléré ce changement,
03:30 puisqu'on a été dans une période où il fallait surtout que les patients restent le moins longtemps à l'hôpital.
03:35 Ça a accéléré un petit peu la transition de la chirurgie vers la cryothérapie.
03:38 Par contre, on a toujours besoin d'opérer.
03:40 On fait des traitements combinés.
03:41 Ce qui est important, c'est d'avoir l'ensemble des techniques pour prendre en charge ces lésions-là.
03:44 Maintenant, j'espère que dans les années à venir, dans les dix ans à venir,
03:48 ça pourra devenir un standard du traitement des petits cancers.
03:52 [Musique]
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