00:00 fait partie de la liberté des gens de décider de ne pas faire exactement ce qu'on leur a proposé
00:03 comme traitement. Ils ont conscience de ça, ils prennent plus ou moins les risques qui vont avec.
00:27 L'immunothérapie c'est le principe d'utiliser des traitements qui ciblent les défenses immunitaires,
00:31 nos globules blancs, pour lutter contre les cellules cancéreuses. Donc quelque part c'est
00:34 d'aller réveiller les défenses qu'on a en nous pour lutter contre les cellules cancéreuses et c'est
00:38 des médicaments qui sont sur le marché depuis 2010, à peu près 2011 pour ce qui est du mélanome et
00:44 2015 pour ce qui est du cancer du poumon. Ça ne fonctionne pas pareil que la chimiothérapie.
00:48 La chimiothérapie c'est une forme de poison cellulaire, ça va empoisonner les cellules
00:52 qui se divisent rapidement et donc effectivement les cellules cancéreuses la plupart du temps sont
00:55 des cellules qui se divisent plus rapidement que les cellules normales et qui vont s'empoisonner
00:58 plus fortement avec des chimiothérapies, alors que l'immunothérapie va aller activer des défenses
01:04 immunitaires, les globules blancs, pour que ces globules blancs en eux-mêmes aillent s'attaquer
01:07 aux cellules cancéreuses. L'association chimiothérapie immunothérapie dans des cancers du poumon,
01:12 soit localisés en phase adjuvante, soit en phase métastatique, montre qu'effectivement on améliore
01:18 les pronostics des gens grâce à ces associations. Dans les situations précoces, on diminue le risque
01:24 de rechute des maladies et donc on améliore la survie, ce qui veut dire qu'effectivement oui,
01:28 on sauve des vies avec ces traitements aujourd'hui, comme l'ont montré les études. En fait,
01:33 les études qui nous permettent de montrer le bénéfice de ces immunothérapies,
01:36 elles sont faites avec une durée de traitement classique de un an et donc du coup on a la
01:41 réponse de qu'est-ce que ça fait de faire un an d'immunothérapie chez les patients qui sont
01:45 dans cette situation-là. De faire moins, je n'ai pas la réponse formellement, effectivement comme
01:50 vous je peux penser qu'il y a un risque que ça marche moins bien. Est-ce que j'en ai la certitude ?
01:55 La réponse est non, mais en tout cas c'est ce qu'on peut craindre d'avoir un traitement moins
01:58 complet que ce qui avait été utilisé dans les études pour prouver le bénéfice de l'immunothérapie.
02:02 C'est aussi là où on doit être à l'écoute de nos patients, leur dire voilà ce qui est prouvé,
02:07 voilà les risques éventuels qu'on peut craindre en arrêtant les traitements plus précocement,
02:12 mais on n'est pas à leur place non plus pour subir les effets secondaires ou les contraintes
02:15 que ça représente. Après on doit s'adapter et réagir face à une éventuelle rechute qui
02:21 surviendrait, qu'on ait fait le traitement de façon optimale ou pas, parce qu'encore une fois,
02:24 même quand on fait le traitement de façon optimale, tous les patients n'ont pas un
02:27 bénéfice absolu avec une certitude de guérison derrière.
02:30 !
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