00:00Si je vous dis qu'il y a des violences policières en France, il paraît que ça vous fait bondir.
00:04C'est-à-dire que c'est les...
00:06Oui, parce qu'en fait, c'est ce que j'ai dit en 2019 quand on m'a posé la
00:10question.
00:11Est-ce que vous rediriez la même chose aujourd'hui ?
00:13Est-ce que vous me dites, monsieur, c'est pas possible de dire ça,
00:16si je vous dis qu'il y a des violences policières parfois en France ?
00:18Il y a des policiers violents, mais dire qu'il y a des violences policières,
00:22ça veut dire qu'on institutionnalise la violence pour la police nationale.
00:26C'est ça surtout qui me choque.
00:27C'est qu'on ne peut pas dire que la police est violente,
00:30parce qu'il y a des policiers qui sont violents et qui perdent les pédales, effectivement.
00:34Vous avez vu, comme nous tous, les images de ces derniers jours.
00:36On les commente abondamment sur ce plateau depuis une dizaine de jours,
00:40et notamment ce qui s'est passé avant-hier à Paris, place de la Bastille.
00:44C'est ce policier, on va revoir, je crois, les images dans quelques instants,
00:47ce policier qui donne un coup de genou à la tête d'une personne
00:52qui vient d'être interpellée quelques instants plus tôt.
00:56Ça s'appelle comment, ça ?
00:58Alors, comment ça s'appelle ?
01:00C'est un acte qui est irréfléchi, raisonné, à mon avis.
01:05Je ne peux pas définir l'acte aujourd'hui,
01:07puisque je suis en train de découvrir les images avec vous,
01:09mais l'enquête de l'IGPN fera toute la lumière sur les faits,
01:12parce qu'on ne peut pas dire que ce soit conseillé dans les techniques d'interpellation.
01:16C'est ce que j'allais vous demander.
01:17En école de police, on n'apprend pas ça.
01:18Ça ne fait pas partie des gestes qui sont conseillés.
01:21Donc, c'est peut-être le policier qui a perdu peut-être son sang-froid à ce moment-là.
01:26C'est ce que j'ai vu.