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  • il y a 7 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Et voilà pour ce documentaire poignant, saisissant, pogrom du 7 octobre, massacre à la Rêve-Party.
00:00:06Restez avec nous, votre soirée spéciale continue avec un débat dans un instant.
00:00:11Trois ans après, comment vivre avec ces images, avec ces absences, avec ce traumatisme
00:00:16et comment comprendre qu'après le 7 octobre, l'antisémitisme est explosé jusque chez nous ?
00:00:21On va en parler avec nos invités. A tout de suite sur CNews.
00:00:27Bonsoir à tous, c'était il y a 3 ans, 1219 morts, 251 personnes enlevées, 51 Français tués.
00:00:34Le 7 octobre 2023, Israël a subi le pire massacre antisémite depuis la Shoah.
00:00:39A Nova, ils étaient venus danser, plus de 350 personnes y ont été assassinées.
00:00:44Une fête transformée en charnier, des jeunes pourchassés, abattus, enlevés.
00:00:49Et puis il y a ce qui a suivi, comme si l'horreur ne suffisait pas.
00:00:53En France, l'antisémitisme a explosé après le 7 octobre et continue d'exploser 3 ans plus tard.
00:00:58Voilà le paradoxe terrible et abject.
00:01:00Au lendemain d'un des massacres antisémites d'une ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:01:05on aurait pu croire à un sursaut collectif.
00:01:07C'est l'inverse qui s'est produit.
00:01:08Insultes, menaces, agressions, la haine des Juifs a ressurgi avec une violence sidérante.
00:01:13Les victimes n'avaient pas encore été enterrées, que déjà la haine recommencée.
00:01:17Le 7 octobre 2023 aurait dû réveiller les consciences.
00:01:21Au contraire, il a réveillé un antisémitisme que l'on croyait à tort, enfoui à tout jamais.
00:01:26Bienvenue dans Soir Infos sur CNews.
00:01:27Nous sommes avec Fabrice Hakoun, Michel Taub, Emmanuel Ayouya, qui est psychomatologue,
00:01:33représentante du protocole de premier secours 6C israélien.
00:01:37Bonsoir.
00:01:38Bonsoir également à Sandra Ifra, porte-parole de Women United for Peace.
00:01:41Et bonsoir à Franck Melou, l'ambassadeur de la baie de Haïfa.
00:01:44Vous êtes également président de la chaîne d'information I24 News.
00:01:49Merci à tous les cinq d'être sur ce plateau.
00:01:52On va partir dans une minute, rejoindre Olivier Benkemoun qui a vécu là-bas cette journée d'hommages
00:01:57et de recueillement, notamment sur le site du Festival Nova.
00:02:01Un mot juste avant sur ce documentaire bouleversant, sur les images que l'on vient de voir.
00:02:06Ça éveille quoi en vous, trois ans après Michel Taubes ?
00:02:10Une grande tristesse et en même temps une grande colère.
00:02:15Une grande tristesse parce qu'évidemment, c'était un massacre,
00:02:19il reviendra certainement d'une gravité, d'une tragédie,
00:02:23quand tous les cas les juifs n'avaient pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:02:28Une grande colère aussi parce que j'aime rappeler systématiquement
00:02:32que le déchaînement de violences antisémites qui a suivi le 7 octobre
00:02:37a commencé dans les jours qui ont suivi le 7 octobre.
00:02:40Et avant même le déclenchement de la riposte israélienne.
00:02:44Et donc, c'est que manifestement, le Hamas, en voulant s'en prendre aux juifs d'Israël,
00:02:51mais du monde entier, ont malheureusement réussi leur objectif
00:02:55qui était de réveiller cette haine antisémite
00:02:58qu'on croyait que certains d'entre nous croyions en tous les cas apaisés.
00:03:02Et bien non, malheureusement, l'antisémitisme est de retour.
00:03:05Et ça a commencé dès le 8 octobre.
00:03:08Et puis, dernier mot, parmi les victimes du 7 octobre,
00:03:11il y a des Français également, des compatriotes français.
00:03:13Bien sûr, 51 victimes françaises.
00:03:16Et au-delà de l'antisémitisme, au-delà de ce crime contre l'humanité,
00:03:19c'est un crime effectivement universel qui a été commis le 7 octobre.
00:03:23Emmanuel Aloua, on a beaucoup parlé du traumatisme du 7 octobre,
00:03:28des séquelles que ce massacre a laissées au sein d'abord de la société israélienne,
00:03:33mais au sein aussi de la communauté juive mondiale.
00:03:37On en est où de ce traumatisme, trois ans après ?
00:03:41En Israël, on en est à une explosion des troubles de stress post-trauma,
00:03:46des conduites addictives.
00:03:47On a une progression de 70% de développement du trouble de stress post-trauma
00:03:55et une prévision de l'ordre de 180%.
00:03:58Donc ça dépasse tout ce qui n'a jamais été vu aujourd'hui
00:04:03en matière de troubles de stress post-trauma.
00:04:06Et probablement, il y en a-t-il pour des générations,
00:04:08un peu comme la Shoah l'avait déjà généré.
00:04:11Donc les Israéliens ont cette particularité par rapport aux autres Juifs
00:04:16de cumuler, alors que la Shoah n'était même pas encore,
00:04:24je cherche le mot, n'était pas encore digérée.
00:04:30Ça se transmettait encore d'une génération à une autre,
00:04:33ou à cause de l'épigénétique.
00:04:36Et maintenant, ils ont hérité d'un autre traumatisme sur plusieurs générations.
00:04:41Donc on rêve tous en ce moment d'un autre monde.
00:04:46Les Français probablement aussi, avec des scènes de rue
00:04:49qui ont un avant-goût d'une tifada,
00:04:52et les Israéliens qui savent qu'ils sont marqués sur plusieurs générations.
00:04:58Il faut comprendre, on ne se rend pas compte,
00:04:59mais que, démographiquement, l'équivalent en Israël,
00:05:04l'équivalent français du 7 octobre,
00:05:07c'est 8400 morts en France.
00:05:09Donc ça veut dire quelque chose comme 60-65 fois le Bataclan.
00:05:15Et c'est difficile en France de mesurer l'ampleur de ce qui s'est passé.
00:05:19En Israël, une minute de silence a donc été observée,
00:05:23ce matin, dans tout le pays, à 6h29, heure locale,
00:05:26au moment où les attaques du Hamas avaient commencé,
00:05:28il y a trois ans, je vous propose de regarder.
00:06:12On va partir en Israël, rejoindre Olivier Benkemoun,
00:06:15notre envoyé spécial à Tel Aviv.
00:06:17Bonsoir Olivier, c'est une très longue journée qui se termine pour vous.
00:06:21Il est une heure de plus en Israël,
00:06:24et depuis ce matin, vous avez suivi, vous avez couvert pour CNews,
00:06:28les nombreux hommages qui se sont succédés,
00:06:30notamment sur le site du Festival Nova,
00:06:32dont il était question dans le documentaire diffusé ce soir.
00:06:35Racontez-nous d'abord ce que vous avez vécu
00:06:37et ce que vous avez ressenti en retournant là-bas, Olivier.
00:06:44C'était beaucoup de tristesse, beaucoup d'émotions.
00:06:46Avec Fabrice Esner, effectivement, on était là à 5h30,
00:06:505h29 exactement, heure française, 6h29, heure israélienne,
00:06:55lorsque la musique s'est arrêtée, vous le savez,
00:06:58et puis les terroristes ont fait ce qu'il y a de pire, d'abominable,
00:07:02en tuant des très jeunes gens.
00:07:04Et lorsqu'on est sur le site de Nova,
00:07:06on voit tous ces visages,
00:07:07qui sont des visages souriants,
00:07:09qui sont des visages de jeunes gens,
00:07:11de jeunes femmes, de jeunes garçons
00:07:13qui étaient là pour danser, pour faire la fête.
00:07:16Ils sont tous très très présents,
00:07:18très vivants, très souriants.
00:07:20Et ce matin, il y avait les familles
00:07:23qui se recueillaient, qui pleuraient,
00:07:25qui se prenaient dans les bras.
00:07:26Moi, je me souviens de...
00:07:27Ce matin, c'est vraiment une des images
00:07:29qui m'a marquée
00:07:31des parents et puis un enfant
00:07:34qui était assis devant la stèle,
00:07:38puisque ce sont des stèles maintenant,
00:07:39l'image, la photo de leur fils,
00:07:42qui écoutaient la musique.
00:07:43Cette musique était jouée
00:07:44au moment où le drame s'est arrêté.
00:07:47La chanson est devenue absolument célèbre.
00:07:49C'est un air un peu techno,
00:07:52très électro,
00:07:53et ils écoutaient ça.
00:07:54Et puis, tout autour,
00:07:55les gens pleuraient.
00:07:56Ça, c'était vraiment une première séquence
00:07:58qui a été très émouvante
00:07:59sur le site de Nova.
00:08:00Ce soir, on vient d'assister
00:08:02à une autre séquence
00:08:02qui est hyper émouvante,
00:08:03qui était hyper émouvante.
00:08:04C'est dans l'un des grands parcs
00:08:06de la ville, le parc Ayarcon.
00:08:08C'était la cérémonie
00:08:10faite par les familles,
00:08:11organisée par les familles.
00:08:12C'était un mélange de musique.
00:08:14Il y avait beaucoup de duos
00:08:15et puis de témoignages en live
00:08:18et puis aussi des témoignages enregistrés
00:08:21de familles,
00:08:23de papas, de mamans,
00:08:25de survivants.
00:08:26Et je trouve,
00:08:27pour compléter ce que vous disiez tout à l'heure,
00:08:28qu'Israël a quelque chose
00:08:30de formidable dans la mémoire.
00:08:32C'est-à-dire qu'ils font un travail
00:08:33sur la mémoire
00:08:34qui est absolument inédit.
00:08:35C'est quelque chose
00:08:35qui a commencé,
00:08:36que tout le monde connaît
00:08:36avec Yad Vashem.
00:08:37Le travail sur la mémoire
00:08:39qui est fait depuis l'Holocauste
00:08:41et sur les victimes du terrorisme
00:08:43est absolument phénoménal.
00:08:45C'est-à-dire que la thérapie
00:08:47de ce pays passe par le récit,
00:08:49passe par raconter et raconter
00:08:51et encore raconter
00:08:52et ne pas oublier.
00:08:52Et ils ont une collection
00:08:54aujourd'hui de souvenirs
00:08:56qui est extrêmement
00:08:59forte,
00:09:00émouvante.
00:09:01Il y a eu 1200 morts,
00:09:02vous le savez.
00:09:03Il y en a eu plus de 400
00:09:05sur le site de Nova,
00:09:07378 précisément,
00:09:08le jour même,
00:09:09des enfants,
00:09:10ceux qui étaient là,
00:09:11qui participaient.
00:09:12Mais il y a aussi
00:09:13les policiers,
00:09:14mais il y a aussi
00:09:14ceux qui se sont suicidés
00:09:16il y a quelques jours encore.
00:09:18Tout ce travail de mémoire,
00:09:20je le trouve absolument formidable
00:09:21et évidemment,
00:09:22c'est très émouvant.
00:09:24Olivier,
00:09:25vous avez pu rencontrer
00:09:26une maman sur ce site
00:09:27du festival de Nova,
00:09:29une maman dont la fille
00:09:30est décédée.
00:09:31Je vous propose
00:09:32de l'écouter.
00:09:35Je parle beaucoup
00:09:36avec elle.
00:09:37J'essaye d'avoir
00:09:39des réponses.
00:09:40Des fois,
00:09:41je réussis,
00:09:42des fois,
00:09:43non.
00:09:43Mais je parle
00:09:45avec elle beaucoup.
00:09:47et il y a des fois
00:09:48que, oui,
00:09:49on sent sa présence
00:09:50à la maison
00:09:52et
00:09:56j'essaye toujours
00:09:57de ne pas oublier sa voix.
00:09:58J'ai peur
00:09:59que j'oublie sa voix.
00:10:02J'ai peur
00:10:03d'oublier sa voix.
00:10:04C'est terrible
00:10:04ce que dit cette maman
00:10:05à Bruno Retailleau,
00:10:06Franck Meloul.
00:10:07Oui,
00:10:08on parlait tout à l'heure
00:10:09de traumatisme
00:10:10de la société israélienne
00:10:12et de devoir de mémoire,
00:10:14devoir de raconter,
00:10:15comme le disait
00:10:15Olivier.
00:10:17Il y a un deuxième traumatisme
00:10:18qui est très prégnant
00:10:19dans la société israélienne
00:10:21et qui explique
00:10:21un petit peu
00:10:22aujourd'hui
00:10:23les crispations
00:10:24qui existent
00:10:24entre la France
00:10:25et Israël.
00:10:27Le deuxième traumatisme,
00:10:29au-delà
00:10:29de la surprise
00:10:30du massacre,
00:10:31de la violence
00:10:32du massacre,
00:10:33c'est l'abandon.
00:10:34C'est l'abandon
00:10:35de l'opinion publique
00:10:36internationale.
00:10:37C'est l'abandon
00:10:37de la communauté internationale.
00:10:39Moi,
00:10:40j'ai vécu
00:10:41au ministère
00:10:42des Affaires étrangères
00:10:43au Quai d'Orsay
00:10:43en 2003,
00:10:44après les attaques
00:10:45du 11 septembre.
00:10:46Il y avait un cadre
00:10:49qui avait été fourni
00:10:50par la communauté internationale.
00:10:52Une résolution
00:10:53au Conseil de sécurité
00:10:54aujourd'hui
00:10:54n'existe pas
00:10:55quand il s'agit d'Israël.
00:10:57Et donc,
00:10:57on a abandonné
00:10:58une nation
00:10:58à elle-même
00:10:59et on la condamne
00:11:00sans comprendre
00:11:01ce qui s'est réellement passé.
00:11:03Et puis,
00:11:03on lui dit,
00:11:04mais on lui reproche
00:11:05de s'être défendu.
00:11:06Et ce traumatisme-là,
00:11:08vous le ressentez
00:11:09quotidiennement
00:11:09en Israël
00:11:10comme quelque chose
00:11:12qui a été une grande rupture.
00:11:13Et donc,
00:11:14un repli sur soi.
00:11:15Et ce repli sur soi,
00:11:16il va se traduire
00:11:17dans quelques jours
00:11:18à travers les élections
00:11:19en Israël.
00:11:20Franck Meloul,
00:11:21quel a été finalement
00:11:22l'élément déclencheur
00:11:25de cette rupture ?
00:11:26Quel a été le point
00:11:27de bascule ?
00:11:27C'est le titre
00:11:28de votre livre,
00:11:29la bascule
00:11:30que vous publiez
00:11:31aux éditions
00:11:31de l'Observatoire
00:11:33dans lequel vous dites
00:11:35en substance
00:11:36qu'il y a eu
00:11:36un avant
00:11:36et un après
00:11:37cet octobre
00:11:38pour l'ensemble
00:11:39du Moyen-Orient ?
00:11:40Absolument,
00:11:40il y a deux points
00:11:41de bascule.
00:11:41D'abord,
00:11:42il y a celui
00:11:42que je viens d'expliquer
00:11:43qui est de dire
00:11:43que tout d'un coup,
00:11:44une force maléfique
00:11:46est venue réussir
00:11:47à transformer
00:11:48l'oppressé
00:11:49en oppresseur.
00:11:50Et puis,
00:11:50il y a une deuxième bascule
00:11:51qui est le fait
00:11:52que le 7 octobre
00:11:53a bouleversé la région
00:11:55mais souvent pas
00:11:56de la façon
00:11:57dont on le perçoit
00:11:57en France.
00:11:58Et ce bouleversement,
00:11:59c'est que derrière
00:12:00les attaques terroristes
00:12:01du 7 octobre,
00:12:03il y avait à la fois
00:12:04la volonté
00:12:05de tuer des Juifs,
00:12:06à la fois la volonté
00:12:07de massacrer des Israéliens
00:12:08et de kidnapper des Israéliens.
00:12:10Mais il y avait surtout
00:12:10la volonté
00:12:12instrumentalisée
00:12:12par l'Iran
00:12:13de tuer la normalisation
00:12:14entre Israël
00:12:15et les pays arabes.
00:12:16Et force est de constater
00:12:18trois ans après,
00:12:18si on peut être optimiste
00:12:20ce soir,
00:12:21tout en pensant
00:12:22aux victimes
00:12:23de ce 7 octobre,
00:12:24c'est de se dire
00:12:25que trois ans après,
00:12:26la résilience,
00:12:27elle a tenu
00:12:28entre les pays arabes
00:12:29et Israël.
00:12:30La coopération
00:12:31a tenu entre Israël
00:12:32et les pays arabes
00:12:33et elle va grandir.
00:12:34C'est ça la bascule.
00:12:35Et quelque part
00:12:36de ces cendres,
00:12:37j'espère que naîtra
00:12:38un nouveau Moyen-Orient
00:12:39qui permettra à Israël
00:12:41d'être beaucoup plus intégré
00:12:42dans la région
00:12:43alors que dans une autre partie
00:12:44du monde,
00:12:45celle où on se trouve
00:12:46ce soir,
00:12:47malheureusement,
00:12:47beaucoup travaillent
00:12:48à isoler de plus en plus Israël.
00:12:50Alors,
00:12:51autre parent endeuillé
00:12:52par le 7 octobre,
00:12:53ce David-Anne Tordjman,
00:12:55franco-israélien,
00:12:56originaire de Bordeaux,
00:12:57tué également à Nova.
00:12:59Régine Delfour
00:12:59et Charles Bagé
00:13:01ont pu la rencontrer.
00:13:04Nous sommes à Reims
00:13:05sur les lieux
00:13:05du festival Nova
00:13:07où le 7 octobre 2023,
00:13:08il y a eu ces attaques
00:13:09des terroristes du Hamas
00:13:10et je suis donc
00:13:11avec les parents
00:13:12d'Avidan Tordjman,
00:13:13Mirelle et Monique.
00:13:15Monique,
00:13:16vous avez créé
00:13:16une association
00:13:17en la mémoire d'Avidan.
00:13:18Est-ce que vous pouvez
00:13:19nous en parler ?
00:13:20Oui.
00:13:21Avidan était quelqu'un
00:13:22qui était très tourné
00:13:24vers les autres
00:13:25et il était tout le temps
00:13:26à l'écoute.
00:13:27Il aimait aider,
00:13:28il savait reconnaître
00:13:29les personnes
00:13:30qui étaient un petit peu
00:13:31en difficulté.
00:13:32Oui,
00:13:32Avidan,
00:13:32j'ai beaucoup de mal
00:13:33à le ressentir
00:13:34dans les lieux
00:13:34qu'il a fréquentés
00:13:35mais par contre,
00:13:36je le retrouve
00:13:37dans les personnes,
00:13:38dans les actions
00:13:39des personnes.
00:13:40Quand quelqu'un fait
00:13:41quelque chose
00:13:42d'un petit peu particulier
00:13:44sans chercher,
00:13:46qui a aidé
00:13:47les personnes qui aident,
00:13:48les bénévoles
00:13:49de notre association,
00:13:50qui ont tous
00:13:51un corps énorme
00:13:53et qui sont là
00:13:54pour aider l'autre,
00:13:55je retrouve Avidan,
00:13:56je retrouve son cœur,
00:13:57je retrouve son regard,
00:13:58je retrouve son amour.
00:14:00Merci,
00:14:01merci beaucoup
00:14:01d'avoir répondu
00:14:02à notre micro.
00:14:04Alors,
00:14:05pendant cette soirée
00:14:06du 7 octobre,
00:14:07il y a des chanteurs,
00:14:08le président Herzog
00:14:09est là aussi
00:14:09et les familles
00:14:10donc des personnes
00:14:11qui ont été assassinées
00:14:13sont présentes.
00:14:15Olivier Benquémou,
00:14:16vous êtes toujours avec nous.
00:14:17L'autre image
00:14:18de cette journée,
00:14:19autre regard
00:14:19que l'on peut porter
00:14:20depuis la France,
00:14:21c'est évidemment
00:14:21celui de la politique.
00:14:23On a pu voir tout à l'heure
00:14:24Bruno Retailleau
00:14:25aux côtés de Cathy Zohar.
00:14:26On sera dans un instant
00:14:27avec Shannon Seban
00:14:28qui est secrétaire nationale
00:14:29des Républicains
00:14:30qui a suivi Bruno Retailleau
00:14:31en Israël aujourd'hui.
00:14:32Olivier,
00:14:33on a pu apercevoir
00:14:34également Jean-Noël Barraud,
00:14:35le ministre des Affaires étrangères.
00:14:37Ce qu'il en ressort,
00:14:38c'est qu'à l'inverse
00:14:39de Bruno Retailleau,
00:14:41le ministre des Affaires étrangères
00:14:43ne semblait pas vraiment
00:14:44le bienvenu aujourd'hui.
00:14:50Le mot,
00:14:50vous avez très bien choisi,
00:14:52apercevoir.
00:14:53C'est-à-dire qu'on a appris
00:14:54que le ministre des Affaires étrangères
00:14:56de la France
00:14:57venait en Israël hier soir.
00:14:59On l'a appris
00:14:59très discrètement.
00:15:01Donc ça n'a pas été annoncé
00:15:02en grande pompe.
00:15:04Jean-Noël Barraud
00:15:04s'est fait discrète.
00:15:05De toute façon,
00:15:05il est détesté
00:15:06pour tout vous dire ici.
00:15:07Les gens ne supportent pas
00:15:09la position de la France,
00:15:10la reconnaissance de la Palestine,
00:15:11la manière dont ça s'est fait,
00:15:12etc.
00:15:13Donc je peux vous dire
00:15:13qu'il n'était pas le bienvenu.
00:15:15Donc comité d'accueil.
00:15:16Il avait une petite visite.
00:15:18Alors il a commencé
00:15:19par la place des otages.
00:15:20Il faut savoir qu'il n'y a rien
00:15:20sur la place des otages.
00:15:21Ça fait des semaines
00:15:22et des mois même
00:15:22qu'il n'y a plus rien du tout
00:15:24à part un tunnel factice.
00:15:27Il n'y a plus une photo,
00:15:28il n'y a plus rien.
00:15:29Il a fait une visite
00:15:30sur la place des otages.
00:15:31Au moins,
00:15:31il n'était sûr
00:15:31de rencontrer personne.
00:15:33Les seuls qui l'ont accompagné,
00:15:34ce n'était pas une délégation officielle,
00:15:35c'était une délégation du tourisme.
00:15:37Ensuite,
00:15:37il s'est rendu
00:15:38dans un kiboutz
00:15:40et puis à la fin de la journée,
00:15:42il a participé
00:15:42à la cérémonie officielle
00:15:44que présidait
00:15:45le président israélien
00:15:47Herzog.
00:15:47Et là encore,
00:15:48on a appris
00:15:49que son homologue
00:15:50n'était pas là.
00:15:51Très franchement,
00:15:52il n'est pas le bienvenu
00:15:53Jean-Noël Barraud.
00:15:55Il a fait un communiqué,
00:15:56il a fait un tweet
00:15:56pour raconter
00:15:57à quel point
00:15:57c'était terrible
00:15:59ce qui s'était passé.
00:15:59Mais la parole de la France
00:16:01est tellement décrédibilisée
00:16:02et puis les rapports
00:16:05se sont tellement dégradés
00:16:07qu'aujourd'hui,
00:16:07vous avez le ministre
00:16:09des Affaires étrangères
00:16:10qui aujourd'hui,
00:16:11officiellement,
00:16:12n'est pas le bienvenu
00:16:13en Israël.
00:16:13Merci beaucoup,
00:16:14Olivier Benkemoun,
00:16:15envoyé spécial à Tel Aviv.
00:16:16Merci à vous.
00:16:17Alors,
00:16:17il n'est tellement pas
00:16:17le bienvenu,
00:16:19le ministre des Affaires étrangères,
00:16:20Jean-Noël Barraud,
00:16:21qu'il a été qualifié
00:16:22par des journalistes
00:16:23en Israël
00:16:23d'opportunistes.
00:16:25Écoutez le répond
00:16:26donc et se justifier
00:16:27sur sa présence
00:16:29aujourd'hui en Israël.
00:16:30C'est une manière pour nous
00:16:32d'honorer la mémoire
00:16:33des 51 ressortissants français
00:16:34qui ont perdu la vie
00:16:35au cours du pire massacre
00:16:37antisémite
00:16:37depuis la Chaux-Mont.
00:16:38Vous m'interrogez
00:16:39sur une sorte
00:16:41d'opportunisme
00:16:42de ma présence ici,
00:16:44ce qui me paraît
00:16:45un tout petit peu indécent
00:16:46dans la mesure
00:16:46où je viens de le dire,
00:16:47il y a deux ans,
00:16:48ce même jour
00:16:50du 7 octobre,
00:16:51j'étais déjà présent
00:16:51aux côtés des familles
00:16:53de Barzohar
00:16:54et des liés à l'Itach
00:16:55que je suis très heureux
00:16:56d'avoir retrouvé ici
00:16:57même si je suis obligé
00:16:59de constater avec vous
00:17:00que la tragédie
00:17:01que ces familles françaises
00:17:02ont su
00:17:03laisse encore
00:17:04des traces indélébiles
00:17:06et qu'aucune commémoration
00:17:09ne parviendra
00:17:09véritablement à effacer.
00:17:12Franck Meloul,
00:17:12vous nous le disiez
00:17:13évidemment tout à l'heure,
00:17:14vous avez œuvré
00:17:15durant de longues années
00:17:16au sein de la diplomatie française.
00:17:18Comment expliquer
00:17:19aujourd'hui
00:17:20que ce lien
00:17:20entre la France
00:17:21et Israël
00:17:22soit,
00:17:24j'ai envie de dire,
00:17:24pratiquement rompu.
00:17:27On a l'impression
00:17:28finalement que
00:17:28pour Israël,
00:17:30finalement,
00:17:30pour Israël,
00:17:31aujourd'hui,
00:17:31la France a choisi
00:17:32un camp,
00:17:33celui des Panestiniens
00:17:34et d'une certaine façon,
00:17:35la France a choisi
00:17:36aussi le narratif
00:17:38du Hamas en fait.
00:17:39C'est un peu
00:17:40ce que reproche Israël
00:17:42aujourd'hui
00:17:42à l'exécutif français.
00:17:44D'abord,
00:17:45la France s'est évaporée
00:17:46dans la région.
00:17:47La politique étrangère
00:17:48de la France
00:17:49n'est plus efficace,
00:17:50elle ne pèse plus,
00:17:52elle ne compte plus.
00:17:53La France qui avait
00:17:54l'habitude d'être
00:17:55un architecte
00:17:56est devenue
00:17:56un spectateur.
00:17:57La visite
00:17:58du ministre
00:17:59des Affaires étrangères,
00:18:01je pense,
00:18:02a été perçue
00:18:03par la société israélienne
00:18:05comme,
00:18:06non pas seulement
00:18:07opportuniste,
00:18:08mais déplacée.
00:18:10n'oublions jamais
00:18:11que le dernier président
00:18:14occidental
00:18:14à s'être rendu
00:18:16en Israël
00:18:17s'appelait
00:18:17Emmanuel Macron.
00:18:19Que le seul président
00:18:20qui s'est rendu
00:18:21pour soutenir
00:18:22la population israélienne
00:18:23au lendemain du 7 octobre
00:18:25s'est rendu
00:18:26également à Ramallah,
00:18:27c'est Emmanuel Macron.
00:18:29Que,
00:18:30au moment où
00:18:31il fait son point presse
00:18:32avec le Premier ministre israélien,
00:18:34il annonce
00:18:34une force
00:18:35de coopération internationale
00:18:36et une fois au Caire,
00:18:38il attaque Israël
00:18:40en condamnant
00:18:41la réponse israélienne.
00:18:43Donc,
00:18:44aujourd'hui,
00:18:44malheureusement,
00:18:45et j'en suis très triste,
00:18:46la relation bilatérale
00:18:47entre Israël
00:18:48et la France
00:18:49n'existe plus.
00:18:51L'état d'esprit
00:18:52des diplomates israéliens
00:18:54quand vous leur parlez
00:18:55de la France,
00:18:56c'est de dire
00:18:56ils nous ont poignardés
00:18:58dans le dos.
00:18:59Donc,
00:18:59je parlais tout à l'heure
00:19:00d'abandon,
00:19:00c'est aussi encore
00:19:01une manière,
00:19:02même dans les relations
00:19:03internationales,
00:19:04de démontrer
00:19:05qu'aujourd'hui,
00:19:06malheureusement,
00:19:07la France
00:19:07est complètement
00:19:08déconnectée
00:19:09de la réalité régionale.
00:19:11Bonsoir,
00:19:11Shannon Sebon,
00:19:12merci d'être avec nous
00:19:13en direct
00:19:13sur CNews,
00:19:15vous êtes secrétaire
00:19:15nationale des Républicains,
00:19:16vous avez suivi
00:19:17Bruno Rotaillot
00:19:18lors de ce déplacement
00:19:19en Israël,
00:19:20vous êtes actuellement
00:19:20à Tel Aviv.
00:19:22Juste avant de vous donner
00:19:22la parole,
00:19:23on va écouter votre candidat
00:19:24depuis le festival Nova
00:19:26aujourd'hui s'exprimer
00:19:27au sujet du Hamas.
00:19:29Je voudrais simplement
00:19:31dire
00:19:33que cette barbarie,
00:19:34il faut la nommer,
00:19:36c'est la barbarie
00:19:37islamiste.
00:19:39Le Hamas,
00:19:41ce n'est pas
00:19:42la cause
00:19:43palestinienne.
00:19:45Le Hamas,
00:19:46ça a défiguré,
00:19:48talibanisé,
00:19:49islamisé,
00:19:51déshumanisé
00:19:52la cause
00:19:53palestinienne.
00:19:55Bruno Rotaillot
00:19:56qui,
00:19:56à travers
00:19:57ces mots,
00:19:58a pointé du doigt
00:19:58à dénoncer
00:19:59ce qui présente
00:19:59encore le Hamas
00:20:01comme un mouvement
00:20:01de résistance.
00:20:02Shannon Seban,
00:20:03trois ans après,
00:20:04pourquoi le 7 octobre,
00:20:07finalement,
00:20:08pourtant documenté
00:20:09par les terroristes
00:20:10eux-mêmes,
00:20:10est-il encore contesté
00:20:12ou relativisé
00:20:13en France ?
00:20:16Écoutez,
00:20:17je crois qu'il y a
00:20:18plusieurs raisons
00:20:19à cela,
00:20:20mais je vais être
00:20:20ici,
00:20:22je vais aller
00:20:23droit au but,
00:20:24c'est ni plus ni moins
00:20:25de l'antisémitisme.
00:20:26Il faut arrêter
00:20:27de tourner autour du pot.
00:20:28Si on a aujourd'hui
00:20:30tant de personnels,
00:20:34de membres
00:20:35de la classe politique,
00:20:36notamment à l'extrême-gauche
00:20:37de l'échiquier politique
00:20:38et notamment
00:20:38chez la France insoumise
00:20:39qui n'ont pas eu
00:20:40d'ailleurs
00:20:41un seul mot
00:20:44pour avoir
00:20:44une pensée
00:20:45pour ce qui s'est passé
00:20:46le 7 octobre 2023,
00:20:47pour saluer,
00:20:49pour commémorer
00:20:49la mémoire des victimes,
00:20:50c'est ni plus ni moins
00:20:51de l'antisémitisme.
00:20:52Vous avez ici
00:20:53deux moteurs
00:20:54à cela.
00:20:55L'antisémitisme
00:20:56d'un côté
00:20:57et puis de l'autre côté
00:20:58l'admiration
00:20:59de certains responsables
00:21:01politiques de notre pays,
00:21:02notamment du côté
00:21:03de la France insoumise
00:21:04pour l'islamisme.
00:21:06Et cela transparaît
00:21:07de façon évidente.
00:21:08De façon évidente.
00:21:09Vous avez aujourd'hui,
00:21:10et c'est ce dont nous avons parlé
00:21:12avec Bruno Retailleau
00:21:12à plusieurs reprises,
00:21:14la France insoumise
00:21:15c'est le parti
00:21:16de l'un des sens,
00:21:17c'est la France islamiste,
00:21:19moi j'irai même au-delà,
00:21:21c'est la France islamiste.
00:21:22Ils entretiennent
00:21:23de façon quotidienne
00:21:25des accointances
00:21:26avec cette idéologie islamiste
00:21:28qui cherche à saper
00:21:29nos valeurs occidentales.
00:21:31Donc naturellement,
00:21:32pour eux,
00:21:32le 7 octobre,
00:21:33ce n'est qu'un détail,
00:21:35si je puis dire.
00:21:36Ils cherchent à saper
00:21:37et viser l'histoire.
00:21:39Quel était,
00:21:39Shannon Soban,
00:21:40l'objectif
00:21:41de cette visite
00:21:42pour Bruno Retailleau ?
00:21:45Je crois que,
00:21:46vous savez,
00:21:46Bruno Retailleau
00:21:47a toujours été
00:21:48un grand ami d'Israël.
00:21:50Et ce qu'il a voulu
00:21:52rappeler aujourd'hui,
00:21:53et je faisais effectivement
00:21:54partie de sa délégation,
00:21:55c'est de rappeler
00:21:56qu'il existe un lien
00:21:57très fort
00:21:57entre la France
00:21:59et Israël
00:21:59et que même si effectivement
00:22:01vous avez aujourd'hui
00:22:02une diplomatie française
00:22:04qui a joué
00:22:05le chaud et le froid
00:22:06et qui continue
00:22:07à jouer le chaud et le froid
00:22:09sur les relations
00:22:09entre la France
00:22:10et Israël,
00:22:11il y a une amitié
00:22:12qui est très forte.
00:22:12C'est ce que nous avons
00:22:13pu également rappeler
00:22:14au président Herzog
00:22:16qui nous a reçus
00:22:17ce matin
00:22:18après notre visite
00:22:19de Rehim
00:22:20et du festival Nova.
00:22:21Et donc,
00:22:22nous avons tenu
00:22:22à rappeler
00:22:23que ces liens-là existent.
00:22:25Nous avons aussi voulu
00:22:27dire que cette reconnaissance
00:22:29d'un État palestinien,
00:22:30alors même que vous aviez
00:22:31des otages
00:22:32qui étaient retenus
00:22:34en captivité
00:22:35dans les mains
00:22:35des barbares du Hamas,
00:22:37était absolument indécis.
00:22:38On ne peut pas aujourd'hui
00:22:39normaliser le terrorisme
00:22:41comme étant une voie
00:22:42diplomatique.
00:22:43Et puis,
00:22:43l'autre message
00:22:44que nous sommes venus porter,
00:22:45c'est que
00:22:45le combat
00:22:46que mène aujourd'hui Israël
00:22:47contre le Hamas,
00:22:50contre toutes
00:22:50les organisations terroristes,
00:22:52ce n'est pas un combat
00:22:52qu'il mène
00:22:53de gaieté de cœur.
00:22:54En revanche,
00:22:55c'est un combat
00:22:55que Israël,
00:22:57démocratie dans la région,
00:22:59c'est un combat
00:23:00qu'il mène
00:23:00contre le terrorisme.
00:23:02Ce terrorisme
00:23:03qui a aussi et surtout
00:23:04du sang français
00:23:05sur les mains.
00:23:06Parmi les victimes
00:23:07du 7 octobre 2023,
00:23:08vous aviez 1 200 victimes,
00:23:101 200 personnes assassinées
00:23:11lorsque juives,
00:23:13dont 51 Français.
00:23:1551 Français.
00:23:16Et ça,
00:23:16je crois qu'il ne faut pas
00:23:17l'oublier.
00:23:18Donc,
00:23:18le combat que nous devons
00:23:19mener aujourd'hui
00:23:20inlassablement,
00:23:21c'est ce combat
00:23:22contre ce poison,
00:23:24contre ce fléau
00:23:25du terrorisme islamiste
00:23:26qui frappe
00:23:27nos valeurs occidentales
00:23:28et qui frappe
00:23:28toutes les démocraties
00:23:29du monde entier,
00:23:30in fine.
00:23:30Merci beaucoup.
00:23:31Merci Shannon Seban
00:23:32d'avoir été avec nous
00:23:33ce soir sur CNews,
00:23:34secrétaire nationale
00:23:34des Républicains.
00:23:35Fabrice Hakoun,
00:23:36pourquoi est-ce que
00:23:37Bruno Retailleau,
00:23:38candidat LR à l'élection
00:23:40présidentielle,
00:23:41est mieux accueilli
00:23:42que l'actuel ministre
00:23:43des Affaires étrangères
00:23:44qui représente
00:23:45donc directement
00:23:46l'État français ?
00:23:47Parce qu'il est constant,
00:23:48parce que depuis le début,
00:23:49il est du côté des démocrates.
00:23:50Vous savez,
00:23:50moi j'étais très ami
00:23:51par exemple avec Alain Madelin
00:23:52qui en a prêté plein
00:23:53de sentiments
00:23:54parce qu'il a été augude
00:23:55à une époque,
00:23:55etc.
00:23:56mais ils disaient toujours
00:23:57moi je serais toujours
00:23:57du côté des démocrates
00:23:58quand ils sont face
00:24:00à la barbarie.
00:24:02Et puis après,
00:24:03vous savez,
00:24:03les gens ne se leurrent pas.
00:24:05La difficulté qu'on a
00:24:06avec les macronistes
00:24:07depuis des années
00:24:07et avec Emmanuel Macron
00:24:08en particulier
00:24:09et puis maintenant
00:24:09avec Barrault,
00:24:10c'est qu'en fait pour eux,
00:24:11excusez-moi,
00:24:11je vais prendre une expression
00:24:12un peu dure,
00:24:14un bon juif est un juif mort.
00:24:15Je vais l'illustrer
00:24:17pour deux raisons.
00:24:18La première,
00:24:19à qui s'intéresse
00:24:20Emmanuel Macron
00:24:20au lieu de s'intéresser
00:24:22à ses concitoyens français
00:24:23aujourd'hui,
00:24:24juifs français ?
00:24:24Alors quand vous dites
00:24:25qu'il est un bon juif
00:24:26est un juif mort,
00:24:27vous voulez dire
00:24:28qu'il préfère rendre des hommes.
00:24:29Voilà, merci.
00:24:30Bah oui, bien sûr.
00:24:31Non mais bien sûr,
00:24:32attention à faire attention.
00:24:34On est regardé,
00:24:34mais quand même.
00:24:35Première chose,
00:24:36il voulait passer Dreyfus
00:24:38de capitaine à général.
00:24:42Il panthéonise
00:24:42à tour de bras
00:24:43des célébrités
00:24:45ou des gens
00:24:46qui ont apporté
00:24:46beaucoup de choses
00:24:46à la France,
00:24:47des célébrités juives.
00:24:48Ils vont rendre hommage
00:24:49en Israël
00:24:49à des gens qui sont morts.
00:24:51Mais grand Dieu,
00:24:52occupez-vous d'abord
00:24:53de vos concitoyens
00:24:55français
00:24:56vivant ici
00:24:57dans ce pays
00:24:58qui contribuent
00:24:59à bâtir ce pays,
00:25:00qui contribuent
00:25:01à son rayonnement.
00:25:03Occupez-vous d'eux
00:25:04plutôt que de vous occuper
00:25:05de ceux qui ont disparu.
00:25:06Et ça,
00:25:06ça me pose un vrai problème.
00:25:07Et le deuxième élément,
00:25:08et je finirai là-dessus,
00:25:09c'est qu'on a une très grosse
00:25:10problématique en France
00:25:11d'ingérence étrangère.
00:25:12C'est-à-dire qu'en fait,
00:25:13aujourd'hui,
00:25:13vous voyez bien
00:25:14que les mouvements
00:25:14qu'on a aujourd'hui,
00:25:15dont on va parler tout à l'heure,
00:25:16les mouvements qu'il y a eu
00:25:17à l'époque,
00:25:18dès après le 7 octobre 2023,
00:25:20vous avez eu,
00:25:21dans toutes les facs,
00:25:22il est aujourd'hui
00:25:24établi
00:25:24que c'était la main
00:25:26de l'Iran
00:25:26qui était derrière
00:25:27ce qui se passait,
00:25:27par exemple,
00:25:28à Sciences Po.
00:25:28Donc,
00:25:29il va bien falloir
00:25:29qu'à un moment donné,
00:25:30la France réagisse,
00:25:31non pas vis-à-vis des Juifs
00:25:32ou d'Israël,
00:25:33mais vis-à-vis de ce qui se passe
00:25:34à l'intérieur.
00:25:35Parce qu'aujourd'hui,
00:25:35moi,
00:25:35je suis encore plus inquiet
00:25:36pour la France
00:25:37que pour Israël.
00:25:37Alors,
00:25:38trois ans après le 7 octobre,
00:25:39certains visages restent
00:25:40à jamais associés
00:25:41à l'horreur de cette journée.
00:25:43C'est le cas de Shiri Bibas
00:25:44et de ses deux enfants,
00:25:46Ariel et Kfir.
00:25:47Tous les trois ont été tués
00:25:48en captivité à Gaza
00:25:50et leur corps rendu en Israël
00:25:52en février 2025.
00:25:53Ce soir,
00:25:53nous voulions simplement
00:25:55nous souvenir d'eux,
00:25:56de cette mère
00:25:57et de ses deux petits garçons
00:25:58aux cheveux roux
00:25:59devenus,
00:25:59malgré eux,
00:26:00les symboles
00:26:01de ce massacre barbare.
00:26:04«Veux m'a t'a oké? »
00:26:34– C'est ? – C'est ?
00:26:40– Non.
00:26:43– Vi ma talk, ah ?
00:26:45– Ah, oui.
00:26:50– Voilà.
00:26:51Ariel avait 4 ans,
00:26:53qu'ils firent 9 mois lorsqu'ils ont été enlevés
00:26:55par les terroristes du Hamas le 7 octobre
00:26:572023, ce qui a fait
00:26:59de qu'ils firent le plus jeune otage du monde
00:27:01et de l'histoire. Sandra Ifra,
00:27:03je précise aussi leur âge, car lundi,
00:27:05une allée a été inaugurée en leur honneur
00:27:06dans le parc Monceau à Paris, vous y étiez.
00:27:09Malheureusement, une erreur s'était glissée
00:27:11sur la plaque commémorative ?
00:27:12– Tout à fait. En fait, ça fait 2 ans
00:27:14qu'avec Women United for Peace,
00:27:16on se bat pour avoir un lieu symbolique,
00:27:19une allée dans ce fameux parc Monceau.
00:27:22Effectivement, le jour hier,
00:27:24c'était un moment extrêmement émouvant,
00:27:26hors du temps, vous voyez, j'ai beaucoup de mal
00:27:27à parler sur ce plateau aujourd'hui
00:27:30par rapport à d'habitude.
00:27:31Cette plaque a eu lieu, c'était la demande
00:27:34de la famille. Il y a eu effectivement une erreur
00:27:35qui a été immédiatement rectifiée.
00:27:38Emmanuel Grégoire a fait
00:27:39un tweet par rapport à ça.
00:27:42Nous, nous avions fait
00:27:43une plaque virgule par virgule,
00:27:45mot par mot, comme elle est aujourd'hui
00:27:47au sein des Women United for Peace.
00:27:49Mais le plus important, ce n'est pas ça.
00:27:51Le plus important, c'est que c'est la première
00:27:55allée hors d'Israël dans le monde.
00:27:57La communauté juive, comme vous le savez,
00:27:59est très importante en France.
00:28:01Avec tous les collectifs, on s'est rassemblés,
00:28:04on a crié, on a couru,
00:28:06on a fait beaucoup de choses pendant 3 ans.
00:28:08Et au sein de Women United for Peace,
00:28:10c'est notre initiative,
00:28:11on a voulu, avec le soutien du CRIF,
00:28:14avec le soutien évidemment du FGU,
00:28:16du Consistoire,
00:28:18créer cette allée,
00:28:19comme on avait promis à la famille.
00:28:22Donc aujourd'hui, on pourra,
00:28:25pour l'éternité,
00:28:27se souvenir, comme vous le disiez,
00:28:28de ces deux petits visages,
00:28:30de ces enfants innocents,
00:28:31toute la vie.
00:28:32Et une de nos demandes également,
00:28:35c'est Paris, ville de la lumière en premier.
00:28:38Et on aimerait bien qu'il y ait une impulsion
00:28:40et que des allées ou différentes choses
00:28:43soient dans d'autres grandes villes du monde,
00:28:45je pense à Madrid, à Rome ou ailleurs.
00:28:47Mais c'est très important.
00:28:49Il y a les morts et il y a aussi les vivants.
00:28:51On pourra en reparler aussi tout à l'heure.
00:28:52Sandra Ifra, vous avez également reçu aujourd'hui
00:28:54le cousin de Chéri Bibas,
00:28:56invité à Paris pour ses commémorations du 7 octobre
00:28:59par le président Nicolas Sarkozy, c'est ça ?
00:29:01Alors non, en fait, on a fait venir
00:29:05le cousin de Chéri Bibas
00:29:07pour cette fameuse commémoration.
00:29:09Il a été, si vous voulez,
00:29:12à plusieurs hommages.
00:29:13Il a voulu aussi se changer les idées.
00:29:15Et Nicolas Sarkozy a organisé,
00:29:17au sein de la Tour Eiffel,
00:29:19une visite pour les cousins Bibas,
00:29:24pour leur changer un petit peu les idées.
00:29:26Il a employé également des mots très forts.
00:29:29On va l'écouter.
00:29:30On a voulu, en fait, leur permettre un petit peu,
00:29:34justement, ça fait aussi partie du peuple juif,
00:29:36la vie après la mort,
00:29:39après ce moment hors du temps qu'on a vécu hier.
00:29:42On a voulu aussi apporter la vie à cette famille
00:29:45qui est venue d'Israël et qui a tellement souffert.
00:29:47Alors écoutons Yossi Schneider
00:29:49qui a remercié l'ancien président.
00:29:50Et nous entendrons Nicolas Sarkozy
00:29:52qui lui a répondu.
00:29:55Chère famille Bibas,
00:29:57j'ai bien reçu votre message
00:29:59et votre vidéo du haut de la Tour Eiffel.
00:30:02Je veux vous dire mon amitié,
00:30:05mon émotion et ma solidarité.
00:30:07Dans ce drame absolu du 7 octobre,
00:30:11ce qu'a vécu votre famille
00:30:14est inoubliable,
00:30:17intolérable,
00:30:19inimaginable.
00:30:21Sachez que vous restez
00:30:22dans le cœur de chaque Français.
00:30:25Monsieur Sarkozy,
00:30:26je vous remercie
00:30:27pour cette excellente expérience.
00:30:30Monsieur Sarkozy,
00:30:31je souhaite vous remercier du fond du cœur
00:30:32pour cette expérience incroyable.
00:30:34Aujourd'hui, nous sommes le 7 octobre
00:30:36et vous savez à quel point
00:30:37cette date est importante pour nous.
00:30:38Pas uniquement pour ce qui est arrivé
00:30:40à Chérie et à ses enfants,
00:30:41c'est aussi l'anniversaire
00:30:42de la mère de ma femme.
00:30:43Elle est décédée il y a 15 ans.
00:30:45Elle adorait la ville de Paris
00:30:46et son rêve était de voir la Tour Eiffel
00:30:48donc nous sommes ici pour elle aussi.
00:30:54Je veux vous remercier
00:30:55pour les tickets
00:30:55mais surtout pour votre soutien
00:30:57et ce que vous faites
00:30:58pour ma communauté.
00:30:59Nous apprécions votre geste
00:31:00et merci pour cela.
00:31:04Voilà pour ces mots très beaux
00:31:06en tous les cas effectivement
00:31:06du président Sarkozy.
00:31:08Emmanuel Alouia,
00:31:09on parlait du traumatisme
00:31:11tout à l'heure avec vous.
00:31:12Trois ans après,
00:31:13est-ce que les familles,
00:31:14les proches de victimes
00:31:15en Israël
00:31:16sont toujours accompagnées ?
00:31:18Oui, elles le sont toujours.
00:31:20Israël est en manque
00:31:21de thérapeutes spécialisés
00:31:24en trauma
00:31:24tant le tsunami
00:31:26de troubles de stress
00:31:27post-trauma est important.
00:31:29Mais il y a des centres
00:31:30d'innovation,
00:31:32il y a des incubateurs
00:31:33de résilience à poison,
00:31:36il y a une innovation
00:31:37qui ne cesse de se développer.
00:31:40Il y a toujours,
00:31:40avec les Israéliens,
00:31:42cette capacité,
00:31:44même amputée,
00:31:45à continuer à avancer
00:31:46et à faire face
00:31:47et à créer.
00:31:48Simplement pour revenir
00:31:49sur ce bébé
00:31:50qu'on voit à l'écran
00:31:51qui s'appelle Kfir
00:31:52et pour que d'autres personnes
00:31:54qui ne sont pas juives
00:31:55se sentent concernées
00:31:56aussi par ce débat,
00:31:57est-ce que les gens
00:31:58qui nous regardent
00:31:59savent comment Kfir est mort ?
00:32:01Savent comment ce bébé est mort ?
00:32:03Ce bébé est mort,
00:32:04c'est le bébé,
00:32:04c'est un bébé juif
00:32:05mais ça aurait pu être
00:32:06le bébé de chacun
00:32:07de ceux qui nous regardent.
00:32:09Il est mort par strangulation.
00:32:13Je crois que tout est dit.
00:32:15On a débuté notre émission
00:32:17avec la minute de silence
00:32:19observée en Israël ce matin.
00:32:20J'aimerais qu'on termine
00:32:21cette partie consacrée
00:32:22au 7 octobre
00:32:23par celle observée ce matin
00:32:24à Paris
00:32:24dans le 4e arrondissement.
00:32:26Regardez.
00:32:50Je rappelle que 51
00:32:52de nos compatriotes
00:32:54ont perdu la vie
00:32:55lors de ces massacres.
00:32:56Michel Taubes,
00:32:57vous avez lancé
00:32:57un appel dans le JDD
00:32:59pour que cette journée
00:33:01du 7 octobre
00:33:03se transforme
00:33:03en journée de lutte
00:33:05contre l'antisémitisme,
00:33:06c'est ça ?
00:33:06Exactement.
00:33:07Parce que figurez-vous
00:33:07que parmi les milliers
00:33:09de journées officielles
00:33:10qui sont commémorées
00:33:12tous les jours
00:33:12dans le monde,
00:33:13aux Nations Unies,
00:33:14en France et ailleurs,
00:33:15il n'y a pas de journée mondiale
00:33:16contre l'antisémitisme.
00:33:17Je pense que malheureusement,
00:33:20il en faut une
00:33:20parce qu'il y a un travail
00:33:21de pédagogie,
00:33:22d'explication,
00:33:23de transmission.
00:33:24Moi, je voudrais vous remercier
00:33:25d'avoir inscrit
00:33:27les noms
00:33:27de certaines des victimes
00:33:29du 7 octobre
00:33:30à Paris
00:33:30parce qu'il faut nommer
00:33:31les noms des personnes
00:33:33sur le mémorial de la Shoah,
00:33:34Yad Vashem,
00:33:35il y a le nom des victimes
00:33:37de la Shoah
00:33:38et donner les noms,
00:33:39c'est extrêmement important.
00:33:40Donc oui,
00:33:41je pense que 7 octobre
00:33:41doit devenir
00:33:42une journée mondiale
00:33:43contre l'antisémitisme
00:33:44pour qu'elle irrigue
00:33:45non pas qu'en Israël,
00:33:47en France ou ailleurs,
00:33:48mais partout dans le monde
00:33:49et notamment dans les pays
00:33:50comme la France
00:33:51où il y a de plus en plus
00:33:52d'antisémitisme.
00:33:52Ce soir,
00:33:53une cérémonie était organisée
00:33:54à la Grande Synagogue
00:33:55de Paris.
00:33:56Pauline Trevzer
00:33:57était sur place
00:33:58pour CNews.
00:34:012 000 personnes
00:34:03qui se sont réunies
00:34:04ce 7 octobre
00:34:05pour commémorer
00:34:06les 3 ans
00:34:07de la barbarie
00:34:08du massacre du Hamas
00:34:09en Israël
00:34:10le 7 octobre 2023.
00:34:12Plus de 1 200 personnes tuées,
00:34:14250 otages en captivité.
00:34:17Il était important
00:34:18pour ces 2 000 personnes
00:34:20de leur rendre hommage
00:34:21et cette soirée
00:34:22de commémoration
00:34:23a pu avoir lieu
00:34:24avec l'association
00:34:25du KKL
00:34:26et du Keren Aïessad.
00:34:27Je vous propose
00:34:28d'écouter son président
00:34:29M. Robert Zbili.
00:34:31C'est la commémoration
00:34:32d'un épisode
00:34:33de la vie juive
00:34:36horrible
00:34:37qui a marqué
00:34:38toute une génération
00:34:39et qui va marquer
00:34:40toute une génération.
00:34:41Donc aujourd'hui,
00:34:43on est là pour se souvenir
00:34:44de tous ceux
00:34:45qui sont tombés
00:34:45le jour du 7 octobre
00:34:47et ceux qui sont tombés
00:34:48après également
00:34:48et faire en sorte
00:34:52que leur mémoire
00:34:54reste.
00:34:54On n'a pas eu
00:34:55vraiment de discours
00:34:56pour rendre hommage
00:34:57à ces victimes
00:34:58du Hamas
00:34:59mais surtout
00:34:59des témoignages.
00:35:00Un film
00:35:01sur le festival
00:35:02de Nova
00:35:02puis deux témoignages
00:35:04de proches
00:35:05de soldats israéliens
00:35:06tombés au combat
00:35:07quelques heures
00:35:08après ce massacre
00:35:09des terroristes
00:35:10du Hamas.
00:35:11Alors présent
00:35:12dans la synagogue,
00:35:13il y avait
00:35:13quelques personnalités
00:35:14politiques,
00:35:15Julien O'Doul
00:35:16ou encore
00:35:16David Lissner,
00:35:18à savoir que
00:35:19l'invité d'honneur
00:35:20c'était aussi
00:35:20l'ambassadeur israélien
00:35:23en France.
00:35:24Alors pour terminer
00:35:25cette cérémonie
00:35:26qui a duré
00:35:26un peu plus
00:35:27d'une heure et demie,
00:35:28il y a eu
00:35:29l'hymne israélien
00:35:30chanté
00:35:30puis la Marseillaise.
00:35:33Alors malheureusement
00:35:34à Paris,
00:35:35certains ne voient pas
00:35:35d'un très bon oeil
00:35:36les hommages
00:35:36aux victimes
00:35:37du 7 octobre.
00:35:38C'était le cas
00:35:38notamment lors
00:35:39des manifestations
00:35:39de lycéens
00:35:41où une femme
00:35:41s'est vue arracher
00:35:42le drapeau israélien
00:35:44qu'elle avait
00:35:45dans les mains
00:35:45par un jeune
00:35:46cagoulé
00:35:46au visage masqué.
00:35:48Regardez.
00:36:05Voilà la séquence
00:36:06que je vais vous remontrer
00:36:07en intégralité
00:36:07dans un instant.
00:36:08On reviendra aussi
00:36:08sur cette nouvelle
00:36:09journée de fortes tensions
00:36:10entre lycéens
00:36:11et policiers.
00:36:13Le temps de remercier
00:36:14Emmanuel Alouia,
00:36:15merci à Sandra Ifra,
00:36:16merci également
00:36:17à Franck Meloul
00:36:18d'avoir été avec nous
00:36:18ambassadeur de la Betraïfa,
00:36:20auteur de la bascule
00:36:21cette édition
00:36:22de l'Observatoire.
00:36:24Merci à tous les trois.
00:36:25Michel et Fabrice,
00:36:26vous restez avec moi.
00:36:27La pause
00:36:27et on revient
00:36:28dans une poignée de secondes
00:36:29sur CNews.
00:36:32De retour pour la suite
00:36:33de Soir Info sur CNews.
00:36:35Karim Abric nous a rejoint
00:36:36sur ce plateau.
00:36:36On est avec
00:36:38également Benjamin Cambouliv,
00:36:39porte-parole
00:36:40du syndicat de police
00:36:40alternative,
00:36:41maître Avenir Ducan,
00:36:42avocat pénaliste
00:36:43et bonsoir à Max Rivet
00:36:44qui est responsable
00:36:45de l'Uni de Nantes.
00:36:47Bonsoir à tous les trois
00:36:48et merci donc
00:36:49de nous avoir rejoint.
00:36:51Nouvelle journée
00:36:51de colère lycéenne
00:36:52en France
00:36:52avec des blocages,
00:36:53des manifestations
00:36:54et toujours des violences
00:36:56dans plusieurs villes.
00:36:57Alors si à l'origine,
00:36:57les revendications
00:36:59semblaient en grande partie
00:37:00légitimes,
00:37:01au fil des cortèges,
00:37:02les slogans
00:37:02pro-palestiniens,
00:37:04la radicalisation
00:37:04d'une partie du mouvement
00:37:05pose une autre question.
00:37:07Sommes-nous encore face
00:37:08à une révolte
00:37:08pour l'école
00:37:09ou chez certains
00:37:10à une forme
00:37:10d'intifada politique
00:37:12et identitaire ?
00:37:13La réponse,
00:37:14on la trouve
00:37:14dans une séquence
00:37:15qui s'est déroulée
00:37:16aujourd'hui à Paris
00:37:17sous l'œil de nos caméras.
00:37:18Nous sommes le 7 octobre,
00:37:19on en parlait tout à l'heure,
00:37:20une femme a donc choisi
00:37:21de brandir un drapeau israélien
00:37:23en hommage aux victimes
00:37:24devant un des cortèges.
00:37:25Je précise que les cortèges
00:37:26de lycées en revanche
00:37:28sont remplis
00:37:28de drapeaux palestiniens.
00:37:30Regardez ce qui s'est passé.
00:37:48Madame, excusez-moi madame,
00:37:51qu'est-ce qui s'est passé
00:37:51à l'instant ?
00:37:52Vous êtes en direct
00:37:52sur CNews ?
00:37:53On est le 7 octobre,
00:37:54monsieur.
00:37:55C'est un nazi,
00:37:56c'est une nazi,
00:37:57c'est pareil,
00:37:58c'est une génocide,
00:37:59c'est une génocide.
00:38:02réconnue par l'unité internationale.
00:38:05T'es la merde,
00:38:06t'es horrible,
00:38:07t'es horrible,
00:38:08putain des nazis,
00:38:09t'es une seule des nazis.
00:38:10Oui, bien sûr.
00:38:11Qu'est-ce qui s'est passé madame ?
00:38:12Racontez-nous,
00:38:13vous aviez là à l'instant
00:38:14un drapeau israélien.
00:38:15Ce n'est plus une revendication lycéenne,
00:38:18d'accord ?
00:38:18Ce sont des allégeances au Hamas.
00:38:21C'est ça la réalité.
00:38:23Regardez,
00:38:24pourquoi est-ce qu'ils sont tous masqués,
00:38:25etc.,
00:38:26s'il n'y a rien ?
00:38:27Pourquoi ?
00:38:27On est masqués
00:38:28parce qu'il y a une répression énorme,
00:38:30il y a une répression énorme.
00:38:32Il y a eu des lycéens,
00:38:33des lycéens qui veulent juste,
00:38:34on veut juste pouvoir être échecés.
00:38:35Ce sont des lycéens
00:38:36avec des cachiers comme ça,
00:38:37de la tête aux pieds.
00:38:38Pourquoi ?
00:38:38Parce qu'il y a eu 6 000.
00:38:39Ce sont des lycéens.
00:38:40Non, ce ne sont pas des lycéens, madame.
00:38:42Ah si,
00:38:43ça n'est plus une revendication.
00:38:44Ah bon ?
00:38:45Ils ont besoin d'être comme ça
00:38:46avec des cachiers ?
00:38:47Vous appelez ça une revendication lycéenne ?
00:38:49Laissez m'en répondre.
00:38:49Non, madame.
00:38:50Je vous réponds très calmement.
00:38:51Il y a eu 6 000 arrestations
00:38:53en l'espace de deux semaines.
00:38:55Et alors, madame ?
00:39:04Max Rivet,
00:39:05je le redis,
00:39:06vous êtes responsable
00:39:06de l'Uni de Nantes.
00:39:09Qu'est-ce que vous vous dites
00:39:09quand vous voyez ces images ?
00:39:11Déjà,
00:39:12ce qui saute aux yeux,
00:39:13c'est qu'il n'y a aucun qui lisse.
00:39:14On voit bien
00:39:15les personnes qui sont cagoulées,
00:39:17qui sont masquées derrière.
00:39:18Ils ont fait converger
00:39:19leur pseudo-lutte
00:39:21avec tous ces
00:39:22pseudo-révolutionnaires,
00:39:23finalement.
00:39:24Mais moi,
00:39:25je trouve ça inadmissible,
00:39:27surtout dans cette journée
00:39:28du 7 octobre.
00:39:30Et aujourd'hui,
00:39:30on voit bien dans tout...
00:39:31Vous êtes sûr
00:39:31qu'aucun n'est lycéen ?
00:39:33Derrière tous ces mouvements,
00:39:34il y a très peu de lycéens.
00:39:36On voit aujourd'hui
00:39:37que dans les lycées,
00:39:38c'est des personnes externes
00:39:39qui viennent bloquer,
00:39:40qui viennent saccager.
00:39:41C'est beaucoup de personnes
00:39:43qui sont présentes
00:39:43à l'université
00:39:44ou dans les mouvances antifas.
00:39:46Et aujourd'hui,
00:39:47aussi...
00:39:47Je dis ça parce qu'hier,
00:39:48on a pu voir une séquence
00:39:49à Beaujancy,
00:39:50dans un petit village
00:39:50de 8 000 habitants,
00:39:52de jeunes,
00:39:53en train de chanter
00:39:54un rap
00:39:55qui faisait effectivement
00:39:58allégeance
00:39:58à Salah Abdeslam,
00:40:00à Mohamed Merah,
00:40:01notamment.
00:40:03Et les personnes
00:40:04que l'on voyait
00:40:04sur ces images
00:40:05semblaient clairement
00:40:07lycéens, en fait.
00:40:08Ils avaient l'air,
00:40:09effectivement...
00:40:09Alors,
00:40:09ceux qui sont là,
00:40:11je n'ai évidemment pas
00:40:12la réponse.
00:40:13Fabrice Hakoun,
00:40:15qu'est-ce que,
00:40:15finalement,
00:40:16ça dit
00:40:16de la tournure
00:40:17qui est en train
00:40:18de prendre ce mouvement ?
00:40:19Ça dit qu'en fait,
00:40:20la France n'est plus
00:40:21souveraine chez elle.
00:40:23On voit bien que là,
00:40:25vous voyez bien que les drapeaux
00:40:26ne sont que des drapeaux
00:40:27étrangers.
00:40:28Moi, j'ai vécu,
00:40:28je le disais hors antenne,
00:40:29mais j'ai vécu
00:40:30les manifestations
00:40:30de 1986
00:40:31contre Alain Devaquet.
00:40:33J'étais moi-même
00:40:34dans les contre-manifestants.
00:40:36Je n'ai jamais été inquiété,
00:40:36jamais été menacé.
00:40:37J'ai pu exprimer
00:40:38mes arguments
00:40:39qui étaient des arguments
00:40:40qui allaient à l'encontre
00:40:40parce que moi,
00:40:41j'étais pour la réforme
00:40:41de Devaquet.
00:40:42Enfin,
00:40:43je veux dire,
00:40:43ça n'avait rien à voir
00:40:44avec ce qu'on voit là.
00:40:45On voit bien aujourd'hui
00:40:45qu'il y a effectivement,
00:40:46d'abord,
00:40:47très peu de lycéens,
00:40:47que les lycéens
00:40:48ne peuvent pas s'exprimer
00:40:49correctement,
00:40:50que le mouvement
00:40:50a été complètement infiltré,
00:40:52mais il est non seulement
00:40:53infiltré par l'extrême-gauche,
00:40:54mais il est infiltré aussi.
00:40:55On le voit bien
00:40:56puisque c'est ce qui s'est passé
00:40:57un peu avant,
00:40:58je le disais tout à l'heure
00:40:59à Sciences Po,
00:41:00après le 7 octobre,
00:41:02où effectivement,
00:41:03il y avait la main
00:41:03de l'Iran derrière
00:41:04et ça a été attesté.
00:41:05Là, de la même manière,
00:41:06on voit bien
00:41:07que le pays est complètement
00:41:09noyauté,
00:41:10infiltré.
00:41:11Regardez les drapeaux,
00:41:12je veux dire,
00:41:12il suffit de regarder
00:41:13les images.
00:41:14et par l'extrême-gauche
00:41:15qui s'est alliée,
00:41:16effectivement,
00:41:17c'est une alliance
00:41:17de circonstances
00:41:18avec l'islamisme,
00:41:20mais c'est très,
00:41:21très inquiétant
00:41:21parce qu'on voit ici
00:41:24une jeunesse,
00:41:25en fait,
00:41:25on n'arrête pas
00:41:25Ce qui m'inquiète encore plus,
00:41:27ce qui m'inquiète encore plus,
00:41:28c'est que notre gouvernement
00:41:30est déjà en train
00:41:31de trouver des excuses
00:41:32assez violentes.
00:41:33C'était justement
00:41:34la suite de mon propos.
00:41:34C'est ça qui est absolument
00:41:36lamentable.
00:41:37Il y a un temps,
00:41:37pardon,
00:41:38parce qu'il y a un temps
00:41:39à un moment donné
00:41:39pour parler
00:41:40et entendre
00:41:41les revendications
00:41:42de la jeunesse.
00:41:44Le gouvernement
00:41:44ne l'a pas fait
00:41:45et c'est certainement
00:41:46un tort.
00:41:47Mais est-ce que
00:41:47c'est vraiment
00:41:48le moment
00:41:49où la violence
00:41:50a pris le dessus
00:41:50ou certains adolescents
00:41:51ont choisi de casser,
00:41:53de brûler,
00:41:53de tabasser des policiers ?
00:41:55Est-ce que là,
00:41:55c'est le moment,
00:41:56maintenant,
00:41:56de leur dire
00:41:57c'est bon ?
00:41:58Bien évidemment,
00:41:58sauf que vous voyez bien
00:41:59que c'est le contraire
00:42:00qui se produit.
00:42:00Tous les candidats
00:42:01sont en train
00:42:02de les brosser
00:42:03dans le sens du poil
00:42:03en disant qu'on comprend
00:42:04qu'il y a...
00:42:06Non,
00:42:07mais pas seulement,
00:42:07pas seulement.
00:42:08J'ai écouté
00:42:08Gabriel Attal
00:42:09qui essaie de l'expliquer
00:42:10qu'il y a des revendications
00:42:12légitimes,
00:42:12etc.
00:42:13Moi,
00:42:13j'ai connu
00:42:14le lycée
00:42:14Hector Berriose
00:42:15à Vincennes
00:42:15il y a 30 ou 40 ans.
00:42:16Il était dans un état lamentable.
00:42:18Personne n'a tout brûlé,
00:42:19tout cassé.
00:42:19Il faut arrêter.
00:42:20Donc, bien sûr
00:42:20qu'il y a des sujets.
00:42:21Mais quand vous voyez
00:42:23qu'une proviseure
00:42:24vient et dit
00:42:24moi je veux parler
00:42:25qu'à tel presse
00:42:26et pas à CNews,
00:42:27vous voyez bien quand même
00:42:28qu'il y a un problème
00:42:28qui est plus grave
00:42:29que le problème lycéen.
00:42:30Écoutons Sébastien Lecornu.
00:42:35La colère des jeunes
00:42:36ne vient pas de nulle part.
00:42:39Nul ne peut être indifférent
00:42:40aux angoisses
00:42:41qu'ils expriment.
00:42:42Ces lycéens,
00:42:43on le sait,
00:42:43étaient enfants
00:42:44ou en tout cas
00:42:45entraient dans l'adolescence
00:42:46pendant le Covid.
00:42:47Nous leur avons demandé
00:42:48des efforts considérables.
00:42:51Depuis,
00:42:51ils voient les guerres,
00:42:52le changement climatique,
00:42:53parfois leurs parents
00:42:54ou leurs proches
00:42:55en difficulté.
00:42:56Malgré
00:42:57ces angoisses,
00:42:58nous leur demandons
00:42:59pourtant de choisir
00:43:00leur orientation
00:43:01et de regarder l'avenir
00:43:02avec confiance.
00:43:04La responsabilité
00:43:05du gouvernement
00:43:05et de l'ensemble
00:43:06des formations politiques
00:43:07doit être de rétablir
00:43:08cette confiance
00:43:09et cela commence
00:43:11évidemment
00:43:12et déjà
00:43:13par les écouter.
00:43:15Karim Abri,
00:43:16est-ce qu'il a raison
00:43:17Sébastien Lecornu
00:43:18de chercher à apaiser
00:43:19de cette manière
00:43:19après tout ce qui s'est passé ?
00:43:21Il veut apaiser
00:43:23mais ce discours,
00:43:24je n'ai pas l'impression
00:43:25que ça...
00:43:26Mais en fait,
00:43:27le problème,
00:43:28c'est toujours un problème
00:43:28de timing en fait.
00:43:30C'est-à-dire que là,
00:43:31ce n'est pas le bon timing.
00:43:32Ce n'est plus le moment.
00:43:34Ça, c'est le genre
00:43:35de discours peut-être
00:43:35qu'il faut avoir
00:43:36au moment où il y a
00:43:37des revendications.
00:43:38Mais avant que les lycées
00:43:41aient brûlés,
00:43:41avant que...
00:43:43Aujourd'hui,
00:43:43ça veut dire
00:43:43que vous avez bien fait
00:43:44finalement.
00:43:45La prochaine fois,
00:43:46refaites la même chose
00:43:47et on vous donnera
00:43:47ce que vous voulez.
00:43:48En fait,
00:43:49c'est que le message,
00:43:50j'imagine des jeunes
00:43:52qui écoutent ce message-là,
00:43:54pensez-vous sincèrement
00:43:55qu'ils se disent
00:43:55« Ah oui, ça,
00:43:56ça me parle. »
00:43:57Ça, ça me parle.
00:43:57Je ne sais pas,
00:43:58on va poser la question
00:43:58à Max Rivet.
00:43:59Parce que, vous savez,
00:44:00il dit « Il faut écouter,
00:44:02bon, c'est la colère
00:44:03des jeunes,
00:44:04elle est présente. »
00:44:04Oui, OK.
00:44:05Mais la colère des jeunes,
00:44:06elle peut être canalisée
00:44:07vers quelque chose
00:44:08de grand,
00:44:08de beau,
00:44:09de constructif,
00:44:10ou elle peut être canalisée
00:44:11ou vampirisée
00:44:13idéologiquement autrement.
00:44:14Et c'est ce que
00:44:14l'extrême-gauche
00:44:15a réussi à faire
00:44:16chez une grande partie,
00:44:18en fait,
00:44:18chez une partie
00:44:19de cette jeunesse
00:44:19qui est dans la rue
00:44:20aujourd'hui.
00:44:21On voit que l'idéologie,
00:44:23notamment elle est fils,
00:44:24mais pas que de l'extrême-gauche,
00:44:26a infusé
00:44:27et c'est un détournement
00:44:28complet de ce mouvement.
00:44:29Alors, la jeunesse,
00:44:30justement, Max Rivet,
00:44:31lorsque vous entendez
00:44:32Sébastien Lecornu,
00:44:33est-ce que d'abord,
00:44:33est-ce que vous vous sentez
00:44:34écouté ?
00:44:35Et est-ce que vous pensez
00:44:36que finalement,
00:44:37c'est le moment
00:44:38de céder à des revendications
00:44:40qui ont finalement
00:44:40totalement disparu ?
00:44:41Et le problème,
00:44:42il a été pris à l'envers
00:44:43assez rapidement.
00:44:44Et là, il y a des images
00:44:44qui sont faites à Nantes,
00:44:46justement.
00:44:46D'ailleurs, on voit
00:44:47que les personnes ici présentes
00:44:48dans les manifestations
00:44:48ne sont pas du tout lycéens.
00:44:50On voit à Nantes,
00:44:51en fait,
00:44:51si jamais les universités,
00:44:52si les lycées avaient fait
00:44:53intervient les forces de l'ordre
00:44:54très rapidement,
00:44:55on n'aurait pas eu
00:44:56tous ces débordements.
00:44:57Et aujourd'hui,
00:44:58quand on voit un lycée
00:44:58qui a coûté
00:44:59plus de 77 millions d'euros,
00:45:01qui a brûlé à Nantes,
00:45:03il y a plus de 3 millions
00:45:04d'euros de dégâts,
00:45:05ce n'est pas un lycée
00:45:06dans lequel les revendications
00:45:08étaient vraiment soutenues
00:45:09par les lycéens
00:45:11de cet établissement.
00:45:13Mais tout ça,
00:45:13le problème,
00:45:14c'est que tout ça
00:45:14fait aussi écho
00:45:15aux propos d'Emmanuel Macron
00:45:17rapportés par le Parisien
00:45:17aujourd'hui.
00:45:18Vous les avez vus,
00:45:18ces propos d'un ministre
00:45:21qui s'est confié
00:45:21sur le mécontentement
00:45:22du chef de l'État.
00:45:24Voici ce que dit ce ministre
00:45:25en parlant d'Emmanuel Macron.
00:45:27Il a beaucoup gueulé
00:45:28ces derniers jours
00:45:28parce qu'il considère
00:45:29que la réponse policière
00:45:30était trop dure
00:45:31et sans empathie.
00:45:32Benjamin Kambouli,
00:45:33vous répondez quoi à ça ?
00:45:34Je vais reprendre
00:45:35simplement les mots
00:45:36qui sont choquants.
00:45:38On a une police là
00:45:38qui est envoyée au front.
00:45:39On lui demande tout
00:45:40à la police.
00:45:40Il faut gérer tout
00:45:41ce que le politique
00:45:42n'a pas suggéré
00:45:43et payer les conséquences
00:45:45dans la rue.
00:45:45On nous dit
00:45:45allez-y, faites
00:45:46et surtout pas de chure
00:45:48sinon tout va vous tomber dessus.
00:45:49Mais on est trop durs.
00:45:51Si on était ne serait-ce
00:45:52qu'assez durs...
00:45:53Vous êtes trop durs
00:45:54et sans empathie.
00:45:54C'est ce que dit
00:45:55le chef de l'État.
00:45:56Si l'action de police
00:45:57était suffisante
00:45:58donc suffisamment dure
00:45:59les violences
00:45:59elles cesseraient
00:46:00elles seraient réprimées
00:46:01et stoppées.
00:46:02Ce n'est absolument pas le cas.
00:46:03Ça continue.
00:46:04Là vous avez l'acte 3
00:46:04l'acte 4
00:46:05l'acte 5
00:46:05ça ne va jamais s'arrêter
00:46:06ça ne va pas s'arrêter
00:46:07de leur côté en tout cas.
00:46:08Il faut que l'action de police
00:46:09soit forte.
00:46:10Michel Thaume
00:46:10c'est grave
00:46:12un président de la République
00:46:13qui tient de tels propos
00:46:15au sujet de la police.
00:46:16On peut même se demander
00:46:17parce qu'on pourrait attribuer
00:46:19ces propos
00:46:19à Jean-Luc Mélenchon.
00:46:21Non mais c'est d'autant plus grave
00:46:23qu'il a imposé
00:46:25au gouvernement
00:46:26et plus particulièrement
00:46:27à Laurent Nunez
00:46:28la suspension
00:46:28de l'usage
00:46:29des grenades assourdissantes.
00:46:31C'est-à-dire qu'il a décidé
00:46:33qu'il a décidé
00:46:34du haut de son château
00:46:36jupitérien
00:46:37à l'Elysée
00:46:37de désarmer la police
00:46:39au moment où
00:46:41les violences urbaines
00:46:43les violences
00:46:44à la fois de Black Bloc
00:46:46mais aussi
00:46:47excusez-moi
00:46:47de certains lycéens
00:46:48parce qu'il ne faut pas
00:46:49alors moi je vais vous poser
00:46:50une autre question.
00:46:50à Nangelis
00:46:51quand vous le disiez tout ça
00:46:52Michael
00:46:52il y a beaucoup de lycéens aussi
00:46:54qui partagent complètement
00:46:55la volonté d'insurrection
00:46:58que portent les filles
00:46:59parce qu'ils ont travaillé
00:47:00encore
00:47:00Mais du coup
00:47:01moi je pose une autre question
00:47:01Emmanuel Macron
00:47:04est-il en train
00:47:04de se mélanchoniser ?
00:47:05C'est aussi la question
00:47:06qu'on peut se poser.
00:47:07Vous avez tout à fait raison
00:47:07mais c'est pas dans les mots
00:47:09c'est dans les actes
00:47:10et moi je crains
00:47:10que dès demain
00:47:11où une nouvelle journée
00:47:13de manifestation
00:47:13est annoncée
00:47:14les policiers
00:47:15soient affaiblis
00:47:17par la décision
00:47:18qui a été prise
00:47:18par Laurent Nunez
00:47:19ce matin
00:47:21encore une fois
00:47:21de vous désarmer
00:47:22en partie
00:47:23face encore une fois
00:47:24à une violence extrême
00:47:26On va y revenir
00:47:26dans un instant
00:47:27on fera le point aussi
00:47:27sur cette journée
00:47:28moins suivie tout de même
00:47:29que celle d'hier
00:47:30le mouvement est-il en train
00:47:31de s'essouffler ?
00:47:32On se posera la question
00:47:33est-ce que c'est simplement
00:47:33une pause
00:47:34après la forte mobilisation
00:47:35d'hier ?
00:47:36Restez avec nous
00:47:37Soir Info
00:47:37revient dans un instant
00:47:38sur CNews
00:47:42Soir Info
00:47:42sur CNews
00:47:43on est en direct
00:47:44et dans un instant
00:47:46on vous donnera
00:47:47des nouvelles
00:47:47de ce bébé
00:47:48vous savez
00:47:48de ce bébé
00:47:49de un an
00:47:49hospitalisé
00:47:50à Saint-Cyr-l'école
00:47:51après un tir
00:47:51de mortier
00:47:52lors des manifestations
00:47:54on va entendre
00:47:55le conseiller municipal
00:47:56délégué à la sécurité
00:47:57de la commune
00:47:58on fera le point aussi
00:47:59sur cette journée
00:47:59moins suivie
00:48:01vraisemblablement
00:48:01que celle d'hier
00:48:02mais tout de suite
00:48:03on fait le point
00:48:03sur les toutes dernières
00:48:05informations
00:48:05le point sur l'actualité
00:48:07avec Sandra Chambaud
00:48:07bonsoir Sandra
00:48:11Bonsoir Mickaël
00:48:12bonsoir à tous
00:48:13trois informations
00:48:14principales ce soir
00:48:15dans un contexte
00:48:16marqué par des mouvements
00:48:17sociaux
00:48:18et la crainte
00:48:18d'une crise financière
00:48:20Sébastien Lecornu
00:48:21va mettre 10 millions
00:48:22de barils de gasoil
00:48:23à la disposition
00:48:24des distributeurs
00:48:25en France
00:48:26le Premier ministre
00:48:27l'a assuré ce mercredi
00:48:28cette mesure
00:48:29permettra une baisse
00:48:30de 12 à 18 centimes
00:48:32du prix du litre
00:48:33à la pompe
00:48:34à quelques heures
00:48:35d'une nouvelle journée
00:48:36d'action
00:48:36Sébastien Lecornu
00:48:37a assuré
00:48:37que les forces de l'ordre
00:48:38n'ont pas pour instruction
00:48:40d'affronter les lycéens
00:48:41en soutien aux jeunes
00:48:42plusieurs syndicats
00:48:43de l'éducation nationale
00:48:44ont appelé à la grève
00:48:45ce jeudi
00:48:45malgré une mobilisation
00:48:47en nette baisse
00:48:48les cours étaient suspendus
00:48:49dans 528 établissements
00:48:51ce mercredi matin
00:48:51contre près de 900
00:48:53la veille
00:48:54et puis trois ans
00:48:55après l'attaque
00:48:56sans précédent
00:48:56du Hamas
00:48:57en Israël
00:48:57la France a rendu hommage
00:48:58aux victimes
00:48:59politiques et visiteurs
00:49:00anonymes
00:49:01se sont succédés
00:49:01ce mercredi
00:49:02à une exposition
00:49:03à leur mémoire
00:49:04au pavillon mémorial
00:49:05à Paris
00:49:05sur place
00:49:06Nicolas Sarkozy
00:49:07s'est interrogé
00:49:08sur notre humanité
00:49:11l'homme est donc décidément
00:49:13capable du pire
00:49:15parce que le pire
00:49:16c'est ce qui s'est passé
00:49:18le 7 octobre
00:49:18ça interroge
00:49:20non pas le fait
00:49:20d'être de droite
00:49:21ou d'être de gauche
00:49:23ça interroge
00:49:24notre humanité
00:49:25à tous
00:49:27est-ce qu'on doit
00:49:27être solidaire
00:49:28de gens
00:49:28qui ont souffert
00:49:29à ce point-là
00:49:30la réponse est oui
00:49:33est-ce qu'on doit
00:49:34combattre
00:49:34des gens
00:49:35qui sont capables
00:49:36de telles atrocités
00:49:37la réponse est oui
00:49:40et voilà
00:49:40on se retrouve
00:49:41pour l'édition de la nuit
00:49:42un peu plus tard
00:49:42merci beaucoup Sandra
00:49:44à tout à l'heure
00:49:44hier dans l'actualité
00:49:46bien sûr
00:49:47on vous a parlé
00:49:47de ce bébé
00:49:48de un an
00:49:48hospitalisé
00:49:50après un tir
00:49:51de mortier
00:49:52à sa hauteur
00:49:53lui était dans une poussette
00:49:54ça s'est passé
00:49:54à Saint-Cyr-l'école
00:49:55écoutez
00:49:55le conseiller municipal
00:49:57délégué à la sécurité
00:49:58de la commune
00:49:58qui donnait
00:49:59de ses nouvelles
00:50:00aujourd'hui
00:50:00sur CNews
00:50:02l'enfant
00:50:03qui a été traumatisé
00:50:04par le bruit
00:50:05du mortier
00:50:05il a été
00:50:07il a été pris en charge
00:50:09par les pompiers
00:50:10par précaution
00:50:11parce qu'on avait peur
00:50:12qu'il ait un traumatisme
00:50:13aux oreillers
00:50:13ses parents étaient
00:50:14très inquiets
00:50:15très traumatisés
00:50:15et on peut les comprendre
00:50:16c'était dans le cadre
00:50:18des manifestations
00:50:19de rue
00:50:20que mènent
00:50:20les jeunes
00:50:21tous les matins
00:50:23depuis
00:50:23cinq jours
00:50:25la mobilisation
00:50:27des lycéens
00:50:28a réuni
00:50:28hier
00:50:29450 000
00:50:31manifestants
00:50:32selon
00:50:32l'intersyndical
00:50:33le ministre
00:50:33de l'intérieur
00:50:34lui en recense
00:50:36256 000
00:50:36mais après
00:50:37cette forte journée
00:50:38de perturbation
00:50:38le mouvement
00:50:39marque-t-il
00:50:40le pas
00:50:40on va s'interroger
00:50:41dans une minute
00:50:42juste
00:50:43une réaction
00:50:44à ce qu'on vient
00:50:44d'entendre
00:50:46on a été les seuls
00:50:47sur CNews
00:50:47à parler de ce bébé
00:50:48je vous le dis tout de suite
00:50:49ce bébé
00:50:49qui a
00:50:51effectivement
00:50:52a eu un tir
00:50:52de mortier d'artifice
00:50:53qui est passé
00:50:54à sa hauteur
00:50:54lui il était
00:50:55dans une poussette
00:50:56vous imaginez
00:50:57qu'il y a
00:50:57les petites oreilles
00:50:58juste à côté
00:50:59donc évidemment
00:51:00beaucoup d'inquiétude
00:51:00du côté des parents
00:51:04sur les autres chaînes
00:51:05on a entendu
00:51:06finalement
00:51:06que tout s'était bien passé
00:51:07que cette journée
00:51:08s'était formidablement bien passé
00:51:10qu'il y avait
00:51:11des revendications
00:51:12qu'il y avait
00:51:14le droit de manifester
00:51:16qui avait été respecté
00:51:18c'est pas ce qu'on a vu
00:51:19la réalité
00:51:20ce n'est pas ce qu'on a vu
00:51:21Karima
00:51:21oui
00:51:22je pense qu'il faut
00:51:23à un moment donné
00:51:24il faut parler
00:51:25de tout ce qui s'est passé
00:51:26on ne peut pas avoir
00:51:26une seule version
00:51:27qui contribue justement
00:51:29à imposer
00:51:30si vous voulez
00:51:31une espèce de ligne
00:51:32un récit
00:51:32et ça c'est problématique
00:51:34vous avez parlé
00:51:35de ce jeune bébé
00:51:36qui a été touché
00:51:38donc par ce tir de mortier
00:51:39ça montre à quel point
00:51:41justement
00:51:41il n'y a pas cette conscience
00:51:42cette espèce de civisme
00:51:44on a l'impression
00:51:44vous savez
00:51:44il y avait des mouvements
00:51:45pacifiques
00:51:46des mouvements pacifiques
00:51:47ça peut être beau
00:51:48mais dans ce cas-ci
00:51:49on est loin de ça
00:51:50et on ne parle pas non plus
00:51:51quand on voit
00:51:52les presque 800 policiers
00:51:53qui ont été attaqués
00:51:55on nous parle sans cesse
00:51:56des violences policières
00:51:57blessés
00:51:58blessés
00:51:58près du 100 policiers
00:51:59blessés
00:52:00oui blessés
00:52:01tout à fait
00:52:02mais on ne parle
00:52:02que de violences policières
00:52:04et je regardais aussi
00:52:05la couverture internationale
00:52:06souvent
00:52:07c'est ce qui va ressortir aussi
00:52:08on dit finalement
00:52:09en France
00:52:10les violences policières
00:52:11vous voyez ce qui s'est passé
00:52:13et on a parlé ici
00:52:14de ce qui s'est passé
00:52:15avec ce jeune
00:52:16pour la main
00:52:17qui a été arrachée
00:52:18il y a une enquête
00:52:19qui est en cours
00:52:19on verra ce qui s'est passé
00:52:21c'est un drame
00:52:21mais on en a parlé
00:52:22on parle de tout
00:52:23on parle de cette réalité
00:52:24mais c'est comme s'il y a
00:52:26une partie de cette vérité
00:52:28qui ne peut être admise
00:52:30dans l'espace public
00:52:30parce que ça change
00:52:31un récit
00:52:33si vous voulez
00:52:33c'est exactement ça
00:52:35c'est que ça va
00:52:35à l'encontre d'un récit
00:52:36que l'on veut
00:52:37un petit peu
00:52:38finalement commun
00:52:40romantisé
00:52:40voilà
00:52:41donc je le disais
00:52:42la mobilisation
00:52:43des lycéens
00:52:44hier
00:52:45450 000 manifestants
00:52:46selon l'intersyndical
00:52:47256 000
00:52:48selon le ministère
00:52:49de l'Intérieur
00:52:50le ministère
00:52:51de l'Indication nationale
00:52:52indique que 86%
00:52:53des établissements
00:52:54était totalement ouvert
00:52:55aujourd'hui mercredi
00:52:56alors comment évolue
00:52:58cette mobilisation
00:52:59voyez ce sujet
00:53:00d'Astrid Yalik
00:53:02c'est une mobilisation
00:53:04en net recul
00:53:05ce mercredi matin
00:53:07selon les chiffres
00:53:08du ministère
00:53:09de l'Education nationale
00:53:10528 établissements
00:53:12connaissent une suspension
00:53:13totale ou partielle
00:53:14des cours
00:53:15c'est donc 41%
00:53:16d'au moins que ce mardi
00:53:1786% des établissements
00:53:19étaient ouverts
00:53:20ce mercredi
00:53:21sur les 3700 lycées français
00:53:24891 avaient été perturbés
00:53:25avec des cours
00:53:26suspendus
00:53:27totalement ou partiellement
00:53:28toutes causes confondues
00:53:29et pour continuer
00:53:30d'apaiser les tensions
00:53:31le gouvernement
00:53:32a décidé
00:53:33de donner du temps
00:53:34aux établissements
00:53:35dès le mercredi 7 octobre
00:53:36le dialogue s'ouvre
00:53:37dans tous les lycées
00:53:38dans le cadre
00:53:39de la reprise progressive
00:53:40des cours
00:53:40les lycéennes
00:53:41et les lycéens
00:53:41pourront exprimer
00:53:42leurs difficultés
00:53:43partager leurs attentes
00:53:44et échanger sur leur quotidien
00:53:45les cours sont banalisés
00:53:47pour permettre
00:53:47l'organisation
00:53:48d'une demi-journée
00:53:48de démocratie interne
00:53:49au sein des lycées
00:53:50les autres cours
00:53:51ne sont pas suspendus
00:53:52chaque proviseur
00:53:53organise ce moment
00:53:54de dialogue
00:53:54selon les réalités
00:53:55de son établissement
00:53:57du côté des universités
00:53:58la mobilisation
00:53:59se poursuit
00:54:00selon l'union étudiante
00:54:0180 campus
00:54:02dont Sciences Po
00:54:03étaient bloqués
00:54:04ce mercredi matin
00:54:0620 de plus
00:54:06que ce mardi
00:54:08alors la mobilisation
00:54:10est-elle
00:54:10en train de s'essouffler
00:54:12selon vous
00:54:12Benjamin Cambouliv
00:54:14malheureusement
00:54:14tout ce qu'on peut dire
00:54:15c'est que c'est pas nous
00:54:16qui avons la main là-dessus
00:54:16c'est pas l'état
00:54:17qui a la main
00:54:18sur le fait
00:54:19que ça s'apaise
00:54:20c'est pas les policiers
00:54:21non plus
00:54:21qui l'ont
00:54:21on est spectateur
00:54:22de ce mouvement-là
00:54:23on est spectateur
00:54:24des violences
00:54:24parce que
00:54:25les outils
00:54:26qu'on nous met
00:54:27à disposition
00:54:27ne nous permettent pas
00:54:28d'enrayer
00:54:28les violences
00:54:29sinon on l'aurait fait
00:54:30depuis longtemps
00:54:30mais c'est que
00:54:31c'est là qu'il y a un problème
00:54:32ça ne suffit pas
00:54:33et pourquoi
00:54:34parce que vous avez
00:54:35deux axes
00:54:35qui sont pourtant
00:54:36la base
00:54:37et qui ne sont jamais
00:54:38travaillés
00:54:39c'est l'éducation
00:54:39il y a un moment
00:54:40où toutes les scènes
00:54:41qu'on voit
00:54:42avec ces bloqués
00:54:42avec ces violences urbaines
00:54:44on parle de gamins
00:54:45il y en a qui ont 13-14 ans
00:54:46ils sont où les parents
00:54:47pour leur dire
00:54:47ne va pas là-bas
00:54:48déjà tout simplement
00:54:49pour savoir où est leur enfant
00:54:50à la maison
00:54:51quand ils sont très jeunes
00:54:51si jamais tu es
00:54:53malgré tout
00:54:54dans une manifestation
00:54:54et que ça part en vrille
00:54:56tu ne t'en approches pas
00:54:57si la police vient
00:54:58et te dit de partir
00:54:59tu t'en vas
00:55:00et accessoirement
00:55:00s'il y a une grenade qui passe
00:55:01tu ne la ramasses pas
00:55:02mais l'éducation
00:55:03n'est pas du tout
00:55:05au point
00:55:06si vous voulez
00:55:06dans notre pays
00:55:06on a beaucoup d'enfants
00:55:07qui ne sont pas cadrés
00:55:08à la maison
00:55:09et derrière
00:55:10quand il y a des bêtises
00:55:11qui sont faites
00:55:12quand il y a des grosses conneries
00:55:13qui sont faites
00:55:13là la justice
00:55:15n'arrive pas à venir
00:55:17infléchir
00:55:17cette délinquance juvénile
00:55:18parce qu'on a
00:55:19une philosophie
00:55:20anticarcérale
00:55:21et notamment
00:55:21à l'endroit des mineurs
00:55:22qu'on se traîne
00:55:23depuis 80 ans
00:55:2480 ans qu'on met
00:55:25des mesures adjudicatives
00:55:2680 ans que ça ne marche pas
00:55:26donc il serait temps de changer
00:55:27parce que tant qu'on ne change
00:55:28ni l'éducation
00:55:29qui est trop laxiste
00:55:31ni la justice
00:55:31qui est tout autant laxiste
00:55:32au milieu vous avez des policiers
00:55:34qui courent partout
00:55:35qui essayent de faire leur métier
00:55:36mais on le voit sur un mouvement
00:55:37violent comme ça
00:55:37mes collègues ont fait
00:55:38des milliers et des milliers
00:55:39d'interpellations
00:55:40ce qui est sûr
00:55:42et vous le dites
00:55:42ce qui est sûr
00:55:43c'est qu'on n'a pas la main
00:55:43et ça c'est un vrai problème
00:55:44c'est à dire qu'on voit
00:55:46que finalement
00:55:47on est totalement
00:55:47à la merci
00:55:48de ces mouvements
00:55:50qui font un petit peu
00:55:51la pluie et le beau temps
00:55:51qui peuvent décider
00:55:52à un moment donné
00:55:53de stopper ou pas
00:55:55je vous donne la parole
00:55:56dans une minute Michel
00:55:57mais je voudrais avoir
00:55:58votre sentiment là-dessus
00:55:59Max Rivet
00:56:00vous effectivement
00:56:01en tant que
00:56:03vous êtes
00:56:04étudiant à Nantes
00:56:05est-ce que vous avez
00:56:08le sentiment
00:56:09que les lycéens
00:56:11les étudiants
00:56:11qui manifestent
00:56:12parce qu'on va voir
00:56:12effectivement que les étudiants
00:56:13se sont joints également
00:56:15au mouvement
00:56:15sont en train peut-être
00:56:17de s'essouffler
00:56:18ou est-ce que c'est
00:56:19tout simplement
00:56:20peut-être une pause
00:56:20avant de repartir
00:56:22de plus belle
00:56:22moi j'ai parlé du cas
00:56:24que je connais
00:56:24donc à Nantes
00:56:25aujourd'hui
00:56:25il y a eu la plus grande
00:56:26assemblée générale
00:56:27qui s'est passée
00:56:27à l'université
00:56:28depuis des époques
00:56:29de la ZAC
00:56:30où on avait des
00:56:30à 10 qui venaient
00:56:31sur la fac
00:56:32tout à l'heure
00:56:33en assemblée générale
00:56:33j'avais des militants
00:56:34qui ont pu écouter
00:56:35ils appelaient à venir
00:56:36avec des tessons de bouteilles
00:56:37et des projectiles
00:56:39pour se défendre
00:56:41contre la police
00:56:41contre les forces de l'ordre
00:56:42à venir avec des lits
00:56:44de la nourriture
00:56:44pour pouvoir occuper
00:56:45l'université
00:56:46Nantes Université
00:56:47c'est plus de 45 000 étudiants
00:56:48qui sont bloqués
00:56:49qui sont empêchés d'étudier
00:56:50et on a une complaisance
00:56:51de Nantes Université
00:56:52la présidente
00:56:54qui n'a pas voulu
00:56:56intervenir
00:56:56dès le début
00:56:57et qui aujourd'hui
00:56:58ne nous répond pas
00:56:59non plus
00:56:59qui ne répond pas
00:57:00à nos appels
00:57:01à intervenir
00:57:02à lutter
00:57:03contre ces assemblées générales
00:57:04qui imposent
00:57:06des idées de violence
00:57:07des idées
00:57:07qui luttent
00:57:08qui vont contre
00:57:09la liberté d'expression
00:57:10la liberté d'étudier
00:57:11Michel Taubes
00:57:12Ce que j'allais dire
00:57:13c'est dans le sens
00:57:13de ce que vous dites
00:57:14c'est qu'en fait
00:57:14moi j'ai l'impression
00:57:16pendant l'avancée
00:57:17de discuter avec des lycéens
00:57:18que le mouvement des lycéens
00:57:19il ne va peut-être pas durer
00:57:21avec une telle intensité
00:57:22très longtemps
00:57:22mais malheureusement
00:57:23il y a un déplacement
00:57:24qui est en train de se faire
00:57:25sur les universités
00:57:26et pourquoi sur les universités
00:57:28parce qu'en France
00:57:29beaucoup d'entre elles
00:57:30sont devenues
00:57:30des circonstances
00:57:31de LFI
00:57:32et la réalité
00:57:33c'est que
00:57:34s'il y a une personne
00:57:35qui mène la danse aujourd'hui
00:57:36c'est Jean-Luc Mélenchon
00:57:37regardez comment hier
00:57:39Place de la République
00:57:39c'était la Rockstar
00:57:40qui était applaudie
00:57:41par tout le monde
00:57:42et la réalité
00:57:43et c'est ce qui était
00:57:44en même temps le piège
00:57:45pour ce mouvement lycéen
00:57:46qui au départ
00:57:47avait de bonnes intentions
00:57:48c'est qu'il est récupéré
00:57:51politiquement
00:57:51et complètement phagocyté
00:57:53par LFI
00:57:54et Jean-Luc Mélenchon
00:57:56et la réalité
00:57:57c'est que beaucoup de lycéens
00:57:58ne veulent pas
00:57:59d'un mouvement politique
00:57:59ils veulent qu'on améliore
00:58:01leurs conditions de travail
00:58:02qu'on répare
00:58:03les bâtiments
00:58:04qui ne sont pas dignes
00:58:05mais ils ne veulent pas
00:58:06une récupération politique
00:58:07et donc ce qu'ils vont perdre
00:58:09du côté des lycéens
00:58:10malheureusement je crains
00:58:11qu'ils le gagnent
00:58:12dans l'université
00:58:12qui encore une fois
00:58:13sont les succursales
00:58:14de LFI
00:58:15alors justement
00:58:16ce qui change en tout cas
00:58:17c'est que le mouvement
00:58:18gagne désormais les facs
00:58:19à Sciences Po Paris
00:58:20des étudiants
00:58:21donc rejoint le mouvement
00:58:22ce matin
00:58:22mais rapidement
00:58:23la situation s'est tendue
00:58:24le rassemblement a débordé
00:58:26dans les rues
00:58:27avec les forces de l'ordre
00:58:29qui sont intervenues
00:58:30des charges
00:58:30et des tirs
00:58:30de gaz lacrymogènes
00:58:32ont été utilisés
00:58:33regardez ce sujet
00:58:37à Sciences Po Paris
00:58:38après le blocage
00:58:40la tension est montée
00:58:41d'un cran
00:58:44peu après 11h30
00:58:45plusieurs centaines
00:58:46d'étudiants ont tenté
00:58:47de faire face
00:58:47aux forces de l'ordre
00:58:49dans la foule
00:58:50des députés insoumis
00:58:52dont Thomas Porte
00:58:53qui a notamment
00:58:54refusé de se soumettre
00:58:55au contrôle imposé
00:58:56par les policiers
00:59:13sous les yeux du député
00:59:14une altercation éclate
00:59:16une femme agitant
00:59:17un drapeau israélien
00:59:18se le fait arracher
00:59:19par un homme
00:59:25la situation est restée
00:59:26tendue tout au long
00:59:27de la journée
00:59:29alors que le gouvernement
00:59:31multiplie ses tentatives
00:59:32d'apaisement
00:59:32les syndicats lycéens
00:59:34et étudiants
00:59:34appellent à une nouvelle
00:59:36journée de mobilisation
00:59:37ce jeudi
00:59:39alors est-ce que
00:59:40les étudiants
00:59:40viennent soutenir
00:59:41les lycéens
00:59:42ou ajouter
00:59:42leur propre colère
00:59:44à la mobilisation
00:59:46Max Rivet
00:59:47aujourd'hui
00:59:48les étudiants
00:59:48ont repris
00:59:49ils ont repris
00:59:50le mouvement
00:59:51des lycéens
00:59:51pour
00:59:52pour compléter
00:59:53enfin pour
00:59:54perpétuer
00:59:54des blocages
00:59:55pour manifester
00:59:56aujourd'hui
00:59:57les revendications
00:59:58dans les établissements
01:00:00universitaires
01:00:00elles ne sont pas
01:00:01claires du tout
01:00:01on a une pseudo
01:00:03convergence
01:00:03de combats
01:00:04qui n'a aucune
01:00:05ligne conductrice
01:00:06donc aujourd'hui
01:00:07on a des établissements
01:00:08qui sont bloqués
01:00:09avec des lycéens
01:00:10qui se retrouvent
01:00:11complètement endoctrinés
01:00:12qui sont
01:00:13surtout dépassés
01:00:14par ce qui se passe
01:00:14aujourd'hui
01:00:15c'est infiltré
01:00:16aussi par toutes
01:00:17les mouvements
01:00:18d'ultra gauche
01:00:19on va en parler
01:00:19des revendications
01:00:20dans un instant
01:00:21juste un mot
01:00:22Avenir Ducan
01:00:23bloquer une université
01:00:25empêcher des étudiants
01:00:26d'aller en cours
01:00:27encore une fois
01:00:27c'est illégal
01:00:29bien sûr
01:00:30le blocage
01:00:31de toute façon
01:00:32on le dit depuis le début
01:00:33le blocage
01:00:34de toute façon
01:00:35il y a le droit
01:00:35de manifester
01:00:36mais il n'y a pas
01:00:36le droit de bloquer
01:00:37c'est exactement ça
01:00:38on a le droit
01:00:38de manifester
01:00:39on a le droit
01:00:39de manifester pacifiquement
01:00:40au sein d'une université
01:00:41même si on le souhaite
01:00:41mais à partir du moment
01:00:42où on va bloquer
01:00:43l'université
01:00:44bloquer la circulation
01:00:45même dans la rue
01:00:46et empêcher
01:00:48les riverains
01:00:48de circuler librement
01:00:50ça constitue
01:00:50bien évidemment
01:00:51une infraction
01:00:51c'est une entrave
01:00:53à liberté de circulation
01:00:54ça c'est sur le papier
01:00:56une infraction sur le papier
01:00:57bien sûr
01:00:58parce que dans les faits
01:01:00ils ne risquent pas grand chose
01:01:01concrètement ces jeunes
01:01:03non parce qu'ils sont
01:01:04tellement entre guillemets
01:01:05et les policiers
01:01:05on a l'impression
01:01:06tellement peu
01:01:07on a du mal à imaginer
01:01:09que les policiers
01:01:09pourraient réussir
01:01:10à interpeller
01:01:11et puis
01:01:12déjà sur les violences
01:01:14c'est largement pas assez de monde
01:01:15c'est le délit d'entrave
01:01:16à l'enseignement
01:01:16en effet
01:01:17vu que vous n'arrivez pas
01:01:18pour les violences physiques
01:01:19sur le sujet
01:01:20des revendications
01:01:21cet après-midi
01:01:22l'ancienne présidente
01:01:23de l'union syndicale lycéenne
01:01:25était l'invité
01:01:26de Pascal Praud
01:01:27sur Europe 1
01:01:28écoutez ce qu'elle disait
01:01:31il faut comprendre
01:01:32en fait
01:01:32certes je vous le dis
01:01:33il y a une défiance
01:01:34des institutions
01:01:34à tous les échelles
01:01:36en fait
01:01:36de la part des jeunes
01:01:37et encore plus
01:01:38de la jeunesse
01:01:39des quartiers populaires
01:01:40parce qu'en fait
01:01:40on est malmené
01:01:41et mal traité
01:01:42à longueur de journée
01:01:43quand vous voyez
01:01:43la manière dont on est traité
01:01:45quand on est un lycéen
01:01:46du centre-ville de Paris
01:01:47et un lycéen de banlieue
01:01:48ce n'est pas la même chose
01:01:49par exemple
01:01:50le cas des professeurs
01:01:51non remplacés
01:01:52ça arrive beaucoup plus fréquemment
01:01:53quand on vient
01:01:54d'un lycée de banlieue
01:01:54que quand on vient
01:01:55d'un lycée de centre-ville de Paris
01:01:56et c'est d'ailleurs pour ça
01:01:57là où je salue
01:01:58aussi les lycéens
01:01:59qui n'ont pas forcément
01:02:00les mêmes problématiques que nous
01:02:01et qui se soulèvent aussi
01:02:02dans la rue
01:02:03ces derniers jours
01:02:04pour
01:02:05en solidarité
01:02:06avec
01:02:07ce qu'on vit nous
01:02:08et bien sûr que oui
01:02:09aujourd'hui
01:02:10il y a un gros problème
01:02:11c'est qu'on nous envoie
01:02:12des profs
01:02:13de plus en plus jeunes
01:02:13de plus en plus mal payés
01:02:14en plus
01:02:15mal formés
01:02:16donc voilà
01:02:17il y a toutes ces questions-là
01:02:18et comment voulez-vous
01:02:19qu'à un moment donné
01:02:20quand on débute sa carrière
01:02:21de professeur
01:02:22quand on nous met
01:02:22dans des établissements
01:02:23où effectivement
01:02:25en fait c'est des conditions
01:02:26très précaires
01:02:27comment voulez-vous
01:02:27qu'on continue
01:02:28à exercer notre métier
01:02:29il y a une forme de dégoût
01:02:30du métier
01:02:32avec tout ce qui s'ensuit
01:02:33et donc forcément
01:02:34il y a beaucoup
01:02:34de réorientations professionnelles
01:02:37qui font que forcément
01:02:38on ne veut plus
01:02:40enseigner
01:02:41Vous êtes d'accord avec ça ?
01:02:42Max Rivet
01:02:43vous partagez
01:02:43ce que dit cette jeune fille ?
01:02:45Bien sûr qu'il y a
01:02:46des revendications
01:02:47qui sont légitimes
01:02:48aujourd'hui le départ
01:02:49de ces manifestations
01:02:50le départ de ces revendications
01:02:52était légitime
01:02:53mais aujourd'hui
01:02:54ce n'est pas en empêchant
01:02:56les autres lycéens
01:02:57d'étudier
01:02:58qu'on va faire avancer les choses
01:03:00C'est qu'aujourd'hui
01:03:00en fait tout ça
01:03:01est devenu inaudible
01:03:02Karim Abré
01:03:03Oui
01:03:03parce qu'il y a
01:03:05des revendications étudiantes
01:03:07très bien
01:03:08c'est-à-dire
01:03:08on peut en discuter
01:03:09c'est très bien
01:03:10que des jeunes
01:03:10puissent manifester
01:03:11mais il y a toujours
01:03:12l'angle mort
01:03:13on ne veut pas parler
01:03:13de cette violence
01:03:14on ne veut pas en parler
01:03:15où on dit
01:03:16on essaie de mettre de côté
01:03:18et c'est quand même
01:03:19au centre
01:03:20aujourd'hui
01:03:20on a vu que le mouvement
01:03:21a été détourné
01:03:22et je veux juste revenir aussi
01:03:24on parle de l'idéologie
01:03:25qui fait en sorte
01:03:26qu'on se retrouve
01:03:27dans cet état
01:03:27on pourrait se dire aussi
01:03:28où sont les adultes
01:03:30dans la pièce
01:03:30quand je regarde
01:03:31M. Porte
01:03:32quand je regarde
01:03:33certains élus
01:03:34ils ne se comportent pas
01:03:35comme des adultes
01:03:37en fait
01:03:37ni comme des élus
01:03:38ils veulent se comporter
01:03:39comme des potes
01:03:39vous savez
01:03:40comme les potes
01:03:41et on va être amis
01:03:43ils ne jouent pas
01:03:44finalement leur rôle
01:03:45vous voyez
01:03:45et c'est toujours
01:03:46il y a une espèce
01:03:47de chorégraphie
01:03:47malheureusement
01:03:48aujourd'hui
01:03:48c'est la chorégraphie
01:03:49il y a une cause juste
01:03:50il y a des revendications
01:03:53comme je dis
01:03:53dont on peut discuter
01:03:54c'est une vraie chose
01:03:55mais c'est complètement
01:03:56détourné
01:03:57mais elles sont devenues
01:03:58inaudibles
01:03:58ces revendications
01:03:59parce que
01:03:59le problème
01:04:00c'est qu'il y a
01:04:01des revendications sérieuses
01:04:02évidemment
01:04:03comme vous le dites
01:04:04mais il y en a d'autres
01:04:05aussi
01:04:05qui font sourire
01:04:08mais qui sont plus
01:04:08que farfelus
01:04:09c'est-à-dire
01:04:10qui viennent confirmer
01:04:10que ce mouvement
01:04:11il n'est pas du tout
01:04:12cadré
01:04:13vous parliez
01:04:14à l'échelle
01:04:15universitaire
01:04:15mais ça l'est également
01:04:16à l'échelle
01:04:17des lycéens
01:04:18écoutez ce lycéen
01:04:19sur LCI aujourd'hui
01:04:19qui se plaignait
01:04:20de son emploi du temps
01:04:21écoutez
01:04:27le lundi
01:04:27je commence à
01:04:28peut-être à 10h
01:04:29c'est vrai
01:04:29et je finis
01:04:31à 18h
01:04:31j'ai deux jours
01:04:32où je finis à 18h
01:04:33trois jours
01:04:34pendant que je finis
01:04:35à 18h
01:04:35et enfin
01:04:36je rentre chez moi
01:04:39je travaille
01:04:40et je dors
01:04:40donc là
01:04:41c'est ça
01:04:41une grosse semaine
01:04:42moi je préfère
01:04:43vous le dire
01:04:43je suis complètement honnête
01:04:44avec vous
01:04:44vraiment je suis honnête
01:04:45parce que je pense
01:04:46que vous avez tous
01:04:46le désir
01:04:47je termine
01:04:48vous avez tous
01:04:48le désir
01:04:49de faire des études
01:04:49supérieures
01:04:50ça va vous faire
01:04:51très très mal
01:04:52quand vous allez
01:04:52redescendre sur terre
01:04:53quand vous allez
01:04:53poser les pieds à plat
01:04:54parce que moi
01:04:55je vous le dis
01:04:56la journée type
01:04:56d'un étudiant
01:04:57et aujourd'hui
01:04:58je suis en master
01:04:58il y a des moments
01:04:59je commençais à 8h
01:05:00je partais de la fac
01:05:01il était 21h
01:05:02il fallait que je fasse
01:05:03mes TD
01:05:03il fallait que je révise
01:05:04mes partiels
01:05:04parce que oui
01:05:05tout ne se passe pas
01:05:05en contrôle continu
01:05:06le contrôle continu
01:05:07c'est la belle vie
01:05:08je tiens à le rappeler
01:05:08et surtout
01:05:09et surtout
01:05:10j'ai un 25h semaine
01:05:11à côté
01:05:12cette jeune fille
01:05:13elle est au sein
01:05:14de l'Uni également
01:05:15c'est ça
01:05:15elle s'appelle Louise
01:05:17et ce qu'elle dit
01:05:18est très juste
01:05:18et finalement
01:05:19ça vient
01:05:20d'une certaine façon
01:05:21faire écho
01:05:21à ce que disait
01:05:22il y a quelques jours
01:05:22Bruno Retailleau
01:05:24tout ça n'est pas
01:05:25un problème de moyens
01:05:26tout ça n'est pas
01:05:27un problème de revendication
01:05:29c'est un problème
01:05:30qui est beaucoup
01:05:30plus profond
01:05:32que ça
01:05:34on passe l'argent
01:05:35on est le pays
01:05:37qui a le plus gros
01:05:38taux de prélèvement
01:05:41on finance
01:05:42tous ces services-là
01:05:43la personne d'avant
01:05:44surtout que l'éducation
01:05:45c'est le premier pôle
01:05:46de dépense
01:05:47le premier poste
01:05:48après la dette
01:05:49tout à fait
01:05:50la personne d'avant
01:05:51disait
01:05:51différence entre
01:05:52les lycées de banlieue
01:05:53et les lycées parisiens
01:05:54je suis désolé
01:05:55mais à mon avis
01:05:56il faut arrêter
01:05:56avec la déresponsabilisation
01:05:58parce que
01:05:58si les profs n'y vont pas
01:05:59c'est peut-être aussi
01:06:00parce qu'il y a une crainte
01:06:01d'y aller
01:06:01donc peut-être
01:06:02qu'il faudrait commencer
01:06:02par maintenir l'ordre
01:06:04et puis au-delà de ça
01:06:05je veux dire
01:06:05bien sûr que c'est pas
01:06:06une question de moyens
01:06:07c'est pas vrai
01:06:07c'est pas vrai
01:06:08peut-être qu'il faut
01:06:09redéployer certains moyens
01:06:10mais on voit bien que là
01:06:12il y a un problème
01:06:12c'est quel modèle de société
01:06:14on a fait de ce pays
01:06:16un pays
01:06:17une société de loisirs
01:06:18c'est tout
01:06:19et ça
01:06:19on le doit au débat
01:06:21sur les 35 heures
01:06:22à partir du moment
01:06:23où il y a eu le débat
01:06:23sur les 35 heures
01:06:24la question s'est posée
01:06:26on s'est dit finalement
01:06:27le fait de travailler
01:06:29devait être quelque chose
01:06:30de mineur
01:06:30par rapport au fait
01:06:31d'être en loisirs
01:06:32vous le voyez bien
01:06:3310h-18h
01:06:34j'entends
01:06:3410h-18h
01:06:35à venir d'où quand
01:06:36vous avez fait des études
01:06:37de droit
01:06:38j'imagine que
01:06:39en ce qui concerne
01:06:41je suis obligé d'intervenir
01:06:42honnêtement
01:06:42je suis désolé
01:06:45je ne comprends pas
01:06:46comment on peut
01:06:47venir dire ça
01:06:48à la télévision
01:06:49je trouve que c'est vraiment
01:06:50c'est déconnecté
01:06:51de la réalité
01:06:53demain si ce jeune homme
01:06:54il travaille
01:06:54alors je ne lui souhaite
01:06:55vraiment pas de devenir avocat
01:06:56parce que nous
01:06:57on a des horaires
01:06:57où on peut finir
01:06:58des fois à 3h du matin
01:06:593h30 du matin
01:07:00ça m'est arrivé
01:07:00à plusieurs reprises
01:07:01et puis si derrière
01:07:02en plus
01:07:03vous avez le
01:07:04le malheur
01:07:05entre guillemets
01:07:05d'avoir des enfants
01:07:06alors là vous êtes foutus
01:07:07parce que je veux dire
01:07:09la journée
01:07:09l'emploi du temps
01:07:10il ne s'arrête jamais
01:07:11c'est juste impossible
01:07:12donc il faut arrêter
01:07:13il faut se connecter
01:07:14un peu
01:07:14il ne l'a pas inventé
01:07:16il l'a entendu
01:07:17oui mais on en a entendu
01:07:18alors depuis le début du mouvement
01:07:20des jeunes qui nous disent
01:07:22qui répondent à notre micro
01:07:24et qui nous disent
01:07:24c'est terrible
01:07:25parce que finalement
01:07:26on arrive à l'école
01:07:28il fait nuit
01:07:28et on repart
01:07:29il fait nuit
01:07:29bah ouais mais on a tous
01:07:30vécu ça en fait
01:07:31c'est le principe de l'hiver
01:07:33ce jeune avec son emploi du temps
01:07:35qui est moi je trouve
01:07:36plutôt assez léger
01:07:37en fait il se réclame
01:07:39de qui ?
01:07:40de Sandrine Rousseau
01:07:40qui faisait l'éloge
01:07:41bien sûr
01:07:42le problème c'est que
01:07:43je crains que lui
01:07:44soit plus majoritaire
01:07:45que cette courageuse Louise
01:07:47qui elle vante le travail
01:07:49et qui...
01:07:49alors ça c'est une question
01:07:51qu'on peut se poser
01:07:51je ne suis pas sûr moi Michel
01:07:53moi je pense qu'ils sont
01:07:54moi je pense qu'ils sont
01:07:55plus bruyants que les autres
01:07:56en tout cas
01:07:56mais il y a une grande majorité
01:07:57allez c'est la fin
01:07:58c'est la fin
01:07:59la pause
01:08:00j'allais dire la pause
01:08:01mais non c'est la fin de cette émission
01:08:02c'était un plaisir
01:08:03vous voyez le plaisir
01:08:04que je prends à être avec vous
01:08:05merci beaucoup
01:08:06à Karim Abrik
01:08:07merci à Fabrice Akoun
01:08:08Benjamin Combouliv
01:08:09du syndicat de police alternative
01:08:11merci à Avner Ducan
01:08:13Max Rivet
01:08:14responsable uni de Nantes
01:08:14c'était la première fois
01:08:15sur ce plateau
01:08:16merci à vous
01:08:16et merci à Michel Taubes
01:08:18que j'avais plutôt l'habitude
01:08:19d'avoir tôt le matin
01:08:20vous revenez quand vous voulez
01:08:21en soirée Michel
01:08:22vous êtes le bienvenu
01:08:22avec plaisir
01:08:23l'actualité continue
01:08:24l'édition de la nuit
01:08:25dans un instant
01:08:25avec Sandra Chombo
01:08:27merci à Coralie Deleplace
01:08:28qui m'a aidé
01:08:29à préparer cette émission
01:08:30cnews.fr pour revoir
01:08:31bien sûr tous vos programmes
01:08:32très belle nuit
01:08:33à vous sur CNews
01:08:34à demain
01:08:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:37Sous-titrage Société Radio-Canada

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