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  • il y a 2 jours
Le SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d'établissement, a fermement rejeté la mise en place de la demi-journée banalisée annoncée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour apaiser la mobilisation lycéenne. Dans un communiqué de presse publié le 7 octobre 2026, l'organisation qualifie cette mesure d'improvisée, "irréalisable et irresponsable"

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Transcription
00:00On ne dit pas non, on dit seulement entre la typologie, la physionomie de l'établissement, ce que l'on
00:05a vécu,
00:06peut faire qu'effectivement sur certains établissements ça soit conflictuel, impossible, difficile.
00:11Sur certains établissements, je suis désolé de le dire, mais un collègue qui s'est pris un mortier
00:15ou qui a été agressé par un coupement au visage, eh bien je ne suis pas sûr qu'il soit
00:19en capacité,
00:20effectivement, à partir du moment où il va un moment décompenser,
00:23parce que ce matin on était encore devant nos établissements, il n'y a rien.
00:26Demain on s'attend à ce qu'il y ait forcément un retour.
00:30Donc il faut qu'on soit clair, il y a un moment, à force de vouloir tenir,
00:34eh bien là on a aujourd'hui des collègues qui craquent, et pour certains qui ne sont pas craqués.
00:38Et qui vont faire valoir leur droit de retrait, comme vous avez laissé entendre cette possibilité pour les chefs d
00:43'établissement.
00:43Alors, nous venons de déposer une alerte sociale, nous allons saisir les fiches...
00:46L'alerte sociale c'est l'étape avant le retrait, c'est ça ?
00:49C'est ce qui permet effectivement ou de saisir des fiches RSCT qui sont sur les conditions de travail qui
00:54ne sont pas admissibles,
00:56et puis pouvons aller dans certains cas sur un exercice de droit de retrait.
01:00Ce n'est pas notre philosophie, ce n'est pas notre habitude,
01:06mais là il faut se rendre compte qu'on a vraiment des collègues en pleurs, on a des collègues qui
01:09craquent.
01:10Nous on dit clairement, mais il faut craquer, il faut oser dire que nous avons peur,
01:14enfin je veux dire, ça fait plusieurs jours que je dis qu'on vient avec la boule au ventre,
01:18souvenez-vous, je crois que je l'ai dit ici, voilà 48 heures,
01:21mais non, on stop, c'est pas notre cœur de métier, on ne vient pas dans nos établissements pour ça.
01:26Nous ce qu'on veut c'est avoir une table comme celle-ci,
01:28puis pouvoir s'entendre, échanger, posément, faire remonter des éléments, mais construire.
01:35Et puis nous, chers établissements, on n'a pas les réponses, les réponses elles sont aujourd'hui politiques.

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