00:00– Attendez, puisque vous parlez des mesures, ça tombe bien, le budget 2027,
00:04enfin en tout cas la copie du gouvernement a été publiée ce matin
00:07et on a l'impression que c'est assez provocateur à l'égard des jeunes
00:12puisque par exemple on va geler les APL et c'est surtout les jeunes qui profitent de ces ailes au
00:17logement.
00:18Il y a également une taxe qui va être imposée pour ceux qui s'inscrivent dans un BTS.
00:24Est-ce que ce n'est pas le moment quand même de revoir la copie
00:26et d'essayer quand même de trouver des réponses à ce mouvement de colère ?
00:31– Je voudrais quand même redire une chose, un petit peu de mauvaise foi, mon collègue de la porte,
00:35c'est que le budget de l'éducation nationale n'a pas du tout baissé,
00:38il n'a fait qu'augmenter ces dernières années, le nombre d'élèves diminue.
00:41– Je ne dis pas qu'il n'y a rien d'affaire.
00:42– Beaucoup pour payer la retraite des fonctionnaires de l'éducation nationale.
00:45– Ce que je dis c'est que bien évidemment il faut écouter les revendications que peuvent avoir les lycéens.
00:51Je pense que dedans il y a des choses qui sont réalistes lorsque les conditions d'enseignement ne sont pas
00:55bonnes.
00:57lorsque les plannings sont à trous, etc.
00:59Mais là c'est des questions aussi d'organisation,
01:01lorsqu'il y a des problèmes de remplacement aussi, également.
01:04– Pardon, ça fait des années qu'on se plaint que les profs ne sont pas bien remplacés lorsqu'ils
01:10sont absents.
01:11Ça fait des années qu'on dit qu'il y a des profs de France, il y a des profs
01:14de maths
01:15qui ne sont pas remplacés pendant des semaines et des mois.
01:17C'est un problème de budget ou c'est un problème d'organisation, c'est l'éducation nationale qui fonctionne
01:20mal ?
01:21– Il y a les deux, je pense qu'il y a les deux.
01:22Mais progressivement les choses rentrent dans l'ordre.
01:26On voit tout à l'heure ce bâtiment qu'on a vu à Nantes qui vient là d'être complètement
01:32brûlé.
01:32C'est un bâtiment qui était quand même de très bonne qualité.
01:36Donc c'est dommage, mais ça c'est aussi des choses qui vont retarder la réparation et l'amélioration des
01:42conditions de traité.
01:42Donc c'est un peu le serpent qui se ment la queue.
01:44Maintenant effectivement on a un budget qui est sur la table, on va pouvoir en discuter longuement.
01:49– Est-ce qu'il faut rajouter des choses pour les étudiants et les lycéens ?
01:52– Moi je pense qu'il faut effectivement des moyens pour l'université, c'est ce que nous faisons,
01:57en tout cas c'est ce qu'on a toujours parlé.
01:58– Il y a ce qui dépend de l'éducation nationale, il y a ce qui dépend des régions pour
02:01l'université.
02:02– Mais il faut aussi dans le même temps prendre en compte plusieurs choses.
02:08Les lycées ils sont quand même gérés aussi par la région, donc il y a une part qui est assumée.
02:12– Ça tombe bien, vous avez bloqué les crédits des collectivités locales.
02:14– Alors ce qui est intéressant c'est qu'on est en plein débat budgétaire en France,
02:18au moment où arrive dans notre pays un homme qui a fait des réformes,
02:22dans un pays qui en avait grandement besoin parce qu'il avait une inflation galopante,
02:25un état à plat c'est Javier Mileï, le président argentin.
02:28– L'homme à la tronçonneuse ! – Oui, l'homme à la tronçonneuse qui a relancé quand même l
02:32'argent.
02:32– J'ai l'impression que vous le présentez comme le messie alors que c'est plutôt l'ordre mondial.
02:34– Non, pas du tout, pour certains c'est le messie et notamment pour notre invité.
02:37– Voilà, Romain Dominati, fondateur du mouvement et du Compte X, les milléistes français.
02:42On vous a vu d'ailleurs avec une tronçonneuse bleu-blanc-rouge.
02:46Donc là, vous qui avez quand même pris Javier Mileï en exemple.
02:50– On voit la photo alors, vous voyez, pour l'accueillir.
02:52– La liberté bordel, et c'est vous juste à côté avec la tronçonneuse.
02:55Donc les discussions qui sont sur le budget,
02:56ça doit vous paraître un peu ahurissant.
02:59– Oui, c'est vrai, je vois que chaque camp s'échappe.
03:02Chacun essaye de tirer la couverture à lui, dire il n'y a pas assez de ci, il y a
03:05trop de ça.
03:06En réalité, je pense qu'on est face à un problème qu'il faut totalement renverser.
03:10Là, on parle du problème de l'éducation.
03:13Personne n'a évoqué un changement de paradigme.
03:17Celui que propose Mileï, justement, c'est le bon éducation.
03:19C'est-à-dire qu'en fait, au lieu de financer les établissements
03:22via un bureaucrate obscur quelque part dans le ministère de l'Éducation nationale,
03:26qui va redistribuer ensuite à chaque établissement,
03:29on donne l'argent aux parents.
03:31Ils ont un bon au début de chaque année scolaire,
03:33en fonction, évidemment, adaptée à leur région et au nombre d'enfants qu'ils ont.
03:37Ils peuvent le dépenser dans l'établissement de leur choix.
03:40Il n'y a plus de quart scolaire.
03:42Chaque établissement peut tester son propre programme pédagogique.
03:47Donc le chef d'établissement est responsable.
03:49Évidemment, il y a des contrôles réguliers pour s'assurer que les élèves
03:52performent dans les matières de base.
03:54Et ensuite, tout simplement, comme par magie,
03:58comme d'habitude, la liberté et la concurrence font que la solution émerge naturellement,
04:02puisque les parents veulent que leurs enfants soient bien éduqués.
04:06Et donc, ils vont dépenser leur bon que dans les bons établissements.
04:08Ce qui met la pression sur les profs pour être bons,
04:11parce que sinon, plus personne ne viendra dépenser le bon chez eux.
04:14Et à un moment, ils auront un problème.
04:15Donc si je comprends bien, c'est que, pour vous, le problème de l'éducation,
04:18ce n'est pas une question de budget, c'est une question d'organisation.
04:21Il faut revoir tout.
04:22Tout à fait. Exactement.
04:23Si c'était une question de budget, on l'aurait résolu depuis longtemps,
04:26puisque, comme l'a dit madame, les budgets, ils augmentent chaque année.
04:29Mais c'est le premier budget de l'État.
04:30Et les scores PISA, ils baissent chaque année.
04:31Mais ça ne finance pas l'éducation.
04:33Ça finance beaucoup les retraites, c'est vrai.
04:35Oui, mais en attendant, on dépense 10% de plus
04:39que la moyenne de pays d'OCDE sur chaque élève.
04:42Alors, ça finance les retraites, effectivement,
04:45mais c'est le cas pour tous les autres pays aussi.
04:45Oui, mais sous votre système, est-ce que ça ne va pas favoriser
04:48ceux qui ont déjà de l'argent, avec les fameux bons,
04:50mais les familles aisées ont suffisamment d'argent
04:53pour mettre leur enfant dans le bon lycée,
04:55et on va se retrouver avec ce qu'on appelle des lycées poubelles.
04:59Alors, ça existe peut-être déjà en France,
05:01puisque parfois, effectivement, dans certains départements,
05:03on concentre toutes les difficultés,
05:05et on sait que dans certains départements, dans le 93, ça pose des problèmes.
05:08Déjà, ça existe déjà, comme vous l'avez dit.
05:11On essaie de corriger.
05:12Tous les gens qui ont un petit peu d'argent,
05:13ils essayent de s'échapper de ce système d'éducation nationale,
05:15parce que personne ne veut mettre son fils ou sa fille
05:18dans les lycées qu'on voit aujourd'hui sur votre antenne.
05:21Mais surtout, le bon éducation, au contraire,
05:22ça remet tout le monde au même niveau,
05:24puisque tout le monde a le même bon en fonction de là où il habite
05:26et du nombre d'enfants qu'il a,
05:27et il peut le dépenser où il veut.
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