- il y a 4 jours
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:00Ça nous fait ressentir de la joie, de l'espérance et un bonheur.
00:00:04Et c'est pas terminé, demain vous allez, place de la Concorde pour le point d'orgue de cette visite
00:00:08papale ici à Paris
00:00:09parce qu'après ça va se poursuivre à Lourdes et à Metz, c'est bien ça ?
00:00:12Oui exactement. Et je pense qu'il y aura même de nombreux jeunes qui vont venir même avant la messe
00:00:18peut-être pour se réunir dans un moment convivial etc.
00:00:21Et après on espère qu'il y aura le plus de monde possible justement pour cette messe.
00:00:25Et justement pour, enfin c'est un grand moment où toute la chrétienté se réunit.
00:00:32Merci beaucoup Victoire, merci beaucoup Joséphine d'avoir été en direct avec nous sur l'antenne de CNews.
00:00:37On va vous montrer avec Sacha Robin derrière la caméra, regardez, ce monde qui sort du Stade de France
00:00:42alors que la messe vient de se terminer avec des jeunes qui viennent de tous horizons.
00:00:46Il y avait des Anglais, il y avait des Péruviens tout à l'heure que l'on a rencontrés.
00:00:50Et je vous rappelle que Léon XIV a sa carte d'identité péruvienne.
00:00:54Donc ça avait sens pour eux bien sûr.
00:00:56Et beaucoup de ces personnes-là ont vu pour la première fois le pape
00:00:59et nous ont dit avoir ressenti des frissons lorsque ce dernier est entré dans ce Stade de France.
00:01:04Ils ont noté aussi les moyens mis par l'Église pour cette scénographie très intéressante, très importante
00:01:10avec notamment des feux d'artifice au-dessus de ce Stade de France.
00:01:14Mais avant tout c'était le moment qu'ils ont vécu tous ensemble de manière collégiale.
00:01:18Merci beaucoup Augustin, à donner adieu avec Sacha Robin.
00:01:22Oui, il y avait de belles images, très très belles images à commenter tout au long de cette édition spéciale.
00:01:27On va retrouver une autre équipe du côté du Stade de France, Tancrede Guillotel, Malo Steiner.
00:01:32Où vous trouvez-vous mon cher Tancrede ?
00:01:34Vous aussi ? Est-ce que vous êtes encore à l'intérieur du stade ou à l'extérieur ?
00:01:38Non, a priori vous êtes encore à l'intérieur du stade.
00:01:41Et vous n'êtes pas seul Tancrede.
00:01:42Tancrede, racontez-nous un petit peu.
00:01:46Effectivement, bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
00:01:48Je me trouve actuellement avec deux jeunes qui ont pu assister à cette veillée de prière.
00:01:53Guilhem, vous, vous avez pu y assister.
00:01:56Qu'est-ce qui vous a marqué ? Qu'est-ce que vous avez retenu du message du Saint-Père
00:01:59?
00:01:59Déjà une grande communion entre tous les jeunes et la jeunesse de France.
00:02:03Surtout un gros message d'espoir pour le futur, n'en est pas forcément facile dans notre pays.
00:02:08Est-ce qu'il y a un moment qui vous a marqué plus particulièrement pendant cette veillée ?
00:02:11Le temps de louange avec Glorius notamment et tous les chanteurs qui sont venus,
00:02:14qui a vraiment fédéré tous les stades je trouve.
00:02:17Je me trouve avec Aubin.
00:02:19Vous, qu'est-ce que vous retenez de ce moment ?
00:02:22Ça vous donne de l'espoir pour aller de l'avant maintenant en tant que catholique ?
00:02:26Ça m'enthousiasme et c'est une fierté pour tous les chrétiens de France.
00:02:31Et j'espère que la messe de demain sera aussi débordante d'amour de Dieu dans toutes les rues parisiennes.
00:02:37Vous serez à cette messe demain ?
00:02:38Oui, tout à fait.
00:02:39Et c'est important pour vous de continuer à suivre comme ça le voyage papal ?
00:02:43C'est la première fois que vous voyez le pape ?
00:02:45Oui, tout à fait.
00:02:46Léon, 14 premières fois.
00:02:47Et c'est important de montrer que la France chrétienne est encore là.
00:02:52Et que l'espoir de la France chrétienne persiste encore.
00:02:58Et puis, vous parliez du moment qui vous a le plus frappé pendant cette veillée.
00:03:02Eh bien, nous, avec Malo Steyler, de là où on se trouve en tribune presse, il y a vraiment un
00:03:05moment qui était marquant.
00:03:07C'est quand le Saint-Père est rentré dans le Stade de France et que l'on a vu tous
00:03:11ces jeunes qui étaient massés sur la pelouse.
00:03:13Beaucoup ont sauté les rues balises.
00:03:15Et justement, ils étaient séparés en plusieurs zones pour se diriger vers le Saint-Père, pour venir au plus près
00:03:21célébrer son arrivée.
00:03:22Et ça, c'était vraiment un moment très fort de cette veillée.
00:03:24Eh bien, vous avez deviné la question que je vais vous poser.
00:03:27Mais vous avez répondu.
00:03:28Vous pouvez savoir, justement, puisque c'est la chance d'être au Stade de France, quel était le moment le
00:03:33plus important.
00:03:33Mais vous avez répondu à cette question.
00:03:35Vous avez lu dans mes pensées, mon cher Tancred Guillotel, avec Malo Steiner.
00:03:38Et on vous retrouvera tout au long de cette émission.
00:03:41Ça fait plaisir de voir cet engouement, quand même.
00:03:44Absolument.
00:03:45Sincèrement.
00:03:46On est dans une France où la religion catholique est devenue minoritaire.
00:03:49Et ce qu'il y a d'admirable, c'est que le pape Léon XIV a senti que les catholiques
00:03:54français avaient besoin de la présence de la papauté.
00:03:56Il a senti que nous étions assoiffés de la présence du pape.
00:03:59Et lui a bien voulu venir chez nous.
00:04:01Et ça, c'est un vrai signe qu'il apporte à tous les catholiques de France.
00:04:05Alors, question entièrement provocatrice.
00:04:08Peut-être pour vous, René Corré, est-ce que la France est en train de redevenir catholique ?
00:04:11Elle n'a jamais abandonné.
00:04:12Mais vous comprenez bien le sens de ma question.
00:04:15En tout cas, ce soir, la France prouve que le catholicisme n'est pas simplement un héritage, mais que le
00:04:20christianisme français est bel et bien vivant.
00:04:23La France est toujours un pays chrétien.
00:04:25La France demeure être un pays chrétien, simplement, depuis plusieurs années.
00:04:28La pratique de la religion est en déclin.
00:04:31Mais on voit un regain.
00:04:34Le nombre de conversions explose.
00:04:36Et je crois savoir que parmi les catéchumènes, beaucoup ont entre 18 et 25 ans.
00:04:43Lors de la dernière année, je crois que c'est 48% des catéchumènes qui avaient entre 18 et 25
00:04:48ans.
00:04:49Donc, le catholicisme est en train de redevenir vivant.
00:04:52Et le catholicisme a toujours été vivant, mais le catholicisme est en train de revenir.
00:04:56Mais il y a aussi, sans doute, une question d'identité.
00:04:58Les Français ont envie de retrouver, de revenir à quelque chose de sain, de spirituel, et peut-être de renouer
00:05:04avec leur héritage.
00:05:06Et dans cette période de crise qu'on commente assez régulièrement, et là, selon 30 ans, on a peut-être
00:05:12besoin de retrouver tout cela.
00:05:14Et l'Église peut-être a aussi un refuge, non ?
00:05:17Oui, absolument.
00:05:18Je pense qu'en particulier, la période du Covid a été très favorable à ça.
00:05:21Il y a énormément de jeunes qui se sont retournés vers l'Église, vers une façon de refaire communauté au
00:05:25moment du Covid.
00:05:28Peut-être, quoi, vous, Denis ?
00:05:29Je pense qu'on assiste à la naissance, sous nos yeux, d'une génération Léon XIV.
00:05:35De même qu'il y avait eu, il y a un demi-siècle, une génération Jean-Paul II, dont j
00:05:40'ai fait partie.
00:05:42Alors, il y a différentes raisons.
00:05:44Il y a des phénomènes déclenchés sur le temps long et sur le temps court.
00:05:48Alors, de toute façon, là, Léon XIV, bien sûr, un homme de Dieu qui est un pacificateur, qui est apaisant,
00:05:56très apaisant.
00:06:00Qui était peut-être moins le cas de son prédécesseur, c'est ça que vous voulez dire ?
00:06:03Ou est-ce que j'y dors, vous pensez ?
00:06:05Maintenant, ils sont complémentaires, on verra.
00:06:06Est-ce que son prédécesseur a facilité ça ?
00:06:09Son prédécesseur avait eu quand même l'intuition que le futur Léon XIV pourrait jouer un rôle important dans l
00:06:14'Église.
00:06:14Donc, vous voyez, pas non plus complètement opposé, mais c'est vrai qu'ils ont des tempéraments très différents.
00:06:18Mais c'est ce que c'était le sens de vos propos ?
00:06:20Non, mais c'est très drôle, parce que d'un pape à l'autre, c'est vrai qu'au niveau
00:06:23des apparences, le fond est peut-être plus compliqué.
00:06:26Mais pour revenir à Léon XIV, il manifeste à la fois l'intelligence de l'esprit, bien sûr, en mathématicien,
00:06:32théologien, mathématicien,
00:06:34mais aussi l'intelligence du cœur, l'esprit de géométrie, l'esprit de finesse, au sens spirituel du terme, pour
00:06:41prendre.
00:06:42Et puis, plus longuement, sur un deuxième point, on parlait de Jean-Paul II, la génération Jean-Paul II, et
00:06:49puis son héritage,
00:06:50parce qu'il y en a eu un, directement ou pas.
00:06:53Moi, je pense au livre de Jean-Paul II, Entrer dans l'espérance.
00:06:57Et après, il y a eu, vous savez, le thème de la nouvelle évangélisation de l'Europe.
00:07:01Là, maintenant, on y est, alors qu'un certain nombre de gens, d'observateurs, disaient,
00:07:05mais non, c'est, vous savez, le rêve de Compostelle, disaient certains progressistes, mais non, ça ne marchera pas.
00:07:10Maintenant, on s'aperçoit que ça marche, une ou deux générations après.
00:07:16C'est merveilleux, parce qu'on a sonné, et quand on sème, et qu'il n'y a pas trop
00:07:20de sécheresse, n'est-ce pas, ça pousse.
00:07:23Exactement. Olivier ?
00:07:23Non, mais je vous donne des chiffres, 46% des Français se déclarent catholiques, 46%.
00:07:27Donc, on est quand même dans une majorité, encore, de Français, c'est la première appartenance religieuse,
00:07:335,5% des adultes qui assistent régulièrement à la messe, ce qui ne fait effectivement pas beaucoup,
00:07:38mais enfin, ça représente quand même 3 millions de fidèles qui pratiquent.
00:07:42Ça, c'est les léchites qui ont été les plus récents.
00:07:46Mais simplement, et vous l'avez évoqué, l'une des raisons pour lesquelles le pape est venu,
00:07:52c'est qu'on s'aperçoit qu'il y a énormément, énormément de jeunes gens,
00:07:55et on s'aperçoit qu'il y a énormément de catéchumènes,
00:07:57et c'est un phénomène qui vraiment interroge et rend curieux ce pape.
00:08:03C'est aussi l'une des raisons de ce...
00:08:04Alors, je suis obligé de vous interrompre, mais on va poursuivre nos échanges,
00:08:07parce que priorité également à nos équipes qui sont sur le terrain,
00:08:09on est du côté de l'Annonciature, c'est là où le pape Léon XIV va dormir ce soir,
00:08:14une nuit bien méritée, on va retrouver Noémie Hardy et Fabrice Esner.
00:08:18Je suppose qu'il y a beaucoup de monde du côté de l'Annonciature, ma chère Noémie Hardy.
00:08:25Noémie.
00:08:25Bonsoir Thierry, effectivement, vous le voyez sur les images de Fabrice Esner,
00:08:30vous le voyez, le convoi est en train d'arriver,
00:08:32et les quelques personnes qui sont là, vous l'entendez,
00:08:35sont en train d'applaudir le pape Léon XIV,
00:08:38qui est en train, sous les applaudissements des personnes qui se sont rassemblées ce soir,
00:08:44est en train de rentrer à l'Annonciature, là où il va passer la nuit.
00:08:48Donc il y a un peu plus d'une cinquantaine de personnes qui sont venues tardivement dans la soirée
00:08:55pour l'admirer, le saluer, espérer un échange avec lui avant qu'il rentre dans l'Annonciature.
00:09:02Alors malheureusement, la presse ne peut pas plus s'approcher,
00:09:05donc je vois qu'une voiture s'arrête, je ne sais pas s'il va pouvoir descendre ou pas.
00:09:10Mais voilà, on voit que les personnes continuent d'applaudir.
00:09:14Et les policiers nous ont dit que souvent, le soir, hier, il y avait, aujourd'hui, pardon,
00:09:20il y avait une centaine de personnes,
00:09:22et le pape est descendu, il a pu saluer ces personnes et échanger quelques mots.
00:09:27Donc là, ils sont dans l'attente, ils espèrent pouvoir peut-être serrer la main du Saint-Père
00:09:34ou au moins le voir d'un peu plus près.
00:09:36Mais en tout cas, on voit qu'il l'acclame, il y a quelques drapeaux aussi.
00:09:41Donc est-ce que le pape va descendre ?
00:09:43Est-ce qu'il a encore un petit peu de force après cette très grande journée qu'il a eue
00:09:48aujourd'hui,
00:09:48avec cette magnifique veillée et tous ces jeunes qui étaient là pour l'acclamer ?
00:09:52Là, il y a un peu de tous les âges, on a vu des personnes âgées,
00:09:56dont une dame très âgée qui était en déambulatoire carrément pour espérer le voir.
00:10:01Alors qu'il est tard dans la nuit, il est déjà 23 heures passées,
00:10:07il y a encore quand même ces personnes qui espèrent le voir.
00:10:10Donc suspense, pour l'instant, il chante un Ave Maria, c'est magnifique.
00:10:14Je ne sais pas si vous pouvez entendre.
00:10:17Le micro pourra peut-être entendre, mais pour le moment, on ne l'entend pas, ma chère Noémie Hardy.
00:10:22On reste à l'image et puis je vais redonner la parole.
00:10:26Malheureusement, la presse ne peut pas...
00:10:30On reste à l'image en direct.
00:10:33Évidemment, n'hésitez pas à faire signe à Tara Souvé qui prépare cette émission à mes côtés.
00:10:38Vous prenez la parole et priorité à nos équipes qui sont sur le terrain.
00:10:42Olivier Benkemoun, pardonnez-moi, mais priorité a été donnée également au Papillon 14.
00:10:49J'étais à Ajaccio lorsque...
00:10:52Je m'en souviens, maire.
00:10:54La visite du précédent pape, on a vu ce qui s'était passé à Marseille.
00:10:57Je me souviens aussi de ce qui s'était passé pour les GMJ.
00:11:00À chaque fois qu'il y a un événement comme celui-là, on a l'impression de redécouvrir.
00:11:04On a l'impression que les catholiques ont disparu, comme ça.
00:11:07Et ils réapparaissent.
00:11:08Mais en fait, ils sont là, ils sont puissants, ils le prouvent.
00:11:10Et aujourd'hui, me semble-t-il, ils l'ont prouvé de manière très, très importante autour quand même d
00:11:16'une figure qui n'est pas n'importe quelle figure,
00:11:18qui est une figure symbolique, mais surtout qui est un leader incontesté.
00:11:21Et c'est pour cela, et on parlera tout à l'heure de politique, que ce leader incontesté, il est
00:11:26écouté par Emmanuel Macron.
00:11:27Il a été écouté aussi...
00:11:28Par Donald Trump ?
00:11:29Par Donald Trump, et qu'il n'est pas forcément tout à fait d'accord, ni avec son administration.
00:11:34Il a été écouté à l'UNESCO, qui est une entité en dehors de la France.
00:11:38C'est l'OLU, l'UNESCO.
00:11:40C'est la partie culturelle, et qui s'occupe aussi des enfants.
00:11:44C'est très important, parce qu'on n'avait pas la même population.
00:11:47À l'Élysée, vous aviez des hommes, des femmes politiques, des leaders économiques.
00:11:51À l'UNESCO, vous aviez des ambassadeurs.
00:11:54Et simplement, ce soir, l'échange qu'il a eu, c'est de très grande qualité.
00:11:58Avec ces jeunes gens.
00:12:00Leader incontesté dans tous les domaines absolus, où il a participé aujourd'hui à des échanges.
00:12:08Je vois que le père Salig de Lasserre approuve de la tête.
00:12:11Je vais vous donner la parole dans quelques instants, parce que j'ai pas mal de questions à vous poser.
00:12:14Mais on va retrouver Noemi Hardy avec Fabrice Selsner.
00:12:17Est-ce qu'on sait si le pape Lyon XIV est descendu de sa berline allemande ?
00:12:23Ce n'est pas la papa mobile, mais la berline allemande.
00:12:26Est-ce qu'il est descendu ou pas ?
00:12:28Sans quoi ?
00:12:29Moi, j'ai une question à vous poser, ma chère Noemi.
00:12:31Puisque vous nous avez suivi, vous avez la chance d'avoir été sur le terrain au plus près.
00:12:37Quels sont les moments importants qui vous ont marqué ?
00:12:40Notamment au moment de la déambulation.
00:12:42Je vous ai écouté avec attention, avec ces parents qui voulaient absolument faire bénir leur enfant.
00:12:49Enfin, c'était des très très belles images, vraiment.
00:12:52Noemi, qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
00:12:53Et surveiller de près, quand même, la voiture.
00:13:00Oui, Thierry, c'est pour ça qu'on vous laisse avec ces images.
00:13:02Je suis à côté de Fabrice Selsner.
00:13:04Juste pour vous répondre, j'ai demandé aux policiers.
00:13:06Apparemment, le pape Lyon XIV serait déjà rentré dans l'annonciature.
00:13:10Donc, je ne pense pas qu'il va descendre.
00:13:12Mais sait-on jamais ?
00:13:13On reste aux aguets, au cas où.
00:13:16Et pour répondre à votre deuxième question, effectivement, c'était une journée magnifique avec Fabrice Selsner.
00:13:22Nous étions sur la déambulation du pape, sur le boulevard Montparnasse, au croisement du boulevard Saint-Michel.
00:13:30Donc, c'était un virage.
00:13:31Donc, beaucoup de familles ont trouvé judicieux cet emplacement et espéraient à tout prix pouvoir bénir leurs enfants.
00:13:37Donc, on était à côté de trois mamans avec trois nourrissons, des bébés de parfois deux mois.
00:13:43C'était extrêmement émouvant.
00:13:45Malheureusement, finalement, le Saint-Père ne s'est pas arrêté.
00:13:48Mais il a regardé droit dans les yeux les mamans, a fait un signe de croix.
00:13:52Et ça a suffi pour que la magie opère.
00:13:55Il y a eu énormément d'émotions.
00:13:56Et on a pu échanger avec une de ses mamans.
00:13:59Je vous propose de l'écouter.
00:14:02On voit que vous avez même les larmes aux yeux.
00:14:04Oui, oui, oui.
00:14:05Je suis très émue.
00:14:05Vraiment, nos regards se sont croisés.
00:14:07Ça paraît bête, mais il nous a vraiment bénis de loin.
00:14:11Et je suis tellement heureuse que ma petite-fille ait pu recevoir cette bénédiction et partager ça avec mes chers
00:14:16amis.
00:14:17C'est une immense joie.
00:14:19On voit que vous avez beaucoup d'émotions.
00:14:21Et on l'a vu, le Saint-Père vous a vraiment regardé.
00:14:24Vous le prenez comme une bénédiction.
00:14:25C'est comme s'il vous avait touché.
00:14:27Oui, je suis une jeune maman.
00:14:30Je sens que sa bénédiction va nous redonner plein de courage.
00:14:33Parfois, elle est au moins difficile quand on est une jeune maman.
00:14:37Il nous bénit.
00:14:38Il nous remplit de joie, de courage et d'espérance.
00:14:41Il nous rappelle que la vie est belle.
00:14:43Et que ces petits bouts de choux ont besoin de nous.
00:14:46Et ils ont besoin de la jeunesse.
00:14:47Vous l'avez dit, vous êtes une jeune maman.
00:14:49Est-ce que vous avez un message à faire passer pour toutes les jeunes mamans qui nous écoutent ?
00:14:52Oui, justement.
00:14:53Mon message, c'est que ce n'est pas toujours évident.
00:14:55On est bébé au tout début.
00:14:57Ce sont des cadeaux du ciel.
00:14:59Le bon Dieu est grand de nous confier ses vies.
00:15:03Le plus important, c'est de leur transmettre la foi.
00:15:05Et de les guider vers le ciel.
00:15:07On fait de notre mieux.
00:15:08Et puis lui, il nous aide.
00:15:11Vous étiez là depuis très longtemps.
00:15:13Vous êtes arrivé dès midi.
00:15:14Donc vous avez attendu 4 heures.
00:15:15Ça valait le coup d'attendre autant de temps ?
00:15:17Oui, ça valait complètement le coup.
00:15:19On a passé de très bons moments.
00:15:21Il y a une ambiance incroyable.
00:15:22Ça nous redonne du courage dans notre foi.
00:15:25Parce qu'au quotidien, on peut parfois s'essouffler.
00:15:28Et là, on est rempli à bloc.
00:15:30Donc c'est une immense joie.
00:15:31Bien, merci beaucoup Hélène.
00:15:33Voilà Thierry, vous l'avez entendu, beaucoup d'émotions aujourd'hui.
00:15:36Et je me suis remise devant la caméra puisque ça y est, la porte de l'annonciature, les portes de
00:15:41l'annonciature se sont fermées.
00:15:43Le pape va pouvoir s'endormir après une très grande journée avec beaucoup d'étapes.
00:15:48Vous l'avez suivi toute la journée sur CNews.
00:15:50Et puis demain, il y a encore une très grande journée qui commence dès 9h à la Maison Bakhita qui
00:15:55s'occupe des personnes exilées.
00:15:58Le pape ira ensuite à l'université catholique pour rencontrer des catéchumènes, ces nouveaux baptisés de l'église qui sont
00:16:07de plus en plus nombreux depuis 3 ans.
00:16:10Et puis ensuite, le moment tant attendu, la grande messe, place de la Concorde avec l'avenue sur les Champs
00:16:17-Elysées.
00:16:18Ce sera un moment absolument exceptionnel et très intense à suivre sur nos antennes de CNews.
00:16:23Évidemment, à suivre sur nos antennes toute la journée.
00:16:26On annonce 600 000, mais je pense que quelque chose me dit qu'on pourra sans doute dépasser les 600
00:16:32000 spectateurs.
00:16:34Père Célique de la Serre, on voit cette émotion de cette maman.
00:16:38Le bébé n'a pas été béni, mais c'est tout comme, il l'a regardé, ça y est.
00:16:41De toute façon, voilà, on ne va pas chipoter, ça compte comme une bénédiction.
00:16:46C'est ça qui est formidable.
00:16:47On voit qu'il y avait beaucoup d'émotions dans la voix de cette femme-là.
00:16:50On voit aussi que d'autres auditeurs, ça touchait plus l'intellect.
00:16:54Il y a eu des discours de haute volée à l'Élysée, à l'UNESCO.
00:16:59Devant un auditoire très divers des politiques d'opinions diverses à l'Élysée,
00:17:04des diplomates de tous les pays du monde à l'UNESCO,
00:17:06des jeunes au Stade de France.
00:17:08On voit qu'il y a, comme vous le disiez, chez lui, quelque chose d'un leadership,
00:17:12mais d'un leadership un peu différent.
00:17:14Un maître de sagesse, capable de s'adresser à des gens divers
00:17:17qui cherchent comment vivre bien, comment vivre mieux,
00:17:21comment construire un monde vivable.
00:17:23C'est quand même des questions graves pour notre temps
00:17:25et pas évident dans notre société un peu perdue.
00:17:28Le pape, ici, vient apporter sa contribution et ses bienvenus.
00:17:32Et on va poursuivre nos échanges et nos débats.
00:17:35Mes priorités au témoignage, on va retrouver Éloi Rochebrune avec Laurence Elarier.
00:17:39Je crois savoir, mon cher Éloi, que vous n'êtes pas seul du côté du Stade de France
00:17:44avec des spectateurs privilégiés qui ont vécu un véritable moment de bonheur
00:17:50dans une ambiance incroyable.
00:17:52Ces images, on vous les remontrera tout au long de cette émission spéciale, mon cher Éloi.
00:17:58Oui, Thierry, je suis avec trois jeunes fidèles qui jouent les prolongations avec moi.
00:18:03Je suis notamment avec Clémence qui nous vient d'Arras.
00:18:05Alors Clémence, qu'est-ce que vous avez retenu de cette soirée ?
00:18:08Moi, il y a deux moments qui m'ont assez bouleversée pendant cette soirée.
00:18:11D'abord, la litanie des saints, avec ensuite la vénération de la sainte tunique.
00:18:16C'était vraiment un moment incroyable de voir tout le Stade en silence
00:18:20en train de vénérer et de prier devant cette magnifique tunique.
00:18:25Et le deuxième moment qui m'a bouleversée, c'est le témoignage de la religieuse
00:18:28qui était servante des pauvres.
00:18:30Et je me suis sentie vraiment rejointe dans son témoignage
00:18:32puisque je suis infirmière en soins palliatifs.
00:18:35Et j'ai beaucoup aimé l'attention que le pape porte à la dignité
00:18:40et notamment à cette qualité de la fin de vie,
00:18:43que chaque vie compte jusqu'au bout.
00:18:46Et je trouvais que c'était un beau message d'espérance
00:18:48que de dire que jusqu'au bout, la vie compte
00:18:51et qu'il faut vraiment être attentif aux personnes âgées, aux personnes qui souffrent.
00:18:57Et toi, tu as vu quelque chose de particulier sur ton discours ?
00:19:00Oui, bien sûr.
00:19:01J'ai été particulièrement touché lorsque le pape nous a invités tous
00:19:05à répéter après lui, pour nous, vivre, c'est le Christ.
00:19:09Ce qui m'a particulièrement touché parce que ça m'a rappelé un chant de mon mariage
00:19:13qui est vivre comme le Christ.
00:19:16Et aussi en tant que jeune papa, ça m'encourage à être témoin de cette vie du Christ
00:19:21en couple et en particulier auprès de mes jeunes enfants.
00:19:25J'imagine qu'être avec 80 000 jeunes, c'est porteur pour ta foi
00:19:30et puis même pour l'avenir de ta foi.
00:19:33On repart avec beaucoup d'espérance de cette veillée.
00:19:35Et c'est important, je pense, pour les jeunes d'avoir ces temps de grands rassemblements
00:19:40comme le sont les JMJ, comme le sont les pèlerinages, comme quand on va à Lourdes ou autre.
00:19:44On repart toujours de ces lieux et de ces rassemblements de jeunes
00:19:47avec toujours cette espérance pour aller en mission, pour aller annoncer le Christ autour de nous.
00:19:52Vous l'avez entendu, espérance, joie, bonheur.
00:19:55Voilà, c'est 80 000 jeunes qui très probablement retiennent tous quelque chose dans leur cœur
00:20:00de cette soirée mémorable auprès de Léon XIV.
00:20:04Ce n'est pas fini puisque ça continue évidemment demain
00:20:07avec ce grand rendez-vous Place de la Concorde, mon cher Éloi.
00:20:13On va poursuivre le tour de table parce que tout le monde veut parler.
00:20:16Tout le monde a quelque chose à dire autour de ce plateau et je le comprends aisément.
00:20:18Je veux voir Adouane Koura qui patiente vraiment.
00:20:22Qu'est-ce que vous voulez rajouter ?
00:20:23Non, mais je vous en prie, la parole est libre et nous sommes là pour décrypter.
00:20:26Puis on va rentrer dans le livre du sujet également avec des extraits,
00:20:29des prises de parole du peuple en XIV, comme le disait Cédric Delasserre.
00:20:34Il y a eu beaucoup de choses de dites.
00:20:35Peut-être pour expliquer cet engouement de la jeunesse,
00:20:37habituellement on parle des côtés néfastes des réseaux sociaux.
00:20:41Mais depuis plusieurs années, on observe sur les réseaux sociaux
00:20:45une nouvelle génération de créateurs de contenu religieux.
00:20:47Des créateurs de contenu juif, des créateurs de contenu musulman
00:20:49et beaucoup de nouveaux créateurs de contenu chrétiens,
00:20:52des influenceurs chrétiens qui présentent le catholicisme,
00:20:55qui expliquent ce qu'est le catholicisme,
00:20:57qui parlent de leur foi, de leur pratique au quotidien.
00:21:00Et ils rencontrent un réel succès, ces créateurs de contenu sur les réseaux sociaux.
00:21:03Le plus connu d'entre eux, certainement, frère Paul-Adrien,
00:21:06mais il y en a des dizaines.
00:21:07Et beaucoup de jeunes, beaucoup de jeunes français,
00:21:10sont touchés par ces créateurs de contenu
00:21:13qui rencontrent un véritable succès.
00:21:14Et beaucoup de jeunes expliquent être revenus à la foi,
00:21:18être revenus au catholicisme,
00:21:20justement grâce à l'influence de ces nouveaux influenceurs
00:21:24et de ces nouveaux prêcheurs de...
00:21:27L'Église s'est mise à la page et c'est important.
00:21:30C'est important, à la page web.
00:21:32À la page web, exactement.
00:21:34Thomas Oswald, vous êtes d'accord avec cela ?
00:21:35Oui, absolument.
00:21:36Nous, au sein de l'Église en détresse,
00:21:38on est bien conscients que toute une frange de la population,
00:21:42on va justement la rejoindre avec ces réseaux sociaux
00:21:44qu'on emploie, évidemment, massivement, comme tout le monde.
00:21:48Quel est l'état de l'Église de Chaville,
00:21:51père Cédric de Lasserre ?
00:21:53Vous constatez un afflux nouveau ?
00:21:57Quel est votre regard, ça m'intéresse ?
00:21:59Alors, d'un point de vue quantitatif,
00:22:01on fait le constat, comme beaucoup de paroisses,
00:22:03beaucoup d'Églises, d'un afflux nouveau
00:22:06de jeunes, de jeunes adultes et d'adultes
00:22:09qui demandent le baptême,
00:22:10ou aussi qui ont été baptisés enfants,
00:22:13qui ont plus ou moins eu une éducation un peu chrétienne,
00:22:17mais pas plus que ça,
00:22:18et qui, devenus adultes,
00:22:19souvent se posant des questions de sens,
00:22:21qu'est-ce que je veux faire de ma vie,
00:22:23reviennent à l'Église.
00:22:24Donc ça, on le voit, c'est un phénomène...
00:22:27L'élément déclencheur, c'est quoi,
00:22:28quand vous les interrogez ?
00:22:29C'est très divers.
00:22:31Ça peut être des événements forts de la vie,
00:22:34les grandes étapes de la vie.
00:22:35Ça peut être des discussions avec des collègues.
00:22:39Ça peut être une lecture de l'actualité
00:22:42qui fait qu'ils se questionnent
00:22:44sur ce qu'ils veulent construire de leur vie.
00:22:47C'est très divers, en fait.
00:22:48Les parcours sont très singuliers,
00:22:50ce qui est aussi intéressant.
00:22:52Et puis, on voit que, malgré ça,
00:22:54il y a aussi un vrai enjeu auprès des grandes masses,
00:22:57parce que, d'un point de vue statistique,
00:22:59ces chiffres, aussi enthousiasmant soit-il,
00:23:01ne sont pas très importants.
00:23:02Il y a encore des milliers et des milliers de personnes
00:23:05à Chaville qui attendent qu'on leur annonce la bonne nouvelle,
00:23:09qui attendent qu'on leur annonce qu'ils sont attendus,
00:23:11qu'ils sont aimés, qu'ils sont accueillis s'ils le veulent.
00:23:14Mais là, ces quatre jours de la présence du pape
00:23:17sur le sol français, c'est un beau signal,
00:23:19c'est un magnifique signal,
00:23:20ça peut être un élément déclencheur.
00:23:22Voilà, qu'ensuite, l'essai soit transformé
00:23:25et que tous ceux qui cherchaient quelque chose
00:23:27se disent, tiens, là...
00:23:28Il se passe quelque chose.
00:23:29Il n'y a pas le coup d'aller creuser un peu,
00:23:30d'aller voir ce qui se passe au quotidien.
00:23:33Olivier, Olivier Belkémoun, de ce que disait Radouane,
00:23:38l'ennemi, ce n'est pas le numérique.
00:23:40De toute façon, ce n'est pas ça.
00:23:41Même le pape a un compte Instagram.
00:23:45Je le regardais, il s'appelle...
00:23:46Il a une montre connectée aussi.
00:23:47Il a une montre montée, il a un compte,
00:23:49il ne va pas gérer lui-même, il s'appelle Pontifex,
00:23:51mais enfin, il y a 14 millions de gens qui le suivent.
00:23:54Aujourd'hui, vous avez toutes les images
00:23:56qui ont été importantes de ce premier jour de visite
00:23:59qui sont postées avec Emmanuel Macron à l'UNESCO
00:24:01avec un enfant, un bébé dans les bras, etc.
00:24:04Donc, c'est important.
00:24:06La diffusion auprès des masses et des plus jeunes,
00:24:10évidemment, se passe à travers le numérique.
00:24:12La question de l'IA, c'est autre chose.
00:24:14La question de la déshumanisation,
00:24:16la question des peurs qui sont liées à l'IA
00:24:19et qui sont sans doute vraies,
00:24:21parce qu'elles détruisent des emplois,
00:24:24parce qu'elles peuvent empêcher peut-être
00:24:28de penser par soi-même, etc.
00:24:30Toutes les craintes qui ont été évoquées aujourd'hui
00:24:32sont importantes, elles sont vraies.
00:24:35Elles méritent d'ailleurs d'être posées.
00:24:37Il n'est pas question d'interdire l'IA.
00:24:40Je crois qu'en audience privée, d'ailleurs,
00:24:41le pape a reçu l'un des grands patrons
00:24:44d'une des boîtes d'IA américaines qui s'appelle Anthropique.
00:24:47Mais il est important d'avoir une réflexion
00:24:52et de ne pas passer, de ne pas être bouffé,
00:24:54de ne pas être tué l'humanité qu'on a tous,
00:24:58qu'elle ne soit pas tuée par l'intelligence artificielle.
00:25:01Allez, une image forte.
00:25:03C'était ce matin à 10h, précisément, oui,
00:25:06de quoi je veux parler, 10h.
00:25:08Les cloches ont sonné.
00:25:10C'est 40 000 églises de France.
00:25:12Je vous propose d'écouter,
00:25:13parce que c'était quand même un symbole fort.
00:25:15Je parle sous votre gouverne,
00:25:17père Céric Delasserre.
00:25:18Ça veut dire quelque chose quand même.
00:25:1940 000 églises françaises.
00:25:21Voilà, moi j'ai vite à Meudon,
00:25:23j'ai ouvert ma baie vitrée
00:25:24pour écouter le son des églises.
00:25:27Allez, je vous propose de les écouter.
00:25:43C'est important, Richard de Cesse,
00:25:57de remontrer cette séquence
00:25:59qui a duré 7 minutes.
00:26:01Ce n'était pas un hasard, d'ailleurs,
00:26:03que ça dure 7 minutes.
00:26:04Non, c'est un chiffre sacré, on le sait.
00:26:08C'est surtout à la fois une joie
00:26:10et un peu une souffrance,
00:26:12parce que vous nous montrez,
00:26:13avec ces cloches, ces 40 000 clochers,
00:26:16une France qui a disparu, d'une certaine manière,
00:26:18puisque ces églises, pour la plupart,
00:26:20sont assez vides.
00:26:21Et je suis évidemment ravi,
00:26:23enthousiasmé, de ces 80 000 jeunes
00:26:26au Stade de France.
00:26:28On était moins nombreux
00:26:30lorsque le peuple Jean-Paul II
00:26:31est venu en 1980,
00:26:33aussi dans un stade.
00:26:35Mais il ne faut pas cacher,
00:26:36comme le disait M. Labbé,
00:26:38qu'il y a des milliers de personnes
00:26:40et des millions en France
00:26:41qui ont abandonné cette foi
00:26:43et qui attendent sans doute
00:26:45qu'on veuille bien la lui annoncer.
00:26:46Toutes ces églises qui sonnent,
00:26:49c'est aussi une église
00:26:50qui ferme toutes les deux semaines
00:26:52en France.
00:26:53Donc, le bilan est contrasté.
00:26:55Léon XIV arrive quand même
00:26:57pour nous signifier, effectivement,
00:26:59qu'il faut revivifier ce tissu.
00:27:00Et c'était peut-être un message
00:27:02que même les prélats de l'église en France
00:27:03avaient besoin d'entendre.
00:27:04C'est un signal.
00:27:05Un signal fort, en tous les cas.
00:27:06Redouane ?
00:27:07Vous savez pourquoi c'est un événement mondial ?
00:27:09Car grâce à la venue du pape Léon XIV à Paris,
00:27:12les cloches ont retenti partout sur la planète.
00:27:14Parce que la France
00:27:15n'est pas simplement la France hexagonale.
00:27:17La France, elle est sur tous les continents.
00:27:18En Martinique, à la Réunion,
00:27:20en Mont-de-Loup.
00:27:21J'ai vu des images
00:27:22de toute la France
00:27:24et de toute la France
00:27:25dans son intégralité territoriale
00:27:26et sur l'ensemble des continents
00:27:28avec des églises qui ont retenti.
00:27:29Et ça, c'est grâce à la venue du pape en France.
00:27:31Denis, Denis Lancel,
00:27:33c'est important d'envoyer ces signaux.
00:27:35Oui, c'est très important.
00:27:35Plus que jamais.
00:27:36Moi, je pense que...
00:27:39Je pense à deux formules.
00:27:42Celle de Dostoyevsky,
00:27:43la beauté sauvera le monde,
00:27:45la beauté sauvera-t-elle le monde ?
00:27:47Et la réponse du cardinal Newman,
00:27:48John Henry Newman,
00:27:49le grand théologien britannique,
00:27:51passé de l'anglicanisme au catholicisme,
00:27:53qui disait,
00:27:54il y avait une formule très belle, paradoxale,
00:27:56la beauté,
00:27:57la contemplation de la beauté,
00:27:58c'est la nostalgie du futur.
00:28:00Alors, l'exprime,
00:28:01le futur,
00:28:01oui, parce que c'est un reflet de l'éternité,
00:28:04en fait.
00:28:04On est aspiré à cela.
00:28:06Donc, on a intérêt,
00:28:08on doit...
00:28:09D'ailleurs,
00:28:11le pape Léon XIV
00:28:12et son prédécesseur François,
00:28:14d'ailleurs,
00:28:14nous ont appelé à...
00:28:16C'est l'écrivain qui parle.
00:28:18Ils ont appelé à cultiver
00:28:20la beauté littéraire,
00:28:23à réinvestir le champ de la littérature,
00:28:26de la poésie, etc.
00:28:28Et ça,
00:28:28ça peut entraîner pas mal de gens.
00:28:31Non, c'est pas avec de la laideur,
00:28:32vous comprenez,
00:28:33la laideur ou la médiocrité
00:28:35ou le ronron conformiste,
00:28:37non.
00:28:38Mais quand on fait preuve d'originalité
00:28:40comme on l'a fait, là, par exemple,
00:28:42vous voyez l'animation, là,
00:28:43ce soir, là...
00:28:44C'est magnifique.
00:28:45C'est magnifique.
00:28:46Bon, bah, si vous voulez...
00:28:47Il faut susciter l'envie.
00:28:49Oui.
00:28:50Voilà.
00:28:50Alors, c'est un aspect.
00:28:52C'est pas uniquement quelque chose
00:28:53pour faire de la publicité.
00:28:54Non, bien sûr.
00:28:55C'est pas de jeter de la poudre aux yeux.
00:28:56C'est simplement de produire cette beauté
00:28:59qui est un reflet
00:29:01du bonheur éternel
00:29:02et expliquer pourquoi et comment.
00:29:05Et voilà.
00:29:05Ça fait partie d'une vraie catéchèse,
00:29:07à mon avis.
00:29:09Jean-Paul II le faisait,
00:29:11même comme aumônier de jeûne à Cracovie,
00:29:13avec le théâtre rhapsodique de Cracovie,
00:29:16qui était clandestin à l'époque,
00:29:17à son nazi.
00:29:18C'est comme ça que la Pologne,
00:29:20à son âme,
00:29:22elle a survécu.
00:29:24Et puis, il y a d'autres exemples.
00:29:25Et nous, on peut faire pareil.
00:29:27On a affaire à d'autres écueils,
00:29:28d'autres écueils, d'autres obstacles.
00:29:30C'est vrai.
00:29:30Bon, nous, c'est pas le nazisme,
00:29:31c'est pas le communisme.
00:29:32Non.
00:29:33Peut-être des métastases,
00:29:34mais la question n'est pas là.
00:29:34Mais nous, on a par contre...
00:29:36Bon, il y a l'intelligence artificielle.
00:29:38Mais on va y revenir.
00:29:39Oui, parce que là,
00:29:39c'est un sujet...
00:29:40Il y a beaucoup de choses à dire.
00:29:41Il y a beaucoup de choses à dire.
00:29:42Oui, oui, mais...
00:29:43Vous savez, cette émission est construite.
00:29:44Vous l'imaginez bien,
00:29:45mon cher Denis.
00:29:47Donc, mais on va y revenir.
00:29:48Et justement,
00:29:49puisque vous parlez du symbole fort de l'image,
00:29:51on vous propose de revenir sur ces images fortes
00:29:53avec Sarah Fanzari,
00:29:54puisqu'il faut montrer,
00:29:56il faut donner envie,
00:29:57il faut montrer que l'Église
00:29:58est plus que jamais présente
00:30:00et surtout sur notre belle terre française.
00:30:03Regardez ces belles images de cette journée.
00:30:05C'est la première journée du peuple,
00:30:06et en 14.
00:30:07Et quelle journée, je le disais,
00:30:08en commençant cette émission.
00:30:09Quelle journée.
00:30:10Regardez.
00:30:1118 ans que Paris n'avait plus accueilli de pape,
00:30:14ce vendredi,
00:30:16Léon XIV a renoué avec l'histoire
00:30:18en posant un premier pas sur le sol français,
00:30:21accueilli par le président de la République
00:30:23et par des enfants,
00:30:25avec déjà les premiers sourires,
00:30:28les premières émotions.
00:30:30Direction l'Élysée,
00:30:32entre poignée de main et entretien en tête à tête,
00:30:35vient le temps des discours,
00:30:37les premiers mots politiques du souverain pontife,
00:30:40à propos des grands débats qui traversent notre société,
00:30:44notamment celui de la fin de vie.
00:30:46Je réaffirme avec force que la protection du droit à la vie
00:30:52constitue les fondements incontournables
00:30:56de tout autre droit humain.
00:30:58Quelques heures plus tard,
00:31:00autre tribune et autre message à l'UNESCO cette fois.
00:31:04Léon XIV appelle les nations à se retrouver autour de l'éducation,
00:31:08de la science et de la culture.
00:31:10Puis le protocole laisse place à la foule, à la ferveur, à la foi.
00:31:14Debout dans sa papa mobile,
00:31:17le souverain pontife traverse le cœur de Paris pendant plus de deux kilomètres.
00:31:22Il salue, croise les regards, bénit les enfants.
00:31:26Très émue, nos regards se sont croisés, ça paraît bête,
00:31:29mais il nous a vraiment bénis de loin et je suis tellement heureuse.
00:31:33Direction Notre-Dame, où sous les voûtes de la cathédrale restaurée,
00:31:38le tulmude s'efface, place au vèpre,
00:31:42prière récitée par le Saint-Père.
00:31:44Chers frères et sœurs,
00:31:47après le soir, nous rassemblons celui qui,
00:31:51plus que tout autre,
00:31:53envie depuis des siècles Paris à regarder vers le ciel.
00:31:58Dernière étape de cette première journée,
00:32:00le Stade de France, où des dizaines de milliers de jeunes
00:32:04se sont réunis pour une grande veillée de prière
00:32:06avec le souverain pontife,
00:32:08acclamé, soutenu et applaudi.
00:32:13Après les chants, plusieurs jeunes prennent la parole.
00:32:16Ils racontent leur foi, leurs doutes, leurs attentes.
00:32:20C'est à ce moment-là que le pape prend la parole.
00:32:23Merci.
00:32:24Merci à Dieu.
00:32:26Merci à vous.
00:32:33Merci pour votre courage.
00:32:36Merci pour votre présence.
00:32:39Merci pour votre foi.
00:32:41Vous êtes les saints de France.
00:32:44Une réponse qui fait directement écho au thème de la veillée,
00:32:48la santé, mais aussi au spectacle qui vient de retracer,
00:32:52sous ses yeux, l'histoire de l'Église en France.
00:32:55À travers ses grandes figures, après avoir célébré les saints d'hier,
00:33:00Léon XIV s'adresse cette fois à ceux qu'il présente comme les saints de demain.
00:33:09Voilà une synthèse de tout ce qui s'est passé aujourd'hui pour cette première visite du pape.
00:33:14Thomas Oswald, je ne vous ai pas beaucoup donné la parole.
00:33:17Vous voyez, mon excusé, vous êtes journaliste à l'aide à l'Église en détresse.
00:33:20Est-ce que vous êtes d'accord avec la lecture que faisait il y a quelques instants,
00:33:24juste avant ce sujet, Denis à l'Ancel ?
00:33:27Il faut effectivement dynamiser tout cela, donner peut-être une autre image à notre Église.
00:33:33Oui, absolument. Notre Église, elle a connu un sécularisme.
00:33:37La France a peut-être été le premier pays touché par le sécularisme,
00:33:40et l'un des plus profondément, certainement.
00:33:43Et elle a absolument besoin de retrouver un nouvel élan,
00:33:46de ne pas s'accrocher à un passé, si vous voulez,
00:33:49mais à épuiser nos racines et à avoir de nouvelles pousses,
00:33:52de nouvelles belles choses qui grandissent.
00:33:54Et en faisant ça, on va donner l'exemple à tous les pays
00:33:57qui sont actuellement touchés par ce même sécularisme
00:33:59qui est arrivé chez nous sur presque un siècle.
00:34:01Ça a été très long, et ça continue encore.
00:34:03On n'en est pas complètement sortis.
00:34:05Quand je me rends dans un reportage dans d'autres pays,
00:34:07là j'étais récemment en Amérique latine,
00:34:09il y a un évêque qui m'a parlé du sécularisme
00:34:11comme on parle d'une bête sauvage qui allait sauter sur son église.
00:34:13Il en avait vraiment très peur, parce qu'il voyait,
00:34:15c'était au Guatemala, il voyait que c'était en train d'arriver chez lui.
00:34:18Il voyait que les jeunes n'avaient plus du tout le même rapport à la foi,
00:34:20que les familles étaient divisées,
00:34:22qui avaient énormément de valeurs
00:34:24qui appartenaient à la société traditionnelle gotémalaise,
00:34:28qui étaient en train de disparaître sous ses yeux.
00:34:31Et il était effrayé par ça.
00:34:32Moi, j'essayais de le rassurer en lui disant
00:34:33« On a vécu ça, mais regardez,
00:34:36il y a quelque chose qui est quand même en train de naître dans notre église,
00:34:39où on voit des jeunes qui s'engagent,
00:34:41on voit des jeunes qui veulent faire des métiers qui ont du sens,
00:34:44on voit des jeunes qui sont prêts à annoncer leur foi
00:34:47sans en avoir la moindre honte.
00:34:49Et ça, c'est quand même, même si ça reste petit en proportion,
00:34:52c'est quand même très réconfortant. »
00:34:54Je vous pose la même question que j'ai posée tout à l'heure au Père Cédric de la Serre,
00:34:57c'est comment ils justifient justement ce retour à l'église,
00:35:02ces jeunes que vous rencontrez, etc.
00:35:03C'est quoi la raison ?
00:35:05Je pense que maintenant, ils ont une perte de repères,
00:35:08c'est le contexte international.
00:35:10C'est retrouver des repères, moi je pense au contraire,
00:35:12c'est une façon de retrouver des repères.
00:35:14Quand on les a retrouvés, c'est qu'on les a perdus quand même.
00:35:16À un moment donné, on les a perdus effectivement, ça c'est certain.
00:35:19Le sécularisme, ce n'est pas une plaisanterie,
00:35:21c'est quand même quelque chose de très sérieux qui a frappé notre église.
00:35:25Mais beaucoup de jeunes gens ont envie de retrouver ces repères-là,
00:35:30et c'est une démarche profondément personnelle,
00:35:34ce qui n'était pas forcément le cas avant.
00:35:36Avant, on recevait la foi de sa famille
00:35:37et on se contentait de suivre ce chemin-là tout tracé.
00:35:40Là, il y a quand même une portion importante de jeunes
00:35:43qui font le choix personnel de se lancer dans leur foi
00:35:47et de mettre toute leur vie en accord avec cette foi.
00:35:50Alors, Denis, tout à l'heure, je taquinais parce qu'il évoquait le pape précédent.
00:35:55Qu'est-ce qui différencie Ayant XIV de son prédécesseur ?
00:36:00Ce sont des tempéraments très différents, presque opposés.
00:36:04Le pape François, quand on...
00:36:06Alors, là encore, on interroge un petit peu l'histoire, le temps long, etc.
00:36:12Il y avait déjà un pape un peu coléreux, pour dire les choses,
00:36:18le pape Pionze, qui était très coléreux,
00:36:20mais qui a eu un dauphin qui ne l'était pas.
00:36:25Le pape Pionze, c'était des colères rouges, redoutables.
00:36:28Vous savez, il connaissait le mot du futur Paul VI,
00:36:30« rex tremendae majestatis », un roi, la majesté redoutable.
00:36:34C'est ce que Montigny, le futur Paul VI, disait, de façon pas très respectueuse peut-être,
00:36:40de Pionze.
00:36:40Et après, il y a Pionze, qui lui est quelqu'un qui pouvait être pris par des colères froides,
00:36:45et ça durait très longtemps.
00:36:46Mais sinon, Pionze avait un asset qui avait une remarquable maîtrise de soi.
00:36:50Voilà, ça c'est pour la durée.
00:36:52Un exemple un peu ancien.
00:36:54Et là, avec le pape François, on a quelqu'un qui pouvait être, semble-t-il, très pénible.
00:37:02Avec aussi le fait qu'il avait une santé quand même très, comme d'autres papes d'ailleurs.
00:37:07Une santé très fragile.
00:37:08Paul VI, d'une autre manière, très doux, timide, intellectuel timide,
00:37:13c'est autre chose.
00:37:14Paul VI, Benoît XVI, c'est autre chose.
00:37:17Mais, parce que Paul VI, c'est un miracle permanent, vu sa santé.
00:37:21Il est allé au bout du monde, c'est merveilleux.
00:37:24C'est une démonstration de la puissance du Saint-Esprit,
00:37:27la vie des grands voyages de Paul VI, tout ce qu'il a subi, etc.
00:37:31Bon, ça c'est, voilà.
00:37:33Et avec des tempéraments différents, c'est un doux, Paul VI.
00:37:35Par contre, vous voyez, prenez donc, étant le pape François,
00:37:38c'est un violent, à la limite, mais qui a eu beaucoup de courage.
00:37:42Vu sa santé, on lui a enlevé une partie d'un poumon,
00:37:45où il a failli mourir, où il a flanqué un médicament,
00:37:47la streptomycine, je crois.
00:37:49On peut, ça vous déglingue un bonhomme, etc.
00:37:53Et néanmoins, il a eu le courage, voilà,
00:37:55de rentrer chez les jésuites, et puis après,
00:37:58spiritualité franciscaine, parce qu'il était fâché
00:37:59avec les autres jésuites, d'ailleurs,
00:38:00qui n'avaient pas été très sympas avec lui, ni très justes.
00:38:03Bon, voilà, c'est un chemin de croix,
00:38:05d'une certaine façon, c'est un itinéraire douloureux.
00:38:08Et après, vous avez, mais le même pape François,
00:38:10c'est là que je crois, moi aussi, à l'influence du Saint-Esprit,
00:38:13le même pape François, ainsi que d'autres,
00:38:16a pressenti quelles pouvaient être les qualités
00:38:19du pape actuel, Léon XIV, en pressentant au moins
00:38:22qu'il allait pouvoir jouer un rôle important dans l'Église.
00:38:25De même que Paul VI avait pressenti
00:38:28que Carole Voitua, le jeune évêque théologien de Cracovie,
00:38:32très brillant, il avait de la valeur,
00:38:35et vous savez qu'en 1976, pour vous montrer comment ça se passe,
00:38:39Paul VI avait demandé au jeune évêque Carole Voitua
00:38:43de prêcher la retraite des cardinaux de la curie romaine.
00:38:47Et comme ça, les cardinaux savaient qui il était.
00:38:49Voitua, le futur Jean-Paul II.
00:38:51Et ils ont élu Jean-Paul II.
00:38:53Moi, je crois un petit peu, vous savez,
00:38:54à ces coups de pouce du Saint-Esprit,
00:38:57à ces monitions, à des phénomènes providentiels.
00:39:02Ce qui fait que...
00:39:03Alors voilà, oui, après un pape qui a un mauvais caractère,
00:39:05vous avez un pape qui a bon caractère,
00:39:06eh bien, Dieu soit loué !
00:39:08On le dit scrupuleux et méthodique, ce pape.
00:39:14Bien, Pie XII était lui aussi très grand pape,
00:39:16calomnier mais très grand pape,
00:39:17Pie XII était scrupuleux et méthodique aussi, très.
00:39:20Et lorsqu'il a...
00:39:21On l'avait évoqué quand il a été choisi,
00:39:26le nom de 1914, est-ce qu'il nous donnait déjà
00:39:30un pré-programme de son...
00:39:32justement de ce qu'allait être son programme ?
00:39:36Alors, son nom qui s'est choisi...
00:39:37Ce n'est pas un hasard, c'est important de le rappeler aussi,
00:39:39parce que ça dicte beaucoup de choses.
00:39:41Son nom, il l'a dit lui-même, fait directement référence à Léon XIII,
00:39:45et à Léon XIII.
00:39:46Pape de la fin du XIXe siècle,
00:39:48qui a été le rédacteur de la première encyclique
00:39:51de doctrine sociale de l'Église,
00:39:52de Rerum Novarum,
00:39:54réflexion de l'Église sur les faits nouveaux de l'époque,
00:39:57qui était la révolution industrielle.
00:39:59Là, il le fait dans un contexte très différent.
00:40:02Il imagine que les enjeux autour de l'IA,
00:40:04il y a aussi un phénomène un peu analogique.
00:40:07Donc, il se donne cette filiation-là,
00:40:10en s'étant choisi ce prénom de Léon.
00:40:13Sur le tempérament, moi, je trouve quelque chose de très intéressant
00:40:16que j'ai un peu découvert là, aujourd'hui, avec Léon,
00:40:19c'est que sur la forme, il est extrêmement doux.
00:40:21C'est ça.
00:40:22On pourrait même dire, par certains aspects, assez cool.
00:40:26Mais le discours...
00:40:28Il est ferme.
00:40:29On va le voir, tout à l'heure.
00:40:31C'est pas un flatteur.
00:40:32Non.
00:40:32C'est pas un démago.
00:40:34Il sait ce qu'il dit, il sait en quoi il croit.
00:40:39Et il le dit très paisiblement,
00:40:40mais sans tourner autour du pot.
00:40:42Mais je trouve que c'est intéressant,
00:40:44cette espèce d'articulation entre une grande douceur de forme
00:40:48et une grande clarté de fond.
00:40:49Est-ce que je peux me permettre de vous poser la question
00:40:51que je posais à Denis, justement,
00:40:54la différence que vous mesurez entre lui et son prédécesseur ?
00:40:58Il y a la différence de tempérament.
00:41:00Il y a peut-être la différence de méthode aussi.
00:41:03Il y a une différence de méthode très limpide.
00:41:05Je vous laisse le dire.
00:41:06François était d'une méthode un petit peu rentre-dedans
00:41:10et puis on va voir ce que ça donne.
00:41:11Lui, il n'a pas dépassé d'une virgule
00:41:15ce qui était écrit sur son discours.
00:41:16On sent que c'est préparé.
00:41:18Méthodique.
00:41:19Oui, tu avais raison.
00:41:20Méthodique.
00:41:21Voilà, c'est des approches différentes
00:41:23et en un sens sans doute complémentaires.
00:41:24Il n'y aurait qu'une approche.
00:41:26Ce serait peut-être un peu monotone.
00:41:27Et est-ce qu'il aime plus la France que son prédécesseur ?
00:41:30Je suis volontairement provocateur, vous l'avez remarqué.
00:41:33Oui, c'est un peu provocateur.
00:41:34Alors ça, je ne serais pas capable de le dire
00:41:35parce que François aimait la France.
00:41:36Mais vous savez, on l'a dit.
00:41:37Il n'a jamais voulu venir en France, en tout cas à Paris en visite d'État.
00:41:42Mais il avait une bonne connaissance de la culture française, de la spiritualité française,
00:41:47de quelques grands saints français.
00:41:49Et il est venu à Strasbourg, à Marseille, en Corse.
00:41:51Je crois que c'est en France.
00:41:53Il y a Denis qui est comme ça, qui bouge la tête et qui acquiesce à mes propos.
00:41:57Donc, je suis autorisé à vous poser la question, Père Saléry de Lasserre.
00:42:00Je ne voulais pas vous mettre en difficulté, mais Duny est là.
00:42:03Juste un mot, mais le pape François, c'est un jésuite à la spiritualité française.
00:42:07C'est pour ça que je fais la différence entre les deux.
00:42:08Oui, oui, oui. Attention, avec les jésuites, méfiez-vous.
00:42:10Vous connaissez les blagues.
00:42:12Vous dites, un jésuite cherche son chemin dans Rome.
00:42:15C'est la première fois qu'il arrive à Rome.
00:42:16C'est presque le cas du pape François, un exemple.
00:42:19Il n'aimait pas tellement.
00:42:20Il n'aimait pas la curie romaine.
00:42:21Alors, vous dites, alors, jésuite, vous dites, il cherche son chemin.
00:42:25Et alors, on lui dit, vous êtes jésuite.
00:42:28Ah oui, non, mais là, vous allez avoir du mal à trouver parce que c'est tout droit.
00:42:32Parce que les jésuites sont peut-être un peu le côté un peu chadoc.
00:42:36Je ne sais pas si vous avez l'expression.
00:42:37Ce sont des esprits, peut-être, pas compliqués.
00:42:40Je ne pensais pas qu'on n'allait pas aller chadoc ce soir en commentant cette première journée du pape.
00:42:44Mais je vous en laisse mettre.
00:42:47Mais voilà, c'est...
00:42:49Et donc, mais ce qui aura humanisé, en un sens, si j'ose dire des choses ainsi,
00:42:56ils ne sont pas déshumanisés, mais ce qui aura rendu le pape François plus accessible,
00:43:01plus abordable, plus pasteur, c'est la spiritualité franciscaine.
00:43:06Il a adopté cette spiritualité.
00:43:09En Argentine, quand il avait été blackboulé, il avait été traité de façon très injuste,
00:43:15très excessive, par d'autres jésuites en Argentine, par rapport à cette...
00:43:19À propos de l'attitude à avoir vis-à-vis de la dictature des militaires argentins,
00:43:24qui était très, très violente, pour ne pas dire plus.
00:43:27Et là, il y avait des débats très, très durs, de ce point de vue-là.
00:43:31Voilà, à ce moment-là.
00:43:33Radouane, et peut-être Richard de Cèze.
00:43:36Radouane.
00:43:37Non, mais je souscris d'abord à tout ce qui a été dit par mes...
00:43:40Vous ne nuancez pas ?
00:43:41Non, je suis totalement aligné par ce qui vient d'être dit.
00:43:45Mais par ailleurs, Léon XIV, c'est important de l'avoir signalé,
00:43:47il apparaît sur la forme être...
00:43:49Sur la forme, on a l'impression que c'est quelqu'un de très doux,
00:43:52de très diplomate, finalement.
00:43:55C'est un diplomate, parce que le pape, au-delà du chef de l'Église,
00:43:58c'est un chef d'État.
00:43:59Et parfois, je me demande si Léon XIV n'a pas une plus grande facilité
00:44:03à endosser le rôle de chef d'État que ses prédécesseurs.
00:44:06On le voit dans ses nombreux bras de fer,
00:44:10notamment avec la politique menée par Donald Trump,
00:44:12dans ses positions, mais également dans ses prises de position,
00:44:14cet après-midi, à l'Élysée, dans la manière dont il conclut son discours,
00:44:18avec cette petite pique envoyée vers Emmanuel Macron.
00:44:21Oui, on va l'écouter.
00:44:22C'est un expert de la transition.
00:44:24Est-ce que vous connaissez mon programme, là ?
00:44:26Vous avez lu dans mes notes.
00:44:27C'est un expert de la transition.
00:44:28Voilà.
00:44:29Mais on va l'écouter.
00:44:32Quel est votre regard, justement ?
00:44:34Je ne suis pas du tout d'accord sur le fait que le pape François aimait la France.
00:44:36Il a commencé par expliquer que l'Europe était une vieille femme.
00:44:39C'est pour ça que j'ai posé la question, vous le remarquez.
00:44:41Donc, paix à son âme, sûrement.
00:44:42Versailles de la serre a été plus modérée.
00:44:44Mais voilà, je ne vais pas le mettre en difficulté.
00:44:46Fondamentalement, le pape François a piétiné l'Europe avec joie,
00:44:49en expliquant que ça ne servait à rien de venir en France,
00:44:51et qu'on était un pays desséché.
00:44:52Bon, là, il semble que 80 000 jeunes,
00:44:55sans parler des 600 000 demain,
00:44:56qui ne sont pas tous jeunes,
00:44:57seront là pour démentir un peu son propos.
00:45:01Il y a effectivement une question de méthode.
00:45:04et dans l'instant, dans la fougue,
00:45:07ou en tout cas, il joue l'instant et la fougue.
00:45:08N'oublions pas que c'est un pape aussi qui a dit qu'il était un peu fourbe,
00:45:11ou une peau fourbeau.
00:45:12Le fourbeau, ça veut dire malin.
00:45:13Oui, oui, c'est ambigu.
00:45:16Je vais me permettre de le traduire en jouant de cette ambiguïté.
00:45:20Et voilà.
00:45:22Donc, la malignité revendiquée du pape François
00:45:24était quand même quelque chose d'un peu stupéfiant.
00:45:29Effectivement, Léon XIV, lui, est d'une franchise aimable,
00:45:33et malgré tout, il est sûr sur le dogme,
00:45:36il est sûr sur la foi,
00:45:38il est sûr sur la pastorale.
00:45:40Là où François assistait beaucoup sur la pastorale
00:45:43et beaucoup moins sur les questions de vérité,
00:45:46voilà un pape qui réussit à être un véritable pasteur
00:45:48tout en rappelant que la vérité existe.
00:45:50Je suis, pour ma part, extrêmement fan de Léon XIV.
00:45:53J'ai cru le deviner.
00:45:56Redouane.
00:45:57Je ne suis pas vraiment d'accord sur...
00:46:00Je suis d'accord.
00:46:01Ah, il y a débat, là, ce soir.
00:46:02Non, je suis d'accord sur tout,
00:46:03sauf sur le fait que François n'aimait pas la France ou l'Europe.
00:46:05Je crois qu'en fait, le débat...
00:46:06C'est lui qui l'a dit.
00:46:07Non, je crois que le débat ne tenait pas...
00:46:09C'est pour ça que je me suis permis d'orienter le débat sur ce thème,
00:46:12parce qu'il me semblait qu'il l'avait dit aussi.
00:46:14Je ne crois pas que l'affinité de François
00:46:16tenait à aimer ou non le continent européen,
00:46:18simplement que François, le prédécesseur du pape actuel,
00:46:21prenait des positions ouvertement de gauche,
00:46:24ceux qui le présentaient lui-même comme ouvertement humaniste,
00:46:26et c'était plus en opposition envers les gouvernants
00:46:29et ceux qui gouvernaient l'Europe lors de son pontificat
00:46:32qu'une animosité contre les pays eux-mêmes.
00:46:34Enfin, en plus, ce n'est pas moi qui ai expliqué
00:46:36que l'Europe était desséchée.
00:46:37C'était une attaque contre les gouvernants,
00:46:39contre les dirigeants, que c'était des positions...
00:46:41J'ai l'impression que, vous me pardonnerez,
00:46:43que vous êtes un peu comme Denis,
00:46:44vous essayez de sauver le navire, l'équipage et la flotte en même temps,
00:46:48mais non.
00:46:51Non, mais le pape François,
00:46:55c'est un personnel assez complexe.
00:46:58Alors, vous savez, pour reprendre un petit peu
00:47:00cette succession des papes,
00:47:02avec cette espèce de gamme,
00:47:05la providence qui...
00:47:06Alors, vous savez, on remarque souvent
00:47:09que depuis déjà,
00:47:11mon pi-11, pi-12 un petit peu,
00:47:12mais surtout depuis Jean XXIII, Paul VI,
00:47:15Jean-Paul Ier,
00:47:16n'a pas duré longtemps, mais il a fait des choses.
00:47:19Jean-Paul II, etc.
00:47:20Vous avez une alternance
00:47:21de papes plutôt docteurs-enseignants,
00:47:24comme déjà avant Pidou,
00:47:25c'est-à-dire aussi, bien sûr, par excellence,
00:47:26et de papes plutôt pasteurs.
00:47:28Le pape François, c'est un pasteur
00:47:31qui a...
00:47:32Il était...
00:47:35Quand il avait été nommé archevêque de Buenos Aires,
00:47:37il était encore, à ce moment-là,
00:47:39tout le temps fourré dans les bidonvilles.
00:47:40Il disait la maison des bidonvilles,
00:47:41si vous voulez, etc.
00:47:43Il a été très...
00:47:45très engagé.
00:47:47S'il avait mis les mains dans le cambouis,
00:47:49bon, on ne peut pas lui reprocher non plus.
00:47:52Alors qu'avant, Benoît XVI,
00:47:54c'est un docteur par excellence,
00:47:56c'est le plus grand théologien de sa génération.
00:47:59Élève notamment de Romano Guardini,
00:48:01mais...
00:48:02Italo-Bavarois.
00:48:03Allez, on va avancer, Denis,
00:48:05parce que je voudrais qu'on parle également
00:48:06de l'IA et de l'aspect politique aussi,
00:48:09mais c'est bien aussi de faire des retours
00:48:11sur l'histoire.
00:48:12Mais on va retrouver l'une de nos équipes
00:48:14sur place encore, encore,
00:48:16du côté du Stade de France,
00:48:18Augustin Donagneux et Sacha Robin.
00:48:19Est-ce qu'il y a encore du monde
00:48:20au moment où nous nous parlons ?
00:48:21Il est presque minuit, mon cher Augustin.
00:48:26Oui, minuit, mais pas assez tard
00:48:28pour regarder encore ces quelques milliers de jeunes
00:48:30qui profitent de cet instant,
00:48:32ensemble, en communion, j'ai envie de dire,
00:48:34à la suite de cette messe historique
00:48:35ici au Stade de France.
00:48:36Et je voulais ce soir, Thierry, vous présenter
00:48:38trois jeunes.
00:48:40Foucault, Arnaud, Augustin.
00:48:41Vous allez me dire,
00:48:42ils sont comme les 80 000 jeunes
00:48:44qui étaient à l'intérieur de ce Stade de France.
00:48:46Oui, sauf qu'eux ont fait 14 heures de vélo
00:48:49depuis Bruxelles pour venir ici
00:48:50jusqu'à la capitale.
00:48:51Un trajet qui s'est fait en deux jours,
00:48:537 heures et 7 heures.
00:48:54Bonjour les garçons, merci d'être avec nous
00:48:56en direct sur CNews.
00:48:5714 heures de vélo pour voir le pape.
00:48:59Est-ce que ça en valait le coup ?
00:49:00Oui, ça en valait vraiment le coup.
00:49:04Complètement, oui, clairement.
00:49:05On est trop contents de l'avoir fait
00:49:06et on reste pour la messe aussi,
00:49:08donc on ne regrette vraiment pas.
00:49:09Comment ça s'est passé, cette messe ?
00:49:10Qu'est-ce que vous avez ressenti ?
00:49:12La messe, c'est demain,
00:49:13mais pour la veillée,
00:49:14c'était vraiment fort,
00:49:15les moments de silence
00:49:16et les moments de chant.
00:49:18Et vraiment, on a pu sentir
00:49:19l'unité de l'église.
00:49:20Et même le pape Léon
00:49:23était content d'être là ce soir
00:49:24avec le sourire.
00:49:26Et ça fait plaisir de voir
00:49:26tous ces sourires sur les gens.
00:49:28Les gens qui étaient là au service
00:49:30de personnes handicapées
00:49:31qui étaient aussi présentes.
00:49:32Et franchement, c'était magnifique.
00:49:34Tant le silence que la prière,
00:49:36que le chant,
00:49:37mais on oublie aussi trop souvent
00:49:39le silence pour la prière.
00:49:41Et sur le vélo,
00:49:42il y a eu beaucoup de moments de silence,
00:49:44mais dans ces moments de silence,
00:49:45on a quand même prié.
00:49:46Et ça, c'est beau.
00:49:47Et dans l'effort,
00:49:48il faut aussi penser au Seigneur.
00:49:50Et on a offert nos moments de silence
00:49:52et on pensait au Seigneur
00:49:53et on a prié dans ce silence-là.
00:49:55Mais donc ce soir,
00:49:56la joie était aussi de mise.
00:49:57Le chant,
00:49:58et il ne faut pas l'oublier,
00:50:00mais c'est aussi de la prière,
00:50:01le chant, voilà.
00:50:02Il y a eu aussi ces moments de ferveur
00:50:03lorsque le pape est arrivé
00:50:05dans sa papa mobile,
00:50:06lorsqu'il a pris la parole,
00:50:08lorsqu'il a eu les feux d'artifice.
00:50:09Ça aussi,
00:50:09c'était un moment de collégialité,
00:50:12j'ai envie de dire.
00:50:12C'était important,
00:50:13c'était très fort pour vous.
00:50:15Mais malheureusement,
00:50:15on est arrivé un peu en retard,
00:50:16donc on n'a pas eu le moment
00:50:17où il est arrivé.
00:50:18À cause du vélo, justement.
00:50:19À cause du vélo, exactement.
00:50:21Mais par contre,
00:50:22on a eu le feux d'artifice,
00:50:23d'extérieur et d'intérieur,
00:50:24du coup, on a eu les deux.
00:50:25Mais non, non, clairement,
00:50:26on a la parole hyper prenant.
00:50:28Et puis, comme disait Foucault,
00:50:29les moments aussi de silence,
00:50:31très sereins,
00:50:31beaucoup de paix.
00:50:33Quand on est arrivé dans ce stade,
00:50:34directement pris dans cette ambiance,
00:50:36tout le monde est là pour la même chose.
00:50:37C'était vraiment incroyable.
00:50:39Quel est le programme
00:50:39de la suite du week-end ?
00:50:40Demain, vous allez aller
00:50:41à la messe, à la Concorde ?
00:50:42Oui, demain,
00:50:43on a l'objectif d'aller
00:50:44à la messe à la Concorde.
00:50:46Après ça,
00:50:46on fera un petit tour dans Paris
00:50:47à vélo, bien entendu.
00:50:49Et puis, objectif,
00:50:50dimanche, pour les deux courageux,
00:50:52un retour pour un essai
00:50:54en une journée
00:50:56vers Bruxelles.
00:50:58340 kilomètres, c'est ça ?
00:50:59340 kilomètres, exactement.
00:51:01D'autres l'ont fait,
00:51:02on le fera aussi.
00:51:03On va tenter.
00:51:04Et puis, pour les plus fatigués,
00:51:06dont moi,
00:51:07on ne fera pas les malins
00:51:08et on rentrera en train.
00:51:09On fera 20 kilomètres
00:51:10entre Lille et Mons
00:51:12et on arrivera à Bruxelles
00:51:13par la suite.
00:51:14Et voilà.
00:51:14Prudence et maire de sûreté.
00:51:16Merci beaucoup,
00:51:17Foucault, Arnaud, Augustin,
00:51:18d'avoir été avec nous
00:51:19en direct sur CNews.
00:51:20Vous l'avez compris,
00:51:21ces jeunes étaient prêts
00:51:22à tout pour vivre
00:51:22cet instant,
00:51:23ce moment suspendu ici
00:51:24au Stade de France
00:51:25en présence de Léon XIV.
00:51:27Et ils ne le regrettent pas
00:51:28comme ces milliers de jeunes
00:51:30que l'on a rencontrés ce soir
00:51:31et qui nous ont transmis
00:51:32un message de paix,
00:51:34de joie et surtout
00:51:34d'espérance.
00:51:36Vous pouvez les féliciter,
00:51:37Augustin,
00:51:3814 heures de vélo.
00:51:39Vraiment, c'est...
00:51:40Bravo.
00:51:41Je ne sais pas
00:51:41si je vous ai posé la question
00:51:42parce que je la pose
00:51:43à tous nos envoyés spéciaux.
00:51:44Je ne me souviens plus
00:51:44si je vous l'ai posé ou pas,
00:51:45Augustin,
00:51:46quel était le moment
00:51:46le plus fort pour vous
00:51:47puisque vous avez eu la chance
00:51:48d'assister en direct live
00:51:51auprès de tous ces fans
00:51:54du pape Léon XIV.
00:51:55Et il y a certains fans
00:51:56également autour de ce plateau,
00:51:57d'ailleurs,
00:51:58à commencer par notre ami
00:52:00Richard de Cèze.
00:52:01J'ai bien compris.
00:52:04Oui, alors Thierry,
00:52:05le moment, selon moi,
00:52:06le plus fort,
00:52:06en tous les cas,
00:52:07celui que j'ai ressenti
00:52:07comme étant le plus fort,
00:52:08c'est l'arrivée du pape
00:52:10dans cette enceinte
00:52:11du Stade de France,
00:52:12dans l'arène,
00:52:12en quelque sorte,
00:52:13dans sa papa mobile.
00:52:14Et on voyait ses visages,
00:52:15ses visages dans les gradins
00:52:17de gens qui étaient émerveillés,
00:52:20heureux, joyeux
00:52:21et qui vivaient l'instant présent.
00:52:23Encore une fois,
00:52:24à un moment suspendu,
00:52:24quelque chose presque d'irréel.
00:52:26Une jeune femme,
00:52:26tout à l'heure,
00:52:27nous disait
00:52:27qu'elle était comme
00:52:28dans une sorte de téléfiction,
00:52:30alors que non,
00:52:31c'était véritablement
00:52:31ce qu'elle était en train
00:52:32de vivre à l'instant T.
00:52:33Et ça, pour moi,
00:52:34était le moment
00:52:35le plus intéressant,
00:52:36comme ce matin
00:52:37et ce midi
00:52:38à l'annonciature
00:52:38en plein cœur de la capitale
00:52:39où il y avait touristes,
00:52:40habitants de Paris également,
00:52:42qui ont vu le pape,
00:52:42alors non pas dans
00:52:43la papa mobile,
00:52:44mais dans sa voiture blindée,
00:52:46qui avait les fenêtres ouvertes
00:52:47et qui a salué la foule.
00:52:49Et pareil,
00:52:50tous ces gens
00:52:50avaient les yeux
00:52:51vraiment grands ouverts,
00:52:52étaient heureux
00:52:52de partager ça
00:52:53avec les membres
00:52:53de leur famille,
00:52:54avec les enfants.
00:52:55Et c'est pour moi,
00:52:56je pense,
00:52:56la chose la plus,
00:52:58comment dirais-je,
00:52:59touchante
00:52:59de cette journée
00:53:00que j'ai vécue.
00:53:01Merci beaucoup,
00:53:02Augustin de la Vieux
00:53:02avec Sacha Robin.
00:53:04Allez,
00:53:04on va rentrer également
00:53:05dans les sujets abordés
00:53:07et notamment,
00:53:08on a commencé
00:53:09à un peu en parler
00:53:10en auprès
00:53:10de l'intelligence artificielle.
00:53:12Vous vous souvenez
00:53:13que dans sa première encyclique
00:53:14Magnifica Humanita,
00:53:15c'était une des priorités
00:53:17de ce pape,
00:53:18Léon XIV,
00:53:19on l'a un peu abordé,
00:53:20je vous propose
00:53:20de l'écouter,
00:53:21c'était à l'Élysée.
00:53:22je vous pourrais écouter
00:53:23également une petite déclaration
00:53:25que je vais faire
00:53:26un peu politique
00:53:27et qui définit
00:53:27parfaitement bien également.
00:53:29Je vous attends
00:53:29au tournant,
00:53:30mon cher Olivier Benkémoun.
00:53:32Je pense que c'était aussi
00:53:33un message adressé
00:53:34à Emmanuel Macron,
00:53:35mais d'abord à l'IA.
00:53:36Qu'a-t-il à répéter
00:53:37sur l'IA
00:53:38ce matin à l'Élysée ?
00:53:40On écoute Léon XIV.
00:53:43Il m'est apparu
00:53:44indispensable
00:53:45d'aborder
00:53:46dans ma première
00:53:48lettre encyclique
00:53:50le thème
00:53:51de l'intelligence artificielle
00:53:54pour ne pas perdre
00:53:55notre humanité
00:53:56au milieu du paradis
00:53:58des machines
00:53:59qui envahissent
00:54:01cette condition
00:54:02notre quotidien.
00:54:04Il est urgent
00:54:05de former
00:54:06les esprits
00:54:06à un discernement
00:54:08d'éthique
00:54:09capable
00:54:10de voir
00:54:11ce qui est
00:54:12moralement bon.
00:54:14La intelligence artificielle,
00:54:16on sait que ça fait partie
00:54:16un peu de l'ADN
00:54:17de Léon XIV.
00:54:19En fait,
00:54:20il est dans l'actualité,
00:54:21Léon XIV.
00:54:22Il est dans son temps.
00:54:23Il parle de sujets
00:54:25qui le concernent,
00:54:26qui nous concernent,
00:54:27qui concernent tous.
00:54:28Et il a dit tout à l'heure,
00:54:30sans sagesse,
00:54:31le progrès peut devenir
00:54:32une arme.
00:54:33Ça,
00:54:33c'est la peur
00:54:34qu'il a depuis
00:54:35très longtemps,
00:54:36sur quoi il réfléchit.
00:54:39Il estime que
00:54:39ça peut être
00:54:40un danger,
00:54:41qu'on peut manipuler
00:54:42les plus jeunes,
00:54:43notamment.
00:54:43Il a la peur
00:54:44de la manipulation,
00:54:45qu'on ne puisse pas
00:54:46penser par soi-même
00:54:47et que ça change
00:54:48tout à fait
00:54:49notre humanité.
00:54:50La priorité,
00:54:51il l'a dit,
00:54:52il l'a répété
00:54:52toute la journée.
00:54:53L'humanité,
00:54:54regardez les autres,
00:54:55soyez humains,
00:54:56ouvrez votre cœur aux autres.
00:54:57Ça a été son message,
00:54:59me semble-t-il,
00:55:00toute cette journée.
00:55:00Et le progrès,
00:55:01c'est formidable.
00:55:02Le progrès,
00:55:03il n'est pas contre.
00:55:03De toute façon,
00:55:03il ne peut pas l'empêcher.
00:55:04Ce n'est pas ça la question.
00:55:06C'est quel progrès
00:55:07et ce danger permanent
00:55:09des machines.
00:55:11Il faut réfléchir à ça.
00:55:12Il faut se pencher là-dessus.
00:55:14Et ça faisait partie
00:55:15des messages,
00:55:16me semble-t-il,
00:55:17qu'il a donnés
00:55:17à la fois à l'Élysée
00:55:18et puis à l'UNESCO.
00:55:20Ça, c'était très important.
00:55:22Son discours à l'UNESCO
00:55:23était absolument remarquable.
00:55:25Je rappelle simplement
00:55:26que l'UNESCO,
00:55:28ce n'est pas la France,
00:55:29c'est l'ONU.
00:55:30Donc, il intervenait
00:55:31dans ce cadre-là.
00:55:32Que le Vatican
00:55:33est membre de l'UNESCO
00:55:35depuis sa création.
00:55:36L'an prochain,
00:55:36ça fera 75 ans.
00:55:38Et qu'il soutient
00:55:39les efforts d'éducation
00:55:41et l'éducation,
00:55:42ça fait partie
00:55:43de cette manière
00:55:45aussi de lutter
00:55:47contre une dérive
00:55:48possible des IA.
00:55:50Redon, quoi ?
00:55:51Léon XIV
00:55:52n'est pas contre
00:55:52l'intelligence artificielle.
00:55:53Il est en réalité
00:55:54pour préserver
00:55:55la place de l'homme.
00:55:56Il n'est pas contre
00:55:57le progrès.
00:55:58Il est pour que l'homme
00:55:59reste maître
00:56:00de l'intelligence artificielle.
00:56:02Mais c'est une réflexion
00:56:04légitime.
00:56:05Moi, j'appartiens
00:56:05à une génération
00:56:06qui a grandi avec Internet,
00:56:07qui a grandi
00:56:08avec ses technologies.
00:56:09En réalité,
00:56:09l'intelligence artificielle,
00:56:10ce n'est pas quelque chose
00:56:11de nouveau.
00:56:12C'est nouveau
00:56:12pour le grand public.
00:56:13Mais ça fait des décennies
00:56:14que ça existe,
00:56:15que c'est utilisé
00:56:16pour façonner des technologies.
00:56:18Simplement,
00:56:18quand la calculatrice
00:56:19est apparue,
00:56:20on s'est interrogé.
00:56:22Est-ce que le calcul mental
00:56:23allait disparaître ?
00:56:24Quand Wikipédia est apparu,
00:56:25on s'est interrogé.
00:56:26Est-ce que la recherche
00:56:27allait disparaître ?
00:56:28Bien espérons
00:56:28qu'avec l'avènement
00:56:29de l'intelligence artificielle,
00:56:30la réflexion humaine
00:56:32et la recherche humaine
00:56:33et l'esprit critique
00:56:34ne disparaissent pas.
00:56:35Et je crois que c'est précisément
00:56:36l'interrogation de Léon XIV.
00:56:38Et c'est sur ça
00:56:38que sont fondées ces craintes.
00:56:40Père Cédric Lasserre.
00:56:41Oui, moi je trouve
00:56:42qu'un des fils rouges
00:56:44de ces discours d'aujourd'hui
00:56:45sur cette question-là,
00:56:46en fait,
00:56:47c'était une réflexion anthropologique.
00:56:49Qu'est-ce que c'est
00:56:49qu'une personne humaine ?
00:56:50Qu'est-ce que c'est
00:56:51que le bien d'une personne humaine ?
00:56:53Qu'est-ce qu'il humanise ?
00:56:54Qu'est-ce qu'il déshumanise ?
00:56:55En fait,
00:56:56ça c'est une réflexion
00:56:57qui est universelle
00:56:58et j'ai envie de dire
00:56:59toute personne
00:56:59de bonne volonté
00:57:00et demandeuse
00:57:02d'une réflexion,
00:57:02d'une parole de sagesse
00:57:03sur ces sujets-là.
00:57:05Et à partir du moment
00:57:06où on sait un peu mieux
00:57:07quel est le bien
00:57:08de la personne humaine,
00:57:09alors on comprend
00:57:09que l'IA peut être mis
00:57:11au service de ce bien-là,
00:57:12c'est une bonne chose,
00:57:13ou peut aller contre ce bien-là
00:57:15et dans ce cas-là,
00:57:16ça peut...
00:57:16Il faut savoir
00:57:16ça, on le savait.
00:57:17C'est ça le message.
00:57:18C'est ça le message.
00:57:21Avant de vous...
00:57:23Parce qu'on va accueillir
00:57:23dans quelques instants
00:57:24Adeline Sigura
00:57:25qui était bénévole
00:57:26à la vie au Stade de France
00:57:27qui va prendre notre place
00:57:29dans quelques instants
00:57:29mon cher Olivier Benkeboun
00:57:31mais je ne veux pas
00:57:31vous lâcher
00:57:32parce qu'il y a
00:57:33cette petite phrase
00:57:34qui a été prononcée
00:57:37sur un sujet sensible.
00:57:39Je ne vous dis rien
00:57:40mais vous savez
00:57:41de quoi je veux parler.
00:57:42On va écouter
00:57:43et c'est peut-être ça
00:57:44la tactique
00:57:47ou la méthode
00:57:48de Léon XIV.
00:57:49Comment dire les choses
00:57:50de manière efficace,
00:57:53simple
00:57:54mais limpide.
00:57:55Écoutez,
00:57:56ça s'est passé
00:57:57à l'Élysée.
00:57:58C'est pourquoi
00:58:00je réaffirme
00:58:01avec force
00:58:02que la protection
00:58:03du droit à la vie
00:58:05constitue
00:58:06les fondements
00:58:07incontournables
00:58:09de toute autre
00:58:10droite humaine.
00:58:13Il existe
00:58:14de nos jours
00:58:15la tentation
00:58:17d'attendre
00:58:18de la science
00:58:19une solution
00:58:20et une consolation
00:58:21à toutes nos souffrances.
00:58:25le risque
00:58:25est souvent
00:58:26de tomber
00:58:27dans l'illusion.
00:58:29Est-ce qu'on n'est pas
00:58:30dans la méthode
00:58:31qu'on évoquait
00:58:32tout à l'heure
00:58:33de ce pape
00:58:34de dire les choses
00:58:36qui...
00:58:36Je commence avec vous
00:58:37Olivier peut-être
00:58:37et puis ensuite
00:58:38un petit tour de table
00:58:38mais j'ai envie
00:58:40de vous entendre
00:58:41sur la façon
00:58:42et les mots utilisés.
00:58:44Parce qu'on l'attendait
00:58:45au virage.
00:58:46Oui mais on ne l'attendait pas là.
00:58:47Il dit des choses
00:58:48avec beaucoup de diplomatie
00:58:49en réalité
00:58:49mais il les dit
00:58:50et il les dit franchement.
00:58:51Ce discours
00:58:52il l'a prononcé
00:58:53deux heures après
00:58:53être arrivé en France
00:58:54et c'est ça qui a étonné.
00:58:55Peut-être qu'on s'attendait
00:58:56à ce discours
00:58:57à Lourdes
00:58:58peut-être dans un autre contexte.
00:59:00Il est face
00:59:00à Emmanuel Macron
00:59:02Il y a 500 invités
00:59:03il vient de passer
00:59:0540 minutes
00:59:05quand même en tête à tête.
00:59:06Il est représentant politique aussi.
00:59:07Il a passé 40 minutes
00:59:09avec Emmanuel Macron
00:59:10sans doute
00:59:11qu'ils ont parlé de ça.
00:59:12Que la position
00:59:14de l'église
00:59:14du Vatican
00:59:15évidemment
00:59:15et de Léon XIV
00:59:17depuis le début
00:59:17elle est claire.
00:59:18Elle est claire.
00:59:20Il est contre cette loi.
00:59:21L'église est contre cette loi.
00:59:23Il y a beaucoup d'arguments
00:59:25d'ailleurs.
00:59:25Et dans la salle
00:59:26il y a aussi des sénateurs
00:59:28qui ont d'ailleurs
00:59:29qui ont voté
00:59:30contre cette loi.
00:59:32Évidemment.
00:59:33Mais il a sans doute surpris
00:59:35cette salle
00:59:36en y allant
00:59:37billes en tête.
00:59:38En taclant.
00:59:39Mais en taclant
00:59:40avec tact.
00:59:43En enrobant également
00:59:44en mettant ça
00:59:47dans une sorte
00:59:47de pack
00:59:48où il était question
00:59:49aussi
00:59:49de la GPA
00:59:51de la vente
00:59:52d'organes
00:59:53etc.
00:59:53D'une marchandisation
00:59:54en réalité
00:59:55de l'être humain
00:59:56et il considère
00:59:57que ça fait partie
00:59:58de la marchandisation.
00:59:59À un moment
00:59:59l'être humain
01:00:00ne servirait plus à rien
01:00:01donc quoi ?
01:00:02On a la possibilité
01:00:04de s'arrêter
01:00:04d'arrêter la vie ?
01:00:05C'est hors de question.
01:00:06C'est impensable.
01:00:07Et il voulait le dire
01:00:08et il voulait le dire.
01:00:09Et il l'a dit.
01:00:10Très rapidement
01:00:10il a aussi fait
01:00:12un long discours
01:00:13où il a félicité
01:00:15la France
01:00:15il a rappelé
01:00:16les racines chrétiennes
01:00:17etc.
01:00:18Il a mis en valeur
01:00:19la France.
01:00:20Il a parlé aussi
01:00:21de la guerre.
01:00:22Il a mis un autre tacle
01:00:24d'ailleurs.
01:00:25Oui on va l'écouter.
01:00:26On va l'écouter.
01:00:27On va l'écouter.
01:00:28On va l'écouter.
01:00:29D'abord je continue
01:00:30là-dessus sur
01:00:31sur son tacle
01:00:32comme vous dites.
01:00:33C'est pas moi
01:00:33c'est Olivier Benkiewoon.
01:00:35Je ne m'approprie pas
01:00:36ce qui ne m'appartient pas.
01:00:38Mais ça peut ressembler
01:00:38à ça.
01:00:39Il est parfaitement
01:00:40en cohérence
01:00:40avec le reste du discours.
01:00:42Il y a cette crainte
01:00:43du pape
01:00:44que je crois
01:00:44qui est sincère
01:00:45de voir la responsabilité
01:00:47humaine se diluer
01:00:48par la technique
01:00:49justement.
01:00:50Comme si la technique
01:00:51l'ordinateur
01:00:52devenait plus intelligent
01:00:53que nous
01:00:53et du coup
01:00:53c'était à l'ordinateur
01:00:54de prendre les responsabilités.
01:00:55Je pense que c'est
01:00:56sa grande crainte
01:00:56et cette grande crainte
01:00:58il l'a exprimée
01:00:58à la fois pour
01:00:59l'intelligence artificielle
01:01:00et à la fois pour
01:01:01des lois
01:01:01où la technique
01:01:02va prendre la place
01:01:03du médecin
01:01:03et prendre une décision
01:01:05qu'elle ne devrait pas prendre.
01:01:07Commentaire sur la méthode
01:01:08de Léon XIV
01:01:09sur manière
01:01:10de dire les choses
01:01:11et de les affirmer
01:01:12avec tact
01:01:13et diplomatie.
01:01:15On est d'accord
01:01:15avec cette lecture ?
01:01:16Je ne sais pas
01:01:17Radouane ?
01:01:18Ça a le mérite
01:01:19d'être clair au moins.
01:01:20C'est simple, rapide ?
01:01:21C'est simple, rapide.
01:01:23Autant,
01:01:23à titre personnel,
01:01:24je ne suis pas vraiment
01:01:25d'accord avec la position
01:01:26de Léon XIV.
01:01:27j'étant libertarien
01:01:28je prends l'extension
01:01:29de toute liberté.
01:01:30Mais au moins...
01:01:30Sur la forme ?
01:01:31Sur la forme,
01:01:33c'est clair,
01:01:34il exprime son opinion
01:01:36et plus que son opinion
01:01:37il exprime l'opinion
01:01:38de l'Église.
01:01:39Il exprime une conviction,
01:01:40il parle avec conviction.
01:01:41C'est un chef d'État
01:01:42mais c'est aussi
01:01:43le chef de l'Église.
01:01:44Il l'a fait
01:01:45avec honnêteté
01:01:45et permettez-moi
01:01:47l'expression
01:01:47sans Salamalek.
01:01:48Oui,
01:01:50tour de thalme encore,
01:01:51je continue.
01:01:51Richard,
01:01:52Richard Bessage.
01:01:52Je l'ai trouvé
01:01:53beaucoup plus poli
01:01:53que diplomate.
01:01:54Parce qu'il est
01:01:55dans l'Élysée.
01:01:56Oui,
01:01:56mais il dit les choses.
01:01:57À côté d'Emmanuel Macron,
01:01:58il lui explique
01:01:59que la France est chrétienne,
01:02:00ça a dû surprendre Emmanuel.
01:02:01Il explique
01:02:02que la GPA est nulle.
01:02:03Vous appelez Emmanuel Macron
01:02:04Emmanuel, vous ?
01:02:04Oui, oui, voilà.
01:02:05Vous l'appelez Emmanuel ?
01:02:07Non,
01:02:07je l'appelle Manu d'habitude.
01:02:08D'accord,
01:02:08très bien.
01:02:09Et donc,
01:02:10il a en fait...
01:02:11Je ne savais pas
01:02:12que vous aviez
01:02:12cette proximité.
01:02:13L'intégralité
01:02:14en fait des marqueurs
01:02:16des deux quinquennats
01:02:17d'Emmanuel Macron
01:02:18en expliquant
01:02:19qu'Emmanuel Macron
01:02:19avait tort.
01:02:20Et il l'a dit
01:02:22face à 300 personnes
01:02:23qui pouvaient
01:02:24voir le président
01:02:25avaler la potion
01:02:26un peu amère
01:02:26que l'administrait
01:02:28Léon XIV.
01:02:29Donc,
01:02:29je ne suis pas certain
01:02:30que ce soit diplomate,
01:02:31mais c'est très clair.
01:02:31C'est très clair.
01:02:32Denis,
01:02:33c'est ça la méthode
01:02:33Léon XIV ?
01:02:34Non,
01:02:35moi...
01:02:35Oui ou non ?
01:02:36Une question quand même.
01:02:37Vous ne voulez pas
01:02:38répondre à ma question ?
01:02:39Non, non,
01:02:39mais attendez.
01:02:41Léon XIV,
01:02:42il est né
01:02:42aux Etats-Unis,
01:02:43il est essentiellement
01:02:44anglophone,
01:02:44même s'il est...
01:02:45Il parle plusieurs langues.
01:02:46Très bien.
01:02:48Cela dit,
01:02:49l'expression...
01:02:49Anglais,
01:02:50espagnol,
01:02:50portugais,
01:02:51français,
01:02:51italien,
01:02:51je crois.
01:02:52Des expressions
01:02:52mal traduites.
01:02:54Parce que
01:02:55artificial intelligence,
01:02:57ça c'est de l'anglo-américain.
01:02:58OK.
01:02:59Alors nous,
01:03:00on traduit,
01:03:00les francophones,
01:03:01vu que le français
01:03:02est assez en capilotade,
01:03:03en déshérence,
01:03:04on a torpillé
01:03:05la francophonie,
01:03:06et...
01:03:07Enfin,
01:03:07jusqu'à de nouvel ordre.
01:03:08Et donc,
01:03:09on dit,
01:03:09bah oui,
01:03:09intelligence artificielle.
01:03:10Je suis désolé.
01:03:11Je suis désolé.
01:03:12Le mot intelligence
01:03:13a plusieurs sens en anglais
01:03:15et pas seulement
01:03:15le sens intelligence.
01:03:17Donc,
01:03:17il faudrait qu'on commence
01:03:18par mieux traduire
01:03:19cette expression
01:03:20pour mieux lutter
01:03:20contre ce défi
01:03:21et ce fléau,
01:03:23parfois,
01:03:24oui.
01:03:24C'est-à-dire,
01:03:25parce que
01:03:26l'intelligence
01:03:27ne peut être
01:03:27que naturelle.
01:03:28Ça n'existe pas,
01:03:29l'intelligence artificielle.
01:03:30C'est ridicule.
01:03:31Alors,
01:03:31on est des robots,
01:03:32non ?
01:03:33Parce que
01:03:33les machines artificielles,
01:03:34même les plus perfectionnées,
01:03:36les plus sophistiquées,
01:03:37ne peuvent pas
01:03:38être réellement intelligentes.
01:03:39Et sur la méthode,
01:03:40vous ne voulez pas répondre
01:03:40à ma question ?
01:03:41Sur la méthode,
01:03:43ce qui se fait,
01:03:44parce que là,
01:03:45il y a un problème
01:03:45de traduction.
01:03:46Et là,
01:03:46il y a une petite faille,
01:03:47peut-être,
01:03:48pas que chez Benoît XVI,
01:03:49pardon,
01:03:50que chez l'absurde révélateur.
01:03:51Oui,
01:03:51l'absurde révélateur.
01:03:52Il vaut mieux que ce soit
01:03:53vous que moi.
01:03:54Chez Léon XIV,
01:03:55voilà.
01:03:56C'est...
01:03:57Là,
01:03:58attention,
01:03:59vous connaissez le mot
01:04:00d'Albert Cabu,
01:04:00mal nommer les choses,
01:04:01c'est ajouter du malheur au monde.
01:04:03On nomme mal,
01:04:04quand on dit
01:04:05intelligence artificielle,
01:04:06je suis désolé,
01:04:07c'est un non-sens.
01:04:09Oui,
01:04:10mais il l'a souligné lui-même,
01:04:11d'ailleurs.
01:04:12Il l'a dit au cours
01:04:13de son discours.
01:04:14Il en a eu l'intuition.
01:04:15Pourquoi intelligence ?
01:04:16Est-ce que c'est vraiment
01:04:17de l'intelligence ?
01:04:17Mais ce qui était intéressant,
01:04:18c'est quand même,
01:04:19il n'y a pas eu de traduction là,
01:04:20parce qu'on t'avait dit
01:04:21que ce pape...
01:04:21Il n'y a pas de traduction,
01:04:22ce sont ses mots.
01:04:23Il a tout fait en français.
01:04:26Ou alors,
01:04:26je n'ai pas compris,
01:04:27mais il parle en français là.
01:04:27Il parle en français
01:04:28et il explique
01:04:28qu'il y a des problèmes
01:04:29de traduction.
01:04:30Mais voilà,
01:04:31donc là,
01:04:31le pape...
01:04:32Alors,
01:04:32le père Célique de Lasserre
01:04:34me regarde en disant
01:04:35j'espère qu'il ne va pas
01:04:35me poser des questions,
01:04:36mais j'ai quand même
01:04:36vous posé la question
01:04:37sur la méthode Léon XIV.
01:04:39Je pense que c'est sa méthode,
01:04:40puisque c'est comme ça
01:04:41qu'il s'y est pris.
01:04:42Moi,
01:04:42je trouve qu'elle a l'avantage
01:04:44de manifester quelqu'un
01:04:45qui n'a pas peur
01:04:50et qui n'est pas démago.
01:04:52Moi,
01:04:52je trouve que c'est
01:04:53deux belles qualités.
01:04:54De pouvoir assumer
01:04:55ce qu'on pense,
01:04:56ce qu'on croit
01:04:57et l'argumenter
01:04:57de manière paisible.
01:04:59C'est bien.
01:05:00Voilà.
01:05:01Moi,
01:05:01je trouve que c'est bien.
01:05:01De dire les choses calmement.
01:05:03On pense être la vérité,
01:05:04de pouvoir le dire paisiblement.
01:05:06Je trouve ça bien.
01:05:06C'est ce qui me plaît
01:05:07chez ce peuple,
01:05:08c'est qu'il dit des choses.
01:05:09Il ne se cache pas.
01:05:10On a vu
01:05:10quand Trump a eu
01:05:11des mots pas très sympas,
01:05:13il a attendu,
01:05:13il a répondu,
01:05:14il analyse et il répond.
01:05:16Avant de vous libérer,
01:05:17parce que je voyais
01:05:17qu'on parle politique
01:05:18et on a une invitée,
01:05:19je ne voudrais pas
01:05:19la faire patienter
01:05:20parce qu'elle vient
01:05:21du Stade de France
01:05:21spécialement pour nous,
01:05:22mais je me dois
01:05:23de garder notre spécialiste
01:05:25politique Olivier Benkémoun
01:05:28qui est venu
01:05:29avec beaucoup de plaisir.
01:05:31Je voudrais vous faire
01:05:32écouter cette petite
01:05:33déclaration
01:05:34si c'est un tacle ou pas
01:05:36adressé à Emmanuel Macron.
01:05:38Je ne m'engage pas,
01:05:40je veux juste
01:05:41avoir votre regard.
01:05:42Écoutez ce petit message
01:05:45du pape Léon XIV.
01:05:47« Une église prétendant
01:05:49se désintéresser
01:05:51des questions temporelles
01:05:53n'irait pas au bout
01:05:54de sa vocation
01:05:55et qu'un président
01:05:57de la République
01:05:58prétendant
01:05:59se désintéresser
01:06:00de l'église
01:06:01et des catholiques
01:06:03manquerait
01:06:04à son devoir.
01:06:05soyez assuré
01:06:07de ma fave
01:06:07prière
01:06:08pour votre
01:06:09belle nation. »
01:06:11Alors, je ne pose pas
01:06:12la question.
01:06:13ce n'est pas un tacle ça,
01:06:14c'est un rappel
01:06:15parce que c'est des mots
01:06:16qui ont été prononcés
01:06:17par Emmanuel Macron
01:06:17en 2018,
01:06:18en réalité.
01:06:20Donc, c'est ça,
01:06:21c'est 2018.
01:06:22Il lui rappelle
01:06:23ce qu'il lui a dit.
01:06:24Emmanuel Macron
01:06:24a dit
01:06:26qu'un chef d'État
01:06:27ne devait pas
01:06:29se désintéresser
01:06:30de l'église.
01:06:31C'est tout,
01:06:31c'est un rappel.
01:06:32Donc, c'est important.
01:06:33Ce n'est pas un tacle alors ?
01:06:34Par ailleurs,
01:06:35c'est le en même temps
01:06:36parce qu'Emmanuel Macron
01:06:37était allé...
01:06:38Ça, c'est un tacle.
01:06:39Ah non, du tout.
01:06:40Non, vous.
01:06:41Le en même temps,
01:06:42ce n'est pas un tacle.
01:06:42Je crois que c'est
01:06:43Emmanuel Macron lui-même
01:06:44qui déficit.
01:06:44C'est ce qu'on lui reproche.
01:06:47Mais lorsque François
01:06:48était venu au Vélodrome,
01:06:49Emmanuel Macron
01:06:50avait bien volontiers
01:06:53participé.
01:06:53Il était là.
01:06:54Mais c'est Emmanuel Macron
01:06:56en réalité
01:06:56dans toute sa splendeur,
01:06:58dans toute sa contradiction.
01:06:59le président de la République
01:07:01est plein de contradictions
01:07:02sur l'église,
01:07:03sur la laïcité.
01:07:04C'est systématique.
01:07:06On n'est pas surpris.
01:07:08On n'est pas surpris.
01:07:10Tour de table, rapide,
01:07:11avant d'avoir une...
01:07:12Il m'a rappelé
01:07:12la déclaration des Bernardins
01:07:14où en fait,
01:07:15ce que Emmanuel Macron
01:07:16avait expliqué
01:07:16à l'église de France,
01:07:18c'est qu'elle pouvait
01:07:18toujours parler
01:07:19et qu'il ne l'écouterait pas.
01:07:20Et donc, c'est ce qu'était
01:07:22effectivement...
01:07:22Donc, le pape le rappelle.
01:07:23Moi, je trouve que la pointe,
01:07:24elle est dans...
01:07:25Je vais vraiment prier
01:07:26pour la France.
01:07:27Et ça, étant donné,
01:07:28moi, je suis Emmanuel Macron,
01:07:30j'entends un pape
01:07:31qui me dit
01:07:32dans l'État
01:07:32où vous l'avez mise,
01:07:33on a vraiment...
01:07:34C'est ça, c'est votre lecture.
01:07:34C'est pour ça que ça m'intéressait
01:07:35d'avoir...
01:07:35Thomas ?
01:07:36Thomas Oswald ?
01:07:37Je ne vais rien dire
01:07:38de mieux
01:07:40que ce qui a été dit
01:07:41précédemment.
01:07:42Merci, Thomas.
01:07:43Non, il est parfaitement
01:07:45posé dans sa voix,
01:07:46effectivement,
01:07:46et l'air de rien,
01:07:47il fait passer des messages
01:07:48qui peuvent être
01:07:49assez rudes.
01:07:50Il y a des cactus cachés.
01:07:52Non, mais ça faisait...
01:07:54Rappeler ça
01:07:54au chef de l'État,
01:07:55c'est lui rappeler aussi
01:07:56que la voix de l'Église
01:07:59est importante
01:08:00et que dans la loi
01:08:02qui a été votée
01:08:03sur la fin de vie,
01:08:03il n'a absolument pas entendu.
01:08:06Ça, à mon avis,
01:08:07ça fait partie aussi
01:08:08de la suite du message,
01:08:11si vous voulez.
01:08:11Bon, je vais vous demander
01:08:13de libérer la place,
01:08:15mais je vous retrouve demain.
01:08:17pourquoi vous libérez la place,
01:08:18mon cher Olivier Van Keun ?
01:08:19Parce qu'on va accueillir
01:08:20Adeline Segura
01:08:22qui va venir.
01:08:23C'est comme à la maison.
01:08:25On va l'accueillir
01:08:25avec son beau t-shirt jeune
01:08:28qui était bénévole
01:08:29à la vie au Stade de France.
01:08:30Soyez la bienvenue
01:08:32pour que le monde
01:08:33et la vie,
01:08:34tout un symbole.
01:08:35Merci, Adeline Segura,
01:08:36ce que vous avez fait.
01:08:38Combien de temps
01:08:38vous avez mis
01:08:39pour venir
01:08:40du Stade de France
01:08:41à CNews ?
01:08:42Nous sommes dans le 15e.
01:08:43Je crois que j'ai mis
01:08:4350 minutes.
01:08:4450 minutes ?
01:08:45Bon, vous êtes venue comment ?
01:08:47En taxi.
01:08:48Taxi, bon, ok.
01:08:50Adeline,
01:08:51quel est votre état d'esprit ?
01:08:53Je vous vois rayonnante,
01:08:55le sourire,
01:08:56comment c'était ?
01:08:57C'était incroyable.
01:08:59Vraiment,
01:09:00il est venu,
01:09:00enfin là,
01:09:00je suis encore un peu dedans,
01:09:02mais...
01:09:02Oui, je vois,
01:09:02c'est pour ça.
01:09:03Vraiment,
01:09:03il a boosté nos cœurs.
01:09:05C'est ça que je pourrais retenir.
01:09:07C'était incroyable
01:09:09d'avoir 80 000 jeunes.
01:09:10On était tous
01:09:11dans une joie intense.
01:09:13C'était vraiment,
01:09:15c'était un moment
01:09:16tous ensemble
01:09:16de partage incroyable.
01:09:18Quels sont les moments
01:09:19qui vous ont le plus marqué
01:09:21ce soir ?
01:09:23Je pense que
01:09:24quand ils nous ont rappelé
01:09:25les différents saints
01:09:26de France,
01:09:27c'était vraiment
01:09:28un moment
01:09:28qui m'a particulièrement émue
01:09:30de se rappeler un peu
01:09:32l'histoire qu'on a en France,
01:09:34qui est souvent peu connue
01:09:35un peu du grand public.
01:09:38tous les saints
01:09:39qui ont fait
01:09:40un peu la grandeur
01:09:41de la France actuellement,
01:09:42c'était vraiment
01:09:43un moment fort.
01:09:44Et quand on priait aussi,
01:09:45quand on priait tous ensemble,
01:09:47le fait qu'on soit tous
01:09:48un peu dans cette unité,
01:09:49dans cette communion,
01:09:50quels que soient nos âges,
01:09:52quelles que soient
01:09:52un peu nos sensibilités,
01:09:53ça, c'était aussi
01:09:53un moment très fort.
01:09:54Alors,
01:09:54prendez-moi peut-être
01:09:55pour l'expression,
01:09:56j'ai dit tout à l'heure,
01:09:59mais je le pense,
01:10:00on avait le sentiment
01:10:01que c'était une rock star
01:10:02au Stade de France.
01:10:03On a l'habitude
01:10:03de voir des concerts
01:10:05avec des rock stars
01:10:07qui se produisent.
01:10:08Là,
01:10:08il y avait un véritable,
01:10:09on le disait tout à l'heure
01:10:10avec mes invités,
01:10:11il faut une église moderne,
01:10:12etc.
01:10:12Là,
01:10:12il y avait tout,
01:10:13le chaud,
01:10:14le feu d'artifice,
01:10:16et c'est pour ça
01:10:16que je me permets
01:10:17d'utiliser ce terme-là.
01:10:19Est-ce que vous le validez
01:10:20ou pas ?
01:10:21Et vous avez le droit
01:10:21de dire non,
01:10:22Thierry,
01:10:22vous allez trop loin,
01:10:23mais est-ce que c'est
01:10:24un peu ça quand même ?
01:10:25Alors,
01:10:26je ne sais pas
01:10:26si c'est vraiment ça,
01:10:27mais on a eu une messe
01:10:28des bénévoles la veille
01:10:29et ils nous ont dit,
01:10:30en fait,
01:10:30tout le monde actuellement
01:10:31dit on va voir le pape,
01:10:32on va voir le pape,
01:10:33et en fait,
01:10:34à travers le pape,
01:10:35c'est vraiment
01:10:35le représentant du Christ
01:10:36qu'on venait voir.
01:10:38Alors,
01:10:38je vous propose
01:10:39d'écouter
01:10:39quelques réactions
01:10:40de personnes recueillies
01:10:41par nos équipes
01:10:42qui étaient au Stade de France.
01:10:43Vous allez me dire
01:10:44si vous partagez,
01:10:45mais je pense que
01:10:46quand je vous pose la question,
01:10:47j'ai plus ou moins
01:10:48la réponse,
01:10:48mais quand même,
01:10:49je tente.
01:10:49Écoutez quelques réactions.
01:10:52On va voir
01:10:52tous les catholiques
01:10:54de France réunis
01:10:55et c'est incroyable
01:10:57à voir
01:10:57qu'il y a du monde
01:10:59qui est là
01:11:00présent pour nous voir.
01:11:01Je suis dans la joie,
01:11:02je suis dans la bonne humeur,
01:11:03c'était vraiment incroyable
01:11:04et il y avait vraiment
01:11:05beaucoup d'ambiance,
01:11:06le monde était unis,
01:11:07c'était vraiment magique.
01:11:09Les gens sont heureux
01:11:10et puis,
01:11:11on voyait que
01:11:11tout le monde était
01:11:13super à être là.
01:11:13Ça m'a vraiment émerveillé
01:11:15de voir autant de gens
01:11:17engagés justement
01:11:17pour la réception du pape
01:11:19et franchement,
01:11:21il nous a passé
01:11:21vraiment de très très
01:11:22beaux messages.
01:11:23Vous vous trouvez
01:11:24dans ses propos,
01:11:24je suppose ?
01:11:25Quand je vous pose la question,
01:11:26je me dis que je suis ridicule
01:11:27de la poser,
01:11:28mais je la pose quand même.
01:11:28Oui, c'est exactement ça.
01:11:30C'est vraiment,
01:11:31tout le monde était tout sourire,
01:11:32que ce soit pour le placement
01:11:33des gens,
01:11:34que ce soit après,
01:11:35même pendant les différents
01:11:36chants,
01:11:37les différentes interventions,
01:11:38même quand le pape parlait,
01:11:39tout le monde avait le sourire,
01:11:40tout le monde avait les yeux
01:11:42brillants.
01:11:42C'était vraiment,
01:11:43on était tous
01:11:44dans un état d'esprit,
01:11:45on était heureux
01:11:45d'être là,
01:11:46vraiment.
01:11:46Ça fait des mois
01:11:47qu'on l'attend
01:11:47et on n'était vraiment
01:11:48heureux qu'il soit enfin là.
01:11:49Je vous pose la question,
01:11:50parce que je l'ai posé
01:11:51à mes invités,
01:11:53vous le trouvez comment
01:11:54ce pape Léon XIV
01:11:55par rapport
01:11:55aux prédécesseurs ?
01:11:57Est-ce que c'est une question
01:11:57piège ou pas,
01:11:58lorsque je vous la pose ?
01:11:59Je l'autorise,
01:12:00ils sont tous passés
01:12:01sur le grill,
01:12:01donc ils attendent
01:12:03et le père Céléride
01:12:05de la serme
01:12:07me regarde
01:12:07avec une grande attention.
01:12:09Alors je dirais
01:12:09que c'est différent,
01:12:10mais ce que...
01:12:11C'est différent,
01:12:11vous ne mouillez pas trop.
01:12:12Le pape Léon XIV,
01:12:13ce qui est bien,
01:12:14c'est qu'il rassemble l'Église.
01:12:15Ça c'est,
01:12:15quelle que soit la sensibilité,
01:12:17qu'on soit plus
01:12:18traditionnaliste,
01:12:19qu'on soit plus
01:12:20charismatique,
01:12:21il rassemble vraiment
01:12:21tous les chrétiens
01:12:22et je pense que c'est
01:12:23ce qu'il faut retenir
01:12:23de ce pape,
01:12:25ou en tout cas,
01:12:25même si c'est encore récent,
01:12:26mais il rassemble
01:12:27vraiment tous les chrétiens
01:12:28et ça c'est ce qui est
01:12:29important, je trouve.
01:12:30Peut-être François
01:12:31était peut-être plus
01:12:33dans la modernité.
01:12:34Vous cherchez vos mots.
01:12:36Là, il rassemble
01:12:37vraiment toutes les sensibilités.
01:12:38Quelles sont les qualités
01:12:39que vous trouvez à ce pape ?
01:12:40C'est vrai,
01:12:41tout le monde le trouve sympa,
01:12:42ce pape.
01:12:42Il dit les choses,
01:12:43on a abordé l'IA,
01:12:46la façon dont il s'exprime,
01:12:48les mots,
01:12:49il n'y a pas un mot
01:12:50plus haut que l'autre,
01:12:50mais il dit les choses.
01:12:52Est-ce que c'est ça
01:12:53que vous percevez ?
01:12:54Il dit les choses
01:12:55et en même temps,
01:12:56il est accessible.
01:12:56Je le trouve très accessible.
01:12:58Là, par exemple,
01:12:58il a déambulé un peu partout
01:13:00pour que chacun ait la chance
01:13:01de pouvoir le voir.
01:13:03Il est assez jeune aussi
01:13:04pour un pape
01:13:05parce que je crois
01:13:05qu'il a 71 ans.
01:13:07Donc, en fait,
01:13:08je trouve qu'il est vraiment
01:13:09dans l'air du temps.
01:13:10C'est vraiment un pape
01:13:12accessible, je dirais.
01:13:14Est-ce que vous avez le sentiment
01:13:15que c'est ce pape
01:13:16qui va permettre,
01:13:17et je parle sous le gouvernement
01:13:18du père Cédric de Lasserre
01:13:19qui disait que les églises,
01:13:21hélas,
01:13:21et c'est ce que nous disait
01:13:22également Richard de Cèze,
01:13:23les églises françaises se vident.
01:13:25Est-ce que ça peut être
01:13:27le pape
01:13:28qui fait en sorte
01:13:29que les églises
01:13:31se remplissent davantage ?
01:13:33En tout cas,
01:13:33je l'espère,
01:13:34mais comme je le disais,
01:13:35le fait qu'ils rassemblent
01:13:37et le fait qu'ils permettent
01:13:38un peu à chaque sensibilité
01:13:40de s'exprimer
01:13:41et de prier
01:13:42comme elle le souhaite
01:13:43et comme sa sensibilité
01:13:47lui donne envie,
01:13:49je pense qu'en effet,
01:13:51il peut amener
01:13:52les églises
01:13:53à se re-remplir
01:13:54ou en tout cas,
01:13:56à chaque chrétien
01:13:56de trouver sa place
01:13:58dans chaque église.
01:14:00Ça fait plaisir, non ?
01:14:01D'entendre le témoignage
01:14:02d'Adeline.
01:14:03Ça fait vraiment plaisir.
01:14:04Vous avez très bien titré
01:14:05Léon XIV,
01:14:06rassembleur de tous les chrétiens,
01:14:07là où le pape François
01:14:08a été clivant,
01:14:09volontairement clivant,
01:14:10allant jusqu'à expliquer
01:14:11qu'il n'avait pas peur du schisme.
01:14:12On est quand même
01:14:14en face d'un prélat,
01:14:16d'un pasteur,
01:14:17d'un berger
01:14:18qui lui veut
01:14:19réunir toutes les brebis.
01:14:21Ça aussi,
01:14:22c'est un message
01:14:22qui est tout à fait réconfortant.
01:14:23Il y a sans doute
01:14:24des gens qui vont vouloir
01:14:25appartenir au troupeau
01:14:26grâce à lui.
01:14:27Thomas,
01:14:27Thomas Zal ?
01:14:28C'était le sens
01:14:28de son tout premier voyage.
01:14:30Je ne sais pas si vous vous souvenez,
01:14:30mais son premier voyage,
01:14:31il a eu lieu en Turquie,
01:14:32sur les lieux du concile de Nicée.
01:14:34Donc, le concile
01:14:35qui est reconnu
01:14:35par tous les chrétiens,
01:14:37y compris les orthodoxes,
01:14:38de façon à justement
01:14:40rassembler les chrétiens
01:14:41autour des valeurs communes
01:14:42que personne ne conteste
01:14:43pour montrer
01:14:45à quel point
01:14:45l'Église est universelle,
01:14:46à quel point
01:14:48tous les chrétiens
01:14:48prient le même Christ.
01:14:50Je vous propose
01:14:51d'écouter justement
01:14:52une personne
01:14:53que l'une de nos équipes
01:14:54a rencontrée
01:14:55qui s'est convertie récemment.
01:14:57Ça veut peut-être dire
01:14:58quelque chose,
01:14:58peut-être réagir d'ailleurs.
01:15:01Eh bien,
01:15:01c'est lors d'une messe d'enterrement.
01:15:03J'ai été touchée
01:15:04par ce qui s'est passé
01:15:04pendant cette messe
01:15:05et je me suis mise
01:15:06en fait à chercher
01:15:07qui était Jésus,
01:15:08savoir s'il avait existé.
01:15:11Et une fois arrivée
01:15:12à la Pentecôte 2012,
01:15:13je suis tombée
01:15:13sur le texte
01:15:14d'Isaïe 53,
01:15:15traduit par un ancien rabbin.
01:15:17Le texte qui fait partie
01:15:18de l'Ancien Testament ?
01:15:19Exactement,
01:15:20qui parle du serviteur
01:15:22souffrant.
01:15:23Et en lisant ce texte,
01:15:25j'ai compris
01:15:25qu'en fait,
01:15:26Jésus était Dieu
01:15:26parce qu'il y avait
01:15:27Dieu qui pouvait
01:15:28mourir par amour
01:15:29pour nous.
01:15:30Et à partir de là,
01:15:31j'ai décidé
01:15:31de suivre Jésus
01:15:32et puis de me faire baptiser.
01:15:34relationnellement,
01:15:35c'était compliqué.
01:15:37Mais bon,
01:15:37il a fallu passer
01:15:38par ce chemin de croix
01:15:39et puis,
01:15:41il y a un an,
01:15:41on s'est réconcilié
01:15:42avec ma famille
01:15:44et du coup,
01:15:45maintenant,
01:15:45ils savent
01:15:46que je suis catholique
01:15:47et que je vis ma foi.
01:15:50Nadine,
01:15:50vous sentez cet engouement
01:15:51autour de vous ?
01:15:52Oui,
01:15:53énormément.
01:15:54Là,
01:15:54pendant la vieillée,
01:15:54on avait énormément
01:15:55de catéchumènes,
01:15:56une fille,
01:15:57on les voyait arriver
01:15:58et on se disait
01:15:59mais ça ne s'arrêtera jamais
01:15:59en fait.
01:16:00Et c'était incroyable
01:16:01de se dire
01:16:01qu'il y avait autant de personnes
01:16:02qui avaient choisi cette année
01:16:04de se faire baptiser
01:16:05et je pense que même
01:16:06au niveau des vocations,
01:16:07on a de plus en plus
01:16:07de vocations
01:16:08donc ça montre bien
01:16:09qu'il y a de plus en plus
01:16:10de gens qui reviennent
01:16:11un peu vers le Christ
01:16:12et je pense que le pape
01:16:15n'y est pas pour rien non plus.
01:16:16Et quelles sont les raisons
01:16:20de cette attirance ?
01:16:22Qu'est-ce qu'on vous dit ?
01:16:24Alors,
01:16:25c'est quoi les raisons ?
01:16:26C'est un mal-être ?
01:16:28C'est une perte de sens ?
01:16:32Je vous posais la question
01:16:32tout à l'heure,
01:16:33c'est le contexte mondial,
01:16:35c'est vrai que le climat
01:16:36est difficile en France.
01:16:39Oui,
01:16:40je pense que c'est une recherche
01:16:41de sens.
01:16:41C'est un ensemble de tout ça ?
01:16:42Oui,
01:16:42une recherche de sens
01:16:43et aussi souvent
01:16:44on va nous faire croire
01:16:45que les catholiques
01:16:45sont un peu minoritaires,
01:16:47on n'en parle pas trop
01:16:48et là,
01:16:48le fait de,
01:16:48comme le disait la dame,
01:16:50le fait qu'on lui ait parlé
01:16:51de Jésus,
01:16:51le fait qu'elle s'y intéresse,
01:16:53en fait ça pousse
01:16:53les gens à se renseigner
01:16:54et finalement
01:16:55à se convertir après.
01:16:57Qu'est-ce que vous allez faire demain ?
01:16:58C'est quoi le programme demain ?
01:16:59Vous êtes où ?
01:17:00Je suis volontaire aussi
01:17:01pour la messe.
01:17:04Volontaire,
01:17:05donc vous allez commencer demain ?
01:17:06À 7h je crois.
01:17:07À 7h ?
01:17:08Oui.
01:17:09Donc non-stop demain,
01:17:10vos journées ?
01:17:11Exactement,
01:17:11de 7h à 18h je crois.
01:17:13Et vous n'êtes pas trop fatiguée ?
01:17:14Un peu,
01:17:15mais j'aime bien dire
01:17:16Dieu premier servi,
01:17:17comme disait Jeanne d'Arc.
01:17:19C'est magnifique.
01:17:22Il est un peu plus de 1816.
01:17:25Ce sera intéressant
01:17:26de voir les titres
01:17:28de nos confrères
01:17:29de la presse écrite
01:17:30qu'on va commenter ensemble.
01:17:30Je les découvre,
01:17:31donc je ne les connais pas.
01:17:33Et ce sera intéressant
01:17:34de voir votre regard
01:17:35sur ces titres.
01:17:36On va commencer par le Figaro
01:17:38avec une très très jolie photo
01:17:39du Figaro
01:17:40que je découvre
01:17:41avec ce titre,
01:17:41la liesse et la ferveur.
01:17:43Commentaire des uns et des autres ?
01:17:45C'est un bon titre ?
01:17:47Réel.
01:17:48Réel.
01:17:49Oui,
01:17:49c'est une description
01:17:50juste de la journée.
01:17:51On est d'accord ?
01:17:52Oui.
01:17:54Ça fait une belle couverture
01:17:55immaculée en plus
01:17:56avec le titre en blanc.
01:17:57Ils ont réussi leur coup
01:17:58au Figaro, il me semble.
01:17:59Bravo,
01:18:00ils vont être contents
01:18:00nos confrères de Figaro.
01:18:01On va regarder
01:18:02nos confrères de Ouest-France.
01:18:04Vous savez,
01:18:05le grand quotidien de l'Ouest.
01:18:06Le pape,
01:18:07les ont 14 en France,
01:18:08une visite déjà historique.
01:18:10C'est déjà historique ?
01:18:12Le caractère politique
01:18:14que vous avez souligné,
01:18:15oui,
01:18:15il rend cette visite
01:18:16totalement historique.
01:18:17Sur le terme ?
01:18:18Oui.
01:18:19Le pape est historique
01:18:20sur le plan ecclésial.
01:18:21C'est une visite apostolique
01:18:22et c'est fantastique.
01:18:23C'est quand même
01:18:23un très grand succès
01:18:24et c'est quand même spirituel.
01:18:26Et on n'est qu'à la première journée.
01:18:27Il y a plusieurs aspects.
01:18:30père Cédric de la sœur.
01:18:32C'est historique aussi
01:18:33parce que la précédente
01:18:35un peu comparable,
01:18:35c'était Benoît XVI en 2008.
01:18:39Donc ça fait un moment déjà.
01:18:41Ce genre d'événement,
01:18:42c'est tous les 20 ans.
01:18:45Adeline,
01:18:45je ne vous ai pas interrogé
01:18:46sur ces deux titres.
01:18:49C'est vrai,
01:18:50c'est historique.
01:18:51Même le fait que là,
01:18:52il fasse une veillée
01:18:52vraiment qu'avec les jeunes,
01:18:54c'est incroyable de pouvoir un peu,
01:18:56enfin,
01:18:56il nous parle directement aussi.
01:18:58Donc,
01:18:59c'est même pour nous,
01:18:59en tant que jeunes,
01:19:00c'est historique.
01:19:00Bon,
01:19:01on a un dernier titre,
01:19:02je crois,
01:19:03nos confrères d'aujourd'hui,
01:19:05peut-être.
01:19:05C'est cela,
01:19:06me dit Tara,
01:19:07qui prépare cette émission
01:19:08à mes côtés.
01:19:09Léon le Parisien.
01:19:10Pas mal comme titre.
01:19:11Léon le Parisien.
01:19:12Est-ce qu'on va titrer Léon,
01:19:14on appelle comment
01:19:15les habitants de Lourdes ?
01:19:16Lourdes.
01:19:17Lourdes,
01:19:17c'est Lourdes,
01:19:18voilà.
01:19:20Ou Léon le médecin aussi,
01:19:22peut-être.
01:19:22Bon titre,
01:19:23non,
01:19:23Léon le Parisien,
01:19:24c'est bien trouvé ?
01:19:25Bon,
01:19:26d'accord,
01:19:26ok,
01:19:27ça ne plaît que...
01:19:28Si,
01:19:28il y a des petits accents
01:19:29de Kennedy à Berlin
01:19:30qui...
01:19:30Il y a quelque chose quand même.
01:19:32Oui,
01:19:32c'est pas mal.
01:19:33Merci de venir à mon secours
01:19:35Thomas Oswald,
01:19:35parce que là,
01:19:36si je devais compter
01:19:37sur Denis Lancel,
01:19:38là...
01:19:38Non,
01:19:38mais c'est pas mal,
01:19:39parce qu'il montre,
01:19:40là,
01:19:40il était comme un poisson
01:19:41dans l'eau dans Paris.
01:19:42Bon.
01:19:42En ce sens,
01:19:43c'est très bien comme titre.
01:19:45C'est pas mal.
01:19:46Ah,
01:19:46mais voilà.
01:19:47Et Persélique de Hacer,
01:19:48oui.
01:19:48Ça veut aussi dire
01:19:49qu'il a été adopté
01:19:49par les Parisiens.
01:19:50Non seulement il y a la lèse,
01:19:51mais il a aussi été adopté.
01:19:52Oui,
01:19:52tout à fait.
01:19:53Oui,
01:19:53c'était réciproque.
01:19:54Bon.
01:19:56Pas de commentaires.
01:19:57Non.
01:19:58Non,
01:19:58d'accord.
01:19:58Il n'y aura jamais
01:19:59Emmanuel le Parisien,
01:20:00en tout cas.
01:20:00Oui,
01:20:00ça y est.
01:20:02Et on a un dernier titre,
01:20:03peut-être.
01:20:04Les dernières nouvelles d'Alsace.
01:20:06Alors,
01:20:06en Alsace,
01:20:07voilà,
01:20:08le pape se fait se lever la foule.
01:20:11Pardonnez-moi.
01:20:12C'est vrai ?
01:20:13Bien sûr.
01:20:14Mais deux bonnes nouvelles.
01:20:15Le pape a fait lever la foule
01:20:16et l'équipe de France
01:20:16a gagné ce soir.
01:20:17Ah.
01:20:18Je le vois,
01:20:19je le découvre.
01:20:19Oui,
01:20:19c'est vrai.
01:20:20Vous aussi,
01:20:20vous voyez,
01:20:21on est tellement pris par l'actualité
01:20:23que c'est une bonne nouvelle aussi.
01:20:25C'est un bon début pour Zinedine Zidane.
01:20:28Qu'est-ce qu'on a au programme encore, Tara ?
01:20:30Peut-être voir le programme de demain.
01:20:33On va peut-être voir le programme de demain.
01:20:34On l'a un peu découvert avec Adeline Segura,
01:20:38mais le programme est très chargé pour le pape.
01:20:40J'espère qu'il s'endort.
01:20:41Et je pense que vu la journée
01:20:42qu'il a passée aujourd'hui,
01:20:43je pense qu'il doit dormir.
01:20:45C'est Éloi Roche-Brun qui nous raconte le programme.
01:20:48Et puis on parlera un petit peu très rapidement
01:20:50pour conclure cette émission,
01:20:51des enjeux et des différentes étapes,
01:20:52ce que ça représente.
01:20:53Le programme avec Éloi.
01:20:56Et oui,
01:20:57après cette veillée mémorable
01:20:58avec 80 000 jeunes,
01:21:00Eléon XIV,
01:21:01le souverain pontife,
01:21:02est parti se reposer,
01:21:03car demain,
01:21:04il attend une journée encore bien chargée.
01:21:06Dès 9h,
01:21:07il rencontrera les associations
01:21:09qui s'occupent des plus démunis
01:21:11à la maison Bakhita.
01:21:13À 10h15,
01:21:13un grand moment à la Cato de Paris
01:21:15où il rencontrera
01:21:16les catéchumènes
01:21:17et les néophytes.
01:21:19Et puis le point d'orgue
01:21:19de cette séquence parisienne,
01:21:21une messe géante en plein air
01:21:23à 15h
01:21:23où 600 000 fidèles
01:21:25sont attendus.
01:21:26Puis le pape prendra l'avion
01:21:28direction lourde
01:21:29d'atterrissage prévu
01:21:30à 19h
01:21:31et il enchaînera
01:21:32à 19h40
01:21:33avec un temps de prière
01:21:34dans la grotte
01:21:35de Massabielle,
01:21:36le lieu où est apparue
01:21:37la Vierge Marie
01:21:38au XIXe siècle.
01:21:40Programme très,
01:21:41très chargé
01:21:41pour le pape demain.
01:21:44On peut évoquer
01:21:45très rapidement
01:21:46le symbole
01:21:47de ces différentes visites.
01:21:49Je ne reviens pas
01:21:50évidemment sur
01:21:50la messe de main
01:21:52importante,
01:21:53mais sur déjà
01:21:54la maison Bakhita
01:21:55qui est un centre
01:21:55d'accompagnement
01:21:56et d'intégration sociale.
01:21:59Quel est le sens
01:21:59de cette visite
01:22:00Cédric de la Serre ?
01:22:02Ça fait partie
01:22:03de la réflexion
01:22:03qu'il a initiée aujourd'hui
01:22:05de prendre soin
01:22:07de la personne humaine
01:22:08dans ses fragilités.
01:22:10Il l'a dit
01:22:11avec des mots
01:22:13assez forts
01:22:13au président
01:22:14sur la fin de vie.
01:22:15En fait,
01:22:15c'est aussi la question
01:22:16du migrant
01:22:17et de sa place
01:22:17dans la société
01:22:19et du pauvre
01:22:20en général.
01:22:21Quand on est
01:22:22face à un pauvre,
01:22:23qu'est-ce qu'on fait ?
01:22:24Et comment on gère
01:22:25surtout.
01:22:26Et comment on gère,
01:22:26voilà.
01:22:28Mais ça,
01:22:28c'est abordé
01:22:29pas sous un angle politique
01:22:30et des questions politiques
01:22:31liées à ces questions-là,
01:22:33mais sous l'angle
01:22:34caritatif.
01:22:35La maison Bakhita,
01:22:36c'est une maison
01:22:36du diocèse de Paris
01:22:37qui essaye d'accueillir
01:22:38et d'accompagner
01:22:39ces personnes-là.
01:22:39Denis,
01:22:40vous y voyez
01:22:40quel signe ?
01:22:42Moi,
01:22:43je pense qu'on voit,
01:22:45on le disait au début,
01:22:47ce pape est un conciliateur.
01:22:50C'est un conciliateur.
01:22:51C'est un artisan de paix
01:22:52dans un monde en guerre.
01:22:53On est quand même
01:22:54engagé
01:22:55dans la Troisième Guerre mondiale.
01:22:56La France n'est pas absolument
01:22:57à l'abri
01:22:58d'une guerre civile.
01:22:58Je vais me permettre
01:22:59de dire ça.
01:22:59Au moins d'affrontements,
01:23:01on ne sait pas
01:23:02comment ça peut tourner.
01:23:03La campagne est présidentielle.
01:23:05Et là,
01:23:06on a un pape
01:23:06qui arrive
01:23:07et tout le monde
01:23:08est heureux.
01:23:09Au fond,
01:23:10globalement.
01:23:11C'est un conciliateur.
01:23:15Il l'a montré.
01:23:16Au Pérou,
01:23:17il a évité
01:23:18une guerre civile.
01:23:19Au Pérou,
01:23:19j'ai une photo
01:23:20qu'on voit
01:23:21qui pourra
01:23:22peut-être montrer mieux.
01:23:23Vous voyez,
01:23:24il y a deux,
01:23:26dans une ville,
01:23:28l'endroit où il était,
01:23:30il y avait deux rivaux
01:23:31qui étaient prêts
01:23:32à s'entre-déchirer.
01:23:33le pape,
01:23:33la photo,
01:23:34elle est en...
01:23:35Levez un peu plus,
01:23:36on me dit,
01:23:36en régime,
01:23:37montrer un peu plus
01:23:38la photo qu'on la voit.
01:23:40Levez-la un petit peu plus,
01:23:40un petit peu plus haut de lits.
01:23:42on voit mieux.
01:23:43Ces deux rivaux
01:23:44qui étaient prêts
01:23:45à s'entre-déchirer
01:23:47pour la gestion
01:23:48d'une ville
01:23:48et pour un certain nombre
01:23:49de choses,
01:23:50le pape
01:23:50les amène
01:23:52à se serrer la main
01:23:53et il met sa main
01:23:54sur leur deux mains
01:23:56comme s'il...
01:23:57comme s'il...
01:23:59il bénissait.
01:24:02Il les approuve,
01:24:03il bénit
01:24:04leur réconciliation.
01:24:05Je trouve ça très beau
01:24:06et en plus,
01:24:07ça a marché,
01:24:07c'est efficace.
01:24:08On a évité...
01:24:09Alors ça,
01:24:09c'est donc à 9h,
01:24:10à 10h,
01:24:11visiter l'Institut catholique
01:24:12de Paris.
01:24:14Symbole.
01:24:14Il a rappelé
01:24:15dans l'un de ses discours
01:24:16aujourd'hui
01:24:17que la France
01:24:17était grande aussi
01:24:18par le rayonnement
01:24:19de ses universités,
01:24:21universités fondées
01:24:22par l'Église catholique.
01:24:23Donc,
01:24:23c'est tout à fait
01:24:24dans la lignée
01:24:25de ce qu'il a déjà dit.
01:24:28Redmond ?
01:24:28On est tous très heureux
01:24:30de la séquence.
01:24:31C'est une très belle séquence.
01:24:32Pour l'instant,
01:24:32tout se passe bien.
01:24:33Je suis sûr
01:24:34que demain,
01:24:34il y aura beaucoup de monde
01:24:35à la messe.
01:24:36Mais espérons que...
01:24:37Pensons déjà
01:24:38à l'après Léon XIV,
01:24:40une fois qu'il aura quitté
01:24:41la France,
01:24:41qu'il sera rentré
01:24:43au Vatican.
01:24:44Espérons que tout cela dure
01:24:45et que l'engouement
01:24:48qu'il a suicidé
01:24:49perdure
01:24:50et que ça amène
01:24:51davantage de personnes
01:24:52peut-être
01:24:53vers la religion.
01:24:54Vous savez,
01:24:54moi qui suis issu
01:24:55de l'immigration
01:24:56arabo-musulmane
01:24:57et qui suis si fier
01:24:57d'être français,
01:24:58je m'inscris pleinement
01:24:59dans l'héritage
01:25:00catholique de la France
01:25:01car j'estime
01:25:02que le christianisme
01:25:03est indissociable
01:25:04de la France
01:25:05et que le catholicisme
01:25:06a bâti la France.
01:25:07Espérons que demain,
01:25:08davantage de personnes
01:25:09se tournent vers
01:25:10les bâtisseurs de la France
01:25:10et donc vers le catholicisme
01:25:12en France.
01:25:12vous savez quoi ?
01:25:14C'est une belle phrase
01:25:15de fin.
01:25:15Je pense qu'on n'aura pas mieux.
01:25:17Donc on va terminer
01:25:18cette édition spéciale
01:25:19avec vous.
01:25:20Merci en tous les cas
01:25:21de m'avoir accompagné
01:25:22tous les six.
01:25:23Bon courage
01:25:24à vous Adeline Segura
01:25:26et merci d'être venu
01:25:27en 50 minutes
01:25:28nous raconter
01:25:30votre belle expérience
01:25:31ce soir.
01:25:32Merci à toute l'équipe,
01:25:34à toutes nos équipes
01:25:35sur le terrain
01:25:36qui vous ont fait vivre
01:25:37cette journée,
01:25:38cette première journée historique.
01:25:39nous serons tous présents
01:25:40demain.
01:25:41J'aurai le plaisir
01:25:41de vous accompagner
01:25:42tout au long
01:25:42de la journée
01:25:43de samedi d'ailleurs.
01:25:45Merci à David Bouinet,
01:25:46à Souvene,
01:25:47à Thélie Pelletier,
01:25:48à Arthur Veil
01:25:50pour avoir
01:25:52être à mes côtés
01:25:53pour préparer
01:25:54cette émission
01:25:55et merci à toutes
01:25:56les équipes
01:25:57qui se sont mobilisées
01:25:57encore une fois.
01:25:59Dans quelques instants,
01:26:00c'est Mickaël Dosantos
01:26:01qui va accompagner
01:26:01votre nuit.
01:26:03A demain,
01:26:03belle soirée
01:26:04sur notre antenne
01:26:05et à demain,
01:26:06grosse journée
01:26:07demain
01:26:07avec le peuple
01:26:08et en 14.
01:26:091
01:26:105
01:26:106
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