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  • il y a 4 jours
Ancien triathlète, Sam Maisonobe brille sur le Tour de Croatie cette année. Encore présent dans le final de la 4e étape ce vendredi, le coureur de Cofidis, 4e du classement général, a livré ses impressions, après la course, sur la chaîne L'Équipe.

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Sport
Transcription
00:00On accueille avec bonheur Sam Maisonob qui est, comme promis, connecté avec nous.
00:05Magnifique, merci infiniment Sam d'être en direct encore une fois avec nous.
00:10Vous pouvez sourire ?
00:10Ben oui, alors la journée normalement doit vous faire sourire, même si c'était dur.
00:15Mais quel numéro ? Dans la descente d'abord, et puis pour revenir sur les quatre de devant,
00:20il leur manquait un petit peu pour la victoire.
00:22Mais vous êtes conscient quand même d'avoir réussi un immense numéro dans ce final ?
00:27Oui, c'est sûr. Après, on va dire, comme il y a deux jours et comme hier,
00:32et comme depuis le début, il y a eu un super travail collectif.
00:35Donc ça nous a mis dans les meilleures prédispositions.
00:38Après, le groupe qui était à l'avant, il était dangereux pour le général
00:41et également pour la victoire d'étape.
00:43C'est pour ça que j'ai tenté de sortir dans le dernier répécho dans la descente
00:48et de les rejoindre le plus vite possible pour essayer de disputer un sprint
00:53ou de revenir de l'arrière.
00:54Mais malheureusement, je suis revenu un peu dans le mauvais timing.
00:56Et en fait, ils m'ont vu revenir, donc je ne les ai pas réellement surpris.
01:00Mais bon, on a tenté au maximum.
01:02C'est une belle cinquième place et on récupère un peu de temps en général.
01:05Donc c'est plutôt positif.
01:07C'est vrai que peut-être que c'est un petit peu dur de se rendre compte,
01:12mais la journée devrait vous apporter un sourire en ce moment, Sam, non ?
01:19Ça, c'est sûr. Pour le coup, passer un col entre guillemets hors catégorie,
01:25avec les meilleurs, même en haut, ça se fait un peu la guéguerre.
01:29Et puis après, dans les petits répéchos, pareil, il y a un sacré rythme.
01:32Puis on est quand même au quatrième jour de course.
01:34Donc ça montre qu'on peut enchaîner les jours, qu'on peut être là même quand le parcours est difficile.
01:39Et puis on a un super collectif, parce que je crois qu'on est quatrième, sixième et douzième ou treizième
01:45du général.
01:46Donc non, franchement, c'est top. La dynamique est vraiment super.
01:50La dynamique est exceptionnelle. On en parlait tout à l'heure pour l'équipe Cofidis, effectivement.
01:53Et alors, Pierre, Claire et Patrick sont là également.
01:57On évoquait vos qualités de descendeurs.
02:00Pierre est ébahi même, on peut le dire, sur vos qualités de descendeurs.
02:04On va voir les images, nous.
02:06Et qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus, Sam ? Parce que vous êtes un virtuose.
02:13On va dire que les triathlètes, on a plutôt mauvaise réputation sur le vélo.
02:19Là, j'ai essayé de prouver un peu le contraire.
02:21Surtout que je ne la connaissais pas vraiment, la descende.
02:23Donc on va dire que je l'ai fait un peu au GPS.
02:26Heureusement qu'on a cette technologie-là qui nous permet d'avoir virage après virage.
02:30Et puis non, c'est fait un peu à l'instinct.
02:33Donc parfois, il faut courir aussi sans les données, sans les datas et y aller un peu tête baissée.
02:39Il faut quand même regarder devant soi parce que louper un virage, ça peut arriver vite aussi.
02:43Et des motos.
02:44Tu peux peut-être nous expliquer, rouler avec le GPS ?
02:48Parce que nous, on comprend, mais je pense que le grand public a besoin d'un peu plus de lumière
02:53là-dessus.
02:55Oui, c'est un peu comme si c'était un guidage qu'on a sur le téléphone quand on conduit.
03:00On peut voir les virages qui vont arriver.
03:02Il y a même certaines applis qui permettent de faire un signal sonore quand le virage est vraiment très resserré.
03:08Donc en fait, ça nous permet de nous prévenir visuellement et également d'avoir un signal qui nous permet d
03:14'anticiper.
03:15Et puis d'adapter notre vitesse et puis pour ressortir le plus vite possible du virage.
03:20Est-ce que ça prévient quand il y a une moto qui est juste dans le passage ?
03:24Ah non, ça par contre, il faut s'adapter à l'instant T.
03:29Est-ce qu'on est d'accord que cette moto, elle ne vous a pas vraiment avantagé ?
03:33Bien au contraire, non ? Elle vous a gêné ?
03:35Bien au contraire, dans plusieurs virages, on va dire que j'étais à deux doigts de la dépasser.
03:40Mais je me suis dit que c'est un peu compliqué parce qu'évidemment, il relance plus fort que moi.
03:45Donc c'est sûr que j'ai perdu un peu de vitesse dans les virages.
03:49Après, l'avantage aussi de la moto, c'est que tu vois aussi le feu stop arrière qui s'allume
03:53quand il freine.
03:54Alors que quand tu es derrière un vélo, tu ne sais pas vraiment quand il freine.
03:59Demain, le sommet de la dernière difficulté, donc le début de la descente.
04:06On est à 7,5 km.
04:08Est-ce que tu as prévu des sliders, quelque chose pour les genoux, pour venir faire frotter le genou dans
04:12les virages ?
04:13C'est quoi des sliders ?
04:13C'est les protections que les motards ont sur les genoux pour venir faire toucher le genou.
04:17Non mais c'est vrai.
04:18Alors Sam, Pierre-Roland vous a comparé à un pilote de MotoGP tout à l'heure dans votre façon de
04:23descente.
04:23Freinage avant, parce que tu as freiné avant et tu as complètement lâché les freins dans cette immense courbe où
04:29tu as doublé la moto.
04:32En fait, quand on freine, on perd de l'adhérence.
04:35Donc il faut vraiment freiner avant le virage.
04:37Et quand on est dedans, si tu freines, ça veut dire que tu vas trop vite.
04:40Et une fois que tu es dedans, il faut vraiment relâcher le frein pour garder le grip.
04:45Parce qu'en fait, c'est comme ça qu'on perd l'avant ou l'arrière.
04:50Une question qu'on ne pose pas assez souvent, je trouve, aux coureurs cyclistes, alors que maintenant tout le monde
04:54roule avec ça.
04:55Est-ce que les freins à disque, alors je pense quand même, Sam, que tu as dû connaître les freins
05:00à patins, même si tu es passé pro récemment.
05:02Mais tu as dû les connaître chez les amateurs.
05:03Est-ce que les freins à disque ont vraiment tout changé en termes de trajectoire, de risques que l'on
05:08peut prendre dans les virages par rapport aux freins à patins ?
05:12L'avantage, c'est que maintenant dans le peloton, ça s'est uniformisé la technologie.
05:18Parce qu'il y a quand même eu un moment où certaines équipes avaient été à patins, d'autres à
05:22disque.
05:22Et là, c'était vraiment dangereux.
05:23Parce que les distances de freinage, l'anticipation, ce n'est pas la même.
05:26Mais maintenant, on a tous la même technologie.
05:28Donc ça nous permet vraiment d'avoir les mêmes distances de freinage.
05:32Mais moi, je trouve que c'est plutôt une bonne chose.
05:34Parce que notamment sur les étapes pluvieuses, quand on avait des roues carbone avec des freins carbone, il y avait
05:39vraiment zéro mordant.
05:41Donc là, vraiment, c'est un gros gain et un gros gap.
05:44Sam, j'ai une question.
05:45Tu as parlé de ton passé de triathlon.
05:47Tu as été champion de France, si je ne me trompe pas, en duathlon et en triathlon, justement.
05:52Tu disais que vous aviez plutôt mauvaise réputation du côté des descentes.
05:55Mais ça t'apporte quoi aujourd'hui, ce passé-là ?
05:58Parce que ce n'est pas le passé le plus commun, je veux dire, aujourd'hui dans le peloton.
06:04Déjà, on va dire que dans la journée, ça me libère un peu de temps.
06:06Parce que les triathlètes, ça s'entraîne dès 6h du mat' jusqu'à 18h, 19h, voire 20h même.
06:13Parce qu'on doit réaliser les trois sports dans la journée.
06:15Après, une saison de triathlète, ce n'est pas du tout pareil que le vélo.
06:18On a une dizaine, voire quinzaine de courses maximum.
06:22Alors qu'en cyclisme, on est aux alentours de 60h, 70h.
06:26Puis après, ça peut aller encore plus haut si on fait des grands tours.
06:30Mais ça nous apporte surtout de la rigueur d'un point de vue entraînement, de la préparation physique.
06:35Ça, ça m'a vraiment beaucoup aidé.
06:37Et puis après, ce que j'ai beaucoup apprécié dans le milieu du vélo, c'est le sens collectif.
06:42Parce qu'en triathlon, c'est un sport où on est plus centré sur notre performance personnelle.
06:47Alors que là, comme on le voit tous les jours, on est dépendant des équipiers, on est dépendant des directeurs
06:53sportifs, des mécaniciens, des assistants et tout le staff qui gravite autour de nous.
06:58Tu as gardé les réveils du matinot quand même ou pas ? Ou tu arrives quand même à te lever
07:00plus tard qu'à 6h du mat' ?
07:03Ah non, non.
07:04Moi, j'ai enlevé les réveils.
07:05Ça, ça a été le point positif quand je suis passé entièrement dans le vélo.
07:09Ça m'a fait du bien.
07:10Alors Sam, vous enlevez le réveil.
07:12Sinon, vous enlevez un sport et vous vous mettez au biathlon et puis vous serez pas mal.
07:18Ah oui, je vois qu'il y en a, ils font la transition dans l'autre sens.
07:21Alors pourquoi pas le faire dans le sens inverse.
07:24Mais pour l'instant, on va rester focus sur le vélo.
07:26Il y a des choses à faire avant.
07:27Une dernière question avant de vous laisser filer.
07:29Sam, le classement général, on va l'afficher.
07:31Vous êtes à 19 secondes, seulement 15 secondes reprises aujourd'hui.
07:35Est-ce que clairement, l'ambition d'aller chercher ce classement général, vous êtes à fond dans cette optique-là
07:43d'ici la fin de cette pro-race ?
07:46C'est sûr.
07:47De toute façon, dès la première étape, l'objectif a été de prendre ses bonifications.
07:51Et je pense que ça va se jouer à l'après-midi.
07:54J'aurais pas de regrets à me dire si je perds.
07:58Ah non, pas maintenant.
08:00Dommage, ça coupe un petit peu.
08:01Pas maintenant.
08:02Mais il a dit, oui, clairement, on joue le classement général.
08:05Il est à 19 secondes exactement de la troisième place du projet.
08:07Eh oui.

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