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  • il y a 1 semaine
Il y a un an, Ousmane Dembélé soulevait le Ballon d'Or 2025 au sortir d'une folle saison avec le Paris Saint-Germain. Mais dix ans auparavant, alors âgé de 18 ans et virevoltant ailier du Stade Rennais, il se confiait à beIN SPORTS, loin d'imaginer la riche carrière qui l'attendait.

Catégorie

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Sport
Transcription
00:00Ça enregistre ?
00:03Ça enregistre aussi ?
00:06Oui, tout à fait.
00:07Donc, allez-y.
00:11Première.
00:12Ma première, on va commencer par le tout début, à la Madeleine.
00:17Vos premiers souvenirs de foot, petits ?
00:22C'était un tournoi à Yerville.
00:25C'était le tournoi départemental de l'heure.
00:30Où il fallait se qualifier pour aller à 4 Bretons.
00:34Et c'est que le premier qui passait.
00:36On jouait la finale face au Havre, le dernier match.
00:40Et on l'a perdu vers la fin.
00:43Donc, c'est mon souvenir.
00:45C'est marrant que votre premier souvenir, ce soit un souvenir négatif.
00:50Ça veut dire beaucoup.
00:53Si ça s'est mal passé, c'est quelque chose que vous avez réussi à surmonter.
00:57Parce que si le premier souvenir, il est négatif, ça ne donne peut-être pas envie de continuer.
01:01Oui, parce que non, ce n'était pas la première fois que j'allais déjà à Yerville.
01:05Je l'ai perdu d'autres fois.
01:07Mais bon, après, c'était comme ça.
01:09J'étais jeune.
01:12Après, voilà, ça s'est passé.
01:14Mais voilà, j'ai vite oublié.
01:19C'est un quartier, votre quartier.
01:20D'où viennent de nombreux joueurs de foot ?
01:23Alors, j'ai Mandanda, Bodmer, Bernard Mendis.
01:26C'était des modèles.
01:27Vous en parliez entre vous, petits, en vous disant, la chance, eux, ils réussissent.
01:31Oui, ils venaient souvent à la Madeleine d'Evreux.
01:34On les voyait souvent.
01:36Surtout, je connais bien Mathieu Bodmer, qui est à Nice.
01:41Je l'ai par texto, tout ça.
01:43Quand j'étais à Yerville, il me dit de travailler.
01:45Il me dit que ça va venir.
01:48Après, il a su que j'ai signé au Stade Rennais à l'âge de 13 ans.
01:54Et après, il m'a félicité.
01:55Il m'a dit que ça ne fait que de débuter.
02:00Et que le chemin est long pour être en haut.
02:0513 ans, quand vous débarquez à Rennes, vous avez quoi comme sentiment ?
02:09Quand on a 13 ans, qu'on arrive dans un centre de formation, on se dit quoi ?
02:13Ça y est, c'est sûr, je vais devenir pro.
02:14Non, non, non, non.
02:16Je suis arrivé, je connaissais un peu de monde dans ce club.
02:21Parce que je venais souvent en stage.
02:23Et après, ils m'ont mis à l'aise.
02:28J'étais avec les U15, c'était très bien passé.
02:34Je ne me focalisais pas sur je vais devenir pro, je vais devenir pro tout de suite.
02:39On me disait qu'il fallait travailler, ça va venir.
02:43Je ne me prenais pas la tête.
02:45Et l'entourage, il était comment ?
02:47On a 13 ans, comment on fait pour quitter ses proches, sa famille ?
02:52Non, mes parents sont venus avec moi à Rennes.
02:55Ils sont venus avec moi et je me suis adapté très vite à la vie à Rennes.
02:59Et quitter ses amis ?
03:02Sur le coup, ça fait mal.
03:04Mais après, je voulais être dans un centre de formation.
03:09C'est comme ça, mais je les voyais tous les week-ends.
03:12Vous aviez des idoles, des modèles, peut-être au club ?
03:16Peut-être en général à travers la télévision ?
03:20Oui, je m'inspire de quelques joueurs, comme les joueurs du Barça, Neymar, Messi.
03:26Ce sont des grands joueurs.
03:29Quand on est petit, on s'inspire d'eux, même à l'heure actuelle.
03:35Mais pour arriver à ce niveau-là, il faut travailler.
03:38Expliquez-moi comment on s'inspire d'un joueur, comme on va prendre Neymar.
03:43Je sais que vous tenez beaucoup à ce joueur-là.
03:45Comment on fait ?
03:46Est-ce qu'on regarde une vidéo et le lendemain à l'entraînement, on essaie ce genre de gestes ?
03:52J'ai juste besoin qu'on m'explique.
03:53Je ne sais pas comment on peut s'inspirer d'un joueur.
03:55Non, mais on regarde pendant les matchs, qu'est-ce qu'il fait, ses déplacements, tout ça.
04:01Après, quand on est à l'entraînement, on essaie de reproduire la même chose.
04:05Mais il faut travailler pour produire ce qu'il fait, surtout Neymar.
04:11Mais sinon, on regarde ce qu'ils font les grands joueurs.
04:15Et sur les placements, sur vous, sur un match, pendant un match, c'est quelque chose qui peut vous aider
04:20?
04:20Vous pouvez vous dire, là, il faut que je fasse comme ça.
04:22Je l'ai vu faire, je vais le faire, je peux le faire.
04:26Sur le coup, on ne pense pas trop.
04:30On pense surtout à l'action.
04:32Qu'est-ce qu'on va faire là ? Qu'est-ce qu'on va faire ici ?
04:35Mais non, sur le coup, on ne pense pas trop à ce qu'ils font les grands joueurs.
04:40C'est plus dans la préparation du match.
04:42Oui, voilà.
04:43Dans la préparation du match, avant les matchs, je regarde les matchs du Barça.
04:52Je vois ce qu'ils font, tout ça.
04:55Mais sinon, sur le coup, non, je ne m'inspire pas trop.
04:59On va revenir sur cette saison qui a commencé cet été par une situation un peu particulière pour vous.
05:05Vous avez vécu comment ?
05:07Je ne vais pas rappeler que vous êtes jeune, on le sait.
05:11Ce moment où vous vous dites, là, c'est bon, ils vont me faire confiance et il y a un
05:15manque de confiance.
05:16Est-ce que vous étiez en colère ? Est-ce que vous étiez malheureux ?
05:20Non, j'étais plus en colère que malheureux.
05:23J'étais en colère.
05:25Après, ça va me servir dans ma vie.
05:28C'était une situation difficile, mais ça s'est réglé.
05:32Mais c'était une situation difficile à vivre aussi jeune.
05:37Ça laisse des traces, ça fait grandir ?
05:40Ça fait plus grandir.
05:43Après, il faut être fort mentalement, surtout.
05:46Mais sinon, ça fait plus grandir que laisser des traces.
05:49Ça veut dire quoi, être fort mentalement ?
05:52Ça veut dire ne pas se laisser faire, être solide.
05:59Quoi qu'il arrive, si le club me fait confiance, me met sur le terrain, je dois montrer.
06:06Comment on fait pour croire en soi aussi fort quand autour de vous, on vous dit « oui, c'est
06:12bien, mais tu dois encore t'améliorer » ou « il faut encore travailler ».
06:16Non, moi, je ne doute pas de mes qualités.
06:19Après, cet été, je demandais juste à être sur le terrain et montrer ce que je sais faire.
06:24Comment ça s'est fait, le changement ?
06:27Qui est-ce qui vous a conseillé, qui vous a écouté, qui a permis que cette situation se résolve du
06:38mieux possible ?
06:38Ma famille, d'abord.
06:41Et après, il y a eu Mickaël Sylvestre qui m'a conseillé, que je l'ai eu tous les jours.
06:49Après, voilà, ça s'est fait.
06:52Elle vous dit quoi, votre famille ?
06:54Parce que j'imagine que, alors j'essaye de me mettre à la place de votre mère, d'avoir un
06:58fils qui réussit aussi bien.
07:00Est-ce qu'elle vous dit « mais t'en fais pas », est-ce que c'est des gens
07:03qui vous apprennent la patience ?
07:04Ou est-ce que c'est où on vous pousse un petit peu ?
07:08Non, non, non, on me laisse faire surtout.
07:10Après, voilà, on me conseille, mais surtout c'est moi qui prends les décisions.
07:16Dis donc, pour un jeune homme comme ça, vous êtes décidé ?
07:19Oui, je prends les décisions, ils me laissent faire.
07:23Ils me disent que je suis grand maintenant.
07:26Et puis voilà.
07:26Ils vous admirent beaucoup ?
07:28Oui, ben, ils m'aiment bien.
07:30Après, quand il faut dire les choses, ils me le disent.
07:35Quand il faut me dire que c'est bien, ils me le disent aussi.
07:39Mais quand c'est pas bien, ils me le disent encore.
07:41C'est important.
07:42Oui.
07:43Je vais vous montrer un petit message de Mika Sylvestre, dont vous venez de nous parler.
07:50Si j'y arrive avec... Voilà.
07:53Je vais...
07:53Tac, vous laissez faire play là-haut.
07:58Je me suis simplement inspiré de ma propre histoire.
08:01Et puis, lui dire qu'il fallait qu'il soit patient.
08:05Et dans son intérêt, il fallait commencer au sein du club.
08:09Rendre ce qu'il a reçu au club avec les éducateurs, les formateurs.
08:15Et puis simplement prendre du plaisir dans son club formateur.
08:23Ça vous inspire quoi d'entendre ça ?
08:25Oui, il me l'a beaucoup répété ça, surtout cet été.
08:28Après, ça m'a fait réfléchir.
08:31Après, voilà, quoi.
08:33J'ai réfléchi.
08:35C'est tout.
08:36Vous avez visiblement pris la bonne décision.
08:40Oui, je pense que j'ai pris la bonne décision.
08:43Qu'est-ce qui vous fait dire, justement, que vous avez pris la bonne décision ?
08:46Que cet adresse même m'a fait confiance.
08:49Et que voilà, quoi.
08:51C'est tout.
08:52Et vous êtes digne de cette confiance.
08:53Oui, voilà.
08:56Première titularisation, premier but.
08:58Est-ce qu'à ce moment-là, vous ne vous dites pas ?
09:00Je vous l'avais dit.
09:02Non.
09:04Non, surtout que j'étais sûr de moi.
09:06Je suis sûr de ma force.
09:08Après, voilà, c'est arrivé très vite.
09:12C'est tout.
09:13Parlez-nous de cette première titularisation, de ce premier match.
09:17Il y a bien des émotions particulières à l'intérieur de vous.
09:20Il y a bien un moment où vous êtes fier de ce que vous faites.
09:23Ah, j'étais content.
09:25Surtout du match de l'équipe.
09:27Après, dans le vestiaire, tous les cadres, ils nous disent d'où c'était tranquille, de faire ce que je
09:33sais faire.
09:34Mais sinon, ouais, je suis content pour moi, pour ma famille.
09:39Surtout de ce qui s'est passé cet été.
09:41Et surtout pour le centre de formation du Stade Army.
09:46Vous n'avez pas eu peur à un moment qu'il y ait un peu d'emballement ?
09:49Tout le monde qui... Le nombre de caméras, les gens autour de vous, tout le monde qui vous en demande
09:54toujours plus.
09:55Est-ce que ce n'est pas quelque chose qui peut faire peur ?
09:58Ou est-ce que vous restez dans votre coin, vous vivez votre vie ?
10:01Non, ça ne me fait pas peur. Je reste plus dans mon coin.
10:05Je vis ma vie.
10:06On me met sur le terrain. Je montre ce que je sais faire.
10:09Je ne me préoccupe pas d'autre chose.
10:11Vous ne lisez pas tout ce qui peut être écrit sur vous ?
10:14Non, pas trop. Pas trop.
10:18Vous n'avez pas une pression supplémentaire depuis ce début de saison ?
10:24Non, non, non. Pas de pression. Franchement, je suis tranquille.
10:29Je prends les matchs après match. Franchement, il n'y a pas de pression.
10:33Quand vous voyez un parcours comme celui d'Antony Martial, est-ce que ça vous fait rêver ?
10:37Est-ce que ça vous donne envie d'aller aussi vite que lui ?
10:40Aussi vite, je ne sais pas. Après, si ça arrive, c'est comme ça.
10:45Mais ce qu'il fait Antony Martial, c'est vraiment bien.
10:48Pour tous les jeunes français, il nous donne une bonne image.
10:53On va parler de vous sur le terrain. Est-ce que vous avez une position préférée ?
10:59À droite ou à gauche, pour moi, c'est la même chose.
11:03C'est les postes où je suis plus à l'aise.
11:06Plus à gauche, je pense. Un peu plus à gauche.
11:11Je me souviens mieux.
11:13Après, sinon, voilà.
11:16Justement, vous dites à droite ou à gauche, c'est presque pareil.
11:19Parce que ça peut paraître une banalité, mais vous êtes visiblement très habile des deux pieds.
11:25Quand j'étais jeune, à Evro, je travaillais les deux pieds.
11:30Chaque entraînement, je travaillais pied droit, pied gauche, frappe pied droit, frappe pied gauche.
11:35En travaillant, ça paye.
11:39Aujourd'hui, vous avez le sentiment que les deux pieds, vous avez quand même un pied préféré, j'imagine.
11:44Oui, j'ai un pied préféré.
11:45Je frappe mieux du droit que du pied gauche.
11:49Et je conduis mieux du pied gauche que du pied droit.
11:53Donc, ça dépend de l'action que vous avez à faire, vous vous changez de pied.
11:57Oui.
11:57D'accord, c'est intéressant.
11:58Ça fait une qualité de plus.
12:00Oui.
12:01Dans quel domaine vous devez encore travailler, alors ?
12:03Si les pieds, ça va ?
12:05Physique, parce que je ne suis pas physique.
12:09Je me fais bouger un peu dans les duels.
12:13Pour ne pas se faire trop bouger dans les duels, on va repartir sur l'exemple de Neymar.
12:18Neymar aussi, quand il arrive du Brésil, il est tout fin.
12:21Est-ce qu'il ne faut pas être plus rapide ?
12:25Oui, mais après, je suis un joueur où j'évite les duels, surtout.
12:31Quand on me donne le ballon, je suis en position d'un contre un ou de deux contre un.
12:38Je ne suis pas un joueur qui va au charbon, qui va sur les duels.
12:43Ça vient du futsal ?
12:44Non, ça vient d'Evreux.
12:48C'est-à-dire ?
12:49C'est-à-dire, quand j'étais jeune, j'étais dans un quartier où on jouait tous au foot dehors,
12:58où ça dribblait, où on prenait beaucoup de plaisir.
13:03Et du futsal, vous en avez gardé quoi ?
13:06Je ne faisais pas tellement de futsal.
13:09J'étais plus dans un five dehors.
13:12Je ne faisais pas vraiment de futsal.
13:14Et donc du five, vous en avez gardé le goût du dribble ?
13:17Oui, voilà. Dribbler, fin de frappe, tout ça.
13:20Ça, je l'ai gardé et je vais toujours le garder.
13:22C'est marrant, quand vous parlez de ça, vous souriez.
13:25C'est le seul moment.
13:26C'est parce qu'avec tout ce qu'il y a ici autour, tout le côté professionnel,
13:31vous perdez un peu du plaisir, de l'envie de juste jouer au ballon ?
13:36Non, je ne perds pas de plaisir parce que quand je suis sur le terrain, je prends beaucoup de plaisir
13:40à dribbler, à être décisif sur le terrain.
13:45Sinon, c'est bien. Je prends beaucoup de plaisir.
13:48Vous avez toujours le plaisir du jeu ?
13:50Oui, toujours.
13:51Vous n'avez pas eu la pression du résultat encore ?
13:53Non.
13:56Est-ce que, ça serait assez logique d'ailleurs à votre âge, vous avez le sentiment, en regardant peut-être
14:02vos matchs, en regardant les matchs en général, d'être trop individualiste ?
14:06Oui, un peu.
14:08Des fois, je ne lâche pas la balle quand il faut la lâcher. On me le dit souvent, ça. Mais
14:14sinon, après, il faut que je travaille sur ça aussi.
14:17Vous savez, c'est assez rare, un joueur qui admet qu'il est trop individualiste ?
14:21Oui, je le vois. Des fois, quand il faut lâcher, il faut. Et puis voilà, c'est tout.
14:29Est-ce qu'il manque quelque chose ? Quand on regarde le jeu de Rennes, on a le sentiment qu
14:33'en attaque, on en parle, tout le monde en parle, du potentiel offensif de Rennes.
14:37Sauf qu'il manque un petit quelque chose. Alors, il y a peut-être des habitudes à prendre. Est-ce
14:42que vous réussissez à identifier ce qui manque ?
14:45Qu'est-ce qui fait que Rennes ne marque pas trois buts par match, c'est plus comme ça ?
14:51Nous, les attaquants, on ne doit plus jouer ensemble, on ne peut plus jouer collectif, faire la course pour l
14:57'autre, pour libérer l'espace.
15:00Voilà, on doit être plus collectif entre nous.
15:03C'est lié essentiellement à vous ?
15:07Oui, nous, aux attaquants, surtout.
15:11Le changement de coach, il a changé quoi pour vous personnellement ?
15:16Non, ça n'a rien changé. Il me dit de faire ce que je sais faire sur le terrain. Voilà,
15:24c'est tout.
15:24Il ne veut visiblement pas qu'on vous considère, qu'on vous mette la pression que sur vous.
15:30De ce que j'ai compris de son discours, il ne veut pas que ce soit que tout le monde
15:35vous donne le ballon et c'est vous qui vous débrouillez avec.
15:38Non, il ne veut pas ça, c'est sûr. Il veut que ce soit une équipe qui travaille pour le
15:45bien de cette équipe.
15:47Pas qu'on donne le ballon à ce joueur qui va dribbler 3-4 joueurs pour aller marquer. Non, ce
15:53n'est pas ça.
15:55Ce n'est pas possible.
15:56Et après, il nous dit de travailler sur ton équipe, de faire des passes, d'être disponible.
16:02Il n'y a pas qu'un joueur dans l'équipe.
16:04Mais il sait aussi que vous avez des qualités, notamment des qualités mentales.
16:08Alors, pour le pénalty que vous marquez en toute fin de match, donc visiblement, celui sur qui la faute a
16:15été faite, il ne peut pas tirer le pénalty.
16:17Vous vous sentez comment quand on vous confie ce genre de responsabilité ?
16:20Est-ce que vous y pensez ou est-ce que c'est tellement naturel pour vous que vous ne vous
16:24posez absolument aucune question ?
16:26Non, je ne me pose pas de questions. Après, je le sentais bien. Je sentais qu'Ignama allait plonger à
16:33ma gauche.
16:34Donc là, je l'ai mise. Voilà, c'est bon.
16:38Vous ne tremblez pas ? Il n'y a rien qui vous fait peur ?
16:41Ce n'est pas qu'il n'y a rien qui me fait peur, mais j'étais serein sur ce
16:45pénalty.
16:48Vous aviez en face de vous Ignama, c'est un des meilleurs gardiens de Ligue 1. Malgré tout, vous étiez
16:53serein.
16:53Oui, j'étais confiant. C'était un pénalty important en plus. Après, je n'ai pas eu la pression.
17:03Est-ce que c'est de l'insouciance de votre part, ce manque de pression, ou est-ce que c
17:08'est une confiance en l'avenir, une confiance dans ce qui se passe, juste parce que vous êtes heureux ?
17:14C'est de la confiance, je pense. J'ai confiance en moi. Sur ce pénalty, j'avais beaucoup de confiance.
17:24Mes coéquipiers m'ont dit « tu vas la mettre, tu vas la mettre ». Moi, j'étais serein.
17:29Et vous êtes serein aussi quand il s'agit de faire le cri de guerre dans le vestiaire, parce que
17:33j'ai appris que vous étiez plutôt bon à ça.
17:35Oui, parce que pour le joueur, je ne sais pas faire de cri de guerre. Donc, on m'a dit
17:40de faire le cri de guerre.
17:43Ça, vous l'avez appris où ?
17:45Avec la CFA2.
17:47C'est comment ?
17:48C'est bien.
17:51Franchement, c'est bien.
17:54Vous allez affronter Angers ce week-end.
17:57Angers, c'est quand même un match un peu particulier.
17:59Ça a été votre premier adversaire en tant que professionnel avec le Stade Rennais.
18:03Qu'est-ce que ça vous inspire ?
18:05Ça va être un bon match.
18:06Plus Angers qui sont 5e, 6e.
18:10C'est un match de haut de tableau.
18:12Il va être important pour la suite.
18:16Il reste 13 matchs.
18:18C'est le Spring Final.
18:19Il ne faut pas louper si on veut les places européennes.
18:22C'est l'objectif de Rennes, une place européenne ?
18:24Oui, c'est l'objectif.
18:26Tout le championnat est serré.
18:28On part Paris, qui est déjà champion.
18:32Tout est possible dans ce championnat.
18:34Et pour aller au-delà du championnat, on va parler quelques instants des Bleus.
18:40Vous faites partie depuis toujours.
18:42C'est une croissance continue.
18:44C'est quelque chose qui est dans un coin de votre tête ?
18:46C'est tout là-haut que vous voulez aller ?
18:48Oui, l'équipe de France A.
18:51Non, je ne pense pas à ça.
18:52Je suis avec l'équipe de France 8-19.
18:56On a le Tour Elite à préparer la semaine prochaine, dans un mois.
19:02Je ne pense qu'à ça.
19:04Non, je ne pense pas à l'équipe de France.
19:05Mais un rêve très lointain ?
19:07Très lointain ?
19:08Je ne sais pas, il y a quoi comme Coupe du monde ? 2018, 2022 ?
19:13Je ne sais pas.
19:14Après, on verra ce qui va se passer là.
19:19Oui, c'est un rêve pour tous les jeunes Français.
19:24Sinon, dans ma tête, je ne pense pas à ça.
19:27Et un rêve d'un autre championnat ?
19:30Parce que j'ai bien compris le Barça.
19:31Est-ce que c'est un rêve d'aller jouer au Barça ?
19:33Est-ce que c'est le championnat espagnol qui vous fait rêver ?
19:38Oui, c'est un rêve de jouer à Barcelone.
19:42Le championnat espagnol est très relevé.
19:45Après, il y a un deuxième championnat que j'aime bien, c'est l'Allemagne.
19:50C'est des vrais championnats de ballon que vous aimez ?
19:52Oui, où ça attaque, ça ne se pose pas de questions, ça joue au football.
20:00Qu'est-ce que je peux vous souhaiter ?
20:02Vous avez droit, comme la vieille lampe du génie,
20:06et vous avez droit à un souhait, à un vœu ?
20:10Custade René européen en fin de saison.
20:13Et pour vous, pour vous tout seul ?
20:15Pour moi, marquer le plus de vues possible.
20:21L'idée d'être meilleur espoir de la Ligue 1, c'est quelque chose qui vous intéresse ?
20:25Non, ça ne m'intéresse pas trop.
20:31Vous êtes incroyable, bravo, merci beaucoup.
20:33Merci.
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