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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, c'est l'heure face à l'info, on vient de recevoir en direct un cadeau, il n'est
00:04pas piégé j'espère ?
00:06Il y a des manques, des roses, des bananes, des caramboles, des fruits exotiques, un truc de fou.
00:13Ah peut-être, une pour vous ?
00:15En tout cas, ce sont des téléspectateurs qui l'ont envoyé, c'est magnifique, on va se partager les fruits.
00:20Il n'y a pas de chocolat pour Mathieu Bocoté.
00:22Il y a une grenade, c'est vrai, mais un fruit, je rassure bien.
00:25Non mais je sais bien, mais je précise.
00:27C'est quoi des caramboles ?
00:28Alors, caramboles, c'est un fruit des Antilles.
00:31Alors, pendant la pause, je vais ouvrir le paquet et je vais vous montrer ce que c'est.
00:34Il y en a dans le jardin de mes parents, c'est merveilleux.
00:37D'abord, Isabelle Piboulot, ma belle Isabelle, pour les infos du soir, bonsoir.
00:41Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:43À la une émeute à Saint-Pierre-des-Cors, un jeune de 19 ans a été condamné à 12 mois
00:48de prison avec sursis.
00:49Il a été jugé en comparution immédiate.
00:52Les quatre autres gardes à vue ont été levés hier soir.
00:54Dans la nuit de samedi à dimanche, des échauffourés ont éclaté.
00:57À l'issue d'interventions des forces de l'ordre pour des rodéos urbains,
01:01le policier qui conduisait le véhicule entrait en collision avec une moto
01:05a été placé sous le statut de témoin assisté.
01:09Un homme mis en examen pour le meurtre à l'arme blanche de son ex-compagne,
01:13âgé de 29 ans et de sa fille de deux mois.
01:16Les victimes ont été retrouvées sans vie jeudi dernier dans un appartement à Drancy.
01:20L'homme de 39 ans interpellé vendredi a été placé en détention provisoire.
01:26Face à la flambée des prix des carburants, la ministre de la Pêche assure la poursuite des aides de l
01:31'État aux pêcheurs en colère.
01:33Catherine Chabot est allée à leur rencontre à Sète dans l'Hérault, puis au Gros du Roi dans le Gard.
01:38La ministre a aussi évoqué la construction d'un plan de sauvegarde de la pêche en Méditerranée.
01:44Et justement, dans ce contexte, le gouvernement présentera de nouvelles aides lors d'une conférence de presse demain à 17h
01:51à Bercy.
01:51Une réunion d'urgence a eu lieu à Matignon pour tenter de calmer la grogne sociale face à l'envolée
01:57des prix
01:58qui n'épargnent pas le pouvoir d'achat des Français.
02:01Enfin, à Londres, les visiteurs de l'exposition de la tapisserie de Bayeux ont interdiction de prendre des photos de
02:08l'œuvre.
02:08Décision du British Museum qui entend fluidifier la circulation du public.
02:13L'engouement est exceptionnel depuis le 10 septembre.
02:16L'exposition affiche complet jusqu'au 31 décembre.
02:20De nouveaux billets devraient être mis en vente le 21 octobre.
02:24Merci Isabelle Piboulot.
02:26Au sommaire ce soir, les scrutins allemands confirment une recomposition brutale.
02:33L'AFD, parti de droite nationale, progresse une fois encore ce week-end dans l'Allemagne rurale.
02:39Die Linke, parti de gauche radicale, domine à Berlin tandis que les partis traditionnels reculent.
02:45En quoi est-ce la fin du vieux centre ?
02:47Le retour des blocs identitaires et sociaux et la remobilisation décisive des abstentionnistes.
02:53L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
02:55Le gazole dépasse 2,40 euros après une station sur 6.
03:00C'est en difficulté et Matignon cherche encore des aides ciblées.
03:05Il y aura des annonces demain après-midi.
03:07On l'a appris ce soir et des annonces d'aide que fera le gouvernement.
03:12Pour les pêcheurs, l'indemnité sera indexée sur les cours avec des prêts à taux zéro.
03:16Mais à force de compenser chaque flambée, quand la France s'attaque-t-elle enfin à sa dépendance énergétique ?
03:22Tourne-table des mousquetaires.
03:23Vous l'avez découvert dans Face à l'info.
03:26Il a fait sa première interview sur CNews avec nous.
03:28Omar Youssef Souleymane avait eu le courage d'aborder le fait d'être un apostat.
03:34Après son livre « Les complices du mal » qui a fait couler beaucoup d'encre,
03:37le journaliste réfugié syrien devenu français a recueilli pendant 6 ans la parole d'une centaine d'élèves,
03:44de plusieurs centaines d'élèves.
03:45Dans son livre sorti il y a 4 jours « Les héritiers de la haine »,
03:49il décrit une jeunesse traversée par l'antisémitisme, le séparatisme et le rejet de la République.
03:56L'école a-t-elle déjà perdu la bataille ? Omar Youssef Souleymane est notre invité ce soir.
04:01France Inter écarte Charles Sapin après une fronde interne.
04:04Sa chronique ne durait que 2 minutes 30, mais sa suppression pose une immense question.
04:09Le service public peut-il défendre le pluralisme tout en excluant les voix qui dérangent ?
04:14En quoi la radio publique nourrit-elle elle-même le procès en pensée unique ?
04:18En quoi cette séquence valide-t-elle ce que pensent les Français ?
04:21Et même le rapport Charles Aloncle de l'audiovisuel public, l'analyse de Gabriel Cluzel.
04:26Vendredi, la sainte tunique relique du Christ est gardée depuis 12 siècles à Argenteuil,
04:31quittera pour la première fois sa basilique, 6 km sous protection terrestre et aérienne,
04:37dans un reliquaire créé sur mesure.
04:39Au Stade de France, elle sera déroulée devant le pape Léon XIV, premier pape à la contempler.
04:45Que représente cette relique des révélations ce soir dans Face à l'info ?
04:49Avec notre invité Guy-Emmanuel Cario, qui est notre invité ce soir.
04:54Et puis en Italie, Giordia Méloni veut interdire le voile intégral à l'école
04:57et limiter le nombre d'élèves étrangers par classe.
05:01Elle invoque la culture nationale, la sécurité, la lutte contre le communautarisme.
05:06En quoi est-ce une réponse assumée aux transformations démographiques et culturelles ?
05:11L'édito de Mathieu Bocouté.
05:13Voilà, une heure pour tout se dire et sans tabou.
05:15Et c'est dans Face à l'info.
05:29Il y avait deux élections régionales en Allemagne.
05:33Trois mouvements se confirment.
05:34Mathieu Bocouté, d'abord la percée de l'AFD, ce parti de droite nationale,
05:39celle de la gauche radicale également.
05:41Ensuite, la force de réaction des partis du système contre la première.
05:46Enfin, le rôle des abstentionnistes dans la vie politique.
05:49Quelle leçon peut-on tirer de ce qui s'est passé en Allemagne ?
05:54Quelquefois, on présente l'Italie comme le laboratoire politique de l'Europe.
05:58Dans les circonstances, l'Allemagne est peut-être aujourd'hui là où on voit les mouvements de fond
06:02s'accélérer de la manière la plus nette qui soit.
06:05Donc, l'AFD est en train de devenir le premier parti politique d'Allemagne.
06:10C'est en train de s'installer dans ce rôle.
06:13Il faut comprendre, donc, ils ont fait 38 %, ils ont doublé leur score dans le lander de McLambourg-Poméranie
06:19-Occidentale.
06:1938 %, c'est deux fois plus que la fois précédente.
06:2238 % de gens qui n'ont donc pas accepté le récit que l'AFD, ce serait le retour de
06:27la bête,
06:28le retour du nazisme, le néo-nazisme, le néo-nazisme décomplexé, le néo-nazisme déclaré.
06:3338 % de gens qui disent manifestement, nous ne voyons pas le parti ainsi
06:37et nous n'acceptons pas l'interdit moral qui le frappe.
06:40Ils ont peut-être tort, mais ce qui est certain, c'est qu'ils sont assez nombreux.
06:44Comment les événements, et par ailleurs, un peu dans un autre à Berlin,
06:48percée réelle de la gauche radicale, j'y reviendrai.
06:50Comment ça nous est raconté par France Info, ça m'a beaucoup amusé, je cite.
06:54Ces résultats arrivent deux semaines après la très large victoire de l'AFD.
06:58Un parti d'inspiration nazie, comme le précisait à France Info,
07:02l'enseignante-chercheuse Valérie Dubsalf, dans le land de Saxon-Alpes,
07:06une première pour l'extrême-droite en Allemagne depuis 1945.
07:09Ces gens sont d'une subtilité déconcertante.
07:12Donc un parti néo-nazifié, extrême-droitisé, réussi à percer,
07:16malgré ce qu'on appelle en Allemagne le mur de feu, le pare-feu.
07:19Donc en France, il y a le Front républicain, en Belgique, il y a le cordon sanitaire,
07:23là-bas, c'est le pare-feu.
07:24Donc cette idée que nous sommes devant un parti absolument infréquentable
07:27qui ne doit jamais être intégré dans quelque coalition que ce soit.
07:30Comment expliquer la réaction des gens en Allemagne de l'Est plus souvent devant cela ?
07:34Une hypothèse qui est quelquefois avancée, c'est qu'ils ont fait l'expérience de l'Allemagne de l'Est,
07:37justement.
07:38Donc ils ont fait l'expérience de la domination idéologique du Parti communiste.
07:41Ils ont fait l'expérience de la Stasie.
07:42Et peut-être qu'en Allemagne de l'Est, on a appris à décrypter plus facilement qu'ailleurs
07:46les mécanismes de la domination idéologique et médiatique qui se reconduisent aujourd'hui
07:50sous prétexte d'une conception falsifiée de la démocratie libérale.
07:55Autre chose, sur France Info, je me permets de le noter parce que c'est drôle,
07:58le bilan de la soirée électorale de dimanche se résume donc à la victoire de l'extrême-droite
08:03et de la gauche dite radicale, au détriment de la gauche classique,
08:07mais surtout de la droite historique, la fameuse CDU.
08:09Donc, D-Linked, c'est la gauche dite radicale.
08:12On appelle ça multiplier les nuances pour faire comprendre qu'on n'est pas devant le même phénomène.
08:17La CDU, un élément important dans tout cela...
08:19Donc on n'ose pas dire l'extrême-gauche, mais on dit l'extrême-droite.
08:22Intéressant la sémantique, on y reviendra.
08:24Il faut toujours s'intéresser à ça.
08:26Ensuite, autre élément, l'AFD devient le principal parti de droite et la CDU s'effondre.
08:30Elle n'aura pas accès au Parlement.
08:33C'est-à-dire qu'ils sont en dessous de 5 %.
08:35Et c'est dans le lander d'Angela Merkel.
08:38Angela Merkel, qui est une figure sur laquelle on devra revenir un jour
08:41en voyant à quel point c'est une figure destructrice à la fois pour l'Allemagne et pour l'Europe.
08:45On nous l'a présentée comme une grande femme d'État.
08:47Dans les faits, c'est une figure destructrice.
08:48Et dans son lander, on ne veut plus de la CDU.
08:52C'est quand même marquant.
08:53Par ailleurs, Frère Mertz, le chancelier Mertz, nous dit
08:56« Malgré l'effondrement de son parti dans les circonstances,
08:59nous allons continuer de gouverner, nous allons continuer nos réformes,
09:03nous allons continuer d'appliquer notre programme,
09:05même s'il y a un désaveu populaire profond pour les partis du centre et notamment la CDU,
09:09parce que nos réformes sont plus importantes que l'humeur électorale circonstancielle. »
09:15Certains diraient, peut-être ont-ils tort, que c'est une forme de despotisme éclairé.
09:18Et plus le peuple se proteste, plus il faut lui enfoncer les réformes dans la gorge dont il ne veut
09:24pas,
09:24parce que le peuple éructe, le peuple ne comprend pas ce qui lui arrive,
09:28donc des hommes fermes et fiables au sommet de l'État doivent gouverner malgré les humeurs populaires.
09:34Nuance importante, le SPD, qui est le parti de gauche classique,
09:38a lui plutôt bien fait contre la FD, il termine deuxième,
09:42mais on lui annonçait un score bien moins bon il y a un an.
09:45Et pourquoi réussit-il à se maintenir et même avoir un score honorable?
09:48Parce que le système n'est par ailleurs pas mort du tout.
09:51Donc le système réussit à concentrer ses efforts de redressement, dans ce cas-là, sur le SPD.
09:56Donc il y a un effet de mobilisation des troupes pour bloquer justement ce qu'on présente comme le retour
10:01de la bête immonde.
10:03Chose importante, et vous l'avez mentionné, le rôle des abstentionnistes.
10:06Et ça, on aurait pu en parler il y a deux semaines.
10:08La force de la FD et de Die Linke, c'est de faire en sorte que les gens qui ne
10:12votaient plus,
10:13qui en avaient marre du grand gouvernement consensuel, du bloc central, du centre compétent,
10:17des gens qui ne croyaient plus à la politique,
10:19qui voyaient globalement un théâtre d'incompétents, malveillants ou non, incapables assurément,
10:26qui ont tout gâché et qui nous font la leçon,
10:28des gens qui quittaient la politique parce qu'elle manquait de radicalité.
10:31Ils disaient que globalement, l'un et l'autre, bonnet blanc, blanc bonnet, il y en a marre, tous pareils,
10:36ces gens-là conduisent le pays au désastre.
10:39Eh bien, devant cela, nous allons, nous intéressons aux partis d'opposition qui ont un discours franc et décomplexé.
10:46On peut apprécier le parti d'opposition en question.
10:48Mais c'est par la radicalité qu'ils sont capables d'amener les électeurs qui ne votaient plus à voter
10:54de nouveau.
10:55Et ça, c'est ce qu'avait fait Trump, soit dit en passant,
10:57et c'est ce que font tous les partis qui émergent dans des situations de basculement historique.
11:01Vous êtes capables de politiser, de mobiliser des électeurs, autrefois qui avaient quitté la politique.
11:07Je précise que c'est en France la stratégie de LFI.
11:10Absolument, absolument.
11:11Mais vous l'avez noté, Mathieu Bocoté, à Berlin, c'est la gauche, la gauche radicale d'Illienke qui l
11:17'emporte.
11:17Oui, et ce n'est pas une petite gauche, c'est vraiment très radical.
11:20On pourrait dire que c'est une culture LFI version Berlin.
11:23Berlin qui a une culture politique très particulière,
11:25on pourrait dire presque décadente en quelque sorte.
11:28Donc, Dillienke l'emporte avec une coalition singulière.
11:31On pourrait dire que tout comme il y a une nouvelle France, version LFI,
11:34il y a une nouvelle Allemagne, version Dillienke.
11:37Donc, c'est une coalition électorale qui compose essentiellement de populations émigrées
11:42et des jeunes femmes, j'ajoute,
11:44et par ailleurs des jeunes diplômés radicaux.
11:47On pourrait dire la jeunesse woke, disons ça simplement.
11:50Au cœur de cette proposition...
11:51Donc, chacun a un attachement particulier à l'État social,
11:53mais pour des raisons particulières.
11:55Certains, les jeunes diplômés woke parce qu'ils ne seraient pas capables
11:57de s'intégrer à l'économie de marché.
11:58D'autres parce que c'est une occasion de transfert de ressources sociales,
12:01financières, et ainsi de suite.
12:02Quoi qu'il en soit, un enjeu au cœur de l'élection à Berlin,
12:05c'était le logement.
12:07Et là, il y avait cette idée qu'il fallait exproprier
12:09200 000 logements appartenant à des grands groupes immobiliers.
12:12Donc, c'est une logique ouvertement communiste.
12:14Il y a cette idée que ces logements,
12:16nous allons les nationaliser directement ou indirectement.
12:19Et je note que ça fait penser beaucoup à la victoire de Mamdani à New York.
12:22Vous le noterez.
12:23Une campagne, une même coalition Terra Nova radicalisée,
12:26une même coalition centrée sur la question du logement,
12:29une même hostilité déclarée à la propriété,
12:33un même discours qui flirte souvent avec le racisme anti-blanc,
12:36un même collectivisme militant.
12:37Et cette gauche radicale qui existe au niveau municipal,
12:40c'est pas seulement à Berlin, c'est pas seulement à New York,
12:43c'est à Seattle, à Chicago,
12:46on pourrait dire en France, bien que ce soit sous d'autres étiquettes,
12:48à Paris, à bien les égards, à Lyon, à Saint-Denis.
12:50Et qu'est-ce qu'on voit ici?
12:51C'est que contrairement à ce qu'on nous raconte trop souvent,
12:53la gauche est au pouvoir dans le monde occidental aujourd'hui.
12:55Elle est au pouvoir au niveau municipal.
12:57La gauche radicale n'est pas dans nos positions perpétuelles.
13:00Elle a trouvé au niveau municipal
13:02le laboratoire politique pour appliquer
13:04ces réformes très radicales.
13:06Je précise qu'il ne s'agit pas d'une logique
13:08de coup de force, on pourrait dire le grand soir.
13:11La gauche réveille au grand soir.
13:11C'est plutôt la logique de la révolution permanente.
13:14Mais on s'empare d'une ville,
13:16on la transforme en profondeur,
13:17on en chasse les propriétaires,
13:19on impose le multiculturalisme radical,
13:21on assimile la police au racisme.
13:22Et à travers tout cela,
13:24c'est une révolution qui s'impose ville par ville,
13:26mais on n'est pas capable de la comprendre
13:27parce qu'on traite encore le municipal
13:28comme un simple domaine gestionnaire.
13:30Alors, revenons directement aux leçons des élections allemandes.
13:32On a envie de vous demander
13:33est-ce qu'on peut en tirer des enseignements pour la France?
13:36Oui, je crois.
13:37Le premier, c'est le vieux système partisan
13:39qui correspondait à une autre époque,
13:41une autre société, une autre industrie,
13:43une autre économie, une autre population.
13:45Ce système s'effondre un peu partout.
13:47Il peut connaître des renaissances circonstancielles,
13:49mais les vieux partis ne répondent plus
13:51qu'aux besoins de la technostructure.
13:52Ils ne sont plus connectés à la population.
13:55Prenez les partis de droite en Occident,
13:57partout aujourd'hui.
13:58Le parti de droite dominant en Allemagne aujourd'hui,
14:00c'est la FD.
14:01En France, c'est le RN.
14:03En Italie, c'est le parti de Mme Mélanie
14:05qui est par ailleurs débordé sur sa droite
14:06par Van Aschi, qui a une position
14:08qui ferait passer Mélanie pour une modérée.
14:10Au Royaume-Uni, c'est le reform.
14:12En Espagne, c'est la montée de Vox.
14:14Au Portugal, c'est Chega.
14:15Puis aux USA, c'est la droite Trump
14:17plutôt que la droite républicaine traditionnelle.
14:20Ce qui arrive, en fait,
14:21c'est que nous quittons l'idée
14:23d'une société réconcilie.
14:25Puis à gauche, c'est la même chose.
14:26Si je peux me permettre, en France,
14:27LFI, chez les socialistes américains,
14:30les démocrates américains,
14:31les socialistes prennent le devant.
14:32La gauche municipale, je l'ai dit,
14:34« Die Linke en Allemagne »,
14:35« Ce qui se décompose sous nos yeux,
14:37c'est l'illusion d'une société
14:38où la démocratie consisterait à débattre d'idées
14:40les uns les autres pour se convaincre
14:41qu'on a les meilleures options. »
14:43Ça, ça venait d'une société cohérente,
14:45presque homogène.
14:46Une société où les gens partageaient
14:48suffisamment de choses en commun
14:49pour ensuite débattre de manière éclairée,
14:51accord, désaccord, mon projet de société,
14:53le tien.
14:54On n'est plus dans cette logique-là.
14:55On est dans des institutions
14:56où s'affrontent des communautarismes,
14:58des peuples souvent,
14:59des populations qui n'ont plus rien en commun,
15:03qui s'affrontent dans le cadre d'institutions
15:04qui ne sont pas faites pour cela.
15:06Et moi, ce que je vois derrière ça,
15:08deux très brefs dernières réflexions,
15:10les blocs électoraux qui émergent
15:11seront de plus en plus des blocs ethno-sociaux.
15:13On en pense ce qu'on veut.
15:15Je ne m'en réjouis pas,
15:16mais c'est factuel.
15:17La vieille nation civique se décompose.
15:19Le peuple historique émerge.
15:20La logique contre-coloniale émerge aussi.
15:23Puis un dernier point,
15:23quel est le rôle du centre dans tout ça?
15:25Eh bien, le centre, comme toujours,
15:26préfère la gauche à la droite,
15:28pave le chemin à la victoire
15:29de la gauche radicale demain
15:30au nom de l'État de droit et de la République
15:32ou de la démocratie
15:33et parce que dans l'esprit du centre,
15:35le fascisme, encore une fois,
15:36serait l'autre nom de la droite nationale.
15:37On connaît cette histoire par cœur en France.
15:39Merci pour cette analyse.
15:40Dans un instant,
15:41on va peut-être très rapidement voir
15:43combien de personnes, selon vous,
15:45hashtag face à l'info,
15:46étaient dans l'héros au rassemblement
15:481000 bistrots prônés par Gabriel Attal.
15:51600 personnes ont été contactées.
15:53Combien y étaient?
15:54Hashtag face à l'info.
15:55Marc, une pause, on revient.
15:59On tourne sur le plateau de face à l'info
16:01dans un instant,
16:01une question à Michel Fayad,
16:03mais je vais vous montrer la carambole
16:04puisque des téléspectateurs,
16:05nous allons faire un...
16:06Non, c'est ça!
16:06Voilà, c'est ça la carambole.
16:08Vous connaissez?
16:09Je ne savais pas le nommer.
16:10Alors voilà, et c'est marrant
16:11parce que lorsqu'on coupe la carambole
16:13en...
16:13là comme ça,
16:14c'est une forme d'étoile,
16:15c'est magnifique.
16:16Voilà, ça sent très bon les fruits.
16:18Il y a une mangue.
16:19Oh là là, qu'est-ce que ça sent bon.
16:20Merci aux téléspectateurs
16:21qui nous ont envoyé ça.
16:22Et il y a une grenade.
16:25Là, c'est pour Marmendon.
16:27La grenade, magnifique.
16:29En tout cas, ça fait plaisir
16:30de recevoir des fruits.
16:32En plus, ça sent bon.
16:33On est obligé de faire l'émission ou pas?
16:35Ah, il y a une tomate.
16:36Non, ça c'est une...
16:36Non, c'est une prune.
16:37C'est une prune, ça va.
16:39Parce que vous étiez mal arrêté.
16:41Vous n'êtes plus une prune.
16:44Il n'y a pas plus.
16:45Il y a une pastèche.
16:46En tout cas, bon, moi,
16:46je garde la rose.
16:48Merci.
16:48Heureusement qu'elle n'est pas rouge.
16:51Merci infiniment
16:51aux téléspectateurs
16:52de Face à l'Info.
16:53Question, Michel Fayad.
16:55Pourquoi les médias français,
16:56pour rebondir à ce que disait
16:57Mathieu Bocoté,
16:58pourquoi les médias français
16:59qualifient-ils l'AFD
17:01d'extrême droite
17:02et d'Ileinke
17:03de gauche radicale
17:04et pas d'extrême gauche,
17:05selon vous?
17:06Parce qu'un adjectif politique
17:07n'est jamais seulement un adjectif.
17:09Il donne déjà une partie
17:10du verdict.
17:11Pour l'AFD,
17:12il existe une raison sérieuse.
17:14Plusieurs branches régionales
17:15ont été classées
17:16comme extrémistes de droite,
17:17mais par le renseignement
17:18intérieur allemand.
17:19Donc, extrême droite
17:20ne sort pas du chapeau,
17:22mais la vraie question,
17:23c'est l'autre moitié
17:24de la phrase,
17:24donc par le renseignement allemand.
17:27Pourquoi Dielinke
17:28devient-elle simplement
17:28gauche radicale?
17:30Parce que si on regarde
17:31son arbre généalogique,
17:32il est assez spectaculaire.
17:33Le parti communiste
17:34qui dirigeait la RDA,
17:36la République démocratique allemande,
17:37la dictature communiste
17:38de l'Est,
17:39alliée de Moscou,
17:40est devenu le PDS
17:41en 1990.
17:42C'est la fusion du PDS
17:44avec une scission
17:45du parti social-démocrate allemand
17:47qui est née Dielinke en 2007.
17:49Ce parti communiste
17:50contrôlait l'État,
17:51le Parlement
17:52enterrénait ses décisions
17:53et derrière,
17:54il y avait l'astasie,
17:55la police politique.
17:56Alors évidemment,
17:57Dielinke d'aujourd'hui
17:58n'est pas le parti communiste
17:59de Honecker.
18:00Une génération a passé.
18:02Le parti a changé,
18:03fusionné,
18:03renouvelé ses dirigeants,
18:05participé aux jeux démocratiques.
18:06Mais son histoire
18:07n'a pas disparu
18:08parce qu'on a changé
18:10d'adjectif
18:10et c'est là
18:11que votre question
18:11devient intéressante.
18:12Ah, enfin !
18:14Jusqu'à là,
18:15elle était intéressante.
18:16J'ai failli avoir peur.
18:19C'est parce que
18:20je lui ai dit de couper.
18:21C'est intéressant.
18:23Extrême droite,
18:24le téléspectateur
18:24entend immédiatement
18:25danger pour la démocratie.
18:27Gauche radicale,
18:28il entend gauche
18:29mais en plus corsé
18:31par presque la version
18:32avec supplément piment.
18:33Or,
18:34les deux mots
18:34n'ont évidemment pas
18:35la même charge.
18:36Dans son histoire
18:37de l'extrême droite
18:37en France,
18:38l'historien Olivier Dard,
18:39qui était l'invité
18:40de Mathieu Bocoté
18:41dans Face à Bocoté,
18:41exprime justement
18:42des réserves
18:43sur le mot lui-même.
18:44Pas pour absurde
18:45qui que ce soit
18:45parce que le singulier
18:47extrême droite
18:47range depuis 150 ans
18:49sous une seule étiquette
18:50des hommes et des traditions
18:51qui ne ressemblent pas.
18:52Boulanger n'est pas Maurras,
18:54Maurras n'est pas Poujade,
18:55Poujade n'est pas Le Pen.
18:56Donc,
18:57même l'extrême droite
18:58recouvre déjà
18:58une histoire
18:59plus compliquée
19:00que l'étiquette.
19:01Et vous voulez
19:01la preuve que les mots
19:02sont aussi un choix ?
19:03Dans la presse anglophone,
19:05D-Link est couramment
19:06qualifié de far left,
19:07littéralement extrême gauche.
19:09Même parti,
19:10autre langue,
19:10autre adjectif.
19:11Merci.
19:12Donc,
19:12il faut tenir
19:12les deux vérités
19:13en même temps.
19:14Oui,
19:14il existe des raisons
19:15objectives pour qualifier
19:16l'AFD d'extrême droite,
19:17mais appeler systématiquement
19:19l'autre bord radical
19:20plutôt qu'extrême
19:21relève aussi
19:22d'un choix
19:22de vocabulaire journalistique
19:23et ce choix
19:24n'est pas anodin.
19:25La sémantique,
19:26la sémantique.
19:27Qui veut réagir peut-être
19:28au gazole
19:29puisque c'est important.
19:30Le gouvernement,
19:31on l'a appris ce soir,
19:32va présenter
19:33de nouvelles aides.
19:34Demain,
19:34après-midi,
19:35le gazole dépasse
19:37les 2,40 euros.
19:38Près d'une station
19:39sur 6 est en difficulté.
19:40Matignon cherche encore
19:41donc des aides ciblées.
19:42Pour les pêcheurs,
19:44la ministre chargée
19:44de la mer s'est exprimée
19:45cet après-midi.
19:47L'indemnité sera indexée
19:48sur les cours
19:48avec des prêts
19:49à taux zéro.
19:50Mais à force de compenser
19:51chaque flambée
19:52quand la France s'intègre
19:53effectivement au vrai sujet,
19:55enfin,
19:56c'est indépendance énergénique.
19:57Mathieu,
19:57Marc,
19:57Mathieu,
19:58et ensuite Marc.
19:58C'est la politique
19:59du rafistolage.
20:00On trouve toujours
20:01une nouvelle petite combine
20:02pour être capable
20:02de prolonger un modèle
20:03qui ne fonctionne plus
20:05et à terme,
20:07je dis,
20:07la question de l'énergie
20:08risque de devenir
20:09la question révolutionnaire
20:10entre guillemets
20:10des prochaines années.
20:12C'est-à-dire,
20:12c'est autour de ça
20:13que pourrait de nouveau
20:14exploser le pays
20:15et pas que la France.
20:16Ça, je crois qu'on voit venir
20:17à quel point la question
20:18de l'énergie devient
20:19l'élément politique
20:20explosif de demain.
20:22Après,
20:22il y a une logique
20:23de yo-yo aussi.
20:23Aujourd'hui,
20:25le baril de brut
20:26est tombé
20:27sous les 100 euros.
20:28Vous n'aurez pas
20:29de répercussion
20:29même dans les semaines
20:30à venir.
20:31C'est-à-dire
20:31quand c'est à la hausse,
20:33on a toujours
20:35cette flambée
20:36qui s'opère
20:37mais jamais
20:38dans l'autre sens.
20:40Or,
20:40la logique du marché
20:42devrait fonctionner
20:43pour que
20:44les uns et les autres
20:45puissent ainsi
20:46avoir le temps
20:47d'une respiration,
20:48si je puis dire.
20:49Gabriel Cluzel,
20:50peut-être une réaction
20:51pour vous aussi
20:53sur la primaire socialiste.
20:54On ne peut pas
20:54ne pas en parler.
20:55Un petit mot quand même
20:55qui s'anime
20:56avant le premier débat télévisé.
20:59Ségolène Royal
20:59a attaqué
21:00Raphaël Glucksmann
21:01qu'elle a qualifié
21:02de stagiaire en politique
21:03lors d'une intervention
21:05dimanche.
21:06Le candidat lui a répondu
21:07aujourd'hui
21:08dénonçons des propos
21:09pas au niveau.
21:10Écoutez-le.
21:12Elle a raison
21:12de souligner
21:13que je ne suis pas
21:14moi
21:14en politique
21:16depuis 45 ans,
21:17que je n'ai pas
21:19qu'émandé des postes
21:21depuis 45 ans,
21:22que je n'ai pas
21:23qu'émandé des postes
21:24moi
21:25auprès d'Emmanuel Macron
21:26pour être ministre
21:28ou finir ambassadrice,
21:30que je n'ai pas ensuite
21:31quand j'ai perdu
21:32ces postes,
21:33que je n'ai pas ensuite
21:34choisi Jean-Luc Mélenchon
21:36par dépit.
21:37Et donc que ma conception
21:39de la politique
21:39c'est pas celle-là,
21:41c'est ce qu'a fait
21:41Madame Royal,
21:42mais ma conception
21:43de la politique
21:43ce n'est pas celle-là.
21:44Là où elle se trompe
21:45par contre,
21:45c'est que je n'ai aucune
21:46envie d'être stagiaire
21:48auprès de ces gens
21:49qui font de la politique
21:50de cette manière.
21:52Gabrielle Cluzel.
21:53Écoutez,
21:54on croit voir
21:56des candidats
21:57qui se battent
21:57quand même
21:58pour des miettes,
21:59ça fait un peu
21:59de la peine,
22:00on a envie de se dire
22:00vous n'êtes pas
22:01si nombreux
22:01pour pouvoir
22:03vous écharper
22:04de cette façon.
22:05Maintenant,
22:06il est un fait
22:06que c'est le Golen Royal
22:07à noter quand même,
22:08vous savez,
22:08les femmes parfois
22:09c'est cruel,
22:10une caractéristique
22:12du stagiaire
22:13qui fait les photocopieuses,
22:14c'est qu'il n'a pas
22:14un charisme incroyable.
22:17Voilà.
22:17Et sans vouloir
22:18être méchante
22:19avec Raphaël Glucksmann,
22:20on ne peut pas dire
22:21que son rayonnement
22:24nous éblouisse tous.
22:25Est-ce que le sien
22:26à Ségolène Royal
22:27nous éblouit ?
22:29En tout cas,
22:30pendant ce temps,
22:31les Français souffrent.
22:33Juste un mot
22:33pour dire que Jacques Lang
22:34a été écarté
22:35de la techno-parade.
22:36Il était présent
22:37samedi
22:37dans le cortège parisien.
22:39L'ancien ministre
22:40n'avait pas été invité
22:41selon les organisateurs
22:42qui se désolarisent
22:43des solidaristes
22:44de sa venue
22:44et reconnaissent son rôle
22:46dans la création
22:47de l'événement
22:47mais précisent
22:48qu'il ne représente plus
22:49la manifestation
22:51donc voilà
22:52pour Jacques Lang.
22:53Nous allons recevoir
22:54notre premier invité
22:55ce soir,
22:55Omar Youssef Souleymane,
22:57les héritiers
22:58de la haine
22:59pour son livre
22:59qui est le fruit
23:00de six ans
23:00d'ateliers d'écriture
23:01menés dans des collèges
23:02et des lycées
23:03de la région parisienne.
23:04Première question,
23:05Omar Youssef Souleymane,
23:06vous avez recueilli
23:07la parole des jeunes,
23:09leur peur,
23:09parfois leur haine
23:10sur la laïcité,
23:11l'antisémitisme,
23:12leur rapport à la nation,
23:13l'homophobie
23:13ou le cyberharcèlement.
23:15Votre livre s'appuie
23:16sur des sondages
23:17menés auprès
23:17de plusieurs centaines
23:18d'élèves,
23:19des témoignages
23:19de professeurs
23:20sur leur parcours
23:23et votre propre parcours,
23:24vous auteur,
23:25journaliste,
23:26réfugié,
23:26si rien,
23:27on avait eu l'occasion
23:28de vous recevoir
23:28et vous avez fait
23:29votre première
23:29sur CNews
23:30dans Face à l'Info.
23:31C'est une enquête
23:32de terrain
23:32qui documente
23:33un séparatisme réel.
23:35Comment un professeur
23:37peut-il continuer
23:38à enseigner
23:39face à des propos
23:40pareils ?
23:41Parce que vous écrivez
23:42que certains élèves
23:43considèrent
23:44l'assassinat
23:45de Samuel Paty,
23:46je cite,
23:47comme une légitime défense
23:49et que les attentats
23:51contre Charlie Hebdo
23:51sont une vengeance
23:53compréhensible.
23:54En fait,
23:55ça existe
23:55dans toutes les classes.
23:56Malheureusement,
23:56au moins,
23:57il y a un ou deux élèves
23:58qui lèvent la main
23:59et considèrent
24:00ces attentats
24:01comme un acte légitime
24:04ou compréhensible.
24:06Moi,
24:06je trouve
24:06que le plus grave
24:07là-dedans,
24:07c'est la banalité
24:08de la radicalisation.
24:10C'est-à-dire
24:10qu'un élève
24:11ose de le dire
24:12aujourd'hui publiquement,
24:13devant leurs profs,
24:15je trouve que
24:15c'est le plus grave.
24:17Premièrement,
24:17deuxièmement,
24:18pourquoi les profs
24:20ne font rien ?
24:21Parce qu'ils ont peur,
24:22tout simplement.
24:23Les profs,
24:23ils vivent
24:24dans une ambiance
24:25d'omerta,
24:26d'une culture
24:27de secret,
24:28dans la culture
24:29de bad vogue.
24:30C'est-à-dire,
24:31il ne faut jamais
24:32consister,
24:33il ne faut jamais
24:34protester
24:34à cette ambiance.
24:36Sinon,
24:36les profs
24:37seront les premières
24:39victimes
24:39et de la part
24:40des parents
24:40et de la part
24:42parfois des principes
24:43et de la part
24:44des élèves
24:44sont menacés.
24:46Alors figurez-vous
24:46que dans ce livre,
24:47j'ai interrogé
24:48un peu près
24:4930 profs
24:52et tous
24:52étaient en pseudo.
24:54Et c'était
24:55très compliqué.
24:56Personne n'a voulu parler
24:57à visage découvert,
24:58en fait ?
24:58Non, aucun.
24:59Aucun enseigneur ?
25:00Aucun,
25:00ni aucune.
25:01Parce qu'ils ont peur
25:02et ils m'ont tout dit.
25:05Ils n'avaient pas envie
25:06d'avoir le dessin
25:07de Samuel Paty.
25:07Moi, je pense
25:08qu'au contraire,
25:10quand on vit dans la peur,
25:11on aura de plus
25:12en bruce
25:12de Samuel Paty,
25:13malheureusement.
25:14Mais c'est difficile
25:14quand même
25:15de demander à un professeur
25:16de ne pas avoir peur
25:17à Omar Youssef Souleymane.
25:18Mais on est en France,
25:19non ?
25:19On est dans le pays
25:21de la liberté d'expression.
25:22On a le droit
25:22de dire les problèmes.
25:23Qu'est-ce que ça veut dire
25:23aujourd'hui, Omar Youssef Souleymane ?
25:25Vous qui êtes un réfugié syrien,
25:26journaliste,
25:27qu'est-ce que ça veut dire
25:27aujourd'hui, selon vous,
25:28en France, cette peur ?
25:30Ce fait qu'on constate
25:32que les enseignants
25:33ne peuvent plus parler ?
25:34Moi, ce qui me choque,
25:36vraiment,
25:37me choque énormément,
25:38c'est de retrouver
25:39l'ambiance
25:40dans laquelle j'ai fouillé
25:41de la Syrie.
25:42C'est-à-dire,
25:42en Syrie,
25:43on a grandi dans l'idée
25:45de ne pas...
25:46Comme on dit,
25:47les murs ont des oreilles,
25:48vous voyez.
25:49Pas seulement en Syrie,
25:50mais dans la plupart
25:51des pays du Moyen-Orient.
25:52Et comment on peut accepter
25:53aujourd'hui en France,
25:54en 2026,
25:55avoir la peur
25:56de s'exprimer,
25:57de dire qu'il y a des élèves
25:58qui se radicalisent,
26:00de dire qu'il y a des élèves
26:01qui détestent ce pays,
26:03de dire qu'il y a des élèves
26:04qui ont une crise identitaire.
26:06Ici,
26:06quand on aborde ce discours,
26:08on n'accuse personne.
26:08On ne dit pas
26:09que c'est la faute des élèves.
26:10Bien sûr,
26:11on sait ce qui est derrière ça.
26:13C'est un problème
26:13qui date
26:14des années même
26:1560, 70.
26:16et plus tard,
26:17à l'époque de Mitterrand,
26:18quand il a fait barrage,
26:20quand il voulait faire barrage
26:21contre l'extrême droite,
26:23j'ai beaucoup aimé
26:24ce que tu as dit.
26:25Michel Fayad
26:26sur l'extrême droite,
26:27oui.
26:28C'était intéressant.
26:29Et au nombre
26:29de ce barrage,
26:30on a découpé
26:34les jeunes de l'époque
26:35et de l'histoire française
26:36et de la langue française.
26:37Et aujourd'hui,
26:38ce sont les profs
26:39qui enseignent.
26:39Ce sont les profs
26:40qui étaient des enfants
26:41à l'époque
26:42qui enseignent,
26:43disons,
26:43l'ignorance
26:44à nos jeunes.
26:46Quand vous demandez,
26:47Omar Youssef Souleymane,
26:48merci encore
26:49d'être sur le plateau
26:50de Face à l'Info,
26:51quand vous demandez
26:52à ces jeunes
26:52nés en France,
26:53je cite,
26:54si un problème arrive
26:55en France,
26:56vous allez où ?
26:58Plus de la moitié répondent,
26:59je cite,
27:00dans mon pays,
27:01un pays qu'ils n'ont
27:02pourtant jamais connu.
27:03Faut-il en conclure
27:04que l'école républicaine
27:05a perdu la bataille
27:06de l'assimilation ?
27:07Qu'est-ce qu'on peut
27:08en conclure de ça ?
27:09Bien sûr que l'école
27:10a perdu la bataille.
27:12Moi, je pense qu'en
27:13ne peut pas faire la bataille
27:15en tournant le visage,
27:17c'est-à-dire,
27:17on ne peut pas se combattre,
27:18est-ce qu'on refuse
27:19de regarder en face ?
27:20Et ce problème,
27:22ou ces problèmes,
27:22on refuse de les regarder
27:23en face depuis
27:24les années 2000.
27:25J'ai creusé dans cette histoire
27:26en posant des questions
27:27aux profs qui sont
27:28aujourd'hui à la retraite,
27:29ils m'ont tous confirmé
27:30que ce problème,
27:32il a commencé effectivement
27:33dans les années 80,
27:34mais il a tellement
27:35augmenté à visage découvert
27:36dans les années 2000
27:37avec la deuxième antifada
27:39en Palestine,
27:40entre l'Israël
27:41et le Hamas,
27:41et pendant aussi
27:43les attentats
27:44de 11 septembre
27:45l'année suivante,
27:46ce qui a créé
27:46une crise identitaire
27:47énorme
27:48chez les jeunes musulmans
27:49de l'époque
27:49qui a été tellement
27:51alimentée par le discours
27:52des frères musulmans
27:53et surtout du discours
27:54de Tarek Ramadan
27:55à l'époque.
27:56Et aujourd'hui,
27:57on récolte
27:59les résultats,
28:00malheureusement.
28:00J'ai fait un sondage
28:01d'ailleurs dans ce livre
28:01parce que je viens
28:02à préciser que ce n'est pas
28:04un livre basé
28:05sur des soupçons,
28:06sur des éléments.
28:07Oui, c'est une véritable enquête
28:08que vous avez réalisée
28:09pendant six ans.
28:11Effectivement.
28:12J'ai interrogé
28:13413 élèves
28:14où j'ai posé la question
28:15qui parmi vous
28:16souhaite rester en France ?
28:18Alors figurez-vous
28:19que 30%
28:19ils veulent partir,
28:2140% considèrent
28:22la France.
28:22S'il y a un problème
28:22en France ?
28:23S'il y a un problème
28:24en France ?
28:25Non, non,
28:25ils souhaitent partir.
28:26Ah, qu'ils souhaitent partir ?
28:27À quel moment ?
28:27Après les études ?
28:28C'est-à-dire la France
28:29s'est finie, bro.
28:30À la retraite ?
28:31Ou bien à quel moment
28:32ils veulent partir, pardon ?
28:33Après l'école.
28:33Ah, d'accord, ok.
28:35Pour bien comprendre.
28:36Non, mais moi je trouve
28:37que ce stress
28:37c'est quand même pas important.
28:38C'est-à-dire qu'on vit
28:39dans un pays
28:39dans lequel on souhaite
28:40s'échapper
28:41à n'importe quel moment
28:41parce qu'on se considère.
28:43Et on souhaite aller où ?
28:43On ne peut pas compter sur eux
28:44pour aller au service national ?
28:44Non, figurez-vous,
28:45on souhaite aller où ?
28:46On souhaite aller à Dubaï,
28:47on souhaite aller pour faire le ski,
28:49comme quoi en France
28:50on n'a pas de ski par exemple.
28:51Il y a de l'ignorance.
28:52Moi je pense que l'ignorance
28:53c'est le moteur de la violence.
28:55Par exemple,
28:56par rapport au harcèlement,
29:03que le CV harcèlement
29:05est tellement répondu
29:06sur les réseaux sociaux
29:07et 17% d'eux
29:08ont déjà dévoilé
29:10le fait qu'ils ont été harcelés
29:12physiquement, sexuellement
29:13ou sur les réseaux sociaux.
29:14Vous documentez
29:15un antisémitisme
29:17qui va jusqu'à des croix gammées
29:19dessinées en classe
29:20et des professeurs
29:22qui n'osent plus dire
29:23qu'ils sont juifs.
29:24Aujourd'hui,
29:25jour du grand pardon
29:26pour les juifs,
29:27trois ans après le 7 octobre,
29:29est-ce qu'on peut encore parler
29:30d'incidents isolés ?
29:31Tellement répondu.
29:32Mais comment est-ce possible ?
29:33Depuis le 7 octobre
29:34a tellement été dessiné
29:35dans les écoles,
29:36tous les profs le savent
29:37mais on n'en parle pas malheureusement.
29:39Figurez-vous
29:39que chaque séance
29:40je dessine la carte
29:41de Moyen-Orient
29:42pour indiquer aux élèves
29:44d'où je viens,
29:45comment je fais la Syrie,
29:46parce que moi j'étais réfugié politique
29:49et je cite les pays
29:50ici de la Syrie,
29:51c'est le Liban,
29:52c'est la Jordanie
29:53et ça c'est Israël.
29:53Alors une fois que je balance
29:54le mot Israël,
29:56tout de suite il y a cette réaction
29:57« Non, non,
29:57je ne me souviens pas d'Israël,
29:58c'est pas la balistie ».
29:59Donc même lire le mot Israël
30:01c'est devenu interdit
30:03aujourd'hui
30:04dans l'esprit de ces jeunes
30:05parce qu'une fois qu'on dit Israël
30:06ça veut dire qu'on est génocidaire
30:07et ça vient pas de leur part
30:09encore une fois.
30:09Ça vient du discours
30:10de la France insoumise
30:11qui domine l'éducation nationale,
30:13surtout les syndics
30:14et aussi ça vient de leur part
30:16sur les réseaux sociaux
30:17et surtout TikTok.
30:18Encore une fois,
30:19c'est la France insoumise.
30:20Vous qui êtes un réfugié syrien
30:22qui avez vécu tout ça,
30:23qui êtes un impostat,
30:25pouvez-vous nous dire peut-être
30:25une idée,
30:26peut-être dans un instant
30:27s'il y a des pistes
30:28pour pouvoir s'en sortir ?
30:30Est-ce qu'on peut parler
30:30de haine structurelle ?
30:32Parce que votre livre
30:33s'appelle
30:33« Les héritiers de la haine ».
30:34Est-ce qu'on peut parler
30:35de haine structurelle en France ?
30:37Structurelle et c'est baratiste.
30:39C'est-à-dire le discours
30:40contre les juifs,
30:41il m'intéresse.
30:42Ah oui, absolument,
30:43contre les juifs
30:43ça a tellement répondu.
30:44Figurez-vous avant le 7 octobre,
30:46je posais toujours
30:46cette question aux élèves,
30:48qui est parmi vous
30:49a déjà manifesté ?
30:49Il y avait au moins
30:50un ou deux élèves
30:52qui ont manifesté
30:53soit pour la cause féministe
30:55ou alors pour l'écologie
30:56à l'époque.
30:57Aujourd'hui,
30:58depuis le 7 octobre,
30:59il y a au moins deux élèves
31:00dans chaque classe
31:00qui avaient déjà manifesté
31:01pour la Palestine.
31:02Ils ont tout à fait les droits.
31:03Je ne dis pas
31:04qu'ils n'ont pas le droit.
31:05Mais pourquoi on manifeste
31:06pour la Palestine ?
31:07Ce n'est pas pour une cause,
31:08ce n'est pas pour les palestiniens
31:09mais contre les israéliens,
31:10contre les sionistes
31:11et en conséquence
31:12contre les juifs.
31:13Et d'ailleurs,
31:13quand on appelle
31:14à railler Israël de la carte
31:15quand on ne reconnaît pas
31:16l'État hébreu,
31:16pour moi,
31:17c'est de pire antisémitisme.
31:19Omar Youssef Souleymane,
31:20les héritiers de la haine,
31:21chez Plon,
31:22livre incroyable,
31:23une enquête de terrain.
31:25La baïa est interdite
31:26à l'école depuis 2023.
31:27Pour autant,
31:28dans votre enquête,
31:29vous voyez des gens
31:30qui contournent des enfants,
31:31des jeunes,
31:32qui contournent la loi.
31:33Vous pensez que ça
31:34vient de la famille ?
31:34J'ai fait un sondage,
31:3695% des élèves d'aujourd'hui
31:38sont contre l'interdiction
31:40de la baïa à l'école
31:40parce qu'ils le considèrent
31:41comme une tenue culturelle
31:43et pas une tenue religieuse,
31:44ce qui est complètement faux.
31:45Et effectivement,
31:46ça vient de leur famille
31:47ou alors ça vient
31:48des réseaux sociaux
31:49et particulièrement de TikTok.
31:51Alors,
31:52des élèves vous ont dit
31:53à plusieurs reprises
31:54qu'on n'est pas des pédés,
31:55monsieur,
31:56pour parler de l'homophobie.
31:58L'homophobie,
31:59là aussi,
31:59vous avez vraiment réalisé
32:02sur le terrain
32:03la montée de l'homophobie
32:06à l'intérieur de l'école.
32:07Effectivement,
32:08malheureusement,
32:08parce qu'il y a
32:09une société patriarcale
32:10qui domine certaines classes,
32:13il y a une misogynie
32:14envers les femmes
32:14et souvent,
32:15ce discours,
32:16il est accompagné
32:16par l'homophobie.
32:19Qu'est-ce que ça veut dire
32:20être un vrai homme ?
32:21Quand je leur pose
32:22cette question,
32:23est-ce que quelqu'un
32:23parmi vous,
32:24est-ce qu'un mec
32:24a un copain ?
32:25Ils sont tellement étonnés
32:26en disant qu'ils rient
32:27ou qu'ils se moquent
32:28en disant qu'on n'est pas
32:29des meufs,
32:30on n'est pas des PD,
32:30on est des vrais hommes aussi.
32:32C'est un discours
32:33malheureusement répondu
32:34dans certaines classes,
32:35pas toutes les classes,
32:35heureusement.
32:36Alors, Omar Youssef Suleymane,
32:39la seule question
32:40qu'on a envie de vous poser,
32:41c'est que vous avez vécu
32:45cette montée de l'antisémitisme,
32:46vous avez vécu tout cela,
32:48tous ces indicateurs,
32:49toute cette enquête
32:50que vous avez menée en France,
32:51vous l'avez vécu en Syrie.
32:53Vous êtes un réfugié syrien.
32:55Aujourd'hui,
32:55qu'est-ce que ça vous évoque ?
32:56Est-ce qu'il n'y a pas
32:57quelque chose d'insupportable
32:58à avoir tout ça ?
32:59Et comment est-ce qu'on peut réagir ?
33:00Qu'est-ce qu'on peut faire
33:01lorsqu'on voit que des professeurs
33:03ne peuvent pas parler
33:04dans nos pays
33:04de liberté d'expression ?
33:05Et on verra dans un instant
33:06avec Gabriel Kuzel
33:07qu'un chroniqueur
33:09ne peut même pas être
33:09sur une radio
33:10de service public.
33:11On en est où ?
33:12Vous qui êtes un réfugié syrien,
33:13comment vous vivez tout ça ?
33:15Alors, vous voyez,
33:15moi j'ai grandi dans deux pays,
33:17l'Arabie Saoudite
33:17et la Syrie,
33:18où l'école servait
33:19à nous soumettre.
33:21En Syrie,
33:21on a appris à obéir aux dictateurs,
33:23en Arabie Saoudite
33:24à obéir à Allah.
33:25Alors, en France,
33:26la France m'a donné autre chose,
33:28c'est penser par moi-même.
33:29C'est ce que j'essaye,
33:30c'est ce que je souhaite
33:31toujours à transmettre
33:33aux jeunes.
33:34Et je pense que c'est l'objectif
33:36qu'on doit vraiment,
33:37vraiment se concentrer aujourd'hui,
33:38c'est-à-dire être sur le terrain,
33:40aborder ou pratiquer
33:42des actions culturelles,
33:44ces ateliers d'écriture
33:45ou autres,
33:46vous voyez,
33:46peu importe quelle action,
33:47pour être utile.
33:48parce qu'on dit
33:49en bon français,
33:50la nature à l'heure du vide,
33:51il ne faut pas laisser le vide
33:53dans l'esprit de ces jeunes
33:54qui passent entre 4 et 5 heures
33:57par jour
33:57sur les réseaux sociaux,
33:58sur TikTok,
33:59et entre 7 et 8 heures
34:00le week-end.
34:01Ils sont dominés,
34:02ils sont manipulés
34:03par un discours,
34:04parfois cellafiste,
34:05ou extrêmement radical.
34:06Donc,
34:06on doit déplacer ce discours
34:08par un discours républicain
34:09et laïc.
34:11Marc Menand,
34:12je vois vraiment
34:13opiner du chef,
34:14je sais que vous avez une question,
34:15peut-être Michel Fayad
34:16aussi,
34:16rapidement, Marc Menand.
34:17Non, non, mais c'est
34:17un diagnostic formidable.
34:20Mais quand vous parlez
34:21de la liberté,
34:22vous avez raison,
34:22mais nous sommes responsables
34:24de la liberté.
34:25La liberté,
34:26c'est comme une culture.
34:27Si vous ne voyez pas
34:29sur les mauvaises herbes,
34:30elle finit toujours
34:32par être envahie
34:33et détruite.
34:34Nous avons un devoir
34:36de liberté.
34:37C'est facile de dire
34:38je vote,
34:39je ne vote pas.
34:40On est devenus
34:41des consommateurs.
34:42On a perdu le sens
34:44philosophique
34:45de la liberté.
34:46vous avez raison
34:47et il faut
34:49encourager
34:49les professeurs
34:51à se rebeller
34:52et dire
34:52ben oui les gars,
34:53ce n'est pas facile
34:54mais oser
34:55prendre opposition.
34:56Ils ne peuvent pas, Marc.
34:56Ils ne peuvent pas.
34:57Mais ici,
34:57on peut toujours.
34:58Ils ne peuvent pas.
34:59Mais ils sont virés,
35:00c'est ce qu'on est en train
35:01de nous expliquer.
35:02Ils ne peuvent pas.
35:03Ils ont peur
35:03d'être tués.
35:04Ils ont besoin
35:04d'être protégés
35:05avant d'être protégés
35:06par l'État.
35:07Ils ont besoin
35:08d'être protégés
35:08par l'État.
35:09Moi, j'ai été un an
35:11et...
35:11Ce n'était pas
35:12à la même époque, Marc.
35:12Mais c'était en...
35:14Vous avez raison,
35:15ça commençait à naître.
35:17C'était...
35:18Maintenant,
35:18il y a eu Samuel Paty.
35:19Mais non.
35:20Eh bien,
35:21Samuel Paty
35:21est l'exemple à suivre.
35:23Et je trouve désastreux
35:24que les collègues...
35:25Eh bien oui.
35:27Eh bien oui.
35:28Oui, oui, oui.
35:29Les résistants,
35:30combien sont morts ?
35:31Mais c'était la nécessité.
35:33Michel Fayad,
35:33une question à Omar Youssef Soleiman
35:35pour son livre,
35:36notamment.
35:36J'ai entendu...
35:38Je suis d'accord
35:39avec tout ce qu'il a dit.
35:40Maintenant,
35:40ce que je veux dire,
35:41c'est que le séparatisme
35:42à l'école,
35:43à mon sens,
35:45il a quand même
35:46une origine aussi religieuse
35:47parce que dans le Coran,
35:49il est demandé justement
35:50aux musulmans
35:50de faire partie
35:51de cette Ummah
35:52et d'être séparé
35:53du reste de la population.
35:54Il faut que l'homme
35:55porte une barbe
35:56et qu'il ne mette pas
35:57de moustache
35:57pour se distinguer des autres,
35:58que la femme soit voilée
36:00pour ne pas être offensée.
36:01Il faut se distinguer,
36:02il faut se séparer
36:02du reste de la population.
36:04Le dernier mot.
36:04Il y a un discours identitaire
36:05qui est tellement abordé
36:06dans la religion.
36:07Et malheureusement,
36:07ces jeunes,
36:08ils passent leur temps
36:08entre l'école,
36:09la mosquée et la maison.
36:11J'ai donné des cours
36:13de la langue arabe
36:14au moment
36:14quand je suis arrivé en France.
36:15J'étais tellement choqué
36:16du fait qu'il y a des chaînes
36:17comme Ikra,
36:18par exemple.
36:19Des chaînes comme ?
36:19Ikra,
36:20Ikra,
36:21ça veut dire lit.
36:22D'accord.
36:22Le mot lit en arabe,
36:23c'est marrant d'ailleurs,
36:24c'est paradoxal
36:25parce que lit,
36:25c'est très bien.
36:26Vous voyez,
36:26la lecture,
36:27en revanche,
36:28qu'est-ce qu'on doit lire ?
36:29On doit lire uniquement
36:29le texte coranique.
36:30On ne doit pas lire
36:31quelque chose d'ailleurs.
36:32Le seul livre,
36:33le seul dieu,
36:33la seule pensée.
36:40qui apprennent
36:40de ces chaînes
36:41des fatwas extrêmement radicales,
36:43des fatwas
36:44ou l'appartenance.
36:45En fait,
36:45c'est ça le problème,
36:46comme Michel a dit.
36:48Le problème,
36:48c'est l'appartenance
36:49à la seule religion.
36:51C'est-à-dire,
36:52parfois,
36:52cette appartenance
36:53pourrait être
36:53en contradiction
36:54avec celle de la République.
36:55Merci beaucoup,
36:56Omar Youssef Suleymane.
36:58Votre première interview,
36:58c'était dans Face à la foule
37:00il y a quelque temps.
37:01Merci à Sur C News.
37:03Merci infiniment
37:03pour votre confiance
37:04et votre courage.
37:05Merci pour ce livre
37:06à les héritiers de la haine.
37:08Et je retiens
37:09cette phrase
37:09que vous avez prononcée
37:10ce soir à l'ignorance
37:11et le moteur de la violence.
37:13Encore une fois,
37:14merci.
37:15Gabrielle Cluzel,
37:17Charles Sapin
37:17n'aura pas de chronique
37:18sur France Inter.
37:19Est-ce que le prolongement
37:20de ce qu'on disait,
37:21la direction de la radio
37:22a rendu les armes
37:23selon l'expression
37:25du journaliste.
37:25On lui a proposé
37:26en remplacement
37:27de son édito
37:27de participer
37:28à un débat,
37:29ce qu'il a refusé.
37:31L'extrême gauche
37:31a-t-elle encore gagné ?
37:33À court terme,
37:34oui.
37:35C'est la dernière chronique
37:37de Charles Sapin
37:37sur France Inter.
37:38Elle s'appelle
37:39Chronique d'un pluralisme
37:40défunt.
37:41Charles Sapin
37:42n'aura pas
37:432 minutes 30
37:45sur les
37:4610 080 minutes
37:48hebdomadaires
37:49de diffusion
37:50de France Inter.
37:512 minutes 30
37:52le dimanche matin
37:53à 7 heures,
37:53précisons-le.
37:55C'est étrange,
37:56après la commission
37:56à l'oncle,
37:57contre laquelle
37:58le service public
37:59a poussé des cris
37:59d'orfraie indignés,
38:01on aurait pu penser
38:01qu'il chercherait
38:02à donner des gages,
38:03à montrer
38:04que Charles
38:05à l'oncle
38:05avait tort.
38:06Eh bien non,
38:08jour après jour,
38:09il lui donne raison
38:10et valide
38:11ses accusations.
38:12Alors,
38:13on peut s'arrêter
38:13un instant
38:13sur les tentatives
38:14de justification,
38:16car elles sont
38:16un modèle du genre,
38:17elles sont presque
38:18amusantes.
38:19Alors,
38:19a été convoqué
38:20en particulier,
38:20vous savez,
38:21c'est un prototype
38:22qui apparaît
38:23régulièrement
38:24dans ces médias.
38:25Alors,
38:25on le voit sur France Inter,
38:26on le voit dans l'Obs,
38:27l'expert,
38:28l'expert militant,
38:29le fameux expert militant
38:31qui vous assène
38:32doctement des vérités
38:33supposées
38:34dans une langue
38:35assez alambiquée
38:35parce qu'on suppose
38:36que ça fait sérieux.
38:38Alors,
38:38l'expert ici,
38:39il s'appelle
38:39Arnaud Esquer,
38:40il est sociologue,
38:41directeur de recherche
38:42au CNRS,
38:43ça claque,
38:43et il explique
38:45que finalement,
38:46il n'y a aucune évidence
38:47à lier démocratie
38:48et pluralisme.
38:49Alors,
38:50bon,
38:50on y croit
38:51difficilement quand même.
38:52La démocratie,
38:53comme chacun sait,
38:54s'accommode quand même
38:55assez mal
38:55d'une pensée unique,
38:56d'une voix unique.
38:57Je sais bien
38:57qu'il n'y a que
38:58trois lettres
38:58entre démocratie
38:59et dictature,
39:00que ça commence
39:00par la même lettre
39:01et que ça se finit
39:02par la même lettre aussi,
39:03mais quand même.
39:04Alors,
39:05il explique,
39:05oui,
39:05le pluralisme
39:06est une évidence
39:07qui n'en est pas une
39:08ou encore,
39:09le pluralisme,
39:09ce n'est pas l'expression
39:10de tous les points de vue
39:11et je ne sais pas
39:12si vous vous souvenez
39:13de cette phrase
39:13des syndicalistes
39:14s'agissant de Charles Sapin,
39:17ils avaient dit
39:17impossible d'invoquer
39:19le pluralisme
39:20pour défendre
39:21des discours
39:21qui nient le pluralisme.
39:23Vous voyez,
39:23c'est toujours
39:23la même rhétorique
39:27liberté.
39:28Eh bien là,
39:29ce n'est pas de pluralisme
39:30pour les ennemis
39:31du pluralisme.
39:32On se souvient
39:32s'agissant de la liberté.
39:34Combien de têtes
39:34ont roulé dans la poussière
39:37avec cette phrase ?
39:38Alors,
39:39le discours a un peu évolué.
39:40Avant,
39:41on niait
39:42le manque de pluralisme
39:43sur le service public.
39:44Maintenant,
39:44on explique pourquoi
39:45il n'est pas nécessairement souhaitable.
39:47Oui,
39:47comme si on ne pouvait plus
39:48nier cette évidence
39:50parce que c'est une évidence
39:52qu'il n'y a pas
39:53de pluralisme
39:54dans le service public.
39:56Alors,
39:57on essaie de la justifier.
39:58Il y a toujours
39:59une petite réduction,
40:00d'ailleurs,
40:00à Hitler ou Malaclé,
40:01parce que ça fait toujours bien.
40:03Arnaud Esquer
40:03évoque le concept
40:04de point de vue manquant
40:06qu'il a développé
40:06dans un livre éponyme.
40:08Et il lui dit
40:09ce point de vue
40:09est toujours double.
40:10C'est un point de vue
40:11qu'un auditeur aimerait entendre,
40:13mais aussi un point de vue
40:14structurellement exclu
40:15parce qu'il menace
40:17l'existence
40:17des autres points de vue.
40:19Et il dit,
40:19bref,
40:20pour lui,
40:20confondre le pluralisme
40:21avec une répartition exacte
40:23en nombre de minutes
40:24entre deux points de vue
40:25qui ne s'opposent pas seulement,
40:27mais dont l'un
40:28est un danger pour l'autre,
40:29c'est penser
40:29contre le pluralisme.
40:31Donc,
40:31je résume,
40:31pour sauver le pluralisme,
40:33il ne faut pas laisser
40:34tous les points de vue
40:35s'exprimer.
40:36Il fallait quand même
40:36l'oser,
40:37celle-là.
40:38Alors,
40:38Éric Ciosti,
40:39après la suppression
40:41de la chronique
40:41de Charles Sapin,
40:42il dit,
40:43la direction s'est humiliée.
40:45Radio France
40:46est aux mains de LFI.
40:47Alors,
40:47c'est vrai que c'est difficile
40:48de dire le contraire.
40:49Du reste,
40:50le député Antoine Léaumont
40:52s'est écrié
40:52« Victoire des salariés
40:55antifascistes
40:55face à la direction
40:56de France Inter ».
40:57Et après,
40:57il a réclamé,
40:58et ça,
40:58c'est quand même assez drôle,
40:59« Bientôt un éditorialiste
41:01de l'humanité,
41:02de Blast ou du Média ».
41:03Alors,
41:03il s'est attiré
41:04des tas de colibés
41:04sur les réseaux sociaux
41:05parce qu'ils sont déjà là,
41:06en fait.
41:07Vous savez,
41:08des journalistes
41:09de l'humanité
41:09qui sévissent,
41:11j'allais dire,
41:11à France Inter,
41:12il y en a des tas,
41:12citons par exemple
41:13René Greusard.
41:14Et à Blast,
41:16vous savez,
41:16ce média proche
41:17des antifas,
41:18eh bien,
41:18c'est la même chose.
41:19Salomé Sacquet,
41:21journaliste à Blast,
41:22a communiqué
41:22sur LinkedIn.
41:23Cette année,
41:24je suis chroniqueuse
41:25sur France Inter
41:26pour la fabuleuse émission
41:27« La Terre au Carré ».
41:29C'est une chronique culture
41:30en partenariat
41:31avec Blast.
41:32Blast,
41:32rappelons-le,
41:33a fait,
41:33j'en avais déjà parlé,
41:35je crois,
41:35un documentaire
41:36dans lequel elle présente
41:37l'attaché parlementaire
41:38de Raphaël Arnaud
41:39mis en examen
41:40dans l'affaire
41:40de Quentin de Ranque
41:41pour un résistant
41:42prisonnier politique.
41:44C'est quasiment
41:44Solzhenitsyn
41:45et elle a fait bosser
41:46Antonin Bernanos,
41:47cette antifa
41:49multicondamnée
41:50pour ce documentaire.
41:52Alors,
41:52c'est quand même
41:53assez drôle
41:53de la part d'Antoine Léomant.
41:55En fait,
41:55l'extrême-gauche
41:56est tellement puissante
41:57au sein des médias
41:57du service public
41:58qu'elle-même
41:59ne sait pas
42:01à quel point.
42:03Oui,
42:03et puis le pluralisme,
42:05c'est constitutionnel,
42:06c'est la loi,
42:07c'est le cahier des charges.
42:09En principe.
42:09Voilà, en principal.
42:09Mais France Inter
42:10n'est pas le seul
42:10média public concerné.
42:12Oui,
42:12tous les médias
42:13du service public
42:13fonctionnent
42:14sur le mode
42:15de l'entre-soi idéologique.
42:16Alors,
42:16vous savez,
42:16notre ami Gilles William
42:17Goldnadel
42:18les appelle
42:18les médias
42:19de service public.
42:20On peut les appeler
42:21aussi les médias
42:21de service privé.
42:22Ils se rendent service
42:23entre copains
42:24par un endorecrutement
42:25réservé
42:26à leur petit cercle idéologique.
42:28Le problème,
42:28c'est que
42:29c'est notre argent
42:30et bien sûr,
42:31le deux poids,
42:32deux mesures
42:32sévit partout.
42:34Prenons l'exemple
42:34de l'humoriste
42:35avec beaucoup de guillemets
42:36qui s'appelle
42:37LGC.
42:38Vous savez qu'humoriste
42:38est devenu
42:39un totem d'immunité
42:40qui permet
42:41d'échapper
42:41aux fourges codines
42:42de l'Arcom.
42:43Fourges codines
42:44assez bienveillantes
42:45s'agissant
42:46du service public.
42:47On peut dire
42:48les pires atrocités
42:49sous couvert d'humour,
42:51même quand c'est pas drôle.
42:52Alors,
42:52cet humoriste,
42:53donc beaucoup de guillemets,
42:54qui s'était fait connaître
42:55en comparant
42:56l'arrivée du journaliste
42:57Charles Sapin
42:58sur France Inter
42:59et le néonazisme.
43:00Il avait confondu
43:01le bruit des blottes
43:02et des mocassins
43:03à glans.
43:05Il a été embauché
43:06dans l'émission
43:07De quelle époque ?
43:08Diffusée sur France 2
43:09de Léa Salamé.
43:11Et qu'a-t-il dit
43:11lors de sa première prestation
43:13que les blancs
43:14ne savent pas danser ?
43:16Alors,
43:16vous savez,
43:16éclat de rires forcés
43:17sur le plateau
43:18comme dans ces séries
43:19des années 90
43:21où c'était d'ailleurs,
43:23je crois,
43:23préenregistré.
43:24Alors,
43:24il ne doit pas connaître
43:25la vals,
43:25la farandone,
43:26la bourrée,
43:27le french cancan,
43:27le menuet,
43:28la contredanse,
43:29la quadri,
43:29la tarentelle,
43:30la polka et j'en passe.
43:31L'opéra n'existe pas.
43:32Les petits rats du même
43:33n'ont non plus.
43:34Casse-Noisette n'évoque
43:35pour lui qu'un ustis
43:36stensile dans un placard
43:37de cuisine.
43:38Et les lacs des signes,
43:39c'est dans le zoo d'à côté.
43:40Mais en fait,
43:41il sait tout cela,
43:42pas plus qu'il ne croit
43:43un seul instant
43:44que Charles Sapin
43:45soit un nazi.
43:46Mais pour montrer
43:47dans la carrière,
43:47il lui faut faire
43:48des génuflexions,
43:49réciter les bonnes incantations.
43:51Du reste,
43:51il a déjà été récompensé.
43:53Après sa sortie grotesque
43:54sur Sapin,
43:56il a été appelé
43:56à se produire à la télé.
43:58Et là,
43:58c'est une nouvelle génuflexion.
44:00On va voir
44:02si quelqu'un s'avisait
44:04de dire la même chose
44:05si on remplaçait
44:06blanc par noir
44:07dans la phrase,
44:08il y aurait un procès,
44:09évidemment,
44:10un traitement différencié
44:11entre blanc et noir.
44:12Dites-moi si je me trompe,
44:13mais pour moi,
44:13c'est de la discrimination raciale.
44:16Sophie Skissi répétait
44:17après moi,
44:18le racisme anti-blanc
44:20n'existe pas.
44:23Après l'éviction
44:24de Charles Sapin,
44:25Éric Ciotti réclame
44:26la démission
44:27de Céline Pigalle,
44:28patronne de France Inter.
44:30Pas sûr qu'il l'obtienne,
44:31mais ce qui est certain,
44:33c'est que ça commence
44:34à sentir le sapin.
44:36J'allais dire
44:36sans mauvais jeu de mots,
44:37mais si avec un mauvais jeu de mots.
44:39Pour France Inter
44:40et les médias
44:41du service public,
44:42comment continuer
44:43à justifier
44:44un tel budget
44:46soutiré au contribuable
44:47quand on est incapable
44:48de mettre
44:49ne serait-ce qu'une once
44:51de pluralisme
44:53sur ces médias ?
44:55Jusqu'à quand
44:56les Français,
44:57majoritairement à droite,
44:58si l'on en croit,
44:59les sondages,
44:59vont-ils consentir
45:00à cet impôt ?
45:01Il y a un vrai sujet
45:01de consentement à l'impôt.
45:03Les journées du patrimoine
45:04viennent de s'achever.
45:05Vous savez que c'est
45:05le même ministère,
45:06les mêmes sous,
45:08si j'ose dire.
45:09Les Français ont pu constater
45:10à quel point
45:11cet argent
45:11du ministère de la Culture,
45:14dilapidé dans ces médias
45:15d'extrême-gauche,
45:16serait plus utile ailleurs.
45:17Merci beaucoup,
45:18Gabrielle Cluzel.
45:19Juste avant de recevoir
45:20le père Agui Emmanuel Cariot,
45:22à 20h,
45:23le podcast à l'instant.
45:24Christine Kelly
45:25dit avec Sarah Knafou.
45:30On va parler
45:31de la présidentielle
45:31dans un instant,
45:32mais d'abord peut-être
45:33de la droite nationale.
45:34Par exemple,
45:35venons sur l'aide publique
45:36au développement,
45:36la droite nationale,
45:37on va dire,
45:38le Rassemblement National,
45:39une partie dit,
45:40ah oui,
45:41mais nous aussi,
45:41on en a parlé,
45:42pourquoi est-ce que
45:43Sarah Knafou
45:43prend nos mêmes sujets,
45:45etc.
45:45On voit qu'il y a parfois,
45:46je prends cet exemple-là
45:47parce qu'on vient d'en parler,
45:49les cours de récréation.
45:50Voilà,
45:50et je vais vous dire
45:51qu'on peut s'interroger
45:53en tant que Français
45:53de base,
45:56qu'on veut juste sauver la France,
45:58on veut juste regarder
45:59effectivement que la France,
46:01qu'il y ait une rupture,
46:02que la France bouge,
46:03que les choses changent,
46:04et puis on voit par exemple
46:05la droite nationale
46:06qui pourrait,
46:06pour certains Français,
46:07répondre à des questionnements concrets,
46:11mais on voit qu'il se chamaille
46:12entre eux,
46:12entre Reconquête
46:13et Rassemblement National,
46:15UDR, etc.
46:16Qu'est-ce que vous répondez
46:17à cette petite chamaillerie interne ?
46:24Alors, pour des questions
46:25de temps de parole,
46:26on ne l'entend pas,
46:26mais voilà,
46:27à 20h,
46:27sur toutes les plateformes
46:28de podcast,
46:29vous pourrez l'entendre.
46:32Père Guil-Emmanuel Carriou,
46:33c'est un honneur
46:34de vous recevoir ce soir.
46:35Vous êtes ancien recteur
46:36de la basilique de Saint-Denis
46:39d'Argenteuil.
46:40Vous êtes notre invité ce soir
46:42puisque vendredi,
46:43la sainte tunique relique du Christ
46:45est gardée depuis 12 siècles
46:48à Argenteuil,
46:48va quitter pour la première fois
46:50sa basilique,
46:516 kilomètres sous haute protection
46:52et tout cela peut arriver
46:54au stade de France
46:55pour le pape Léon XIV
46:56et c'est la première fois
46:58qu'un pape verra cette relique.
47:00Non mais c'est juste incroyable.
47:02Pourquoi cette première ?
47:03C'est sans doute la deuxième fois
47:04puisque Saint-Pierre a sûrement vu
47:07la tunique du Christ.
47:08On est d'accord.
47:10Ça fait longtemps.
47:11Maintenant on n'était pas né.
47:12Il n'était pas pas.
47:13C'est le premier.
47:15Oui, enfin.
47:16On accueille le successeur de Pierre
47:18dans la personne du pape.
47:20D'abord, pour moi qui ai été recteur
47:22pendant 11 ans,
47:22c'est une immense joie
47:23de terminer un peu mon ministère
47:25avec cette translation
47:27de la sainte tunique
47:29au stade de France.
47:30En plus, avec les jeunes,
47:33donc 80 000 jeunes,
47:34il y a eu un grand succès
47:36pour le remplissage
47:37de ce stade de France.
47:38Ça s'est fait en un gros quart d'heure.
47:41C'était vraiment magnifique
47:43et je trouve qu'on va mettre
47:46au centre de cette veillée
47:50cette relique de la passion du Christ,
47:52c'est-à-dire quelque chose
47:54qui n'est pas très jeune,
47:55qui ne fait pas tellement envie,
47:56mais c'est le cœur de la foi.
47:58Le Christ nous a aimés,
48:00il s'est livré pour nous.
48:00Et je pense que j'ai été témoin
48:03pendant les ostentions
48:05de 2016 et 2025
48:06de centaines de milliers
48:08de personnes qui sont venues
48:09et j'ai vu sur le visage des gens
48:11combien ils étaient touchés
48:13sans en faire plus.
48:14Il y a un secret qui se passe aussi
48:16entre ce type d'objet et les gens.
48:20Je pense que les jeunes
48:21vont être aussi touchés
48:22et le pape aussi.
48:23Je suis très heureux
48:24que le pape voit aussi cette tunique
48:26et la vénère.
48:28C'est vraiment une immense joie pour moi.
48:30vous pouvez l'imaginer.
48:31Alors, Gabriel Cluzel,
48:32qui m'a donné votre attaque,
48:33va vous poser une question
48:34dans un instant.
48:34Mais juste avant,
48:35comment est venue
48:36cette petite histoire ?
48:38Qui a décidé de vouloir
48:40que ce soit le premier pape
48:42justement à avoir cette tunique ?
48:43Qui l'a décidé ?
48:44Alors, je ne sais pas.
48:45Je ne sais pas très bien.
48:46Je sais que mon évêque
48:46m'a appelé pendant les vacances
48:48en me disant
48:49Père Cariot,
48:50la tunique est attendue
48:52au Stade de France.
48:53Alors bon...
48:53Inténiement !
48:54Voilà.
48:55Donc, je ne sais pas
48:56qui a décidé
48:57mais je le remercie beaucoup.
48:59D'autant plus que c'est la première fois...
49:01Enfin, c'est le premier voyage officiel
49:03d'un pape en France
49:04depuis 18 ans.
49:05Donc déjà, tout ça,
49:06c'est un événement.
49:07Gabriel Cluzel.
49:08Oui, je me demandais
49:09comment de façon pratique
49:10ça se passait
49:11parce que j'imagine
49:12que c'est bien dire
49:13que la tapisserie de Bayeux,
49:14il y a un soin infini
49:16pour transporter cette tunique,
49:18il y a même de la sécurité.
49:19Comment vous avez envisagé cela
49:21de façon très concrète ?
49:22Alors, en fait,
49:23la tunique appartient
49:25à la commune d'Argenteuil
49:26donc il fallait d'abord
49:27l'assentiment du maire
49:29qui me l'a donné tout de suite,
49:32joyeusement d'ailleurs.
49:33Et puis, ensuite,
49:35on a eu plusieurs réunions
49:36avec la sous-préfecture
49:38et mettant en place
49:39tout un système
49:40puisque la tunique
49:41est aussi sous la surveillance
49:42de la direction régionale
49:43des affaires culturelles
49:44qui veille à sa conservation,
49:47etc.
49:48Et puis, ensuite,
49:49les forces de police,
49:51le renseignement,
49:52enfin, voilà,
49:52c'est toute une organisation.
49:55Personne ne verra ça,
49:56mais je l'ai vécu de l'intérieur
49:57avec le nouveau recteur.
49:59Et c'est une grande joie
50:00parce qu'on voit aussi
50:01que tous les services
50:02sont vraiment heureux aussi
50:06de faire cela.
50:08Voilà,
50:09la police n'est pas toujours
50:11dans des endroits sympathiques.
50:13Là, ils sont heureux
50:14d'accompagner la Sainte-Tunique.
50:17C'est un bien, évidemment,
50:18patrimonial aussi,
50:20très précieux pour Argenteuil.
50:21C'est sur le blason de la ville,
50:24d'ailleurs.
50:25Voilà,
50:26alors c'est un petit trajet
50:27puisque Argenteuil et Saint-Denis,
50:29c'est tout près.
50:306 kilomètres à vol d'oiseau.
50:32Ça sera un peu plus long
50:33de notre itinéraire.
50:34Mais voilà,
50:35tout va être fait
50:36sous haute protection
50:37jusqu'à l'intérieur
50:39du Stade de France
50:39où la Sainte-Tunique
50:41sera installée
50:42dans un nouveau reliquaire
50:43puisque le grand reliquaire
50:44d'ostention
50:44qu'on voit à l'image
50:46a été trop fragile
50:47pour être transporté.
50:49Donc,
50:49il y aura un reliquaire
50:51plus simple
50:52mais très beau
50:52qui a été demandé
50:54par l'organisation
50:54à un ébéniste.
50:55Donc,
50:56premier pape,
50:57Léon,
50:57à 14 à contempler
50:58cette relique.
50:59Marc Menon.
51:00Quelle est la différence
51:01entre cette tunique
51:02et le Saint-Suaire
51:03qui, lui,
51:04est à Rome
51:05sur lequel
51:06est imprégné
51:07selon la croyance
51:10le corps du Christ ?
51:11Quelle est la différence
51:12entre les deux ?
51:12Alors,
51:13c'est très différent.
51:14La Sainte-Tunique,
51:15alors d'abord,
51:16le linceul,
51:17il est à Turin,
51:18à Rome.
51:19excusez-moi.
51:20Pour un haïcard,
51:21on vous pardonne.
51:23Je sais qu'il existe.
51:25C'est bien.
51:25C'est vrai.
51:26La Sainte-Tunique,
51:27c'est une relique
51:28du Christ vivant
51:29puisque c'est l'habit
51:31qu'il portait
51:33dans sa passion,
51:34c'est-à-dire à partir
51:35du dernier repas
51:36avec ses disciples,
51:37au moment de l'arrestation
51:39à Gethsémanie,
51:40au moment de la comparution
51:41devant le grand Sanhedrin,
51:43devant Ponce-Pilate
51:44et pendant le chemin de croix.
51:46Et elle est retirée
51:47à Jésus
51:48avant qu'il soit crucifié.
51:50C'est Saint Jean
51:51qui dit cela
51:51au chapitre 19
51:52de son évangile.
51:53et il y a deux versets
51:55consacrés à ça.
51:56Donc, c'est très important
51:57à quelques versets
51:58de la mort du Christ.
51:59Donc, ce qui se passe
52:02en dernier,
52:02puis si ça mérite
52:03deux versets
52:04dans l'évangile
52:05de Saint Jean,
52:05c'est que c'est important.
52:07Une tunique sans couture
52:08et c'est bien le cas
52:09de la tunique d'Argenteuil.
52:12Voilà.
52:12Donc, on est très soucieux,
52:14nous,
52:15de toujours retourner
52:16aux Écritures
52:17quand on parle
52:19de la sainte tunique
52:20d'Argenteuil.
52:20Donc, c'est très différent.
52:21Le linceul,
52:22c'est ce qui a enveloppé
52:24Jésus dans sa tombe.
52:25Et a gardé
52:26donc un Argenteuil
52:27depuis douze siècles.
52:29C'est quand même
52:31exceptionnel.
52:31Voilà.
52:32Elle est arrivée
52:34sous Charlemagne,
52:35en fait,
52:36qu'elle a reçue
52:36de l'impératrice
52:37Irène de Constantinople.
52:39Et depuis,
52:40elle est là
52:41puisque la fille
52:42de Charlemagne
52:42était religieuse
52:44à Argenteuil
52:45dans un tout petit monastère.
52:47Voilà.
52:47Donc, c'est une aventure
52:49extraordinaire
52:49qui s'est passée
52:50depuis douze siècles
52:51et qui va se passer
52:52vendredi encore.
52:53Alors, restez avec nous
52:54dans un instant.
52:55La dernière question
52:56avec Gabriel Cluzel.
52:57Restez avec nous.
52:58On va faire l'édito
52:59de Mathieu Bocoté,
53:00le JT,
53:00et le mot de la fin
53:01avec vous dans un instant.
53:02Père Guy-Emmanuel Cariot,
53:04merci d'avoir pris le temps
53:05d'être avec nous
53:06sur le plateau
53:06de Face à l'Info.
53:07Mathieu Bocoté,
53:08on ne peut pas passer
53:09à côté de cette info
53:10du week-end.
53:11Jordia Meloni
53:11qui vient de faire
53:12deux annonces
53:13à propos de l'école italienne.
53:14D'abord,
53:15le voile intégral,
53:16il sera interdit.
53:18Ensuite,
53:19le nombre d'élèves étrangers
53:20par classe
53:21sera limité.
53:22L'Italie est-elle rattrapée
53:25par ce qu'on appelle
53:26la nouvelle Italie ?
53:27Ça m'a frappé,
53:28cette nouvelle,
53:29parce que premièrement,
53:29on se dira
53:29que ce n'était pas déjà interdit.
53:31C'était plus compliqué que ça.
53:33Mais l'argument utilisé,
53:34et ça nous rappellera
53:35nos échanges avec Marc,
53:36ce n'est pas la laïcité.
53:37L'Italie n'est pas
53:38le pays de la laïcité.
53:39Mais on dit
53:40le voile intégral,
53:41c'est d'abord
53:42une question de sécurité,
53:43mais aussi,
53:44ça ne respecte pas
53:45les mœurs de la culture italienne.
53:47On nous dit
53:48au nom d'une tradition
53:49réelle ou présumée.
53:51Autrement dit,
53:51cette tradition venue
53:52de l'extérieur
53:54contredit ce que nous sommes.
53:55Eh bien,
53:56nous ne voulons pas
53:56ce symbole en particulier.
53:59Deuxième argument
54:00à propos
54:00de la part
54:01des élèves étrangers
54:02dans les classes,
54:04il est dit par Mme Mélanie
54:05que les élèves italiens
54:06ne doivent pas se sentir
54:07en minorité dans une classe.
54:09Vous vous rendez compte ?
54:10Autrement dit,
54:10on reconnaît
54:11qu'au-delà
54:11de l'individualité juridique
54:12de chacun,
54:13le peuple historique italien
54:14ne doit pas être
54:15en minorité chez lui
54:16et dans une classe encore moins.
54:18Sinon,
54:18l'assimilation n'est pas possible,
54:20sinon l'intégration
54:20n'est pas possible.
54:21Et pourquoi,
54:22par ailleurs,
54:22les Italiens
54:23se vivraient-ils déjà
54:24ou désormais
54:25étrangers chez eux
54:26dans leurs propres écoles
54:28et plus largement
54:28dans leur propre pays ?
54:30Elle nous dit,
54:31je lutte contre
54:31le communautarisme.
54:33À travers cela,
54:34ce qu'on voit,
54:34c'est un pays
54:35qui développe
54:35un arsenal juridique,
54:37scolaire,
54:37politique
54:38pour lutter
54:39contre la submersion
54:40migratoire.
54:41Je terminerai
54:42avec un clin d'œil
54:42français pour cela.
54:44Il y avait un débat
54:44hier sur la 2
54:46entre Gabriel Attal
54:48et Mario Maréchal.
54:49Et Mario Maréchal
54:50lui pose une question
54:50toute simple.
54:51Si l'islam
54:52devient majoritaire
54:53en France,
54:54est-ce que la France
54:55sera encore la France ?
54:57Gabriel Attal,
54:58qui est un homme
54:58que je respecte,
54:59pendant 15 minutes
55:00a été incapable
55:01d'y répondre.
55:02Elle relançait
55:02et refusait de répondre.
55:03Elle relançait
55:04et refusait de répondre.
55:05Pourquoi ?
55:05Parce qu'on sait très bien
55:06que si la France
55:07devenait la majorité musulmane,
55:08elle ne serait plus la France.
55:10Mais Gabriel Attal
55:11ne peut pas reconnaître cela
55:12sans avoir l'impression
55:13de transgresser
55:14les scènes vérités
55:15de l'extrême-centre.
55:16On a vu une petite scène
55:17de ce que veut dire
55:18le déni de réel
55:20qui n'a pas lieu en Italie.
55:21D'ailleurs,
55:22je profite pour répondre
55:23à cette question
55:24que je vous ai posée
55:25pour l'opération
55:261000 bistrots
55:26lancée par Gabriel Attal
55:28dans l'Hérault.
55:28600 personnes
55:29ont été contactées.
55:30Seule 7 personnes
55:31auraient participé
55:33à cette étape
55:34du dispositif
55:35selon la Glorieuse,
55:36le JT.
55:37Ils appellent Piboulot.
55:39Bonsoir Christine,
55:40bonsoir à tous.
55:4112 mois de prison
55:42avec sursis
55:43pour un jeune
55:43de 19 ans
55:44impliqué
55:45dans les émeutes
55:46à Saint-Pierre-des-Corses
55:47au week-end.
55:48Déferré ce matin,
55:49il a ensuite été jugé
55:50en comparution immédiate.
55:52Quatre autres gardes à vue
55:53ont été levés hier soir.
55:54Le policier
55:55qui conduisait
55:56le véhicule
55:57entré en collision
55:58avec une moto
55:58a lui été placé
56:00sous le statut
56:00de témoin assisté.
56:02Crise du carburant.
56:03Le gouvernement présentera
56:05demain de nouvelles aides
56:07en conférence de presse
56:08à 17h à Bercy
56:09pour tenter de calmer
56:10la grogne sociale.
56:12Sébastien Lecornu
56:13a tenu deux réunions
56:14aujourd'hui à Matignon.
56:16L'une sur les approvisionnements
56:17en pétrole et en gaz,
56:18la seconde dédiée
56:20à l'accompagnement
56:21des Français
56:21face à l'envolée
56:22des prix à la pompe.
56:23Nouvelle augmentation
56:25en 2027,
56:26celle des tarifs
56:27des assurances
56:28habitation et automobiles,
56:30des hausses supérieures
56:31à l'inflation
56:32constatée en août dernier
56:34en France
56:34de 2,4% sur un an.
56:37La profession défend
56:38un mouvement logique
56:40engendré par des sinistres
56:41plus fréquents
56:42et plus coûteux
56:43à indemniser.
56:45La Cour des comptes
56:46propose une réforme
56:47de la fiscalité
56:48du patrimoine
56:49avec un allègement
56:50de certains prélèvements
56:51et une plus forte taxation
56:53des patrimoines
56:54les plus élevés.
56:55Au total,
56:56ces réformes
56:56entraîneraient
56:57une hausse très modérée
56:58de la fiscalité,
57:001,83 milliard d'euros
57:02supportés par les détenteurs
57:04des patrimoines
57:04les plus importants.
57:06Enfin,
57:07l'actualité internationale
57:08et cette rencontre
57:09ce soir
57:10entre Emmanuel Macron
57:11et Donald Trump
57:12à New York.
57:12Le président français
57:14a prévu d'échanger
57:15avec lui
57:15en toute franchise,
57:16notamment sur la guerre
57:18en Ukraine.
57:19Objectif,
57:19orienter son homologue
57:21américain
57:21vers de bonnes décisions
57:22en maintenant
57:23le soutien à Kiev
57:25et en renforçant
57:26la pression
57:26sur Moscou.
57:28Dernière question
57:29au PA Guy-Emmanuel Cario,
57:31Gabriel Grusel,
57:3110 secondes.
57:32Je voulais savoir
57:33comment va se passer
57:35le passage
57:36avec le pape
57:38face à ce reliquaire.
57:39Est-ce que c'est déjà prévu ?
57:40Il doit s'agenouiller ?
57:41Il doit avoir
57:42un moment
57:42de prière ?
57:45Je ne sais pas.
57:45En fait,
57:46ce sera à la fin
57:46de la veillée.
57:47On va dévoiler
57:49la Sainte-Unique.
57:49Elle sera voilée
57:50pendant tout le moment
57:52où le pape sera là
57:52et à la fin.
57:54Ce sera dévoilé
57:55et ce sera le moment
57:56de la prière
57:57avec les 80 000 jeunes,
57:59l'office des complis
58:00qui sera chanté.
58:02Ce sera un peu
58:02la conclusion
58:03de ce temps
58:04avec les jeunes.
58:05On se réjouit
58:06beaucoup
58:07de tout ce week-end
58:08qui va être fou
58:09et magnifique.
58:11C'est magnifique.
58:11On est très heureux.
58:12Merci d'avoir pris le temps
58:13de venir sur le plateau
58:14de Face à l'Info
58:15pour nous parler
58:15de ce moment historique
58:17pour la France,
58:18pour la tunique.
58:19Merci infiniment.
58:20Tout de suite,
58:20Pascal Proleur,
58:21des Pro2.
58:21Merci à tous.
58:22Merci à tous.