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- il y a 1 semaine
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:01bonjour à tous et bienvenue dans police justice 24 heures en france je suis ravi de vous accueillir
00:00:05pour une nouvelle semaine de cette émission qui vous entraîne vous le savez chaque jour
00:00:09de 13 à 15 heures dans les coulisses de ce qui se passe en matière d'enquête judiciaire et
00:00:14criminelle l'actualité reportage témoignage aussi quand les faits divers deviennent des
00:00:19faits de société et bien ça se passe ici sur ces news et c'est parti pour le sommaire de
00:00:23ce
00:00:23lundi avec à la une ce midi une page spéciale bien évidemment dans 24 heures en france avec
00:00:29une constatation la france est désormais une poudrière le moindre événement se transforme
00:00:33en violence contre les forces de l'ordre deux exemples parmi beaucoup d'autres ce week end tout
00:00:38d'abord saint pierre des corps avec un refus d'obtempérer une course poursuite avec des
00:00:42policiers un accident et au final une nuit des meutes et puis le policier qui conduisait la
00:00:47voiture qui s'est retrouvé en garde à vue dans une incroyable inversion des valeurs autre exemple de
00:00:53cette france transformée en poudrière avec ce qui s'est passé hier soir à paris quand une manif
00:00:58antipolis dégénère avec des incidents à la base elle devait protester contre la présomption de
00:01:03légitime défense pour les policiers et gendarmes on y revient évidemment dans un instant et dans
00:01:08cette ambiance nous vous proposerons un document exceptionnel vous allez découvrir comment travail
00:01:14ce qu'on appelle la police des polices dès lors qu'un policier sur son arme et fait feu on
00:01:19entrera
00:01:20dans le sein des saints dans les bureaux de la police des polices pour assister à l'interrogatoire de l
00:01:25'un d'entre
00:01:25eux il va devoir répondre à ses collègues de l'utilisation de son arme rafael 30 ans c'est un
00:01:33trafiquant de cocaïne pendant un an le journaliste alexandre massé dubois l'a suivi dans son quotidien
00:01:40qui va à des quartiers branchés aux appartements bourgeois de paris mais aussi jusqu'aux portes du
00:01:45pouvoir car c'est une dérévélation de son livre témoignage choc en direct dans notre émission et puis un
00:01:52autre témoignage exclusif celui-ci celui d'un propriétaire furieux après avoir loué son
00:01:59restaurant et un appartement attenant alain hôtelier de 65 ans situé en haute loire affirme avoir vécu
00:02:06un véritable cauchemar vous voyez déjà les images qui donne un peu la la teneur de l'enfer qu'il
00:02:12a
00:02:12découvert quand il est revenu chez lui il sera bien sûr en direct avec nous mais tout de suite il
00:02:17est
00:02:1713 heures et on retrouve sommeil à l'abidi pour le journal bonjour bonjour nélier bonjour à tous
00:02:25à la une la france n'a pas d'enjeu d'approvisionnement carburant ce stade mais elle doit s'assurer
00:02:30de
00:02:30trouver des solutions si le conflit au moyen-orient dur déclaration du ministre de l'économie
00:02:35roulant l'escure qui ajoute que globalement pour le moment nos stocks stratégiques sont à plein pour
00:02:40les deux mois à venir après une semaine d'audition de nombreux ministres la commission spéciale de
00:02:46l'assemblée nationale débute l'examen d'une dizaine d'articles de la proposition de loi intégrale
00:02:50contrôlée violences sexistes et sexuelles un texte qui entend couvrir toute la chaîne des violences du
00:02:56repérage à la réparation en passant par la prévention l'accompagnement mais aussi la justice à
00:03:02l'étrangerie frédrich merz dans la tourmente le chancelier allemand vient d'essuyer une nouvelle
00:03:06série de nouvelles défaites électorales sont partis la cd ou a été distancée par l'afd et la gauche
00:03:12radicale aux élections régionales toutefois le dirigeant allemand le promet il aura il ira jusqu'au
00:03:17bout de ses réformes et aujourd'hui nous avons assisté à deux élections dont les résultats ont été très
00:03:24différents nous ne pouvons pas enjoliver le résultat obtenu en mecklenburg pomeranie occidentale c'est un
00:03:30désastre la cdu s'est battue avec acharnement mais c'est finalement elle qui a été écrasée dans la
00:03:36polarisation entre le spd et l'afd mais c'est précisément pour cette raison que nous ne pouvons
00:03:44plus repousser ces décisions les réformes doivent avoir lieu au moyen-orient la bataille navale se
00:03:50poursuit dans le détroit d'hormuz un navire a été visé par un projet d'il inconnu deux membres
00:03:55d'équipage ont été légèrement blessés c'est ce que rapporte l'agence de sécurité maritime britannique
00:04:00qkmt au sur x le passage stratégique pour le gaz et le pétrole est toujours sous la coupe de
00:04:06téhéran et qui n'autorisent pas les navires à l'emprunter sans sa permission et puis tic tac il
00:04:12ne vous reste plus que quelques heures la banque centrale européenne mène une consultation citoyenne
00:04:17depuis la fin du mois de juillet pour choisir le nouveau look des billets euros les citoyens
00:04:22européens ont jusqu'à ce soir 23h59 pour y participer et pour voter et pour voter il vous
00:04:27suffit de vous rendre sur le site de le site de la banque centrale européenne et remplir un simple
00:04:32questionnaire plus de 9 millions de personnes ont déjà donné leur avis
00:04:38merci somaïa on vous retrouve à à 14 heures bien évidemment les invités qui vont m'accompagner
00:04:42cet après midi maître florence ro bonjour bonjour à vos quatre pénalistes à vos côtés le docteur
00:04:48stéphane clergé qui est psychiatre on va apercevoir d'un de vos ouvrages c'est les mots de vos ados
00:04:54comment les aider vraiment paru aux éditions solaire un programme je le prends à la fin de
00:04:59l'émission d'ailleurs bruno paumard ancien instructeur du reine bonjour bienvenue et bien
00:05:03sûr c'est il ya barot pour le service police justice de ces news on commence avec une page
00:05:08spéciale ce matin dans 24 heures en france une constatation donc la france est devenue une
00:05:14poudrière à chaque fois qu'il y a un événement qui implique des policiers les choses s'embrasent
00:05:19il ya eu deux exemples évidemment on va se concentrer pour commencer sur saint pierre
00:05:22décor avec ce refus d'obtempérer cette course poursuite qui s'en est suivie un accident et au
00:05:27final une nuit d'émeute et le fameux policier qui conduisait la voiture s'est retrouvé en garde à
00:05:33vue dans une incroyable inversion des valeurs comme je vous le disais regardez les dernières images
00:05:38avec ce reportage de la rédaction et tanguy barbancet les véhicules calcinés témoigne de
00:05:43l'ampleur des violences dans la nuit de samedi à dimanche des affrontements ont éclaté dans un
00:05:48quartier de saint pierre décor après qu'un motard a été blessé à la jambe dans une collision avec
00:05:53une voiture de police conséquence une vingtaine de véhicules ont été incendiés et neuf policiers
00:05:59ainsi qu'un gendarme ont été blessés très compliqué et ça fait très peur ça fait très peur on se
00:06:06demande dans quel monde on vit on marche sur la tête c'est désolant vous travaillez toute une vie si
00:06:10vous avez besoin de votre voiture pour bosser ou des retraités pour bouger ou vous allez vouloir payer
00:06:15votre voiture ben peut-être pas des centaines de policiers et de gendarmes appuyés par un
00:06:19hélicoptère ont été mobilisés sur le terrain tandis que des barricades étaient dressées et
00:06:24plusieurs feux allumés on a vu faire caillasser les voitures de police mettre le feu les insultes
00:06:33les mortiers le feu d'artifice je croyais me trouver dans un jeu gta c'était vraiment l'émeute
00:06:40on a l'impression que c'était la révolution ici dimanche soir les forces de l'ordre sont restés
00:06:45mobilisés pour éviter de nouvelles violences la garde à vue du policier a été levée ce dimanche a
00:06:50précisé lundi le parquet de tours le fonctionnaire de police a été placé sous le statut de témoin
00:06:56assisté cinq jeunes âgés de 15 à 20 ans ont également été interpellés notamment pour participation avec
00:07:02carmes un attroupement avec le visage dissimulé bonjour alexandra bischoff vous êtes notre envoyée
00:07:09spéciale sur place alors vous êtes arrivé ce week-end déjà vous avez donc vu les choses
00:07:13évoluer comment est l'ambiance aujourd'hui alexandra
00:07:22oui bonjour nelly alors vous l'avez rappelé à cette nuit de violence elle a profondément marqué
00:07:27cette commune alors regardez nous sommes justement devant le centre commercial où s'est déroulée la
00:07:33collision et où se sont déroulées également les émeutes ce week-end alors vous le voyez sur les
00:07:37images de malo steiner il reste un véhicule incendié juste derrière je vous le rappelle il y en avait au
00:07:43total près d'une vingtaine vous le voyez également juste derrière cet abribus endommagé avec des débris de
00:07:50verre sur le sol ce panneau également qui se tient juste derrière qui est détruit alors du côté des riverains
00:07:56vous l'imaginez on constate encore une grande émotion mais aussi une incompréhension face à cette
00:08:01situation certains habitants nous ont confié avoir passé la nuit entre samedi et dimanche éveillés
00:08:06angoissés par le bruit des mortiers d'artifices d'autres redoutaient également que de nouvelles émeutes
00:08:12se produisent je vous propose d'écouter leur témoignage
00:08:17j'arrive pas à comprendre tout ça donc déjà quand on prend des arrêts de bus tout ça les gens
00:08:25ont peur
00:08:25ont peur ils ont peur ça peut arriver à leur maison ou n'importe quoi on est inquiet on est
00:08:32on est
00:08:32désolé aussi on est en colère bien sûr il faut l'être parce que tout ça c'est quand même
00:08:39vachement
00:08:40malheureux ça fait du mal à tout le monde y compris à ceux qui le font d'ailleurs et peut
00:08:45-être même en
00:08:46premier à ceux qui le font parce qu'ils se rendent pas compte à quel point tout ça ça va
00:08:50peser sur ce que
00:08:51va penser la population de eux ensuite donc effectivement je pense que c'est des actes qui sont vraiment très
00:08:57peu réfléchis
00:08:58et ceux qui pilotent ça derrière si certains pilotent ça derrière ou encouragent ou justifient
00:09:04ne serait-ce que ça ce genre d'actes se trompent
00:09:10et à soir un dispositif important a été déployé alors il n'y a pas eu d'autres dégradations mais
00:09:16un tir de mortier d'artifice a été lancé sur des crs il n'y a pas eu cependant de
00:09:21nouveaux blessés alors le
00:09:23policier qui avait été placé en garde à vue a été relâché et placé sous le statut de témoin assisté
00:09:29pour l'heure
00:09:29les investigations se poursuivent
00:09:32et on remercie évidemment
00:09:33Malo Steiner qui vous accompagne à qui on doit ces images
00:09:37Célia Barotte
00:09:38on a du nouveau sur les autres gardes à vue les gardes à vue des autres individus
00:09:42oui selon une source policière et bien
00:09:45les cinq individus qui avaient été placés en garde à vue ont été libérés sans poursuite
00:09:50un sixième individu est actuellement présenté au palais de justice pour violences sur policiers
00:09:56donc l'enquête est en cours
00:09:58on attend aussi d'avoir de nouvelles informations de la part du parquet de tours
00:10:02pour comprendre aussi les suites judiciaires données
00:10:05notamment concernant cet individu qui s'en est pris aux forces de l'ordre
00:10:11Bon ça c'est pour les dernières informations
00:10:14Maître Rowe, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:10:15Ça veut dire qu'ils ne seront plus inquiétés par la justice parce que les gardes à vue ont pris
00:10:18fin ou ça ne veut rien dire ?
00:10:19Ah non, une garde à vue elle prend fin parce que d'abord elle est encadrée dans le temps, dans
00:10:24les conditions
00:10:24donc il y a un moment donné où si on n'a pas plus d'éléments on arrête la garde
00:10:28à vue
00:10:28c'est pas inutile non plus d'en garder un petit peu au cas où il y aurait besoin d
00:10:32'avoir recours à nouveau à la garde à vue
00:10:35s'il y a des éléments nouveaux
00:10:36donc non, la garde à vue elle est levée
00:10:39on s'arrête là pour l'instant sur cette mesure
00:10:42mais ça ne veut pas dire que l'enquête ne se poursuit pas, au contraire
00:10:44et qu'ils ne seront pas inquiétés par la suite
00:10:47ça va dépendre un petit peu de la suite justement des investigations et de ce qui va être révélé
00:10:51alors beaucoup de réactions du côté des policiers
00:10:54on va écouter celle de David de Bonneau
00:10:55il est secrétaire régional, unité en centre Loire
00:11:00On a un traumatisme profond pour les policiers de Tours déjà
00:11:06l'apport d'effectifs en CRS les a sûrement rassurés
00:11:10ça c'est une évidence, en termes de sécurité notamment
00:11:13on savait que la présence de 70 CRS sur l'agglomération de Tours cette nuit
00:11:19allait bien évidemment calmer le jeu
00:11:21puisque le rapport de force dans ce type d'événement il est obligé
00:11:27il faut du monde pour répondre à cette violence
00:11:30et nos collègues CRS ainsi que nos collègues du commissaire Latour
00:11:34ont bien travaillé cette nuit en termes de sécurisation
00:11:37et tout s'est bien passé
00:11:42Bruno Pommard, 70 policiers, ça rassure
00:11:45on envoie la CRS, en fait c'est tout ce qu'on fait
00:11:47quand il y a une situation de crise qu'on veut gérer
00:11:50sauf que ça ne perdure jamais
00:11:51évidemment il le dit, si le rapport de force était toujours à l'avantage des policiers
00:11:56on n'aurait pas de manifestations ou de meutes de ce type
00:11:58Vous avez raison, mais le souci c'est qu'il faut des effectifs considérables
00:12:0270 policiers là, qui vont rester sûrement une dizaine de jours
00:12:05ces fameuses forces d'action rapides, vous savez
00:12:07qui sont habituées aux émeutes, etc. et qui réagissent très vite
00:12:10et après on les envoie ailleurs
00:12:12C'est tout le souci, encore une fois
00:12:14vous savez qu'en France on a un peu plus de 160 000 forces de l'ordre
00:12:17en sécurité publique, en CRS
00:12:19et tout ce qu'on peut imaginer, plus les gendarmes
00:12:21grosso modo 100 000 personnes
00:12:22le souci c'est qu'on ne peut pas être en permanence 24h sur 24
00:12:25sur des quartiers, particulièrement
00:12:27sur ces quartiers qu'on appelle
00:12:29de reconquête républicaine, parce que ces quartiers
00:12:31n'ont plus rien, sont désœuvrés
00:12:33totalement, et ce qu'on voit là
00:12:35c'est juste le résultat d'une société
00:12:37qui se délabre totalement, surtout de quartiers
00:12:39qui se délabrent totalement, et là on a le résultat
00:12:42de jeunes qui s'affrontent avec les policiers
00:12:43parce qu'il ne reste plus que les policiers en face
00:12:45Beaucoup se sont concentrés sur l'image de cette moto
00:12:48qui était évidemment
00:12:50endommagée, mais peu de gens
00:12:51on fait des commentaires, et on va vous la montrer, l'image
00:12:54sur les dégâts que ça a occasionné
00:12:56sur les 9 policiers blessés
00:12:58regardez, le crâne de l'un d'entre eux
00:13:01ça a été
00:13:02un peu flouté, parce que c'est vraiment
00:13:04la plaie ébéante, j'aime autant vous le dire
00:13:06mais enfin, on peut imaginer quand même l'ampleur
00:13:08d'Usa, c'est un hématome considérable
00:13:10ça aurait pu très très mal tourner pour lui
00:13:12Bruno Pommard, ça, c'est quand même
00:13:14un cas d'extrême violence
00:13:15oui, oui, oui, ça pourrait s'assimiler à une tentative d'assassinat
00:13:18même, carrément
00:13:20moi j'ai vu la blessure
00:13:22c'est quand même impressionnant, ce n'est encore une fois pas normal
00:13:24et j'espère, j'ose espérer
00:13:26que la garde à vue de ces 5 jeunes
00:13:28en particulier, va apporter quelque chose
00:13:30de concret, j'en doute
00:13:33oui, mais au niveau
00:13:35poursuite, etc, je doute du résultat
00:13:37non, mais ce n'est pas parce que la garde à vue
00:13:39a été levée que pour autant, il n'y a pas de poursuite
00:13:41il faut pas faire le parquet
00:13:42on sait ce qu'il advient
00:13:44souvent, voilà, il faut savoir qui a porté le coup
00:13:47mais alors, quelques TIG
00:13:48parce que ce n'est pas circunstancié, parce qu'on n'a pas d'image, pourquoi ?
00:13:51eh bien, souvent, il n'y a pas d'image
00:13:53oui, effectivement, c'est par manque de preuves
00:13:55et ça, ça suffit à les disculper ?
00:13:57vous savez, dans des
00:13:59cas dramatiques, celui-là en est un
00:14:01mais parfois, il y a une mort
00:14:03derrière, il y a un décès
00:14:05et on vous dit, on ne sait pas qui
00:14:07a porté le coup fatal
00:14:08et donc, dans ces cas-là, il ne se passe plus rien
00:14:11donc, effectivement, c'est un problème
00:14:13alors, s'il n'y avait que ça, le problème
00:14:15vous savez, c'est que, concomitamment
00:14:17ou presque, quelques milliers de personnes
00:14:19parmi lesquelles des députés insoumis
00:14:21et des représentants de syndicats de magistrats
00:14:23ont défilé hier à Paris, contre
00:14:25la proposition de loi
00:14:27qui prévarait la présomption d'usage
00:14:30légitime des armes
00:14:31c'est la fameuse présomption
00:14:33d'innocence par les forces de l'ordre
00:14:34qui équivaut, selon eux
00:14:36à un permis de tuer
00:14:38on l'a entendu, vous vous souvenez
00:14:39de cette activiste
00:14:40élue à Saint-Denis
00:14:41qui disait à la fête de l'Huma
00:14:43c'est un permis de tuer
00:14:44c'est la loi Cazeneuve
00:14:45et bien, là encore
00:14:46ils n'ont pas pu s'empêcher
00:14:47ça s'est terminé par des incidents
00:14:48à Paris
00:14:49qu'on voit sur les images
00:14:50mais à Rennes, également
00:14:51à Rennes, il y a même
00:14:522000 personnes qui ont défilé
00:14:56et trois policiers ont été blessés
00:14:57après des jets de projectiles
00:14:59un petit peu à la manière de celui
00:15:00qui a été blessé
00:15:01qu'on a vu en photo
00:15:03Célia Barotte
00:15:04qu'est-ce que c'était
00:15:04que cette manif
00:15:05donc
00:15:06et pourquoi ça a mal tourné
00:15:07à ce point
00:15:08à quel moment ça a brillé
00:15:09et quels prétextes
00:15:10ils ont pris
00:15:10Ces milliers de personnes
00:15:11elles répondaient
00:15:12à l'appel de nombreuses
00:15:13organisations de défense
00:15:15des droits
00:15:15comme Stop aux violences d'Etat
00:15:18Amnesty International
00:15:19ou encore la Ligue des Droits
00:15:20de l'Homme
00:15:21mais aussi des parties de gauche
00:15:23et du syndicat
00:15:24de la magistrature
00:15:25une manifestation
00:15:26pour protester
00:15:27contre cette proposition
00:15:28de loi votée
00:15:29le 7 juillet
00:15:30par les députés
00:15:31une proposition de loi
00:15:32qui prévoit
00:15:33que lorsque les policiers
00:15:34font usage de leur arme
00:15:36et bien policiers
00:15:37et gendarmes
00:15:37sont présumés
00:15:38avoir agi
00:15:39dans le cadre
00:15:40de la loi
00:15:41cette présomption
00:15:42pouvant nous dit-on
00:15:43être renversée
00:15:44par tout élément
00:15:45de preuve contraire
00:15:46les manifestants
00:15:47veulent donc empêcher
00:15:48l'examen
00:15:49de cette proposition
00:15:50de loi
00:15:50au Sénat
00:15:51et pourtant
00:15:51le travail parlementaire
00:15:53se poursuit
00:15:54ce n'est pas une manifestation
00:15:55qui va empêcher
00:15:56les parlementaires
00:15:57d'examiner cette loi
00:15:57chose entendue
00:15:59en marge
00:16:01de cette manifestation
00:16:02au micro
00:16:03de nos confrères
00:16:03de frontières
00:16:04regardez
00:16:05je trouve que
00:16:06les forces de l'ordre
00:16:07sont très importantes
00:16:07pour nous protéger
00:16:08et si on les appelle
00:16:09elles sont
00:16:10heureusement
00:16:10qu'elles sont là
00:16:11pour
00:16:14faire des choses
00:16:14et ne pas laisser
00:16:17totalement
00:16:17le pays
00:16:18se
00:16:18aller dans tous les sens
00:16:20mais
00:16:20ces interventions-là
00:16:23devraient être
00:16:23vraiment
00:16:24régulées
00:16:25et
00:16:26faites
00:16:26plus
00:16:27maîtrisées
00:16:28les victimes
00:16:29qui sont laissées
00:16:30qui sont oubliées
00:16:31on n'a rien fait
00:16:33comme moi
00:16:34je me sors
00:16:35avec
00:16:3633 jours
00:16:37d'ITT
00:16:37et j'ai été
00:16:39entendue
00:16:39par l'IGPN
00:16:40et rien
00:16:41n'a été fait
00:16:42le policier
00:16:43je l'ai identifié
00:16:44je l'ai filmé
00:16:45mais
00:16:46c'est pas tous
00:16:47les policiers
00:16:47vous en voulez à la police
00:16:49non
00:16:50je n'en veux pas
00:16:51la police
00:16:52je ne peux pas
00:16:53être contre
00:16:53à la police
00:16:54je fais confiance
00:16:57à la police
00:16:58la loi de présomption
00:16:59de l'innocence
00:17:00donc
00:17:01ce qui permettrait
00:17:02aux policiers
00:17:04d'être encore
00:17:05plus violents
00:17:06qu'ils ne le sont déjà
00:17:07qu'est-ce qui vous fait dire ça
00:17:07forcément d'enquête
00:17:09pourquoi ils seraient plus violents
00:17:09énormément de détours
00:17:11de débordements
00:17:13en manifestation
00:17:14notamment
00:17:15avec les NAS
00:17:16qui sont interdites
00:17:18dans la plupart
00:17:19des pays européens
00:17:21la répression policière
00:17:22elle est souvent
00:17:23très violente
00:17:23et pour qu'elle ne le soit
00:17:25pas encore plus
00:17:26il faudrait voter
00:17:27contre cette loi
00:17:29Maître Rau
00:17:30que j'ai vu réagir
00:17:30il y a eu une mauvaise
00:17:31interprétation
00:17:31en fait
00:17:32de ce qu'ils peuvent
00:17:33ou pas faire
00:17:33sachant que cet élément-là
00:17:35cette notion-là
00:17:36comme l'expliquait très bien
00:17:37Célia
00:17:37ça peut être enlevé
00:17:38en cas de problème
00:17:39voilà
00:17:40je crois qu'il faut
00:17:41arrêter de tout confondre
00:17:43il faut arrêter
00:17:44surtout de rentrer
00:17:46dans le jeu
00:17:46de certains politiques
00:17:47qui sont là pour mettre
00:17:48de l'huile sur le feu
00:17:49en réalité
00:17:50on va le voir encore
00:17:50je pense que c'est vraiment
00:17:52juste pour monter
00:17:53la population
00:17:54contre certaines institutions
00:17:56il ne s'agit pas
00:17:57dans cette proposition
00:17:59de loi
00:17:59il ne s'agit pas
00:18:00de voter
00:18:01une présomption
00:18:02d'innocence
00:18:03ce qui voudrait dire
00:18:05qu'il n'y a pas
00:18:05de poursuite possible
00:18:06et que
00:18:07vous avez tué quelqu'un
00:18:09on vous donne
00:18:09une bénédiction
00:18:10il s'agit
00:18:12de renverser
00:18:13la charge
00:18:13de la preuve
00:18:14dans ce qui existe
00:18:16déjà dans le code
00:18:17napoléonien
00:18:18depuis 1810
00:18:20je le rappelle
00:18:21c'est-à-dire
00:18:22la légitime défense
00:18:23donc on va
00:18:24inverser la charge
00:18:25de la preuve
00:18:26en disant que
00:18:26les policiers
00:18:27qui font usage
00:18:28d'une arme
00:18:29sur un crime
00:18:31ou un délit
00:18:31et bien
00:18:33vont être présumés
00:18:34avoir agi
00:18:35en cas de légitime défense
00:18:37présumés
00:18:37c'est donc
00:18:38un problème
00:18:39de renversement
00:18:40de la charge
00:18:41de la preuve
00:18:41et pas de nouvelle infraction
00:18:43tout est dans le présumé
00:18:45mais
00:18:46le texte dit bien
00:18:47évidemment aussi
00:18:48que cette présomption
00:18:50peut être
00:18:50annulée
00:18:52par la preuve
00:18:53contraire
00:18:53ce qui existe déjà
00:18:55c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:18:56un policier
00:18:57qui va être interrogé
00:18:59il dit qu'il est
00:19:00en état
00:19:00de légitime défense
00:19:01on va examiner
00:19:03exactement
00:19:03les mêmes conditions
00:19:04que dans la nouvelle loi
00:19:06c'est-à-dire
00:19:07est-ce que vous avez réagi
00:19:09face à un danger imminent
00:19:10est-ce que vous avez
00:19:12usé de la force nécessaire
00:19:14appropriée
00:19:15et proportionnée
00:19:17donc il n'y a pas
00:19:18grand chose qui change
00:19:19si on veut foutre
00:19:19un peu la merde
00:19:20on va le voir
00:19:22dans un document
00:19:24assez inédit
00:19:25d'ailleurs
00:19:25parce qu'on suivra
00:19:26une enquête
00:19:26de la police
00:19:27avec des questions
00:19:28vous allez voir
00:19:28ça va très loin
00:19:29il passe vraiment
00:19:30sur le grill
00:19:30le policier
00:19:31qu'on va vous montrer
00:19:31dans cette interrogatoire
00:19:34et je pense que Bruno Pommard
00:19:35confirmera aussi
00:19:36vous parliez
00:19:37des politiques
00:19:37qui mettent l'huile
00:19:38sur le feu
00:19:39la récupération politique
00:19:40là aussi vous vous en doutez
00:19:42n'a pas tardé
00:19:43on va écouter
00:19:43Eric Coquerel
00:19:44député LFI
00:19:45qui évoque son combat
00:19:47contre les violences policières
00:19:48je suis à cette manifestation
00:19:50d'ailleurs extrêmement importante
00:19:52parce qu'il y a plusieurs dizaines
00:19:53de milliers de personnes
00:19:54qui manifestent
00:19:55pour une bonne raison
00:19:56c'est que
00:19:57comme depuis maintenant
00:19:58des années et des années
00:19:59je manifeste
00:20:00je me mobilise
00:20:01par rapport aux violences policières
00:20:02mais alors encore plus
00:20:03les lois qui malheureusement
00:20:05vont les multiplier
00:20:06d'ailleurs
00:20:06qui ne sont pas seulement
00:20:07des violences
00:20:08mais à certains moments
00:20:09le risque malheureusement
00:20:10de mort
00:20:11tout simplement
00:20:11parce que cette loi
00:20:12après celle de 2017
00:20:13la loi Cazeneuve
00:20:15qui autorisait la police
00:20:16à tirer
00:20:17en cas de refus d'obtempérer
00:20:18qui a malheureusement
00:20:19multiplié
00:20:19le nombre de morts
00:20:21et bien on se retrouve
00:20:21dans une situation
00:20:22où avec cette loi
00:20:24c'est une présomption
00:20:25de légitime défense
00:20:25donc on va supposer
00:20:28que si la police tire
00:20:29c'est qu'elle est
00:20:30en légitime défense
00:20:30et il faudra prouver
00:20:31l'inverse
00:20:32c'est une inversion
00:20:33de la preuve
00:20:33donc on voit bien
00:20:34que c'est extrêmement grave
00:20:34dans une situation
00:20:36où la France
00:20:36malheureusement
00:20:37se distingue déjà
00:20:38des pays voisins
00:20:39par le fait
00:20:40que la police
00:20:41se sert beaucoup plus
00:20:42des armes létales
00:20:43qu'ailleurs
00:20:43il faut absolument
00:20:44que cette loi
00:20:44ne passe pas
00:20:45si elle passe
00:20:46à l'abolir
00:20:46qu'on va gouverner
00:20:48de toute façon
00:20:48ils ont repatisé la loi
00:20:49leur expression à eux
00:20:50c'est permis de tuer
00:20:52alors écoutons aussi
00:20:54Mathilde Panot
00:20:55qui était évidemment
00:20:56dans cette manifestation
00:20:57avec vous allez voir
00:20:58à ses côtés
00:21:00qui nie qu'il y ait
00:21:01du racisme systémique
00:21:03dans la police
00:21:03après les images
00:21:04qu'on a vues
00:21:05dans une mairie RN
00:21:06quand vous avez
00:21:07un ministre de l'intérieur
00:21:10qui à chaque fois
00:21:11légitime et cautionne
00:21:12ce qui se passe
00:21:13avec les policiers
00:21:14et qu'on voit
00:21:14des policiers
00:21:16aller délibérément
00:21:18heurter une moto
00:21:19comme ils l'ont fait
00:21:20alors on comprend
00:21:21qu'il faut rénover
00:21:23la police
00:21:23de la cave au grenier
00:21:24ce qui se passe
00:21:25dans la police
00:21:26c'est extrêmement grave
00:21:27il faut sortir du déni
00:21:28et il faut retrouver
00:21:29une police
00:21:30avec une déontologie
00:21:31qui est un service public
00:21:33au service des habitants
00:21:34et de la population
00:21:35de ce pays
00:21:35pas le contraire
00:21:36pas des cow-boys
00:21:37qui sont autorisés
00:21:38à faire tout
00:21:38et n'importe quoi
00:21:39ce qu'on a vu encore
00:21:40à Saint-Pierre-des-Corts
00:21:41et même si la personne
00:21:44n'est pas morte
00:21:44elle est grièvement blessée
00:21:46et c'est inadmissible
00:21:47de voir des policiers
00:21:48qui comme à Sainte-Soline
00:21:50disaient qu'il se faisait
00:21:51un kiff
00:21:51à envoyer des LVD
00:21:53et des grenades
00:21:53contre des militants écologistes
00:21:55contre des militants
00:21:56des quartiers populaires
00:21:56contre les militants
00:21:57qui manifestent
00:21:58à chaque fois
00:21:58qu'il y a une revendication
00:21:59sociale, écologique
00:22:01ou politique
00:22:02on comprend surtout
00:22:03qu'elle veut
00:22:03que les délinquants
00:22:03puissent faire ce qu'ils veulent
00:22:05elle parle de cow-boys
00:22:06mais qui est le cow-boy
00:22:06finalement dans cette histoire
00:22:07parce que
00:22:08qu'aurait-elle dit
00:22:09si un enfant
00:22:10avait été percuté
00:22:11par ce chauffard
00:22:12par ce rodeo-driver
00:22:13comme on dit
00:22:13et bien je vais vous dire
00:22:14rien du tout
00:22:16n'est-ce pas ?
00:22:17évidemment
00:22:17non mais c'est
00:22:18c'est des éléments
00:22:18de langage tout fait
00:22:19ils apprennent par cœur
00:22:20M. Mélenchon
00:22:21est le leader
00:22:21de ce groupe
00:22:23LFiste
00:22:23et vous remarquerez
00:22:24ils ont toujours
00:22:26langage, ça ne va pas au fond
00:22:28si vous discutez
00:22:29dans le fond
00:22:29avec M. Coquerelle
00:22:30qui ne comprend déjà rien
00:22:31à l'économie
00:22:31et qui veut se mêler
00:22:32de la sécurité
00:22:33je peux vous assurer
00:22:34qu'encore une fois
00:22:35ça ne va pas très loin
00:22:36et Mme Panos
00:22:37pareil c'est assez limité
00:22:38au niveau intellectuel
00:22:39à suivre
00:22:40à 14h30
00:22:41on en parlait à l'instant
00:22:42Maître Rau
00:22:43un document exceptionnel
00:22:44exceptionnel
00:22:45parce que vous allez découvrir
00:22:46comment travaille
00:22:46la police
00:22:48des polices
00:22:48il prend évidemment
00:22:49tout son sens
00:22:49avec la séquence
00:22:50qu'on vient de vivre
00:22:50on va entrer
00:22:51dans leur bureau
00:22:52on va assister
00:22:53à un interrogatoire
00:22:54de bout en bout
00:22:55on va même aller
00:22:56qui posait problème
00:22:57l'événement
00:22:58qui a valu l'interrogatoire
00:22:59de ce policier
00:23:00ses collègues vont tenter
00:23:01de comprendre
00:23:02pourquoi il a fait usage
00:23:04de son arme
00:23:04regardez cet extrait
00:23:06le mec me voit
00:23:07me regarde
00:23:09et là ses mains
00:23:09apparaissent
00:23:10subitement devant moi
00:23:11ses mains montent
00:23:12dans ma direction
00:23:12comme ça
00:23:14elle monte comme ça
00:23:15comme s'il tenait
00:23:17une arme
00:23:18il y a deux mains
00:23:18comme ça
00:23:19comme s'il y avait
00:23:20une arme dans les mains
00:23:21il monte les deux mains
00:23:22comme ça
00:23:23maintenant autour de ses mains
00:23:24il y avait une masse
00:23:25songe
00:23:25elle n'est pas
00:23:26je n'ai pas
00:23:27concrètement vu
00:23:28une arme
00:23:29mais on va dire
00:23:30on a une fraction
00:23:31de son haut
00:23:31pour réfléchir
00:23:33voilà le problème
00:23:34le policier
00:23:35a tiré
00:23:36avant d'être certain
00:23:37que le chauffard
00:23:37le menaçait réellement
00:23:39avec une arme
00:23:39n'aurait-il pas
00:23:40mal interprété
00:23:41un geste de reddition
00:23:42le commandant
00:23:44lui fait rejouer
00:23:45la scène
00:23:45plusieurs fois
00:23:47ça se passe
00:23:48en quelques secondes
00:23:51peut-être que
00:23:51vous voyez ça
00:23:52il fait ça comme ça
00:23:54j'ai bien vu
00:23:55les deux mains
00:23:55qui montrent ça
00:23:57vu le geste
00:23:59il est peut-être
00:24:00enfouraillé
00:24:01si je réfléchis trop
00:24:02c'était moi
00:24:02qui m'en prend une
00:24:03ou mes collègues
00:24:04j'ai tiré
00:24:07un premier extrait
00:24:08mais on en a plein d'autres
00:24:09à vous montrer
00:24:09c'est un document
00:24:10à ne pas manquer
00:24:11à 14h30
00:24:12dans Police Justice
00:24:1324h en France
00:24:13petite pause
00:24:14et on se retrouve
00:24:14avec nos invités
00:24:15à tout de suite
00:24:19De retour avec vous
00:24:20pour notre émission
00:24:21Police Justice
00:24:2224h en France
00:24:23avec pour commencer
00:24:24cette deuxième partie
00:24:25de notre heure
00:24:26d'émission
00:24:26c'est un témoignage
00:24:27exclusif
00:24:28sur CNews
00:24:29un père révolté
00:24:30par le lynchage
00:24:31de son fils
00:24:32de 18 ans
00:24:33joueur à l'AS
00:24:34Fonvieille
00:24:35c'est à Antibes
00:24:36mardi soir
00:24:37il est tombé
00:24:37dans un guet-apens
00:24:38qui avait été tendu
00:24:39par deux de ses coéquipiers
00:24:40avec un motif
00:24:41des plus banals
00:24:43c'est à dire
00:24:43de la pure jalousie
00:24:44c'est ce qu'il explique
00:24:45et il dénonce
00:24:46un football amateur
00:24:47qui est gangréné
00:24:48désormais
00:24:49par la violence
00:24:49extrait
00:24:51Moi j'ai regardé
00:24:52l'entraînement
00:24:53de mon fils
00:24:53et du coup
00:24:54il y a un collègue
00:24:57à mon fils
00:24:58qui jouait avec lui
00:24:58il dit
00:24:59tonton tonton
00:25:00il y a ton fils
00:25:01il est en train
00:25:02de se massacrer
00:25:05en train
00:25:05de le massacrer
00:25:06je descends
00:25:08de la voiture
00:25:08je vois 6 personnes
00:25:09dessus
00:25:10et il était par terre
00:25:11la jalousie
00:25:13exactement
00:25:13on l'a massacré
00:25:14on l'a massacré
00:25:15parce que c'est des racailles
00:25:16c'est de l'ariane
00:25:17c'est voilà
00:25:18eux ils croyaient
00:25:19que c'est les
00:25:20c'est les meilleurs
00:25:21au monde
00:25:22et voilà
00:25:23voilà
00:25:24là j'ai porté plainte
00:25:26et je suis allé
00:25:27bon le lendemain
00:25:28j'ai passé la soirée
00:25:31en urgence
00:25:32avec mon fils
00:25:33il a eu le nez cassé
00:25:35les côtes
00:25:36ils sont un peu abîmés
00:25:39le genou
00:25:42le bras aussi
00:25:43mais il était massacré
00:25:45quoi
00:25:45je suis vraiment
00:25:46je suis stressé
00:25:48je suis
00:25:48ça fait je sais pas
00:25:493-4 jours
00:25:50que je ne dormais pas
00:25:52et tous les heures
00:25:53je regarde mon fils
00:25:54je tape sa porte
00:25:55et je
00:25:55oui je le réveille
00:25:58ça va
00:25:59il a tout ça
00:26:02bon alors
00:26:03on ne comprend pas trop
00:26:04par quoi
00:26:05la jalousie est motivée
00:26:06est-ce que c'est parce que
00:26:07c'est plutôt un bon joueur
00:26:08parce qu'il marque plus de buts que les autres
00:26:10à les comprendre
00:26:12néanmoins
00:26:13docteur Clerget
00:26:13vous êtes psychiatre
00:26:15ça nous dit quoi de notre société
00:26:16en fait
00:26:17cette ultra-violence
00:26:18qui s'immisce un peu partout
00:26:19on parle de foot amateur quand même
00:26:20on n'est même pas à un niveau
00:26:22et en fait ça ne serait pas plus excusable
00:26:23mais on n'est même pas à un niveau
00:26:25professionnel
00:26:25comment vous
00:26:26vous analysez tout ça
00:26:27parce qu'on raconte ce genre d'histoire
00:26:28chaque semaine à vrai dire
00:26:29oui à la fois
00:26:30on parle de la violence dans le sport
00:26:32c'est pas dans tous les sports
00:26:33dans le basket
00:26:33il n'y a pas cette violence là
00:26:34et même dans la boxe
00:26:36où finalement
00:26:36il y a de la violence
00:26:37mais qui est réglementée
00:26:39et bien les choses
00:26:40les règles sont respectées
00:26:41non je crois qu'il y a vraiment
00:26:43un domaine particulier
00:26:44qui est le football
00:26:45et effectivement
00:26:46on assiste depuis une dizaine d'années
00:26:47à une véritable augmentation
00:26:49de la violence dans le sport
00:26:50et surtout un non-respect des règles
00:26:52on avait vu la semaine dernière
00:26:53aussi le cas au rugby
00:26:55mais au foot
00:26:57c'est particulier
00:26:58on pourrait parler des arbitres
00:27:00aussi qui sont pris à partie
00:27:01et qu'on peut parler par les parents
00:27:01parfois dans les radins
00:27:02les parents
00:27:02moi j'accompagnais mon enfant au foot
00:27:04je suis surpris de voir
00:27:05que quand il y a des matchs
00:27:07les parents vont sur le terrain
00:27:09et se disputent entre eux
00:27:10donc il y a un emballement
00:27:12autour du foot
00:27:13et je me demande
00:27:14s'il n'y a pas presque
00:27:15une volonté
00:27:16parce que
00:27:16qu'est-ce qu'on voit
00:27:17à la coupe du monde ?
00:27:18on voit quand même
00:27:19certains pays
00:27:19avec des équipes
00:27:20on ne les citerait pas
00:27:22mais enfin bon
00:27:22on a vu notamment
00:27:24certains pays
00:27:25d'Amérique du Sud
00:27:25on se demande
00:27:26si ce n'est pas volontaire
00:27:27si on ne pousse pas
00:27:28pour le spectacle
00:27:29ou pour
00:27:30la pas du gain
00:27:31mais je crois
00:27:32que c'est un peu ça
00:27:33je crois que c'est aussi
00:27:34la pas du gain
00:27:34qui est dans le football
00:27:35où les enfants
00:27:37sont vraiment dans le fantasme
00:27:38ils vont devenir millionnaires
00:27:39le fantasme
00:27:40peut-être aussi
00:27:41que c'est une projection
00:27:41carrément de leurs parents
00:27:42parce qu'eux ils fantasment
00:27:43parce que leurs parents
00:27:44ont fantasme avant eux
00:27:45et ce n'est pas pour rien
00:27:46qu'on voit les pères
00:27:47souvent des pères
00:27:48on ne va pas se le cacher
00:27:49au foot
00:27:50qui sont survoltés
00:27:51surexcités
00:27:52alors on voit des entraîneurs
00:27:53qui font leur travail
00:27:55qui régulent
00:27:56et d'autres
00:27:56qui laissent
00:27:58un petit peu aller
00:27:59donc je pense
00:27:59qu'il faut vraiment
00:28:00qu'il y ait une réforme
00:28:01au niveau des instances
00:28:02du football français
00:28:03et pourquoi pas
00:28:04du football mondial
00:28:05Bruno Pommard
00:28:06je suis tout à fait d'accord
00:28:07je partage tout à fait
00:28:08votre avis
00:28:08mais alors moi
00:28:09je travaille beaucoup
00:28:10avec la fédération française
00:28:10de football
00:28:11qui a pris conscience
00:28:12de ce qui se passait
00:28:12avec Villotte
00:28:13qui est le directeur général
00:28:15sur ce sujet-là
00:28:16avec mon association
00:28:16justement pour aller
00:28:18dans les clubs de foot
00:28:18faire de la prévention
00:28:19avec les policiers
00:28:20sur les comportements
00:28:21là on parle encore une fois
00:28:22d'éducation
00:28:23on parle de la famille
00:28:24je parle souvent de contrôle
00:28:25mais c'est quand même
00:28:26catastrophique
00:28:27donc il faut remettre un cadre
00:28:28même dans le rugby
00:28:29on le voit
00:28:29de plus en plus
00:28:30alors que le rugby
00:28:30on dit
00:28:31c'est l'endroit sain
00:28:33rien ne se passe
00:28:34non ça commence aussi
00:28:35donc les problématiques
00:28:36sont de base
00:28:37c'est-à-dire
00:28:37l'éducation
00:28:38de la famille
00:28:39et je vous dis encore une fois
00:28:40la fédération française de foot
00:28:41fait des avancées là-dessus
00:28:43on ne peut pas leur reprocher
00:28:43mais c'est un peu compliqué
00:28:44parce que le foot génère
00:28:46tellement de jeunes
00:28:47beaucoup de jeunes des quartiers
00:28:49dont parfois
00:28:50pour certains
00:28:51l'éducation
00:28:51elle n'est pas là
00:28:52donc j'avais le résultat
00:28:53beaucoup de convoitises
00:28:54mais ce qui est dommage
00:28:56c'est que le sport
00:28:56mais c'est l'éducation
00:28:57de mettre mot
00:28:58c'est l'éducation
00:28:58mais oui
00:28:59c'est tout à fait vrai
00:29:00mais ce qui est dommage
00:29:01c'est que nous on dit aux parents
00:29:02inscrivez vos enfants en sport co
00:29:03ils vont apprendre les règles
00:29:05ça va leur apprendre
00:29:06c'est les prémices de la loi
00:29:08les règles du sport
00:29:09et finalement
00:29:10on voit que c'est complètement dévoyé
00:29:12et moi je vois plein d'enfants
00:29:13qui ont perdu de faire du foot
00:29:14à cause de la violence
00:29:15c'est pas mon habitude
00:29:16de parler de ma vie
00:29:18c'est pas mon rôle non plus
00:29:19mais là puisqu'on y est
00:29:20ça m'est arrivé à moi
00:29:21il se trouve que mon fils
00:29:23quand il avait 4-5 ans
00:29:25on m'avait inscrit au foot
00:29:26à sa demande
00:29:26au bout de 2-3 ans
00:29:27on a senti qu'il était dégoûté
00:29:28parce qu'il se passait précisément
00:29:30ce genre de choses
00:29:30il y avait trop de pression
00:29:32de provocation
00:29:34de mauvaise sélection
00:29:35dans les équipes
00:29:36si t'es bon
00:29:36t'es dans l'équipe A
00:29:37mais c'était souvent
00:29:38un peu discriminant aussi
00:29:39et bon voilà
00:29:40lui il a laissé tomber
00:29:41donc voilà
00:29:41je parle de mon exemple personnel
00:29:43c'est général
00:29:43ça c'est un vrai problème
00:29:45depuis 10 ans
00:29:45et puis ça génère aussi
00:29:46tellement d'argent
00:29:47quand vraiment on atteint le Graal
00:29:49que du coup
00:29:50moi j'ai vu des parents
00:29:51de joueurs
00:29:52qui étaient dans des divisions
00:29:54des petites divisions
00:29:56mais qui avaient espoir
00:29:57que ça monte
00:29:57et la seule chose
00:29:58qui les motivait
00:29:59c'était les gains considérables
00:30:00qu'ils allaient gagner au bout
00:30:02parce qu'ils vivent dessus
00:30:03ils vivent sur la bête
00:30:04pardon
00:30:04mais c'est ça aussi
00:30:05donc c'est un peu
00:30:06voilà
00:30:07et donc conclusion
00:30:07aujourd'hui il fait du ping-pong
00:30:09il n'y a pas ce genre de problème
00:30:11il est très heureux
00:30:12et ça se passe très bien
00:30:13allez
00:30:14le témoignage du jour
00:30:16bonjour
00:30:16merci d'être là
00:30:17merci beaucoup pour l'invitation
00:30:18Alexandre Massé-Dubois
00:30:20vous êtes journaliste
00:30:22et vous nous proposez
00:30:23ce livre
00:30:23qu'on va voir apparaître
00:30:25Profession
00:30:25Dealer
00:30:26comment vous avez passé
00:30:28un an en immersion
00:30:29avec un trafiquant
00:30:30de drogue
00:30:31pendant un an
00:30:32vous avez donc suivi
00:30:33Raphaël
00:30:33trafiquant de 30 ans
00:30:35de cocaïne
00:30:36avec un physique
00:30:37vraiment
00:30:38de gendre idéal
00:30:39c'est-à-dire
00:30:40qui est au-dessus
00:30:40de tout soupçon
00:30:41ses livraisons
00:30:42ses rapports
00:30:43avec les cercles du pouvoir
00:30:44c'est ça qui va nous intéresser aussi
00:30:46parce qu'on apprend
00:30:47que la drogue
00:30:49circule au cœur
00:30:50des ministères
00:30:51au cœur
00:30:52de nos institutions
00:30:53vous dites
00:30:54j'ai passé une année
00:30:55à observer un monde
00:30:56que la plupart d'entre nous
00:30:56ne voient qu'à travers
00:30:57les gros titres
00:30:58j'ai écrit pour comprendre
00:30:59ce qu'est une vie de dit lors
00:31:00peut-être la seule manière
00:31:01de combattre ce fléau
00:31:02est de regarder la réalité
00:31:03sans détourner les yeux
00:31:04est-ce que
00:31:05ceux qui nous gouvernent
00:31:06et ceux
00:31:07qui votent nos lois
00:31:08sont les moins bien placés
00:31:10pour parler
00:31:11c'est ça la grande leçon du livre
00:31:13Est-ce que ça vous étonne tant que ça ?
00:31:15Ah ben non
00:31:15pas franchement
00:31:17mais vous
00:31:17vous êtes allé vraiment
00:31:18au cœur du sujet
00:31:19racontez-nous
00:31:19comment ça s'est passé
00:31:20Ce qui est intéressant
00:31:21sur le pouvoir
00:31:22c'est que
00:31:23la cocaïne
00:31:24et le pouvoir
00:31:24partagent
00:31:26cette même promesse
00:31:28mensongère
00:31:28qui est celle
00:31:29de la toute puissance
00:31:30et j'ai découvert
00:31:32grâce à ce
00:31:33dealer
00:31:34que j'ai suivi
00:31:35dans ses livraisons
00:31:36il m'a montré
00:31:36des messages
00:31:37de responsables politiques
00:31:39j'ai découvert
00:31:40que beaucoup
00:31:41de responsables politiques
00:31:42consomment la nuit
00:31:43ceux qui le condamnent le jour
00:31:44on peut les entendre le matin
00:31:46sur la radio
00:31:46dénoncer le narcotrafic
00:31:48parler d'état d'urgence
00:31:50du narcotrafic
00:31:51et puis certains
00:31:52vont faire des soirées
00:31:53dans les ministères
00:31:54et consommer
00:31:55dans les ministères
00:31:56Attendez
00:31:56vous êtes en train de nous dire
00:31:57que la drogue circule
00:31:58dans les ministères ?
00:31:59Bien sûr
00:31:59c'est ce que je raconte
00:32:00dans ce livre
00:32:01le dealer ne va pas livrer
00:32:03directement dans les ministères
00:32:05il va livrer
00:32:06dans une rue
00:32:07à côté
00:32:09un collab
00:32:10ce qui concerne
00:32:11l'Assemblée nationale
00:32:12ou un dirkab
00:32:13d'un ministre
00:32:15et certains ministres
00:32:17vont se donner
00:32:18un cœur jour
00:32:19et je parle notamment
00:32:20j'ai l'exemple
00:32:20du soir de la dissolution
00:32:22où certains ministres
00:32:24ont fait des soirées
00:32:26dans les ministères
00:32:27donc tout le monde se tient
00:32:29en fait
00:32:29il y a une omerta totale
00:32:31chacun sait
00:32:32ce que fait l'autre
00:32:33et ça passe crème
00:32:34c'est ça en fait
00:32:34la grande leçon
00:32:35et puis une omerta
00:32:36chez les journalistes
00:32:37aussi
00:32:38beaucoup de journalistes
00:32:40savent des choses
00:32:42ne les divulguent pas
00:32:43ça dépasse souvent
00:32:45le cadre de la drogue
00:32:47il y a un rapport
00:32:48je ne vous l'ai
00:32:49je ne s'implante pas
00:32:50les choses
00:32:50il y a un rapport
00:32:51quasi pathologique
00:32:52entre le pouvoir
00:32:53la drogue
00:32:54l'argent
00:32:55le sexe
00:32:56beaucoup d'affaires
00:32:57ont été rendues publiques
00:32:58mais je pense que
00:32:59beaucoup d'affaires
00:32:59vont être encore
00:33:01rendues publiques
00:33:01dans les prochains mois
00:33:02ou les prochaines années
00:33:03attendez
00:33:03les policiers
00:33:04si vous vous le savez
00:33:05les enquêteurs
00:33:06les policiers
00:33:07ils le savent aussi
00:33:07est-ce qu'il y en a beaucoup
00:33:09au vu de ce que vous nous dites
00:33:11c'est-à-dire sur cette
00:33:12surconsommation
00:33:13qui transcende
00:33:14en fait les partis politiques
00:33:15est-ce qu'il y en a beaucoup
00:33:16qui se font choper
00:33:17on avait l'exemple
00:33:18de Andy Kerbac
00:33:19pour LFI
00:33:20mais est-ce qu'il y en a
00:33:21d'autres
00:33:22qui sont
00:33:22qui savent
00:33:23qui sont dans le viseur
00:33:24aujourd'hui
00:33:25et ça ne les arrête pas
00:33:26je n'ai pas ces informations
00:33:27donc je ne vais pas
00:33:29je ne vais pas inventer
00:33:30des choses
00:33:32mais ce qui est certain
00:33:32si on parle
00:33:33de la police
00:33:35alors j'ai un grand respect
00:33:36pour les forces de l'ordre
00:33:38c'est important de le dire
00:33:40maintenant
00:33:40beaucoup de trafiquants
00:33:42bénéficient
00:33:43dans sa carrière
00:33:44de délinquants
00:33:45d'un co-trafiquant
00:33:47de complicité parfois
00:33:48alors ça peut
00:33:49le cas de Raphaël
00:33:50que j'ai suivi
00:33:51lui il avait
00:33:52des policiers
00:33:54à qui
00:33:55il refilait
00:33:56de la drogue
00:33:57contre des conseils
00:33:58le policier lui disait
00:33:59par exemple
00:33:59demain
00:34:00tu ne vas pas
00:34:01prendre la chapelle
00:34:01demain tu vas faire ça
00:34:03et en échange de ça
00:34:04Raphaël
00:34:05leur donnait
00:34:06de la drogue
00:34:07et puis on retrouve
00:34:08cette même complicité
00:34:10cette même corruption
00:34:11on peut dire
00:34:12en prison
00:34:13je ne vais pas vous apprendre
00:34:13que beaucoup de trafiquants
00:34:15continuent à gérer
00:34:16leur trafic
00:34:16derrière
00:34:17les grilles
00:34:18de leur prison
00:34:19vous ne donnez pas de nom
00:34:19évidemment dans le livre
00:34:21moi ce que j'aimerais
00:34:21comprendre aussi
00:34:22c'est comment ça se passe
00:34:24concrètement au quotidien
00:34:25de mener une enquête
00:34:26comme ça aussi immersive
00:34:27parce que ça dure un an
00:34:29comment vous l'avez rencontré
00:34:30ce Raphaël
00:34:31et le lien de confiance
00:34:32il faut quand même
00:34:33l'établir aussi
00:34:34c'était très compliqué
00:34:35d'acquérir sa confiance
00:34:36je l'ai rencontré
00:34:37dans une de ses
00:34:38nombreuses soirées parisiennes
00:34:39où circule de la drogue
00:34:40c'est lui qui a souhaité
00:34:42que je l'accompagne
00:34:43il savait que j'avais écrit
00:34:44un premier livre
00:34:45donc sur l'hôpital psychiatrique
00:34:46il a souhaité
00:34:47me raconter son histoire
00:34:49son parcours
00:34:49son enfance
00:34:50mais aussi ses désirs
00:34:52ses aspirations
00:34:53il m'a montré
00:34:54quel était son quotidien
00:34:55un quotidien de dealer
00:34:57c'est d'une grande banalité
00:34:59c'est-à-dire ?
00:34:59en réalité
00:35:00il reste sur son canapé
00:35:02ou le canapé de ses parents
00:35:03il envoie des messages
00:35:04aux consommateurs
00:35:05il va les livrer
00:35:05ou alors il envoie
00:35:06certains de ses livreurs
00:35:08livrés
00:35:09il va livrer lui-même
00:35:11par exemple
00:35:12à des agriculteurs
00:35:13il a eu la possibilité
00:35:14de le suivre
00:35:15dans ses livraisons
00:35:17et donc je l'ai suivi
00:35:18pendant un an
00:35:19il m'a tout raconté
00:35:21ça a pris du temps
00:35:22en effet
00:35:23pour acquérir sa confiance
00:35:24il aurait pu disparaître
00:35:25du jour au lendemain
00:35:27et pourquoi lui il fait ça ?
00:35:28comment il tombe là-dedans ?
00:35:29parce qu'il consomme lui-même
00:35:30j'imagine au départ ?
00:35:32pas du tout
00:35:32il a un regard très cynique
00:35:34et désabusé
00:35:34sur la société
00:35:35sur les jeunes
00:35:36et puis évidemment
00:35:36sur l'hypocrisie des politiques
00:35:39lui il s'est lancé là-dedans
00:35:41parce que
00:35:41après ses études
00:35:43il a fait des études
00:35:44il a eu une licence
00:35:45des co-gestions
00:35:46et après cette licence
00:35:49il s'est dit
00:35:50est-ce que je vais passer
00:35:51ma vie à trimmer
00:35:52pour avoir un smic
00:35:53ou un peu plus
00:35:54ou est-ce que
00:35:55de l'argent facile
00:35:56et c'est le symptôme
00:35:57d'une génération
00:35:58génération qui va être fascinée
00:36:01par les influenceurs de Dubaï
00:36:03qui mangent du chocolat
00:36:04à la pistache
00:36:05il va être fasciné
00:36:06par cette notion d'argent
00:36:07et de pouvoir
00:36:08et de reconnaissance
00:36:09lui il s'est tourné
00:36:11vers le deal
00:36:12parce qu'il était persuadé
00:36:13que le deal
00:36:14lui offrirait
00:36:14cette reconnaissance
00:36:16cette toute puissance
00:36:17cette liberté
00:36:18et aujourd'hui
00:36:19il en est privé
00:36:19de cette liberté
00:36:20on a beaucoup parlé
00:36:21de cette drogue
00:36:22qui circule beaucoup maintenant
00:36:23et qui s'est banalisée
00:36:24chez les jeunes
00:36:25mais parler des conseillers
00:36:27peut-être même
00:36:27des ministres
00:36:28des collaborateurs
00:36:29des députés
00:36:30sans doute
00:36:30c'est tous les âges
00:36:32c'est pas seulement
00:36:32les jeunes
00:36:33j'imagine
00:36:34en ce qui concerne
00:36:35les consommateurs
00:36:36que j'ai rencontrés
00:36:37chaque strade
00:36:38de la société
00:36:39est concernée
00:36:40est représentée
00:36:41avec des jeunes
00:36:42des plus vieux
00:36:43il y a des gens
00:36:44de 50-60 ans
00:36:45qui en prennent
00:36:45des gens parfaitement insérés
00:36:46des gens de milieux
00:36:47populaires
00:36:48la cocaïne
00:36:49c'est démocratisé
00:36:50et banalisé
00:36:52en fait
00:36:53quand le président
00:36:54de la République
00:36:55parle des bourgeois
00:36:56des centres-villes
00:36:57il est à côté
00:36:57de la plaque
00:36:58la cocaïne
00:36:59va irriguer
00:37:00tout le territoire
00:37:01comme une traînée
00:37:03de poudre
00:37:04et aujourd'hui
00:37:05chacun peut être
00:37:06concerné
00:37:07pourquoi ?
00:37:08parce que la cocaïne
00:37:08ne répond plus seulement
00:37:09à un désir
00:37:10de fête
00:37:11de fête mondaine
00:37:12de fête
00:37:13d'une élite urbaine
00:37:15mais ça va répondre
00:37:16aussi à l'ennui
00:37:17à une lassitude
00:37:18pourquoi ils en prennent
00:37:19il vous dit
00:37:20pourquoi ces clients
00:37:21parce que ce sont
00:37:22ces clients
00:37:22en prennent
00:37:23c'est quoi ?
00:37:23c'est pour tenir la distance
00:37:25parce que les journées
00:37:26sont longues
00:37:26parce qu'ils ont trop
00:37:28de stress
00:37:28quelle est leur raison
00:37:29finalement de consommer ?
00:37:30il y a autant de consommateurs
00:37:32que de types
00:37:33de consommation
00:37:34quand je suis allé voir
00:37:35les agriculteurs
00:37:37c'était des hommes
00:37:39et des femmes
00:37:39assommés
00:37:40par les normes
00:37:41de Bruxelles
00:37:42on a vu d'ailleurs
00:37:43toutes les revendications
00:37:44lors des crises agricoles
00:37:46les jeunes
00:37:47les moins jeunes
00:37:48les quadragénaires
00:37:49les parents
00:37:50les pères de famille
00:37:51les mères de famille
00:37:51c'est toujours
00:37:52d'autres raisons
00:37:53la cocaïne
00:37:54il faut le savoir
00:37:55c'est malheureux
00:37:55mais le prix
00:37:57a été divisé par 3
00:37:58en une vingtaine d'années
00:38:00la qualité aussi
00:38:02du produit augmente
00:38:03et l'offre explose
00:38:05la demande explose
00:38:06il y a de plus en plus
00:38:08de dealers
00:38:08de plus en plus
00:38:08de consommateurs
00:38:09je me dois
00:38:10de vous poser la question
00:38:11parce que quand on fait
00:38:12ce que vous faites
00:38:12c'est à dire
00:38:13en américain
00:38:14on appelle ça
00:38:14du gonzo
00:38:15journalisme
00:38:15c'est à dire
00:38:16qu'on est tellement
00:38:16en immersion
00:38:17qu'on est vraiment
00:38:18au plus près des substances
00:38:19à quel moment
00:38:20vous vous dites
00:38:21moi aussi
00:38:22je vais peut-être vriller
00:38:23il n'y a pas une tentation
00:38:24à un moment donné
00:38:24je ne suis pas en train
00:38:25de vous demander
00:38:25si vous consommez
00:38:26mais c'est difficile
00:38:26de résister
00:38:27quand on baigne là-dedans
00:38:28à toutes ces tentations
00:38:31tout simplement
00:38:31alors c'est très facile
00:38:32de résister à la tentation
00:38:33parce qu'une vie
00:38:34de dealer
00:38:35c'est d'une extrême
00:38:37tristesse
00:38:38Raphaël
00:38:38le dealer que j'ai suivi
00:38:39pouvait gagner
00:38:39jusqu'à 30 000 euros
00:38:41par mois
00:38:41mais 30 000 euros
00:38:42d'argent sale
00:38:43c'est très compliqué
00:38:44à investir
00:38:45alors on peut le blanchir
00:38:45vous savez aussi bien
00:38:47que moi
00:38:47dans des structures
00:38:48dans des kebabs
00:38:49des salons de coiffure
00:38:51mais ça reste
00:38:52très compliqué
00:38:52à utiliser
00:38:53on peut pas l'investir
00:38:54dans l'immobilier
00:38:55et en fait
00:38:56son argent
00:38:56dormait sous son matelas
00:38:58chez ses parents
00:38:59donc en fait
00:39:00son quotidien
00:39:01était d'une extrême
00:39:02tristesse
00:39:03alors il pouvait aller
00:39:04dans des restos
00:39:05et tout aller
00:39:05dans des hôtels
00:39:06c'est trop triste
00:39:07c'est pas pour moi
00:39:08alors au-delà
00:39:09d'être triste
00:39:10c'est extrêmement dangereux
00:39:12la morale de ce livre
00:39:13Raphaël
00:39:13que j'ai suivi
00:39:14dort aujourd'hui
00:39:15en prison
00:39:16parce que toute vie
00:39:18de délinquant
00:39:19finit un jour
00:39:19par se heurter
00:39:20au réel
00:39:21et le réel
00:39:21c'est la justice
00:39:22et heureusement
00:39:23Bruno Pommard
00:39:24je crois qu'il y a
00:39:25beaucoup de choses
00:39:25dans cette phrase
00:39:26le réel
00:39:26c'est la justice
00:39:27ils finissent par se faire
00:39:28rattraper
00:39:28comment travaille la police
00:39:29à l'aide des informateurs
00:39:30des indications
00:39:31vous savez tout ça
00:39:32ça vous surprend pas
00:39:32alors d'abord
00:39:33c'est un immense business
00:39:34vous l'avez dit
00:39:35c'est entre 7 et 10 milliards
00:39:36en France
00:39:36c'est 250 à 300 milliards
00:39:38au niveau mondial
00:39:40donc c'est un véritable business
00:39:41donc ça crée évidemment
00:39:42de façon à entrer
00:39:44des emplois
00:39:45250 000 en France
00:39:46grosso modo
00:39:47mais au delà de ça
00:39:47sur le travail du policier
00:39:49quand il a des tips
00:39:50sur ces policiers
00:39:52et ce business
00:39:52est tellement grand
00:39:53qu'effectivement
00:39:54la police
00:39:54se remet en question
00:39:56sans arrêt
00:39:56l'OFAS
00:39:57a été augmenté
00:39:58en matière d'effectifs
00:39:59les fameuses
00:40:00l'office anti-stup
00:40:00donc font un travail considérable
00:40:02les services
00:40:03de stupes locaux
00:40:04travaillent
00:40:04mais c'est tout le monde
00:40:05toute la journée
00:40:07à interpeller des gens
00:40:08avec des tonnages
00:40:09son livre
00:40:10il est quand même
00:40:10sur des milieux particuliers
00:40:11il nous parle des quartiers bourgeois
00:40:12il nous parle
00:40:13oui mais c'est le même réseau
00:40:14oui mais ça inclut le 7ème
00:40:15des aides mafias
00:40:16ça anima tout le monde
00:40:17vous aussi
00:40:17j'imagine qu'il y a
00:40:18des gens dans la police
00:40:19qui savent
00:40:20ce qui se pratique
00:40:21et qui sont peut-être
00:40:21sur les traces
00:40:23de ces politiciens
00:40:24mais totalement
00:40:25effectivement
00:40:26il y a un travail
00:40:27je vous le dis encore une fois
00:40:27l'OFAS
00:40:28est là pour ça
00:40:29avec les grands services
00:40:30qu'on connaît
00:40:31ex-Junalcom
00:40:32qui est maintenant
00:40:34la lutte contre
00:40:35la criminalité organisée
00:40:36parce qu'effectivement
00:40:37c'est un tel pouvoir
00:40:38que ça inonde
00:40:39la société en entier
00:40:41les quartiers
00:40:42mais également
00:40:42les milieux
00:40:43les plus favorisés
00:40:43politiques, journalistes
00:40:45dans les livres
00:40:45en plus vous expliquez
00:40:46que des fois
00:40:48il n'y a pas de patrouille
00:40:49aussi devant les ministères
00:40:50devant les assemblées
00:40:52devant les institutions
00:40:52c'est ce que lui me disait
00:40:55et puis son livreur aussi
00:40:57il m'a glissé ça un soir
00:40:58il m'a dit
00:40:59en fait dans ces quartiers là
00:41:00c'est très tranquille
00:41:01parce que bien souvent
00:41:02j'y passe place Bourbon
00:41:04il y a toujours
00:41:05il y a toujours de la police
00:41:06ce qu'il me disait
00:41:07c'est que bien souvent
00:41:07les policiers en poste
00:41:09devant les ambassades
00:41:10devant les institutions
00:41:12ou les ministères
00:41:14ont parfois vocation
00:41:15à rester simplement
00:41:16devant la porte
00:41:17et ne vont pas
00:41:18les patrouiller
00:41:19s'ils voient passer
00:41:20un mec en secrote
00:41:21après ils se sont parfois
00:41:22livrés chez eux aussi
00:41:22ils ne font pas tous ça
00:41:23c'est pas leur job
00:41:25les gars qui assurent
00:41:26la sécurité devant les ministères
00:41:27comment ça oui
00:41:27ceux qui sont devant les ministères
00:41:31écoutez ils font leur job
00:41:32au point final
00:41:32après on ne s'occupe pas
00:41:33ça va très vite le transfert
00:41:35c'est une banalisation
00:41:35vous voyez il y a un risque
00:41:36de diversion
00:41:38si un dealer se fait interpeller
00:41:40si le policier
00:41:41doit quitter son poste
00:41:42quelqu'un pourrait rentrer
00:41:43enfin c'est
00:41:45ça vous fait réagir comment
00:41:46cette banalisation
00:41:47moi je suis effrayé
00:41:47effrayé notamment
00:41:48parce que je prends en charge
00:41:49des adolescents
00:41:51et on voit des mineurs
00:41:53alors on parle de la drogue
00:41:54on imagine qu'ils vont
00:41:55prendre un joint de temps en temps
00:41:56non c'est pas ça
00:41:57il y a des mineurs
00:41:58maintenant c'est la cocaïne
00:41:59c'est l'ecstasie
00:42:00c'est le MDMA
00:42:01mais sur le livre
00:42:02et les cercles du pouvoir
00:42:03c'est quelque chose
00:42:03que vous saviez
00:42:04comment on peut l'expliquer
00:42:05comment ceux qui nous dirigent
00:42:07qui sont moralisateurs
00:42:08au possible
00:42:09qui viennent sur ces mêmes
00:42:10plateaux télé
00:42:11nous dire quoi faire
00:42:12et pourquoi
00:42:13c'est pas bien
00:42:14et comment eux
00:42:15ils vont sévir
00:42:16et comment eux
00:42:17ils vont arrêter les trafiquants
00:42:18ils font exactement
00:42:19la même chose
00:42:20on est vraiment là
00:42:21je suis un peu en colère
00:42:22parce qu'on est vraiment dans le
00:42:23faites ce que je dis
00:42:24mais pas ce que je fais
00:42:24encore heureux
00:42:25qu'ils disent pas
00:42:26faites comme moi
00:42:27prenez de la drogue
00:42:27non mais je veux dire
00:42:28c'est quand même inquiétant
00:42:29de se faire dirigé
00:42:30par cette classe politique
00:42:31évidemment que c'est inquiétant
00:42:33mais ça veut quand même dire
00:42:35qu'ils ont conscience
00:42:35que c'est mal
00:42:37ou alors que c'est en tout cas
00:42:38électoralement
00:42:39pas admissible
00:42:40de dire
00:42:41heureusement qu'on en est encore là
00:42:42c'est heureusement
00:42:43qu'il y a quand même
00:42:44un interdit social
00:42:45parce que ce sont des produits
00:42:47extrêmement dangereux
00:42:48surtout pour les adolescents
00:42:49qui rentrent dans une addiction
00:42:50très facilement
00:42:50mais alors ça veut dire
00:42:51qu'ils sont dans le déni
00:42:52de leur propre santé
00:42:53d'une certaine manière
00:42:54ils sont dans le déni
00:42:55de leur propre santé
00:42:56c'est le problème des toxicomanes
00:42:56en général
00:42:58qu'est-ce qui se passe
00:42:59dans leur tête ?
00:42:59ils pensent qu'ils peuvent
00:43:00décrocher à tout moment
00:43:01et que c'est pas grave
00:43:02quand ça les concerne ?
00:43:03oui après
00:43:04j'ai pas étudié exactement
00:43:06tout le côté addiction
00:43:07mais vous avez une petite idée
00:43:08quand même
00:43:08mais ce qui est sûr
00:43:09c'est que ça s'est démocratisé
00:43:11que prendre un rail en soirée
00:43:14ça va toucher
00:43:14chaque strate de la société
00:43:16c'est le danger
00:43:18après dans le livre
00:43:19je parle aussi du danger
00:43:20du trafic
00:43:21au-delà des problèmes sanitaires
00:43:22que tout le monde connaît
00:43:24ou devine
00:43:24le problème du danger
00:43:25ce sont ces jeunes
00:43:27qui vont se tourner
00:43:28vers le deal
00:43:29et il y a quelques mois
00:43:30ça me faisait rire
00:43:31et puis ça me faisait rire
00:43:31le dealer aussi
00:43:33Ségolène Royal
00:43:34avait expliqué
00:43:35que tous ces jeunes guetteurs
00:43:37qu'on appelle
00:43:37les choux
00:43:38qui peuvent gagner
00:43:403000, 4000, 5000 euros
00:43:42en cash
00:43:44chaque mois
00:43:44tous ces jeunes
00:43:45si on légalise
00:43:46la cocaïne
00:43:47ils vont pouvoir travailler
00:43:48dans des structures
00:43:49dans des coffee shop
00:43:51mais c'est abérant
00:43:52c'est une perrier monumentale
00:43:54bien sûr que non
00:43:54c'est impossible
00:43:55oui
00:43:56bon
00:43:59la lutte
00:43:59pardon
00:44:00excusez-moi
00:44:00juste un mot
00:44:00la lutte
00:44:01je pensais à Saint-Ouen
00:44:03chez Boamran
00:44:03il y avait des dizaines
00:44:05de points de deal
00:44:06à force que la police
00:44:07tape sans arrêt dessus
00:44:09on en a cassé un maximum
00:44:10alors vous allez me dire
00:44:11il y a 1500 quartiers
00:44:12prioritaires de la ville
00:44:13en France
00:44:14mais là on ne parle pas
00:44:14de la drogue au sens là
00:44:15ce qui nous intéresse
00:44:16et ce qui interpelle
00:44:17je pense les gens
00:44:18qui nous regardent
00:44:18vraiment
00:44:18c'est de se dire
00:44:19attendez
00:44:20on est dirigé par deux
00:44:22parfaits hypocrites
00:44:23maîtres euros
00:44:24oui c'est clair
00:44:25parce que quand vous dites
00:44:26à un instanté de la journée
00:44:28qu'il faut éradiquer
00:44:29le trafic de drogue
00:44:30et que vous en prenez
00:44:31vous-même
00:44:31pardon
00:44:31mais il y a quand même
00:44:32un tout petit problème
00:44:34et ça veut dire
00:44:35en tout cas
00:44:35qu'il n'y a pas de volonté
00:44:36d'éradiquer le trafic de drogue
00:44:38parce que quand on le veut
00:44:39vous avez raison
00:44:40de le rappeler
00:44:40quand on met les moyens
00:44:41et quand on met la cadence
00:44:43c'est pas si compliqué
00:44:45que ça
00:44:45mais voilà
00:44:47il faut quand même
00:44:47continuer à être
00:44:48merci beaucoup
00:44:49merci beaucoup
00:44:50Alexandre
00:44:51Merci Dubois
00:44:51d'être venu nous parler
00:44:52de votre ouvrage
00:44:54document exceptionnel
00:44:55à suivre sur la police
00:44:56des polices
00:44:56ce sera à 14h30
00:44:58on va découvrir
00:44:59comment elle travaille
00:45:00comment elle interroge
00:45:01ceux qui sont mis en cause
00:45:03sur le terrain
00:45:03et vous allez comprendre
00:45:04que contrairement
00:45:05à ce que disent certains
00:45:05les policiers sont très loin
00:45:06d'être au-dessus des lois
00:45:08ils doivent rendre des comptes
00:45:09précis
00:45:10détaillés
00:45:19extraits
00:45:19de retour avec vous
00:45:21police justice
00:45:2224h en France
00:45:23c'est reparti
00:45:23merci de nous rejoindre
00:45:25cet après-midi
00:45:25document exceptionnel
00:45:27à 14h30
00:45:28vous allez découvrir
00:45:30comment travaille
00:45:31la police
00:45:32des polices
00:45:32quand un policier
00:45:33sort son arme
00:45:34et fait feu
00:45:34vous allez entrer
00:45:35dans l'entre
00:45:37de la police des polices
00:45:38qu'on appelle aussi l'IGPN
00:45:39et assister donc
00:45:40à l'interrogatoire
00:45:41d'un policier
00:45:41qui va devoir répondre
00:45:42à ses collègues
00:45:43de l'utilisation
00:45:44de son arme
00:45:45et vous comprendrez
00:45:46que contrairement
00:45:47à ce que disent certains
00:45:49les policiers sont
00:45:49très loin d'être au-dessus
00:45:51des lois
00:45:51et doivent répondre
00:45:52à des questions
00:45:53précises et détaillées
00:45:54on en viendra aussi
00:45:56au témoignage exclusif
00:45:57d'un propriétaire
00:45:58qui est furieux
00:45:59il a loué son restaurant
00:46:00et un appartement
00:46:01attenant
00:46:03Alain
00:46:04hôtelier de 65 ans
00:46:05en Haute-Loire
00:46:05a vécu
00:46:06un cauchemar
00:46:07ses locataires
00:46:08ont refusé de partir
00:46:09des procédures
00:46:10d'expulsion
00:46:11se sont éternisées
00:46:12évidemment
00:46:12la trévis vernale
00:46:13est passée par là
00:46:14et avant
00:46:15de récupérer
00:46:16son appartement
00:46:16il a fallu des mois
00:46:17regarder à l'arrivée
00:46:18c'est une porcherie
00:46:20un vrai dépotoir
00:46:22d'ailleurs
00:46:22dans un instant
00:46:23Alain sera en direct
00:46:24avec nous
00:46:25et Amoribucco
00:46:26viendra nous porter
00:46:27cette histoire en plateau
00:46:28enfin la vidéo
00:46:30circulait
00:46:31depuis plusieurs jours
00:46:32sur les réseaux sociaux
00:46:33elle n'avait pas été
00:46:34authentifiée
00:46:35jusqu'à aujourd'hui
00:46:36c'est une scène
00:46:36d'une extrême violence
00:46:38qui s'est déroulée
00:46:38lundi dernier
00:46:40dans la cour
00:46:40de promenade
00:46:41du centre pénitentiaire
00:46:42de Valence
00:46:43dans la Drôme
00:46:43un détenu
00:46:44a été violemment frappé
00:46:46par un autre prisonnier
00:46:47il l'a également
00:46:49déshabillé
00:46:49avant de le massacrer
00:46:51à coups de poing
00:46:51et de pied
00:46:52voilà pour le programme
00:46:54et ces images
00:46:55terribles
00:46:55que vous allez apercevoir
00:46:57mais tout de suite
00:46:58il est 14h
00:46:59le journal
00:46:59c'est avec vous
00:47:00Sommeil à l'Abidi
00:47:03et on commence ce journal
00:47:04par les images
00:47:05de l'arrivée
00:47:06de Catherine Chabot
00:47:07au port de Sète
00:47:08la ministre de la Mer
00:47:09et de la Pêche
00:47:09tente de désamorcer
00:47:11la crise
00:47:11crise provoquée
00:47:12par la flambée
00:47:13des prix du carburant
00:47:14et qui met en danger
00:47:15toute la filière
00:47:16à la une également
00:47:17mis de violences
00:47:18à Saint-Pierre-des-Corts
00:47:19véhicules calcinés
00:47:20mobilier urbain dégradé
00:47:22dans le quartier
00:47:22de la Rabatterie
00:47:23des violences
00:47:24en réaction
00:47:25à un accident
00:47:26impliquant un policier
00:47:27avec une moto samedi
00:47:28le fonctionnaire
00:47:29a été placé
00:47:29sous statut
00:47:30de témoin assisté
00:47:31à l'issue de sa garde à vue
00:47:325 individus
00:47:33ont été libérés
00:47:34sans poursuite
00:47:35et un 6ème
00:47:35est actuellement
00:47:37présenté au palais
00:47:38pour violences
00:47:38sur personnes dépositaires
00:47:40de l'autorité publique
00:47:41on poursuit par ce drame
00:47:43près de Perpignan
00:47:44une femme a été tuée
00:47:45de plusieurs coups de couteau
00:47:46cette nuit à Serré
00:47:47dans les Pyrénées-Orientales
00:47:48le fils de la victime
00:47:49un adolescent de 15 ans
00:47:51a disparu du domicile
00:47:52et se serait jeté
00:47:53du pont de la commune
00:47:54où il a été pris en charge
00:47:55par les secours
00:47:56une enquête
00:47:57pour homicide volontaire
00:47:58a été ouverte
00:47:58par le parquet
00:47:59l'actualité
00:48:01c'est aussi cette tension
00:48:02qui monte d'un cran
00:48:03entre Paris et Téhéran
00:48:04en cause
00:48:05la fermeture du CLF
00:48:07centre de langue française
00:48:08l'un des principaux
00:48:09établissements d'enseignement
00:48:10du français en Iran
00:48:11est rattaché
00:48:12à l'ambassade de France
00:48:13une décision inacceptable
00:48:15a aussitôt réagi
00:48:16le quai d'Orsay
00:48:17qui entend prendre
00:48:18les mesures appropriées
00:48:19pour y répondre
00:48:20et puis des images
00:48:22spectaculaires
00:48:23pour terminer
00:48:23un puissant typhon
00:48:25se dirige dangereusement
00:48:26vers la côte pacifique
00:48:27du Japon
00:48:27les autorités craignent
00:48:29des pluies torrentielles
00:48:30des vents violents
00:48:30et un risque majeur
00:48:31de glissement de terrain
00:48:32dans la région du Kanto
00:48:33et d'autres zones
00:48:34de l'est du pays
00:48:35le puissant phénomène
00:48:37se rapproche désormais
00:48:38de la métropole de Tokyo
00:48:42Merci beaucoup ma chère Sommet
00:48:44de retour au plateau
00:48:44avec nos invités
00:48:45et la suite bien sûr
00:48:46de notre émission débat
00:48:48avec le témoignage exclusif
00:48:50dans quelques instants seulement
00:48:51d'un propriétaire furieux
00:48:52il avait loué son restaurant
00:48:54et un petit appartement
00:48:55attenant
00:48:56il s'appelle Alain
00:48:57c'est un hôtelier de 65 ans
00:48:58qui vit en Haute-Loire
00:49:00et il a vécu
00:49:01un cauchemar
00:49:03ses locataires ont refusé
00:49:05de partir
00:49:05les procédures se sont
00:49:06éternisés
00:49:07quand il a finalement
00:49:08récupéré les clés
00:49:10de chez lui
00:49:10il a aperçu
00:49:12ce qu'on pourrait dire
00:49:13un dépotoir
00:49:14une porcherie
00:49:15bonjour Amoribucco
00:49:16c'est vous qui nous avez
00:49:17alerté et signalé
00:49:19cette histoire
00:49:21il est désemparé
00:49:22cet homme aujourd'hui
00:49:23mais surtout
00:49:23il est dégoûté
00:49:24je pense qu'il faut
00:49:25vraiment regarder
00:49:26ces images
00:49:26vous allez voir
00:49:27elles sont impressionnantes
00:49:28c'est l'état
00:49:28dans lequel Alain
00:49:30a retrouvé
00:49:31effectivement son restaurant
00:49:32après plusieurs mois
00:49:34de location
00:49:35d'ailleurs les locataires
00:49:36ne payaient plus le loyer
00:49:38donc c'est une insalubrité
00:49:39totale
00:49:39on voit des déchets
00:49:41partout
00:49:41des poubelles éventrées
00:49:44et c'est une situation
00:49:45évidemment très compliquée
00:49:47pour lui aujourd'hui
00:49:47alors comment
00:49:48en est-on arrivé là
00:49:50parce que
00:49:50j'ai envie de dire
00:49:51que les images
00:49:51se passent presque de commentaires
00:49:52mais enfin il y a toute une histoire
00:49:53derrière qui est terrible
00:49:54oui alors en fait
00:49:55ça commence en juin 2025
00:49:57Alain il a une soixantaine d'années
00:49:59il a un bâtiment
00:50:00dans un petit village
00:50:01à une vingtaine de kilomètres
00:50:02du Puy-en-Velay
00:50:03et dans ce bâtiment lui-même
00:50:05a des chambres d'hôtes
00:50:06mais il loue dans ce bâtiment
00:50:07le restaurant
00:50:08et un petit appartement
00:50:10attenant
00:50:10et en fait
00:50:11en juin dernier
00:50:12il y a un couple
00:50:13qui se présente
00:50:13pour signer le bail
00:50:15ils ont une vingtaine d'années
00:50:16ce qu'Alain ignore
00:50:18à ce moment-là
00:50:18c'est que le locataire
00:50:19serait connu
00:50:20des services de police
00:50:21pour un nombre fait
00:50:22notamment des faits
00:50:23d'escroquerie
00:50:24au départ
00:50:25ça se passe plutôt bien
00:50:26c'est-à-dire que
00:50:26le couple de locataire
00:50:27va ouvrir le restaurant
00:50:29mais très rapidement
00:50:30après un mois de loyer
00:50:31il ne paie plus
00:50:32le loyer
00:50:33pour Alain
00:50:34et donc
00:50:35ça devient très compliqué
00:50:36donc lui
00:50:37début août
00:50:37il engage une procédure
00:50:40pour faire reconnaître ses droits
00:50:42mais le temps
00:50:43que la machine judiciaire
00:50:44se mette en place
00:50:45la trêve hivernale passe
00:50:47et en mars 2026
00:50:48rien n'a bougé
00:50:49et en mars 2026
00:50:50justement un soir
00:50:51Alain va voir
00:50:52les deux locataires
00:50:53retourner
00:50:54dans l'appartement
00:50:55qu'il a loué
00:50:56récupérer des affaires
00:50:58et un quart d'heure plus tard
00:50:59il y a un incendie
00:51:00qui se déclare
00:51:00alors selon les pompiers
00:51:01il y a eu un départ d'incendie
00:51:03sur un canapé
00:51:04je ne sais pas si c'est volontaire ou pas
00:51:06en tous les cas
00:51:07l'appartement d'Alain
00:51:08est totalement calciné
00:51:10vous allez voir d'ailleurs
00:51:10ces images
00:51:11qu'il a transmises
00:51:12et ce n'est pas fini
00:51:13un mois plus tard
00:51:14puisqu'il avait engagé une procédure
00:51:15en avril 2026
00:51:16la justice reconnaît enfin
00:51:18ses droits
00:51:19mais il faut que la procédure
00:51:21se mette en place
00:51:22et donc on arrive
00:51:23le 17 septembre
00:51:252026
00:51:26vous voyez la longueur
00:51:26de ces délais
00:51:27et le 17 septembre
00:51:282026
00:51:29enfin un huissier
00:51:30les forces de l'or
00:51:31arrivent avec Alain
00:51:32pour ouvrir le restaurant
00:51:33dont il n'avait toujours pas pu
00:51:35récupérer l'accès
00:51:36et là c'est en ouvrant le restaurant
00:51:38qu'il voit
00:51:39l'extrême insalubrité
00:51:41des lieux
00:51:41résultat des courses
00:51:42avec les loyers payés
00:51:44l'incendie
00:51:45le nettoyage
00:51:45le matériel qui a été volé
00:51:47et les frais de justice
00:51:48il estime un préjudice
00:51:49de plusieurs centaines
00:51:50de milliers d'euros
00:51:51mon dieu
00:51:51il est avec nous Alain
00:51:53merci beaucoup Alain
00:51:54d'être en direct
00:51:56et de nous donner
00:51:57votre témoignage
00:51:58franchement
00:51:59on a de la peine
00:52:00pour vous
00:52:00ce qui vous arrive
00:52:01honnêtement
00:52:02quand on voit les images
00:52:03on se dit
00:52:03mais c'est pas possible
00:52:05moi j'ai eu un holker
00:52:06quand j'ai découvert ça
00:52:07ça a été quoi
00:52:08votre première réaction
00:52:09sur place
00:52:09quand vous êtes entré
00:52:10vous avez eu envie
00:52:10de vomir ?
00:52:13oui j'ai eu envie
00:52:14de vomir
00:52:14j'ai eu un grand dégoût
00:52:16j'ai eu aussi
00:52:17beaucoup de haine
00:52:19envers ces gens
00:52:20parce que je leur avais
00:52:21donné mon affaire
00:52:22en étant
00:52:23comme des amis
00:52:25vu que c'est
00:52:25le fils
00:52:26de mon voisin
00:52:28avec qui je m'entendais
00:52:29très très bien
00:52:29avec qui j'avais
00:52:30de très bons rapports
00:52:31et il a totalement
00:52:33trahi ma confiance
00:52:34et au jour d'aujourd'hui
00:52:36même son père
00:52:37a été curé
00:52:37j'ai eu hier
00:52:38encore sa soeur
00:52:39qui m'a téléphoné
00:52:40pour s'excuser
00:52:41mais elle y est pour rien
00:52:42je m'en veux pas
00:52:43la famille
00:52:43c'est de la faute
00:52:46de ce jeune
00:52:47racontez-nous Alain
00:52:48parce que là
00:52:48on voit les images
00:52:49de la cuisine
00:52:49on a un aperçu
00:52:51parce qu'ils ont mis
00:52:51le feu chez vous
00:52:52quand même
00:52:52on a un aperçu
00:52:53du salon
00:52:54mais quand vous
00:52:55c'est vous qui filmez
00:52:56quand vous entrez
00:52:57dans la maison
00:52:57c'est partout comme ça ?
00:52:59oui c'est partout
00:53:00comme ça
00:53:01j'avais donné
00:53:02les vidéos
00:53:02à votre reporter
00:53:05il y a 160 mètres
00:53:06le local commercial
00:53:07c'est 160 mètres carrés
00:53:08les 160 mètres carrés
00:53:09sont dans cet état
00:53:10l'appartement
00:53:11qui fait 70 mètres carrés
00:53:13a été totalement détruit
00:53:14aujourd'hui
00:53:15l'assurance
00:53:16me prend en charge
00:53:17l'incendie de l'appartement
00:53:18ils ont chiffré
00:53:19à 120 000 euros
00:53:20les dégâts
00:53:21de l'appartement
00:53:22car il faut tout refaire
00:53:23ça a même fendu
00:53:23les chapes
00:53:25le carrelage
00:53:25tout est fichu
00:53:27mais ces gens
00:53:28ont vécu
00:53:28comme des sauvages
00:53:30c'est un état primaire
00:53:32quand même
00:53:33oui
00:53:34même des animaux
00:53:35ne vivent pas
00:53:36dans des conditions
00:53:37comme ça
00:53:38moi j'ai des animaux
00:53:40ils ne vivent pas
00:53:40dans des conditions
00:53:41comme ça
00:53:41c'est assez déplorable
00:53:43moi ce qui me choque
00:53:44c'est que cette femme
00:53:45était enceinte
00:53:47et donc
00:53:47elle a vécu
00:53:48dans ces conditions
00:53:49avec un bébé
00:53:50dans une telle insalubrité
00:53:52racontez-nous
00:53:53comment vos rapports
00:53:54se sont dégradés
00:53:56vous avez compris
00:53:57assez vite en fait
00:53:58que ça allait mal tourner
00:54:01écoutez
00:54:01le premier mois
00:54:02c'est le papa
00:54:03qui a payé
00:54:03donc mon ami
00:54:04qui a payé
00:54:05les loyers
00:54:06et à partir
00:54:07du deuxième mois
00:54:08parce qu'il y avait
00:54:09aussi du stock
00:54:09que j'avais laissé
00:54:10pour environ
00:54:11pour 8000 euros
00:54:11de stock
00:54:12dans le local commercial
00:54:14et à partir
00:54:15du deuxième mois
00:54:15lui me traînait
00:54:17en bourrique
00:54:18et d'un côté
00:54:18en disant
00:54:19je vais te faire
00:54:19un virement
00:54:20je vais te faire
00:54:20un virement
00:54:21mais j'ai mon
00:54:22compte à l'étranger
00:54:22mais le virement
00:54:23va arriver
00:54:24et puis
00:54:25jamais rien n'arrivait
00:54:26et ils ouvraient
00:54:28à n'importe quelle heure
00:54:30ils ne tenaient pas
00:54:30le commerce correctement
00:54:32et malgré tout
00:54:33ils faisaient du chiffre
00:54:34parce que moi
00:54:34j'avais le rapport
00:54:35de carte bancaire
00:54:36étant donné qu'ils se servaient
00:54:37de mon appareil
00:54:38à carte bancaire
00:54:39je savais ce qu'ils faisaient
00:54:40comme chiffre d'affaires
00:54:41ils pouvaient tout à fait
00:54:42me payer
00:54:42et le loyer
00:54:43et le stock
00:54:44mais c'était
00:54:45une mauvaise
00:54:46évidente
00:54:47ils ne voulaient pas payer
00:54:48mais pourquoi ils ont fait ça
00:54:49pourquoi vous laissez
00:54:50votre appartement
00:54:51dans un tel état
00:54:51on voit encore
00:54:52les marmites
00:54:52avec de la nourriture
00:54:54à l'intérieur
00:54:55pourquoi vivre aussi
00:54:56je pense que
00:54:58de toute manière
00:54:59même encore
00:55:00le deuxième mois
00:55:01où je montais
00:55:02ils ne faisaient
00:55:04jamais la vaisselle
00:55:05ils faisaient la vaisselle
00:55:06quand il n'y avait plus rien
00:55:07dans les placards
00:55:08d'accord
00:55:09et donc ils servaient
00:55:10des gens comme ça
00:55:10même quand il y avait
00:55:11des clients
00:55:11oui ils servaient
00:55:12bien sûr
00:55:13bien sûr
00:55:15pardon moi
00:55:16les mots me manquent
00:55:17ils n'ont pas été inspectés
00:55:19par je ne sais pas
00:55:20par les services
00:55:21d'inspection des restaurants
00:55:22parce que là
00:55:23les gens qui ont mangé
00:55:24là-bas
00:55:24ils doivent le regretter
00:55:26alors en France
00:55:27dès l'instant
00:55:28où le maire de la commune
00:55:29ne dit rien
00:55:31rien ne se passe
00:55:32d'accord
00:55:33bon
00:55:34vos rapports avec ces gens
00:55:35ils étaient
00:55:36pour avoir une dénonciation
00:55:38de la part de la mairie
00:55:39et si la mairie
00:55:40ne dit rien
00:55:41rien ne se passe
00:55:42je vois dans notre village
00:55:43il y a eu
00:55:45une entreprise
00:55:45un commerce
00:55:47qui a été ouvert
00:55:47pendant un an et demi
00:55:48qui n'avait plus
00:55:49de registre du commerce
00:55:50qui n'avait plus rien
00:55:51qui n'acceptait que les espèces
00:55:53et le maire n'a rien dit
00:55:54parce que c'était
00:55:54de sa famille
00:55:55et ça a continué
00:55:57bon
00:55:57ils vous ont volé
00:55:58Alain
00:55:59Alain
00:56:00en plus de vous saccager
00:56:01ils vous ont volé
00:56:02donc c'est pas juste
00:56:03des gens qui étaient
00:56:03sales et mauvais payeurs
00:56:05j'attends
00:56:05j'attends
00:56:06le rapport de l'huissier
00:56:08parce que vu qu'il y avait
00:56:09j'avais fait des photos
00:56:10de l'entreprise
00:56:11enfin comment elle était meublée
00:56:13tout le matériel qu'il y avait
00:56:15donc l'huissier a ça
00:56:16et maintenant c'est l'huissier
00:56:17qui a fait
00:56:18quand il est venu faire
00:56:19l'ouverture
00:56:20avec les forces publiques
00:56:21qui a refait des photos
00:56:22et là il est en train
00:56:23de calculer
00:56:24ce qui manque exactement
00:56:25dans le local
00:56:26bon
00:56:26restez avec nous
00:56:27beaucoup de matériel
00:56:27restez avec nous
00:56:29quelques instants
00:56:29Stéphane Clerget
00:56:30comment on peut vivre
00:56:31dans un tel état
00:56:32d'insalubrité
00:56:32quand on prétend avoir
00:56:33un enfant
00:56:34mais quels gens font ça
00:56:35en fait
00:56:37vous avez déjà vu ça vous ?
00:56:39oui bien sûr
00:56:40alors après
00:56:40il n'y a pas de profil type
00:56:42mais là en l'occurrence
00:56:43c'est des personnes
00:56:44qui sont totalement
00:56:47égocentrées
00:56:47qu'on n'en rien affiche
00:56:48de personne
00:56:49mais c'est pire que ça
00:56:50c'est elles-mêmes
00:56:51vivaient dans ces conditions
00:56:52c'est ne plus se respecter
00:56:53soi-même
00:56:53en fait ça va au-delà
00:56:54oui oui
00:56:55il y a sans doute
00:56:56une négligence
00:56:57peut-être même
00:56:58sur leur hygiène personnelle
00:56:59enfin on peut imaginer
00:57:00un tas de choses
00:57:01mais c'est aussi des gens
00:57:03malhonnêtes
00:57:04donc il y a à la fois
00:57:04un laissé-aller
00:57:05une malhonnêteté
00:57:06que n'excuse pas
00:57:07leur jeune âge
00:57:08évidemment
00:57:08Amori Beucot
00:57:09qui a porté cette enquête
00:57:10non mais en fait
00:57:11ce qui est assez terrible
00:57:12c'est qu'Alain raconte
00:57:13que ces personnes
00:57:13étaient déjà connues
00:57:15des services de police
00:57:16pour des faits d'escroquerie
00:57:17et c'est vrai
00:57:18qu'on voit ce genre d'affaires
00:57:19dans les tribunaux
00:57:20et ce qui est terrible
00:57:20c'est que ce sont souvent
00:57:21des gens
00:57:22qui ne pensent pas l'avenir
00:57:23et qui sont dans une course
00:57:24une fuite en avant
00:57:25et donc ils se disent
00:57:26qu'ils vont escroquer
00:57:27le plus de personnes possible
00:57:30profitant des lenteurs
00:57:31de la justice
00:57:32pour se dire
00:57:32ben voilà
00:57:33on va vivre au jour le jour
00:57:34et malheureusement
00:57:35ils font beaucoup de victimes
00:57:36dans un petit temps
00:57:36et c'est pour ça
00:57:37qu'Alain que j'ai eu au téléphone
00:57:38m'a dit une chose
00:57:39qui est très vraie
00:57:39c'est est-ce qu'il ne faudrait pas
00:57:41que les propriétaires
00:57:42aujourd'hui sachent
00:57:44à peu près
00:57:45le casier judiciaire
00:57:46de leur enquête
00:57:46quand ça concerne
00:57:47évidemment des frais d'escroquerie
00:57:48et pas l'ensemble du casier
00:57:49Alain si on vous avait dit
00:57:51en effet
00:57:51si on vous avait dit
00:57:52en effet
00:57:53ce type il a un quasi long
00:57:54comme le bras
00:57:54évidemment
00:57:55vous n'auriez pas fait confiance
00:57:56parce que là
00:57:56on a abusé de votre confiance
00:57:58et de votre bonne foi
00:57:59en fait
00:58:01je n'aurais pas fait confiance
00:58:03surtout que maintenant
00:58:04je sais qu'il a été condamné
00:58:05moi il a signé le bail
00:58:07le 1er juin 2025
00:58:09et il a été condamné
00:58:10par le tribunal
00:58:11du Puy-en-Venay
00:58:12le 23 mai 2025
00:58:15donc il est évident
00:58:16que si j'avais eu connaissance
00:58:17de ce document
00:58:19je ne lui aurais jamais
00:58:20confié mon entreprise
00:58:21bon
00:58:21mettre euro
00:58:23il faut absolument
00:58:24que les choses changent
00:58:26parce qu'on se fait avoir
00:58:27à tous les étages
00:58:28en même temps
00:58:28là je me fais une petite réflexion
00:58:30je vois un individu
00:58:31qui a une vingtaine d'années
00:58:33on me dit qu'il a un casier
00:58:34long comme le bras
00:58:35déjà à 20 ans
00:58:36c'est de quoi
00:58:38il a 25
00:58:38à 25 d'accord
00:58:39enfin ça peut commencer
00:58:40à 14-15
00:58:41parce que le fait
00:58:41qu'il soit condamné
00:58:42quelques jours
00:58:43avant ou après
00:58:46je pense qu'il y a
00:58:47un moment donné
00:58:48où le voisin
00:58:49qui est un ami
00:58:49il n'a peut-être pas non plus
00:58:50été d'une grande transparence
00:58:52et d'une grande honnêteté
00:58:54à ce monsieur
00:58:55parce que
00:58:55quand un bailleur
00:58:56s'il y a un bail
00:58:57il prend un certain nombre
00:58:58de précautions
00:58:59quand même
00:59:00et de renseignements
00:59:01avant d'aller au casier judiciaire
00:59:02Alain quel était le lien
00:59:03entre le loueur
00:59:05et votre ami
00:59:05qui se portait caution
00:59:06pour lui
00:59:07c'était son père
00:59:10et donc
00:59:11il ne connait pas son fils
00:59:14c'est ce qu'il dit
00:59:15voilà
00:59:16c'est ce qu'il dit
00:59:16j'ai encore parlé
00:59:17avec lui ce matin
00:59:18vous voyez
00:59:18parce que ce matin
00:59:18j'étais dans la cuisine
00:59:19en train de commencer
00:59:20à vider les ordures
00:59:22en faisant des holkers
00:59:23et vraiment
00:59:24c'est immonde
00:59:25et bien
00:59:27je lui ai parlé
00:59:28ce matin
00:59:29parce qu'il habite
00:59:29vraiment la maison
00:59:30d'à côté de la mienne
00:59:31et il m'a dit
00:59:32qu'il n'était pas au courant
00:59:33de ce qu'était son fils
00:59:34mais j'en crois
00:59:35que
00:59:36pas tout
00:59:36je crois pas tout
00:59:37alors en même temps
00:59:38on peut escroquer les gens
00:59:40et on peut être propre aussi
00:59:41parce qu'on n'est pas
00:59:42tous saccagés
00:59:43là ils ont saccagé
00:59:44non mais attendez
00:59:45c'est pire
00:59:45ils ont mis le feu
00:59:46pourquoi ils ont mis le feu
00:59:47au canapé
00:59:47c'est ça que j'essaie de comprendre
00:59:48pourquoi ils ont mis le feu
00:59:50à votre salon
00:59:51je pense que moi
00:59:53je pense qu'ils voulaient
00:59:54ma peau
00:59:54parce que moi
00:59:55mon appartement est au dessus
00:59:56de là où ils ont le feu
00:59:58ah ouais
00:59:59donc il y a une enquête criminelle
01:00:00qui est ouverte là
01:00:02non même pas
01:00:02non mais attendez
01:00:03les bras m'en tombent
01:00:04il faudra entre mettre en haut
01:00:05on peut imaginer
01:00:06attendez
01:00:07c'est grave ce qu'il nous dit
01:00:08il n'y a pas d'enquête criminelle
01:00:09il n'y a pas d'enquête
01:00:10qu'elle soit criminelle
01:00:11ou pas criminelle
01:00:12ce serait déjà bien
01:00:13qu'il y ait une enquête
01:00:13il n'y en a pas
01:00:14au départ
01:00:14il n'y a pas d'enquête tout court
01:00:17attendez
01:00:17on va l'écouter Alain
01:00:18Alain
01:00:18il n'y a pas d'enquête tout court
01:00:19vous nous dites
01:00:20non il n'y a pas d'enquête tout court
01:00:21c'est voilà
01:00:23Bruno Pommard
01:00:24policier
01:00:25rien n'avance
01:00:26Alain vous avez porté plainte
01:00:29oui bien sûr
01:00:29que j'ai porté plainte
01:00:30il n'y a pas eu d'enquête
01:00:31attendez
01:00:32il lui a fallu 5 mois
01:00:33pour récupérer sa maison
01:00:34ça c'est différent
01:00:35alors
01:00:37si il n'y a pas de traces
01:00:38hydrocarbures
01:00:38ou de combustible
01:00:40c'est souvent vu
01:00:41comme un accident domestique
01:00:42oui mais bon
01:00:43sinon l'assurance
01:00:43merci beaucoup Alain
01:00:45l'escroquerie
01:00:46ce n'est pas un accident domestique
01:00:47ça c'est vrai
01:00:48Alain
01:00:48on va suivre votre dossier
01:00:49parce que
01:00:50on est tous un peu sciés
01:00:52à vrai dire
01:00:52sur le plateau
01:00:52ça nous a vraiment
01:00:53touché votre histoire
01:00:55et on pense bien fort à vous
01:00:56on espère quand même
01:00:57que vous trouverez
01:00:58une forme de réparation
01:00:59dans cette affaire
01:01:01merci beaucoup
01:01:02Amoribucot
01:01:02de nous avoir parlé
01:01:04de ça
01:01:04et de nous avoir interpellé
01:01:05une vidéo
01:01:06qui circulait
01:01:07depuis un certain temps
01:01:08déjà sur les réseaux sociaux
01:01:09elle n'avait pas été
01:01:11authentifiée
01:01:11dans un premier temps
01:01:12on va voir une scène
01:01:13d'une extrême violence
01:01:15qui s'est déroulée
01:01:16lundi dernier
01:01:1714 septembre
01:01:17dans la cour de promenade
01:01:18du centre pénitentiaire
01:01:19de Valence
01:01:19dans la Drôme
01:01:20vous le voyez
01:01:21sur cette image
01:01:22on voit
01:01:23le détenu
01:01:24qui frappe
01:01:25un autre prisonnier
01:01:27il l'a un peu plus tard
01:01:28déshabillé
01:01:28massacré
01:01:29à coups de poing
01:01:30et de pied
01:01:31sous les yeux
01:01:32d'un troisième homme
01:01:34Célia Barotte
01:01:35on va regarder
01:01:36un premier extrait
01:01:36vous allez nous parler
01:01:37du contexte
01:01:37de cette agression
01:02:00bon alors que s'est-il passé
01:02:01que connaissance du contexte
01:02:02de cette agression
01:02:03qui est qui
01:02:04selon les informations
01:02:05de l'administration
01:02:06pénitentiaire
01:02:07cette agression
01:02:07s'est donc déroulée
01:02:08le 14 septembre
01:02:10vous l'avez rappelé
01:02:11Nelly
01:02:11l'auteur des faits
01:02:12a été immédiatement
01:02:13identifié
01:02:14par les personnels
01:02:15pénitentiaires
01:02:16il est passé en commission
01:02:17de discipline
01:02:18et a écopé
01:02:19d'une sanction
01:02:19de 30 jours
01:02:20de placement
01:02:21en quartier disciplinaire
01:02:22un signalement
01:02:23au parquet
01:02:24a également été effectué
01:02:25en plus des sanctions
01:02:27de la part
01:02:27de l'administration
01:02:28pénitentiaire
01:02:29cet individu
01:02:30risque une lourde
01:02:31condamnation pénale
01:02:32pour le moment
01:02:33le parquet
01:02:34de Valence
01:02:35ne nous a pas donné
01:02:36plus de précisions
01:02:37mais en tout cas
01:02:37sachez que l'auteur
01:02:38de la vidéo
01:02:39encourt également
01:02:40une sanction pénale
01:02:41ainsi qu'une sanction
01:02:42disciplinaire
01:02:42de la part
01:02:43de l'administration
01:02:44pénitentiaire
01:02:45donc des violences
01:02:47au sein d'une cour
01:02:48de promenade
01:02:49entre deux détenus
01:02:50les agents
01:02:51sont intervenus
01:02:52et des sanctions
01:02:53ont donc été prises
01:02:54dans l'enceinte
01:02:55de la prison
01:02:55justement
01:02:56on va voir
01:02:57la vidéo
01:02:57de l'intervention
01:02:59des surveillants
01:03:00pénitentiaires
01:03:16et on va faire réagir
01:03:19Dominique
01:03:19Grindorge
01:03:21qui est secrétaire
01:03:21générale adjoint
01:03:22d'un syndicat pénitentiaire
01:03:24SPS CEA
01:03:25bonjour
01:03:25merci d'être avec nous
01:03:27on est quand même
01:03:28frappé par la violence
01:03:29de ce qui s'est passé
01:03:30est-ce que
01:03:31c'est une histoire
01:03:34inédite
01:03:35ou est-ce que
01:03:35ce genre d'agression
01:03:37malheureusement
01:03:37c'est fréquent
01:03:38en milieu carcéral
01:03:41bonjour
01:03:41alors c'est pas inédit
01:03:43c'est fréquent
01:03:44les bagarres
01:03:45en détention
01:03:46en cours de promenade
01:03:47en cellule
01:03:49c'est
01:03:50on va dire quotidien
01:03:51il y en a tous les jours
01:03:52il y en a tous les jours
01:03:53alors après
01:03:54le degré de violence varie
01:03:55là on est quand même
01:03:56sur un degré de violence
01:03:57qui est extrême
01:03:59clairement
01:04:00maintenant
01:04:00c'est pas inédit
01:04:02alors on voit
01:04:03vos collègues
01:04:04qui finissent par intervenir
01:04:05qui arrivent à plusieurs
01:04:06c'est dangereux
01:04:07même pour eux
01:04:07parce que
01:04:08quand ils arrivent
01:04:09sur ce genre de scène
01:04:11ils savent pas
01:04:12si le type est armé
01:04:13et qu'il peut s'en prendre
01:04:14à eux aussi
01:04:14on voit aussi
01:04:15les difficultés
01:04:15de leur métier
01:04:17oui tout à fait
01:04:18on a des procédures
01:04:19on peut pas rentrer
01:04:20dans une cour de promenade
01:04:21où il y a des incidents
01:04:22de ce type
01:04:23comme ça
01:04:23c'est complètement proscrit
01:04:26il faut être plusieurs
01:04:28il faut s'équiper
01:04:29il faut sécuriser
01:04:32voilà il y a toute une procédure
01:04:33on peut pas rentrer
01:04:34comme ça
01:04:34et voilà
01:04:35on peut pas aller jouer
01:04:36les cow-boys
01:04:37c'est pas possible
01:04:38d'ailleurs on voit
01:04:39clairement il y a des procédures
01:04:40on voit qu'ils arrivent
01:04:41assez calmement
01:04:42ils se précipitent pas
01:04:43évidemment ils sont précautionneux
01:04:44ça ça fait partie
01:04:46effectivement
01:04:46des règles
01:04:47de conduite
01:04:48pour les agents
01:04:49pour pas se mettre en danger
01:04:51d'une certaine manière
01:04:53ah ben oui
01:04:54clairement
01:04:54on peut pas
01:04:55on rentre pas
01:04:55dans la cour de promenade
01:04:56en courant
01:04:58sans avoir
01:04:59tous les éléments
01:05:01et s'assurer
01:05:02que
01:05:03bien évidemment
01:05:04le danger
01:05:04qu'il n'y ait pas de danger
01:05:05pour eux-mêmes
01:05:06déjà aussi
01:05:07ou qu'il soit
01:05:08que le danger soit minimal
01:05:09donc on rentre pas
01:05:11en courant
01:05:13billes en tête
01:05:14et aller
01:05:15tout de suite
01:05:15sauter sur
01:05:17les individus
01:05:19le détenu
01:05:20qui a filmé la scène
01:05:21depuis sa cellule
01:05:22lui aussi
01:05:22il s'expose à des sanctions
01:05:23disciplinaires et pénales
01:05:24comment ça se fait
01:05:25qu'il y ait un téléphone
01:05:26portable à sa disposition
01:05:27ça aussi ça fait partie
01:05:28des choses qui vont pas
01:05:29oui
01:05:30c'est
01:05:31malheureusement
01:05:32c'est un fléau
01:05:34les téléphones
01:05:35ça pullule
01:05:35en détention
01:05:36malgré le travail
01:05:38exceptionnel
01:05:38que font mes collègues
01:05:39en détention
01:05:40il faut le souligner
01:05:41des téléphones
01:05:42ils en saisissent
01:05:42tous les jours
01:05:43tous les jours
01:05:43tous les jours
01:05:45malheureusement
01:05:45aujourd'hui
01:05:46la multiplication
01:05:47des livraisons
01:05:48par drone
01:05:49l'interdiction
01:05:51des fouilles
01:05:53systématiques
01:05:54le
01:05:55comment dire
01:05:56le aussi
01:05:56le
01:05:57on peut plus fouiller
01:05:57les familles
01:05:58vous savez
01:05:58aujourd'hui
01:05:59les familles
01:05:59elles rentrent en détente
01:06:03normalement
01:06:03un téléphone
01:06:04doit sonner au portique
01:06:05malheureusement
01:06:06on a certains
01:06:08qui arrivent à passer
01:06:09on sait pas
01:06:11quand ils arrivent
01:06:12à passer
01:06:12ils arrivent à passer
01:06:13donc on a certains
01:06:14qui ne sonnent pas
01:06:15au politique
01:06:16et tout ça
01:06:17malheureusement
01:06:18même en mettant
01:06:19tout ce qui a été mis
01:06:20en place
01:06:21les brouilleurs
01:06:23tout ce
01:06:24ça arrive à passer
01:06:26puisqu'il est détenu
01:06:28et leur complice
01:06:30à l'extérieur
01:06:30toujours une longueur d'avance
01:06:32c'est à dire
01:06:32que vous installez
01:06:33un matériel
01:06:34eux ils ont déjà
01:06:35la gamme au dessus
01:06:35donc
01:06:37merci beaucoup
01:06:38Dominique Grindor
01:06:39pour votre témoignage
01:06:40au nom
01:06:40de votre profession
01:06:42en fait
01:06:42Bruno Pommard
01:06:43c'est le drame
01:06:45les drones
01:06:46vous pouvez pas faire
01:06:47grand chose
01:06:47les brouilleurs
01:06:48ils arrivent toujours
01:06:48à faire passer
01:06:49les complicités aussi
01:06:50on va peut-être
01:06:51pas s'en cacher
01:06:51y compris internes
01:06:53pourquoi pas
01:06:54les voyous
01:06:54enfin les gens
01:06:55qui sont en prison
01:06:55ont le temps de penser
01:06:56et de réfléchir
01:06:57tout un jour
01:06:57évidemment
01:06:57avec les complicités extérieures
01:06:59ce qui m'étonne là
01:06:59c'est qu'il n'y ait pas
01:07:01de vidéosurveillance
01:07:02sur la cour de prison
01:07:03une vidéosurveillance
01:07:04sur la cour de prison
01:07:05parce que
01:07:05ça prend un sacré temps
01:07:07le temps de voir intervenir
01:07:09les matons
01:07:11ça met quoi
01:07:11plusieurs minutes
01:07:12je dirais
01:07:12mais justement
01:07:13eux ils sont
01:07:14ils ont
01:07:14il y a de la vidéosurveillance
01:07:16normalement
01:07:17tout est
01:07:17mais attendez
01:07:18déjà ils nous filment
01:07:19nous avocats
01:07:20quand on va au parloir
01:07:20et on n'est pas
01:07:21les plus dents
01:07:22de la population
01:07:22qui fréquente
01:07:23ces établissements
01:07:24donc les cours
01:07:25évidemment qu'elles sont
01:07:26surveillées
01:07:26moi j'ai quand même
01:07:27envie de dire Nelly
01:07:28que heureusement
01:07:28qu'il y avait ce téléphone
01:07:29qui est interdit en prison
01:07:31mais tous les détenus en ont
01:07:33heureusement que ce téléphone
01:07:34a filmé
01:07:34malgré tout
01:07:35parce qu'on peut voir
01:07:36les images là
01:07:36que l'on voit
01:07:37et l'on voit justement
01:07:38que
01:07:39et ça me paraît pas normal
01:07:40un individu
01:07:42en bastonne un autre
01:07:43il a tout le temps
01:07:45de le faire
01:07:45alors que normalement
01:07:46ils sont
01:07:47ils sont que deux
01:07:48dans la cour de prison
01:07:49et normalement
01:07:49ils sont surveillés
01:07:50pendant cette promenade
01:07:52alors ils sont tellement
01:07:53bien surveillés
01:07:54qu'en réalité
01:07:55il vous dit une procédure
01:07:55ah bah oui d'accord
01:07:57il y a des procédures
01:07:58mais il faut attention
01:07:59à eux
01:07:59vous regardez
01:08:00ils arrivent
01:08:00ils sont six
01:08:02les mains vides
01:08:03les bras malants
01:08:04d'abord ils les connaissent
01:08:06les prisonniers
01:08:06ils arrivent à six
01:08:07effectivement
01:08:08il n'y a pas
01:08:08bien sûr
01:08:09mais enfin il y en a quand même
01:08:10celui qui a été tabassé
01:08:12il a été tabassé
01:08:12sérieusement malgré tout
01:08:14on n'a pas mis les images
01:08:15les plus violentes
01:08:17non parce qu'elles sont
01:08:18non
01:08:18si je peux
01:08:19si je peux pas les passer
01:08:20d'ailleurs
01:08:20bon merci beaucoup
01:08:21on va marquer une petite pause
01:08:23à suivre un document exceptionnel
01:08:24je vous le dis
01:08:25depuis le début de l'émission
01:08:25parce que vraiment
01:08:26on s'interroge beaucoup
01:08:28sur la manière
01:08:28dont la police des polices
01:08:29travaille
01:08:29bah vous allez voir
01:08:30il n'y a aucune complaisance
01:08:32parfois ils passent
01:08:33sur le grill
01:08:34avec des questions précises
01:08:35de la part de leurs collègues
01:08:37qui ne les connaissent pas
01:08:39évidemment
01:08:39et c'est loin d'être
01:08:42l'impunité pour les policiers
01:08:44qui sont interrogés
01:08:45par leur père
01:08:46regardez
01:08:47cette
01:08:49cette séquence
01:08:55de retour
01:08:56dans Police Justice
01:08:5624h en France
01:08:57la suite de notre émission
01:08:59sans plus tarder
01:09:00on va vous parler
01:09:00de ces 6 pompiers
01:09:01qui ont été
01:09:02agressés
01:09:03hospitalisés
01:09:04lors d'un tournoi de pétanque
01:09:05ça s'est passé
01:09:06dans le Loir-et-Cher
01:09:07alors que les auteurs
01:09:08ont pris la fuite
01:09:08provoquant une vive émotion
01:09:09évidemment
01:09:10sur place
01:09:11mais également
01:09:12chez le ministre
01:09:13de l'Intérieur
01:09:14alors ça s'est passé
01:09:15dans l'après-midi
01:09:17au stade municipal
01:09:18avec des pompiers
01:09:19qui participaient
01:09:19à une compétition
01:09:20qui était organisée
01:09:21dans un cadre
01:09:21assez convivial
01:09:22au départ
01:09:23Célia Barotte
01:09:23oui
01:09:24et après plusieurs
01:09:25agressions verbales
01:09:26proférées par un groupe
01:09:27de personnes
01:09:286 des sapeurs-pompiers
01:09:30du centre
01:09:30qui n'étaient pas en service
01:09:32ont été physiquement
01:09:33agressés
01:09:34ils ont été
01:09:34transportés à l'hôpital
01:09:36alors Laurent Nunez
01:09:37a condamné
01:09:38avec la plus grande fermeté
01:09:39ses actes
01:09:40à noter également
01:09:41qu'une dizaine
01:09:42de gendarmes
01:09:43des brigades
01:09:43du secteur
01:09:44et du peloton
01:09:45de surveillance
01:09:45et d'intervention
01:09:46de la gendarmerie
01:09:47de Romorantin
01:09:48ont été envoyés
01:09:49sur place
01:09:50pour rétablir le calme
01:09:51et recueillir
01:09:52les premiers témoignages
01:09:52à leur arrivée
01:09:53les agresseurs
01:09:54qu'il reste
01:09:55à être identifiés
01:09:56et à localisés
01:09:57avaient déjà
01:09:58quitté les lieux
01:09:59une enquête
01:10:00est en cours
01:10:00une plainte
01:10:01va être déposée
01:10:02par le service départemental
01:10:03d'incendie
01:10:04et de secours
01:10:05du Loir-et-Cher
01:10:06Bruno Pommard
01:10:07je ne sais pas
01:10:08si au-dessus
01:10:08du terrain de pétanque
01:10:10il y a des caméras
01:10:11de vidéosurveillance
01:10:11mais enfin
01:10:12il serait heureux
01:10:13qu'on en installe
01:10:14parce que
01:10:15là ils jouaient
01:10:16bon enfant
01:10:16et en fait
01:10:16on les a ciblés
01:10:17précisément
01:10:17pour ce qu'ils sont
01:10:18eux aussi
01:10:18c'est un petit peu
01:10:19le même problème
01:10:20avec vous
01:10:20c'est terrible
01:10:21alors j'allais dire
01:10:22presque les policiers
01:10:23certains peuvent en vouloir
01:10:25à la limite
01:10:25vous voyez
01:10:26jusqu'où je vais
01:10:27encore
01:10:27vous ne devriez même pas dire ça
01:10:28je veux dire par exemple
01:10:29on représente l'autorité
01:10:30l'ordre
01:10:30on doit rétablir l'ordre
01:10:31etc
01:10:31mais là
01:10:32ça me prend dans les pompiers
01:10:33qui tous les jours
01:10:34nous sauvent
01:10:35nous aident
01:10:36nous protègent
01:10:37c'est incompréhensible
01:10:38mais c'est là où on voit
01:10:39qu'il y a une société
01:10:39qui s'en sauvage totalement
01:10:41une certaine société
01:10:42parce que
01:10:43ce ne sont pas tous les français
01:10:44qui s'en sauvages
01:10:44mais là on le voit
01:10:45et même dans des petits coins reculés
01:10:46dans des petites communes
01:10:55Stéphane Clerget
01:10:56docteur Clerget
01:10:58psychiatre
01:10:58qu'est-ce que ça nous dit
01:10:59de cette société
01:11:00qui s'en sauvage
01:11:01on voit l'uniforme
01:11:02on ne fait pas de discernement
01:11:03on dit
01:11:04allez hop
01:11:04à l'attaque
01:11:05oui vous avez raison
01:11:06c'est su à l'uniforme
01:11:06c'est aussi su aux fonctionnaires
01:11:08parce que le personnel hospitalier
01:11:09aux urgences notamment
01:11:10est aussi pris à partie
01:11:12c'est-à-dire que
01:11:12d'une certaine manière
01:11:14c'est un peu l'état
01:11:15et l'état de droit
01:11:15qu'on attaque
01:11:17donc
01:11:17l'autorité
01:11:18l'autorité aussi
01:11:19mais pas seulement
01:11:20le secours
01:11:21l'aide
01:11:21c'est-à-dire que
01:11:22tout ce qui
01:11:23de toute façon
01:11:24prend en charge
01:11:26est attaqué
01:11:27comme si
01:11:28on voulait
01:11:29c'est une forme
01:11:31peut-être d'anarchie
01:11:33finalement
01:11:33c'est carrément ça
01:11:34en tout cas oui
01:11:35d'anarchie
01:11:37c'est-à-dire qu'on ne veut
01:11:39aucune limite
01:11:41mais attendez
01:11:41quand on s'en prend
01:11:42à des brancardiers
01:11:43qui sont là
01:11:44pour sauver la vie
01:11:44de votre père
01:11:45de votre mère
01:11:46et que ça se passe aux urgences
01:11:47il y en a qui ont pris
01:11:47des coups de couteau
01:11:49c'est plus l'anarchie
01:11:50des fois il y a même
01:11:50des vols d'équipement
01:11:51c'est de la violence
01:11:52au premier degré
01:11:54en fait
01:11:54oui on attaque
01:11:55tout fonctionnaire
01:11:56fonction
01:11:57toute personne
01:11:58qui a une fonction
01:11:58on attaque
01:11:59toutes les fonctions
01:12:01et alors après
01:12:02effectivement
01:12:03la raison
01:12:03à part
01:12:04le désir
01:12:05de violence
01:12:06la bêtise
01:12:07à l'état pur
01:12:09la bêtise
01:12:10à l'état pur
01:12:10enfin je veux dire
01:12:11il ne faut pas avoir
01:12:11deux neurones
01:12:12pour faire des trucs
01:12:12comme ça
01:12:13si on prend un raccourci
01:12:14regardez ce qui s'est passé hier
01:12:15encore la police tue
01:12:16il y a 10 000 personnes
01:12:18qui suivent la France Insoumise
01:12:20c'est quand même
01:12:21donc à partir du moment
01:12:22on se dit
01:12:23vous auto-persuadez
01:12:25totalement
01:12:25et les jeunes
01:12:26n'ont plus de limites
01:12:27parce qu'on veut le chaos
01:12:28et le chaos
01:12:29il passe en s'en prenant
01:12:30même au Saint-Pompier
01:12:31vous nous avez fait
01:12:32la transition
01:12:32avec le thème à suivre
01:12:34parce que
01:12:34je vous parlais
01:12:35de ce document
01:12:36très rare
01:12:36où on va découvrir
01:12:37comment travaille
01:12:38la police des polices
01:12:39dès lors qu'un des leurs
01:12:40est mis en cause
01:12:41on va entrer
01:12:42dans les bureaux
01:12:43assister à un interrogatoire
01:12:46premier extrait
01:12:46comment dans le bureau
01:12:47d'un enquêteur
01:12:48un policier
01:12:49mis en cause
01:12:50explique son geste
01:12:57nous sommes à Noisy-le-Sec
01:12:59dans la Seine-Saint-Denis
01:13:00un département sensible
01:13:03dans ces rues désertes
01:13:04un policier vient de tirer
01:13:05un coup de feu
01:13:06sur la voiture d'un chauffard
01:13:08à la suite d'une course-poursuite
01:13:11elle vient de se terminer ici
01:13:13le chauffard
01:13:14qui conduisait sans permis
01:13:16n'a pas été touché
01:13:17il a été transféré au commissariat
01:13:19pour être placé en garde à vue
01:13:21mais il s'en sort
01:13:23miraculeusement indemne
01:13:25la balle a traversé
01:13:26la portière de la voiture
01:13:27elle est passée
01:13:28à quelques centimètres de lui
01:13:30l'interpellation
01:13:31a été chaude
01:13:33il y a des éraflures
01:13:35sur l'aile aussi
01:13:35tu vois regarde
01:13:36il y a de la porte
01:13:37il y a des grosses éraflures
01:13:38sur la porte
01:13:39sur place
01:13:40une autre enquête commence
01:13:42elle vise
01:13:43le policier
01:13:44qui a tiré
01:13:45exceptionnellement
01:13:46nous avons obtenu
01:13:47l'autorisation
01:13:48de suivre le commissaire
01:13:49qui la dirige
01:13:50ce n'est pas un flic
01:13:51comme les autres
01:13:52il travaille à la police
01:13:53des polices
01:13:54l'IGPN
01:13:55il veut savoir
01:13:56si le policier
01:13:57a tiré à bon escient
01:13:58et commence par
01:14:00entendre les témoins
01:14:01j'ai vu une voiture
01:14:01qui passait à toute vitesse
01:14:02et le camion
01:14:04de police
01:14:05qui était derrière
01:14:06il y a eu
01:14:07une détonation
01:14:09quand un policier
01:14:11tire
01:14:11l'IGPN
01:14:12ouvre une enquête
01:14:13pour vérifier
01:14:13qu'il était bien
01:14:14en situation
01:14:15de légitime défense
01:14:18le collègue
01:14:19qui a tiré
01:14:19c'est lequel ?
01:14:21il est là
01:14:21d'accord
01:14:23l'IGPN
01:14:24est réputé
01:14:24pour ne rien laisser
01:14:25au hasard
01:14:26le policier
01:14:27en cause
01:14:27va s'en rendre compte
01:14:31bonsoir monsieur
01:14:32on va vous faire
01:14:33les tampons noirs
01:14:34vous savez
01:14:34le test
01:14:35d'absorption atomique
01:14:36le tampon noir
01:14:37un moyen
01:14:38de révéler
01:14:39les traces de poudre
01:14:40sur la main du policier
01:14:41pour s'assurer
01:14:41qu'il est bien
01:14:42l'auteur du tir
01:14:43car au moment
01:14:44de l'interpellation
01:14:45ils étaient quatre
01:14:49donc on voit
01:14:51l'impact ici
01:14:52et finalement
01:14:53la logive
01:14:54est restée coincée
01:14:55dans la partie
01:14:57métallique
01:14:58de la contreporte
01:14:58donc on devrait pouvoir
01:14:59retrouver l'ogive
01:15:00à l'intérieur
01:15:00on fera démonter
01:15:02la portière
01:15:02par les services techniques
01:15:03il y a le culot
01:15:04de la cartouche
01:15:06si vous regardez
01:15:07le culot de la cartouche
01:15:08il se trouve ici
01:15:08la douille
01:15:10se trouve au milieu
01:15:11des débris de verre
01:15:12à l'intérieur même
01:15:13du fourgon de police
01:15:15le collègue a tiré
01:15:16alors que la vitre
01:15:17n'était pas tout à fait
01:15:18descendue
01:15:18même elle n'était pas
01:15:19descendue du tout
01:15:20parce que je vois
01:15:20qu'il a tiré à travers
01:15:21la vitre
01:15:22donc il a vraiment
01:15:22dû se sentir en danger
01:15:24je pense que
01:15:25s'il a fait ça
01:15:25il a dû se sentir
01:15:26en danger effectivement
01:15:27seulement voilà
01:15:28il ne suffit pas
01:15:29de se sentir en danger
01:15:30pour avoir le droit
01:15:31de tirer
01:15:31le policier
01:15:32doit prouver
01:15:33que sa vie
01:15:34a été menacée
01:15:35or il semblerait
01:15:36que cela n'ait pas
01:15:37été le cas
01:15:37alors la police
01:15:38des polices
01:15:39va devoir le cuisiner
01:15:41et on y vient
01:15:42dans un instant
01:15:42Bruno Pommard
01:15:43c'est hyper précis
01:15:44on sent que tout se joue
01:15:45dans les premières minutes
01:15:46en réalité
01:15:47parce qu'il faut recueillir
01:15:48tous les éléments
01:15:50les premières constatations
01:15:51de la police
01:15:52des polices sur place
01:15:53c'est crucial
01:15:53c'est essentiel
01:15:54et puis vous avez remarqué
01:15:56que l'inspecteur
01:15:57qui est là
01:15:58visualise évidemment
01:15:59la scène
01:16:00de façon globale
01:16:01et en même temps
01:16:01a vu que le tireur
01:16:03donc le policier
01:16:04a tiré à travers
01:16:05la fenêtre carrément
01:16:06en voulant dire
01:16:06tiens il était vraiment
01:16:07en danger absolu
01:16:08alors après il va falloir
01:16:10dérouler toute l'enquête
01:16:11comme on dit
01:16:11les éléments d'enquête
01:16:13qui vont avec les auditions
01:16:14du policier
01:16:15avec les auditions
01:16:16des personnes
01:16:17qui étaient présentes
01:16:17etc.
01:16:18pour évidemment
01:16:19refaire la scène
01:16:20je dirais
01:16:21pour prouver
01:16:21qu'il y a
01:16:22une légitime défense
01:16:23donc vous confirmez
01:16:24c'est un métier
01:16:24c'est comme la police scientifique
01:16:26c'est un métier très précis
01:16:27mais oui
01:16:27on ne va pas par hasard
01:16:29à l'IGPN
01:16:29et d'abord
01:16:30les gens de l'IGPN
01:16:31sont des policiers
01:16:32qui ont pratiqué
01:16:33qui connaissent la maison
01:16:34donc ils savent exactement
01:16:35ce que peuvent ressentir
01:16:36les policiers
01:16:36à un moment tendu
01:16:38que sont les opérations
01:16:39de police
01:16:40on en vient à la suite
01:16:41au commissariat
01:16:42de Noisy-le-Sec
01:16:42donc le policier
01:16:44qui a tiré sur le chauffard
01:16:44va ensuite être interrogé
01:16:45pour la première fois
01:16:46on va suivre
01:16:47donc cet interrogatoire
01:16:48on va voir
01:16:50et tenter de comprendre
01:16:50s'il a agi
01:16:51dans un cadre légal
01:16:52et pourquoi
01:16:53il a tiré
01:16:55au commissariat
01:16:56de Noisy-le-Sec
01:16:57le policier
01:16:58qui a tiré
01:16:58sur la voiture
01:16:59du chauffard
01:17:00va maintenant
01:17:00passer sur le grill
01:17:01l'IGPN veut savoir
01:17:03s'il a tiré
01:17:04à la légère
01:17:04ou s'il était
01:17:05vraiment menacé
01:17:07le voilà
01:17:08assis à la place
01:17:09des suspects
01:17:09qu'il interroge
01:17:10habituellement
01:17:10et pour la première fois
01:17:12notre caméra
01:17:13a pu suivre
01:17:13l'interrogatoire
01:17:14d'un policier
01:17:16alors
01:17:17quel était
01:17:18votre emploi
01:17:19ce jour
01:17:19étiez-vous
01:17:20vous étiez en service
01:17:21en quelle tenue
01:17:22et avec qui
01:17:23faisiez-vous équipe
01:17:24à bord de quel véhicule
01:17:25et quel était
01:17:25votre indicatif
01:17:26l'enquêteur
01:17:27de l'IGPN
01:17:28va prendre son temps
01:17:29il va le cuisiner
01:17:31durant deux heures
01:17:32il veut connaître
01:17:33tous les détails
01:17:34de l'intervention
01:17:43les autres policiers
01:17:44présents lors du tir
01:17:46sont interrogés
01:17:47séparément
01:17:47pour éviter
01:17:48qu'ils ne s'entendent
01:17:49sur une version
01:17:50qui les dédouaneraient
01:17:53et au bout d'une heure
01:17:54l'enquêteur
01:17:55de l'IGPN
01:17:56se fait plus pressant
01:17:57il veut savoir
01:17:58pourquoi le policier
01:17:59a dégainé son arme
01:18:18après une telle course
01:18:20poursuite
01:18:20le policier
01:18:21ne savait pas
01:18:21sur qui il allait tomber
01:18:22il avait donc
01:18:23le droit de dégainer
01:18:24mais pourquoi
01:18:25a-t-il tiré
01:18:26l'individu
01:18:29qui lui
01:18:29est déjà arrêté
01:18:30depuis quelques secondes
01:18:31il n'avait plus
01:18:32les mains sur le volant
01:18:33quand on arrive à sa hauteur
01:18:34quand vous dites
01:18:35il n'avait plus
01:18:35les mains sur le volant
01:18:36quand on arrive à sa hauteur
01:18:37je ne vois pas ça
01:18:41et donc c'est à ce moment là
01:18:42que je m'affrêtais
01:18:43à ouvrir la vitre
01:18:45le mec me voit
01:18:46il m'en regarde
01:18:47et là
01:18:48ses mains apparaissent
01:18:49suivamment devant moi
01:18:49ses mains montent
01:18:50dans ma direction
01:18:51comme ça
01:18:53elles montent
01:18:54comme ça
01:18:54comme s'il tenait
01:18:56une arme
01:18:56il y a deux mains
01:18:57comme s'il avait
01:18:58une arme dans les mains
01:18:59il montre
01:19:00les deux mains
01:19:00comme ça
01:19:01maintenant autour de ses mains
01:19:03il y avait une masse
01:19:03son
01:19:04où je n'avais pas
01:19:06concrètement vu
01:19:07une arme
01:19:08mais on va dire
01:19:09là on a une fraction
01:19:10de son pour réfléchir
01:19:12voilà le problème
01:19:13le policier
01:19:14a tiré
01:19:14avant d'être certain
01:19:16que le chauffard
01:19:16le menaçait réellement
01:19:17avec une arme
01:19:18n'aurait-il pas
01:19:19mal interprété
01:19:20un geste de reddition
01:19:23Maître Rau
01:19:23on peut s'étonner
01:19:24qu'il n'y ait pas
01:19:25de représentant légal
01:19:27à ses côtés
01:19:27qu'il n'y ait pas
01:19:27d'avocat
01:19:28non c'est pas prévu
01:19:29non
01:19:31c'est comme ça
01:19:32que ça se passe
01:19:32oui
01:19:32c'est la procédure
01:19:33c'est la procédure
01:19:34et je confirme
01:19:35que c'est pas rigolo
01:19:36je le confirme
01:19:37pas pour y avoir
01:19:39assisté personnellement
01:19:40puisqu'il n'y a pas
01:19:40d'assistance à ce stade
01:19:42mais parce que
01:19:43j'ai assisté
01:19:43un policier
01:19:44qui a fait usage
01:19:45de son arme
01:19:45et qui a malheureusement
01:19:47tué un individu
01:19:48qui a été reconnu
01:19:49en état de légitime défense
01:19:50et qui est passé
01:19:51par cette étape
01:19:52et qui en est resté
01:19:53profondément traumatisé
01:19:54effectivement
01:19:55vous n'étiez pas là
01:19:56donc à ce moment là
01:19:56non non on peut pas
01:19:57j'étais son avocat
01:19:58mais je ne pouvais pas
01:19:58être dans le bureau
01:19:59quand il a été entendu
01:20:01par ce qu'on appelle
01:20:02les bœufs-carottes
01:20:03si je ne me trompe pas
01:20:04Bruno Pombard
01:20:04c'est traumatisant
01:20:05deux heures d'entretien
01:20:06c'est long
01:20:06c'est classique
01:20:07c'est plus que deux heures
01:20:08c'est ce qu'on appelle
01:20:09enquête interne
01:20:09évidemment
01:20:10donc il y a enquête administrative
01:20:11et judiciaire après
01:20:12si c'est nécessaire
01:20:13mais quoi qu'il en soit
01:20:14c'est une enquête interne
01:20:15où il n'y a aucune
01:20:16je veux dire
01:20:17souplesse vis-à-vis du policier
01:20:19l'enquêteur
01:20:20veut avoir tous les éléments
01:20:21pour pouvoir
01:20:22on l'a vu là
01:20:23là on le voit bien
01:20:23est-ce que vous avez tiré
01:20:25est-ce que vous avez manqué
01:20:26de discernement
01:20:27peut-être
01:20:27mais vous savez que
01:20:28un dixième de seconde
01:20:29sortir une arme
01:20:30c'est rien
01:20:32c'est là où
01:20:33tout a difficulté
01:20:34on l'a vu avec l'affaire Naël
01:20:35d'ailleurs
01:20:35ça vous est arrivé ?
01:20:37moi sortir des armes
01:20:37oui dans des conditions
01:20:38particulières
01:20:39mais de passer devant
01:20:40la police des policiers
01:20:41non mais alors
01:20:41je tiens à vous rappeler
01:20:43ça c'est du vécu
01:20:43quand je suis rentré dans la police
01:20:45il y a bien longtemps
01:20:45la première chose
01:20:46qu'on nous a dit
01:20:47faites attention les amis
01:20:48vous avez l'inspection générale
01:20:50de la police
01:20:51c'est normal
01:20:52ne déconnez pas
01:20:52dans votre métier
01:20:53parce que vous représentez
01:20:54l'ordre
01:20:54et la discipline
01:20:55et tout ce qu'on peut imaginer
01:20:56et je peux vous assurer
01:20:57que ça ne m'a pas amusé
01:20:58je me rappelle encore
01:20:58donc ne pensons pas
01:20:59un seul instant
01:21:00que les policiers
01:21:01sont absous de tout
01:21:03lorsqu'ils passent devant les GPN
01:21:04et secours entre eux
01:21:05parce que ça n'existe pas
01:21:06juste un rappel
01:21:07en 2024
01:21:08il y a 85 agents
01:21:10qui ont été renvoyés
01:21:10de la police nationale
01:21:11et il y a plus de
01:21:12quasiment un millier de dossiers
01:21:14qui sont traités par an
01:21:14par les GPN
01:21:15donc il n'y a pas de complaisance
01:21:16pas du tout
01:21:18l'interprétation
01:21:19on sent bien que c'est le coeur du sujet
01:21:20est-ce qu'il était en réel danger
01:21:21tout repose là-dessus en fait
01:21:23c'est très compliqué
01:21:23pour les enquêteurs
01:21:24effectivement
01:21:24parce que le policier
01:21:25et c'est pour ça qu'il faut aller vite
01:21:26dans l'enquête
01:21:27c'est de savoir exactement
01:21:29tous les faits et gestes
01:21:30qu'il a fait minute par minute
01:21:31et ça c'est encore compliqué
01:21:33parce que l'enquêteur
01:21:34doit faire du discernement
01:21:36à outrance
01:21:36pour trouver la vérité
01:21:39est-ce que vous avez sorti
01:21:40et tiré pour...
01:21:40Oui mais en fait c'est vrai
01:21:41que c'est une enquête
01:21:42qui est extrêmement poussée
01:21:44on séquence
01:21:46on décortique l'action
01:21:47ce que l'on n'a pas
01:21:48dans une enquête normale
01:21:50même dans une enquête criminelle
01:21:51d'ailleurs
01:21:51et donc c'est là
01:21:53où on peut dire
01:21:53que c'est vraiment
01:21:54une enquête
01:21:54qui est très serrée
01:21:55il s'agit bien de voir
01:21:57seconde par seconde
01:21:58ce qui a pu se passer
01:21:59on voit bien
01:21:59dans le reportage
01:22:00que rien n'échappe
01:22:02à l'enquêteur
01:22:02c'est particulier
01:22:04le moment crucial
01:22:05où il explique
01:22:06sa certitude
01:22:07à lui
01:22:08d'avoir été en danger
01:22:09à ce moment-là
01:22:11problème
01:22:12ensuite on apprend
01:22:12que l'autre individu
01:22:13n'avait pas d'armes
01:22:14c'est ce moment-là
01:22:16Lui fait rejouer
01:22:17la scène plusieurs fois
01:22:20ça se passe en quelques secondes
01:22:23peut-être que vous voyez
01:22:25il fait ça comme ça
01:22:26et puis bon
01:22:26j'ai bien vu les deux bains
01:22:28qui montrent ça
01:22:29vu le geste
01:22:30il est peut-être enfoiré
01:22:33si je réfléchis trop
01:22:34c'est peut-être moi
01:22:35qui va en prendre une
01:22:35ou mes collègues
01:22:37j'ai tiré
01:22:38moi sur le coup
01:22:39je pense de suite
01:22:40à sortir vite
01:22:41le véhicule
01:22:42pour aller vers la Mercedes
01:22:43je me suis assez dedans
01:22:45en évidence
01:22:45donc là je comprends
01:22:46que je n'ai pas touché
01:22:47heureusement
01:22:48je le fais immédiatement
01:22:50monter dans le fourreau
01:22:51et moi je retourne
01:22:53à la Mercedes
01:22:55persuadé
01:22:56absolument persuadé
01:22:57de trouver une arme
01:22:58dans la voiture
01:22:59et bon
01:23:00je le trouve là
01:23:02il n'y avait pas d'arme
01:23:03le policier
01:23:05n'aurait donc pas dû tirer
01:23:06sauf à convaincre
01:23:08les enquêteurs
01:23:09qu'il a bien vu
01:23:10un objet sombre
01:23:10dans les mains du chauffard
01:23:12l'enquête
01:23:13ne fait que commencer
01:23:14l'IGPN
01:23:15ne va pas lâcher le morceau
01:23:16le commandant
01:23:17veut en savoir plus
01:23:19il est clair que si
01:23:21dans ce cadre là
01:23:23on avait retrouvé
01:23:24une arme dans le véhicule
01:23:26ça aurait déjà
01:23:27permis un éclairage
01:23:29différent
01:23:29là
01:23:30il n'y a pas d'arme
01:23:35ça nécessitera
01:23:36des investigations
01:23:37un peu plus poussées
01:23:37un peu plus
01:23:38plus techniques
01:23:39voire un peu
01:23:40vraiment
01:23:40dans le détail
01:23:41tout ce qui s'est passé
01:23:43le chauffard
01:23:44ne portera pas plainte
01:23:45il n'y aura donc pas
01:23:46de poursuite pénale
01:23:47et comme c'était
01:23:48la première fois
01:23:49en 15 ans de carrière
01:23:50que ce policier
01:23:51utilisait son arme
01:23:52il ne sera pas sanctionné
01:23:55Bruno Pommard
01:23:56policier
01:23:57il n'y a pas d'arme
01:23:57mais lui
01:23:58il a vu
01:23:59un geste suspect
01:24:00c'est toute la difficulté
01:24:01en fait
01:24:02d'arriver à se mettre
01:24:02aussi dans sa tête
01:24:03et à quel moment
01:24:04il s'est senti en danger
01:24:05pour lui-même
01:24:06faire preuve du discernement
01:24:07parce qu'il a affaire
01:24:08à un délinquant
01:24:08quand même
01:24:09le soir
01:24:10quelqu'un qui est
01:24:11c'est un chauffard
01:24:11donc un danger potentiel
01:24:13peut-être drogué
01:24:14peut-être armé
01:24:15voilà
01:24:15c'est toute interprétation
01:24:17qu'on doit avoir
01:24:17lorsqu'on fait une interpellation
01:24:18surtout la nuit
01:24:19particulièrement la nuit
01:24:20et là effectivement
01:24:21le policier
01:24:22est-ce qu'il a bien apprécié
01:24:23ou pas
01:24:24effectivement
01:24:25au vu de l'enquête
01:24:27on voit bien que
01:24:28ce monsieur
01:24:29n'est pas armé
01:24:29mais quoi qu'il en soit
01:24:31comment démontrer
01:24:32que le geste
01:24:33vous vous rendez compte
01:24:33le dixième de seconde
01:24:35qu'il faut pour réagir
01:24:36on voit quelqu'un
01:24:36qui fait ça
01:24:37et vous êtes là
01:24:38et vous dites
01:24:38je tire ou je ne tire pas
01:24:40il lui fait mimer
01:24:40plusieurs fois d'ailleurs
01:24:41oui mais c'est intéressant
01:24:42ce qu'il fait
01:24:43pour montrer encore une fois
01:24:44qu'il y a une véritable réaction
01:24:45de ce policier
01:24:47qui a dû faire preuve
01:24:48d'un discernement évident
01:24:49qui n'est pas en sa faveur
01:24:51visiblement
01:24:51puisque encore une fois
01:24:52l'individu n'est pas
01:24:53n'est pas empatté
01:24:54par le feu
01:24:56et on n'a pas trouvé
01:24:56une arme sur lui
01:24:57mais il y a aussi
01:24:58l'histoire de la vitre
01:24:58où juste avant
01:24:59il lui dit
01:25:00si vous avez tiré
01:25:01à travers la vitre
01:25:01c'est que vous pensiez
01:25:02peut-être qu'il y avait
01:25:03un danger
01:25:03il se sentait très
01:25:04bien oui bien sûr
01:25:04le policier
01:25:05avait peur
01:25:06et il s'est dit
01:25:07et à partir du moment
01:25:07on voit les mêmes
01:25:08effectivement
01:25:09ça a déclenché le tir
01:25:10on apprend
01:25:10maître Rowe à la fin
01:25:12que ces états de service
01:25:13et l'absence de plainte
01:25:16vont faire le reste
01:25:18ça ce sont deux éléments
01:25:19importants aussi quand même
01:25:20oui et puis surtout
01:25:21je pense qu'il y a quand même
01:25:22aussi les circonstances
01:25:24qui sont intervenues
01:25:25c'est à dire qu'on ne retrouve
01:25:25pas d'arme au final
01:25:27mais le policier
01:25:28on le voit bien
01:25:28dans le reportage
01:25:29il filme exactement
01:25:30le mouvement
01:25:31c'est à dire que
01:25:32l'individu qui se trouve
01:25:33au volant
01:25:34il ne fait pas ça
01:25:35comme ça
01:25:35il ne se rend pas comme ça
01:25:37il fait comme ça
01:25:38il dit je vois ces bagues
01:25:39il a les deux mains jointes
01:25:42levées comme ça
01:25:42en biais
01:25:43il aurait très bien
01:25:44pu avoir une arme
01:25:45donc ce qui est important
01:25:46c'est comment le policier
01:25:47a vécu cette situation aussi
01:25:49et la manière
01:25:50dont il a pu se sentir
01:25:52en danger
01:25:52c'est pas
01:25:53je veux dire
01:25:54quand on est dans une voiture
01:25:55le mieux à faire
01:25:56c'est de laisser les mains
01:25:57apparentes sur le volant
01:25:58aux Etats-Unis
01:25:58c'est comme ça
01:25:59mais bien sûr
01:25:59qu'aux Etats-Unis
01:26:00c'est comme ça
01:26:00et si vous ne faites pas ça
01:26:02vous vous faites flinguer direct
01:26:03ça c'est sûr aussi
01:26:04donc il faut être prudent
01:26:05de tous les côtés
01:26:06mais je pense que
01:26:07le policier là
01:26:08dans ce cas présent
01:26:10a bien décrit
01:26:11alors si ce qu'il dit
01:26:12est exact
01:26:12il a bien décrit
01:26:13l'attitude de quelqu'un
01:26:15qui n'est pas non plus
01:26:16tout à fait compréhensible
01:26:17Docteur Claget
01:26:18il y a un instinct de survie
01:26:19aussi de sa part à lui
01:26:21qui sort à ce moment-là
01:26:23Effectivement
01:26:23sur le plan neurologique
01:26:24notre perception
01:26:25peut être parasitée
01:26:26par beaucoup de choses
01:26:27évidemment des choses
01:26:28environnementales
01:26:29l'obscurité
01:26:30mais aussi la fatigue
01:26:33certaines émotions
01:26:34qui vont faire
01:26:35qu'on peut percevoir
01:26:36des choses
01:26:37de manière tout à fait altérée
01:26:40donc ça
01:26:41ça doit aussi être
01:26:42pris en compte
01:26:43mais d'où l'importance
01:26:44le métier de policier
01:26:45pour moi est terrible
01:26:46parce qu'il nécessite
01:26:47une vigilance permanente
01:26:48c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:26:49se permettre
01:26:50d'avoir passé une nuit blanche
01:26:51parce que sinon
01:26:52évidemment
01:26:52ça nous paraissait très important
01:26:54aujourd'hui
01:26:54de vous montrer quand même
01:26:56ce qui se passe réellement
01:26:57dans ce genre d'enquête
01:26:58c'est vraiment très éclairant
01:26:59parce que voilà
01:27:00l'actualité fait que
01:27:01il y a toujours
01:27:02cette espèce de suspicion
01:27:03qui plane sur les policiers
01:27:04on voulait vous montrer
01:27:05qu'il n'y a aucune complaisance
01:27:06et que parfois
01:27:06c'est un moment très difficile
01:27:08à passer
01:27:08et même quand ça finit
01:27:10bien pour eux
01:27:11Bonjour
01:27:11Pierre de Villeneau
01:27:12c'est votre moment
01:27:13le moment de Villeneau
01:27:14c'est mon moment
01:27:15c'est le moment des Français
01:27:17devant la télévision
01:27:18qui se demandent
01:27:19comment est-ce qu'on va faire
01:27:19pour payer moins d'essence
01:27:20en tout cas
01:27:21des aides nouvelles
01:27:22sont promises par le gouvernement
01:27:23qui se réunit
01:27:24nous serons à Matignon
01:27:25nous serons aux côtés des pêcheurs
01:27:27madame la ministre de la pêche
01:27:28reçoit justement les pêcheurs
01:27:30grande page
01:27:30pouvoir d'achat
01:27:31dans l'info de Villeneau
01:27:32dans un instant
01:27:32Merci à vous
01:27:33et merci à nos invités
01:27:35merci Célia aussi
01:27:36je vous dis à demain
01:27:37dès 13h pour Polyjustice
01:27:3924h
01:27:39encore 24h en France