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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de week-end avec Véronique
00:06Jacquier.
00:06Chère Véronique, bonsoir. Jules Torres et Sébastien Lignier, bonsoir à tous les deux.
00:12Et monsieur le ministre, merci, j'aurais pu également vous féliciter, monsieur le rédacteur en chef.
00:17Je l'avais déjà fait, mais moi je l'avais pas fait.
00:19Et monsieur le ministre, bonsoir.
00:21Ça s'appelle signer la fin de la récré. Pourquoi je dis ça ?
00:24Zinedine Zidane a effectué sa première conférence de presse en tant que sélectionnaire de l'équipe de France.
00:30Donc tous les regards étaient tournés vers le plus grand joueur de l'histoire de l'équipe de France avec
00:36Michel Platini.
00:37Et puis c'est un homme qui est une icône pour les Français.
00:40Et depuis le début de la semaine, des personnalités du monde du sport, que ce soit Teddy Riner, Kylian Mbappé,
00:48ont pris la parole pour parler de la situation politique et pourquoi pas des enjeux présidentiels.
00:54Mbappé, c'était plus en raison de Ceuta.
00:57Eh bien, Zidane n'est pas tombé dans le panneau.
01:00C'est-à-dire que tous les journalistes attendaient en se disant peut-être qu'on va recommencer.
01:04Les conférences de presse, on est à sept mois du premier tour de la présidentielle.
01:08À chaque fois, on va en mettre une petite dose.
01:11Eh bien, écoutez et la question et la réponse de Zinedine Zidane.
01:16– Johan Amiel, France Info.
01:19Ici.
01:20Cette semaine, il y a eu une polémique en Espagne autour d'un maillot,
01:23un message politique autour de Kylian Mbappé et Ibrahim Akonaté.
01:27Teddy Riner, lui, de son côté, le judoka s'est dit angoissé par le contexte politique.
01:31Et de l'autre côté, on a Léon Marchand qui lui a refusé de se positionner politiquement.
01:372027, c'est une année électorale importante en France.
01:39Est-ce que vous estimez avoir un rôle à jouer en 2027 ?
01:44– Sur ce plan-là, non, pas du tout.
01:46Moi, je vais me consacrer à ma tâche,
01:48qui est celle du sélectionneur de l'équipe de France A.
01:51Et ça ne va pas changer.
01:53Je veux dire, par contre, j'ai des convictions, comme tout le monde.
01:57Je suis un citoyen, je pense des choses.
02:00Mais par contre, après les partager, chacun fait comme il veut.
02:02Et sur ça, je n'ai rien à dire.
02:05Mais moi, je vais essayer de me consacrer à cette tâche
02:10qui est sélectionneur de l'équipe de France.
02:12– Il y a tout dans cette séquence.
02:14– Parfait.
02:14– Vous dites ?
02:15– Parfait.
02:16– Je ne sais pas si c'est parfait, mais en tous les cas…
02:18– Il est dans son rôle.
02:18– Vous dites qu'il est dans son rôle.
02:20– Mais le journaliste ne l'est pas, lui.
02:22– Pourquoi ?
02:22– Ah si, il est dans son rôle.
02:23Il est gauche, il est à France Info.
02:26– Non, mais il peut demander à Zinedine Zidane,
02:29Monsieur le ministre, il peut demander à Zinedine Zidane
02:31s'il va jouer un rôle dans la campagne présidentielle.
02:34– Voyons, ce n'est pas une question de journaliste,
02:35c'est une question de militant politique.
02:37– Je ne sais pas.
02:38– Bien sûr, c'est l'instrumentalisation de sportifs à des fins politiques.
02:43Et donc, il est en train d'essayer de susciter cette nouvelle vocation
02:46chez Zidane qui n'est pas tombée dans le piège.
02:48Et c'est bien, mais le journaliste est un agitateur politique,
02:51ce n'est pas un journaliste.
02:52– C'est un journaliste castor.
02:54Vous allez voir, pendant les sept prochains mois,
02:55il va y avoir beaucoup de journalistes castors.
02:57– Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:57Les journalistes castors, c'est tous ces journalistes
02:59qui veulent faire des barrages,
03:00qui veulent faire une barrage à la haine,
03:02qui veulent faire barrage aux extrêmes
03:04et qui veulent faire barrage au Rassemblement National.
03:06Et donc, je m'étonne d'ailleurs que, encore une fois,
03:09ce soit l'audiovisuel public qui est quand même
03:11un petit peu dans une sorte de secoue censée être rentrée
03:14et particulièrement ces derniers mois,
03:16qui à chaque fois pose la question.
03:17La question à Teddy Riner, c'est un journaliste de stade 2,
03:20donc de l'audiovisuel public qui lui pose,
03:22est-ce que ça vous pose des problèmes, les extrêmes ?
03:24Teddy Riner répond les extrêmes.
03:25Le journaliste fait, les extrêmes ?
03:27Et la Teddy Riner répond, non, évidemment, l'extrême droite.
03:30Et là, c'est la même chose.
03:31C'est-à-dire qu'on a un jeune journaliste
03:33qui est devant Zinedine Zidane,
03:34il n'a pas une question plus intéressante à lui poser.
03:36Je ne sais pas, une question footballistique,
03:37on vient de finir le règne de Dindier Deschamps,
03:40Zinedine Zidane veut ouvrir sa page.
03:42Il y a autre chose que la politique
03:43qui peut être intéressante, je trouve.
03:44– Non, mais en revanche, c'était aux journalistes
03:47de poser une question sur la polémique de la semaine
03:49qui dépasse le milieu sportif
03:51et c'est Mbappé qui l'a animée.
03:53Et si j'avais été dans cette conférence de presse,
03:56peut-être que j'aurais posé une question à Zinedine Zidane
03:58sur la polémique Mbappé.
04:00En revanche, je ne suis pas sûr
04:01que j'aurais pu demander à Zinedine Zidane
04:03est-ce que dans la présidentielle 2027,
04:06vous allez jouer un rôle ?
04:07– Mais bien sûr.
04:07– C'est cette phrase qui est extraordinaire.
04:09Et sa réponse, elle est parfaite.
04:10Chacun fait ce qu'il veut.
04:12Mais Zinedine Zidane, son objectif,
04:13c'est d'emmener l'équipe de France au plus haut.
04:16Et il a vu à quel point ça pouvait unir un pays
04:19avec France 98.
04:21– Mais Zinedine Zidane a compris,
04:22contrairement à Kylian Mbappé notamment,
04:26que quand vous représentez l'équipe de France,
04:28a fortiori quand vous êtes capitaine ou sélectionneur,
04:31vous incarnez l'ensemble des Français.
04:33Et donc, le citoyen doit rester à la porte de Clairefontaine
04:36d'une certaine manière.
04:37Et pendant les compétitions officielles,
04:39pendant les moments officiels de l'équipe de France,
04:41vous ne devez pas donner votre avis.
04:43Vous avez un rôle supérieur, d'une certaine manière.
04:45De la même manière qu'on demande un droit de silence
04:48et de réserve aux militaires à l'armée.
04:50Et bien, d'une certaine manière,
04:51c'est un petit peu pareil avec l'équipe de France.
04:52Là où je trouve qu'en effet, c'est extrêmement interpellant,
04:56c'est qu'on voit bien qu'il y a une petite musique
04:57qui tente d'être installée par les médias.
05:00C'est-à-dire, à chaque fois que vous avez un sportif,
05:02un artiste, un chanteur, un acteur
05:05qui vient présenter son œuvre,
05:06vous êtes maintenant obligés d'avoir la question politique,
05:09de savoir si, oui ou non,
05:10il faut appeler à voter contre l'ERN.
05:12On l'a vu avec Teddy Riner,
05:13on l'a vu avec Benjamin Biolet,
05:15on l'a vu avec tous ses chanteurs.
05:16Maintenant, il faut créer un front.
05:18Il faut donner cette image
05:20que dans l'espace médiatique,
05:21il y a un front qui est en train de se créer.
05:23Pourquoi ils font ça ?
05:24Pour qu'au lendemain du premier tour,
05:26quand le second tour commence,
05:27un énorme front médiatique se crée.
05:30Et pardonnez-moi,
05:30tous les exemples que vient de citer Sébastien Ligné,
05:32je ne veux pas radoter,
05:33mais c'est encore une fois l'audiovisuel public.
05:35Benjamin Biolet,
05:36au lendemain des élections en Argentine,
05:39on l'invite sur France Inter
05:40parce qu'il est allé quelques mois en Argentine,
05:43parce qu'il est habité quelques mois.
05:44On l'invite sur France Inter.
05:45Au nom de quoi ?
05:45Il n'est ni expert en économie,
05:47il n'est ni géopolitologue,
05:49il n'est ni politologue.
05:50Mais à chaque fois,
05:50vous avez cet audiovisuel public
05:51qui, on le sait,
05:53et on le voit notamment avec l'affaire Charles Sapin,
05:55est dans une sorte de cabale,
05:57dans une guerre, une croisade,
06:00pour empêcher le Rassemblement National de gouverner.
06:02Il faut rappeler qu'au moment des élections législatives anticipées,
06:05on était en pleine euro de football
06:08et que cet euro avait été, oserais-je dire,
06:12pourri par la campagne des législatives.
06:16Et à chaque conférence de presse,
06:18Véronique Jacquier,
06:18une question a été posée aux joueurs de l'équipe de France
06:23pour savoir s'ils soutenaient le barrage,
06:26le front républicain,
06:28savoir s'ils allaient serrer la main
06:31ou accueillir,
06:32en cas de victoire du Rassemblement National,
06:34Jordan Bardella,
06:35qui aurait pu être à ce moment-là Premier ministre.
06:38J'ai la sensation que dans la déclaration de Zinidine Zidane,
06:42sa volonté n'est pas de cliver,
06:45ce n'est pas qu'il manque de conviction,
06:47loin de là,
06:48puisqu'il a déjà pu s'exprimer auparavant,
06:51mais c'est une volonté d'unir les Français
06:53à travers quelque chose qui les dépasse,
06:55c'est-à-dire ce mouvement sportif
06:58avec cette équipe de France
06:59qui doit nous faire rêver,
07:00tout simplement,
07:01les choses simples, concrètes,
07:03et de gagner, bien sûr.
07:04Il veut faire gagner l'équipe de France,
07:06quelque part il veut faire gagner la France,
07:08et lui, son rôle, c'est ça,
07:09il reste en surplomb.
07:11Moi, ce que je note par rapport à ce qu'ont dit mes camarades,
07:13c'est qu'effectivement,
07:14il y a 15 ou 20 ans,
07:15on n'aurait pas vu cette forme d'intimidation,
07:18c'est-à-dire que vous avez des artistes
07:20ou des sportifs qui de même disent
07:22« Oh là là, c'est pas l'extrême droite,
07:24comme Teddy Rainer,
07:24on n'a pas besoin de le forcer
07:26pour qu'il dise que pour lui,
07:27c'est le gros danger
07:28de la prochaine présidentielle
07:30et même des mois et des années qui viennent. »
07:32Mais il a le droit aussi
07:33d'avoir des convictions
07:34de Teddy Rainer.
07:35Moi, je trouve ça formidable
07:35qu'il s'engage dans la vie politique
07:37et s'il le souhaite,
07:39je crois que d'ailleurs,
07:39il espère un jour...
07:40Oui, il a dit qu'il se verrait bien
07:41ministre des sports.
07:42Et pourquoi pas ?
07:42Il a même hésité à présenter
07:44l'action présidentielle.
07:45Mais pourquoi pas ?
07:46Ça marche bien la société civile
07:48en plus en politique.
07:48ce qui me semble nouveau,
07:49c'est qu'on voit vraiment
07:50une forme d'intimidation.
07:51C'est-à-dire,
07:52on met les artistes
07:53et les sportifs
07:53au pied du mur.
07:54C'est-à-dire,
07:55dis-moi ce que tu en penses
07:57et dis-moi que c'est terrible.
07:58Et dis-moi qu'on va pouvoir
07:59compter sur toi
08:00pour ce front
08:01anti-Rassemblement national.
08:02Si vous ne signez pas la tribune,
08:04si vous refusez de donner votre avis,
08:05vous êtes catégorisé
08:06tout de suite
08:07dans le camp des fachos.
08:08Regardez quelqu'un
08:09comme Prenel Kimpembe,
08:10champion du monde 2018.
08:11Il a fait un livre
08:12chez Fayard.
08:13Et lui, en revanche,
08:14il explique,
08:14quand on l'interroge
08:15sur la politique,
08:16sur les propos
08:16de Kylian Mbappé,
08:17lui, il reste en dehors.
08:18Il considère que ses actes
08:19pèsent plus que ses paroles
08:21et que ce n'est pas forcément
08:21son rôle
08:22de s'exprimer
08:23sur la vie politique.
08:23Moi, je trouve
08:24que c'est le bon équilibre.
08:25C'est-à-dire qu'on a le droit
08:26évidemment d'être un citoyen
08:27et d'avoir des avis.
08:28Mais quand vous êtes
08:29une personnalité publique,
08:30notamment un joueur
08:31de l'équipe de France,
08:32en période de compétition
08:33et de rassemblement,
08:34vous devez vous taire
08:35sur ces sujets.
08:36Alors là,
08:36vous avez dit quelque chose
08:37de très important,
08:38Jules Thorey,
08:39c'est qu'au moment
08:46d'immunité.
08:47Aujourd'hui,
08:48je n'ai pas envie
08:48de m'exprimer
08:49sur ces sujets.
08:50Peut-être qu'un jour,
08:51je le ferai.
08:52Et il a été attaqué
08:52pour cela.
08:53Est-ce que,
08:54dans les heures
08:55qui vont venir,
08:56certains vont oser
08:59toucher au Z ?
09:00Au double Z ?
09:01On ne touche pas au double Z.
09:04On ne touche pas
09:04à Zinedine Zidane.
09:05Non, je ne pense pas
09:06parce que c'est vrai
09:06que Zinedine Zidane
09:07a une sorte de totem d'immunité.
09:09D'ailleurs,
09:09les Français, je crois,
09:10lui ont pardonné
09:11ce qu'il a fait
09:12son coup de tête
09:12en 2006
09:13depuis longtemps.
09:14Donc, je pense qu'il ne peut
09:15pas tout se permettre
09:16mais en tout cas,
09:17il a une sorte de totem d'immunité.
09:18Et ce qu'il dit ce soir
09:19est extrêmement clair
09:20et ça ouvre, je trouve,
09:21une très belle page,
09:22en tout cas de la meilleure
09:23des manières,
09:23la page de Zinedine Zidane.
09:25Mais juste pour terminer,
09:26c'est-à-dire que le problème
09:27aujourd'hui,
09:28ce n'est pas tant que
09:29Teddy Riner
09:29ou que Lian Mbappé
09:30aient des opinions.
09:31Moi, ça ne me dérange
09:31absolument pas
09:32que des sportifs
09:33donnent leur opinion.
09:33J'aimerais juste
09:34qu'elles soient justifiées
09:35parfois et assumées souvent.
09:37Mais le problème,
09:38c'est qu'il y a des sportifs
09:39qui ne veulent pas
09:39donner leur avis.
09:40Vous avez cité Léon Marchand,
09:41Presnel Kimpébé,
09:42ça leur coûte cher
09:43parce qu'ils se font insulter.
09:44Et Léon Marchand,
09:45je le rappelle,
09:45a subi des insultes,
09:47du racisme anti-blanc.
09:48Il a des milliers
09:49de messages.
09:50Son entourage,
09:50on pourrait se dire,
09:52c'est des grandes personnes.
09:53Léon Marchand,
09:53il habite aux Etats-Unis,
09:55il est très loin de tout ça.
09:56Non, non.
09:56Son entourage avait dit
09:57à un certain nombre
09:57de journalistes
09:58que ça l'avait affecté,
09:59que ça l'avait touché.
10:00Et encore une fois,
10:01j'aimerais,
10:02et je dirais
10:03que Zinedine Zidane,
10:04Kylian Mbappé ont raison
10:05quand il y aura
10:06un joueur
10:07qui prend position
10:09pour aller
10:10de Xavier Bertrand
10:11à Marine Le Pen.
10:12Parce qu'aujourd'hui,
10:13c'est impossible,
10:13ce n'est même pas envaisable.
10:14Quand Lucas Chevalier,
10:15l'ancien gardien du Paris Saint-Germain,
10:17fait un like,
10:18le gardien du Paris Saint-Germain,
10:19ancien gardien titulaire
10:20du Paris Saint-Germain,
10:21fait un like,
10:22un j'aime
10:23sur Instagram,
10:25sur un post
10:26qui tend à dire
10:27il faut une union des droites.
10:29Bon, je ne veux pas dire
10:29qu'il est enlevé
10:30du gardien titulaire
10:31du Paris Saint-Germain.
10:32Mais en tout cas,
10:33il est consulé
10:34et attaqué.
10:35sur les réseaux sociaux.
10:36Alors justement,
10:36mais par exemple,
10:37j'aurais peut-être pu
10:38dans cette conférence de presse,
10:39même si c'est complètement hors sujet,
10:41Zinedine Zidane
10:43a un lien
10:44avec le Madrid,
10:46a un lien
10:47avec l'Espagne
10:48et on aurait peut-être
10:50pu imaginer
10:50poser une question
10:51sur Ceuta,
10:52la situation à Ceuta.
10:53Parce que les médias
10:54et les politiques
10:54tentent de nous faire croire
10:55que la situation
10:56à Ceuta
10:57est quasiment réglée.
10:59Que les migrants
11:00et les gosses
11:00sont tous partis
11:01hier encore,
11:03j'écoutais
11:04entre ce formidable
11:06documentaire
11:07sur les questions
11:07migratoires
11:08sur CNews
11:08et l'entretien
11:09là aussi intéressant
11:10sur BFM
11:11d'Éric Zemmour,
11:12il a voulu parler
11:13de Ceuta
11:14et les journalistes
11:15lui disaient
11:15mais attendez,
11:16ils ne sont presque plus là
11:16à Ceuta.
11:17Oui.
11:18Ils ne sont presque plus là.
11:18d'accord ?
11:19Il y en a juste d'images.
11:19Alors regardez,
11:20regardez ces images.
11:22Le début de la crise
11:23de Ceuta,
11:23je le rappelle
11:23aux téléspectateurs,
11:25c'est le 30 juillet dernier.
11:26C'est ça.
11:26On est le 18 septembre.
11:28C'est le 18 septembre.
11:30Regardez ce qui se passe,
11:31il n'y a presque plus rien.
11:58Et je veux,
12:00et je le dis pour la régie
12:01s'il vous plaît,
12:01qu'on garde cette image
12:03tant qu'on parlera de Ceuta.
12:04Parce que cette image,
12:05les médias refusent
12:06de la montrer
12:07en nous expliquant
12:08que c'est presque terminé
12:09la situation à Ceuta.
12:10Donc laissons cette séquence
12:11s'il vous plaît
12:12et on va joindre
12:13notre correspondant
12:14Nico Salvador.
12:15C'est lui qui m'a alerté
12:16sur la situation
12:17et je l'en remercie.
12:18Nico Salvador,
12:19merci d'être en direct
12:20avec nous.
12:21Ce chaos se poursuit
12:23du côté de l'enclave espagnole.
12:25Nico.
12:26Oui, cher Eliott,
12:28bonsoir.
12:28Alors pour répondre à BFM
12:29et aux journalistes
12:30qui disent qu'il ne se passe rien,
12:31même le gouvernement espagnol
12:32de gauche est obligé
12:33de monter le chiffre
12:34à la hausse.
12:35Alors il parlait au début
12:35de 5 à 8 000 personnes
12:37qui étaient dans l'enclave.
12:38Aujourd'hui,
12:39le Premier ministre reconnaît
12:40qu'ils sont au moins 10 000
12:42et les experts
12:42dans la presse
12:43disent que c'est globalement
12:4520 000 personnes
12:46qui seraient encore à Ceuta.
12:47Alors pour commenter
12:47les images que vous êtes
12:48en train de diffuser
12:49sur ces news,
12:50ça s'est passé ce matin
12:51à 6h30.
12:52En fait,
12:53c'était un transfert
12:53de migrants
12:54organisé par la police.
12:55Le but était
12:56de les retirer
12:57de la plage de Ceuta
12:58où ils campent
12:59depuis une cinquantaine
13:00de jours
13:01pour les emmener
13:01dans des baraquements
13:02qui ont été construits
13:03par le gouvernement.
13:05Alors le problème,
13:05c'est qu'il n'y avait
13:07que 1 700 lits
13:08pour 4 000 migrants.
13:09Donc effectivement,
13:10c'était le premier arrivé,
13:12le premier servi.
13:13la foule a essayé
13:14de dépasser
13:15le cordon policier
13:16et les forces de l'ordre,
13:18et c'est très important,
13:19ont tiré en l'air
13:21avec des balles à blanc.
13:22C'est quand même
13:22assez grave
13:23de devoir tirer en l'air
13:24pour que la foule
13:25se contienne.
13:26Et au-delà
13:27de ces images,
13:28les journées
13:29des habitants
13:30de Ceuta
13:30sont rythmées
13:31par les vols,
13:32les viols,
13:32les incivilités.
13:33Et pour vous donner
13:34un exemple, Elliot,
13:35de ce qui se passe,
13:36le 112,
13:37qui est le numéro d'urgence,
13:38a augmenté
13:39de 533 %
13:41son volume d'appels
13:42depuis la crise migratoire.
13:43Il y a 7 000 incidents
13:45aujourd'hui
13:46qui ont été enregistrés
13:47à l'appel du 112.
13:49C'est des chiffres
13:50qui sont évidemment
13:51vertigineux.
13:52Nico Salvador,
13:53puisqu'on parlait
13:54de Zinedine Zidane
13:55qui se trouve
13:55a formidablement
13:56bien répondu
13:57lorsque des journalistes
13:59essayent
14:00d'ingérence intérieure
14:03sur la vie politique
14:03et la présidentielle
14:04à 7 mois
14:05de la présidentielle.
14:06Florentino Perez,
14:08ça ne parle pas
14:08à tout le monde,
14:09Florentino Perez,
14:09c'est le président
14:10du plus grand club
14:12d'Espagne,
14:13à savoir le Real Madrid,
14:14dans lequel joue
14:16Kylian Mbappé,
14:18s'est rendu
14:18aujourd'hui,
14:20a fait un déplacement
14:21à Ceuta.
14:22Peut-être,
14:23peut-on y voir
14:24un lien,
14:24Nico Salvador,
14:25avec le refus
14:26d'Empappé
14:26cette semaine
14:27de porter ce t-shirt
14:29en soutien
14:29aux habitants
14:30de Ceuta ?
14:31Bien sûr,
14:32excellente question,
14:32Eliott.
14:33Alors,
14:33contrairement aux journalistes
14:34français,
14:35la question lui a été posée
14:36par les journalistes
14:37espagnols.
14:37Est-ce que,
14:38monsieur le président,
14:38vous venez ?
14:39Parce qu'il y a eu
14:40une polémique
14:41avec Mbappé.
14:42Alors,
14:42lui,
14:42il a répondu
14:43officiellement non.
14:44Il dit que sa visite
14:45était prévue
14:46depuis des semaines.
14:47Mais c'est quand même
14:48assez curieux,
14:49le hasard du calendrier
14:50qui soit venu aujourd'hui.
14:51En tout cas,
14:52c'est la seule personne
14:53qui a pu venir à Ceuta
14:54et qui a été applaudie
14:55puisque le ministre
14:56de l'Intérieur,
14:57quand il vient,
14:58est hué.
14:59Et peut-être,
14:59on en reparlera sur ces news,
15:00mais on a des images
15:01également de la ministre
15:02de la Santé
15:03qui représente
15:04l'aile gauche du gouvernement,
15:05le LFI espagnol,
15:06qui est venu hier sur l'île,
15:08qui a dû quitter
15:09précipitamment les lieux
15:10tellement qu'elle était
15:11détestée et huée
15:12par la foule.
15:12En tout cas,
15:13lui,
15:14Florentino Pérez,
15:14il a signé
15:15le livre d'or de la ville,
15:16il a déclaré
15:17toute son affection
15:18et sa solidarité
15:19dans ces moments
15:19si difficiles
15:20aux habitants de Ceuta.
15:22Vous restez avec nous,
15:23Nico Salvado,
15:23mais merci pour ces précisions.
15:25Avant de donner la parole
15:25au ministre Pierre Lelouch
15:27qui est avec nous,
15:27je voudrais qu'on réécoute
15:29Kylian Mbappé
15:30parce qu'il a tenté
15:31de justifier
15:32le fait qu'il ne porte pas
15:34ou qu'à moitié,
15:35le t-shirt en soutient
15:37aux habitants de Ceuta.
15:40Je pense que c'est bien
15:41d'expliquer
15:42pour que les gens
15:42comprennent bien
15:43que cela a été
15:44une décision des clubs
15:45de mettre le t-shirt.
15:47Donc nous,
15:48en tant que joueurs,
15:49nous avons dû le mettre.
15:51Je pense que d'abord,
15:52je dois dire
15:52que je soutiens
15:53les gens de Ceuta
15:55et toutes les victimes
15:57parce qu'avant d'être joueur,
15:58je suis humain.
15:59Mais également,
15:59je voudrais aussi
16:00avoir un geste,
16:01une pensée
16:02pour tous les immigrés
16:02ayant perdu la vie
16:03et sont aussi
16:04dans des conditions difficiles.
16:07Et c'est important
16:08ce que disait
16:08Nico Salvador,
16:09Pierre Lelouch.
16:10Imaginez le 112,
16:12donc l'appel,
16:12le numéro d'urgence
16:13qui a augmenté
16:14de 533%
16:16depuis le début
16:17de la crise
16:18avec 7000 incidents
16:20qui sont recensés.
16:22Voilà où on en est
16:23aujourd'hui à Ceuta.
16:24Ce qui s'est passé
16:25il y a deux mois
16:26est gravissime.
16:27Et ce qui est presque
16:28encore plus gravissime,
16:30c'est le chaos
16:32des politiques nationales
16:34sur cette question.
16:35L'avertissement,
16:36c'est quand même clair.
16:38Il y a une arme migratoire
16:40qui est braquée
16:41sur l'Europe
16:41et de la part
16:43d'un continent
16:44qui va doubler
16:45de sa population.
16:462 milliards et demi d'hommes.
16:48Donc,
16:48c'est un cauchemar.
16:49Quand 100 000 personnes
16:51s'emparent d'une ville
16:52de 67 000 habitants,
16:54c'est catastrophique.
16:56Il reste au moins
16:5710 000 personnes
16:58dont un tiers
17:00de mineurs
17:01non accompagnés.
17:02Alors,
17:02Elliot,
17:03le mineur non accompagné,
17:04tout ça est sous
17:05le régime de Schengen.
17:06D'accord ?
17:07Ce qui veut dire
17:08que les mineurs
17:09non accompagnés,
17:09ils sont à peu près
17:103000,
17:11ils ne peuvent pas
17:13être expulsés.
17:15Quant aux autres,
17:16il faut qu'ils aient
17:17un document de sortie
17:18de Ceuta
17:19que le gouvernement espagnol,
17:20à mon avis,
17:21va finir par leur donner
17:22pour desserrer la pression
17:23sur les malheureux
17:25et les temps de Ceuta.
17:26A partir du moment
17:27où ils sont en Espagne,
17:28ils peuvent aller en France
17:29parce qu'on est en Schengen
17:31et Sanchez
17:32a régularisé
17:351 200 000 personnes.
17:38Il y a deux mois de ça.
17:40Donc,
17:40on est face
17:41à un gouvernement espagnol
17:42qui est véritablement
17:43un incendiaire
17:44sur les questions
17:45d'immigration,
17:48qui est critiqué
17:49par tous ses collègues
17:50européens,
17:51sauf un.
17:52Emmanuel Macron.
17:52Emmanuel Macron
17:53qui va lui faire
17:54une visite d'État
17:55la semaine prochaine.
17:57C'est tout à fait
17:58extravagant.
17:59Donc,
17:59au lieu de s'unir
18:01et de trouver des solutions,
18:02le maire de Ceuta
18:03est allé à Bruxelles
18:05il y a dix jours
18:06pour demander
18:06l'aide de l'Europe
18:07et un déploiement
18:08de Frontex.
18:10Frontex
18:10n'est même pas
18:11l'embryon
18:12d'une force
18:13de garde-côte.
18:14Vous vous rendez compte ?
18:15Ils ont
18:16un milliard d'euros,
18:17ils sont créés
18:18depuis 20 ans,
18:19ils ne savent pas
18:20quelle est leur mission
18:20et ils ont
18:21200 fois moins
18:23de moyens
18:23que les États-Unis
18:24pour protéger
18:25leur frontière.
18:25En état de mort cérébrale.
18:26Donc,
18:26on a des gouvernements
18:29qui sont désunis
18:30et sans moyens
18:31face à un Maroc
18:33qui a découvert
18:34la puissance
18:35de l'arme migratoire.
18:36Je vous propose,
18:38parce que vous avez dit
18:38quelque chose
18:38de très important,
18:40c'est-à-dire que
18:40la politique immigrationniste
18:42et dangereuse
18:43menée par Pedro Sanchez
18:44qui mène
18:45à cette situation-là,
18:47a été critiquée
18:50massivement
18:51par les États
18:51de l'Union Européenne.
18:53Sauf par la France.
18:55Vous parlez
18:55d'Emmanuel Macron
18:56qui se rendra
18:57donc la semaine prochaine.
18:57Incroyable.
18:58Mais son porte-parole
19:00en quelque sorte,
19:01c'est aussi Laurent Nouniez.
19:02Je vous propose
19:02d'écouter Laurent Nouniez.
19:03C'était le 4 août dernier.
19:05Donc,
19:05juste après le début
19:06de cette crise à Ceuta,
19:07on a vu,
19:08notamment sur les réseaux sociaux
19:10et non en images d'agence.
19:12C'est grâce aux réseaux sociaux
19:13qu'on a vu ces images.
19:14Cette foule,
19:15ces 70 à 80 000 personnes
19:17qui en quelques heures
19:19débarquent
19:19sur l'enclave espagnole,
19:22cette invasion migratoire.
19:23Écoutez,
19:23Laurent Nouniez,
19:24c'était le 4 août dernier.
19:26Tous les États membres,
19:27tous,
19:27sans aucune exception,
19:29ont marqué leur solidarité
19:30avec l'Espagne.
19:31Et ils ont salué
19:32la gestion
19:33qui avait été celle
19:35du gouvernement espagnol.
19:36Tous les États,
19:37évidemment,
19:37ont déploré,
19:38ont déploré
19:39qu'à la faveur
19:40de la circulation
19:40d'un certain nombre
19:41d'images,
19:42on ait eu
19:43un certain nombre
19:45d'ingérences
19:46informationnelles
19:46d'États étrangers
19:47qui ont utilisé
19:49ces images,
19:50évidemment,
19:50pour critiquer
19:51la politique
19:51de gestion migratoire
19:53de l'Union européenne.
19:54Tous les États
19:55ont convenu
19:55que c'était vraiment
19:56le pire des mots
19:57et qu'il fallait absolument
19:58éviter cette division.
20:01Sébastien Ligné,
20:014 août dernier.
20:02Moi, ça me fait penser
20:04au mot de Nicolas Sarkozy
20:06dans le temps des combats
20:07où il expliquait
20:08sur la crise migratoire
20:09que ceux qui pensaient
20:09qu'on était rentrés
20:11dans la crise migratoire
20:11se trompaient
20:12et qu'en réalité,
20:12la crise migratoire
20:13n'avait même pas commencé
20:14et qu'il fallait s'habituer
20:16à des Ceuta
20:17qui deviennent
20:17aujourd'hui des événements
20:19mais qui demain
20:19deviendront la norme.
20:21Et des Ceuta,
20:22si on reste dans cette même
20:24trajectoire,
20:24dans cette même trajectoire,
20:25on en aura
20:26toutes les semaines.
20:27Et le problème,
20:28c'est que face
20:28à cette situation,
20:29face à cette évidence
20:30comme l'a dit Pierre Lelouch
20:31du fait d'un continent
20:32qui va doubler
20:33et dans ce continent
20:34d'États qui ont compris
20:35que l'immigration
20:36devient une arbre diplomatique
20:38de déstabilisation.
20:39Face à cette situation-là,
20:40on a des pays européens
20:41qui non seulement
20:42ne sont pas préparés
20:43mais qui, pire que ça,
20:44encouragent cette déstabilisation.
20:46Parce qu'on parle de l'Espagne
20:47mais pardon,
20:48on peut mettre la France
20:48dans le même panier
20:49parce que l'appel d'air français
20:50avec les aides,
20:52avec ces entrées légales par an,
20:55avec ce refus
20:56de renvoyer tout au QTF,
20:58ça je peux vous dire
20:58que les étrangers
20:59sont au courant de ça.
21:00Ils savent très bien
21:01que quand ils viennent en France,
21:02un, ils vont être mieux accueillis
21:03que dans l'ensemble
21:04des pays européens,
21:05deux, ils vont être
21:06très bien logés,
21:06très bien nourris,
21:07très bien blanchis
21:08et en plus,
21:09ils ne peuvent pas être envoyés.
21:10Ça, ils sont au courant.
21:10Et nous parlerons dans un instant
21:12de l'affaire Doualem,
21:13l'influenceur algérien
21:15que la justice administrative
21:16vient de retoquer
21:17son expulsion d'urgence.
21:19Mais restons un dernier mot
21:20sur Ceuta.
21:21Je le disais hier encore
21:23sur les médias,
21:24les grands médias,
21:25lorsque vous aviez
21:26un responsable politique
21:27qui osait parler
21:28de l'invasion migratoire
21:29à Ceuta,
21:29on expliquait
21:30qu'ils étaient quasiment
21:31tous partis.
21:31Mais vous vous rendez compte ?
21:33C'est pour ça que ce soir,
21:34je reste sur ces images
21:35parce qu'il faut parler
21:37du réel.
21:38Oui, mais c'est une lâcheté
21:39collective.
21:40C'est une lâcheté collective
21:41pour une situation
21:43qui, d'après moi,
21:44ne peut que mal finir.
21:45Ce n'est pas possible.
21:47Je veux dire,
21:47vous avez des milliers
21:48de personnes
21:49qui, de toute façon,
21:50ne cherchent pas la paix,
21:52se comportent
21:53comme des prédateurs
21:54et comme des conquérants.
21:55Un petit mot, quand même,
21:56sur l'Europe
21:57et sur les droites européennes
21:58qui ont quand même
21:59fait passer des amendements
22:01pour mettre en cause
22:02la responsabilité
22:03de Pedro Sanchez
22:04pour quand même le signaler,
22:05les patriotes,
22:06les conservateurs,
22:08le PPE,
22:09la responsabilité
22:10de Pedro Sanchez
22:11et le fait
22:11qu'il demandait
22:12l'expulsion
22:12de tous les clandestins
22:14de Ceuta.
22:14Vous avez entièrement raison,
22:15ça a été voté cette semaine.
22:16En un mot avant la pub.
22:17Au bout de deux mois de ça,
22:18on aurait pu espérer
22:19que les gouvernements
22:20prennent une réunion d'urgence
22:22et prennent des mesures,
22:23y compris contre Sanchez,
22:25d'augmentation des moyens
22:27de protection des frontières.
22:28Rien de ça n'est fait.
22:30Et on a au contraire
22:31un président français
22:33qui vient en soutien
22:34à son voisin socialiste.
22:36La publicité,
22:36on revient dans quelques secondes
22:38pour la suite
22:38de l'heure des proies
22:39tout de suite.
22:40Effrayant.
22:42Puisqu'on parlait
22:43juste avant de la publicité
22:44de la question migratoire,
22:45voilà une nouvelle preuve
22:46qu'on marche sur la tête.
22:48Le tribunal administratif
22:49de Paris
22:50a annulé
22:51l'expulsion
22:51en urgence absolue
22:52c'était la formule consacrée
22:54de l'influenceur algérien
22:55Doualem
22:56contaminé
22:57pour incitation
22:58à la violence
22:59sur un réseau social.
23:00Ce même tribunal
23:01a annulé le retrait
23:02de son titre
23:03de séjour
23:05et je rappelle
23:07qu'en juillet dernier
23:07la cour d'appel
23:08de Montpellier
23:09avait confirmé
23:10le jugement
23:11en première instance
23:12en condamnant
23:12cet influenceur
23:13de 61 ans
23:14à 5 mois de prison
23:15avec sursis
23:16pour incitation
23:17à la violence.
23:18Donc on refuse
23:19l'expulsion
23:20d'un homme
23:21qui n'est pas français
23:23qui a été expulsé
23:24du territoire
23:25notamment condamné
23:26par la justice
23:26donc délinquant
23:27pour incitation
23:28à la violence.
23:29Et qui est un agent
23:30ouvert d'influence
23:31d'un gouvernement étranger.
23:32On voit le sujet
23:32de Julia Ference
23:33et on en parle
23:34juste après.
23:36L'influenceur
23:37Doualem
23:37sera-t-il expulsé
23:39alors qu'il a été
23:40condamné en juillet dernier
23:41à 5 mois
23:42avec sursis
23:42pour incitation
23:43à la violence
23:44sur un réseau social ?
23:46Le tribunal
23:47administratif de Paris
23:48a décidé
23:49d'annuler
23:50l'arrêté d'expulsion
23:51en urgence absolue
23:52qui avait été ordonné
23:54par Bruno Retailleau
23:55il y a un an et demi.
23:56Dans son jugement
23:57le tribunal explique
23:59que les éléments
24:00rapportés par le ministre
24:01de l'Intérieur
24:02de l'époque
24:02ne suffisaient pas
24:04à cette expulsion
24:05en urgence absolue
24:06alors que l'autorité judiciaire
24:08n'avait pas estimé
24:10utile de le placer
24:11en détention provisoire
24:12dans l'attente
24:13de son procès.
24:13Dans ces conditions
24:14le ministre de l'Intérieur
24:15a entaché
24:16sa décision d'irrégularité.
24:18La décision d'expulsion
24:19de M. Naman
24:20doit être annulée
24:21ainsi que par voie
24:22de conséquence.
24:23Les décisions du même jour
24:24lui retirant
24:24son titre de séjour.
24:26De son vrai nom
24:27Boalem Naman
24:28l'influenceur
24:29est assigné
24:30à résidence
24:30depuis 2025
24:31et la tentative
24:33du gouvernement français
24:34de l'expulser
24:35vers l'Algérie.
24:36Alger l'avait alors
24:38directement renvoyé
24:39vers Paris.
24:39La raison pour laquelle
24:40il refusait de prendre
24:41son ressortissant
24:42sur son territoire
24:44c'est car la procédure
24:45utilisée à son encontre
24:47était selon
24:47le gouvernement algérien
24:49illégale
24:49et avait donc refusé
24:50de reprendre
24:51ce ressortissant
24:52moyennant
24:52une procédure illégale.
24:54Il reste en second
24:55arrêté d'expulsion
24:56sur lequel le tribunal
24:58ne s'est pas encore
24:58prononcé
24:59sur la demande
25:00d'annulation.
25:01L'influenceur
25:02d'Oalem
25:02peut donc encore
25:03faire l'objet
25:04d'une expulsion
25:05vers l'Algérie.
25:05Et le ministre
25:07de l'Intérieur
25:07à l'époque
25:08s'appelait Bruno Retailleau
25:09qui a réagi
25:10cet après-midi
25:11en tweetant
25:12à la fin
25:12c'est toujours
25:12le laxisme qui gagne
25:14et la France
25:15qui perd
25:16monsieur le ministre.
25:16Bah oui
25:17c'est tout à fait incroyable
25:19on a affaire
25:20là
25:21c'est pas un influenceur
25:22c'est un agent
25:24d'influence
25:24du gouvernement algérien
25:26qui est là
25:26pour taper
25:27sur des opposants.
25:29C'est ça
25:29il l'invitait
25:30à aller taper
25:31sur des opposants
25:32au régime.
25:33J'ai pas entendu
25:34parce qu'il a dit
25:34oula attention
25:35mais je vous modère
25:36même si je n'ai pas attendu.
25:37C'est pas pour Pierre Lelouch
25:38c'est que les agents
25:38d'influence
25:39il y en a beaucoup
25:39en ce moment.
25:40D'accord
25:41je vois très bien
25:41ce que vous voulez dire
25:42mais il y en a d'autres
25:42qui se sont virés
25:43plus rapidement
25:43et plus facilement
25:45que d'autres
25:45si je comprends bien.
25:46Apparemment
25:46il y a ceux
25:47qui sont expulsés
25:47et ceux qui ne sont pas expulsés
25:49donc celui-là
25:50il n'est pas expulsé
25:50alors que
25:52ce qui est incroyable
25:53c'est que la justice
25:54administrative
25:55donc le TA
25:55dit
25:56il n'y avait pas d'urgence
25:57puisque la justice pénale
25:59ne l'avait pas
26:02incarcérée
26:06Les éléments
26:07rapportés
26:07par le ministère
26:08de l'Intérieur
26:08ne pouvaient pas
26:09suffire à démontrer
26:10que la présence
26:11de ce monsieur
26:11qui représente certes
26:13une menace grave
26:13pour l'ordre public
26:14donc c'est dingue
26:15et encore une fois
26:16je veux revenir
26:17sur ce sujet-là
26:18parce qu'il est extrêmement
26:18important
26:19vous parlez des deux
26:19ministres de l'Intérieur
26:20il y a Brune Rotaillot
26:21qui veut expulser
26:23des personnalités
26:24qui représentent
26:25un vrai danger
26:25qui menacent
26:26des personnes
26:27qui ont été condamnées
26:27pour ça
26:28et vous avez
26:28Laurent Nunez
26:29qui n'est plus
26:30ministre de l'Intérieur
26:30mais programmateur
26:31de leur inter
26:32avec Gautier Le Bret
26:35de porter une croisade
26:36d'être en guerre
26:38contre à la fois
26:38Seigneuse
26:39et Xenia Fedorova
26:40qui ne représente
26:40pas un danger
26:41qui est juste
26:41une journaliste
26:42et une éditorialiste
26:43qui fait son travail
26:44donc encore une fois
26:45c'est un deux poids
26:46deux mesures hallucinant
26:47et quelqu'un qui menace
26:48vraiment les intérêts vitaux
26:49de notre pays
26:50et qui menace des français
26:51et bien lui
26:51il est en toute liberté
26:52et il est même désavoué
26:54en tout cas
26:54il est avoué par la justice
26:56Un sondage cette semaine
26:57qui a été publié
26:58en attendant leur expulsion
26:59faut-il emprisonner
27:00systématiquement
27:01tous les étrangers
27:03sous OQTF
27:04fauteurs de crimes
27:05et délits
27:0685% des français répons
27:08oui
27:0814% répons
27:09non
27:09et que vous soyez
27:10de gauche
27:11comme de droite
27:12ou du bloc central
27:13à chaque fois
27:14vous avez à minima
27:1575% des votants
27:18qui répondent
27:19par là
27:19C'est normal
27:20C'est du bon sens
27:21C'est du bon sens
27:22C'est du bon sens
27:24On en parle demain
27:25en plateau
27:25avec des élus
27:26de gauche
27:26ou d'extrême gauche
27:27ils hurlent au fascisme
27:29Face à ce bon sens
27:30on va toujours
27:30nous opposer
27:31le droit
27:32l'état de droit
27:33les règles en vigueur
27:35la constitution
27:36le conseil d'état
27:37etc
27:38qu'est-ce que ça montre
27:39toute cette histoire
27:40selon moi
27:40c'est qu'au fond
27:41vous pouvez avoir
27:42le meilleur ministre de la terre
27:43vous pouvez avoir
27:44un ministre de droite
27:45vous pouvez avoir
27:45un ministre de la justice
27:47qui tente des choses
27:48qui tente des projets de loi
27:49tant que vous ne changerez pas
27:50tout de l'intérieur
27:52vous n'y arriverez pas
27:53parce que cette décision
27:54de casser
27:55l'expulsion
27:56de l'influenceur d'Oalem
27:57c'est avant tout
27:58une décision d'un juge
27:59ou de quelques juges
28:00des décisions
28:01qui sont humaines
28:02qu'on ne changera pas
28:03avec une nouvelle loi
28:04ce qu'il faut bien dire
28:05c'est qu'il faut changer
28:05de l'intérieur
28:06comment on forme
28:07ces juges
28:08comment ces juges
28:09sont choisis
28:09parce que n'allez pas me dire
28:10que cette décision
28:11n'est pas une décision
28:12éminemment politique
28:13qui n'est pas une décision
28:15qui est basée simplement
28:16sur le droit en vigueur
28:17il y a une interprétation
28:18derrière cette décision
28:19mais on peut aussi avoir
28:19des politiques
28:20qui renversent la table
28:21et qui une bonne fois
28:22pour toutes
28:22se donnent les moyens
28:23quand même
28:24de faire en sorte
28:26que ces personnes
28:26soient emprisonnées
28:27il faudrait déjà
28:27commencer par construire
28:28expulser
28:29un bon nombre
28:30de places de prison
28:31c'est dommage
28:32qu'on n'ait pas entendu
28:32le successeur
28:33de monsieur Rotaillot
28:34sur la question
28:35bien sûr
28:36monsieur Rotaillot
28:37a considéré
28:37que ce monsieur
28:38était un danger
28:39pour l'ordre public
28:39et que c'était en fait
28:40un agent étranger
28:41force est de constater
28:43qu'il a d'autres priorités
28:44apparemment
28:44le monsieur Nunes
28:45parlant des ingérents
28:47apparemment
28:48ça n'intéresse pas
28:48il faut dire
28:49qu'il aime bien l'Algérie
28:50donc
28:51il faudra lui poser
28:53la question
28:53c'est une question
28:56par rapport
28:56à Laurent Nunes
28:57à quoi ça sert
28:58un ministre de l'intérieur
28:59s'il ne réagit pas
29:00quand il y a
29:01une décision pareille
29:02d'un tribunal administratif
29:03s'il ne réagit pas
29:04quand il y a
29:05des émeutes
29:06et des violences urbaines
29:07à Chambéry
29:08alors que la police
29:09est attaquée
29:10justement par des racailles
29:11qui considèrent
29:12qu'ils sont mis en cause
29:13dans la mort d'un homme
29:14alors qu'ils sont
29:14totalement hors de cause
29:15à quoi ça sert
29:16un ministre de l'intérieur
29:17qui ne réagit pas
29:19quand un homme de 31 ans
29:20Étienne
29:20se fait tuer à Putot
29:21par quelqu'un
29:22qui est sous EQTF
29:23à quoi ça sert
29:24un ministre de l'intérieur
29:24qui ne dit rien
29:26rien
29:26sur cette affaire
29:27d'ici les Molinaux
29:28où un homme
29:29interpellé à 27 reprises
29:31s'en prend
29:31une 28ème fois
29:32à une dame
29:33dans un tramway
29:34il n'a pris la parole
29:36sur aucun de ces sujets
29:37Laurent Nunez
29:37donc à quoi il sert
29:39sincèrement
29:39à quoi il sert
29:40est-ce qu'il sert
29:41simplement
29:41à faire des commentaires
29:42à faire des communiqués
29:43ou à être le porte-flingue
29:44d'Emmanuel Macron
29:45ou est-ce qu'il a
29:45une autonomie
29:46une sorte d'indépendance
29:47et peut-être
29:48un poids
29:48qui normalement
29:49est celui du locataire
29:50de Beauvau
29:50autre sujet à présent
29:52et c'est intéressant
29:53de voir à quel point
29:54la gauche
29:55et l'extrême gauche
29:57s'intéressent
29:58à la ville de Carcassonne
29:59c'est fascinant
30:02c'est le paratonnerre
30:03Carcassonne
30:03il y a un sujet
30:05Carcassonne
30:06toutes les semaines
30:07visiblement
30:08nouvelle vidéo
30:10vidéo relayée
30:11par nos excellents
30:12confrères du canard
30:12enchaîné
30:13qui seront désormais
30:14concurrents
30:15les infiltrés
30:16et visiblement
30:17dans les couloirs
30:18du canard enchaîné
30:20les murs
30:2030
30:21pas seulement
30:21le canard enchaîné
30:22mais pas seulement
30:23une vidéo relayée
30:24par le canard enchaîné
30:25cette vidéo
30:26daterait
30:26d'octobre 2025
30:28donc si je ne dis pas
30:29de bêtises
30:29octobre 2025
30:30le maire actuel
30:32de Carcassonne
30:33n'a rien à voir
30:34avec
30:34la séquence
30:35que vous allez voir
30:36et encore
30:37un aumônier
30:38militaire
30:39attaché au 3ème régiment
30:41de parachutistes
30:41d'infanterie
30:42de la marine
30:43basé à Carcassonne
30:44a appelé
30:45les gauchistes
30:46à se calmer
30:47dans un serment
30:48et a appelé
30:49ses fidèles
30:50à se mobiliser
30:50pour ne pas que
30:51la France
30:54reste
30:56ouverte
30:56fière
30:57et fière
30:58de son histoire
30:59et fraternelle
31:00vous allez voir
31:00la séquence
31:00elle dure 2 minutes
31:01il y a des rires
31:02on sent qu'il y a des boutades
31:03c'est un scandale absolu
31:05c'est à dire que là
31:07vous avez
31:08jusqu'à
31:09Jean-Luc Mélenchon
31:10qui demande
31:10l'emprisonnement
31:11de l'aumônier
31:12la réaction
31:12jocquement
31:13allons d'abord
31:14sur la séquence
31:15tout est sous-titré
31:16vous allez lire tout ça
31:17sauf les racailles
31:20et je le dis
31:21parce qu'on est en panier
31:22et que personne ne m'enregistre
31:27et la France
31:29la France
31:30des militaires
31:30la France
31:31vous sortirez de la cathédrale
31:33et vous verrez
31:34ces prénoms
31:35et ces noms
31:35vous verrez ces dames
31:37qui connaissent
31:37de prénoms
31:38et de noms
31:38d'hommes
31:39de femmes
31:41qui sont morts
31:41pour que la France
31:42soit un peu pédé
31:44pour que les architectes
31:45continuent à construire
31:47des basiliques
31:47des cathédrales
31:48des cités
31:49des châteaux forts
31:51et au lieu de mettre
31:52des chevaliers
31:54on met des incomprétences
31:56on met des gens
31:57qui mangent
31:58de la crème
32:00des gens
32:00qui font la peau
32:02à la tromante
32:02des idéologues
32:07c'est ça la France
32:09et pour y aller
32:10le jardin
32:11de la pizza
32:12il y a 15 jours
32:13à Jérusalem
32:14et on s'en bat
32:17donc je vous encourage
32:19mes chers amis
32:20à continuer à vous battre
32:22à continuer à avoir
32:23le courage
32:24de vos prévictions
32:25comme j'essaie de le faire
32:26à cette messe
32:28à vous dire
32:29calmez-vous les mauchistes
32:31chut
32:31respirez par le nez
32:34je vous le dis
32:35avec le coeur
32:35et
32:42à la ville
32:48en général
32:50ils ont bien
32:51ils ont aimé
32:52cette messe
32:52mais continuez
32:54à avoir ce qu'on va
32:54continuer à avoir
32:56cette bonne foule
32:57cette bonne foule
33:00Sinon, on sera ridiculisé. Sinon, ce beau pays qui l'apprend sera bouqué et d'autres
33:10ne prendront notre place. Carrément la pente. Vous savez, c'est la loi de la jambe, là.
33:16Une fois, si vous avez fait un peu de ce feu en nuillard, vous allez un peu marronter
33:19comme ça. En fait, au bout d'un moment, quand on a soif, quand on a faim, c'est la
33:26loi de la jambe qui régnera et d'autres prendront la place de nos valeurs, de cette liberté,
33:35de parole, d'action, de cette égalité entre les hommes et de cette fraternité, de cette
33:45culture, de cette société. La nature a un corps du vide. Et c'est pour ça que je vous remercie
33:54de votre présence.
34:24l'agence France Presse. Et cet aumônier sera potentiellement visé par une procédure
34:30disciplinaire pour cette séquence.
34:32C'est la priorité.
34:33Les propos à caractère politique tenus par l'aumônier dans son homénie étaient inappropriés.
34:38Les obligations de réserve et de neutralité politique s'imposant à tous les membres
34:41de l'institution, y compris aux aumôniers militaires, a déclaré le ministère à l'AFP.
34:46On en découvre toujours, vraiment.
34:48C'est vrai que l'armée, c'est la grande muette et peut-être avait-il un devoir de
34:52réserve en tant qu'aumônier militaire.
34:54Même quand on est dans le secret des dieux ?
34:56Non, mais ce que je veux dire, c'est que, bon, normalement, on fait une homélie, on
35:00commente l'évangile du jour.
35:01Bon, c'était la Saint-Michel, peut-être aurait-il pu être un petit peu plus malin,
35:05un petit peu plus fin, en vantant la figure de Saint-Michel pour défendre la France.
35:09Non, mais cela dit, moi, je le trouve extrêmement sympathique parce qu'il illustre merveilleusement
35:15ce que, dans la religion catholique, on appelle le fait d'abordrer la tièdeur.
35:20Il y a une sentence dans la Bible qui dit « Dieu vaut mieux les tièdes ».
35:24Et donc, il montre à quel point, effectivement, quand on est catholique, on a envie de se battre
35:30pour des convictions, on a envie de se battre pour des valeurs.
35:32C'est ça qu'il illustre, finalement, une forme de chevalerie dans son rôle d'aumônier
35:36militaire.
35:36Et en ce sens, moi, je le trouve plutôt sympathique.
35:39Il veut que sa France reste sa France.
35:41Est-ce que c'est un crime ?
35:42Alors, Jean-Luc Mélenchon, et là, c'est pépite, a supposé qu'un tel discours ait
35:48sa place dans l'Église catholique.
35:49Il n'en a aucune dans l'armée française.
35:52Sa place est en prison pour injures racistes.
35:57Propos sédicieux.
35:58Où sont les injures racistes ?
36:01Les participants à ce rassemblement dégoûtant, que cela fait rire.
36:04Et ceux qui sont restés en place doivent être identifiés, neutralisés dans leur rôle
36:10militaire éventuel.
36:11Neutralisés.
36:12Il y a des lieux, des rôles et des métiers où de tels comportements n'ont aucune place
36:17et nous ne devons tolérer aucune extension.
36:19Bon, si on récapitule, avec Jean-Luc Mélenchon, on met en prison des journalistes, des préfets,
36:26des policiers et maintenant des aumôniers.
36:29Des milliardaires.
36:30Des milliardaires, évidemment.
36:31Je peux vous dire que Jean-Luc Mélenchon, il faut qu'il rajoute une ligne dans son programme
36:35parce que lui, ce n'est pas 15 000 places de prison qu'il va falloir construire, c'est 45
36:38000.
36:38J'aimerais savoir où il va les mettre parce que ça fait du monde.
36:40J'espère qu'il va lutter avec la même force qu'il lutte pour toute forme de racisme
36:45ou de phobie religieuse puisque, et c'est, merci Martin, je n'ai même pas fait attention,
36:51les participants à ce rassemblement dégoûtant.
36:54Donc une messe pour la Saint-Michel avec des militaires et pour Jean-Luc Mélenchon
37:01un rassemblement dégoûtant.
37:03C'est comme ça qu'il s'est écrit noir sur blanc, je ne suis pas fou.
37:07Ce rassemblement dégoûtant, imaginez un seul instant un homme politique de la droite
37:11parler d'un autre événement religieux pour une autre religion
37:17et parler de rassemblement dégoûtant.
37:20Vous auriez toutes les associations qui se soulèveraient pour porter plainte
37:24et je dirais presque à juste titre, même pas presque, à juste titre,
37:28mais avec Jean-Luc Mélenchon, tout passe.
37:29C'est la polémique, pardonnez-moi, mais la plus lunaire de l'année pour l'instant.
37:33C'est ce qu'on se disait en écoutant.
37:35Moi, je ne vois aucunement un propos sédicieux, encore moins un propos raciste.
37:40C'est un serment qui, en effet, peut parfois être offensif.
37:43Je ne veux pas piquer, mais c'est Sébastien qui nous le montrait tout à l'heure,
37:46quand il dit « calmez-vous les gauchistes, respirez par le nez ».
37:50Eh bien, c'est une phrase qu'il a empruntée à qui ?
37:53À Christophe Barthez, qui à l'Assemblée nationale avait dit ça quelques semaines plus tôt.
37:57Christophe Barthez, qui est ensuite, quelques mois plus tard, devenu maire de Carcassonne.
38:01Donc, c'est finalement une citation avec un verbatim qu'a fait ce prêtre-là, cet aumônier.
38:07Mais, encore une fois, ça nous montre l'indignation à géométrie variable de la gauche.
38:10Parce que Jean-Luc Mélenchon, quand il y a, par exemple, un imam qui a des propos salafistes,
38:16qui a des propos contraires aux valeurs de la République,
38:20qui a des propos contraires à la laïcité.
38:22D'abord, on n'a jamais les images, parce qu'en effet, je ne suis pas sûr qu'on ait
38:25le droit de mettre beaucoup de caméras
38:26ou de filmer dans une mosquée avec ce genre de prêche.
38:29Mais ensuite, pardonnez-moi, il a une laïcité à géométrie variable.
38:33Pourquoi ? Parce que Jean-Luc Mélenchon, il est dans une croisade.
38:35Il est dans une croisade pour sa nouvelle France, contre l'ancienne France.
38:38Et donc, les militaires, c'est trop ancienne France.
38:41Les aumôniers, c'est trop ancienne France.
38:42Les églises, c'est beaucoup trop ancienne France.
38:44Il veut mettre tout ça ou ça en prison.
38:47Il le dit.
38:47Au moins, il le dit clairement.
38:48La prison pour l'aumônier.
38:49Ce qu'il y a de grave, c'est que le patron du Parti Socialiste a embrillé la même chanson.
38:54Non, mais ça veut dire des choses pour la présidentielle.
38:58Vous avez raison.
38:59Quand il y a une énormité pareille sortie par Mélenchon,
39:02que derrière, le petit socialiste court pour rattraper M. Mélenchon, ça m'indique...
39:09Vous faites bien le petit socialiste.
39:11Ce qu'il y a de grave également, j'en reviens à ce qu'on disait au début de l
39:14'émission,
39:15c'est la stratégie de l'intimidation.
39:16Parce que c'est-à-dire que l'armée est en train de lâcher cette aumônie militaire.
39:20Non, ce n'est pas l'armée.
39:21Dès que le patron braille...
39:23C'est la ministre.
39:24Oui, c'est la ministre.
39:25Ce n'est pas l'armée.
39:26L'armée, les gens qui font ce genre de polémique en ce moment ne connaissent rien à l'armée, justement.
39:34Les propos de l'ONU ont fait l'opinion, rappellent l'ordre...
39:38Non, non, je termine parce que moi je les ai vus sur le terrain, en Afghanistan ou ailleurs.
39:42Ils ne savent pas les liens qui peuvent exister entre les aumôniers d'ailleurs, quelle que soit leur religion,
39:46et les soldats qui sont ça.
39:48Et là, il y a un lien qui est presque charnel.
39:51Aller se moquer de ça et de faire des polémiques ridicules est franchement choquant.
39:56Dans le contexte, la ministre n'a pas autre chose à faire.
39:57On parle de guerre en port de la France en permanence, la menace russe, etc.
40:01Et la priorité, c'est l'aumônier à Carcassonne.
40:03Les propos tenus ont fait l'objet d'un rappel à l'ordre formel de l'aumônier
40:06dès les faits par le commandement du 3ème RPIMA.
40:11L'aumônier a par ailleurs de lui-même présenté des excuses publiques à la fin de son homélie,
40:15puis à la fin de la messe, et par écrit envers les élus qui avaient manifesté leur réprobation.
40:21Informé ce jour, la ministre Catherine Vautrin a demandé que soit instruit l'engagement d'une procédure disciplinaire.
40:27Je ne vois pas en quoi s'imaginer pour ce...
40:32Je connais bien Catherine Vautrin.
40:34Pardonnez-moi de ça montre la...
40:35Non, je veux dire ça, parce que je connais Catherine Vautrin depuis longtemps,
40:38c'était ma collègue, et je suis franchement écœuré par ce qu'elle vient de faire.
40:42Non, mais moi je suis scandalisé.
40:44Mais c'est la soviétisation des esprits, sincèrement.
40:46Mais la prochaine fois, qu'est-ce qu'on fait ? On l'envoie au goulade ?
40:48Non, mais surtout...
40:49Il n'a pas le droit de dire qu'il veut que sa France reste la France.
40:51C'est juste le crime qu'il a commis.
40:53Avec humour, de parler, de négocisme, etc.
40:56À la moindre pression, le gouvernement se couche.
40:59Et la ministre de la Défense prend des...
41:01Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
41:02Comme s'il n'y avait pas de problème beaucoup plus grave.
41:05Non, mais et puis même, je croyais que la liberté et la liberté d'expression
41:08étaient une valeur cardinale dans notre pays.
41:10Donc si même, on oblige...
41:11Parce que visiblement, c'est Jean-Luc Mélenchon qui doit décider
41:14de ce qu'il peut y avoir ou non dans un serment.
41:16C'est Olivier Faure qui décide ce qui régit aujourd'hui l'Église catholique.
41:19Mais pardonnez-moi pour aller à l'Église de temps en temps,
41:22pour aller dans différentes églises,
41:24des serments, et notamment des serments parfois gauchistes
41:26d'un certain nombre de curés ou de prêtres,
41:28ça peut arriver, c'est toujours désagréable,
41:30mais personne ne demande à ce qu'ils se taisent.
41:31Je vous rappelle qu'il y a un prêtre assez connu
41:34qui a publié un livre récemment
41:36qui dit qu'il n'y a pas de culture chrétienne en France,
41:38que la France n'est pas la fille aînée de l'Église.
41:39Bon là, ça ne dérange personne.
41:41Jean-Luc Mélenchon est quasiment en train de l'applaudir.
41:45Donc voilà, que Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure restent à leur place,
41:49et les fidèles et les militaires,
41:51ils savent très bien quoi faire.
41:52Écoutez, si l'aumônier a la possibilité
41:55de prendre la parole et qu'il s'exprime,
41:59il est le bienvenu pour s'exprimer,
42:01expliquer cette séquence qui sort
42:03via le canard enchaîné un an plus tard.
42:07Curieuse coïncident.
42:08Moi, ce qui me marque le plus, vous voyez, c'est ça qui est triste,
42:12ce qui me marque le plus, ce n'est pas tant l'article du canard enchaîné,
42:16ils font ce qu'ils veulent.
42:17C'est la phrase de Jean-Luc Mélenchon qui parle d'une célébration d'une messe à l'occasion de
42:27la Saint-Michel
42:28avec des militaires qui donnent leur vie pour la France.
42:30qui donnent leur vie pour la France.
42:33Et que dit-il ?
42:34Il dit qu'il est participant à ce rassemblement dégoûtant.
42:36Que cela fait rire.
42:37Non, mais ce qui est grave.
42:38Écoutez, cette phrase-là,
42:40ce serait intéressant de savoir ce que pense Madame Vautrin,
42:43la ministre des armées,
42:44au-delà du discours de l'aumônier.
42:45Est-ce qu'elle aussi considère que c'était un rassemblement dégoûtant ?
42:48Ce qui était effrayant, c'est que Mélenchon menace
42:52et le gouvernement exécute à la seconde même.
42:55Mais c'est tout à fait incroyable ce qui se passe.
42:56La réaction de Catherine Vautrin devrait être davantage sur M. Mélenchon
43:00qui veut mettre en prison cet aumônier,
43:02qui veut neutraliser des militaires plutôt que de mettre un rappel à l'ordre.
43:05C'est absolument dingue.
43:07Parce qu'on a tendance à banaliser quand même.
43:09Sébastien l'a dit, mais il veut quand même mettre un paquet de gens en prison.
43:12On en parlera en longueur demain.
43:13On le dit extrêmement souvent, mais il veut quand même mettre beaucoup de monde.
43:16Même Eric Ciotti propose moins de places de prison dans la création.
43:20Mais vous le premier, vous y serez.
43:21Mais si on est voisin de cellules, ça ne me dérangerait pas.
43:23Moi, je vous apporterai des oranges.
43:27Parlons à présent.
43:28Pourquoi vous comptez rester dehors ?
43:29Évidemment.
43:30Attendez, je n'ai absolument rien fait.
43:33Je vous propose qu'on parle à présent d'Emmanuel Macron.
43:36Et encore une fois, c'est Sébastien qui disait
43:39est-ce que la ministre n'a pas autre chose à faire
43:41que de récouper à l'agence France Presse
43:44sur ce serment de l'aumônie.
43:47Emmanuel Macron, face à la colère des Français, ne convainc pas.
43:51Et la stratégie habituelle ne prend plus.
43:53Quelle est-elle ?
43:54Il est responsable de rien.
43:56Et il va s'attaquer à ceux qui proposent, par exemple, de baisser les taxes.
44:00Mais on en a parlé un peu avec Philippe tout à l'heure.
44:03Il a pris la parole pendant 34 minutes face aux journalistes.
44:07Je n'ai pas réussi à compter le nombre de fois,
44:10mais ça doit vraiment être plus d'une dizaine de fois,
44:12où il va expliquer que ça n'est pas de la responsabilité de la France,
44:17ni de son gouvernement, ni de sa politique depuis 10 ans,
44:19si la France est incapable aujourd'hui d'avoir des leviers d'action suffisamment forts
44:24pour qu'on puisse soutenir des Français qui sont dans souffrance.
44:28Non, ce n'est pas de sa faute.
44:29La faute, c'est la guerre en Ukraine, donc c'est la Russie.
44:31La faute, c'est Israël et les États-Unis qui sont allés bombarder
44:35la République islamique iranienne,
44:37République islamique qui a du sang du peuple iranien sur les mains.
44:41Ce n'est pas de sa faute.
44:42Regardez cette séquence, elle dure une trente,
44:44mais à chaque fois, il va dire que ce n'est pas de notre faute.
44:49On écoute donc Emmanuel Macron.
44:52La deuxième crise que nous vivons,
44:53ce sont les conséquences de la guerre au Proche et Moyen-Orient,
44:58et en particulier les conséquences sur le prix de l'énergie
45:01et sur la vie de nos compatriotes.
45:03Cette situation, elle est due intégralement aux guerres
45:10et à la situation internationale.
45:12Et elle est en particulier due,
45:14puisque la guerre en Ukraine, elle dure depuis 4 ans,
45:17à la fermeture du détroit d'Hormuz
45:20et aux conséquences des attaques qui ont été lancées
45:24par les États-Unis d'Amérique et Israël en Iran.
45:26Vous le savez, cette guerre, la France ne l'a pas choisie.
45:29Elle n'y a d'ailleurs pas participé.
45:31Mais comme beaucoup d'autres pays,
45:32nous vivons les conséquences de ce qu'elle a déclenché.
45:36Cette situation, à laquelle s'ajoute la destruction
45:38des infrastructures énergétiques en Russie et en Ukraine,
45:41conséquence de la guerre d'agression russe,
45:43ont conduit à une explosion des prix de l'énergie
45:46partout dans le monde.
45:47La situation que nous traversons est grave.
45:50Elle est grave du fait de la situation internationale
45:54et des conséquences des guerres que nous subissons.
45:56La situation que nous vivons aujourd'hui sur les prix à la pompe
45:59comme sur l'ensemble des prix des hydrocarbures fossiles
46:02n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales.
46:04Elle est la conséquence de la situation géopolitique.
46:09Il faut avoir l'honnêteté de le rappeler.
46:10Cette flambée des prix n'est pas la conséquence
46:12de décisions gouvernementales ou de mesures nationales,
46:15mais de la situation géopolitique.
46:17Donc, jamais responsable.
46:20Et quand il promet d'être le garant de la bonne tenue
46:24de cette campagne présidentielle,
46:27il ne manque pas d'envoyer un petit tacle
46:30à ceux qui ont eu l'outrecuidance
46:32de proposer une baisse des taxes.
46:34Écoutez.
46:39On écoute Emmanuel Macron sur les aides, s'il vous plaît.
46:44J'entends beaucoup de gens qui nous disent
46:45faites ceci, faites cela, bloquez les prix, dépensez plus.
46:49Ce sont les mêmes qui, il y a 15 jours, nous disaient
46:51vous avez beaucoup trop fait de manière irresponsable
46:53ces dernières années, entre 2022 et 2024,
46:55ou pendant le Covid,
46:56pour nous mettre dans ces situations de finances publiques.
46:59Et donc, il y a un moment donné,
47:01il faut juste être cohérent et honnête avec les Français.
47:04Moi, je vais être honnête avec eux.
47:05Nous avons énormément protégé les Français,
47:08beaucoup plus qu'ailleurs en Europe,
47:10face à la crise du Covid,
47:11comme face à la crise énergétique que nous avons subie,
47:14qui elle était aussi importée,
47:15qui étaient les conséquences de la guerre russe en Ukraine.
47:20Aujourd'hui, on a une responsabilité aussi de finances publiques,
47:23que vous avez, à juste titre, largement relayées.
47:26Et donc, il ne faut pas que les mêmes qui ont déploré
47:28les conséquences de mesures Naguère
47:29viennent nous redemander de faire la même chose.
47:32En fait, plus on avance, plus c'est difficilement supportable.
47:35Complètement.
47:36Ça fait un moment que j'en peux plus,
47:38mais là, j'en peux vraiment plus.
47:40Il y a quelqu'un qui fait un grand numéro de cirque
47:43pour convoquer les chefs de parti, les candidats, etc.
47:47Pour aller leur expliquer ce que j'ai expliqué hier à la télé,
47:50ici même, pendant dix minutes.
47:52C'est-à-dire que la France, elle est prise dans un étau,
47:54dans une tenaille,
47:55entre la guerre au nord en Ukraine,
47:57la guerre au sud en Iran.
47:59Qu'on a aggravé les choses nous-mêmes
48:01par une incohérence diplomatique et économique totale.
48:04Pourquoi, par exemple, avons-nous laissé détruire
48:07toutes les capacités de raffinage en France ?
48:10On n'a pas de gazole parce qu'on n'a pas de raffinage, déjà.
48:14Pourquoi avons-nous accepté de tuer complètement
48:18tout approvisionnement de gaz et de pétrole en Russie
48:21pour ensuite acheter quatre fois plus cher aux États-Unis ?
48:24Par exemple, pourquoi est-ce qu'on arraisonne des bateaux,
48:28des pétroliers russes, au moment où les Américains disent
48:31aux Zikroniens, arrêtez de taper sur les raffineries,
48:33ça va aggraver la pénurie d'essence et de gaz ?
48:37Et dans le Golfe, pourquoi est-ce qu'il a envoyé un porte-avions,
48:40l'unique porte-avions, avec 80% de la marine française,
48:43faire des ronds dans l'eau en disant,
48:44on va réunir, on va rouvrir,
48:47quand il y aura la paix, on ira rouvrir le...
48:51Mais qu'est-ce que c'est ?
48:53De quoi il s'agit ?
48:54Donc, est-ce que le président de la République dit,
48:56il faut être honnête, est-ce que vous avez la sensation
48:58d'avoir face à vous quelqu'un qui est honnête,
49:01qui dit la vérité aux Français ?
49:02Non, en fait, il se met en scène alors qu'il n'a rien à dire.
49:07Ils ont occupé ça.
49:08Rien à dire.
49:09Qu'il ne contrôle absolument pas la situation internationale.
49:12La seule qu'il pourrait contrôler,
49:14c'est le nombre de taxes sur l'essence.
49:16Et c'est la seule chose qu'il ne veut pas faire.
49:18C'est le seul nerf de la guerre.
49:19Bien sûr.
49:20Et bien, c'est Marine Le Pen qui lui demande, par exemple.
49:23Mais pas que, j'ai entendu.
49:24Parce que sur un gazole à 2,40,
49:26plus de la moitié, c'est des taxes.
49:28Et bien, 2,80.
49:29Donc, il est dans un tunnel ingérable.
49:32Et qu'il ne contrôle pas.
49:34Pourquoi se mettre en scène ?
49:35Pour dire à la fin, c'est pas moi, j'y suis pour rien
49:38et je ne toucherai pas au...
49:39Pourquoi se mettre en scène ?
49:40Parce que certains pourraient vous dire,
49:42vous avez une situation,
49:44on est au bord du chaos social,
49:46pourquoi ?
49:47Dans la même semaine,
49:48vous avez les pêcheurs qui se sont mobilisés.
49:50Bien sûr.
49:50Vous avez les policiers qui ont jeté les menottes à terre.
49:52La semaine prochaine,
49:53c'est la fonction publique qui manifeste.
49:55Les agriculteurs sont toujours présents
49:57dans les manifestations.
49:58On imagine les gilets jaunes revenir
49:59à partir du 17 octobre prochain.
50:02Pour toutes ces raisons-là,
50:04vous créez l'effet de sidération.
50:05Boum !
50:06On ramène, on rameute tous les candidats
50:08pour expliquer que la Russie est au bord
50:11de rentrer dans un conflit mondial.
50:13Et puis ensuite, on explique 300 fois sur 30 minutes
50:16que ce n'est pas de notre faute,
50:17mais que c'est de la faute de la Russie,
50:20des Etats-Unis et d'Israël.
50:21On écoute Marine Le Pen qui, elle,
50:23souhaite une chose,
50:24c'est qu'on touche justement
50:25à le seul levier dont on dispose,
50:28qui est le levier de la taxe.
50:30Le risque que prend Emmanuel Macron
50:32en ne mettant pas en place cette solution,
50:35c'est le risque du blocage de l'économie.
50:37Mais c'est aussi le risque, en réalité,
50:39de la perte massive de recettes pour l'Etat
50:41parce qu'à partir d'un certain niveau
50:45de coût des carburants,
50:46les gens vont arrêter, quand ils le peuvent,
50:49de consommer du carburant.
50:51Et la baisse de consommation du carburant
50:53va entraîner des baisses massives
50:55de recettes pour l'Etat.
50:55Donc les économies qu'ils veulent en réalité faire
50:58en laissant souffrir les Français,
51:01eh bien, ils ne les feront pas
51:02et ils laisseront souffrir les Français.
51:05Et ils risquent de surcroît
51:07de bloquer l'ensemble de l'économie.
51:10Jules Torres.
51:10Non, mais là où c'est insupportable,
51:12c'est qu'on sait évidemment
51:13que le macronisme se définit quand même très bien
51:15par sa culture de l'irresponsabilité.
51:17C'est-à-dire que c'est jamais de ma faute.
51:18Le quoi qu'il en coûte, c'est pas de notre faute,
51:20c'est de la faute de ceux qui l'ont demandé,
51:21des Français.
51:22La dette qui a augmenté sous Emmanuel Macron
51:26de plus de 1 500 milliards,
51:27c'est pas de sa faute.
51:28Le bilan sécuritaire et migratoire,
51:29c'est pas de sa faute.
51:30La situation catastrophique à l'école
51:32de notre justice ou même
51:34de notre modèle de santé,
51:35c'est certainement pas de sa faute.
51:36Mais enfin, j'ai l'impression
51:38en écoutant Emmanuel Macron
51:39qu'il n'y a que la France.
51:40Qu'il n'y a que la France
51:41qui subit les conséquences
51:43de la guerre en Ukraine
51:44et de la guerre au Moyen-Orient.
51:46Mais pardonnez-moi,
51:47le pays autour de nous,
51:48ils ont aussi les mêmes problèmes.
51:50Ils ont aussi une hausse
51:51des prix du décarburant.
51:52Comment ça se fait
51:53et comment vous expliquez
51:54qu'en France, vous ayez,
51:56pas seulement à Paris,
51:57mais moi, j'ai des amis en Vendée
51:58qui sont à 2,80 euros le litre.
52:01Comment vous expliquez
52:02qu'en Belgique,
52:02on soit à 1,80 ?
52:04Bon, c'est une question quand même.
52:05Peut-être que le poids d'État
52:06que c'est un sujet
52:06et comment vous expliquez
52:07qu'on soit le seul pays,
52:10la seule grande nation européenne
52:12qui n'ait pas décidé
52:13de baisser soit la TICPE,
52:14soit la TVA.
52:15C'est quand même un sujet.
52:16L'Espagne l'a fait.
52:18Madame Mélanie l'a fait.
52:19L'Allemagne, en dernier lieu,
52:21l'a fait.
52:22À un moment donné,
52:23soit ils sont tous complètement bêtes
52:24et nous, on est des grands génies,
52:26soit c'est l'inverse.
52:26Non, mais il faudrait en fait
52:29regarder la situation
52:29de la France en face
52:30et dire comme François Fillon
52:32en 2007,
52:33on est au bord d'un pays en faillite.
52:35À l'époque, c'était ça.
52:36Mais là, on est pleinement en faillite.
52:37Et en fait, Emmanuel Macron
52:39n'a aucune marge de manœuvre.
52:40Et quand il dit
52:40on a été généreux pendant le Covid,
52:42mais c'est parce que de toute façon,
52:43il n'avait pas le choix.
52:44Sinon, il fabriquait
52:45des millions de chômeurs.
52:47Il mettait évidemment
52:48des entreprises sur le carreau.
52:50Donc, on n'a pas de marge de manœuvre.
52:52Ce manque à gagner
52:53qui est targué,
52:54en fait, cet argent
52:55qui est pris
52:56avec l'augmentation du pétrole,
52:58il n'est pas légitime.
52:59Il n'y a aucune raison
53:00pour que l'État garde cet argent
53:02alors que les Français
53:04en ont besoin pour vivre.
53:05Non, mais surtout
53:06qu'il y a un appauvrissement
53:07considérable des Français.
53:08Bien sûr.
53:09Quand vous doublez
53:10le prix de l'essence,
53:11le mouvement du gilet jaune,
53:13il a commencé à 1,50.
53:14Là, on est quasiment au double.
53:16L'argument n'est pas le compte de dire.
53:18J'ai regardé 2016,
53:20il était à 1,16 centimes le lit.
53:22Et puis, on parle, pardon,
53:23on ne parle que de l'essence
53:24parce qu'on pourrait parler
53:24du prix de l'avion en général.
53:25Tout a augmenté
53:26depuis les gilets jaunes.
53:27Je veux dire en m'engueillant,
53:28vous savez,
53:28ce n'est pas de ma faute.
53:29Là, c'est hallucinant.
53:30Je ne suis pour rien.
53:31Dans la même phrase,
53:31Emmanuel Macron arrive
53:36à nous expliquer
53:37qu'on ne peut plus baisser les taxes
53:39à cause des finances publiques.
53:40Mais qui est responsable
53:41de la chute des finances publiques ?
53:43Qui est responsable du déficit ?
53:44Ce n'est pas Emmanuel Macron ?
53:46Je vous fais le pari
53:47qu'il ne peut pas tenir
53:49sur cette ligne.
53:49Parce que ça va être trop dur
53:51pour les Français.
53:52Aussi simple que ça.
53:53Oui, mais quand il verra
53:53que le mouvement est quasiment
53:54le mouvement de révolte,
53:55les poids des pêcheurs,
53:56des agriculteurs et des artisans
53:57commencent à monter.
53:59Là, il se dira
53:59on va baisser les taxes
54:00de 20 centimes et vous verrez.
54:01Et c'est la question
54:02qu'on se posera en longueur
54:03demain matin dans l'heure des pros
54:05puisqu'on reviendra
54:06sur l'une des déclarations
54:07de Philippe de Villiers
54:09qui appelle à la démission
54:12anticipée
54:14d'Emmanuel Macron.
54:15Comme Édouard Philippe
54:15il y a quelques mois.
54:16En disant que c'est impossible.
54:18Mais il n'était pas possible.
54:19Et donc on casse
54:20une élection présidentielle.
54:21Comment ?
54:22Donc au lieu d'avoir
54:23une élection présidentielle
54:23sur 8 mois,
54:24on va avoir une élection
54:24présidentielle sur 2.
54:25Alors, sachant qu'on ne peut
54:27pas faire le débat
54:27avec seulement 3 minutes,
54:28je vous propose
54:29que vous gardiez vos billes
54:31pour en parler ce week-end
54:32parce que pour le coup
54:33c'est l'une des déclarations
54:35du week-end.
54:36Et nous en déploiterons
54:37en longueur
54:38dès demain matin.
54:39Et c'est pourquoi
54:40vous faites une croix
54:41sur votre soirée
54:42du vendredi soir
54:42pour être avec nous demain matin.
54:44Michael Dorian est avec nous
54:45et on va parler justement
54:46de quelque chose de positif
54:47puisqu'on va parler
54:48du Puy du Fou.
54:48C'est un grand week-end
54:50où on célèbre
54:50le patrimoine français.
54:52Absolument.
54:52Et dans notre patrimoine,
54:54même s'il n'y a
54:55aucune subvention
54:56pour le Puy du Fou,
54:58on peut considérer
54:58que le Puy du Fou
54:59fait partie du patrimoine
55:00désormais français.
55:01C'est Michael Dorian,
55:01c'est un documentaire inédit
55:03raconté par Philippe de Villiers.
55:05Cher Michael, bonsoir.
55:06Bonsoir Elliot,
55:06bonsoir à tous.
55:07Ce soir, nous vous emmenons
55:08au cœur d'une aventure française
55:10absolument extraordinaire.
55:11Une aventure née en Vendée
55:12en 1977
55:13de l'imagination
55:15d'un seul homme
55:16avec qui vous passez
55:17une partie de vos vendredi soir.
55:18C'est Philippe de Villiers.
55:19Et pas que.
55:19Et de sa semaine.
55:20Et de sa semaine, c'est vrai aussi.
55:21Et pas que le vendredi.
55:22Près de 50 ans plus tard,
55:24le Puy du Fou est devenu
55:24un véritable phénomène
55:25qui attire des millions
55:26de visiteurs
55:27et dont le savoir-faire
55:28désormais s'exporte
55:29bien au-delà de nos frontières.
55:30Comment cette aventure
55:31a-t-elle commencé ?
55:32Comment est-elle devenue
55:32l'un des plus grands succès
55:34français du spectacle vivant ?
55:36Philippe de Villiers
55:37raconte lui-même ce soir
55:38cette histoire
55:40dans ce documentaire exceptionnel.
55:42Et restez avec nous
55:42parce que juste après,
55:43votre soirée spéciale
55:44se poursuivra
55:45avec des invités
55:46qui connaissent particulièrement
55:47le Puy du Fou,
55:49ses coulisses,
55:49ses secrets de fabrication,
55:50mais aussi ce goût,
55:52vous savez,
55:52ce goût pour l'histoire Elliot
55:53et la transmission
55:54qui, grâce à ce parc,
55:56rassemble des générations.
55:57Eh bien, écoutez,
55:58un grand merci
55:58et on va découvrir ça
56:00dans quelques secondes
56:00sur CNews.
56:01Je vais remercier
56:02Kylian Salé
56:03qui a préparé
56:04cette émission
56:05avec Martin Mazur.
56:08Je remercie
56:08toutes les équipes
56:11en régie
56:12qui ont préparé
56:12cette émission.
56:15Malheureusement,
56:15je voulais saluer
56:16Mimi,
56:16mais qui,
56:17il est 21h03,
56:18évidemment,
56:18c'est la plus jeune
56:19téléspectatrice
56:20de notre émission.
56:20Ah oui ?
56:21Qui a à peine deux ans.
56:23Ah oui ?
56:24Eh bien oui, elle dort.
56:24Et il paraît
56:25qu'elle n'est pas toujours
56:25d'accord avec vous.
56:28Non !
56:28Voilà, assez souvent.
56:30Excellent.
56:30Merci à tous les cinq.
56:32Et nous,
56:33on se retrouve demain matin
56:34dès 9h.
56:35Et le débrief
56:36de ce documentaire inédit,
56:37ce sera à ?
56:38À partir de 23h,
56:39juste après.
56:39Eh bien écoutez,
56:41regardez ce moment d'histoire
56:43et ce moment de France
56:44avec ce documentaire inédit
56:46sur le Puy du Fou.
56:47Merci à tous les cinq.
56:47C'était très agréable
56:48d'être avec vous.
56:49Merci.
56:49Merci.
56:51Merci.
56:51Merci.

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