- il y a 10 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Selon vous, qui souffle sur les braises de la révolte ?
00:02Les politiques qui appellent jusqu'à la révolution,
00:05je vous ai appris quelque chose pour certains, Caroline Mécaré,
00:07sont-ils les seigneurs du chaos ?
00:10Est-ce que le rôle d'un candidat à la présidentielle,
00:12c'est d'accompagner un mouvement dans la rue,
00:14ou au contraire, de dire aux Français, rendez-vous dans 7 mois ?
00:177 mois dans les urnes, tout se jouera dans cette élection reine.
00:21Écoutez par exemple Fabien Roussel.
00:23C'est une forme de révolution à laquelle j'appelle,
00:25parce qu'effectivement, il faut changer de logique.
00:27Si le gouvernement n'entend pas,
00:30et qu'il continue à proposer des remèdes douloureux,
00:35oui, j'appelle à de grandes mobilisations dans la rue.
00:38Moi, je fais le choix de la barricade,
00:41et du côté où je veux être.
00:43Je veux être avec ceux qui se battent.
00:44Vous faites le choix de la barricade ?
00:46Un homme qui est candidat à l'élection présidentielle dans une démocratie,
00:48dis-moi, je fais le choix de la barricade ?
00:50Ce que je veux dire, c'est que quand il y a des barricades qui se montent,
00:52on doit choisir de quel côté on se met.
00:55Et moi, je sais de quel côté où je serai.
00:58Camarades, choisit-on quand ?
00:59De quel côté de la barricade seras-tu ?
01:00Alexis Corbière, bonsoir.
01:02Ça va, c'est la question qui est posée à...
01:04Non, non, c'est ce qui a été posé à Fabien Roussel,
01:06mais c'est une manière de vous dire bonsoir.
01:07C'est une bonne question, d'ailleurs.
01:08Bienvenue, tout à fait.
01:09Je vous la pose, d'ailleurs.
01:10Vous êtes député d'abord, je vous présente,
01:12écologiste et sociale de la Sainte-Saint-Denis.
01:13À vos côtés, il y a Laurence Saillet,
01:15Caroline Mécari qui est restée,
01:16et Arthur Berdin, notre éditeur-aliste également pour le Figaro.
01:19Est-ce que ça vous choque, Alexis Corbière,
01:21ou est-ce que c'est le rôle aujourd'hui d'un responsable politique,
01:24voire même d'un candidat à la présidentielle,
01:25d'accompagner les mouvements,
01:26quitte à appeler à la révolution ?
01:28Oui, madame.
01:30Non, mais vous êtes trop...
01:32La question est taquine,
01:33mais on va arrêter là de...
01:34C'est la politique.
01:36Une démocratie, c'est le rendez-vous électoral,
01:38c'est aussi des mobilisations sociales,
01:39c'est cette articulation.
01:40C'est la question que vous me posez,
01:41et vous avez bien raison.
01:42Depuis toujours, ça fonctionne comme ça.
01:44En France, depuis toujours.
01:45C'est le général de Gaulle aussi,
01:46qui même en 1968 appelle à contre-manifester
01:49contre les manifestants.
01:50C'est même la droite qui appelle à manifester.
01:52Rappelez-vous, lorsqu'il y avait eu la volonté
01:54de la part d'un gouvernement de gauche
01:56de modifier sur l'école privée, l'école publique,
01:58on manifeste en France.
01:59Qu'est-ce que c'est que cette histoire aujourd'hui
02:01quand on appelle à manifester, à se mobiliser,
02:03pour chercher à créer une situation de mobilisation,
02:06pourquoi pas faire changer l'opinion,
02:07et pardon, les gouvernants ?
02:09Je termine sur une chose.
02:10Ce qui devrait nous indigner,
02:12c'est que maintenant, depuis 2022,
02:14il n'y a pas un seul budget qui est voté
02:16à l'Assemblée nationale.
02:1749-3, c'est 49-3.
02:18Il y a eu un budget de la Sécurité sociale.
02:19Oui, pardon.
02:20Ouh là là !
02:21Non, mais je veux dire...
02:22C'est-à-dire que les députés...
02:23Aujourd'hui, il y a une banalisation...
02:24Il y a surtout les balles.
02:25J'essaie d'être complète, pardon, monsieur le député.
02:27On s'en serait passé.
02:28On s'en serait passé.
02:28Non, mais je veux dire...
02:29Il n'empêche qu'il y a eu un vote.
02:30Merci, vous avez bien raison.
02:31Mais il y a une banalisation...
02:33Ce que je veux dire, c'est que la discussion est intéressante.
02:35Il y a une banalisation du fait antidémocratique,
02:37parce que je considère qu'il est antidémocratique,
02:39qu'aujourd'hui, on ne vote plus de budget,
02:42que les macronistes se sont maintenus au pouvoir.
02:44Vous allez d'ailleurs nous expliquer pourquoi.
02:46Même s'ils sont battus aux élections.
02:47Et que quand des candidats disent
02:49qu'il faudra aussi une articulation de mobilisation sociale
02:51pour se faire entendre,
02:52quasiment des gens disent...
02:53C'est insupportable.
02:54Mais je trouve...
02:55Pardon, c'est un sujet essentiel.
02:57Oui.
02:57Pourquoi c'est un sujet essentiel ?
02:59Parce que c'est un débat même au sein de la gauche.
03:00Écoutez l'ancien président et probable futur candidat,
03:04François Hollande.
03:04Il n'est pas du tout, mais pas du tout sur votre ligne.
03:08Or, il s'agit quand même là de la quintessence.
03:10Ça me rassure.
03:11Là, je m'étais dit,
03:12s'il avait dit qu'est-ce que François Hollande,
03:14si j'aurais dit...
03:15Oups !
03:15J'ai dit une bêtise.
03:16C'est bon signe.
03:17Écoutons-le.
03:19J'entends que certains appellent à faire des manifestations
03:22ou des cortes.
03:23Non.
03:23Vous pourriez le faire ?
03:24Non.
03:24Vous pourriez aller ?
03:26Le rôle des responsables politiques,
03:28des partis politiques,
03:29et a fortiori pour moi qui ai été au sommet de l'État,
03:34c'est de faire que des propositions soient émises.
03:36Rien ne vous interdit d'aller manifester.
03:39Non, mais aujourd'hui, chacun doit être dans son rôle.
03:41Mon rôle n'est pas d'aller manifester.
03:43Ce serait quand même un curieux...
03:45Ça pourrait être un signe de soutien.
03:47Non, mais je ne suis pas dans cette démarche.
03:49On peut soutenir.
03:51Mais ce qu'il faut, c'est trouver des réponses.
03:54C'est un soutien sans participation.
03:56J'ai bien compris.
03:56Que ce soit clair.
03:57Que quelqu'un qui fait de la politique dise aussi,
03:59nous, un peu à la différence des syndicats,
04:02on doit faire des propositions politiques
04:04pour que le citoyen choisisse.
04:05Mais par contre, là où il est en rupture complète,
04:06je l'invite à feuilleter les albums photos du Parti Socialiste.
04:09Regardez François Mitterrand.
04:11Je veux dire, François Mitterrand est candidat des années 70, 80.
04:14Il se présente aux élections et il manifeste.
04:16La gauche manifeste.
04:17Donc, il y a toujours eu cette articulation de
04:20on se présente aux élections,
04:21mais par ailleurs, quand on est,
04:22et là en particulier le cas de la gauche,
04:24on se mobilise aussi pour se faire entendre.
04:26Et on a le droit de manifester.
04:27Et c'est important parce que je ne voudrais pas
04:29qu'il y ait une espèce de petit poison
04:30qui se mette dans la vie civique
04:31et qui consiste à dire
04:32la manifestation, ce n'est pas bien,
04:33c'est un coup de force.
04:34Moi, je vois bien.
04:35On a quasiment l'impression,
04:36on nous dit parfois,
04:37c'est la violence parce qu'on appelle à manifester.
04:39Mais elle est si quand même,
04:39le verre est dans le fruit.
04:40Vous allez voir que le Rassemblement National,
04:42qu'est-ce qu'il va vous dire ?
04:43Ah non, non.
04:44Nous, la responsabilité,
04:46c'est de ne pas être soit sur les ronds-points,
04:48soit derrière les barricades, etc.
04:49Non, mais c'est encore pire
04:50parce que le Rassemblement National,
04:52que les gens n'appellent pas à manifester,
04:53c'est le problème.
04:54Mais le Rassemblement National
04:55est même d'une tradition parfois
04:56où ils sont plutôt pour briser
04:58quand il y a des mobilisations.
05:00Expliquez le vocabulaire de gréviculteur
05:02quand on est en mobilisation.
05:03J'avais été choqué quand même,
05:04M. Attal avait repris ce vocabulaire
05:06qui est un pur vocabulaire d'extrême droite.
05:08C'est-à-dire que quand les syndicalistes
05:09se mobilisent,
05:09quand les gens font d'oeil,
05:10quand ils manifestent...
05:11quand il y a des grèves de trains
05:13à la veille des grandes vacances,
05:14certains ont dénoncé cette gréviculture.
05:16Non, mais je pose le contexte.
05:17Oui, oui.
05:17C'est-à-dire que les Français
05:18n'étaient pas trop en soutien.
05:19Je vais vous dire une chose.
05:20Vous savez...
05:21Qui oublie...
05:22À quoi servent les grèves ?
05:24Enfin...
05:25Quand vous avez des négociations...
05:26Tout n'est pas rose dans les grèves.
05:28Non, mais...
05:28Tout est rouge.
05:30Je pense que François Hollande,
05:31je ne vais pas le défendre,
05:32même si je trouve qu'il se droitise
05:33chaque jour un peu.
05:34Peut-être qu'il va devenir...
05:36Oui, il est de droite.
05:37Mais il pratique les lignes.
05:40C'est pour dire.
05:40Attention, M. Corbière,
05:41il boit du petit lait, là.
05:42J'aime bien...
05:43Non, mais moi, je suis d'accord.
05:44Là où je pense que là où il a...
05:46En fait, pourquoi on a peur
05:48d'une mobilisation ?
05:50Pourquoi on a peur d'une mobilisation ?
05:51Parce qu'une mobilisation,
05:53madame,
05:54ça...
05:54Ça dépend comment elle se fait.
05:55Ça dépend comment elle se fait.
05:57Ça dépend comment elle se fait.
05:58qui ne pourront plus travailler.
06:00Ça coûte de l'argent,
06:01c'est dangereux.
06:02En fait, si vous voulez,
06:03je pense,
06:04je respecte tout à fait
06:05la mobilisation
06:06et je comprends
06:07l'envie de mobilisation.
06:08Mais je pense que ça
06:09va aggraver la situation.
06:11Ça va aggraver
06:12les 2,5 milliards
06:13des gilets jaunes.
06:14Est-ce qu'on a aujourd'hui
06:15les moyens ?
06:16Les 300 000 personnes
06:17au chômage technique ?
06:18Tous les commerces
06:19qui ont été saccagés.
06:20Est-ce qu'on a envie de ça ?
06:22On a du temps.
06:24Juste un chiffre.
06:24Alexis et Arthur Bernardin.
06:26Ce trimestre-là,
06:27il vient d'y avoir
06:2861 milliards versés
06:29d'un dividende aux actionnaires.
06:30C'est un chiffre record.
06:32C'est le premier chiffre.
06:35Vous êtes mis d'accord
06:36avec vos schémas ?
06:37Je ne savais pas
06:37qu'il allait parler de ça.
06:38M'ensoge, m'ensoge.
06:40M'ensoge, m'ensoge.
06:41Oui ?
06:41Non, non.
06:42Vu que la question
06:43qui est posée
06:44et qui est légitime
06:44pour ceux qui nous écoutent,
06:46est-ce qu'on a de l'argent ?
06:47Là, on est les champions.
06:49We are the champions.
06:50On est plus forts d'Europe.
06:51Non, mais pas du tout.
06:55Du fait que dans ce pays,
06:56il y a des gens
06:56qui accumulent des richesses.
06:58On est aujourd'hui
06:58dans une situation
06:59où les 53 personnes
07:00les plus riches de France
07:01possèdent autant
07:02que 33 millions de Français
07:03les plus pauvres.
07:04Et vous le savez,
07:06emploient des gens,
07:07font vivre aussi des gens.
07:08Vous le savez particulièrement.
07:09Non, mais attendez.
07:10Ne dites pas ça
07:10comme une banalité
07:11parce que vous êtes
07:12un homme cultivé.
07:13Une telle inégalité
07:15est exceptionnelle
07:16dans l'histoire du pays.
07:17Nous sommes une république.
07:19On n'est pas un pays...
07:20Moi, je me fais
07:20une haute idée de la république.
07:22Quand autant...
07:22De manière aussi insolente
07:24les inégalités ont lieu.
07:25Ceux qui manifestent
07:26sont non errants.
07:27Les plus courageux.
07:28De dire,
07:29je vais peut-être
07:29prendre du temps.
07:30Je vais perdre mon salaire.
07:31Je vais dire que ce n'est...
07:32Et je pense que c'est eux
07:33les vrais...
07:34On est le pays
07:35où les prélèvents obligatoires
07:37sont les plus importants
07:38où la redistribution
07:39a une place reine
07:40et où l'égalitarisme
07:42est roi.
07:43Maintenant,
07:43je voudrais simplement...
07:44On mélange quand même
07:44plusieurs sujets.
07:45On est passé de la grève
07:45aux riches,
07:47aux grands patrons...
07:48En partant d'une manifestation.
07:50Absolument.
07:50Et moi,
07:51là où je distingue un peu...
07:52Vous faisiez un rapprochement
07:53avec François Mitterrand
07:53aux années 70, 80,
07:55la fin du 20e
07:56et même le début
07:57des années 2000.
07:57C'est qu'en réalité,
07:58à l'époque,
07:59il y existait des grands partis
08:00de masse
08:00qui ne se contentaient pas
08:02d'accompagner les mouvements
08:03mais qui aussi
08:04savaient y répondre,
08:06les contenir
08:07et donc en être
08:08d'une certaine façon
08:09le réceptacle.
08:09Aujourd'hui,
08:10les mouvements politiques,
08:11les partis politiques
08:12sont totalement dépassés
08:14et ça, moi,
08:14je le date à peu près
08:15à l'hémistiche
08:16du quinquennat
08:17de François Hollande.
08:18Manifestation contre
08:18la loi El Khomri,
08:19débordement de violence
08:20et où on s'engage
08:21maintenant contre des causes
08:22non plus aux côtés
08:23d'un parti
08:24mais quasiment contre les partis.
08:25Ça a été le cas
08:25des Gilets jaunes,
08:26c'était l'exemple
08:27le plus frappant
08:27mais il y en a eu
08:28tout un tas depuis
08:29des infirmiers
08:30aux policiers d'ailleurs
08:31qui s'engagent
08:32principalement
08:32via leur syndicat
08:33et plutôt en dehors
08:35des partis politiques
08:35et donc je trouve
08:36que les partis politiques
08:37ont perdu
08:38ce qui faisait
08:40leur qualité
08:41qui était d'être
08:41le réceptacle
08:42de l'ouvrier au patron
08:43et où on s'engage
08:45Vous savez ce qu'il vous dit
08:46Arthur Bernard
08:46de manière policée ?
08:47Il vous dit
08:48la gauche a perdu
08:48en fait une partie.
08:49J'ai compris,
08:50je le lis,
08:51il est payé pour ça
08:52il le dit
08:53avec talent manifestement
08:55vu que...
08:56Non mais ce qui est intéressant
08:57dans ce que vous dites
08:57c'est que moi je connaissais
08:59la droite en l'ancienne
09:00si je peux me perdre
09:00cette expression
09:01où quand il y a
09:02une émovilisation
09:02elle savait acter
09:03des rapports de force
09:04et parfois elle reculer
09:04D'accord ?
09:05Il y a toujours eu des tensions.
09:06Droit dans mes bottes
09:07avant de retirer une mesure.
09:08Non mais je veux dire moi
09:08moi vous savez
09:09j'ai commencé à me mobiliser
09:10quand j'étais
09:11c'était la loi
09:12de Vaquet
09:13il y a eu un aspect tragique
09:14mais il y avait eu
09:15beaucoup d'étudiants
09:15et le gouvernement
09:15avait reculé
09:16puis il y a eu d'autres cas
09:17M. De Villepin
09:18Mais là vous voulez reculer
09:19sur quoi ?
09:19C'est ça le problème
09:20c'est qu'il n'y a pas
09:20de marge de manœuvre.
09:21Ils ont abandonné
09:22parce qu'ils ont estimé
09:23que...
09:23Vous voulez abandonner quoi là
09:24en fait ?
09:26Il y a quelque chose
09:27qui s'appelle la démocratie
09:28quand la majorité des gens
09:29est contre quelque chose
09:30peut-être les écouter.
09:31Mais qu'on fait quoi là en fait ?
09:31Mais par exemple
09:32sur la réforme de la retraite.
09:34Je vais replacer le débat.
09:35Il y a une chose que moi
09:36parce que quand
09:36elle s'habitue
09:37quand s'habitue le fait
09:39que lorsque vous manifestez
09:41et là vous citiez
09:42c'est tragique
09:43M. Hollande
09:44dit la loi El Khomri
09:45j'avance quand même
09:46qu'en dernièrement
09:47ce qu'a fait Macron
09:48non seulement il perd les élections
09:49il reste
09:50mais en plus
09:50tout un pays est contre lui
09:51sur la réforme des retraites
09:52l'Assemblée nationale
09:53est contre lui
09:54et pourtant il l'impose.
09:55Progressivement les gens se disent
09:56en fait la démocratie
09:57ça ne sert à rien
09:57et ça c'est pas bon.
09:58Quelles que soient vos opinions
10:00pourquoi le sujet est central ?
10:02Parce que vous entendez
10:02les questions qui sont posées
10:03aux responsables politiques
10:04aujourd'hui.
10:05On va leur dire demain
10:06ah bon ?
10:06S'il y a les ronds-points
10:08ou une autre forme
10:09parce qu'aucun mouvement
10:10ne répète l'histoire
10:11il se renouvelle.
10:12On va lui dire
10:13ah bon ?
10:13Vous descendez dans la rue ?
10:15Donc quoi ?
10:15Vous pouvez être peut-être factieux ?
10:18Est-ce qu'aujourd'hui
10:18accompagné ?
10:20Non mais je sais
10:21mais Corbière
10:22je dis
10:23écoutez-moi
10:24aller manifester
10:25et je vous dis
10:26voilà les germes du débat
10:27que vous allez avoir
10:28dans une semaine
10:28dix jours
10:29un mois.
10:30Eh bien je dis
10:31que faire grève
10:32manifester
10:32ça n'est pas
10:34comment dirais-je
10:34être factieux
10:35c'est être un citoyen
10:36engagé
10:37mobilisé
10:38on a dit ça
10:38non mais c'est un vrai débat
10:40je l'ai entendu
10:41vous entendez
10:41certains vous disent
10:42on a l'impression
10:42aujourd'hui
10:43qu'on est quasiment
10:44et même j'ai entendu
10:45c'est du terrorisme
10:46prise d'otage
10:47on vous dit
10:47quand vous faites grève
10:48si pardon
10:48je n'ai pas l'impression
10:49que vous avez déjà entendu
10:50que les gens de la grève
10:51non non mais en revanche
10:53la manière dont les grèves
10:54sont couvertes
10:54c'est prise d'otage
10:56etc
10:56vous avez entendu
10:58de la grève
10:59là vous mélangez
11:00tout
11:01moi je fais la différence
11:02entre des gens
11:03qui sont en immense souffrance
11:04et qui peuvent aller manifester
11:05et des privilégiés
11:07de la SNCF
11:08de la RATP
11:09qui ont des régimes spéciaux
11:10mais ils ne sont pas
11:10des privilégiés
11:11qui partent à la retraite
11:12à 50 ans
11:13etc
11:14etc
11:14qui sont aux 30 heures
11:16et qui eux
11:16bloquent les familles
11:17et qui madame
11:18bloquent les familles
11:19les empêchent
11:20de partir en vacances
11:21et empêchent
11:22les français de travailler
11:23parce qu'ils bloquent
11:24ça je fais une différence
11:24et vous êtes la première
11:26à râler
11:26si jamais un train
11:28est en panne
11:28parce qu'il y a
11:29une panne de matériel
11:30parce que ça manque
11:31de personnel
11:32voilà
11:32mais Laurent ça y est
11:34je vous sais
11:34quand il faudrait
11:35vous mettre
11:35quand vous aviez
11:35en baltard
11:36vous mettre sous cloche
11:36vous visitez
11:37parce que vous êtes
11:39la femme de droite
11:40non mais parce que
11:41mais classique
11:42mais honnêtement
11:43tout à l'heure
11:44je vous ai évoqué
11:45le fait que dans ce pays
11:46il y a eu des richesses
11:47qui s'accumulent
11:47que 53 personnes
11:49possèdent
11:4932 millions de personnes
11:50vous avez dit
11:53les privilégiés
11:54ce sont les cheminots
11:55mais vous devriez faire
11:57du stand-up
11:58c'est marrant
11:59je veux dire
12:00les chefs d'entreprise
12:01combien de l'heure
12:02ils travaillent
12:02par rapport aux cheminots
12:03excusez-moi
12:04c'est les mêmes
12:05c'est ceux qui bloquent
12:06le pays
12:06ce ne sont pas les malheureux
12:07les chefs d'entreprise
12:08c'est une réalité
12:10qui est tellement complexe
12:11que je vois bien l'astuce
12:11moi je connais des tas
12:12de petits chefs d'entreprise
12:13des commerçants comme vous
12:14qui rament effectivement
12:16là je vous parle du fait
12:17qu'on a un système
12:18aujourd'hui où il y a
12:19une accumulation
12:19de richesses insolentes
12:20exponentielles
12:21vous confondez le patrimoine
12:22professionnel et le patrimoine
12:23privé déjà
12:24vous le faites exprès
12:25à chaque fois
12:26les dividendes
12:27ce n'est pas du patrimoine
12:27professionnel
12:28mesdames messieurs
12:29regardez ces images
12:30s'il vous plaît
12:31regardez ces images
12:32on a assisté hier
12:34un face à face tendu
12:35à Fosse-sur-Mer
12:36regardez ce matin
12:37à Frontignan
12:38dans l'Hérault
12:39qui peut imaginer
12:40qu'on va continuer
12:41comme ça
12:42je dis souvent
12:42que c'est la même France
12:43parce que c'est force
12:44c'est CRS
12:46très probablement
12:47ils ont dans leur même famille
12:48peut-être un pêcheur
12:49un agriculteur
12:51donc les envoyer
12:52en première ligne
12:52face aux pêcheurs
12:53qu'est-ce que ça dit
12:54de notre pays ?
12:55on peut se contenter
12:56d'une situation
12:57comme celle-là
12:57ça dit que notre pays
12:59est dirigé
13:00depuis au moins
13:01une décennie
13:02par des gens
13:03qui ont choisi
13:05de faire une politique
13:06économique de l'offre
13:07qui plombent la France
13:09on a 1 400 milliards
13:13de dettes de plus
13:15depuis maintenant 7 ans
13:17c'est quand même pas
13:18c'est quand même pas
13:19rien
13:19non c'est pas les retraites
13:21qui nous plombent
13:21c'est les chiffres
13:22absolument pas
13:23c'est les 211 milliards
13:25dettes aux entreprises
13:26sans contrepartie
13:28qui délocalisent
13:29qui font des plans sociaux
13:31et qui versent des dividendes
13:33tout est comme ça
13:3426% d'années
13:35en effet
13:36et en même temps
13:37on tape sur les plus faibles
13:39la suppression des APL
13:41la réforme des retraites
13:43la réforme de l'assurance chômage
13:45quand même
13:45quatrième réforme
13:46en moins de 10 ans
13:47tout ça pour réduire encore
13:49mais attendez
13:50moi j'ai envie de vous entendre aussi
13:51puisque vous parlez
13:53on s'assied sur la
13:54on s'assied sur la pétition
13:57contre la loi du plomb
13:58cette France de désespoir
13:59alors également les policiers
14:01bien sûr
14:02vous les soutenez
14:02bien sûr
14:04vous savez que je vous dise
14:04ils tupent maintenant
14:05attendez
14:07les CRS
14:07c'est souvent
14:09les prolétaires de la sécurité
14:11on leur fait faire
14:12le très sale boulot
14:13vous avez ce film magnifique
14:14je suis en train d'oublier le titre
14:15avec Léa Drucker
14:16sur la manière
14:18dont la police a été utilisée
14:19contre le moment
14:20des gilets jaunes
14:20pardon
14:20j'oublie le titre
14:21qui est
14:23612
14:23ou je ne sais plus quoi
14:24mais qui montre bien
14:25de quelle manière
14:26si j'arrive à dire le titre
14:27parce que c'est un film
14:28très intéressant
14:29de quelle manière
14:29un pouvoir politique
14:30affolé à utiliser
14:31les policiers
14:32pour faire du maintien
14:33de l'ordre
14:34et qu'on a quasiment suscité
14:35que des méthodes brutales
14:36soient employées
14:37le nombre de gens
14:37oui madame
14:38pas vous monsieur
14:39pas vous
14:39moi je le dis
14:40parce que
14:40ce qui a choqué
14:41beaucoup de gens
14:42et notamment
14:43le mouvement des gilets jaunes
14:44a été marqué par quelque chose
14:45qui est une honte
14:47pour notre grand pays
14:47le nombre de personnes
14:50qui ont perdu une main
14:52etc
14:52on peut dire ici
14:53sur les gilets jaunes
14:54vous savez plusieurs fois
14:55240
14:56pardon madame
14:57excusez-moi
14:57vraiment
14:58je vais vraiment
14:58vous dire quelque chose
14:59là
15:01les blocages
15:01c'est pas possible
15:02vous pouvez manifester
15:03vous pouvez pas bloquer
15:04ça c'est comme ça
15:05parce que si on vous bloque
15:06vous dans votre maison de main
15:07et qu'on vous met
15:08des pavés devant votre porte
15:10vous serez pas contente
15:10c'est la même chose
15:11ce que je veux dire par là
15:13les gilets jaunes
15:13pas parlons de nous
15:14vous parlez depuis tout à l'heure
15:15de la répression
15:16elle parle de blocage
15:16des pêcheurs
15:18vous parlez de la répression
15:19policière madame
15:20oui madame
15:20je sais que ça va vous faire
15:21mal aux oreilles de l'entendre
15:22la répression policière
15:23quand vous avez
15:24il est en train de vous expliquer
15:25que la police
15:26est instrumentalisée
15:27par le gouvernement
15:27quand vous avez
15:28une radicalisation
15:29de certains
15:31je pèse mes mots
15:32gilets jaunes
15:32plus des black blocs
15:33qui arrivent
15:34qui détruisent
15:35qui détruisent
15:36des commerces madame
15:37qui détruisent
15:38l'arc de triomphe
15:38qui détruisent
15:40non mais
15:40c'est super
15:41vous avez une belle vision
15:42de la réputée
15:43qui rentrent dans des ministères
15:44qui rentrent dans des ministères
15:46qui veulent monter
15:47sur l'Elysée
15:48est-ce que la police
15:49doit protéger
15:50les français
15:51oui
15:51les gilets jaunes
15:52c'était un mouvement
15:53tellement violent
15:54que les parisiens
15:55ou dans d'autres grandes villes
15:56ne pouvaient même plus sortir
15:57de chez eux
15:58vous devriez aller voir
15:59un pays
16:00un pays qui se tient sage
16:02vous verriez les images
16:03vos dictatures
16:04oui on les connait
16:05non mais
16:05de toute manière
16:07bon
16:07non mais
16:08le problème
16:08si on reprend
16:09c'est moi qui suis excessive
16:10la question que je pose
16:11depuis tout à l'heure
16:12c'est vraiment
16:13je suis étonnée
16:13à écouter la tonalité
16:15de certains entretiens
16:16de manière générale
16:17c'est à dire
16:17on est en train de dire
16:18notre démocratie est malade
16:19oui
16:19et c'est une vraie question
16:20c'est un volcan
16:21notre pays est un volcan
16:22je le répète
16:23c'est à dire colère sociale
16:24il y a une tripolarisation
16:25de la vie politique
16:26alors vous allez me dire
16:27la sixième
16:28mais oui
16:29non mais il faut réfléchir
16:30non mais
16:30c'est un sujet
16:32moi j'ai jamais dit
16:33que nous avons été
16:34le nouveau front populaire
16:35majoritaire la dernière fois
16:36mais ce que j'observe
16:37on va même le dire de tête
16:38le rassemblement national
16:39a fait près de 10 millions de voix
16:40je parlais des dernières législatives
16:41le NFP fait 9 millions de voix
16:43les marconistes font 6 millions de voix
16:45et ils gardent le pouvoir
16:46il y a quand même un sujet
16:48et ils gardent le pouvoir
16:49et ils maintiennent la même politique
16:50autant je vous rejoins
16:50d'accord
16:51mais moi je m'interroge
16:54est-ce que c'est ce front républicain
16:56parce que vous dites
16:57on n'a pas respecté
16:58le résultat du second tour
16:59mais est-ce que vous ne considérez pas
17:00que le résultat du second tour
17:01il est lui-même le fruit
17:02d'un résultat qui n'a pas été respecté
17:03qui est celui du premier tour
17:04où s'est constitué
17:05une sorte de front républicain
17:07dont l'objectif
17:08mais les français ne sont pas des idiots
17:09dont l'objectif plus ou moins assumé
17:10était d'empêcher le RN au pouvoir
17:12quoi qu'il en coûte
17:13si je veux dire
17:13vous nous amenez au sujet du jour
17:14je ne vais pas vous dire
17:15tous mes votes
17:15mais je serais prêt à le dire
17:16vous savez le nombre de fois
17:17au second tour
17:17à l'élection présidentielle
17:18j'ai voté pour quelqu'un
17:19auquel je ne croyais pas
17:20pour que Mme Le Pen
17:21ne soit pas élue
17:21mais on parle des élections législatives
17:24pour quelqu'un a été élu à la fin
17:26là ça n'a pas été
17:26pour personne
17:27aux élections législatives
17:27il est vrai que des macronistes
17:29d'ailleurs
17:29j'invite mes amis du NFP
17:31même de la France Unis
17:32de ne pas l'oublier
17:33ont voté au second tour
17:34des législatives
17:35pour des gens
17:35dont ils ne partageaient pas
17:36nécessairement
17:37et c'est une bonne chose
17:40parce que si on oublie ça
17:41et moi qui suis un unitaire
17:42je reprends le flambeau du coup
17:44j'en profite
17:44c'est que si on oublie
17:45ce qui s'est passé en 2024
17:47que ceux qui ont été élus
17:48il n'y a pas un député PS
17:49qui a été élu
17:50sans les voix des Insoumis
17:50il n'y a pas un député Insoumis
17:52qui a été élu
17:53sans les voix du PS
17:53et vice versa
17:54et que ce qui m'agace
17:55dans le climat
17:56c'est que la haine revient
17:57tout le monde s'insulte
17:58Roussel n'est pas un camarade
17:59plus jamais de France Insoumise
18:00plus de machin
18:01nous allons dans le mur
18:02à l'heure où l'extrême droite
18:03elle est unie
18:04voilà pourquoi je pense
18:05qu'il faut avancer
18:06ne pas oublier cette question
18:07imagine-t-on Georges Marchais
18:08se faire voler la vedette
18:09sur cette terre
18:10à la fête de l'UMA
18:11qu'est-ce qui s'est passé
18:12quand M. Mélenchon
18:13était allé à la fête de l'UMA
18:14qu'est-ce qui s'est passé
18:15400 mètres carrés
18:16il est vrai qu'il a été
18:17largement applaudi
18:18qu'il y avait énormément de monde
18:19et que scandait
18:20ce qui était devant
18:21M. Jean-Luc Mélenchon
18:23je l'ai dit
18:25Roussel n'est pas un camarade
18:26mais je veux dire
18:27réglez vos problèmes
18:28d'abord chez vous
18:29non mais c'est pas une question
18:29de problème
18:30attendez
18:30la gauche c'est large
18:31après je veux dire
18:32il y a un livre
18:32d'un révolutionnaire
18:33qui s'appelle Lénine
18:34qui dit
18:34la maladie infantile du communisme
18:40qui croit que c'est malin
18:41de dire
18:41on va aller siffler
18:43devant le stand du PS
18:44de siffler Fabien Roussel
18:46les jeunes vous vous trompez
18:47ils ont le droit de manifester
18:48ils ont le droit
18:49mais moi je leur parle
18:49et je les prends pas
18:50pour des idiots
18:50faut pas flatter la jeunesse
18:52c'est parce que
18:53c'est surtout des jeunes
18:54on a sauvé les meubles
18:55en 2024 et en 2022
18:56parce que nous étions unis
18:58si certains pensent
18:59et je m'explique
19:00quand même de gauche
19:00quand l'extraordement
19:01est à 35%
19:02que la tâche de l'heure
19:03c'est dire
19:03un tel c'est un traite
19:05je sais je l'ai subi
19:06exclule la France insoumise
19:07je suis en traite
19:08c'est une connerie politique
19:09qui va nous coûter cher
19:10donc il faut arrêter
19:12ce ton d'insulte
19:13entre nous
19:14mais ça s'adresse aussi
19:15à monsieur Glucksmann
19:16quand il débarque
19:16dans le débat
19:17en disant
19:17plus d'alliance
19:18mais rassurez-vous
19:19il y aura une alliance
19:22monsieur Hollande
19:22va se présenter
19:23je vous fais une prédiction
19:24monsieur Hollande
19:25va se présenter
19:25je l'ai écouté longuement hier
19:27évidemment
19:27qu'il est en route
19:28le gagnant de la primaire
19:30va être affaibli
19:31par la candidature
19:32de monsieur Hollande
19:33et le gagnant de la primaire
19:34sauf monsieur Gage
19:36si c'est lui
19:36mais
19:37il semblerait
19:38que ce soit peut-être
19:38pas le cas
19:39rallieront
19:40Jean-Luc Mélenchon
19:41avant le premier tour
19:42et là
19:43les candidats de la droite
19:44et du Serand
19:45qui n'ont pas fait d'alliance
19:46vous allez trop loin
19:46dans la prédiction
19:47mais regardez déjà
19:48je vais prendre une petite roulotte
19:50et le faire
19:52madame Laurence
19:52Caroline Mécari
19:55il peut
19:56il peut
19:57il peut
19:57il peut
19:58me chambler
19:59il est très respectueux
20:01il est très respectueux
20:03alors vous n'êtes pas d'accord
20:04avec François Hollande
20:05encore une fois
20:05et je sais que ça vous rassure
20:06lui il met une digue
20:08une muraille de Chine
20:09je veux dire
20:10une séparation nette
20:11avec la France insoumise
20:13vous n'y croyez pas
20:14et quand on est
20:15mais de toute façon
20:16oui
20:18là je vous parle
20:19d'une coalition
20:20de gouvernement
20:21ne peut pas être
20:22sur la même ligne
20:23pour gouverner le pays
20:24que LFI
20:27qui propose
20:28de brûler la dette
20:29donc jamais
20:29c'est difficile
20:30d'être avec
20:31des incendiaires
20:32de la dette
20:33qui d'ailleurs
20:33ne vont incendier
20:34rien du tout
20:34qui seraient dans une obligation
20:36de sortir de l'Union Européenne
20:37c'est pas possible
20:39de gouverner
20:39d'ailleurs ça ne l'a pas été
20:40non plus
20:41après la dissolution
20:43Jean-Luc Mélenchon
20:44n'entend pas
20:45gouverner
20:45avec d'autres
20:46que lui
20:46on ne peut pas être
20:47avec des positions
20:49incompatibles
20:49les uns avec les autres
20:50et les filles
20:51dans une position
20:52incompatible
20:52avec ce que je propose
20:54que les choses soient claires
20:55c'est incompatible
20:56C'est la gauche
20:57dit de gouvernement
20:58monsieur Corbière
20:59Mais c'est pas de la gauche
21:00madame
21:01La gauche
21:01Attendez
21:02Ah bon
21:02Vous faites le tri
21:04dans la gauche
21:05Excusez-moi
21:05mais juste
21:06sincèrement
21:07être de gauche
21:08et faire une politique
21:09de droite
21:09c'est pas être de gauche
21:12Hollande
21:12a pratiqué
21:13une politique de droite
21:14c'est un homme de droite
21:15Ah non
21:15Mais bien sûr que si
21:16enfin
21:17une politique économique
21:18de droite
21:19François Hollande
21:20il dit deux choses
21:21fausses
21:21dans cet extrait
21:22qu'on vient d'entendre
21:23La première
21:23c'est beaucoup
21:24pour un extrait
21:25de 10 secondes
21:25La première
21:26c'est qu'il explique
21:27qu'on ne peut pas gouverner
21:27avec des gens
21:28avec qui certaines des valeurs
21:29ou des propositions
21:30ne sont pas compatibles
21:31ça ne l'a pas empêché
21:32de gouverner
21:32avec madame Duflo
21:33à qui il a offert
21:34le démantèlement
21:35du nucléaire
21:36pour un misérable
21:37accord législatif
21:39aux législatives
21:40de 2012
21:41C'est toujours dans la nuance
21:42monsieur Bernard
21:42c'est toujours assez
21:43En tout cas
21:44pour un accord
21:45avec les verts
21:45sur les législatives
21:46donc il a offert
21:47le démantèlement
21:48du nucléaire
21:48dont on paye encore
21:49aujourd'hui
21:49le prix si j'ose dire
21:50au sens quasi littéral du terme
21:52pour satisfaire
21:53madame Duflo
21:53premièrement
21:53et puis deuxièmement
21:54il dit
21:54gouverner avec LFI
21:56ou en tout cas
21:56s'associer
21:57dans une coalition
21:58avec LFI
21:58jamais
21:59c'est faux
21:59pas jamais
22:00avant-hier
22:00en 2024
22:01François Hollande
22:02il est élu
22:03député de Corrèze
22:05dans une alliance
22:05pardon et je termine
22:06dans une alliance
22:07qui va de Philippe Poutou
22:08rappelons quand même
22:09les pédigrés du monsieur
22:11jusqu'à Raphaël Glucksmann
22:12qui lui aussi
22:12nous explique aujourd'hui
22:13plus jamais LFI
22:14mais qui avant-hier
22:15n'était pas contre
22:15La primaire
22:16socialiste place publique
22:17avec sur la ligne
22:18de départ
22:19on parlera du cas
22:19de monsieur Brun
22:20on va l'écouter
22:20tout à l'heure
22:21mais elle a juste
22:22un seul objectif
22:23non mais attendez
22:24elle va devoir
22:25résoudre cette ligne-là
22:26avec
22:27mais bien sûr que c'est
22:28monsieur Fort
22:29quand il est interrogé
22:30sur BFM privé
22:31on lui demande
22:32est-ce qu'il y aura
22:32des ministres insoumis
22:33vous avez vu
22:34comme il bafoue
22:35de mon point de vue
22:37la primaire
22:38n'a qu'un seul objectif
22:40permettre
22:40enfin en tout cas
22:41elle a été créée pour ça
22:42permettre au départ
22:43à monsieur Glucksmann
22:44d'avoir ses 500 parrainages
22:46parce que monsieur Glucksmann
22:47sans le PS
22:48il n'a pas ses 500 parrainages
22:49pour être candidat
22:50à la présidentielle
22:52voilà
22:52ça c'est vraiment
22:53l'objectif de la primaire
22:54point
22:54après la question
22:56qui va se poser
22:56qui va gagner la primaire
22:58Fort ou Glucksmann
22:59si c'est Glucksmann
23:00ok
23:01il ramasse les 500 parrainages
23:02et il va se présenter
23:03au nom du PS
23:04mais si c'est Fort
23:04est-ce que vous croyez
23:05que Glucksmann
23:06il va soutenir Fort
23:07alors que
23:07dans le même temps
23:08Olivier Fort
23:09lui
23:10il a parfaitement conscience
23:11que l'objectif
23:12c'est pas la présidentielle
23:14l'objectif
23:15c'est les législatives
23:16combien de députés
23:18je vous écoute
23:19je ne sais pas
23:21qui va sortir de cette primaire
23:22mais je me demande
23:22qui va tenir tête
23:23pardon
23:24c'est peut-être un peu caricatural
23:25à Poutine
23:26et à Trump
23:27quand ils ne peuvent pas tenir tête
23:28à monsieur Mélenchon
23:29ça c'est clair
23:31ça fait du bien
23:32mais ils vont tous tromper
23:33chez monsieur Mélenchon
23:34mais ils sont sur l'écologie
23:36les verts
23:36évidemment
23:37Sonia
23:37excusez-moi
23:39mais monsieur Fort
23:39c'est très bien
23:40qu'il ne va jamais gagner
23:41la présidentielle
23:42son objectif
23:43ça sera en effet
23:45une alliance avec LFI
23:46pour avoir des députés
23:48PS à l'Assemblée
23:50il ne faut pas parler comme ça
23:52la situation est sérieuse
23:53et moi
23:54je suis sérieuse
23:55non
23:55ce qui n'est pas sérieux
23:56c'est qu'il faut l'unité
23:57ah mais je suis d'accord
23:58il faut que Mélenchon aussi
24:00se batte pour l'unité
24:00et on n'impose pas l'unité
24:02en voulant le ralliement des autres
24:04en mettant en place
24:05depuis quelque temps
24:06c'est un désaccord
24:06que j'ai eu au sein de la France insoumise
24:08donc là le problème
24:08moi je suis inquiet
24:10d'accord
24:10ça ne veut pas dire
24:11que l'extrême droite a gagné
24:12mais elle peut gagner
24:13donc si on est sérieux
24:14si on prend ce que je dis au sérieux
24:15soit on n'y croit pas
24:16mais si on y croit
24:17il ne faut pas refaire
24:18les mêmes stratégies
24:19que la dernière fois
24:19ce qui actuellement ne me va pas
24:21c'est que je vois bien
24:22alors Mélenchon sait faire du Mélenchon
24:25je l'ai fait à ses côtés
24:26il le fait très bien
24:27très bien
24:27il y a de la jeunesse
24:29urbaine
24:29mais dans le reste du pays
24:30j'espère que les camarades
24:31sont lucides
24:32sur la réalité des rapports de force
24:33M. Corbière il est extraordinaire
24:35vous savez pourquoi ?
24:36ça fait trois ans à peu près
24:38vous êtes
24:39pas dans le mauvais sens du terme
24:40un forceur
24:41c'est-à-dire que ça fait trois ans
24:42que vous dites qu'il faut l'alliance
24:43et ça fait trois ans
24:44que Mélenchon vous dit que non
24:45il y a un moment
24:46vous savez
24:46il va falloir vous résigner
24:49quand même
24:50je vais vous dire une chose
24:51je suis un forceur
24:52parce que l'union est un combat
24:53c'est les situations
24:55qui imposent l'union
24:56il faut combattre à plusieurs
24:56non
24:57mais je pense que
24:58quitte à s'asseoir sur certaines choses
24:59Alexis Corbière
25:01pardon
25:01je ne vous ai pas entendu
25:02quitte à s'asseoir sur certaines choses
25:04moi je vois mal
25:05une primaire PS place publique
25:07où vous avez M. Gage
25:08qui avait été insulté autrefois
25:10dans une manifestation
25:12pardonnez-moi
25:12mais tu ne gagneras pas M. Gage
25:14mais la question n'est pas là
25:15Sonia Maroc
25:16aux dernières élections
25:17au groupe PN
25:18le PS et les Insoumis
25:20et les autres
25:20c'était pas bien parlé
25:21vas-y que je te traite d'antisémite
25:23vas-y que je te traite de génocidaire
25:24pour autant
25:25pour autant
25:26oui oui c'était la tonalysie
25:28d'anase européenne
25:28il y a trois mois
25:29quand je l'ai dit
25:30très bien
25:30écoutez-moi
25:31et donc
25:32et nous avons su faire
25:33et nous avons eu raison
25:34le nouveau Front Populaire
25:35vous savez les années 70
25:36vous avez étudié ça
25:37les communistes et les socialistes
25:38se parlaient fort mal
25:39et ils ont fait l'union de la gauche
25:40vous êtes prêt à tout pardonner
25:41vous êtes prêt à tout pardonner
25:42mais vous savez à droite
25:43moi ce qui m'inquiète
25:44c'est plutôt l'union
25:45d'une partie de la droite
25:46avec l'extrême droite
25:47est-ce que vous avez fait
25:47à pardonner
25:48les propos de M. Mélenchon
25:50il faut l'union
25:51les électeurs volent l'union
25:53ça c'est ça
25:53il faut être responsable
25:55l'intérêt général
25:56donc moi
25:57après vous dites
25:58que je suis un rêveur
25:58vous pouvez penser
25:59je pense que ceux qui rêvent
26:01c'est ceux qui croient
26:02que dans la division
26:02nous allons gagner
26:03je ne dis pas ça
26:04je dis que certains
26:05sur les socialistes
26:06comme M. Gage
26:06pensent que M. Jean-Luc Mélenchon
26:08c'est le diable
26:09qui s'habille en paria
26:10pardon
26:12la formule
26:14après que vous nous mettez
26:16sur la table
26:16les personnages aujourd'hui
26:17qui sont devenus
26:18j'espère qu'il le prendra pas mal
26:20une forme de marginal
26:21de la gauche
26:21François Hollande
26:22est un marginal
26:23méfiez-vous
26:24parce que vous allez voir
26:25il a une stratégie
26:26une vision
26:27vous allez voir
26:28qu'il n'est pas du tout marginal
26:29il est quand même incroyable
26:30François Hollande
26:31c'est-à-dire qu'il se fait élire
26:32sous l'étiquette
26:33du nouveau Fonds Populaire
26:34dans la dynamique du NFP
26:35après il crache dessus
26:36et une fois qu'il est élu
26:37il vient nous expliquer
26:38que surtout ce qu'il faut faire
26:39c'est ne plus refaire le NFP
26:41il y en a un qui refait le coup
26:42c'est monsieur Glucksmann
26:43alors monsieur Glucksmann
26:44c'est incroyable
26:45c'est le joueur de Badminton
26:48qui veut aller jouer
26:49en Garros
26:49il débarque
26:50lui
26:50alors
26:51lui il est anti-NFP
26:53non mais franchement
26:54et il dit
26:55il faudrait lui
26:56on comprend plus rien
26:56moi là où je rejoins
26:57Alexis Corbière
26:58c'est que vous verrez
26:58que l'union aura lieu
26:59d'une façon ou d'une autre
27:00mais bien sûr
27:01l'union n'en est pas sûr
27:02je suis certain
27:03je le suis
27:04je dirais absolument certain
27:05que l'union aura lieu
27:06et bah voyez
27:07on aura l'occasion
27:08d'en reparler
27:10l'union je le répète
27:12ça n'est pas
27:13les sondages me mettent devant
27:14maintenant écrasez-vous
27:15ça ne marche pas comme ça
27:16l'union fera-t-elle la force
27:17ou la lune
27:18on aura l'occasion d'en parler
27:19c'est juste en forme
27:20pour les formules
27:20la force ou la lune
27:22de toute façon l'union
27:23la gauche ne peut gagner
27:24que dans l'union
27:25merci la renseigne
27:26elle est en forme aussi
27:27carrément
27:27non mais la gauche
27:28ne peut gagner que dans l'union
27:29merci Arthur Bédard
Commentaires