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  • il y a 3 semaines
Ce jeudi 10 septembre, retrouvez le replay de French Tech présenté par Anthony Morel sur BFM Business

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Transcription
00:00Bonjour Paul Lasser. Bonjour Mme Boucher.
00:02Vous avez annoncé à l'occasion du Sommet Spatial International de Paris l'assignateur d'un contrat d'un milliard
00:07de dollars
00:07avec la société Emirati Marlon Space pour le lancement de 50 satellites dotés d'IA embarqués.
00:14C'est la plus grande infrastructure satellitaire mondiale alimentée par l'IA.
00:17C'est quoi l'offre que vous proposez précisément ?
00:20Mme Boucher, avant de répondre à votre question, peut-être un petit mot pour nos auditeurs sur l'offre d
00:25'Orbital,
00:25Société Spatiale Internationale qui compte plus de 300 collaborateurs cofondés par des Français en 2017
00:35avec un fort ancrage à Toulouse qui est notre siège européen.
00:40Et ce qu'on fait c'est vraiment démocratiser le satellite.
00:43Donc on permet à nos clients civils et gouvernementaux de venir faire voler sur des satellites standardisés
00:49leurs caméras, leurs radars ou leurs logiciels.
00:53Donc vous avez raison, on est effectivement une boîte d'infrastructures.
00:56Mais c'est mieux d'avoir de l'IA embarquée que d'avoir de l'IA au sol ?
00:59Alors je vais y venir.
01:01Cette annonce hier, c'est effectivement un investissement d'un milliard
01:04dans la première constellation de satellites intelligents.
01:09Donc il s'agit d'une cinquantaine de satellites dotés d'IA avec Marlon Space,
01:14projet porté donc avec Marlon Space, Loft Orbital et Mistral pour la partie IA embarquée dans le satellite.
01:19Alors ça veut dire quoi ?
01:20Qu'est-ce que ça permet en fait ?
01:22Ce que ça veut dire en fait, c'est d'avoir des satellites très réactifs.
01:26En fait, contrairement à ce qu'on voit dans les films aujourd'hui,
01:29pour les satellites d'observation de la Terre,
01:31on ne peut pas regarder en direct ce que voit le satellite.
01:36Donc si vous envoyez votre satellite prendre des photos au-dessus du détroit d'Hormuz,
01:39il faut attendre, c'est des très grosses photos, des gros fichiers,
01:43il faut attendre que le satellite vole au-dessus d'une station au sol,
01:45où il a une connexion pour télécharger si vous voulez ces fichiers,
01:48et vous les recevez à Terre, vous les analysez.
01:50Ça prend quelques heures.
01:51Donc pour beaucoup de cas d'application, quelques heures, c'est trop long.
01:56Là, ce sera instantané ?
01:57Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on a un peu changé ce process en mettant directement suffisamment
02:00de puissance de calcul près du capteur avec des modèles d'IA,
02:04si bien que le satellite maintenant analyse cette information
02:07et envoie l'alerte sur votre téléphone en temps réel.
02:09Donc c'est un lanceur d'alerte, un lanceur d'alerte, un capteur en direct ?
02:12Exactement, un feu de forêt qui se déclare, vous allez voir,
02:16peut-être sur votre caméra thermique, un point chaud, de la fumée,
02:19le modèle va voir une position, une heure, un risque,
02:22peut-être une petite photo compressée du risque d'incendie,
02:25et l'envoyer à votre service d'alerte.
02:27Donc la détection en temps réel, on pourrait imaginer un monde
02:30où les pompiers vont être prévenus par ces satellites intelligents
02:33qu'il y a un début d'incendie, et ils peuvent intervenir beaucoup plus rapidement
02:35que s'il y a une alerte humaine en fait.
02:37Vous construisez des satellites intelligents,
02:39ou vous voulez faire du satellite, en fait, le nouveau data center de l'espace ?
02:44Alors, la vertu, madame Boucher, du data center dans l'espace,
02:47c'est que ça nous permet de parler de ce qu'on fait,
02:49mais c'est vraiment pas la même chose.
02:50On n'essaye pas de reproduire l'infrastructure terrestre dans l'espace.
02:54Ce que veut faire Elon Musk, par exemple.
02:55Ce que veut faire Elon Musk.
02:55Alors, je pense qu'il y a un calcul économique
02:59qui sera peut-être prouvé dans 10 ans ou plus, mais pas encore.
03:02Ce qu'on fait aujourd'hui, ça marche, on l'a testé depuis 2 ou 3 ans,
03:04on a fait voler des larges modèles visuels avec la NASA sur nos satellites,
03:10et ça fonctionne très bien dès aujourd'hui.
03:12C'est quoi votre part de marché dans la défense aujourd'hui ?
03:14Écoutez, on est vraiment une boîte à usage dual,
03:18ce qui est un peu la norme dans le spatial.
03:20Donc aujourd'hui, on est à peu près équilibré entre cas d'usage civil,
03:23notre plus gros client, et Earth Daily au Canada,
03:25qui fait de l'analyse d'agriculture.
03:26Mais effectivement, pour des usages de défense et de sécurité,
03:30avoir une alerte en temps réel depuis l'orbite, ça a beaucoup d'applications.
03:33Et c'est quoi les cas d'application, justement ?
03:34Parce que c'est vrai qu'on a parlé des incendies,
03:36mais là, en ce moment, vous parliez du détroit d'Hormouz,
03:38ça va être quoi ?
03:39C'est de la surveillance en temps réel pour faire remonter un certain nombre d'éléments ?
03:43Je ne sais pas, vous pouvez détecter des missiles, des drones, par exemple, en temps réel ?
03:46Effectivement, c'est toute la gamme pour le temps réel.
03:49On a parlé des feux de forêt,
03:50ça peut être une fuite de méthane sur un long pipeline dans des grandes zones,
03:56ça peut être de la pollution maritime en mer, par exemple,
03:58et pour les usages militaires, aider à protéger les populations contre des attaques de missiles
04:03ou aider, par exemple, à la détection de trafics illicites.
04:07C'est prévu quand le premier lancement ?
04:09Le premier lancement a lieu début octobre.
04:14C'est imminent.
04:15Oui, c'est imminent.
04:16Donc, les dix premiers satellites sont en production actuellement dans notre usine à Abu Dhabi,
04:23avec notre joint venture Orbitworks,
04:26et effectivement, premier lancement début octobre.
04:28Donc, c'est une capacité opérationnelle pour la France, l'Europe et les Émirats arabes unis dès 2027.
04:33On n'a pas précisé que c'était avec Mistral.
04:35Si, vous l'avez dit au début.
04:36Mistral fait partie de cette initiative,
04:38et effectivement, va déployer ces modèles dans nos satellites
04:41et nous aider à vraiment créer la première place de marché sur cette infrastructure spatiale
04:46pour que des tiers puissent venir, comme sur votre nouvel iPhone,
04:52dans un App Store spatial, déployer leur application.
04:55Vous, vous êtes une entreprise franco-américaine.
04:56Là, il y a un accord avec Abu Dhabi.
04:58À qui elle va appartenir, cette technologie ?
05:01Parce que la question de la souveraineté, elle est très importante.
05:04Alors, c'est une constellation française,
05:06donc immatriculée en France de droit français.
05:08Et c'est effectivement un partenariat franco-américain
05:12qui est vraiment mutuellement bénéfique.
05:15Parce que, hier, le docteur Amdoula Mohib
05:19parlait de la tentation qu'il avait eue d'aller vers la Chine,
05:22qui avait des offres peut-être moins chères, plus généreuses
05:24sur le partage de propriétés intellectuelles.
05:27Et ce partenaire a reconnu l'expertise française,
05:30les décennies d'expériences dans le spatial.
05:33Donc, on apporte la technologie, l'écosystème.
05:35On est un des meilleurs écosystèmes spatiaux du monde en France.
05:39Et les Émirats apportent la profondeur d'investissement
05:42et la capacité industrielle.
05:43Merci, Paul Lacer, d'avoir été avec nous ce matin
05:45dans la matinale de BFM Business.
05:47On vous retrouve, bien sûr, cette interview en replay et en podcast.

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