- il y a 4 semaines
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00:09Générique
00:10...
00:18Bonsoir, merci de choisir Médian TV pour vous informer.
00:21Voici les titres de votre journal.
00:23Au Maroc, le Compte à rebourir lancé.
00:25La campagne électorale pour les législatives du 23 septembre démarre ce jeudi.
00:29Une campagne bien incadrée par des dispositions réglementaires.
00:33On en parle dans un Est.
00:37L'Iran continue d'activer sa machine de guerre.
00:39Aujourd'hui, Téhéran a visé plusieurs navires dans le Golfe.
00:42Ce qui fait encore flamber les cours du pétrole.
00:46Depuis, il y a la Norvège qui a fait ses adieux au roi Al-V.
00:50Grand-père de la nation des autres sept.
00:52A son image ouverte et rassembleuse,
00:54quelques 41 personnes ont assisté à la procession funéraire.
01:03Au Maroc, 14 jours nous séparent des législatives.
01:07Tout de suite, ouvrons notre chapitre consacré à ces élections.
01:17Et dans le royaume, les partis politiques sont dans les starting blocks.
01:21Le camp à rebours, je vous le disais, est lancé.
01:24La campagne électorale démarre ce jeudi.
01:26Et les candidats vont rivaliser de stratégies et de programmes bien peaufinés
01:30pour courtiser les voix des électeurs.
01:33Une campagne encadrée par des dispositions réglementaires
01:36et des mesures dissuasives visant à assurer la transparence et l'intégrité du scrutin.
01:42Ce dispositif régit tous les volets de la campagne électorale,
01:46qu'il s'agisse des moyens mobilisés, des lieux ou des modalités de son déroulement
01:51afin de garantir la bonne marche de la compétition électorale
01:54et le respect de la liberté de vote.
02:03Après la clôture hier du dépôt électronique,
02:06les candidats à ces élections avaient aujourd'hui jusqu'à midi
02:09pour présenter l'original des dossiers de candidature
02:12auprès de l'autorité en charge de les recevoir.
02:15Et maintenant, tous les regards sont donc tournés vers la campagne électorale
02:19qui, je vous le rappelle, démarre ce jeudi.
02:23Une chose est de battre campagne, une autre est de savoir pourquoi on a été élu.
02:28Quel est le rôle d'un député au Parlement marocain ?
02:31La réponse est avec Salma Saleh.
02:34Le 23 septembre, 395 députés seront élus pour 5 ans.
02:39Une fois élus, leur mission commence réellement au Parlement.
02:42Le député participe d'abord à l'élaboration des lois.
02:45Il examine les textes, peut déposer des propositions de loi,
02:49présenter des amendements et voter en séance.
02:52Mais son rôle ne s'arrête pas à la législation
02:55parce qu'il doit aussi contrôler l'action du gouvernement.
02:58Pour cela, les députés peuvent s'adresser aux ministres
03:01via des questions orales ou écrites.
03:03Ils peuvent également demander des explications
03:06et suivre l'action menée dans différents secteurs.
03:08La Constitution réserve d'ailleurs chaque semaine
03:11une séance de questions au gouvernement.
03:13Une grande partie du travail se déroule aussi en commission
03:16où les députés étudient les textes
03:18et travaillent sur des sujets précis
03:20comme les finances de l'État, l'éducation, la santé, la justice
03:24ou encore les affaires étrangères.
03:26Ils participent aussi à l'évaluation des politiques publiques.
03:30La Constitution résume donc leur mission
03:32autour de trois fonctions.
03:34Voter les lois, contrôler l'action du gouvernement
03:38et évaluer les politiques publiques.
03:47Dans le reste de la QLT, il y a les jours qui se suivent
03:50et se ressemblent au Moyen-Orient
03:52où les armes continuent de tonner.
03:53Dans la région du Golfe, plusieurs navires ont été visés par des tirs.
03:57C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui l'Agence maritime britannique.
04:00Un peu plus tôt, l'Iran avait annoncé avoir pris pour cible
04:04une vingtaine de bateaux tentant d'emprunter le détroit d'Hormuz.
04:12Un champ de bataille dans le détroit d'Hormuz.
04:14L'armée iranienne annonce avoir ciblé plusieurs navires dans la zone.
04:18Deux bateaux américains, huit pétroliers et une dizaine d'autres navires.
04:23Aujourd'hui, Téhéran a lancé une salve de missiles en Jordanie
04:26sur la base militaire américaine d'Al-Azraq.
04:28Selon l'armée jordanienne, 20 missiles iraniens ont été tirés
04:31dont 18 interceptés.
04:33Les deux autres seraient tombés dans des zones inhabitées.
04:35Les offensives ne sont pas finies.
04:37Les gardiens de la révolution veulent s'en prendre à des tankers au Koweït et à Bahreïn.
04:41Téhéran a ordonné aux équipages de quitter les navires au plus vite.
04:46Le Pentagone annonce avoir détruit 5 tankers iraniens dans la région du Golfe.
04:50Aucun calme n'est à prévoir dans le conflit.
04:52Marco Rubio est clair.
04:53Les Etats-Unis rendront coup pour coup.
04:56Les choses sont assez simples.
04:57L'Iran continue d'essayer de frapper des navires de guerre américains
05:00et à chaque fois qu'ils le feront ou qu'ils essaieront de le faire,
05:03on s'en prendra à leur pétrolier.
05:04Vous allez voir ça très prochainement.
05:07Le gouvernement américain va même plus loin.
05:10Désormais c'est tout le secteur aérien de l'Iran qui est sous sanction.
05:13Les principales compagnies aériennes de l'Iran,
05:15Man Air et Iron Air, faisaient déjà l'objet de sanctions.
05:18Elles sont rejointes par 27 transporteurs opérant à l'échelle locale ou régionale.
05:22L'administration américaine a aussi décidé de suspendre des dérogations relatives aux transports aériens.
05:27Par exemple, celles permettant à des compagnies non américaines
05:29de faire voler des avions de fabrication américaine en Iran.
05:32Mais Téhéran campe sur ces positions.
05:34Le gouvernement iranien réaffirme qu'il n'y aura pas de retour au régime de libre navigation dans le détroit
05:39d'Hormuz.
05:40Les Iraniens continuent les discussions avec Oman.
05:42Sans les Etats-Unis, la diplomatie iranienne fait état de progrès significatif avec Mascate.
05:47Il prévoit d'établir un couloir permanent et de définir la future gestion du détroit.
05:52Alors que l'escalade se poursuit au Moyen-Orient,
05:55le Premier ministre israélien prédit encore la chute du régime iranien.
05:59Il reste encore du travail à accomplir.
06:01La tâche principale est de faire tomber le régime terroriste en Iran.
06:05Nous en sommes très proches, a déclaré Benjamin Netanyahou lors d'une rare visite à des soldats israéliens déployés en
06:12Syrie.
06:13À ses côtés, il y avait son ministre de la Défense, Israël Katz.
06:20Justement, Israël Katz, lors de cette visite, a réaffirmé que les troupes israéliennes resteraient en Syrie.
06:26Nous sommes ici pour envoyer un message très fort au président de la Syrie,
06:30qui est à 35 kilomètres de là, dans son palais à Damas.
06:34Nous sommes ici sur le mont Hermon.
06:36Nous sommes dans la zone de sécurité et nous n'en bougerons pas, a fait savoir Israël Katz.
06:45Il n'existe aucun plan pour expulser des Palestiniens de la bande de Gaza.
06:50Ce sont les mots de l'ambassadeur américain en Israël.
06:53Mike Okami, qui répondait aux questions de journalistes lors de sa visite en Cisjordanie occupée,
06:58sa sortie intervient, dans un contexte en tout cas où des ministres israéliens ont appelé à vider Gaza de ses
07:042 millions d'habitants
07:05et à les transférer à l'étranger.
07:11Les rebelles outils du Yémen, soutenus par l'Iran, ont fait état aujourd'hui de plus de 30 frappes saoudiennes
07:16dans plusieurs régions du pays.
07:18C'est au lendemain d'une attaque d'ampleur contre l'Arabie saoudite ayant fait plusieurs dizaines de blessés.
07:25Ce sont les secteurs des gouvernorats de Marib, d'Al-Jauf, de Taïz et d'Eida
07:31qui ont été ciblés selon la chaîne de télévision Al-Masira pour leur pas de commentaire du côté de Riyad.
07:39On poursuit cette édition avec la Norvège qui a fait ses adieux aujourd'hui au roi Adal V.
07:45Il repose désormais dans le château d'Akalsios à Oslo, des obsèques auxquels le chef du gouvernement,
07:53Azza Khanouch, a représenté Sa Majesté le roi Mohamed VI.
07:56Plusieurs autres personnalités y ont pris part.
07:58C'est le cas de Vladimir Zelensky et du prince William.
08:02Le cercueil du roi Aral a été transporté sur un affût de canons suivi à pied par son fils et
08:11successeur,
08:11le WICON 8 ainsi que par les souverains suédois et danois au son de la marche funèbre de Chopin.
08:22Les conclusions du dernier rapport du programme international pour le suivi des acquis des élèves pour le Maroc sont inquiétants.
08:28Selon ce rapport établi par l'OCDE, les performances des collégiens marocains ont reculé en science, en mathématiques et en
08:36lecture par rapport à 2022.
08:38Que nous révèlent ces chiffres ? La réponse est avec Dina Brini.
08:42Neuf collégiens sur dix n'atteignent pas le niveau minimal en lecture et seuls 16% maîtrisent la base des
08:49mathématiques.
08:50Le constat est une nouvelle fois préoccupant pour l'école marocaine.
08:54Les résultats de l'enquête internationale PISA 2025 montrent un recul des performances des élèves marocains de 15 ans,
09:02notamment en lecture et en mathématiques.
09:04En lecture, le Maroc a enregistré une baisse de 18 points par rapport à 2022.
09:10En mathématiques, le score passe de 365 à 355 points, soit 10 points de moins.
09:17En science, un recul moins important de 7 points par rapport à 2022.
09:22Au-delà des scores, c'est surtout le faible nombre d'élèves atteignant le niveau minimal de compétence qui interpelle.
09:29A l'inverse, près de trois quarts des élèves se situent sous ce seuil dans les trois matières à la
09:35fois.
09:35L'écart avec les pays de l'OCDE reste également considérable.
09:40Le Maroc accuse un retard de 140 points en lecture et de plus de 100 points dans les deux autres
09:46disciplines.
09:46Mais ces résultats doivent être replacés dans leur contexte.
09:50Le recul est également observé à l'échelle internationale.
09:54Par ailleurs, le nombre de jeunes de 15 ans scolarisés au Maroc a progressé de plus de 30% entre
10:012018 et 2025.
10:03Cette hausse signifie que davantage de jeunes, notamment issus de milieux plus fragiles, sont désormais pris en compte dans l
10:11'évaluation.
10:11Le ministère de l'Éducation a rapidement réagi à ces données,
10:15soulignant que ces résultats de l'édition 2025 reflètent essentiellement le niveau des apprentissages et des compétences
10:22acquis par ses élèves dans le cadre de l'ancien modèle éducatif
10:26et ne prennent pas en compte la réforme introduite par les écoles pionnières.
10:30Pour l'heure, le diagnostic reste donc celui d'un système confronté à d'importantes difficultés
10:37dans l'acquisition des fondamentaux.
10:39Des difficultés que la réforme éducative actuelle entend précisément traiter dès les premières années de scolarité.
10:49A présent, place à l'invité de Soirinfo.
11:01Au Maroc, le SMIC à 5 000 dirhams nets s'impose dans le débat électoral à l'approche des législatives.
11:06Si pour les salariés, l'enjeu est celui du pouvoir d'achat et de l'amélioration des revenus,
11:11pour le patronat, notamment la CGM, une hausse aussi importante ne peut être envisagée
11:17sans tenir compte de la capacité des entreprises à l'absorber.
11:21Alors, 5 000 dirhams de SMIC, ambition sociale légitime ou objectif difficilement soutenable pour l'économie marocaine
11:27pour tenter de répondre à cette question, mais également à d'autres.
11:31Nous avons le plaisir d'être avec Adil Zaidi, qui est le président de la Fédération de l'Automobile au
11:38sein de la CGM,
11:39qui va nous livrer la position du patronat marocain.
11:42Adil Zaidi, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
11:49Bonjour, vous m'entendez ?
11:51Oui, je vous entends. Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
11:56Merci, c'est un plaisir.
11:58Alors, je le disais, à J-14 des élections législatives au Maroc,
12:02les partis politiques rivalisent de promesses.
12:05Le RNI et le PAM souhaitent faire passer le SMIC net de 3 200 dirhams à 5 000 dirhams.
12:12Adil Zaidi, certains parlent de surenchère politique, vous le pensez aussi ?
12:18Écoutez, avant de répondre à votre question très directement,
12:21je voudrais aussi peut-être expliquer, quand on parle du SMIC,
12:26parce que très souvent quand on parle du SMIC, on parle d'un chiffre,
12:29mais le SMIC a une définition.
12:32Cette définition est dans le Code du travail.
12:36Et c'est intéressant de voir que dans la définition, le rôle du SMIC, c'est d'assurer aux salariés
12:44disposant de revenus limités,
12:46un pouvoir d'achat qui leur permet de suivre l'évolution du niveau des prix.
12:50Mais il s'inscrit également dans le développement économique et social et dans l'évolution de l'entreprise.
12:57Et moi, je trouve que cette définition est intéressante parce qu'elle parle à la fois de progrès social
13:02et de réalité économique de l'entreprise.
13:06Et donc, il ne faut pas les opposer.
13:08D'ailleurs, je voudrais aussi préciser que le SMIC est un salaire minimum légal,
13:15mais qu'au niveau de la plupart des entreprises et de beaucoup de secteurs,
13:20et le niveau des rémunérations, heureusement, se développe largement au-dessus du SMIC
13:26et en fonction de la compétitivité.
13:29Mais aujourd'hui, est-ce que ce SMIC, dans la définition que vous donnez du SMIC dans la première partie,
13:37est-ce que ce SMIC permet réellement à l'employé de vivre dignement aujourd'hui ?
13:41En fonction notamment de la conjoncture ?
13:45Écoutez, comme je vous l'ai dit, selon la définition, le SMIC est le minimum légal.
13:51Ce n'est pas le salaire qui est distribué à tout le monde.
13:53Aujourd'hui, il est vrai que si on voit les chiffres, globalement,
13:57ça touche environ 40 à 42 % des salariés,
14:01mais donc, disons, 58 % sont au-dessus du SMIC.
14:06Et c'est aussi un marqueur.
14:08C'est un marqueur pour le minimum.
14:10C'est un marqueur aussi par rapport à l'ensemble des grilles des salaires.
14:15C'est un marqueur pour moi, pour déterminer un peu le niveau de valeur ajoutée qu'on veut au Maroc.
14:22Et je crois que quand on parle de cette question du SMIC,
14:27ça nous donne l'opportunité d'ouvrir un chantier beaucoup plus vaste,
14:31parce que le SMIC ou le niveau de rémunération n'est qu'un des facteurs dans la chaîne de production.
14:40Et c'est qu'une composante du coût, disons, pour l'entreprise.
14:45Par contre, nous avons un ensemble d'autres facteurs qui sont là
14:50et qui font que la compétitivité de l'entreprise marocaine
14:53et de la plateforme industrielle marocaine peut être viable
14:57et permettre, et le développement, et de garder, et de faire développer les emplois.
15:03D'ailleurs, à ce niveau-là, je vais vous dire, au niveau de la CGM,
15:08la position institutionnelle de la CGM était clairement exprimée par son président,
15:13M. Meditesi, qui dit que nous souhaitons effectivement améliorer le pouvoir d'achat
15:19de nos salariés et du citoyen, mais nous devons également et en même temps
15:24préserver l'emploi et la compétitivité.
15:27Et il a également rappelé que plusieurs secteurs fortement créateurs d'emplois,
15:31notamment le textile, l'automobile, l'off-shoring,
15:34reposent encore en partie sur une compétitivité par les coûts.
15:38Et c'est là où je vais vous dire, par les coûts, de manière globale.
15:42Alors, nous avons aujourd'hui une ambition politique qui s'est exprimée
15:48et se considère que c'est une ambition politique et sociale qui fixe un cap,
15:55celui d'une amélioration significative du revenu du travail,
15:58mais il faudra trouver un certain équilibre.
16:02Et comme le dit le Code du travail, le SMIC, la fixation du SMIC,
16:06se fait après, dans le cadre du dialogue social,
16:10après négociation et concertation avec les partenaires sociaux
16:13pour arriver à garder l'équilibre.
16:16L'équilibre, c'est entre le revenu, entre le coût,
16:21et la compétitivité, c'est-à-dire tous les autres facteurs.
16:25Et c'est là où nous aurons à discuter.
16:28D'ailleurs, nous avons encore à voir,
16:31parce qu'il y a cette ambition et ce cap,
16:34mais surtout, on doit connaître quelles sont les mesures qui accompagnent,
16:38le calendrier, comment ça va se passer.
16:41Justement, en parlant de calendrier,
16:42l'idée de faire passer le SMIC de 3200 à 5000,
16:47vous n'êtes pas contre, mais selon vous, il y a des préalables.
16:51Alors, le problème, il ne réside pas dans le montant, selon vous,
16:56ou bien c'est plutôt dans le rythme auquel cette revalorisation doit être mise en œuvre ?
17:02Il réside surtout dans une approche globale,
17:06c'est-à-dire qu'on est en train de considérer l'entreprise marocaine
17:10et la plateforme marocaine dans sa globalité.
17:15Je vais vous donner un exemple.
17:17Si vous prenez au niveau industriel,
17:19on parle de 5000 dirhams du SMIC,
17:22mais un industriel ne regarde pas le salaire mensuel,
17:25il regarde le salaire horaire.
17:27À partir du salaire horaire, si vous prenez aujourd'hui,
17:30vous êtes à 1792 le SMIC légal aujourd'hui de l'heure,
17:34mais ce n'est pas 1792.
17:36Il y a 1792, s'ajoutent les charges sociales,
17:38s'ajoutent les différents éléments qui composent le coût,
17:43s'ajoutent les congés, s'ajoutent les jours fériés, etc.
17:46Ça donne un prix supérieur.
17:49Et en plus, vous avez tout l'environnement du travail qui est là,
17:54qui fait que par la suite, nous avons une sortie de l'heure d'usine
17:57et qui est à un certain prix.
17:59Et c'est ce prix-là qui est comparé au niveau mondial,
18:03parce que nous sommes dans une compétition mondiale,
18:06qui est comparé au niveau mondial pour pouvoir juger la plateforme marocaine.
18:11Aujourd'hui, je suis président de la Fédération d'automobiles.
18:15Ça nous a permis de passer, durant les douze dernières années,
18:22du low cost au best cost.
18:24Et aujourd'hui, on essaie même, dans certains segments,
18:27d'aller vers le high quality cost.
18:29Et effectivement, chaque fois qu'on monte en gamme,
18:31chaque fois qu'on monte en compétence,
18:34les salaires sont meilleurs.
18:37Là, vous me parlez de l'entreprise qui monte en gamme,
18:41mais pas du salarié.
18:43Et dans ce contexte actuel, je parle encore de ça,
18:47est-ce qu'une revalorisation importante du SMIC,
18:50est-ce qu'elle n'est pas, on va dire, plus que nécessaire
18:53pour permettre aux salariés de préserver leur pouvoir d'achat,
18:57de pouvoir vivre dignement aujourd'hui ?
19:01Nous sommes pour toute amélioration du pouvoir d'achat
19:05et toute amélioration des revenus pour nos travailleurs.
19:09Et c'est pour ça qu'en dehors du SMIC,
19:12c'est ce que je voudrais qu'on comprenne.
19:14C'est que dans toutes les entreprises, dans toutes les branches,
19:17il y a des conventions collectives,
19:20il y a des négociations salariales tous les ans,
19:23il y a une gestion des ressources humaines.
19:26Et quand on rentre dans le détail,
19:27heureusement d'ailleurs, l'évolution des salaires
19:31anticipe largement la montée du SMIC,
19:34le SMIC restant un marqueur,
19:36et un marqueur des fois psychologique.
19:38Mais nous, on ne refuse pas la discussion,
19:41on veut simplement que ce soit dans le cadre,
19:44comme le dit la loi, du dialogue social,
19:47de l'évolution, de la discussion avec les partenaires sociaux,
19:50et bien entendu, voir comment on construit ensemble
19:53quelque chose qui est précieux,
19:55c'est la soutenabilité de l'économie marocaine
19:59et l'industrie marocaine.
20:02Et aujourd'hui, est-ce que c'est possible aujourd'hui
20:05d'avoir des salaires plus élevés et davantage d'emplois ?
20:09Ou faut-il nécessairement trouver, on va dire,
20:12un équilibre entre les deux ?
20:14Je pense qu'on ne peut pas faire une opposition
20:17entre salaire et emploi directement.
20:21C'est plutôt une comparaison et un challenge
20:25entre le coût global pour l'entreprise
20:28et le salaire.
20:29Et le salaire est un des composants de ce coût global.
20:35Alors, bien entendu, il faut aussi faire la différenciation.
20:40Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
20:45Nous avons plusieurs segments,
20:47nous avons plusieurs activités.
20:48Il y a des activités qui sont beaucoup plus sensibles
20:51à l'évolution de la main-d'œuvre
20:55parce que c'est directement lié non plus à l'heure,
20:58mais à la minute, voire à la seconde du coût.
21:02Et il y en a d'autres qui sont un peu moins.
21:05Je pense qu'intelligemment,
21:06dans le cadre des dialogues sociaux,
21:08nous arrivons à surmonter
21:10et à faire en sorte que ça avance.
21:12Maintenant, quelles que soient les discussions
21:16que nous aurons,
21:16on pose sur la table les différents composants,
21:19on analyse comment faire pour arriver
21:22à faire en sorte que l'équilibre soit atteint.
21:24Le but, encore une fois,
21:27vous savez, aujourd'hui,
21:30ce n'est pas d'avoir une ambition
21:35de rester compétitif par les bas salaires.
21:38Au contraire, il faut qu'on puisse développer
21:41davantage les compétences et payer davantage
21:43pour avoir plus de valeur ajoutée.
21:45D'ailleurs, nous l'avons montré,
21:46durant les cinq dernières années,
21:49il y a eu des augmentations successives du SMIC
21:52qui ont atteint 21 % entre 2021 et 2026,
21:58alors qu'en même temps,
22:00la compétitivité,
22:03la productivité n'a augmenté que de 7 %.
22:06Donc, il y a eu un effet rattrapage,
22:09et c'est normal,
22:10et le patronat a joué le jeu.
22:13Maintenant, qu'il y ait un effet rattrapage,
22:16c'est bien,
22:16il ne faut pas qu'il y ait un effet décrochage.
22:19Et ça, c'est notre responsabilité,
22:21aussi bien aux partenaires sociaux
22:23qui représentent les salariés et les syndicats,
22:25que l'État, que nous-mêmes,
22:27de tout mettre sur la table pour réussir l'équation.
22:31En tout cas, la CGM ne cesse d'insister
22:34sur les gains de productivité.
22:38Donc, c'est une condition indispensable,
22:40n'est-ce pas, pour vous,
22:42pour rendre une hausse du SMIC durable ?
22:46Effectivement, pour tout le monde.
22:47Vous savez, c'est les gains de productivité
22:50qui permettent d'un côté,
22:52de toute manière,
22:53quand il y a un décalage,
22:55comme vous le voyez,
22:55c'est ce qu'on pense dans le cadre des discussions.
22:58Mais ensuite,
22:59quand vous arrivez à un moment donné
23:01à équilibrer la balance,
23:04il faut avoir un gain de productivité,
23:06un gain de compétitivité
23:07pour pouvoir donner des salaires
23:10et des rémunérations.
23:12Et cette création de richesses
23:13doit être redistribuée,
23:15c'est normal,
23:16mais il faut la créer,
23:17il faut la maintenir.
23:19Et ça, c'est ce qui est important.
23:21Et c'est pour ça que nous...
23:23Quels sont aujourd'hui les principaux leviers
23:25pour améliorer cette productivité ?
23:30Alors, les leviers,
23:32on en discute souvent avec le gouvernement
23:35et nous avons même fait un livre blanc
23:37sur la compétitivité
23:38que nous avons adressé au gouvernement.
23:41Je ne vais pas vous faire la punition
23:44de vous citer les 350 mesures.
23:47Maintenant, aujourd'hui,
23:49nous avons des points
23:50qui nous semblent essentiels.
23:52Vous avez tout ce qui concerne
23:54les zones industrielles,
23:59l'accès au français industriel.
24:01Vous avez tout ce qui concerne
24:03la législation du travail
24:05et une certaine rigidité
24:06dans la législation du travail.
24:08Encore une fois,
24:09ce n'est pas de précariser,
24:11ce n'est pas d'être...
24:13c'est surtout d'harmoniser
24:15et de rendre notre législation
24:17plus en accord
24:18avec l'évolution du travail
24:21et de l'économie
24:22telle qu'elle est actuellement.
24:23Le monde a beaucoup changé,
24:24comme on le voit,
24:26et il faut qu'on soit en face
24:29dans ce cadre.
24:30Il y a un aspect important
24:33au niveau du financement
24:34pour tout ce qui est
24:35le financement du BFR
24:37et notamment le BFR industriel.
24:40Même Banque du Maghreb
24:41a relevé qu'aujourd'hui,
24:43l'industrie reçoit proportionnellement
24:45beaucoup moins de crédits
24:47qu'elle ne le recevait il y a 20 ans.
24:49Tout cela,
24:50il y a un ensemble de choses.
24:53Bien sûr,
24:53la formation pour les compétences,
24:55mais ça,
24:56c'est en train de beaucoup s'améliorer.
24:59Donc, il y a un ensemble de points
25:01qu'on met sur la table.
25:03Certains qui ont plus d'urgence
25:04que d'autres.
25:05Moi, je vous dis,
25:06le code du travail,
25:07l'accès au financement industriel
25:11soit parmi les choses
25:12les plus importantes
25:13que nous avons.
25:14Et il y a aussi le modèle
25:16qui est questionné.
25:18Est-ce que le Maroc doit
25:19aujourd'hui accélérer
25:21sa sortie d'un modèle
25:23reposant encore
25:24dans certains secteurs
25:25sur une main d'œuvre
25:26relativement peu coûteuse ?
25:29Nous ne sortirons de ce modèle
25:32qu'en améliorant nos compétences,
25:35qu'en améliorant notre environnement
25:37du travail
25:37et en devenant plus compétitif.
25:39Et en faisant,
25:40et ça nous amène à faire
25:41des productions
25:42de plus haute valeur ajoutée.
25:44Je vous ai donné l'exemple
25:45de l'automobile.
25:46On est parti au début
25:48sur une voiture low cost
25:51pour les marchés émergents.
25:53Nous avons atterri progressivement
25:56à être le premier vendeur
25:58de voitures en Europe
25:59avec le Renault Dacia.
26:03Je la cite
26:03parce que c'est une locomotive
26:05qui nous a beaucoup aidés.
26:07Je citerai l'autre locomotive
26:09qui est Stellantis.
26:10Nous leur devons beaucoup.
26:11Et aujourd'hui,
26:12nous voulons aller vers
26:14du high quality cost.
26:16Il faut savoir qu'aujourd'hui,
26:18certains locomotives
26:19sont en train de faire
26:20même de la conception,
26:21de la création au Maroc
26:23avec plus de 4 500 ingénieurs.
26:26Tout cela,
26:26c'est une montée en gamme.
26:27C'est un exemple.
26:29Nous devons aller
26:30dans tous les secteurs
26:31vers ce type d'exemple.
26:32Mais il faut qu'on aide.
26:33Premièrement,
26:34on ne peut pas faire de l'amalgame.
26:35On ne peut pas généraliser
26:37et considérer
26:38que tout le monde
26:38est à la même enseigne.
26:39Il faut traiter région par région,
26:41traiter secteur par secteur.
26:43Il faut très franchement,
26:45moi je vais vous dire,
26:46puisqu'on parle d'emploi,
26:48écouter les employeurs
26:49parce qu'en réalité,
26:50c'est eux qui signent
26:51les contrats de travail
26:52et c'est eux qui peuvent dire
26:54quelles sont les meilleures conditions
26:56pour qu'on puisse évoluer tous ensemble.
26:59Nous,
27:00nos ressources humaines,
27:02c'est une richesse.
27:03C'est une richesse importante
27:05et nous considérons nous-mêmes
27:06au niveau de la CGEM
27:07qu'aujourd'hui,
27:08nous devons encore plus,
27:11davantage mobiliser
27:12parce que quand on voit
27:13qu'il y a encore une population active
27:15qui n'est pas au travail,
27:18pour nous,
27:19c'est une richesse
27:19qui n'est pas exploitée.
27:20Donc, on peut aller
27:21encore plus loin.
27:22nous avons à travailler,
27:23à discuter
27:24dans le cadre du dialogue social
27:27et dans le cadre
27:27de nos relations
27:28pour faire en sorte
27:30de créer davantage de richesses.
27:32Aujourd'hui,
27:33à l'inverse,
27:34quel risque
27:34une hausse,
27:35on va dire,
27:36trop brutale
27:37de ce SMIC
27:39pourrait faire peser
27:40sur les entreprises
27:41aujourd'hui ?
27:43Très franchement,
27:44je ne crains pas
27:45une hausse trop brutale
27:46parce que je pense
27:47que nous avons vu
27:48que nous avons toujours réussi
27:50à discuter intelligemment
27:52en concertation
27:53et dans la conviction.
27:56Donc,
27:57la méthodologie
27:58qui est adoptée
28:00permet de ne pas tomber
28:01dans une rupture.
28:04Après,
28:05quel que soit,
28:06vous savez,
28:07la CGEM,
28:07ce n'est pas elle
28:08qui décide.
28:09La CGEM,
28:11elle est partenaire,
28:12elle est membre
28:13du dialogue social,
28:14elle donne,
28:15elle est force
28:15de proposition,
28:16mais après,
28:18nous,
28:18on analyse les données
28:22et tous les intrants
28:24et nous réagissons
28:26en fonction des intrants
28:27et nous faisons en sorte
28:28pour gagner les défis.
28:30C'est normal,
28:31c'est notre job
28:32de gagner les défis.
28:33Si je suis votre raisonnement,
28:35aujourd'hui,
28:35le débat sur le SMIC
28:36à 5 000 dirhams net
28:38pose une question
28:40qui dépasse largement
28:41celle du montant
28:42du salaire minimum.
28:44La question qui revient,
28:45c'est comment mieux
28:46rémunérer le travail
28:48sans fragiliser
28:49l'emploi
28:50et la compétitivité
28:51de l'économie marocaine.
28:52C'est bien cela ?
28:53Exactement,
28:55exactement.
28:55C'est une approche globale.
28:58Adil Zahidi,
28:58merci.
28:59Merci pour toutes ces précisions.
29:00Merci d'avoir répondu
29:01à nos questions.
29:02Merci à vous.
29:03On n'a pas invité.
29:06Soir Info
29:07se poursuit à présent.
29:08Place à l'essentiel
29:09de l'actualité sportive.
29:10C'est avec Anas Bacar.
29:19Bonjour à toutes et à tous,
29:20bienvenue sur Median TV
29:22pour votre tour
29:22de l'actualité sportive.
29:24L'international marocain
29:25Achraf Hakimi
29:26fait partie des 30 nommés
29:27pour le préciseux titre
29:28du Ballon d'Or
29:29comme dévoilé par France Football
29:30sur ses réseaux sociaux hier.
29:32Le latéral droit
29:33des Lyon de l'Atlas
29:33s'impose encore une fois
29:34parmi les meilleurs joueurs
29:36de la planète
29:36en remportant
29:37un nouveau doublé
29:38sous les couleurs
29:39du Paris Saint-Germain,
29:40Ligue 1,
29:40Ligue des Champions
29:41avant de soulever
29:42la Super Coupe d'Europe.
29:43Cet été,
29:44face à Aston Villa,
29:45hauteur de 4 buts
29:46et 17 passes décisives.
29:48Toute compétition confondue
29:49lors de la saison écoulée,
29:50Hakimi confirme sa place
29:51parmi les meilleurs défenseurs
29:53les plus impactants d'Europe.
29:54Un rôle
29:55qui le remplit également
29:56avec la sélection nationale
29:57dont il est désormais
29:58le capitaine,
29:58champion d'Afrique
29:59l'hiver dernier.
30:00Hakimi a également été
30:01l'un des cadres
30:02des Lyon de l'Atlas
30:02lors de leur parcours
30:03en Coupe du Monde
30:04en Amérique du Nord
30:05lors de laquelle
30:05le Maroc s'est tissé
30:06en quart de finale.
30:10Et aux côtés
30:10d'un chef Hakimi,
30:11neuf autres joueurs
30:12du Paris Saint-Germain
30:13sont présents
30:13dans la liste de finale
30:14dénommée pour le Ballon d'Or
30:16et parmi ses 10 Parisiens,
30:17un seul n'a pas remporté
30:18la Coupe aux Grandes Oreilles
30:20avec le club
30:20de la capitale française
30:21le printemps dernier.
30:22En la personne
30:22de Ferran Torres
30:23arrivée cet été
30:24en provenance du FC Barcelone
30:26après son but héroïque
30:27en finale de la Coupe du Monde
30:28avec l'Espagne.
30:29Le tenant du titre
30:29de cette prestigieuse distinction,
30:31le Français Ousmane Débélé
30:32est également bien présent.
30:33On retrouve également
30:34des habitués
30:35de cette liste
30:35tels que le Français
30:36Kylian Mbappé,
30:37les Anglais
30:37Jude Bellingham
30:38et Harry Kane,
30:39les Espagnols
30:39Laminiamal
30:40et Rodri
30:40ou encore le Brésilien
30:42Vénécius Junior.
30:43La belle surprise,
30:43c'est la présence
30:44du Mexique
30:44à Julien Quiniones,
30:46meilleur buteur
30:46de la Saoudi Pro League
30:47la saison passée
30:48et auteur de 4 buts
30:49lors du dernier mondial
30:50avec le Mexique.
30:53Et le Ballon d'Or,
30:54ce n'est pas que le Ballon d'Or
30:56puisque d'autres récompenses
30:57individuelles seront décernées
30:58lors de la cérémonie
30:59prévue au Palladium de Londres
31:01le 26 octobre prochain.
31:02A commencer par le trophée
31:03Yashin
31:04qui récompense
31:05le meilleur gardien de but
31:06de la saison.
31:07On y retrouve un Marocain
31:08Yassin Bounou,
31:09pilier de la sélection nationale
31:10et de son club
31:11Del Hillel
31:11tout comme Hakimi.
31:12Il se distingue
31:13avec son titre
31:14de champion d'Afrique
31:15ainsi qu'une coupe du monde
31:16remarquable outre-atlantique
31:17lors de laquelle
31:17il a su briller
31:18sur sa ligne
31:19pour garder les lions
31:20de l'Atlas
31:20dans leur match
31:21et se hisser
31:21jusqu'en quart de finale
31:23de la compétition.
31:24Bounou complète
31:25la liste dénommée
31:25du trophée Yashin
31:26aux côtés
31:27des trois Espagnols
31:28Ounaï Simon,
31:29David Raya
31:29et Johan Garcia.
31:31Le belge est Thibaut Courtois,
31:32le suisse Grégor Kobel,
31:33l'argentin Emiliano Martinez,
31:38Savonoff
31:38et le Cap-Verdien Vosigne
31:39et révélation
31:40du dernier mondial.
31:44Autre liste
31:45où on retrouve
31:45un international marocain,
31:47celle du trophée Copa
31:48du meilleur jeune joueur
31:49avec le nom
31:49d'Ayoub Bouadi.
31:50A seulement 18 ans,
31:52le néo-lion de l'Atlas
31:52s'impose déjà
31:53comme l'un des plus grands
31:54prospectes de sa génération.
31:56Une montée en puissance
31:57avec le LOSC
31:57la saison passée
31:58concrétisée cet été
31:59avec sa première Coupe du Monde
32:01en sélection nationale
32:02et son transfert
32:03à Manchester City
32:04contre 95 millions d'euros
32:05devenant par la même occasion
32:07le joueur marocain
32:08le plus cher de l'histoire.
32:10Et chez les Sky Blues,
32:11il a la lourde tâche
32:12de faire oublier Rodri.
32:13Parti au FC Barcelone
32:14quelques jours plus tôt
32:15à ses côtés
32:15dans la liste dénommée
32:16pour le trophée à Chine.
32:17On retrouve les Espagnols,
32:19la Minyaman,
32:19les Paoukou Barsi,
32:20l'Allemand,
32:20Lénard Karl,
32:21l'Algérien,
32:22Ibrahim Meza,
32:23le Suisse,
32:23Johan Manzambi,
32:25l'Ivoirien,
32:25Yann Jomande,
32:26le Bosnien,
32:26Kérim Ali Begovic
32:28et les Français,
32:29Yann Zairi Emery
32:30et Elie Croupy Jr.
32:34L'international marocain
32:35Hakim Ziyech
32:36est arrivé cette nuit
32:36à Rio de Janeiro
32:37pour s'engager
32:38avec le club brésilien
32:39de Botafogo.
32:40Le milieu offensif
32:41de 33 ans
32:41a été accueilli
32:42en vedette
32:43à l'aéroport international
32:44de Galeaon.
32:45Plusieurs centaines
32:45de supporters
32:46du club Carioca
32:47ont fait le déplacement
32:48pour accueillir
32:48le lion de l'Atlas
32:49avec des maillots
32:50et des fumigènes
32:50aux alentours de l'aéroport.
32:52Selon la presse spécialisée,
32:53il va signer un contrat
32:54de deux ans et demi,
32:55soit jusqu'en décembre 2028
32:56et au rapportage
32:57de permettre
32:57au club noir et blanc
32:58de finir la saison
32:59au-delà du ventre mou
33:00du championnat brésilien
33:01après l'eurodivisie.
33:03La première ligue,
33:03la super ligue
33:04ou encore la boute
33:04ou la prodéen,
33:05Hakim Ziyech
33:06va découvrir
33:06un nouveau championnat
33:07avec la Serie A
33:08Auri Verde.
33:11Le milieu de terrain marocain
33:12Sofjan Amrabata
33:13a annoncé son retrait
33:14de la sélection nationale
33:15dans un communiqué
33:16publié sur ses réseaux sociaux.
33:18Rens touré Instagram,
33:19le lion de l'Atlas
33:19a expliqué sa décision
33:20de ne plus vouloir porter
33:21le maillot de la sélection
33:22tant que Mohamed Ouabi
33:23est sélectionneur
33:24de l'équipe nationale,
33:25ajoutant qu'il s'agit
33:26d'un choix difficile pour lui
33:27qui a honoré
33:28les couleurs du Maroc
33:29à 78 reprises.
33:30Toujours dans ce communiqué,
33:31il ne souhaite pas dévoiler
33:32les raisons de ce retrait
33:33en respect pour la sélection
33:34mais affirme
33:35qu'il ne prend pas
33:36sa retraite internationale.
33:37Une décision
33:38qui confirme les tensions
33:39entre le sélectionneur
33:40des lions de l'Atlas
33:41et le nouveau joueur
33:42de l'Ajax Amsterdam
33:42en raison de son faible temps de jeu
33:44lors du dernier mondial
33:45dû à une forte concurrence
33:46au milieu de terrain.
33:50Le milieu de terrain marocain
33:51Adil Tsaalab
33:52a annoncé mettre un terme
33:53à sa carrière professionnelle
33:54à l'âge de 37 ans
33:55après l'ancien joueur
33:57passé par la Première Ligue,
33:58la Liga Portugaise,
33:59la Serie A
34:00ou encore les Émirats Arabes Unis
34:01a pris cette décision
34:02après 20 ans
34:03à fouler les pelouses
34:04entre son parcours en club
34:05et en sélection.
34:06Véritable technicien
34:07Tsaalab
34:07a laissé son empreinte
34:08du côté de l'Angleterre
34:09où il est devenu
34:10l'un des symboles
34:11du Joga Bonito
34:12durant son passage
34:12au Queen's Park Rangers
34:13par ses dribbles flamboyants
34:15et son flair balle aux pieds.
34:16En sélection,
34:17Adil Tsaalab
34:17a défendu le maillot
34:18des lions de l'Atlas
34:19à 30 reprises
34:20entre 2009 et 2022
34:21avec une participation
34:22à la Coupe d'Afrique
34:23des Nations
34:24en 2012.
34:27Le Real Madrid
34:28a entamé sa campagne
34:29de Ligue des Champions
34:30par une victoire
34:31peu convaincante
34:31à domicile
34:32face à l'interminant
34:33score final de Buzyn
34:34pour le compte
34:34de la première journée
34:35de la phase de Ligue.
34:36Sans briller
34:36au Santiago Bernabeu,
34:38les Meringueux
34:38ont su se montrer efficaces
34:39profitant de deux erreurs
34:41défensives des champions
34:42d'Italie
34:42pour faire trembler
34:43les filets.
34:44Une relance hasardeuse
34:45de la défense lombarde
34:45à la 14ème minute
34:46a permis à Kylian Mbappé
34:48de crucifier le portier
34:49espagnol Josep Martinez.
34:50Lui-même a été ensuite
34:52coupable d'une perte
34:52de balle évitable
34:53dans sa propre surface
34:54de but,
34:55laissant le loisir
34:55à Federico Valverde
34:56de marquer sur son pressing
34:589 minutes plus tard.
34:59Les Nerazzurri
35:00ont été récompensés
35:01de leurs efforts
35:02en seconde période
35:03avec le but de Carlos
35:04Augusto,
35:04malheureusement insuffisant
35:05pour recoller au score.
35:09Manchester City
35:10a également débuté
35:11sa campagne européenne
35:12par une victoire à guise
35:13sur la pelouse
35:13du FC Porto.
35:14Score final de but à 0,
35:15largement dominateur
35:16sur la pelouse du Dragaon.
35:17Les hommes d'Enzo Mareska
35:19ont attendu
35:19la seconde période
35:20pour concrétiser
35:21leur ascendance
35:22et l'attaquant norvégien
35:22à Erling Holland
35:23qui a tenu
35:24à gare tendue
35:25quelques secondes
35:25après le retour des vestiaires
35:26pour débloquer la marque
35:27de la tête
35:28sur un service
35:28de son nouveau compère argentin
35:30Enzo Fernandez.
35:31Le cyborg scandinave
35:32s'est offert son doublé
35:33dans le temps additionnel
35:34du second acte,
35:35cette fois du pied droit
35:36sur un service en retrait
35:37de Ryan Eitnulli
35:38pour mettre en terme
35:39aux espoirs portistas.
35:41Un nouveau succès
35:42a ajouté
35:42au début de campagne
35:43parfait en première ligue.
35:44Quatre victoires consécutives
35:47pour les citizens.
35:50Et dans les autres rencontres
35:51de la soirée d'hier,
35:52le Borussia Dortmund
35:52s'en est remis
35:54à son buteur
35:55gagneens et Rougirassi
35:56pour s'imposer
35:57face à Villarreal.
35:58Score final
35:583 buts à 2.
35:59L'ancien René
35:59a inscrit un doublé
36:01dans le dernier quart d'heure
36:02pour permettre au B4B
36:03de faire couler
36:04le sous-marin jaune.
36:05Le LOSC s'est incliné
36:06à domicile
36:06face au Real Madrid.
36:07Score final 3 buts à 2
36:08avec à noter un doublé
36:09du défenseur espagnol
36:10Marc Bartra
36:11et Quentin Mbappé
36:12a marqué avec le Real.
36:13L'autre, son cadet,
36:14Etan a écopé
36:15d'un rouge
36:15pour un geste d'humeur
36:16en seconde période.
36:17Plus tôt dans la soirée d'hier,
36:19Aston Villa,
36:19vainqueur de la Ligue Europale
36:20l'an passé,
36:21s'est imposé
36:21sur la pelouse du club Bruges.
36:23Score final 3 buts à 2
36:24et enfin,
36:24la EK Athènes
36:25n'a eu besoin
36:26que d'un petit but
36:26pour s'imposer
36:27face aux Autrichiens
36:28de Lask Lins.
36:29Score final 1 but à 0.
36:33La numéro 1 mondiale
36:34Arina Sabalenka
36:35a dû attendre
36:35le super tie-break
36:36hier soir
36:37pour venir à bout
36:37de la tchèque-line
36:38d'Anoskova
36:39et décrocher sa 6ème
36:40demi-finale consécutive
36:41à New York.
36:42La Bélarus,
36:43double tenante du titre
36:44à Flushing Meadows,
36:45s'est imposée en 3-7.
36:46Score final 7-6,
36:473-6,
36:487-6.
36:48La Balenka
36:49a entrevu
36:50une nouvelle désillusion
36:51en grand schlème
36:51qui lui aurait coûté
36:52sa place de numéro 1 mondial
36:53avant de profiter
36:54de la tension subie
36:55par Noskova
36:56pour revenir dans la partie.
36:57Les deux joueuses
36:58ont ensuite conservé
36:59leur service
36:59jusqu'au super tie-break
37:00dans lequel Sabalenka
37:01a surmonté
37:02un départ timide
37:03de 0 pour Noskova
37:04afin de l'emporter
37:05sur un ace
37:06au bout de 2h21 minutes
37:08de combat
37:08acharné sur le cours
37:09Arthur H.
37:10Sabalenka
37:11affrontera dans le dernier carré
37:12l'américaine
37:12et la numéro 3 mondiale
37:13Jessica Pegula,
37:14tombeuse de sa compatriote
37:16Emma Navarro
37:16en 3 manches.
37:17Score final 3-6,
37:186-4,
37:196-3.
37:27Et chez les âmes,
37:28l'Espagnol Carlos Alcalá
37:29a été éliminé ce matin
37:30par l'américain Ben Shelton
37:31en quart de finale
37:32de l'US Open.
37:33Score final en 5 manches
37:346-7,
37:356-1,
37:366-3,
37:361-6,
37:377-6.
37:37Le tenant du titre
37:38à Flash and Meadows
37:39faisait son retour
37:40à la compétition
37:40après 4 mois
37:41sans jouer
37:42en raison d'une blessure
37:43au poignet droit.
37:44La rencontre s'est éternisée.
37:46Il était déjà 3h30
37:48du matin
37:48cette nuit
37:49à New York
37:49lorsque Ben Shelton
37:50a conclu la partie
37:51en 4h31 minutes
37:53d'un ace
37:54pour rejoindre
37:54le dernier carré
37:55du grand chelem
37:56de la saison.
37:57Pour la deuxième fois
37:58de sa carrière
37:58à 23 ans
38:00pour une place en finale,
38:01Ben Shelton affrontera
38:02son compatriote
38:03français Schiaffo
38:03qui s'est sorti
38:04d'un match délicat
38:06face à un autre Américain,
38:08Alex Mikkelsen
38:09dans un match
38:09également conclu
38:10en 5 manches.
38:11Score final
38:125-7,
38:123-6,
38:137-5,
38:146-3,
38:157-6.
38:20Le circuit de golf
38:22livre à l'avenir
38:23très incertain
38:23après le retrait
38:24de son financier saoudien
38:25annoncé s'être placé
38:26sous la protection
38:27de la loi américaine
38:28sur les faillites.
38:29Une procédure
38:29qui donne au circuit
38:31la structure
38:31et le temps nécessaire
38:32pour entamer
38:33le prochain chapitre
38:34de Leaf Golf
38:34comme annoncé
38:35par le PDG
38:36Scott O'Neill
38:37dans un communiqué
38:38financé par l'Arabie Saoudi
38:39depuis son lancement
38:40en 2022
38:41pour concurrencer
38:42le PGA Tour
38:43avec des débauchages
38:44de stars
38:44comme Bryson Deschambault,
38:46Justin Johnson
38:47ou encore John Rahm.
38:48Le Leaf Golf
38:49a vu son avenir compromis
38:50après le retrait annoncé
38:51fin avril
38:52du Fonds public
38:52d'investissement saoudien
38:53après avoir injecté
38:555 milliards de dollars
38:56depuis 2022.
38:57le PIF va accorder
38:59près de 50 millions de dollars
39:01pour la procédure
39:02de faillite
39:02et de restructuration
39:03comme l'a précisé
39:04le Leaf
39:05dans son communiqué.
39:09Et un mot de cyclisme
39:10pour finir
39:11le britannique
39:11Matthew Brannan
39:13a remporté
39:13la 16ème étape
39:14du Tour d'Espagne
39:15qui reliait
39:15les villes de Cortagena
39:16et la Ravida
39:17après une journée
39:18de repos importante
39:19pour les organismes
39:20le coureur de Visma
39:21Lizabaic
39:22a signé
39:22sa 4ème victoire personnelle
39:24dans cette vuelta
39:25remportant cette étape
39:26grâce à l'aide
39:27de son compère belge
39:28Wout Van Aert
39:294 victoires d'étape
39:31dans une seule édition
39:32ça n'était jamais arrivé
39:33dans l'histoire
39:33de la Vuelta
39:34Brennan
39:35qui termine devant le français
39:36Brian Cocard
39:37de Kofidis
39:37et le belge
39:38Vito Brat
39:38d'Intermarché
39:39Wanti
39:39qui complète le podium
39:40au classement général
39:41rien ne change
39:42pour le détenteur
39:43du maillot rouge
39:43l'espagnol
39:44Enric Mas
39:45le coureur de Movistar
39:46qui est toujours leader
39:47devant l'autrichien
39:48de Decathlon CM
39:49ACGM
39:49Félix Gall
39:50et le bret
39:51le sloven
39:51de Red Bull Bora
39:52Hans Gore
39:53et Primoz Roglic
39:54prochaine étape
39:55la 17ème de cette Vuelta
39:57ce sera une course plate
39:58de 185 km
39:59entre les villes
40:00de Tosermanas
40:01et Séville
40:15Et c'est sur ce perf finish
40:17qu'on conclut ce tour
40:18de la Panette Sport
40:19merci à toutes et à tous
40:20de nous avoir suivis
40:20très bonne suite de programmes
40:21sur les antennes de Média en TV
40:24Et après le journal des sports
40:26place à l'invité culture
40:27avec Malien Pramnichi
40:28qui reçoit ce soir
40:29Nadia Sabri
40:30autrice
40:31et historienne de l'art
40:42Mesdames et messieurs
40:43bonsoir
40:43et bienvenue
40:44dans l'invité culture
40:46nous recevons ce soir
40:48Nadia Sabri
40:49qui est historienne de l'art
40:51qui est également
40:52commissaire d'exposition
40:53et autrice
40:54dans son livre
40:56Les femmes et l'art du Maghreb
40:59elle propose
40:59une traversée
41:00des captivantes
41:01du paysage artistique
41:02de la région
41:03des pionnaires
41:04trop longtemps restés
41:05dans l'ombre
41:06aux créatrices contemporaines
41:08qui bousculent les codes
41:09Nadia Sabri
41:11interroge
41:11la place
41:12le rôle
41:13et le regard
41:14des femmes
41:15dans l'histoire
41:15de l'art maghrébin
41:16Nadia Sabri
41:18bonsoir à vous
41:18c'est un plaisir
41:19de vous avoir avec moi
41:20ce soir
41:20j'ai votre livre
41:21entre les mains
41:22donc les femmes
41:22et l'art au maghreb
41:23c'est un livre
41:25qui est un collectif
41:26en fait
41:27plusieurs personnes
41:28qui l'ont
41:29qui ont participé
41:30à son écriture
41:31et qui a été dirigé
41:32par vous-même
41:33et par Rashida Triki
41:34bonsoir
41:35merci pour l'invitation
41:37effectivement
41:38cet ouvrage
41:39est le fruit
41:41d'un parcours
41:44de projet
41:45qui a été initié
41:47en 2020
41:48déjà
41:48ça fait
41:49ça fait six ans
41:51dans le cadre
41:52de l'AICA
41:53l'association internationale
41:55des critiques d'art
41:56et l'AICA Maroc
41:58que je préside
41:59et on avait
42:00en 2020
42:01grâce au soutien
42:03de l'UNESCO
42:05organisé
42:05un colloque
42:06international
42:07à Rabat même
42:08post-Covid
42:09pratiquement
42:10c'était septembre 2021
42:11où on a eu
42:12vraiment la chance
42:14de faire rencontrer
42:16des artistes
42:18des commissaires
42:20d'exposition
42:21des historiens de l'art
42:22des directrices
42:22de musées
42:23d'Algérie
42:25du Maroc
42:26et de la Tunisie
42:27autour d'une question
42:28qui somme toute
42:29est très
42:29et très partagée
42:31qui est celle
42:31de la question féminine
42:35dans l'art
42:36être femme
42:37traiter des questions féminines
42:38dans le musée
42:39dans le centre d'art
42:40etc
42:40et c'était une belle expérience
42:42qui par la suite
42:43après trois ans et demi
42:45avec Rachida Triki
42:46justement
42:47ma collègue
42:48et amie tunisienne
42:50qui est philosophe
42:51de l'art
42:52on a appris
42:53un peu le lead
42:54pour vraiment
42:55faire en sorte
42:56que cette rencontre
42:57qui avait duré
42:57deux ou trois jours
42:58ne reste pas
43:00juste
43:01dans les enregistrements
43:04et dans les échanges
43:06momentanés
43:06mais qu'elle
43:07donne lieu
43:08vraiment
43:08à un projet à part
43:09et ça a été le livre
43:10parce qu'il a été repensé
43:12et reconfiguré
43:13comme vous le dites
43:13à plusieurs voix
43:15et puis
43:16un livre
43:16qui permet aussi
43:17de laisser des traces
43:18on va dire
43:19une trace
43:20un écrit
43:21c'est toujours mieux
43:22que l'oralité
43:23on va dire
43:24et merci de nous avoir
43:26un petit peu
43:27expliqué le processus
43:28ou ce qui a motivé
43:29en tout cas
43:31l'idée
43:31de cet ouvrage
43:33pourquoi avoir
43:34choisi l'échelle
43:35du Maghreb
43:36justement ?
43:37pour une raison
43:39assez pratique
43:40et factuelle
43:41comme je le disais
43:41au départ
43:42c'est un projet
43:43qui a été
43:44initié par
43:45le programme
43:46de participation
43:47de l'UNESCO
43:482020
43:48et qui
43:49était
43:50mené
43:51dans le sens
43:52de
43:52les femmes
43:53dans l'art
43:54à l'échelle
43:54du continent
43:55et
43:56l'Aïka Maroc
43:57donc l'association
43:58internationale
43:58des critiques d'art
43:59Bureau Maroc
44:00avait pour mission
44:01de chapeauter
44:02le projet
44:02Afrique du Nord
44:04par la suite
44:05cela a été
44:06un petit peu
44:07difficile
44:07d'intégrer
44:08des actrices culturelles
44:10ou des acteurs culturels
44:11il n'y avait pas que
44:11des femmes
44:12il y avait aussi
44:12des hommes
44:13d'autres pays
44:14comme l'Egypte
44:14ou la Libye
44:15ou la Mauritanie
44:16on était vraiment
44:17dans la période
44:18post-Covid
44:19donc on a été
44:21restreint
44:21à la géographie
44:23du Maghreb
44:24est-ce qu'il est aussi
44:24question de combler
44:25un vide ?
44:27oui
44:27je pense
44:28très important
44:29et ça on l'a senti
44:30au moment même
44:31des rencontres
44:32parce que
44:33le vécu
44:35est le même
44:35l'histoire
44:36elle est partagée
44:37mais en même temps
44:39il y a tellement
44:39peu d'occasion
44:41de ces actrices culturelles
44:44de se rencontrer
44:45et derrière le projet
44:46du colloque
44:47il y avait aussi
44:49le output
44:51un petit peu
44:51de dresser
44:52une cartographie
44:53des centres d'art
44:55des résidences artistiques
44:58des musées
44:59etc
45:00cartographie
45:01qui pourrait
45:02par la suite
45:03donner lieu
45:04à des connexions
45:05et donc à créer
45:06un réseau
45:06et d'ailleurs
45:07un réseau
45:07qui existe depuis
45:09effectivement
45:10donc vraiment
45:11c'était pour
45:11venir combler
45:13ou accompagner
45:14en tous les cas
45:15des projets similaires
45:16qui comblaient ce vide
45:18et dans la démarche
45:19de l'écriture
45:20comment vous avez
45:21un petit peu
45:21construit
45:22le récit
45:23ce qu'il y avait
45:24un fil conducteur
45:25je sais que c'est un livre
45:25qui est très imagé
45:27très riche
45:28en informations
45:29racontez-nous
45:30un petit peu
45:30comment vous avez
45:31composé tout ça
45:32oui avec
45:33Rachida Triki
45:34on avait réfléchi
45:35au format du livre
45:38nous étions
45:39et nous sommes
45:40toutes les deux
45:41des universitaires
45:42donc on
45:43on avait un
45:44pas tout à fait
45:46un parti pris
45:46mais on ne voulait pas
45:47faire des actes
45:47de colloque
45:48qui sont souvent
45:49des publications
45:51destinées
45:51à un public
45:52plus restreint
45:53de chercheurs
45:54etc
45:54on voulait quelque chose
45:55entre le livre
45:57le livre documenté
45:59le beau livre
46:00d'ailleurs
46:00d'où le choix
46:01des illustrations
46:02et que ce soit
46:02léchant
46:03que ce soit vraiment
46:04séduisant pour le lecteur
46:05donc qu'il soit
46:06accessible à tous
46:08et donc
46:09par la suite
46:10toute une réflexion
46:11sur le
46:13la transcription
46:14donc la mise en récit
46:15de ces rencontres
46:17dans le colloque
46:17on avait des pannels
46:18donc vraiment
46:19une organisation
46:21très académique
46:23etc
46:23mais on a inversé
46:25un petit peu
46:25la vapeur
46:27et on s'est dit
46:28ben non
46:29il faudrait vraiment
46:29faire quelque chose
46:30où on retravaille
46:32avec certaines intervenantes
46:34par exemple
46:35les artistes
46:35qui étaient présentes
46:36dans le colloque
46:37ne sont pas
46:37on va dire
46:39que ce n'est pas
46:39leur médium
46:40de prédilection
46:40l'écriture
46:41donc on a repris
46:42des échanges
46:43sur la base
46:43des enregistrements
46:45et des témoignages
46:45également
46:46et des témoignages
46:47donc on avait
46:47tout un
46:48après le colloque
46:49on avait un fonds
46:50d'enregistrement
46:51et donc on a
46:52avec cette matière
46:53et ces archives sonores
46:55et aussi visuelles
46:56on a reconfiguré
46:58un projet
46:59dans le projet
47:00et les autrices
47:02en jouaient le jeu
47:02et c'était très important
47:03d'avoir cette confiance
47:05de la part
47:05c'est une vingtaine
47:06d'autrices
47:07et d'auteurs
47:08et pour certaines
47:10d'entre elles
47:10c'était vraiment
47:12une correspondance
47:12qui a duré
47:13sur les trois ans
47:15avec des échanges
47:16les projets
47:16qu'elles avaient présentés
47:17en 2021
47:18avaient évolué
47:19il y avait d'autres projets
47:20et donc la trame
47:22elle se tisse
47:22en quatre stations
47:24donc une première
47:25qui est consacrée
47:27à la question
47:28de l'histoire
47:29de l'art
47:29puis de la critique
47:31d'art
47:31et du médium
47:33journalistique
47:33culturel
47:35au musée
47:36donc on a
47:37des témoignages
47:38très poignants
47:39de directrices
47:40de musée
47:40et puis à la fin
47:42j'ai oublié
47:43et puis les artistes
47:44c'est le deuxième
47:45et puis le musée
47:47et à la fin
47:47les centres d'art
47:48indépendants
47:50le constat
47:51est assez étonnant
47:53parce que
47:54autant on peut parler
47:55d'invisibilité
47:57des femmes
47:59artistes
48:01à l'échelle internationale
48:02pas seulement dans le Maghreb
48:04ou au Maroc particulièrement
48:06à travers les collections
48:07etc
48:07mais autant
48:08une fois
48:09qu'on dresse
48:11cette cartographie
48:12des espaces d'art
48:13des centres d'art
48:14des projets
48:15on se rend compte
48:16que c'est souvent
48:17des femmes
48:18qui mènent ces projets
48:19et qui les portent
48:20et dans la dernière partie
48:21consacrée au centre d'art
48:23vraiment
48:23que j'invite
48:24les lecteurs
48:26à documenter
48:27et à regarder
48:28il y a vraiment
48:28des témoignages
48:29très intéressants
48:31Vous parlez de la partie
48:31sur les femmes
48:32fondatrices
48:33d'espaces d'art
48:33c'est ça ?
48:34Oui
48:35vous concluez
48:36un petit peu
48:36avec ça
48:37c'était important
48:38pour vous
48:39de montrer
48:39cette présence
48:41finalement féminine
48:42dans ce monde
48:43de l'art
48:43et puis
48:44toutes ces réalisations
48:45qui sont faites
48:46par des femmes
48:47Oui
48:47et puis
48:48à la fin
48:49montrer aussi
48:50l'aspect
48:53économique
48:54la contribution
48:56mais aussi
48:57à drainer
48:58une dynamique
49:01économique
49:01parce que
49:02ces centres
49:02d'art
49:03sont souvent
49:04portés
49:05pour ce qui est
49:07des actrices
49:09féminines
49:10par des femmes
49:11qui doivent
49:12à la fois
49:13trouver des fonds
49:14rendre les projets
49:15viables
49:16perdurer
49:17dans le temps
49:18c'est vraiment
49:19des projets
49:20de vrais projets
49:22à la fois
49:22avec une dimension
49:23économique
49:24une dimension artistique
49:26une dimension sociale
49:27un peu multidimensionnelle
49:29et donc
49:30c'était
49:31alors qu'en même temps
49:33les artistes
49:33elles portent
49:34sur elles
49:35et sur leurs épaules
49:36des questionnements
49:37des problématiques
49:38sociales
49:38politiques
49:41historiographiques
49:42etc
49:42elles le portent
49:43aussi à leur
49:44manière
49:44donc il y a
49:45vraiment
49:45un côté
49:47engagement
49:48et combat
49:49par la suite
49:49parfois
49:51vraiment
49:51à perdurer
49:52pour
49:53des raisons
49:56économiques
49:57principalement
49:58et puis donc
49:58un livre
49:59qui réunit
50:00comme on le disait
50:01ensemble
50:01tout à l'heure
50:02plusieurs voix
50:02plusieurs regards
50:03c'était important
50:05pour vous
50:05d'offrir ce regard
50:06un petit peu
50:07croisé
50:09oui
50:09je pense que
50:11le coeur
50:12on va dire
50:14le feu
50:15qui a animé
50:16ce projet
50:17c'est vraiment
50:18la croyance
50:19mutuelle
50:20qu'on avait
50:21avec Rachida Triki
50:22mais aussi
50:23avec
50:23toutes les
50:24autrices
50:25ont la question
50:27du grand
50:28maghreb
50:28au fait
50:30que vraiment
50:30il y a une histoire
50:31transversale
50:32il y a une histoire
50:33horizontale
50:34de l'antiquité
50:35jusqu'à aujourd'hui
50:36qu'elle soit
50:37qu'on retrouve
50:38au niveau
50:39des artefacts
50:41archéologiques
50:42ou qu'on retrouve
50:43dans la production
50:44littéraire
50:45ou même
50:45pour parler
50:46de la période
50:48contemporaine
50:49ou des temps
50:50modernes
50:51c'est la même
50:52histoire
50:52et ce qui est intéressant
50:53quand on lit le livre
50:54c'est de voir
50:56que c'est les mêmes
50:56témoignages
50:57c'est les mêmes
50:59confrontations
51:00aux mêmes réalités
51:00c'est les mêmes
51:01désirs aussi
51:02et les mêmes
51:03volontés
51:03de s'affranchir
51:04de s'affirmer
51:05comme des actrices
51:07à part entière
51:08qui sont là
51:09pour apporter
51:10leur plus-value
51:11à des sociétés
51:13qui ont besoin
51:14de l'apport
51:17féminin
51:18on va dire
51:18pour être
51:19dans une forme
51:20de complétude
51:21je disais
51:22tout à l'heure
51:23un livre
51:23enfin une oeuvre
51:24riche en informations
51:25en documents
51:26visuels
51:27et en archives
51:29est-ce que ça a été
51:31difficile
51:31le travail
51:32de collecte
51:33de regroupement
51:36bon
51:36je dirais
51:37ça a été
51:38à la hauteur
51:39d'un tel projet
51:40on a l'habitude
51:42de travailler
51:43sur de tels projets
51:44et donc
51:45d'où les trois années
51:46et demie
51:47à le faire
51:48je pense que c'est
51:48très important
51:49pour de tels projets
51:50de respecter
51:51la dimension temporelle
51:53et de prendre
51:54le temps de faire
51:55et puis
51:56la matière visuelle
51:57est-ce qu'elle était
51:58peu documentée
52:00initialement
52:01non
52:02la matière visuelle
52:03on l'a reçue
52:04par exemple
52:05pour les artistes
52:06elles ont
52:08partagé généreusement
52:09avec nous
52:09les images
52:10pour les fondatrices
52:10d'Espaces d'art
52:11également
52:12donc
52:14c'est un beau livre
52:15effectivement
52:16et il fallait
52:17illustrer
52:18au maximum
52:19tous les propos
52:20et puis ce passage
52:21entre les artistes
52:23ou les figures
52:24historiques
52:25classiques
52:25et puis
52:26les artistes
52:27émergentes
52:28aujourd'hui
52:29en tout cas
52:29contemporaines
52:30comment ce va-et-vient
52:31s'est fait
52:32tout au long
52:32de la construction
52:34j'ai envie de dire
52:35du récit
52:35oui
52:36je pense que
52:37il y a une conscientisation
52:39de cette dimension
52:41pratiquement à la fin
52:42du projet
52:42qu'il y avait
52:43une dimension
52:45intergénérationnelle
52:45et qu'au début
52:47on ne s'en est pas
52:47vraiment rendu compte
52:48mais effectivement
52:49il y a des actrices
52:51qui sont
52:52qui ont été
52:53actives
52:53dans les années
52:5470
52:55et d'autres
52:56qui
52:58commencent
52:58qui commencent
53:00leur propre projet
53:02récemment
53:02dans les années 2000
53:03ou voire même
53:04dans les années 2020
53:05et déjà
53:06dans le colloque
53:07on s'était rendu compte
53:08que cette rencontre
53:10intergénérationnelle
53:11a joué un rôle
53:13parce que
53:14on avait besoin
53:16les plus jeunes
53:16avaient besoin
53:17de se retrouver
53:18dans le récit
53:18des aînés
53:20de se reconnecter
53:21aussi
53:22et de voir
53:23qu'il y a
53:24une continuité
53:25finalement
53:26et que
53:28on va dire
53:29la génération
53:30intermédiaire
53:31à laquelle
53:31j'appartiens
53:32joue aussi
53:33ce rôle
53:33de mener
53:34ce projet
53:35pour le donner
53:35à des générations
53:37plus jeunes
53:39non
53:39ces dimensions
53:40elles sont très importantes
53:41et pour conclure
53:43un petit peu
53:44cet entretien
53:45quel message
53:46voudriez-vous
53:47partager
53:48avec les jeunes
53:49artistes
53:50notamment
53:50femmes ou hommes
53:52mais les jeunes artistes
53:53de manière générale
53:54qui émergent aujourd'hui
53:55sur cette scène
53:57artistique
53:57dans la région
53:58je pense que
53:59le livre
54:01donne une matière
54:01aux jeunes
54:02aux tout jeunes artistes
54:03parce qu'on présente
54:05des parcours
54:07d'artistes
54:08qui utilisent
54:09différents médiums
54:10de différentes générations
54:12et en même temps
54:14qui sont des figures
54:15modélisantes
54:16et je pense
54:17que c'est important
54:17pour les jeunes
54:18d'avoir des modèles
54:19et de voir
54:20comment
54:21est-ce que
54:22tel artiste
54:23à partir des années 60
54:24a évolué
54:26dans le contexte
54:28socio-économique
54:29de l'époque
54:30comment dans les années 80
54:31ou dans les années 90
54:32la nouvelle génération
54:34a besoin
54:35de se connecter
54:35aux sources
54:36pour pouvoir
54:37continuer
54:38en tout cas
54:39est-ce qu'on peut
54:39attendre une suite
54:40ou une continuité
54:42ce livre
54:43je pense
54:44je pensais
54:45vous répondre
54:45tout à l'heure
54:46en disant
54:46quel message
54:47je pense
54:48que le livre
54:49il vit sa vie
54:50maintenant
54:50je suis très heureuse
54:51parce qu'il est sorti
54:53en 2025
54:54et il continue
54:56de faire parler de lui
54:58et c'est grâce
54:59à toutes ses voix
55:00d'ailleurs
55:01et comme un effet
55:03de boule de neige
55:04je pense que
55:05oui
55:05s'il y a une continuité
55:07du projet
55:08en tous les cas
55:09je suis toujours partante
55:10pour les beaux projets
55:11en tout cas
55:12merci à vous
55:13pour cet entretien
55:13Nadia Sabri
55:15je montre à nouveau
55:16la couverture
55:16de votre livre
55:17que je tiens
55:18entre les mains
55:19qui est un très beau livre
55:20c'était un plaisir
55:20de vous avoir
55:21comme invité ce soir
55:22et de partager
55:23un petit peu
55:24d'échanger
55:25sur un sujet
55:25aussi important
55:27merci
55:27Marim Khamnichi
55:28de m'avoir accueillie
55:30un dernier
55:31peut-être point
55:32c'est édité
55:33aux éditions
55:34Le Fenech
55:34et le choix
55:36de la maison
55:36d'édition
55:37n'a pas été
55:38fortune en plus
55:39puisque c'est une maison
55:40d'édition
55:41qui a porté
55:41des voix féminines
55:42parmi lesquelles
55:43bien évidemment
55:44l'incontournable
55:45Fatima Mounissi
55:46donc on s'inscrit
55:49un petit peu
55:50dans cette lignée
55:51de femmes aussi
55:51même éditrices
55:52qui défendent
55:53une cause
55:54merci à vous
55:55c'est sûr
55:56ces belles paroles
55:57on dit au revoir
55:58à nos chers
55:58spectateurs
55:59et je vous souhaite
55:59une très bonne soirée
56:06voilà qui referme
56:07cette première
56:08tranche de soirée
56:08il faut merci
56:09de m'avoir suivi
56:10dans quelques instants
56:10un nouveau point
56:11sur l'actualité
56:11de m'avoir regardé cette vidéo
56:30de m'avoir regardé cette vidéo