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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Ravis de vous retrouver face à l'info, l'heure c'est l'heure, d'abord l'info avec Isabelle
00:05Pibolo.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:08A la une de l'actualité, dans la course à l'Elysée,
00:11Edouard Philippe annonce faire de la lutte contre le narcotrafic,
00:14son cheval de bataille, avec la création notamment de fichiers de renseignement.
00:19Tous les milieux sociaux et tous les territoires sont gangrénés dans notre pays, a-t-il souligné.
00:24Le candidat Horizon était en visite à Alès, aux côtés du maire Christophe Rivain,
00:28menacés de mort par la DZ Mafia.
00:31Record de chaleur nationale encore battu en France pour un mois de septembre,
00:3540,3 degrés ont été observés hier à Lavore dans le Tarn,
00:40le précédent record remontant à 2022 dans les Landes.
00:43Un nouvel épisode de chaleur s'est abattu ce week-end sur le sud,
00:47après l'été le plus chaud jamais enregistré.
00:50Six départements sont toujours en vigilance orange canicule.
00:53La venue en France du Pape Léon XIV, très attendue,
00:56un voyage apostolique du 25 au 28 septembre qui a un coût.
01:01Son budget a été réévalué à 27 millions d'euros.
01:04L'Église de France a lancé cet été un appel aux dons pour le financer.
01:09Près de 6 millions d'euros ont déjà été récoltés.
01:11Le Népal en deuil après la crue meurtrière du 26 août.
01:15Le pays a rendu hommage aux victimes aujourd'hui.
01:18Les drapeaux sont restés en berne dans les bâtiments publics.
01:22Pour la treizième journée consécutive depuis le drame,
01:25les secours sont toujours à pied d'œuvre pour retrouver de potentiels survivants.
01:29La catastrophe a fait près de 1 400 morts et plus de 5 500 disparus.
01:35Et puis cette image aux États-Unis,
01:37celle de l'avion cargo d'Amazon accidenté hier après-midi à l'aéroport international de Miami.
01:43L'appareil en provenance de Porto Rico est sorti en bout de piste lors de l'atterrissage,
01:48percutant plusieurs véhicules avant de s'embraser.
01:50L'accident a fait au moins 5 morts et 5 blessés.
01:54Près de 200 pompiers ont été mobilisés.
01:57Merci beaucoup ma chère Isabelle Piboulot.
02:00Au sommaire ce soir en Allemagne, tous parlent d'un séisme.
02:04De quoi faire peur certainement ?
02:06L'AFD, parti de droite radicale, atteint 44% en Saxena.
02:12Un record historique, Friedrich Merz se dit profondément choqué
02:17quand un électeur sur deux choisit ce parti.
02:20Comment l'analyser ?
02:22Une colère passagère, le symbole de ras-le-bol européen,
02:25un basculement politique durable.
02:27L'édito de Mathieu Bock-Côté ce soir.
02:31Cette victoire historique de l'AFD révèle-t-elle une fracture française ?
02:35Éric Zemmour applaudit, Jordan Bardella prend ses distances,
02:40immigration, identité, souveraineté les rapprochent,
02:42mais la remigration et l'Europe les séparent.
02:46Qui se rapproche vraiment de l'AFD en France
02:48et qui cherche surtout à s'en distinguer pour pouvoir gouverner ?
02:52L'analyse de Michel Fayad.
02:55La baïa à l'école, la bataille semblait réglée,
02:59une règle claire appliquée au nom de la laïcité,
03:02mais LFI veut aujourd'hui la rouvrir,
03:06remettre en question les lois, fragiliser l'école.
03:10Pourquoi rouvrir une fracture que l'on avait précisément voulu refermer ?
03:14Le regard de Marc Menand.
03:16À Lille, en pleine braderie,
03:19Jean-Luc Mélenchon a réussi sa démonstration,
03:21une fois encore, des milliers de personnes,
03:25beaucoup de jeunes,
03:26mais une image recentrée sur le social,
03:29des drapeaux palestiniens qui ont été supprimés.
03:33De qui se moquent-on ?
03:35Cette ferveur autour de Jean-Luc Mélenchon
03:37annonce-t-elle une dynamique électorale ?
03:40La puissance de ses idées,
03:42le décryptage ce soir de Charlotte Dornelas.
03:45Il est blanc, il aime la France,
03:48il est menacé de mort.
03:49Mathieu Leto Duclos,
03:51combattant français de MMA,
03:53vient de gagner par KO
03:55pour ses débuts à l'UFC,
03:57l'élite mondiale de ce sport.
03:59Il est critiqué pour ses positions nationalistes.
04:02Il répond,
04:02aimez la France,
04:04respectez son identité.
04:05Il est menacé de mort.
04:07Pourquoi en France,
04:08l'amour de son pays vous condamne-t-il à mort ?
04:11L'analyse de Gabriel Cluzel.
04:13Et puis,
04:13les politiques font des frites.
04:15Les politiques passent d'un plateau télé à l'autre.
04:18Pendant ce temps,
04:19on regardera ce soir,
04:20dans Face à l'Info,
04:21le quotidien des Français.
04:23Brune et Paola
04:25sont deux jeunes filles
04:27atteintes d'une maladie neuromusculaire dégénérative.
04:31Elles se battent simplement pour étudier.
04:34Faute d'accessibilité,
04:36d'accompagnement adapté,
04:3820 ans après la loi de 2005 sur le handicap,
04:42elles sont encore laissées pour compte.
04:44Combien de générations
04:46devront encore attendre
04:47pour que le handicap
04:48cesse d'être une promesse politique
04:50et devienne enfin une priorité ?
04:53Témoignage exclusif
04:54dans Face à l'Info ce soir.
04:55Une heure avec nos mousquetaires
04:57pour tout se dire
04:58et sans tabou.
04:59Et c'est parti.
05:12Mathieu,
05:13depuis dimanche soir,
05:15vous m'avez envoyé des SMS,
05:16vous avez bondi
05:18en voyant les résultats de l'Allemagne.
05:20On va en parler tout à l'heure
05:21parce que vous avez énormément de choses
05:23à nous dire.
05:24Espérons que ça soit un peu intéressant.
05:26Ça va toujours être intéressant avec vous.
05:29Michel Fayad a aussi son regard.
05:31Gabrielle Cluzel en pleine forme.
05:33Charlotte Dornelas pétillante.
05:35Et Marc Menon,
05:37on va commencer avec vous.
05:39Et on va d'abord écouter
05:41Mathilde Panot, Marc Menon,
05:43puisque la baïa,
05:45tenez-vous bien,
05:46ce n'est pas fini.
05:48Vous avez montré vous-même
05:49sur vos plateaux télé
05:50deux jeunes filles
05:52qui arrivaient avec exactement
05:52la même robe,
05:53achetés exactement au même endroit.
05:55Mais comme l'une avait l'air arabe,
05:56du coup,
05:56on lui interdisait l'entrée.
05:57Comme l'autre n'avait pas l'air arabe,
05:59on lui permettait l'entrée.
06:00Tout ça n'a aucun intérêt.
06:01Vous autoriserez à nouveau la baïa ?
06:02Je vais vous dire moi
06:02ce que nous allons faire.
06:03Oui.
06:04Mais vous reviendrez ce matin...
06:05Vous reviendrez sur ce texte.
06:06Sur la baïa, oui, bien sûr.
06:08La baïa à l'école,
06:11LFI,
06:12prête à remettre la baïa à l'école.
06:14C'est-à-dire que là,
06:17les voiles tombent.
06:20Officiellement,
06:21on a un parti
06:22qui dit
06:23nous sommes
06:24pro-islamistes.
06:26J'ai bien dit
06:27islamistes.
06:28Parce que
06:28le musulman modéré,
06:30aujourd'hui,
06:31il se trouve en étau.
06:32Il cherche
06:33à avoir sa foi
06:34comme les catholiques.
06:37Charlotte,
06:38Gabriel,
06:38vous protestantes,
06:40ça ne se voit pas.
06:41On se côtoie comme ça.
06:42Et eux,
06:43ils admettent ce principe républicain.
06:44Mais peu du côté
06:45de LFI.
06:46Alors,
06:46il faut dire quand même,
06:47ils ont le sens
06:48de la franchise.
06:49Et les filles ?
06:51la France
06:52islamiste.
06:53LFI.
06:55Donc,
06:55dès le départ,
06:55vous voyez,
06:56ils font un entrisme,
06:58mais qui est clair.
06:59Vous allez un peu fort.
07:00Mais non,
07:01je ne vais pas.
07:02parce que là...
07:04On vient d'avoir le cas
07:06d'un papa
07:06qui parle de TikTok
07:08et qui montre comment.
07:10Eh bien,
07:10on ape les gens,
07:12comment on les conditionne,
07:13comment on crée
07:14une contagion mentale.
07:16Et aujourd'hui,
07:17on essaie de nous faire croire
07:19qu'un avilissement,
07:21que la détérioration
07:22de la condition de la femme
07:25est une liberté suprême.
07:27et on vous assène ça
07:29en permanence.
07:30Et en permanence,
07:31donc,
07:32on voit des jeunes filles
07:34en fragilité
07:35qui ne se sentent pas spécialement bien
07:37dans leur corps.
07:38Des jeunes filles
07:39à qui on dit
07:40« t'es moins que rien
07:41si tu prends telle façon
07:44de t'habiller ».
07:45Elles se laissent
07:47à paix.
07:49Elles entrent
07:50dans cette fragilité psychologique
07:53qui leur fait clamer
07:54« mais oui,
07:55c'est ma liberté ».
07:56Les pauvres,
07:58donc,
07:58sont victimes
07:59d'un antrisme
08:01qui est intolérable
08:03et qui ne cesse
08:03de se répondre.
08:05Dans le Figaro d'aujourd'hui,
08:06oublions,
08:07mais je voudrais
08:08qu'elles le lisent,
08:09mais forcément,
08:10Mathilde Panot
08:10ne va pas lire le Figaro.
08:12Alors,
08:13elle aurait pu voir
08:14une pleine page
08:14qui est consacrée
08:16à un forum
08:17des organisations européennes
08:19musulmanes
08:20de jeunes
08:20et d'étudiants
08:21qui s'appelle
08:22le FEMISO.
08:24Et depuis dix ans,
08:25ils se battent
08:26pourquoi ?
08:27Eh bien,
08:28pour que les jeunes filles
08:29puissent avoir le droit
08:30de vivre
08:31en musulmane,
08:32qu'elles puissent porter
08:33le voile,
08:36qu'elles puissent porter
08:37la baïa.
08:38Et ils vont même
08:39plus loin que ça,
08:40puisqu'ils réclament
08:42que le blasphème
08:44redevienne
08:44une faute républicaine
08:46et qu'on est à rendre compte
08:48devant la loi
08:49du blasphème.
08:50voilà où tout doucement
08:52on vous agrippe,
08:54comment tout doucement
08:55on vous entraîne
08:56et vous avez
08:57tout un peuple
08:59qui nous met en fond.
08:59Ben oui,
09:00c'est pas si grave que ça.
09:02Mais la bataille
09:02semblait réglée pourtant.
09:04Eh bien,
09:04pas rien.
09:05Et cet organisme-là,
09:07il touche
09:08des indemnités,
09:10enfin des subventions
09:12européennes.
09:12Alors,
09:13ils ont été condamnés
09:13soit disant
09:14à la fin juillet,
09:15mais apparemment,
09:16ils sont toujours en place.
09:17et ils continuent
09:19à avoir
09:20une action
09:21en menant
09:22des opérations.
09:23Alors,
09:23par exemple,
09:24ils ont créé
09:24une association
09:25sur Internet,
09:27United on Act.
09:29Ils ont fait
09:29un séminaire
09:30en Albanie.
09:31Ils font une journée
09:32d'action européenne
09:34contre l'islamophobie
09:35et tout ça,
09:36tout ça,
09:37avec votre argent
09:38et à chaque fois
09:39en ayant
09:40cette outrage
09:42par rapport
09:43à la liberté
09:44de faire croire
09:44que c'est l'émancipation.
09:46J'ai que deux petites
09:47secondes.
09:48Mais il y a un cas,
09:49Dole,
09:49qui montre comment.
09:51Vous êtes
09:51dans cette
09:54fatalité
09:55de la manipulation
09:56avec un garçon
09:57qui est en Irak.
09:58Il était né
09:59en Irak.
09:59Sa famille
10:00est victime
10:01de Daesh
10:02en 2014.
10:03Il vit là
10:04et apparemment,
10:05il se sent bien
10:06en France.
10:07Il suit des études,
10:08passe un CAP
10:09de mécanicien
10:10et un jour,
10:11il est happé
10:13par ce conditionnement
10:15mortifère.
10:16Il commence
10:17à vouloir
10:18faire ses prières
10:19le vendredi
10:21au lieu d'aller
10:21au garage,
10:22etc.
10:23Les parents
10:24sont totalement
10:25ébahis,
10:26ils ne peuvent rien
10:27et aujourd'hui,
10:29on l'a vu s'afficher
10:30avec des jeunes
10:32qui se revendiquent
10:33terroristes potentiels.
10:35Voilà,
10:36voilà comment,
10:37tranquillement,
10:38on vous traitera
10:39de raciste
10:40parce que vous luttez
10:41contre cet entrisme-là.
10:43Merci à beaucoup
10:44Marc Menon.
10:46La tour Eiffel
10:47a été fermée
10:49aujourd'hui
10:50en raison
10:51d'une grève
10:52des salariés
10:53choqués
10:54par l'éviction
10:56d'employés
10:57femmes
10:58lors d'une visite
10:59d'une délégation
11:01hindoue
11:02qui a lieu
11:02samedi
11:03en marge
11:04de l'inauguration
11:05d'un temple.
11:06Qu'en pensez-vous ?
11:07Hashtag,
11:08face à l'info,
11:09on revient,
11:10les mousquetaires réagissent.
11:14Je lis à l'instant
11:15qu'Emmanuel Grégoire,
11:17maire de Paris,
11:18réagit à la tour Eiffel
11:20qui est fermée.
11:20Je prends connaissance
11:21du mouvement
11:21de la colère
11:22des salariés
11:22de la tour Eiffel.
11:23Je veux leur dire
11:24que leur mécontentement
11:25est légitime.
11:26On en parle dans un instant.
11:28Valérie Pécresse,
11:29elle aussi a réagi.
11:30On en parle dans un instant.
11:31D'abord,
11:32Mathieu Bocoté.
11:34L'Allemagne et l'Europe
11:36sont depuis hier soir
11:37secouées.
11:39L'FD a remporté
11:41les élections
11:42en Sachsen-Alt.
11:43Elle obtient 44%
11:45et elle est au seuil
11:47de la majorité absolue.
11:48Question,
11:49pourra-t-elle forger
11:50une alliance
11:51et former
11:51le gouvernement ?
11:53Et surtout,
11:53sommes-nous,
11:54comme on l'entend,
11:56devant la première
11:57victoire massive
11:58de,
11:59je cite,
12:00l'extrême droite
12:01en Allemagne
12:02depuis 1945 ?
12:04Je vous avouerai
12:04que depuis hier,
12:06cette formule,
12:06mais depuis bien avant
12:07parce que ce n'est pas
12:08la première fois
12:08qu'on l'entend,
12:09cette formule,
12:10la première victoire
12:11massive de l'extrême droite
12:13en Allemagne
12:13depuis 1945,
12:14cette formule me semble
12:16dès le début
12:17nous condamner
12:18à ne pas comprendre
12:19ce qui se passe
12:20en Allemagne.
12:20Parce que lorsqu'on
12:21utilise cette formule,
12:23qu'est-ce qu'on nous dit ?
12:24C'est la théorie
12:25du retour de.
12:26Donc ce serait,
12:27dans les circonstances,
12:28on présente
12:29la victoire de l'AFD
12:30comme le retour
12:31du nazisme,
12:32le retour
12:33d'une force
12:33qui d'une manière
12:34ou de l'autre
12:35serait liée au nazisme.
12:36Donc la bête immonde
12:37aura été longtemps
12:38refoulée
12:39à l'extérieur
12:40du périmètre
12:40de l'acceptable
12:41et aujourd'hui,
12:43le monstre
12:43hier vaincu
12:44reviendrait.
12:45Donc on est
12:46dans cette idée
12:47du retour
12:47du nazisme
12:48tout comme
12:49pour Mme Mélanie
12:50on nous disait
12:50que c'était
12:51le retour du fascisme,
12:52tout comme avec Vox
12:53on nous dit
12:54que c'est le retour
12:55du franquisme
12:55et avec le RL
12:56on dit que c'est le retour
12:57du maréchal Pétain.
12:59Donc c'est toujours
12:59la théorie du retour
13:01de la bête immonde
13:02qui monte et qui monte.
13:04Madame,
13:04et les politiques,
13:05je précise,
13:05sont dans ce langage-là.
13:06Valérie Ayet,
13:07figure du Parlement européen
13:08pour le Bloc central,
13:09dit
13:09la progression électorale
13:11d'une extrême droite
13:12nostalgique du troisième Reich.
13:15Nostalgique du troisième Reich.
13:16Jean-Noël Barrault,
13:17quant à lui,
13:18la victoire électorale
13:20écrasante
13:20de l'extrême droite
13:21néo-nazie.
13:23On comprend,
13:23si c'est le retour
13:24des nazis,
13:25ce sont donc désormais
13:27des néo-nazis
13:28qui auraient percé
13:29en Allemagne.
13:30Ça va encore un peu plus loin,
13:31même des esprits
13:32normalement éclairés
13:33comme Natacha Polony
13:34nous dit,
13:35parlant de la FD,
13:36une extrême droite
13:37qui assume
13:38son positionnement
13:39néo-nazie.
13:40Qui l'assume,
13:41donc qui revendiquerait
13:42leur néo-nazisme.
13:44Et quant à Jean Quatremer,
13:45journaliste généralement
13:46équilibré,
13:47reconnu,
13:48il nous dit,
13:49quant à lui,
13:49près de 45%
13:51des voix pour la FD
13:52lors des élections
13:53régionales de Saxe-Nalte,
13:54ce parti néo-nazi,
13:56parenthèse,
13:57il veut pratiquer
13:58leur immigration.
13:58Donc,
13:59c'est la définition
13:59du néo-nazisme.
14:02Alors là,
14:02on est devant,
14:03est-ce qu'on est premièrement,
14:04est-ce que la référence
14:05à 1945 est pertinente?
14:06J'y reviendrai
14:07dans un instant.
14:08Mais surtout,
14:08est-ce que nous sommes
14:09devant des gens
14:09qui seraient des néo-nazis
14:11décomplexés?
14:12Si c'est le cas,
14:12c'est très grave.
14:14Alors,
14:14Alice Weidel,
14:15la figure centrale
14:16de l'AFD,
14:18la chef de l'AFD,
14:20du nazisme,
14:21elle dit qu'à l'échelle
14:22de l'histoire,
14:22c'est une catastrophe.
14:23Elle dit,
14:24Hitler est un socialiste,
14:25un communiste.
14:25Son vocabulaire est elle,
14:26c'est un peu absurde.
14:27Elle dit de la Shoah,
14:28plus jamais ça.
14:29Elle dit,
14:29c'est une catastrophe.
14:30L'Holocauste est un élément
14:32absolument atroce
14:33dans l'histoire,
14:34dit-elle.
14:35Donc,
14:35elle-même,
14:36si c'est une néo-nazie,
14:37je suis étonné,
14:38donc,
14:38elle condamne Hitler,
14:40elle condamne le Troisième Reich
14:41et elle dit,
14:42cette figure,
14:43nous devons la rejeter à jamais.
14:44Ensuite,
14:45elle dit,
14:45il ne faut pas instrumentaliser
14:47cette référence
14:47pour faire de la politique
14:48au quotidien en Allemagne
14:50aujourd'hui.
14:51Autre élément
14:51qu'on utilise
14:53pour dire que l'AFD
14:54serait néo-nazie
14:55ou nostalgique du nazisme,
14:57eh bien,
14:57on dit quelquefois,
14:58il cherche à banaliser
14:59ou à relativiser
15:00l'histoire du nazisme.
15:01C'est plus ou moins exact
15:03pour ne pas dire surtout
15:05inexact.
15:06Que disent-ils généralement?
15:07Je ne dis pas
15:07qu'il n'y a pas
15:07des dérapages,
15:08je ne dis pas
15:08qu'il n'y a pas
15:09des éléments toxiques,
15:10je ne dis pas
15:10qu'il n'y a pas
15:10des éléments comme ça
15:11qui traînent dans le parti.
15:12Mais globalement,
15:13ils disent,
15:14oui,
15:14il y a une catastrophe
15:15qui s'appelle le nazisme,
15:16c'est le moment,
15:17le summum de la barbarie
15:18dans l'histoire humaine
15:19et l'histoire de l'Allemagne,
15:20mais l'histoire de l'Allemagne
15:22et l'identité de l'Allemagne
15:24ne se résument pas au nazisme.
15:26Donc,
15:27parler de l'histoire allemande
15:28ne devrait pas dire
15:29se concentrer exclusivement
15:31sur le Troisième Reich.
15:33On pourrait dire
15:34à l'américaine,
15:35parler de l'histoire américaine,
15:36on pourrait ne pas parler
15:37seulement de l'esclavage
15:39ou de la guerre de sécession.
15:40En France,
15:41ça voudrait dire
15:41ne pas parler seulement
15:42de Vichy
15:43quand on parle
15:43de la Deuxième Guerre mondiale.
15:45Donc,
15:45vous voyez,
15:46c'est cette idée
15:46de ne pas réduire
15:47l'histoire du pays
15:48à une page,
15:49par ailleurs,
15:50catastrophique.
15:51Et c'est rappelé,
15:52par exemple,
15:53aussi,
15:53que l'histoire de l'Allemagne,
15:54c'est Beethoven,
15:55c'est Bismarck,
15:56c'est Erder,
15:56c'est Kant,
15:57faites la liste de tout cela.
15:58Donc,
15:59si on doit sortir
16:00de la référence à 1945,
16:02si on doit sortir
16:03de la référence au néonazisme,
16:04qu'est-ce qu'on voit?
16:05Quel est le cadre
16:06de référence
16:06pour comprendre l'AFD?
16:08C'est un parti créé en 2013.
16:10En 2013,
16:10d'abord et avant tout,
16:11un parti eurosceptique,
16:13critique,
16:13dans le cadre
16:14de la crise grecque,
16:15des politiques liées à l'euro.
16:17C'est un parti
16:18qui, alors,
16:18a un score tout à fait mineur.
16:20C'est un parti libertarié
16:21avec un score mineur,
16:22pas insignifiant,
16:22mais qui ne compte pas vraiment.
16:24C'est un parti
16:24qui va percer en 2015,
16:26en fait.
16:26En 2015,
16:27pourquoi?
16:28Au moment de la crise,
16:29dans les suites de 2015,
16:30au moment de la crise migratoire,
16:31quand Mme Merkel
16:35accepte l'arrivée
16:37de colonnes de migrants,
16:39généralement mobilisant
16:40implicitement
16:40la mémoire du Troisième Reich
16:41en disant
16:42l'arrivée massive
16:42de ces migrants
16:43va laver
16:43pour l'honneur
16:44de l'Allemagne
16:45une fois pour toutes.
16:47Donc,
16:47l'immigration massive.
16:48Et là,
16:49puisque l'ensemble
16:49du système politique
16:50allemand applaudit
16:51et qu'il y a très peu
16:52de gens critiques
16:53de l'immigration massive,
16:54même si la population
16:54est critique
16:55de l'immigration massive
16:56et n'en veut pas,
16:57l'AFD va occuper
16:58ce terrain-là.
16:59Donc,
16:59le contexte de référence
17:01pour parler de l'AFD,
17:02ce n'est pas 1945,
17:03c'est 2015.
17:05Donc,
17:05c'est un parti
17:05qui se constitue
17:06dans le cadre
17:07de la crise migratoire
17:09européenne aujourd'hui
17:10et c'est à cette crise
17:11qu'il répond.
17:12Soit l'AFD
17:13n'est pas néo-nazi
17:14mais n'a-t-elle pas
17:16des positions
17:17quand même problématiques,
17:19Mathieu Bocoté,
17:20l'ERN n'a-t-il pas rompu
17:22justement d'ailleurs
17:22avec elle?
17:23Alors,
17:24si on doit dire
17:25qu'on doit se méfier
17:26du nationalisme
17:27en Allemagne,
17:28je suis le premier d'accord.
17:30Les Allemands,
17:31lorsqu'ils deviennent
17:31nationalistes,
17:32m'inquiètent.
17:32Ça,
17:33mais on n'a pas besoin
17:34de passer par la case
17:34nazisme pour dire ça.
17:35On peut dire
17:36de passer par la case
17:36d'Allemagne.
17:38À l'échelle de l'histoire,
17:40c'est peut-être qu'il y a eu
17:40un certain sens
17:41de l'impérialiste.
17:42Qu'est-ce qu'on nous dit donc?
17:43Faisons la liste
17:44des positions problématiques.
17:45L'AFD,
17:46quel est le point de départ?
17:47On dit pourquoi
17:47néo-nazi
17:48qu'on dit quelquefois.
17:49On dit la conception
17:49de la nation.
17:50L'AFD n'a pas
17:51une conception strictement
17:52civique et républicaine
17:53de la nation,
17:53c'est vrai,
17:54elle est ethno-culturelle.
17:55C'est vrai aussi.
17:56Je précise
17:57une conception ethno-culturelle
17:59de la nation
17:59qui ne se réduit pas
18:00simplement à l'adhésion
18:01au texte constitutionnel.
18:02Ça existe ailleurs
18:04dans le monde aussi.
18:05Donc,
18:05on peut être d'accord
18:06ou non
18:06avec cette définition
18:08ethno-culturelle
18:09de la nation,
18:09mais ce n'est pas
18:10la même chose
18:11qu'adhérer une définition
18:12par exemple raciale.
18:14Donc,
18:14premier élément.
18:15Deuxième élément
18:16qui compte aussi,
18:18l'AFD pour la remigration.
18:19Et ça,
18:19c'était le point de rupture
18:20avec le RN.
18:21Donc,
18:22l'AFD dit
18:23l'immigration massive
18:24n'est pas irréversible.
18:25Donc,
18:25on veut que ceux
18:26qui sont arrivés
18:27et qui ne sont pas,
18:28premièrement,
18:29qui n'ont pas la nationalité,
18:30plus encore,
18:31et là,
18:31une catégorie plus compliquée,
18:32c'est qu'ils ne sont pas
18:33assimilés,
18:33qu'ils repartent.
18:34Ça,
18:34c'est une vraie position
18:35qui existe chez eux,
18:36on en pense ce qu'on veut,
18:37mais ce n'est pas non plus
18:38l'appel à l'extermination,
18:39je le rappelle.
18:41Ils sont-ils pro-russes
18:42comme on l'entend?
18:43C'est beaucoup plus compliqué.
18:44Ils sont moins pro-russes
18:45qu'ils sont dans la tradition
18:46du qu'on peut appeler
18:47le neutralisme allemand.
18:48Ça consiste à dire
18:49que l'Allemagne doit se dégager
18:50de l'alliance atlantique,
18:51doit se dégager
18:52de la référence à l'ouest
18:53et aux Américains
18:54et retrouver un destin
18:55proprement européen
18:56et dans les circonstances,
18:57l'AFD voudrait que l'Allemagne
18:59ait un rôle davantage
19:00d'équilibre
19:00plutôt qu'un rôle
19:01de soutien à l'Ukraine
19:02dans le cadre
19:03de la guerre Ukraine-Russie.
19:04On en pense ce qu'on veut,
19:06mais ce n'est pas être
19:06exactement pro-russe
19:07sur le mode
19:08« Vive Vladimir Poutine
19:09à Moscou ».
19:10Sur l'école,
19:11j'ai entendu dire aujourd'hui
19:13que l'AFD voulait,
19:14par exemple,
19:14persécuter les enfants
19:15handicapés à l'école.
19:16Si c'était vrai,
19:16ce serait terrible.
19:17Je l'ai entendu souvent.
19:18Sauf que c'est plus compliqué.
19:20La position de l'AFD
19:21consiste à dire,
19:21un instant,
19:22l'intégration scolaire
19:23à tout prix,
19:23l'inclusion à tout prix
19:24des enfants,
19:25par exemple,
19:25handicapés
19:25qui ont des troubles
19:26d'apprentissage,
19:26et ainsi de suite.
19:27Ça ne fonctionne pas toujours.
19:29Peut-être faut-il aussi
19:30des écoles spécialisées,
19:31des écoles orientées
19:32en fonction des besoins
19:33spécifiques de ces enfants
19:34pour que chacun
19:35y trouve son compte.
19:35On peut être en désaccord,
19:37mais ça ne les classe pas
19:38dans la catégorie du nazisme.
19:40De la même manière,
19:41l'AFD dit
19:42nous sommes libertariens.
19:43Les libertariens,
19:44c'est des gens
19:44qui veulent un État minimal.
19:46Encore une fois,
19:46on est un peu loin
19:47du fascisme et du nazisme,
19:48qui est la logique
19:49du totalitarisme
19:50où l'État s'occupe de tout.
19:51Donc voilà pourquoi
19:52la manière
19:53qu'on a de raconter
19:54l'histoire
19:54ou le programme de l'AFD
19:55est un peu à l'écart
19:56de la réalité,
19:57quoi qu'on pense de ce parti.
19:59L'AFD pourra-t-elle
20:01diriger demain
20:02ce lande allemand,
20:03selon vous,
20:03et demain l'Allemagne.
20:05Alors c'est compliqué
20:06parce qu'il y a
20:06un cordon sanitaire
20:07autour de l'AFD.
20:08Tout le monde dit
20:08on ne touche pas ça,
20:09nazi, pas propre,
20:10malpropre, indécent.
20:11Donc l'AFD arrive
20:13au seuil de la majorité
20:14mais ne l'a pas.
20:15Mais là,
20:15il y a un autre parti
20:16qui a réussi à percer
20:17dans le cadre
20:17de ces élections,
20:18c'est l'alliance,
20:19là mon allemand est terrible,
20:20l'alliance Sarah-Wagenknecht,
20:21donc le BSW,
20:22c'est la gauche nationaliste.
20:24Et la gauche nationaliste
20:25a la balance du pouvoir.
20:27S'il y avait une alliance
20:28entre la gauche nationaliste
20:29et la droite nationaliste,
20:30l'AFD pourrait dans
20:31ces circonstances
20:32avoir une forme
20:33soit de gouvernement
20:34par alliance,
20:35soit de gouvernement
20:35par soutien.
20:36Donc globalement,
20:37la gauche nationaliste
20:38dit je vote pour vous
20:39ce moment-là,
20:39je ne vote pas pour vous
20:40demain,
20:41mais une forme de soutien
20:42sans participation,
20:43un peu à la danoise,
20:44ce n'est pas inimaginable.
20:45À moins qu'il n'y ait
20:46une coalition massive
20:48anti-AFD,
20:49c'est tout à fait possible
20:51aussi cette idée
20:51qu'il faut bloquer
20:53ce parti anticonstitutionnel.
20:54Et n'oubliez pas,
20:55on en parle souvent ici,
20:56la volonté d'interdire
20:58ce parti sur la base
20:59de la Constitution,
21:00les accusent
21:00de déloyauté constitutionnelle,
21:02chose certaine
21:03et je terminerai sur cela,
21:04nous sommes devant
21:05un parti
21:06qui aujourd'hui
21:07a franchi
21:08tous les interdits
21:10idéologiques officiels
21:11de l'Allemagne fédérale,
21:15dont on disait
21:15c'est les monstres
21:16et la population
21:17significativement vote pour eux.
21:19Donc la question
21:19qu'on peut se poser
21:20c'est faut-il penser,
21:21comme certains le disent,
21:22les interdire vraiment,
21:23faut-il entendre
21:24cette douleur,
21:25cette colère,
21:25faut-il ouvrir
21:27au jeu démocratique
21:28de l'AFD,
21:28qu'importe,
21:29ce qui est certain
21:29c'est que ça rend un écho
21:30ailleurs en Europe.
21:31Excellente analyse.
21:32Rappelons quand même
21:33que la co-dirigeante
21:34de l'AFD,
21:35Alice Weidel,
21:36est lesbienne.
21:37Rappelons quand même
21:38qu'elle vit en couple
21:39avec une femme sri-lankaise.
21:41Rappelons quand même
21:42qu'elle est peut-être
21:43plus woke que néo-nazi.
21:44On peut se poser des questions,
21:46mais écoutez quand même
21:47la réaction
21:48du chancelier allemand.
21:53nous devons bien évidemment
21:54accepter ce vote.
21:56Ce sont les règles
21:56de notre démocratie.
21:59Mais avec la journée d'hier,
22:01il n'y a pas qu'en Saxe
22:02que quelque chose a changé,
22:03mais dans toute l'Allemagne.
22:04Et le résultat de ce vote
22:06va avoir des conséquences,
22:07notamment sur la situation
22:09internationale.
22:14Après demain,
22:15dans le 18h30,
22:17de Face à l'Info,
22:18Aurore Berger,
22:20ministre chargée
22:22de l'égalité
22:22entre les hommes
22:23et les femmes
22:24et contre la discrimination
22:26sera noté.
22:27Elle débattra
22:28face à Mathieu Bocoté
22:29le thème
22:30« Être républicain ».
22:31Oui, mais comment ?
22:32Quelles sont les valeurs
22:33de la République
22:34aujourd'hui ?
22:35En parlant des femmes,
22:36la tour Eiffel
22:37est fermée
22:37en raison d'une grève
22:39contre l'éviction
22:41du personnel féminin
22:42pour la visite
22:44d'un groupe hindou.
22:45La tour Eiffel
22:46fermée aujourd'hui.
22:47La visite d'un groupe hindou,
22:49ça s'est passé samedi.
22:50On a vu comment
22:51Emmanuel Grégoire,
22:53le maire
22:53de la ville de Paris,
22:56a réagi.
22:57Valérie Pécresse
22:58également se dit choquée.
23:00Je prends connaissance
23:01du mouvement
23:01de colère
23:02des salariés
23:03de la tour Eiffel,
23:03dit Valérie Pécresse
23:04et je veux leur dire
23:05que leur mécontentement
23:06est légitime.
23:07Non, là c'est Emmanuel Grégoire
23:08et il dit qu'il n'est pas
23:10acceptable, Emmanuel Grégoire,
23:11que de telles conditions
23:13puissent être tolérées.
23:15Ce ne sont ni
23:16mes valeurs
23:17ni celles
23:18que doit porter
23:19la tour Eiffel.
23:20Mais on est où
23:21Gabriel Cusel ?
23:23Écoutez, on se demande.
23:24Alors ce que j'ai bien compris,
23:24c'était dans le cadre
23:25de l'inauguration
23:26d'un temple
23:27à Bussy-Saint-Georges.
23:28C'était à la fin.
23:29Donc il y avait une visite
23:30de la tour Eiffel
23:31et il y avait un groupe
23:32de religieux hindous
23:33qui est allé
23:33au troisième étage.
23:35et donc on a demandé
23:36à cacher les femmes.
23:37Alors pardon,
23:38mais chez nous,
23:38en France,
23:39on ne cache pas les femmes
23:40ni sous un voile
23:41ni derrière une porte
23:42quand il y a un groupe
23:43de religieux hindous
23:44qui se balade
23:44dans la tour Eiffel.
23:46Donc ce sont nos mœurs,
23:48voilà,
23:48il faut les accepter.
23:49On ne cache pas
23:50les femmes en France.
23:51Ça a l'air pour le moment
23:52de faire consensus
23:52dans le monde politique
23:53pourvu que ça dure.
23:54il y a d'autres thèmes
23:55pour lesquels
23:55on les sent plus mollassons.
23:57C'est sûr,
23:58enfin d'autres thèmes.
23:59C'est le même thème
23:59mais d'autres façons
24:00de cacher les femmes
24:01si j'ose dire.
24:02Très important
24:03de s'arrêter en effet
24:05sur cette tour Eiffel
24:07où on a invisibilisé
24:09les femmes.
24:10Ça se passe en France,
24:11la capitale de la France
24:13à Paris.
24:14On aura l'occasion
24:15d'en reparler.
24:16Michel Fayad,
24:17on va prolonger
24:18ce qu'on se disait
24:19avec Mathieu Bocoté
24:20avec la victoire
24:21de l'AFD
24:23en Saxena.
24:24Eric Zemmour
24:24a salué
24:25une heure de vérité.
24:27Je cite
24:27tandis que
24:27le Rassemblement National
24:29a pris ses distances.
24:30Vu de loin,
24:31le RN reconquête
24:32et l'AFD
24:33semblent pourtant dire
24:34la même chose.
24:35Immigration,
24:37identité,
24:38souveraineté.
24:39Mais concrètement,
24:40qu'est-ce qui les distingue ?
24:41D'abord,
24:42ce ne sont pas trois paliers
24:43sur la même échelle.
24:44Selon le sujet,
24:45l'un est plus dur
24:45que l'autre.
24:47Et d'ailleurs,
24:47sur l'immigration
24:48et l'Europe,
24:49l'ordre est assez clair
24:50mais sur l'économie,
24:51le tableau s'inverse.
24:52Donc sur l'immigration,
24:53le RN veut réduire
24:54fortement les flux,
24:56expulser les clandestins,
24:57les délinquants étrangers,
24:59supprimer le droit du sol,
25:00instaurer la priorité nationale.
25:02Mais il refuse désormais
25:03le mot
25:05remigration.
25:06Reconquête
25:07et l'AFD,
25:07eux,
25:07l'assument.
25:08Immigration négative,
25:10inverser les flux,
25:11pas seulement
25:11fermer la porte.
25:13Sur l'économie,
25:14tout change.
25:15Le RN est plus social,
25:17pouvoir d'achat,
25:18TVA sur l'énergie,
25:19retraite,
25:20état protecteur
25:21avec priorité nationale.
25:23Reconquête,
25:23on l'a vu avec Sarah Knafo
25:24la semaine dernière,
25:25plus libérale économiquement.
25:27L'AFD l'est davantage encore
25:28dans son programme fédéral.
25:30Moins d'impôts,
25:31moins d'État,
25:32énergie bon marché,
25:33notamment avec le gaz russe,
25:35nucléaire.
25:36Et à l'Est,
25:37donc là où ils l'ont
25:38emporté dimanche,
25:39leur discours est un peu
25:41plus social
25:41parce que l'Allemagne
25:42de l'Est reste moins,
25:44disons,
25:44privilégiée économiquement.
25:47Mais économiquement,
25:48elle reste plus proche
25:49d'une droite libérale
25:51conservatrice
25:52plutôt que le RN.
25:53Et sur l'Europe,
25:55le RN ne porte plus
25:56le Frexit,
25:57c'est l'Europe des nations,
25:58la primauté du droit français.
26:01Reconquête va plus loin,
26:02donc affaiblir la commission,
26:03référendum sur les traités.
26:05Et au Parlement européen,
26:07Sarah Knafo siège
26:08avec l'AFD.
26:09L'AFD,
26:10justement,
26:11elle garde le Dexit,
26:12donc le Deutschland Exit,
26:14dans son logiciel,
26:15sortie possible de l'euro
26:16et de l'Union européenne.
26:17Le RN a quitté cette logique.
26:19Donc,
26:19il partage une partie
26:20du diagnostic,
26:21pas la même méthode,
26:22pas le même rapport au pouvoir.
26:24Le RN veut gouverner,
26:25Reconquête veut imposer
26:26son cadre identitaire.
26:28L'AFD vient de gagner
26:29une élection
26:29sans majorité absolue.
26:31Donc,
26:31on a la même colère au départ,
26:33mais dès qu'on parle d'argent,
26:35de Bruxelles
26:35et de conquête du pouvoir,
26:36ce ne sont plus
26:37les mêmes parties.
26:38Merci beaucoup
26:39pour votre regard,
26:40Michel Fayad.
26:41Dans un instant,
26:42Gabriel Kuzel,
26:42on va parler de ce jeune champion
26:45de MMA incroyable.
26:48Il est blanc
26:48et il est menacé de mort
26:50parce qu'il aime son pays.
26:52On n'en parle dans un instant.
26:54D'abord,
26:55c'est une victoire peut-être
26:56de Jean-Luc Mélenchon.
26:58Les images sont incroyables,
27:00Charlotte Dornelas.
27:01Il existe incontestablement
27:03une dynamique LFI
27:04que chacun constate
27:07avec enthousiasme
27:08ou avec crainte.
27:10ces derniers jours.
27:11Que s'est-il passé
27:12à la braderie de Lille
27:13et il faut-il s'en étonner ?
27:15À la braderie de Lille,
27:16ça s'est passé sur la braderie.
27:17J'ai vu beaucoup de gens
27:18réagir en disant
27:19vous êtes gentils.
27:19Il y a tellement de monde
27:20à la braderie de Lille
27:21qu'il y avait du monde
27:22aussi devant Jean-Luc Mélenchon.
27:24C'est une stratégie.
27:26Mais c'est malin aussi
27:27d'être là
27:27et de le faire comme ça
27:28à ce moment-là.
27:29D'ailleurs,
27:29beaucoup y vont
27:30à ce moment-là.
27:31Et on voit dans les meetings
27:32un enthousiasme.
27:34On voit dans les sondages
27:34aussi un enthousiasme.
27:36Notamment chez les plus jeunes.
27:37Les 18-24 ans,
27:38c'est la seule tranche d'âge
27:41dans laquelle Marine Le Pen
27:42est battue
27:43dans les sondages aujourd'hui.
27:44Et elle l'est
27:45par Jean-Luc Mélenchon.
27:46C'est vrai que c'est toujours
27:47un peu ambitieux
27:48de faire des analyses définitives
27:49sur les intentions de vote
27:50de tel ou tel,
27:51non seulement à partir
27:52de sondages,
27:53mais avant même
27:54que la campagne officielle
27:55soit lancée.
27:56Ça l'est encore plus
27:57avec Jean-Luc Mélenchon
27:58qui commence toujours
27:59beaucoup plus bas
28:00que là où il arrive.
28:02En général,
28:02ces dernières années,
28:05ça a parfois été l'inverse
28:06avec Marine Le Pen.
28:07Mais une chose est claire,
28:09seules deux candidatures
28:10pour l'instant,
28:11et en vue des présidentielles,
28:12sont lisibles et stables.
28:14On a Marine Le Pen
28:15qui est ultra-favorite,
28:16qui dans tous les cas de figure
28:17arrive au second tour
28:19et même aujourd'hui
28:20dans tous les cas de figure
28:21l'emporte au second tour.
28:23Et on a celle
28:24de Jean-Luc Mélenchon
28:25qui a toujours augmenté
28:27son score à mesure
28:28que la campagne a avancé
28:29et qui est aujourd'hui
28:29installée dans la campagne
28:30avec des gens autour de lui
28:32qui suivent comme un seul homme
28:34la campagne présidentielle.
28:37Pour cette raison,
28:37évidemment,
28:38la dynamique n'est pas
28:38très étonnante.
28:39Ce qu'on appelle dynamique
28:40dans une campagne,
28:40c'est le fait d'exister,
28:42d'imposer des thèmes.
28:43Jean-Luc Mélenchon
28:44le fait très bien
28:45et tout simplement
28:46d'exister de manière stable
28:47en sachant où aller,
28:48ce qui n'est pas le cas
28:49de tout le monde,
28:49vous avez remarqué,
28:50dans cette campagne
28:50pour l'instant.
28:51Donc le clivage
28:52est installé
28:53de manière assez naturelle
28:54et par ailleurs
28:55ça coïncide politiquement
28:56entre ces deux parties.
28:58Il faut se souvenir
28:58que Jean-Luc Mélenchon
28:59n'a pas toujours eu
29:00un cap aussi clair
29:01que la Nouvelle France
29:02aujourd'hui.
29:03Mais dès 2012,
29:04il se posait
29:05comme l'alternative,
29:06la vraie,
29:07à Marine Le Pen
29:07déjà à l'époque
29:09et il essaye
29:10depuis des années
29:11de s'imposer comme tel.
29:12Et ça rend la chose
29:13lisible au fil des années,
29:15encore plus aujourd'hui
29:16que Marine Le Pen
29:16est donnée gagnante.
29:17Et ailleurs,
29:18c'est moins évident,
29:19c'est peu de le dire,
29:21la gauche en est au stade
29:22de l'organisation
29:22d'une primaire.
29:23On a Glucksmann
29:24qui est candidat
29:25mais Hollande
29:26qui rêve de l'être
29:26à sa place.
29:27Au centre,
29:28on a Philippe et Attal
29:29qui se disputent
29:30la non reconnaissance
29:31de l'héritage
29:32d'Emmanuel Macron
29:33tout en reposant
29:35les frontières du centre
29:36à droite pour l'un,
29:37à gauche pour l'autre.
29:39Mais le problème,
29:40c'est qu'à gauche,
29:40on a Glucksmann
29:41et peut-être demain Hollande.
29:42À droite,
29:43il y a Bruno Retailleau
29:44dont la propre famille politique
29:45et certaines de ses plus grandes figures
29:47commencent à s'agglutiner
29:48autour d'Edouard Philippe.
29:49Le tout avec un point commun
29:51entre eux tous
29:52qui n'est pas très nouveau
29:53et qui peut-être
29:54a fini par lasser
29:55une partie des électeurs,
29:56la dénonciation des extrêmes.
29:58C'est le seul point commun
29:59qu'ils aient de manière
29:59absolument évidente
30:00au fil du temps
30:02et en attendant
30:02que tout ça se décompte,
30:04LFI,
30:05c'est lisible.
30:06Ça a le mérite d'être clair
30:07et ce n'est pas tout,
30:08ce n'est pas simplement
30:09évidemment une affaire de personne.
30:11Il y a un désir de changement
30:12qui laboure le pays
30:14pour diverses raisons
30:15qui sont même parfois
30:16contradictoires,
30:17mais il existe.
30:19Tout appelle
30:19un renversement de la table
30:20et il se trouve
30:21que la radicalité
30:22dans ces cas-là
30:22devient audible.
30:24Il y a quand même eu
30:25de multiples dérapages politiques,
30:27Charlotte,
30:28les accusations
30:29d'antisémitisme,
30:31les procès à répétition,
30:32la bordélisation,
30:34si vous permettez
30:34l'expression
30:35de l'Assemblée nationale,
30:36tout ça est immédiatement oublié.
30:38Il y a eu entre-temps
30:39d'abord un été particulièrement chaud
30:41et LFI,
30:42vous avez remarqué,
30:43pendant l'été,
30:44a investi sur ce qu'il appelle
30:45la planification écologique
30:46et n'a parlé que de ça
30:48dans le pré-lancement,
30:49on va dire,
30:49de la campagne pré-lancielle.
30:50Donc,
30:50on voit déjà
30:52qu'il s'adresse
30:53assez largement
30:56désormais.
30:56Or,
30:56il se trouve
30:57qu'on a des jeunes,
30:57des plus jeunes
30:58aujourd'hui en France,
30:59une génération même entière,
31:00qui est biberonnée
31:01à cette question
31:02et confortée
31:03dans ce qu'elle appelle
31:04désormais
31:05maladie bientôt reconnue
31:06par la sécurité sociale,
31:08l'éco-anxiété.
31:09Et c'est dans tous
31:09les domaines de la vie,
31:10depuis l'école
31:11jusque dans les loisirs,
31:12en passant par les films,
31:13avec une lecture
31:15apocalyptique de la chose.
31:16On ne leur dit pas
31:17qu'il va falloir s'adapter,
31:18qu'il faut trouver
31:18des moyens de s'adapter,
31:20non,
31:20la lecture est celle,
31:21en l'occurrence,
31:22portée également
31:23par la France insoumise.
31:24Ensuite,
31:24l'absence de diabolisation
31:25permet de larges manœuvres.
31:27Depuis des mois
31:28et des années,
31:29vous verrez dans tous
31:30les articles,
31:30mais partout,
31:31LFI flirte,
31:33LFI joue avec,
31:35LFI s'avance sur le terrain
31:36d'eux,
31:36mais LFI n'est jamais rien.
31:38LFI flirte
31:39et s'avance sur le terrain.
31:40LFI ne dérape pas,
31:41LFI n'est pas assimilée
31:42au comportement
31:43de l'un ou l'autre
31:44de ses membres.
31:45LFI n'a jamais à répondre
31:46d'aucune page
31:46de l'histoire de qui que ce soit,
31:48ni à y être assimilée,
31:50en tout cas,
31:51par l'intégralité
31:52d'un système médiatique
31:53ou politique.
31:53Il n'y a pas de cordon
31:54sanitaire autour de LFI,
31:56c'est le moins
31:56qu'on puisse dire.
31:57Et l'intimidation
31:58de l'électeur
31:59au regard
32:00n'est pas la même.
32:04à mon avis,
32:04d'aller avec un T-shirt
32:05LFI à l'université
32:06ou au supermarché,
32:08avec d'autres parties,
32:09ça ne serait nettement plus.
32:11Cela change aussi
32:12dans une dynamique.
32:13Et enfin,
32:13la radicalité
32:14de la vision plébiscitée
32:15avec acharnement
32:16ces derniers mois
32:17en pré-campagne électorale
32:19séduit.
32:20On avait beaucoup parlé
32:21au moment de la victoire
32:22de François Hollande
32:22de la stratégie Terra Nova.
32:24Vous savez,
32:24on avait regardé les résultats,
32:25on avait dit
32:26en effet,
32:26les banlieues
32:27pour ceux qui ont voté
32:28ont voté pour François Hollande,
32:29c'était une bonne idée.
32:30La stratégie a aidé
32:31François Hollande,
32:32mais elle a surtout donné
32:33beaucoup d'idées
32:33à Jean-Luc Mélenchon
32:34qui est nettement moins poli
32:35que son camarade François Hollande
32:37et qui va jusqu'au bout
32:38et qui se dit
32:39mais en fait,
32:39c'est cet électorat
32:40et cet électorat seul
32:41et pour le séduire vraiment,
32:44il faut proposer
32:44un modèle alternatif
32:46sur à peu près
32:47tous les terrains
32:48et notamment
32:49sur le terrain culturel.
32:50Il a préparé patiemment,
32:51c'est le moins qu'on puisse dire,
32:52l'évidence d'une campagne
32:54pour la Nouvelle-France,
32:55la victoire du grand remplacement
32:56qu'il a retourné
32:57à son avantage
32:58et celle de l'immigration.
32:59C'est désormais acté
33:00dans le discours de tous.
33:02La France n'existe plus
33:03que par ses enfants récents
33:05chargés d'en écrire l'avenir.
33:07Tout le reste a disparu
33:08de leur discours
33:09sur ce terrain culturel.
33:10Là encore,
33:11il raconte une histoire
33:12et elle est positive
33:13pour une partie
33:13de la population
33:15qui est en quête d'idéal,
33:16de récits,
33:17de communs,
33:18de conquêtes
33:18et de reconnaissance,
33:20d'identité.
33:21Et le problème,
33:22c'est que LFI
33:23additionne deux électorats.
33:25On le voit,
33:25mais vous avez une partie
33:26de la jeunesse
33:27qui est le fruit
33:27de l'ultra-relativisme
33:29défendue par d'autres
33:30que LFI
33:31pendant des années
33:32et qui vous dit
33:32mais qu'est-ce que ça peut
33:33bien vous faire ?
33:34Et tout c'est
33:35qu'est-ce que ça peut
33:35bien vous faire ?
33:38Ce qui est très intéressant,
33:39c'est que vous avez
33:39par exemple les indigénistes,
33:40vous savez qui sont
33:41les radicaux des radicaux
33:42de la ligne LFI,
33:43qui vous disent
33:43mais LFI c'est un instrument,
33:45ne vous inquiétez pas,
33:45ce qui entre en contradiction
33:48finira par partir.
33:49Et de l'autre côté,
33:50vous avez les petits jeunes
33:51bourgeois
33:52qui vont militer
33:53dans les meetings
33:53de LFI
33:54qui croient eux encore
33:55que tout se vaut
33:57et que toutes les minorités
33:58méritent d'être défendues
34:00de la même manière
34:00et que sans penser
34:02une seule seconde
34:03que parmi les minorités
34:04qui se valent
34:05et qui pensent tous
34:06de la même manière,
34:06certains espèrent bien
34:07très rapidement
34:08devenir la majorité.
34:10Merci beaucoup
34:11Charlotte Dornelas
34:12pour cette analyse
34:13et ce succès
34:15de cette rencontre
34:16de Jean-Luc Mélenchon.
34:18Merci pour cette stratégie.
34:21Gabrielle Cluzel,
34:23un vainqueur de MMA,
34:25Mathieu Leto Duclos
34:27a été conspué ce week-end
34:31menacé de mort.
34:32Pourquoi ?
34:33Pour avoir exprimé
34:34son amour de la France,
34:36défendre la France,
34:37est-il devenu
34:38le sport de combat
34:39le plus dangereux ?
34:40Oui, alors après le nageur
34:43Léon Marchand,
34:44nous continuons notre série
34:45de sportifs kamikazes,
34:47c'est-à-dire ceux
34:47qui défendent la France.
34:49Je ne suis pas une docteure
34:50SMMA, je ne pratique pas,
34:52mais je suis depuis
34:54un certain nombre de mois,
34:56voire d'années,
34:57les controverses
34:58qui agitent
34:59les grands champions
35:00de ce sport.
35:01Je ne sais pas
35:02si ceux qui nous regardent
35:03savent ce qu'est le MMA,
35:04il y a une grande différence
35:04avec la boxe,
35:05c'est que, en fait,
35:07c'est des armes martiaux mixtes,
35:09la boxe,
35:09c'est que les coups de poing,
35:10les MMA,
35:11c'est aussi la lutte,
35:11le combat au sol,
35:12bon bref,
35:13presque tous les coups
35:14sont permis.
35:15Donc samedi soir,
35:16il y a une star
35:17de cette discipline
35:17qui est née
35:19vous avez donné son nom,
35:20Mathieu Leteux-Diclos,
35:22originaire d'Arras,
35:23alors son nom se termine
35:24comme le conte de Montecristo
35:25et c'est vrai que c'est
35:25une vengeance,
35:26presque une revanche,
35:27ou plutôt une revanche,
35:28pardon,
35:29car quatre ans auparavant,
35:30il avait perdu
35:31au même endroit
35:32par K.O.F.
35:33Donc il est revenu,
35:34il l'a rappelé d'ailleurs,
35:35humblement,
35:35sa défaite,
35:36mais il est revenu
35:37alors qu'il avait pensé
35:38arrêter sa carrière-là.
35:39Donc c'est une leçon de vie,
35:41de persévérance,
35:42il dit j'ai pris des coups,
35:43mais ce qui compte,
35:44c'est que
35:45c'est celui qui met
35:46le dernier coup
35:46et ce soir,
35:47c'est témoin.
35:48On comprend pourquoi
35:48les jeunes sont fascinés
35:49par le sport
35:50et par ce sport en particulier,
35:52c'est de l'effort,
35:52du travail,
35:53de la lutte,
35:54de la compétition,
35:55des chutes
35:55et des gens qui se relèvent,
35:57donc tout ce qu'on ne trouve plus
35:57à l'éducation nationale.
35:59Donc le français
36:00s'est donc imposé
36:01ce samedi soir
36:02à l'Accor Arena de Paris
36:04en mettant un K.O.
36:05au premier round
36:05au Brésilien,
36:06Luis Felipe Diaz,
36:07il disputait son premier match,
36:09vous l'avez dit aussi,
36:10pour le compte de l'UFC,
36:11c'est la plus importante
36:12organisation mondiale
36:13d'arts martiaux ministres.
36:14Mondiale ?
36:15Qu'est-ce qu'on lui reproche
36:17exactement ?
36:18Alors pour donner le ton,
36:19au moment de la victoire,
36:20il s'est signé
36:21et puis au moment
36:22où l'arbitre
36:23a définitivement donné
36:24aussi signifié sa victoire,
36:26il s'est signé à nouveau.
36:27Mais ce n'est pas tout.
36:28Après sa victoire,
36:30il a rajouté
36:30« Il y a beaucoup de gens
36:31qui m'associent
36:32à une image politique,
36:33je vais vous dire
36:33une seule chose,
36:34je brûlerai sans hésiter
36:36tous les pays du monde
36:37pour sauver la France. »
36:38Bon.
36:39Et puis en conférence de presse,
36:41il en a remis une couche.
36:43Il y a beaucoup de gens,
36:44il répète,
36:45qui m'associent
36:45à une image politique.
36:46Ce sont des gens
36:46qui sont très polarisés,
36:48soit t'es d'extrême droite,
36:49soit t'es d'extrême gauche.
36:50Moi, je ne demande pas grand-chose,
36:51je demande que tu aimes la France,
36:53que tu respectes son identité,
36:54mais j'ai l'impression
36:56que rien que demander ça,
36:57c'est déjà trop.
36:58Donc tous les gens
36:59qui ne sont pas d'accord avec ça,
37:00vous pouvez aller vous faire.
37:02Là aussi,
37:02je laisse libre quoi
37:03votre imagination ?
37:06Non, il a dit enculé,
37:08mais non,
37:08on ne le dit pas.
37:10Voilà,
37:11c'est le mot
37:11qu'on ne va pas dire.
37:12Vous n'avez pas
37:14votre place en France
37:15et il ajoute,
37:16« Et les autres,
37:16je vous aime tous,
37:17malgré vos défauts,
37:18malgré votre couleur. »
37:19Alors,
37:20que veut dire
37:20cette dernière phrase ?
37:21On ne sait pas.
37:22Malgré votre couleur politique
37:23ou quelle que soit
37:24votre couleur tout court,
37:25on voit l'idée,
37:26même s'il vous occupe,
37:27elle n'est pas correcte,
37:29mais on a compris,
37:30Mathieu Létois du Clos,
37:31ce n'est pas Madame de Sévigné
37:32et je ne crois pas,
37:33on sait beaucoup,
37:33en disant que Madame de Sévigné
37:34n'aurait été pas excellente,
37:36aurait même été nulle en MMA.
37:38Donc,
37:39Mathieu Létois du Clos
37:40a été conspué,
37:42menacé de mort
37:43et ces menaces,
37:44finalement,
37:44donnent raison à ses propos.
37:46« Je demande que tu aimes la France,
37:48que tu respectes son identité,
37:49mais j'ai l'impression
37:50que rien que demander ça,
37:51c'est déjà trop. »
37:52Ben oui,
37:52de fait,
37:53c'est trop.
37:54On l'a vu
37:54la semaine dernière
37:55avec Léon Marchand
37:56qui s'était un peu trop extasié
37:58sur la Marseillaise,
37:59de la vue de certains
38:00et qui en plus a refusé
38:02de répéter
38:02le petit catéchisme
38:03d'extrême-gauche.
38:05On reproche à Mathieu Létois
38:07de s'être signé,
38:08mais que font
38:08les autres joueurs de foot
38:09sinon faire une géniflexion
38:11devant la religion
38:12qui est l'extrême-gauchisme.
38:14Vous vous souvenez
38:15de ce livre
38:16de Jean-François Chemin
38:17que nous avions reçu ici
38:18qui avait écrit un livre
38:19« Notre ami la gauche
38:20de siècle de cléricature »
38:21et ben là,
38:22cette religion-là,
38:23c'est une religion
38:23avec des bûchers
38:24pour brûler les sorcières
38:25et les tuer socialement.
38:27Mais d'autres combattants
38:28de MMA à tort
38:29ont raison.
38:30Gabriel,
38:31ont été accusés
38:31de proximité
38:33avec, je cite,
38:34l'extrême-droite.
38:35Une suspicion
38:36pèse-t-elle
38:37sur cette discipline ?
38:38Oui, alors,
38:39le MMA est volontiers
38:40associé par la gauche
38:41à l'extrême-droite
38:42car c'est un univers
38:42très masculin
38:43de confrontation physique,
38:45de discipline,
38:46de force,
38:46de dépassement de soi.
38:47Et puis,
38:48il y a beaucoup
38:49de combattants,
38:49pas tous,
38:50mais qui sont issus
38:50de milieux populaires,
38:51de milieux très petits blancs
38:53comme on dit
38:53de façon péjorative.
38:55Certains combattants
38:56comme Hugo Nemesis II
38:57ont été accusés
38:58de suprémacisme blanc,
39:00ils défendent
39:00les Français de souche,
39:01j'ai vu l'argumentaire,
39:03exhortent à avoir
39:03des enfants,
39:04écrit « Vive le Christ roi ».
39:05Bon,
39:06il paraît que c'est très grave.
39:08Certains l'accusent
39:08d'avoir frayé
39:09avec des groupes sulfureux.
39:12Et dans la presse,
39:13certains parlent
39:13d'infiltration
39:14de l'extrême-droite
39:15dans l'octogone.
39:16Est-ce que vous savez
39:16ce que c'est que l'octogone ?
39:18C'est le ring,
39:19on va dire,
39:19du MMA.
39:20Il y a eu un documentaire
39:22sur l'équipe,
39:23quand je vous dis
39:23que l'équipe,
39:24ce n'est pas notre,
39:25l'ultra-droite
39:26dans l'octogone.
39:27Et il y a eu
39:28à peu près le même
39:28sur Radio France,
39:29MMA,
39:30l'extrême-droite,
39:32infiltre l'octogone.
39:33Alors,
39:33Benoît Saint-Denis,
39:34vous devez le connaître,
39:35il a aussi été mis
39:36en accusation.
39:37Benoît Saint-Denis,
39:38c'est un ancien militaire
39:40des forces spéciales
39:41catholiques revendiquées.
39:43Donc,
39:43dans l'équipe,
39:44il notait
39:45qu'il avait une croix
39:45des Templiers
39:46tatouée sur le cœur
39:47et un sociologue,
39:49Emmanuel Casasius,
39:50auteur de « Style et violence
39:51dans l'extrême-droite »
39:53disait,
39:54pour ces groupes,
39:55il est l'idéal
39:56du mal blanc.
39:57Alors,
39:57de fait,
39:57Benoît Saint-Denis
39:58est catholique,
39:59c'est grave docteur.
40:00Dans le magazine
40:01Famille Chrétienne,
40:02il disait
40:02qu'il était fils
40:03de Saint-Syrien,
40:04qu'il avait été bercé
40:05par les romans chevaleresques
40:06et par la quête du Graal.
40:07On comprend que
40:08toute la gauche
40:09s'étouffe.
40:10Donc,
40:11c'est ainsi
40:11qu'il avait pris
40:12goût aux valeurs
40:13chevaleresques
40:14et puis aussi
40:15dans le scoutisme
40:16et puis après l'armée
40:17qu'il a quitté en 2019,
40:19il est devenu
40:19champion de MMA.
40:21Il a été repéré
40:22en la même surnommée
40:24« Dieu de la guerre »,
40:25« God of War ».
40:26Alors,
40:27c'est grave,
40:27là aussi,
40:28il raconte,
40:28il va régulièrement
40:29à la messe
40:29et prie avant ses combats.
40:31Ça a l'air d'être terrible
40:32et il a une croix
40:33des Templiers
40:34de fait tatouée
40:35sur sa poitrine
40:36et la figure
40:37de Jeanne d'Arc
40:37dans le dos.
40:40Donc,
40:41on voit
40:42qu'il n'y a pas
40:42plus de suprématisme
40:44chez Benoît Saint-Denis
40:45que de peigne
40:47sur la tête
40:47d'un chauve.
40:49Mais ces rapprochements
40:51se font régulièrement
40:52dans le croix gammé
40:53« Il y a croix ».
40:54Donc,
40:54la malle de gamme,
40:55ce n'est pas le temps
40:55que ça prend.
40:56Je crois qu'on n'en avait
40:56pas parlé ici
40:57parce que c'était le mois d'août,
40:58le 13 août dernier,
40:5920 minutes,
41:00dans un article intitulé
41:01« Comment savoir
41:02si votre voisin de plage
41:03est un facho
41:04grâce à son tatouage ? »
41:06Je ne rigole pas.
41:06la journaliste
41:07avait fait voisiner
41:08le cœur sacré vendéen
41:09avec les insignes
41:11du Troisième Reich.
41:13Tout va bien.
41:14Maximilien Kolb
41:15et Klaus von Steffenberg
41:17avaient dû se retourner
41:18dans leur tombe.
41:19Et puis,
41:19rappelons que Benoît Saint-Denis
41:20avait défendu ses huit.
41:21Alors,
41:21ça aussi,
41:21c'est très très mal.
41:22Il avait dû même
41:24s'en excuser.
41:25Ce qui est certain,
41:26en tout cas,
41:26c'est que le sport,
41:28comme,
41:28je dirais,
41:30les arts de la table,
41:31vous savez,
41:31il y en a ceux
41:32qui sont tastis,
41:33comme on dit,
41:34croustis,
41:34et puis d'autres
41:34canons français.
41:35Tout ça se polarise
41:37alors que c'est,
41:37en principe,
41:38un lieu de fair-play,
41:39de neutralité.
41:40Ça devrait être
41:41sanctuarisé.
41:41Mais c'est terminé.
41:43Merci beaucoup
41:44pour vos analyses.
41:46On a des témoins
41:48qui vont venir s'installer.
41:50On n'a pas assez de place
41:51sur le plateau.
41:52Pourquoi est-ce qu'on n'est
41:52pas une grande famille ?
41:54Non, mais c'est vrai.
41:55Ça, c'est le grand monde.
41:58Installez-vous.
41:59Entrez.
41:59Michel et Charlotte
42:01cèdent la place.
42:02Tout se passe en direct.
42:03Et je vais vous raconter.
42:06Vous avez peut-être
42:07passé une bonne
42:09rentrée scolaire
42:10avec vos enfants.
42:11Tout le monde
42:12n'a pas eu
42:13la rentrée scolaire
42:14comme
42:16ils auraient souhaité.
42:18Tout ne s'est pas passé
42:19comme ils auraient souhaité.
42:20Michel Fayad,
42:20vous restez un petit peu loin
42:21mais vous êtes là.
42:22Charlotte Dorn
42:23est l'associée.
42:24Elle reste là.
42:25Nous vous accueillons
42:26ce soir
42:27Louis
42:28et ses deux filles,
42:29Paola,
42:3020 ans,
42:31et Brune,
42:3117 ans
42:33qui sont
42:33toutes les deux
42:35atteintes
42:35d'une maladie
42:38neurodégénérative.
42:39C'est exceptionnel
42:40à chaque fois pour nous
42:41d'en face à l'info
42:42de s'organiser,
42:44vous faire arriver,
42:45vous installer.
42:46Ça s'est bien passé pour vous ?
42:47Ça a été ?
42:47Pas trop compliqué ?
42:49Bon, c'est un plaisir
42:50en tout cas
42:51de vous recevoir
42:51ma chère Paola,
42:53ma chère Brune
42:54et mon cher Louis.
42:55On commence par vous.
42:57Comment s'est passé
42:57cette rentrée scolaire ?
43:01Pour moi,
43:01elle s'est passée très bien,
43:02pour mes filles très bien aussi
43:03parce qu'elles adorent
43:04leurs études
43:05et leurs lycées respectifs.
43:07En revanche,
43:07on a eu quelques déconvenues,
43:08des problèmes,
43:09notamment pour Paola
43:10qui, pour aller à l'école,
43:12s'est retrouvée dans un bus
43:12qui n'avait pas de rampe
43:13comme ça arrive trop souvent.
43:15Elle est donc arrivée en retard
43:16et une fois arrivée à l'école,
43:17elle est montée dans un ascenseur
43:18qui s'est arrêtée
43:19entre deux étages.
43:20Elle est restée dans le noir
43:21pendant 30 minutes
43:22avant de pouvoir être secourue.
43:24C'est des choses
43:24qui peuvent arriver.
43:25Le problème,
43:26c'est que ça fait
43:26un an et demi
43:27que cet ascenseur est en panne
43:28qui n'a toujours pas été réparé
43:29par l'entreprise Connet
43:30qui l'a fabriqué
43:32et qui est censé le réparer
43:33et c'est une lutte
43:34qui dure depuis
43:35un peu trop longtemps.
43:36Paola, 20 ans,
43:38qu'est-ce que vous faites
43:39comme études ?
43:40Je suis en prépa littéraire
43:42à Blanche-de-Castille,
43:44au Chénet.
43:45Comment ça s'est passé justement ?
43:47Comment est-ce que vous avez réussi
43:48à concilier jusqu'à présent
43:51votre maladie,
43:52une redonnée générative
43:53et vos études ?
43:56Jusque-là, très bien.
43:57La maladie n'est pas un frein
43:59à mes études.
44:05Très bien.
44:06Le problème,
44:07c'est plus logistiquement parlant
44:10de l'ascenseur
44:11qui a été un peu un poids
44:15cette année
44:16et l'année dernière surtout
44:17parce que mes amis
44:19étaient obligés
44:19de me monter à pied,
44:21sur le dos.
44:23En haut,
44:24j'étais sur mon fauteuil manuel,
44:25ce qui n'était pas très pratique
44:27pour moi et ensuite,
44:28je devais redescendre le soir.
44:30Donc,
44:31ce n'était pas très pratique.
44:33Pas très pratique ?
44:34Vous gardez le sourire ?
44:35Ce sont vos amis
44:36qui vous portent sur le dos ?
44:37Oui.
44:39Oui.
44:41Et vos parents qui vous soutiennent ?
44:43Voilà.
44:45Paola,
44:46vous avez 17 ans.
44:48Comment ça se passe
44:49pour vous au quotidien ?
44:50Comment s'est passée cette rentrée ?
44:51Moi, ma rentrée scolaire
44:52s'est très bien passée.
44:53J'étais très bien accueillie.
44:55Seulement,
44:55j'étais assez surprise
44:56quand je suis arrivée
44:57de ne pas avoir
44:58d'AESH,
44:59donc d'assistance de vie
45:01que je suis censée déjà avoir
45:02depuis deux ans.
45:03Vous êtes en quelle classe,
45:06Brune ?
45:07Je suis en terminale.
45:08En terminale
45:09et vous n'avez pas d'AESH.
45:11Vous en aviez avant ?
45:12J'en ai eu
45:13quand j'étais plus petite
45:14tout le primaire.
45:16Tout le primaire
45:16et la moitié du collège
45:17à peu près.
45:18Et pourquoi là,
45:19il n'y en a pas ?
45:19Qu'est-ce qui s'est passé
45:20concrètement ?
45:21Parce que
45:22c'est mon établissement
45:24qui n'arrive pas
45:25à en recruter
45:27à cause de...
45:28Je crois que c'est
45:30des problèmes d'argent
45:31de l'État.
45:32Alors,
45:32vous n'avez pas d'AESH.
45:34Comment ça se passe
45:34concrètement ?
45:36J'ai la chance
45:37d'avoir des amis
45:37qui m'aident beaucoup.
45:39Mais c'est vrai
45:40qu'il y a quand même
45:41beaucoup de choses
45:42qui reposent sur elles.
45:43Donc,
45:43parfois,
45:44c'est assez désagréable
45:45de devoir tout le temps
45:46leur demander
45:47de faire un travail
45:49qui ne leur est pas attribué.
45:52Paola et Brune,
45:53je reviens à vous,
45:54mon cher Louis,
45:55qui est le père
45:55de ces deux
45:56charmantes jeunes filles.
45:58Lorsque vous voyez
45:59la France,
46:00la politique,
46:01la présidentielle
46:02qui arrive
46:03et votre quotidien,
46:04qu'est-ce que vous dites
46:05en fait ?
46:07D'abord que la France,
46:08par rapport
46:09aux autres pays
46:11dans lesquels
46:11on a vécu,
46:12notamment l'Espagne
46:13à Barcelone,
46:14est nettement moins
46:15bien équipée
46:16d'un point de vue
46:17accessibilité,
46:18donc les transports.
46:20En Espagne,
46:21tout était...
46:22les trains
46:23étaient à la hauteur
46:23du quai,
46:24alors qu'ici,
46:25c'est toujours un problème.
46:29L'accessibilité
46:30des trottoirs,
46:31des bus,
46:31les rampes
46:32ne marchent jamais.
46:35Les assistants
46:36en gare,
46:37une fois,
46:38ça m'est arrivé
46:38de devoir demander
46:39à mes copines
46:40de porter le fauteuil
46:41pour le mettre
46:41dans le train
46:42et l'assistant
46:43me regardait faire
46:44alors qu'il y avait
46:46la rampe
46:46juste à côté de lui,
46:47mais comme il n'avait
46:48pas le droit,
46:48c'était mes copines
46:49qui devaient porter.
46:52Ça, c'est vrai
46:52que c'est des choses...
46:53Donc à chaque fois,
46:53être entouré de copines
46:55pour vous aider.
46:56Pardon.
46:57Oui, c'est ça.
46:57Ce que vous dites,
46:58c'est qu'en fait,
46:58elles dépendent beaucoup
46:59de la bonne volonté
47:00des gens autour d'eux.
47:01Alors Dieu merci,
47:02elles ont plein d'amis,
47:03une famille, etc.
47:04Déjà, ce n'est pas
47:05le cas de tout le monde
47:05et moi,
47:06j'ai beaucoup d'empathie
47:06pour tous les gens
47:07qui sont dans notre situation
47:09et qui n'ont pas forcément
47:09notre chance
47:10et c'est un peu pour ça
47:11qu'on est venus aujourd'hui
47:12pour essayer de faire bouger
47:13les choses
47:14parce qu'il y a des millions
47:15de personnes
47:15qui sont en situation
47:16de handicap en France,
47:17des millions d'aidants
47:18qui sont complètement
47:19désemparés,
47:20qui sont complètement déprimés,
47:21qui n'en peuvent plus
47:22parce que c'est vraiment épuisant.
47:24Alors certains ont de l'énergie
47:25pour se battre,
47:26d'autres moins
47:26et ils peuvent vraiment
47:27s'effondrer
47:28et c'est pour ces gens-là
47:29qu'on est là en fait.
47:30Le handicap isole.
47:32Le handicap isole
47:33en général pour pouvoir...
47:34Vous dites que vous avez
47:35des amis
47:36et vous dites que c'est
47:37effectivement une chance
47:38mais en général
47:39on est isolé,
47:40on est replié sur soi-même,
47:41on n'est pas forcément aidé.
47:43Comment est-ce que vous
47:44au quotidien,
47:44vous êtes battu
47:45avec vos deux filles
47:46pour les hisser justement
47:47année après année
47:49à l'école,
47:50la rentrée scolaire,
47:51les AESH,
47:52l'accompagnement ?
47:52Comment vous vous êtes battu ?
47:55Je ne sais pas
47:55si c'est nous
47:56qui nous sommes battus.
47:56Je crois que mes deux filles
47:57sont exceptionnelles,
47:58je le pense vraiment.
47:59Elles ont une énergie,
48:00une passion,
48:01une force de vie
48:02qui est peu commune
48:03et c'est un don.
48:04Elles ont beaucoup de chance
48:05et je pense qu'on a
48:06de la chance aussi.
48:07On s'est battu,
48:08on se bat parce qu'on doit
48:09se battre en fait.
48:09On n'a pas vraiment le choix
48:10en fait.
48:11C'est-à-dire que quand on arrive
48:12à l'école et que l'ascenseur
48:13ne marche pas,
48:13il faut se battre
48:14pour faire marcher l'ascenseur.
48:15Non, il ne faut pas se battre
48:16pour se faire marcher l'ascenseur
48:17et on la porte sur le dos.
48:19Oui, mais c'est là
48:20où on se débrouille.
48:22Mais en fait,
48:23aujourd'hui,
48:23en 2026 en France,
48:25on ne devrait pas se débrouiller.
48:26Et je pense qu'il y a
48:27suffisamment de volonté politique,
48:29de bonne volonté en France
48:30pour que les choses s'arrangent.
48:31Le problème,
48:32c'est qu'il y a des projets,
48:33il y a des conférences nationales
48:34du handicap.
48:35Il y a Emmanuel Macron
48:36qui dit qu'on va faire
48:3765 mesures incroyables
48:39pour changer la vie
48:40des personnes handicapées.
48:41En réalité,
48:42rien ne se passe.
48:42Il y a beaucoup d'annonces,
48:44très peu de résultats.
48:45Et aujourd'hui,
48:4620 ans après la loi de 2005
48:48sur le handicap,
48:49il ne s'est rien passé.
48:51Vous êtes en train de dire
48:51qu'après cette loi de 2005
48:53que tout le monde avait applaudie,
48:55il ne s'est rien passé concrètement.
48:56On est dans le même quotidien.
48:58On est 20 ans après,
48:5921 ans après.
49:01Le but de cette loi,
49:02c'était de rendre
49:02100% des établissements
49:04recevant du public
49:05accessible aux personnes
49:06en situation de handicap.
49:07Aujourd'hui,
49:08il y a moins de 20%
49:09de ces établissements
49:10qui sont accessibles.
49:11Plus de 80%
49:12qui ne sont pas accessibles
49:14à Versailles.
49:15Paola pouvait aller faire
49:16sa prépa aussi à La Bruyère.
49:18La Bruyère,
49:18c'est un lycée public
49:19qui est à Versailles,
49:20qui a une très bonne prépa.
49:21Il n'est pas accessible.
49:22Elle ne pouvait pas être
49:23scolarisée dans cette école.
49:24Pourquoi ?
49:25Parce que les cours
49:25sont au deuxième étage.
49:26Il n'y a pas d'ascenseur,
49:28il n'y a pas de rampe.
49:29Elle ne pouvait pas
49:29tout simplement y être.
49:31C'est ça aujourd'hui la France.
49:32Et les transports,
49:33c'est pareil.
49:34Il y a 40% des gares
49:35qui ne sont pas accessibles,
49:3640% des cabinets médicaux
49:37qui ne sont pas accessibles,
49:3840% des commerces
49:40qui ne sont pas accessibles.
49:41Dernière question,
49:42Gabrielle Cluzel.
49:47Comment expliquez-vous
49:48cette inertie sur ce sujet ?
49:50Pourquoi n'y a-t-il
49:50que des effets d'annonce ?
49:52Pourquoi y a-t-il
49:53si peu d'intérêt ?
49:54C'est un manque d'intérêt
49:55pour les familles ?
49:57Ce n'est pas une population
49:58électoralement
49:58qui est intéressante ?
50:00Ce n'est pas un sujet ?
50:01Comment peut-on expliquer ça ?
50:03Ça paraît fou.
50:03C'est tellement scandaleux.
50:05Une visibilisation incroyable.
50:06Je pense qu'il y a
50:07un problème politique.
50:08Je ne pense pas
50:08qu'il y ait de réelle volonté politique.
50:10Je pense qu'il y a
50:10des effets d'annonce
50:11parce que ça fait bien
50:12de dire qu'on a fait
50:12quelque chose pour le handicap.
50:13Mais je crois que fondamentalement,
50:14les gens s'en moquent
50:15parce que si les gens
50:16vraiment étaient intéressés
50:17par ce sujet-là,
50:18les choses bougeraient.
50:19Il est grand temps
50:20de s'y intéresser
50:21parce que dans 20 ans,
50:22la population française
50:22aura vieilli.
50:23L'accessibilité,
50:24ce sera un vrai sujet
50:25pour tout le monde,
50:26pour vous,
50:26pour vous,
50:27potentiellement pour moi.
50:28et on sera bien
50:29dans une situation déplorable.
50:31Donc je pense
50:32qu'il y a un problème
50:33de politique au départ.
50:35Je pense qu'après,
50:35il y a un problème
50:36de mentalité en France
50:37qui est un peu désastreux.
50:38C'est-à-dire que
50:38dans les pays où on a vécu,
50:40l'Italie, l'Espagne,
50:41il pouvait y avoir
50:42des situations
50:42où on avait un problème
50:43où on était bloqués.
50:44Les gens avaient
50:46une capacité
50:47de prise d'initiative
50:50qui leur permettait d'agir.
50:51C'est-à-dire que
50:52quelqu'un dans une gare
50:53allait trouver une solution
50:54pour mobiliser des personnes.
50:56Bien sûr.
50:56Il y avait de la solidarité.
50:58Mais même les agents
50:59de la SNCF espagnole
51:00n'auraient pas hésité
51:02à aider,
51:03à porter, etc.
51:04Ici, les gens sont bloqués.
51:05Ils disent
51:05« Je n'ai pas le droit.
51:07Je ne peux pas le faire. »
51:08Un problème de responsabilité
51:09à tous les niveaux.
51:10Le chef d'établissement
51:11qui me dit
51:12« Je n'arrive pas
51:13à recruter d'AVSH. »
51:15Pourquoi ?
51:15Parce que c'est le rectorat
51:16qui bloque.
51:17Parce qu'en fait,
51:17c'est le rectorat
51:18qui doit attribuer les AVSH.
51:19Ce qui est une ineptie.
51:21Qui mieux qu'un chef d'établissement
51:22peut comprendre
51:23la personne qu'il faut
51:24dans son établissement
51:24le recruter
51:25et affecter les heures.
51:26Il y a un vrai problème
51:27de délégation de responsabilité.
51:29On est à 7 mois,
51:308 mois de la présidentielle.
51:32Que voulez-vous dire
51:33clairement
51:34au pouvoir public,
51:35au candidat
51:36ce soir
51:36sur ce sujet ?
51:38Que c'est un sujet
51:39de santé publique.
51:40Ce n'est pas un sujet
51:41qui fait beau
51:41dans un programme.
51:42C'est un sujet
51:43qui est important
51:43pour 7 millions
51:44de personnes handicapées,
51:45pour 9 millions d'aidants
51:46qui n'en peuvent plus.
51:47Et ces gens-là
51:48qui représentent
51:48une population significative
51:49de la France
51:51vont devenir exaspérés.
51:53Ils le sont déjà eux
51:54mais ils se taisent,
51:55ils ne disent rien,
51:56ils souffrent en silence
51:57et ils trouvent des solutions.
52:00Dans les 20 ans qui viennent,
52:01ces gens-là
52:01vont se multiplier
52:02par 2, par 3
52:03et la France va devenir
52:04un pays invivable.
52:05Invivable pour nous,
52:06c'est déjà le cas.
52:08Invivable pour vous
52:08bientôt, malheureusement.
52:10Invivable pour les touristes,
52:12le tourisme est quand même
52:13la première industrie en France.
52:14Accueillons des touristes
52:15et faisons en sorte
52:17que la ville soit belle
52:18pour tout le monde.
52:19Barcelone a été complètement changée
52:20en 1992
52:21pour les Jeux Olympiques.
52:22en France,
52:23deux ans après,
52:23il ne s'est rien passé.
52:25Rien passé.
52:26Merci infiniment
52:27pour ce cri du cœur.
52:30Mon cher Louis,
52:30merci Brune
52:32d'être venue
52:34encourager
52:34ceux qui nous regardent
52:36et qui ont
52:36certainement aussi
52:38des difficultés
52:39comme vous.
52:39Paola,
52:40merci infiniment
52:41pour cet encouragement
52:42direct
52:43d'En face à l'info
52:44et on vous souhaite
52:45le plus grand décourage
52:46et encore bravo
52:48pour votre combat
52:49et on espère
52:49que les politiques
52:51arrêteront
52:51de faire des frites
52:52pour s'occuper.
52:54Non mais ça,
52:57je dis ça
52:57mais ça me fait mal au cœur.
52:59J'aurais préféré
53:00qu'il tienne la main
53:01d'une personne
53:02en fauteuil
53:02pour dire
53:03je vais vous aider.
53:04Je vous dis ça,
53:05j'ai vraiment mal au cœur.
53:06Dans mon association,
53:07il y a un homme,
53:09je vais me taire
53:09parce que j'ai pleuré.
53:11Il est mort,
53:12il avait 53 ans
53:14et il est monté
53:15à quatre pattes
53:16jusqu'au cinquième étage.
53:18Personne n'est venu l'aider.
53:19Il habitait à Paris
53:20dans le 18e arrondissement.
53:23On a appelé le maire
53:24de Paris 18e.
53:26Personne ne l'a aidé.
53:27Il en est mort,
53:2853 ans.
53:30Bon courage,
53:31merci pour votre témoignage.
53:32Merci beaucoup.
53:33Merci.
53:34Restez avec nous,
53:35ne bougez pas.
53:36On va écouter
53:36Mathieu Bocoté.
53:37Jordan Bardella
53:39a signé
53:39ces derniers jours
53:40une convention
53:42migratoire
53:43avec
53:44Nigel Farage,
53:45Mathieu Bocoté,
53:46le chef de
53:47Réforme UK
53:48qui pourrait
53:50bien être
53:51le prochain
53:52premier ministre
53:52britannique.
53:54Question,
53:55la presse française
53:56le présente
53:57comme un xénophobe
53:58concrètement.
54:00Je ne vais pas vous cacher
54:00qu'on n'y comprend rien.
54:01Est-ce que c'est le cas ?
54:02Nous sommes devant
54:03une autre manifestation
54:04de ce que j'appelle
54:05la machine
54:06à détruire
54:06les réputations.
54:08Les Français
54:08ne sont pas familiers
54:09avec la politique britannique,
54:10c'est tout à fait normal.
54:11Mais là,
54:11il y a un type
54:12qui arrive,
54:12Nigel Farage,
54:13on a entendu parler de lui
54:14parce que c'est lui
54:14qui était à l'origine
54:15du Brexit.
54:16C'est-à-dire qu'il a réussi
54:17à imposer le référendum
54:18dans la classe politique
54:20anglaise.
54:20Après avoir réussi
54:21à le gagner,
54:22la classe politique anglaise
54:23a tout fait pour le balayer.
54:24Il est remonté au front,
54:26il était capable,
54:26et c'est si un Brexit
54:27aujourd'hui,
54:28quoi qu'on en pense,
54:29c'est grâce à lui.
54:29Ça nous rappelle
54:30que l'action des hommes
54:31peut changer le cours
54:32de l'histoire
54:32dans un sens
54:33ou dans un autre.
54:34Mais là,
54:34il y a une convention
54:35migratoire entre lui
54:36et Bardella.
54:37Le système médiatique
54:38nous dit
54:38« faites attention,
54:39danger,
54:40xénophobe, xénophobe. »
54:41Et on répète le terme
54:42suffisamment
54:42pour que le message
54:44soit envoyé à tous,
54:44ne vous en approchez pas,
54:46il est dangereux,
54:47ce monsieur.
54:48Sur quoi se base
54:49ce procès ?
54:50Eh bien,
54:51Nigel Farage distingue
54:52les risques sécuritaires
54:53selon les communautés,
54:55parle de la cinquième
54:56colonne islamiste
54:57en Grande-Bretagne,
54:58parle de l'échec
54:59de l'intégration,
55:00parce qu'il critique Soros,
55:01on dit qu'il est antisémite
55:02désormais quand même,
55:03et parce qu'il refuse
55:04l'Union européenne,
55:05on dit qu'il est europhobe.
55:06Donc on a construit
55:07un procès
55:07sans fondement.
55:09Derrière cela,
55:09pour moi,
55:10ça me semble très simple,
55:11Farage nous dit
55:11« la classe politique
55:12qui a conduit votre pays
55:13à l'échec
55:14ne peut que reconduire
55:15l'échec.
55:16Comment voulez-vous
55:17que ceux qui ont tout détruit
55:18puissent ensuite
55:18demain tout réparer ? »
55:20Il dit
55:20« il faut une nouvelle classe politique,
55:21un nouveau parti,
55:22un nouveau projet,
55:23on en pense ce qu'on veut,
55:24mais il nous dit
55:25« ceux qui ont tout échoué
55:26peuvent-ils demain
55:27tout réparer ? »
55:28Ce n'est pas le cas.
55:29Dès lors,
55:29on cherche à l'exécuter
55:30de quelle manière ?
55:31En le présentant
55:31comme un xénophobe,
55:32presque un fasciste,
55:33probablement de même nazi.
55:34On connaît la méthode,
55:35on la voit partout en Europe.
55:37Voilà qui est plus clair.
55:38Avant le mot de la fin
55:39de Face à l'info,
55:41l'EJT,
55:42les infos,
55:43ma chère Isabelle Piboulou.
55:45À la une,
55:46le procédé meurtrier présumé
55:47de l'ex-rugbyman,
55:49Federico Marti Narembourou,
55:50s'est ouvert aujourd'hui
55:52aux Assises de Paris,
55:53plus de quatre ans
55:54après la mort de l'Argentin.
55:55Il avait été tué par balle
55:57sur la terrasse d'une brasserie.
55:58Loïc Le Priol,
56:00principal accusé,
56:01a soutenu avoir tiré
56:02sur le sportif
56:03pour se défendre
56:04dans une bagarre.
56:05Le verdict sera rendu
56:07le 25 septembre.
56:08Les mobilisations hebdomadaires
56:10devant les tribunaux
56:11reprennent en France.
56:12Souvenez-vous,
56:13elles avaient débuté
56:14dans le sillage
56:15de l'affaire Liana.
56:16La loi intégrale
56:17contre les violences sexuelles
56:18est arrivée aujourd'hui
56:20en commission
56:20à l'Assemblée nationale.
56:22Près de 50 rassemblements
56:23ont été recensés
56:25dès 19h à Paris,
56:26place Vendôme
56:27ou également
56:27du côté de Toulouse.
56:29Mobilisation des buralistes
56:31en France cette semaine.
56:32Ils prévoient
56:32des rassemblements
56:33dans six villes
56:34pour réclamer
56:35le gel de la fiscalité
56:36du tabac.
56:37Les débats budgétaires
56:38pour 2027 approchent.
56:40Le prix des cigarettes
56:41pourrait encore augmenter
56:43au 1er janvier.
56:44Objectif Élysée 2027,
56:47votre nouveau rendez-vous politique
56:48sur CNews.
56:49Ne manquez pas
56:50notre invité.
56:51Demain,
56:52Bruno Retailleau,
56:53président des LR
56:54et candidat à la présidentielle,
56:55sera reçu par Laurence Ferrari.
56:58Entretien à suivre
56:58dès 21h.
57:00Et puis,
57:00la fusée Ariane 6
57:02pourrait être adaptée
57:03pour lancer des vols habités.
57:06Un sujet prioritaire
57:07pour l'Agence spatiale européenne
57:09après un désengagement
57:10des États-Unis.
57:11Un sommet international
57:12sur l'espace
57:13se tiendra mercredi
57:14et jeudi
57:15à Paris.
57:17Merci beaucoup,
57:18ma chère Isabelle Pouboulou.
57:19Le mot de la fin,
57:20Marc Menon,
57:21devant Louis,
57:23devant Brune,
57:24devant Paola,
57:25ce soir.
57:25Je voudrais leur dire
57:27que leur courage,
57:28il est formidable,
57:29mais que trop souvent,
57:30on condamne les politiques,
57:31oublions les politiques.
57:32Nous sommes tous responsables
57:34de votre vie.
57:35Et moi,
57:36j'ai vu un petit gamin
57:37qui, à l'école,
57:38avait un handicap.
57:40Les autres se moquaient de lui,
57:41lui piquaient son ballon.
57:42Et il faut apprendre aux enfants
57:44à s'aimer
57:45et de considérer l'autre
57:47dans sa vérité.
57:48Il n'y a pas de supériorité.
57:50Tous responsables.
57:51Excellent.
57:52Merci à Charlotte en coulisses.
57:54Merci à Michel Fayad en coulisses.
57:56Ils sont tous là,
57:57on ne les voit pas,
57:58mais ils sont là,
57:58on est une famille.
57:59Ah oui, ma doudou.
58:01Tout de suite,
58:02l'heure des pour deux.
58:03Pascal Pro,
58:04merci à tous.
58:05Merci à tous.
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