00:00Il n'y a aucun programme crédible ?
00:01Non, mais il faut voir l'ensemble du programme pour comprendre comment ça boucle, si vous voulez.
00:06Or là, on prend des morceaux en disant qu'il y a la baisse de l'impôt de production de
00:0940 milliards.
00:09Qui, chef d'entreprise, serait contre la baisse des impôts de production ?
00:12Les impôts de production, je rappelle, c'est des impôts sur le chiffre d'affaires qui ne tiennent pas compte
00:15de la profitabilité.
00:17Sauf que la question suivante, on a appris, j'allais dire, d'expérience, c'est comment on les paye ?
00:22Qui les paye ? Et à un moment ou à un autre, vu la situation budgétaire, il n'y a
00:26pas 40 milliards qu'on va trouver comme ça.
00:28C'est tout le problème.
00:28C'est-à-dire, moi, je préfère un discours qui dit, écoutez, ça va être difficile.
00:33Non pas forcément du sang, de la sueur et des larmes, mais il va falloir tous faire des efforts.
00:37Donc, les emprises, on ne vous augmente pas les impôts, mais on ne vous les baisse pas pendant un moment.
00:42On va travailler plus longtemps, ça, c'est la retraite.
00:45On va déverrouiller les heures supplémentaires et on va essayer de ramener le déficit budgétaire à 3%.
00:50C'est ce type de discours-là, je pense, qui, au stade où on en est, après 10 ans d
00:55'effort inutile...
00:55Donc, ceux qui essaient de trouver des mesures, par exemple,
00:57et il y en a parmi les candidats pour essayer de rapprocher le salaire brut du salaire net,
01:02ils sont à côté de la plaque, ce n'est pas la priorité ?
01:04Je comprends le sujet de pouvoir d'achat.
01:06Personne ne va nier, et en particulier en ce moment, qu'il y a un sujet de pouvoir d'achat.
01:09Le problème, il est quoi ?
01:10C'est que, d'abord, il faut rappeler qu'autour du SMIC, il n'y a plus de charges sociales.
01:16Les générations font que jusqu'à un 8 ou un 6, le SMIC, il n'y a quasiment plus de
01:21charges sociales.
01:21Donc, le brut et le net salarial, il y a encore des charges patronales, sont pratiquement identiques.
01:27Deuxième chose, augmenter le SMIC à 1 600 euros, tout le monde en rêve, parce qu'on embaucherait plus facilement.
01:32Le problème, c'est que 80% des employés au SMIC sont dans les métiers de service.
01:35Dans un métier de service, la restauration par exemple, si vous augmentez le salaire, il faut augmenter l'addition.
01:41Et le client ne vient plus, ou en tout cas, va venir moins souvent.
01:44Donc, on a un problème assez simple de tuyauterie, d'économie en général.