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  • il y a 4 semaines
Jeudi 3 septembre 2026, retrouvez François Hurel (Président, Union des autoentrepreneurs) et Thomas Le Boucher (Avocat Associé, Cyplom) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.

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Transcription
00:02Générique
00:08Bonjour à toutes et tous, très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle émission de Smart Eco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:16Une émission quotidienne à retrouver tous les soirs à l'antenne,
00:19mais aussi sur le site bsmart.fr et sur toutes nos plateformes d'écoute.
00:23Et au programme aujourd'hui, les micro-entrepreneurs, toujours plus nombreux en France,
00:28plus de 750 000 micro-entreprises ont été créées l'an dernier en record.
00:33Qui sont ces indépendants ? Comment se porte leur activité ?
00:36Ce modèle reste-t-il toujours aussi attractif ?
00:39On en parle dans un instant avec François Aurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs.
00:44Et puis dans le débat éco, nous parlerons d'une réforme qui concerne les micro-entreprises,
00:48mais aussi les plus grosses, la facturation électronique.
00:51La première étape du dispositif a débuté cette semaine.
00:54Qui est concerné ? Quelles sont les échéances ?
00:57Et surtout, est-ce que les entreprises sont prêtes ?
00:59C'est le programme de Smartéco.
01:06Plus de 750 000 micro-entreprises ont été créées en France en 2025.
01:10C'est un record.
01:12Et pour parler de ce statut qui évolue, qui se développe en France,
01:15je suis ravie de recevoir en visio François Aurel,
01:18qui est président de l'Union des auto-entrepreneurs.
01:21François Aurel, bonjour.
01:23Bonjour.
01:24Merci beaucoup d'être...
01:25Ravie d'être avec vous sur ce sujet.
01:26Oui, merci d'être avec nous.
01:28Tout d'abord, qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ce chiffre ?
01:31Qu'est-ce que ça dit de l'évolution du travail,
01:33de l'entrepreneuriat aujourd'hui en France ?
01:37Alors je pense que ça correspond à trois phénomènes.
01:41Un phénomène d'un regard nouveau des Français sur le travail,
01:46plus exactement d'ailleurs sur l'activité,
01:48plus qu'effectivement le travail.
01:50Donc le salariat séduit moins.
01:54En réalité, le lien de subordination séduit moins.
01:58Les rémunérations ne sont pas à la hauteur des attentes.
02:02Ça, c'est indiscutable.
02:04Donc ça, c'est le premier phénomène.
02:06Le deuxième phénomène, je pense que c'est la recherche de l'indépendance,
02:09une aspiration à davantage de liberté
02:12et surtout de conciliation d'une vie professionnelle avec une vie familiale.
02:18Donc c'est un régime qui s'adapte effectivement assez bien
02:21à toutes celles et ceux qui souhaitent être dans cette démarche-là.
02:25Et puis le troisième sujet, je crois qu'il est un vrai sujet,
02:29c'est l'économie.
02:31On a un sujet qui aujourd'hui, l'entrepreneuriat, ça séduit
02:36parce qu'on s'enrichit un peu plus vite,
02:39on a une chance de progresser, on grandit.
02:42Alors ça ne veut pas dire, loin s'en faut,
02:44que l'herbe est toujours plus verte ailleurs.
02:46Je reste prudent.
02:47Tout le monde ne peut pas être micro-entrepreneur.
02:49Il faut avoir un projet, il faut être accompagné,
02:52il faut essayer d'être le plus au fait de ce qui se passe
02:56et savoir si on peut en vivre.
02:58Moi, créer une entreprise, si ça ne sert pas à remplir le frigo,
03:03ça ne sert à rien.
03:04Donc il vaut mieux avoir une démarche qui soit construite,
03:07utile, efficace.
03:08Et je dis toujours, l'alpha et l'oméga, c'est remplir le frigo.
03:13Justement, vous avez publié une vaste étude sur ce régime
03:17qui décrit qui sont ces personnes, ces micro-entrepreneurs.
03:21Est-ce que vous pouvez nous donner un peu ce profil
03:24qui est réparti en régions, plutôt urbains ?
03:27Quel type d'activité ?
03:29Qu'est-ce qu'il y a derrière ce profil, ce régime ?
03:32Alors, je vais répondre en deux temps.
03:34Premier temps, réponse globale,
03:37un micro-entrepreneur, c'est plutôt quelqu'un qui est jeune.
03:40Enfin, ils sont un peu plus nombreux à être jeune.
03:44Donc, c'est-à-dire entre 18 et 40 ans.
03:47Ils sont plus nombreux que ceux de 55 et suivants.
03:51Ils sont à parité.
03:53C'est-à-dire, en gros, il y a autant d'hommes que de femmes.
03:56Leur revenu moyen, compte tenu du temps qui y est consacré,
04:02parce qu'évidemment, il faut reprendre toujours ça en ligne,
04:06ceux qui y consacrent l'exclusivité de leurs activités
04:11arrivent à gagner, en gros, une quinzaine de milliers d'euros par an,
04:16au minimum, et plutôt aux alentours de 25 000 à 30 000 au mieux.
04:21Ça, c'est une étude qui provient de l'URSSAF des Pays-Loire,
04:25qui est la seule vraie étude, j'ai envie de dire,
04:28qui a été faite sur 15 000 auto-entrepreneurs
04:31qui consacraient 100 % de leur activité.
04:33Elle n'était ni complémentaire, ni à temps partiel.
04:40Ensuite, dans une étude que nous avons publiée récemment
04:42avec la Fondation Le Roch, les Mosquetaires,
04:45on a essayé de comprendre si ce profil, finalement, il était urbain.
04:51Est-ce que c'était un phénomène urbain,
04:53ou est-ce que c'était un phénomène qui a une bonne partition
04:57entre urbain et campagne ?
04:58Eh bien, on s'est aperçu avec surprise que la ruralité compte énormément.
05:03Il y a beaucoup de micro-entrepreneurs qui sont installés
05:07dans des villes petites, très petites, pas forcément en lien avec la grande ville.
05:14Et donc, on est à peu près à une proportion de 40-60.
05:1860 sont dans un périmètre urbain ou très urbanisé.
05:2240 sont dans un périmètre rural ou un peu plus que rural.
05:26Et donc, on s'aperçoit que leurs activités sont,
05:30pour la plupart d'entre elles, un véritable trait d'union sociale.
05:34Soit c'est un trait d'union pour l'accompagnement des personnes,
05:38et ça, c'est une évidence, enfin, il y a un véritable besoin.
05:42Soit c'est un trait d'union parce que,
05:45je ne vais pas dire que l'administration a déserté nos campagnes,
05:48j'ai envie de dire que nos concitoyens ont besoin
05:51d'un accompagnement administratif qu'ils ne trouvent pas à proximité de chez eux.
05:57Je ne fais ni un procès à l'un, ni un procès à l'autre, ce n'est pas le
05:59sujet.
05:59C'est juste parce qu'ils servent effectivement tous ces auto-entrepreneurs.
06:04Ils sont un trait d'union sociale important.
06:06Derrière ce chiffre de 750 000 micro-entreprises,
06:09comment est-ce qu'on peut le mettre en perspective ?
06:11Est-ce que ce sont toutes des activités justement durables
06:14qui sont implantées dans les localités dans lesquelles vous parlez ?
06:20Alors, sur la pérennité des auto-entrepreneurs,
06:27paradoxalement, c'est l'activité qui en France est la plus pérenne.
06:30Parce que si on prend le chiffre,
06:33il s'est inscrit depuis 2009 à peu près 7 millions d'auto-entrepreneurs.
06:38Il en reste en gros 3 millions qui sont actifs.
06:41Si l'on calque cette même proportion aux activités en société,
06:45alors ce n'est pas tout à fait vrai d'ailleurs,
06:47parce qu'il faudrait tenir compte des reventes, bon bref.
06:50Mais en tout cas, on s'aperçoit que le régime auto-entrepreneur
06:54est un régime qui est plutôt stable, plutôt stable.
06:59Ensuite, je pense qu'ils sont davantage pérennes
07:05lorsqu'ils sont dans les territoires ruraux.
07:07Pour une raison qui est simple,
07:08c'est qu'ils ne se rapprochent pas d'autres auto-entrepreneurs
07:12pour développer leur activité.
07:14En fait, on s'aperçoit que les auto-entrepreneurs,
07:17soit ils s'arrêtent parce qu'effectivement ils n'ont pas de clients,
07:19et on en a beaucoup, il faut être lucide,
07:23soit ils disparaissent des radars ou des numéros sirètes,
07:28parce que finalement ils s'associent avec un autre auto-entrepreneur
07:31et qu'ils créent une société.
07:33Donc ils vont plus loin, ils font plus grand,
07:36et ils essaient d'avoir davantage de clients,
07:39de répondre à davantage effectivement de marchés.
07:41En ruralité, ils sont plus petits,
07:45ils sont plus indépendants,
07:46ils restent plus souvent seuls.
07:48Et donc, quand bien même auraient-ils des activités de service
07:51à des particuliers ou à des entreprises
07:54qui vivent dans les territoires urbains
07:56ou qui exercent dans les territoires urbains,
08:00ils sont relativement, ils restent stables dans leur situation.
08:03Et pour vous, pourquoi est-ce que ce régime reste attractif
08:06malgré les éléments qu'on connaît,
08:08soit de complexification,
08:11parce que c'est un régime qui est moins simple qu'avant,
08:14et aussi par rapport à toute la situation économique qu'on connaît,
08:18qui pourrait bien sûr avoir des conséquences
08:19sur ces statuts qui sont beaucoup plus flexibles ?
08:24Alors, là je peux répondre sur deux éléments.
08:29La clé du régime, c'est effectivement sa simplicité.
08:34Indiscutablement, ce qui a séduit les Français,
08:36et pourquoi ils sont 750 000 à s'inscrire maintenant tous les ans,
08:41pourquoi est-ce qu'on en a inscrit 3 500 par jour quand même,
08:43ce qui est assez colossal,
08:45c'est évidemment parce que c'est un régime simple.
08:47C'est un régime simple qui, en plus de ça,
08:51interdit de créer de la dette.
08:53Parce que d'abord, si vous ne gagnez rien,
08:55vous ne devez rien à la personne.
08:57Ça, c'est un élément qui est extrêmement important.
08:59Et ensuite, vous ne créez pas de dette
09:01parce que de toute façon,
09:02vous devez vous acquitter de vos cotisations sociales et fiscales
09:06instantanément.
09:06C'est quasiment un prélèvement à la source.
09:08Et donc, en réalité,
09:11c'est paradoxalement un régime qui,
09:13économiquement, pour celles et ceux qui l'exercent,
09:15est un régime qui est relativement sûr.
09:18Et ils le savent bien.
09:20Alors ensuite,
09:22c'est ça qui est un peu,
09:24je vais dire, crispant en France,
09:27pour utiliser un mot correct,
09:30je pourrais utiliser un mot un peu plus trash,
09:34un peu plus trash,
09:36c'est que gouvernement après gouvernement,
09:39on n'a de cesse que de vouloir complexifier
09:42ce qui est simple.
09:43Et c'est assez bizarre,
09:46cette espèce de course
09:47au nivellement par la complexité,
09:49alors qu'en réalité,
09:51on devrait s'attaquer
09:52au nivellement par la simplicité.
09:54Moi, j'entends tous ceux qui m'expliquent
09:56que les auto-entrepreneurs
09:57sont parfois des concurrents des loyaux
09:58parce qu'ils vivent dans la simplicité.
10:00Mais de grâce qu'à ce moment-là,
10:02on n'a qu'à réclamer de la simplicité.
10:04Il faut qu'il y en ait beaucoup plus.
10:06Il faut qu'il y en ait partout.
10:07Et finalement, c'est extrêmement difficile
10:09aujourd'hui, en fait, dans ce pays,
10:11de vouloir, moi, le grand soir de la simplification,
10:15je n'y crois absolument pas.
10:16C'est un travail qui est...
10:19Il faut tout reprendre à zéro
10:20si jamais on veut être simple
10:22et redevenir simple.
10:23Et le régime de l'auto-entrepreneur,
10:25il a cette vertu,
10:25c'est qu'il est né de zéro.
10:27Il n'existait pas.
10:29Et donc, en réalité,
10:30lorsque je l'ai construit
10:31avec Erwin Ovelli,
10:32on l'a fait en se disant
10:33« Il faut faire le plus simple possible. »
10:36Mais c'est vrai que
10:38ministre après ministre,
10:39lorsque je rencontre un ministre
10:40et qu'il me dit
10:41« Mais de quoi avez-vous besoin ?
10:42Et qu'est-ce qu'on pourrait faire ? »
10:43Je lui dis « Surtout, vous ne faites rien.
10:45Surtout, je ne vous entends pas.
10:47Je ne veux pas vous voir.
10:48Ne faites rien. »
10:49Parce qu'à chaque fois
10:50que vous allez vouloir faire quelque chose,
10:53vous allez complexifier le régime.
10:55Et c'est vrai que,
10:56et vous avez raison,
10:58effectivement, de le dire,
10:58depuis 2009,
11:00il faut se battre beaucoup
11:01pour que ce régime reste simple.
11:02Et justement,
11:03de complexité
11:04ou simplicité,
11:05on va en parler tout de suite
11:06avec le sujet brûlant de cette semaine
11:08qui est la facturation électronique.
11:10François Hurel,
11:10vous restez avec nous
11:11et tout de suite,
11:11on passe au débat éco.
11:17Et c'est le débat éco,
11:19on vient de le voir,
11:19les micro-entrepreneurs
11:20occupent une place
11:21de plus en plus importante
11:22dans l'économie française.
11:24Mais toutes les entreprises,
11:25aujourd'hui,
11:26sont confrontées
11:26à une autre transformation,
11:28la facturation électronique.
11:30La première étape
11:30de cette réforme
11:31a commencé mardi 1er septembre.
11:34Alors,
11:34qu'est-ce qui change concrètement
11:35pour les entreprises
11:36et sont-elles prêtes ?
11:37Je suis ravie d'accueillir
11:38pour cet échange
11:39Thomas Leboucher.
11:40Bonjour.
11:41Bonjour.
11:41Vous êtes avocat associé
11:43au cabinet CIPLOM.
11:44Et François Hurel,
11:45vous êtes toujours avec nous
11:47en visio.
11:47Vous êtes président
11:48de l'Union des auto-entrepreneurs.
11:50Merci de rester avec nous.
11:51Je me tourne vers vous,
11:52Thomas.
11:53Tout d'abord,
11:54un petit point pédagogique.
11:56Depuis le 1er septembre,
11:56la réforme de la facturation
11:58électronique a commencé.
11:59Qu'est-ce qui change
12:00concrètement aujourd'hui
12:01pour une grande partie
12:02des entreprises ?
12:03Alors,
12:04c'est un peu une révolution.
12:05La réforme de la facturation
12:07électronique,
12:07on l'attend depuis plusieurs années.
12:09Il y a eu des reports.
12:10Ce qui change
12:11au 1er septembre,
12:11c'est que
12:12toutes les entreprises françaises,
12:14quelques exceptions,
12:15mais je simplifie,
12:16toutes les entreprises françaises
12:18doivent avoir
12:19nommé une plateforme
12:20qui sera en charge
12:21notamment de la réception
12:23de leurs factures
12:24des fournisseurs français.
12:25C'est-à-dire que
12:27dorénavant,
12:28chaque entreprise
12:28doit nommer cette plateforme
12:29et pourra recevoir
12:30les factures
12:31sur cette plateforme.
12:32Donc là,
12:32c'est un calendrier aussi
12:33en deux temps.
12:34Il y a 2026, 2027.
12:36Pourquoi ces deux temps ?
12:38Qu'est-ce qui change
12:38entre les deux ?
12:39Alors,
12:40cette première phase
12:41du calendrier,
12:42la facturation électronique,
12:43il y a deux aspects.
12:44Il y a l'émission
12:45et la réception.
12:46Chaque entreprise
12:46émet et reçoit des factures.
12:47La volonté du gouvernement,
12:49ça a été de mettre en place
12:50un calendrier progressif,
12:51un calendrier qui a été
12:52repoussé à plusieurs reprises,
12:53mais un calendrier progressif
12:54en disant
12:55au 1er septembre 2026,
12:58les grandes entreprises
12:59vont avoir l'obligation
13:01d'émettre leurs factures
13:03dans un format électronique
13:04et toutes les entreprises,
13:07par définition,
13:08vont devoir être en mesure
13:09de recevoir ces factures.
13:11Et pour justement
13:12alléger la charge
13:13sur les plus petites entreprises,
13:15on a dit
13:15cette obligation d'émission
13:18vous incombera
13:18uniquement au 1er septembre 2027.
13:20Donc,
13:21la réception commence
13:22pour tout le monde
13:23mais l'émission,
13:23pour beaucoup,
13:25est encore dans un an.
13:26C'est ça,
13:27les micro-entrepreneurs
13:28ont encore un an
13:29pour se préparer
13:31à cette émission.
13:33M. Jurel,
13:34comment est-ce que
13:34vous voyez les choses ?
13:36Est-ce qu'ils sont bien préparés ?
13:37Est-ce qu'ils sont déjà bien préparés
13:38à ce 1er septembre
13:39pour pouvoir les recevoir ?
13:40Et dans un an,
13:41comment est-ce que vous voyez ça
13:42auprès des auto-entrepreneurs
13:44avec qui vous travaillez ?
13:45Alors,
13:47je vais répondre
13:48en vous disant
13:49d'abord,
13:50premier temps,
13:50sur les 3 millions,
13:52on va mettre 3,5 millions
13:53d'auto-entrepreneurs inscrits,
13:55à mon avis,
13:56à cet instant,
13:58il y en a
13:581,1 million,
13:591,2 million
14:00grand maximum
14:01qui ont désigné
14:02une plateforme,
14:03qui se sont inscrits
14:04sur une plateforme.
14:06Le pourquoi,
14:07c'est parce que
14:07cette réforme,
14:08quand bien même
14:09a-t-elle été reportée
14:10d'année en année,
14:11je suis parfaitement
14:12ce qui a été dit
14:14et puis j'ai souscrit,
14:16finalement,
14:17c'est une réforme
14:18qui a été atrocement
14:19mal préparée.
14:21Lorsque je vois
14:22l'énergie
14:22qu'a mis Bercy,
14:23la qualité de la communication
14:24qu'a mis Bercy
14:25lorsqu'il s'est agi
14:27de faire le prélèvement
14:27à la source
14:28à l'impôt sur le revenu,
14:302 ans de travail,
14:312 ans de spot télé,
14:322 ans d'accompagnement,
14:342 ans,
14:35enfin bon,
14:36énormément de messages,
14:38là je dis bravo,
14:40lorsque je vois
14:40ce qui a été fait
14:41sur la facturation électronique,
14:43j'ai envie de dire
14:43c'est absolument,
14:45totalement,
14:46mais à robes aux poils
14:47et ça ne,
14:49quand bien même
14:50on en a beaucoup parlé,
14:51ça n'a absolument pas été
14:53bien fait.
14:54C'est-à-dire beaucoup de vent
14:55mais finalement
14:56pas beaucoup d'applications ?
14:58C'est même pas beaucoup de vent
14:59mais c'est un truc
15:00qui est diabolique.
15:00Moi j'ai reçu,
15:02il y a deux choses
15:02qui m'ont,
15:03alors vraiment,
15:04là pour le coup crispé,
15:06j'ai reçu au mois de juillet
15:08un dimanche matin
15:10parce que j'avais
15:12le numéro Siret,
15:12vous devez vous inscrire
15:14sur une plateforme
15:15avant le etc.
15:16Un dimanche matin,
15:18on n'envoie pas un message
15:20comme ça,
15:21un dimanche matin
15:21à toutes les entreprises.
15:23Ça c'est le premier élément.
15:24Et deuxième élément,
15:25lorsque j'ai reçu
15:26le 20 août,
15:27le guide pratique,
15:28le guide pratique
15:29de la facturation
15:31électronique publié
15:32par Bercy,
15:34il fait juste 36 pages.
15:36dont 10 pages
15:37sont des sanctions.
15:39Moi je regarde
15:40ce qui s'est passé
15:41ailleurs en Europe,
15:42la Belgique a fait
15:44en fait un guide pratique,
15:45deux pages.
15:48L'Espagne a fait
15:49un guide pratique
15:49parce qu'ils sont passés
15:51avant nous,
15:52une page et demie.
15:53Donc on a quand même
15:54un vrai sujet,
15:55c'est qu'on ne sait pas
15:56expliquer clairement
15:57et simplement
15:58ce qui doit être
15:59quelque chose de simple.
16:00Et alors surtout,
16:01il y a quelque chose
16:02qui moi me choque,
16:03c'est que ça devait être
16:05une réforme
16:05où tout le monde
16:06avait dit
16:07jusqu'à 2024,
16:08mais ça ne coûtera
16:09rien aux entreprises.
16:10Ça ne coûtera
16:11rien du tout.
16:12Ne vous inquiétez pas,
16:13l'État fera,
16:14l'État se chargera
16:15d'avoir une plateforme
16:16formidable.
16:18Finalement,
16:18à partir de 2024,
16:21devant l'incapacité
16:22à fabriquer une plateforme,
16:24l'État a dit
16:25je transfère ça
16:25au secteur privé.
16:27Pourquoi pas ?
16:28Je n'ai pas
16:28d'état d'âme.
16:29Oui,
16:29mais il a juste oublié
16:30de dire
16:31que ce qui devait être
16:32sans frais
16:32pour les entreprises
16:33est devenu coûteux
16:34pour les entreprises.
16:36Et coûteux
16:36pour une petite entreprise.
16:38J'étais ce matin
16:39dans une banque
16:40où j'accompagnais
16:41un autre entrepreneur,
16:4215 euros par mois
16:43pour 10 factures
16:45émises ou reçues.
16:46Ça veut dire
16:47que c'est quoi
16:48qu'il arrive,
16:48ça va lui coûter
16:5025 euros par mois.
16:52Ce n'est pas négligeable.
16:53Ce n'est pas grand-chose,
16:54mais ce n'est pas négligeable.
16:56Oui, oui.
16:56Donc, en réalité,
16:58cette réforme,
16:59à mon avis,
17:01aurait dû être
17:02un peu mieux concertée
17:04et un peu mieux fabriquée.
17:06Thomas,
17:06du côté des grandes entreprises,
17:08déjà,
17:08est-ce que c'est bien
17:10implémenté depuis quelques jours ?
17:11Ils ont pris
17:12la réforme au bras-le-corps ?
17:13Je pense qu'en effet
17:14qu'on peut faire
17:15une différence
17:15entre les grandes entreprises
17:17qui se préparent
17:18depuis des années,
17:20qu'on accompagne
17:21depuis des années
17:21dans cette mutation
17:22qui sont des mutations
17:22extrêmement lourdes
17:23en termes de système
17:24d'information,
17:25de collecte,
17:25d'émission des factures
17:26puisque au sein
17:27d'une grande entreprise,
17:28on va avoir divers systèmes
17:29qui vont cohabiter.
17:30Et depuis des années,
17:31enfin,
17:32maintenant des années,
17:32les équipes
17:34essayent tant bien que mal
17:35de se mettre à jour
17:38pour être prêts
17:39à émettre
17:39et recevoir des factures
17:41depuis le début de semaine.
17:43La réponse,
17:44c'est qu'on a encore
17:47beaucoup d'entreprises,
17:48y compris des grandes entreprises
17:50qui ne sont pas prêtes,
17:51qui n'étaient pas prêtes
17:52au 31 août
17:54et qui vont se mettre
17:56en marche
17:57au fil des semaines,
17:59au fil des mois.
17:59Heureusement,
17:59il y a un peu de marge quand même.
18:00Voilà.
18:01Le mot d'ordre,
18:02et c'est pour ça
18:02qu'il faut aussi un peu
18:03rassurer les entreprises,
18:04c'est tolérance.
18:06En tout cas,
18:06c'est ce qui a été annoncé.
18:07Pendant les prochains mois.
18:07Exactement.
18:08Il faut avoir initié
18:10une volonté,
18:10il faut avoir nommé,
18:11enfin, un peu le B.A.B.A.,
18:12avoir nommé une plateforme,
18:14commencer à émettre,
18:16être en situation
18:16de recevoir
18:17et l'administration,
18:19voilà,
18:20veut faire preuve
18:20de tolérance
18:21dans ces premières semaines,
18:22premiers mois,
18:23mais on ne peut pas
18:25au 3 septembre
18:26se dire
18:26« j'ai rien fait,
18:27il faut que je m'y met
18:27à céder des chantiers
18:28pour des grosses entreprises,
18:29même des belles PME
18:31qui prennent des mois
18:33avant de pouvoir
18:34s'assurer
18:35d'être en ligne
18:36avec la réforme.
18:37Est-ce que vous avez
18:38déjà identifié
18:39des difficultés ?
18:40Est-ce qu'il y a des choses
18:41qui sont remontées
18:42depuis ces 3 derniers jours
18:44ou qui travaillent quand même
18:45à accompagner les entreprises
18:47dans cette transformation-là ?
18:48Est-ce qu'il y a
18:48des dysfonctionnements ?
18:49Oui, oui,
18:50on a des clients
18:52qui sont
18:53à des niveaux de maturité
18:54qui sont déjà différents
18:55en fonction d'eux
18:55et on a surtout
18:57des clients
18:57qui n'ont reçu
18:58aucune facture
19:00au 1er
19:01ou au 2 septembre
19:02alors qu'ils reçoivent
19:03des factures
19:03par importante quantité
19:05tous les jours.
19:05Donc il y a potentiellement
19:06des problèmes
19:07à la réception
19:07et il y a des clients
19:09qui émettent également
19:11beaucoup de factures
19:11et qui constatent
19:13que leurs factures
19:14sont rejetées
19:15pour des sujets de format
19:16parce qu'il y a aussi
19:18un sujet d'interopérabilité
19:19entre les plateformes
19:20puisque votre plateforme
19:21va émettre
19:22selon les critères
19:23que vous aurez paramétrés.
19:25Il faut que la plateforme
19:26de votre contrepartie,
19:27si elle existe,
19:28puisse recevoir la facture
19:29sinon vous allez avoir
19:30des factures
19:30qui vont être rejetées.
19:32Donc on est encore
19:33dans la phase
19:34des premiers jours
19:35pour se mettre
19:35en conformité.
19:36Mais ça,
19:36ça incompe du coup
19:37aux plateformes privées
19:39donc est-ce que c'est
19:40un dysfonctionnement
19:41parce qu'ils n'avaient pas pensé
19:43qu'il y aurait autant
19:44de flux, etc.
19:45Parce que ça,
19:46c'est le métier
19:47derrière les entreprises
19:49qui sont destinées
19:50à cette facturation.
19:51Tout à fait.
19:51Alors là aussi,
19:53il faut être lucide
19:53par rapport à l'état du marché.
19:55On a une très grande
19:56diversité de plateformes,
19:57près de 150,
19:58qui ont été agréées
20:00par l'État.
20:02On a des plateformes
20:04qui ne sont aujourd'hui
20:05pas encore en mesure
20:06de traiter tous les cas
20:07ou tous les flux
20:08qui sont prévus
20:09dans les spécifications externes
20:11qui ont été publiées.
20:13Et donc,
20:14on a aussi
20:16des distinctions
20:17entre les plateformes
20:18et entre celles
20:18qui sont plus prêtes
20:20ou prêtes à traiter
20:20un plus grand nombre
20:21de cas que d'autres.
20:23Nous, on a des clients
20:23avec des activités
20:24qui peuvent être
20:24très complexes,
20:25avec des flux
20:26très complexes
20:27où on sait d'ores et déjà
20:29que certaines plateformes
20:30à la réception
20:31ne seront pas en mesure
20:32de recevoir
20:33certaines factures
20:33que nos clients
20:34souhaiteraient émettre
20:35en fonction
20:36de certains flux
20:36parce qu'elles n'ont pas
20:38développé ce type
20:38de fonctionnalités.
20:39Donc,
20:40ce nombre de plateformes
20:41très important
20:42ne contribue pas
20:43à faciliter
20:43la mise en place
20:44de la réforme.
20:45Notre journaliste
20:46Alexis Mathieu
20:47a rencontré
20:48à l'AREF
20:49les universités d'été
20:51du MEDEF
20:51Sébastien Rabineau,
20:53directeur du projet
20:54Facturation électronique
20:55au sein de la Direction générale
20:56des finances publiques.
20:57On l'a interviewé,
20:58on va tout de suite
20:59entendre un court extrait
21:01de ce qu'il nous a dit.
21:03La facture électronique,
21:04évidemment,
21:04ça peut apparaître
21:05sur le moment
21:06comme une contrainte,
21:07mais c'est surtout
21:08la logique
21:09de facturation électronique
21:10qui progresse partout
21:11dans le monde,
21:11qu'il faut y passer
21:12et que surtout,
21:13il faut se poser la question
21:14de comment en tirer
21:15des bénéfices.
21:15Donc voilà,
21:16la facture électronique,
21:18c'est quelque chose
21:18qui peut rapporter
21:19beaucoup de temps,
21:20qui peut rapporter
21:21beaucoup de données
21:22et de simplifier
21:23son fonctionnement
21:24à condition de le faire
21:25dans de bonnes conditions
21:26et en pensant vraiment
21:27à ce qu'on peut y gagner.
21:29François Hurel,
21:30on a parlé
21:31beaucoup de complexité,
21:32mais est-ce que justement
21:32cette facturation électronique,
21:34est-ce que ce n'est pas
21:35une manière
21:36de simplifier
21:37tout simplement les choses ?
21:38Est-ce qu'il y a des bénéfices,
21:39des opportunités à tirer ?
21:41Alors,
21:42la réforme,
21:43elle est logique
21:44et il faut la faire.
21:46C'est indiscutable.
21:47D'abord parce que c'est
21:48un outil contre
21:49effectivement la fraude
21:50et donc c'est parfaitement
21:51indiscutable,
21:52il faut le faire.
21:53Deuxièmement,
21:54je pense que ça peut être
21:56quelque chose
21:56qui est bénéfique
21:58dans le temps
21:59pour les entreprises.
22:01Je ne conteste
22:02absolument pas ça.
22:04Moi,
22:04ce que je me dis,
22:05c'est aujourd'hui
22:06deux choses.
22:07Premièrement,
22:08le départ
22:08est un peu cafouilleux,
22:10notamment pour les plus petites
22:11et elles vont avoir du mal.
22:13Ça va leur coûter cher.
22:15Est-ce que c'était bien malin
22:16de faire ça
22:18tout de suite ?
22:19Je pense qu'on pouvait
22:20leur laisser un peu de temps,
22:22encore davantage
22:23effectivement de temps.
22:24Une fois encore,
22:26on n'est pas le dernier
22:26de l'Europe,
22:27on n'est pas le dernier
22:28du monde
22:29et je considère
22:30qu'une très petite
22:32entreprise
22:33pourrait avoir
22:33davantage
22:34effectivement de temps
22:36pour le faire.
22:37Un peu de pédagogie,
22:39ça ne coûte rien.
22:40Là où il y a,
22:41par contre,
22:42moi,
22:42j'attire le sujet
22:44sur deux points.
22:45premier sujet,
22:47ça veut dire
22:47que toutes les entreprises
22:48de France
22:49vont mettre demain matin
22:51sur le marché
22:52du hatting
22:53leurs clients,
22:54leurs fournisseurs
22:56et leurs prix.
22:57Inutile de vous dire
22:58que tout ça
22:59a une valeur
22:59qui est colossale.
23:00Et surtout au regard
23:01de l'actualité
23:02du fisco
23:03il y a deux semaines.
23:05J'adore Bercy,
23:07mais Bercy
23:08n'est même pas capable
23:09de protéger
23:10nos propres déclarations
23:11en impôts.
23:12Alors je pense
23:12qu'il y a peut-être
23:15quelque chose
23:16dont il faut s'assurer
23:16que ça fonctionne
23:18vraiment bien
23:18et que c'est vraiment
23:20assuré.
23:21Ça, c'est un premier sujet.
23:23Et puis deuxièmement,
23:25moi,
23:25j'attire quand même
23:26l'attention,
23:26c'est quand même
23:27un outil
23:29qui est un formidable
23:31outil
23:33liberticide.
23:34si vous utilisez
23:37et si des gens
23:40mal intentionnés
23:42utilisent la facture
23:44électronique
23:44que vous particuliers
23:47vous et moi
23:49allez recevoir
23:50ou allez donner
23:52en fait à votre fournisseur,
23:53ça veut dire
23:54qu'on va savoir
23:55exactement ce que
23:56vous consommez
23:57en combien de temps,
23:59tout ce que vous faites,
24:00quel est votre train de vie
24:01et quelle est votre vie.
24:02C'est incroyable.
24:04Ça permettra
24:04effectivement
24:05un extraordinaire flicage
24:08de tout
24:09et de tout le monde.
24:10Alors,
24:11je ne suis pas contre.
24:13Je suis juste
24:14attentif
24:15à deux choses.
24:17Attention,
24:18effectivement,
24:18au hacking
24:18parce que ça,
24:19ce serait catastrophique
24:20et la première
24:21qui va se faire
24:22effectivement hacker,
24:23ça va être
24:24un grand coup d'arrêt
24:25à la réforme.
24:26Premièrement
24:27et deuxièmement,
24:28attention à la liberté publique.
24:29Thomas Le Boucher,
24:30c'est ce que
24:31les dirigeants
24:32avec lesquels vous travaillez
24:33vous disent
24:34et leurs inquiétudes.
24:35Comment est-ce que vous voyez
24:35ces deux aspects
24:37liberticides,
24:37risques cyber ?
24:38Alors,
24:40moi,
24:40j'ai des clients
24:41qui sont plutôt
24:41grandes entreprises
24:42et c'est vrai que
24:44nous,
24:45ce qui préoccupe
24:46nos clients,
24:47mais qui sont
24:48dans une logique
24:49de conformité
24:49quoi qu'il arrive,
24:50c'est juste que
24:50ça va avoir tendance
24:52à un peu inverser
24:53la charge de la preuve
24:53et notamment
24:54qu'on va passer
24:55d'une phase
24:56où aujourd'hui
24:56on remplit
24:57ces déclarations
24:58où demain
24:59l'administration
25:00aura en amont
25:01collecté la donnée
25:02et on devra
25:03justifier
25:04la nature
25:05des flux
25:06qui auront été
25:06collectés
25:07par l'administration
25:08fiscale
25:08où l'administration
25:09pourra faire
25:09des requêtes
25:10sur la base
25:11d'échantillonnage
25:13ou d'anomalies
25:14qui auront été
25:14relevées dans le flux
25:15de données.
25:15Donc évidemment,
25:16ça vient un peu
25:17inverser le rapport
25:18de force
25:18entre les entreprises
25:20et l'administration
25:20fiscale.
25:21Après,
25:22les problématiques
25:23de hacking
25:24sont évidemment
25:25au centre
25:25des entreprises
25:26quand on connaît
25:27les conséquences
25:29que ça peut avoir
25:29en termes de demandes
25:30de rançon
25:30en termes
25:31d'espionnage
25:31industriel
25:32évidemment
25:32c'est des sujets
25:33au centre
25:34de leur politique
25:35de préservation
25:36de leurs données.
25:37Et donc on s'imagine
25:37bien que cette réforme
25:38est liée aussi
25:39à une manière
25:40de lutter
25:41contre la fraude
25:42à la TVA
25:42ça,
25:43est-ce que
25:44c'est un terrain
25:45de jeu
25:45qui était encore
25:46assez peu protégé
25:48comment est-ce
25:48qu'on peut voir
25:49ce manque à gagner
25:50on parle de combien ?
25:52C'est difficile
25:53à chiffrer
25:54on parle de
25:54plusieurs dizaines
25:55de milliards
25:56de luttes
25:56contre la fraude
25:57c'est ce que
25:58semblent dessiner
25:59les chiffres
26:00notamment en Italie
26:02qui est un pays
26:03qui a une historique
26:04un peu différente
26:05que la nôtre
26:05en termes de fraude
26:06notamment à la TVA
26:09il est évident
26:11que
26:12cette automatisation
26:13du flux
26:13de facturation
26:15va avoir
26:16une tendance
26:17bénéfique
26:17dans la lutte
26:18contre la fraude
26:18mais moi je voudrais
26:19insister
26:20sur un autre point
26:21parce que
26:22la lutte
26:23contre la fraude
26:24c'est un sujet
26:24certes
26:25mais pour des groupes
26:27d'une certaine taille
26:28en France
26:29c'est des groupes
26:29qui sont contrôlés
26:30tous les deux ans
26:31tous les trois ans
26:32sur leur holding
26:32leur filiale
26:33donc en fait
26:33ils sont déjà
26:34sous l'œil du radar
26:36en termes de la mission
26:37fiscale
26:37et ils n'ont pas
26:37d'autre choix
26:38que de se mettre
26:38en conformité
26:39donc la fraude
26:40pour beaucoup
26:41d'entreprises
26:41en France
26:42c'est absolument
26:43pas un sujet
26:43c'est des entreprises
26:44qui sont dans une quête
26:45de conformité permanente
26:47le vrai sujet
26:48c'est
26:49est-ce que
26:49c'est une réforme
26:50qui va leur faire
26:50gagner du temps
26:51et qui va leur faire
26:52gagner en rapidité
26:53dans leur process
26:53et la réponse
26:54c'est vraisemblablement
26:55oui
26:55et donc on ne veut pas
26:57avoir un message
26:58trop prosélyte
26:59vis-à-vis de la réforme
27:00mais nous
27:00c'est une réforme
27:00qu'on accueille
27:01assez positivement
27:02parce que
27:02il faut imaginer
27:04même pour les petites entreprises
27:05un monde merveilleux
27:06dans lequel on peut imaginer
27:08qu'une entreprise
27:08va recevoir demain
27:09toutes ses factures
27:10du moins françaises
27:11sur un canal dédié
27:13et ça c'est formidable
27:14c'est fini
27:15de devoir
27:17décacher les enveloppes
27:19aller chercher
27:19sur les portails
27:20de tel ou tel fournisseur
27:21donc le gain d'efficience
27:22il est réel
27:23et pareil
27:23fini les frais
27:24d'affranchissement
27:25pour les factures papier
27:26ça c'est
27:27une petite révolution
27:28qu'il faut accueillir
27:29positivement
27:30il ne faut pas écarter
27:31les contraintes
27:31que ça pourrait générer
27:33mais c'est une réforme
27:34qui est positive
27:34c'est-à-dire que
27:35ce que disait
27:35Sébastien Rabineau
27:36c'est qu'il y avait
27:36des opportunités à saisir
27:38vous êtes en accord
27:39avec ce constat
27:40que finalement
27:40c'est beaucoup d'efficacité
27:41et donc du temps
27:42et donc de l'argent
27:43complètement
27:44on est complètement
27:44et j'irais même
27:46M. Hurel
27:49devrait abonder
27:50en ce sens
27:51même s'il a très justement
27:52souligné
27:53les points de blocage
27:54et notamment
27:54un principal
27:55qui est le désengagement
27:56de l'Etat
27:57dans la promesse
27:58qui avait été faite initialement
27:59d'offrir un portail
27:59public gratuit
28:00pour tout le monde
28:01ce qui n'a pas été le cas
28:02et qui expose
28:03les petites entreprises
28:04à des coûts
28:04l'auto-entrepreneur
28:05demain
28:07le luxe
28:07entre guillemets
28:08de pouvoir avoir
28:08toutes ces factures
28:09qui vont être centralisées
28:10au sein d'un même endroit
28:11va lui faire gagner
28:12du temps
28:13dans sa gestion opérationnelle
28:14et donc
28:14dans le temps
28:15qui va passer
28:16pour pouvoir
28:16remplir son frigo
28:17pour reprendre
28:17les termes
28:18de M. Hurel
28:19la question c'est
28:19pour quel coût
28:20et est-ce que ça va vraiment
28:21être bénéfique
28:22sur le long terme
28:22on peut l'espérer
28:23Merci beaucoup
28:24Thomas Le Bouget
28:25je rappelle que vous êtes
28:25avocat associé
28:27chez CIPLOM
28:28merci beaucoup
28:28François Hurel
28:29vous êtes président
28:30de l'Union des auto-entrepreneurs
28:32merci à tous les deux
28:32d'avoir été avec nous
28:33pour ce débat
28:34sur la facturation électronique
28:35merci à vous toutes et tous
28:36de nous avoir suivis
28:37c'était Smartéco
28:38Sous-titrage Société Radio-Canada

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