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  • il y a 1 semaine
Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, était l'invité de BFMTV ce jeudi 3 août.

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Transcription
00:00Merci d'être là et bonsoir à vous.
00:01Peut-être une première question d'actualité au sujet du voile.
00:04Jean-Luc Mélenchon, lui, a lieu, assume un revirement total.
00:08Le leader de la France insoumise a reconnu hier avoir changé d'avis,
00:12évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique,
00:15qu'il qualifiait à l'époque de signe de soumission patriarcale.
00:19Est-ce que vous dites oui ? Tout le monde a le droit d'évoluer ?
00:22Oui, mais au regard de la situation, je pense que lui, il a fait un simple calcul politique, c'est
00:27tout.
00:27Je pense qu'il est allé, après le fameux rapport de Terra Nova à l'époque,
00:32qui avait dit que la gauche devait changer un électorat ouvrier qu'il n'avait plus
00:36par un électorat, notamment de Français d'origine immigrée.
00:40Il a totalement pris ce logiciel-là.
00:43Et d'ailleurs, dans les campagnes électorales auxquelles nous participons,
00:47on peut voir que la France insoumise est le plus souvent en train de faire campagne
00:51dans les quartiers à forte population d'origine immigrée,
00:56qu'elle tente de, j'allais dire, manipuler d'une manière ou d'une autre.
01:00– Ce n'est pas une forme d'essentialisation, d'essentialiser une population
01:03que de la réduire à une question ?
01:05– Oui, évidemment, mais c'est en plus une espèce de manipulation,
01:10puisqu'on voit bien que par rapport à l'antisémitisme,
01:14il y a évidemment une ambiguïté de plus en plus évidente,
01:17et que LFI aujourd'hui porte un message
01:21qui est suivi par les plus radicaux dans ces quartiers-là,
01:25et donc il est à la recherche d'une clientèle électorale.
01:27– Écoutons ces mots parce que c'est assez habile aussi par ailleurs
01:30de dire écoutez, vous pouvez me renvoyer mes anciennes positions,
01:33j'ai changé et je l'assume.
01:34Jean-Luc Mélenchon.
01:36– J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile,
01:40ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile,
01:43et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient
01:45chacun fait comme il veut.
01:46Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque,
01:49et puis au terme de la discussion,
01:52en plus c'était des gens souvent qui étaient de mon bord politiquement,
01:55et puis pas cruche, d'accord ?
01:58Oui, non mais il y a un voile mais il y a quelque chose dessous,
02:00c'est un cerveau.
02:01Donc, eh bien j'ai été convaincu,
02:04et j'ai changé d'avis, je me suis dit j'ai fait une erreur terrible.
02:08– Vous-même n'avez-vous pas évolué,
02:10pas sur le voile en tant que tel,
02:11mais sur l'interdiction du voile.
02:13Il y a quelques années vous sembliez vous-même,
02:14monsieur Allieu, plus prudent sur la possibilité
02:17d'une interdiction totale dans l'espace public.
02:20Aujourd'hui vous épousez, si je puis dire,
02:21la proposition du RN et de Marine Le Pen,
02:23on peut évoluer aussi, donc au RN.
02:25– Non, après c'est une question de méthode,
02:27mais cette affaire du voile, entre guillemets,
02:30ça fait longtemps qu'elle dure en France,
02:32depuis Creil, 1989, je veux dire, c'est pas nouveau.
02:36Et malheureusement, la France n'a pas pris les mesures
02:38pour éviter qu'on en arrive à la situation dans laquelle on est.
02:42C'est pas que le voile, c'est l'ensemble d'une idéologie
02:47qui fait référence à une religion, mais qui n'est pas une religion.
02:51C'est-à-dire que dans nos propos,
02:53c'est pas attaquer l'islam en tant que tel,
02:55ou attaquer les musulmans en tant que tel,
02:57c'est attaquer un projet politique
02:59qui est porté par un certain nombre de pays
03:02et une école de pensée,
03:04qui finance sous nos yeux un certain nombre d'actions positives,
03:09sportives, culturelles, etc.
03:11C'est contre ça qu'il faut se battre.
03:13Et au milieu de tout cela,
03:14il y a le voile qui est en quelque sorte un signe politique
03:18et non pas religieux.
03:19D'ailleurs, notre loi,
03:20on a fait une loi sur l'islamisme,
03:22elle a 39 articles.
03:24L'article sur les signes ostentatoires, entre guillemets,
03:28ce n'est qu'un article.
03:29Et ça ne concerne pas la laïcité.
03:30C'est sur le projet politique,
03:32et notamment, puisqu'on en parle,
03:34les frères musulmans,
03:35qui, je le rappelle, sont interdits
03:37aux Émirats arabes unis,
03:39en Égypte et dans quelques autres pays,
03:41mais qui, en France, jouissent d'une bienveillance
03:44qui me paraît un peu suspecte.
03:45Je vous soumets de réaction.
03:47Jean-François Copé estime qu'il est trop tard.
03:49Et Ségolène Royal, peut-être là où vous pourriez réagir,
03:51estime que ce serait craquer, en réalité,
03:53une allumette sur un baril de poudre,
03:55en réalité que vous seriez responsable,
03:57dans ce cas-là,
03:58d'affrontements assez rugueux et durs dans le pays.
04:01Vous êtes prêt à une telle hypothèse
04:03dans le scénario où vous arriverez au pouvoir ?
04:04Mais tout ne se fait pas du jour au lendemain.
04:07C'est d'abord l'interdiction
04:08dans les services publics,
04:10dans les universités.
04:12Vous voyez, vous avancez en reculant.
04:14Donc maintenant, c'est par état.
04:14Mais pas du tout.
04:15La loi sera votée,
04:16et elle sera appliquée,
04:18au fur et à mesure,
04:20par cercle concentrique.
04:21Il y a aussi un outil diplomatique.
04:23Enfin, Mme Ségolène Royal,
04:27qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
04:28Moi, je considère qu'elle est un agent d'Alger.
04:31Il faut savoir d'où elle parle.
04:32Mais elle est plus souvent en train de défendre
04:34les positions de l'Algérie
04:35que les positions de la France.
04:37Mme Royal, vous estimez aujourd'hui
04:38qu'elle est la ligne directe
04:40avec M. Théboune en France ?
04:41Oui, oui.
04:42Oui, bien sûr.
04:43Vous avez des preuves ?
04:44Ce n'est pas rien de dire à un agent d'influence
04:46aujourd'hui dans le pays.
04:46Il suffit de regarder ses déclarations
04:49systématiquement à la défense du pouvoir algérien,
04:51même dans ses pires décisions.
04:52Et si je prends M. Copé,
04:54il est l'archétype de cette droite
04:56à qui les Français ont fait confiance
04:59pour changer les choses.
05:00et qui, une fois au pouvoir,
05:02ont fait strictement l'inverse
05:04de ce pourquoi ils ont été élus.
05:06Ils se demandent d'ailleurs aujourd'hui
05:07pourquoi ils sont à 7-8% dans les sondages.
05:09Eh bien précisément parce que
05:10lorsqu'ils ont été au pouvoir,
05:12ils n'ont réglé aucune de ces situations
05:14que le peuple français veut que nous réglions,
05:17nous, et nous le ferons
05:18lorsque nous serons aux affaires.
05:19Je poserai la question tout à l'heure
05:20à Jean-François Copé.
05:21Il sera notre invité à partir de 20h30.
05:23Je m'étonne du procès qui est fait
05:25à Ségolène Royal
05:26parce que comme le procès
05:27vous a été fait sur la Russie,
05:30est-ce que vous n'êtes pas finalement
05:31tombé dans le même piège
05:32de vos anciens détracteurs ?
05:34Non, pas du tout
05:35parce que nous, avec la Russie,
05:37on n'avait pas de lien particulier.
05:39On avait...
05:39Nous discutions avec le pouvoir russe
05:42comme d'ailleurs ont discuté
05:44tous les partis politiques
05:45et tous les chefs d'État français.
05:47Je rappelle l'amitié de Jacques Chirac
05:49pour M. Poutine.
05:51Je rappelle que le premier président...
05:53Il était un temps, oui.
05:54Je rappelle que le premier président étranger
05:57qui est venu en France
05:58après l'élection de M. Macron,
05:59c'est M. Poutine.
06:01Donc, il faut arrêter de faire croire
06:03qu'il y a les bons et les mauvais.
06:04Il y a l'intérêt supérieur du pays
06:06et quelquefois et souvent,
06:09l'intérêt supérieur du pays,
06:10c'est de discuter avec des gens
06:12avec lesquels nous n'avons rien à voir.
06:15Comme l'Algérie ?
06:16Vous dites qu'on n'a rien à voir ?
06:18Oui, mais bien sûr qu'avec l'Algérie,
06:20il faudra discuter.
06:21Mais on n'est pas obligé
06:23de se mettre à plat ventre systématiquement.
06:25Et notamment sur la question mémorielle
06:28où Mme Ségolène Royal,
06:29et j'allais dire,
06:31veut faire plus que ce que demande même l'Algérie
06:34pour reconnaître la responsabilité de la France
06:36dans un certain nombre de choses
06:37que nous ne reconnaissons pas, nous.
06:39Si je vous ai parlé de la Russie,
06:40lui, à lui, c'est qu'il y avait à l'époque
06:42une possibilité de financement.
06:44C'était une autre époque
06:45pour le Rassemblement national.
06:47Il y a la question financière,
06:48il y a la question aussi des parrainages,
06:50évidemment, quand on s'engage
06:52dans une campagne présidentielle.
06:53Vous êtes d'une nature optimiste
06:54et confiante, généralement.
06:56Vous l'avez été ce matin,
06:57parlant déjà de 400,
07:00voire 500, presque 500, 400 signatures.
07:02Donc vous êtes près des 500 parrainages.
07:04Je suis assez confiant,
07:05puisque ce sont les nôtres.
07:06Oui, donc effectivement,
07:07le calcul est plutôt facile à faire.
07:09Donc j'ai donné ce chiffre.
07:10Mais ce qui n'est pas normal,
07:11c'est que des candidats sérieux
07:13ne puissent pas obtenir ces signatures.
07:16Et ce matin, l'exemple a été donné
07:17de M. Mélenchon,
07:18qui n'en a que 200,
07:19et de M. Lysnard,
07:21qui en a déjà 500.
07:22Ce système n'est pas un bon système,
07:24parce qu'il permet,
07:25par des calculs politiciens,
07:27de faire pression sur les maires
07:29sans étiquette,
07:30afin qu'ils ne signent pas
07:31pour les uns et pour les autres.
07:32Vous avez encore aujourd'hui
07:33des maires sans étiquette
07:34qui sont sensibles à la pression
07:36faite par certains.
07:36Donc vous représentez toujours
07:38un épouvantail pour eux ?
07:40Mais nous, on trouvera les signatures.
07:42Je pense que même M. Mélenchon
07:43les trouvera.
07:43Mais à la fin,
07:44un maire qui n'a pas d'étiquette,
07:46on lui dit de signer
07:47pour un candidat X.
07:49Mais la population,
07:50après, lui demande des comptes.
07:52Et c'est ce système-là
07:53qui n'est pas le bon.
07:54Et je rappelle qu'à l'origine,
07:56les maires n'étaient pas,
07:58le nom des maires
07:59n'étaient pas rendus publics.
08:01Et ce n'est qu'après
08:02que ce système-là
08:03a été mis en place.
08:04Ils doivent en tous les cas,
08:05s'ils le font pour votre parti,
08:06parrainer une candidate Marine Le Pen.
08:08Que répondez-vous, lui Alliot,
08:10à ceux qui font référence
08:11en cette rentrée
08:12à un contexte de flottement,
08:14de différence,
08:14de divergence,
08:15de bisbis
08:16entre Marine Le Pen
08:17et Jordan Bardella ?
08:18Je vous vois sourire.
08:19Jean-François Copé,
08:19encore lui, décidément,
08:20vous allez me dire,
08:21parle de Jordan Bardella
08:22comme d'un poison lent
08:24pour Marine Le Pen.
08:25Une sorte de goutte à goutte
08:26qui finira finalement
08:27par affaiblir
08:28ce qu'on appelait un duo.
08:29Oui, mais je ne crois pas
08:30à le poison lent.
08:31Ça a été M. Copé
08:32pour les LR.
08:33Souvenez-vous déjà
08:34lors de l'élection interne au LR
08:36où ils avaient fait l'actualité
08:38et j'allais dire
08:39la risée de l'ensemble des Français.
08:41Non, Jordan Bardella
08:42est le président du mouvement.
08:44Marine Le Pen est la candidate.
08:46Le mouvement est au service
08:47de la candidate.
08:48Et évidemment,
08:49le programme et la parole
08:51sont dictées par la candidate.
08:53Et moi, je n'ai jamais entendu dire,
08:54je n'ai jamais vu,
08:55je n'ai jamais entendu
08:57Jordan Bardella
08:57aller à l'encontre
08:59de ce que disait Marine Le Pen.
09:00Il peut y avoir
09:00des respirations démocratiques
09:02au sein d'un parti.
09:03Mais il peut y avoir
09:03des sensibilités
09:04et quelquefois
09:06des nuances
09:07dans la manière
09:07d'exprimer les choses.
09:09Ça s'est matérialisé,
09:10à mon avis,
09:10à tort d'ailleurs
09:11sur l'histoire de la retraite.
09:12Mais on verra
09:13au cours de cette année
09:15que les positions
09:16sont beaucoup plus alignées
09:17que la presse veut bien le dire.
09:18Difficile de confirmer
09:22que la position
09:22de M. Bardella,
09:23qui a vu d'ailleurs
09:24son conseiller économique personnel
09:26partir,
09:27M. François Durvy,
09:28et vous dites aujourd'hui
09:29qu'il n'y a pas
09:30une feuille de papier
09:31de cigarette
09:32entre eux.
09:33On connaît les positions
09:33pro-business
09:34de M. Bardella,
09:35il n'en a jamais fait mystère.
09:36Pourquoi ne pas,
09:37au contraire,
09:37parier sur deux possibilités,
09:40deux offres,
09:41deux sensibilités
09:41Mais est-ce que pour autant
09:42on est anti-business
09:43de notre côté
09:46de la structure
09:48du Front National ?
09:49Ce n'est pas vrai.
09:50Il y a des nuances
09:52et dans ces nuances-là,
09:53vous avez des gens
09:54qui sont tournés
09:55plutôt vers les entreprises
09:56et d'autres
09:57plutôt vers l'économie réelle.
09:59Notre ami Jean-Philippe Tanguy
10:00fait partie
10:01de ces bons connaisseurs
10:02des mécanismes
10:03budgétaires et économiques.
10:05Et vous avez d'autres leaders
10:06du Rassemblement National
10:07qui sont plutôt tournés
10:08vers l'entreprise.
10:09Moi qui suis fils d'artisan,
10:11je suis effectivement
10:12très attentif
10:14à la vie
10:15des commerces,
10:16des artisans,
10:17de ceux qui font vivre
10:18l'économie française.
10:19Parce qu'on s'intéresse
10:20toujours aux grands groupes nationaux,
10:22tout le monde parle
10:23de Total,
10:24de ceci,
10:24de cela,
10:25mais personne ne va voir
10:26le commerçant du coin,
10:27l'artisan du coin
10:29et tous ceux qui aujourd'hui
10:30ont du mal
10:30à remplir leur carnet de commande,
10:32à payer les charges,
10:33à payer les salaires,
10:35ceux-là,
10:35j'ai l'impression
10:35qu'ils sont un peu mis de côté
10:36et dans cette campagne-là,
10:38il y a aussi chez nous
10:39des gens qui veulent mettre en avant
10:41cette catégorie de la population
10:42dont je rappelle
10:43qu'ils sont les premiers employeurs
10:45de France,
10:46contrairement aux grandes entreprises.
10:48Autre sujet,
10:49l'immigration,
10:50lui a lieu au cœur
10:51des discussions
10:51entre Paris et Londres,
10:53entre le président français
10:54Emmanuel Macron
10:55et le Premier ministre britannique.
10:56Est-ce que vous croyez
10:57véritablement cette fois,
10:58après des mois,
10:58des années,
10:59véritablement de tensions
11:00parfois paroxystiques,
11:02à une entente,
11:02à une vraie coopération ?
11:04Mais il faudrait.
11:05Ce serait une bonne nouvelle
11:06pour une fois
11:06avec M. Macron.
11:07et tout ce qu'il a entrepris
11:09jusque-là
11:09ne s'est jamais matérialisé
11:10par une réussite.
11:11Mais nous souhaitons
11:12qu'il y ait des relations,
11:14des coopérations
11:15avec les pays
11:16qui font face
11:17à une immigration incontrôlée.
11:19Mais ce n'est pas valable
11:20que pour la Grande-Bretagne.
11:22C'est aussi valable
11:23avec tous les pays
11:24qui nous envoient
11:25de l'immigration.
11:25Et moi qui connais
11:27beaucoup de contacts
11:28en Afrique,
11:29beaucoup d'Africains,
11:30demande à ce que
11:31ces relations sont suivies
11:32avec la France
11:33pour que précisément
11:35le développement économique
11:37de l'Afrique
11:38permette une baisse
11:39de cette pression migratoire.
11:41Parce que si nous continuons
11:42comme cela
11:43avec un continent africain
11:45qui souffre énormément
11:46et avec cette pression migratoire,
11:49et bien effectivement
11:49on se retrouvera
11:50comme dans la situation
11:51de Ceuta en Espagne
11:52avec des vagues entières
11:54d'immigration
11:54et la situation
11:56deviendra à la fois
11:58difficile et explosive
11:59à terme,
12:00ce qu'elle commence à être
12:01il faut bien le dire
12:01depuis une dizaine d'années.
12:03Parlons-en,
12:03vous avez vu ces images
12:04de manifestations
12:05perlées un petit peu
12:06partout en Espagne
12:07pour soutenir,
12:08pour venir soutenir
12:09les habitants de Ceuta.
12:10Rappelons qu'après
12:11la crise migratoire
12:12et cette vague
12:13dont vous venez de parler,
12:15il y a aujourd'hui
12:155 000 ou un peu plus
12:17de migrants
12:17qui sont restés
12:18dans cette petite enclave.
12:19Les habitants
12:20au micro de BFM
12:21et au micro des médias
12:23du monde entier
12:24affichent leur mécontentement.
12:26Vous au pouvoir,
12:27que dites-vous aujourd'hui
12:28au gouvernement espagnol ?
12:30C'est à lui
12:31de régler la situation.
12:32Oui, mais il y a Schengen,
12:33il y a l'Europe.
12:34Oui, mais justement,
12:35il est censé contrôler...
12:37Il met un coup de canif
12:37à la crédibilité de Schengen,
12:39selon vous ?
12:39Il est censé contrôler
12:41les frontières
12:41à l'extérieur de l'Union.
12:43Soit il est capable de le faire,
12:44soit il n'est pas capable.
12:45Si l'Espagne
12:46n'est pas capable de le faire,
12:47à ce moment-là,
12:48c'est à la France
12:48de rétablir ses frontières.
12:50J'entendais tout à l'heure
12:51dans votre débat
12:52un socialiste
12:53qui disait
12:53qu'on ne peut pas rétablir
12:54les frontières intérieures.
12:56Mais c'est faux,
12:57parce que ça l'a été,
12:58et notamment pendant le Covid.
12:59Donc on voit bien que...
13:00Ponctuellement,
13:00sur des crises exceptionnelles.
13:02Oui, d'accord.
13:02Vous estimez que celle-ci l'est.
13:03Celle-là est exceptionnelle
13:05à Ceuta.
13:05Mais on peut bien
13:06se rendre compte
13:07que la carence
13:09du contrôle des frontières
13:11à l'extérieur de l'Union
13:12peut contribuer
13:13à des choses gravissimes
13:14à l'intérieur de l'Union
13:16et dans notre propre pays.
13:18Parce que,
13:18ne vous inquiétez pas,
13:19Mme Mabrouk,
13:20tous ceux qui rentreront
13:21en Espagne
13:21d'une manière ou d'une autre,
13:23à un moment donné,
13:24iront vers le système social
13:26le plus rémunérateur
13:28et le plus profitable pour eux,
13:30c'est-à-dire,
13:30en l'occurrence,
13:31la France.
13:32Et encore une fois,
13:33ce sont les Français
13:33qui paieront les pots cassés
13:35de la mauvaise politique
13:36à la fois européenne
13:36et espagnole.
13:37Autre situation
13:38sur le front,
13:39si je puis dire,
13:40plus large
13:40avec Vladimir Poutine.
13:41La directrice de la DGSI,
13:43Lualio,
13:44Céline Berton,
13:45a quelques jours
13:45à LRT
13:47sur de possibles actions
13:48violentes
13:48sur notre sol.
13:49Ici même,
13:50hier,
13:51sur ce plateau,
13:51Frédéric Ancel,
13:52qui est géopolitologue,
13:54affirme que celui
13:54qui pourrait critiquer
13:56une sorte de riposte,
13:58graduer notre riposte
13:59face à Poutine,
14:00il ferait état
14:02d'un esprit municois.
14:03C'est-à-dire,
14:04interroger une riposte
14:06face à ce qui nous est opposé,
14:07cette guerre hybride,
14:08c'est être municois.
14:09Que répondez-vous
14:10à ce type de discours ?
14:11C'est la facilité,
14:12c'est le manichéisme
14:14qu'on connaît
14:14sur tous les sujets d'ailleurs.
14:16Si vous êtes contre
14:16l'immigration,
14:17vous êtes un fasciste.
14:18Si vous mettez de la nuance
14:20dans les conflits internationaux,
14:21vous êtes au service
14:22soit de Trump,
14:23soit de Poutine,
14:24soit de je ne sais qui.
14:25Voilà,
14:25la France,
14:26c'est devenu ça aussi.
14:27Il n'y a plus de débat.
14:28Et donc,
14:28le problème,
14:28c'est de remettre du débat.
14:30Mais quel est le débat
14:30sur cette situation ?
14:31Le débat,
14:31c'est d'ailleurs
14:32de protéger nos intérêts.
14:33Moi,
14:34je ne suis pas suffisamment
14:35savant pour connaître
14:36le niveau de menace,
14:38mais je fais confiance
14:39à ce que me disent
14:41les états-majors
14:43des armées
14:43en nous disant
14:44que oui,
14:44il y a une menace réelle.
14:45Et donc,
14:46il faut prendre cette menace
14:47au sérieux.
14:48Et donc,
14:48que ça vienne de la Russie
14:50ou que ça vienne d'ailleurs,
14:51le premier devoir d'un politique,
14:53c'est de prendre en compte
14:54évidemment cette menace.
14:55En l'occurrence,
14:55là,
14:56semble-t-il,
14:56ça vient de Russie.
14:57C'est certain,
14:58ça vient de Russie.
14:59Eh bien,
14:59il faut la contester,
15:00il faut user...
15:02Avec quelles mesures
15:02très concrètes ?
15:03On voit bien
15:03que l'Europe aujourd'hui
15:04se prépare,
15:05mais on ne sait pas
15:06à quelle peut-être
15:06cette gradation
15:07de la réponse.
15:08Justement,
15:08ce qu'il faut éviter,
15:09c'est la guerre.
15:10Nous n'y sommes pas déjà,
15:12pour vous ?
15:12On est en guerre,
15:13mais pas directement.
15:14Moi,
15:14je ne veux pas
15:15que mes enfants
15:15soient demain engagés
15:16dans une troisième guerre mondiale,
15:18ce que certains,
15:19d'ailleurs,
15:20évoquent aujourd'hui.
15:21Donc,
15:21il faut tout faire
15:21pour l'empêcher
15:22et tout faire
15:23pour l'empêcher,
15:24c'est à la fois
15:25s'armer,
15:26se réarmer,
15:28se doter d'outils
15:29beaucoup plus performants
15:30pour assurer
15:31notre défense nationale,
15:32mais c'est,
15:33j'allais dire aussi,
15:35discuter.
15:35Avec qui ?
15:36Avec les pouvoirs
15:37qui nous menacent.
15:38M. Poutine ?
15:39Et pourquoi vous ne voulez pas
15:40discuter avec M. Poutine ?
15:40Je vous pose la question,
15:41je ne sais pas,
15:41je sais qu'il vient d'attaquer,
15:43semble-t-il,
15:44dans tous les cas
15:44selon l'enquête allemande,
15:46l'aéroport de l'Égypte.
15:46On parle avec tous les pays du monde.
15:48Dans tous ces pays du monde,
15:50beaucoup ne sont pas
15:51des démocraties.
15:52Quelques-uns sont même
15:53des régimes totalitaires
15:54et pourtant nous discutons.
15:56Eh bien moi,
15:57je préfère aujourd'hui
15:58faire de la diplomatie,
16:00même de la diplomatie offensive,
16:03pour défendre nos intérêts
16:04en allant discuter
16:06avec ceux qui nous veulent du mal
16:09et puis arrêter de considérer
16:12que tout est blanc
16:13ou tout est noir
16:14en fonction des intérêts
16:16de quelques-uns
16:17que nous ne maîtrisons pas.
16:19La France doit défendre
16:21son intérêt national
16:22d'abord
16:23et je m'aperçois
16:24que son intérêt national
16:25d'abord
16:26n'est pas quelquefois,
16:27j'allais dire,
16:28le même
16:28que l'intérêt
16:29d'autres nations d'Europe
16:31et c'est bien le problème
16:32que nous avons
16:33avec cette Union européenne.
16:34Parlons-en
16:34parce que là,
16:35en l'occurrence,
16:36c'est l'Allemagne
16:36qui est ciblée,
16:37c'est la guerre hybride
16:39avec sur cet aéroport
16:40de Leipzig
16:40qui est un véritable hub
16:42logistique,
16:43donc ce drone explosif
16:45qui n'a pas finalement explosé
16:46mais véritablement
16:47c'est une enquête
16:47qui a été menée
16:48par les Allemands
16:49donc l'Allemagne visée.
16:50La France se dit
16:51non,
16:51c'est d'abord
16:51mes intérêts à moi
16:52que je protège.
16:53Non mais vous pouvez condamner,
16:55vous pouvez mettre en garde.
16:56Ça ne mange pas de pain,
16:57monsieur.
16:57Oui,
16:57vous voulez faire quoi ?
16:59Faire tuer des jeunes français
17:01pour aller défendre quoi ?
17:02Je vous pose la question.
17:03Eh bien écoutez,
17:04il faut observer de près,
17:06être attentif,
17:07être même en alerte
17:08mais je ne pense pas
17:10qu'il faille se montrer
17:11entre guillemets
17:12plus allemands
17:13que les Allemands.
17:14Voilà,
17:15il faut soutenir l'Allemagne
17:16puisque c'est un membre fondateur
17:18de l'Union
17:19et que nous sommes engagés
17:20par ailleurs
17:21avec l'Allemagne
17:22et dans le couple franco-allemand
17:23mais il faut aussi
17:25raison garder
17:26et savoir
17:27d'une manière graduelle
17:29la manière
17:30dont on porte le combat
17:31avec des...
17:31Mais qui a perdu la raison
17:32alors semble,
17:33selon vous ?
17:34Est-ce que vous appelez
17:34à la raison
17:35semble-t-il
17:36à une forme de course ?
17:36La raison,
17:36je parle d'une guerre
17:37en Ukraine
17:38qui dure maintenant
17:39depuis 4 ans.
17:40Alors on ne peut pas
17:41nous suspecter
17:41si vous voulez
17:42de plutôt soutenir la Russie.
17:44on a condamné
17:44l'agression russe
17:45et la guerre
17:46que la Russie
17:47mène à l'Ukraine
17:48depuis 4 ans.
17:49J'ai moi-même
17:49à Perpignan
17:50reçu des réfugiés
17:53ukrainiens
17:53qui vivent encore
17:54dans ma propre ville
17:55donc il n'y a pas
17:56de sujet là-dessus.
17:57Le sujet
17:57c'est que cette guerre
17:58elle a appauvri l'Europe
18:00elle a affaibli l'Europe
18:02et qu'on voit bien
18:03qu'on n'en sort pas
18:05et que d'autres pays
18:06qui pourtant
18:07sont dans les affaires
18:09du monde
18:09très influents
18:10se désintéressent
18:11de tout cela
18:12mais à leur propre bénéfice
18:14et c'est bien le problème
18:15aussi.
18:15Donc concrètement
18:16vous au pouvoir
18:17si M. Zelensky
18:18demande davantage
18:19d'argent
18:19de financement
18:20d'économie
18:21de prêt justement
18:22vous dites
18:22ce n'est plus possible
18:23la France
18:24qui déjà vit à crédit
18:25n'a plus de crédit
18:26on coupe le robinet.
18:27On coupe le robinet
18:28on ne peut plus
18:29le système de santé
18:30le système éducatif
18:31l'ensemble de l'économie
18:33tout le monde est à l'os
18:35et on trouve de l'argent
18:36pour aller encore
18:37financer des armes
18:38pour défendre l'Ukraine
18:39moi je veux bien
18:40mais qui paye tout ça
18:42qui paye
18:43cette guerre là
18:44il faut aussi savoir
18:45arrêter une guerre
18:46alors
18:47Mais qui ne sait pas
18:48l'arrêter M. Lowe
18:49c'est intéressant
18:50qui ne sait pas
18:50l'arrêter aujourd'hui ?
18:51Je ne sais pas
18:52moi je n'ai pas
18:52tous les éléments
18:53mais il est évident
18:54il est évident
18:55il est évident
18:57qu'on a affaire
18:57à un pays
18:58la Russie
18:58qui ne fait aucun effort
18:59manifestement
18:59pour l'arrêter
19:00mais qu'inversement
19:03engagé avec l'Ukraine
19:04contre la Russie
19:05un certain nombre
19:06de pays
19:07dont la France
19:09maintiennent
19:10une pression
19:11mais une pression
19:12qui coûte cher
19:13or nous n'avons plus
19:14les moyens
19:14Parlons-en justement
19:15c'est une conséquence
19:16concrète
19:16sur notre facture
19:18plus largement
19:19du pouvoir d'achat
19:20d'électricité
19:21les candidats
19:22prétendant à l'Elysée
19:23redoublent de propositions
19:25dites-nous
19:25comment on fait
19:26justement
19:26pour avoir
19:27autant de propositions
19:28y compris du côté
19:29du Rassemblement National
19:30quand il n'y a plus rien
19:30dans les poches ?
19:31Ça dépend
19:32si vous faites
19:32de l'économie subventionnée
19:34ou si vous faites
19:34des économies
19:35on a proposé
19:361225 milliards d'économies
19:38on a proposé
19:39de revenir
19:40c'était le débat précédent
19:41sur le fameux
19:42système européen
19:44de l'énergie
19:44qui a torpillé
19:46littéralement
19:46le prix de l'énergie
19:47en France
19:48et d'ailleurs
19:48beaucoup de petits commerçants
19:50de petites entreprises
19:51sont directement en difficulté
19:53parce que le coût de l'énergie
19:54est trop cher
19:55pourquoi continue-t-on
19:56à favoriser
19:58ce système-là
19:58alors que par exemple
19:59on vous l'a expliqué
20:00tout à l'heure
20:00Pourquoi selon vous ?
20:01Mais c'est bien le problème
20:03on n'en sait rien
20:04Vous devez avoir
20:04un début d'élément de réponse
20:06si vous posez la question
20:07Pour jouer bêtement
20:08l'Europe
20:09l'Europe
20:09l'Europe
20:10Vous faites la naïveté
20:11ou fausse naïveté ?
20:12Mais écoutez
20:12qu'est-ce qui fait
20:14qu'un président de la République
20:15et un gouvernement
20:15aillent à ce point
20:17contre l'intérêt
20:18de son propre pays
20:19dans les affaires intérieures
20:21et notamment
20:22le pouvoir d'achat
20:22et l'économie de chaque Français
20:24les plus modestes d'entre eux ?
20:26Ça c'est une véritable interrogation
20:27Contre les intérêts vous dites ?
20:29Contre les intérêts de chacun
20:30Moi je vois des gens ouvriers
20:33artisans
20:34les gens du peuple
20:35qui souffrent aujourd'hui
20:36qui n'arrivent pas
20:37à boucler leur fin de mois
20:39parce que ce système-là
20:40aujourd'hui
20:41ne permet pas
20:42par exemple
20:42de baisser
20:43le prix de l'essence
20:45de 50 centimes d'euros
20:47Moi chez moi
20:48à Perpignan
20:49les gens
20:49beaucoup vont faire le plaid
20:50en Espagne
20:51c'est 50 à 70 centimes d'euros
20:53moins cher
20:54Alors on se demande
20:55pourquoi l'Espagne
20:55oui et nous non ?
20:57Voilà ça c'est une vraie question
20:59Et elle sera au cœur
21:00évidemment
21:01notamment de cette campagne présidentielle
21:03Merci lui à lui
21:03Aude
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